Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: November 12, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00134
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

SG 1E HEBDOMADAL" D'INMATr COMMU


MlM ftietep.
^^ig^s^ggi^^l"^


Discours Sarkozy:
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SOUI
POUR VIVRE ETN RAVAILLEI A COMPTENCES GALES.
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RFlunion-D0ebal
L'Evolution Institutionnelle
Vendredi 13 Novembre
IBh3O chez O. Erichot
PLJS) MI [Lamentin]


eauve










GRIPPE A : FIN DE L'EPIDEMIE


Editor .............. .3
- Mesures d'urgence

Luttes scciales ..... .p. 4/5
- Dfendre la Sant Public
- Chauffeurs de bus
- Le K5F plutot du
- Supermarch Cora

Unaivespitl ....... . p.
- S'ouvrir l'International

Mmoipe du Peupile .... .p. 7
- Desanm 59

rbat Ststutainie .. .p. S/1S
- Louis-Joseph Manscour
- Mesures Sarkozy pour l'Outre-Mer
- le RMC Saint Pierre
- Les adversaires de la Martinique
- Des missionnaires en champagne

an s le Monde .... .p. 14/17
- Honduras
- Haiti dans l'instabilit politique
- La faim dans le Monde
- Etats-Unis
- L'afrique parole de dveloppement

Annonces LEgales .p. 18/13?

Invitation PQM ....... 20c


"JUSTICE"
Administration & Rdaction :
Tl. : o5 96 786 83
Fax : 05 96 63 13 20
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Fondateur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 I 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :-
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 14 54


~4~


de veille sanitaire, la fin de l'pidmie
est pour cette semaine. Le nombre total
de cas lis cette pidmie serait d'en-
viron 30 000, soit environ 7,5% de la po-
pulation, don't 111 hospitaliss et 3 sous
une forme grave. La grippe A n'a fait
qu'un dcs en Martinique. Toutefois les
autorits redoutent un retour en force de
cette grippe, seules des measures de
prevention peuvent attnuer ce risque.
La champagne de vaccination de la
grippe A dbutera le jeudi 12 novembre
Fort-de-France et le 16 pour le reste
de l'le. Les assurs sociaux devront re-
cevoir un bon pour se faire vacciner.


91ME CHAMPAGNE POUR L'ELIMINATION DES VIOLENCE

ENVERS LES FEMMES


La 9ime champagne diligente par
l'Union des femmes de la Martinique
sera place sous le thme "les violence
qui ne se voient pas tuent aussi". Elle
aura lieu du 20 novembre au 1er d-
cembre. Parmi les temps forts, le sa-
medi 21 novembre dans la rue pitonne
de Fort-de-France une action militant
mene en partenariat avec l'IRAV et


l'association Raap Carabes "fera tour-
nerlaparofe"de 8h 13 H. Mercredi 25
novembre, jour de la journe internatio-
nale de lutte des violence faites aux
femmes, rassemblement autour de la
musique et la parole sur le front de mer
de Fort-de-France. La clture aura lieu
le samedi 28 Ducos.


Fte de Ia science lfa rencontre de nos anctres: L 'HMME


L'dition 2009 de la Fte de la Science
se droulera du 16 au 22 novembre pro-
chain.
"Institue en 1992, la Fte de la science
est une manifestation destine favori-
ser, dans un cadre festif, les changes
entire les chercheurs et le grandpublic. If
s'agit dfaider chaque citoyen, quelles que
soient son origine, sa formation, son exp-
rience, mieux comprendre les dbats sus-
cits par [es volutions scientifiques et
technologiques, et apprhender suffi-
samment les enjeuX de la recherche scien-
tifique pour participer aux grands choix


de socit. La volont de valoriser auprs
des jeunes [es tudes et les carrires scien-
tifiques entire galement parmi ces objec-
tifs". Plusieurs manifestations sont
prvues. A Madiana dans le Village des
Sciences, dcouverte de l'volution de
l'Homme travers une galerie de per-
sonnages, des objets, et des sances
de projection de films documentaires.
Interventions en milieu scolaire, visits
de sites, circuits de dcouverte sur diff-
rentes communes et cafs des sciences
sont galement programms.


CONVENTION POUR L'EMPLOI


Vendredi 6 novembre, une convention a
t signe entire l'Etat, le Ple emploi
Martinique et Agefos PME Martinique
pour accompagner les associations
sportives dans leur project d'embauche
et former les salaries en individualisant
leurs parcours vers un diplme profes-
sionnel. En cas d'embauche d'un
contract aid, l'association ne versera
que 200 pour 20 heures de travail au


SMIC, le reste tant pris en charge par
cette convention. Les partenaires de la
convention s'engagent soutenir finan-
cirement l'emploi et le parcours indivi-
dualis de formation du salari ainsi que
les formalits administrative. L'objectif
tant, au travers d'un parcours indivi-
dualis de formation, l'obtention de di-
plmes professionnels pour le salari
en fin de contract.


-Jeudi 12 AfoYeufbre 2009 -Jusffee '46 Page 2


Au course de la dernire semaine d'octo-
bre, le nombre de consultations pour
syndrome grippal a poursuivi sa diminu-
tion pour la cinquime semaine cons-
cutive.
De mme, le taux de positivit global
des prlvements biologiques diminue
depuis quatre semaines. Pour les en-
fants, le nombre de passage aux ur-
gences pour syndrome grippal reste
stable. Le nombre de cas hospitaliss
diminue galement depuis quatre se-
maines : une seule hospitalisation, pour
un enfant, a t enregistre dans la der-
nire semaine d'octobre. Si cette ten-
dance se confirm, announce la Cellule










MEASURES D'URGENCE ET ACCELERATION DU CHANGEMENT


Pour nombre d'observateurs, les v-
nements de fvrier et mars qui ont si
fortement marqu les esprits ne pour-
raient tre qu'un avant-got de la pro-
chaine explosion social si des
measures concrtes ne sont pas mises
en oeuvre immdiatement pour en-
rayer le cycle infernal dans lequel
notre pays s'enfonce chaque jour da-
vantage.
Depuis longtemps dj, notre Parti
avait sonn le tocsin, attirant l'atten-
tion sur les perversits de ce systme
dpartemental rgi par l'article 73 qui
relguait nos compatriotes au rang de
simples spectateurs de leur histoire,
tout en les maintenant dans l'illusion
d'une assimilation et d'une pseudo-
identit avec la "mtropole" don't les
effects pervers ne sont plus dmon-
trer.
Pendant des dcennies, certain se
sont voil la face, refusant de recon-
natre que notre pays tait engag
dans une impasse. Convaincus qu'ils
taient que la fameuse "soldarit na-
tional e" derrire laquelle ils s'abri-
taient pour justifier le statu quo et le
maintien du pays sous perfusion par
l'assistanat suffiraient masquer ter-
nellement l'tat de dcomposition de
plus en plus avance de notre socit
et de notre conomie. Les recettes
miracles fondes principalement sur
l'injection massive par l'Etat de fonds
publics ne sont plus oprantes.
C'est d'ailleurs ce constat d'chec sur
le plan conomique notamment qui a
inspir la nouvelle politique que le pr-
sident propose de mettre en oeuvre
dans les Outremers.
Car aujourd'hui, tous les clignotants
sont au rouge.
La dfiscalisation, sans cesse rema-
nie, a montr ses limits mais aussi
l'tendue de ses ravages. Le btiment
et le logement social sont l'arrt, je-
tant au chmage des milliers d'ou-
vriers. Le tourism don't certain
voulaient faire le fer de lance de notre
dveloppement est moribond depuis
plusieurs annes, plomb aujourd'hui
par la crise capitalist mondiale.
Le commerce, et notamment la
grande distribution, s'essouffle, pris
en tenaille entire le tourbillon de la
course au gigantisme et la chute bru-
tale de la consommation. Le retrait
des Antilles du group belge


Delhaize, propritaire des enseignes
Cora et Match, illustre, s'il en tait en-
core besoin, dans ce secteur comme
dans celui de l'htellerie, la propen-
sion des capitalistes europens pro-
fiter des effects d'aubaine d'une
dfiscalisation tout va, conue de-
puis Paris, et se retire ds que la
conjoncture leur devient moins favo-
rable.
Et comme si le tableau n'tait pas
assez sombre, voil que la quasi-to-
talit des communes doivent faire
face l'effondrement de leur princi-
pale recette, savoir l'octroi de mer
aliment par une taxe sur la consom-
mation de products imports.
Importation et consommation, tels
sont les deux indicateurs sur lesquels
se basaient les dfenseurs de ce sys-
tme d'conomie de comptoir pour
maintenir la population dans une illu-
sion de dveloppement.
Voil notre pays confront l'une des
plus graves crises de son histoire.
Une situation exceptionnelle qui exige
des measures exceptionnelles d'effet
quasi immdiat.
Certes, l'issue du conseil interminis-
triel consacr l'Outremer, le prsi-
dent de la Rpublique a saisi une
grosse lance pour tenter d'teindre
l'incendie.
Trs habile dans sa dmarche, il a,
comme savait si bien le faire Jacques
Chirac, commenc par caresser l'Ou-
tremer dans le bon sens du poil en re-
connaissant que "nous sommes si
diffrents les uns des autres" et que
"sans C'Outremer ta France ne serait
rien Avec en prime la promotion
d'Anne-Marie Penchard au rang de
ministry.
Mais ne pouvant ignorer la gravit de
la situation, il a d reconnatre que "fa
crise que nous avons traverse nous a
o6fbgs repenser une relation entire
['outremeret [a mtropoFe". Trs bien
Et d'annoncer dans la foule une
srie de measures don't la plupart d-
coulent des conclusions des Etats
Gnraux et du SMDE ou s'inspirent
des propositions du Congrs des
Elus.
Leur nombre (137 au total), la grande
diversity des problmes abords, la
reconnaissance par le president que


'"a situation actueTe n'tait pius te-
tna!5e" et la satisfaction exprime
dans la plupart des commentaires
peuvent laisser croire qu'enfin ce chef
de l'Etat, plus que ses prdcesseurs,
est bien dcid engager une poli-
tique de rupture avec les pratiques
antrieures.
Certes, la gravit de la crise exige des
measures d'urgence pour tenter de frei-
ner le glissement du pays dans
l'abme.
Certaines, comme le moratoire des
dettes sociales pour les entreprises
en difficult ou l'accompagnement
des collectivits pourraient momenta-
nment calmer quelques angoisses.
La mise disposition du foncier d-
tenu par l'Etat pourrait contribuer re-
lancer le logement social.
D'autres sont plus symboliques
comme la nomination d'un sous-pr-
fet la cohsion social et la jeu-
nesse ou la nomination de
commissaires au dveloppement en-
dogne, d'autres encore relvent da-
vantage d'une volont de
enforcement de la presence de l'Etat
que de la recherche d'une efficacit
optimal.
Mais la plupart de ces annonces,
lorsqu'elles s'avrent appropries ne
produiront leurs effects que dans un
avenir relativement lointain. Et le
doute ne peut que se renforcer
lorsque l'on sait qu'aucun finance-
ment n'est ce jour prvu pour leur
mise en oeuvre et que Nicolas Sar-
kozy est un spcialiste des pro-
messes non tenues.
Alors, sur qui comptersinon d'abord
sur nous-mmes, sur la mobilisation
du people martiniquais pour gagner la
bataille de la responsabilit, pour pou-
Suite en page 15











DFENDRE LA SANT PUBLIQUE


.. .





Pour de meilleures conditions de tr

Depuis quelques temps, les services
hospitaliers sont secous de nombreux
movements de protestation des per-
sonnels. Toutes les protestations inter-
venues rcemment mettent en lumire
le profound malaise don't souffre le sec-
teur de la sant Le coeur du litige: les
conditions de travail du personnel, la si-
tuation financire des structures hospi-
talires. Il y a certes trs longtemps que
cela dure, mais les agents ne veulent
pas supporter cet tat de fait. Depuis de
nombreuses annes, les tablisse-
ments hospitaliers sont victims de la
politique d'austrit et d'un vritable
tranglement, le financement l'activit
(T2A) ne leur permettant plus d'assu-
mer leur mission de service public. Cela
contribute la dgradation continuelle
des conditions de travail et des exer-
cices professionnels des personnel
hospitaliers. Les quelques pansements
apports par l'ARH ne consolident pas
le service public hospitalier. Car les
plans de retour l'quilibre, qui sont en
fait des plans de restriction ayant pour
objectif de faire disparatre les deficits,
font qu'avec les problmes structures,
notamment les crances irrcouvrables,
les deficits s'accumulent au contraire .
Les acteurs de la sant publique jugent


la situation des tablis-
sements trs proccu-
pante, et pour
^- ^ prserver les services
publics de sant, ils
font chauffer rgulire-
ment le thermomtre.
I |Le constant est simple:
l'hpital manque de
moyens et parmi les
revendications il ya :
l'augmentation des
budgets et la revision
des modalits de fi-
nancement, l'arrt des
suppressions de
postes et la creation des emplois nces-
saires l'accomplissement d'un vrita-
ble service public pour des conditions
de travail dcentes. Partout les travail-
leurs se sont regroups en intersyndi-
cale et ferraillent avec leur direction sur
ces objectifs. Au CHU Pierre Zobda
Quitman, les hospitaliers manifestent
rgulirement leur grogne vis--vis
d'une direction qui doit jongler entire la
tarification l'activit et le manque de
personnel. Le deficit annonc sera de
30 millions d'euros en fin dcembre. Au
CHU du Lamentin, l'intersyndicale sant
dnonce le manque de lisibilit sur
l'avenir ainsi qu'un manque de person-
nel dans plusieurs services. A l'hpital
de Colson, il y a eu plusieurs jours de
grve pour dnoncer les problmes fi-
nanciers que connat l'tablissement et
la surpopulation du l'hpital psychia-
trique. Ils ont pu obtenir des effectifs
supplmentaires et des moyens pour la
psychiatric. Les maisons de retraites ne
sont pas en reste, avec celle des Anses-
d'Arlet o la reconstruction des locaux
vtuste est le combat du personnel. De-
puis deux semaines, l'UGTM tente d'ob-
tenir des rponses et des solutions
concrtes tous les problmes que ren-
contre le personnel dans son travail


quotidien. Plusieurs protocoles d'accord
prvoyant des dispositions d'amliora-
tion des conditions de travail, d'hygine
et de scurit du personnel ont t
acts par la direction mais n'ont pas t
mis en application. Le dossier de la re-
construction de l'hpital est galement
au centre des proccupations avec les
rponses attendues sur le plan de finan-
cement, les engagements et la pro-
grammation. On le comprend: pour
rsoudre ces problmes, des measures
exceptionnelles doivent tre prises par
l'Etat pour donner aux hpitaux les
moyens de fonctionner. Les travailleurs
de sant, dans le public, se mobilisent
pour permettre des soins de quality et
appellent les usagers de la sant se
joindre eux pour dfendre le droit la
sant pour tous.
L'intersyndicale CDMT CGTM FO -
UGTM du CHGLD de l'hpital de Trinit
au Directeur de l'ARH, au Directeur de
la DSDS, au Prsident du Conseil d'ad-
ministration
'"lors que le directeur, au-del des dis-
cours de circonstance n'apporte pas les r-
ponses attendues sur la situation
dgrades des conditions de travailet [es
pratiques rcusables de l'quipe de Direc-
tion. (..)
L'intersyndicale demand de prendre les
measures d'accompagnement de la direction
-un Comit Rgionalde Coordination CA
A4fRfDSDS pour permettre d'avancer
dans la gestion de cette cruise que traverse
notre tablissement. NVous vous deman-
dons de mettre en uvre d'urgence les dis-
positions pour pallier les carences
itratives du directeur, qui conduit l'h-
pital dans l'impasse et le personnel dans
un tat de grve permanent ".
C.B.


LES CHAUFFEURS DES BUS AFFRTS ONT OBTENU

SATISFACTION


Il aura fallu 10 jours de grve pour que
les conducteurs des bus privs du r-
seau Mazai obtiennent satisfaction. Ils
avaient cess le travail pour rclamer
l'galit de salaire et de traitement avec
leurs collgues employs par la CFTU.
Le travail a repris le jeudi 5 novembre
aprs la signature d'un protocole d'ac-
cord entire le president de l'Union des
entreprises et groupements de voya-
geurs, Max Pied, le president de la


CACEM, Pierre Samot, le president de
la CFTU, Alex Cypria et le secrtaire g-
nral de la CSTM Bertrand Cambusy. Ils
ont obtenu l'alignement de leurs salaires
sur ceux des chauffeurs directement
employs par la CFTU, soit prs de
1650 E brut, contre 1200 E. Cela repr-
sente 400 euros d'augmentation men-
suelle, plus le versement de la prime de
vie chre de 30 euros. Ils ont obtenu
gain de cause galement sur la ques-


tion du paiement des jours de grve: 5
jours seront pays par les entreprises et
les 5 autres dduits des congs. D'au-
tres points du cahier de revendications
seront ngocis ultrieurement, notam-
ment les conditions de travail. Les usa-
gers ont retrouv leurs habitudes de
transport avec soulagement









Measures Sarlzy: Le K5F PLUTT DU


La reaction du Collectif du 5 fvrier
aprs le discours du president de la R-
publique Nicolas Sarkozy est place sur
le signe du scepticisme et de la vigi-
lance. D'emble, Philipe-Pierre-Charles
estime que beaucoup de ceux qui dni-
grent le K5F devraient le remercier. Car,
se plat-il rappeler, "aujourd'hui 137
measures sont dclines pour la -Martinique
; c'est en grande parties d l'action des
milliers de Martiniquais enfvrier/mars".
Selon le K5F, le president de la Rpu-
blique n'est pas all au fond des reven-
dications portes par les masses.
Jean-Jol Lamain prcise ce propos :
"'lucune des 137 measures ne concern les
proccupations immdiates de la popula-
tion, telles qu'exprimes enfvrier/ mars.
Rien sur la jeunesse, rien sur le pouvoir
fachat, rien sur Cemploi, rien sur la for-
mation, rien sur les minima sociauyxet les
retraites, une mesurette sur le logement,
nien sur le chifordcone". Le K5F trouve
choquante cette absence de proposi-
tions pour les .couches les plus sensi-
bles. Si la reconnaissance du fait
syndical martiniquais est une excellence
chose, le K5F fait remarquer qu'il tait
prvu une disposition legislative depuis
fvrier pour que cela soit act. Le col-
lectif rclame pour les syndicats martini-
quais les moyens d'entrer dans le 21
sicle afin de mieux dfendre les sala-


Les responsible du K5F attendant d'avoir du concrete par rapport aux propositions sarkozy


ris. Henr-Louis Rgis, abordant la
question agricole, demand : "Quelle
measure pour que les jeunes agriculteurs
puissent avoir accs la tenrie aors que des
dizaines hectares sont gels diins des pro-
grammes i'nergie olienne ? O cn est fa
prise en consideration diu cliforfcone ?"
Michel Monrose, ex-prsident du Col-
lectif, entend interpeller l'acadmie ds
la rentre prochaine sur la decision du
president Sarkozy de donner la priority
d'emplois aux Martiniquais : "Conmmen-
ons par lEducation national o tant de


jeunes sont ien attente, o nous nous
sommnes dj battus pour obtenir cette re-
vendication actc en f'vrier", souligne-t-
il. Le KF affirme qu'il va attendre les
autres measures annonces par Nicolas
Sarkozy et prendre le temps de les tu-
dier, tout en restant vigilant. "Le collectif
diu 5 fvricr a t cr pour le pouvoir
d'achat et pour l'emploi", souligne son
president. Le calendrier du Collectif est
clair : "'Vous gallons continue i tre sur la
brcfie, relancer nos commissions et r-
clamer la reprise des ngociations".


Supermarcf COJ : LES TRAVAILLEURS S'ORGANISENT

ET RSISTENT.


Les salaries de Cora n'ont pas l'intention de se laisser fire


Les capitalistes belges propritaires no-
tamment du supermarch* CORA de
Cluny ont dcid de se retire des An-
tilles- Guyane et de jeter dans l'incerti-


tude plus de 160 travailleurs. Pour ces
patrons qui agissent dans l'ombre, le
sort des travailleurs* est secondaire :
seuls competent leurs profits capitalistes.


Il faut savoir, en effet, que depuis de
nombreuses annes, les employs -trs
majoritairement des femmes- travaillent
durement dans ce supermarch. Cer-
tains y travaillent depuis plus de 20 ans.
Trs justement ces travailleurs ont donc
dcid de rsister, de dfendre leur droit
au travail, leur droit de pouvoir nourrir
dignement leurs enfants.
Dimanche 8 novembre 2009, avec leur
syndicate, la CGTM/FSM, les travailleurs
de CORA, runis en Assemble gn-
rale la Maison des syndicats, ont ex-
prim leur determination : dans l'unit,
ils rsisteront et dfendront leur gagne-
pain.
.Les communists martiniquais raffir-
ment leur entire solidarity avec ces tra-
vailleurs comme avec tous les
travailleurs don't l'emploi est, au-
jourd'hui, gravement menac.










UAG : 5'oUVRIR L'INTERNATIONAL


Mercredi 4 novembre dernier s'est
tenue sur le campus de Schoelcher, une
conference de press commune du pr-
sident de l'Universit Antilles-Guyane
Pascal Saffache et du Recteur, chance-
lier de l'Universit, pour dresser un bilan
de la rentre universitaire et annoncer
les perspectives d'avenir. Le president
Saffache, en poste depuis 9 mois, a
jug "la rentre trs correcte. Le nombre
d'tudiants est rest stable, alors qu'une
forte rosion tait crainte. L'UAG a enre-
gistr 12 800 tudiants sur les trois ter-
ritoires, contre 13100 en 2008: 5800 en
Guadeloupe, 5200 en Martinique et
1800 en Guyane. Pas de nouveaut p-
dagogique pour cette anne. Elles se-
ront importantes en 2010, avec
notamment "la professionnalisation des
enseignements des masters, licence 1 et 3
afin de permettre aux tudiants de tou-


cher la ralit du terrain". Le Recteur
Andr Biganos a "salu fe pragmatism
et l'engagement"de Pascal Saffache, pur
produit de l'UAG. Il a mis en avant les
dfis qui attendent l'universit, notam-
ment la ncessit de prendre sa place
dans le concert des universits mon-
diales. Et le fait qu'elle soit une univer-
sit de petite taille n'est pas pour le
chancelier de l'Universit, un obstacle.
Il faut,selon lui, que l'UAG prenne "le
bon chemin" en se dotant d'une masse
critique en recherche pour attirer les
tudiants, des enseignants de quality et
des infrastructures adquates sur le
campus mais aussi dans son environ-
nement, telle la bibliothque ou la salle
de conference. Andr Siganos estime
que l'Etat a fait sa part en apportant une
bonne parties du financement de l'univer-


sit, et que les collectivits locales doi-
vent s'impliquer encore plus largement.
Il note qu'il manque 300 000 E pour une
salle conference et dclare que les col-
lectivits devaient apporter cette
some. Parmi les objectifs de Pascal
Saffache, le dveloppement l'interna-
tional des trois ples. Il s'agira de tout
mettre en cuvre pour que les tudiants
se forment et s'ouvrent l'international,
car la mobilit doit tre vue comme une
chance et non une peine, un lment
cl pour un cursus professionnel russi.
Il ne s'agit pas de "6rasser trs large" ex-
plique-t-il, mais "sur quelques niches, de
devenir le meilleur au moins dans l'envi-
ronnement amricain ". "Si l'on atteint cet
o6jectif, ma mandature sera russie" pro-
clame le president. Cela passe par la
venue de "sommits", des changes
avec les universits environnantes. A ce
titre un accord de partenariat a t sign
avec l'universit d'Ottawa, qui sera suivi
par des changes d'tudiants et d'en-
seignants- chercheurs. A plus long
terme, la codiplomation sera la finalit
de ces changes avec l'extrieur. Le
president a dit sa volont que ce bel
outil qu'est l'universit et qui mrit
d'tre affut, "close". Car malgr le peu
de moyens, des recherches intres-
santes y sont menes, tel le project Isis.
Il prend rendez-vous d'ici deux ans pour
voir les premires retombes de cette
politique audacieuse qu'il entend mener
durant les quatre annes de sa manda-
ture.
C.B


Parti Communiste Martiniquais. Consultation du 17 janvier 2010

FINANCEMENT DE LA CHAMPAGNE DU RASSEMBLEMENT POUR

LE CHANGEMENT SOUSCRIPTION POPULAIRE


Militants, sympathisants, Martini-
quaises, Martiniquais.

Le Parti Communiste Martiniquais,
membre du Rassemblement pour le
Changement qui regroupe le MIM, Btir,
Le RDM, Vivre Schoelcher, Le Mode-
mas. Le CNCP, Le Palima, Le MPP, Ob-
jectif 74 s'est engag participer au
financement de la champagne pour la
victoire de l'article 74 qui seule nous
permettra d'accder une vritable res-
ponsabilit.
Cette champagne qui se veut dynamique
ncessite des moyens financiers impor-
tants. Nous ne pouvons computer que


sur la participation de nos compatriotes.
C'est pourquoi le Parti Communiste
Martiniquais lance une souscription pu-
blique don't le produit sera intgralement
consacr la champagne.
Votre contribution en chques devra
tre libelle au nom de l'Association
pour le Financement du PCM (AFPCM),
Elle pourra tre aussi verse en es-
pces tout porteur de la liste officielle
de souscription ou dpose au sige du
journal Justice (Angle des rues Andr
Aliker et Emile Zola, Terres .ir .'ill.
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P Sabin A ganos P Saffache et L Moty
P. Sabin, A. Siganos, P. Saffache et L. Monty










50me anniversaire de "(Desanm 59". NOUS RAPPROPRIER NOTRE

MMOIRE, 20, 21 ET 22 DCEMBRE 1959 : TROIS JOURS

MAROUANTS DE L'HISTOIRE DE LA MARTINIOUE
I- d'Alain Plenel, vice-recteur de la Marti-
nique l'poque et premier fonction-
naire mut d'office et d'autres tmoins
'\de l'poque.
SII est regrettable qu'au moment o l'on
s'apprte commmorer cette premieree
meute urbaine de z [-1 .atinique" qui a
dbouch sur une demand d'autono-
mie, certain soi-disant autonomistes se
.livrent toutes sortes de manipulations
pour convaincre le people de la nces-
L S"sit d'attendre encore pour exercer sa
M r &^ Responsabilit.


A. Constant, F. Carol, L. Sainte-Rose et L.-G. Placide


Il y aura cinquante ans, durant trois
jours, Fort-de-France s'est embras
suite un incident mineur de la circula-
tion aggrav par la brutale intervention
des CRS (Compagnie Rpublicaine de
Scurit) qui sont intervenus sans m-
nagement sur les badauds presents, ti-
rant en l'air balles relles et lanant
des gaz lacrymognes. Il en rsultera
trois jours d'meutes et la mort de trois
jeunes Martiniquais : Christian Marajo,
Edmond Rosile et Julien Betzi.
Pour marquer ce cinquantenaire, 14 or-
ganisations politiques, syndicales et as-
sociatives avec le concours de trois
historians ont dcid de se mettre au
service du people martiniquais afin qu'il
puisse s'approprier sa mmoire.
Ces vnements sont intervenus dans
un context social et conomique lourd
avec d'une part la restructuration de
l'conomie d'habitation et d'autre part le
chmage et l'exode. En toile de fond, il
y a la dpartementalisation qui n'a rien
change de fundamental dans les rap-
ports sociaux ni apport l'galit social
espre.
Ces faits vont favoriser l'mergence
d'une conscience national et l'ide de
resistance l'oppression colonial. Les
lus politiques (conseillers gnraux)
rclament que "des conversations soient
entames immdiatement entire les repr-
sentants quafifis des 9Mlartiniquais et Ce
ouvernement pour modifier (e statut po-
fitique de fa 'Martinique, en vue d'obtenir
une plusgrande participation la gestion
des affaires martiniquaises". Mais les au-
torits franaises rpondent par une po-


litique de repression, d'migration et de
chasse aux opposants. C'est dans ces
conditions que nat la funeste ordon-
nance de 1960, don't sont frapps en
particulier les militants communists. Si-
gnalons cependant que les lus obtien-
nent le dpart des CRS.
"Les meutes de 1959 constituent donc
une date important de ('histoire de la
Martinique, un repre essentiel', rsume
l'historien Louis-George Placide.
Et comme l'a soulign Lon Sainte-
Rose, un des acteurs des faits, "un peu-
ple sans mmoire ne peut se projeter dans
f'avenir. Ilfaut que nous nous souvenions
de ce qui s'est pass pour construire notre
avenir". Ce regroupement n'entend pas
confisquer la mmoire de 59 ; il reste
ouvert tous et propose ses services
toutes r lesanges de la socit dans le
souci de divulguer cette page d'histoire
martiniquaise. Il entend galement d-
passer la dimension militant et foya-
laise de ces vnements extrmement
complexes pour en faire un fait histo-
rique martiniquais. Les membres de ce
regroupement veulent se saisir de toute
la priode avant dcembre pour un tra-
vail pdagogique dans les coles. Bien
d'autres manifestations sont prvues
pour ce cinquantenaire. Il est prvu une
brochure relatant cette page d'histoire,
une exposition itinrante, le signalement
de lieux de mmoires Fort-de- France,
et l'organisation de confrences multi-
ples. Les points d'orgue de la manifes-
tation seront une march aux flambeaux
le 20 dcembre suivie le 21 par une
conference l'Atrium en presence


Rpublique Franaise
Libert- Egalit- Fraternit
Prfecture de la Martinique
Conseil gnral
Extraits des dlibration
Motion (extrait)
Le Conseil gnral de la Martinique,
runi en son htel en session extraor-
dinaire le 24 dcembre 1959,
A l'occasion de graves vnements
qui se sont drouls depuis le 20 d-
cembre Fort-de-France, a vot
l'unanimit la motion suivante:
Estime que les manifestions puis-
santes et spontanes qui ont mis en
movement les milliers de Martini-
quais et surtout les jeunes sont les
preuves d'un mcontentement pro-
fond du people martiniquais. Ce m-
contentement a pour cause
l'arrogance et le racism dclar de
certain mtropolitains, la brutalit
des C.R.S. qui sont unanimement d-
tests. Ces manifestations sont ga-
lement une protestation centre la
misre gnralise, les bas salaires,
le chmage massif qui frappe surtout
les jeunes, les impts excessifs, la
non-satisfaction des processes
faites par les Gouvernement;
Elles sont galement la consquence
du marasme conomique qui ruine la
production industrielle, artisanale et
.agricole;
Le conseil gnral demand
10/ Que des conversations soient
entames immdiatement entrees
reprsentants qualifis des Marti-
niquais et le Gouvernement pour
modifier le Statut de la Martinique
en vue d'obtenir une plus grande
participation la gestion des af-
faires martiniquaises











LOUIS-JOSEPH MANSCOUR OU LES TOURMENTS D'UN RENIEMENT


Louis Joseph Manscour, l'autonomiste qui s'est dvoil assimiliationniste


Il est difficile de se justifier d'avoir reni
son vote en faveur du 74. Telle est la
premiere rflexion qui vient la lecture
de la trs laborieuse tribune produite
par Louis-Joseph Manscour, Premier
Secrtaire de la Fdration Socialiste
de la Martinique, dput-maire de Tri-
nit, dans France-Antilles du mardi 3
novembre et intitule "(Pour un project
d'volution matrise et scurise dans
article 73".
En effet la premiere parties de cet article
est un plaidoyer pour tenter de lgitimer
ce retirement d'un vote par deux fois du
74 au Congrs des lus martiniquais au
repli peu glorieux sur le 73 en raison du
vote des militants socialists le 20 octo-
bre 2009. Dmocratie donnant la parole
aux militants, invoque le dput qui ex-
plique qu'avec les moyens d'information
et de communication actuels le citoyen
de base possde un niveau de connais-
sance gal voire suprieur aux experts,
voire aux lus. Et c'est bien l que le bt
blesse. Croire qu'il suffit que le Premier
Secrtaire de la Fdration socialist se
soit dclar autonomiste pour que des
adhrents socialists, imprgns
d'idologie assimilationniste depuis des
lustres, suivent, voil une trange na-
vet. D'autant que c'est le B, A, BA de la
formation politique, mme dans un parti
social-dmocrate, que de savoir que les
ides dominantes vhicules par les
mdias et la communication ce sont les
ides de l'assimilation et du conserva-
tisme ? C'est--dire celles des classes
dominantes et du colonialisme franais.
Il faut donc une lutte idologique sans
merci pour faire reculer l'esprit d'assimi-
lation et d'assistanat. Mais justement
les socialists sont-ils prts lutter
contre le capitalism et le colonialisme
dpartemental ? Vieux problme.


Manscour s'tait dclar
"autonomiste"
A l'Universit des mornes 2008, le
mme dput Manscour dclarait :
"QPour'construire 'avenir, ilfaut une stra-
tgie et un mot d'ordre. Nous ne pouvons
plus rester figs sur ce qui a t dfini ily
a plus d'une dizaine d'annes. Et tre so-
ciafistes ne veut a6solument pas dire d-
partementaliste. Je suis autonomiste et
cela n'est pas antinomique avec mon so-
cialisme (...)" (France-Antilles du
6/10/2008).
Au Congrs du 18 juin, Fernand Occo-
lier, maire et conseiller gnral du Vau-
clin et conseiller regional, loin de s'tre
vu dicter son vote par le vote main
leve rcus a postrori par Manscour,
a mme prsent conjointement avec
Raphal Vaugirard un amendment aux
comptences rclames dans le 74 sur
la capacity de la Collectivit autonome
nouvelle de contrler les prix des pro-
duits de premiere ncessit. Amende-
ment adopt.
Ensuite, Louis-Joseph Manscour se d-
fend que les socialists soient "immobi-
listes" ou partisans du statu quo, car,
pense-t-il, "l'article 73 rvis en 2003
nous permet de dverrouiller le corset dans
sequel le dveloppement de notre pays se
trouve enferm". Il va mme oser cette
contre-vrit absolue que seul l'article
73 peut "permettre de domicilier durable-
ment la capacity d'un dveloppement en-
dogne de notre territoire". Et il reprend
l'argument dj avanc par Raphal
Vaugirard qu'il ne comprend pas que-
l'on disqualified l'article 73 en 2009 "alors


qu'en 2003 ce mme article a t considr
comme rvolutionnaire". Et de terminer
ce raisonnement jsuitique par l'affirma-
tion que l'article 73 offrirait plusieurs
scnatii : "cela va du minimum avec la fu-
sion simplement leurs comptences, dit-il,
jusqu' maxima avec une nouvelle Collec-
tivit Territoriale dote de comptences
tendues avec des pouvoirs lgislatifs (ex-
primentation, adaptation, drogation)".
Rappelons d'abord que ce qui est pro-
pos le 24 janvier 2010, c'est prcis-
ment le minimum : la simple fusion
Dpartement-Rgion sans pouvoirs
supplmentaires.
Il faut rpter en outre que nul en 2003
n'avait prsent l'volution institution-
nelle comme "rvolutionnaire". Au
contraire, tous les partisans du "oui",
l'exception notamment des socialists
sous la houlette de Jean Crusol, auteur
dj d'un autre retournement de veste
spectaculaire et appelant voter "non",
plaidaient qu'il s'agissait d'un "toutpetit
pas"vers la responsabilit.

La loi organique de 2007:
fin des illusions sur l'article 73
Depuis, il y a surtout eu la loi organique
du 21 fvrier 2007 qui a brid consid-
rablement les potentialits d'habiliter les
DOM lgifrer entr'ouvertes par l'arti-
cle 73 nouveau de 2003, en prescrivant
que cela soit autoris au coup par coup,
pour seulement deux ans, dans un
nombre limit de domaines et suivant
une procedure complex, longue et aux
rsultats alatoires. Au point que le s-
nateur Larcher, comme Louis-Joseph
Manscour, avait dnonc cette loi orga-
nique en qualifiant ce processus d'habi-
litation de "parcours du combattant". La
msaventure de l'habilitation transport
en est l'illustration patente.
Comment donc l'article 73 permettrait-il
de domicilier "durablement" la capacity
d'un dveloppement endogne de notre
pays (et non de notre "territoire"soit dit
en passant) ? Pour impulser un dve-
loppement endogne, il faut un rel
pouvoir local normatif (adapter lois et r-
glements) suffisant, ce qui est prilleux
voire impossible avec l'article 73 mme
rvis. Cela on le sait maintenant. En
2003, on l'ignorait.
Enfin, Louis-Joseph Manscour prsente
le choix de transformer la Martinique en
Collectivit d'Outre-Mer (COM) comme
un "risque"au moment o la France est








[)CATn m .1'TIREJu .Aoebe09 ufie*6-ae


en deficit sur fond de crise conomico-
financire europenne et mondiale. Il
reprend l un argument et les mots
mmes de la droite FMP et du sieur
Claude Gelbras, prtendu expert au
service de la droite et du patronat.
A la question pose par Jean Crusol sur
ce sujet la runion de Contact-Entre-
prises le 8 juin 2009 Madiana, le Pro-
fesseur de droit constitutionnel, Guy
Carcassonne, avait rpondu : "Simple-
ment, je serai tent de dire que s'ilfaut at-
tendre que la situation aille bien, que
'conomie soit prospre, la France dsen-
dette, le budget quilibr, avant defaire
movement, risque de prendre un cer-
tain temps".

Honteuse reprise de la petite
musique du largage
De ce point de vue budgtaire, la situa-
tion des DOM d'un ct et des COM de
l'autre n'est ni meilleure ni pire, par
example dans le budget 2010. On a vu
que les propositions Sarkozy l'issue
du premier conseil interministriel de
l'outre-mer ne comportent aucun credit
supplmentaire pour les DOM et les
COM en 2010.
Louis-Joseph Manscour, pour appuyer


la thse que l'Etat franais profiterait
d'un passage du statut de DOM celui
de COM pour se dsengager financi-
rement de la Martinique, prte Nicolas
Sarkozy les propos suivants dans son
discours l'aroport le 25 juin dernier :
"plus on rclamera des poucoirs et plus il
faudra gnrer des resources pour les as-
sulmer...
Or le president de la Rpublique fran-
aise avait dclar en ralit : "plus une
collectivit devient autonome, moins
f'Etat a de prise sur les affaires qui la
concernent. Plus une c,,l nit u: est auto-
nome, plus elle doit s'assumer. (Plus les
lus ont de competence, pflus ils doivent
rpondre, devant leurs lecteurs, des choi*x
qu'ils ont fait en leur nom ". Ce qui est
tout fait different.
Dire qu'avec l'autonomie, on devra s'as-
sumer et que les lus devront rpondre
de leurs choix devant le people est la
contre-partie lmentaire de la Respon-
sabilit demande.
Cela dit, le dsengagement financier de
l'Etat franais, le dput du Nord-Atlan-
tique le cohstate et le dplore lui-mme
tous les jours au Parlement franais
dans le cadre de l'actuel article 73.


Qu'un homme comme Louis-Joseph
Manscour en arrive falsifier les propos
de Sarkozy l'appui d'une argumenta-
tion hasardeuse et finalement immorale
tendant faire peur aux Martiniquais
d'avancer vers la Responsabilit et re-
prenant mi-voix le vieux chantage du
largage, en dit long sur la persistence
de l'idologie assimilationniste dans le
cerveau des socialists martiniquais.
Louis-Joseph Manscour soutient sans
rire, que les socialists sont des "com-
battants pour ['mancipation et la respon-
sabilisation de notre people" au moment
mme o, avec le no-PPM, ils rejoi-
gnent de facto la vieille droite dparte-
mentaliste des F Moun P (FMP).
Enfin, opposer la ncessaire coute du
quotidien des Martiniquais l'effort pour
la mise en place d'un nouveau cadre
pour un dveloppement vritable avec
l'Autonomie, comme le fait le Premier
Secrtaire des socialists, nous ramne
aux pires clichs de la droite dparte-
mentaliste depuis Dijoud. Les deux d-
marches sont lies et ne s'oppose.
nullement.
Se renier mne aux tourments de l'me.
Michel Branchi


COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNIST MARTINIQUAIS

action affiocution de $9icolas Sarkzy suite au Comit interminis-

trie(de t'outre-mer: VIGILANCE ET MOBILISATION


Le Parti Communiste Martiniquais re-
lve tout d'abord que les measures an-
nonces visent rpondre aux
movements sociaux qui ont affect la
Guadeloupe, la Guyane, la Martinique
et la Runion au dbut de l'anne.
Ces movements taient la traduction
de la grave crise social et mme soci-
tale et politique que traversent ces pays


des degrs divers.
Le Parti Communiste Martiniquais avait
dj et de longue date analyst la faillite
du systme colonial dpartemental
l'origine de cette crise.
Le lancement des Etats gnraux de
l'outre-mer visit faire diversion aux
-mouvements sociaux et reprendre en
main la situation pour prserver l'essen-
tiel des intrts de l'Etat central.
C'est sous cet angle qu'il faut apprcier
les annonces du president de la Rpu-
blique.
Le president reconnat la gravit de la
situation et propose certaines measures
immdiates eui peuvent attnuer la d-
bcle conomique qui ravage notre
pays tourismm, trsorerie des entre-
prises, etc). Relevons que nombre d'en-
tre elles ne sont pas finances.
Cependant il ne parait pas avoir bien
admis la ncessit que, pour rpondre
aux dfis auxquels notre pays est
confront, il faut domicilier un vritable
pouvoir local pour mettre en oeuvre la
politique de dveloppement endogne


qu'il prtend vouloir impulser.
Par contre, plusieurs de ces measures
annonces renforcent les pouvoirs du
reprsentant local de l'Etat.
Nous notons toutefois que le president
de la Rpublique a encore rappel que
l'enjeu de la prochaine consultation sur
l'volution institutionnelle tait celui du
juste degr d'autonomie" et non pas
"celui de ['indpendanc' ".
Le Parti Communiste Martiniquais ap-
pelle les Martiniquais (ses)- et en parti-
culier les travailleurs- la vigilance sur
le respect des engagements du Prsi-
dent.
Ils doivent surtout se mobiliser pour
conqurir un vritable pouvoir de dci-
sion dans le cadre de l'article 74 afin
que leurs efforts servent rellement
construire un avenir de progrs pour
leur pays.
Fort-de-France, le 6 novembre 2009
Pour le BP,
Le Secrtaire gnral du PCM,
Georges Erichot










Measures Sarkzy pour foutre-mer: OUVRIR UN "NOUVEAU CYCLE

HISTORIQUE" DES RAPPORTS MARTINIOUE/FRANCE P


N. Sarkozy l'Elyse le 6 Novembre 2009


Nicolas Sarkozy, le president de la
Rpublique franaise, a prsent le 6
novembre dernier les measures adop-
tes par le premier Comit intermi-
nistriel de l'Outre-mer suite la
tenue des Etats gnraux de l'outre-
mer.
Il y a des measures dites transver-
sales et des measures spcifiques
chaque territoire.
Nous prsentons ici un rsum du
discours du Chef de l'Etat.

Gnralits
- Un engagement pour l'outre-mer
'fond sur un rapport d'gal gal; un
rapport de maturity ; un rapport de
confiance mutuelle"; le respect des dif-
frences. Au plan des principles, il n'y a
rien redire sinon que cela se traduise
dans les actes, par example dans la loi
organique statutaire future.
- La France sans l'Outre-mer ne serait
pas la France : deuxime nation mari-
time du monde avec 11 millions de kilo-
mtres carrs de zone conomique
exclusive ; une influence diplomatique
majeure presencee dans quatre ocans
et en Amrique latine) ; une biodiversit
de premier rang au monde.
* Institutions : "On peut tre gauxsans
tre semblables. C'est pourquoi je suis
convaincu que l'unit de la Rpu6lique
n'est pas tuniformit de ses institutions".
C'est la reconnaissance, au moins for-
melle, du fameux "droit la difference".
Consultations de janvier 2010 : "Je de-
mande simplement que cette consultation
se fasse dans des conditions loyales, sur
des arguments de vrit et sans amal-


games. J'y serai tout particulirement vi-
gilant. 'Pour que [es choses soient parfaite-
ment claires, la question qui sera pose
au.x lecteurs en.janvier est bien cells du
just degr rdautonomie de la 9Martinique
et de la uyane dans la Rpu6blique, et
non celle de 'Indpendance. Je le redis
simplement, mais avec force : la question
Lde fIndpendance de la Martinique et de
[a guyane ne sera pas pose. Ces terri-
toires sont des terres de France et elles le
resteront". C'est une nouvelle mise en
garde svre adresse aux partisans du
73.
* La crise de fvrier-mars 2009 : "une
cruise social. Vne crise des structures. Une
crise identitaire et donc politique". Effec-
tivement et cette analyse n'est pas celle
des milieux possdants en Martinique
qui, comme les nobles de l'Ancien r-
gime aprs 1789 en France, "n'ont rien
appris, ni rien oubli".D'o l'organisation
d'Etats gnraux "pour aller plus foin
dans le diagnostic, dans t'analyse et dans
les applications". Sauf que le diagnostic
et l'analyse, le PCM les a faits depuis
longtemps et que les lus guyanais et
martiniquais ont fait des propositions
conomiques, sociales, culturelles, en-
vironnementales et institutionnelles
("gouvernance').
* Quel enseignement des Etats gn-
raux ? Constat gnral que la situation
des Outre-mer n'tait "plus tena6ble".
Voeu que la situation change en profon-
deur. "La ncessit, pour atteindre cet ob-
jectif, d'ouvrir un nouveau cycle


historique marqu par une relation rno-
ve avec la mtropole". "Une aspiration
puissante un mieux-tre traduit par la
revendication d'un modle conomique en-
dogne susceptible de favoriser la creation
de richesses et d'emplois locaux". C'est la
reprise enfin (mieux vaut tard que ja-
mais !) d'un nouveau modle de dve-
loppement propos et amlior par le
PCM depuis les annes 1960 et ensuite
les forces de progrs martiniquaises et
les lus martiniquais, notamment dans
le Project Martinique(2000) et la syn-
thse SMDE Agenda 21 (2007).
Les measures proposes par Sarkozy
sont considres comme "un tape et
non une fin".
1) Symbole : Nomination de Marie-
Luce Penchard de Secrtaire d'Etat
"Ministre de ('Outre-mer auprs du Mi-
nistre de (Intrieur, de (COutre-mer et des
Collectivits locales". L on est dans le
symbol. Ce n'est pas une revolution, il
y a dj eu des ministres de l'Outre-mer
sans que cela ne change rien. Le pro-
blme, c'est la dcolonisation, c'est l'au-
tonomie, c'est la prise de responsabilit.
2) Vie chre et concurrence fausse :
Il est annonc un enforcement du droit
de la concurrence pour faire merger de
nouveaux acteurs outre-mer arrivee de
novelles grandes surfaces), la creation
de "IN de la concurrence" (groupe-
ments d'intervention rgionaux) runis-
sant divers services de l'Etat autour des
Directions de la Concurrence, de la
Consommation et de la Rpression des
Fraudes, la prsidence des Observa-
toires des prix et des revenues par une
personnalit indpendante. Il s'agira
d'tablir "la vrit sur [esprix". Mais l'Au-
torit de la concurrence a dj tabli
que les marges bnficiaires de la filire
du commerce d'importation sont exag-
res. Il faut donc les contrler. Sarkozy
reste dans les recettes du no-libra-
lisme et refuse d'instaurer un vritable
contrle des prix. Il n'est pas annonc
de enforcement des services de
contrle mais le regroupement des ser-
vices existants.
3) Dveloppement conomique :
3,1- Nomination d'un "Commissaire au
dveloppement endogne"charg de ra-
liser un march unique Guadeloupe-
Martinique. Mesure symbolique.
3,2- Soutien prsent comme "massif'
au dveloppement des PME Outre-mer







I Jeudi 12 N e 2 9 J 11


par un "Smallbusines act": fonds de ga-
rantie pour finance leur trsorerie, d-
fiscalisation 50 % des prises de
participation au capital des PME locales
(attention aux prdateurs extrieurs) et
prolongement de 5 ans de l'avance de
trsorerie dans les marchs publics.
3,3- Htellerie de tourism: moratoire
sur les dettes sociales patronales pen-
dant un an ; chques vacances bonifis
s'ils sont dpenss Outre-mer ; mise en
place d'un Groupe de travail pour ta-
blir une liaison arienne vers les Antilles
depuis Roissy. Il est vertement rappel
aux professionnels du tourism que
c'est eux de travailler dvelopper le
tourism : communication, formation
des personnel, rehabilitation des
chambres, etc. Leur reprsentant a es-
tim ces measures insuffisantes.
3,4- Plan de diversification de l'agri-
culture : creation d'un "Institut tech-
nique agricole", soutien financier aux
agriculteurs s'engageant dans la diver-
sification animal et vgtale exclusive-
ment (dotation du Poseidom de 40
millions d'euros par an) et incitation
forte au regroupement de producteurs
pour avoir des filires organises. No-
tons que depuis Giscard et Dijoud on
parle de diversification agricole. Daniel
Bertome (chambre d'agriculture) s'est
dit satisfait.
4) Rapports sociaux : reconnaissance
des syndicats locaux, creation d'une
instance locale de dialogue social et des
conditions de travail dans les toutes pe-
tites entreprises(TPE), le "Comit du tra-
vailet des relations sociales" prsid par
le Prfet. Cela va dans le bon sens,
mais il faut aller plus loin et donner de
vritables droits ces salaries.
5) Insertion dans l'environnement r-
gional : assouplissement de la dli-
vrance de visas, possibilits accordes
aux collectivits rgionales de participer
aux ngociations internationales qui les
concernent et mme de reprsenter la
France sous mandate. Qu'y a-t-il de vrai-
ment nouveau par rapport la Loom de
Jospin ? Cela devrait tre insr dans
la loi organique statutaire dans les com-
ptences partages avec la Collectivit
autonome de Martinique. Creation d'un
ple en charge de l'outre-mer au sein de
la representation permanent de la
France Bruxelles. Creation d'un "mar-
ch commun du plateau des guyanes"
avec le Guyana, le Suriname et le Br-
sil.
6) Egalit des chances:
6,1- Nominations Fonction publique ;
Pour rpondre la revendication de la
priority d'emploi des autochtones des


DOM et COM, competence gale,
Sarkozy announce des measures pour as-
surer la nomination d'ultramarins dans
les emplois de categories B, C et mme
A de la function publique Outre-mer.
C'est du dj vu. Il faudrait modifier le
statut de la Fonction publique et accep-
ter un droit de regard des Collectivits
d'Outre-mer (loi organique statutaire).
6,2- Illettrisme : announce d'un plan de
lutte de reduction de moiti de l'cart
avec la France en cinq ans (enfants et
adultss. Les moyens ne sont pas an-
noncs.
6,3- Dotation spciale d'quipement
scolaire pour Mayotte et la Guyane ;
6,4- Cration d'une Universit rayon-
nement international dans chaque zone
gographique afin que chaque terri-
toires devienne une vitrinee de la
France": par example creation d'un cur-
sus complete d'tudes de mdecine aux
Antilles. Sarkozy aurait pu nous par-
gner le vieux language doudouiste de la
vitrinee de la France palpitant sous d'au-


Beaucoup d'annonces mais pas de moyens financiers

tres cieuX"de certain de ses prdces-
seurs et de l'affichage de l'ambition,
travers ces Universits de mdecine, de
faire de la France de nouveau "une puis-
sance attractive dans la zone".
6,5- Dbloquer la situation du logement
social : l'Etat cdera titre gratuit ses
terrains pour y construire des logements
-sociaux. Pour les terrains privs, subs-
titution des oprateurs du logement so-
cial aux communes en difficult
financire, le cas chant, dans le cofi-
nancement des acquisitions foncires.
7- Enforcement des pouvoirs du re-
prsentant de l'Etat en rponse plus
de libert laisse aux collectivits d'Ou-
tre-mer :libert d'affectation des crdits
(fongibilit) et substitution de l'Etat aux
collectivits locales dfaillantes (gestion


des dchets, sant publique, environne-
ment par example). Si le enforcement
des pouvoirs de-l'Etat local correspond
vritablement une autonomie rellede
la collectivit Martinique, cela est conce-
vable. Sinon il s'agit d'une measure de
recentralisation.
8- En matire d'environnement, dve-
loppement de la production nerg-
tique, en particulier la gothermie et
augmentation de 20 % des tarifs de ra-
chat des nergies propres Outre-mer
(gothermie, biomasse, nergie marine
ou solaire).

En guise de conclusion : Au niveau des
intentions, on ne peut que saluer la vo-
lont exprime "d'ouvrir un nouveau
cycle historique marqu par une relation
rnove avec [a mtropole" et la recon-
naissance de la ncessit du "respect de
(a difference". Reste vrifier la sinc-
rit de ce president franais d'esprit plu-
tt colonialiste jusqu'ici...
S'agissant des measures annonces, on
ne peut s'empcher d'avoir une impres-
sion de dj vu tant les diagnostics sur
les blocages de nos socits se sont
succd depuis 40 50 ans ; Dijoud,
Emmanuelli, Pons, Le Pensec, Perben,
De Perretti, Jospin-Queyranne-Paul, Gi-
rardin, Jego, pour ne nommer que ceux-
l.
O peut se situer la difference ? D'abord
sur les moyens financiers de faire face
l'actuelle dbcle conomique et so-
ciale. Il y a des urgences. Les collectivi-
ts d'outre-mer sont genoux.
Ensuite sur le "Qui fait quoi ?". Si, une
fois de plus l'Etat franais considre
qu'il peut raliser le "dveloppement.en-
dogne"de Paris par Prfets interposs
ou dans l'article 73, ce qui est la mme
chose, on va l'chec et l'explosion
social assure terme.
Si, par contre, l'quipe Sarkozy a bien
tir les leons immdiates et profondes
du movement de fvrier-mars 2009
comme tant l'chec du systme colo-
nial dpartemental (la fin d'uncycle his-
torique) et dcide de 'jouer le jeu" du
juste degr d'autonomie" (qui n'est pos-
sible que dans l'article 74), alors effecti-
vement peut prendre naissance un
"nouveau cycle historique" de relations
rnoves entire la Martinique et les au-
tres pays d'Outre-mer d'une part et la
France d'autre part.
Pour qu'il en soit ainsi, il appartient aux
Martiniquais(ses) de prendre leurs res-
ponsabilits et de repousser les chan-
tres de la dmission et du renoncement.
Dossier labor par Michel Branchi











Le @lC Saint-

Les different orateurs ont fustig la volont de certain de rester dans le statu quo


Il faisait chaud ce dimanche 8 novem-
bre au stade Pierre Charles de Saint-
Pierre. Mais la musique distille par le
group Cristal don't tous les musicians
appartiennent la mme famille Ay-
nama rendait l'atmosphre moins touf-
fante.
Certes, ce rassemblement regional ne
prtendait pas revtir les dimensions de
celui du 18 janvier au stade Georges
Gratiant, Mais un bon public venu de
toutes les communes de la cote Caraibe
et d'ailleurs avait fait le dplacement
pour couter les arguments en faveur
de l'volution dans le cadre de l'article
74. Des auditeurs d'autant plus attentifs
que ce rassemblement intervenait au
surlendemain du discours de Nicolas
Sarkozy qui a raffirm qu'il veillerait
ce que "cette consultation se fasse dans
des conditions loyales, sur des arguments
de vrit et sans amagames".

C'est Auguste Armet president du
movement populaire de Case-Pilote
qu'il revenait d'ouvrir la manifestation en
rappelant le .sens du combat engag
par le Rassemblement martiniquais
pour "le Changement en faveur de larti-
cle 74".
Puis, aprs quelques mots de bienve-
nue, le maire de Saint-Pierre, Raphal
Martine s'appliqua drnontrer, exem-
ples l'appui la gravit de la situation
du pays ainsi que l'inadaptation du sys-
tme actuel rgi par l'article 73 pour af-
fronter les multiples dfis auxquels se
trouve confront le pays.
Et de lancer un vibrant appel en faveur
de l'article 74, le seul qui permettra de
crer les conditions favorables un rel
dveloppement grce des comp-
tences nbivelles et des pouvoirs rgle-
mentaires nouveaux.
S'inspirant d'un slogan de son voisin du


Morne-Rouge, il invita les Martiniquais
"Osons oser la responsabilit martini-
quaise dans le cadre de la France ".
C'est aussi en parodiant une phrase
d'une clbre chanson du group Kas-
sav, que Francis Carole ouvrit son plai-
doyer pour le changement en
proclamant que "74-la s slmdicama.n
nous ni"
Et de fustiger les partisans de l'article 73
qui, en dpit des mises en garde renou-
veles du president de la Rpublique
coritinuent de rpandre le virus de la
peur dans la population avec notam-
ment ce chantage la perte des acquis
sociaux et l'agitation du spectre de l'in-
dpendance.
Bien que Nicolas Sarkosy ait une nou-
velle fois,raffirm que "la question qui
sera pose aux lecteurs en janvier est bien
celle du just degr d'autonomie et non
celle de 'indpendance".
Commentant les 137 measures annon-
ces par Sarkosy et largement inspi-
res, dit-il, du SMDE et de l'Agenda 21
ainsi que les perspectives offertes la
pche, Alain Rapon constate "qu'ilnous
donne limmdiat sans l'essentiel Les me-
sures numres, on les prendpour dblo-
quer un systme enkay. Mais l'essentiel,
notre responsabilit, l'affirmation de
notre savoir faire reste conqurir".

L'avocat Grard Dowling-Carter aborda
la question de l'volution institutionnelle
sous certain de ses aspects juridiques.
Il expliqua "pourquoi un dbat aussi sim-
ple que cefui du choir entire deur articles
qui se suivent dans la Constitution fran-
aise, 73 et 74 a t aussi brouill par ceux
qui dans ce pays veulent conserver l'ordre
catastrophique tabli, dont nous ne pour-


rons sortir qu'en pregnant nos responsabi-
lits". Alors, dit-il, que les lus ensem-
ble ont opt en toute connaissance de
cause pour le chemin de la responsabi-
lit'avec des options claires.
C'est en sens que ce rassemblement a
t men tambour battant et beaucoup
de points ont t passs en revue pour
permettre chacun d'avoir toutes les in-
formations pour aller convaincre son en-
tourage, son voisin, son camarade de
travail de la ncessit d'ouvrir le chan-
tier de la responsabilit martiniquaise.

David Zobda, le leader de Btir le Pays
Martinique lana un vibrant l'effort des
Martiniquais.
"NKous allons construire ce pays d'a6ord
avec nos propres moyens"face aux men-
songes de ceux qui entretiennent la
peur de la perte des acquis sociaux. Et
contrairement ceux qui veulent rester
dans le statut-quo "Le 74, dira-t-il, ce
n'est pas raser gratis, ce n'est pas f'argent
qui va tom6erfacifement. AXvec le 74, il
faudra produire et travailler". En
quelque sorte retrouver la valeur du tra-
vail pour construire ce pays, 'jodpyi
an trav, dimin pi 74 la pyi-a k au tra-
vay", prophtise le leader de Btir.
Et la question qui est pose par lui
comme auparavant par Raphal Mar-
tine est de savoir "si nous voulons ou non
prendre cette responsabilit que nous ap-
pelons de nos vuL depuis des dcennies".
En appelant a "oser une grande ambition
pour la Martinique en mettant en synergie
,nos intelligence, nos savoir-faire, notre
gnie, au-del des clivages politique, au
service de cette contribution et ce avec en-
thousiasme, abngation pour une dyna-
mique de dveloppement conomique,
socialet culturelrespectueuXde notre en-
vironnement". Plusieurs intervenants ont
mis en avant l'impact du 74 sur l'impor-
tance de la matrise du foncier que ne
pourra assumer la collectivit martini-
quaise que dans le cadre de l'article 74.
Plusieurs examples ont dmontr la dif-
ficult d'amnagement du territoire car
le foncier est aux mains de certain qui
ne pensent qu' spculer.
Ainsi celui d'Ulne route que les lus veu-
lent construire pour-desservir le future h-
pital de Mangot Vulcin, don't la
ralisation se heurte aux prtentions
exorbitantes d'un gros propritaire ter-
rien. De mme que les difficults ren-
contres depuis 10 ans Sainte-Anne







I T SJudi1200 -I JuIsi n46 Page 1Y


par Garcin Malsa pour rcuprer des
terres et prserver les grandes salines.
Une matrise du foncier indispensable
"pour empcher que nous ne soyons pas les
nouveau, Palestiniens" dira avec force
David Zobda.
L'un des arguments de champagne des
soixante-treizistes est de proclamer la
fin ou la quasi disparition des acquis so-
ciaux, alors qu'ils s'opposaient aux
Communistes et aux militants de la CGT
lors des grandes luttes sociales pour
leur conqute. Une argumentation d-
molie par tous les intervenants du jour.
Et parmi eux, la jeune Audray Brujaille-
Latour qui, "ne voit rien quipuisse mettre
en pril nos acquis sociaux", contraire-
ment aux dires des "nostalgiques de ('as-
similation pure et dure". Tous l'ont rpt
avec force : Le degr d'autonomie
choisi preserve nos acquis sociaux. Et
l'exemple de Saint-Martin et Saint Bar-
thlmy, territoires autonomes dans le
74, o les acquis sociaux sont et seront
toujours en vigueur, a t maintes fois
rappel.

Eugne Larcher, le maire des Anses
d'Arlets, a mis en avant la question de
l'Education o les jeunes Martiniquais
pchent cause de programmes sco-
laires inadapts notre ralit. Et de
rappeler que dans le cadre de l'article
74, la collectivit pourra participer aux
programmes scolaires et faire valoir nos
spcificits.
Pour Francis Carole, "73 ou 74, ce n'est
pas un simple jeu de numro, mais un
choix dterminant pour prendre en main
notre pays. Ifn'y apas de chat ou de safk
s'ily en a c'est le PPM et la droite qui y
sont rests".
Quant la loi organique, elle est main-

fFrp' Miri, p 7qi.anne


tenant utilise comme autre argument
fallacieux pour faire peur. Le juriste
Dowling-Carter I'a bien dcortiqu.
Pour lui, ce n'est qu'un outil "quipernet
au lgislateur de mettre en uvre la
Constitution franaise Ainsi "('article 74
est come une cl qui ouvrirait une porte
niais qui ne done pas fi dtai de ce qu'if
y aura dans la maison. C'est la foi orga-
nique qui vient dcider de la disposition
des pieces, du mobilier qui s trouve. En
bref, les responsabilitis que ls Cus vont
assumer. C'est donc tout un ensemble, un
processus, un montage, une construction
efficace et fisse qui sera mis au point entire
parties concernes fe gouvernenient et les
lus martiniquais qui front l'objet de
cette loi organique" Il estime que le pro-
cs fait la loi organique est "insens",
car elle seraa tout simplement fe reffet des
rsolutions votes par fes lus et eprimies
devant le people les 18 dcembre 2008 et
18juin 2009". Il considre "que cette loi
organique est le rsultat d'un chemine-
ment raisonnable et pens par des hotmm es
senss, don't les lments ont t soumis au
chefde (FEtat qui, jusqu' ce jour, a res-
pect notre gardses devoirs. Et surtout
sa parole... ". A ce titre, qu'il fallait faire
confiance aux lus et leur donner "le mo-
teur' pour faire avancer le navire et tra-
cer le bon cap le 17 janvier 2010. La
priority d'emplois pour les jeunes Marti-
niquais, le dveloppement, la pche, la
culture tous ses sujets ont fait l'objet
d'explications claires avec les possibili-
ts nouvelles offertes par l'article 74.
Comme l'ont soulign les orateurs, pas
de dveloppement endogne sans pou-
voir politique fort. En clair, il s'agit d'un

UN SOS AU PEOPLE
lait dire. (Pourquoi ? Parce que, en fait les
propositions qu'il a numres devant
nous n'taient pas totalement neuves,
n'tait pas totalement indites. Qu'on le
veuille ou non, ses collaborateurs ont
puis trs largement dans le document qui
avait t la6orpar le ConseilRPgionalet
le Conseilgnral savoir le S-MiIDE et
[fAgenda. On retrouve pas made propo-
sitions que nous avons faites. Sur ce sujet,
nous pouvons dire "un pas a t fait".
Maintenant, if ne s'agit pas de poser des
questions comment on vafiniancer tout
cela, on le verra le moment venu. Ce qui
me parat important, voil un president


combat pour des marges de manoeuvre
plus large, pour que les intrts du
people martiniquais soient rellement
pris en compete.
Alfred Marie-Jeanne fera la clture de
ce meeting, Claude Lise tant rest
Paris pour le vote du budget outremer
au Snat. "Ce n'est pas un combat entire
deux numros. Wous ne crachions pas sur
ce qui a t fait. Nous fluttons pour ce qui
reste faire, pour avoir Ces moyens d'agir
et d'investir", dira t-il en ouverture. Il
fera le point sur les diverse rencontres
en Europe notamment avec Manuel
Barroso, president de la Commission
europenne qui lui a confirm que l'vo-
lution statutaire ne constitute en aucun
point un retrait de l'Europe. Le militant
de la cause martiniquaise jugera qu'il
n'est pas trop tard pour faire avancer la
Martinique malgr les multiples rendez-
vous manqus. Il confiera "si le 74 ne
passe pas, je ne continuerai pas toute ma
vie a chay dfo an panyi" Une manire
de lancer un SOS au pays comme il l'in-
diquera plus loin. Et sa rponse dans
"PofitiX"au micro de Maurice Violton, le
9 novembre, le confirm. "Ma rlection
m importede peu, ce qui m'intresse c'est que
la SMartinique prenne ses responsabilits"
a dclar Alfred Marie-Jeanne qui a af-
firm ne pas faire de bluff. Il conclut
"Tanne 2010 ne passer pas sans que je
ne prenne une decision". L'ovation des
presents lui a donn l'espoir que cela ne
sera pas le cas. Chacun, conscient de
l'urgence du changement fera le nces-
saire pour batailler, convaincre faire le
travail de labourage pour reporter la
victoire le 10 janvier 2010.
C.B. et G.E.



MARTINIOUAIS
de la Rpublique qui quelles que soient ses
nombreuses facettes, qui on peut adres-
ser des reproches sur bien des domaines et
moi le premier. Ilf prend son courage
deux mains et dit qu'ifsouhaite qu'ily ait
une volution institutionnelle. Le drame
serait de voir des 1Martiniquais efuserde
faire ce pas. En cette matire, une fois
c'est dj beaucoup, deux fois ce serait
trop. SOS que je lance en direction de tout un
chacun pour que le 74, c'est--dire le pro-
gramme qui nous permet d'avoir un peu
plus de comptences et de responsabifit
passe ds le 10janvier2010".


"Le discoursprsidentieftait attend, on
savait dans ces grandes lignes ce qu'ifal-


i










Les partisans de l'artice 73 : "DES ADVERSAIRES DE LA MARTI-

NIQUE !" DECLARE G. ERICHOT R.F.O.


G. Erichot : "Pas de dveloppement endogne sans pouvoir endogne"


Le secrtaire gnral du Parti Com-
muniste Martiniquais Georges Eri-
chot tait l'invit de l'mission
*(PoftiX", dirige par Maurice Violton
le vendredi 6 novembre dernier.
Nous vous proposons la retranscrip-
tion des 10 minutes d'interview.

Maurice Violton : Tout l'heure midi,
le discours de Nicolas Sarkozy sur
une premiere batterie de measures. Il
s'agira pour le president de la rpu-
blique de relancer les conomies en
outre mer, de redonner de la
confiance travers de grands projects
structurants. Bonjour Georges Eri-
chot, vous tes Secrtaire du Parti
Communiste Martiniquais, il s'agit
quand mme du tout premier Comit
interministriel consacr l'outre
mer. Pour vous, Georges Erichot, ce
6 novembre est une grande date
pour l'outre-mer et la Martinique plus
particulirement ?
Georges Erichot : Cela doit tre un
moment important, vu la gravit de la si-
tuation conomique, vu l'tat dans le-
quel se trouve le pays. Il est vident que
si le president fait une declaration aprs
les Etats gnraux et le CIOM, cela doit
tre pour annoncer des measures impor-
tantes qui devront aider la Martinique
sortir dans la crise.
M.V : Vous tes confiant, le president
la Rpublique veille sur la Martinique
et l'Outremer ?
G.E : Non Le president de la France
remplit sa function. Il est dans sa fonc-


tion, il est president
de la France, de la
France continental,
et de la France
d'Outremer, donc
dans son rle gale-
ment. Je rappelle
qu'il a dit une phrase
important lors de
l'inauguration de
l'aroport Aim C-
saire "je n'accepterai
pas que ('on carica-
ture ce db6at institu-
tionneC'. J'espre
qu'il va clarifier le
dbat pour dmon-
ter et arrter les cari-
catures qui sont
faites ici et l autour
de l'article 74.
M.V : Avant, de


parler de l'article
73 et 74. Georges Erichot, il s'agit
quand mme d'actionner quelques
leviers qui pourraient booster l'co-
nomie martiniquaise, redoutez- vous
l'effet d'annonce ?
G.E : Nous sommes habitus aux effects
d'annonce. Je rappelle par example que
les dcrets d'applications de la LO-
DEOM ne sont toujours pas pris et que
la loi n'est pas applique. Si le president
veut faire avancer les choses, bousculer
les choses, je souhaite qu'il announce
des measures concrtes en faveur des
entreprises, des collectivits, des com-
munes don't la situation financire s'est
aggrave avec la baisse de l'octroi de
mer. Pas des measures immdiates, qui
sont des measures de circonstance. Je
suppose qu'il va annoncer une orienta-
tion pour donner la Martinique une vi-
sion plus sereine de son avenir long
terme.
M.V : Certains avaient dit que tout
cela, c'tait de l'agitation, que ce se-
rait une grand- messe, que l'Etat ne
considre pas ses rgions loignes.
Nicolas Sarkozy dit que jamais la
France n'a fait autant pour l'Outre-
mer. Etes- vous d'accord avec cette
analyse ?
G.E : Il manque deux choses: D'abord
une continuity de l'action de l'Etat et une
vision long terme. L'Etat advance en
zigzag en Outremer
M.V : Nicolas Sarkozy a dit qu'il est
un homme de rupture. Qu'il faut une
autre politique.
G.E : Je rpte que jusqu' maintenant


l'Etat advance en zigzag, on a vu le nom-
bre de lois, de rformes, lois d'orienta-
tion... Par example, la loi Girardin qui
devait aller jusqu'en 2014, a t inter-
rompue. On a mis en place d'autres dis-
positifs. Donc il faut donner une vision
long terme. Cela passe d'abord par des
measures de reliance et une politique vi-
sant doter la Martinique d'un vritable
pouvoir de decision.
M.V : Lorsqu'on lit Justice, qui est
l'organe du Parti Communiste Marti-
niquais
G.E : Merci de le lire
M.V : L'ditorial de Michel Branchi in-
titul 'un choi c[air : fPour ou contre le
changement de statute L'ditorialiste
de Justice dit que ce changement ne
pourra venir que d'une chose : le
changement de statute. Quelque part,
l'organe du Parti ne croit pas ce qui
pourrait tre annonc l'Elyse ?
G.E : J'ai dit que ce qui pourrait tre an-
nonc, ce sont des measures de circons-
tance. Il faut avoir une vision global et
long terme. On parole beaucoup de d-
veloppement endogne de la Marti-
nique, cela veut dire que ce
dveloppement de la Martinique doit
tre pens pour elle et mis en ouvre
par des Martiniquais. On ne peut pas
concevoir un dveloppement endogne
conu et pilot depuis Paris. Donc, on
revient la question institutionnelle, la
question de l'volution institutionnelle et
statutaire. Il faut aller plus loin que les
simples mesres, aller vers la domicilia-
tion la Martinique d'un vritable pou-
voir politique. C'est cela l'enjeu
fundamental. Il n'y aura pas de dvelop-
pement sans vritable responsabilit
martiniquaise.
M. V : Y aura- t-il un parallle entire
ces Etats-gnraux et la question
statutaire? Ce sont des dispositifs
qui sont complmentaires, qui doi-
vent s'entraider ?
G.E: Dans le dbat des Etats gnraux,
l'un des rapporteurs, son nom
m'chappe (ndir : Victor Vaugirard),
avait mis l'accent sur la ncessit du
enforcement du pouvoir local. Il est vi-
dent que sans responsabilit martini-
quaise, il ne peut y avoir de
dveloppement conomique.
M.V : G. Erichot, vous avez parl de
ce dbat qui est caricatur. Qui cari-
cature selon vous ?
G.E : Eh bien, tous les partisans du 73.
M.V : Vos adversaires tout simple-
ment, c'est de bonne guerre.









G.E : Les adversaires de la Martinique,
ceux qui continent en dpit des mises
en garde du president de la Rpublique.
Les propres amis du president ne
croient mme plus sa parole. Quand il
dit qu'il n'admettra pas que l'on puisse
caricaturer le dbat, ils continent le
faire avec leur histoire de "chat an sak
vous allez perdre les allocations famii
fiales, vos retraites", alors qu'ils savent
pertinemment que ce n'est pas vrai.
M.V : C'est le dbat politique G. Eri-
chot.
G.E : Dbat politique? La dmocratie,
c'est d'abord le droit la vrit
M.V : Vos arguments ne sont pas for-
cment ceux de vos adversaires.
G.E : Le dbat politique, c'est d'abord le
droit pour le citoyen la vrit
M.V : Laquelle de vrit ?


Edito suite...
voir enfin mettre en oeuvre une vrita-
ble politique de dveloppement dura-
ble rpondant aux rels besoins du
pays ?
Car si le president reconnat le bien
fond de ce dveloppement endo-
gne, il se garde bien de se pronon-
cer clairement en faveur d'un
vritable pouvoir local, se bornant de
rappeler que l'enjeu de la prochaine
consultation sur l'volution institution-


G.E : La vrit. Un passage l'article
74 ne remet nullement en question les
acquis sociaux, c'est cela l'essentiel. On
avait fait le coup en 2003. On resort la
mme recette: "vous al':z perdre ceci et
perdre cela ", etc. Je dis que tout change-
ment gnre une certain inquitude.
Cela est normal, mais que des gens qui
savent, des responsables politiques,
entretiennent cette peur irrationnelle,
cela est extrmement grave. D'autant
que certain parmi eux disent "nous
sommes pour l'autonomie, nous sommes
pour [a responsabilit".
M.V : Vous parlez des progressistes?
G.E : Au stade actuel, ils ont appel
voter pour le non. Ils empruntent le
mme chemin que la droite, entretien-
nent le mme language. J'en ai entendu


nelle tait just celui du just degr
d'autonomie "et "non cefui de ['ind-
pendance". Ce qui n'empche pas les
adversaires du 74 de continue dis-
tiller le virus de la peur.
Rptons-le encore une fois : Il ne
saurait y avoir de politique de dve-
loppement endogne sans un vrita-
ble pouvoir endogne (local).
Toutes les autres solutions propo-
ses tant par la droite que par le PPM


un sur une radio: on a l'impression
qu'on entend le mme language que la
droite.
M.V : Pourquoi s'en tenir au discours
de vos adversaires et ne pas mieux
dfendre votre argumentation, vous
soixante-quatorzistes ?
G.E : Nous avons une argumentation,
des propositions. Par example, les ad-
versaires du 74 disent "vous n'avez pas
de projects alors qu'eux ils n'en n'ont
pas. Parmi les propositions, il y a la syn-
thse de l'agenda 21 et le SMDE, ga-
lement les orientations du Congrs. S'il
y a des propositions, c'est bien du cot
des partisans de l'article 74 qu'il faut les
chercher.
Retransciption C.B


nouveau ne sont que des manou-
vres pour nous empcher d'atteindre
ce but aujourd'hui si proche.
C'est la raison pour laquelle les mem-
bres du Rassemblement Martiniquais
pour le Changement doivent redou-
bler d'efforts pour convaincre la majo-
rit de nos compatriotes de voter en
faveur de l'article 74, seule solution
pour nous viter des rveils encore
plus douloureux.
Georges Erichot


DES MISSIONNAIRES RELIGIEUX EN CHAMPAGNE POLITIUE !


Il existe des prires diffuses depuis
quelque temps auprs des difices de I'
glise catholique apostolique romaine
en Martinique, visant inviter des
croyants maintenir la Martinique ac-
tuelle dans cet tat incontestable de d-
pendance, de non dveloppement, de
records en dlinquances, en drogues,
en chmage, en maladies, pollutions,
d'ultra consommations,... de soumission
aux visions et decisions politiques de
gouvernants franais vivant en Europe,
plus de 7000 km.


Il est des prtres qui experiment ouverte-
ment leur position personnelle et invitent
clairement leurs auditeurs presents
leurs messes religieuses ne pas ad-
mettre le changement propos par des
politiques majoritaires martiniquais. Des
prtres qui estiment bon de cultiver la
peur d'une volution des institutions, et
qui cherchent entretenir chez certain
la phobie de la responsabilit de dispo-
ser de soi mme.
Ces faits dmontrent, une fois de plus
et peut tre de trop, l'alliance objective


et historique entire cette glise catho-
lique et colons bks, entire l'glise
apostolique romane et intrts impria-
liste europen!
Alliance jadis de cette glise avec le co-
lonialisme, le racism et l'esclavagisme,
... Disons plutt glise actrice coupable
de crimes de spoliation, d'ethnocides,
...crimes contre l'humanit en territoires
extra europens !
Djangalay


NCROLOGIE .


Christiane Franois Dorlans, conseil-
lre rgionale PPM depuis 2004, char-
ge de Mission auprs de la Direction
de la DSDS et ancienne secrtaire g-
nrale de l'Agence Rgionale d'Hospi-
talisation est dcd dimanche 8
novembre des suites de maladie. Le
PPM, son parti, la salue en ces terms
"femme foyale et courageuse, femme de
conviction et de combat, elle a t ces der-
nires annes une conseillre rgionale
consciencieuse et active qui, ma(gr son


combat contre (a mntfadie, a tenue ap-
porter sa contribution fa construction
de fa 91artinique".
Pour Alfred Marie-Jeanne "Mme Fran-
ois Dorfeans a marqu de son empreinte
cette mandature par sa grande connais-
sance des dossiers, par fa qualit de ses
interventions et par (a courtoisie don't elle
ne se dmarquait jamais".
Justice adresse ses sincres condo-
lances son mari Max et sa famille.


1 [],&T T,&TUT,&IRIEJeud 12 ovembe 209 uecen" 4 Pge 1







[]&N LI MUII Jed I *fvibr20 IJfe 4 -Pag 16


Honduras: LE GOUVERNEMENT DE FACTO SE
--- cheletti a envoy une let-
tre Zelaya pour lui de-
mander de lui
-I communiquer les noms de


ya : Toujours rfugi l'Ambassade du Brsil au Honduras


Le gouvernement de facto hondurien
issu du coup d'Etat du 28 juin 2009 ne
cesse de manoeuvrer et de faire preuve
de mauvaise foi afin d'viter le retour
la prsidence de Manuel Zelaya. Aprs
avoir sign enfin "['accordTegucigalpa/
San Jos" qui prvoit la restitution du
pouvoir Manuel Zelaya, il multiple les
measures dilatoires destines vider
ledit accord de sa substance. C'est ainsi
qu'au course de la semaine dernire Mi-


ses ministres qui compo-
seront le soi-disant "gou-
vernement d'unit et de
conciliation"; lequel '"ou-
vernement" n'est pas
prvu dans "l'accord'Tegu-
cigalopa/San Jos". Cela,
alors que Zelaya rclame,
conformment aux
clauses dudit accord, que
le Congrs abroge les d-
crets par lesquels les put-


schistes ont mis fin son mandate.
Le gouvernement de facto, qui a prvu
des lections pour le 29 de ce mois, est
dcid soit ne jamais remettre la pr-
sidence Zelaya, soit le faire le plus
tard possible, afin qu'il ne puisse exer-
cer aucun pouvoir effectif. En effet, le
nouveau president qui sera lu le 29 no-
vembre prendra ses functions en janvier
2010. Cela veut dire que Zelaya, s'il est
remis en selle, sera pour deux mois un


MOOUE DE ZELAYA


pantin aux mains des militaires et de
l'oligarchie. Le gouvernement de facto
peut mme avoir intrt lui redonner
la prsidence avant le 29 novembre,
pour crer le mythe que l'lection aura
lieu dans un cadre dmocratique,
conformment la Constitution, ce qui
ne pourra que satisfaire la "communaut
internationale"et singulirement la CIA.
C'est l'occasion de souligner que ces
putschistes avaient reu pour mission
d'liminer politiquement Manuel Zelaya
cause de ses liens avec Chavez, Evo
Morales et Rafael Correa, d'empcher
que le Honduras ne passe dans le camp
des soi-disant "ennemis des Etats-Vnis".
Ils ont certes agi comme des fascistes,
tuant et faisant disparatre des partisans
de Zelaya, muselant les mdias de l'op-
position, mais ils n'ont pas t autoriss
par Washington garder le pouvoir,
comme l'poque de la guerre froide.
L'imprialisme yankee ne veut pas
d'une nouvelle dictature en Amrique la-
tine ; car c'est mauvais pour son image.
M.Belrose


HAMTI : DE NOUVEAU L'INSTABILITE POLITIQUE


Le 30 octobre .dernier, quelques heures
aprs une motion de censure du snat
hatien contre le premier ministry Mi-
chle Duvivier Pierre-Louis, un nouveau
premier ministry a t dsign : Jean
Max Bellerive .
Des tractations sont en course pour la
formation d'un nouveau gouvernement.
Le choix effectu par le president Ren
Garcia Prval devra tre ratifi par les
deux chambres : snat et chambre des
dputs. En principle, la composition de
ce gouvernement sera annonce la
mi-novembre.
Hati continue de se dbattre dans de
graves difficults conomiques et so-
ciales qui rpercutent ncessairement
sur sa situation politique. La misre, la
violence permanent, l'absence d'un v-


ritable Etat, sont des facteurs d-
stabilisants. Pour avoir une ide
de cette violence, il suffit de
considrer le phnomne des
lynchages et des enlvements.
Depuis le dbut de l'anne 2009,
la police a enregistr 77 cas de
lynchage, soit une augmentation
de 30% par rapport 2008 la
mme poque. Cela veut dire
que la population se fait justice
elle-mme, soit parce que la po-
lice et la justice sont absentes,
soit parce qu'elle n'a pas
confiance en elles. Quant aux enlve-
ments, ils ont eu diminu par rapport
l'anne 2008, mais le nombre de cas
demeure lev : 66 en 2009 (contre 327
en 2008).


Jean Max Bellerive, nouveau Premier Ministre hatien

La premieree rpublique noire"a plus que
jamais besoin de la solidarity internatio-
nale et de gouvernants responsables et
comptents.
M.Belrose


PLUS D'UN MILLIARD DE'TRES HUMANS AFFAMS


La barre d'un milliard de personnel
souffrant de faim et de malnutrition a t
atteinte dans le monde, selon l'ONU et
le FAO. Ce sont les pays les plus pau-
vres qui en ptissent le plus comme tou-
jours, mais aucune nation n'est
pargne par la crise du systme capi-
taliste. De G8 en G 20 le caractre fi-
nanciaris et mondialis du capitalism
accentue encore la guerre conomique,


don't les dgts sociaux et environne-
mentaux sont considrables. Ici en Mar-
tinique les dernires statistiques
donnent le chiffre de 20% du people
martiniquais vivotant au dessous du
seuil de pauvret.
Le capitalism en crise ferme des entre-
prises, dlocalise les usines. La libre cir-
culation financire et la libralisation
absolue des changes agricoles conti-


nuent leurs ravages et tout cela entrave
le dveloppement conomique de nom-
breux pays. Ce chiffre du milliard d-
pass d'tre humans mourant de faim
justifie l'appel des communists qui pro-
clament dans leur hymne (l'Internatio-
nale) : "Le monde doit changerde base...
debout les damns de la terre".
A. Constant.










ETATS-UNIS : MAIN DE FER, MAIS MASQUE DE VELOURS


Le renoncement au bouclier antimis-
siles US en Europe, salu comme un
symbol clatant du changement radi-
cal voulu de la politique jusque l belli-
ciste des Etats-Unis, n'est pas aussi
pertinent qu'il y parat.
De fait, le plan initial dcid par l'admi-
nistration Bush, tait comme tous les
autres plans, conu prtendument pour
assurer la defense du "monde libre" et
en premier lieu des Etats-Unis. Il n'avait
cependant d'autre vritable objet que
d'assurer prioritairement de fabuleux
profits pour le Complexe Militaro-Indus-
triel (CMI) en provoquant une trs op-
portune course aux armements,
l'adversaire vis (en l'occurrence la
Russie) ne pouvant logiquement rester
les bras croiss. Mais aujourd'hui la
donne n'est plus la mme. Les Etats-
Unis sont pratiquement ruins (et pas
seulement par la crise). Impossible de
se lancer dans de faramineux et co-
teux projects. Les moyens manquent.
Les moyens mais pas la volont, aussi


l'administration Obama s'est rsolue
abandonner le project initial, lui prfrant
un autre beaucoup plus raliste sur le
plan des cots, mais tout aussi belli-
ciste. Il s'agit maintenant de dvelopper
dans le cadre de l'Otan une defensee an-
timissifes" s'appuyant sur les allis eu-
ropens qui s'impliqueraient plus
intensment dans la "protection de
tous ".
Le nouveau secrtaire gnral de
l'Otan, Andreas Rasmussen, ne s'en est
d'ailleurs pas cach lors du Conseil At-
lantique des USA, le 29 septembre der-
nier : "La rcente announce du president
Obama propos des missiles de defense est
important d'abordparce qu'ifreplace fe
project de dploiement des missiles dans un
cadre raliste, bas sur une tecfhnologie
fiable, contre une menace visi6fe, ensuite
parce qu'il (e situe sofidement dans le
context de 'Otan, et en vue de la protec-
tion de tous... fNous devons affronter [es


dfis du 21e siclfe ensemble, en partageant
les risques et les cots... "(les cots sur-
tout car les profits seront ncessaire-
ment pour le CMI tats-unien principal
dtenteur de la technologies utilise).
L'Iran est bien videment la "menace vi-
sible", mais la Russie n'en reste pas
moins "P'ennemi" potential principal.
Trs rvlateur est aussi le fait que pen-
dant qu'Obama parlait de dsarmement
nuclaire l'ONU, son administration
demandait au parlement US les crdits
ncessaires pour moderniser les
bombes atomiques B-61, notamment
celles entreposes en Belgique Kleine
Brogel et considres jusque l comme
obsoltes. Cela montre de manire vi-
dente que les propositions de dsarme-
ment nuclaire gnral faites la
tribune de l'ONU ne sont sans doute
que des paroles creuses, aussitt d-
menties par les faits.
K. Solaris


L'AFRIQUE RUNIE ADDIS ABEBA POUR PARLER DE DVE-


LOPPEMENT

En 1994, la Confrence Internationale
sur la Population et le Dveloppement,
runie au Caire ( Egypte) avait labor
un Plan d'Action en faveur de l'Afrique.
Du 21 au 24 octobre, plus de 250 per-
sonnes (ministres, experts et reprsen-
tants de la socit civil) se sont
rencontres Addis Abba (Ethiopie)
pour dresser le bilan des 15 annes
coules et faire le point sur la mise en
pratique des recommendations du
Caire.
La rencontre a t organise par la
Commission Economique de l'ONU
pour l'Afrique (ECA), la Commission de
l'Union Africaine, et le Fonds des Na-
tions Unies pour le Dveloppement
(UNFPA). Au course de la crmonie
d'ouverture, la vice-secrtaire executive
de I'ECA, Lalla Ben Barka, n'a pu s'em-
pcher de faire le triste constat qu'il y a
eu peu de progrs en Afrique en matire
de reduction de la pauvret, d'radica-
tion de la faim, de reduction de la mor-
talit maternelle et d'exclusion social.
Ce constat pessimiste a t tempr
cependant par Lina Moussa, vice-direc-
trice du bureau de l'UNFPA pour
l'Afrique, qui a vant les efforts faits par
de nombreux pays africains pour mettre
en pratique les recommendations du
Plan d'Action du Caire.


Les dirigeants africains se sont penchs sur la reduction de la pauvret


Les dbats qui ont eu lieu durant ces
quatre jours ont t nourris par des dos-
siers remis par 43 Etats africains.
Sans tre passiste, rappelons que
l'Afrique est le continent qui a le plus
souffert de la rapacit et de la cruaut
des puissances coloniales euro-
pennes, lesquelles continent en


maints endroits exploiter ses ri-
chesses naturelles, avec la complicit
d'hommes politiques ou de militaires
africains corrompus et indignes. Sa mi-
sre actuelle s'explique en grande par-
tie par cette histoire colonial et
no-coloniale.
M.Belrose


L 6a6 kanmaradou pri df, pran dlo rouz taw'
Plutt que de se rejouir du malheur des autres, on devrait en tirer.des leons.









Jedi1 Novebe20 oc n'46 -,ag'1


AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
Aux terms d'une dlibration en date du
01/10/09, l'assemble gnrale ordinaire
a dcid de transfrer le sige social de
la SCI OMABA
ancienne mention : 343, route de redoute
- 97200 Fort de France
nouvelle mention : Squadra B n 77 -
Avenue Lopold Sedar Senghor Cit
Dillon 97200 For de France
computer du : 01/10/09,
en consequence l'article des status cor-
respondant sera modifi.
pour avis le Grant FB 1873

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date du 20/10/2009 il a
t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes :
Denomination social : SOCIT BELLE
CASE
Forme : SARL
Sigle : SBC
Objet social : BTP Gros Oeuvre
Sige social : Morne Pitault Bellevue,
Quarter Bellevue, 97232 LAMENTIN
Capital : 500 E
Dure : 10 ans
Grance : M. Charles-andre DIJEONT,
Morne Pitault Quartier Bellevue, 97232
LAMENTIN
Co-grant : M. Christophe DIJEONT,
Morne Pitault Quartier Bellevue, 97232
LAMENTIN
Immatriculation au RCS de Fort de
France. FB 1874

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 05/11/ 09, il a t constitute
une : SCI
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : SCI LOUHER .
SISE : C/ M. Herv LOUISY Quartier
Blme Chemin Belfort 97232 La-
mentin
Objet : Achat, construction, acquisition,
administration par location ou autrement
de tout immeuble ou biens immobiliers
Dure : 99 ans
Capital : 200 euros
Grant : Herv LOUISY
Adresse : Quartier Blme Chemin Bel-
fort 97232 Lamentin
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis la Grance FB 1875

BIJOUTERIE RICCIULLI
VICTOR HUGO
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7 600,00 C
SIGE SOCIAL: FORT DE FRANCE
(97200), 37 RUE VICTOR HUGO
IMMATRICULE AU RCS
DE FORT DE FRANCE
SOUS LE N*448 386 755
Aux terms d'une assemble gnrale
extraordinaire en date du 01 octobre 2009
les associs ont dcid la dissolution an-
ticipe de ladite spcit et sa liquidation.
M. Walter RICCIULLI demeurant FORT
DE FRANCE (97200) chemin de l'hous-
saye villa n10, est nomm liquidateur.
Le sige de la liquidation est fix FORT
DE FRANCE (97200) chemin de l'hous-
saye villa n10;
C'est cette adresse que la correspon-
dance devra tre adresse et que les
actes et documents devront tre notifis.
Les actes et pices relatifs la liquidation
seront dposs au registre du commerce
et des socits de FORT DE FRANCE.
Pour avis et mention,
Liquidateur FB 1876

AVIS DE CONSTITUTION
Il a t constitute une socit uniperson-
nelle responsabilit limite :
Denomination : MABOUYA EURL


Son sigle est : MABOUYA EURL
Dure : 99 ans
Capital : 10 000 Euros
Sige social : 28 rue Schoelcher,
Sainte Luce 97228
Objet : Le commerce de textiles
Grant : M. ALCIBIADE Alain
La socit sera immatricule au registre
du Commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de Fort de France
FB 1877

SPAG TEL
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7 500 C
SIGE SOCIAL: IMMEUBLE MARSAN
PORTE 28 KERLYS
97200 FORT DE FRANCE
AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
Par decision du 29 septembre 2009, l'as-
soci unique a adopt la modification sui-
vante :
Monsieur Frantz BRABAN, demeurant,
Morne Morissot voie 4, 97200 Fort de
France, a t nomm Grant en rempla-
cement de Monsieur Arnaud FONTAINE,
demeurant 1069 lotissement les Hauts de
Maniba 97222 Case pilote, dmission-
naire, computer du 1er octobre 2009.
L'article 18 des status a t modifi en
consequence.
Le nom de Monsieur Arnaud FONTAINE
a t retir des status sans qu'il y ait lieu
un replacement par celui de Monsieur
Frantz BRABAN.
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis. FB 1878

SECURITY PRIVEE
ANTILLES-GUYANE
SOCIT PAR ACTIONS
SIMPLIFIES
AU CAPITAL DE 37 000 EUROS
SIGE SOCIAL: IMMEUBLE MARSAN
PORTE 28 KERLYS
97200 FORT DE FRANCE
491 187589
AVIS DE NOMINATION
Suivant dlibration d'une assemble g-
nrale ordinaire du 29 septembre 2009, il
rsulte que : l'associ unique statuant aux
conditions prvues par les dispositions
statutaires, nomme pour une dure ind-
termine, en quality de Directeur Gnral
de la Socit, computer du 1er octobre
2009, Monsieur Frantz BRABAN
N le 25/08/1956 Fort de France (Mar-
tinique),
demeurant Morne Morissot, voie 4 -
97232 Lamentin de nationalit franais
Mention sera faite au RCS de Fort de
France
Pour avis FB 1879

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Fort de France du 07 octobre
2009, il a t constitute une socit pr-
sentant les caractristiques suivantes:
Forme social : Socit responsabilit
Iftnite
Denomination social : ANTILLES COM-
POSITE
Sige social : Carrire Ernoult, Pointe des
Ngres 97200 Fort de France
Objet social : Fabrication, location de ba-
teaux de plaisance et de pche, coques
de piscines en fibre de verre.
Dure de la socit :99 ans computer de
la date de l'immatriculation de la socit
au registre du commerce et des socit.
Capital : 7 500
Grance : Mme Fabienne VERNET, de-
meurant residence le Sental, Apt 23,, clai-
rire 97200 Fort de France
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
La Grance FB 1880


AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
La grante de la socit DIET DIS-
COUNT, socit responsabilit limite,
au capital de 7 622.45 euros ayant son
sige social Morne Dillon Sud, Immeuble
Arti Bois D5, Zac de Rivire Roche -
97200 Fort de France inscrite au RCS de
Fort de France sous le n B 412 534 190
informed que l'assemble gnrale extra-
ordinaire du 15 octobre 2009 a :
1) fix le nouveau sige social Zone In-
dustrielle de la Jambette, angle du bti-
ment Andr COTTRELL, face la socit
EXPO-CARELAGES 97232 Le Lamen-
tin.
2) Modifi la rpartition du capital social
comme suit :
Madame Rita D'ORAZIO : 51 parts
Monsieur Georges MARTIAL: 49 parts
3) Rectifi les erreurs matrielles affec-
tant son K BIS par suppression de la
mention tablissement secondaire sis 6
route de la Folie Fort de France.
Pour avis
La grance FB 1881

AVIS DE CONSTITUTION
il a t cre une Entreprise Uniperson-
nelle Responsabilit Limite par un acte
sous seing priv en date du 29/10/09,
don't les caractristiques sont les sui-
vantes :
Denomination : EURL SOLIMMO
Capital social : 1000
Adresse du sige social : Gondeau Ouest
- 97212 Saint Joseph :
Objet social : La socit a pour objet prin-
cipal Agence Immobilire
Dure : 99 ans computer de son immatri-
culation au registre du commerce et des
socits
Nom et adresse du grant : Monsieur Fa-
brice SAINTE ROSE
demeurant Gondeau Ouest, 97212 Saint
Joseph
Ir, -natriculation au registre du Commerce
et des socits de Fort de France
Pour avis le Grant FB 1882

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
SCI DU BAC
SOCIT CIVIL IMMOBILIRE
EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 3 048.98 C
SIGE SOCIAL : ZAC DU BAC -
97220 TRINIT
SIRET : 378 706 063 000 13
APE 702 C
L'assemble gnrale des associes, ru-
nie le 30 septembre 2009, 18 heures
approve les comptes dfinitifs de liqui-
dation, donn quitus de sa gestion et d-
charge de son mandate Madame Arnnick
Justine MICHAUD liquidateur, et constate
la clture de la liquidation. Les comptes
du liquidateur ont t dposs au greffe
du tribunal de commerce de Fort de
France
Le liquidateur FB 1883

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 24/08/09, il a t constitute
une : SCI
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : SCI BELIMMO972
SISE : Quartier Bois Dsir, 97231 le Ro-
bert
Objet: Acquisition, administration et ges-
tion de biens immobiliers et location
Dure : 99 ans
Capital : 100 E
Grant : Miguel BOLOSIER
Adresse : Rsidence Dsir, 97231 le Ro-
bert
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis la Grance FB 1884

AVIS DE CONSTITUTION


Suivante acte SSP en date du 28 octobre
2009, il a t constitu une SARL
Denomination : DYNAMIK'COM
Sige social : C/ M. Michel LAUPA, lotis-
sement le Rocher, Trois Rivires, Sainte
Luce 97228
Objet : Activits d'agence de publicity :
dans le domaine des nouvelles technolo-
gies de l'information et de la communica-
tion, organisation, implantation et
exploitation de projects sur le territoire des
Antilles, de la Guyane, et plus gnrale-
ment de la Carabe.
Capital social : 1 000 euros
Dure : 99 ans
Grant : M. Michel LAUPA demeurant
Sainte Luce 97228, lotissement le Ro-
cher, Trois Rivires
Immatriculation au RCS de Fort de
France FB 1885

AVIS DE CONSTITUTION
Il a t constitute une socit uniperson-
nelle responsabilit limite :
Denomination social : CONCEPT 4
ETOILES
Son sigle est : CONCEPT 4 ETOILES
Dure : 99 ans
Capital : 10 000 euros
Sige social : centre commercial Le Patio
de Cluny, 1er tage Schoelcher 97233
Objet : Communication global et strat-
gies. Communication vnementielle et
fournitures de prestations complmen-
taires. Conseil en image/Relooking.
Conseil en amnagement d'intrieur et
dcoration. Vente accessoire de produit
de dcoration et autres accessoires.
Grant : Mie CHARLERY Valrie
La socit sera immatricule au registre
du Commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de Fort de France
FB 1886

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 05/11/ 09, il a t constitute
une : SARL
Prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : BEAUTE BIEN-ETRE
ESTHETICK CONSEIL COIFFURE MAS-
SAGE MINCEUR
Sigle : BBEECCMM SARL
SISE : 208 Dr Kan Sik Doj, Cit Dillon
97200 Fort de France
Objet : Vente/conseil de products et pres-
tations d'esthtique & coiffure
Dure : 99 ans
Capital : 1 500 euros
Grante: Madame Batrice BARCOURT
Adresse : Rsidence Oliver, Lot. n 9,
Acajou Est Lamentin 97232
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis la Grance FB 1887

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
SARL prsentant les caractristiques sui-
vantes :
Denomination : Froid Plus Routiers Ser-
vices (F.P.R.S)
Sige social : Zone industrielle Petite Co-
cotte 97224 DUCOS
Objet : L'acquisition, l'exploitation de tous
droits se rapportant la vente, rparation,
entretien de tout matriel frigorifique et de
conditionnement d'air, lectromcanique,
lectronique ; de location de matriel fri-
gorifique.
Dure : 99 ans
Capital : Quatorze mille euros (14 000 E)
constitu uniquement par des apports en
numraire
Grant : QUERBEL Jean-Marc resident
Chemin Saintville, 97215 Rivire Sale.
Immatriculation au RCS de Fort de
France. FB 1888

AVIS DE CONSTITUTION
SOCIT IMMOBILIRE











LES CERISIERS
Par acte sous seing prive en date du 2
juin 2009, il a t constitute une socit
civil immobilire :
Denomination social : LES CERISIERS
Capital : 500 euros divis en 50 parts so-
ciales de 10 euros chacune, entirement
souscrites et libres.
Sige social : C/ Mademoiselle Anne
DESERT 5 rue des Cerisiers Lot Trois
Rivires, Porte 7 97228 SAINTE LUCE
Objet : La proprit, l'acquisition, la ges-
tion, et plus gnralement l'exploitation
par bail, location ou autrement, de tous
immeubles usages civil, rural ou com-
mercial.
Dure : 99 annes computer de l'imma-
triculation de la socit au registre du
commerce et des socits.
Grant : Mlle Anne DESERT, ne le 21
aot 1956 aux Anses d'Arlets (Martinique)
est dsigne statutairement en quality de
grant pour la dure de la socit.
La socit sera immatricule au Registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du Tribunal Mixte de Commerce de
Fort de France.
Pour avis et mention
Le grant FB 1889

AVIS DE CONSTITUTION
(Conformment l'article 285 du dcret
n 67-236 du 23 mars 1967 sur les soci-
ts commercials)
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 15 octobre 2009 enregistr Fort
de France, il a t constitu la socit sui-
vante :
Denomination : ALL TRADE OFFICE
GLOBE SARL
Sigle : A.T.O GLOBE Sarl
Forme juridique : SARL
Capital social : 4 038 (2 100 E en na-
ture)
Sige social : Centre Cial La Gallria 2 -
Acajou 97232 LE LAMENTIN
Objet : Rgie publicitaire ; Communica-
tion ; Formation ; Organisation et ralisa-
tion d'vnementiels de tous types ;
Organisation de spectacles ; Toutes pres-
tations de services affrentes
Cogrance : Xavier LAVAL Villa Esp-
rance n 419 Quartier Derrire Bois -
97212 Saint Joseph ET Pierre Yves
SAINTE ROSE 187 Lotissement Saint-
Georges 97233 Schoelcher
La Socit sera immatricule au registre
du Commerce et des Socits de Fort de
France
Pour avis, la Grance FB 1890

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Etablissement public territorial
Activity principal : services gnraux
des administrations publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Nom et adresse officials du pouvoir adju-
dicateur
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : Pierre SAMOT, Prsi-
dent de la CACEM
Adresse Internet: infos@cacem-mq.com
Adresse du profile acheteur (URL) :
http://www.cacem.org
Objet du march
Objet du march : Etude stratgique et
prospective de dveloppement cono-
mique pour le compete de la CACEM.
Type de march de services : 11


Classification CPV (Vocabulaire Commun
des Marchs) :
Objet principal : 79311000-7 : Services
d'tudes
Lieu d'excution : CACEM et locaux du ti-
tulaire
L'avis concern un march public
Caractristiques principles : formaliser
une stratgie de dveloppement cono-
mique dans les domaines d'intervention :
accompagnement et services individuali-
ss aux entreprises, accompagnement et
dveloppement de filires, dveloppe-
ment et animation des spaces d'accueil
des entreprises, observation du territoire,
communication vers les entreprises...
Les variantes ne sont pas autorises.
Prestations divises en lots : non
Dure du march : 9 mois computer de la
date de notification du march.
Conditions relatives au march
Modalits essentielles de financement :
resources propres de la CACEM
Dlai global de paiement : 40 jours
Modalits de paiement : articles 86 98
du code des marchs publics
Forme juridique que devra revtir le grou-
pement de fournisseurs : groupement so-
lidaire
Conditions de participation
Pices relatives la candidature
a) La lettre de candidature ou DC4 ; en
utilisant l'imprim DC4 (version avril
2007) tlchargeable : http://www.fi-
nances.gouv.fr/formulaires/daj/DC/im-
primes_dc/dc4.rtf ou un document
comportant les mmes informations ;
b) La declaration du candidate en utilisant
l'imprim DC5 (version novembre 2008)
tlchargeable :
http://www.finances.gouv.fr/formulaires/d
aj/DC/imprimes_dc/dc5.rtf ou un docu-
ment comportant les mmes attestations
et informations ;
c) La copie du ou des jugements pronon-
cs, si l'entreprise est en redressement
judiciaire ;
d) Une presentation de la socit explici-
tant ou compltant les renseignements
demands dans le DC5 ;
e) Une presentation des principles rf-
rences datant de moins de trois ans et v-
rifiables (indiquez les coordonnes du
client et le nom d'un contact) pour des
prestations similaires.
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
- Mmoire technique : 60%
o Comprehension des enjeux ;
o Rponse mthodologique du candidate
au regard des besoins de la CACEM (no-
tamment approche systmique) ;
o Rfrences et comptences de l'quipe
affecte la mission experiencee dans ce
type d'accompagnement, comptences
en matire de prospective);
o Disponibilit et ractivit du candidate.
- Prix : 40%.
Procedure
- Procedure adapte
- Conditions de dlai :
a Date limited de reception des offres : le
15/12/2009 12 heures.
o Dlai minimum de validit des offres :
90 jours computer de la date limited de re-
mise des offres.
Autres renseignements
- Numro de rfrence attribu au mar-
ch par le pouvoir adjudicateur :
2009/51/DGA4/MAPA
- Date d'envoi du present avis la publi-
cation : 4/11/2009.
- Le dossier de consultation est tlchar-
geable sur le site de la CACEM :
http://www.cacem.org
En application de l'article 52 du code des
marchs publics, pourront tre limins :
a) les candidates qui n'auront pas fourni


~ __ ___~_~___


l'ensemble des declarations, certificates ou
attestations demands dment compl-
tes. dates et signs dans le dlai imparti;
b) les candidates don't les niveaux de ca-
pacits professionnelles, techniques et fi-
nancires seront jugs insuffisants, aprs
analyse des lments fournis dans le
dossier de candidature.
Si la CACEM constate que des pices
don't la production tait rclame sont ab-
sentes ou incompltes, elle peut dcider
de demander aux candidates concerns
de produire ou complter ces pices dans
un dlai fix dans sa demand et qui ne
saurait excder 10 jours. Pass ce dlai,
la candidature sera considre comme ir-
recevable.
- Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours : Tri-
bunal Administratif de Fort de France B.P
683 97264 Fort de France Cedex Tl.
: 0596.71.66.67 Fax : 0596.63.10.08
Les offres sur support paper uniquement,
sont :
* Soit remises sur place contre rcpiss.,
* Soit transmises par lettre recommande
avec avis de reception postal.
Les heures de dpt sont : les lundis,
mardi et jeudi de 8h 12h et de 14h 16h
; les mercredis et vendredi de 8h 12h.
La transmission des offres par voie lec-
tronique n'est pas autorise.
Adresses complmentaires :
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires peuvent tre
obtenus
- renseignements d'ordre administratif :
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72 (poste 203/216)
Fax : 0596.75.54.58
- renseignements d'ordre technique
CACEM Direction du Dveloppement
Economique
Tel: 0596.75.81.40
Adresse auprs de laquelle des docu-
ments peuvent tre obtenus et adresse
laquelle les offres doivent tre envoyes
CACEM Service des Procdures des
Marchs
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tel : 0596.75.82.72
Fax :0596.75.54.58 FB 1891

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Catgorie : Etablissement public territo-
rial
Activits principles du pouvoir adjudica-
teur : services gnraux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de l'organisme
acheteur :
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre Samot, Prsi-
dent de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL) :
http://www.cacem.org
Objet du march :
Objet du march : Prestations d'accom-
pagnement la creation et la mise en
place d'un rfrentiel dveloppement du-


rable
Lieu d'excution : Locaux du prestataire
et locaux de la CACEM
L'avis concern un march public
Les variantes ne sont pas autorises.
Les prestations ne sont pas divises en
lots
Dlai d'excution : 6 mois computer de
la date de notification du march.
Conditions relatives au march
Modalits essentielles de financement et
de paiement :
Le financement est effectu sur les res-
sources propres de la CACEM
Dlai global de paiement : 40 jours
Modalits de paiement : articles 86 98
du code des marchs publics
Forme juridique que devra revtir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
Le contenu du pli de la candidature et
d'offre est dtaill dans la note de prsen-
tation.
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
- Mmoire technique : 60 :
Le mmoire technique sera apprci au
regard des comptences en informatique
40o0, et au regard des comptences et
rfrence ce en matire environnemen-
tale 60o
- Prix: 40o
Procedure: Procdure adapte.
Conditions de dlai :
Date limited de reception des offres : le
27/11/2009 12 heures
Renseignements complmentaires
- Numro de rfrence attribu au mar-
ch par le pouvoir adjudicateur
2009/50/DGA3/MAPA
- Dlai minimum de validit des offres: 90
jours computer de la date limited de rcep-
tion des offres
- Le dossier de consultation est tlchar-
geable sur le site de la CACEM
http://www.cacem.org
- Les offres sur support paper unique-
ment, sont :
* Soit remises sur place contre rcpiss.,
* Soit transmises par lettre recommande
avec avis de reception postal.
Les heures d'ouverture des bureaux sont
: les lundis, mardi et jeudi de 8h 12h et
de 14h 16h ; les mercredis et vendredi
de 8h 13h.
- Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours : Tri-
bunal Administratif de Fort de France B.P
683 97264 Fort de France Cdex Tl.
: 0596.71.66.67 Fax : 0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : 6/11/2009
Annexe 1 Adresses complmentaires
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus :
* d'ordre administratif :
CACEM Service de Gestion et Suivi des
Achats
Tl : 05.96.75.82.72
Fax : 05.96.75.54.58
* d'ordre technique :
CACEM Service Energie
Tl : 05.96.59.19.62
Contact : Karine Pastel-Therm
Adresse auprs de laquelle des docu-
ments peuvent tre obtenus et adresse
laquelle les offres doivent tre envoyes
CACEM Service des Marchs Publics
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58 FB 1892


Jeudi 1.2 Aloveinbre.2009 Jusdce W 46 -Page 19






mIJ U PART COMMUNIST MARTINIQUAIS

Site Site RMC : http.i:/ww. article 74. coin
Site PCM : http://www.iournal-iustice-martiniquie.coinm ,.SEMBM,,MMOUS
eLe CANGEfMENT

Evolution institutionnelle et statutaire
Rencontre-dbat
AN LOT BALAN POU MATINIK VANS

INVITATION
Thme : Quel intrt les couches populaires ont-elles gagner le
combat du changement institutionnel et statutaire ?

En fvrier-mars 2009, les Martiniquaises et les Martiniquais sont descendus dans la rue par
milliers pour protester contre la vie chre, contre les bas salaires, contre le chmage et la
prcarit, contre la dilapidation de la terre martiniquaise, etc. Ils ont manifest aussi contre
les ingalits et les injustices de toutes sortes, pour le respect de leur dignit, de leur
identity et de leur culture.
Ils ont dnonc la pwofitasyon . Ils ont cri : Matinik s ta nou .
Ce fut le movement social le plus important de l'histoire martiniquaise et, par consquent,
de manire consciente ou inconsciente le people a signifi que le systme actuel tait
bout de souffle et qu'il fallait le changer.
Alors, la question est pose : Comment et pourquoi le changement institutionnel
propos, c'est--dire le passage une Collectivit autonome rgie par l'article 74, peut-il
permettre de contribuer rpondre aux aspirations des couches populaires
martiniquaises : salaries, agriculteurs, artisans, jeunes, transporteurs, retraits,
chmeurs, fonctionnaires, etc ? .
C'est le Parti Communiste Martiniquais principalement qui a conquis de haute lutte avec
les travailleurs la plupart des acquis sociaux don't jouissent aujourd'hui nos compatriotes.
C'est aussi ce Parti qui, le premier, a dnonc le systme colonial dpartemental
responsible de la crise actuelle et qui a revendiqu l'Autonomie comme solution pour en
sortir.
Chaque jour l'vidence de ce changement de statut s'impose davantage.
Pour les Communistes, il ne peut se concevoir qu'en faveur des masses laborieuses.
Pour dbattre de cette question, le Parti Communiste Martiniquais vous invite la



m, D a he 22 Nov e bre2009,
,, e e Salle Municipale de Long-Pr Lamentin (Pres de cole de Long-Pr)

LEZANSET GOUMEN POU LIBETE, LEZANSIEN BAT POU LEGALITY
. DI ANNOU MAREREN-NOU POU LARESPONSABILITE




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