Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: November 26, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00136
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text


\ E HEBDOMADAIRE D'INFORMAT coMMUN


Sara

~LO '
_ I
CD
-g^i
0)* -^


Louis Laouchea
Rppel auH arbistes
'eloignons-nous
de ceux qui uvrent
3 ld dculturation
de notre pdaJs'







SA~~~ ~ ~ ~ IC Pj ed 6 oebe20 Jusic n.'4 Pge


OVERTURE DE LA PCHE AUX OURSINS


sa k Ps ......... 2

Edi . . . . ....... p.
- Prise en compete de nos intrts

Lettes sociales ..... .p. 4/9
- Mise en garde du personnel de la Sara
- Fronde des lus locaux
- Le travail a repris Trinit

Soc- Viandte .Local. ... .. .. . .
- Viande Locale


Economic ..........
- Credit Martiniquais


.-. 7


.. .P. 8/14


Dlbat Statutsipe
- Mmoire court
- Echos de champagne
- Le bal des assimils


- Les peurs de Letchimy
- Appel aux artistes martiniquais

Dans le Monde .. . .. 14/1<
- Isral
- Afghanistan
- Obama en Asie
- Honduras

Annonces Lgales .P. 19/15

Socit ........... .. 20
La langue et la culture croles sont-
elle menaces de disparition ?


"JUISTIC E"
Administration & Rdaction :
Tl.: o5 96 7186 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
htto://www.ioumal-iustice-martiniaue.com


Fondateur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n' 0111 I 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 14 54


Compte-tenu des stocks identifies par
sondages avec les professionnels en
liaison avec le Comit Rgional des
Pches Maritimes, une champagne de
pche aux oursins blancs va tre ou-
verte les lundi 30 novembre 2009 et
mardi 1er dcembre 2009.
A l'issue d'un examen des captures ra-

TOUT VIOLANS SE VIOLANS,

91ME CHAMPAGNE UFM


Des mots pour marquer les maux


La premiere manifestation publique de
la champagne de lutte contre les vio-
lences faites aux femmes de l'Union des
Femmes de la Martinique sous le thme


lises, une priode complmentaire de
pche sera ouverte le cas chant les
jeudi 3 et vendredi 4 dcembre 2009.
Cette champagne est ouverte aux seuls
marines pcheurs professionnels.
A quel prix sera le blaff si dlicieux de
chadrons ?


PANI TI VIOLANS


"Les violence qui ne se voient pas
tuent aussi" a eu lieu dans la rue
pitonne de Fort-de-France le sa-
medi 21 novembre. Prises de pa-
role, slam, danse, peinture, distri-
bution de tracts, pour sensibiliser
, les passants la ralit de ces
violence. 23 femmes dcdes
*- depuis dix ans, 2900 appeals
l'UFM, galement la violence co-
nomique puisque les femmes sont
_- majoritaires dans les 20% de pau-
vres (environ 80 000 personnel)
don't le revenue moyen est de 616
mensuel tout cela tmoigne du climate
de violence don't sont victims beau-
coup de femmes.


25ME SEMI-MARATHON DE FORT-DE-FRANCE


Ce dimanche 29 novembre 2009,
plusieurs centaines d'amoureux de
la course pied et de l'endurance
prendront le dpart sur le front de 1
mer du 25ime semi-marathon de
la ville de Fort-de-France. Ils se .:
rappelleront certainement qu'il y a
25 ans que Rudolph GIBUS, un
passionn de sport, prenait cette
initiative qui allait devenir une ma-
nifestation phare dans le calendrier
sportif martiniquais. Parmi les nou-
veauts 2009, il y aura un dpart
unique des courses le Jou Ouve
de 5Km et Semi-marathon 6h30. Plus
de 400 bnvoles des associations
foyalaises entoureront les coureurs des
diffrentes preuves. Outre les courses,
le public aura droit une course de
yoles dans la baie des Flamands et le


29a ~ jL 2')9 fi.D


soir le traditionnel chant Nol. Selon
l'dilit "tout est runipour que ce 25me
anniversaire demeure grav dans la m-
moire de ces sportifs venus du monde en-
tier".


REMERCIEMENTS


Trs touchs par les nombreuses
marques de sympathie, de soutien et
de rconfort qui leur ont t tmoignes
lors du dcs de leur regrett Alain
Branchi, survenu le 11 novembre 2009
dans sa soixante sixime anne, son
pouse, Huguette Branchi ne Petit, son
frre, Michel Branchi, sa soeur, Nelly
Branchi, son frre Charles Talam, sa


belle-fille, Guylne Saint-Ange, ses
beaux-frres et belles-soeurs, ses ne-
veux et nices, les families Branchi, Pe-
tit, Clestin, Haustant, prient tous ceux
qui les ont assists en cette doulou-
reuse preuve de trouver ici l'expres-
sion de leurs sincres remerciements
et de leur profonde gratitude.










A4rtic 74: LA PRISE EN COMPETE DE NOS "INTRTS PROPRES

AU SEIN DE LA RPUBLIQUE"


Finalement, le 10 janvier prochain
les lecteurs tricess) martiniquais
(ses) devront rpondre la question
suivante: "Approuvez-vous la trans-
formation de la -Martinique en une
collectivit doutre-mer rgie par far-
tiJe 74 de la Constitution, dote dune
organisation particulire tenant
compete de ses intrts propres au sein
de ra Rpu6bique?".
Il s'agit de permettre aux Martini-
quais d'avoir, tout en gardant toutes
les conqutes sociales, des possibi-
lits nouvelles pour le dveloppe-
ment et le progrs de notre pays.
Car nous pourrons dfendre nos "in-
trts propres au sein de la Repu-
6bque".
Nos "intrts propres ", c'est quoi ?
C'est notamment la possibility de
prendre localement des decisions
ayant valeur de lois et rglements
pour :
- Dfendre l'emploi martiniquais ;
- S'attaquer aux profondes ingali-
ts sociales de notre socit ( loge-
ment, transport, emploi, revenues,
etc);
- Prserver la terre martiniquaise ;
- Valoriser notre biodiversit ;
- Dvelopper la connaissance de no-
tre histoire et de notre culture dans
une nouvelle "poitique ducative" ;
- Contrler les facteurs de vie chre
et les prix des products et services de
grande consommation ;
Etc...
En bref, nos "intrts propres", c'est
de dtenir des outils nouveaux pour
promouvoir un nouveau type de d-
veloppement conomique et social.
Ce qu'on appelle un "dveloppement
endogne", en crant des activits
d'abord pour le march intrieur et
pour l'emploi des Martiniquais. Et
nous avons pour cela des lments
srieux constitutifs d'un project marti-
niquais avec le Schma Martiniquais
de Dveloppement Economique
(SMDE) et l'Agenda 21 et qu'on peut
encore perfectionner.


Nos "intrts propres, c'est aussi la
capacity de dfendre notre identity
menace et notre dignit de people.
Cela "au sein de la 'Rpublique" qui
dans le prambule de sa Constitu-
tion et dans l'article 1er de cette der-
nire proclame l'galit des citoyens.
Le droit commun en matire social
continue s'appliquer.
Une collectivit dote d'une "oigani-
sation particufire"? Cela veut dire
qu'il ne s'agit ni du statut de la Poly-
nsie franaise, ni de celui de Saint-
Pierre- et-Miquelon, mais d'un statut
sur measure qui prendra en compete
les resolutions votes par le Congrs
des lus martiniquais sous les yeux
des Martiniquais dans une loi sp-
ciale pour nous. Une loi dite "orga-
nique". Cela signifie une "foi consti-
tutionnefle" ayant la plus haute
valeur dans la hirarchie des lois
franaises.
Et qu'on ne nous dise pas que ces
possibilits d'agir par nous-mmes
en ayant la capacity de modifier les
lois et rglements en function de nos
ralits, c'est- - dire une certain
forme d'autonomie, on peut les ob-
tenir avec la collectivit unique rgie
par l'article 73. Non ce n'est pas vrai.
Car ce qui est propos en cas
d'chec du 74 le 24 janvier 2010,
c'est certes la creation d'une collec-
tivit unique, mais une collectivit
exerant les seules comptences
dvolues au dpartement et la r-
gion tout en demeurant rgie par l'ar-
ticle 73 de la Constitution.
Oui la collectivit unique constitute
une simplification administrative ap-
prciable. Relevons que la plupart
des actuels partisans de l'article 73
l'ont rejete en dcembre 2003
parce que, criaient-ils, avec la dis-
parition du dpartement nous per-
drions tous nos acquis sociaux. Men-
songe d'hier qui jette une lumire
crue sur les mensonges d'au-
jourd'hui.
Mais la seule fusion des comp-
tences du dpartement et de la r-
gion n'est pas la measure des en-


jeux actuels et de la crise socitale
qui a secou la Martinique en f-
vrier-mars 2009 condamnant sans
appel le systme actuel de l'article
73.
Et surtout, il faut savoir que ni le droit
l'exprimentation, ni la possibility
d'habilitations lgislatives tempo-
raires (deux ans) et parcimonieuses
qu'il faudra qumander chaque fois
dans le cadre de l'article 73 ne nous
permettront de construire une poli-
tique nouvelle dans la dure. Ce ne
peut tre l'autonomie minimal n-
cessaire pour sortir le pays de l'im-
passe.
De plus, dans ce cas aussi il faudra
ngocier une loi organique et cela
partir de rien puisque les partisans
du 73, au contraire de ceux du 74,
n'ont rdig aucun project d'volution
institutionnelle. Voil le vritable chat
an sak.
Bien sr, le changement de statut
dans le cadre de l'article 74 n'est
pas le changement de socit pour
lequel nous communists nous nous
battons. Personne n'a dit cela.
Cependant cette avance relle per-
mettra de mieux rpondre aux aspi-
rations des masses populaires et du
pays un meilleur dveloppement,
plus de responsabilit, plus de jus-
tice social et plus de dignit.
On ne peut donc crier "'Matiniks ta
nou" et voter pour l'article 73 qui
n'est, mme avec une collectivit
unique, qu'un avatar de l'assimila-
tion et du statu quo.
Michel Branchi










Mise en arde du personnelde la Sara: CELA A ASSEZ DURe !


Un personnel sous pression depuis un an


"La Sara, ce n 'est pas uniquement Total
Ce sont des emplois de trs haute techino-
logie au.x)ntilles", a martel Laurence
Claude de l'intersyndicale Sara lors
d'une conference de press le vendredi
20 novembre. Par ces mots, la dl-
gue syndicale a voulu alerter l'opinion
et les autorits sur la preservation de
l'emploi et de l'outil industrial. C'tait
l'occasion pour le personnel de tirer la
sonnette d'alarme face aux diffrentes
prises de position concernant l'avenir
de la Sara.
Des commentaires entendus sur le
maintien de cette unit ont commenc
inquiter srieusement le personnel et
les syndicats de cette unit industrielle.
"Nous sommes sous pression depuis un an
et nous ne voulons pas que le syndrome de
France Tlcom atteigne le personnel", in-
dique Steve Udino de la CGTM-FSM.
Les facteurs mis en avant par l'inter-
syndicale pour expliquer cette inqui-
tude sont de plusieurs ordres. Ainsi,
Jean-Claude Ouka, dlgu syndical
CDMT, dnonce "le fait que l'entreprise
fonctionne sous rquisition prfectorale
depuis fvrier et que '"Etat ne rembourse
pas [es sommes dues pour cette rquisi-


tion". Il met aussi en cause "les tergi-
versations des actionnaires qui font un
chantage permanent" pour l'achat des
cargaisons de ptrole brut et font peser
des menaces sur l'emploi. Le ras-le-bol
est venu de l'intervention de Marie-Luce
Penchard le samedi 14 novembre en
Guadeloupe, o elle a dclar en subs-
tance que l'approvisionnement peut se
faire ailleurs. En plus, la ministry veut
carter les syndicats de la ngociation
sur l'avenir de l'entreprise, note Jean-
Claude Ouka qui prcise que l'intersyn-
dicale estime ncessaire de prserver
les 270 emplois en Martinique, Guade-
loupe et Guyane et de contenir les prix
la pompe.
En plus de son personnel, la Sara favo-
rise l'emploi de 350 personnel indirec-
tement. Pour cela, les syndicats inter-
pellent les autorits politiques, les
actionnaires, les dirigeants de la Sara et
l'Etat, exigeant qu'ils aient un discours
clair sur l'avenir de la SARA. Le per-
sonnel Sara attend une action coordon-
ne des politiques des trois entits pour
maintenir cette "minuscule raffinerie".
Cette cause justifie "un vrai lyannajpo-
litique des trois pays" [Martinique, Gua-
deloupe, Guyane], souligne Steve Udi-


not. A la question de savoir comment ce
lyannaj sera possible avec le LKP et les
politiques guadeloupens, trs rfrac-
taires l'unit industrielle martiniquaise,
les syndicats martiniquais rpondent
que "le combat pour le maintien de [a Sara
est un combat pour un people et non trois"
Car, selon les syndicats, contrairement
ce que l'on croit, la disparition de la
raffinerie n'amnera pas plus de pouvoir
d'achat pour les consommateurs. Si
c'tait le cas, s'il s'agissait d'un march
porteur dans la Carabe, les capitalistes
se seraient dj empars de ce mar-
ch. En outre, il y a la question de la
quality environnementale laquelle
l'Union europenne tient beaucoup :
cela fait que le carburant produit par les
pays de la Carabe est jug non com-
patible avec les normes europennes
et ne peut donc tre vendu sur le mar-
ch antillo-guyanais. Par ailleurs, font
remarquer les syndicats, la libralisa-
tion des marchs est une utopie sur un
march aussi troit que celui des An-
tilles et de la Guyane.
L'intersyndicale n'annonce pas de mou-
vement de grve pour l'instant, mais d-
clare qu'en cas d'absence de rponse
des acteurs dcisionnaires, elle mnera
des actions fortes. "On besoin de pers-
pectives claires; nous n'avons pas de sa-
lairesfaramineuxz mais en relation avec [es
contraintes Seveso que nous subissons.
Nous voulons travailler sereinement dans
un contexte de dveloppement durable
pour nos pays", indique Laurence
Claude. L'objectif pour le personnel est
de maintenir cet outil conomique et les
emplois y affrents, tout en amliorant le
pouvoir d'achat des consommateurs
avec un prix just la pompe. Ce qui est
possible, affirme t-il haut et fort. De son
cot, la direction indique n'avoir pas
reu des actionnaires des signaux an-
nonant une rupture du raffinage en
Martinique. A suivre...
C.B.


L'avenirde laSA)R enjeu: LE POUVOIR JOUE LE POURRISSEMENT


La mobilisation des travailleurs de la
SARA tait prvoir. En effet, dans
cette affaire notre journal Justice n'a
jamais cd la dmagogie ambiante.
Nous avons toujours dit que le gouver-
nement depuis le dbut de la crise se
servait de la lgitime colre des
consommateurs guyanais, guadelou-
pens et martiniquais contre le retard de
la baisse des prix la pompe fin 2008


face la chute record des course du p-
trole brut et contre le manque de trans-
parence dans la fixation des prix des
carburants pour remettre en cause l'ou-
til de production par soumission aux
dogmes du libralisme. L'objectif des
rapports Bolliet (Inspection gnrale des
Finances) et Dahan (Autorit de la
Concurrence) que nous avons abon-
damment analysts et critiqus est de


transformer la Sara en dpt et d'im-
porter les carburants d'Europe en fai-
sant miroiter aux consommateurs sans
preuve srieuse que les prix seraient
infrieurs. De mme, il est propos d'au-
tomatiser les stations-services. Le rap-
port Ollier de l'assemble national fran-
aise prconise le maintien de l'activit
industrielle de la SARA et la fixation de
prix en rapport avec la ralit cono-







LTE 11IGA S Jed2 Noemr 200 utien 4 Pg


mique. Aujourd'hui les prix ne refltent
pas les cots de production et la SARA
n'est pas indemnise, quoi qu'en dise le
sieur Lurel qui continue colporter des
contre-vrits par populisme. Les ac-
tionnaires prennent les salaries en otage
dans leur bras de fer avec le gouverne-
ment. Les prix du ptrole brut sont re-
monts de 40 dollars le baril en janvier
2009 prs de 80 dollars l'heure ac-
tuelle.
L'Aract-Martinique a public la semaine
dernire dans un encart de France-An-
tilles de quatre pages le 17 novembre 46
recommendations sur la question des
carburants qui doivent tre dbattues.
Son rapport complete est tlchargeable
sur son site :
www.martinique.aract.fr
Pour sa part Justice renouvelle son
soutien aux travailleurs de la chane p-
trolire pour le maintien de l'emploi et
d'un systme d'administration des prix


Les lus du personnel en attente de rponses des autorits sur l'aventr de la SARA


rform.
Selon ce rapport, le capital de la SARA
doit tre ouvert aux collectivits rgio-
nales des trois pays Guyane, Guade-


loupe et Martinique et I'Etat doit y dte-
nir une participation.
A.G


FRONDE DES LUS LOCAUX CONTRE LA RFORME DES COL-

LECTIVITS ET DE LA TAXES PROFESSIONNELLE


Le 92ime congrs des maires de
France a donn lieu un affrontement
sans prcdent entire les lus locaux et
le gouvernement autour de deux r-
formes qui fchent : celle des collectivi-
ts locales et surtout le project de sup-
pression de la taxe professionnelle que
Nicolas Sarkozy entend imposer envers
et contre tous.
C'est la quasi unanimit que les lus
de droite comme de gauche ont
condamn ces rformes menes sans
aucune concertation avec les principaux
intresss.
Des rformes, disent-ils, qui obissent
des impratifs d'conomie budgtaire
au dtriment de la proximity des lus
avec la population et du maintien des
services publics dans les zones rurales
notamment.
Celle de la taxe professionnelle a pro-
voqu une leve de boucliers que Sar-
kozy n'a pas eu le courage d'affronter,
laissant Franois Fillon ce prilleux
exercise..
Une fronde que rsument parfaitement
les propos de Philippe Laurent, maire
divers droite de Sceaux qui dclare que
"Ce qui est en train de se faire autour de la
taxe professionnelle ne peut tre considr
comme une vraie rforme. C'est d'abord
une aide auXwentreprises don't rien ne per-
met d'affirmer la pertinence. Ce n'est pas
la construction d'un systme de finance-
ment prenne et responsabilisant de Cac-
tion pu6blique locale".


Un avis partag par la grande majority
des 37000 maires de France, vent de-
bout contre ce project d'inspiration es-
sentiellement librale.
Une inquitude qui se comprend quand
on sait que la taxe professionnelle re-
prsente l'une des principles recettes
des communes, des dpartements et
des rgions et finance jusqu' 70 % des
investissements de certaines collectivi-
ts locales.
Ainsi, la Martinique, elle est de loin la
premiere source de financement de la
commune de Bellefontaine provenant
de la central EDF. C'est aussi une des
resources essentielles des commu-
nescomme Fort-deFrance, Le Lamentin
ou Ducos o sont implantes la plupart
des entreprises de l'le.
Depuis des annes dj, le Medef r-
clame la suppression de cette taxe qui,
affirme-t-elle, pnalise surtout l'investis-
sement. Nombre de collectivits envi-
sagent dj la diminution drastique de
leurs interventions dans le domaine so-
cial et associatif.
Le project de loi qui vient d'tre adopt
par le Snat prvoit le replacement
de la taxe professionnelle par une
"contribution conomique territorial"
(CET). Elle serait assise sur la valeur
ajoute ralise par l'entreprise et sur
une cotisation foncire.
Pour 2010, anne de transition, le
manque gagner par les collectivits
serait compens par une dotation ver-
se par l'Etat. Mais nombre d'lus s'in-


terrogent sur le niveau rel de cette
compensation quand on connat l'tat
de dlabrement des finances publiques
et prouvent les plus grandes difficults
tablir leur budget.
Certaines communes prvoient la dimi-
nution drastique de leurs interventions
dans le domaine social et associatif
dans ce context de crise qui pousse de
plus en plus de dmunis vers les CCAS
(centres communaux d'action sociale.
La motion adopte par le bureau du
congrs des maires majority de
gauche rejette les rformes de la TP et
des collectivits locales qui "mettent du-
rablement en priffeurs moyens financiers
et fiscaux" et "condamne une rforme qui
affaiblit l'autonomie fiscal des com-
munes".
Les Elus locaux dnoncent une rforme
qui, terme aboutira un transfer de
charges des entreprises sur les m-
nages. Une fronde qui s'apparente fort
une critique de fond de la politique me-
ne par le gouvernement.
Pour rparer son absence ce congrs,
Nicolas Sarkozy devait, plus tard rece-
voir les bureaux des associations d-
partementales des maires pour une ru-
nion un peu moins houleuse. Le match
France Irlande rclamait davantage la
presence de I'hyper president.
Georges Erichot








L T IE S S U L E e d 2 N oeIe 2 0 -J st c 1? $ -P g 6 1


H itai(fe Trinit: LE


TRAVAIL A REPRIS


Le personnel et la direction de l'hpital
de Trinit ont trouv un terrain d'entente
pour une fin de conflict honorable. La
grve avait dbut le 19 octobre pour
obtenir de meilleures conditions de tra-
vail, le recrutement de personnel et la
reconstruction de la structure. L'inter-
syndicale UGTM -CDTM- CGTM FO a
eu satisfaction sur bon nombre de
points. La direction s'est engage rem-
placer le personnel absent au plus tard
le 4me jour, mettre en uvre des dis-
positions concernant la grande souf-
france du personnel. Elle a promise ga-
lement de missionner l'ARACT pour
raliser une enqute sur le fonctionne-
ment et l'organisation dans tous les ser-
vices, notamment dans les services les


plus en souffrance. Sur la question de la
reconstruction, elle s'est engage pr-
senter l'avant-projet dfinitif avant la fin
de l'anne 2010, l'objectif retenu
conjointement avec le Prsident du CA
tant de raliser la pose de la premiere
pierre au plus tard le 31 Dcembre
2012, afin de respecter les rgles de fi-
nancement du plan Hpital 2012. Le di-
recteur Roland Toussaint organisera
une runion de travail en janvier 2010
pour analyser la situation financire de
l'tablissement par rapport au plan pr-
visionnel des travaux. Afin de suivre
l'application du present protocole, il sera
cr un Comit de suivi compos des
reprsentants de l'ARH, de la DSDS,
du Conseil d'Administration, de la Di-


reaction et des quatre organizations syn-
dicales. La question du paiement des
jours de grve avait encore allong le
conflict. Finalement, la direction a
concd le paiement de 20 jours de
grve. Les 530 agents ont repris le tra-
vail en souhaitant que la Direction tienne
ses engagements et qu'ils n'auront pas
de nouveau arrter le travail. Ils agents
esprent que cette structure hospitalire
important pour les habitants du Nord
atlantique aura les moyens d'accomplir
sa mission qui est de garantir des soins
de bonne quality.
Ce conflict met en evidence la grave crise
qui secoue le secteur hospitalier en Mar-
tinique.
C.B.


VIANDE LOCALE: DU BON PRODUIT


F. Prosper, L. Adenet et K. Rcher lrs de la prsenain de l'ude sur la quali de la viande lcale
F. Prosper, L. Adenet et K. Rochefort lors de la presentation de l'tude sur la quality de la viande locale


La filire de la viande locale, dans sa
qute de parts de march, doit s'impo-
ser une dmarche quality, notamment
par rapport la viande importe. Une
quality que reconnaissent dj les
consommateurs mais qui demand en-
core tre amliore pour que notre
production soit competitive sur les tals.
C'est dans ce context qu'un pro-
gramme de recherche destin tudier
la quality de la viande ovine et bovine
produite par les leveurs martiniquais a
t dfini par le Ple agroalimentaire
regional de la Martinique (PARM), l'As-
sociation Martiniquaise interprofession-
nelle de la viande et du lait (AMIV) et
l'Institut national de Recherche agrono-
mique (INRA).L'objectif vis est d'tu-
dier l'impact de l'alimentation des ani-
maux sur leur croissance, ainsi que les
caractristiques de la viande en matire
nutritionnelle et sensorielle. Deux mor-
ceaux ont t particulirement tudis :


le gigot pour l'agneau et l'entrecte pour
les bovins : le test a t ralis sur 30


ovins et 22 bovins issues d'levages re-
prsentatifs martiniquais. Il s'avre, se-
lon les rsultats de l'tude, que "'entre-
cte de bovin nourri l'hierbe et au
concentr est plus persill, a une odeur
grille plus intense est plusgoteuse, plus
juteuse, plus tendre". Quant au gigot
d'agneau, "ilest plus gras, moins juteux,
a une odeur de mouton et de cru moins
forte". Des donnes encourageantes
pour la filire viande la recherche d'un
label quality. D'autres axes de travail
sont en perspective, notamment l'tude
de la maturation de la viande bovine, la-
quelle maturation amliore la quality de
la viande en terms de tendret et de
got.


LE FILM "LES 16 DE BASSE-POINTE" MAINTENANT
EN DVD
Le film de Camille Mauduech retra- sa bibliothque. Vous pouvez le r-
ant l'histoire de l'affaire des "16 de clamer au sige du journal Justice au
Basse-(Pointe", sorti sur les crans le prix de 40E.
20 mars 2008 a connu un immense
succs. BiE-PIN
Des milliers de Martiniquais qui igno- .,.."
raient cette histoire qui date de 1948 .,
ont dcouvert avec un vif intrt les
luttes de ces ouvriers agricoles, les
conditions de leur incarceration, le pro-
ces dpays en France et la formida-
ble solidarity des travailleurs de
France.
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VIND LOAL :- DU BO ODI











Credit Martiniquais: L 'AFFAIRE REFAIT SURFACE


Credit Martiniquais: le tirroir caisse des bks


Plus de dix ans aprs, l'affaire du Crdit
Martiniquais refait surface. Le parquet
de Fort-de-France vient de prendre des
rquisitions pour "a6us de biens sociaux
receld'abus de pouvoir et escroquerie"
l'encontre de six prvenus : Pierre Bert,
Laurent Fabre, Guy Cottrell, Philippe
Cottrell, Brigitte Mockly et Charles Rim-
baud. Pour Pierre Michaux, PDG du
Credit Martiniquais et president de la
Cofidom, et Marcel Fabre, l'action est
"teinte"du fait de leur dcs. L'affaire
viendrait donc en correctionnelle si le


juge d'instruction lui donne suite.
Le Credit Martiniquais est cette banque
cre en 1922 par des planteurs et usi-
niers bks et multres.
Selon une inspection de la Commission
bancaire de 1996, les rsultats finan-
ciers affichs taient falsifis : au lieu
d'tre 'positifs, ils taient dficitaires de
339,3 millions de francs pour la banque
et de 66,4 millions de francs pour la so-
cit mre, la Compagnie Financire
d'Outre-mer (Cofidom). Il est reproch
aux dirigeants du Crdit Martiniquais
d'avoir accord systmatiquement et de


manire critiquable, voire frauduleuse,
des crdits des socits appartenant
aux membres de ses organes de direc-
tion et engages dans des operations
immobilires de dfiscalisation dou-
teuses en partenariat ou en association
avec la maison mre du Crdit Martini-
quais, la Cofidom.
Les bks se sont servis du Crdit Mar-
tiniquais comme d'une tirelire. C'est le
symbol de la politique de dfiscalisa-
tion concocte entire bks et Bernard
Pons. Justice l'poque avait consacr
de nombreux articles cette affaire em-
blmatique de la toute puissance bk
sur le dclin. En effet, cela a permis l'ar-
rive du capital franais avec la Bred qui
a achev de s'emparer de la finance
dans ce pays. Une ralit que beau-
coup de Martiniquais n'arrivent pas
admettre, fixs qu'ils sont sur les an-
ciens schmas sur la toute-puissance
des bks. Le magazine Business
News dirig par Eddie Marajo, dans sa
dernire livraison d'octobre 2009,
consacre un article rtrospectif cette
affaire. Il faudrait que ce procs ait lieu
pour montrer tout le mal que la dfisca-
lisation la Bernard Pons et autre Gi-
rardin a fait notre pays.
Michel Branchi


BRAVES CONOMIQUES


O on reparle de l'affaire
SODERAG, 11 ans aprs
Selon France-Antilles du 18 novembre,
l'avocat Me Claude Deboosre-Lepidi
du barreau de Paris a plaid le renvoi
de l'affaire Soderag, objet d'un non-lieu
en 2008, devant un juge d'instruction.
Cet avocat reprend cette affaire alors
que la Soderag a t liquide en 1998
avec un passif estim. l'poque 140
millions d'euros. Les fonds de garantie
avaient disparu. Le fait nouveau invo-
qu serait que l'Etat savait ds 1986
que les fonds de garantie de la Soderag
taient puiss pour avoir t utiliss
ailleurs outrance. Sachant cela, l'Etat
s'est retir, affirme l'avocat. La Soderag
aurait continue prlever les sommes
du dpt de garantie et les auraient pla-
ces sur un compete de dpt qualifi de
clandestine par I'avocat des parties ci-
viles. Un compete don't personnel ne se
serait occup, soutient-il. Une associa-
tion de 38 victims dite "des petits pa-
trons" s'est constitute parties civil.
Reponse la demand de l'avocat des
prsumes victims le 15 dcembre.
Etrange au moment o l'affaire du Cr-


dit Martiniquais ressurgit. Il s'agit des
plus gros scandals financiers des der-
nires annes aux Antilles.

Chmage : plus 10 % en un an
Le chmage augmente avec la plonge
de la Martinique dans la crise. Selon la
Direction du Travail, le nombre de de-
mandeurs d'emploi de catgorie A
s'tablit 38 382 en septembre 2009
contre 34 892 en septembre 2008, soit
une augmentation de 10,0 % et 3 490
chmeurs en plus en un an. En France,
l'augmentation du chmage est de
24,4% sur un an
Si on prend en compete toutes les cat-
gories de demandeurs d'emploi A,B,C
inscrits Ple emploi, le total s'tablit
44 410 chmeurs en septembre 2009,
plus proche de la ralit. Ce total des
chmeurs des categories A, B et C aug-
mente aussi de 10 % sur un an. En
France, l'augmentation des chmeurs
A,B,C est de 20,4 % sur la mme p-
riode. Cela laisse penser que, vu le
dcalage habituel entire le centre et la
priphrie, le gros de la vague du ch-
mage serait devant nous.


BTP : 714 artisans couls
depuis janvier


Selon la chambre des mtiers, 714 arti-
sans ont totalement cess leur activity
de janvier septembre 2009, en raison
de la forte baisse des commander pu-
bliques et prives.
Cette crise est atteste par le recul des
ventes de ciment de 27,3 % fin sep-
tembre 2009 par rapport la mme p-
riode de l'anne 2008.
M.B










POUR CEUX QUI AURAIENT LA MMOIRE COURT


Miguel Laventure et Andr Lessieur, adeptes de l'immobilisme depuis 2003, se veulent chevaliers du changement


A l'occasion de la consultation du 7 d-
cembre 2003, la droite, les milieux b-
ks et leurs amis des grandes socits
multinationales (l prowfit) et quelques
rengats qui se rclament de la "gauchie"
ont fait champagne pour le "Non "autour
du fameux thme "cliatt' dan sak' la
question qui leur taient pose :
",'pprouvez-vous le project de creation en
Martinique d'une collectivit territorial
rgie par Carticle 73 de la constitution, et
donc par le principle de Cidentit legislative
avec possibilit d'adaptations, se su6sti-
tuant au dpartement et la region dans
les conditions prvues par et article ? "
Andr Lesueur des FMP dclarait : "If
s'agit d'engager notre pays dans une voie
sans march arrire et if faut tre pru-


dent".
Le movement " partement 'Franais", hautement soutenu
par les milieux affairistes bk, dans un
encart publicitaire dans France-Antilles
du 8-9 novembre 2003, crivait : "La si-
tuation du moment rappelle trangement
les derniers jours de la ville de Saint-Pierre
o des voix officielles venues rassurer la
population, la veille fdune election, pro-
clamaient "ne craignez rien, la montagne
Pefle ne reprsente aucun danger pour la
population", 'Martiniquaises, 9Martini-
quais vous connaissez la suite".
Miguel Laventure des FMP au Club
ATV, peu avant la consultation, affir-
mait : "Si le oui l'emporte, la 'Martinique
sera en panne aprs le 7dcembre et [es in-


vestisseurs seron t inquiets".
Le Comit de la majority silencieuse
martiniquaise appelant voter "Won "le
7 dcembre dans un dpliant distribu
de milliers d'exemplaires : "Voter "Non"
c'est voter contre tindpendance, contre la
perte des acquis sociaux contre la perte des
40% des fonctionnaires, contre le retour du
cofonialisme, etc".
Voil un florilge de dclarations des
adeptes de l'immobilisme qui ne sont
que les instruments des puissances
conomiques et de l'oligarchie bk
pour expliquer la population " quel
point if tait dangereuxide voter pour Car-
ticle 73". Ils allaient plus loin en affirmant
au soir du 7 dcembre 2003 que "le d-
6at tait clos" sur la question du statut.
Et aujourd'hui,c'est sans aucune gne
qu'ils trouvent des vertus la collectivit
unique de l'article 73 et il s'avre que le
fameux "cliatt' dan sa" tait une vaste
escroquerie intellectuelle qu'il convient
de dnoncer avec force car "On peut
tromper mille personnel une fois. Mais on
ne peut pas tromper une personnel, mille
fois. [4 Iain (Ber6erian]".
Entre temps, la loi organique de fvrier
2007 a vid l'article 73 de toute possibi-
lit relle d'adaptation et d'habilitation
lgifrer. C'est le nud du problme :
les assimilationnistes dclars ou ca-
moufls ne peuvent se passer de la tu-
telle des colonialistes franais.
Fernand Papaya


Parti Communiste Martiniquais. Consultation du 17janvier 2010

FINANCEMENT DE LA CHAMPAGNE DU RASSEMBLEMENT POUR

LE CHANGEMENT SOUSCRIPTION POPULAIRE


Militants, sympathisants, Martiniquaises,
Martiniquais.

Le Parti Communiste Martiniquais,
membre du Rassemblement pour le
Changement qui regroupe le MIM, Btir,
Le RDM, Vivre Schoelcher, Le Mode-
mas, Le CNCP, Le Palima, Le MPP,
Objectif 74 s'est engag participer au
financement de la champagne pour la
victoire de l'article 74 qui seule nous
permettra d'accder une vritable res-
ponsabilit.
Cette champagne qui se veut dynamique
ncessite des moyens financiers impor-
tants. Nous ne pouvons computer que


sur la participation de nos compatriotes.
C'est pourquoi le Parti Communiste
Martiniquais lance une souscription pu-
blique don't le produit sera intgralement
consacr la champagne.
Votre contribution en chques devra
tre libelle au nom de l'Association
pour le Financement du PCM (AFPCM).
Elle pourra tre aussi verse en es-
pces tout porteur de la liste officielle
de souscription ou dpose au sige du
journal Justice (Angle des rues Andr
Aliker et Emile Zola, Terres Sainville)
Tl. : 05 96 71 86 83'
mail : ed.justice@wanadoo.fr
Nous comptons sur votre gnrosit.










RASSEMBLEMENT MARTINIQUAIS POUR LE CHANGEMENT :

ECHOS DE LA CHAMPAGNE :


Durant la semaine qui vient de
s'couler, les Communistes ont acti-
vement particip plusieurs mee-
tings.

Au Robert


OUI
F''I- 'l.iP F- 19i A% m iLLER CCr F;-l .- e*: GALES.
*.;;; <. ;*- W I
NPu IE NOU lEI TA NOU.

; : POUR UNE AUTORIT UNIQUE DE TRANSPORT.
OUI
SDE lPEIS El':MHN.ES AVEC LEi PEU.LE, ti Lt CARATE

POURPL,.' LE CiutIu CREOLE DAr S L3S PROGRA.,MES

OUI
,U Un iFOiT MAEli ri C L Ao GEi E' L>EF i'. t i. .
oui
JR UNEM tEILLURE VhJRIlSE E LA PRODUClTIN LOCll
DE SA CONSOMAATICO


Ainsi, le jeudi 19, ils se sont retrouvs au
Robert, chez le camarade Jean-Fran-
ois pour un change avec une tren-
taine habitants du quarter Bois Neuf.
Parmi les intervenants, on notait la pr-
sence d'Emile Capgras, de Belfort Bi-
rota, conseiller gnral du Robert et
membre du RDM, d'un reprsentant du
MIM-CNCP et de Georges Erichot, le
secrtaire gnral du PCM.
Dans son intervention, Emile Capgras
rappela le rle dterminant jou par les
Communistes dans la conqute des
droits sociaux et leur attachment les
dfendre.
Plusieurs vtrans voqurent cette
poque o ils avaient entrepris une v-
ritable croisade pour convaincre les tra-
vailleurs d'accepter le prlvement des
cotisations sur leur salaire afin de b-
nficier plus tard d'une retraite alors
que, sur les habitations, les bks et les
greurs s'acharnaient leur faire croire
que jamais, ils ne verraient la couleur de
cette retraite.
Et ces vtrans de dnoncer ceux qui
hier s'opposaient ces conqutes so-
ciales et qui prtendent en tre au-
jourd'hui les dfenseurs.


Quant Belfort Birota, il dmontra la
gravit de la situation conomique et
social actuelle et l'incapacit des lus
martiniquais dans le cadre de l'article
73 apporter des solutions aux pro-
blmes du pays (sauvegarde des terres
agricoles, question des 50 pas gom-
triques qui concern notamment les Ro-
bertins, adaptation des programmes
scolaires).

A Saint-Joseph :
Vibrant appel aux artistes
Le vendredi 20, Georges ERICHOT de-
vait participer un meeting communal
organis par le RMC Saint-Joseph.
Plus d'une centaine de personnel
avaient pris place dans le hall des sports
pour couter les explications des inter-
venants.
La manifestation dbuta par quelques
mots d'accueil du responsible local du
MIM.
Interpelle sur la polmique souleve
par l'escapade des candidates au titre
de miss France sur l'lot du Lou Garrou,
Madeleine de Grandmaison profit pour
prsenter la problmatique du tourism.
Quant Georges Erichot, il s'appliqua
dmontrer les possibilities de dvelop-
pement conomique offertes par l'article
74.
Mais deux interventions furent particu-
lirement remarques. D'abord celle de
Roland Mnil, ancien militant du PPM


Roland Mnil dplore la reniement du PPM

aujourd'hui pass au MIM qui dnona
en des terms particulirement svres
l'attitude du president du PPM qui "n'a
conserv de Chhritage de Csaire que la
mairie" aprs avoir trahi la pense du
"pre de la nation martiniquaise ".
Ensuite c'est le plasticien Louis Laou-
chez qui lana un vibrant appel aux ar-


tistes martiniquais, dnonant leur si-
lence dans le dbat statutaire actuel et
les invitant s'engager en faveur de
l'article 74. Et de dnoncer "ces fenmmnes
et ces homes na falies dfambition, aveu-
glfs par feurs petits pouvoirs [qui] osent
penser que nous idec-ons encore nous cou-
chier et tenure fa main ".
La manifestation devait se poursuivre
avec des interventions de Philippe Ed-
mond-Mariette de Btir le pays Marti-
nique, de Pierre Sudile et d'Alain Ra-
pon qui, par des example concrets
dmontrrent le bien fond d'une vo-
lution institutionnelle dans le cadre de
l'article 74.

Au Lamentin-Morne-Pitault
Le samedi 21, c'est au centre cultural de
Petit Bambou, au Morne Pitault que des
membres du RMC devaient participer
un autre meeting organis par le MIM
avec comme principaux intervenants
Daniel Marie-Sainte, Alain Rapon et
Georges Erichot.
Un dbat trs anim par les interven-
tions d'un partisan de la "troisime prne par Serge Letchimy, mais qui
dut baisser les bras face la pertinence
des arguments en faveur de la conqute
de la responsabilit.

Report du meeting du dimanche 22
Long Pr, au Lamentin.
En accord avec le comit de pilotage de
la champagne du Rassemblement pour le
Changement, notre parti a dcid de re-
porter une date ultrieure la manifes-
tation prvue le dimanche 22 novem-
bre, cause du droulement la mme
heure du match de coupe de France
entire le Club franciscain et l'quipe de
Vende.
Agenda : Rassemblement Martini-
quais pour le Changement

Vendredi 27 Novembre
Grand Rassemblement Citoyen :
Espace En Came Rivire-Pilote -
18H30
Franois Espace Corin Franois
Samedi 28 Novembre
Trinit Maison de la Culture 18H
Prcheur 18h00
*Dimanche 29 novembre
Lamentin Maison pour tous de
Places d'Armes -10H
Schoelcher Esplanade des Ara-
wak- 18H30










1?uue d press 73-74: LE BAL DES ASSIMILS ET DES "PEAUX

NOIRES, MASQUES BLANCS"


Notre confrre France-Antilles public
les points de vue sur le dbat statu-
taire actuel '73-74'.
Il faut dire que parfois, en dpit de no-
tre experience sur l'imprgnation as-
similationniste de nos lites, il nous
arrive d'tre quand mme surprise.

Edouard De Lpine
rgle des comptes
Nous n'avons pas t surprise par la
prose polmique d'Edouard De Lpine
(FA du 17 novembre) qui, depuis sa s-
paration d'avec le Parti Communiste,
s'est fait une spcialit de tirer sur tout
ce qui resemble un anticolonialiste.
De Lpine, qui avait vot "non" en d-


Le super rvolutionnaire Edouard De Lpine
dkaleur patent d'anticolonilaistes

cembre 2003 la Collectivit unique ar-
ticle 73 essentiellement par antimarie-
jeannisme, ne fait pas de politique, il
rgle des comptes. Dans son paper in-
titul "le no csairo-sarkozysme", il s'en
prend ceux qui, citant Nicolas Sar-
kozy, rappellent que le dbat actuel
n'est pas celui de l'indpendance. Il at-
taque Alfred Marie-Jeanne, les ind-
pendantistes et tous ceux qui ont fait al-
liance dans le Rassemblement
Martiniquais pour le Changement
(RMC), les communists et Claude Lise
qualifis de comparess de la farce marie-
jeanniste". Dcidment, Edouard De L-
pine feint de'ne pas comprendre que
l'on peut tre allis sans tre des vas-
saux, lui don't le PPM n'a cess de vou-
loir vassaliser les autres forces de
gauche dans ce pays. Pourquoi ? Ils
proposent l'autonomie permise par l'ar-
ticle 74 de la Constitution en insistant
sur le fait que les acquis sociaux ne sont


pas remis en cause. Et au besoin, ils ci-
tent les propos du president de la R-
publique franaise rappelant qu'il s'agit
de dterminer "le just degr d'autono-
mie" sans pour autant faire allgeance
Nicolas Sarkozy. Il faut le faire puisque
le PPM agite vulgairement la peur de la
perte de "lgalit des droits" comme ar-
gument au mme titre que la droite d-
partementaliste des Laventure, Lesieur,
Jean Maran, etc. Et surtout ils rappellent
que cette autonomie est bien celle pour
laquelle Csaire- pas seul et pas le pre-
mier s'est battu. Alors De Lpine
ructe. Il en vient mme traiter notre
camarade Michel Branchi de "sinistre
anti-csairiste", de "fruit sec" et de "fos-
soyeur"du PCM. De Lpine s'apprte
voter une deuxime fois non au Chan-
gement, lui le super rvolutionnaire qui
voulait que le PCM se rallie l'indpen-
dance et la lutte arme en 1971. Il fait
diversion.
Un peu de dcence tout de mme !
Le mme jour, comme un fait exprs, le
quotidien public malicieusement en des-
sous des crits delpinesques une
contribution d'un citoyen nomm Ray-
mond Louis Valdor sous le titre "le Car-
navaldes dupes". Il crit : "(De la faon la
plus indcente qui soit, le PPMf brade hon-
teusement rhritage politique du fegre
fundamental; les prdateurs sont ceux et
celles qui dnaturent sa vision progressive
et la trahissent, pour assouvir leur froce
apptit lectif; ilfaut dnoncer l'impos-
ture ambivalente de cette gauche martini-
quaise qui veut se librer du Pacte Colonial
en tenant un discours alimentaire" Et de
conclure : "ne soyons plus les "6wa 6wa"
au carnavaldes dupes".

Marlne Parize, philosophy :
la thorisation de la soumission
assimilationniste et de la peur
L o nous reconnaissons avoir t v-
ritablement surprise c'est la lecture de
l'interview-dbat sur le dbat institution-
nel en course de Marlne Parize, profes-
seur de philosophie (FA dul9 novem-
bre) par Rudy Rabathaly.
Elle commence par falsifier les terms
du dbat en affirmant qu'il y a trois sta-
tuts possibles pour les rgions de l'Ou-
tre-mer : "Notre ancien statut que la Ru-
nion a choisi de garder, l'article 73 dans -


lequelnous sommes et qui nous permet de
faire des rglementations spcifiques grce
des ha6ilitations et article 74 qui rompt
avec identity legislative, statut de Ta-
hiti". Notre professeur ignore ou fait
semblant d'ignorer que les habilitations
lgislatives du nouvel article 73 de mars
2003, du fait de la loi organique du 31
fvrier 2007, ne peuvent tre obtenues
que temporairement (deux ans) et qu'au
terme d'un parcours du combattant l-
gislatif don't le pouvoir central est le seul
matre ainsi qu'en atteste l'affaire de
l'autorit unique de transport. La pr-
tendue autonomie possible dans l'article
73 est de qumander un par un, aprs
justifications et pour un temps limit,
dans des domaines limits la possibility
sous tutelle troite de lgifrer. Logique
: l'article 73, c'est l'assimilation lgisla-
tive qui prime. Par ailleurs, Marlne Pa-
rize rduit l'article 74 la seule spcia-
lit legislative telle qu'applique en
Polynsie franaise que par ailleurs elle
dcrit sous un jour dfavorable. Rp-
tons que l'article 74 permet de doser la
part d'identit legislative (droit commun)
et de spcialit legislative possibility
d'adapter lois et rglements). Cela a t
dit et rpt par le Pr Caracassonne in-
vit par l'officine bk "Contacts Entre-
prises". Et par d'autres minents juristes
plus rcemment.
Mais le pire n'est pas l. Marlne Parize,
pousse dans ses retranchements par
Rudy Rabathaly, dveloppe des
concepts assimilationnistes que l'on
croyait rvolus. Rsumons : la Marti-
nique ne serait pas une nation pouvant
se fonder sur une identity car nous
n'avons pas d'identit mais une identity
jamais acheve (ndir : une identity n'est-
elle pas par nature inacheve ? Mais
cela ne l'empche pas d'exister) ; "nous
lisons notre histoire avec un regardrempi
de complexes(...) celui quipense tre li
son ancien colonisateur" (ndir :on n'est
pas loin de "nos anctres les gauCois') ;
nous n'avons pas prendre nos res-
ponsabilits puisque nous ne sommes
pas une nation mais la France comme le
Bretons, les Ch'tis, etc; "nous n'avons
pas retrouver notre dignit en laborant
et en mettant en place un nouveau project
poitique" parce que "nous avons parti-
cip la creation, pice aprs pice, de la
France comme Rpublique et cela fait tou-







II:.T 'ioR in nl4 -a Il


jours notre dignit et toute notre fiert" ;
"dire que ceuxqui s'opposent ou ceuxqui
ej'gent des arguments p[us pertinents sont
des peureux ou qu'ils ractivent la peur
dans Ces esprits, c'est un peu lger (...) la
peur est salvatrice"( donc l'argument de
la peur est revendiqu au nom de la
"prudence" et des "risques') ; et le com-
ble : notre philosophy d'avancer "qu'en
pofitique if ne faut pas faire confiance"
comparant l'article 74 la catastrophe
de Saint-Pierre o les Martiniquais
avaient fait confiance aux politiques, au
pouvoir ; voque-t-on les "relations de la
mtropole de 'outre-mer", Marlne Parize
s'insurge et rtorque qu'il n'y a pas d'ou-
tre-mers et de mtropole mais il faut
penser une seule France, une Rpu-
blique une et diverse "Ci6re des avatars
nationalists et colonialistes" (du pass
faisons table rase) ; etc.
A la question "(Donc, c'est vive la RKpu-
61ique et 'article 73... ?", ce spcimen
assez rarissime d'asssimilationnisme r-
pond sans hsiter : "Oui". Et de prciser
que si "C'article 74 est constitutionnel
(..)iCn'est pas rpublicain", car il admet
la difference. La France s'est dote d'un
article de sa Constitution non rpubli-
cain. Bigre
La France a russi une euvre civilisa-
trice remarquable : la dpersonnalisa-
tion leve rang de la thorisation phi-
losophique. La tradition des Mayotte
Capcia dnonce par Frantz Fanon
( "Je suis martiniquaise" 1948) ne se perd
pas. "cPeauX, noires, masques blancs"
(1952), plus actuel que jamais.

Revirement : Jenny Dulys
n'tait pas prte et n'a pas os


L'lue Jenny Dulys derriere le people
plutt que devant lui pour indiquer la voie


JUSTICE EST DESORMAIS EN LIGNE...

Retrouvez dsomais chaque semaine
/,' ;" I'Edito ainsi que la "une"
I/ : '' \.de votre Journal
et bien d'autres informations
hto. ysur notre site internet.

-r http://www.iournal-iustice-martinique.com


Lire Jenny Dulys (FA du 18 novembre)
expliquer son retirement du 74 au 73
pourrait dans un premier temps faire
pleurer de commisration et de piti. Il
n'en est malheureusement rien. La
maire du Morne-Rouge, Vice-prsidente
d'Osons Oser, le parti de droite de
Pierre Petit, explique en effet qu'elle a
vot le 74 (deux fois) pour manifester sa
"dtennination soutenir c principle qu'un
vrita6ble ciangement politique est nces-
saire pour notre pays". Mais la proposition
de Nicolas Sarkozy de voter le 24 jan-
vier pour la creation d'une collectivit
unique rgie par l'article 73 lui aurait fait
changer d'avis, argumente-t-elle. Elle
advance que la population "veut d'un
changement sans risque et contrl".
Jenny Dulys reprend ici l'argument
qu'avec le 74 l'Etat franais n'aurait plus
d'obligations financires vis--vis de la
Martinique. Il suffit de voir le fonction-
nement des collectivits article 74, de
Saint-Pierre-et-Miquelon la Polynsie
franaise, pour se rendre compete qu'il
n'en est rien. Jenny Dulys sait-elle que
les lus franais se plaignent aujourd'hui
du dsengagement de l'Etat central ?
Elle se console en considrant que l'ar-
ticle 73 "permet la Mai'inique Le se pr-
parer et de parvenir la responsabifit en
poussant le plus Coin possible [es fabilita-
tions ouvertes par la Constitution". Par-
fum de 3me voie la Letchimy. C'est l
la supercherie d'un prtendu nouvel ar-
ticle 73 de mars 2003 revu et corrig par
la loi organique du 21 fvrier 2007 qui en
ralit subordonne les habilitations l-
gifrer une procedure longue, com-
plexe et alatoire pour des habilitations
au coup par coup et temporaires (deux
ans).Comment ds lors "crer un space
de pouvoir permettant auxfus du people
de dcider par eux-mmes les actions n-
cessaires au dveloppement", comme le
soutient Jenny Dulys ? Et de conclure
que "[e peuple n'est pas prt". En ralit,
ce sont ceux qui devraient montrer la
voie et guider un people abus par la
nuit colonial qui ne sont pas prts. Est-
ce en invitant sa runion de l'autre
semaine au Morne-Rouge Dynamique


Joe Arneton contre les revirements hostiles
l'avance de la Martinique

73 avec comme intervenants Jean Cru-
sol (qui dsormais fait cause commune
avec la droite dpartementaliste la plus
rance) et Fred Tirault qu'elle peut clai-
rer ce people ? En ralit "Osons Oser"
n'a pas os. A l'image de son mentor
Pierre Petit, ce movement oscille entire
des vellits autonomistes et un vieux
fonds assimilationniste camoufl der-
rire la prtention de dfinir au pralable
un grandiloquent projectt de socit". Une
part des lites martiniquaises refuse de
s'assumer en tant que martiniquais.
Ce dbat institutionnel n'est pas que ju-
ridique, conomique et politique : il fait
remonter quatre sicles d'assimilation
et d'alination froces.
Il faut faire face.
Comme le fait Joe Arneton (FA du
mme 18 novembre), ancien president
de l'UPEM, qui lance, aprs avoir mon-
tr les contradictions du PPM de Serge
Letchimy qui ne met pas en adquation
ses paroles et ses actes : "Que les mili-
tants des parties qui se rclament de l'au-
tonomie, fassent du "marronnage", et de-
bout, rejoignent ceux qui prnent une
avance relle de la responsabifit marti-
niquaise". Il demand aussi avec perti-
nence si les dirigeants qui remettent en
cause leur choix au Congrs sont des
"marionnettes peu courageuses". Poser la
question, c'est y rpondre.
Antoine Gilles










Bec ET PLUMES : LES PEURS DE LETCHIMY


Sege Lethimy avoue sa peur de changer
A celui qui veut comprendre pourquoi le
"(PP telle nergie faire triompher le "non"
l'autonomie le 10 janvier prochain et re-
court pour ce faire l'arme de la peur,
comme la droite et les socialists lo-
caux, nous conseillons la lecture de la
page 158 du livre Discours sur l'autono-
mie public par Serge Letchimy en 2002.
On y dcouvre un penseur et homme
politique taraud par la peur, qui parle
de lui-mme et de son parti tout en lais-
sant entendre qu'il ne fait que reflter
l'tat d'esprit de tout le people martini-
quais. Pour s'en convaincre, il suffit de
lire et d'analyser ce premier extrait o le
mot "peur" revient de manire obses-
sionnelle : A< la rflexion, je crois ferme-


ment que nous
Discours avons peur, peur de
SUr ['avenir. No us
Autonomie avons peur de per-
Sre les avantages
acquis mme s'ils
concourent trop
mcaniquement
('assimilation,
l'assistanat. Nous
avons peur d'avoir
, i.Lr .It ur application enfaveur du d-
r clopp'cment' aujable et intgr. N'ous
Ja i. pe ut Jre hi udemains, justement ;
ceux que nous revendiquons, parce que
nous doutons de notre propre capacity
grer ce future.
Voil qui claire la perfection la pos-
ture actuelle du "PDM nouveau", lequel
alimente dans le cur des Martiniquais
ces mmes peurs qu'nonait Letchimy
il y a 7 ans.
Allons plus loin dans notre lecture pour
savourer cette phrase o le people mar-
tiniquais est invit cesser de fuir ses
responsabilits, assumer enfin son
destin : "Mais une vrit demeure : ma(gr
nos multiples refuges possi6fes, ('assimi-
lation, lassistanat, Cidologie emprunte,
nous ne pourrons plus longtemps fuir le
moment o nous nous retrouverons face
nous-mmes".
Serge Letchimy tait sans aucun doute


profondment sincre quand il crivit
cela. Mais comment comprendre que
maintenant, sept ans plus tard, il
cherche retarder ce moment o "nous
nous retrouverons face nous-mmes", en
combattant, avec acharnement et dans
une union contre nature avec la droite,
la possibility d'obtenir l'autonomie dans
le cadre de l'article 74 de la Constitution
franaise ?
Les rponses cette question sont fa-
ciles trouver: 1) Le PPM don't Let-
chimy est le leader a amorc depuis
longtemps une drive droitire impul-
se par certain dirigeants acquis aux
thses du libralisme (Catherine
. Conconne par example) ; 2) des ran-
coeurs personnelles contre Claude Lise
et la volont d'vincer Alfred Marie-
Jeanne de la scne politique martini-
quaise aveuglent sa direction ; 3) le
PPM, malgr ses affirmations de natio-
nalisme, n'a jamais labor le moindre
programme ou project pour la "nation
martiniquaise"dont le pre proclam est
Aim Csaire ; 4) finalement, le PPM a
peur de l'avenir et doute de la capacity
du people martiniquais s'assumer.
Pour cela, il prfre rester dans l'assi-
milation, tout en faisant miroiter une il-
lusoire autonomie constitutionnelle -
ou constitutionnalise- dans un lointain
avenir.
A l'couter et le suivre, "l['eure de
nous-mmes" ne sonnera jamais !
M. Belrose


FLASH POLITIOUES


Questions concernant
la consultation
Le dcret concernant la consultation
du 10 janvier a t public au journal


official du jeudi 19 novembre dernier.
Article 1
Les lecteurs de la Martinique auront
rpondre par "oui" ou par "non" a la
question suivante :
"A'pprouvez-vous la transformation de la
9Martinique en une collectivit d'outre-mer
rgie par l'article 74 de la Constitution, do-
te d'une organisation particulire tenant
compete de ses intrts propres au sein de la
Rpu6lique ?"
Article 2
Si les lecteurs de la Martinique ont r-
pondu "non" la question mentionne
l'article 1 er, ils seront de nouveau
consults le 24 janvier 2010.
Ils auront rpondre par "oui" ou par
"non" la question suivante :
"Approuvez-vous la creation en 9Marti-


nique d'une collectivit unique exerant
les comptences dvolues au dpartement
et la region tout.en demeurant rgie par
Particle 73 de la Constitution ?"
La champagne officielle pour la consulta-
tion du 10 janvier 2010 est ouverte le
lundi 4 janvier 2010 zro heure. Elle
est close le samedi 9 janvier 2010 mi-
nuit. Seront habilits y participer, no-
tamment pour la parties radio et tlvision
les parties et groupements politiques aux-
quels ont dclar tre affilis sept lus
au moins parmi les parlementaires, les
conseillers rgionaux et les conseillers
gnraux lus en Martinique. Deux
d'missions en radio et tlvision se-
ront consacres la champagne officielle
sur RFO.
Le scrutiny est ouvert le dimanche 10
janvier 2010 huit heures et clos dix-
huit heures.


m .











Visite d'une dlgation du Parti Com-
muniste Franais
Une dlgation du Parti Communiste
Franais sera en Martinique du 24 au 25
novembre prochain.
Elle est conduite par Brigitte Gonthier-
Maurin, snatrice des Hauts de Seine,
membre de la commission de la culture,
de l'ducation et de la communication et
de Jean-Louis Lemoing, coordinateur
de l'excutif national du PCF, en charge
des questions touchant "Poutre-mer".
Les camarades du PCF viennent l'in-
vitation du Parti Communiste Martini-
quais pour mieux s'informer du context


politique martiniquais dans la perspec-
tive de la consultation sur l'volution ins-
titutionnelle ;
Au course de leur sjour, ils auront des
sances de travail avec les camarades
du PCM, ainsi qu'avec les responsables
du Rassemblement Martiniquais pour le
Changement.

Visite de la secrtaire d'Etat charge
de la ville
Fadela Amara Secrtaire d'Etat char-
ge de la Politique de la ville, auprs du
ministry du Travail, des Relations so-
ciales, de la Famille, de la Solidarit et
de la Ville est en visit en Martinique.


tribune: L' VOLUTION INSTITUTIONNELLE DE LA MARTINIQUE

INTRESSE-T-ELLE LES ARTISTES MARTINIQUAIS P


Louis Laouchez, plasticien, interpelle ses amis artiste
sur le devenir du pays

Voici le texte de l'appel aux artistes
lanc par le plasticien Louis Laou-
chez lors du meeting de Saint-Jo-
seph, le vendredi 20 novembre der-
nier.

Le crateur que je suis, le plasticien
s'tonne du silence, de la passivit de
certain Martiniquais et plus particuli-
rement des artistes qui sont senss tre
tmoins de leur temps voire des prcur-
seurs. Je fais allusion des plasticiens
qui appartiennent un rseau don't la
tte pensante est compltement dcon-
necte des ralits culturelles martini-
quaises.
Ds lors, les concerns s'autocensu-
rent, les dnonciations ne sont pas per-
mises sinon pas de privileges ni d'ex-
positions l'extrieur de la Martinique.


Je conois mal que nous ar-
tistes martiniquais.ne prenions
pas notre part ce dbat insti-
tutionnel quels que soient les
avantages don't nous bnfi-
cions car nous avons peur que
l'on sache de quel bord nous
sommes. Nous n'avons pas le
droit de nous taire. Englus
dans nos habitudes, instruits de
notre servitude, camps sur nos
acquis illusoires, nous faisons
fi de notre pass en fermant les
yeux sur notre devenir et celui
de nos enfants. Quel heritage !
Avons-nous le droit de renier les
luttes de nos ans, leur exem-
ple ?
Les mots dignit et fiert sont-ils
vains dans nos esprits ?
Et pourtant certain au plus
haut niveau de l'Etat pensent
es qu'une volution statutaire peut
nous donner la possibility de
nous rattraper, de dire ne se-
rait-ce qu'un "oui" mais..., un
"non "...mais... ou encore un non ferme
ou un oui ferme...., c'est a le sens de
l'article 74 propos par la Constitution
franaise.

Des femmes et des hommes d'ici, ma-
lades d'ambition, aveugls par leurs pe-
tits pouvoirs osent penser que nous de-
vons encore nous coucher et tendre la
main. Ceux don't certain se rclament
cor et cri n'ont-ils pas dnonc de-
puis longtemps le genocide par substi-
tution.? Nos terres petit petit changent
de main, nos emplois aussi. Quant
notre manger, notre boire, notre com-
portement, nos penses, ils sont cal-
qus sur ceux qui viennent de l'ext-
rieur et font lentement de nous des


minoritaires dans notre pays.
Attendre Attendre quoi ? Depuis 1946 ?
Les ambitieux, les malades du pouvoir,
les lus du people qui n'ont pas grand-
chose leur actif estiment que le people
n'est pas mr, n'est pas prt, qu'il est
ignorant sauf quand il s'agit de les met-
tre en place satisfaisant ainsi leurs am-
bitions nocives.
Je constate que ceux des lus qui mili-
tent pour le 74 ont justement oeuvr de-
puis leur arrive aux responsabilits
pour la conqute de notre dignit, de
notre responsabilit, pour la fiert de
l'homme martiniquais debout... et par-
fois au pril de leur vie quand leurs ad-
versaires, face eux utilisaient des ner-
vis, des matraques voire des pistolets.
Que peut-on reprocher un Claude
Lise, un Alfred Marie-Jeanne et aux si-
gnataires de ce collectif si ce n'est d'tre
des hommes dignes et intgres,
l'coute de leurs lecteurs ?

J'apprcie leur dvouement, le sens
qu'ils ont de la responsabilit et de la di-
gnit de la personnel humaine.

Beaucoup parent de l'article 73, l'article
de l'immobilisme, de la facility, l'article
de la ngation de l'volution, sans ja-
mais se forger leur propre opinion, sans
entendre les partisans du 74 qui rpon-
dent toutes leurs questions poses en
dmontant les arguments fallacieux des
malhonntes qui pensent que nous ne
sommes pas prts pour une volution
statutaire parce que nous sommes tous
des crtins. Des crtins qui ont-donn
la France d'excellents professeurs dans
toutes les disciplines, d'honorables
agrgs et docteurs, des prfets, des
hauts fonctionnaires et j'en passe. Alors,
ceux-l ne sont pas capable de trouver


111BATSTATTANIE eudil$Aovemre209 Jusiceili'8 -age








I :. J 2 N' 2W


les meilleures voies pour notre volu-
tion ? Est-ce que ce sont les petites pr-
tentieuses et prtentieux ns hier,
les malhonntes tirant avantages de la
cour laquelle ils appartiennent qui vont
nous donner une feuille de route la
hauteur de nos aspirations, la hauteur
des problmes poss par notre situation
politique, social et culturelle ?

Eh bien, moi, artiste crateur, tmoin
de mon temps, j'ai le devoir de dnoncer
le silence coupable de ceux-l qui nom-
breux se disent tre des hommes de
gauche.
Et moi, je ne veux pas tre de ce camp-
l car mes enfants me demanderont des
comptes. Ils savent, et les vtres aussi,
que nous sommes aux premires loges
d'une situation catastrophique tous les
gards. Ils nous regardent, nous obser-
vent, ils nous jugent et plus que toute
autre sentence, leur jugement sera on
ne peut plus douloureux.

A quel idal, quelle fiert, nous accro-
chons-nous ? Avons-nous dfinitive-
ment choisi le plat de lentilles pour as-
souvir des aspirations indignes et
coupables ?
Je m'adresse vous artistes de toutes
disciplines, vous don't la libert est
permise, vous qui devez dire le vrai et
restituer le beau dans la splendeur. Car
le beau, dois-je vous le' rappeler, est
aussi celui de la grandeur, celui du don
de soi, celui de servir son pays et de
s'lever au rang des censeurs, celui de
se reliever, de se mettre debout en criant
haut et fort : la Martinique est nous et
sera belle et bien viable que si tous en-
semble nous le voulons, que si tous en-
semble nous gurissons de nos ambi-
tions personnelles pour construire, pour
btir et chanter tous runis l'avnement


Amis artistes, "pour rester debout, votons sans reserve pour l'article 74"


d'une Martinique just et plus claire
pour le bien de tous.
Amis plasticiens, aidons nos lus qui
ont uvr pour notre bien, pour la cul-
ture de ce pays polir la pierre brute
pour que demain notre difice participe
l'universel, pour que ds maintenant,
en nous appuyant sur nos ralits mar-
tiniquaises, nous puissions changer
d'gal gal.

Dois-je vous dire que sans cela nous se-
rons des receveurs mais jamais des
changeurs et toujours nous resterons
des singers et des mineurs ?

Amis artistes, je l'ai dj dit, un people
n'est pas un people, une nation n'est
pas ne nation, une region n'est pas
une region s'il n'a pas de culture.

De grce, loignons-nous de ceux qui
oeuvrent la dculturation de notre pays
car on ne peut laisser se battre nos lus
qui prnent la responsabilit spcifique
de notre region et de l'autre ct aider


notre acculturation.

Ceux qui parmi nous enseignent les arts
plastiques dans nos colleges, lyces et
centres de beaux-arts ont cet gard
une grande responsabilit. Qu'ils se re-
mettent en question. Et pour atteindre
pleinement cet objectif, seule l'volution
statutaire nous aidera.
Pour notre dignit, pour notre fiert, pour
la conservation de notre identity origi-
nelle, bref, pour rester debout, votons
sans reserve pour l'article 74 et disons-
le autour de nous.
Je condamne le silence de ceux qui se
prtendent crateurs en suivant les au-
tres et en caricaturant les expressions
picturales de pays lointains.

Ce faisant, ils ne se rendent pas compete
qu'ils participent au broyage de notre
pays par ceux qui seront toujours plus
forts parce que plus grands, plus nantis.
Louis Laouchez


OUI A UN ETAT PALESTINIEN SOUVERAIN !I


En 1948, les Israliens ont mis la com-
munaut international devant le fait ac-
compli en se proclamant Etat souverain.
En 2009, ils dnient ce droit aux Pales-
tiniens. Le 15 novembre dernier, le prin-
cipal ngociateur palestinien auprs du
Conseil de Scurit de l'ONU, Saeb
Ereka, a dclar : "(..) ('urgence que re-
vt la creation d'un rEtat palestinien, via-
ble, indpendant, dmocratique, vivant en
paixauxcots fdIsraldans des frontires
sures et reconnues (..)" Il n'en fallait pas
plus au Premier ministry isralien, Ben-
jamin Netanyahou, pour rugir. Non seu-
lement, il bloque les ngociations entire


Israliens et Palestiniens, mais il vient
encore de rejeter la demand d'Obama
de geler le project de colonisation J-
rusalem-Est. Pire, il menace d'annexer
Isral les "colonies" situs en Cisjor-
danie, le long de cet autre mur de la
honte construit par les autorits isra-
liennes.
Cette position d'lsral est renforce par
l'appui du lobby juif et par le fait que
l'Union Europenne estime que pour
parler d'un Etat palestinien, le moment
n'est pas venu selon Javier Solana, h-
las responsible diplomatique-de l'Union
Europenne.
A.C


-.-... -

-


Mahmoud Abbas, Prsident palestinien










AFGHANISTAN : UAND L'INEFFICACE LE DISPUTE L'AB-

5URDE


La second guerre d'Afghanistan (la
premiere fut celle mene contre la toute
jeune rpublique et son alli sovitique
par les occidentaux et les USA, sou-
tiens indfectibles des fodaux locaux et
des futurs talibans) est tout ce que vous
voudrez sauf ce que vous croyez.
La lutte contre le terrorism djihadiste et
AI-Qada est sans fondement, de l'avis
mme des responsables US. La d-
fense des droits de l'homme (et de la
femme) est une odieuse plaisanterie,
de l'avis mme des principles intres-
ses, les femmes. Assurer la scurit de
l'Occident est trs vite devenu un dan-
gereux prtexte qui remet fortement en
cause... la scurit de l'Occident. Et ne
parlons pas des centaines de milliards
de dollars engloutis dans cette guerre
pour le seul bnfice du complex mili-
taro-industriel US (qui il est vrai en a un
urgent besoin dans le context de la
crise).
On peut comprendre l'embarras de Ba-
rack Obama, trop intelligent pour ne pas
saisir le risque grandissant d'un san-
glant enlisement, mais trop intgr au
systme pour oser s'en dgager.


51 % des Nord-Amricains estiment, se-
lon le Washington Post, que cette
guerre ne "vaut pas dtrc mene"et 77 %
des Afghans, selon la BBC, jugent que
les frappes US sont "inacceptab es"
(97 % de bavures pour 3 % de russite)
et que bombarder le pays au lieu de le
reconstruire est un non-sens. Mais le
gnral Stanley Mc Crystal, lui, rclame
des renforts, toujours plus de renforts,
alors qu'il dispose dj d'un effectif su-
prieur celui qu'avait prvu Bush.
Comme beaucoup de ses homologues
forms dans les meilleures acadmies
de guerre occidentales, il n'a pas com-
pris (ou refuse de comprendre) que les
techniques de contre-insurrection,
mme les plus sophistiques, n'ont d'au-
tres rsultats concrets que de renforcer
l'insurrection. C'est pourtant le B-A BA
de toute stratgie de gurilla s'appuyant
solidement sur une population.
Autrement dit, les fins stratges du Pen-
tagone ont non seulement tout faux,
mais ils se retrouvent de fait reconvertis
en agents involontaires mais trs effi-
caces d'AI-Qada conformment aux
provisions de Ben Laden qui ds 2004


dclarait : 'Tout ce que nous avons faire,
c'est d'envoyer deu_. moudjahidines au
point fe pfus ['est et de brandir un mor-
ceau de tissu sur requef est crit "f(l-
Qaida", pour que fes gncrau.ns) prcipi-
tent et que nous infligions fPAmtique des
pertes humaines, des rev'ers conomiques et
politiques, sans qu'ifs" parviennent ac-
compfir quoi que ce soit d notable !... Ces
guen'es stimuleront fe recnrutement dfl-
Qaida travers fc monde et finiront par
ruiner 4PArmrique".
Les USA, bien sr, n'avaient pas be-
soin de guerre pour se ruiner, le capita-
lisme lui seul suffisait pour cela, mais
le fait est que Washington s'est prcipit
la tte la premiere dans le pige tendu.
Le plus paradoxal dans ce conflict, c'est
que finalement les communists af-
ghans et l'Union sovitique se sont trou-
vs tre le principal rempart de l'Occi-
dent contre le fanatisme islamique et
que ce mme Occident a tout simple-
ment sci la branch sur laquelle il se
trouvait.
K Solaris


OBAMA EN ASIE : LE GRAND DFI


Le president Obama qui s'est bien gard
de se mler aux festivits du 20e anni-
versaire de la chute du mur de Berlin et
plus encore de rencontrer le dala lama
avant son dpart (les Etats-Unis sont
par trop dpendants de la Chine pour se
permettre de la dfier ouvertement)
vient d'effectuer une tourne officielle
en Asie l'occasion du sommet de Sin-
gapour du Forum conomique Asie-Pa-
cifique (APEC). Lors de son tape japo-
naise, Obama qui est n Hawa et a
grand en Indonsie a tenu souligner
qu'il tait un presidentt amricain issu du
(Pacifique"et que les Etats-Unis avaient
grand intrt s'intgrer plus fortement
dans cette zone devenue vitale avec l'ir-
rpressible monte en puissance de
l'Inde et de la Chine.
Les Etats-Unis semblent d'ailleurs avoir
pleinement pris conscience de leur trs
forte dpendance financire de la Chine
qui dtient plus de 800 milliards de dol-
lars de bons du Trsor US et qui main-
tient l'conomie nord-amricaine sous
perfusion pour viter un cataclysme co-
nomique mondial don't elle ptirait ga-
lement. Cette situation n'est pas pour
rien dans la rapide rosion de l'influence


de Washington dans
la region. La tche
d'Obama est donc de
remdier autant que
faire se peut cet tat
de chose en dpit du "4
srieux handicap que
reprsentent l'inter- v
vention US en Irak et
en Afghanistan, les
frappes sur le Pakis-
tan et la crise ouverte
avec l'Iran, car il en va
de l'autorit mme du
plus puissant Etat ca-
pitaliste de la plante.
A Pkin, Obama qui a
d lcher du lest sur le
Tibet en raffirmant
"le respect de 'intgrit
territorial "de chaque
parties (et comme la
Chine n'a jamais sou-
tenu aucune tendance
sparatiste aux Etats-
Unis...) a cependant insist pour que
les Chinois rvaluent le yuan afin de
sauver son propre systme. Mais la
Chine qui se trouve devoir objective-


Les presidents amricains et chinois
Obama et Hu Jin Tao


ment soutenir l'conomie mondiale
bout de bras et subjectivement permet-
tre aux pays du Sud de se dgager pro-
gressivement de l'emprise no-librale










du capitalism financier en multipliant
les rapports de type "gagnant-gagnant"
n'a, comme elle l'a encore fermement
raffirm, nullement l'intention de se
soumettre aucune injunction d'o
qu'elle vienne. L'poque est rvolue o
le chef de file de l'Occident pouvait se
permettre de dcider seul du sort de
l'humanit.
Obama n'a pas manqu non plus
d'aborder l'antienne du respect des
droits de l'homme sans provoquer la
moindre reaction du ct chinois. Parler
des droits de l'homme quand on dirige
un pays qui n'hsite pas envahir d'au-
tres pays pour les piller au nom des
droits de l'homme (ou de la femme) ou
organiser un blocus conomique
contre un Etat qui refuse de se soumet-
tre alors qu'en mme temps on se r-
vle incapable de bien loger, bien nour-
rir, bien soigner, bien duquer sa propre
population, ne mrite gure autre chose
qu'une indifference police.
Ce sommet Chine-USA se solde pour-
tant par un bilan relativement positif pour


la Chine en ce qu'il a permis aux Chinois
de raliser qu'aujourd'hui les "Etats-
VUnis ont dsonnais Beaucoup plus besoin
de la Cliine que la Chine des Etats-Unis"
ce qui va leur permettre de mieux se
concentrer sur ce qui les proccupe
avant tout, c'est dire la russite de
leur stratgie de dveloppement int-
rieur pour pouvoir mieux fire face aux
effects pervers de la crise financire, co-
nomique, social, climatique et alimen-
taire qui affected le monde en ce mo-
ment.

L'implicite aveu
Rvle par l'agence russe RIA-Novosti
et confirme par la chaine de tlvision
chinoise CCTV, l'information n'a pas
vraiment intress la grande press oc-
cidentale. Elle est pourtant d'un intrt
primordial au vu de sa profonde signifi-
cation. Lors de sa visit officielle P-
kin, Obama a propos au gouvernement
chinois une alliance politique deux, un
G-2 en quelque sorte, charge de grer le


monde puisque le G-7 n'en est plus ca-
pable.
Le premier ministry chinois, Wen Jia-
bao, s'est empress de dcliner poli-
ment l'offre d'abord parce que la Chine,
du fait de sa forte population et de son
conomie mergente en pleine volu-
tion qu'il faut encore conforter, se consi-
dre toujours come un pays en voie
de dveloppement. Ensuite parce
qu'elle pratique une politique extrieure
indpendante et n'a pas l'intention de
contractor des alliances avec d'autres
pays ou groups de pays car les pro-
blmes mondiaux ne doivent pas tre
rgls par un ou deux pays parmi les
plus puissants mais par tous les pays
sans exception.
Ainsi donc, les Etats-Unis reconnaissent
de fait qu'il leur faut maintenant s'allier
avec d'autres partenaires que leurs tra-
ditionnels vassaux occidentaux pour
pouvoir conserver leur leader-ship.
L'aveu est de taille.
K Solaris


Jonduras: MICHELETTI SE MET EN CONG DU 25 NOVEMBRE


AU 2 DCEMBRE


Incroyable mais vrai : Roberto Miche-
letti, le "prsident"putschiste du Hondu-
ras a dclar le 19 novembre qu'il re-
nonce "provisoirement"au pouvoir le 25
novembre pour le reprendre le 2 d-
cembre 2009. Un tel cynisme n'a pas de
pareil et jamais la dmocratie n'aura t
bafoue de la sorte en Amrique La-
tine !
Ce que veut ce triste sire, c'est crer l'il-
lusion que les lections prvues pour le
29 novembre vont se drouler dans un


climate dmocratique, dans le respect de
la Constitution. Or, si Micheletti prend
quelques jours de vacances, son gou-
vernement reste en place, et le prsi-
dent lgitime Manuel Zelaya toujours
confin dans les locaux de l'ambassade
du Brsil, toujours dclar hors la loi. Mi-
cheletti et sa clique ont viol les lois du
Honduras, assassin des partisans de
Zelaya, musel les mdias de l'opposi-
tion, pitin le recent accord San Jos /
Tegucigalpa, qu'ils ont pourtant sign.


Maintenant, le president de facto lance
un dernier dfi la "communaut inter-
nationale"et salit l'honneur de son pays.
Le 29 novembre prochain, on assistera
une farce tragique. Le dictateur a
averti qu'il reviendrait au pouvoir avant
le 2 dcembre si la situation l'exigeait,
c'est--dire si les partisans de Zelaya
provoquaient des troubles en vue d'em-
pcher la bonne tenue des lections.
Affaire suivre donc.
M.Belrose


AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
SARLJORAL
AU CAPITAL DE 1000.00
Aux terms de l'assemble gnrale n 2
en date du : 17/08/09, les associs ont
dcid de :
- Nommer grante Madame Murielle
JEAN-BAPTISTE demeurant, Trinit
Beausjour
(97220) en replacement de Madame
LERIGAB Emeline.
- Transfrer Le sige social situ
Villa Camino Ravine Touza
97233 Schoelcher au 18 rue Sibosy Pla-
teau Fofo
97233 Schoelcher
Les articles des status correspondents
ont t, en consequence, modifi.
Pour avis le Grant FB 1915
AVIS DE PUBLICITY
Aux terms du procs-verbal de l'assem-
ble gnrale extraordinaire du 29 Octo-
bre 2009, il rsulte que:
Les associs des SNC suivantes :
ANTILLES INDUSTRIES N 1 RCS de


FDF N 413 969 577 .- Capital de
152.45e
ANTILLES INDUSTRIES N 7 RCS de
FDF N 414 982 850 Capital de
152.45E
ANTILLES INDUSTRIES N 9 RCS de
FDF N 414 982 413 Capital de
152.45f
ANTILLES INDUSTRIES N 11 RCS de
FDF N 414 984 252 Capital de
152.45E
ANTILLES INDUSTRIES N 15 RCS de
FDF N 414 984 310 Capital de
152.45C
DOMINDUSTRIE N 9 RCS de FDF N
411 188 907 Capital de 152.45
FININDUSTRIE N 9 RCS de FDF N
409 285 632 Capital de 152.45
GUADINDUSTRIE N 3 RCS de FDF N
423 189 638 Capital de 152.45 E
GUADINDUSTRIE N 5 RCS de FDF N
428 567 820 Capital de 152.45
GUADINDUSTRIE N 6 RCS de FDF N
428 279 111 Capital de 152.45 E
GUYANE INDUSTRIES N 5 RCS de
FDF N 423 812 981 Capital de
152.454


GUYANE INDUSTRIES N 14 RCS de
FDF N 432 016 186 Capital de
152.45e
FININDUSTRIE N 4 RCS de FDF
N407 635 473 Capital de 152.45 e
FININDUSTRIE N 5 RCS de FDF N
407 562 503 Capital de 152.45 E
MADINDUS N 1 RCS de FDF N 433
797 859 Capital de 152.45 E
MADINDUS N 2 RCS de FDF N 433
795 887 Capital de 152.45 E
MATINDUSTRIE N 2 RCS de FDF N
423 138 528 Capital de 152.45 E
MATINDUSTRIE N 3 RCS de FDF N
423 138 551 Capital de 152.45 E
MATINDUSTRIE N 7 RCS de FDF N
423 189 737 Capital de 152.45 f
MATINDUSTRIE N 9 RCS de FDF N
424 315 794 5 Capital de 152.45 E
MATINDUSTRIE N 10 RCS de FDF N
424 353 050 Capital de 152.45 C
MATINDUSTRIE No 11 RCS de FDF N
424 314 656 Capital de 152.45
MATINDUSTRIE N 15 RCS de FDF N
432 499 879 Capital de 152.45
MATINDUSTRIE N 19 RCS de FDF N
433 796 091 Capital de 152.45 E


AMINDUSTRIE N 11 RCS de FDF N
439 819 178 Capital de 100.10
MATINDUSTRIELLE .. RCS de FDF N
440 079 325 Capital de 100
Sige : 6 Lot. MANHITY Immeuble
SERA 97232 LE LAMENTIN
ont dcid la dissolution anticipe des-
dites Socits computer du 29 Octobre
2009 et leur mise en liquidation.
L'assemble gnrale a nomm comme
Liquidateur Stphane de REYNAL, de-
meurant MAGDELONNETTE 97240 LE
FRANOIS, avec les pouvoirs les plus
tendus pour raliser les operations de li-
quidation et parvenir la clture de celle-
ci.
Le sige de la liquidation est fix au 6 Lot.
MANHITY- Immeuble SERA-97232 LE
LAMENTIN, adresse laquelle toute cor-
respondance devra tre envoye, et,
actes et documents relatifs la liquidation
devront tre notifis.
Le dpt des actes et pices relatifs la
liquidation sera effectu au greffe du tri-
bunal de commerce de Fort de France.
Mention sera faite au RCS : FDF.
Pour avis, FB 1916


[UNS ILIE MUNIIE Jeudi .26 Alo.vembre 2009 Justice 11* 4$ Page 16


ANNUNiiiEs LcAiLiEs









Si -Justic n4 -Page


EKAMIG
SARL AU CAPITAL DE 625,05 E
SIGE SOCIAL : CENTRE
D'AFFAIRES DE LA MARTINIQUE
CALIFORNIE 2, 97232 LE LAMENTIN
402 074 447 RCS FORT DE FRANCE
Par AGE du 17.08.2009, les associs ont
nomm M. Miguel EUCHARIS, domicili
15 rue Thodore Baude, Crozanville,
97200 Fort de France, en quality de G-
rant, pour une dure illimite, en rempla-
cement de M. Louis MORIN,
dmissionnaire.
Par decision du 31.08.2009, l'associ
unique a transfr le sige social de la
socit au 15 rue Thodore Baude, Cro-
zanville, 97200 Fort de France.
Les status sont modifis en cons-
quence.
Pour avis FB 1917

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 16/11/09, il a t constitute
une: SARL
Prsentant les caractristiques suivantes:
Objet : Exploitation de toutes units de
grossissement de toutes fermes aqua-
coles ou centre de production de pois-
sons, la commercialization de toutes
productions de poissons
Denomination : FERME AQUACOLE DU
SABLE BLANC
Sige social : quarter Morne Acajou
97240 Franois
Dure : 99 ans
Capital : 3 000 euros
Apports en numraire 3 000 E
Grant: M. AGOT Emile Eloi
Demeurant : Morne Acajou
97240 Franois
Monsieur TARDIF Patern Mdard
demeurant Derrire Morne
97230 Sainte-Marie
La socit sera immatricule au R.C.S.
de Fort de France FB 1918

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
DECO AND ARTS KARAIBES
Aux terms d'une assemble gnrale en
date du 18/10/09, avis est donn du
- changement du grant :
Ancienne mention : M. Grard ALFRED
demeurant : Quartier Cadet 97231 Ro-
bert
Nouvelle mention : Mme Isabelle FRAN-
CISQUE, demeurant 10 Ave mile Mau-
rice, Rs. Casona, Apt 7 97233
Schoelcher
- Transfert du sige social :
Ancienne mention : Im Mapou, Baril B1,
Place D'Armes 97232 Lamentin
Nouvelle mention : ZA Aurore, Petite Ri-
vire 97232 Lamentin
L'article des status a t, en cons-
quence, mis jour.
Pour avis le Grant FB 1919

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 15 novembre 2009 au Marin, il a
t constitute une socit prsentant les
caractristiques suivantes :
Forme : Socit Responsabilit Limite
Denomination : CLAIR MATIN BOU-
TIQUE MARIN SARL
Sige social : Rue Diaka 97290 Le
Marin
Objet : L'achat et la vente de tous biens
d'art de la table, de la cuisine, de dcora-
tion de la maison, de tous products ali-
mentaires, y compris vins et spiritueux
Dure : 99 (quatre vingt dix neuf) annes
dater de son immatriculation au Regis-
tre du Commerce et des Socits
Capital : 10 500 (dix mille cinq cent) euros
Co-grantes : -Madame Sverine DOISY,
demeurant Quartier Val d'Or
97227 sainte Anne
Mme Alexandra JACcOULET, demeu-


rant 1 rue de la Concorde Cluny
97200 Fort de France
Immatriculation au Rregistre du Com-
merce et des Socits
Pour avis, la Grance FB 1920

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPE
ET MISE EN LIQUIDATION
SAINTE LUCE LOCATION AUTOS
MOTOS SARL
AU CAPITAL DE 7 622.45 EUROS
14 RUE SCHOLCHER
97228 SAINTE LUCE
RCS DE FORT DE FRANCE
419868195
A computer AGE du 18/11/09, dissolution
anticipe et mise en liquidation volontaire.
Liquidateur (s) dure liquidation Mme
MILCENT Catherine, demeurant 85 rue
Gabriel Peri, 78114 Magny Les Ha-
meaux. Sige liquidation ou correspon-
dances, actes, documents relatifs
liquidation sont expdier : au sige so-
cial Dpt lgal actes, documents et for-
malits : RCS Fort de France.
FB 1921

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 19/11/ 09, il a t constitute
une : SARL
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : MARIN PLONGEE
SISE: Marina
97290 Le Marin
Objet : Enseignement de disciplines spor-
tives, d'activits de loisirs
Dure : 99 ans
Capital: 15 000 E
Grant : Mathieu LEROUX
Luc TROHEL
Adresse : Marina
97290 La Marin
Immatriculation au registre du Commerce
en course
Pour avis la Grance FB 1922

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Forme : SARL
Denomination : GAlA C
Sige social : Co Immeuble Hisseo, 16
rue Georges Eucharis, Lot Dillon Stade
97200 Fort de France
Objet: Exercice d'activits immobilires
Dure : 99 ans
Capital : 1 000 Euros
Grant : Jimmy LANCRY
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB 1923

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Forme : SARL
Denomination : GAlA N
Sige social : Co Immeuble Hisseo, 16
rue Georges Eucharis, Lot Dillon Stade
97200 Fort de France
Objet : Exercice d'activits immobilires
Dure : 99 ans
Capital : 1 000 Euros
Grant : Jimmy LANCRY
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB 1924

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Forme : SARL
Denomination : GAlA W
Sige social : Co Immeuble Hisseo, 16
rue Georges Eucharis, Lot Dillon Stade
97200 Fort de France
Objet : Exercice d'activits immobilires
Dure : 99 ans
Capital : 1 000 Euros


Grant : Jimmy LANCRY
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB 1925

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
ET DE RADIATION TOTAL
RCS : FDF TMC 400 902 623
CODE GESTION N* 95B 265
I1 a et dcid computer du 17 novembre
2009, la dissolution anticipe et la radia-
tion total de la socit AQUARIOPHILE
MARTINIQUE. M. ACCAMAMH grant
unique demeurant Quartier Croix Codet-
97211 Rivire Pilote a t nomm liqui-
dateur. Le liquidateur prcise que la so-
cit n'a jamais eu d'activit.
Pour avis, le grant FB 1926

SCI ZEL TOMA
AU CAPITAL DE 4 000 E
SIGE SOCIAL:
GRANDE ANSE
97221 LE CARBET
RCS : 2006 D 644
Aux terms d'un procs-verbal du 12 no-
vembre 2009,
l'assemble gnrale a dcid d'aug-
menter le capital social pour le porter de
1 600 e 4 000 par la creation de 240
parts nouvelles.
L'article 7 a t modifi en consequence.
Suivant le mme procs-verbal du
12/11/09,
Monsieur GEMIEUX Jacques, grant d-
missionnaire,
a t remplac par Monsieur PAPAYA
Patrick nouveau grant,
demeurant 20 lotissement Les Bougain-
villiers 97221 Carbet
L'article 16 a t modifi en consequence
Les actes modificatifs sont dposs au
Registre du Commerce et des Socits
Pour avis
Le grant FB 1927

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination social : ODYLINE.
Forme : SARL
Capital: 8 000 E
Sige social : 202 Immeuble Vermeil
Pointe du Bout 97229 Les Trois lets
Objet social : La restauration et organisa-
tion de soire.
Dure 99 ans computer de la date d'im-
matriculation de la socit
Grant : Olivier MARIE-JOSEPH
demeurant au 202 immeuble vermeil,
Pointe du Bout, 97229 Les Trois Ilets
Immatriculation au RCS de FDF
Pour avis la Grance FB 1928

MISE EN LOCATION -GERANCE
Date de mise en location-grance : le 15
novembre 2009. Lieu : 1 Cit de la plage
Pointe du Bout
Anse Mitan 97229 Les Trois lets
La SARL SAPOTILLE immatricule au
RCS de Fort de France sous le n
478932924 don't le sige social est :
2 cit de la plage
Anse Mitan Trois Ilets
met en location-grance, un fond de com-
merce constituent un restaurant au profit
de la SARL ODYLINE en course d'imma-
triculation.
Le sige social tant
202 immeuble Vermeil Pointe du Bout
97229 Trois Ilets.
Le grant tant Olivier MARIE-JOSEPH
FB 1929

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
SIGLE EURL PROCONDUITE
Sise : ZA La laugier-voie de l'esprance
97215 Rivire Sale
RCS : 503 548 430
au capital de : 7 500


Code de gestion n 2008 B 952
En date du 30/07/09 la dissolution antici-
pe de la socit a t prononce
computer du
Pour avis et mention
Le grant FB 1930

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP du 15/10/09, il a t consti-
tue une SARL ayant les caractristiques
suivantes :
Denomination : CFCA ORG
Objet social : Prestation, gestion admi-
nistrative
Sige social : Pointe Courchet, Villa Ca-
brisseau, 97240 Franois :
Capital : 300 e
Dure : 50 ans
Grance : Mme Fabienne Canus Pointe
Courchet villa cabrisseau 97240 Fran-
ois
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB 1931

AVIS DE CONSTITUTION
CARAIBES BATIMENTS SERVICES
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE CAPITAL VARIABLE
DE 2.000 ,
SIGE SOCIAL : DERRIRE MORNE
97230 SAINTE MARIE
RCS : FORT-DE-FRANCE, ENCOURS
D'IMMATRICULATION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 1er novembre 2009 Sainte
Marie, il a t constitu une socit pr-
sentant les caractristiques suivantes :
FORME : Socit responsabilit limite
capital variable
DENOMINATION : CARAIBES BATI-
MENTS SERVICES
SIEGE SOCIAL : Derrire Morne,
97230 Sainte Marie, dpartement de la
Martinique
OBJET SOCIAL : Construction de bti-
ments rsidentiels et non rsidentiels
DUREE : 99 annes computer de son
immatriculation au Registre du Com-
merce et des Socits
CAPITAL : Variable de 2.000 E,
capital maximum 20.000 E
GERANCE : Monsieur DANGEON Jacky,
demeurant Derrire Morne, 97230 Sainte
Marie
IMMATRICULATION : au registre du
commerce et des socits de Fort-de-
France, Martinique en course.
Pour avis
Le reprsentant lgal FB 1932

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date FDF du 28/10/09.
Forme : SARL
Denomination : RISSE JEAN DECORA-
TION
Sige social : Jeanne d'Arc
97232 Le Lamentin
Objet : Peinture et dcoration
Capital : 7 000 E en nature
Dure : 99 ans
Grant : M. RISSE Firmin demeurant
Jeanne d'arc 97232 Le Lamentin
RCS de FDF
Pour avis FB 1933

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination : JANDNAT
Forme : Socit Responsabilit Limite
Sige social : 52-54 boulevard du Gn-
ral de Gaulle 97200 Fort de France
Objet : La production et la vente d'ner-
gie solaire
Dure : 50 ans
Capital : 1 000 euros en numraire
Grance : Madame COLLIN Nathalie
Rene Marie pouse LUCA, demeurant
Anse l'ne, 24 rue de la Bcunes,










1 E E r 9 c n '4 'P g


97229 Les Trois Ilets
Immatriculation au .RCS de Fort de
France
Pour avis FB 1934

AVIS DE SUPPRESSION D'ACTIVITE
SARL JOELLY SERVICES PLUS
CAPITAL DE 7 500.00
SIRET : 508 692043 00013
APE : 8899B
RTE DE L'ENTRAIDE
RUE DE LA MAZURKA 97200 FDF
Suite l'AGO du 02/10/09, il a t dcid
de supprimer l'activit Service la per-
sonne de l'article 2 des status, avec effet
immdiat.
L'tanchit couverture et maonnerie
gnrale seront exclusivement l'activit
principal de la socit.
Mention sera faite au RCS de FDF
Pour avis, la grante FB 1935

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 16 novembre 2009, avis est
donn de la constitution de la socit ci-
vile immobilire SCI TEAM TWO au ca-
pital de 1000 euros dcompos comme
suit :
1000 E en numraire
Sige social : 24 rue Blanqui Terres
Sainville 97200 Fort de France
Objet social : Acquisition et gestion de
bien immobilier
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation au RCS
Grant : VIRAYIE Thierry est dsign en
quality de grant
RM Fort de France
Pour avis, le grant FB 1936

MODIFICATION DE STATUT
SCI DES ANSES
SOCIT CIVIL IMMOBILIRE
Sige social : residence sucrerie
97217 Anse d'Arlet
Capital social: 152.45
L'assemble Gnrale runie l'unani-
mit a vot la modification du nombre de
parts sociales :
Ancienne mention :
-Capital: 152.45
Parts : 4 parts
- Nouvelle mention :
Capital: 152.45
Parts : 5 parts
Pour avis
La Grance FB 1937

AVIS IDE CONSTITUTION
Il a t constitute une socit uniperson-
nelle responsabilit limite :
Denomination : PRESTA NET SERVICE
Son sigle est : PRESTA NET SERVICE
Dure : 99 ans
Capital : 500 euros
Sige social : ZAC de Rivire Roche, Bt
D3, Fort de France 97200
Objet : L'aide domicile, le service la
personnel, l'entretien des spaces verts et
les travaux de bricolage
Grant : Mlle LUBIN Micheline
La socit sera immatricule au Registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France FB 1938

AVIS DE CONSTITUTION
Il a t constitute une socit respon-
sabilit limite :
Denomination : AGENCE GUERILLA
Son sigle est : AGENCE GUERILLA
Dure : 99 ans
Capital : 20 000 euros
Sige social : 128 rue du Professeur Roy
Camille, Dillon, Fort de France 97200
Objet la conception, la production et la
mise en ligne de site web, mobiles, et tout
autre support multimedia, ainsi que la
vente et la location de tous matriels re-


latifs la communication et aux nouvelles
technologies. La commercialization de
toute creation audiovisuelle et multimedia
caractre artistique ou documentaire.
Enseigner, promouvoir la creation des
arts visuels autour d'un parcours initia-
tique an histoire de l'art.
Cogrants : M. BOULOGNE Jacques et
Mlle ENTIOPE Graldine
La socit sera immatricule au Registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de commerce de Fort
de France FB 1939

AVIS DE DISSOLUTION
SOCIT GNRALE
D'ENTREPRISES MULTIPLES SARL
AU CAPITAL DE 38 875 E
RESIDENCE LA MARINELLE A 301
97224 DUCOS
RCS FDF 91 B 676
SIRET: 383 301 595 000 13
Aux terms d'une assemble gnrale
extraordinaire du 30 octobre 2009, l'as-
soci a dcid la dissolution anticipe de
la dite socit. La socit subsistera pour
les besoins de la liquidation et jusqu' la
clture de celle-ci.
Monsieur Serge NARCISSOT
demeurant Rsidence la Marinelle A 301
DUCOS 97224
est nomm liquidateur.
Le sige de la liquidation est fix
Residence la Marinelle A301
DUCOS 97224.
C'est cette adresse que la correspon-
dance devra tre adresse et que les
actes et documents devront tre notifies.
Les actes et pices relatifs la liquidation
seront dposs au registre du commerce
et des socits de Fort de France.
Pour avis, "
le liquidateur FB 1940

AVIS D'AUGMENTATION
DE CAPITAL
SOCIETY DE GESTION, DE FINANCE
ET D'INVESTISSEMENT
DE LA CARAIBE
GF INVEST CARAIBE
SARL AU CAPITAL DE 32 500 EUROS
C/O GILLES FILIN
ALLE DES PITONS LA COLLINE
97233 SCHOELCHER
RCS FORT-DE-FRANCE B
440 200 426
Par decision du 14 novembre 2009, l'as-
soci unique a dcid une augmentation
de capital de 22 500 euros, ce qui en-
trane la publication des mentions sui-
vantes :
Capital ancien : 10 000 euros
Capital nouveau : 32 500 euros
Pour avis, FB 1941

AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
LA CASE A JR
1 RUE FONTAINE
97229 TROIS ILETS
Aux terms d'une assemble gnrale en
date du : 03/11/09 avis est donn du
changement du grant :
Ancienne mention : Mme SAINTE
ROSE Mireille
demeurant : 19 rue Alexandre Bulliard -
97200 Fort-de-France
Nouvelle mention : M JOSEPH REI-
NETTE Victor
demeurant : Chemin des Sources Dma-
rinire 97215 Rivire Sale
L'article des status a t, en cons-
quence, mis jour.
Pour avis,
Le Grant FB 1942

H DISTRIBUTION SA
SOCIT ANONYME AU CAPITAL DE
17 461 120 EUROS
2 AVENUE DES ARAWAKS, 97200
FORT DE FRANCE


RCS FORT DE FRANCE : 440 343 010
Par dlibration en date du 27 mai 2009,
l'Assemble Gnrale des actionnaires
dcide de ne pas renouveler la Socit
Alimentaire Ho Hio Hen dans ses fonc-
tions d'administrateur qui prennent donc
fin l'issue de ladite assemble.
Pour avis.
Le President FB 1943

SOCIETY ALIZE ENVIRONNEMENT
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 10 000 E
SIGE SOCIAL : 9 ZONE DE CHAM-
PIGNY 97224 DUCOS
RCS FORT-DE-FRANCE
B 513920 041
AVIS DE PUBLICITY
Aux terms du procs-verbal de l'assem-
ble gnrale extraordinaire du 16 Mars
2009 il rsulte que :
- Le sige social a t transfr de C/o
ETP- ZAC les Coteaux
97228 Saint-Luce,
9 Zone de Champigny
97224 DUCOS,
computer du 19 Novembre 2009.
L'article 4 des status a t modifi en
consequence.
Mention sera faite au RCS : Fort-de-
France
Pour avis, FB 1944

AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
ET TRANSFER DE SIEGE SOCIAL
MEDIA PHARMA F.W.I
FORT DE FRANCE (97200),
IMMEUBLE LES BOUGAINVILLIERS,
86 BOULEVARD DE LA POINTE
DES NGRES
Aux terms d'une assemble gnrale en
date du 13 juillet 2009, avis est donn du
changement du grant :
Ancienne mention : Sandrine FAGOUR,
route de Grand Fond Les haut de Ma-
nibat
Case Pilote 97222.
Nouvelle mention : Agns ZARKA de-
meurant Schoelcher (97233) au 13 bis
chemin petit bois
Domiciliation du sige :
Ancienne mention : 654 avenue du Pro-
fesseur Judes TURIAF, Cit Dillon, 97200
Fort de France
Nouvelle Mention : Fort de France
(97200), Immeuble les Bougainvilliers, 86
boulevard de la Pointe des Ngres.
Les articles des status ont t mis jour
en consequence
Pour avis, la grante FB 1945

AVIS D'ATTRIBUTION
Identification du pouvoir adjudicateur
Conseil Rgional de Martinique, M. le
president du Conseil regional de Marti-
nique, Service Routier Rgional Rue
Gaston Defferre, Cluny 97200 Fort-de-
France Tl. : 0596 59 63 00 Tlco-
pieur : 05 96 72 68 10
Adresse(s) internet : Adresse gnrale du
pouvoir adjudicateur : http://www.cr-mar-
tinique.fr
Type de Pouvoir Adjudicateur et activity
(s) Principale(s) : Collectivit territorial
Services gnraux des administrations
publiques.
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs :
Non
L'avis implique l'tablissement d'un ac-
cord-cadre
NB: Les marchs bons de command
au sens de l'article 77 du Code des Mar-
chs Publics doivent tre regards
comme des accords-cadres au sens de
la directive 2004/18/CE. C'est. ce titre
que la procedure d'accord-cadre est men-
tionne dans cet avis. Les rgles applica-
bles en matire d'excution seront bien
celles du march bons de command.


Publications antrieures
L'avis d'appel public la concurrence a -
t-il fait l'objet d'une publication ? : Oui
Si Oui rfrences de publication
Parution n* 2009/S 112-161267 Annonce
n 2009/S 112-161267 Date 13/06/2009
Parution n BOAMP A 113 Annonce 228
Date 16/06/2009
A-t'il fait l'objet d'une publication rectifica-
tive ? Non
Intitul attribu au march par le pouvoir
adjudicateur : Travaux d'entretien spcia-
lis et de rparation des ouvrages d'art
sur le rseau routier national de la Marti-
nique.
Description succincte du march ou de
l'acquisition/des acquisitions Les presta-
tions comprennent :
-d'une part, des interventions ponctuelles
(reprises de garde-corps, restructuration
de poutres ) ;
-d'autre part, de petits chantiers don't le
cot se situe le plus souvent entire 20 et
50 k.
Les travaux de ces chantiers consistent
notamment en :
- la reprise en sous-oeuvre de dalles en
bton arm trs corrodes avec mise en
place de profils mtalliques encastrs
dans les cules et injection, puis rejoin-
toiement des ouvrages annexes (murs en
ailes) ;
- la reconstruction de ttes d'ouvrages
emportes lors de petits glissements de
terrains ;
- la reconstitution de murs de soutne-
ment emports lors de crues ;
- la reprise de radier, creation de para-
fouille;
- le chemisage de buses en bton ou m-
tallique en parties crases ;
- le sablage, puis traitement anti-corro-
sion sur des parties d'ouvrages mtal-
liques;
- la rparation des barreaux intrieur et
extrieur en aluminium des rampes des
passerelles.
Lot n 1 : "Secteur gographique Ouest"
Autoroute Al RN1 (PR 0 9+296) RN2
(PR 0 19+077) RN3 (PR 0 16+545)
- RN4 (PR 0 16+149) RN5 RN 6 (PR
0 6+745 & PR 19+070 35+344) RN
7 RN 8 et RN 9 RN 2002.
Lot n 2 : "Secteur gographique Est"
RN1 (PR 9+296 54+1045) RN2 (PR
19+077 37+945) RN3 (PR 16+545
42+652) RN4 (PR 16+149 26+1304)
- RN6 (PR 6+745 19+070) RN 2001
(PR 29+000 30+083) RN2006
Pour chacun des lots, les prestations se-
ront excutes dans le cadre d'un mar-
ch bons de command, tabli sur la
base d'un montant annuel de :
Lot n 1 : Minimum :300 000 E HT/ Maxi-
mum : 1 200 000 E HT
Lot n 2: Minimum : 200 000 HT/ Maxi-
mum : 800 000 E HT
Classification CPV Pour chacun des lots
:45220000-5 "Ouvrages d'art et de gnie
civil"
Rfrence d'identification du march qui
figure dans l'avis d'appel public la
concurrence : "OA-09-13"
Type de march : Travaux d'excution
Lieu d'excution ou de livraison : Ensem-
ble du rseau routier national de la Marti-
nique
Code NUTS FR 920 MARTINIQUE
March couvert par l'accord sur les mar-
chs publics (AMP) : Oui
Type de procedure Ouverte
Critres d'attribution du march : Offre
conomiquement la plus avantageuse
apprcie, quel que soit le lot, en function
des critres d'attribution noncs ci-des-
sous :
-la valeur technique des prestations :
coefficient 5,5 se dclinant selon les
sous-critres suivants :
Pertinence du.mmoire technique : 50









1 INUNE 'IE Jui 26 Noemr 200 -Jsice n'4 -Page19


% du coefficient 5,5.
Quality du SOPAQ : 30 % du coefficient
5,5
Soin apport l'laboration des sous-
dtails de prix unitaires: 20 % du coeffi-
cient 5,5
-le prix des prestations : coefficient 4,5
Une enchre lectronique a t utilise :
Non
Valeur total finale du ou des march(s)
TTC : 2 238 891,97 TVA 8,50 %
Intitul et numro de march ou des lots
attribus :
-Travaux d'entretien spcialis et de r-
paration des ouvrages d'art sur le rseau
routier national de la Martinique
Lot no 1 "Secteur gographique Ouest"
March no 09 TMT 010
-Travaux d'entretien spcialis et de r-
paration des ouvrages d'art sur le rseau
routier national de la Martinique
Lot no 2 "Secteur gographique Est"
March no 09 TMT 011
Date d'attribution des Marchs : 29 octo-
bre 2009
Nom du titulaire / Organisme : SOMA-
TRAS SAS (Lots no 1 et 2)
Adresse : Village Artisanal de Rivire
Roche Bt. D6
Code Postal : 97200
Ville : Fort-de-France
Tlphone : 05 96 50 50 90
Tlcopieur : 05 96 50 10 61
Courriel : somatras2@wanadoo.fr
Nombre d'offres reues: lot no 1 :01 ; lot
n 2 :01 ;
Montant final du march ou des lots attri-
bu (s) (TTC) :
- Lot nl :1 354 845,16 E TVA 8,50 %
- Lot n2 : 884 046,81 E TVA 8,50 %
En cas de montant annuel ou mensuel :
nombre d'annes : 04 (pour chacun des
lots)
Le march est-il susceptible d'tre sous-
trait ? : Non (pour chacun des lots)
Le march s'inscrit dans un projet/pro-
gramme financs par les fonds euro-
pens : Non
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction de recours: Tri-
bunal Administratif de Fort-de-France -
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
-B.P 683 97262 Fort-de-France Cedex -
Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596 63.10.08
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Lundi 16 novembre 2009 FB 1946

AVIS D'ATTRIBUTION
Identification du pouvoir adjudicateur
Conseil Rgional de Martinique, M. le
president du Conseil regional de Marti-
nique, Service Routier Rgional Rue
Gaston Defferre, Cluny 97200 Fort-de-
France Tl. : 0596 59 63 00 Tlco-
pieur : 05 96 72 68 10
Adresse(s) internet : Adresse gnrale du
pouvoir adjudicateur : http://www.cr-mar-
tinique.fr
Principale(s) activity (s) du Pouvoir Adju-
dicateur : Services gnraux des admi-
nistrations publiques.
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs :
Non
L'avis implique l'tablissement d'un ac-
cord-cadre
NB : Les marchs bons de command
au sens de l'article 77 du Code des Mar-
chs Publics doivent tre regards


comme des accords-cadres au sens de
la directive 2004/18/CE. C'est ce titre
que la procedure d'accord-cadre est men-
tionne dans cet avis. Les rgles applica-
bles en matire d'excution seront bien
celles du march bons de command.
Publications antrieures
L'avis d'appel public la concurrence a -
t-il fait l'objet d'une publication ? : Oui
Si Oui rfrences de publication
Parution no BOAMP A 113 Annonce no
179 Date 11/06/09
A-t'il fait l'objet d'une publication rectifica-
tive ? Non
Intitul attribu au march par le pouvoir
adjudicateur : Travaux de protection des
falaises contre les boulements rocheux
et les chutes de pierres sur le rseau rou-
tier national et les quipements rgionaux
Description succincte du march ou de
l'acquisition/des acquisitions Les presta-
tions comprennent :
* travaux de dbroussaillage et purge en
paroi et en tte de falaise ;
* travaux de reprofilage l'explosif en
paroi et en tte de falaise ;
* travaux de reprofilage l'engin mca-
nique en paroi et en tte de falaise ;
* ouvrages de confortement par contre-
forts en bton ancr et par bton projet;
* ancrages passifs de confortement ;
* ouvrages de protection par grillage
pendu et crans dynamiques ;
* crans provisoires de protection.
- Lot n1 : "Secteur Ouest"
Autoroute Al, RN2, RN 2002, RN3 (PR 0
31), RN4 (PR 0 16+149), RN5, RN9
et quipements rgionaux desservis par
ces routes.
- Lot n2 : "Secteur Est"
RN1, RN3 (PR 31 42+652), RN4 (PR
16+149 26+1304), RN6, RN 2006,
RN7, RN8 et quipements rgionaux
desservis par ces routes.
Les prestations seront excutes dans le
cadre d'un march bons de command,
conformment l'article 77 du Code des
Marchs Publics, tabli sur la base d'un
montant annuel de :
Lot 1 : Minimum 250 000 E HT / Maxi-
mum 1 000 000 E HT
Lot 2 : Minimum 150 000 E HT / Maxi-
mum 600 000 HT
Classification CPV Classification CPV :
45243100-3 "ouvrages de protection des
falaises"
Rfrence d'identification du march qui
figure dans l'avis d'appel public la
concurrence : "Falaises-09-12"
Type de march : Travaux d'excution
Lieu d'excution ou de livraison : Sur l'en-
semble du rseau routier national de la
Martinique et les quipements rgionaux
Type de procedure Procdure adapte
(article 26 et 28 du Code des Marchs
Publics)
Critres d'attribution du march : Offre
conomiquement la plus avantageuse
apprcie, quel que soit le lot, en function
des critres d'attribution noncs ci-des-
sous avec leur pondration :
-la valeur technique des prestations :
coefficient 5,5 se dclinant selon les
sous-critres suivants :
Pertinence du mmoire technique : 50
% du coefficient 5,5.
Quality du SOPAQ : 30 % du coefficient
5,5
Soin apport l'laboration des sous-
dtails de prix unitaires: 20 % du coeffi-
cient 5,5
-le prix des prestations : coefficient 4,5
Valeur total finale du ou des march(s)
HT: 4 744 423,50 E
Intitul et numro de march ou des lots
attribus :
- Travaux de protection des falaises
contre les boulements rocheux et les
chutes de pierres sur le rseau routier na-


tional et les quipements rgionaux
Lot n' 1 : "Secteur gographique Ouest"
Marche n' 09 TMT 008
- Travaux de protection des falaises
contre les boulements rocheux et les
chutes de pierres sur le rseau routier na-
tional et les quipements rgionaux
Lot n'2 "Secteur gographique Est"
March n 09 TMT 009
Date d'attribution des Marchs : 26 octo-
bre 2009
Nom du titulaire / Organisme : CAN SA
Adresse : Quartier Lacroix
Code Postal : 97226
Ville : MORNE VERT
Tlphone : 05 96 55 11 15
Tlcopieur : 05 96 55 11 16
Cournel : algian2@wanadoo.fr
Nombre d'offres reues : lot no 1 : 02 / lot
n'2 : 02
Montant final du march ou des lots attri-
bus (HT) :
-Lotn :2 888 101,00
- Lot n2 : 1 856 322,50 E
En cas de montant annuel ou mensuel :
nombre d'annes : 03 (pour chaque lot)
Le march est-il susceptible d'tre sous-
trait ? Non (pour chaque lot)
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction de recours: Tri-
bunal Administratif de Fort-de-France -
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
- B P 683 97262 Fort-de-France Cedex -
Tel 0596-71-66-67 Fax : 0596 63.10.08
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Lundi 16 novembre 2009 FB 1947

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Catgorie : Etablissement public territo-
rial
Activits principles du pouvoir adjudica-
teur : services gnraux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de l'organisme
acheteur :
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre Samot, Prsi-
dent de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL) :
http://www.cacem.org
Objet du march :
Objet du march : Etude de faisabilit re-
lative la creation d'aides financires
l'conomie d'nergie
Lieu d'excution : CACEM et locaux du
prestataire
L'avis concern un march public
Les variantes ne sont pas autorises.
Les prestations ne sont pas divises en
lots
Dlai d'excution : 4 mois computer de
la date de notification du march.
Conditions relatives au march
Modalits essentielles de financement et
de paiement :


Le financement est effectu comme suit :
- resources propres de la CACEM : 50%
- ADEME : 50%
Dlai global de paiement : 40 jours
Modalits de paiement : articles 86 98
du code des marchs publics
Forme juridique que devra revtir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
Le contenu du pli de la candidature et
d'offre est dtaill dans la note de pr-
sentation.
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
- Mmoire technique : 55%, dcompos
comme suit :
o presentation et rfrences de l'quipe
ddie : 30%
o mthode de travail et moyens mis dis-
position de la collectivit : 40%
o Calendrier dtaill et decomposition
des phases du CCP : 300%
- Prix : 45%
Procedure: Procdure adapte.
Conditions de dlai :
Date limited de reception des offres : le
18/12/2009 12 heures
Renseignements complmentaires
- Numro de rfrence attribu au mar-
ch par le pouvoir adjudicateur
2009/36/DGA3/MAPA
- Dlai minimum de validit des offres: 90
jours computer de la date limited de r-
ception des offres
- Le dossier de consultation est tlchar-
geable sur le site de la CACEM :
http://www.cacem.org
- Les offres sur support paper unique-
ment, sont :
* Soit remises sur place contre rcpiss,
* Soit transmises par lettre recommande
avec avis de reception postal.
Les heures de dpt sont : les lundis,
mardi et jeudi de 8h 12h et de 14h
16h ; les mercredis et vendredi de 8h
12h. La transmission des offres par voie
lectronique n'est pas autorise.
- Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours :
Tribunal Administratif de Fort de France
B.P 683 97264 Fort de France Cedex -
Tl. : 0596.71.66.67
Fax: 0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : 18/11/2009
Annexe 1 Adresses complmentaires
- Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus :
* d'ordre administratif :
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Tl : 05.96.75.82.72
Fax : 05.96.75.54.58
* d'ordre technique :
CACEM Service Energie
Tl: 05.96.59.19.60
Contact : Karine Pastel
- Adresse auprs de laquelle des docu-
ments peuvent tre obtenus et adresse
laquelle les offres doivent tre envoyes
CACEM Service des Marchs Publics
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58 FB 1948






durn MtM










LA LANGUE ET LA CULTURE CROLES SONT-ELLES MENACES

DE DISPARITION .


France-Antilles du 28 octobre se de-
mandait, propos de la "yourne inter-
nationale dit crole"en Martinique :
Pourquoi a ne march pas ? Aprs
avoir rappel que "la 5Martinique a vui
natre les plus grands spcialistes de la
fangue des mornes", soulign le succs lit-
traire des "matres de la crolit mo-
derne"et l'existence d'une plthore d'as-
sociations et de militants anims de la
volont de faire vivre la langue et la cul-
ture croles, Rodolf Etienne met encore
en avant le fait que nombreux sont ceux
qui enseignent le crole, aussi bien
l'universit.que dans le secondaire. Tout
cela pour mettre en evidence un cruel
paradoxe, savoir que malgr tous ces
atouts, la Martinique est en retrait par
rapport d'autres rgions croles pour
ce qui est de la clbration de la "Jour-
ne international dit crole". Il affirme
que "'4 Miaurice, Seyclielles, 'iHati, dans
les diasporas Montral, Miami, Londres
- le dynamisme est bien different" et se
demand pourquoi ladite "Journe" "ne
mobilise pas plus d'actions en Mlarti-
nique". Il numre certes quelques ac-
tions, mais pour faire le constat que "la
rue semble, elle, semble ignorer tout de
cette journe particulire" et pour expri-
mer son impression que "1a .1.umiiiqn'
(est) la bone dernire de ce rendez-vous
chliaque fois ratl".
Rodolf Etienne a interrog ce propos
Yvon Bissol, vice-prsident du Conseil
de la Culture, de l'Education et de l'En-
vironnement( C.C.E.E ), lequel prco-
nise, dit-il, la creation "d'un Institut inar-
tiniquais dit crole ou un Observatoire de
(a langue et de la culture crole martini-
quaises, don't la tchie serait de coordonner
[es nombreuses actions que fancent les


M structures institutionnelles ou asso-
ciatives volontaires".
Bien que n'tant pas spcialiste de
la question de la preservation ou
de la dfense- de la la langue et de
la culture croles, nous pouvons
faire quelques remarques au sujet
du problme que soulve l'article
de Rodolf Etienne. N'est-il pas frap-
pant et significatif que ce soient des
pays indpendants (Hati, Maurice
et les Seychelles) et des Antillais
migrs aux Etats-Unis, au Canada
et en Angleterre qui manifestent le
plus d'intrt pour cette "fourne in-
ternationale du crole" instaure en
1981? Pour ces "diasporas", clbrer le
crole, c'est profiter d'une occasion de
se retrouver entire soi, d'affirmer, non
sans une note de nostalgic du pays na-
tal, qu'on a une identity propre, diff-
rente de celle de l'Autre. Quant aux pays
indpendants mentionns, ils ont la par-
ticularit d'avoir t colonies franaises
-ou franaises et anglaises- et d'tre
confronts la ncessit de recourir la
langue crole comme ciment de la na-
tion, dans un context plurilingue.
La Martinique, bien que confronte, elle
aussi au problme de la coexistence sur
son territoire de deux langues, savoir
le crole et le franais, n'est pas un pays
indpendant, libre de dfinir sa politique
linguistique. Qui plus est, elle est sou-
mise depuis les annes 60 un pro-
cessus de francisation acclr, favoris
par l'exode rural (le fait que la population
des campagnes migre en ville), l'cole,
la radio, la tlvision, les movements
migratoires entire les Antilles et la
France. Le crole perd de plus en plus
son rfrent original, paysan; il se fran-
cise progressivement tant au niveau du
lexique ( des mots utiliss) que de la
syntaxe, autrement dit de l'agencement
des mots dans la phrase. Ajoutons que
de nombreux Martiniquais aiment imi-
ter le parler argotique des banlieues
franaises et que notre crole subit l'in-
fluence de l'anglais, celui rendu familiar
par la musique et le parler des dealers
de la Carabe anglophone. Dans le
mme temps, on assisted un intense
phnomne de crolisation du franais,
phnomne spontan et incontrlable,
que Raphal Confiant montre si bien
dans ses romans et rcits, et qui il
donne mme ses lettres de noblesse.
L'humanit, affirment les philosophes
occidentaux, est entre, dans les an-


nes 60, dans une aire nouvelle dite
"postmoderne" (que les marxistes prf-
rent appeler "postindiustriel'), caractri-
se, entire autres, par la surconsomma-
tion, l'imprialisme des mdias, l'loge
du farniente, le relativisme cultural, le
"tout se vaut", la rvolte des minorits
(ethniques, sexuelles), les guerres de
"basse intensity". Il s'agit en fait de la
mondialisation et de la globalisation,
don't les consequences ngatives se
font cruellement sentir actuellement,
avec la crise du systme capitalist
En Occident, la crise affected galement
le language, et la Martinique, qui appar-
tient au monde occidental, qu'on veuille
le reconnatre ou pas, n'chappe pas
ce phnomne. Bien parler et bien
crire, c'est--dire le respect des
normes a cess d'tre une proccupa-
tion pour beaucoup de gens, singulire-
ment pour les lves et les tudiants. La
langue franaise subit un processus de
dsacralisation don't le crole, non valo-
ris, est incapable de tirer profit pour se
situer sa hauteur ou occuper sa place.
Ajoutons cela le chmage structure -
qui frappe notamment les jeunes, dipl-
ms ou pas -, la perte des valeurs tradi-
tionnelles, le manque de foi en l'avenir,
l'alination multiforme et croissante, et
l'on comprendra pourquoi la defense de
la langue et de la culture croles est
surtout l'affaire d'intellectuels et d'ar-
tistes, mais pas celle du people. Nous
vivons un paradoxe: d'un ct, l'alina-
tion et l'assimilation progressent insi-
dieusement, de l'autre, notre socit
donne des signes nombreux attestant
que son me crole palpite avec viva-
cit.
De mon point de vue, une "journe in-
ternationale du crole" ne peut avoir de
valeur que symbolique. C'est au quoti-
dien qu'il nous faut oeuvrer la sauve-
garde de notre langue et de notre cul-
ture. Cela implique ncessairement que
nous luttions pour sauver notre pays et
notre people. Dans la phase historique
actuelle, il convient que nous luttions
pour la Responsabilit martiniquaise,
afin d'obtenir les pouvoirs nous permet-
tant de rsoudre harmonieusement nos
problmes locaux.
Voter pour l'autonomie dans le cadre de
l'article 74, le 10 janvier 2010, c'est une
manire de dfendre la langue et la cul-
ture croles.
M.Belrose




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