Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: September 3, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00124
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

P E HEBDOMADAIRE 'NFORMAT
I l
J^i|St-W^F^-^^


P r lar Rl eme n


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- _
p 4

'g q



IrLe~e s~uYi~nd


Tension en Amrique
^so; A..L a .:, ,...


elques elves 'de l'atelier Steel Pan Collge Dillon 1
[onlre la crises:
Se rassembler dans
la cIart...
PriH du carburanl :
L'heure de vrit pour
la solution globale
est-elle venue ?


p i J,," U --







SA Jedi Y S e 2


FORT-DE-FRANCE : DES MEASURES DE PREVENTION

CONTRE LA GRIPPE AHINI


Sa ka Pass ......... Pl. 2

Edit . . . . . . 3/4
- Se Rassembler contre la crise

Luttes Socisles .... .p. 4/5
- Crise : Ravages pour les salaries

Tpibune ....... .. .p. /7
- Ncessit d'une evolution

u .sadeloupe ......... .C. 7
- Obligs de descendre dans les rues

Politique-Eco .......... ... p. 8/9
- M.-L Penchard face au carburant
- Rentre 2009/2010

Fte de I'Huma ...... .p. Y
- Le rendez-vous des luttes sociales

Sant ...................... p. 10
- Grippe A

Fpance ......... .p. 11/12
- O va la Gauche franaise P
- Quand Sarkozy menace les banques

Notpe Amgkpius ...... .i. 13
- Accord U.SA/ Colombie

Announces Lgales .p. 14/15

poptpait . . . . .... .P. 1
- Toussaint Louverture (suite &E fin)

"JusTIcE"
Administration & Rdaction :
Tl. : o596 T 86 83

Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fi-
htto://www.iournal-iustice-martiniaue.com



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl.: 05 96 71 86 83
Commission Paritaire ni 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennael GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl :0596 73 14 54


La municipalit de Fort-de-France
prend des measures afin de limiter la pro-
pagation une ventuelle pidmie de
grippe. Ainsi dans les coles et les
crches, les enfants, les enseignants et
les agents devront se munir d'un flacon
de gel hydro alcoolique et de mouchoirs
jetables. Des distributeurs de savon li-
quide seront installs dans les coles ,
toilettes et rfectoires. Des distributeurs
d'essuie-mains jetables seront dispo-


sition des enfants. Des sacs poubelles
d'une capacity de 30 litres seront mis
dans les coles pour recueillir tous mou-
choirs et essuie-mains utiliss. En cas
de grippe des masques anti projection
et des gants seront mis la disposition
de chaque directeur d'tablissement. Le
personnel de ces tablissements a reu
une formation spcifique pour faire face
une situation de crise-


RIVIRE SALE : LA DLGATION SPCIALE EN PLACE


L'annulation des lections de la ville de
Rivire-Sale a impos la mise en
place, d'une dlgation pour grer les
affaires courantes de la commune.
Cette dlgation constitute de trois per-
sonnes don't une ancienne deuxime
adjointe de l'quipe Elizabeth, Chris-
tiane Desporte, devra surtout organiser
les prochaines lections. Cette situation
n'aura aucune incidence sur la vie quo-
tidienne des habitants de la commune.


La prsidente de la de at on sollicite
le civisme du personnel mu i cpal et
des administres afin 'ud ,noL ies se
passent bien ". Les ,c'eu 5 s.a.ieen s se-
ront appels aux uLims em eocttctib e pro-
chain. Ils auront idtitibit enttiie tirois
listes conduites re5isp,:h,'eiern, par
Andr Lesueur. Lo u its-Fi l~I lDiillte et
Daniel Robin.


LA MARTINIQUE FRAPPE PAR LA DISPARITION DE

PLUSIEURS DE SES 5MINENTS REPRSENTANTS.


Raymond Relouzat : 1939 2009
Le professeur Raymond Relouzat,
agrg de grammaire, a longtemps en-
seign l'Universit des Antilles et de
la Guyane. Il fut le conseiller cultural du
President de la Rpublique du Sngal
Lopold Sdar Senghor de 1974
1977. Il est l'auteur de plusieurs ou-
vrages imprgns de la culture martini-
quaise don't un roman "Le sang des
ashantis" paru en 1998. Raymond Re-
louzat tait un rudit, partisan de l'article
74 pour une prise de responsabilit au-
dacieuse de son pays.

Jean Bally: 1924 2009
L'un des rares bks tre vritable-
ment immerg dans le monde politique
martiniquais. "Vn lu dot du sens du
dialogue et d'une courtoisie apprcie de
tous", c'est le souvenir que gardera le
president du Conseil gnral. Jean
Bally a t conseiller gnral du Carbet
de 1964 2001 et maire de la mme
commune de 1967 1977. "il aura
contritiui promouvoir aquaculturee en
11Martinique et se sera particufireinent in-
tresse aiu\ problmatiques si actuelles
tso7nnaJis, de protection de l'environne-
ment et 1u drefloppement diuable", sou-
ligne Claude Lise. Membre minent de


la droite martiniquaise. ill fut l'un des fon-
dateurs des "Forces martiiiqu'aises de
progrs ".

Pierre Pinalie : 1939 2009
D'origine metropoh, i. .- surnomm
"dV blan "par ses elves du campus. ce
communist come il se definlssait lui-
mme, s'est trs tt pris de passion
pour notre -a-, Professeur certifi
d'Espagnol et t... D -ie E.S de lin-
guistique, Pierre -. s"eat engag
sur tous les fronts couir defendre la
langue crole et la culture martini-
quaise. Il fut l'un des membres actifs du
GEREC (Groupe d'tude et de re-
cherches sur l'espace crolophone),
avant de s'en sparer. En 1982. au sein
de ce group, il participe la rdaction
de la Charte Culturelle Crole. Il pu-
bliera un dictionnaire Franais-Crole
en 1992, suivi d'une deuxime version
en 2009, ainsi qu'un recueil de pro-
verbes croles en 1994. Il a aussi tra-
duit ou produit plusieurs ouvrages, don't
une grammaire crole.
Justice adresse ses sincres condo-
lances leurs families.









SE RASSEMBLER CONTRE LA CRISE P Oui, MAIS DANS LA

CLART ET DANS LA PERSPECTIVE DE LA RESPONSABILIT

MARTINIOUAISE


Nous crivions il y a deux semaines
: "e feu couve sous la centre".
Notre analyse est conforte par l'ini-
tiative inhabituelle du patronat marti-
niquais au grand complete.
En effet, le jour mme o la se-
maine dernire jeudi 27 aot Jus-
tice, titrait "'Faggravation de la cruise
martiniquaise"et "l'urgence d'un pro-
jet martiniquais", la Chambre de
Commerce et d'Industrie de la Marti-
nique runissait le banc et l'arrire-
banc du patronat et de ceux qu'on
appelle les "socio-professionne[s"
pour jeter un cri d'alarme face la
crise "exceptionnelTe"que le pays tra-
verse.
Baisse d'activit du petit commerce
de 30 40 %, -baisse du chiffre d'af-
faires de la grande distribution de 7
20 %, chute de 15 % de l'activit
dans l'htellerie et perte de 500 em-
plois dans ce secteur, 30 % de
baisse sur les livraisons de voitures,
perte de 2 000 emplois dans le BTP
et autant d'emplois indirects soit au
total 4 000 emplois, etc. Tous les
secteurs sont dans le rouge, tel est
le constat.
La Chambre de commerce "dcou-
vre" que l'INSEE a annonc qu'en
2008 la Martinique, pour la premiere
fois de son histoire (statistique s'en-
tend), a connu la recessionn", c'est--
dire le recul de son activity et cela
AVANT le movement du 5 fvrier.
Claude Pompire, le president de la
CCIM, a enfin d reconnatre que
tous les maux de la Martinique ne
provenaient pas du "6bocage" de
l'conomie, comme vont le rptant
ses pairs.
Il dclare que la crise que nous
connaissons est "fa plus grave que
nous ayons connue de mmoire de
fMartiniquais" C'est bien vrai. Il fait
un pas... en reconnaissant l'vi-
dence.
Patrick Lecurieux-Durival, le prsi-
dent du MEDEF-Martinique, diag-


nostique : "ly a des pans enters
de notre conomie qui s'effon-
drent". C'est aussi vrai.
Deux jours auparavant, au Tribu-
nal mixte de Commerce de Fort-
de-France, 11 socits taient
mises en liquidation et 57 salaries
de plus tombaient dans le trou
noir du chmage.
Ce jour-l, l'htel Anse Caritan de
Sainte-Anne, fleuron du tourism,
rendait son dernier soupir, faute
de repreneur, provoquant la perte
de 37 emplois..
Il faut donc se fliciter que les ac-
teurs conomiques aient compris
qu'il faut un plan de reliance mar-
tiniquais. L'ide de se constituer
en Front uni pour sauver les entre-
prises et les emplois part thorique-
ment d'un bon movement.
Curieusement, la creation dans la
foule le 28 aot par le dput-maire
de Fort-de-France, Serge Letchimy,
d'un "comit de reliance conomique"
face la crise, constitu autour de
chefs d'entreprises et d'lus, pourrait
en principle ressortir de la mme dy-
namique. A suivre cependant.
Les dtenteurs des leviers cono-
miques martiniquais n'ont pu, en
outre, que constater l'inefficience du
plan de reliance Corail d'Yves Jego
annonc grand renfort de com.
Dont acte.

Mais alors que proposent-ils ?
Premirement : l'application effective
des measures gouvernementales, no-
tamment la Lodom don't les dcrets
d'application tardent tre publis.
Parce que les caisses sont vides
pour finance les zones branches et
les exonrations de charges patro-
nales ?
Deuximement : le soutien aux sec-
teurs phares de l'conomie locale
que sont le tourism et le BTP.
S'agissant du BTP, il est rclam
"une relance de [a command pu-
6ique". Bonne ide : il y a tant faire
dans ce pays en matire d'infra-


structures et de logement social. Et
les projects ne manquent pas, dit-on.
Mais comment ? Avec des collectivi-
ts exsangues ? Et l'Etat ? Et les
banques ?
Troisimement : la restauration de la
confiance. Cela veut dire en bon par-
ler capitalist qu'il faut claircir les
perspectives de raliser des profits.
Allusion limpide au movement du 5
fvrier et au dbat institutionnel. Mais
"le retour de la confiance" implique
que les acteurs conomiques marti-
niquais prennent conscience enfin
que la rvolte populaire de fvrier-
mars 2009 n'est pas la cause (prin-
cipale ou secondaire) de la crise
conomique, mais la consequence
de la crise. Non pas de la seule co-
nomie mais de la socit martini-
quaise toute entire. Une crise de
socit ne de l'puisement histo-
rique du systme colonial dparte-
mental. Sarkozy l'a, semble-t-il,
compris en voquant le 19 fvrier
l'Elyz devant les lus des DOM de
"fin d'un cycle historique".
En demandant que "fa population
martiniquaise soit consulte le plus ra-
pilement surf question de notre ave-
nirinstitutionnel', Claude Pompire
et ses mules ont montr cependant
le coin de l'oreille. En dclarant







LI II Jed $Spemr 100 -Jstc W I/Pae


RFO que ce n'est pas en discutant
sur les articles 73 et 74 que l'on va
rsoudre les problmes, le president
de la Chambre de Commerce a fran-
chement franchi la ligne jaune.
Les milieux possdants ne veulent
pas, comme leurs amis FMP Laven-
ture et Lesieur et leurs allis objec-
tifs le no-PPM de Letchimy, que-le
people ait le temps de se prononcer
en toute connaissance de cause sur
le changement statutaire.
Or il ne faut pas, une fois de plus, op-
poser les problmes conomiques et
les questions politiques et institution-


nelles. Cela nous a mens chaque
fois l'impasse. Les problmes co-
nomiques impliquent des choix et
des engagements politiques. Ainsi
les choix et les mthodes d'esbroufe
de Jego psent sur la conjoncture
actuelle.
De mme, il ne faut pas opposer l'ur-
gence, par example, d'une reliance
de l'activit du BTP et la mise en
place d'un plan de dveloppement
endogne grce aux nouveaux ins-
truments que donneraient une Col-
lectivit autonome de Martinique. Il
faut distinguer le court terme qui n-


CRUISE : RAVAGES POUR LES SALARIES


Ce mardi 26 aot, la salle du tribunal
de commerce tait plus que pleine.
Des dizaines de salaries, chefs d'en-
treprises don't le sort est suspend
la decision des quatre magistrats du
tribunal de commerce s'y taient
donn rendez-vous. Crise structu-
relle de l'conomie martiniquaise,
conjoncture mondiale difficile,
consequences de la grve de fvrier,
chacun y allait de son commentaire
pour comprendre les raisons qui
l'avaient conduit l. Certains patrons
espraient pouvoir continue se
battre pour survive. *
Pour d'autres, l'aventure profession-
nelle devrait s'arrter l, avec en
face, le cancer du chmage. Car
dans ce climate social morose aucun
secteur n'est pargn : professions
librales, entreprises artisanales ou
structures importantes du BTP ou de
l'htellerie, tous subissent de plein


fouet les effects de la crise capitalist.

ATV : l'attente
En redressement judicaire depuis jan-
vier 2009, aujourd'hui la chane de tl-
vision prive n'a plus que deux
alternatives, soit la continuation ou la li-
quidation. La decision sera rendue le 3
septembre prochain par le tribunal de
commerce. Aprs le retrait de la propo-
sition du group Trace/Outremer Tele-
com/Antenne Runion et la non
validation de la holding SAS HRTV por-
te par Jean-Claude Asselin de Beau-
ville, le tribunal s'est retrouv avec le
seul plan de continuation du group
Monplaisir. Aprs examen du dossier le
26 Aot, le tribunal a considr que ce
group n'avait pas encore les garanties
financires suffisantes pour la continua-
tion. Il lui a laiss accord un dlai sup-
plmentaire d'une semaine pour
consolider son offre. "Nous sommes pas-


Yann Monplaisir dans l'attente d'un compromise avec d'autres capitalistes


ss trs prs du couperet aujourfd'iui'
selon Magalie Moutoussamy, reprsen-
tante du personnel d'ATV. Pour l'actuel
dirigeant d'ATV Yann Monplaisir "[es
moyens mettre en uvre pour sauver
cette entreprise, nous seuls, nous ne [es
avions pas. Ilfaut que d'autres viennent
pour sauver le pluralisme la M4arti-
nique". Ce laps de temps devrait per-
mettre de finaliser les ngociations
entames en vue d'un rapprochement
entire le project port par Jean,-Claude
Asselin de Beauville projectt runissant
plusieurs acteurs locaux) et le group
Monplaisir. Seule alternative la liqui-
dation, d'autant que pour Jean-Claude
Asselin de Beauville "Ilfaut tout faire
pour ne pas faisser mourir cette tlvi-
sion". Les 27 salaries d'A.T.V., dans l'at-
tente, souhaitent que l'entreprise
conserve une certain "srnit"lui per-
mettant un fonctionnement normal.

Manumar : Continuation
En redressement judiciaire depuis fin
juin, la socit de manutention portuaire
Manumar qui emploie une cinquantaine
de dockers est toujours en priode d'ob-
servation. Victime d'une baisse d'acti-
vit portuaire, la socit affiche 850 000
euros de dettes., Des difficults pas in-
surmontables, selon Jean-Michel Jean-
Baptiste dlgu syndical CGTM. Le
tribunal a dcid le maintien de la pro-
cdure d'observation jusqu'au 8 d-
cembre 2009. Pour ce syndicaliste,
"L 'avenir passe par la rorganisation du
travail et un employer unique : nous
l'avons rclam depuis fa mise en place de
la mensualisation". Sa mise en place
permettra d'anticiper la rforme por-


cessite des measures immdiates et
le moyen et long terme pour agir sur
les structures de notre conomie.
De la mme manire, il convient de
ne pas sparer exagrment la solu-
tion des grands problmes sociaux
de la conqute de la responsabilit
martiniquaise.
Se rassembler pour combattre la
crise et aller de l'avant, oui. Mais se
rassembler pour jeter la confusion et
dfendre en ralit les privilgis du
systme, non. Pas d'union sacre
dans l'immobilisme.
Michel Branchi







LT E UIALS Jeui Y i Setmr 2009 utc $6-,ag'


tuaire qui sera mise en place par le gou-
vernement.

Abattoir dpartemental : Reste
trouver 1000 tonnes d'abattage
pour rtablir l'quilibre.
Avec un passif de prsd'un million d'eu-
ros, l'Abattoir de la Martinique est la
recherche de solutions pour ne pas dis-
paratre. Plac en redressement en mai
dernier, la priode d'observation a t
prolonge jusqu'au 24 novembre. Les
dirigeants et le personnel devront pr-
senter un plan credible prvoyant les
moyens de poursuivre l'activit. Une do-
tation de 350 000 a dj t verse
par le Conseil Gnral mais cela ne suf-
fit pas. A l'horizon se profile donc un
plan social concernant une dizaine de
salaries sur les 37 que compete l'entre-
prise. Par ailleurs des tudes tech-
niques seront menes pour rechercher
des conomies raliser. La situation
de l'abattoir se trouve plombe, selon
Jos Raumaville, dlgu syndical, par
notre "impossibilit recevoir tous les
clients". En effet la structure n'est ou-
verte qu'aux professionnels et ce sont
prs de trois tonnes qui chappent
chaque semaine. Sur une capacity
d'abattage de 3 500 tonnes, seuls 70%,
soit 2.500, sont assurs, alors que la
Martinique consomme 12 000 tonnes
de viande. Pour le dlgu syndical,
l'ouverture tous les publics pour aug-
menter le rendement est viable et doit
permettre la continuation de cet outil
moderne. "Nous gallons nous y atteler en
dpit de l'avis des vouchers' annonce-t-il.
Il prconise par ailleurs l'intensification
de la lutte contre l'abattage clandestine.
"Nous gallons nous battre pour trouver ces
1 000 tonnes pour ne pas perdre notre mi-
tier ifabatteur" soutient Jos Rauma-
ville. Pour la prennisation de la filire,
le directeur met en avant la diminution
de l'importation avec la mise en place
d'un vritable plan de dveloppement
de l'levage en Martinique.


Depuis 18 mois, plus de 500 emplois perdus dans l'htellerie


Htel Caritan : 37 salaries
condamns au chmage
Encore une structure htelire mine
par la drive de la dfiscalisation. Les
37 salaries de l'htel Caritan Sainte-
Anne grossissent depuis mardi 25 Aot
la cohorte des chmeurs martiniquais.
Ils pointent dsormais au Ple Emploi.
Pour certain c'en est fini de la vie pro-
fessionnelle. "On n 'ciauccfhe pfus pass
cinquante ans. C'est cle cas de plusieurs
centree nous qui avons commnenc fou-
verture de la structure" explique Marie.
Pour d'autres, c'est "le soulagementface
auxevnemnents quistressent". Le tribunal
de commerce a mis dfinitivement fin
une structure htelire vieille de 30 ans
dans le paysage touristique saintannais.
Sa liquidation avait t dj dcide en
juin dernier, mais les magistrats avaient
accord un sursis de deux mois pour
que la structure gestionnaire trouve un
repreneur. La socit SAS Hora char-
ge de la gestion de la structure n'en a
trouv aucun, car "le march n'est pas
porteur explique son directeur Jol
Passe. Pour Matre Claude Celnice,
avocat des salaries, "C'est l'pilogue
d'une venture diverse et varie, cons-
quence d'une stratgie de la socit pro-


pritairc". Aprs les bnfices de la d-
fiscalisation, les propritaires ont com-
menc vendre en residence 58 des 98
chambres que compete l'htel. Puis di-
vers vnements ont maill la bonne
march de la structure sans computer
l'absence de tourists. L'avocat et les
salaries vont s'atteler la mise en place
avec la direction du travail d'une cellule
de reclassement.

Probati : "Nous serons pays'
La bonne nouvelle est venue du tribu-
nal de commerce pour les 27 salaries
de l'entreprise de BTP Probati. Ils pour-
ront percevoir les arrirs de salaire dus
depuis le mois de mars 2009. Le tribu-
nal a dcid, la demand des diri-
geants de la socit, de la placer en
redressement judiciaire avec une p-
riode d'observation d'un mois. Cette
mise en redressement ou la liquidation
tait rclame par les salaries ex-
sangues et qui n'avaient aucune nou-
velle de leur employer depuis un
moment. Les dirigeants parviendront-ils
convaincre les banques de les ac-
compagner ? Quel sera dsormais le
sort des salaries ? Devront-il eux aussi
pointer l'Assedic. Rponse le 24 no-
vembre prochain.


MONNAIE FIDUCIAIRE : LA COUPURE DE 50 E DEMEURE LA

VALEUR FACIAL PREDOMINANTE EN MARTINIQUE


A fin juin 2009, les missions nettes de
billets ont progress de 13,6 % en vo-
lume et de 16,8% en valeur par rapport
juin 2008 et s'tablissent 14,7 mil-
lions de billets pour une valeur avoisi-
nant les 583 millions d'euros. Les
coupures de 50 E et 20 E reprsentent
elles seules 82,9 % du nombre de
billets en circulation. A fin juin 2009, la


part de la coupure de 50 E progress
de 2,2 points sur un an pour atteindre
51,2 % du nombre total de.billets mis,
au dtriment des autres valeurs fa-
ciales, notamment de celle.de 20 E en
"repli de 1,1 point sur l'exercice. Dans
le mme temps, l'mission nette de
pices euros s'levait 140,3 millions
d'units pour une valeur de 20,3 mil-


lions d'euros (respectivement +9,1 %
et +6,5 % par rapport juin 2008). La
demand de pices en euros de faible
valeur (1, 2 et 5 centimes d'euros) de-
meure soutenue et reprsente en nom-
bre 77 % de l'mission divisionnaire.
(IEDOM)











LA N-CESSITE D'UNE EVOLUTION INSTITUTIONNELLE


Madeleine de Grandmaison : librement dcider


Il me semble que toute revolution so-
citale est dclenche et se nourrit des
revendications du people.
Ici la Martinique que dit le people ?
La vie est chre. Chre pour toutes les
categories, tous les constituents du
people.
* La mnagre
* L'agriculteur
* Le transporteur, le btisseur
* Le commerant...
* Commerants ou producteurs, tous
sont acheteurs et consommateurs et
achetant eux-mmes un prix lev,
leurs propres prix sont aligns sur l'en-
semble.
Il suffit de donner la parole la mna-
gre, car son panier est rvlateur de
tous les secteurs de l'conomie, rvla-
teur de l'tat de notre production, donc
de l'agriculture, de la pche, de notre
sedteur industrial.
Dans sa rcrimination, il y a le prix du
transport, d'autant plus exorbitant qu'il
peut lui arriver tous les jours de parcou-
rir l'quivalent de la plus grande lon-
gueur ou deux ou trois fois la plus
grande larger de la Martinique pour se
rendre et revenir de son travail et cela
quel prix ... Alors, la premiere occa-
sion elle fait un credit pour acheter une
voiture chrement importe et le cycle
de l'endettement, de l'appauvrissement
continue et s'accentue.
Pourrait-elle se dplacer moins ? Oui, si
elle tait loge plus prs de son travail,
ou si son travail tait plus prs de son
logement. Ce n'est pas la mme option
; dans ces deux situations, la difference
pose le problme de l'amnagement de
notre territoire, un amnagement qui


devrait tre quilibre tant en routes,
qu'en creation de logements, qu'en
creation d'industries au sens large du
terme.
Loin de l, que constatons-nous ? Tout
un Nord de l'le compltement dvita-
lis, dsinstrualis, qui est paradoxale-
ment parsem et l "'lots de Viffles"
conquis sur des terres agricoles par
ceux qui l'organisation ingalitaire de
notre socit, permet de s'endetter sur
quinze, vingt ans dans la construction
de ces villas de tous les styles , ce-
pendant que l'cart se creuse avec les
autres. Aujourd'hui, 2009, vrai ou faux,
j'entends dire que la Martinique compete
plus de 80 000 pauvres actifs et assis-
ts confondus sur 400 000 habitants et
290 000 actifs !
Considrons un secteur comme le Tou-
risme. Depuis 1970 la Martinique s'est
tourne vers le tourism. C'est vrai que
pendant trente ans le tourism pratiqu
la Martinique rpondait par excellence
une demand de soleil sur sable au
bord de mer, et quel sable sable
blanc Et c'est vrai que nos plages du
sud, et pas toutes, ont t mises en tou-
risme. C'est vrai aussi que ce tourism
port par un nombre limit d'acteurs, a
gnr une richesse mal rpartie, ali-
mentant la rcrimination et l'aigreur de
la classes ouvrire implique. Mais, force
est de constater que ce tourism n'a
pas introduit la production locale dans
son dveloppement, ne s'est pas servi
de la culture traditionnelle, ne s'est pas
dvelopp en authenticity, n'a pas int-
gr toutes les resources de l'le. Et
puis l'explosion du tourism dans la


Carabe, l'volution de la demand
mondiale d'un tourism de rencontre
avec : la culture, la nature dans sa di-
versit, l'hbergement dans sa diver-
sit, la demand d'intgration dans les
ralits humaines des pays visits, de
partage des activits de loisirs ; tout
cela a fait que la Martinique littrale-
ment s'est retrouve "tenter de sauver
son s'ctit'ur tour.istique ". Entre temps, le
tourism a migr des plages vers l'int-
rieur ; tandis que le tourism migrait
vers l'intrieur petit pas, gites, rsi-
dences de tourism, petits quipements
de loisir, activits caractre touris-
tique, restauration se sont dvelopps
dans son sillage.
Cependant, les quipements structures
dj majoritairement (700.) au sud n'ont
cess de se dgrader, les promoters
plus motivs par la speculation lie la
dfiscalisation qu' exercise la Marti-
nique mtier d'htelier, laissant derriere
eux, pour aller svir ailleurs, des htels
obsoltes dmods.
Au train o nous allons, il faut dix vingt
ans pour redonner une vitalit suffisante
au tourism, vitalit qui passe par une
agriculture, une pche, un levage
nourrissant le tourist, vitalit qui passe
par un dsenclavement ac en, pas
seulement l'ouverture du hub Roissy,
mais aussi de la Carabe, des Am-
riques, qui passe par une organisation
fiscal, le rglement du problme des
visas par rapport la Martinique et l'ou-
verture de la Martinique aux investis-
seurs, y compris aux investisseurs
martiniquais qui, aujourd'hui investis-
sent ailleurs qu' la Martinique ou n'in-
vestissent pour une grande part que
dans l'import-export avec un dsquili-
bre norme entire les deux terms, l'im-
port supplantant de loin l'export.
Alors les solutions ?
D'abord le context. Comment peut-on
penser que dans ce context de la mon-
dialisation, notre le de 1080 km2,
400 000 habitants, peut tre traite hors
toute measure d'exception, simplement
par du droit commun ?
L'Europe nous a reconnu des handi-
caps structures (et la France) encore
faut-il voir par rapport qui, quoi !
C'est vrai que les lois de la dcentrali-
sation article 73, nous ont donn des
comptences, mais l'usage montre qu'il
faut par des amnagements, les rendre
fonctionnelles et leur donner leur plein
sens.
Aujourd'hui nous sommes sous la








s N I Y r 9 J c n ,


coupe et le bon vouloir d'une tutelle ta-
tillonne faite de commissions de toutes
sortes, autant d'Etats dans l'Etat qui
semble n'tre l que pour empcher
l'aboutissement des projects. L'adminis-
tration ne peut supplanter les lois et
pourtant, c'est cela qui se passe ici en
Martinique.
La loi nous autorise faire, l'adminis-
tration bloque, c'est irrecevable. Le peu-
ple doit le savoir et comprendre que
dans ces conditions ses lus ne peu-
vent que s'puiser guerroyer contre
ceux qui devaient les aider. C'est tat
de fait doit voluer, aujourd'hui cela
semble voluer dans le mauvais sens.
Quand l'Etat regroupe ses services
DIREN et Equipement par example, ce
sont des super chefferies qu'il cre sur
notre dos, des barrires insurmontables
toutes initiatives locales.
Quand DAF-ONF et autres services
sont regroups, c'est encore un renfor-
cement unilateral des fonctionnaires
d'Etat, par rapport aux dcideurs lo-
caux, vos lus.
Quand M.Sarkozy dit que plus de com-
ptences aux lus locaux doit corres-


pondre plus de pouvoir au Prfet,
nous sommes dans un cercle vicieux
pour une once de competence ajoute
l'Elu, l'arsenal du Prfet pourra tre
renforc dans des proportions faisant la
part belle au fait du prince, et l encore,
cercle vicieux.
Sans tre grand grec, je me contenterai
de voir avec les yeux du bon sens. Ce
bon sens auquel Csaire a fait appel,
quand en 1978 il a parl au people dans
son discours des "trois voies et cinq [i-
6erts".
Le bon sens voudrait
Qu' 8000 km de la France et placs
dans la Carabe un bassin de vie de 35
millions d'habitants, nous puissions :
* librement commerce, cooprer,
changer dans tout le champ de ce qui
ne remet pas en cause la souverainet
franaise, ceci en raison mme de notre
insularit source d'enclavement natural.
* librement dcider, et mettre en excu-
tion une politique agricole, nous assu-
rant notre subsistence et le
dveloppement d'un tourism de qua-
lit, de mme que nous puissions sans
contrainte conjugue de la France et de


l'Europe, dvelopper la pche, l'le-
vage.
* librement dcider et mettre en place
une protection de notre production
seule manire de la faire chapper
une concurrence qu'en aucun cas nous
ne pouvons soutenir.
* dans le respect de notre culture nous
puissions avoir un droit de regard sur ce
qui est enseign nos enfants. Enfin,
que nous soyons consults sur les d-
cisions mettant en jeux nos intrts de
toute nature.
Et que pour cela, les outils lgislatifs fis-
caux soient mis en place par une
concertation avec l'Etat et surtout que la
libre circulation dans la Carabe soit une
ralit.
Cela n'implique aucune violation du
droit, sinon que de dfendre une situa-
tion drogatoire aux rgles de l'Union
Europenne, situation qui est dj en
grande parties celle des Rgions Ultra
Priphriques, espagnoles et portu-
gaises.
Se trouvera-t-il un gouvernement fran-
ais pour admettre ces vidences et li-
brer l'initiative martiniquaise ?


E. (Domota: "Nous SOMMES OBLIGS DE DESCENDRE DANS LES

RUES ET CE SERA ENCORE MIEUX OUE LA DERNIRE FOIS !"


Nous reprenons pour l'information
de nos lecteurs un article paru sur le
site Caribcrolel.com

GUADELOUPE. Pointe a Pitre Ven-
dredi 28 aout 09. 24 heures avant son
grand meeting d rentre, le
LKP prvu ce vendredi LKP
s'est exprim devant les
medias. Elie Domota a r- ,,
pondu aux questions de ,.
Caribcreole. Il envisage une
rentre qui risque de ne
pas tre de tout repos.

Elie Domota : Il est hors de
questions que a continue
ainsi : augmentation du prix
de l'essence et des products,
prlvement de charges non
justifies,... Nous demandons
la remise en cause des ac-
cords et notamment l'accord
salarial.
Yo pa enm trankilit. Cela
veut dire qu'aujourd'hui, nous sommes
obligs de descendre dans les rues
pour faire respecter les engagements
pris et exiger la continuity des ngocia-
tions.


Nous serons tout le temps dans les
rues. Ce sera "encore mieux que la der-
nire fois".

CC1 : Etes vous sur que les guade-
loupens sont prts vous suivre ?


Elie Domota durant la grve de Fvrier

E. D : De toute faon, il y a suffisam-
ment de problmes en Guadeloupe...
On l'a vu il y a quelques semaines sur
France Antilles : la parution d'un son-
dage compltement bidon.


La preuve : une majority de guadelou-
pens dclarent ne pas avoir vu de
changements dans leurs situations per-
sonnelles. Qu'est ce qu'une situation
personnelle ? Est ce que parce que le
prix de l'eau a baiss, le prix d'un cer-
tain nombre de products
a change que cela a mo-
| difi votre situation per-
sonnelle ? Ca ne veut
rien dire.
Deuxime interrogation :
selon le sondage, seule-
ment 45 % de la popula-
tion guadeloupenne est
prt a descendre dans
-" les rues. Quand vous
comptabilisez 45 % de
guadeloupens, ca fait
150 000 personnel. Il y
a donc 150 000 per-
sonnes qui sont prts
descendre dans les rues
maintenant. C'est diabo-
lique (Il n'y a jamais eu
150 000 personnel runies la fois lors
d'une manifestation pendant les 44
jours de grve).
in Caribcrolel .com










MARIE LUCE PENCHARD FACE AU DLICAT DOSSIER DU PRIX

DU CARBURANT


La secrtaire d'Etat l'outre-mer, Marie-
Luce Penchard est arrive mardi 1er
septembre dans l'aprs-midi pour pr-
sider la sance de l'observatoire des
prix consacre volution du prides
carburants en 9Martinique". Un voyage
initialement prvu le 28 aot, mais re-
port en raison de son dplacement
la Runion en compagnie de la ministry
de la Sant Roselyne Bachelot pour su-
perviser les moyens destins affron-
ter une ventuelle pidmie de grippe
A. Ds son arrive au ministre de la
rue Oudinot, Mme Penchard avait an-
nonc que l'Etat ne pourrait plus se
substituer au consommateur pour main-
tenir le prix de l'essence au niveau ac-
tuel impos par son prdcesseur Yves
Jego depuis le dbut de l'anne.
En Guyane, elle avait envisag "une
augmentation qui devrait tre lie "(a
hausse du pri du 6ari' sur les marchs
internationaux o les prix du brut ont
presque double. Depuis la crise de f-
vrier et la reprise en main du dossier
carburant par l'Etat, celui-ci a d verser
la SARA rquisitionne par ses soins
la bagatelle de 44 millions d'euros d'in-
demnits pour compenser le blocage
des prix des carburants. Celle-ci avait
menac en mars de cesser les approvi-
sionnements, estimant que les prix im-
poss par l'Etat lui faisaient perdre 7,4


millions d'euros par mois. Il s'agit
donc de trouver le 'juste priX pour,
d'une part revaloriser les marges
des grants et leur permettre de sa-
tisfaire les revendications de leurs
salaries et d'autre part de dgager
des marges pour permettre la
Sara et aux autres intervenants de
la filire de retrouver l'quilibre
dans un premier temps et ensuite
de-. finance leurs investissements.
Tout en pargnant les automobi-
listes. Il est donc envisag, dans un
premier temps une augmentation
de l'ordre de 6 8 centimes par
litre. Si cette augmentation parat
conomiquement inevitable, on n'a
pas vu venir le moindre dbut du
"travail d'explication pour que cha-
cun ait le sentiment qu'on est dans
des prix justes", selon les propres
propos de la ministry tenus en juillet
dernier en Guyane. Il faut esprer que
des lments srieux seront donns sur
la formation des prix du carburants
l'Observatoire des prix.
Le gouvernement devra manuvrer ha-
bilement sur cette question explosive du
prix des carburants pour viter nou-
veau un embrasement, comme le pr-
disent certain. Quel sera, terme, le
sort de la Sara et de ces 500 emplois di-
rects et indirects ? Combien de temps


Mane-Luce -'enchard devra annoncer une hausse
du prix des carburants

encore les pompistes resteront-ils dans
filire ? Autant de questions auxquelles
Marie-Luce Penchard devra apporter au
moins un dbut de rponse. Questions
qu'elle aura eu border, lors des vi-
sites protocolaires pralables avec le
president du Conseil Gnral, Claude
Lise ; les parlementaires, Alfre-! Almont,
Louis-Joseph Manscour et Serge Lar-
cher, et le president du Conseil Rgio-
nal, Alfred Marie-Jeanne.
C.B
le ler/09/09


RENTREE SCOLAIRE 2009-2010 SOUS LA MENACE DE LA

GRIPPE A


La rentre reste une operation coteuse pour beaucoup de parents


Cette anne, la rentre scolaire s'effec-
tue dans context difficile et lourd d'in-
certitudes, marqu par la crise qui


entrane une explosion du chmage et
la crainte d'une pidmie de grippe A.
Pour faire face au danger sanitaire, plu-


sieurs municipalits, don't celle de Fort
de France notamment, ont pris des me-
sures prventives pour viter la propa-
gation de la maladie. A partir donc du 2
septembre, les 249 coles, 43 colleges
et 23 lyces publics et autres tablisse-
ments privs vont accueillir prs de 93
000 lves du primaire au lyce enca-
drs par prs de 9 500 personnel. De-
puis aot, un nouveau recteur, Andr
Siganos dirige l'acadmie. Les collecti-
vits, comme chaque anne, ont en-
gag des travaux important soit pour
rhabiliter des locaux dgrads ou mal-
mens par le cyclone Dean ou recons-
truire de nouveaux btiments plus
adapts. Ce sont des millions d'euros
qui sont consacrs l'ducation par les
collectivits martiniquaises.
Du ct des families, chaque anne,
c'est la rue vers les grandes surfaces







Jeud Y Setmr 200 Jutc Wl $6- ag


et libraries pour quiper tout le monde.
L'allocation de rentre scolaire, bien
que juge insuffisante, permet d'allger
le poids de la rentre. Contrairement
ce qui est annonc en France, pour
beaucoup le cot de la rentre n'a pas
diminu en Martinique.
Au niveau du personnel, des inqui-
tudes demeurent pour l'emploi de
jeunes Martiniquais, comme l'a rclam
le Collectif du 5 fvrier, lors de la ngo-
ciation avec la prcdente rectrice. La
question de suppression des postes est
toujours d'actualit. Va-t-on vers la pr-
carisation dans le premier degr avec
l'intention du ministre de ne pas ouvrir
les recrutements sur des "listes compl-
mentaires" et se tournera-t-on vers des
recrutements de "vacataires" via le Ple


Emploi ?
Quant aux Auxiliaires de Vie Scolaire
qui se sont battus tout au long de l'an-
ne pour conserver leur emploi, beau-
coup d'entre eux arrivent en fin de
contract.
La logique budgtaire de suppressions
de postes (109), de non replacement
d'un dpart sur deux la retraite, risque
encore de faire des dgts. Au niveau
scolaire, l'aide personnalise mise en
place en 2008 devrait se consolider.
Parmi les nouveauts de cette rentre
2009, on note le recrutement de "m-
diateurs de russite" pour lutter contre
l'absentisme. La scolarisation des
lves handicaps demeure une prio-
rit. Dans cette perspective, l'ouverture
de 7 Units Pdagogiques d'Intgration
(UPI) supplmentaires est prvue ds


la rentre dans les colleges. Le code de
l'ducation prvoit pour chaque lve
du premier degr un livret scolaire, ins-
trument de liaison entire les matres,
ainsi qu'entre l'cole et les parents. Il
permet d'attester progressivement les
comptences et connaissances ac-
quises par chaque lve au course de sa
scolarit.
L'administration affiche son optimism.
Mais, il faudra attendre la rentre vri-
table, la conference de press du recto-
rat et le point de vue des syndicats pour
juger de la quality effective de ce cru
2009.
Le recteur Siganos a effectu une tour-
ne dans certain tablissements la
rencontre des quipes pdagogiques
pour prendre le pouls de cette rentre
2009.


Fte de 'fumanit: 11,12, 13 Septem6re

Le RENDEZ-VOUS INCONTOURNABLE DES LUTTES SOCIALES

ET POLITIOUES


Chaque anne, au dbut du mois de
septembre, la fte de l'Humanit- se
tient dans l'immense parc de La Cour-
neuve. Elle rassemble les stands de
toutes les sections du Parti communist
franais don't les militants, par trains en-
tiers, convergent vers Paris.
Aucune autre fte politique n'offre un tel
space de rencontres, d'changes et de
discussions tant sur les questions poli-
tiques que sur les sujets de socit
dans une ambiance aussi colore et
aussi fraternelle.
Cette anne, elle devrait revtir un re-
lief particulier pour au moins deux rai-
sons. D'abord, la crise conomique
mondiale sera, de toute evidence, un
des principaux sujets de discussion
dans les multiples ateliers, forums et es-
paces de dbats rpartis aux quatre
coins du parc. La fte rsonnera de la
colre qui monte parmi les salaries, les
paysans, les chercheurs, les privs
d'emploi, les jeunes et les retraits.
Depuis des mois, en effet, des milliers
de salaries se battent contre les effects
de la crise conomique et financire
avec son cortge de fermetures
d'usines et de licenciements.
Ensuite parce qu'elle se tient au mo-
ment o un vaste dbat s'est install
gauche, sur les voies et moyens de
changer la socit franaise, la fte de
l'Huma constituera donc un bouillonne-
ment d'ides o vont se tlescoper les
points de vue des diffrentes compo-


santes de cette gauche, des asso-
ciations, des fministes, des colo-
gistes, avec la participation de
nombreux tnors de la vie politique.
Mais la fte de l'Huma sera aussi
trois jours de liesse, de spectacles
offers ces centaines de milliers
de visiteurs par des artistes de
renom.
Comme chaque anne notre Parti
et son journal Justice seront pr-
sents grce aux membres et sym-
pathisants de l'Association des
Amis de Justice.Le movement
social de fvrier mars 2009, sera
au cour des dbats que propose-
ront les intervenants.
Le thme central portera sur :
",Martinique: LuttessociafCs et cvo-
fution inistitutionnell. Un mme C
combat". Pour l'occasion, les ca-
marades Michel Branchi (Rdac-
teur en Chef de Justice,
conomiste et membre du B.P) et
Fernand Papaya (Directeur de Pu-
blication, Secrtaire l'Organisation)
seront presents pour rencontrer nos
compatriotes vivant en France pour
changer sur la situation au pays et
d'expliquer la ncessit de l'volution
institutionnelle au titre de l'article 74 de
la Constitution franaise pour mieux r-
pondre aux aspirations de notre people
que le movement social a mis forte-
ment en evidence.
Comme chaque anne, nos compa-


Vignette de la fte de l'Huma 2009
triotes migrs y trouveront aussi toutes
les douceurs et toutes les saveurs de
leur pays.
C'est pour nous l'occasion de saluer le
travail particulirement fcond de L'Hu-
manit qui durant tout le movement
social a t le seul journal suivre de
prs les luttes revendicatives des pays
dits " F. Papaya










rippe) : "UNE MORTALITY DIRECTED SUPRIEURE AUX AUTRES

GRIPPES"


Un communique de press en date
du 30 aot faisait part du dcs d'une
patient ge de 82 ans, initialement
considr comme probablement li
la grippe 1 (H1N1). Suite l'expertise
clinique ralise par le CHU et aux r-
sultats du prlvement biologique
transmis par l'Intitut Pasteur de
Guyane, ce cas est aujourd'hui
considr comme non li la grippe
A. Il n'en reste pas moins qu'un
foyer infectieux existe en Marti-
nique et il convient de prendre les
measures d'usage et de prevention,
notamment se laver souvent les
mains.
Pour l'information de nos lecteurs,
nous reprenons cet article de l'Hu-
manit du 27/08/09.

Pour l'pidmiologiste Antoine Fla-
hault, 30% ou 40 % de la population
serait atteinte par l'infection en l'ab-
sence de vaccin. Les personnel
ges restant les plus vulnrables.
Professeur d'pidmiologie spcialiste
de la grippe colee des hautes tudes
en sant publique), Antoine Flahault a
public les premires donnes sur la vi-
rulence du virus partir de ses obser-
vations en Nouvelle-Caldonie et
l'le Maurice.

De quoi meurt-on quand on meurt
de la grippe ?
Antoine Flahault : La mortality lie
la grippe se distribue en trois grandes
causes. La mortality directed, celle que
l'on observe aujourd'hui, est une mor-
talit par pneumopathie virale qui
conduit toujours en ranimation et pro-
voque le dcs dans un cas sur deux.
Elle nquasiment pas pour la grippe sai-
sonnire : sur les cinq millions de cas
annuels, s'il y a cinq cas annuels de
SDRA (syndrome de dtresse respira-
toire aigu) dus au virus saisonnier,
c'est un grand maximum dans les pays
dvelopps. En revanche, en Nouvelle-
Caldonie ou l'le Maurice, on a pu
faire une estimation de l'ordre de 1 pour
10 000. Ce chiffre n'est sans doute pas
prcis, mais on s'aperoit qu'on a donc
une mortality de type 1 bien suprieure
la grippe saisonnire.
La second est une mortality par surin-
fection celle qui a caus l'essentiel de
la mortality de la grippe espagnole en
1918. On ne la voit plus aujourd'hui
dans les pays dvelopps qui disposent
d'antibiotiques pour traiter les surinfec-


tions. Le gros contingent est la mortality
de type trois. C'est celle cause par la
dcom-pensation, autrement dit l'ag-
gravation des maladies prexistantes.
Cela concern les personnel ges et
les nourrissons, et les personnel qui
ont des infections de longue dure. Ils
ne meurent pas de la grippe, mais de
l'aggravation de leur maladie prexis-
tante.





GP A


LAVEZ-VOUS LES MAINS
PLUSIEURS FOIS PAR JOUR
AVEC DU SAVON Oi UNE O.LUTiON HlDROALCOOLIGUE


UTILISEZ UN MOUCHOIR EN PAPER
POUR ETERNUER OU TOUSSER,
PUIS JEUEZ-LE DANS UNLE N JU.JE ET LAtVEZ.VOUS LES MAINS


Les plus jeunes sont-ils plus expo-
ss la grippe ?
Antoine Flahault : C'est le cas de
toutes les grippes. La grippe saison-
nire touche dans plus de 50 % des cas
les moins de vingt ans. Mais aujourd'hui
les personnel trs ges, vulnrables,
restent jusqu' preuve du contraire le
group risque majeur de la grippe, y
compris de la grippe A. La plupart du
temps, leur dcs n'est pas attribu la
grippe. C'est plusieurs mois aprs qu'on
constate qu'un excs de mortality s'est
produit dans cette population au mo-
ment o la vague est passe. Elle se
produit parfois plusieurs semaines
aprs l'tat grippal et ne sera dtecta-
ble qu'une fois la pandmie passe.
Dans notre pays, on value la mortality
de type 3 aux alentours de 1 pour 1 000.


Pour la grippe A, on peut penser qu'on
sera dans les mmes proportions.

Comment peut-on avoir une estima-
tion du nombre de cas ?
Antoine Flahault : la difference des
tats-Unis, o la fourchette d'imprci-
sion est colossale puisqu'on y rapportait
au mme moment des chiffres allant de
30 000 cas un ou plusieurs millions,
en Nouvelle-Caldonie ou l'le Mau-
rice, sur des populations beaucoup
moins nombreuses, la fourchette d'im-
prcision est plus rduite. Je ne sais
pas s'il y a 20 000 ou 30 000 cas en
Nouvelle-Caldonie, je ne sais pas s'il
y a 50 000 ou 70 000 infections l'le
Maurice, mais on peut penser que
c'est de cet ordre-l. Avec sept dcs
confirms, venant de ranimation,
ayant une pneumopathie virale, il y a
quand mme un excs de risque de
mortality directed en comparison
une grippe saisonnire. Mme si ce
sont de toutes premires estimations.

Peut-on avoir une ide de la conta-
giosit du virus ?
Antoine Flahault : En thorie, un cas
de grippe A initial donne en moyenne
deux cas secondaires. Cette conta-
giosit est trs voisine de celle des
grippes saisonnires. En revanche, le
taux d'immunit dans la population est
peu prs nul comme dans tous les
cas de grippe pandmique. En l'ab-
sence de vaccin, on peut s'attendre
ce que 30 % ou 40 % de la population
soit atteinte par l'infection, mme. si
tout le monde n'en dveloppe pas for-
cment les symptmes.

Qu'en est-il de la preparation cette
pandmie ?
Antoine Flahault : I y a un panel de
measures, de la vaccination l'augmen-
tation de la distance entire les per-
sonnes, en passant par le lavage des
mains don't on sait qu'il est trs efficace.
Le problme n'est pas qu'un problme
sanitaire, il est aussi social, conomique
ou politique. Nos populations ont une
trs forte aversion au risque mais il est
vrai que certaines measures peuvent
avoir une contrepartie juge trop impor-
tante.
Entretien ralis par Anne Roy

Il convient de respecter les measures
d'hygine et de prevention.










O VA LA GAUCHE FRANAISE P


Les choses taient dj passablement
compliques au sein de ce qu'il tait
convenu d'appeler la gauche plurielle
qui rassemblait le Parti socialist, le
Parti communist franais, les radicaux
de Gauche et le movement des Ci-
toyens de Jean-pierre Chevnement.
Elles le sont encore un peu plus avec la
constitution du Parti de Gauche sous la
houlette de Jean-Luc Mlenchon, du
par la conversion du Parti socialist aux
thses du libralisme.
Puis, la veille des lections euro-
pennes, on a vu natre le Nouveau
Parti Anticapitaliste (NPA) d'Olivier Be-
sancenot rassemblant les militants de la
Ligue Communiste Rvolutionnaire
(LCR), du syndicate SUD et des trots-
kistes de tous bords. Gris par les son-
dages qui lui accordaient jusqu' 10%
des voix, le NPA refusa toute alliance
avec les autres forces de gauche aux
europennes. Mais sa crdibilit s'effi-
lochant tout au long de la champagne, le
NPA n'atteignit mme pas la barre des
5% indispensables pour prtendre
une representation au Parlement euro-
pen. Depuis l'rosion continue.
Toujours gauche, dans la perspective
de ces lections europennes, le PCF
et le Parti de gauche de J.-L- Mlen-
chon lanaient un appel au rassemble-
ment en direction de toutes les
formations de la gauche dite radical en
vue de constituer une force anticapita-
liste credible, capable d'affronter avec
succs l'chance des europennes.
Une initiative qui avait sduit un certain
nombre de membres du NPA don't
Christian Picquet, immdiatement ex-
clus du parti de Besancenot.
Pourtant, la stratgie de constitution du
"Front de auclie" initie par le PCF et
le Parti de Gauche s'avra payante,
puisqu'ils obtinrent 4 siges.
Mais, gauche, l'chiquier politique
s'est singulirement embrouill avec les
querelles et les rivalits internes qui de-
puis dj pas mal de temps minent le
Parti socialist et l'irruption dans le
dbat d'Europe Ecologie, la formation
de Daniel Cohn-Bendit qui, avec prs
de 1 4% des voix lors des europennes,
a fait pratiquement jeu gal avec le PS.

Le PS : Beaucoup de candidates,
mais pas de programme !
Les cicatrices de leur dernier congrs
n'taient pas encore refermes que les
diffrents courants du Parti socialist
engageaient de nouveau les hostilits
sur la question de la designation d'une
candidature unique de la gauche aux


lections prsidentielles de....2012 et
sur la stratgie des alliances.
Certains, comme Vincent Peillon et Ma-
nuel Walls, prnant un "Rassemnblenentt
dmocratique, cologique et social" re-
groupant les radicaux de C. Taubira, les
cologistes, le Modem de Franois Bay-
rou qui depuis peu a pris des accents
de gauche.
A l'oppos, la premiere secrtaire Mar-
tine Aubry, Laurent Fabius et des
jeunes comme Hamon se disent favo-
rables l'union des "vraies gauches".
Ces mmes socialists sont tout aussi
diviss sur la mthode de designation
de leur candidate pour la prsidentielle.
Certains socialists souhaitent des pri-
maires ouvertes auxquelles participe-
raient tous ceux qui se disent de
gauche, d'autres veulent limiter la
consultation aux seuls militants socia-
listes.
Runis le week-end dernier la Ro-
chelle, les socialists devraient consa-
crer une large part de leurs dbats ces
questions, oubliant celle pourtant es-
sentielle savoir le programme poli-
tique opposer la politique
ultralibrale conduite depuis deux ans
par Nicolas Sarkozy. Un exercise d'au-
tant plus difficile que nombre d'entre
eux se sont convertis au social-libra-
lisme ou social-blairisme, ersatz du li-
bralisme don't les excs ravagent
aujourd'hui la plante.
Dans les autres formations de gauche
comme au PCF, beaucoup jugent cette
stratgie comme suicidaire, au point de
dclencher la colre de certain. Ainsi,
le dput communist europen Patrick


Le Hyaric s'adresse-t-il aux socialists
en ces terms :
"C'est aujourflhui qu'if faut battre dans
l'unit de fa gauchfe social et pofitique le
sar'kozysine (Pas en 2012 C'est mainte-
nant car les gens souffrent. We pas fe fire
auj ourd'hui, c'est prcisment se condain-
ner perdre toutes les lections dfenain et
laisser le champ fibre la droite... "
Et d'inviter tous les parties de gauche
engager le dbat pour "fa6orer en conm-
mun, avec [es citoyens et les salaries des
propositions progressistes de sortie de (a
cruise du capitalisnme".
A propos d'une ventuelle alliance entire
les socialists et le Modem Patrick Le
Hyaric crit : "'Nous ne pouvons laisser
notre people sans defense dans le cadre
d'une recomposition politique qui consti-
tuerait en fait une bquiffe pour le capi-
talismne, alors que prcisment l['eure est
au dpassement de ce systntme"
Voil qui nous rappelle que l'unit est
un dur combat et que les strategies de
conqute du pouvoir par la gauche ne
peuvent se concevoir que sur des
bases politiques claires, sans aucune
compromission idologique.
Il faut souhaiter qu'en France les socia-
listes se ressaisissent vite pour ouvrir,
gauche, un vritable espoir de change-
ment. Partout la gauche ne peut gagner
que sur des valeurs de gauche.
G. Erichot


Martine Aubry a dfendu, "un rassemblement de la gauche pour porter au pouvoir
un autre project de socit" la Rochelle











(Banques: OUAND SARKOZY MENACE AVEC UN SABRE DE BOIS


Depuis le dclenchement de la crise
conomique mondiale par les excs du
capitalism financier, le president de la
Rpublique, Nicolas Sarkozy n'a cess
de menacer des pires sanctions ces
"voyous"qui ont plong la plante dans
la dbcle.
Ainsi, le 25 septembre 2008, Toulon,
il dclarait : "Caire comme s'ifne s'tait
rien pass serait une erreur historique ". Et
d'appeler moraliser le capitalism
financier en appelant les banquiers
"mettre fin auXbonus exubrants" verss
certain de leurs salaries, ces fameux
traders spcialiss dans la speculation.
Se disant scandalis par les normes
avantages don't bnficient ces privil-
gis, le president de la Rpublique avait
mme menac de faire voter une loi
pour encadrer leur rmunration. "Les
modes de rmunration des dirigeants et
des oprateurs doivent dsormais tre en-
cadrs. Ify a trop d'abus, i[y a trop de
scandales. Alors ou bien [es professionneCs
se mettent d'accord sur des pratiques ac-
ceptables ou bien le gouvernement de la
Rpublique rglera fe problme par fa loi
avant lafin de l'anne".
Des propos davantage destins cal-
mer l'opinion publique de plus en plus
agace par les excs du capitalism fi-
nancier et par l'injustice social. Car
alors que les plans sociaux se multi-
plient, que le chmage explose et que
les salaires continent d'tre bloqus,
les banquiers et les dirigeants des
grandes entreprises continent de s'oc-
troyer sans vergogne des salaires miri-
fiques, des paquets de stocks options et
des parachutes dors. Ainsi, la rmu-
nration moyenne annuelle des patrons
du CAC 40 est de 4,7 millions d'euros,


soit l'quivalent de 308 annes de
SMIC. En pleine crise conomique, la
BNP, premiere banque franaise, s'ap-
prte distribuer un milliard d'euros de
bonus ses salaries, principalement
ses traders.
Et comme si cela ne suffisait pas, voil
que l'on apprend que cette anne, l'Etat
a restitu en moyennell5.000 euros
aux 140.000 contribuables les plus
aiss qui bnficient du bouclier fiscal.
Faut-il s'tonner de toutes ces drives
comme fait semblant de le faire le Pr-
sident ?

Faut-il le croire quand il prtend
mettre au pas
la plante financire ?
Aurait-il oubli que l'essence mme du
capitalism c'est l profit et rien que le
profit ? Et que le libralisme qu'il entend
rguler repose justement sur l'absence
de rgle et de morale ?
Recevant le gotha de la finance le 25
aot dernier l'Elyse au sujet des
bonus des traders et de la distribution
du credit, les annonces du chef de l'Etat
n'ont soulev aucun enthousiasme. La
principal disposition consiste en un
talement dans le temps du versement
de ces primes. En prat:iue, le paiement
des rmunrations variables sera tal
sur trois ans : un tiers la premiere
anne, les deux tiers les deux annes
suivantes. "cPas de bonus sans mafus, ce
n 'est pas tous les coups on gagne ", a
claironn Nicolas Sarkozy. Pour faire
bon poids, il a ajout que, si les
banques ne se pliaient pas ces rgles,
elles seraient "sanctionnes" par l'Etat
qui ne leur accorderait plus "aucun man-
dat" (comme le placement d'obligations
mises par l'Etat). Et, ne craignant pas
de s'autoproclamer le president le plus
vertueux de la plante, il announce qu'il
se propose de faire adopter ces rgles
par ses homologues du G20.
La BNP-Paribas a annonc qu'elle r-
duira de moiti, 500 millions d'euros,
l'enveloppe prvue pour les bonus de
ses traders au premier semestre. Un
geste loin des attentes des syndicats
franais rclamant, certain la fiscalisa-
tion, d'autres l'interdiction pure et sim-
ple des bonus.
La nomination de l'ancien directeur g-
nral du FMI, Michel Camdessus, pour
surveiller les traders est une plaisante-
rie tant ce dernier est un avocat du sys-
tme. De plus, il n'est invest que d'un
pouvoir de recommendationn".
Pour la CGT, Jean-Christophe Le Dui-


gou met en garde : "N'est-on pas en
train de traiter ('cume des choses ? Les
traders ne font que grer des marchs et
des products mis au point et dvelopps
par les banques". Et le dirigeant de la
CGT de designer le fond du problme :
"Les banques ont quitt feur cur de m-
tier. Aujourd'hui seulement 20 % des res-
sources des banques proviennent de la
distribution de crdits", le reste tant tir
de leurs activits financires.
Nicolas Sarkozy peut-il avec son sabre
de bois freiner la fivre speculative qui
s'est de nouveau empare des banques
sauves du naufrage grce aux mil-
liards de fonds publics qui leur ont t
si gnreusement donns, sans aucune
contrepartie soi-disant pour relancer
l'activit conomique.
Comme le dit crment un spcialiste
des marchs financiers, "[es banques ont
bnfici de tau Ld'intrt trs bas et ont
pu replacer leurs resources des taux
d'intrt plus levs ... Ce sont donc les
activits purement financires qui ont Ce
plus profit, infine, de la politique de sou-
tien public". Les bnfices des banques
flambent aujourd'hui. "Les bonus des tra-
ders viennent essentiellement de l",
ajoute ce mme spcialiste.
Pas tonnant, qu'avec une telle logique
de "profita6ii't" immediate, les
banques rechignent soutenir les en-
treprises qui sont confrontes des dif-
ficults de trsorerie, les contraignant
dposer leur bilan, alimentant la courbe
ascendante du chmage. Et Nicolas
Sarkozy aura beau taper du poing sur
la table, menacer de reprsailles les
banques qui ne se montreraient pas
vertueuses, aucune de ses menaces
n'est prise au srieux par les milieux fi-
nanciers. Un simple effet d'annonce,
commentent-ils. Mme Christine La-
garde, sa ministry de l'conomie et des
finances ne croit gure l'efficacit de
ces menaces, proccupe qu'elle est
par le prtendu "risque de dlocalisation"
des activits financires de la Bourse
de Paris.
Aprs le G 20 de Londres en avril der-
nier, le sommet de Pittsburgh, en sep-
tembre prochain ne sera qu'une
nouvelle grand-messe illustrant l'im-
puissance des Etats rguler le capita-
lisme financier.
G. Erichot










Tension eniAmrique &atine :

UN ACCORD MILITAIRE USA / COLOMBIE CONTROVERSY


Un accord sur l'utilisation par les Etats-
Unis de cinq bases ariennes et deux
bases marines sur le territoire colom-
bien suscite l'inquitude et la colre au-
prs d'un certain nombre d'Etats
latino-amricains, qui craignent que
cela ne menace leur scurit national
et n'intensifie les tensions rgionales.
Selon la Colombie, ces bases seraient
ncessaires pour lutter contre le traffic
de drogue et le terrorism. En contre-
partie, la Colombie obtiendra cinq mil-
liards de dollars d'aide amricaine.
Alvaro Uribe insisted sur le fait que l'ac-
cord, autorisant la presence de 800 sol-
dats amricains et de 600 contractants
civils du Pentagone ou des organisa-
tions scuritaires
amricaines sur une
priode de dix ans
dans des bases co-
lombiennes, vise
combattre le traffic
de drogue et le ter-
rorisme en Am-
rique du Sud. Ce
nouvel accord per-
mettrait l'arme
amricaine de com-
penser la perte de
sa seule base en
Amrique du sud, si-
tue Manta, en
Equateur. Le gou-
vernement vn-
zulien a dcid, le
28 juillet, de geler
les changes co- Les
nomiques avec la
Colombie aprs avoir dnonc la me-
nace que Bogota a fait planer sur toute
la region par la signature d'un tel accord
militaire avec Washington. "Ces sept
bases sont une declaration de guerre
contre la revolution bofivarienne et c'est
ainsi que nous l'assumons", avertissait le
25 aot le president du Venezuela,
Hugo Chavez. Le president Chavez ac-
cuse "'empire amricain" de vouloir uti-
liser les bases colombiennes pour
s'approprier le riche bassin ptrolifre
de l'Ornoque dans le sud-est de son
pays. Dans l'Etat ptrolifre de Zulia, un
movement scessionniste se dve-
loppe depuis plusieurs annes "FRjm6o
de l'oligarchie vnzolo-amricaine. Le
president bolivien, Evo Morales, a ga-
lement manifest sa dsapprobation, en


expliquant que les operations tats-
uniennes n'taient pas destines en
finir avec la gurilla des Forces armes
rvolutionnaires de Colombie (FARC)
mais avec "Tes processus rcoflutionnaires
quise conoivent en Amrique". Evo Mo-
rales a propos un rfrendum sud-
amricain sur cet accord. L'assemble
national quatorienne a approuv une
resolution dclarant que l'tablissement
de bases militaires amricaines en Co-
lombie pourrait saper la paix dans la r-
gion. Le president du Brsil Lula a
demand au president des Etats-Unis
Barack Obama "des garanties formelfes,
juridiquement valables, que ['quipement


12 chefs d'Etats veulent faire de l'Amrique du sud une zone de

et le personnel [amricains en Colomi6bie]
ne seront pas utiliss au-del de leur but
statement dclar, soit le combat contre
le alific de drogue, les FA'RC et le terro-
risme". Des reprsentants de plus de 20
organizations d'Amrique du Sud se
sont rassembls la veille du sommet
de l'Unasur (Union des nations sud-
amricaines) au centre-ville de la ville
argentine Bariloche pour protester
contre un accord permettant l'accs de
l'arme amricaine aux bases militaires
colombiennes. Le sommet extraordi-
naire des 12 pays de l'Unasur (Argen-
tine, Bolivie, Brsil, Chili, Colombie,
Equateur, Guyana, Paraguay, Prou,
Surinam, Uruguay et Venezuela) aura
pour sujet l'installation des bases mili-
taires nord-amricaines en Colombie et
sera "l'occasion pour [es leaders sud-am-
ricains de passer en revue tous [es sujets


qui sont des sources potentielles de tension
dans le domain de fa scurit". D'autant,
que Bogota a interpell l'Organisation
des tats amricains (OEA) pour d-
noncer un soi-disant "plan intervention-
niste de Chavez en Colombie". Le Brsil
tentera de maintenir l'unit de l'Unasur,
afin que cette jeune organisation de-
vienne terme l'un des leviers du rle
d'acteur plantaire global qu'ambitionne
Brasilia.

Le sommet rejette
la presencee trangre'.
"La presence de forces militaires tran-
gres ne peut (..) me-
nacer fa souverainet
et (iintgrit d'un
pays sud-amricain
et eni consequence la
pai- et fa scurit de
(a region", ont souli-
gn les presidents
de l'Amrique du
Sud dans une d-
claration finale pu-
blie l'issue du
sommet de Bari-
loche. "Les accords
Lde cooprations mnifi-
S taires doivent tre
grs avec le respect
sans conditions des
paix principles, des 6uts de
la Charte de Pl'OwV
(Organisation des Nations Vnies) et des
principesfondamentales du Trait consti-
tutif de 1)Vnasur", ont indiqu les prsi-
dents de l'Amrique du Sud.
Ils ont invit les pays trangers "s'a6s-
tenir de 'usage des menaces et des forces
contre l'intgrit territorial des pays" du
bloc. Ils ont refus "la presence et les ac-
tions des groups armes dfictueux",
sans mentionner un group spcifique.
En outre, les presidents des Etats de
l'Unasur se sont mis d'accord pour "ren-
forcer [1Amrique du Sudcomme une zone
depa&i", en promettant "d'ta6blir un m-
canisme de confiance mutuelle 'gard de
la defense et la scurit"dans la region.










ANCNIIE ILcOE Jed ,etebe20f Jusic n',9 ae1


AVIS DE CONSTITUTION
Au terme d'un acte SSP en date du 7
Aot 2009, il a t constitu une S.C.I. :
Denomination : SCI IMMO-MR
Sige social : Desmarinires 97211 Ri-
vire Pilote
Objet : La proprit, la gestion, et plus g-
nralement l'exploitation par bail, location
ou tout autre forme d'un immeuble, et
toutes operations financires, mobilires,
ou immobilires de caractre purement
civil et se rattachant l'objet social.
Dure : 99 ans
Capital : 5 000 Euros
Grance : Mlle Yola MARIE REINE de-
meurant Desmarinires, Rivire Pilote
Immatriculation au RCS de Fort de
France
Pour avis, la Grance FB 1615

ADDITIF AU JOURNAL
JUSTICE N 35 DU 27/08/09
ANNOUNCE FB 1589
OCEA IMMOBILIER
L'assemble gnrale extraordinaire du
27 Juin 2009 a valid la cession de parts
sociales intervene le 25/06/09 ;
En consequence les status ont t mo-
difis comme suit :
Ancienne mention :
M. BRAVARD Boris reoit 1 350 parts,
numrot de 1 1 350
Nouvelle Mention :
M. BRAVARD Boris reoit 675 parts, nu-
mrot de 1 675
M. DUBE Emmanuel reoit 675 parts, nu-
mrot de 676 1 350
Le dpt lgal sera effectu au Greffe du
Tribunal de Commerce de Fort de
France.
Pour avis, le Grant FB 1616

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPE
ET DE RADIATION TOTAL
SARL VANITOU JARDIN SERVICE
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7 000 C
L'assemble gnrale du 13 Aot se pro-
nonce pour la dissolution et la radiation
de la socit SARL VANITOU JARDIN
SERVICE car, la date de prise d'activit
tant le 01/01/2009 et aucun chiffre d'af-
faire ce jour.
Liquidateur : Antoine VANITOU,
3 lot. "Les Manguiers"
Jeanne d'Arc
97232 Lamentin.
Pour avis, le Liquidateur FB 1617

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 27 Juillet 2009 enregistr Fort
de France, il a t constitu la socit sui-
vante :
Denomination : ALIZES FINANCES AN-
TILLES SARL
Sigle : A.F.A. Sarl
Forme juridique : SARL
Capital social : 10 000 E (Capital varia-
ble)
Sige social : N 24 Immeuble Marsan -
Route de Kerlys 97200 Fort de France
Objet : Recherche de financement, la
commercialization de bien en dfiscalisa-
tion, placements financiers, gestion du
patrimoine, restructuration financire.
Grance : Evelyne Zabulon Rs. les
Palmiers N 91 Route de Didier -
97200 Fort de France
Dure : 99 ans
Immatriculation au Registre du Com-
merce et des Socits de Fort de France
Pour avis, la Grance FB 1618

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes : I
Denomination social : TWO F'S & TWO


J'S
Nom commercial : APHRODISIAK HAIR
Forme : Socit responsabilit limite
Capital : 7 500 euros
Sige social : 27 rue BLENAC 97200
FORT DE FRANCE
Objet social : Coiffure mixte, commerce
de gros de products de beaut et de coif-
fure, organisation et/ou gestion d'activits
vnementielles, de congrs, de salon,
foires commercials lies la coiffure et
aux products de beaut et aux activits
lies.
Dure : 99 ans computer de son imma-
triculation au Registre de Commerce et
des Socits
Grance : Monsieur Florent BOSQUI, de-
meurant Btiment Colibiri B1 Apt. 17 -
Rs. de Micolo 97222 CASE-PILOTE
Immatriculation au Registre de Com-
merce et des Socits de Fort de France
FB 1619

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPE
DE LA SOCIT MT SARL
RCS 480 944 776 00016 CODE APE
361 C
SIGE SOCIAL: 40, RUE JOINVILLE
ST PRIX 97215 RIVIERE SALEE
Il a t dcid de prononcer la liquidation
de la socit MT Sarl computer du
1/09/2006.
Mme H. PINET 40, rue Joinville St Prix
97215 RIVIERE SALEE a t charge de
la clture de la socit, le sige de la li-
quidation a t fix au sige social. Tous
documents et correspondence seront
adresss au sige de la clture.
Le dpt lgal des actes sera effectu au
greffe du tribunal de Fort de France.
Pour avis, le litluidateur FB 1620

LOCATION GRANCE
Par acte sous seing priv en date du 20
Aot 2009, enregistr la Recette Divi-
sionnaire de Fort de France le 26 Aot
2009, Monsieur Elia WASSOUF, com-
merant, rue Homre Clment au Fran-
ois, immatricul au Registre de
Commerce et des Socits de Fort de
France sous le numro A 391 060 936 a
donn au titre de location grance pour
une dure de 6 ans computer du 1er
Septembre 2009 pour se terminer au 31
Aot 2015 la SARL PRIMA immatricul
au R.C.S. de Fort de France sous le nu-
mro 492 715 156 don't le sige social est
fix au 36, rue Franois Holo 97240 Le
Franois, un fonds de commerce de Prt-
-porter, chaussure, et accessoires situ
Avenue des Insurrection Anti Esclava-
giste 97211 Rivire Pilote.
Toutes les marchandises ncessaires
l'exploitation seront acquises par le loca-
taire de fonds, et tous les engagements,
les marges dues raison de l'exploitation
du fonds seront supports par le locataire
grant de manire que le bailleur ne
puisse tre ni inquit, ni recherch ce
sujet.
Pour unique insertion
Le Grant FB 1621

AVIS CORRECTIF
JUSTICE N48 DU 27/11/08
SARL SSGP : sige social : quarter Bar-
rire la Croix 97224 SAINTE ANNE
Et adresse postal : Batelire Ozanam -
BP 7076 97272 SCHOELCHER
FB 1622

AVIS DE CONSTITUTION
Socit Unilersonnelle responsabilit
limite
E.U.R.L. JEHO
Par acte sous seing priv en date du 17
Aot 2009, il a t constitu une socit
unipersonnelle responsabilit limite :
Denomination social : JEHO


Capital : 50,00 divis en 10 parts so-
ciales de 5,00 chacune, entirement
souscrites et libres.
Sige social : 5, Cit Came 97211 Ri-
vire Pilote
Objet: L'acquisition par voie d'apport ou
autrement de tous terrains ou immeubles,
la gestion, l'administration desdits im-
meubles.
- Toutes operations financires, mobi-
lires ou immobilires se rattachant di-
rectement ou indirectement l'objet
social et susceptibles d'en favoriser le d-
veloppement ou la ralisation, condition
d'en respecter le caractre civil.
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation de la Socit au Registre du Com-
merce et des Socits.
Grant : Madame Jenny OURMIAH, ne
le 22 Dcembre 1952 RIVIERE SALEE
(Martinique), de nationalit franaise, de-
meurant 5 Cit Came 97211 RIVIERE
PILOTE, Marie.
La socit sera immatricule au Registre
de Commerces et des Socits tenu au
Greffe du Tribunal de Commerce de Fort
de France.
Pour avis et mention
Le Grant FB 1623

AVIS DE CESSION DE PARTS
LA S.A.R.L. SNACK HONG KONG
Aux terms de l'assemble gnrale ex-
traordinaire du 17 Aot 2009,
Monsieur Yan DENG a cd l'intgralit
de ses parts
Monsieur Shiquan HAN.
Monsieur Shiquan HAN t nomm g-
rant de la S.A.R.L. SNACK HONG KONG
au lieu et place de Monsieur Yan DENG,
grant dmissionnaire.
Les status ont t modifis en cons-
quence
Pour avis et mention
La Grance FB 1624
I
AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
CONSTRUCTION, RENOVATION
ET SERVICES
L'assemble Gnrale runie l'unani-
mit a vot le rajout du co-grant :
Grant: M. LETCHIMY Jean Pierre
Co-Grant : M. MARTINON Corentin
Pour avis FB 1625

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv de 20 juillet
2009 est constitute :
Raison social : PERIBAT
Forme Juridique : SARL
Montant du capital : 1 000 euros
Siges social : 134, B2, rue Roy Camille,
cit Dillon
97200 Fort de France
Objet : Construction, renovation de l'ha-
bitat
Dure de la socit : 99 ans
Grant: M. Marius PERION
17 avenue des Hameaux, Montgrald
97200 Fort de France FB 1626,

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv en date du
19/08/2009, il a t constitu une socit
prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : "NID D'AIGLE"
Forme: EURL
Capital : 500
Sige social : Monte du Clapotage
Pointe Savane
97231 le Robert
Objet : Production d'lectricit
Grante : Marie SCHUR pouse JUSTI-
NIEN
Dure : 99 ans
Pour avis, la Grante FB 1627

AVIS DE CONSTITUTION


.Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Fort de France du 15 Juillet 2009,
il a t constitu une socit prsentant
les caractristiques suivantes :
Forme : Socit Civile Immobilire
Denomination : LA TANTANCE
Sige social : Lamentin 1043 Villa Clo-
rje Gondeau Morne Pavillon
Objet : Acquisition, vente et/ou construc-
tion de tous immeubles
Dure : 99 ans computer de son imma-
triculation au Registre de Commerce et
des Socits.
Capital : 1 000 E
-Grance : Mademoiselle Rgine ATHA-
NASE
Immatriculation au Registre de Com-
merce et des Socits de Fort de France.
Pour avis,
Le reprsentant lgal FB 1628

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 13 juillet 2009, il a t constitu
une socit don't les caractristiques sont
les suivantes :
Denomination:
SOCIETY ANTILLAISE DE SECURITY
(SAS)
Forme : SARL
Capital social : 15.000 euros
Dure : 99 ans
Sige social : ZI la Lzarde
Immeuble Cottrell
97232 Lamentin
Objet social : Toutes activits de surveil-
lance humaine
ou surveillance par des systmes lec-
troniques de scurit,
ou gardiennage de biens meubles ou im-
meubles,
et plus gnralement, toutes operations
industrielles, commercials, financires,
mobilires ou immobilires, se rapportant
directement ou indirectement l'objet so-
cial ou susceptibles d'en faciliter l'exten-
sion ou le dveloppement.
Grant : M. ZIE Boris,
demeurant quarter Belfort
97232 Lamentin.
La socit sera immatricule au RCS DE
Fort de France
Pour avis FB 1629

AVIS DE CHANGEMENT DU GERANT
Nom de la socit :
SCI ALLEGRE LEVASSOR
Adresse': 66 Bd du Gnral DE GAULLE
97200 Fort de France
Siret : 316 781 400
Avis est donn computer du 01/09/2009,
du changement du grant de la socit
SCI ALLEGRE LEVASSOR
Ancienne mention :
Nom du grant sortant
M. Eddy BARON
Demeurant : 66 Bd De Gaulle Fort de
France
Nouvelle mention:
Nom du nouveau grant :
M. Pierre BARON
Demeurant Chemin BEL AIR 97232 LA-
MENTIN
Pour avis Le Grant FB 1630

RECTIFICATIF AU JOURNAL N28
DU 9/07/09, ANNONCE 1373
TRANS'DES ILES
Ancienne adresse : Habitation Case Na-
vire, 8 rue Aubin Edmond Schoelcher
97233
Nouvelle adresse : 43 rue Fernand
CLERC 97220 Trinit FB 1631

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv au
Lamentin en date du 9 juin 2009, il a t
constitu une socit prsentant les ca-
ractristiques sont les suivantes :









A Jeud Y SPe


Forme social : Socit responsabilit
limite
Denomination social : MARTINIK ELEC
Sige social: Rsidence Eugne Beleme
Chemin 3alleu, 97232 Lamentin Marti-
nique
Objet social : Installation lectrique
Dure de la Socit : 99 ans computer
de la date de l'immatriculation de la So-
cit au Registre du Commerce et des
Socits.
Capital social : 1000 (Mille Euros)
Grance : Madame BERGERIN PEG-
GUY pouse MENCE, ne le 21 dcem-
bre 1976 Fort de France, de nationalit
franaise, demeurant Apt.1 Bt. A Rsi-
dence Chemin BALLEU le Lamentin
97232 Martinique.
Immatriculation de la Socit au Registre
du commerce et des socits de Fort de
France.
La Grance FB 1632

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution par acte
sous seing priv d'une entreprise prsen-
tant les caractristiques suivantes :
Forme : SARL
Denomination : SOCIETY MARTINI-
QUAISE DES TRAVAUX DU BATIMENT
Sigle : S.M.T.B
Adresse du sige social : 26 Rue Schoel-
cher 97228 SAINTE LUCE
Objet : Construction de btiment Gros
Ouvres VRD 6 Menuiserie intrieur
Dure : 99 ans
Capital : 4.000 E don't 2 210 en num-
raire et 1 790 en nature (ordinateur por-
table, imprimante tout en un, copieur,
meubles meublants)
Grante : Sandra FIDELIN
Demeurant : Quartier Morne Gommier
97290 Marin
Nomme : pour une dure indtermine
Immatriculation au registre des mtiers :
en course FB 1633

LGM PAPETERIE
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 300 000 C
IMMEUBLE GOUYER
ZI DE CALIFORNIE
97232 LE LAMENTIN
RCS FORT DE FRANCE : 448 201 046
AVIS DE REPLACEMENT
DU GRANT
Aux terms d'une decision collective du
27 octobre 2008, Monsieur Alain Coridon
demeurant Quartier Poirier Sainte Anne
a t nomm grant de LGM Papeterie
computer du 27 octobre 2008, en rempla-
cement de Monsieur Louis Georges Mad-
kaud, grant dmissionnaire, ayant cess
ses functions ladite date du 27 octobre
2008.
Les modifications rsultant de l'avis ant-
rieurement public de la decision ci-des-
sus sont les suivantes:
Ancienne mention :
Le grant de la socit est Louis Georges
Madkaud.
Nouvelle mention :
Le grant de la socit est Alain Coridon.
Pour avis
Le grant FB 1634

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 29 AoOt 2009, il a t constitu
une Socit Responsabilit Limite
ayant pour denomination SOLEIL
ROGER BIJOUTERIE.
Sige : 95 rue Lamartine
97200 Fort de France
Objet Social :
Confection, fabrication, rparation de
tous types de bijoux,
Tous types de prestations d'orfvrerie,
Vente, commercialization de tous types


de bijoux et products annexes,
- Achat, vente de products et mtaux des-
tins la confection et reparation de bi-
joux
- Plus gnralement, toutes activits arti-
sanales, industrielles, commercials et
immobilires se rapportant directement
ou indirectement l'objet social ou sus-
ceptible d'en faciliter l'extension ou le d-
veloppement.
Dure : 99 ans
Capital : 18 000
Grance : Monsieur Roger SOLEIL
Immatriculation la Chambre de Mtiers
de Fort de France
Pour avis, le Grant FB 1635

LYNX INDUSTRIES CARAIBES
EURL AU CAPITAL DE 250 000
EUROS PORT 500 000 EUROS
SIGE SOCIAL: IMMEUBLE
CAMPCHE ZONE INDUSTRIELLE
DE CHAMPIGNY 97224 DUCOS
RCS FDF: 502 088 107
Le 17 aot 2009, l'associ unique a d-
cid d'tendre l'objet social de la socit,
de transfrer le sige social et d'augmen-
ter le capital social par incorporation de
son compete courant d'une some de
250 000 euros.
Ceci modifie ainsi qu'il suit les prc-
dentes parutions lgales.
Objet social :
Ancienne mention
L'ingnierie commercial et technique en
relation avec les nergies propres et re-
nouvelables ainsi que l'achat et la vente
de matriels industries.
Nouvelle mention
La production d'nergies renouvelables
(photovoltaque, olien, biomasse, etc...)
en vue de la revente ainsi que la concep-
tion, la fabrication, l'installation, l'exploita-
tion d'quipements industries visant au
dveloppement de ces nergies.
L'ingnierie commercial et technique en
relation avec les nergies propres et re-
nouvelables ainsi que l'achat et la vente
de matriels industries.
Sige social :
Ancienne mention
Immeuble la Chapelle
Rue Case Ngre Place d'Armes
97232 LAMENTIN
Nouvelle mention
Immeuble Campche
Zone Industrielle de Champigny
97224 DUCOS
Capital social
Ancienne mention
Le capital est fix 250 000 euros
Nouvelle mention
Le capital est fix 500 000 euros
Pour avis. FB 1636

SCP BELHUMEUR HAYOT TRIPET
NOTAIRES ASSOCIS
56 RUE FERNAND CLERC
97220 TRINITE
OFFICE97220@NOTAIRES.FR
AVIS D'INTENTION DE CONSTATION
DE PRESCRIPTION TRENTENAIRE
Les hritiers de Monsieur Thomas Robert
ODONNAT et de Madame Paule Flicit
Laurence SALDES, son pouse, demeu-
rant SAINTE-MARIE (97230) Marti-
nique, lieudit Chertine, ont charge Maitre
Sbastien TRIPET, notaire TRINITE,
56 rue Fernand Clerc, tlphone : 05
.96.58.20.23, Fax 05.96.58.48.08 de r-
gulariser par acte authentique la pres-
cription trentenaire prvue par l'article
2229 du code civil don't les susnomms
entendent se prvaloir.
Cette prescription concern une parcelle
de terre situe sur la Commune de
SAINTE-MARIE, lieudit Bois d'Or, cadas-
tr section M, n41 pour une contenance
de DEUX MILLE CINQ CENT DIX HUIT


METRES CARRIES (2518 m2).
Toute personnel pouvant faire valoir un
droit quelconque sur ledit immeuble ou le
revendiquer, est invite se fire connai-
tre de Maitre Sbastien TRIPET
l'adresse indique ci-dessus.
Tous dires, declaration ou opposition de-
vront etre formules par lettre recom-
mandee avec demand d'avis de
reception, avant le 21 novembre 2009,
date a partir de laquelle il sera procd
la constatation authentique de la pres-
cr';, on en question.
P,,. r avis
,Maitre Sbastien TRIPET FB 1637

FIDAL
SOCIT D'AVOCATS
MATRE HERV BOUCHEAU
CENTRE D'AFFAIRE
DILLON VALMENIRE
97200 FORT DE FRANCE
TL. : 05 96 63 26 97
FAX : 05 96 60 42 49
Email : herve.boucheau@fidal.fr
FONDE DE POUVOIR
Aux terms de la stance du Comit de
Direction du 6 avril 2009 de la socit
ABATTOIRSS B KAL" SAS au capital
de 300 000 E Sige social : Chemin Ga-
bourin 3 97240 LE FRANCOIS R.C.S.
Fort de France B 420 828 840, il resort
que Monsieur Dominique DAUCHY a d-
missionn de ses functions de Fond de
Pouvoir computer du 31 Mars 2009.
Pour avis, le Prsident FB 1638

PRFECTURE DE LA REGION
MARTINIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT
DU CONTENTIEUX DES FINANCES
ET DES AFFAIRES
DECENTRALISEES
BUREAU DE L'ENVIRONNEMENT
ET DU LITTORAL
AVIS relatif l'arrt prfectoral n09-
02831 du 20 aot 2009
autorisant la socit Rhums Martiniquais
Saint-James
exploiter sur le territoire de la commune
de Sainte-Marie
une distillerie de rhum agricole
LE PREFET DE LA REGION
MARTINIQUE
Commandeur de la Lgion d'Honneur
Commandeur de l'Ordre National du M-
rite
Par arrt du 20 aot 2009, le Prfet a
autoris la socit Rhums Martiniquais
Saint-James exploiter sur le territoire de
la commune de Sainte-Marie, une distil-
lerie de rhum agricole.
Cet arrt dfinissant des measures desti-
nes prvenir les inconvnients ou dan-
gers que l'installation serait susceptible
d'entrainer, peut tre consult la pr-
fecture de la Rgion Martinique Bureau
de l'Environnement et du Littoral- et la
Mairie de SAINTE-MARIE.
Fort de France, le 27 aot 2009
Pour le Prfet et par dlgation
le chef de bureau
sign Serge LISIMA FB 1639

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE (RECTIFICATIF)
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service de la formation professionnelle,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tel : 05 96 59-64-
60 / tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique Marchs publics
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique


Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 30 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Rfrence d'indentification du march :
FP-ACC-0902
Caractristiques principles : Objectif g-
neral de la prestation :
La prsente consultation porte sur le
choix de prestataires devant raliser la
prestation d'accueil, d'information,
d'orientation et de suivi des jeunes de 16
moins de 26 ans sans qualification
Allotissement : La prestation sera divise
en 4 lots qui seront attribus sparment
savoir :
- Lot 1 : Zone Nord caraibe
- Lot 2 : Zone Nord atlantique
- Lot 3: Zone Centre
- Lot 4 : Zone Sud
Date limited de reception des offres : Le 11
Septembre 2009 12 H 00 (heure de
Martinique)
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le 24 aot 2009
Element rectifier : Au lieu de "Objet du
march : Ralisation de prestation d'va-
luation et d'orientation de tout demandeur
d'emploi avant leur entre dans le pro-
gramme regional de formation profes-
sionnelle"
Lire "Objet du march : Mise en uvre
du Rseau Rgional d'Accueil, d'Infor-
mation, d'Orientation et de Suivi des
jeunes (R2AIOSJ) pour la ralisation de la
Prestation d'accueil, d'information,
d'orientation et de suivi des jeunes de 16
moins de 26 ans sans qualification"
FB 1640

AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE (RECTIFICATIF)
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service de la formation professionnelle,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tel : 05 96 59-64-
60 / tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique Marchs publics
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 28 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Objet du march :
Mission de contrle des organismes de
formation intervenant dans le cadre des
programmes rgionaux de formation pro-
fessionnelle (jeunes et adults) et de l'ap-
prentissage.
Rfrences : FP-ACC-0903
Caractristiques principles : Objectif g-
nral de la prestation :
La prestation de contrle pdagogique a
pour objet de vrifier que les organismes
de formation bnficiant de financement
du Conseil Rgional mettent bien en
oeuvre, une pdagogie adapte aux pu-
blics, des activits et moyens ncessaires
au processus de formation, produisant le
rsultat attend.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le 24 aot 2009
Elment rectifier : Au lieu de : "Date li-
mite de reception des offres : Le 28 aot
2009 12 H 00 (heure de Martinique)"
Lire : "Date limited de reception des offres
: Le 02 septembre 2009 12 H 00 (heure
de Martinique)" FB 1641

AVIS DE RECTIFICATIF
"JUSTICE" N* 33/34
FB 1541
Lire le Grant : Yann KUS au lieu de
Yann US
Le reste sans changement








220 ans apgs ea uoutofiot Lanaaise :

Toussaint Louverture, pre de I'mancipation

des esclaves


europeen. -


La pi.. r, estI ependani pas encore totalement revenue a
5,in i uii.i pulsque les Britanniques occupent toulours
.erine pra nies de I le T.,ussaint Louverture mene des lors
une ba l,01i sur 'iroiS ri:nts II s ariaire tout d'abord a relancer
il ei:onomie de17, colonie Pour cela. il incile les colons a reve-
nir dans leurs planlalions Les Noirs, dsarmes par leur
ancien chef, y travaillent en tant qu'hommes libres.
Louverture cherche ensuite asseoir son pouvoir politique.
Nomm commandant en chef de la colonie 1 de
Saint-Domingue le 15 mai 1797, il prcipite le dpart des
commissaires de la .Rpublique et des chefs miliiaires metro-
"'pi:l tains afin c elre:le seut au'< commander de l'le Enfin, dis-
posant d'une arme. d, enr'. iron 50 000 hommes, Louverture va
reprendre la lutte contre les Britanniques, sans en informer la
France, don't il se (mfie toujours. Il n'obtient pas de seuccs
dcisif, mais, uss par cette guerre sans veritable but,.les':
Britanniques vont accepter de ngocier avec le general Ils .
quittent finalement Saint-Domingue le 31 aot 1798, suivis de"-
- peu par le gnral Hdouville, rprsentant militaire de .la:
France. Toussaint Louverture doit encore faire'face au soul- j
vement des multres, jaloux de l'influence des Noirs. Une
Sguerre sans piti clate. Elle durera un an et s'achvera par la
dfaite des forces du gnral Rigaud.


L'objectif de Toussaint Louverture est dsormais de mener
Saint-Domingue l'indpendance. Pour cela, il faut, selon
lui, relancer l'conomie de la colonie. Le 12 octobre 1800,
il public un rglement relatif au fonctionnement des planta-
tions qui rintroduit de facto le travail forc. Pour le gnral
anti-esclavagiste, ce dernier est absolument ncessaire,
durant quelque temps, pour assurer la future indpen-
dance de l'le. Il va galement chercher rallier les Blancs
en rappelant les migrs (beaucoup de colons s'taient r-
fugis en Louisiane) et en imposant le catholicisme comme
religion d'tat au dtriment du culte vaudou pratiqu par
les anciens esclaves. Enfin, il va runifier l'le en occupant
sa parties orientale le 26 janvier 1801. Le 9 mai, une consti-
tution autonomiste le nomme gouverneur vie. Il ne reste
plus qu'un pas franchir jusqu' l'indpendance.

Cette situation n'est cependant pas du got de Napolon
Bonaparte. Convaincu par le lobby colon du ncessaire r-
tablissement de l'esclavage, le Premier consul envoie une
arme de 30 000 hommes reprendre le contrle de
Saint-Domingue. Les troupes franaises prennent pied sur
l'le le 29 janvier 1802. Toussaint Louverture s'oppose mili-
tairement au dbarquement en appelant les Noirs
l'insurrection, mais au bout de quatre mois, il doit se rsou-
dre dposer les armes. Le 7 mai 1802, aprs s'tre
assur auprs des Franais que l'esclavage ne serait pas
rtabli, il se retire dans son domaine d'Ennery. Un mois
plus tard, alors qu'il fait parties d'un complot qui vise chas-
ser l'occupant franais, il est trahi et dnonc par le gnral
Dessalines, le pre de l'indpendance hatienne. Il est
arrt et envoy en France bord du vaisseau le Hros.
.Sa famille l'accompagne dans ce dernier voyage. Le 23
aol, il est enlerm au fort de Joux, dans le Doubs. Isol,
humili, brime, il est soumis plusieurs interrogatoires. Le
vieil homme ne rsistera pas longtemps au rgimepniten-
tiaire. Il succombe une .pdeumonie le 7 avril 1803.
Toussaint Louverture sera inhum dans l'enceinte du fort
o il a fini ses jours. Le 25 mars 1983, le gouvernement
franais remettra une urne contenant ses restes mortels au
gouvernement hatien. Le librateur des esclaves retrou-
vera. ceni quatre-vingts ans plus tard, la lerre qui l'a vu
*naire et se battre el qui a, lhnalement, lait triompher son
. ideal en accedant l'independance le 1er janvier 1804 de-
venant ainsi la premiere Republique noire independante
Philippe Pele




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