Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: September 17, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00126
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

Gpg HiEBDOMADAIRE D'INFORM CU




4 eltlo. ,,,po d .el ..t v'Autorit







! l -cM intlinir les prix ,,






.dmini5tr s et mPL
Co --e de Humide
LuLLES Socidal Earburanfs


Un appel au
Set LK unisour ir ssemblement de le
e ^s lut0tes M mmunes auche franaise










EMILE LARGEN DE NOUVEAU LIBRE


Edit . . . . . . . 3
- Lutter contre la vie chre

Luttes Sociales .... p. 4/<
- Mobilisation le 3 octobre ?

Evolution Statutsip .p. S/7
- "Objectif 74" ouvre le dbat
- Le R.M.C.entre en champagne

Eco-Social ........ .p. 7/8
- Carburant

Fte de rH-luma ......p. .
- Volont de combattre la droite

Economic ........ pi 110/11
- Les preuves de la "pwofitasyon"

Univeisit ....... .. 12/13
- L'UA.G. face son autonomie

Socitte ........... .p. 13
- Plainte sur le chlordcone
- P. Girot de langlade mis la retraite
- Brice Hortefeux racist P

llaas le mnonde .... .p. 14/15
- Chavez signe des accords
- Haiti/Cuba
- Cisjordani
- UnoAmerica. fer de lance des droites
- Honduras

Lu dans la Pliesse .... .pi. 1<
- Le grand retour de Marx

Annonces lgales .p. 17/17

bultuepe ............ .p. 2u1
- Abb Grgoire
- Journe du patrimoine



Administration & Rdaction :
Tl. :0596 78683
Fax : 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
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Fondateur : Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tel. 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tel : 0596 73 14 54


Emile Largen, condamn en appel, en
juin par la Cour d'assises, une peine
de 15 ans de prison a t libr le mardi
8 septembre dernier. Reconnu coupa-
ble de viols rpts sur sa propre fille
mineure de moins de 15 ans, le patron
des gommiers de la Martinique a pour-
tant toujours ni ces accusations. Il a
port l'affaire devant la Cour de cassa-


tion et rclam une mise en libert en
attendant le rsultat du recours. Les
juges de l'appel ont donn suite sa de-
mande contre l'avis du Parquet. Il est
plac sous contrle judicaire et reste
prsum innocent. Une remise en li-
bert qui suscite beaucoup d'interroga-
tion dans la population et au sein mme
de l'institution judiciaire.


ELECTIONS MUNICIPALES DE RIVIERE-SALE


Suite l'annulation de l'lection munici-
pale par le Conseil d' Etat le 12 aot
dernier, les lecteurs salens devront
nouveau se rendre aux urnes les 4 et 11
octobre 2009 afin d'lire le nouveau
conseil municipal de la commune. Rap-
pelons qu'en mars 2008 la liste Lesueur
l'avait emport d'une court advance de
89 voix. Mais l'lection avait t annule
au motif que le nombre de procurations


litigieuses tait suprieur l'cart de
voix sparant les deux listes du 2e tour.
Les lecteurs seront confronts au le
mme choix qu'en 2008 : Andr Le-
sueur (FMP), Louis-Flix Duville (MIM)
et Daniel Robin (PPM). La champagne
officielle dbutera le 21 septembre,
mais les candidates ont dj invest le
terrain, sur un fond de dbat statutaire
et de crise conomique.


4EME SEMAINE NATIONAL DE MOBILISATION POUR LE

DON DE MOELLE OSSEUSE


Du 14 au 20 septembre 2009 se tient la
4me Semaine national de mobilisa-
tion pour le don de moelle osseuse. La
moelle osseuse, c'est l'usine qui fa-
brique le sang (ne pas confondre avec
la moelle pinire !). Cette 4me di-
tion, rsolument interactive, met les
donneurs l'honneur, parce que leur
engagement gnreux et humaniste
permet de sauver des vies
En Martinique, des actions seront re-
layes par l'association ADMO, (Antilles
Don de Moelle Osseuse) qui intervient
en coordination avec le Centre Donneur
Antilles et l'Etablissement Franais du


sang. Cependant, il manque des nou-
veaux donneurs pour les malades en at-
tente
Et l'on sait que c'est parmi les per-
sonnes de mme origine gographique
que l'on a le plus de chances de trouver
des donneurs compatibles. Un donneur
volontaire de moelle osseuse est une
personnel en bonne sant qui donne
pour un malade. En consequence, plu-
sieurs actions seront ralises dans la
cadre cette semaine national de pro-
motion, notamment l'information.
L'association ADMO : 06 96 33 44 00


GRIPPE A : LES ECOLES TOUCHEES


Aprs trois semaines conscutives
d'augmentation, le nombre hebdoma-
daire de consultations pour syndrome
grippal en mdecine de ville s'est stabi-
lis, avec 1575 consultations estimes
au course de la premiere semaine de
septembre. Ainsi, au course de la pre-
mire semaine de septembre (S2009-
36), 19 prlvements ont t raliss.
Parmi eux, seuls 4 ont t confirms po-
sitifs pour le virus A (H1N1) 2009, soit
21% de positivit, et 1 pour la grippe A
saisonnire. Toutefois le nombre de
passages aux urgences pour maladie
fbrile aigu, ainsi que le taux de posi-


tivit lev des analyses biologiques
ralises au course du mois d'aot, si-
gnent une circulation active gnralise
du virus grippal A (H1N1) 2009 en Mar-
tinique. Plusieurs cas ont t signals
dans les coles depuis la rentre. Les
autorits ont pris la decision de mainte-
nir les lves touchs en quarantine
sans former les tablissements comme
le prvoit le ministre. On estime qu'en-
tre 2900 et 3 700 personnel ont
consult un mdecin gnraliste de l'le
pour une grippe A (H1N1).
La prevention reste de rigueur.


Leprsent n'est pas nipassenpuissance,

i(est fe moment du cowixet d l'action
Simone de Beauvoir


SA RA PAS Jeudi Il Septenibre.2009 Justice nW Page 1


~SOI~A~CC









LETTER CONTRE LA "Vie CHRE" EST UN IMPRATIF ABSOLU

EN MARTINIQUE


La lutte contre la "vie clire"et la
'"wofitasion ', qui a t le moteur
de la mobilisation massive des
peuples guadeloupen et martini-
quais au dbut de l'anne 2009 est
plus que jamais d'actualit, mainte-
nant que la crise du systme capi-
taliste mondial a commenc faire
sentir ses effects dvastateurs dans
nos dpartements-colonies et que
l'Etat franais se trouve confront
aux pires difficults financires.
Certes, l'apprciation mme de
cette chert et de ses cons-
quences varie selon les classes so-
ciales. Les resources et les
conditions de vie d'un proltaire
n'tant nullement comparable
celles d'un bourgeois ou d'un petit-
bourgeois par example. Mais il est
indniable que globalement les
Martiniquais ont de plus en plus de
mal joindre les deux bouts, sa-
tisfaire leurs besoins lmentaires,
mme quand ils ont la chance
d'avoir en emploi, cause des prix
trop levs. Par ailleurs, la socit
de consommation engendre par
le capitalism post-industriel cre
sans cesse des besoins nouveaux,
souvent artificiels et don't la satis-
faction ncessite des dpenses qui
ne font qu'aller en croissant,
Pour bien apprhender le problme
de la chert de la vie, il convient de
se rappeler en outre, que la Marti-
nique est un dpartement d'outre-
mer franais totalement dpendant
de sa "mtropole", passablement
alin culturellement de surcrot, et
que de ce fait la tentation y est
grande d'tablir des comparisons
non pas avec les pays voisins de la
Carabe et d'Amrique Latine mais
avec la France, "mre patrie" et
"mre nounicire". Nous en arrivons
ainsi oublier la gographie, la dis-
tance qui nous spare du continent
europen et qui fait que les prix des
products imports soient ncessai-
rement suprieurs ceux pratiqus
dans le pays d'origine.


Cela dit, la rvolte de fvrier- 7 -
mars en Martinique etait plus
que justifie, mme si tous les
"profiteurs" n'ont pas t clai-
rement identifies, et en dpit
de certain propos excessifs
ou de certain comportements
isols, perus comme racistes
ou anti-blancs. Le people mar-
tiniquais a exprim cette oc-
casion ses insatisfactions, a
cri sa soif de justice et d'ga-
lit effective, et pos, sans le
dire expressment, le pro- )
blme de sa responsabilit -
dans la gestion des affaires in-
ternes de son pays, tout en
mettant l'Etat franaise face
ses responsabilits, notam-
ment dans le domaine de l'emploi
et de la lutte contre l'exploitation
excessive.
Habile politician, Nicolas Sarkozy
n'est pas rest sans ragir la r-
volte des Antillais, celle un peu
plus ancienne des Guyanais, ainsi
qu' celle moins dramatique des
Runionnais. Et parmi les measures
qu'il a prises, il y a notamment la
tenue des Etats Gnraux de l'ou-
tre-mer et la saisine de l'Autorit de
la concurrence.
Saisie par le Secrtaire d'Etat
l'Outre-mer sur la concurrence
dans les dpartements d'outre-
mer, l'Autorit vient de remettre
son rapport, "relatifaiLumcanismes
d'importation et de commerciaisa-
tion des products de grande consom-
mation". Ledit rapport a aussitt
t rendu public, ce qui a dj
donn un dbut de controversy,
cause des vrits gnantes pour
les "profiteurs"qu'il rvle.
Les lecteurs de Justice auront le
loisir de dcouvrir les apprciations
du Parti Communiste Martiniquais
sur les analyses et prconisations
de l'Autorit, laquelle, disons-le tout
de suite, se place strictement sur le
terrain du libralisme cher la
droite et ne prconise rien de rvo-


lutionnaire. On ne sera pas tonn
en lisant le rapport de constater la
place qu'occupent les importations
de products alimentaires dans les
DOM, donc en Martinique. L on
touche du doigt un problme capi-
tal qui est celui de notre survive en
cas d'interruption de ces importa-
tions pour une raison ou une autre.
Ce problme lui tout seul suffirait
justifier la ncessit de l'Autono-
mie de notre pays dans cette
phase crucial de son histoire : une
autonomie synonyme de Respon-
sabilit au sens plein et multiple du
terme, synonyme d'esprit d'initia-
tive, de crativit, de dmocratie et
de justice social.
Le Collectif du 5 fvrier qui vient de
tenir un grand meeting Fort-de-
France doit continue le combat
avec lucidit et determination, mais
aussi en tenant compete de la l'im-
prieuse ncessit de lier lutte syn-
dicale et lutte politique, de se
joindre au combat que mnent de
leur ct les organizations poli-
tiques anticapitalistes et anticolo-
nialistes.
En attendant, il convient d'exiger
du gourvernement l'instauration
d'un vrai contrle des prix de pro-
duits de grande consommation.
Maurice Belrose







LUTTES SOCIALES Jeudi ~~~~I Setiir 209-Jsieil '-Pg


K5F : PREMIERE MOBILISATION LE 3 OC


TOBRE P


Un public consquent pour cette rentre


Certes, la Maison des syndicats n'a pas
retrouv la ferveur et le brouhaha des
soires de fvrier/mars, mais prs de
1 500 personnel se sont presses le
vendredi 11 Septembre pour "s'informer
sur 'vofution de fa lutte revendicative et
des perspectives". Accueillis sur les airs
de musique sortis de ces luttes, beau-
coup avaient revtu leur t-shirt ftiche
rouge dsormais incontournable,
marque de rassemblement. La quasi to-
talit des membres du collectif taient
prsents, et au sortir d'une longue
sance de travail avec les trois repr-
sentant du LKP (Patrice Tacita, Rosan
Mounian et Jean-Marie Nomertin), le
meeting a dmarr vers 19H30 pour se
terminer au del des 23 heures. Le pr-
sident sortant Michel Monrose fut le pre-
mier d'une longue liste d'intervenants.
Dans sa court declaration, il a exhort
la foule "reprendre 'initiative car (e pa-
tronat et rEtat nous y obligent en ne res-
pectant pas les accords". Il fut
chaleureusement applaudi la fin de
son intervention. Dsormais, le K5F a
dcid de n'abandonner aucun secteur
en lutte, quelle que soit l'organisation
syndicale, face elle-mme et au pa-
tronat. Elle entend s'investir dans des
questions de socit, notamment les
questions d'ordre judiciaire et de sant
avec la chlordcone. Ensuite, les repr-
sentants des diffrents secteurs en lutte
ont pass en revue les diffrents ter-
rains de-lutte. Que ce soit sur les sta-
tions-services, les urgences, France
Tlcom, les agriculteurs, les territo-
riales, les ex de Probati, l'Education na-


tionale, l'Assaupamar avec la question
du littoral, chacun a affirm la dtermi-
nation continue la lutte pour que "Ce
patron lta, pa mt nou ajounou", dixit
Daniel Gromat. Pour rpondre aux cri-
tique sur son action dans l'accentuation
de la crise conomique, Michel Mon-
rose affirme : "Le patronat martiniquais
a une court vue de la situation, ilfait
comme si la crise international ne touche
pas la 5Martinique. Les chiffres des licen-
ciements annoncs pour 2008 ont t de 9
500 en Martinique, sans grve. En ce
sens, vouloir mettre sur le dos du collectif
tous les maux de la fMartinique, c'est d-
tourner 'opinion pu6fique sur [es pro-
6blmes rels et retourner (opinion contre
ceux qui se battent pour [a population".
La dlgation guadeloupenne du LKP
a reu une vritable ovation aprs l'in-
tervention de chacun d'eux. Selon
Rosan Mounain, Le LKP regroupe 48
organizations anticolonialistes et anti-
coloni "'TEtat et le patronat veulent faire
payer la population et la faire regretter
d"avoir men ce movement contre l'ex-
ploitation et la profitasion". "Nous
n'avons pas fait le choir des bombes mais
celle de la lutte de masse" a soulign
Jean-Marie Nomertin. A ce titre, le LKP
reprendra le chemin de la rue ds le 3
octobre pour protester contre une ven-
tuelle hausse du carburant en Guade-
loupe et pour rclamer le respect des
accords Bino, a-t-il dclar en subs-
tance. Les deux organizations ont d-


cid de mener des actions communes
sur des problmes identiques concer-
nant les revendications, par example
une manifestation Pointe--Pitre aura
son pendant ici Fort-de-France. Selon
un membre du K5F, "On ne peut pas en-
visager ds cle mois de septembre un mou-
vement de l'ampleur de fvrier, mais il
faut trouver des moyens nouveau et ci-
bls de mobilisation. Et c'est quoi va
s'atteler le K(5F, en prparant [a mobili-
sation du 3 octobre". Il revenait au nou-
veau president Philipe Pierre-Charles
de tracer les perspectives du mouve-
ment. L'extension de l'accord salarial du
14 mars et le contrle des prix des 400
articles seront les deux chevaux de ba-
taille du K5F. Un rendez-vous gnral
avec la population aura lieu tous les
vendredis pour une liaison permanent.
Le nouveau president lancera un appel
pour rclamer de l'Etat un vritable ca-
lendrier de reprise des ngociations, et
en direction de l'opinion publique pour
qu'elle retrouve le chemin de la mobili-
sation.
Le meeting s'est termin sur le dsor-
mais clbre "s pou la viktwa nou ka
al ".
Le K5F a russi sa rentre en dpit c'es
attaques de toutes parts. Les presents
ont clairement affich leur determination
reprendre la lutte si besoin tait..Car
la grve de fvrier n'a pas change la so-
cit, et la '"wofitasyon"est toujours de
mise. La ralit politique, mme si cer-
tains veulent opposer combat social et
combat politique, impose une lutte com-
mune pour l'avenir de notre pays.
C.B.

Nous avons interrog l'ancien prsi-
dent, le nouveau et un membre du
LKP au sortir de ce rendez-vous so-
cial important pour les travailleurs et
la population.

Michel Monrose
(Ex-prsident du K5F) :
"Satisfaction du devoir accompl"
Justice: Quels sentiments vous ani-
ment au sortir de cette prsidence ?
Michel Monrose : Un grand sentiment
de satisfaction parce qu'au point de vue
de l'organisation du meeting, c'est une
russite. Beaucoup de monde, les gens
sont attentifs, les interventions sont de
bonne facture et les camarades du LKP
ont relev de leur presence cette soire.
J : Oui, mais vous ?
M. M. : La lutte continue, la prsidence







MMES


du collectif devrait tre une prsidence
tournante par les diverse organizations
syndicales. Avant moi, c'tait l'UGTM
en la personnel de Patrick Dor, main-
tenant ce sera Philipe Pierre-Charles, la
CDMT, aprs lui une autre organisation
prendra le relais. Je continuerai tra-
vailler au sein du collectif au nom de
l'UNSA. J'ai vcu l'exprience de la lutte
de fvrier/mars avec beaucoup d'enri-
chissement. Dans ma vie de syndica-
liste, c'est quand mme un movement
d'une ampleur norme que j'ai eu
grer. Comme je le rpte souvent,
nous tions un group, la population
nous soutenait, il n'y avait pas de raison
que ma prsidence ne fonctionne pas.
J : Quel bilan en tirez-vous ?
M. M. : Dans un conflict d'une telle en-
vergure, il y a eu des difficults surtout
au niveau de la diffusion des informa-
tions. Celles-ci circulaient alors qu'elles
n'manaient pas du Collectif, nous
avions une relle difficult. Maintenant,
au contraire de que veulent faire croire
certain, on a obtenu des choses, par
example la baisse de certain products,
une augmentation de salaires. C'est
sign, nous de trouver des formes de
mobilisation pour obliger la parties ad-
verse respecter ces accords.

Philipe Pierre-Charles, (CDMT)
president du K5F :
(Poursuivre dans [a mme gne
Justice : Une belle bonne rentre
pour le K5F ?
Philipe Pierre-Charles : Le K5F a
frapp ce soir. Ils croyaient que notre
mobilisation allait tre faible. Ils ont es-
say de la dnaturer en parlant de
grve. Ils ont sem la confusion. Au-
jourd'hui force est de constater la
masse des gens qui sont venus ce soir.


Par leur determination, l'enthousiasme,
ils ont montr effectivement que rien
n'est plus comme avant en Martinique.
Il existe un Collectif, une conscience.
Cette conscience, nous en sommes
srs, ne fera que progresser. Car, si
certain problmes ont connu une pe-
tite amlioration, ils demeurent pour
l'essentiel. On a bien compris cela, on
a surtout compris que la lutte idolo-
gique qui est mene pour essayer de
discrditer ce qui se fait, il faut qu'on la
mne aussi. On ne perdra pas cette
lutte car l'histoire advance. Car seule la
mobilisation du people fera avancer la
lutte.
J : Quelles seront les prochaines
tapes ?
PPC : Nous allons crire aux organisa-
tions de Guyane et de Runion pour
proposer que l'on pose les problmes,
qu'on y rflchisse ensemble, cela est
une perspective global. Ds la se-
maine prochaine nous allons mettre en
place un certain nombre de decisions.
En premier lieu, le recensement des en-
treprises o on ne paie pas la part pa-
tronale de la prime de 200E. De faon
agiter les ides avec les salaries de ces
entreprises, pour dboucher sur un
grand rassemblement de salaries des
entreprises qui ne payment pas la part pa-
tronale. Nous allons, sur la question des
prix, relancer les "comnits des prit pour
le contrle, pour que ce soit l'ensemble
du territoire martiniquais qui se trouve
couvert par des initiatives. Nous appe-
lons la population s'impliquer, pas
seulement les militants et les syndica-
listes. Le problme des prix concern
tout le monde. Il faut que chacun s'im-
plique. Des rendez-vous sont d'ores et
dj fixs ce niveau-l. Concernant
les retraites, chaque syndicate va re-


Michel Monrose et Philippe Pierre-Charles, la continuity du combat


grouper les retraits de ses secteurs en
esprant aboutir une grande rencon-
tre des retraits pour poser les pro-
blmes. Tout cela va nous permettre
d'enrichir la plate-forme avec la Guade-
loupe dans un premier temps et avec
les autres ensuite. Nous avons not
comme date de grande mobilisation le
3 octobre par les camarades de Gua-
deloupe. Nous allons examiner si nous
nous associons cette date. Ce qui est
certain, c'est que nous travaillons dans
la perspective d'un movement com-
mun, coordonn, don't les formes seront
dtermines par nous et non par les
gens qui sont en face.
J : Qu'est-ce qui va changer avec la
prsidence Pierre-Charles ?
PPC : I y aura le mme esprit collectif,
de raliser l'union, le consensus.
Chaque individu a son caractre ; ils se
trompent ceux qui pensaient qu'il y au-
rait eu une rupture ou une cassure ; pas
du tout. Michel Monrose, il faut lui ren-
dre hommage pour le travail qu'il a ac-
compli. Ce travail n'est pas achev, il
reste membre du C ollectif comme les
autres. Je vais m'efforcer de poursuivre
dans la mme ligne avec le mme
calme et la mme determination ;

Jean-Marie Nomertin, (LKP) : "CeuX
qui ont pris (a responsa6it de ne pas
respecter C'ensemble des accords portent
[a responsa6bilt de a degradation de a
situation et pas nous
Justice: Comment se porte le LKP ?
Jean-Marie Nomertin : Nous n'avons
pas pris de vacances, nous avons
chang avec les Guadeloupens de
l'extrieur qui passaient les vacances
en Guadeloupe. Nous avons rencontr
une parties du people de Guadeloupe au
travers des lyannnaj parole, discus-
sions et changes. Le meeting du 28
aot, dit de rentre, a runi plus de
2000 personnel. Cela montre que les
perspectives, la combativit et la dter-
mination existent, quol qu'en disent les
dtracteurs du LKP. Nous sommes plus
que jamais motivs et dtermins d'aller
plus loin. C'est ce qui nous anime au-
jourd'hui. Avec le K5F, on peut tracer
une ligne directrice, en toute modestie,
donner des examples suivre la
classes ouvrire international, notam-
ment celle qui se trouve prs de nous
dans la Carabe et celle de France. Il
nous faut reprendre le chemin de la
lutte ; il appartient aux travailleurs de re-
prendre confiance devant le rouleau
compresseur des licenciements, jusqu'
la victoire.
J : Anticolonialiste et anticapitaliste,
est-ce dire que le LKP prend la








UTIS81IGALEJedIlSpebe20-Jutc "$ Pag, 6


Jean-Marie Nomertin, LKP, Secrtaire gnral de la CGTG


place des politiques ?
JMN : Nous sommes un movement
qui regroupe des parties politiques, des
syndicats, des associations culturelles
et cologistes, et des marines pcheurs,
nous sommes ce conglomrat. On ne
peut pas nous taxer d'tre un parti poli-
tique. Par contre, la vie est faite de po-
litique et notre programme qui se base
sur les 148 revendications et cinq ans
de lutte, nous met de fait sur ce terrain-
l. Cependant, il est hors de question
pour nous d'tre des politicians. La


seule chose que nous disons, c'est que
l'intervention directed des travailleurs sur
le terrain, la mobilisation, le rapport de
force, c'est ce qui portera ses fruits et
non les blablabla et les promesses non
tenues. Nous sommes dans cette dyna-
mique d'action pour que les choses
changent. Nous allons nous atteler en-
core davantage dans les prochaines se-
maines. Nous sommes lgitims, le
people de Guadeloupe a vu que l'on a
sign un accord qui donne gain de
cause aux petits, tous ceux qui souf-


frent, et que l'on vient nous dire que l'on
ne respect rien. Ceux qui ont pris la
responsabilit de ne pas respecter l'en-
semble des accords portent la respon-
sabilit de la dgradation de la situation
et pas nous. Ils sont en train de cher-
cher quelque chose, ils vont le trouver.
J : Les hausses de carburants ? Un
point d'achoppement important ?
JMN : Que l'on ne nous prenne pas
pour des cons ; c'est vrai, nous ne
sommes pas des intellectuals, nous
sommes des travailleurs, des petites
gens. On nous a dit aprs les mouve-
ments en Guyane et en Guadeloupe,
qu'il y aura des missaires qui viendront
pour mener une enqute. Il ya eu quatre
rapports et la visit de Jego. Tous ces
rapports montrent que l'on a couillonn
les peuples guyanais, guadeloupen et
martiniquais. Qu'une Guadeloupenne
bon teint soit aux ordres, et voil que les
mercenaires de Total viennent nous dire
aujourd'hui, qu'il faut accepter l'aug-
mentation. Nous disons, non Monsieur
Jego avait dit "les bks de SMartinique et
de uadefoupe et le PfDG de Totalont eu
ma tte". Nous allons mettre en place la
mobilisation contre cette augmentation.
J : Quelle sera l'actualit du LKP ?
JMN : La lutte !
(Propos recueil[is par C.B


"OBJECTIF 74" OUVRE LE DBAT SCHoLCHER


Le jeudi 10 septembre s'est tenue, dans
la salle de la mairie de Schoelcher, une
runion de l'Association citoyenne "Ob-
jectif 74". Le maire Luc Louison Cl-
ment a dit sa fiert d'accueillir cette
manifestation sur le territoire de la com-
mune.
Aprs une introduction bien charpente
de Louis Boutrin, le porte-parole d'Ob-
jectif 74, illustre par une projection de
diapositives, le dbat a t lanc. Il de-
vait se poursuivre jusqu' 21 heures.
Les questions poses par les interve-
nants, parmi lesquels on remarquait de
nombreux jeunes, tmoignent de la n-
cessit de poursuivre le travail d'expli-
cation et de clarification. Et surtout de
trouver les arguments convaincants afin
de rpondre ceux qui n'ont pour but
de semer la peur ou le trouble dans les
esprits comme les tenants de la "troi-
sime voie".
Les intervenants ont longuement expli-
qu que, contrairement ce qu'affir-


De nombreux jeunes ont rpondu l'invitation d'Objectif 74


ment les opposants l'article 74, il
existe bien des propositions srieuses
pour le dveloppement conomique de
la Martinique (Agenda 21 et SMDE :
Schma, martiniquais de Dveloppe-


ment). Les participants sont repartis sa-
tisfaits et conscients de la tche ac-
complir pour que le choix de l'article 74
triomphe.
A. Constant










LE RASSEMBLEMENT MARTINIQUAIS POUR LE CHANGEMENT

(RMC) ENTIRE EN CHAMPAGNE


Le Rassemblement pour le changement
qui regroupe l'ensemble des formations
politiques'et des personnalits favora-
bles l'volution institutionnelle dans le
cadre de l'article 74 de la Constitution
se prpare entrer en champagne.
Le vendredi 11 septembre, les repr-
sentants de ses diffrents partenaires
tenaient leur premiere runion en vue
de dfinir les modalits de la champagne
qu'ils entendent lancer afin de convain-
cre les Martiniquais du bien fond du
choix de l'article 74 qui seul permet l'ac-
cession une vritable autonomie de
disposer d'un vritable pouvoir de dci-
sion pour affronter les multiples difficul-
ts auxquelles notre pays est confront.
Signe de la mobilisation, la quasi-tota-
lit des signataires de l'accord du 29
juillet crant le Rassemblement taient
presents, l'exception des reprsen-
tants du CNCP et d'Objectif 74 qui
s'taient excuss.
Ont donc particip cette runion les
reprsentants du PCM, de Btir le Pays
Martinique, de Vivre Schoelcher, du
Mouvement populaire pilotain, du RDM,
du Palima, du Modemas, du MIM, aux-
quels s'taient joints Christine Bauras et
J.Y. Bermude.
La runion, prside par Alain RAPON,
avait comme ordre du jour la mise en
place d'un comit de pilotage du RMC
ainsi que la designation des commis-
sions devant animer la champagne. Ce
comit de pilotage qui comprend les re-


Metre en place une champagne a explication efticace


prsentants des diffrents parties et per-
sonnalits devra supervisor toutes les
initiatives engages dans le cadre de la
champagne.
Les interventions des presents ont port
sur la ncessit
- d'laborer un argumentaire commun,
- de mettre en place un plan de com-
munication incluant tous les supports
mdiatiques,
- de prvoir un calendrier d'actions of-
fensives visant combattre la cam-
pagne de dsinformation et de peur
lance par les partisans du statu quo.
Dores et dj, il a t dcid l'organisa-
tion d'un meeting de lancement de la
champagne, le dimanche 18 octobre au
Hall des sports de Ducos ainsi que la


mise en place des quipes d'interven-
tion sur l'ensemble du territoire pour la
conqute des masses (caravanes, porte
porte, prises de parole, distribution de
tracts...).
A cette occasion, trois commissions ont
t mises en place. Elles seront res-
pectivement charges de la communi-
cation, de la mise en forme de
l'argumentaire et de l'animation de ter-
rain.et de la logistique.
Elles devront se runir le mercredi 16
septembre afin de prsenter des propo-
sitions prcises au Comit de pilotage
lors de sa prochaine runion prvue le
vendredi 18 septembre 18 heures.


CARBURANT : MAINTENIR LES PRIX ADMINISTRES ET L'EMPLOI


Aprs les 3 rapports labors par des
experts venus de l'extrieur, le prfet de
la region Martinique a sollicit l'AR-
TACT (Association Rgionale pour
l'Amlioration des Conditions de Tra-
vail) qui a rdig un autre portant sur la
chane ptrolire aux Antilles-Guyane.
Ce rapport, qui a t ralis par et avec
les acteurs du territoire, se veut pda-
gogique pour les consommateurs
avides de transparence, et clair sur la
formation des prix des carburants, ins-
tamment rclame lors de la crise so-
ciale de fvrier-mars. Il se veut aussi
une rponse aux inquitudes du Collec-
tif carburant qui a man du Collectif 5,
fvrier (K5F). Celui-ci avait en effect sou-
hait "que Ces acteurs de [a chane ptro-
lire rflchissent ensemble et de bonne foi
auzxvoies et moyens permettant de sauve-


garder les emplois en maintenant i'outil
industrielau_.Antilles et [a uyane,
ainsi que le service la pompe dans les
stations-service". Il avait galement de-
mand que soit appliqu "le principle de
transparence dans a formnnation du priX
des carburants afin de ne pas pnaliser les
consommateurs".
Il faut rappeler que cette chane ptro-
lire comprend : La SARA, les gros-
sistes; savoir Total, Rubis, Texaco,
Chevron, Exxon, Mobil, CAP et
WIPCO ; les transporteurs de carbu-
rants et de gaz ; les stations-service ; la
Chambre syndicate des grants ; les sa-
laris reprsents par le Collectif Car-
burnt.
Sur les 88 statiorls-servic implantes
sur le territoire, 74 appartiennent aux


corhpagnies ptrolires, elles sont iden-
tifies comme tant des stations "offi-
cielles". Les contracts de location
grance sont attribus pour une dure
de 3 ans, suite un appel d'offre.

Ce rapport sur les carburants s'inscrit
pleinement au cour des orientations
fixes par l'Etat au rseau ANACT
(Agence Nationale pour l'Amlioration
des Conditions de Travail), don't fait par-
tie l'ARACT. "Le ciantier avec la Chane
ptrolire s'inscrit pleinement dans cet axe
qui invite se pencher sur la recherche de
la performance durable travers le trip-
tyque : conomie, social, environnement,
en tenant compete de la parties prenante ex-
terne constitute par [es consommateurs",








1 Eo -u ,IL Jeui I Septembr 200 -.utc 8-Pg


selon les auteurs de ce rapport, Alexan-
dre Richol et Danile Laporte, assists
de Michel Branchi, en quality de consul-
tant. Pour eux, "ce rapport comporte trois
particularits: la mthode employe, Cori-
gine des auteurs, et les options revenues
pour analyse de ce secteur d'activit".

Deux questions ont servi de trame au
rapport :
1) "Le gain de quelques centimes deuros
la pompe est-ilsuffisamment significatif
pour expliquer valablement
l'appauvrissement certain
du tissu conomique et so- .
cialde la Mlartinique avec la
suppression d'une activity -
industriefle (la SA.4) et
d'une activity de service ((le
service [a pompe), alors que
dans [e mme temps les com-
pagnies ptrolires continue-
ront exploiter ce segment
de ( activity en gagnant da-
vantage puisque [es intermn-
diaires auront t limins ?
Ifimporte donc de souligner
que le maintien des emplois
peut comporter un cot social qu'il
convient de supporter".
2) : "Le systme administration desprixj
qui rduit les risques, ne conduirait-ilpas
CEtat et les lus rechercher activement
et lgitimement des modalits de partena-
riat avec les companies ptrolires afin
de soutenir des secteurs d'activit au sein
de 'conomie martiniquaise et dvelopper
ainsi dautres emplois ?"
Les auteurs se sont galement interro-
gs sur "pourquoi reporter systmatique-
ment la pression de la baisse des prix sur
les grants de stations-service et sur les sa-
laris ? ".


Prcisons qu'une grande parties de ce
travail d'explication et de clarification a
dj t expose dans Justice, notam-
ment lors de la champagne mene en fa-
veur de la liquidation de la Sara.
Les auteurs ont dcortiqu les trois rap-
ports prcdents, pointant du doigt les
failles et les propositions. Ils ont formul
les prconisations suivantes :
- la non suppression des emplois, en
maintenant le service la pompe, qui
constitute un enjeu social pour la Marti-
nique, une poque o l'conomie est


Alexandre Richol et Michel Branchi, co-auteurs de ce rapport
plus prs de la ralit martiniquaise

celle des services
le maintien de la SARA aux Antilles-
Guyane avec 16 recommendations, no-
tamment : "Menerune tude, par une ins-
tance neutre, pour vrifier le cot des
investissements que devra raliser la
SAR4 dans le cas d'un approvisionne-
ment en ptrole dans la zone Carabe,
Amrique Latine. S'employer rendre
transparent le mode defixation des prix.
et le rendre public. (Pour ce faire, s'appuyer
sur 'Observatoire des prix et des revenues
et sur toutes les associations de consom-
mateurs.
Envisager les modalits et le niveau
d'une participation de 'Etat et des col-


lectivits territoriales des trois (DO-M au
capitalde la SAM.
- (Dans le cadre de programmes europens,
notamment IWFTEXRE Carabes, faire
de la SAR la tte d'un rseau cariben
pour la fabrication de products en lien
avec les nergies renouvelables (panneaux
photovoltaques, par e.emple...) afin de
pntrer le march cariben dans le cadre
du principle des joint venture ou sauts du
kangourou et crer ainsi le grandmarchi
cariben des nergies renou-
j velables.
ga Le systme administration
des prix doit tre maintenu
dans son principle en amlio-
rant ses mcanismes partir
du constat de ses points fai-
6. es, en y intgrant autant
que possible la logique de
S march.
H- a matrise du pouvoir
d'achat des consommateurs
des trois regions;
l'implication des compa-
gnies ptrolires dans les stra-
tgies de dveloppement
durable de la 9Martinique, de la uafe-
loupe et de la uyane".
Parmi les 45 prconisations pour faire
plus de transparence sur la formation
des prix, I'ARACT propose de "Conce-
voir une mission plus gnrale intitule
Rencontre avec t'Observatoire des prix et
des revenues .
Au moment o l'Etat a lanc sa cam-
pagne de communication sur le prix des
carburant "(FA du 11 septembre 2009),
ce nouveau rapport, plus en relation
avec la ralit du terrain, servira une
nouvelle donne concernant la formation
des prix ainsi que l'avenir de la Sara.
C.B.


DcS D'UN REVOLUTIONNAIRE CUBAIN


Le Commandant de la Rvolution,
Juan Almeida Bosque, 82 ans, est d-
cd La Havane vendredi 11 sep-
tembre 2009. Juan Almeida Bosque
fut toujours en premiere ligne de la
lutte de liberation national, aux cts
du Chef de la Rvolution cubaine Fidel
Castro, 'courageux, dcid et fidle
jusqu'aux dernires consequences.
"Ouvrier, comnbatif, qui fut tour tour
chef de cellule rvolutionnaire, combat-


tant de la Moncada, compagnon de pri-
son, capitaine de peloton au dbarque-
ment du. ranma, officer de FlArme
re6elle commandant de colonne nomm
pourouvrir le IIle Front oriental com-
pagnon qii partagea la direction de nos
forces fors des dernires batailles victo-
rieuses qui renversrent fa tyrannie",
souligna Fidel Castro. "Le nom du


Commandant de fa Rvolution JuanAf-
meida (Bosque restera jamais dans le
coeur et la pense de ses compatriotes,
comme un example de fermet rvolu-
tionnaire, de convictions solides, de cou-
rage, de patriotism et d'engagement
envers le people" souligne le faire-part
de son dcs. Cuba tout entier a rendu
un vibrant hommage la mmoire de
ce commandant de la Rvolution.











Rcordfaffluence et de fraternit a fte de 'Hfumanit 2009

FORTE VOLONT DE COMBATTRE LA DROITE ET DE TROUVER

UNE ALTERNATIVE MAJORITAIRE GAUCHE


Il est clair, de l'avis unanime, que la fte
de l'Humanit cru 2009 a t un grand
succs. Avec six cent mille participants
elle a battu un record d'affluence et a
t en hausse sensible par rapport aux
dernires annes. Une foule immense
jeune et joyeuse est venue pour s'amu-
ser, pour les spectacles de choix pro-
pos mais aussi pour dbattre dans les
dizaines de rencontres organises,
pour combattre la droite. Et cela un an
aprs le dbut de la crise capitalist la
plus forte depuis celle de 1929/1930 au
sicle dernier. C'est cela que les m-
dias au service du pouvoir sarkozyen
ont fait mine de ne pas voir. Ils ont pr-
fr braquer micros et camras sur l'in-
cident qui s'est produit avec les
quelques sifflets, hues et insultes qui
ont accompagn la venue du ministry
de la Culture, Frdric Mitterrand, invit
par la direction de l'Humanit. Des com-
portements don't le Directeur de l'Hu-
manit, Patrick, Le Hyaric, s'est
dmarqu.
Un question a domin la fte : comment
ouvrir une perspective gauche pour
donner du poids aux luttes sociales et
la resistance la politique de Sarkozy ?
Toute la gauche franaise s'est retrou-
ve au rassemblement de La Cour-
neuve, de Martine Aubry (PS) au NPA
et Lutte ouvrire en passant par le
Parti de Gauche de Jean-Luc Mlan-
chon et la Gauche unitaire, partenaires
du PCF dans le Front de Gauche.
Les participants ont unanimement re-
fus de limiter le dbat au "pige" des
primaires prsidentielles ou "['im-
passe" de l'alliance avec le Modem de
Franois Bayrou.
La vraie question est celle-l : est-il pos-
sible de faire bouger la gauche dans
son ensemble en France pour rassem-
bler sur des objectifs communs et am-
bitieux ? Marie-Georges Buffet, la
secrtaire national du PCF a propos
cet effet la tenue de sept "ateliers th-
matique" nationaux du project et ouverts
toute la gauche politique et social. Il
s'agit de faire natre une alternative ma-
joritaire la droite. Pour l'heure les r-
ponses cette offre sont divergentes
allant du PS qui se dit prt y participer
Lutte ouvrire qui refuse tout compro-
mis au nom de l'union fermant ainsi la
porte toute perspective de rassem-
blement. Le problme pos, selon sa


Des centaines de milliers (de travailleurs ont dbattu de l'issue a la crises


reprsentante Nathalie Arthaud, "est Je
construire un rapportn e' /orcs fee au pa-
tronat et non pas face 1 la droite ". Cela
rappelle ceux qui ici affirment qu'ils ne
sont pas concerns par le choix entire
"article 73 ou article 7- ", c'est--dire
entire le colonialisme dpartemental et
l'Autonomie.
Dans un forum social comble, Bernard
Thibault, le secrtaire gnral de la
CGT, a estim que ce n'est pas parce
que les affaires reprennent que l'on est
sorti de la crise et il a plac la rentre
sous le signe de l'offensive avec les sa-
laris. Il a cependant relev que toutes
les rponses aux mfaits de la crise
"n 'appartiennent pas au itondc syndica'".
Et d'affirmer que la CGT "ne peut pas se
substituer au_, organlisations et au \ pro-
jets politiques" jugeant nanmoins
qu'elle "doit tre en dialogue avec fes par-
tis politiques".
Invit vedette de la fte, le leader du
LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon), Elie
Domota et d'autres syndicalistes gua-
deloupens, accompagns de Flix Fl-
min, Secrtaire gnral du Parti
Communiste Guadeloupen, a attir la
grande foule au stand des Amis de
l'Huma. Il a expliqu le sens du mot pro-
fitation : "La profitation, c'est quandceu\.,
qui ont le pouvoir en profitent goulment,
injustement(..)", a-t-il dclar sous les
applaudissements nourris. Il a dnonc
l'Etat franais qui ne tient pas ses en-
gagements (accords Bino) et a annonc
de prochaines mobilisations du LKP. Il


est cependant dommage que des re-
prsentants du Collectif du 5 fvrier de
la Martinique n'aient pas t invits.
Au stand de l'Association des Amis de
Justice qui a connu une affluence consi-
drable, Fernand Papaya et Michel
Branchi, membres du Bureau politique
du PCM, ont anim un dbat sur "f' fien
cinre 'es lilt tes sociales et l'volltiotn sta-
tutairc". Ils ont montr que la satisfac-
tion de nombre de revendications
passaient par une autre politique, un
autre mode de dveloppement et donc
le changement dans la nature des liens
institutionnels entire la France et la Mar-
tinique. Des livres d'auteurs antillais,
des exemplaires de Justice ont t ven-
dus au nombreux public de compa-
triotes et de franais qui se pressaient
pour apprcier le punch et les accras.
Des posters du movement du 5 fvrier
ainsi que des tee-shirts du Collectif du 5
fvrier et l'effigie d'Andr Aliker et du
journal Justice ont t vendus ce pu-
blic avide de comprendre la situation de
notre pays et heureux de se retremper
dans l'ambiance martiniquaise.
Nos flicitations au president de l'Asso-
ciation des Amis de Justice, Francis Sil-
lande, et toute l'quipe qui se
dvouent sans computer plusieurs jours
durant pour tenir le stand et accueillir le
public de la fte.
Fernand Papaya, aprs le fte, devait
rencontrer les responsables du PCF
pour changer sur la situation politique,
conomique et social de la Martinique.
Michel Branchi











Rapport de l'Autorit de la concurrence sur les pri: Les PREUVES

DE LA "PWOFITASYON", MAIS DES RECOMMENDATIONS BIEN

TIMIDES PAR SOUMISSION AU LIBRALISME


Le 18 fvrier dernier, alors que des mil-
liers de Martiniquais et de Guadelou-
pens manifestaient contre la vie chre,
Yves Jego, alors secrtaire d'Etat
l'Outremer interrogeait l'Autorit de la
Concurrence sur les pratiques concur-
rentielles dans les dpartements d'ou-
tremer.
Celle-ci vient de publier ses conclusions
sous la forme d'un rapport de 66 pages
qui nous claire "sur [es mcanismes
d'importation et de commercialization des
products de grande consommation dans les
DOM ". L'objectif tant de 'faire baisser
[es prix en faveur du consommateur" par
une plus grande ouverture la concur-
rence de ce secteur.
Pas tonnant donc. que ce rapport qui,
pourtant ne prconise pas des solutions
rvolutionnaires, mais dmonte tous les
circuits de la "pwofitasyon" drange un
certain nombre d'acteurs conomiques
qui sont months au crneau ds sa pu-
blication pour se justifier.
Dj dans sa lettre de command, le
gouvernement relevait "qu'en Guade-
(oupe, en 9Martinique et plus gnralement
dans [les] territoires ultramarins, les co-
nomies insulaires se caractrisent d'une
part par des monopoles et des oligopoles
fis l'troitesse du march (grande dis-
tribution, transport arien, carburant,
oxygne medical) ... et d'autre part lis
auxj rseau.x d'acheminement (fret, port,
grossistes et importateurs)".


Il estirhait, en consequence "que les
conditions d'une concurrence saine peu-
vent tre affectes .. .par la presence de
peu d'acteurs sur un mme march... qui
se trouvent plusieurs tapes d'une mme
filire".
N'est-ce pas la reconnaissance implicite
de la mainmise de quelques grands
groups capitaux locaux ou mtropo-
litains sur l'conomie du pays ? N'est-
ce pas la preuve de la survivance du
vieux pacte colonial qui rservait l'ex-
clusivit du commerce colonial avec la
"mtropole" au profit des ngociants de
la mtropole et de quelques families b-
kes don't les descendants contrlent
encore aujourd'hui les principaux cir-
cuits de l'import-export et une pt im-
portante encore de l'conomie du pays?
f.-
Un niveau des prix lev
dans les DOM et des carts
important avec la France.
Les carts de prix n'taient plus tudis
depuis 1992. A cette date, le diffrentiel
de prix avec la France, sur la base d'un
panier de consommation type, tait de
l'ordre de 10% la Martinique et 20%
en Guyane. Il tait dj important pour
l'alimentation notamment :
+ 23% en Martinique, + 28% en Guade-
loupe et + 45% en Guyane."
Mais le rapport note, partir de 1990,
une envole de l'indice de prix la
consommation particulirement impor-
tante dans les DOM : + 43% la Ru-
nion, + 42 % -la Martinique, + 36,2 %


la Guadeloupe et "seulement" 31.6%
en Guyane, contre 34,5% en France.
C'est donc la Martinique que les prix
ont le plus augment !
Mais ces moyennes cachent des dra-
pages encore plus graves, sur les pro-
duits de grande consommation et qui
psent plus lourdement sur le budget
des families faibles revenues, en Mar-
tinique notamment, o les prix des pro-
duits alimentaires se sont envols
(+ 130,5 %) entire 1998 et 2008, soit une
augmentation moyenne de 13% par an !
Le rapport relve des carts de prix par-
ticulirement sur les denres de base
comme les ptes et le riz (+ 99 %), les
biscuits ou les boisons (+ 65 %).
Et le constat est le mme pour les au-
tres secteurs comme les products ma-
nufacturs, les loyers ou les services.
Dans la plupart des secteurs, la Marti-
nique dtient la palme de ces hausses.

Des surcots souvent injustifis
Le rapport dcortique les causes de ces
abus. Il cite des facteurs dj bien iden-
tifis comme ces fameux handicap, -
structurels lis l'loignement des mar-
chs des sources d'approvisionnement,
au cot des frais d'approche, l'troi-
tesse des marchs intrieurs de chacun
de ces territoires ou au poids de l'octroi
de mer peru au profit des collectivits
et qui augmente mcaniquement les
prix la distribution. Rappelons que
l'octroi de mer replace la T.V.A. qui
est plus de deux fois infrieure qu'en
France.
Mais il dmonte aussi certain mca-
nismes et met en lumire certain com-
portements de tous les acteurs qui
interviennent chacune des tapes de
la chane souvent complex de la distri-
bution. Ainsi, il note que les distributeurs
dfinissent le.urs prix en function des ha-
bitudes de consommation des popula-
tions hauts revenues, crasant du coup
les plus modestes.
Aprs avoir not que "ces spcificits ne
suffisent pas expliquer l'importance des
carts de privconstats entire (a mtropole
et les DO1M", le rapport constate que
"plusieurs particularits des circuits d'ap-
provisionnement des marchs domiensper-
mettent aui( oprateurs de s'abstraire
partiellement du jeu concurrentie4 seulea-
pa6be de faire baisser les prix.. ".


La lutte de Fvrier tait axe sur la baisse des prix










Et de pointer du doigt la longueur des
circuits d'approvisionnement avec de
multiples intermdiaires qui prlvent
leurs marges au passage ainsi que "le
niveau de concentration lev, certain
groups (telcelui de BernardJlayot) dte-
nant parfois plus de 40% des surfaces
commercials sur la totalit du dparte-
ment concern, soit sur une ou plusieurs
zones de chIalandise".
Le rapport dnonce encore l'insuffi-
sance, voire l'absence de concurrence
tant sur les marchs de gros que de d-
tail. "Uinefai6le concurrence sur le mar-
ch de dtail [qui] est d'autant plus
prjudiciable au consommateur... qu'en
amount, les importateurs-grossistes aux-
quels les distributeurs font souvent appel
sont .eux, aussi relativement prservs des
pressions concurren-
tielles... ". En particulier -- ?
"les pratiques d'exclusivi- - "
ts tentoriales" qui lient '
les dtaillants aux impor- -.
tateurs ou aux indus-
triels, rduisant les
possibilits de concur-
rence entire les products
d'une mme marque ou
entire products de
marque diffrente, per-
mettent aux importa- ''.
teurs-grossistes de
prlever des marges
commercials de l'ordre
de 20 60% et qui peu- =,
vent parfois dpasser
les 100% !
Le mme rapport note qu'il n'y a pas
non plus de vritable concurrence sur le
fret cause du monopolee de fait pass
entire les groups CMA-CM% et MW'Lf-
TFRET" pour la dessert de l'Outremer.
D'o des tarifs beaucoup plus levs
que ceux pratiqus sur d'autres lignes.
Pourtant, selon les auteurs du rapport,
ni l'octroi de mer, ni le cot du fret et de
la manutention ne suffisent justifier le
niveau particulirement lev des prix
la distribution. D'autant qu'ils ont not
que les carts de prix avec la France
sont d'autant plus levs que le prix du
produit au dpart est faible.
L'explication du niveau de prix particu-
lirement lev dans ces territoires
d'outremer tiendrait essentiellement
dans le comportement des distributeurs
locaux don't les pratiques commercials
sont peu transparentes, indique le rap-
port, qui dnonce la multiplication, par
les groups dj implants, des obsta-
cles l'ouverture de nouvelles surfaces


par le gel du foncier. Les reserves fon-
cires tant souvent dtenues par les
oprateurs "historiques", c'est--dire par
les bks. La pratique abusive des pro-
motions est aussi pointe du doigt, car
elles "entranent des variations perma-
nentes qui rendent plus difficiles les com-
paraisons de prix et donc le jeu de la
concurrence".
Autre grief dnonc par la DGCCRF
(Direction de la Concurrence), le refus
des distributeurs de rpercuter sur les
prix de dtail les marges arrire consen-
tis par les fournisseurs.
Selon la DGCCRF, "fa grande distribu-
tion antillaise continue d'apprhender la
marge arrire comme une source de profit
qui n'a pas vocation dimin uer le priL-de
vente consommateur" .


Des marges pouvant aller jusqu' 60%


Des recommendations bien timides
pour lutter contre les abus.
Pour l'Autorit de la Concurrence la so-
lution passerait par la redynamisation
de la concurrence. Ainsi, elle "prconise
de lever les nouveaux.obstacles rglemen-
taires qui s'opposent l'arrive de nou-
veaux acteurs, condition ncessaire la
pleine mise en uvre du processus concur-
rentiel". S'agit-il de favoriser le dclas-
sement de terres agricoles en vue de
l'implantation de nouvelles grandes sur-
faces capitaux franais?
Autre solution prconise : L'amliora-
tion et "la mutualisation des circuits lo-
gistiques", c'est--dire le regroupement
des oprateurs pour rduire "la segmen-
tation de Capprovisionnement", au risque
de renforcer les monopoles pourtant d-
noncs.
Mais paradoxalement en plein rgime


de "concun'nice libre et non fausse", le
rapport propose d'impliquer les collecti-
vits dans la definition des "modilits de
creation et Le fonctionnemnent de centrales
d'approvisionnement et de stockage rgio-
nafes" Cela est-il possible dans le
cadre de l'article 73 et de l'intgration
europenne ?
La production locale qui, elle aussi par-
ticipe la flambe des prix, n'a pas t
pargne.
Ainsi, il est not que "les measures d'aide
don't elfe bnficie sont peu incitatives
'amlioration le 1a competiti-it des en-
treprises focales", encourageant mme
des prix levs. Et de citer les yaourts,
du caf ou de l'eau de source products
dans ces territoires et vendus plus
chers que ceux de l'importation bien
que n'tant pas grevs de frais d'ap-
proche.
Si la suppression de l'oc-
troi de mer qui est envisa-
ge a de quoi inquiter
tous ceux qui restent atta-
'7 a chs un dispositif de pro-
tection de la production
locale, la measure visant
"instaurer un mecanisme
Sdvaluation des diffrentes
aides alloues" ne peut que
recueillir notre assenti-
ment. Notre Parti n'ayant
pas cess de dnoncer les
. subventions et les exon-
i' .'. rations de charges so-
ciales et fiscales sans
contrle ni contrepartie.
Libralisme oblige, l'Auto-
rit "rappelle que la rglementation des
prix n'est pas une solution... en raison
des risques qu'elle comporte et des diffi-
cufts de mise en ouvre".
Elle devrait donc demeurer "une measure
F'exception". Le dogme europen de la
concurrence libre et non fausse ne
saurait nous tre appliqu sans aucune
possibility de drogation. La menace
d'enqute brandie contre les ententes
anticoncurrentielles ne suffira pas ra-
mener ces profiteurs la raison. Fau-
drait-il donc attendre une nouvelle
explosion social pour que les pouvoirs
publics mettent en place un dispositif
permanent de contrle des prix la
Martinique ?
Voil un domaine o les lus Martini-
quais devraient disposer, grce l'arti-
cle 74, d'un vritable pouvoir lgislatif
est rglementaire pour dfendre les in-
trts du people martiniquais.
G. Erichot


Jed l etmbe109-Jstc ` 8-Pae1











L'UAG FACE AU PROBLME DE SON AUTONOMIE1


Le mercredi 22 juillet, France- Antilles a
public, sous le titre "'Vers une plusgrande
autonomie des trois ples de CUG"une
trs intressante interview de Pascal
Saffache, president de ladite university.
Comme on peut le constater, la ques-
tion de l'autonomie qui donne lieu ac-
tuellement des dbats si passionns
dans le monde politique antillo-guya-
nais, est galement une preoccupation
des universitaires, aussi bien ici qu'en
France o le gouvernement pousse de
plus en plus les tablissements d'ensei-
gnement suprieur et de recherche
s'assumer de manire autonome pour
faire face la mondialisation, tout en
installant une implacable concurrence
entire eux sous prtexte de parvenir
l'excellence.
L'UAG a la double particularit d'tre "la
seule university franaise i'Amrique" et
d'tre localise sur trois ples : Guade-
loupe, Martinique et Guyane. Pendant
longtemps, trop longtemps la Guyane a
t considre comme le parent pauvre
d'une university qui aurait pu s'appeler
UA (Universit des Antilles), et pour
cette raison elle a nourri vis--vis des
Antillais une just rancoeur qui n'est
prs de disparatre. De leur ct, les
Martiniquais ont toujours eu l'impres-
sion d'tre flous par les Guadelou-
pens, plus habiles rafler les postes
d'enseignants-chercheurs et obtenir
les habilitations ncessaires l'ouver-
ture de nouvelles facults.
Notre university souffre donc de cette
singularit gographique difficile
grer, car il lui faut la fois tenir compete
du besoin d'autonomie de chaque ple
et assurer la cohsion de l'ensemble
par un pouvoir central relativement fort.
Les nouveaux status, vots par le
Conseil d'Administration les 31 mars et


1 er avril 2009, organisent le fonctionne-
ment des trois PUR (Ples Universi-
taires Rgionaux), don't la governancec"
est assure par un Vice-prsident de
Ple, un Conseil consultatif et un Co-
mit technique paritaire special. Signa-
lons que le Vice-prsident de Ple et le
Conseil consultatif doivent tre mem-
bres lus du Conseil d'Administration de
l'universit.
Dans son interview, Pascal Saffache
apporte des prcisions sur les attribu-
tions des Consails consultatifs et an-
nonce son intention de runir les
Vice-prsidents de Ple afin qu'ils lui
"fassent part de leurs projects, de leur vi-
sion de fa governance, et de l'utilisation
concrete de f'autonomie", ce qui implique
que lesdits Vice-prsidents instaurent
au pralable "un dialogue de pro.ximit".
Nul ne sait comment sera organis ce
"dialogue de'proximit", qui risque d'tre
plus fictif que rel si on ne fait pas at-
tention, car l'UAG les lus des diff-
rents Conseils n'ont pas l'habitude de
dialogue avec la base qui les a lus :
gnralement, ils assistant aux
Conseils, discutent, votent et rentrent
tranquillement chez eux, sans le souci
d'informer par la suite leurs lecteurs.
Le 4 aot dernier a paru au Journal Of-
ficiel un arrt du 27 juillet "modifiant
l'arrt du 15 dcembre 1997 portant d-
lgation de pouvoirs en matire de recru-
temnent et de gestion des professeurs des
universits et des matres de conferences".
Par cet arrte, le ministry de l'ensei-
gnement suprieur et de la recherche,
sous le prtexte de donner plus d'auto-
nomie aux universits, les accable en
ralit de tches que l'Etat ne veut plus
assumer, tout en donnant encore plus


de pouvoirs aux presidents. La liste est
longue et prcise des comptences
donnes ainsi par dlgation : 36 exac-
tement. Et il est prvu que l'arrt entire
en vigueur le 1er septembre 2009, ce
qui est incroyable. Gnreux, le minis-
tre announce toutefois dans une note
d'accompagnement que l'un de ses ser-
vices, la D.G.R.H, prendra sa charge
l'une de ces comptences : les "promo-
tions de grades 2009".
Voil qui alourdira considrablement les
charges des Services Centraux de
l'UAG, dj dbords de travail, et mo-
bilisera davantage les nergies d'un
president aux tches multiples : il pr-
side en principle les trois Conseils de
l'universit (Conseil d'Administration ;
Conseil Scientifique et CEVU) ; il doit
voyager frquemment, notamment
entire la Martinique et la Guadeloupe,
sans ngliger pour autant ses activits
de chercheur. Heureusement, il n'est
pas seul assurer la "gouvernance"de
l'tablissement. Quels sont ceux qui l'ai-
dent dans sa mission ? Ont-ils t choi-
sis en function des meilleurs critres ?
Il y a d'abord le "bureau", don't l'exis-
tence est obligatoire (voir l'article L 712-
2 du Code l'ducation). Ce "bureau" et
compos de 6 membres, don't les trois
vice-prsidents de ple. Dans les uni-
versits qui se respectent, les princi-
paux vice-prsidents (du Conseil
d;Administration, du Conseil Scienti-
fique et du CEVU) sont membres de
plein droit du "bureau". Mais l'UAG, ce
n'est pas le cas : il est crit dans les sta-
tuts que "le (Prsident peut adjoindre
son bureau les Vice-prsidents des trois
conseifs". C'est donc le fait du prince : le
president les adjoint s'il en a envie, alors
qu'ils sont des piliert de la structure. Le
manque de logique des status est d'au-
tant plus flagrant que le president s'au-
torise ne pas prsider certain
conseils (le CEVU par example) alors
que la loi (la LRU) lui en fait obligation :
il confie la responsabilit au vice-prsi-
dent.
En plus du "bureau" il y a un "cabinet"
compos de 5 vice-prsidents dl-
gus, tous choisis par le president, non
lus par le Conseil d'Administration et
par consquent n'ayant aucun compete
rendre ce dernier. Comme par ha-
sard, ils sont tous affects en Guade-
loupe. L'un d'eux reoit le titre de
"(Directeur de Cabinet" et est aid dans
ses lourdes tches par un "(Directeurad-
joint de Cabinet". Evidemment, en cas


La governancec" de l'universit gagnera-t-elle en efficacit ?







UNIVEOISITE~~~:1 Jeud IlSpebe209-Jsie t Pgl


de dsaccord avec le president, tous
peuvent tre remercis sans mnage-
ment.
Ce n'est pas fini. On apprend dans
France-Antilles qu'il y a encore 7 "chlar-
gs de mission".
La presence de tant de collaborateurs


est sans doute justifiee, et il faut esprer
que la '"gourrnanc" de l'UAG en ga-
gnera en efficacit ; que les conditions
de cette "c.ceffencc don't on parole tant
chez nous depuis si longtemps sont
enfin runies. Ces enseignants-cher-
cheurs devant peut-tre prendre sou-


vent l'avion pour se rendre dans des
pays lointains, il faut esprer aussi qu'ils
ne grveront pas trop le budget par ces
temps de crise, et qu'ils front le sacri-
fice de voyager en classes conomique,
comme ceux de la base.
M.Belrose


LA PLAINTE GUADELOUPENNE SUR LE CHLORDCONE SERA

INSTRUITE


La chambre de l'instruction de la Cour
d'appel de Paris a jug, le jeudi 11 sep-
tembre, irrecevable la saisine d'un juge
martiniquais dans l'enqte sur le pesti-
cide chlordcone, tout en confirmant la
rgularit de l'information judiciaire ou-
verte Paris, a-t-on appris de source ju-
diciaire.
Une information judiciaire contre X avait
t ouverte en 2007 par le parquet de
Fort-de-France (Martinique) la suite
de plaintes dposes par deux associa-
tions, l'Union rgionale des Consom-
mateurs et l'Union des producteurs de
Guadeloupe, avec le soutien des Verts.
Cette information judiciaire, mene par
un juge d'instruction, avait ensuite t
dlocalise au ple de sant publique


du tribunal de grande instance de Paris.
Mais cette procedure tait menace de
nullit. L'ordonnance de designation du
juge d'instruction en Martinique tant
absente du dossier.
Le 11, la Chambre de l'instruction a fi-
nalement jug irrecevable la saisine du
juge martiniquais mais "c'ia ne remet pas
en cause la procedure imncei' Paris au
ple de sant public", a assur I'AFP la
source judiciaire.
Selon ses dtracteurs, la molecule
chlordcone, qui infesterait encore au
moins 20 % des surfaces cultivables
des Antilles franaises, est responsible
d'une hausse des cas de cancer, en
particulier du pancreas.


De 1972 1993, cette molecule d'ori-
gine amricaine a t employe pour
protger les bananeraies des charan-
ons, en particulier aprs les fortes
pluies ou le passage des ouragans. Sa
production a t stoppe aux Etats-Unis
au dbut des annes 1990 aprs un cas
de pollution.
Sa persistence dans les sols jusqu'
sept sicles et le risque de contamina-
tion des aliments ont justifi en 2008
l'adoption du plan chlordcone en Gua-
deloupe et en Martinique pour valuer
l'importance de la pollution, ses impacts
et dterminer comment s'en protger.
AFP


PAUL GIROT DE LANGLADE MIS LA RETRAITE ET HORTEFEUX

SOUS LES FEUX


Paul Girot de Langlade a t mis la
retraite d'office par le Conseil des mi-
nistres du 9 septembre 2009. Accus
de "propos racistes" l'aroport fin juil-
let, le ministry de l'Intrieur Brice Hor-
tefeux l'avait suspend de sa function
de coordonnateur local pour la Ru-
nion des tats gnraux de l'Outre-
mer. Paul Girot de Langlade avait
dclar que c'tait une "affaire orcfies-
tre" et le fait "d'une manipulation du
ministre de l'Intrieur". Brice Horte-


Paul Girot de Langlade, retraite


feux a ragi en lanant une procedure
disciplinaire l'encontre du prfet. "On
va attaquer fe ministry jusqu' [a Cour
Europenne de Justice s'illefaut. Ilau-
rait pu au moins me prvenir, me convo-
quer. Ily a des conseils de discipline qui
sont prvus pour a, je ne suis pas pass
devant", a dclar le prfet. Le Conseil
Reprsentatif des Associations Noires
(CRAN) et SOS Racisme se sont fli-
cits de cette decision.


BRICE HORTEFEUX, RACIST ?


Le ministry de l'intrieur UMP Brice Hor-
tefeux serait-il lui aussi l'origine de
propos racistes. "Ilne correspondpas du
tout au prototype, alors. C'est pas du tout
a. I[en faut toujours un. Quandily en a
un, a va. C'est quandify en a beaucoup,
qu'ify a des pro6blmes", aurait-il dit lors
de l'universit d't de l'UMP s'adres-
sant un jeune arabe militant UMP. En
tout cas, l'opposition et nombre d'asso-


ciations en France rclament sa dmis-
sion la suite de la diffusion de ces pro-
pos qu'elles jugent racistes dans une
vido sur internet. Martine Aubry, s'est
dite "cfioque"et "consterne". Pour elle,
"les 'Franais ne peuvent accepter qu'un
ministry puisse s'epriimer ainsi. Je ne to-
lrerai pas que des propos racistes soient
tenus dans notre pays".
L'ex-prfet Girot de Langlade a estim


qu'aprs ce "drapage erba', Brice
Hortefeux devait tre lui aussi mis la
retraite d'office. Le 15 janvier dernier. M.
Hortefeux avait dj suscit une pol-
mique suite des propos racistes am-
bigus sur la secrtaire d'Etat la ville,
Fadla Amara.
Ce pouvoir est imprgn d'idologie co-
lonialiste et racist.


BRICE HORTEFEUX, RACISTE










CHAVEZ I5GNE DES ACCORDS DE COOPERATION


Hugo Chavez a effectu un priple de
onze jours en Afrique, au Moyen-Orient,
en Asie central et en
Europe (Libye, Algrie,
Syrie, Iran, Bilorussie,
Russie, Turkmnistan et
en Espagne). Le Vene-
zuela et l'Iran ont sign
plusieurs accords T- : .
hran lors de la visit du '
president vnzulien '
Hugo Chavez. Au course
des discussions, les
presidents iranien et v-
nzulien ont insist sur
le enforcement des re-
lations bilatrales entire
Thran et Caracas.
L'Iran et le Venezuela
partagent les missions
importantes d'aider les
nations pauvres et rvolutionnaires et
aussi d'tendre le front anti-imprialiste,
ont dclar les deux presidents. Une


quinzaine d'accords ont t signs avec
la Syrie dans le but de renforcer la coo-


Hugo Chavez et Dimitri Medvedev (Russie)

pration bilatrale. Conformment ces
accords, une raffinerie ptrolire sera
construite en Syrie avec l'aide du Vene-


zuela et plusieurs entreprises capitaux
mixtes des deux pays seront mises en
place. En Russie, les ac-
cords signs dans les do-
maines de l'nergie, de la
justice, de l'agriculture,
de la protection de la pro-
prit intellectuelle et de
l'cologie. Une banque
commune sera cre sur
une base de dpart de 4
milliards de dollars d'ac-
tifs. Le Prsident de la
compagnie russe Trans-
neft, Nikolai Tokarev et le
ministry vnzulien de
l'nergie et du ptrole,
Rafael Ramirez, ont
sign un accord entire
Transneft et PDVSA pour
la cooperation long
terme pour l'exploitation des gisements
de ptrole du bassin de ['Ornoaue.


HATI/CUBA


Cuba s'est prononc le 9 septembre au
sein du Conseil de Scurit de l'ONU en
faveur des actions contre la pauvret en
Hati. Rodolfo Benitez, membre de la
dlgation permanent de Cuba auprs
de l'ONU, a en effet soulign que la
paix, la scurit et la stability en Hati
passent par l'limination de la pauvret
et du sous-dveloppement. "IfHati est
un des examples les plus clairs des nfastes
consequences du colonialsme et du no-


colonialisme, de Cordre internationalin-
juste et excluant et de 'interventionnisme
qui marqu son histoire" a relev le di-
plomate cubein devant le Conseil de
Scurit. "PlCus de 400 cooprants cubains
prtent aujourd'hui leurs services dans Cles
coins [es pfus recules de la gographie ha-
tienne, pour la plupart dans fe secteur de
[a sant" a-t-il relev. "Ce que Cuba fait
aujourd'hui pour Hati est peine un


example modest des rsultats que pour-
raient avoir dans ce pays la cooperation
et l'assistance international, surtout de
[a part des Etats-Vnis disposant des plus
importantes resources conomiques etfi-
nancires" a soulign le diplomat cu-
bain devant le Conseil de Scurit de
l'ONU.


ISRAL ACCLRE LA COLONISATION EN CISJORDANIE


Le gouvernement isralien a officielle-
ment approuv la construction de 485
logements dans les colonies en Cisjor-
danie. "Le gouvernement isralien a choisi
[a voie de la colonisation au lieu du che-
min de la paiX", a dclar Saeb Erekat,
ngociateur palestinien. "Le gouverne-
ment isralien intensifie les colonies et les
impose sur Cle terrain", a dclar M. Ere-
kat, ajoutant que 3.000 units de loge-
ment sont en construction ces jours-ci
dans les colonies. Si le Quartette inter-
national "souhaite Ca paixdans la region,
ildoit forcer Isral revenir sur ses dci-
sions concernant les colonies". Ces nou-
velles decisions annulent le. gel des
colonies. "Cela met encore plus malla
foi place dans le processus de pair et l'es-
poir qu'Isral soit un partenaire crdi6ble


pour la pai", a expliqu un des ngo-
ciateurs de paix palestinien. Une telle
decision est' "un dfi direct aux efforts
amricains et international visant re-
lancer [es ngociations ". Le president pa-
lestinien, Mahmoud Abbas, refuse de
rencontrer le Premier ministry isralien,
Benjamin Netanyahu, moins que ce
dernier ne mette un terme aux colonies
et soutienne la solution de deux Etats.
Dans le mme temps 1,5 million de Ga-
zaouis souffrent toujours de la pauvret,
du chmage et d'une circulation difficile
des biens et des personnel, en particu-
lier les tudiants et les malades. Le pf-
sident palestinien Mahmoud Abbas a
appel l'Etat hbreu mettre un terme
au blocus impos sur l'enclave depuis
plus de deux ans. Le nouveau plan de
construction de colonies a provoqu la
critique des Etats-Unis et de l'Union eu-


ropenne, qui exigent que l'Etat hbreu
arrte compltement la construction.
L'administration Obama prpare un
nouveau plan de paix qui comprend
l'tablissement d'un Etat palestinien in-
dpendant d'abord en Cisjordanie au-
quel la bande de Gaza sera ensuite
intgre, alors que les sites sacrs de
Jrusalem-Est seront placs sous su-
pervision arabe et islamique. Ce plan
prconise la creation d'une association
international pour aider les rfugis
palestiniens. Mais ce plan ne parle pas
du destin des rfugis palestiniens vi-
vant en Jordanie, au Liban, en Syrie et
dans les autres pays arabes et tran-
gers. Le Hamas et le Fatah qui tenteront
de mettre un terme leurs querelles par
le dialogue au dbut d'octobre, parle-
ront-ils d'une seule pour le bien de leur
people ?











UNOAMERICA, FER DE LANCE DES DROITES


L'organisation finance en sous-
main par la CIA dploie une intense
activity contre les gouvernements
progressistes du continent.
Buenos Aires (Argentine), corres-
pondance particulire.

Comme le dmontre le coup d'tat au
Honduras, droite et extreme droite la-
tino-amricaines ne sont pas disposes
regarder impavides les changements
politiques. Les manoeuvres de dstabi-
lisation des gouvernements dmocrati-
quement lus se sont multiplies : coup
d'tat au Venezuela en 2002, cruisee dfes
autonomies" en Bolivie visant la parti-
tion du pays entire Est riche et Ouest
pauvre, campagnes de press contre
les presidents Correa en quateur,
Lugo au Paraguay, voire Cristina Fer-
nandez en Argentine et Lula Da Silva au
Brsil.
Soutenus le plus souvent par des orga-
nisations finances en sous-main par la
CIA, des groups de pression se sont
constitus, comme UnoAmerica (Union
des organizations dmocratiques
d'Amrique), prside par le Vnzu-
lien Alejandro Pena Esclusa, ennemi
dclar de Hugo Chavez et l'homme
porte-parole de TFP (Travail, famille,
proprit). Cette organisation fonda-
mentaliste et antismite est connue
pour ses contacts avec les milieux d'ex-
trme droite : commandos de la mort


d'Arena au Salvador et carapintadas
d'Argentine, militaires auteurs de tenta-
tives de coup d'tat dans les annes
ayant suivi la dictature de 1976-1982.
De plus, Peha Esclusa a travaill des
annes avec Lyndon LaRouche, rf-
rence de l'extrme droite des tats-Unis
et ex-assesseur de Ronald Reagan.
UnoAmerica s'est spcialise dans le
soutien aux movements fascisants et
la dsinformation. Ainsi au Venezuela,
l'organisation soutint que le gouverne-
ment avait fait tirer sur les manifestants
anti-Chavez, quand il fut prouv ensuite
que les francs-tireurs taient des oppo-
sants esprant rejeter le crime sur le
president. Lors du massacre de 19 pay-
sans boliviens au Pando, UnoAmerica
tenta la mme manoeuvre, jusqu' ce
que soit dmontr dans un rapport de
l'ONU que l'auteur moral du crime tait
le prfet, opposant d'Evo Morales. Plus
rcemment sont apparus, dans la ten-
tative d'assassinat du mme Evo Mo-
rales, les carapintadas argentins qui ont
reu, il y a peu, Buenos Aires, Alejan-
dro Peha Esclusa, lequel a effectu le
voyage Tegucigalpa pour appuyer les
putschistes honduriens.
La croisade d'UnoAmerica vise "af-
fronter [es attaques 1[a fiert et fa d-
mocratie menaces par fe socialism du
XXIe sicle" qu'incarnent les presidents
Chavez, Morales et Correa, mais aussi


Lula Da Silva, qui "a promu le 'Fortun de
Sao 'Paulo ari'- 'lidrl Castro" et "sert
d'a ,fai a l. ,ctat uiirs mar:Listes-eninistes
conmi e :]H'uo C('arez ". Candidat l'lec-
tion prsidentielle, Alejandro Pena Es-
clusa, qui y obtint 0,04 %, assure que
son ennemi n'arrivera pas au terme de
son mandate et qu'il "n 'cistec pas J'issue
l'ctora'le'" au processus engag par
Chavez. Quant Barak Obama, il ne
trouve pas grce aux yeux d'UnoAme-
rica, qui lui reproche son manque de vo-
lont pour affronter les "autocrates"
latino-amricains.
Ces dclarations pourraient n'appara-
tre que comme des gesticulations si
elles ne s'accompagnaient pas d'actes
comme l'appui logistique aux groups
de choc agissant au Venezuela, en
quateur et en Bolivie notamment. Et si,
dans le mme temps, les groups pri-
vs de press, les parties de droite, la
hirarchie catholique n'apportaient leur
voix au concert, ravivant le vieux mythe
du "'danger nar:viste-fniniste ", enfoui
comme vient de le proclamer l'glise ar-
gentine jusque dans les manuels sco-
laires d'ducation sexuelle.
Grard Devienne
(L'Humanit du 18/082009)


HONDURAS : LES PUTSCHISTES ORGANISENT DES ELECTIONS


Le gouvernement de facto a dcid de
raliser des lections gnrales, le 29
novembre prochain en dpit de la
condemnation de la communaut inter-
nationale depuis le coup d'Etat du 28
juin contre Manuel Zelaya. Les trois
centrales syndicales du Honduras ont
dclench, le 10 septembre, une grve
gnrale de 48 heures. La grve, qui
s'tend tous les fonctionnaires de
l'tat, a pour but d'exiger le retour l'or-
dre constitutionnel, rompu par le coup
d'tat militaire du mois de juin dernier.
Les forces de la resistance populaire
qui sont entres aujourd'hui dans leur
78 ime jour de lutte, ont ralis une
marche dans les quarters populaires de
Tegucigalpa, la capital. Le coordonna-
teur gnral du Front, Juan Barahona,
a tenu affirmer que ce movement ne
prendra fin qu'une fois les putschistes
chasss du pouvoir. Les deux candidates
prsidentiels au Honduras, qui s'oppo-
sent au putsch militaire du 28 juin, ont
fait savoir qu'ils ne participeront pas aux


-


- 7, "g go .

,m^


Une majority de honduriens refuse les elections du


lections organises par le rgime de
facto. Carlos Reyes et Csar Jam, ont
expliqu que si les lections du 29 no-


vembre ont lieu dans les conditions ac-
tuelles, elles seront marques par la
fraude et la militarisation.










"LE GRAND RETOUR DE MARX" RECONNU PAR LE NOVELL

OBSERVATEUR"


"Le grandretour de Mar. (Pour compren-
dre le capitalism d'aujourd'hui", titrait
rcemment l'hebdomadaire Le Nouvel
Observateur (N 2337 du 20 au 28
aot 2009).
Cela vaut le dtour car, au tournant des
annes 1980, le journal de Jean Daniel
fut de ceux qui proclamrent le
marxisme "ringard", "arcfiafque", "cd-
pass", etc. Le courant social-dmocrate
reprsent par ce journal sombra dans
le social-libralisme, puis le blairisme
la Sgolne Royal, par example.
Le dossier prsent explique ce retour
en honneur de la pense du thoricien
du "CapitaC'par le fait "qu'au moment o
ils sentent le sol se dro6er sous leurs
pieds, [es grands pcheurs se sont toujours
tourns vers riv aux fondamentalistes du march
lors de la rcente crise boursire. Dieu
tant ironiquement Marx.
En effet, pour le Nouvel Observateur,
"[es drives du capitalism financier du
XXI ime sicle donnent un regain dac-
tualit au thoricien 6arbu du "Capital'
dont [es intuitions prennent avec la crise
une force inattendue". Et de citer le fa-
meux discours de Toulon du 25 sep-
tembre 2008, "o Nicolas Sarkozy
mouil[a come jamais sa chemise auxpr-
mices de la crise pour rassurer le Franais
sur 'avenir du capitalism, systme ayant
selon lui permits 'essor extraordinaire de.
fa c ifisation pendant sept sicles". A titre
d'exemple de ce regain d'intrt, le jour-
nal cite, entire autres, le fait que l'dition
allemande du Capital a tripl ses chif-
fres de vente en un an. Le tabou est
tomb et la grande press occidentale
du Time Challenge ou au Courrier
International invite ses lecteurs re-
dcouvrir le penseur qui est considr
comme inevitablee". Les nouveaux dis-
ciples du thoricien de l'accumulation
du capital sont tout bonnement "ton-
nants" puisqu'on les recrute chez les
penseurs patents du nolibralisme :
Alain Mine, Jacques Attali, Pascal
Lamy, le patron de l'OMC, etc. Ils voient
en Karl Marx une bote outils intellec-
tuelle indispensable pour comprendre
les crises rcurrentes du capitalism
(Pascal Lamy). Toutefois il s'agit d'un
Marx amput de l'essentiel, savoir de
la "question sociale, de ce qui en fait est


le plus vivant chez le penseur : la r-
volte devant l'injustice et la haine de l'ar-
gent, le Marx admirateur la Commune,
le penseur de la lutte des classes.
A ce propos, un dessin illustre l'article
o l'on voit Sarkozy attabl une table
de caf avec Marx. Sarkozy lui dit : "on
a russi ringardiser le concept de "lutte
des classes" iMme fa gauche ne lemploie
plus !". Marx rpond : "Ce n'est pas parce
que vous avez russi ringardiser une des-
cription de la raCit que la ralt n'existe
pas... ". Bien envoy.
Trois autres articles essaient de cadrer
Marx le philosophy, Marx l'conomiste
et Marx historien.
Le premier article retrace la vie de Karl
Marx n le 5 mai 1818 et mort le 17
mars 1883. Il montre comment il a ac-
couch dans la douleur d'une euvre qui
va bouleverser le monde. Et de citer le
grand penseur : "Le Capitaine me rap-
portera jamais les cigares fums en 'cri-
vant". Il retrace la solide amiti qui va le
lier sa vie durant avec Fiedrich Engels
partir de 1844, leur signature commune
du "Manifeste du parti communist" en
1848, le pamph:3t politique le plus lu au
monde, et, ajoutons-le, qui n'a pas pris
une ride.
La fameuse phrase de Marx "la religion
est l'opiumfz du people" est fort heureuse-
ment replace dans son context. Marx
crit plus subtilement : "La religion est Ce
soupir de la creature opprime, lme d'un
monde sans cur".
Pour le Nouvel Observateur, Marx
l'conomiste a dissqu les contradic-
tions et les failles du systme capitalist
et la crise actuelle du capitalism finan-
ciaris qui "semblent confirmed ses intui-
tions". La crise actuelle ? "Vn mlange
classique de "suraccumulation du capital"'
et de "baisse tendancielle du taux de pro-
fit" dbouchant sur explosion d'une
bulle marquant la fin d'un cycle auquella
capitalisme ne peut survivee.
C'est la ralit qui semble apparatre
"sous Ce scalpel d'un Marx prodigieux
devin", admet l'auteur de l'article Jean-
Gabriel Fredet.
Il estime que "l'immense mrite du pen-
seur de Trves (o if est n) reste d'avoir
montr que C'conomie n'est pas une
science abstraite. Qu'elle a d'abord un


contenu social Et que injustice est au
cur du capitalisme. Ila intgr le poids
des rapports sociauxdans la rffexion sur
l'conomie" et "ila t, come analyst de
la socit et comme philosophy, l'homme
d'une rupture considerable avec toute
l'histoire de la pense en Occident",
conclut-il.
Marx l'historien "partage avec quelques
grands esprits de son sicle l'ide que les
hommes sont porteurs d'une volont qui
les dpasse, que le sens de leur action ap-
parat moins dans ce qu'ils proclament que
dans les rapports qu'ils entretiennent
entire eux", crit Andr Burguire dans
ce dossier consacr Karl Marx.
Certes, admet-il, Marx n'a pas invent
le concept de lutte des classes, "mais il
a enrichi sa porte historique de deuxma-
nires : en incitant Clistorien se placer
du point de vue des domins pour com-
prendre une poque, il rvle la nature
conflictuelle de chaque socit et dchire
le voile d'enchantement don't l'idologie
dominant cherche la recouvrir. En fai-
sant de l'appropriation des moyens de pro-
duction des biens matriels la source des
antagonismes sociaux MSarax(...)souligne
l'interpntration du monde des hommes
et du monde des choses. (Plus profond-
ment, ifretrouve le lien entire l'histoire de
la nature et C'histoire humaine qui s'im-
pose aujourd'hui avec attention aux en-
jeux de l'environnement".
Rappelons que ce "matrialisme histo-
rique", selon l'expression forge par En-
gels dsigne dans la thorie de Marx
selon laquelle les faits conomiques
sont la base et la cause dterminante
de tous les phnomnes historiques,
sociaux et spirituels.
Pour notre part, si les adversaires du
changement de socit recourent
Marx pour maintenir le capitalism,
nous devons savoir que, au moment o
la socit martiniquaise vit des boule-
versements conomiques, sociaux et
politiques important, le remarquable
instrument d'analyse qu'est le marxisme
est un outil prcieux pour servir de
guide dans l'action.
Nous aurions tort de nous en priver.
Michel Branchi









I LGALS Ji i J'


MODIFICATION STATUTAIRE
SARL EMIR
Aux terms d'une dlibration en date du
1 jui let 2009, l'Assemble Gnrale Ex-
traordinaire des associs de la socit
responsabilit limite EMIR a dcid :
de transfrer le sige social
ZA PROBAT quarter petite Rochelle,
97224 Ducos,
de modifier l'objet social la conception
et la ralisation de tout type de cltures,
la conception et la ralisation de piscine
de tout type de matriaux, l'entretien et la
vente de products et article lis l'activit
de la piscine, l'amnagement, la creation,
la plantation, la mise en place de sys-
tmes d'irrigation, l'lagage et l'entretien
d'espaces verts.
De remplacer le grant dmissionnaire
par Monsieur Lucien ASSELIN DE
BEAUVILLE demeurant Las Palmas,
97270 Saint Esprit. FB 1659

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 1 juillet 200? tabli au Franois, il
a t constitu une socit responsabi-
lit limite (SARL) don't les caractris-
tiques sont les suivantes '
Denomination social
MARILYN COIFFURE
Forme SARL a capital lfixe
Sige social 13 Lotissement du Simon
97240 Le Franois
Objet social : coiffure mixte et de toutes
prestations de service y attaches se rap-
portant aux activits ci-dessus dfinies y
compris la vente de products cosmtiques
et accessoires de mode se rfrant aux
activities liees a la beaut, la coiffure, etc.
Dure de la socit 99 annes partir
de son immatriculation au Registre du
Commerce et des Socits
Capital social : 7 500 E (sept mille cinq
cent euros)
don't 3 630 E d'apports en nature
Grance : Monsieur CARIUS Charles
Immatriculation au R4egistre du Com-
merce et des Socits de al ville de Fort
de France
Pour avis, la grance FB 1660

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination social : "EUROGYPTE
INTERNATIONAL".
Forme : S.A.R.L
Capital : 8000 E.
Sige social : Angle du 60 rue Blnc et
1 rue Croiseur Suchet 97200 Fort de
France.
Objet social : L'import-Export, vente en
gros et en dtail. Dure 99 ans computer
de la date d'immatriculation de la socit.
Grance : Mohamed ABDELREHIM.
Immatriculation : RCS de FDF FB 1661

GISHLAINE PALCY DRU
NOTAIRE
RUE DU GOUVERNEUR PONTON
IMMEUBLE FOYAL 2000
97200 FORT DE FRANCE
-AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte reu par Matre Ghislaine
PALCY-DRU, notaire Fort de France
(Martinique), rue du Gouverneur Ponton,
Immeuble Foyal 2000, le 20 janvier 2009,
public au bureau des hypothques de
Fort de France (97200), le 03 fvrier
2009, volume 2009 P. n 961, a t
constitu une socit civil immobilire
ayant les caractristiques suivantes :
La denomination social est :
SCI LORSOLD
Le sige social est fix :
SAINTE MARIE (97230),
33 rue des Kaidons, Villeneuve
La socit est constitute pour une dure


de 99 annes
Le capital social est fix la some de :
QUATRE MILLE TROIS CENTS EUROS
(4 300,00 EUR)
La socit a pour objet :
l'acquisition par voie d'achat ou d'apport :
la proprit, le mise en valeur, la trans-
formation, la construction, l'amnage-
ment, l'administration et la location de
tous biens et droits immobiliers, de tous
biens pouvant constituer l'accessoire;
l'annexe ou le complement des biens et
droits immobiliers en question.
Grant : Madame Marie Olga Gatane
GROS-DESIRS, ne LORSOLD,
demeurant FORT DE FRANCE (97200)
Coridon, Villa Emmanuel,
2 Impasse Madre, voie 9,
La socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits de FORT
DE FRANCE.
Pour avis
Le notaire FB 1662

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
Aux terms de l'AGM du 17/07/09 il a t
dcid d'un changement de grant de la
SARL NEW STAR
1 Rue Joseph LAGROSILLIERE
97220 TRINITE
Ancienne mention : Mme XU CUIFFENG
pouse XU,
demeurant 1 rue Joseph Lagrosillire
97220 Trinit
Nouvelle mention :
M. XU JIAN
demeurant 1 rue Joseph Lagrosillire
97220 Trinit
Pour avis, la grance FB 1663

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv, en date du 31
aot 2009
Il a t constitu une SARL dnomme
SHAMS, au capital de 7 700 .
Sige social : 15 rue Emma Forbas -
97232 LE LAMENTIN
Objet : Tout commerce textiles, prt--
porter, chaussures, montres et lunettes
Dure de la socit : 99 ans
Grance : Madame DOUNA Rhab, 11
rue Emma Forbas 97232 LE LAMEN-
TIN
La socit sera immatricule au RCS de
Fort de France
Pour avis
La grance FB 1664

CLOTURE DE LIQUIDATION
SARL HOME SERVICE II
AU CAPITAL DE 1 000 C
SIEGE SOCIAL: 7 RUE DU BASALTE
97234 FORT DE FRANCE
N SIRET: 501 092 498 00010
Aux terms de l'assemble gnrale en
date du 8 septembre 2009, les associs
ont :
approuv les comptes dfinitifs de liqui-
dation
dcharg Mlle LABOISSE Christiane de
son mandate de liquidateur
donn au liquidateur quitus de sa ges-
tion
constat la clture de la liquidation
computer du jour de la dite assemble
la socit sera radie du registre du com-
merce et des socits de Fort de France
Pour avis et mention FB 1665

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du 09
septembre 2009, il a t constitu une so-
cit civil immobilire : Dnomination
SCI NOEMIE au capital de 150 E enti-
rement souscrites et libres, don't le
sige social est 5, Cit Came 97211
RIVIERE PILOTE.
Objet : l'acquisition par voie d'apport ou
autrement de tous terrains ou immeubles,
la gestion et l'administration desdits im-


meubles Dure : 99ans
Gerant : Mme Corinne OURMIAH de-
meurant 5, Cit Came 97211 RIVIERE
PiLOTE
La socit sera immatricule au RCS de
Fort de France
Pour avis et mention, la grante
FB 1666

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du 09
septembre 2009, il a t constitu une
EURL :
Denomination : GARAGE ECO
au capital de 100 euros entirement
souscrites et libres,
don't le sige est Avenue WANAKAERA
97211 RIVIERE PILOTE.
Objet : Toutes activity mcanique, loca-
tion de voiture, vente de pneu vente d'ac-
cessoires automobiles se rattachant
directement ou indirectement l'objet so-
cial.
Gerant : M. Robert OURMIAH
demeurant Avenue WANAKAERA
97211 RIVIERE PILOTE
La socit sera immatricule au RCS de
Fort de France
Pour avis et mention
Le grant FB 1667

AVIS DE CONSTITUTION
Le 03/05/09, il a t constitute une
SARL aux caractristiques suivantes
Denomination : FOG CARAIBES MO
SISE 4BDAllgre 9,72010FDF
Objet Productions de "in'l chaleur et
vapour
Duree : 99ans
Capital 7 500
Grant HOARAU Coralie
Adresse : 6 rue Flicit 97220 Trinit
Immatriculation au RCS de FDF : en
course
Pour avis la Grance FB 1668

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 05 septembre 2009, il a t
constitu une socit-civile immobilire
ayant pour denomination : SOCIETE CI-
VILE IMMOBILIERE MANUE
Sige social : le sige social a t fix
Fort de France (Martinique) 42 rue Gar-
nier Pages
Objet social : la socit a pour objet
l'acquisition, la vente, la prise bail ou
crdit-bail de tous immeubles et terrains,
l'administration et l'exploitation par loca-
tion ou autrement desdits terrains et im-
meubles, l'entretien et ventuellement
l'amnagement de ces biens, et gnra-
lement, toutes operations se rattachant
directement ou indirectement l'objet,
la condition que ces operations ne modi-
fient pas le caractre essentiellement civil
de la socit.
Dure : la dure est fixe 99 ans
computer de son immatriculation au regis-
tre du commerce et des socits
Capital : le capital s'lve 600 euros
constitu uniquement d'apports en nu-
mraire
Grant : le premier grant de la socit
est Monsieur Olin MONPLAISIR
La socit sera immatricule au Registre
*du Commerce et des Socits au Greffe
du Tribunal de Commerce de Fort de
France
Le grant FB 1669

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution de la
SARL GEORGES ET GUY MIRANDE
CONSTRUCTIONS sous le sigle de :
GMG CONSTRUCTIONS
Au capital de 1000 E
Sige social : quarter Fond Debasse, Le
Prou, 97290 LE MARIN
Objet : construction de maisons neuves,


ouvrages divers, renovation et restaura-
tion
Dure de la socit : 99 ans computer de
l'immatr:culation au registre du commerce
et des societes de Martinique
Grant : J. MIRANDE demeurant au
Marin FB 1670

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un aps en date du 01.09.09.
Il a t constitu une SARL prsentant
les caractristiques suivantes :
Denomination social : ECOBOUTIK
Sige social : 28 avenue des Arawaks -
97200 Fort de France
Dure : 99 ans
Objet social : Commerce de products
cologiques
Capital social : 3 750 ,
Grance: LANCE BAUCELIN et SAMIRA
CONSEIL
La socit sera immatricule au RCS de
Fort de France
Pour avis et mention FB 1671

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv en date du
07 septembre 2009, il a t constitu une
socit don't les caractristiques sont les
suivantes :
Forme : Socit unipersonnelle a respon-
sabilit limite
Denomination: FLOR 'RT
Objet : Toutes activits d'achat, de vente,
de livraisons, de fleurs, compositions flo-
rales et accessoires, en gros et en dtail.
Toutes activits de decorations florales et
accessoires.
Sige social : 301 avenue Lon-Gontran
DAMAS, Squadra D, Cit Dillon 97200
Fort de France
Dure : 50 ans
Capital : MILLE CINQ CENTS EUROS
(1 500.00 euros)
Grant : Paul Gaston CONSTANTIN, 2
Rs. De la Paix, rue de la Guyane -
97200 Fort de France
Immatriculation : RCS de Fort de France
Pour avis, le grant FB 1672

AVIS DE CONSTITUTION
Le 03 aot 2009, a t constitu une
EARL, ayant les caractristiques sui-
vantes :
Objet : production, vente de products agri-
coles et toutes activits agricoles
connexes
Denomination : EARL CARIBELEVAGE
Sige social : Quartier Anse Charpentier
97230 SAINTE MARIE
Dure : 99 ans
Capital social : 3 000 E : Apports en nu-
mraire 3 000
Grant : Monsieur MORAVIE Teddy de-
meurant Appt. 73 Bt. Cafire Cali-
fornie 97232 LAMENTIN
La socit sera immatricule au RCS de
Fort de France FB 1673

LETCHIMY VOYAGES
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE
SIGE SOCIAL : CHEZ CSA IMMEU-
BLE BAOBAB RUE LON GON-
TRAN DAMAS
97232 LAMENTIN
CAPITAL SOCIAL : 20 000.00 EUROS
MODIFICATION STATUTAIRE
L'Assemble Gnrale runie l'unani-
mit a vot le changement de grance :
Ancien grant : M. LETCHIMY Jean -
Pierre et M. TELLE Jean-Marie
Nouveau grant : M. TELLE Jean-Marie
Pour avis FB 1674

AVIS DE DISSOLUTION
ET DE LIQUIDATION
SARL F.T. TRANSPORT
SIGE SOCIAL: LOTISSEMENT LES
CYPRS DUCOS









A E Jui 1 c $


Aux terms du procs verbal de l'assem-
ble gnrale du 28 aot 2009, Monsieur
FORTUNE Modeste, associe grant et li-
quidateur a prononc la dissolution et la
liquidation de la SARL F.T. Transport
computer du jour de la date assemble.
Pour avis, le liquidateur FB 1675

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Fort de France du 8 septembre
2009, il a t constitu une socit pr-
sentant les caractristiques suivantes :
Forme social : URBATIQUE CONCEPT
Sige social : Zone d'activit PROBAT,
quarter petite Rochelle 97224 Ducos
Objet social : Bureau d'tude et de re-
cherche pour l'optimisation des solutions
techniques, conomiques et financires
dans les domaines de l'nergie, et du d-
veloppement durable (nergie renouvela-
ble, irrigation, gothermie, etc...)
Dure : 99 ans computer de la date de
l'immatriculation de la socit au registre
du commerce et des socits
Capital social : 2 000 euros
Grance : Monsieur Marc Franois GO-
DERE, demeurant 23 A Franois Mitter-
rand, 97224 Ducos
Immatriculation de la socit au registre
du commerce et des socits.
FB 1676

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 18 aot 2009, il a t constitu
une socit prsentant les caractris-
tiques suivantes :
Forme social : LUDANE
Sige social : ZA Probat quarter petite
Rochelle, 97224 Ducos
Objet social : L'acquisition, la vente, la
prise bail ou credit de tous immeubles -
et terrains, l'administration et l'exploitation
par bail, location etc.
Dure de la socit : 99 ans computer de
la date de l'immatriculation de la Socit
au registre du commerce et des socits
Capital social : 2000 euros, constitu uni-
quement d'apports en numraire
Grance : Monsieur Lucien ASSELIN DE
BEAUVILLE demeurant Villa Las Palmas
97270 Saint Esprit
Clauses relatives aux cessions de parts :
Agrment accord par le grant
Immatriculation de la socit au Registre
du commerce et des socits de Fort de
France FB 1677

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 11 septembre 2009, il a t
constitute une : SARL
Prsentant les caractristiques sui-
vantes :
Denomination : FUTURE ENERGIE MD
SISE :43 rue de l'Angelin, 97200 Fort de
France
Objet : Production de froid et de chaleur
Dure : 99 ans
Capital : 7 500 euros
Grant : M. MIRAM-MARTHE ROSE
David
Adresse : 13 Tivoli Post Colon 97200
Fort de FRANCE
Immatriculation au registre du Com-
merce : en course
Pour avis la Grance FB 1678

REPUBLIQUE FRANCHISE
PREFECTURE DE LA REGION
MARTINIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT
DU CONTENTIEUX DES FINANCES
ET DES AFFAIRES
DECENTRALISEES
BUREAU DE L'ENVIRONNEMENT
ET DU LITTORAL
AVIS D'OUVERTURE
D'UNE ENQUETE PUBLIQUE


Central bton FRANCE BETON situe
au lieudit ZAC de RIVIERE ROCHE
Par arrt prfectoral n 09-02993 du 03
septembre 2009, est ouverte une en-
qute publique d'une dure d'un (1) mois
du vendredi 02 octobre 2009 au vendredi
06 novembre 2009 inclus, sur le territoire
des communes de FORT-DE-FRANCE et
du LAMENTIN, sur la demand d'autori-
sation prsente par Monsieur Louis
MORIN president directeur gnral, au
nom et pour le compete de la socit
FRANCE BETON, en vue d'tre autori-
se exploiter la central bton situe
au lieudit ZAC de Rivire-Roche FORT-
DE-FRANCE.
Les pieces du dossier seront dposes
dans les mairies de FORT-DE-FRANCE
et du LAMENTIN, afin que les personnel
intresses puissent en prendre connais-
sance.
Les personnel qui le souhaitent pourront
galement inscrire leurs observations sur
le registre d'enqute ouvert cet effet au
sige de l'enqute fix en mairie de
FORT-DE-FRANCE.
Le commissaire enquteur, Monsieur
Emile PASTEL, sigera la mairie de
FORT-DE-FRANCE, pendant la dure de
l'enqute, selon le calendrier ci-dessous
indiqu:
Vendredi 02 octobre 2009, vendredi 09
octobre 2009, vendredi 16 octobre 2009,
vendredi 23 octobre2009, vendredi 30 oc-
tobre, vendredi 06 novembre 2009; de
09H 12H.
Il procdera galement l'ouverture de
l'enqute publique le vendredi 02 octobre
09 H et la clture de celle-ci vendredi
06 novembre 2009 12 H la mairie de
FORT-DE-FRANCE.
Toute personnel pourra sur demand et
aprs l'enqute, prendre connaissance
du rapport et des conclusions du com-
missaire-enquteur la Prfecture Bu-
reau de l'Environnement et du Littoral et
la mairie de FORT-DE-FRANCE cort
de France le 06 septembre 2009
Pour le Prfet et par dlgation
le chef de bureau
sign : Serge LISIMA FB 1679

CACEM
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
SERVICES
Identification du pouvoir adjudicateur
Catgorie : Etablissement public territo-
rial
Activits principles du pouvoir adjudica-
teur : services gnraux des administra-
tions publiques
Le pouvoir adjudicateur n'agit pas pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs
Noms et adresse officials de l'organisme
acheteur :
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
.Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Correspondent : M. Pierre SAMOT, Pr-
sident de la CACEM
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse Internet (URL) :
http://www.cacem.org
Objet du march :
Type de march de services : Prestations
.de location et entretien de vtements de
travail pour le Centre d'Enfouissement
Technique de la CACEM.
Lieu d'excution : CACEM et locaux du ti-
tulaire
L'avis concern un march public
Les variantes ne sont pas autorises.
Dure du march : 1 an reconductible 3
fois.


Conditions relatives au march
Modalits essentielles de financement et
de paiement :
Le financement est effectu sur les res-
sources propres de la CACEM
Dlai global de pavement : 40 jours
Modalits de paiement : articles 86 98
du code des marchs publics
Forme juridique que devra revtir le grou-
pement de candidates : groupement soli-
daire
Conditions de participation
- la lettre de candidature en utilisant l'im-
prim DC4 (version d'octobre 2008) ou
un document contenant les mmes ren-
seignements, accompagn le cas
chant, des pouvoirs autorisant le man-
dataire signer l'acte d'engagement ;
-la declaration du candidate intgralement
renseigne en utilisant l'imprim DC5
(version d'Octobre 2008) ou un document
contenant les renseignements et attesta-
tions. Les moyens matriels et humans
et les rfrences vrifiables pour des
prestations comparable datant de moins
de 5 ans seront dtaills dans un docu-
ment annexe ;
- en cas de redressement judiciaire, la
copie du ou des jugements prononcs.
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
- Prix (prix forfaitaire, prix unitaires, in-
demnisations) : 60%
- Mode opratoire retenu, et notamment
les measures visant assurer la satisfac-
tion client (assurance quality) : 40%
Procedure: Procdure adapte.
Conditions de dlai :
Date limited de reception des offres : Le
12/10/2009 12 heures
Renseignements complmentaires
- Numro de rfrence attribu au mar-
ch par le pouvoir adjudicateur :
2009/21/DGA3/MAPA
- Dlai minimum de validit des offres: 90
jours computer de la date limited de r-
ception des offres
- Le dossier de consultation est tlchar-
geable sur le site de la CACEM :
http://www.cacem.org
- Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours :
Tribunal Administratif de Fort de France
B.P 683 97264 Fort de France Cdex -
Tl. : 0596.71.66.67 Fax :
0596.63.10.08
Date d'envoi du present avis : le
11/09/2009
Annexe 1 Adresses complmentaires
- Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus :
CACEM Service Gestion et suivi des
Achats
Tl : 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.54.58
- Adresse auprs de laquelle des docu-
ments peuvent tre obtenus / Adresse
laquelle les offres doivent tre envoyes:
CACEM Service'Procdures de mar-
chs
Immeuble Gros Bec
Chateauboeuf Est B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72
Fax :0596.75.54.58 FB 1680

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA,
CONCURRENCE
1-Identification de l'organisme qui passe
le march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-


de-France Martinique,
tl : 59-63-00/ tlcopie : 72-68-10
Adresse internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "marchs publics"
2-Autorit executive Le Prsident du
Conseil Rgional
3-Procdure de passation : March pro-
cdure adapte (article 28 du Code des
Marchs Publics).
4-Objet de la Consultation Cette consul-
tation a pour objet de prslectionner des
candidates que la Rgion mettra en com-
ptition, pendant une priode d'un an,
pour l'achat et la livraison de mobiliers de
bureau en bois massif et autres mat-
riaux.
5-Numro de rfrence du dossier SAP-
MOB-09-022
6-Caractristiques principles La presta-
tion est dcompose en 7 lots, savoir :
- Lot 1 : Plans et tables en bois massif :
bureaux, extensions informatique + ta-
blettes, tables de runion
- Lot 2 : Mobilier de rangement en bois
massif : armoires, caissons, desserts,
meubles bas, placards, bibliothques
- Lot 3 : Siges (principalement en bois
massif) : fauteuils, canaps, chaises, m-
ridiennes
- Lot 4 : Siges (autre matriau que le
bois massif) : dactylo, ateliers et fauteuils
ergonomiques, siges et fauteuils visi-
teurs
- Lot 5 : Mobilier de rangement (autre ma-
triau que le bois massif) : armoires, cais-
sons, meubles bas, meubles tiroirs
- Lot 6 : Mobilier de rangement (autre ma-
triau que le bois massif) : placards sur
measure en mlamin
- Lot 7 : Plans et tables (autre matriau
que le bois massif) : bureaux, tables in-
formatique, tables de runion
Les candidates ont la possibility de pr-
senter une candidature pour un ou plu-
sieurs lots. i
Lieu de livraison II sera indiqu sur
chaque bon de command et concern
tout le territoire de la Martuinique
7-Contenu du dossier de candidature
produire Critres de selection des candi-
datures
Les candidatures seront slectionnes au
regard des trois critres suivants :
- les capacits professionnelles, tech-
niques et financires
* Situation propre du candidate :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du march
(disponible sur internet l'adresse sui-
vante : www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics).
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
l'adresse suivante
http://www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics)
* Capacits professionnplles:
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- presentation d'une liste des principles
prestations effectues au course de la der-
nire anne, indiquant le montant, la date
et le destinataire public ou priv. Les
prestations sont prouves par des attes-
tations du destinataire ou, dfaut, par
une declaration du candidate
* Capacits conomiques et financires :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- dclaratiqn concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-








SLS -Jdi I- Pig 1


nant les prestations objet du march, ra-
lises au course du dernier exercise dis-
ponible
* Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne.
8-Critres de selection des candidatures
Capacits professionnelles, techniques et
financires
9-Date d'engagement des consultations
Des candidates seront, aprs analyse des
dossiers de candidature reus, prslec-
tionns pour un ou plusieurs lot(s), pen-
dant une priode de 12 mois. Ils seront,
pendant cette priode invits remettre
une offre pour chaque command de la
region portant sur les products des lots
pour lesquels ils son prslectionns.
10-Dlai laiss au candidate attributaire de
chaque march commandd) pour remet-
tre ses attestations fiscales et sociales 8
jours calendaires
11 -Dlai d'excution des prestations Ils fi-
gureront sur chaque bon de command
et varieront selon l'importance de la com-
mande entire 4 et 30 jours.
12-Prsentation du dossier de candida-
ture Le dossier de candidature constitu
de l'ensemble des justifications mention-
nes au 7 ci-dessus sera mis sous pli ca-
chet portant l'adresse et les mentions
suivantes :
M. le Prsident du Conseil regional de la
Martinique
A l'attention du Service des Marchs et
de la Commande Publique
Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique
Objet : candidaturee pour l'acquisition de
mobilier de bureau
Lot n ..........."
"Ne pas ouvrir"
13-Date limited de reception des candida-
tures Le 24 septembre 2009 12 h 00
Reception par pli recommand ou contre
rcpiss au Service des Marchs et de
la Commande Publique du Conseil R-
gional, Rue Gaston Defferre Cluny -
97200 FORT DE FRANCE
14- Critres d'attribution de chaque com-
mande marchh) :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
- valeur technique de l'offre : affecte d'un
coefficient 6
- prix de la furniture livre : affect d'un
coefficient 4
15- Instance charge des procedures de
recours : Tribunal administratif de Fort de
France Croix de Bellevue Immeuble
Roy-Camille- BP 683
97200 Fort-de-France
Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596-63-10-08
16- Service auprs duquel des rensei-
gnements peuvent tre obtenus concer-
nant l'introduction des recours : Le greffe
du Tribunal administratif Croix de Belle-
vue
97200 Fort de France
17-Date d'envoi de l'avis la publication
: 10 septembre 2009 FB 1681

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA CONCUR-
RENCE
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service de la formation professionnelle,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tl : 05 96 59-64-
60 / tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique Marchs publics


Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 30 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Objet du march :
Ralisation d'actions de formation au titre
du Programme regional de formation pro-
fessionnelle des jeunes 2009 (lots 61
73), destination des jeunes de 16
moins de 26 ans sans qualification.
Rfrence d'indentification du march :
FP-JEU-0905
Caractristiques principles : Objectif g-
nral de la prestation :
La prsente consultation porte sur le
choix de prestataires (organismes de for-
mation) devant raliser les actions de for-
mation qualifiantes dans le cadre du
Programme regional de formation profes-
sionnelle des jeunes (PRFPJ) 2009 -
5me parties conformment aux cahiers
des charges.
Allotissement: La prestation sera divise
en 13 lots qui seront attribus spar-
ment savoir :
- Lot 61 : CAP Oprateur des industries
de recyclage (Fort-de-France ou Lamen-
tin)
- Lot 62 : Agent de maintenance en ma-
rine de plaisance (Trinit ou Robert ou
Sainte-Marie)
- Lot 63 : CAP Mcanicien de vhicules
option C bateaux de plaisance et de
pche (Rivire-Pilote ou Marin ou Sainte-
Anne)
- Lot 64 : CQP Agent de maintenance et
de services dans les industries nautiques
(Rivire-Pilote ou Marin ou Rivire-Sale
ou Ducos)
- Lot 65 : CAP Maintenance de matriels
option matriels de travaux publics et ma-
nutention (Ducos ou Lamentin ou Schoel-
cher)
- Lot 66 : CAP Installateur sanitaires
(Marin ou Rivire-Sale)
- Lot 67 : DEAVS (Fort-de-France ou La-
mentin)
- Lot 68 : DEAVS (Sainte-Marie ou Tri-
nit)
- Lot 69 : CAP Petite enfance (Rivire-
Sale ou Marin ou Rivire-Pilote)
- Lot 70 : CAP Boucher (Fort-de-France
ou Lamentin)
Lot 71 : CAP Cuisine option cuisine
crole gastronomique (Sainte-Marie ou
Trinit)
Lot 72 : Cap Cuisine option cuisine gas-
tronomique (Fort-de-France)
Lot 73 : BEP Mtiers de l'htellerie op-
tion arts de la table (Fort-de-France)
Possibility de prsenter une offre pour un
ou plusieurs lots.
Dure d'excution du march : La dure
d'excution du march sera propose
pour chaque lot par les candidates. Ils de-
vront cet effet renseigner l'article 4 de
l'acte d'engagement.
Lieu d'excution : Sur tout le territoire de
la Martinique
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement :
Fonds propres de la Rgion (30 %) + Pro-
gramme oprationnel 2007-2013 (PO)
(70%)
Paiement :
Virement administratif
Dlai global de pavement : 40 jours
Prix rvisable
Une advance de 5 % est prvue
Variantes : Non autorises
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus :
Le dossier de consultation des entre-
prises sera remis gratuitement par le ser-
vice de la Formation professionnelle
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France


lel 0596 59 64 60
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
foumtnr tout lment identification per-
mct .'nt de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut tre galement tl-
cha', e l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : -Critres de
selection des candidatures :
- Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
- Situation propre des oprateurs cono-
miques, (y compris exigences relatives
l'ns'rption au registre du commerce ou
de !. profession): Renseignements et for-
mal,1os ncessaires pour valuer si ces
exi.k nces sont remplies :
-la declaration du candidate (conforme au
mox'le DC 5 version octobre 2008)
poujr chacune des entreprises concur-
r- n:es ayant vocation tre
T",,taires du march (disponible sur in-
t inet l'adresse suivante :
www.minefi.gouv.fr, thme : marchs pu-
blcs).
- letre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
200,') disponible galement sur internet
l'adresse suivante :
htltp//www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
ches publics)
- Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
- presentation d'une liste des principaux
services effectus au course de la
dernire anne, indiquant le montant, la
date et le destinataire public ou
priv Les prestations de services sont
prouves par des attestations du
destinataire ou, dfaut, par une dcla-
ration du candidate
-Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la
preuve de la capacity du candidate.
- indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des
cadres de l'entreprise, et notamment des
responsables de prestations de
services de mme nature que celle du
march.
- Capacits conomique et financire :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires
concernant les services objet du march,
raliss au course du dernier
exercise disponible
-Dclaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les
risques professionnels.
- Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
-une description de l'quipement tech-
nique, des measures employes par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'tude et de
recherche de son entreprise ;
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et
l'importance du personnel d'encadrement
au course de la dernire anne.
Critres de jugement des offres :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
La valeur technique de l'offre affecte
d'un coefficient 5 et apprcie partir du
dossier technique dtaill requis au 5-1
du rglement de consultation
Le prix de la prestation affect d'un coef-
ficient 3
Le dlai global d'excution de la presta-
tion propos l'article 4 de l'acte d'enga-


gement affect d'un coefficient 2
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Dlai de validit des offres : 240 jours
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Conseil regional de la Mar-
tinique (Service de la formation profes-
sionnelle) ou en ligne l'adresse sus
indique
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus : Conseil regional de la Marti-
nique (Service de la formation profes-
sionnelle) ou en ligne l'adresse sus
indiquee
Date limited de reception des offres : Le 07
octobre 2009 12 H 00 (heure de Marti-
nique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres :
- contre rcpiss au Conseil Rgional de
la Martinique Service de la Formation pro-
fessionnelle rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique
- par voie postal (le cachet de la poste
faisant foi)
Dlai laiss au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
-B.P 683 97264 Fort-de-France Cedex
Tel : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation : Comit consultatif interdparte-
mental de rglement amiable des litiges
relatifs aux marchs publics de PARIS
(C.C.I.R.A de Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopie : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal administratif
Croix de Bellevue
97200 Fort-de-France
Tl : 0596-71-66-67
Fax : 0596 63.10.08
Transmission des dossiers d'offre par
voie dmatrialise : Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique
marchs publics
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offres
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ e-mail en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le 11 septembre 2009 FB 1682




Pi't








L'abb Grgoire, l'ami des Noirs (suite et fin)


1750-1831. Ce cur, devenu vque constitutionnel, a
vou sa vie trois causes : la fin de l'esclavage,
l'ducation du people et l'organisation d'une glise gal-
licane.

La longvit politique de l'abb Grgoire ne laisse pas
d'interroger, d'autant que l'homme n'a jamais transig avec
son engagement catholique. Il reste inflexible face aux
pressions dchristianisatrices tout en sigeant la
Montagne et en parlant la langue jacobine. D'aucuns verront
en lui la rencontre entire puret vanglique et austrit r-
volutionnaire. En 1791, l'abb Grgoire participe la cra-
tion de la Constitution civil du clerg. Il devient vque
constitutionnel de Blois. La repression qui s'abat sur les pr-
tres rfractaires ne l'meut gure. S'apitoie-t-il sur le sort
des dvotes qui, Paris, sont fesses par les patriots
quand elles se rendent la messe d'un prtre rfractaire ?
La condemnation, par le pape Pie VI, de l'initiative rvolu-
tionnaire hrtique, sacrifge et schismatique ne l'branle
pas plus. Lui, l'vque gallican, assume le divorce avec
Rome, qui saura s'en souvenir.
Cette tte de fer afflige d'un caractre en dsaccordavec sa
robe, selon Michelet ; ce maladroit, provocateur, selon
Jaurs ; cet homme de bien, homme de colre, et si souvent
foin du pardon, selon Sainte-Beuve, a-t-il t rgicide ?
L'abb Grgoire l'a moultes fois crit : Louis XVI est pour lui
un monstre couronn, un bourreau du peuple, un fainant
titr ; fes rois sont dans 'ordre morafce que [es monstres sont
dans Fordre physique ; [es course sont t'atelier du crime, fe foyer
de la corruption ; Chistoire des rois est [e martyrologue des na-
tions. Mais en janvier 1793, il est, avec trois autres conven-
tionnels, en mission au pays du Mont-Blanc. Sollicits, ils
adressent Paris leur voeu : La condamnation de Louis
Capet sans appelau peuple. Premire march de l'chafaud,
dira-t-on, mais Grgoire rptera toute sa vie qu'il a alors
plaid la suppression du mot mort . Toujours est-il qu'
l'heure fatidique, la Convention n'a pas pris en compete les
quatre voix des absents.
Aucune importance pour la faction monarchiste et les
contre-rvolutionnaires de tout poil qui relvent la tte en
septembre 1819. Quand Grgoire est lu dput de l'Isre,
ce rgicide est exclu l'unanimit de l'Assemble. Son
election l'Acadmie franaise est refuse pour cause de
rpublicanisme. Septuagnaire, l'abb crit un ami : Je
suis comme le granit, on peut me briser, mais on ne me plie pas.


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Si
v, ,,

h
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Comment ne pas donner credit cet crit tant l'attitude de
l'ecclsiastique, sous le Consulat et l'Empire, est coura-
geuse. Opposant irrductible Napolon ler, il est l'un des
cinq lus qui s'levrent contre la proclamation de l'Empire.
Et, bien sr, il rejette le Concordat conclu entire le pape Pie
VII et le premier consul. Jusqu'en 1801, l'abb Grgoire
aura vainement essay de rorganiser l'glise constitution-
nelle. Droit dans sa robe, il refuse tous les honneurs dans
lesquels Napolon essaie de l'enfermer et le 1er avril 1814,
il est l'un des 64 snateurs qui rpondent la convocation
de Talleyrand pour proclamer la dchance de Napolon.
Aprs 1819, l'abb Grgoire se retire de la vie publique et
se consacre l'tude de Port-Royal (son penchant jans-
niste). N'empche, le 28 mai 1831, jour de son dcs,
l'archevque de Paris s'oppose ce qu'il reoive les der-
niers- sacrements. Contre sa hirarchie, l'abb Guillon lui
accord son secours. Deux mille personnel, derrire La
Fayette, l'accompagnent au cimetire Montparnasse.
Deux sicles plus tard, l'glise catholique, romaine et apos-
tolique, n'a rien pardonn l'abb Grgoire. Quand,
l'automne 1989, Franois Mitterrand, au nom de la patrie -
reconnaissante, fait entrer avec les honneurs de la
Rpublique trois rvolutionnaires, don't l'abb Grgoire, au
Panthon, les reprsentants du Trs Haut dans l'Hexagone
sont absents. L'abb Grgoire, prtre et rvolutionnaire,
gallican insoumis, est toujours trop sulfureux pour Rome.
Dany Stive
L'Humanit


Les Jourp e du P trimoine
occasion e dcouaik des eieux Ae#atoquoabees
Comme chaque anne, les journes du patrimoine donneront lieu l'ouverture
parfois exceptionnelle de plus d'une cinquantaine de lieux patrimoniaux en
Marinique ; le public se verra proposer visits guides, circuits thmatiques,
animations spcifiques, rencontres avec les professionnels du patrimoine
historianss, archologues, restaurateurs ...) et bien d'autres manifestations.
Au del des diffrentes formes que prendra localement l'vnement,
, ce sera surtout l'occasion de fter un patrimoine commun,-tout
>'en offrant aux visiteurs des modalits privilgies pour
.r mile connatre et mieux comprendre les ncessits
et les.conditions de sa sauvegarde.
,v." .-.j. -




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