Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: August 27, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00123
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text


SEBDO I ACTION COMMUNtS
1. d- "mmA .. 0


1 e Pour ea


t et. le Deopmn vrtale


M^^ QQ^ S ,S ^/^^ ^ ^ r^


Sst ociales
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Rggrauaion de la


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mart


crise :


e d'un project
sais
? des emplois :


Struck,


L'empreinte d'un mal-
d6veloppement


--


|


qbama
ni._
lU-














sa ko Pas, .......... p. 2

Editor ............... p. 3
- Luttes sociales et evolution statu-
taire : Un mme combat

Social. .............. 0.4
- Les 9 d'Only contre le chmage
- Victoire des pompistes

Fpance. . . . . . . .p. 5
- Braves conomiques

Tibune . . . . /7
- Daniel Boukman contre les serpent
venin

Politique /Eco. ........ .
- La crise conomique et social en
Martinique

Eco/Soci. .......... Y
- Structure de l'emploi en Martinique

l]ans le monde.. ........ 10
- Afhanistan -Japon

Etate-Unis. ........... ... .11
- Obama et le systme de sant

Spcpt. . . . . .. .P. 12
- Boit, c'est dj demain

Ananonces Igales .p. 13/15

Poptpait. .......... .. .. 1<
- Toussaint Louverture, pre de
l'mancipation des esclaves


SITUATION DE LA GRIPPE A

LA CIRE


Selon la CIRE (Cellule Inter-Rgionale
d'Epidmiologie), "(Depuis [afin du mois
de juillet, la situation pidmiologique de
la grippe A(J1W1) 2009 a connu une
nette volution en qMartinique. A la date
du18 aot, la circulation active du virus
sur l'le est dsonnais confirme par:
* [a dtection des premiers clusters dus au
nouveau virus;
* et 'identification du virus A(Hf1jVl)
2009 chez des patients vus par des mde-
cins ayant signal de fortes augmenta-
tions de consultations pour syndromes
grippauiL.
(Paralelement, activityt de consultations


HINI EN MARTINIQUE PAR


pour syndromes grippaux chez [es mde-
cins gnralistes de l'le connat une
brusque augmentation, dpassant trs lar-
gement le niveau maximalattendu pour
cette priode de Panne. Cette volution
de la situation pidmiologique est suivie
avec attention".
Depuis le dbut de la surveillance
(Phases I et II), 44 cas biologiquement
confirms ont t hospitaliss. La dure
d'hospitalisation varie de 1 8 jours
avec une moyenne de 3 jours.
A la date du 18 aot, aucun patient n'a
t hospitalis pour cause de grippe A
(H1 N1) 2009.


HALTE AUX DPTS SAUVAGES


Le Maire de Fort-de-France a dclar la
guerre contre les dpts sauvages sur
le territoire de la ville. Une "malpropret"
indigne tant pour la sant que pour
l'image de la ville capital, selon Serge
Letchimy. Malgr la mise en place de
structures adaptes (deux dchetteries
gratuites), bon nombre d'irresponsables
n'hsitent pas jeter leurs dchets sur
la voie publique. Un acte d'incivilit in-
tolrable pour le premier magistrat qui
en appelle la responsabilit de ses ad-
ministrs. Les rcalcitrants devront ds-
ormais rpondre de leurs actes devant


la justice. Le Maire promet des
amendes hauteur de 2500 :1500 E
au titre de la pnalit et jusqu' 1000
pour les frais d'enlvement. Et per-
sonne ne pourra y chapper prvient-il
car en une procedure sera mise en
place, en accord avec le procureur de
la Rpublique pour des saisies directed
sur salaire. Et pour une plus grande ef-
ficacit dans cette chasse aux pol-
lueurs, le maire prvoit l'installation de
camras de surveillance des dpts
sauvages les plus frquents.
A bon entendeur salut !


ENCORE UNE BIJOUTERIE BRAOUE


"JUSTICE"
Administration & Rdaction :
Tl.: 05 96 7186 83
Fax : 05 96 63 13 20
cd.j Lstice(@wanadoo.fr
htt ://www.iournal-ustice-martinique. com



Fondateur Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A Aliker & E Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Parilaire n 011 t 187526
26 Janvieor 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette Guennael GUIOUBLY
Impression:
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E Zola 97200 Fort-de-France
Tel : 0596 73 14 54


Des milliers d'euros de bijoux envols
en quelques minutes. C'est le triste
bilan d'un nouveau braquage perptr
Rivire-Pilote, le mardi 16 aot dans
l'aprs-midi. Ce jour-l, trois individus
masqus et arms se sont introduits
dans une bijouterie et tandis que l'un te-
nait en joue le bijoutier ainsi que les
deux autres occupants du magasin, les
deux autres brisaient les vitrines et
s'emparaient de leur contenu avant de
prendre la fuite dans une voiture. Le dis-
positif dploy par la gendarmerie n'a


pas encore permis les retrouver. Les
trois malfaiteurs sont toujours recher-
chs par les forces de l'ordre. Trauma-
tis, mais pas dcourag, le bijoutier a
dcid de se remette rapidement au tra-
vail et pour cause. Chef d'une nom-
breuse famille, il ne peut abandonner
son gagne-pain.
Signe de la dliquescence de notre so-
cit, les malfrats n'hsitent plus em-
ployer les mthodes jusqu'alors
rserves au grand banditisme.


SANCTION AGGRAV E EN APPEL POUR CAMILLE PAVIOT


Le president du Club Franciscain, Ca-
mille Paviot, a t suspend de toute
function pendant deux ans par la com-
mission disciplinaire de la Fdration
franaise de football.
Reconnu coupable du versement oc-
culte d'une some d'argent un joueur
de l'Essor prchotin pour disculper un
joueur de sa formation, il avait dj t


condamn un an d'interdiction de pr-
sider un club par la Ligue de football de
la Martinique.
Il fut bien mal inspir de faire appel de
ce jugement. Sa peine ayant t dou-
ble Camile Paviot ne dsarme pas
pour autant. S'estimant toujours victim
d'une injustice, il a dcid de porter l'af-
faire devant les tribunaux civils.


8 A K,& V,& 8 Jeudi 21 Aot 2009 -Justice n'Yf -Page 2









Luttes sociales et volution institutionnele : UN MEME COMBAT


Chacun doit le reconnatre : la p-
riode que nous vivons est particuli-
rement trouble. Nombre de nos
compatriotes, face la crise capita-
liste qui s'est abattue sur le monde et
qui aggrave la situation dans notre
pays, se sentent fragiliss et ont
perdu certain repres. Et l'attitude
de certain parties, responsables poli-
tiques ou acteurs trs engags dans
le movementt social ne contribute
pas toujours clarifier la situation.
Ainsi, gauche certain qui pourtant
se prsentent comme tant les auto-
nomistes de la premiere heure ont,
travers un discours des plus ambi-
gus, objectivement rejoint les parti-
sans du statu quo ou du changement
minima. Ils sment le trouble dans
les esprits, distillent un message qui
se veut scuritaire sur le thme
"d'un tiens vaut mieux que deux tu
['auras", prnent une "troisime voie,,
demandent une "constitutionnalisa-
tion" des acquis sociaux, pourtant
garantis dans l'un comme dans l'au-
tre cas. Si tant est qu'il suffit qu'un
droit soit inscrit dans une Constitu-
tion pour qu'il soit rellement garanti.
Il en est du droit au travail, inscrit
dans les lois fondamentales de tous
les Etats, et constamment bafou
par tous les pays capitalistes
Peuvent-ils se permettre encore de
jouer la montre face la gravit de la
situation de notre pays et l'urgence
apporter des rponses politiques
aux multiples problmes auxquels il
se trouve confront ?
Un autre stratge, Jean Crusol,
champion en virement de bord poli-
tique, met en avant sa quality de
professeur pour lancer sur Internet,
sous le couvert d'une comparison
entire les articles 73 et 74, un argu-
mentaire en faveur d'une volution
minima en prsentant l'autonomie
comme une dmarche risque por-
teuse de rgression social, un saut
dans l'inconnu au motif- fallacieux-
qu les acquis sociaux ainsi que les
crdits europens ne seraient pas
garantis par l'article 74. Un norme
mensonge !
Et ce sont des plumitifs de cette
mme encre qui ont multipli et
multiplient encore les tribunes dans
la press pour disqualifier le mouve-


ment social du 5 fvrier, prsent
comme les prmisses de l'anarchie
qui rgnerait la Martinique en cas
de domiciliation ici du moindre em-
bryon de pouvoir local. Faisant la
sourde oreille aux propos tenus, ici,
lors de l'inauguration de l'aroport
par le president de la Rpublique, qui
a srieusement tanc ceux qui conti-
nueraient entretenir "fe vints de fa
peur".
Mais le danger de dstabilisation de
l'opinion ne se circonscrit pas uni-
quement ceux de ce bord-l.
Il vient aussi de ceux qui se disent
authentiquement de gauche et qui
tentent, avec d'autres arguments
dissocier les luttes sociales actuelle-
ment engages notamment depuis
le 5 fvrier- du combat en faveur
d'une volution vers une vritable
autonomie.
L'argument souvent avanc tant
que, article 73 ou article 74, autono-
mie ou pas, les travailleurs seront
toujours confronts au mme patro-
nat toujours aussi rapace, toujours
attach l'exploitation des travail-
leurs. Argument certes vrai, mais
beaucoup trop court pour justifier
une quelconque attitude de m-
fiance, voire d'hostilit l'gard du
"Rassemn6enent fMaitiniquais pourfe
Cfzangeinent"lanc le 29 juillet 2009.
Car la lutte syndicale, si dtermine,
si radical soit-elle, suffira-t-elle
changer fondamentalement l'ordre
conomique et social dans ce pays.
Certes les syndicats sont bien dans
leur rle quand ils dnoncent le ch-
mage. Mais cela suffit-il pour crer
des emplois ?
Le movement social du 5 fvrier a
bien montr quel point, le people,
toutes composantes sociales confon-
dues, rejetait le systme nocolonial
actuel et aspirait la mise en place
d'une politique nouvelle.
Ce qui implique la conqute d'un v-
ritable pouvoir de decision martini-
quais.
Il a aussi montr l'incapacit du sys-
tme actuel concrtiser les reven-
dications scandes pendant ces cinq
semaines par ces milliers de Martini-
quais.
Car comment mettre fin la "profi-


r.


tasyon" tant dcrie, comment
contrler la formation des prix, com-
ment sortir de cette conomie de
consommation pour s'engager dans
la voie d'une vritable politique de
dveloppement durable et de cra-
tion d'emplois, comment pouvons-
nous envisager une solution global
de l'angoissant problme de l'ner-
gie sans un pouvoir politique martini-
quais ?
Car comme le disait Armand Nicolas
"'Tant que le pouvoir restera dans fes
mains des nocolonialistes et de fatis-
tocratie focale, fa Mattinique restera
conune avant ".
Face la gravit de la situation, il de-
vient vident que les forces vives du
et en particulier celles qui sont en-
gages dans le movement social -
doivent s'assigner des objectifs qui
vont au-del de la lutte syndicale.
L'histoire a montr que, dans les
pays coloniss, seule l'union de
toutes les forces anticolonialistes
peut conduire la victoire, sur la
base d'objectifs ralistes. C'est--
dire aujourd'hui en Martinique l'Auto-
nomie dmocratique et populaire,
avec le people et au service du peu-
ple. Les bases de ce grand Ras-
semblement martiniquais pour le
changement ont t jetes.
Il appartient tous ceux qui vivent le
drame martiniquais au quotidien, et
surtout les acteurs sociaux, de re-
joindre le movement du 29 juillet
2009.
Aucun martiniquais, soucieux de
l'avenir de son pays, ne peut laisser
passer cette occasion de conqurir
ce pouvoir qui nous fait tant dfaut.
G. Erichot


a










ONLY : NEUF SALARIES FACE AU GOUFFRE DU CHMAGE


Neuf salaries de l'oprateur tlpho-
nique Only viennent de dcouvrir la
cruaut de la mondialisation tant vante
par les partisans de la libralisation tous
azimuts don't le seul et unique but est de
raliser le maximum de profit quelles
qu'en soient les consequences pour les
travailleurs.
En effet, alors que leur socit "ne
connat pas la cruise ses dirigeants ont
dcid de la restructuree" en licenciant
neuf de ses salaries martiniquais char-
gs de la clientle par liaison tlpho-
nique. Le centre d'appel (call center)
sera dsormais dlocalis et plac sous


d'autres cieux, l'le Maurice plus pr-
cisment, o la main d'oeuvre dj
moins chre est taillable et corvable
merci. Aprs l'entretien pralable,
aucun reclassement n'est prvu pour
ces salaries. Aucune ngociation n'est
envisage. Les salaries n'ont reu
aucun soutien de leurs collgues suite
un appel la grve gnrale au sein
du group du syndicate CDMT. Selon ce
syndicate, la direction fait pression sur
les salaries pour les en dissuader.
Pour autant, les neuf salaries concerns
par cette measure entendent poursuivre
leur action afin de faire revenir la direc-
tion sur cette decision qu'ils jugent in-


just d'autant qu'ils auraient consent
tous les efforts demands pour amlio-
rer la "profita6ilit "de l'entreprise.
Il ne suffit pas de placer des dizaines de
jeunes filles en short moulant sur des
scooters des mers, des catamarans o
sur les arrives de chaque tape du tour
des yoles pour se donner une image so-
ciale Plus que jamais, la rapacit de-
meure la principal vertuu" des
capitalistes.
Le personnel Outremer Telecom/Only a
dcid de suspendre "le movement de
grve" en l'attente de l'audience de-
mande la Direction Gnrale


GAIN DE CAUSE POUR LES POMPISTES


Les salaries pompistes ont du faire grve durant trois jours


Durant trois jours, du 17 au 19 aot, la
majority des employs des stations ser-
vices ont observ un movement de
grve motiv par un cahier de revendi-
cations bien fourni. Ils rclamaient no-
tamment l'application immediate de la
prime de vie chre de 200 euros, l'ap-
plication de la convention national r-
gissant la profession ainsi que
l'amlioration des conditions de travail.
A l'issue de ngociations laborieuses et
parfois tendues menes sous l'gide de
l'ARACT, (Association rgionale pour
l'amlioration des conditions de travail),
les deux parties ont sign un protocole
de sortie de conflict rpondant l'essen-
tiel des aspirations des salaries.
Ainsi, aprs avoir propos l'talement
du versement de la some dj due au
titre de la prime de vie chre sur 6 mois,
les grants ont consent la verser avec
le salaire du mois d'aot.
S'agissant des conditions de travail, une
tude confie l'ARACT, devra dter-
miner les amliorations y apporter sur


la base d'un rapport qui sera prsent
en fvrier 2010.
Restait en suspens l'application de la
convention collective rgissant ce sec-
teur et sur laquelle les achoppaient de-
puis deux ans. Les grants se sont enfin
engags la respecter en ce qui
concern notamment le versement
d'une prime d'anciennet.
Mais face au reprsentant de l'Etat, les
grants avaient leurs propres revendi-
cations dfendre. lis exigent en parti-
culier l'augmentation de leur marge de


1,96 centime, avec la prise en compete
d'un arrir de 5 ans, alors que l'Etat ne
leur propose que 1,15 centime, une r-
valuation juge insuffisante pour faire
face aux avantages consentis aux sala-
ris.
Il a t convenu qu'elle sera dfinitive-
ment fixe le 28 aot, l'issue de la ru-
nion de l'Observatoire des prix
laquelle participera Marie-Luce Pen-
chard, la Ministre de l'Outremer. C'est
en tout cas l'engagement pris oar le se-
crtaire gnral de la Prfecture, Jean-
Ren Vacher, don't la signature exige
par les pompistes, a permis de dblo-
quer cette delicate question.
Fallait-il que les salaries aient recours
une grve pour que soient satisfaites
des revendications some toutes lgi-
times ? Ils devront lire attentivement
leur prochaine fiche de salaire pour
s'assurer que les engagements pris au-
ront t tenus.
Mais les automobilistes devront s'atten-
dre trs bientt subir une augmenta-
tion du prix des carburants.

P.S. : La Ministre de l'Outre-Mer, Marie-
Luce Penchard, devant se rendre la
Runion, l'observatoire des prix sur le
prix des carburants est repouss au 1er
Septembre.


QR6oert: LE NOUVEAU CENTRE DE SECOURS INAUGURE


Le service dpartemental d'incendie et
de secours (SDIS) a inaugur en pr-
sence de Claude Lise et Alfred Mon-
thieux, president du SDIS, la premiere
caserne sous son autorit. Cette
construction d'un montant de 4 Mil-
lions d'euros offrede meilleures condi-


tions de travail pour les sapeurs- pom-
piers du Robert. D'autres reconstruc-
tions de casernement sont prvues :
au Lamentin et Fort-de-France, mais
l'apport de l'Etat est indispensable
pour que ces projects ne tranent pas a
prvenu Claude Lise








BR-VES -ECONOMIQUES :0


Conjoncture : Pas de "sortie de cruise"
aprs le rebound de la croissance
Le rebound de la croissance franaise au
deuxime trimestre n'annonce pas "une
sortie de crise"car les destruction d'em-
plois restent "trop importantes", estime
ric Heyer, directeur adjoint de l'Obser-
vatoire franais des conjonctures co-
nomiques (OFCE). "Je ne crois pas la
sortie de crise. (D'a6ord le rebound de
+ 0,3 % est un chiffre provisoire qui peut
tre rvispendant deuXans et demi. En-
suite, les destruction d'emplois restent
encore trop importantes dans de nombreux
secteurs pour croire une relle reprise",
explique-t-il.

BNP Paribas : Augmentation
des dix salaries les mieux pays
BNP Paribas a vers 49,9 millions d'eu-
ros ses dix salaries les mieux rmu-
nrs en 2008, soit prs de 5 millions
d'euros par personnel en moyenne, a in-
diqu la banque franaise. Cette
some inclut les bonus des traders ver-
ss au titre de 2007, anne "durant la-
quelle oBeYP 'Pari6as a dgag un rsultat
historique de 7,8 millards d'euros", a pr-
cis un porte-parole du group ban-
caire. La banque a reu une aide de 5,1
milliards d'euros de l'tat franais au


titre du plan franais de soutien au sec-
teur bancaire annonc en octobre 2008
sans entre de l'Etat dans le capital. On
appelle cela "morafiser"le capitalism.

Facture EDF plus lourde
lectricit. L'entreprise publique a pro-
fit du 15 aot pour augmenter ses ta-
rifs, de 1,9 % pour les mnages et 4 %
5 % pour les entreprises.
Annoncs dbut aot, les tarifs de
l'lectricit ont augment le 15 aot de
1,9 % pour les mnages et de 4%
5 % pour les entreprises. Une
hausse "modre", justifie
EDF mais qui s'ajoute celle
que le gouvernement avait
dj effectue l'an dernier la
mme date. Ainsi, le 15 aot
2008, la hausse avait atteint 2
% pour les particuliers et 6 %
et 8 % pour les autres.
La facture des quelque 29
millions de bnficiaires
s'alourdit de 2,3 % avec la
nouvelle measure. Laquelle
n'est pas du got d'une parties
des syndicats et des entre-
prises.
Il faut dire que les 299 000
PME-PMI vont voir leur fac-
ture augmenter de 4 %. Un
cot qui pourrait avoir des


"incidences surles entrepises [..] no-
tamment en matire 'emtplo,4 quand
on sait qu'ify a 15 % de fennetures
suppfmentaires de C(FPE par-rapport
au secondtrimiestvre 2008", prvient la
fdration CGT de l'nergie. EDF a dis-
tribu 2,5 milliards d'euros de divi-
dendes au titre de l'anne 2008 (soit 73
% de son bnfice net), essentiellement
l'tat, son principal actionnaire, avec
encore 85 % du capital.


Injure racist: SUSPENSION DU PRFET GIROT DE LANGLADE


"On se croirait en Afiique ici", "(De toutes
faons, if n'y a que des NVoirs ici", des


propos tenus le 31 juillet
devant plusieurs tmoins
par Paul Girot de Lan-
glade, 63 ans, prfet
coordinateur local pour la
Runion des Etats gn-
raux de l'Outre mer selon
plusieurs agents de l'a-
roport d'Orly. Il aurait pro-
fr ces propos alors
qu'on lui demandait de
vider ses poches aprs
que l'alarme du portique
de scurit a retenti. Trois
agents ont port plainte
auprs du tribunal de Cr-
teil. Le parquet de Crteil
a ouvert une enqute
pour "injures pu6bliques
caractre. racial". "Dans
l'attente des rsultats de
('enqute en course, j'ai d-
cid de suspendre immdia-
tement ('intress de sa mission de
coordinateur local[, pour [a ZRunion, des


Etats gnraux de l'Outre-mer", crit le
ministry ajoutant 'je ne tofrerai jamais
que des propos racistes ou discriminants
soient tenus dans notre pays, d'autant
plus par un reprsentant de lfEtat, quel
qu'ilsoit". L'enqute a t confie la
Brigade de repression de la dlin-
quance contre la personnel (BRDP) de
la police judiciaire parisienne.
Paul Girot de Langlade avait t relax
en appel en juin 2008 pour des propos
assimilant les gens du voyage des d-
linquants. Le president du Mouvement
contre le racism et pour l'amiti entire
les peuples (Mrap) Mouloud Aounit a
estim que cela "tait prvisible parce
que 'Pau[irot de Langlade est un multi-
rcidiviste de ['insulte. Le fMrap 'a pour-
suivi trois reprises", demandant que "[a
justice soit exemplaire". Le prfet a qua-
lifi de "manipulation" ces allegations
"en Tien avec les deux procs qui ont t
engags mon encontre par le MgIvAP".


eDF


'q


16


6zi1h"











Martinique: LES SERPENTS NE SONT PAS LES SEULS LANCER

DU VENIN PAR D. BOUKMAN, ECRIVAIN


Avant d'autopsier quelques-uns des
propos fielleux visant ceux des Martini-
quais ayant fait le choix de l'autonomie,
en guise de rponse l'actuel Prsident
de la Rpublique franaise, ce qui suit.

Monsieur le Prsident, il est un droit in-
clus dans la Charte de l'Organisation
des Nations Unies, celui des peuples
(1) disposer d'eux-mmes... En ce qui
nous concern, nous Martiniquais, ce
droit inalinable l'autodtermination
s'inscrit dans le cadre d'une gomtrie
variable qui va du statu quo dparte-
mental jusqu'au choix d'un statut de
souverainet n'excluant pas l'tablisse-
ment de relations d'intrts et de res-
pect mutuels entire, d'une part, le people
qui dcide de rompre les liens de d-
pendance auxquels il tait soumis, et
d'autre part, l'Etat franais.

Lors de votre discours du 26 juin 2009
l'occasion du baptme de l'aroport
Aim-Csaire- Martinique, vous avez
dclar "Tant que je serai Prsident de la
Rpublique, [a question de l'indpendance
de la ,Martinique, c'est--dire de sa spa-
ration d'avec la France, ne sera pas
pose". Mais Monsieur le Prsident, per-
mettez-moi de vous dire que vous en-
fonciez l une porte ouverte dans la
measure o les organizations patrio-
tiques martiniquaises ont maintes fois
prcis que la question de l'indpen-
dance n'est pas l'ordre du jour.

Vous avez affirm avec force que pen-
dant le restant du temps (3 ans) de
votre prsidence (et sans doute, de
2012 2017, si vous tiez rlu) durant
donc les huit prochaines annes, la
question de l'indpendance (de la Mar-
tinique) ne sera pas aborde.


Iriez-vous jusqu' dcrter que termi-
ne, l'Histoire de la Martinique et de son
people est termine ?... Sauf vous
prtendre devin, savez-vous, dans les
temps futurs, savez-vous quelles limits
les revendications politiques des
Martiniquais pourront atteindre ? Un de
nos proverbes croles dit ou w jdi, ou
pk w dmen.

Lors de votre recent sjour dans notre
pays, vous avez lch un flot de paroles
don't il convient rayi chien m di dan'y
blan de retenir la pertinence de
quelques-unes (2). Mais bien nafs se-
raient ceux d'entre nous qui attendraient
de vous un discours qui ne soit pas en
droite ligne de votre parti pris d'homme
franais promoter d'un no-libra-
lisme. Un autre de nos proverbes dit
chat pa ka f chien !

Quant ceux qui insinuent ou dclarent
ouvertement que les partisans du chan-
gement institutionnel que permet l'arti-
cle 74, font allgeance l'actuel
President de la Rpublique que vous
tes, ces badjol oublient ou feignent
d'oublier que, pour transformer la ra-
lit, il convient de la respecter, et c'est
respecter, pour la transformer, notre
ralit (des temps presents), que, forts
de cette lgitimit dmocratique que
leur confrent les urnes, les Prsident
du Conseil Rgional et du Conseil G-
nral, faisant fi de la couleur politique de
l'actuel Prsident de la Rpublique fran-
aise, entrent en ngociation avec lui
(3) .. Mais le badjolaj, cette version
crole du parler inutile, ne constitute que
l'une des cartes du jeu de poker men-
teur que se complaisent jouer les d-
fenseurs d'une Martinique immobile.

Les pouvantails de la peur
Il y a aussi ceux qui s'vertuent vouloir
faire peur, tel l'ineffable Yves-Lopold
Monthieux proclamant que certain lus
ayant vot pour le 74 chuchotent que
"fa safe du Congrs des lus est un lieu o
('on a peur. O fon fait peur" (4).

Entrons un instant dans le dlire de nos-
trom qui affirme que, lors des sances
du Congrs, les lus ont peur, "en par-
ticulierceuxqui s'accrochent leurs man-
dats ou leurs prsidence" ; que les
Presidents du Conseil Rgional et du
Conseil Gnral, parce qu'ils avaient


peur que les resolutions du Congrs
fussent soumises un vote secret, ont
dcid d'avoir recours au vote main
leve (5)

Et notre spcialiste pourvu d'un radar
dtecteur de frayeur, advance que la
peur qui svit dans la salle du Congrs
fait peur de nombreux Martiniquais"
contamins en quelque sorte par
"toutes ces peurs qui se manifestent ou-
vertement sous leurs yeux de tlspecta-
teurs" (6)

En definitive, un tel discours consid-
rant les Martiniquais comme une troupe
d'enfants craintifs, pareille rhtorique
btie sur l'ide obsessionnelle de la
peur, seule la psychanalyse pourrait en
diagnostiquer les causes profondes.

Le mpris et ses avatars
On passe des dealers de la peur
ceux qui cultivent le mpris quand,
sournoiseme ce prolifique Claude Gil-
bras crit "Eii Jfit de quoi avons-nous
peur ? Non du changement statutaire
mais du nouveau lieu du pouvoir revendi-
qu Cocalement, qui montre, depcis la ru-
nion du Congrs du 18juin 2009, qu'ilne
conduirait ni la dignit ni la respon-
sabiGit, bien au contraire" (7)

Autre variante du mpris, la condes-
cendance teinte de paternalisme d'es-
sence no-coloniale... Aprs avoir
dplor que, suite au movement social
de fvrier 2009, les lus n'aient pas
adopt un moratoire, Thierry Michalon,
matre de conference honoraire la fa-
cult de droit et d'conomie de la Marti-
nique, dans un article intitul "Pourquoi
aller au casse-pipe ?", ce monsieur venu
du froid proclame sans vergogne
"qu 'aucun group n 'ait propose et soutenu
un telmoratoire, en dit fong sur 'tat de
(a Iibert d'expression dans la EMartinique
d'aujourd'hui et sur la facult avec la-
quelle peut s'vanouir fa dmocratie dans
une micro-socit" (8)

Jet de venin : Chantal Maignan, secr-
taire dpartementale de l'UMP, visant
les Prsidents du Conseil Rgional et
du Conseil Gnral, crit "avons-nous
confiance dans la probit de ceuxqui nous








1BU E ba -Jutc I Page


gouvernent au point de feur co fier le des-
tin de notre terre et qui engage aussi les
gnrations futures ?" (9)

Avec Yves Bertiner, le mpris devient
haine et la haine calomnie "La rue ne
prte pas de sincrit auxpoCitiques. Elle
n'a pas foi en leurs comptences de gestion
autonome des affaires publiques, pense et
dit qu 'ifs oeuvrent bien plus pour leurs
propres intrts et ceux de leurs parents,
amis et affis que pour ceuxsuprieurs du
pays"(10)

Le mensonge, ce monstre protiforme
Chapelet de mensonges profrs par le
mme Bertiner lorsque, sous le couvert
d'une fausse question, il se demand si
"ce project d'volution institutionnelle en
article 74 (...) ne sera-t-il pas crateur
d'impts nouveau destins rgler par
exemple les 40% desfonctionnaires ou en-
core les prestations des qMIstes pays par
un Etat qui se fera un plaisir de respon-
sabii'ser les finances de la collectivit au-
tonome en glissant ces encombrants dans
sa trsorerie ?" (11)

Mme vole de sons de cloche fle
dans la bouche de Grard Marraud des
Grottes (au fait, parle-t-il au nom de son
clan ?) "Les fonctionnaires chez qui on
trouve une majority de sympathisants de
'autonomie, (situation assez paradoxale
puisque c'est mordre la main de l'Etat
franais qui [es nourrit) savent-ils que
dans le cadre de l'article 74, CEtatfran-
ais ne prendra plus en charge leurs re-
traites ni mme leurs salaires au-del de
feur niveau du jour de sa mise en place ?"
(12)

Et si la secrtaire dpartementale de


I'UMP tait un Pinocchio en jupons,
parce qu'elle use d'un norme men-
songe, son nez grandirait jusqu' la
lune, quand, possde par sa manie de
discrditer les Prsidents Marie-Jeanne
et Lise, elle dit faut-ifpour russir re-
lever ce pays, un drapeau, un hymne mar-
tiniquais, des ambassadcurs dans fa
Carafbe ?" (13)

Dcidemment, en Martinique, les ser-
pents ne sont pas les seuls lancer du
venin...Semer la peur, diffuser le men-
songe, distiller la calomnie... tels sont
quelques-uns des procds qu'utilisent
les champions de l'immobilisme institu-
tionnel et autres partisans du renvoi
plus tard de ce que l'on peut faire ds
aujourd'hui.
Daniel Boukman (crivain)

PS : Cet article sera suivi d'une se-
conde parties pour dire pour quelles rai-
sons, en tant que citoyen/ne digne et
responsible, il est pertinent de choisir
l'article 74 qui permet, au sein de la R-
publique franaise, une avance posi-
tive vers l'autonomie.

Notes
1.L'article 72.3 de la Constitution fran-
aise, propos du people martiniquais,
fait mention de "population cdoutre-mer".
Face la ralit objective qui est la
ntre, cette appellation juridique perd
toute lgitimit.
2. Parmi les propos du Prsident de la
Rpublique franaise, retenir "Ifest,
par exemple, inexact de prtendre qu'une
collectivit qui ferait le chioi dLe 'article
74 de la Constitution, sortirait des fron-
tires de la 'qipubl6que"Ou encore "Ilest
aussi inexact de prtendre qu 'une collec-
tivit qui ferait le cfhoide C'article 74 de
la Constitution perdait sa qualit de R-
gion Vftra cPriphrique ainsi que les


avantages qui lui sont associs".
3. Quand il s'agit de discuter du devenir
de notre pays, les responsables marti-
niquais dmocratiquement lus par le
people martiniquais ont le devoir d'en-
trer en ngociation avec le reprsentant
de l'Etat franais, que celui-ci soit issu
de l'UMP, du PS, des VERTS, du PC,
du MODEM, du NPA voire mme de
l'extrme droite, mais que les dieux des
urnes nous prservent de cette ven-
tualit !
4. In FA 04.06.09
5. Idem. A prciser que le vote main
leve est une pratique courante au Par-
lement franais.
6. Idem
7. FA 15.07 .09
8. FA 07.07.09
9. FA 19.06.09
10. FA 17.07.09
11. Idem.... L'article 72.2 de la Constitu-
tion franaise stipule que "Tout transfer
de comptences entire r'Etat et des collec-
tivits tenitoriales s'accompagne de l'at-
tribution de resources quivalenutes
celles qui taient consacres leur exer-
cice. qbute creation ou extension de com-
ptences ayant pour consequence
fd'augmenter les dpenses des collectivits
tenitoriales est accompagne de resources
dtennines par la foi". Ces dispositions
concernent les territoires qui font le
choix de l'article 74.
12. FA 19.06.09
13. FA 19.06.09... Contrairement ce
que Chantai Maignan essaie de faire
croire, dans le cadre de l'article 74, il
n'est pas question de rclamer de l'Etat
franais ni "un drapeau", ni "un hymne
[national] martiniquais" ni "des ambassa-
deurs dans la Carabe".De tels attributes
relvent de la competence d'un pays in-
d-pen-dant.


SANT


Sida : La structure du gnome
du virus dcode
Des chercheurs amricains ont dcod
la structure du gnome complete du
virus du sida, ce qui pourrait permettre
d'acclrer la recherche pour dvelop-
per de nouveaux mdicaments artivi-
raux, selon la revue scientifique
Nature. Ce travail ouvre la voie des
recherches qui devraient favoriser une
meilleure comprehension des strat-
gies d'infection du virus. Le VIH,
comme d'autres virus, a son informa-


tion gntique stocke sur une mol-
cule d'acide ribonuclique (ARN), un
simple brin, alors que le gnome des
mammifres s'inscrit sur la double h-
lice de I'ADN (acide dsoxyribonu-
clique). Mais l'information continue
dans I'ARN est plus complex.

Grippe A : Pas de Tamiflu
pour les enfants
Nauses, dshydratations, complica-
tions et cauchemars pour les enfants
sous Tamiflu : ce sont les rsultats


d'une enqute mene par le British
Medical Journal. Selon l'tude, la stra-
tgie britannique d'une prescription
systmatique pour une maladie relati-
vement bnigne est "inapproprie".
"Les effects nfastes (...) ['emportent sur
les bienfaits d'une reduction dunjour et
demi de la dure des symptmes". Paral-
llement, au Japon, un laboratoire a
annonc le succs des essais cli-
niques d'un nouveau mdicament
concurrent, le CS-8958.










LA CRUISE CONOMIQUE ET SOCIAL EN MARTINIQUE S'AGGRAVE


La publication des rcents indicateurs
conomiques n'incite pas l'optimisme.
En voici quelques uns puiss dans les
lettres mensuelles rcentes de l'Institut
d'mission des DOM (IEDOM) qui at-
testent de la baisse d'activit et de la
monte du chmage.

2000 emplois en moins
en un an dans le BTP
Selon le SEPTAM, il y aurait 4 467 sa-
laris dans le secteur du btiment et
des travaux publics en mars 2009. Cela
reprsente 2 000 emplois moins qu'en
mars 2008.
Les salaires verss par les adhrents
de ce syndicate des grands patrons du
BTP sont passs de 11,6 millions d'eu-
ros 7,4 millions d'euros entire les deux
priodes.
Le recul du BTP est d tout aussi bien
la fin des grands chantiers du Docup
2000- 2006 qu'aux incertitudes engen-
dres par les discussions sur la fa-
meuse Lodom Jego. En outre, on sait
maintenant en raison des donnes pu-
blies tant par I'INSEE- Martinique que
par l'IEDOM que la Martinique est en-
tre en recession en 2008 pour la pre-
mire fois depuis 1946 (cf Justice no 29
du 16/07/2009). Autre signe de crise
dans ce secteur : en mai 2009, le cumul
des ventes de ciment depuis le dbut de
l'anne est en recul de 36,6 % sur la
mme priode de 2008.
La crise en Martinique rsulte principa-
lement de facteurs internes l'cono-
mie no-coloniale. Mais les effects de la
crise capitalist international sont en
train de l'aggraver.

Dfaillances d'entreprises :
43,8 % de hausse des entreprises
en redressement judiciaire en un an
A fin avril 2009, le tribunal mixte de
commerce de Fort-de-France avait
plac un nombre d'entreprises en re-
dressement judiciaire en hausse de
43,8 % sur un an. Soit 69 entreprises de
janvier avril 2009. Dans le mme
temps, il a dcid la mise en liquidation
judiciaire de 136 entreprises, soit une
augmentation de 27,1 % sur un an.

Licenciements conomiques :
Plus 35 % fin avril 2009
Dans le mme temps, la Direction d-
partementale du travail et Ple emploi


font part d'une intensification des licen-
ciements pour motif conomique. A fin
avril 2009, 892 dossiers ont t dpo-
ses, soit une augmentation de +35,0%
par rapport fin avril 2008. De son ct,
le nombre de procedures de chmage
partiel est galement en hausse. A fin
avril 2009, 1 368 demands ont t d-
poses la DTEFP aboutissant 1 055
decisions effective concernant 10 100
salaries.
Rappelons que, fin mai 2009, le nombre
de demandeurs d'emploi avait pro-
gress de 10,3 % sur un an pour attein-
dre officiellement 37 112 personnel. Et
le nombre de chmeurs indemniss
s'tablissait la mme date 19 403 en
augmentation de 12,2 % sur mai 2008
(cf Justice no 30 du 23 juillet 2009).

Commerce extrieur : nouvelle
dgradation des changes
en avril 2009
A fin avril 2009, les importations cumu-
les s'lvent 629,8 millions d'euros
contre 897,6 millions fin avril 2008,
soit une diminution de 29,8% sur un an.
Paralllement, les exportations s'inscri-
vent galement en baisse de 35,7% sur
la mme priode, pour atteindre 90,2
millions d'euros.
Dans le dtail, le repli gnral des
changes concern l'ensemble des
postes. Au niveau des importations, l'in-
dustrie automobile, l'industrie des biens
d'quipement et des biens interm-
diaires affichent des diminutions res-
pectives de 39,2%, 30,1% et de 30,4%.
Du ct des exportations, l'industrie des
biens d'quipement affiche la baisse la
plus significative -77,9%. L'ensemble
de ces volutions est sans doute lie
aux dlais de reprise d'activit normal
sur le port de Fort de France la suite
du conflict social de fvrier et mars 2009.
Il en rsulte que le taux de couverture
s'affiche 14,3% contre 15,6% en avril
2008.

Tourisme : fin de haute saison
2009 catastrophique
L'activit htelire est encore dans le
rouge la fin de la haute saison touris-
tique. Le nombre de nuites s'inscrit en
repli de 11,5% par rapport mai 2008.
Le taux d'occupation s'affiche 57% et
gagne 1 point par rapport l'anne pr-
cdente, mais cela en raison du nom-


bre de chambres offertes : 5 000
chambres. Une catastrophe.
En revanche, la dure moyenne de s-
jour demeure stable 4,1 jours en mai
2009 contre 4,2 jours en mai 2008.
Paralllement, l'activit aroportuaire
est en net recul sur les 6 premiers mois
de l'anne. Le nombre de vols commer-
ciaux baisse de 14,6% en donnes cu-
mules sur un an. Conjointement, le
nombre de passagers enregistrs
l'aroport Aim Csaire avec 733 039
entire janvier et juin 2009 est en diminu-
tion de 9,0 % sur un an.
Par ailleurs, le secrtaire d'Etat charge
des transports, Dominique Bussereau,
a annonc que la dessert des Antilles
au dpart de l'arogare de Paris-
Charles de Gaulle n'tait pas envisa-
geable court terme. Les vols desti-
nation des Antilles continueront d'tre
effectus depuis l'arogare de Paris
Orly. Un nouveau coup dur pour le tou-
risme en Guadeloupe et en Martinique.

Prix : + 0,2 % en juillet
Petite reprise de la hausse des prix :
l'indice des prix la consommation des
mnages a augment de 0,2 % en juil-
let dernier en Martinique alors qu'il avait
t stable en juin et baiss de 0,3 % en
mai dernier. Sur un an (juille& 2008/juil-
let 2009), l'volution des prix recule de
0,7% (France : juillet 2008/ juillet 2009
galement 0,7 %). L'alimentation a
augment ce mois-l de 0,5 %, soit +
1,5 % sur un an. Les products manufac-
turs enregistrent + 0,3 % (+ 0,3 % sur
un an). Stability des prix de l'nergie ( -
19,5 % sur un an). Et les prix des ser-
vices accusent + 0,3 % sous l'impulsion
des loyers (+ 0,4 % ; + 2,9 % sur un an).
Les transports augmentent de 0,2 %
sous la pression des augmentations sai-
sonnires des tarifs ariens. A noter la
hausse des prix des services domes-
tiques suite la revalorisation de 1,3%
du SMIC au 1er juillet. De fortes aug-
mentations s'observent dans les loca-
tions de vhicules privs (+14,7%) et
les hbergements de vacances
(+21,4%).

Il est clair que, si on suit cette pente, il
va devenir indispensable d'valuer les
measures de soutien conomique et de
reliance annonces par le gouverne-
ment Sarkozy- Fillon dans les DOM
pour les rorienter.


Antoine Gilles
(Sources : Lettres ledom-Martinique
de juin, juillet et aot 2009 et INSEE)


'L 6ab kanmaradou pli df4, rouz taw" :
Lorsque la barbe de ton camarade a pris feu, arrose la tienne











Comment est compose [a socit martiniquaise ?

L 'EMPREINTE DU MAL-DVELOPPEMENT


Il y a 85 % de salaries en Martinique


L'Institut de la statistique et des tudes
conomiques de la Martinique (INSEE-
Martinique) vient de nous liver une tude
de la structure des emplois en Martinique
partir de l'exploitation du recensement
de la population de 2006. La connais-
sance de la rpartition des emplois est im-
portante pour juger de l'volution de
l'conomie et de la socit.
Le point de vue de l'auteur de l'tude, Xa-
vier Paraire, est tout autre. Il prend le parti
habituel de compare avec la "France mni-
tropofitaine". Ce qui peut tre utile mais
nous dcale du centre de nos proccupa-
tions : comprendre la dynamique de ntre
socit.
Premier constat de l'INSEE, entiree 1999
et 2006, [a structure des emplois fa fMar-
tinique se rapproche de celle de fa Trance
mtropolitaine". Cela veut-il dire que tout
va bien ?

Les Services en tte
La part des emplois dans les services
crot de 2,5 points en Martinique et
presque autant en France (2,8 %). A
noter que la part des services est sup-
rieure en Martinique (67 %) celle de la
France (61 %). Par contre, la part des em-
plois dans le commerce recule de 0,5
point en Martinique et s'tablit 14 % (13
% en France). Effet de la progression des
grandes surfaces ?
S'agissant de l'industrie, l'emploi recule
de 2 % en France sous les coups des d-
localisations et de la dsindustrialisation
acclre provoques par les politiques
nolibrales europennes. Et le recul est
de 0,5 % seulement, se flicite I'INSEE
qui comment : "le tissu industrielmartini-
quais, plus rduit, a moins pti de la baisse
de ces emplois'. La part de l'industrie mar-
tiniquaise dans les emplois n'est en effet
que de 7 % contre 15 % en France, soit
encore moiti moins Perdre des emplois
dans un secteur dj faible comme l'in-
dustrie en Martinique alors que le pouvoir


'


Peu de cadres
Autre point soulign par I'INSEE : le fait
que la part des cadres dans les catgo-
ries socio-professionnelles soit infrieure
de 6 points ce qu'elle affiche en France
(10% de cadres en Martinique contre
16 % en France). L'explication tiendrait
la faible taille moyenne des entreprises
martiniquaises qui ne favoriserait pas
l'embauche des cadres. Certes oui et cela
renvoie au sous-dveloppement du pays.
Mais il existe aussi d'autres ralits so-
ciologiques, savoir le rejet des cadres
martiniquais. D'ailleurs, mesurant "f'at-
tractivit"de la Martinique, c'est--dire la
part des nouveaux arrivants ayant un em-
ploi (ceux qui ne vivaient pas en Marti-
nique cinq ans plus tt), ils sont
globalement 7,5 % dans l'emploi en Mar-
tinique contrel3,4 % en France. Mais
pour les cadres ils sont 18,3 % en Marti-
nique, mais seulement 2,8 % pour les ou-
vriers. La raison ? Le manque d'emplois
et le chmage lev, dit I'INSEE. Mais
aussi les salaires :" semi-pu6fic, le salaire net annuelmoyen des


cadres martiniquais (NDR : il vaudrait
mieux dire en Martinique car beaucoup de
cadres ne sont pas martiniquais) est pfus
fev que celfui des cadres mtropofitains
afos que le salaire des ouvriers martiniquais
est pfus failed que cefui des ouvriers mtro-
pofitaints', souligne I'INSEE.
Cela dit, les employs sont les plus nom-
breux (35 % en Martinique contre 28 %
en France) et les agriculteurs exploitants
les moins frquents (2 % en Martinique
contre 2,5 %/ en France).
Les ouvriers continent diminuer avec
le recul de l'industrie : 21,5 % traduisant la
dpendance conomique du pays
l'gard des importations.

Part des categories socio- profession-
nelles dans l'emploi total en 2006


a pris des measures de dfiscalisation et
d'exonrations massive des charges
sociales(loi Girardin) est au moins aussi
grave qu'en France.
Enfin, dans l'agriculture, l'INSEE ex-
plique que "la plus fortce baisse de la part
dcs empfois en Martinique rapproche [es
ifeuxl tenitoires". En Martinique, la part
des emplois dans ce secteur diminue de
1,9 % et en France de 0,7 %. Cependant
la contribution l'emploi de l'agriculture
est de 5 % dans notre pays et de 4 % en
France. Mais peut-on compare une agri-
culture encore marque par l'conomie
de plantation tourne vers l'extrieur (ba-
nane) et l'agriculture franaise, une des
plus performances sur le plan mondial ?
Ici plus qu'ailleurs les pertes d'emplois
sont synonymes de rgression et de d-
vitalisation et non d'amlioration de la
productivity.

Part des emplois par grands secteurs
d'activit conomique en 2006 :

Part des secteurs en pourcentage (%)
Martinique France
Agriculture 5 4
Industrie 7 15
Commerce 14 13
Construction 7 6
Services 67 61


Martinique France

2% 2,5%


8% 6%


10%


16%


21,5% 23,5%

23,5 % 24,0 %

35% 28%
100% 100%


* Professions intermdiaires : 2/3 ont une
position intermdiaire entire les cadres et
les agents d'excution, ouvriers ou em-
ploys ; les autres sont intermdiaires
dans un sens plus figure. Ils travaillent
dans l'enseignement, la sant et le do-
maine social ; parmi eux, les instituteurs,
les infirmires, les assistants sociales.
Plus de la moiti de ce group a au moins
leur baccalaurat.

Enfin il est constat, une fois de plus, que
trois emplois sur cinq se situent dans le
Centre-Agglomration. Mais le Sud se dy-
namise depuis 1999. Par contre, moins
d'un emploi martiniquais sur dix se trouve
dans le Nord. Cette region perd des em-
plois et des habitants.
Il faut rappeler que le concept de "catgo-
rie socio- professionnelle" utilise par l'IN-


Catgorie
Agriculteurs exploi-
tants

Artisans, commer-
ants, chefs d'entre
prises
Cadres, professions
intellectuelles sup-
rieures

Ouvriers

Professions inter-
mdiaires*

Employs
Total







Jieud -Jutic Pag 1


SEE est different de celui de "classe so-
ciale"des marxistes car elle gomme la
place dans les rapports de production et
dans la proprit des moyens de pro-
duction et d'change. Qui est capitalist
? Qui est exploit ? Qui est salari ?
Les categories ouvriers, employs et
professions intermdiaires sont des sa-
laris exploits des degrs divers. Par


contre, dans les categories agriculteurs
exploitants, artisans, commerants et
chefs d'entreprises ainsi que Cadres et
professions intellectuelles suprieures,
il y a des capitalistes et de faux salaries
et aussi des exploits. Retenons que au
moins 80 85 % des personnel actives
sont des salaries en Martinique.II y au-
rait entire 5 et 15 % d'exploiteurs et de


possdants.
L'analyse de classes reste faire pour
comprendre la dynamique de la socit
martiniquaise.
Une socit dforme marque par le
mal dveloppement.
Michel Branchi


AFGHANISTAN : PARODIE ELECTORAL


L'Afghanistan a t appel aux urnes
pour lire "amocratiquement" le candi-
dat dsign par Washington, en l'occur-
rence le president (au pouvoir depuis
2001) Hamid Karza don't l'autorit
relle n'a cependant jamais d-
pass les limits de Kaboul. Ses
atouts en dehors du soutien US -
est d'appartenir l'ethnie pach-
toune majoritaire (40 % de la po-
pulation), de disposer d'une
administration aux ordres et sur-
tout d'une manne financire im-
portante (l'aide financire
international n'est pas perdue
pour tout le monde). On ne peut
pourtant pas dire qu'il est plus cor- ?-
rompu qu'un autre parmi ceux qui
l'entourent mme si son frre,
gouverneur de Kandahar, est r-
put tre le principal pourvoyeur
d'opium vers les Etats-Unis.
Parler d'lections dmocratiques dans
un pays en guerre o le pouvoir central
n'arrive mme pas scuriser la capi-
tale est dj une plaisanterie en soi.
Mais l'important nous dit on (sans rire)


est surtout d'organiser cote que cote
des lections, le reste n'ayant pas d'im-
portance (il est vrai que l'on en connait
le rsultat par advance .
Les lections ont donc eu lieu, mar-


Parler d'lections dmocratiques est une plaisanterie

ques (officiellement) par quelques 135
incidents graves (au moins 23 morts,
des bulletins de vote incendis, etc.),
une fraude massive (achat ais de
cartes d'lecteurs, des hommes votant


en tant que femmes...) et d'autres ano-
malies qui feraient annuler un pareil
scrutiny partout ailleurs.
Les rsultats officials ne seront pas
connus avant le dbut septembre mais
les partisans d'Hamid Karza
proclament dj la victoire de
leur poulain tout comme ceux
de son principal adversaire, Ab-
dullah Abdullah (son ancien mi-
nistre des Affaires trangres)
qui estiment avoir obtenu, eux,
la majority des suffrages expri-
mes.
Qu'en tireront les Afghans ?
Pas grand chose coup sr.
D'ailleurs peu nombreux sont
ceux qui se font encore des il-
lusions sur l'avenir de leur pays.
La population souffre toujours
autant de la misre, de l'ins-
curit permanent, des rivalits
claniques, de l'incomptence de ses di-
rigeants et surtout de leur corruption au
point de regretter le temps des Tali-
bans, c'est tout dire.
K.S.


LE PARTI COMMUNIST JAPONAIS COMMMOR SON 87E

ANNIVERSAIRE


Fond le 15 juillet 1922, le Parti Com-
muniste Japonais (PCJ) a ft comme
il se doit ses 87 annes de lutte au ser-
vice du people du Japon. Fort de ses
plus de 400 000 adhrents et de son
quotidien Akahata (le Drapeau rouge) ti-
rant 1 680 000 exemplaires en
moyenne (ce qui en fait le second quo-
tidien communist dans le monde aprs
le Quotidien du Peuple chinois), le PCJ
est quasiment incontournable au Japon
d'autant plus que son audience lecto-
rale (7,5 % des suffrages) le place en
3e position sur l'chiquier politique local.
Sa longue tradition de lutte en faveur
des travailleurs (anti-guerre, anti-r-
pression, anti-exploitation...) lui vaut
d'tre peru par tous comme le parti
d'opposition au capitalism par excel-


lence.
Il n'en est pas moins l'un des parties
communists les plus nigmatiques qui
soit, qui cultive jalousement son ind-
pendance au sein du Mouvement com-
muniste mondial. Assez rcemment, le
PCJ a entam un virage programma-
tique consquent en abandonnant offi-
ciellement la stratgie de conqute
rvolutionnaire du pouvoir lui prfrant
la voie de la transition en douceur (en
fait le dpassement) par la dmocrati-
sation progressive de l'conomie. Cette
decision a eu pour effet de rduire
considrablement les prtextes autori-
sant le recours l'habituelle repression
anticommuniste. Mais les risques po-
tentiels de confusion et de drives r-
formistes se sont bien videmment


accentus. Il revient aux Communistes
japonais et eux seuls d'assumer ce
risque, cela relve de leur responsabi-
lit.
Peut tre d'ailleurs ont ils eu raison car
la crise mondiale qui n'pargne pas le
Japon (lequel a d cder la Chine sa
second place de puissance cono-
mique mondiale) y a provoqu un puis-
sant regain d'intrt pour les theories de
Karl Marx don't les euvres sont de plus
en plus rclames en librairie tandis
que le PCJ enregistre des milliers
d'adhsions nouvelles surtout parmi les
jeunes.
Souhaitons longue vie et plein succs
au parti communist frre du Japon.
K. Solaris










OBAMA CONFRONT DE VIOLENTES ATTAQUES DES ULTRAS

CONSERVATEURS


C'est bien la fin de l'tat de grce pour
le president Barack Obama.
Moins d'un an aprs sa brillante election
la Maison Blanche, il doit faire face de
violentes attaques venant tant des mi-
lieux politiques les plus conservateurs
de son pays que des lobbies cono-
miques hostiles ses rformes sociales
qui avaient pourtant sduit l'immense
majority des citoyens amricains les
plus pauvres.
Il doit d'abord affronter le dsenchante-
ment d'un nombre croissant d'Amri-
cains victims de la crise capitalist qui
ravage l'conomie du pays. Ainsi, de-
puis dcembre 2008, ce sont 6,7 mil-
lions d'emplois qui ont t dtruits,
portant 14.5 millions le nombre total
de chmeurs.
Sur le front des rformes, le voil
contraint de reculer face l'hostilit des
Rpublicains et d'un group de dmo-
crates qui bloquent au Snat son project


visant instituer une forme d'assurance
maladie pour les plus dmunis gre
par le gouvernement et qui serait finan-
ce par une taxe sur les hauts revenues.
Une opposition vigoureuse soutenue
coups de millions de dollars par les
companies d'assurance prives, l'in-
dustrie de la sant, les socits pro-
pritaires des hpitaux et les patrons de
l'industrie pharmaceutiques. Des spots
tl trs cher pays prsentent Obama
comme un communist ou un bolche-
vick !
Pas tonnant dans un tel context que
sa cte de popularity subisse une s-
rieuse rosion. A peine 50% des Am-
ricains se disent satisfaits de sa gestion,
une chute qui traduit la trs grande im-
patience des classes les plus dmunies.
A cette opposition ultras conservateurs
et des milieux d'affaires s'ajoute un d-
chanement d'injures caractre racist
contre le premier president noir amri-


cain et sa politique.
L'un des commentateurs tl raction-
naires les plus clbres avait prsent
la rforme social d'Obama sous un
logo similaire un symbol nazi. Les
idologies et des groups racistes res-
surgissent dans tout le pays. Certains
accusant Obama de ne pas tre un
amricain, l'obligeant publier son acte
de naissance. Les attaques se multi-
plient contre les mdecins, infirmiers et
hpitaux favorables l'avortement.
Un climate dangereux s'installe dans ce
pays o chacun est libre de s'armer
comme il l'entend.
Il faudra beaucoup de courage
Obama pour venir bout de l'gosme
de cette socit capitalist sans me o
les nantis se moquent perdument du
sort de leurs 50 millions de compa-
triotes les plus pauvres.
G. Erichot


ETATS-UNIS : LES LIMITS DU POUVOIR PRSIDENTIEL


La cote de popularity (et de confiance)
d'Obama s'est considrablement r-
duite passant de 60 % 49 % l'issue
des cent premiers jours de prsidence.
Non pas parce que le premier president
Noir des Etats-Unis a dangereusement
obr l'conomie de son pays en ten-
tant de sauver ce qui pouvait l'tre, ni
mme parce qu'il s'est engag en Af-
ghanistan dans une guerre sans issue
qui ne profit qu'au complex militaro-
industriel, mais simplement parce qu'il
tient rformer le systme de sant en
vigueur aux USA.
Ce systme ultralibral ax sur le prin-
cipe de la libre concurrence entire assu-
rances prives est si calamiteux qu'il a
about ce que les assurs dpensent
plus pour leur sant et sont beaucoup
moins protgs que partout ailleurs
dans les pays dvelopps. Non seule-
ment il se rvle tre le plus coteux du
monde mais il laisse quelques 48 mil-
lions de Nord-amricains sans aucune
couverture mdicale.
C'est ce vritable scandal qu'Obama
tient s'attaquer. Mais c'tait sans
computer sur la puissance effective des
lobbies du Tabac, des Assurances et du
complex mdico-industriel qui se sont
nouveau ligus contre son project
comme ils l'avaient fait victorieusement
contre celui de Clinton en 1996.
Ces lobbies sont d'autant plus puissants
et influents qu'ils financent les cam-


pagnes lectorales de nombre
de parlementaires qui de ce fait
ne peuvent rien leur refuser.
Une vaste champagne mdia-
tique de dsinformation a ainsi
t lance qui fait mouche. La
rforme est qualifie de "con-
inuniste" et de "sociafiste"
terms aussi honnis l'un que
l'autre aux USA (sans qu'il s'y
trouve d'ailleurs beaucoup de
monde capable de dfinir ce
qu'est le communism ou le so-
cialisme). Elle est aussi accuse
de totalitarisme en ce qu'elle se-
rait contraire aux principles de li-
bert de choix laisse chacun.
Et surtout on laisse entendre
qu'elle provoquera obligatoire-
ment une forte hausse de la fis-
calit, argument dcisif pour
une majority de Nord-amri-
cains.
Obama qui craint surtout l'effet
dsastreux que produirait le simple fait
de ne pouvoir faire passer une rforme
prioritaire et surtout emblmatique alors
qu'il dispose d'une large majority tant
la chambre des reprsentants qu'au
Snat, maintient sa position mais lche
du lest. Il se dit prt renoncer la mise
en place d'un programme tatique d'as-
surance-sant qui concurrencerait les
assurances prives en esprant prser-


Barack Obama qualifi de bolchevick !


ver 80 % de son project. Ce recul lui a
aussitt alin l'aile gauche du Parti d-
mocrate sans vraiment contenter l'aile
droite des Rpublicains. Rsultat, cette
rforme qui devait tre adopte avant
les vacances parlementaires a t re-
porte la rentre et alimente toujours
une polmique qui se teinte de plus en
plus d'un fond ouvertement racist.
K. Solaris










BOLT, C'EST DJ DOMAIN


r C



Sp 2163


Le phno ne usain Boit n'a pas fini d'tonner
Le phnomne Usain Boit n'a pas fini d'tonner


Athltisme. Aux Mondiaux de Berlin,
le nouveau record du monde du 100
mtres du Jamaicain Usain Boit
(9"58) fait marcher les cerveaux des
statisticiens du sport.
Berlin (Allemagne),
envoy special
Dans la capital allemande, un nouveau
mur est tomb dans la nuit, celui du 100
mtres. l'Olympia Stadion, dimanche
soir, le champion olympique jamacain
Usain Boit a une nouvelle fois fait souf-
fler le sbow en repoussant ses propres
limits. Rsultat, au bout d'une ligne
droite matrise de bout en bout, il ta-
blit un nouveau record du monde de la
spcialit en 9"58 (1), soit onze cen-
times de mieux que ses 9"69 tablis
en aot 2008 dans le Nid d'oiseau de
Pkin.
En rsum, Boit, qui a eu vingt-trois ans
le 21 aot, fonce toute blinde vers son
voeu le plus cher, une antienne qu'il r-
pte ces derniers mois longueur de
conference de press ou d'entretien :
"Je veux tre une lgende, marquer Cfiis-
toire de mon sport, continue de durer
dans [es prochaines annes... "

une courbe de progression
exponentielle
Les statisticiens de tout poil n'ont donc
pas fini de se gratter la tte analyser
les performances du sprinter du petit vil-
lage de Sherwood Content quelque
trois heures de route de Kingston, la ca-
pitale. Parce que Boit est un phno-
mne qui dfie les lois de la progression
humaine. Diverses tudes scientifiques,
en particulier celle mene par l'Institut
d'valuation et d'analyse des donnes
au Japon, ne prvoyaient pas en effet
qu'on aille aussi vite que le prcdent
record de Boit (9"69) avant 2030. La


courbe de progression du triple cham-
pion olympique (100, 200 et 4 fois 100
mtres) est donc exponentielle et lui-
mme prdit d'ailleurs de casser la bar-
rire humaine du 100 mtres tablie par
plusieurs quipes scientifiques autour
de 9"45. Sans forfanterie, tout simple-
ment parce qu'il est sr de ses capaci-
ts, Boit explique posment : "Je pense
pouvoir courir en 9 "40. Ilsuffit de conti-
nuer travailler. Mais je ne course pas
pour [es records du moi.de mais pour des
victoires".
Et, motivation supplmentaire, Boit a
bien l'intention de ne pas laisser se rap-
procher la concurrence. "Je sais que
Tyson gay et Asafa QPowellseront encore
l quelques annes, donc a va m'obliger
travai(ler encore plus dur. Je ne peuXpas
me relcher avec eux derrire. fMais cette
competition est excelfente pour [a promo-
tion de ('athltisme. Cela fait venir du pu-
b6ic".
Un public qui ne se lasse pas du show
ultra-dcontract du sprinter des Ca-
rabes, l'inverse d'une parties du milieu
athltique qui reste songeur sur les per-
formances de Boit ou carrment "d-
got", comme l'ancien recordman du
monde marocain du 1 500 mtres, Sad
Aouita.

un talent exceptionnel
et un gabarit hors norme
Alors, Boit, dop ou pas dop ? Phno-
mne human ou bte de foire ? L en-
core, les avis semblent pencher pour
l'mergence d'un talent exceptionnel
alli un gabarit assez hors norme
(1,96 m) pour un sprinter, qui fait res-
sembler Boit un dpart du 100 mtres


Gulliver face des Lilliputiens. Ainsi,
remarque Peter Weyand, un physiolo-
giste amricain qui a conduit des re-
cherches sur le gabarit type des
meilleurs sprinters de ces quinze der-
nires annes, Boit sort clairement de
la norme du sprinter trapu. Mais s'il suf-
fisait d'tre grand pour courir vite, les
pistes seraient truffes de grandes
perches pas seulement proximity des
sautoirs. L o Boit sort de la norme,
c'est qu'il sait courir et surtout partir.
"Norma(ement, pointe Weyand lorsque
vous avez quelqu'un d'aussi grand, i ne
sait pas partir".
Boit, assez mauvais partant ces der-
niers mois, s'est d'ailleurs opportun-
ment sorti de ses habitudes, dimanche
soir, Berlin. D'o ce modle de course
qu'il a parfaitement dcrit : "Je suis bien
sorti des starts et j'ai bien effectu la mise
en action. Aprs, tout s'est pass comme
cela devait se passer. -Aux cinquante m-
tres, je savais que j'tais devant. Ensuite
a a t la parties la plus facile de ma
course. Je savais que c'tait gagn. J'ai
just tourn la tte pour vrifier".
Et peut-tre au passage perdu
quelques centimes. Encore un sujet
d'tude pour les chercheurs norvgiens
qui avaient calcul aprs les JO de
Pkin que les deux bras levs large-
ment avant la ligne de Boit l'avaient em-
pch de courir en... 9'55.
Les mathmatiques disent donc que
Boit peut aller encore plus vite, avec un
poil de vent supplmentaire dans le dos
par example. Berlin, le zphyr souf-
flait 0,9 mtres par second alors que
la limited autorise est de 2 mtres. Boit
la foudre, son surnom, peut aussi esp-
rer courir aprs un orage et ses basses
pressions qui abaissent la resistance de
l'air. Un peu comme lors du saut pour
l'ternit de l'Amricain Bob Beamon
aux Jeux de Mexico en 1968, qui
amena le record du monde de la lon-
gueur une chelle stratosphrique
(8,90 m, port 8,95 en 1991 par
l'Amricain Mike Powell) pour l'poque.
Bref, une autre dimension. Exactement
celle de Boit...

(1) Le podium du 100 mtres : 1. Usain
Boit (Jamaque), 9"58 ; 2. Tyson Gay
(tats-Unis), 9"71 ; 3. Asafa Powell (Ja-
maque), 9"84.
Frdric Sugnot









S I 'u i 2009 -Ju c 0


AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv en date du
5/08/2009 Fort-de-France, il a t
constitu, pour une dure de 3 ans, une
S.A.R.L. dnomme LOMAR
Capital : 100 E
Sige social : Anse Masse
97225 le Marigot
Objet : La restauration
Associe-grante : Jeannine Francine
CHRISTINE
La Socit sera immatricule au R.C.S.
de Fort-de-France FB 1584

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte SSP en date Fort
de France du 9/06/2009, il a t constitu
une EARL prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination : EARL K.F.R.
Sige social : Quartier Duffau
97215 Rivire Sale
Capital : 3000 divis en 150 parts so-
ciales de 20 chacune
Objet : Activit agricole
Dure : 99 ans
Grante : Mme Karine Josmar pse
Rinna demeurant Rivire Pilote
La socit est immatricule au R.C.S. de
Fort de France.
Pour avis, le Grant FB 1585
NOMINATION
D'UN NOUVEAU GRANT
S.C.l. CLERIA
CAPITAL 310.00 C
SIGE SOCIAL :
RS. BOUGAINVILLE
BT. A, ESC. 3, N9
R.C.S. F-DE-F N 437 819 972
Aux terms d'un acte SSP en date du
27/01/2009, les associs de la S.C.I.
CLERIA, ont nomm comme unique g-
rant, Mademoselle Sarah POLOMACK,
demeurant Fort de France, 4 rue du Ca-
chibou, sans limitation de dure, en rem-
placement de Madame Odile FORTUNE,
dmissionnaire.
En consequence, ladite socit sera
computer du 02 Fvrier 2009, gre par
Mademoiselle Sarah POLOMACK
Pour avis, le Grant FB 1586

AVIS DE MISE
EN LOCATION-GERANCE
Date de mise en location-grance : 30
Aot 2009
Lieu de mise en location-grance : Anse
Mass Le Marigot
Il a t cd, un fonds de commerce de
restauration entire les soussigns :
Monsieur DESCAS Grard, commerant,
demeurant Anse Mass Le Marigot
d'une part et LOMAR SARL, Socit
responsabilit limite en course d'immatri-
culation, sise 4 Impasse les Flamboyants
Pointe Savane Robert, d'autre part.
Date d'entre en jouissance : le
ler/09/2009
Pour avis FB 1587

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv du
30 Juin 2009,
il a t constitu une Socit prsentant
les caractristiques suivantes :
Forme :
Socit Civile Immobilire
Denomination :
SCI JLN
Sige : 45 bd du Gnral Franois Riboul
97200 Fort de France
Objet: Acquisition, gestion, vente de tous
immeubles
Dure : 99 ans
Capital : 1 000,00
Grance : Monsieur NOL Joseph
Immatriculation : R.C. du Tribunal mixte
de Commerce de Fort de France
Pour avis,
le grant FB 1588


AVIS DE NOMINATION DE GRANT
OCEA IMMOBILIER
SARL AU CAPITAL DE 15 000 EUROS
SIGE SOCIAL: ANSE MADAME
97233 SCHOELCHER
RCS FORT DE FRANCE 2006 B 28
Suivant dlibration d'une assemble g-
nrale extraordinaire en date du 27 juin
2009, les associs ont dcid la nomina-
tion de M ; Emmanuel DUBE en quality
de grant associ aux cts de M. BRA-
VARD Boris.
En consequence les status ont t mo-
difis comme suit :
Ancienne mention :
l a t convenu que M. BRAVARD Boris,
associ, serait nomm grant de la SARL
"OCEA IMMOBILIER".
Nouvelle mention :
Il a t convenu que M. BRAVARD Boris
et M. DUBE Emmanuel, associs, se-
raient nomms grants de la SARL
"OCEA IMMOBILIER".
Le dpt lgal sera effectu aux greffes
du Tribunal de Commerce de Fort de
France.
Pour avis, le Grant FB 1589

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 15 Juillet 2009, il a t constitu
une Socit A Responsabilit Limite
ayant pour denomination :
DIAMANT EMMERAUDE
Objet social : La socit a pour objet la
gestion de location d'hbergement touris-
tique de court dure
Dure : la dure est fixe 99 ans
computer de la date d'immatriculation de
son immatriculation au Registre du Com-
merce et des Socits.
Capital : Le capital s'lve la some de
1000 euros
constitu d'apport en numraire.
Grant : Le premier Grant de la socit
est Monsieur Marcel DUCTEIL
La socit sera immatricule au Registre
du Commerce et des Socits au Greffe
du Tribunal de Commerce de Fort de
France.
Fort de France
Le Grant,
Marcel DUCTEIL FB 1590

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 15 Juillet 2009, il a t constitu
une Socit A Responsabilit Limite
ayant pour denomination :
DIAMANT AZUR
Objet social : La socit a pour objet la
gestion de location d'hbergement touris-
tique de court dure
Dure : la dure est fixe 99 ans
computer de la date d'immatriculation de
son immatriculation au Registre du Com-
merce et des Socits.
Capital : Le capital s'lve la some de
1000 euros
constitu d'apport en numraire.
Grant : Le premier Grant de la socit
est Monsieur Marcel DUCTEIL
La socit sera immatricule au Registre
du Commerce et des Socits au Greffe
du Tribunal de Commerce de Fort de
France.
Fort de France
Le Grant,
Marcel DUCTEIL FB 1591

AVIS DE TRANSFRE DU SIGE
SOCIAL
S.C.I. MAMILU
CAPITAL : 300 C
ZAC 6 CHATEAUBOEUF
46 RUE DE LA SOLIDARITY
97200 FORT DE FRANCE
Aux terms du Procs-verbal
en date du 08/08/09,
l'assemble gnrale extraordinaire


a decide les modifications suivantes :
- Transfre de sige social
- Modification de l'article 4 des status
Ancienne mention :
"325 route de Redoute
97200 Fort de France"
Nouvelle mention :
Le sige social est fix
ZAC 6 Chteauboeuf
46 rue de la solidarity
97200 Fort de France"
L'inscription modificative sera porte au
Registre du Commerce et des Socits
de Fort de France
Le Grant FB 1592

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 10 Aot 2009 au Lamentin, il a
t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes :
Denomination social :
EURL APHRODITE
Forme social : Entreprise Unipersonnel
Responsabilit Limit, "EURL"
Sige social : C/o FLORENT Parys
Grand-Chemin
97232 LAMENTIN
Objet social : Centre de remise en forme
Dure de la Socit : 99 ans computer
de le date d'immatriculation de la Socit
au Registre de Commerce et des Soci-
ts
Capital social : Sept mille euros (7 000
euros)
Grance : Monsieur FLORENT Parys, as-
soci unique, demeurant Grand-Che-
min 97232 LAMENTIN
Immatriculation de la Socit au Registre
du Commerce et des Socits de Fort de
France
Pour avis, le Grant FB 1593
AVIS DE PUBLICITY
SECURITY CARABES
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 8 000 C
SIGE SOCIAL :
CENTRE D'AFFAIRES CALIFORNIE II
PORTE PIERRE 3ME TAGE
97232 LAMENTIN
441 409 174
Aux terms du procs-verbal de l'assem-
ble gnral ordinaire du 3 aot 2009,
Monsieur Marcellin GRIVALLIERS de-
-meurant : VILLA DES ORCHIDEES ACA-
JOU 97232 LAMENTIN a t nomm
Grant en replacement de Monsieur
Alain FONTAINE, Route de Grand Fonds
97222 CASE PILOTE, dmissionnaire,
computer du 3 aot 2009.
RCS : Fort do France
Pour avis. FB 1594

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv le 30 juillet
2009 il a t constitu une Socit res-
ponsabilit Limite :
Denomination :
Inaustrie Lgre Martiniquaise
I.L.M. SARL
Capital. : 8 000 E
Sige social : Case Navire
97233 Schoelcher
Objet : La fabrication de structure et
constructions mtalliques
Serrurerie
Renovation
Grant : Monsieur Serge BRAVO
Dure de la socit 99 ans, doit tre ins-
crit au Registre du Commerce,
Chambre des Mtiers de Fort de France.
Pour Avis
Le Grant
Serge BRAVO FB 1595
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Macouba du 4 Aot 2009, il a t
constitu une socit prsentant les ca-
ractristiques suivantes :


Denomination social : YOGA VEJL,
Forme social : Socit CIVILE,
Sige social : 50 Pas 97218 Macouba
Objet social : acquisition d'un terrain sur
lequel sont btis des appartements et un
garage,
Dure de la Socit : 99 ans computer
de la date de l'immatriculation de la So-
cit au Registre du Commerce et des
Socits,
Capital social : 1 000 euros,
Grance : Monsieur Jean Luc LAURENT,
demeurant 50 Pas 9721 8 Macouba
Immatriculation de la Socit au Registre
du Commerce et des Socits de Fort de
France. FB 1596

AUGMENTATION DU CAPITAL
SOCIAL
TRANSPORT DU NORD
S.A.R.L. AU CAPITAL
DE 52.500 EURO
FOND COR
97250 SAINT-PIERRE
R.C.S. 92 B 360-51
SIRET 387 496 953 00010
Suivant dlibration de l'assemble g-
nrale extraordinaire du 15 juillet 2009,
les associs ont dcid :
d'augmenter le capital d'une some de
45.000 t pour le porter de 7.500 E
52.500 e
par souscription en numraire et creation
de 3.000 parts nouvelles de 15 ,, qui ont
t entirement souscrites et intgrale-
ment libres.
En consequence, l'article 7 des status a
t modifi comme suit :
Article 7
Ancienne mention :
Le capital social est fix la some
7.500 E.
Il est divis en 500 parts sociales de 15 E
chacune,
numrotes de 1 500
et rparties entire les associs en propor-
tion de leurs droits.
Article 7
Nouvelle mention:
Le capital social est fix la some de
52.500
divis en 3.500 parts de 15 E chacune,
numrotes de 1 3.500,
entirement souscrites et intgralement
libres
et rparties entire les associs en propor-
tion de leurs droits.
Le dpt lgal sera effectu au Registre
du Commerce de Fort-de-France.
Pour avis
L'un des Grants FB 1597

LOCATION GERANCE
Par acte sous seing priv en date du 1er
aot 2009,
enregistr la Recette Divisionnaire de
Cluny le 03/08/09,
Monsieur ISSA CHADI,
commerant,
rue Schoelcher
au Lamentin,
immatricul au Registre du Commerce et
des Socits de :
FORT DE FRANCE
sous le numro A 479 886 137
a donn au titre de location grance
pour une dure de 2 ans computer du
1er aot 2009
pour se terminer le 31 juillet 2011
Monsieur HUELGA ORDAZ Juan
Alberto
en course d'immatriculation en RCS de
Fort de France,
don't le sige social est fix au:
10 rue Schoelcher
97232 LE LAMENTIN,
un fonds de commerce de restauration
rapide situ cette mme adresse.
Toutes les marchandises ncessaires
l'exploitation seront acquises par le loca-









Lo14


taire de fonds,
et tous les engagements, les charges
dues raison de l'Exploitation du Fonds
seront supports par le locataire grant
de manire que le bailleur ne puisse tre
ni inquit, ni recherch ce sujet.
Pour unique insertion
La Grance FB 1598
AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du 21
Juillet 2009 au Lamentin,
il a t constitu une Socit A Respon-
sabilit Limite
au capital de 2 000 euros
enregistre la recette principal des Im-
pts de Cluny le 03/08/2009, bordereau
n 2009/855 Case n* 18.
Denomination social :
CONSTRUDOM SARL
Sige social :
Rue de la Crche
Pelletier
97231 ROBERT
OBJET: La ralisation de tous travaux du
BTP, de V.R.D,
d'espace vert, de signalisation
et de toutes activits de gnie civil
Dure : 99 ans
La Socit sera immatricule au RCS de
Fort-de-France
Pour avis, le Grant FB 1599
AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du 30
Juillet 2009 au Lamentin,
il a t constitu une Socit A Respon-
sabilit Limite
au capital de 1 000 euros
enregistre la recette principal des Im-
pts de Cluny le 03/08/2009, bordereau
no 2009/855 Case n17
Denomination social :
S.A.R.L. LOCMAT B.T.P.
Sige social :
Rue de la Crche
Pelletier
97231 ROBERT
Objet : La location, le transport,
l'achat, la vente et la rparation de tout
matriel du BTP.
Dure : 99 ans
La socit sera immatricule au RCS de
Fort-de-France
Pour avis,
le Grant FB 1600

AVIS DE TRANSFER DU SIEGE
SOCIAL ET DE MISE EN SOMMEIL
Aux terms d'une A.G.E du 31 juillet
2009, les associs de la socit
BOIS&CIE, SARL au capital de 1000 ,
sige social MBE 186 Mangot Vulcin
97232 Le Lamentin Cedex 2,
immatricule au RCS Fort-de-France
n C 97 21 028277 8,
ont transfr le sige de la socit le 12
aot 2009, au 80,82 rue Gallieni, de La
Rpublique, BP 509
97200 Fort-de-France;
et approuvent la mise en sommeil de la
socit computer de cette date.
Les status sont modifis en cons-
quence.
Pour avis FB 1601
AVIS DE PUBLICITY
PLANET DIAMANT SARL
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7.625 C
SIGE SOCIAL: RUE JUSTIN ROC
97223 LE DIAMANT
RCS FORT-DE-FRANCE B
403 318 074
Aux terms du procs-verbal de l'assem-
ble gnrale extraordinaire du 30 juin
2009, il rsulte que Mlle Clia Marie-
Louise demeurant 87, rue Moreau de
Jonnes Fort de France a t nomme
grante en replacement de Mme Ni-
caise Lapointe, dmissionnaire.


En consequence l'article XIV a t com-
plt de la faon suivante :
Article XIV Nomination et pouvoir des
grants
Nouvelle mention : Mlle Clia Marie-
Louise demeurant 87, rue Moreau de
Jonnes Fort de France (97200) est
nomme grante sans limitation de
dure.
Mention sera faite au RCS : Fort-d e-
France
Pour avis FB 1602
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte SSP en date Fort-
de-France du 9/07/09, il a t constitu
une socit prsentant les caractris-
tiques suivantes :
Denomination : Delta First
Forme social : SARL
Sige : 81 rue Franois Arago 97200 F-
de-F
Objet : Autre commerce de dtail en ma-
gasin non spcialis
Dure : 99 ans computer de son imma-
triculation au R .C.S.
Capital :3 000
Grance : Dib Lela, demeurant Schoel-
cher
Immatriculation au R.C.S. de Fort-de-
France
Pour avis, la Grance FB 1603

MICHEL LANGERON
AVOCAT AU BARREAU
DE FORT DE FRANCE
88, RUE VICTOR SVRE
97200 FORT DE FRANCE
SIRET N 322 892 639 000 38
COURRIEL :
cabinet.michel.langeron@wanadoo.fr
TEL. : 05 96 70 20 98
FAX : 05 96 73 42 30
MISE EN LOCATION-GRANCE
Aux terms d'un acte sous seing priv en-
date du 28 juillet 2009, enregistr le 06
aot 2009 Fort de France (Martinique),
sous le bordereau 2009/869 case n16
folio 5291, la Socit SKARLEY'S SARL,
au capital de 7 625,00 , immatricule au
RCS de Fort de France sous le n 479
816 423, don't le sige social est 72, rue
Victor Hugo 97200 Fort de France.
a donn en location grance :
Madame Katia JAAR, Commerante, im-
matricul au RCS de Fort de France le 3
Janvier 2007 sous le n 339 902 552 N
de gestion 206 A 606, demeurant Rsi-
dence Isadora Porte 9 Fond Bourlet -
97222 Case Pilote,
un fonds de commerce de vente de vte-
ments, articles de maroquinerie, bijoux
fantaisie, chaussures et accessoires de
mode sis au 72, Victor Hugo 97200 Fort
de France, pour une dure dtermine de
deux ans, commenant courir le 1er
aot 2009 et se terminer le 30 juillet 2011.
Pour insertion. FB 1604
AVIS DE CONSTITUTION
SOCIT EN NOM COLLECTIF
SIRENE 11
Par acte sous seing priv en date du
17/08/2009, il a t constitu une socit
en nom collectif entire :
Thalliance Conseil, SARL,
C/O COB Centre d'Affaires Multi Services
Galerie du Commerce Saint Jean
BP 581
97098 SAINT BARTHELEMY CEDEX,
RCS Basse-Terre B 482 164 852
Thalliance Gestion, SARL, C/O COB
Centre d'Affaires Muiti Services Galerie
du Commerce Saint Jean
BP 581
97098 SAINT BARTHELEMY CEDEX,
RCS Basse Terre B 482 725 785
Denomination social: SIRENE 11
Capital : 1 00 Euros divis en 10 000
parts sociales de 0,01 Euro chacune
Sige social : C/O Thalliance Gestion,


24 rue Saint Eloi 97200 Fort d
Objet : la location de longue du
entreprises exerant leur activity
dpartements et territoires d'ou
tous bien d'quipement profe
mobiliers et immobiliers, y com
cation sans chauffeur de vh
plus de 3,5 tonnes, ligibles au
tions de l'article 199 undecies A
undecies et duodecies du Code
des Impts.
Dure : 50 annes computer d
triculation de la Socit au Re
Commerce et des Socits
Grant : Thalliance Gestion, S/
C/O COB Centre d'Affaires Mult
Galerie du Commerce Saint J
581 97098 SAINT BART
CEDEX,
RCS Basse Terre B 482 725 7f
est dsign statutairement en
grant pour la dure de la soci
La socit sera immatricule a
du Commerce et des Socit:
Greffe du Tribunal de Commerc
de-France.
Pour avis et mention, le Grant


AVIS DE CONSTITUTE
SOCIT EN NOM COLLIE
SIRENE 12
Par acte sous seing priv er
17/08/2009, il a t constitu u
en nom collectif entire :
Thalliance Conseil, SARL,
Centre d'Affaires Multi Service
du Commerce Saint Jean
BP 581
97098 SAINT BARTHELEMY
RCS Basse-Terre B 482 164 8
Thalliance Gestion, SARL,
Centre d'Affaires Multi Service
du Commerce Saint Jean
BP 581
07098 SAINT BARTHELEMY
RCS Basse Terre B 482 725 7
Denomination social: SIRENE
Capital : 1 00 Euros divis e
parts sociales de 0,01 Euro ch
Sige social : C/O Thalliance G
rue Saint Eloi 97200 Fort de I
Objet: la location de longue di
entreprises exerant leur activity
dpartements et territoires d'o
tous bien d'quipement profe
mobiliers et immobiliers, y con
cation sans chauffeur de ve
plus de 3,5 tonnes, ligibles ai
tions de l'article 199 undecies A
undecies et duodecies du Cod
des Impts.
Dure : 50 annes computer
triculation de la Socit au R
Commerce et des Socits
Grant : Thalliance Gestion,
SARL, C/O COB Centre d'Aff
Services Galerie du Commerc
Saint Jean B.P. 581 970
BARTHELEMY CEDEX,
RCS Basse Terre B 482"725 7
est dsign statutairement en
grant pour la dure de la soc
La socit sera immatricule a
du Commerce et des Socit
Greffe du Tribunal de Commer
de-France.
Pour avis et mention, le Gran


AVIS DE CONSTITUTE
SOCIT EN NOM COLL
SIRENE 13
Par acte sous seing priv e
17/08/2009, il a t constitu t
en nom collectif entire :
Thalliance Conseil, SARL, C
COB Centre d'Affaires Multi Si
lerie du Commerce Saint Jear
BP 581


e France 97098 SAINT BARTHELEMY CEDEX,
re des RCS Basse-Terre B 482 164 852
dans les Thalliance Gestion, SARL,
tremer de C/O COB Centre d'Affaires Multi Services
ssionnels Galerie du Commerce Saint Jean
pris la lo- BP 581
icules de 97098 SAINT BARTHELEMY CEDEX,
x disposi- RCS Basse Terre B 482 725 785
&B et 217 Dnomination social: SIRENE 13
e Gnral Capital : 1 00 Euros divis en 10 000
parts sociales de 0,01 Euro chacune
e l'imma- Sige social : C/O Thalliance Gestion,
gistre du 24 rue Saint Eloi 97200 Fort de France
Objet : la location de longue dure des
FRL, entreprises exerant leur activity dans les
i Services dpartements et territoires d'outremer de
Jean B.P. tous bien d'quipement professionnels
HELEMY mobiliers et immobiliers, y compris la lo-
cation sans chauffeur de vhicules de
85, plus de 3,5 tonnes, ligibles aux disposi-
qualit de tions de l'article 199 undecies A&B et 217
t. undecies et duodecies du Code Gnral
u Registre des Impts.
s tenu au Dure : 50 annes computer de l'imma-
;e de Fort- triculation de la Socit au Registre du
Commerce et des Socits
Grant : Thalliance Gestion, SARL, C/O
FB 1605 COB Centre d'Affaires Multi Services Ga-
lerie du Commerce Saint Jean B.P. 581 -
ON 97098 SAINT BARTHELEMY CEDEX,
ECTIF RCS Basse Terre B 482 725 785,
est dsign statutairement en quality de
Sdate du grant pour la dure de la socit.
ne socit La socit sera immatricule au Registre
du Commerce et des Socits tenu au
C/O COB Greffe du Tribunal de Commerce de Fort-
es Galerie de-France.
Pour avis et mention, le Grant
FB 1607
CEDEX,
52 CABINET DE MATRE PASCALE
C/O COB MOURIESSE
es Galerie AVOCAT LA COUR
35 RUE VICTOR SVRE
97200 FORT DE FRANCE
CEDEX, TL. : 05 96 70 13 01
85 AVIS DE CHANGEMENT DE RGIME
E 12 MATRIMONIAL
n 10 000 (Loi N 65-770 Du 13 Juillet 1965)
acune II appert d'un jugement rendu le 28 Mai
estion, 24 2009 par le Tribunal de Grande Instance
France de FORT DE FRANCE, homologuant
ure des l'acte reu le 7 Avril 2008 par Matre Mi-
t dans les cheline CONSTANTIN, Notaire associ
utremer de de la Socit Civile Professionnelle "Mi-
essionnels cheline CONSTANTIN et Micheline
npris la lo- CONSTANTIN", titulaire d'un Office No-
hicules de trial FORT DE FRANCE, 78 Rue de la
ux disposi- Rpublique, que les poux:
A&B et 217 Monsieur Nicolas Yves Marie MERIAN,
le Gnral Grant de Socit, n le 18 Fvrier 1976
PLOEMEUR, de Nationalit Franaise,
de l'imma- Madame Murielle Honora FORTUNO,
egistre du Responsable Administratif et Comptable,
ne le 22 Dcembre 1966 POINTE A
PITRE, de Nationalit Franaise
aires Multi Demeurant ensemble, Lieu-dit Viguier -
e 12 Lotissement La Sagesse 97215 RI-
98 SAINT VIERE SALE
Ont adopt le Rgime de la SEPARA-
'85, TION DE BIENS, tel qu'il est rgi par les
quality de articles 1536 et suivants du Code Civil.
it. Pascale MOURIESSE
u Registre Avocat FB 1608
s tenu au
ce de Fort- PUBLICATION JUDICIAIRE
JUGEMENT DE DECLARATION
it D'ABSENCE
FB 1606 CABINET DE MATRE VIVIANE
PRIVAT-FONTAINE
ION AVOCAT LA COUR
ECTIF 128, RUE VICTOR HUGO
97200 FORT DE FRANCE
n date du Par jugement du 29 mai 2009 susceptible
une socit de recours dans les conditions prvues
par l'art 1069 du Nouveau Code de Pro-
/O cdure Civile, le Tribunal de Grande Ins-
ervices Ga- tance de Fort de France statuant
n publiquement, en matire gracieuse, a
dclar l'absence de Monsieur David Ar-









1 /


sne BOCQUET n Fort de France
MARTINIQUE le 30 octobre 1968, la pr-
somption d'absence ayant t constate
par jugement du 03 avril 1 998.
Vu au Parquet le 15/7/2009 FB 1609

CABINET DE MAITRE
MOSE CARETO
AVOCAT LA COUR
1, RUE DE L'ECOLE HTELIRE
97233 SCHOELCHER
TL. : 0596 71 27 39
AVIS DE CONSTITUTION
SCI LULA
SOCIT CIVIL IMMOBILIRE
AU CAPITAL DE 1 000 C
SIGE SOCIAL: C/O MONSIEUR LUC
JOUYE DE GRANDMAISON
RESIDENCE HORIZON II APPT.164
GROUP H ROUTE DE REDOUTE
97200 FORT DE FRANCE
Par acte sous seing priv en date du 26
juin 2009, il a t constitu une socit ci-
vile immobilire :
Denomination social: SCI LULA
Capital : 1000 E divis en 100 parts so-
ciales de 10 chacune, entirement
souscrites et libres.
Sige social : C/o Monsieur Luc JOUYE
de GRANDMAISON Rsidence horizon
II- Appt 164 Groupe H Route de Re-
doute 97200 FORT DE FRANCE
Objet : La proprit, l'acquisition, la ges-
tion, de tous biens immobiliers
Dure : 99 annes.
Grant : Monsieur Luc JOUYE de
GRANDMAISON
La socit sera immatricule au Registre
du commerce et des socits tenu au
greffe du tribunal de commerce de Fort-
de-France.
Pour avis et mention
Le Grant FB 1610

AXA CARAIBES RESEAU VIE
SOCIT ANONYME
AU CAPITAL DE 1.524.000 EUROS
SIGE SOCIAL : CENTRE DILLON
VALMENIRE
97200 FORT DE FRANCE
405 349 606 RCS FORT DE FRANCE
Le conseil d'administration de la socit
AXA CARAIBES RESEAU VIE, lors de
ses runions en date du 23 avril 2009, a
pris acte de la dmission de son man-
dat d'administrateur de Monsieur Patrick
BUTTEAU,
Et en date du 30 juin 2009, a :
pris acte de la dmission de Monsieur
Robert STEPHAN de ses mandates d'ad-
ministrateur et de directeur gnral de la
socit,
coopt Monsieur Roland RIQUELME,
demeurant 8, rue Ferrandire 69008
LYON en quality d'administrateur, puis l'a
nomm directeur gnral de la socit,
en replacement de Monsieur Robert
STEPHAN, dmissionnaire.
Modification sera faite au Registre du
Commerce et des Socits de Fort de
France.
Pour avis,
Le directeur gnral FB 1611

AXA CARAIBES
SOCIT ANONYME AU CAPITAL
DE 3.798.000 EUROS
ENTREPRISE RGIE PAR LE CODE
DES ASSURANCES
SIGE SOCIAL :
CENTRE DILLON VALMENIRE
97200 FORT DE FRANCE
381 150 838 RCS FORT DE FRANCE
Lors de sa runion en date du 30 juin
2009, le Conseil d'Administration de la
socit AXA CARAIBES a :
pris acte de la dmission de Monsieur
Robert STEPHAN de ses mandates d'ad-
ministrateur et de directeur gnral de la
socit,
coopt Monsieur Roland RIQUELME,


demeurant 8, rue Ferrandire 69008
LYON en quality d'administrateur, puis l'a
nomm directeur gnral de la socit,
en replacement de Monsieur Robert
STEPHAN, dmissionnaire.
Modification sera faite au Registre du
Commerce et des Socits de Fort de
France.
Pour avis
Le directeur gnral FB 1612

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seeing priv en date du 10
aot 2009 dment enregistr, il a t
constitu une socit civil immobilire
prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination : VICTORIA 1
Forme : socit civil immobilire.
Capital social : Cent euros diviss en
Cent parts sociales de UN euros, cha-
cune entirement souscrites et libres
en numraires.
Sige : 96 chemin petit bois
97233 SCHOELCHER
Objet: L'acquisition, la vente, la proprit,
la gestion, et plus gnralement l'exploi-
tation par bail, location ou autrement de
tous immeubles btis ou non btis.
Dure : 99 ans.
Grant : Mme Anglique PAUL-LOUIS
pouse KARAM demeurant, 96 chemin
petit bois 97233 SCHOELCHER.
La socit sera immatricule au greffe du
Tribunal de commerce de FORT DE
FRANCE
Pour avis, La grance. FB 1613
AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service de la formation professionnelle,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tel : 05 96 59-64-
60 / tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs publics"
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 28 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Objet du march :
Mission de contrle des organismes de
formation intervenant dans le cadre des
programmes rgionaux de formation pro-
fessionnelle (jeunes et adults) et de l'ap-
prentissage.
FP-ACC-0903
Caractristiques principles : Objectif g-
nral de la prestation :
La prestation de contrle pdagogique a
pour objet de vrifier que les organismes
de formation bnficiant de financement
du Conseil Rgional mettent bien en
oeuvre, une pdagogie adapte aux pu-
blics, des activits et moyens ncessaires
au processes de formation, produisant le
rsultat attend.
Dure d'excution du march : March
pass pour 1 an maximum (avec possibi-
lit d'tre renouvel 2 fois).
Type de march : March bons de com-
mande passer sur la base d'une quan-
tit minimum : 25 contrles et d'une
quantit maximum : 100 contrles, ceci
pour chaque anne.
Lieu d'excution : Sur tout le territoire de
la Martinique
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement :
Fonds propres de la Rgion
Paiement :
Virement administratif
Dlai global de paiement : 40 jours
Prix rvisable
Une advance de 5 % est prvue
Variantes : Non autorises


Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus :
Le dossier de consultation des entre-
prises sera remis gratuitement par le ser-
vice de la Formation professionnelle
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France
Tel 0596 59 64 60
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut tre galement tl-
charge l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures :
- Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
-Situation propre des oprateurs cono-
iniques, (y compris exigences relatives
'!inscrption au registre du commerce ou
de la profession): Renseignements et for-
mialites ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :
-la declaration du candidate (conforme au
modle DC 5 version octobre 2008)
pour chacune des entreprises concur-
ientes ayant vocation tre
Titulaires du march (disponible sur in-
ternet l'adresse suivante :
www.mineli.gouv.fr, thme : marchs pu-
blics).
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
a l'adresse suivante :
http://www.mineli.gouv.fr, thme : mar-
ches publics)
- Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
- presentation d'une liste des principaux
services effectus au course de la
dernire anne, indiquant le montant, la
date et le destinataire public ou
priv. Les prestations de services sont
prouves par des attestations du
destinataire ou, dfaut, par une dcla-
ration du candidate
-Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la
preuve de la capacity du candidate.
- indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des
cadres de l'entreprise, et notamment des
responsables de prestations de
services de mme nature que celle du
march.
Capacits conomique et financire :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires
concernant les services objet du march,
raliss au course du dernier
exercise disponible
-Dclaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les
risques professionnels.
Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
-une description de l'quipement tech-
nique, des measures employes par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'tude et de
recherche de son entreprise ;
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et
l'importance du personnel d'encadrement
au course de la dernire anne.
Critres de jugement des offres :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
La valeur technique de l'offre note sur
10 et affecte d'un coefficient 5 apprcie


partir du dossier technique dtaill re-
quis au du rglement de consultation.
* Le prix de la prestation not sur 10 et af-
fect d'un coefficient 3 qui sera apprcie
partir du montant de l'offre et des sous-
dtails de prix demands par le Conseil
Regional.
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Dlai de validity des offres : 180 jours
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Conseil regional de la Mar-
tinique (service de la formation profes-
sionnelle) ou en ligne l'adresse sus
indique
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus : Conseil regional de la Marti-
nique (service de la formation profession-
nelle) ou en ligne l'adresse sus indique
Date limited de reception des offres : Le 04
septembre 12 H 00 (heure de Marti-
nique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres contre
rcpiss au Conseil Rgional de la Mar-
tinique Service de la Formation profes-
sionnelle rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique
Dlai laiss au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
-B.P 683 97264 Fort-de-France Cedex
Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation : Comit consultatif interdparte-
mental de rglement amiable des litiges
relatifs aux marchs publics de PARIS
(C.C.I.R.A de Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopie : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recourse : Le greffe du
Tribunal administratif
Croix de Bellevue
97200 Fort-de-France
Tl : 0596-71-66-67
Fax: 0596 63.10.08
Transmission des dossiers d'offre par
voie dmatrialise : Autorise
Autres renseignements :
Procdure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offres
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le 10 aot 2009 FB 1614








220 aOK apILs ea ILaoelutiot ltnaaise :

Toussaint Louverture, pre de I'[mancipation

des esclaves


1743-1803. N esclave dans une plantation de
Saint-Domingue, Toussaint Louverture est le premier
leader noir avoir vaincu les forces d'un empire colonial
europen.

1re parties
la fin du XVIle sicle, la colonie de Saint-Domingue, pos-
session franaise depuis le trait de Ryswick de 1697, est la
plus riche des Antilles. La valeur de ses exportations dpasse
mme celle des tats-Unis. La culture de la canne sucre et
celle du caf emploient alors prs de 500 000 esclaves noirs.
Le reste de la population est compos de 32 000 colons
blancs et de 28 000 multres et affranchis. La Rvolution
franaise va compltement changer la donne puisque moins
de quinze ans aprs la prise de la Bastille, l'ancienne
Saint-Domingue aura dfinitivement chass l'occupant de
ses terres. Premire Rpublique noire indpendante,.quaran-
te-trois ans avant la creation du Liberia et plus de cent cin-
quante ans avant la dcolonisation, Hati (de l'arawak Ayiti)
tait auparavant parvenue librer ses travailleurs asservis
grce la fougue et la tnacit d'un homme, un ancien es-
clave devenu gnral, de la Rpublique : Toussaint
Louverture

Ne le 20 mai 1743 dans la plantation du come de Breda,
situee dans la province du nord. pres de Cap-Franais.
Franois-Dominique Toussaint serait le petit-tils d'un roi
nomme Gaou-Guinou qui possdait .une portion de territoire
de J''actuel Bnin Petit-imalihgre. il ..est surnomm
..,1Fatras'Baon du-'itia de'sa laideur -Son ,maitre, Baillon de
Sbe al auratavanta ge ncourageanvnotammen tiaap-
prendre.aie t '.a .ecrre' Selon 'es -lmoignaces l e'
ocher, domestique ou encore garden de btlail Une chose"
gsemble certain Toussint Louverture faith part'"de l mino-
nite privilegie des ngres de grand'case -, qui etait au ser-
1 vice du propritaire de la plantation et qui ne travaillait pas
dans les champs

Toussaint Louverture est affranchi en 1776, a'l'ge de trente-
trois ans Hasard d l'histoire il se libre, .du joug .de
l'esclavagisme l'annee de la declaration d'independance es
Etats-Unis d'Amrique En 1779 son gendr luiloue urne I5ar-
celle-d une quinzaine d'hectares et les esclaves qui y .tra-
vaillent -11 exploitefces terres jusqu'a la Rvolution francaise
et amasse ainsi une petite fortune Le lulur geral anti-escla- -
v. .vagiste n'voquera jamais cet.e priode de sa vie, prferant
mettre en avant son statut d'ancien esclave 'lutot .qe,celui
d'affranchi. Peut-on lui en tenir rigueur ? .


En aot 1791, les esclaves du Nord se rvoltent contre
leurs matres aprs la crmonie vaudoue de
Bois-Caman. Plus de 1 000 Blancs sont gorgs et plu-
sieurs dizaines de plantations incendies. Toussaint
Louverture ne participe pas directement ces vne-
ments. Il rejoint nanmoins rapidement les rangs des insur-
gs en devenant l'aide de camp de Georges Biassou, l'un
des chefs de la rebellion. Fuyant la repression des colons,
celui-ci se rfugie dans la parties orientale de l'le. Allis aux
Espagnols, qui contrlent Santo Domingo (future
Rpublique dominicaine) et, l'poque, en guerre avec la
France, les rvolts y reoivent une formation militaire.
Leur objectif est simple : l'accession la libert. Car si
l'galit des droits entire tous les hommes libres, quelle que
soit leur couleur de peau, est promulgue par la Lgislative
le 4 avril 1792, il n'est, pour l'instant, pas encore question
d'abolir l'esclavage. Toussaint Louverture compete donc
bien profiter de l'aide espagnole et de ses bases arrire s-
curises pour dfaire les Franais esclavagistes. la tte
de ses troupes, il remporte plusieurs succs en 1793. Il est
rapidement nomm gnral des armes du roi d'Espagne.
C'est cette poque qu'on lui donne le surnom de
L'Ouverture. Le 29 aot 1793, dans une clbre dclara-
tion, Toussaint se prsente comme le leader de la rvolu-
tion : J'ai entrepris la vengeance de ma race. le veux que la li-
bert et tgalGt rgnent Saint-Domingue. Vnissez-vous,
frres, et com6attez avec moi pour (a mme cause. Dracinez
avec moi Carbre de Fesclavage. Son aura est jalouse par
ses chefs militaires, qui tentent de le faire liminer, sans
succs.

Les victoires de Toussaint Louverture et des rebelles met-
tent le commissaire Lger-Flicit Sonthonax, l'un des
deux reprsentants de la toute jeune Rpublique franchise
dans une silualion catastrophique. Attaqu de toutes parts
par les Britanniques et les Espagnols. eux-mmes soute-
nus par les colons royalistes en lutte contre la Rpublique
- et les esclaves rvoltes, il est accul dans la partie nord
de lile Le 29 aot ,1793, le jour mme de la declaration de
Toussaint.Louvert.ure. il decide, de son propre chef. d'abolir
'l'esclavage dans le nord de'ia colonie II espre ainsi rallier
a lui 'les nouveaux affranchis Le commissaire-Etienne.'
Polverl lera de mmeme-dans ie.Sud.',Cei acle,.aura".-des..
consequences consi rables sur la suil 'des evnemehns:
puisque aoi oion d:lesclaiage est .nori'seulerientvotee
par la G~ionvention le 4 'levrr 1794 mais elleesI egalemren..
etendue l'ensemble-des possessions franaises-;yani
obtenu ce pour .quoi il se batlait, Toussaint ,Lbuverture
du par l'attitlude des Espagnols. decide de cnanger" e-
camp et reomint celui de la iFRpublique En une annee,' a la
lte de son armee composee de soldats noirs, rultres et .
blancs. il refoule les'Espagnols lusqu'a Santo Domiingo'e"
elimine les derniers loyers de resistance des rebelles..En
juillet 1795, aurol de .ses succs, il est elev au grade de
gnral de brigade, puis de generailde division, en .aot
.1796 "
Philippe Peter
A suivre...




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