Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: June 11, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00115
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

,G\- HiEBDOMADAIRE D'INFORMATION COMMUN\SIE
Iii, ,iii .id1


I Re.n bi et le D opemen v .0


CollecbiF du 5 Furier :
BUr'Thli ;l....-..H


marEinique 2009 :
Le pdays s'enfonce dans
la cruise
Ruant le congrs du 18 juin:
Forcing de la droite
et du grand patronat
contre I'article 7L-1







Jeud 11 Juin 209-Jutc n2 Pg


UN CAS DE GRIPPE A/HINI EN MARTINIQUE


Edit . . . . ... . .p. 3
- Abstention record

Luttes sociales ....... .. 4
- Respect des accords signs
- ATV en attente
- INSEE : prix stables en Martinique
- Le microcrdit : un rempart contre la
crise

Socit ............ .. .
- La march des handicaps
- Augmentation de la violence

Euoopennes ...... .p 7/7
- Elections europnnes bouds
- Les lists d'Outre-Mer
- Un scrutiny sur fond de crise

Eco-social ........ ..10/11
- La crise s'amplidie en Martinique

Statut ............ p. 11/13
- Article 73 ou Article 74 ?

ans leI Mond ...... p. 14
- Gabon : Mort de Omar Bongo
- Moumia Abu Jamal

Annoncss Lgales .p. 14/17

iultupe .......... .p. 20
- Rencontre avec "Aliker"


"JUSTICE"
Administration & Rdaction :
Tl. : 05 96 7186 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
http://wwwiournal-iustice-martiniaue.com



Fondateur :Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 I87526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette : Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl.: 0596 73 14 54


~i0161~4~(~Ce

~~CPOS~


tient et l'agent de la DSDS affect au
contrle sanitaire sont considrs
comme "contacts troits". Ils ont gale-
ment t mis sous traitement TAMIFLU
titre prventif. A la date du 9 juin le
patient est rtabli.
Signalons que l'organisation mondiale
de la sant a recens au 6 juin 21 940
cas de grippe A/HN1 dans le monde,
don't 125 mortels. Les premiers signes
de la grippe A/H1 N1 sont de type grip-
pal : fivre, toux, maux de tte, douleurs
musculaires et articulaires, maux de
gorge et coulements nasaux, parfois
accompagns de vomissements ou de
diarrhe.


LE 14i4ME TITRE POUR LE CLUB FRANCISCAIN


Le Club franciscain a remport l'arra-
ch son 14ime titre de champion de
football de la Martinique. Aprs un
championnat bien dispute, le titre s'est
jou la dernire journe: le Racing
club de Rivire-Pilote, malgr sa vic-
toire, n'a pu conserver son titre, tandis
qu'un nul suffisait aux hommes du pr-
sident Paviot. Le Racing choue
cause d'une meilleure gestion des buts
par les Franciscains. Trois clubs sont


relgus : l'Essor, le New Club et les
Anses d'Arlet Football club, sous r-
serve des decisions prises par les ins-
tances, notamment en ce qui concern
la Samaritaine menace de relgation
pour cause de mise en redressement
judiciaire. Les quipes en lice pour la
qualification pour la ligue Antilles/Mu-
tuelle de Mare-Gaillard sont le Club
Franciscain, le RC Rivire-Pilote, le CS
Case-Pilote et le Rveil Sportif.


CONTRLE DES PIDMIES DE DENGUE


Du 8 juin au 12 juin se tient Fort-de-
France le "(Premier sminaire pour la-
boration d'une stratgie intgre pour la
prevention et Ce contrle de la dengue dans
les Cara6es".
Il s'agit de drparer un project de strat-
gie intgre pour la prevention et le
contrle de la dengue (IMS-dengue)
dans les pays et territoires de langue
anglaise et franaise de la sous-rgion
des Carabes. Prs d'une soixantaine
de participants sont attendus venant
des pays et territoires suivants: An-
guilla, Antigua & Barbuda, Aruba, Ba-
hamas, Barbade, Belize, Bermudes,


Miles vierges britaniques, Iles vierges US,
Miles Caman, Dominique, Guyane fran-
aise, Grenade, Guadeloupe, Guyana,
Hati, Jamaque,
Martinique, Montserrat, Sainte Lucie,
St. Kitts et Nevis, St. Vincent et les
Grenadines, Surinam, Trinidad et To-
bago. Ils devront s'atteler l'labora-
tion d'un plan de mise en euvre (avec
agenda) de la stratgie de gestion int-
gre de prevention et de contrle de la
dengue, afin d'en assurer le suivi et
l'valuation ainsi qu' un plan d'action
global contre les flambes et les pid-
mies de dengue dans les pays anglo-
phones et francophones de la Carabe.


Conference de l Union ds femmes de fa Martinique
Mercredi 17 juin 18h


Au Maximus (ancien karaok, 2e pont
de l'autoroute)
"emmes (Paestiniennes sous

occupation"
Leurs ralits au quotidien ?
Quelles perspectives de paix ?
Avec
Widad Amra : professeure de lettres.


Elle crit des chansons, des pomes,
des textes pour le thtre. Elle est de
mre martiniquaise et de pre palesti-
nien. Elle vient de publier un recueil
de pomes Salam Shalom aux ditions
L'Harmattan.
Mary Anne Blny : membre du comit
Martinique-Palestine, membre de I'UFM
Lecture de textes extraits de films t-
moignages dbat


Samedi 6 juin, la prfecture a rendu pu-
blic le premier cas confirm biologique-
ment de nouvelle grippe A/H1N1 en
Martinique. Il s'agit d'un homme qui re-
venait d'un sjour aux Etats-Unis (Las
Vegas via Porto-Rico). Comme prvu
dans le plan "Pandmiegrippale", le ma-
lade a t pris en charge par le SAMU
972 ds son arrive l'aroport et hos-
pitalis au CHU de La Meynard. Il a im-
mdiatement t mis sous isolement
respiratoire, et sous traitement Tamiflu.
Ds sont arrive en Martinique, l'en-
semble des measures de confinement
ont t mises en oeuvre par les autorits
sanitaires afin d'viter toute contamina-
tion secondaire. Seuls l'pouse du pa-










EUROPENNES : DERRIERE LE TAUX D'ABSTENTION RECORD,

L'ASPIRATION UN POUVOIR MARTINIQUAIS PLUS PROCHE


Le taux de participation des Martini-
quais aux lections europennes a t
parmi les plus faibles depuis que ce
scrutiny existe en 1979 : 13,8 % contre
16,5 % en moyenne. A peine plus d'un
lecteur de notre pays sur 10 (4 sur 10
en France) s'est dplac pour.mettre
un bulletin dans l'urne. L'Europe rest
loin gographiquement, politiquement
et affectivement. Les campagnes sur
l'argent que "donne"l'Europe n'y chan-
gent rien. Et c'est vrai : nous ne
sommes pas europens. Cependant
les decisions qui se prennent dans les
instances europennes concernent la
vie quotidienne de notre people, son
mode de dveloppement, ses relations
avec son environnement gogra-
phique. Nous ne pouvons les ignorer.
Le Parti Communiste Martiniquais
avait raison d'inviter les Martiniquais
s'emparer des questions relatives
nos relations avec l'Union europenne
et voter pour la liste '"l1iance des
Outre-mers", la seule constitute de
forces manant des peuples des pays
de ce qu'on appelle l'Outre-mer.
Cette abstention traduit sans doute
une volont que le pouvoir soit plus
proche des citoyens de ce pays et qu'il
y soit territorialement install. Cela ex-
prime aussi, comme ailleurs, une d-
fiance envers cette construction
europenne ultralibrale qui se fait
contre les peuples et au profit des in-
trts capitalistes.
En Martinique, la candidate de l'Al-
liance des outre-mers, Madeleine de
Grandmaison, arrive en tte avec 14
686 suffrages et 39,41 % des votes ex-
prims. C'est une satisfaction. Elle a
dclar : "Je constate simplement que je
ralse un score similaire celui de 2004
oj'tais soutenuspar erPM. Jegagne
sur toutes les communes et (France (..) Maintenant fa fisteAfRance
a gagn un sige et nous continuerons
travaiferd concertpourcontinuere tra-
vai'entrepr (...)"
En effet, Elie Hoarau, le secrtaire g-
nral du Parti communist runionnais
et tte de liste de l'Alliance des Outre-
mers, fait parties avec Maurice Ponga
(UMP) et Patrice Tirolien (PS) des trois
lus de la circonscription outre-mer.
La defense des spcificits de notre


pays et de nos intrts ncessitera une
vigilance accrue face aux menaces de
suppression de l'octroi de mer et la
ncessit faire voluer et converger les
status de RUP et de PTOM reconnue
mme par I'UMP.
Mais il ne faut pas oublier que la droite
UMP est arrive en tte en outre-mer
avec 29,69 % des voix. Immdiate-
ment le Secrtaire d'Etat l'Outre-mer,
Yves Jego, s'en est flicit soulignant
que "aprs lessemaines que nous avons
connues et lapflusgrande cruise qu'ait tra-
vers foutre-mer depuis [s diL demires
annes, ce scrutiny tmoigne que e travait
engagpar la majoritprsientielle n'est
pas rejet, au contraire puisque nous
sommes en tte. C'est un encouragement
poursuivre, aller de avant, notam-
ment l processus des tats gnrauxqui
doit a6outir un nouveau mode. J'ai E
sentiment que ls ultra- marines ont
quelque part aussi confort ce choix du
president de la Le pouvoir veut tirer parti de ce scrutiny
pour lgitimer les conclusions pr- ta-
blies des Etats gnraux, en particulier
sur la question institutionnelle qui a fait
l'objet d'un vritable hold-up de la part
de la droite, des bks et du patronat
contre l'article 74 et l'Autonomie et
pour le statu quo dans l'article 73. Une
bourgeoisie qui mne une offensive
tambour battant.
Nous devons tirer aussi des enseigne-
ments du scrutiny en France et
l'chelle de l'Europe : pousse de la
droite, recul de la social-dmocratie en
crise, essor indit des cologistes,
perce de l'extrme-droite dans de
nombreux pays. Ces lections tradui-
sent un dsarroi des citoyens accru
par la crise auquel la gauche ne par-
vient pas rpondre et la difficult
faire merger une alternative forte et
credible aux politiques librales. Ces
rsultats montrent un vrai divorce entire
les peuples europens et la construc-
tion europenne.
Sarkozy et les hommes de I'UMP veu-
lent tirer argument du fait qu'ils sont ar-
rivs en tte (en fait un votant sur
quatre) pour poursuivre et acclrer
leurs politiques librales, de concur-
rence tout va, de case social, de


% ev


confiscation du pouvoir et des mdias.
Le Front de gauche, coalition du PCF,
du Parti de Gauche et de la Gauche
unitaire issue du NPA, malgr la cen-
sure des mdias, devance le NPA
d'Olivier Besancenot qui a voulu faire
bande part. Ses dputs pourront
dnoncer et dvoiler ce qui s'ourdit
contre dans les institutions euro-
pennes contre les travailleurs. Il a
cr l'espoir gauche. Ces rsultats
devraient permettre de renforcer le
nombre de dputs europens fran-
ais qui iront siger au group de la
Gauche unitaire europenne au Parle-
ment europen. Le Parti Communiste
Franais a comment l'action du Front
de Gauche ainsi: "Sa champagne aper-
mis d'ouvrir un Lbat constructifsur es
conditions d'une alternative gauche. La
dynamique unitaire etpotique cre par
cette champagne a suscit un intrt crois-
sant.
Nous en Martinique, nous devons
continue lutter pour le Rassemble-
ment le plus large des forces de pro-
grs pour avancer vers la
Responsabilit martiniquaise et lever
les obstacles dresss par une droite et
un patronat revigors et plus mobiliss
que jamais afin de maintenir leur vieille
socit colonial en crise.
Plus que jamais nous devons garder le
cap pour, tout en nous appuyant sur
les forces dmocratiques en France et
en Europe, domicilier le maximum de
pouvoirs dans notre pays et ainsi en-
gager une politique de dveloppement
nouvelle et construire le changement.
Michel Branchi










Coectif du 5fvrier: POUR LE RESPECT DES ACCORDS SIGNS


Pas l'affluence des grands jours, mais
une salle pleine pour entendre et
changer avec les dirigeants du Collec-
tif du 5 fvrier le vendredi 5 juin la Mai-
son des syndicats. Il s'agissait de faire
le point depuis la fin de la mobilisation
sur deux aspects : la baisse des prix et
les salaires. Auparavant Philipe Pierre-
Charles devait mettre en exergue le ra-
lentissement de la ngociation sur une
srie de dossiers. A cet effet, le Collec-
tif a interpell le prfet pour une reliance
de ces commissions qui sont restes en
stand by. Il mettra l'accent sur Je fait que
ses membres ont
une activity perma- .
nente et qu'il es-
pre en arriver un ..
front antillo-guya-
nais pour trouver
des rponses la
question relative
aux minima so-
ciaux. Les syndica-
listes sont
conscients qu'il faut
un "rapport de force
pour o6tenir un r-
sultat". Le Collectif
a galement d-
nonc ceux qui
veulent faire croire
que rien n'a t i t
gagn, "oui if y a
des victoires mais
nous devons rester
vigilants pour Cimposer". Et de rench-
rir : "nous n'avonspas encore o6tenu assez
certainement". La grve des grants de
stations-service a t galement vo-
que avec la mise en garde du Collectif
contre une augmentation des prix des
carburants. Il estime que les grants,
qui militent "pour une augmentation soi
distant au profit des salaries" devront ci-
bler les actionnaires ptroliers avec les
profits dmesurs. En rappelant qu'il
dfend l'emploi et la population. "Les ac-
cords signs ne sont pas respects" s'em-


portent les membres du Collectif. Et la
salle fait cho : "on n'a pas fait 38jours
de grve pour souffrir autant auxj caisses.
Nous ne demandions pas la charit". Le
ton est donn sur la question des prix,
c'est la colre qui prime. Selon certain,
personnel ne pouvait penser qu'on au-
rait tout mis plat en deux mois, "nous
tions en lutte contre la chert de la vie et
nous le sommes toujours". Il a t
constat que les 400 articles ne sont
toujours pas au rendez-vous de la
baisse des prix. Selon les accords, des


products de substitution devaient pren-
dre place dans les rayons, ce n'est pas
le cas. Le double affichage pour les pro-
duits locaux est inexistant. Par ailleurs
une srie d'articles ont t augments.
Telles sont quelques unes des obser-
vations faites par les membres des dif-
frentes commissions sur le terrain.
Les enseignes de la grande distribution
ont pli mais n'ont pas capitul, fera
ressortir un dirigeant. Si l'heure est
l'information et la responsabilisation de
chacun devant les tals, beaucoup de
presents sont convaincus qu'il faudra
reprendre le combat. En attendant, le


Collectif souhaite que chacun "devienne
des militants de la 6aisse desprix", serein
sur sa capacity de mobilisation si aucun
changement n'intervient. Un appel a t
lanc afin de renforcer les commissions
de contrle et de suivi qui sillonnent le
pays. On remarquera que la ncessit
d'un changement du systme est appa-
rue encore plus clairement beaucoup.
Tel ce militant qui observe : "Ilfautfaire
comprendre que nous voulons un change-
ment de vie devant [a consommation, or
la masse toujours Ce malcaddie".
Sur la question des sa-
laires, selon Jean Joel
Lamain, l non plus
personnel ne respect
les accords signs le
-. 11 mars derniers.
D'abord les patrons
qui remettent en cause
la base de salaire pour
calculer l'augmenta-
tion des salaires au-
dessus de 1.4 SMIC.
L'esprit de l'accord
tait une base an-
nuelle comprenant les
primes et le 13ime
mois, rap lle-t-il.
Autre pomme dis-
corde, les prlve-
ments de RDS et
CSG. "L'Etat ne res-
pecte pas 'accord en
prlevant le RDS sur le
RT.1 ; comment les entreprises ne front
pas de mme ? ", s'emporte Lamain. Il ap-
pelle les salaries faire preuve de vigi-
lance sur cette question.
Le Collectif a dcid de repartir en cam-
pagne d'explication puisque le vendredi
12 juin, il sera au Carbet et le vendredi
19 Basse-Pointe. Le Collectif entend
prendre les dispositions pour que les
accords soient appliqus sinon il fau-
dra 'frapperun coup pour nousfaire res-
pecter".
C.B


ATV EN ATTENTE


Les salaries d'Antilles tlvision devront
attendre le 23 juin prochain pour savoir
quelle sera la destine de la socit, qui
a un passif de plus de 4 millions d'eu-
ros. A cette date, le tribunal devra d-
cider s'il cde la chane ou accepted le
plan de continuation prsent par le
group Monplaisir. Il aura le choix


entire deux plans de cession et le plan
de continuation de l'actuelle direction.
Ces offres ont t dposes dans le
cadre de la procedure de redressement
judiciaire initie en janvier 2009. La pre-
mire offre est chapeaute par Barbara
Jean-Elie, ancienne rdactrice en chef
autour du conglomrat Outremer Tele-


com Trace TV Antenne Runion. La
second offre est porte par l'un des
collaborateurs de la chane, Jean-
Claude Asselin de Beauville, en parte-
nariat avec des entrepreneurs locaux.
Qui assurera l'avenir de la chane et de
son personnel, dj dcim par l'ac-
tuelle direction?







LUTTIES 81)1; E ui 11 Juin 2009 Justice PgeY


Selon r'ISEE-Martinique : DE FVRIER AVRIL 2009,


LES


PRIX SONT RESTS GLOBALEMENT STABLES LA MARTINIOUE


Les legumes moins cners mais les iruis s envoienr


Aprs la priode des soldes de janvier,
l'volution trimestrielle des prix la
consommation en Martinique marque
un lger flchissement (-0,6%) d prin-
cipalement la baisse des prix des ser-


vices (-1,1%) et la stabili-
sation des prix de l'alimen-
tation (-0,5%) tous deux
compenss par l'accroisse-
ment des prix des products
manufactures (+1,3%).
Pour les products alimen-
taires, les prix ont lgre-
ment baiss (-0,8%).
Cependant, si les lgumes
sont moins chers (-10,7%),
les fruits (+6,1%), les pois-
sons (+3,5%), les viandes
(+2,4%) et les eaux, bois-
sons gazeuses, jus de fruits
et de lgumes (+1,3%) ont
augment beaucoup plus
vite que la moyenne.
Les boissons alcoolises
(+2,5%) et le tabac
(+14,8%) confirment leurs
tendances inflationnistes.
La hausse des prix des


products manufactures (+1,3%), est
imputable l'accroissement sensible
des prix de l'habillement et des chaus-
sures (+2,0%).
Les prix de l'nergie sont en forte


baisse (-6,5%), grce la diminution
sensible des prix des carburants
(-8,8%). Le super est 1,08 / et le ga-
zole est 0,84 /l1 depuis fvrier 2009.
De mme, la baisse des prix des ser-
vices (-1,1%) est essentiellement im-
putable la baisse des prix des
transports et communications (-5,7%) et
des prix des services de sant (-1,2%),
tandis que les prix des loyers et ser-
vices rattachs poursuivent leur hausse
(+0,4%).
Sur un an l'volution des prix est de
+0,1 %.
Rappelons que les prix BC Ba se sont
appliqus computer du 14 avril 2009.
Voil qui va l'encontre du sentiment
que "tout a augment.
Il faudra voir dans le dtail si en mai on
enregistre une volution sur les denres
de base.
De mme, il sera intressant d'observer
si la baisse des taux de l'octroi de mer
sur 200 categories de products se re-
trouve dans les prix (cf justice no 23). Le
group Leader Price en a fait un argu-
ment de publicity.
M.B.


LE MICROCREDIT, UN ATOUT DANS LA CRISE


L'exemple du professeur Muhammad
Yunus, conomiste du Bangladesh, qui
fait vivre conomiquement une large
parties de la population grce au micro-
crdit, ne cesse de faire des adeptes.
La crise capitalist et le
refuse des banques de pren-
dre en compete les micro-
projets incident de plus en
plus d'entrepreneurs frap-
per la porte des orga-
nismes attribuant ces
microcrdits. En Marti-
nique, l'Association pour le
droit l'initiative cono-
mique (ADIE), installe il y
a deux ans, aide les per-
sonnes qui ne peuvent pas
accder aux banques et
sont dsireuses de crer
leur entreprise. Elle permet
l'mergence de nouvelles
activits conomiques.
Claude Lise, president du
Conseil gnral, a dclar le vendredi
5 juin, lors de la semaine du microcr-
dit: "1a volont du Conseilgnralest 6ien
defaire du microcrdit un mode definan-
cement rpandu en Martinique dans la


measure o i est particulirement adapt
notre situation conomique et social (..)
carfondement d'une vraie politique co-
nomique, durable et solidaire". L'ADIE


Un outil crateur d'emplois et de richesses

bnficie du soutien du Conseil gnral
qui lui octroie une aide, porte
70 000 cette anne. Si elle permet
aux personnel de retrouver got au tra-
vail et une dignit perdue, elle contri-
bue galement une baisse des efforts


de la collectivit en matire d'aides so-
ciales. En deux ans, un million d'euros
ont t accords 436 porteurs de pro-
jets dans diffrents secteurs cono-
miques, pour un prt moyen de 2 200.
D'aprs les tudes de I'ADIE,
64 % des porteurs sont des
femmes; le niveau d'tudes va
du BEP au CAP; 62% ont entire
30 et 50 ans et 15 % moins de
30 ans; enfin 52 % sont bn-
ficiaires des minima sociaux. Le
directeur FLOC Gwlo souligne
S le fait que les taux d'impays ne
dpassent pas 5 %. De leur
ct, un certain nombre de
porteurs de projects ont fait part
de leur experience, mettant en
avant l'accompagnement offert
par I'ADIE. Il y a en effet une
quipe de 12 bnvoles qui ac-
compagnent les porteurs de
projects.
L'Association envisage de
crer la rentre un centre de res-
sources pour les futures entrepreneurs,
un space ddi la creation d'entre-
prises.
C.B










LA MARCH DE L'ESPOIR


Mercredi 3 juin, la Coordination des as-
sociations de personnel handicapes,
associe la Mission des personnel
ges et handicapes de la ville de
Fort-de-France, a organis une march
silencieuse qui se voulait digne. Ce sont
environ 150 personnel qui ont dfil de
la Rue Lazare Carnot au Front de mer.
Les objectifs de cette manifestation : ne
plus cacher les personnel handica-
pes, changer le regard encore mpri-
sant de la population, sensibiliser
celle-ci aux problmes que rencontrent
les handicaps au quotidien. Ces der-
niers ne sont pas des problmes,
comme l'a rappel une pancarte : "'u-
jourd'hui, c'est moi. Demain, c'est toi.
Rspecte-moi Convenance et accessibilit
pour tous ". Les demands des asso-
ciations portent sur le respect d aux
handicaps aussi sur des structures
comme Une unit pdagogique d'int-
gration, un Institut mdico-professionnel
pour adolescents dficients et un cen-
tre d'apprentissage spcialis. Arrives
au front de mer, les associations ont t
reues par la municipalit foyalaise.
Ils ont dit...
Vronique Rgent : "Je reprsente l'as-
sociation des sclross en plaques de la
'artinique. Je dfile pour montrer aux
personnel valides que nous comptons dans
la socit. Nos voix competent dans tous
Ces sens du terme. Lors des lections, nous


sommes sollicits. Les gens se sou-
viennent que nous existons. Ilfaut
composer avec nous. S'ils acceptent
notre presence, nous allons rayonner

Lest vrai que je ne peuxplus exercer
mon mtier de styliste modliste.
9Mais mon handicap m'a permis de
longere" en moi J'aime ce queje suis
revenue. Je suis persuade que dans
mon fauteuil roulant j'ai une mis-
sion".

Un handicap citoyen: "Les pro6bemes
rcurrents que les handicaps rencontrent
sont des probl6mes de cheminement sur la
voie publique. Les trottoirs ne sont pas
amnags. Wous pouvons rarement acc-
der auxtablissements. Quant auxplaces
de parking rserves aux_ invalides, 9/10
d'entre elles sont occupes par des indivi-
dus qui n ont pas droit. Je rappelle que
les automobilistes sont en infraction. Ils
encourent une contravention de 90 euros
et moins trois points sur l permits. Ce sont
fes autorits qui doivent faire respecter la
loi de 1975, mise jourle 11fvrier2005
(ndrf: loi pour l'galit des droits et des
chances, [a participation et la citoyennet
des personnel handicapes)".


Les handicaps veulent tre couts


Maguy Dardanun, interprte la F-
dration des sourds de la Martinique :
"Dans tous les domaines de la vie, [es per-
sonnes sources et muettes, Ces invalides en
gnral, sont prives de choses lmen-
taires. Par exemple, elles ont du mal
s'informer. Mme si Ces Collectivits ont
fait un effort en mettant 'antenne une
interprte, cela n'est pas suffisant, ilfau-
drait y ajouter des sous-titres aux mis-
sions retransmises, entire autres. De
multiples dossiers ont t dposs qFO
ou ATf mais if nous est rtt Tu qu'il
n'y a pas d'argent pour ce di, 'sitif.
Nous ne savons plus quells portes fap-
per".
R. Zphir


RFLEXIONS SUR OUELQUES FAITS DIVERS RCENTS


La lecture du quotidien France- Antilles
-qui sait comment utiliser l'actualit
pour accrotre ses ventes- permet d'ap-
prcier l'inquitante augmentation des
faits divers en Martinique. Chacune de
ses livraisons, par ses rvlations,
donne rflchir sur le mal profound qui
ronge notre socit, un mal qui se tra-
duit par des braquages, des agressions
physiques, des insultes gratuites, par la
consommalon de stupfiants qui dtra-
quent le cerveau et transforment le
corps en squelette. Notre Martinique d-
boussole devient de plus en plus vio-
lente: le mal s'tend gographiquement,.
ignorant la frontire entire ville et cam-
pagne, aid par la soif d'argent et de
plaisirs fugaces, encourage par toutes
sortes de trafics. La peur donne la main
l'indiffrence, et s'installe dans les es-
prits une resignation malsaine pouvant
faire place cependant la tentation
tout aussi malsaine de faire justice soi-
mme.
Prenons par example le numro du 3


juin dernier. Qu'y lisons-nous? D'abord
qu'un homme dcouvert Ducos dans
la nuit de dimanche lundi est incapa-
ble de dcliner son identity. S'agit-il d'un
malade mental martiniquais ou tranger
la Martinique ? Serait-ce quelque vic-
time de la drogue, devenu amnsique
et rejet par sa famille? Ce qui est sr,
c'est que la drogue continue de faire
des ravages chez nous, comme le
montre l'autre fait divers rapport dans
ce mme numro: Schoelcher, un
homme de 38 ans, consommateur de
crack, a frapp trs violemment un
autre (son crancier) l'aide d'un cble
lectrique, pour une dette lie ce stu-
pfiant.
Le lendemain 4 juin, France-Antilles
nous rassure: "Trois Trinitens ont it
interpellis entire la nuit de fundi et la ma-
tine d'hier. Ils sont suspects d'avoir coin
mis deux car jacking au R6pbert et
Fort-de-France au course d'une fofle soi-
re ce fundi" (page 2). Le "carjacki@i"


est une nouveaut venue des Etats-
Unis. Nous sommes modernes et ou-
verts au monde. N'est-ce pas? Outre
que les trois suspects n'avaient pas en-
core avou, il semble qu'ils ne seraient
inquits que pour deux "carjacking",
alors que quatre avaient t commis
en quatre jours la semaine prcdente.
Pouvons-nous tre vraiment rassurs?
Oui, si nous considrons la rapidit
avec laquelle la police rsout certain
cas, comme celui mentionn prc-
demment et celui de ce jeune qui avait
feint un malaise alors qu'il tait entendu
au commissariat de la rue Victor Svre
puis s'tait enfui du CHU de La Mey-
nad IIl a t rattrap le lendemain de
sa fuiiiu
On voit do tollos scnos longueur de
jouiiiiino 'i la looivision et au cinma.
Notio jounw.s; ost a la bonne cole,
llh u nM. Belrose
M. Belrose











L 'EUROPE NE FAIT PAS BOUGER LES LECTEURS


Un mode de scrutiny complex qui a drout les lecteurs


Qu'elle fut longue et terne cette journe
lectorale pour le personnel affect
dans les 305 bureaux de vote rpartis
sur la Martinique. Le scrutiny europen
n'a pas fait vibrer les Martiniquais, et ce
encore moins qu'en 2004. Sur les 297
952 seuls 41 209 se sont rendus aux
urnes. L'abstention a t la grande ga-
gnante, elle frle les 87 %. Sur les onze
listes qui se sont dclares, seules 6
ont t mises la disposition des lec-


teurs dans les bureaux de vote, les au-
tres demandant que soit tlcharg leur
bulletin. Depuis 1979, les citoyens tien-
nent encore souvent les enjeux de ce
scrutiny pour trop loigns de leurs
proccupations quotidiehnes. Il est vrai
que la champagne morne et la com-
plexit de l'lection n'avaient pas de
quoi susciter l'enthousiasme. D'autres
facteurs sont mis en avant pour expli-
quer le peu de consideration de ces


lections par les Martiniquais. Ils ne
sont pas les seuls puisque sur la cir-
conscription Outre-mer compose de
1 635 133 inscrits, pas plus de 23% ont
marqu un intrt pour le scrutiny. Ce
score tait d'un peu plus de 27 % en
2004. L'Europe, prsente comme dis-
pensatrice de fonds, mais pas vue
comme une menace contre notre octroi
de mer, n'a pas mobilis. Le mode de
rpartition des siges, dnonc durant
la champagne, a fait une fois de plus des
lecteurs runionnais qui se sont un
peu plus mobiliss (33%) les dcideurs
des dputs europens. Une rpartition
qui ne rpond toujours pas aux attentes.
Au niveau de la circonscription Outre-
mer, la liste de I'UMP (29,69%),
conduite par Marie-Luce Pinchard arrive
en premiere position. La tte de liste de
la section pacifique Maurice Ponga, se-
cond sur la liste UMP, est lu. Le
deuxime sige de dpute revient l'Al-
liance des Outre-mers conduite par Elie
Hoaroau avec 21,01% des suffrages. Il
est le premier de la section Ocan In-
dien. Le poste de troisime dput est
accord la tte de liste du Parti socia-
liste sur la section Atlantique Patrice Ti-
rolien (20,02%). Des lus qui auront
dfendre les intrts des Outremers
dans un context de mence grandis-
sante.


RSULTATS5


MARTINIOUE


RSULTATS GLOBAUX


Inscrits
Abstentions
Votants
Blancs ou nuls
Exprims


Nombre
297 952
256 743
41 209
3944
37 265


% Inscrits % Votants


86,17
13,83
1,32
12,51


9,57
90,43


Inscrits
Abstentions
Votants
Blancs ou nuls
Exprims


Nombre % Inscrits
1 635 133
1 259 292 77,01
375 841 22,99
27902 1,71
347 939 21,28


Liste conduite par
M. Daniel mugerin (LDVD)
Mme Amandine dalmasso (LAUT)
.Mme Erika Kuttner-Perreau (LDVD)
M. Elie Hoarau (LDVG)
M. Harry Durimel (LVEC)
M. Jacques Etienne (LAUT)
M. Grgoire Andriantsalama (LAUT)
Mme Ericka Bareigts (LSOC)
Mme Annie Marciniak (LAUT)
Mme Marie-Luce Penchard (LMAJ)
M. Gino Ponin-Ballom (LCMD)


Voix % Exprims Liste conduite par
0 0,00 M. Daniel Mugerin (LDVD)
2 0,01 Mme Amandine Dalmasso (LAUT)
986 2,65 Mme Erika Kuttner-Perreau (LDVD)
14 686 39,41 M. Elie Hoarau (LDVG)
3799 10,19 M. Harry Durimel (LVEC)
11 0,03 M. Jacques Etienne (LAUT)
21 0,06 M. Grgoire Andriantsalama (LAUT)
5 395 14,48 Mme Ericka Bareigts (LSOC)
3 0,01 Mme Annie Marciniak (LAUT)
8 984 24,11 Mme Marie-Luce Penchard (LMAJ)
3 378 9,06 M. Gino Ponin-Ballom (LCMD)


Voix % Exprims
227 0,07
106 0,03
10032 2,88
73117 21,01
56497 16,24
1 547 0,44
175 0,05
70 492 20,26
102 0,03
103314 29,69
32 330 9,29


% Votants



7,42
92,58


Liste Elus
Alliance des Outre-Mers (LDVG) M. Elie Hoarau Section Ocan Indien (02)
"Changer [Europe maintenant, avec [es socialites" (LSOC) M. Patrice Tirolien Section Atlantique (01)
"QuandlEurope veut, [Europepeut" (LMAJ) M. Maurice Ponga Section Pacifique (03)










BREVE ANALYSE DE LA COMPOSITION DES LISTS D'OUTRE-MER


La liste de Madeleine de Grandmaison sort premiere en Martinique


Les diffrents pays qui constituent "Pou-
tre- merfranais" ont t' regroups, on
le sait, dans une seule "circonscription"
divise en trois "sections" gogra-
phiques : Ocan Indien, Pacifique et At-
lantique, tant entendu que sur chaque
liste devaient figure des candidates
issues de chacune de ces "sections".
Ainsi, les lecteurs taient-ils appels
voter pour des hommes et des
femmes qu'ils ne connaissaient absolu-
ment pas ou don't ils avaient tout just
vu le visage la tlvision ou sur
quelque profession de foi.
L'analyse des 6 bulletins de vote offers
au choix des Martinique permet de faire
un certain nombre d'observations rela-
tives ce qu'on pourrait appeler la "p-
dagogie lectorale" des organizations
politiques engages dans la competition
et la classification social des candi-
dats.
"L'outre-mer" tant vaste et clat sur
trois continents, on aurait pu s'attendre
voir les candidates prsenter aux lec-
teurs la composition de leur "circons-
cription". Mais seule la "listeAlliance des
Outre-Mers"y a pens, qui a inscrit sur
son bulletin, sans tenir compete, il est
vrai, de l'ordre alphabtique ni de la lo-
calisation gographique : "La union.
Martinique. Polynsie TFranaise. quade-
loupe. uyane. Mayotte. Nouvelle-Cal-
donie. St (Barthlemy. St 9Martin. St
On constate par ailleurs que seules la
"ListeAflliance des Outre-Mer", conduite
par Elie Hoarau et la liste "Quandl(Eu-
rope veut, [Europe peut", Majorit Pr-
sidentielle, conduite par Marie-Luce


Penchard ont eu l'intelligence de pr-
senter leurs candidates par section :
chaque bulletin est divis en trois co-
lonnes don't chacune reprsente une
"section" et comporte trois noms. De
cette manire l'lecteur de la "section"
concerne n'a aucun mal identifier le
ou les candidates qui lui sont families.
Deux autres listes ("Outre-mersolidaire ,
soutenue par Franois Bayrou, et "Eu-
rope Ecologie", avec Daniel Cohn-Ben-
dit, Eva Joly et Jos Bov) ont prfr
mettre en avant leurs trois premiers
candidates, don't les noms ont t crits
en gros caractres, tandis que sur la
liste "de Villiers", seul le nom du premier
candidate se distingue des autres par
l'criture. Le Parti socialist, quant lui,
a opt pour un autre procd: faire figu-
rer au recto du bulletin de vote la photo
de trois candidates reprsentant chacun
une "section" diffrente, bien qu'au
verso celui de la "section" Pacifique
(Keitapu Maamaatuaiahutapu) appa-
raisse comme occu-
pant la quatrime
place, la troisime
tant rserve la
Martiniquaise Ca-
therine Neris.
Quatre listes ont
prsent trois candi-
dats par "section".
"Europe Ecologie" -_
en a prsent trois
pour la "section" -
Ocan Indien, qua-
tre pour la "section"
Atlantique et deux
pour la "section" Pa-
cifique, tandis que la


"lste de Vifiers" n'en a trouv que deux
pour la "section" Ocan Indien et deux
pour la "section" Pacifique.
Dtail important : seule la "Liste )Aliance
des Outre-mers" n'est pas une manation
de quelque parti ou coalition de parties
politiques franais.
Quelle que soit la liste considre, on
constate une nette prdominance des
candidates appartenant la classes
moyenne, la catgorie des fonction-
naires singulirement. Certains sont
des lus, voire des ministres ou d'an-
ciens ministres (des gouvernements de
Nouvelle-Caldonie ou de Polynsie).
Cette election, malgr le fort taux d'abs-
tention qui I'a caractrise, aura permis
de rappeler la diversity humaine et ins-
titutionnelle de "l'Outre-mer", c'est--
dire, des restes de l'empire colonial
franais. Durant la champagne lecto-
rale, on a entendu toutes sortes de dis-
cours sur les relations existant ou
devant exister entire cet "outre-mer" et
l'Europe. Certains ont prtendu avec
une fiert servile que "'outre-mer"tait
une "chance" pour l'Europe, tandis que
d'autres, plus dignes, rappelait l'Eu-
rope ses obligations enver. "'outre-
mer", qui elle doit en grande p, 'ie sa
prosprit.
Intgrs malgr nous dans cette Eu-
rope qui n'en finit pas de s'largir, nous
devons lutter pour y faire valoir nos
droits, et surtout pour combattre, avec
les forces progressistes europennes,
le libralisme prdateur et le libre-
changisme destructeur qui y ont t
rigs en dogmes par les dfenseurs
des intrts des puissances financires
et des nations imprialistes dominantes.
M. Belrose


Seule la liste "Alliance des Uutre-Mer n etant pas iemanaton ae paris Tranais










LES SECOUSSES D UN SCRUTINY DANS LA CRISES


elections europennes. L'UMP arrive
en tte du scrutiny, loin devant le PS,
qui s'effondre. Les listes Europe
cologie ralisent une perce in-
dite. Le Front de gauche devance le
NPA.

Qu'importe que les lecteurs aient mas-
sivement boud les rrnes (autour de 60
% d'abstention). Le mot d'ordre a com-
menc circuler tt, hier en dbut de
soire, dans les rangs UMP : adopter un
ton triomphaliste et se rjouir bruyam-
ment du rsultat de la majority prsi-
dentielle. 20 heures, le parti
sarkozyste, en tte, tait crdit, selon
plusieurs sondages sorties des urnes,
d'un rsultat autour de 28 % (contre
16,64 % en 2004). Loin devant un PS
donn autour de 17 %, suivi des listes
Europe cologie, qui ralisent une per-
ce, entire 15 et 16 %.
Le Front de gauche, '
la mme heure, tait
donn 6,8 %, devant
le NPA (autour de 5
%). Le FN se situait
aux alentours de 6 %,
devant les souverai-
nistes de Libertas (en-
viron 5 %). Quant au
Modem, il recueille un
peu plus de 8 %, trs
en dessous du score
de I'UDF en 2004
(11,96).
La droite au pouvoir
espre tirer argument
de cette premiere
place pour faire valoir
la poursuite, voire l'ac- j
clration de ses poli-
tiques librales. "Nous avons rform,
mme lorsque [es opposition taient
fortes. (...) Nous n'avons pas cd, et ce
faisant nous donnons awuyeuw de fEu-
rope une image rnove du modle social
franais",'s'tait vant Franois Fillon
jeudi soir, au Palais des sports, lors du
dernier meeting de I'UMP. Un autosa-
tisfecit en forme d'avertissement, venu
d'un premier ministry qui s'est dit dter-
min se battre "pour la mise en oeuvre
du trait de Lis6onne".

Le PS s'effondre
Cette lecture en trompe-l'oeil une ma-
jorit d'lecteurs s'est prononce pour
des listes ouvertement hostile Nico-
las Sarkozy est encourage par le cin-
glant revers essuy par le Parti
socialist; Les insistants appeals de Mar-


tine Aubry au "vote utile", dans la der-
nire ligne droite de la champagne, n'au-
ront pas t entendus. Alors qu'il avait
enregistr le score exceptionnel de 28,9
% des voix en 2004, le PS perdrait la
moiti de ses voix. Une tendance ob-
servable partout en Europe, o les
conservateurs, mme au pouvoir, de-
vancent dans de nombreux pays une
social-dmocratie en crise. Il semblerait
que cet effondrement soit sensible
jusque dans des bastions socialists
traditionnels, comme dans le Nord, la
region de la premiere secrtaire du PS.

Perce verte
Indniablement, l'un des points saillants
de cette election est la perce ralise
par les listes Europe cologie. Alors
que les Verts n'avaient obtenu, en
2004, que 7,41 % des suffrages, ils ta-


ean-Luc Mlenchon, Marie-George Buffet, et Ren Picquet

lonneraient, cette fois, la troisime
place, le Parti socialist, signe que la
preoccupation cologique s'est impo-
se comme une priority dans une im-
portante frange de l'lectorat. Une
urgence cologique qui a relgu l'ar-
rire-plan, aux yeux de nombrex ci-
toyens, les options idologiques d'un
Daniel Cohn-Bendit prompt, lors du
mandate coul, appuyer certaines di-
rectives de Mibralisation. En enrlant
Jos Bov dans son rassemblement
htroclite, l'ex-soixante-huitard est par-
venu faire oublier la champagne achar-
ne qu'il mena en 2005 en faveur du
"ou" la constitution europenne. Une
champagne lors de laquelle il n'hsita
pas faire estrade commune 'avec
Franois Bayrou, qu'il devance large-
ment aujourd'hui aprs la lamentable
empoignade qui les a opposs jeudi soir


sur le plateau de France 2.


Le Front de gauche
gauche, les premires tendances
semblaient confirmer la perce du Front
de gauche observe, en fin de cam-
pagne, par les institute de sondage.
Avec un rsultat autour de 6,5 %, cette
coalition du PCF, du Parti de gauche et
de la Gauche unitaire, compose d'an-
ciens militants du NPA, ferait mieux que
le score des listes emmenes, en 2004,
par le PCF (5,88 %). Le Front de
gauche, boud par les mdias, rcolte
ainsi les fruits d'une champagne de ter-
rain axe sur les alternatives l'Europe
librale incarne par le trait de Lis-
bonne. La "prime 'unit" lui revient fi-
nalement, alors que le NPA, qui a
refus de rejoindre ce front unitaire,
choue imposer son leadership la
gauche du PS.
"Sa champagne a permis d'ou-
vrir un d6at constructifsur
les conditions d'une alterna-
tive gauche. La dynamique
unitaire et politique cre par
cette champagne a suscit un
intrt croissant. La dmarche
des listes du Front de gauche
dmontre qu'ily a une place
pour une gauche dtermine
qui, dans Ce prolongement du
movement social, oeuvre
rendre meilleure la vie de nos
concitoyens", a comment,
hier en dbut de soire, le
Parti communist.
Rosa Moussaoui

Le score national obtenu par le Front
de gauche est de 6,47% (6,17% en
mtropole) soit un rsultat en pro-
gression de 0,6 points par rapport
aux europennes de 2004. Les
scores progressent dans l'ensemble
des circonscriptions.
Le Front de gauche dispose depuis
hier de 5 lus (3 sortants) :
Jacky Hnin est lu dans la circons-
cription du Nord-Ouest (6,84%)
Patrick Le Hyaric est lu dans la cir-
conscription d'lle de France (6,32%)
Marie-Christine Vergiat est lue dans
la circonscription du Sud-Est (5,90%)
Jean-Luc Mlenchon est lue dans la
circonscription du Sud-Ouest (8,15%)
Elie Hoareau est lu dans la circons-
cription des DOM
( Source PCF)










CRISE MARTINIQUAISE :

MULTIPLICATION DES SIGNS DE DEGRADATION


On attend les bras croiss
ou on ragit ?
Chaque jour amne les preuves que
le pays entire un peu plus dans la
crise conomique et social. Notre
journal, quite s'tre fait accuser
d'alarmisme exagr par notre
confrre Antilla , peut maintenant
affirmer qu'il avait t lucide trs tt
: ds le dernier trimestre 2008.

Pour citer nos mises en garde les plus
rcentes, rappelons que nous notions
que le premier trimestre avait t "mo-
rose" dans le Btiment et Travaux pu-
blics ( Justice no 22 du 28 mai 2009),
que le premier bilan 2008 de l'IEDOM
confirmait que la recession martini-
quaise avait commenc ds 2007 et
s'tait poursuivie en 2008 (Justice n 20
du 14/05/2009). De mme
nous avons, en rendant
compete de l'enqute emploi
2008 de I'INSEE, soulign que
le chmage calcul selon les
critres du Bureau internatio-
nal du travail (BIT) certes avait
augment en 2008 (36 425 au
lieu de 34 500 en 2007), mais
que pour la premiere fois l'IN-
SEE tenait compete de l'exis-
tence de 18 800 personnel r--.
classes "inactives" au sens
du BIT mais "dclarent sou-
haiter travailler". Il s'agit des js
"chmeurs dcourags". Le taux
de chmage tenant compete de
cette ralit est donc de 30,4
% de la population active au
lieu de 22,4 %.
Voil que le nombre de redressements
et de liquidations judiciaires explose
entire janvier et avril 2009 par rapport
la mme priode de 2008 : 48 redres-
sements judiciaires et 107 liquidations
de janvier avril 2008 et 69 redresse-
ments judiciaires (comprenant de
grosses affaires comme Bata ou Carab
Import) et 136 liquidations judiciaires.
Selon les observateurs srieux, la plu-
part des entreprises avaient dj des
difficults et la grve gnrale de'f-
vrier-mars 2009 n'a fait qu'acclrr les
choses et le pire serait venir.

Roger De Jaham : "un6focage
oLtresdiatique Rogerct onJaham
Le trs mdiatique Roger De Jaham a


reconnu que deux de ses cinq entre-
prises taient en cessation de paie-
ment : Multiprint et Multicontrles.
Multicontrles a t liquide. Sur les
160 emplois existants, 60 disparaissent
don't 36 en Guadeloupe et 24 en Marti-
nique. Roger De Jaham a dclar
France-Antilles du 27 mai: "NVous tions
dans une situation trs difficile, la grve
nous a achevs". Le bouillant president
de "Tous croles" n'oublie pas qu'il est
aussi un patron de combat et le quoti-
dien rapporte : "Ce n'tait pas une grve,
mais un 6bocage orchestra par des fonc-
tionnaires et des retraits", lance-t-il,
avant de pointer du doigt le climate ra-
ciste qui rgnait durant cette priode. A
l'gard des bks notamment.
Dcidment, bk ouvert ou pas, Roger


6i .
A A





Naufrage du BTP depuis 2008


De Jaham, comme tous ceux de sa
classes et de sa caste, n'a rien compris
au movement du 5 fvrier 2009. R-
duire un movement social de cette am-
pleur un blocage orchestra par des
fonctionnaires et des retraits, c'est tre
aveugl par ses prjugs et refuser de
regarder en face la ralit de la souf-
france du people martiniquais et sa r-
volte contre les injustices sociales. La
ralit de la crise de la socit martini-
quaise.
Aprs cela on peut clbrer le pacte du
bout de chemin avec l'usine de Lagro-
sillire et Clerc pour tenter une nouvelle
alliance capital-travail au got du jour di-
rige contre l'article 74.
Par ailleurs, selon les donnes croises
de la Direction du Travail et du Ple em-


ploi, le nombre de licenciements pour
motif conomique a fortement aug-
ment en mars et avril 2009 : soit res-
pectivement + 80 % en glissement
annuel et + 35 %. Cela fait 892 licen-
ciements conomiques depuis dbut
2009.
D'autre part le nombre de procedures
de chmage partiel a explos en fvrier
et mars de cette anne. Ce sont 1 055
decisions de chmage partiel sur 1 368
demands qui ont t prises et elles
concernent 10 100 salaries martini-
quais. La situation ne pourrait s'amlio-
rer qu' l'horizon 2010, selon M.
Jean-Michel Trognon, Directeur du Tra-
vail de la Martinique.

Vers la "catas pfie totate"?
Signalons enfin un dossier de la revue
"Business News" (n" 27 de


mai/juin 2009) intitul
"'4prs la grve, bonjour la
cruise !". Eddie Marjo, son
Directeur, explique que les
conomies antillaises, qui
se sont "mondialises",
n'chapperont p, cette
fois, aux impacts -e la
crise financire mondiale
sur l'conomie relle et
"q'elles taient dj bien
malades avant le 6locage re-
corddes grves gnrales qui
les a touches de plein
fouet". Cette analyse
passe en revue tous les


signes de la catastrophe :
l'inflation plus forte qu'en
France, les redressements et liquida-
tions judiciaires qui explosent, les cra-
tions d'entreprises en recul, le nombre
de chmeurs qui augmente de 117 par
jour ouvrable entire fvrier et mars 2009,
le naufrage du BTP, les concession-
naires automobiles dans le rouge, la
consommation en berne, l'conomie
touristique dvaste, la vulnrabilit fi-
nancire des mnages et des entre-
prises en forte augmentation une
baisse historique du niveau des dpts
bancaires alors que les banques serrent
la vis quand mme...
Il en conclut qu'il faut "changer de pos-
ture"vu la gravit et l'urgence de la si-
tuation et qu'il faut faire vite. Ce en quoi
nous sommes d'accord. Mais qui d-
tient les leviers d'action conomique ?


"'
u;,



~:
r

j







i- I Jed1I 0l'9 Justi


Au principal c'est le pouvoir central au-
jourd'hui. D'ailleurs Yves Jego, Secr-
taire d'Etat l'Outre-mer, est venu
apporter "ses" solutions : Plan Corail,
Plan tourism, Lodom, Etats gnraux
de l'Outre-mer.
Le Directeur de "Business News"
semble percevoir qu'il faut des solutions
de fond. Il note que "notre vulnra6ilit
aux facteurs exognes s'aggrave avec
notre ouverture accentue au monde". Il
estime impratif, malgr tout, que l'or-
ganisation de nos petitess conomies in-
sulaires" soit revue et corrige en
profondeur. Il advance que nous n'avons
pas "tre livrs sans aucune protection
particulire, sans rflexion ornginale, sans
preparation singulire, auxeffets destruc-
teurs d'une concurrence mondialLse et d-
raisonna6le". L il reprend, une ide
dfendue depuis des lustres par le


PCM. Il justifie cela par le fait que "les
solutions envisages pour les continents
nefonctionneront jamais dans [es les"..
Vise-t-il l'intgration l'Union euro-
penne et le libre-changisme qui nous
sont imposs ?
Il juge que sans modification du "regard"
de nos propres lus et des reprsen-
tants du gouvernement sur nos terri-
toires nous allons la "catastrophe
totale. Mission snatoriale, Lodeom,
Etats gnraux ? Marajo confie qu'il a
"une furieuse sensation de dj vu et dj
entendu" car on refuse de rpondre
"une vraie question : pourquoi ne
march pas" ?
Il conclut "qu'ilest temps de passer une
autre tape, une autre mthode, plus rai-
sonne, plus souple et plus contraignante
la fois, mais diffrente". Cela veut-il


dire un pouvoir autonome (autre tape)
mettant en oeuvre un plan de dvelop-
pement endogne et solidaire (autre
mthode) ? On peut rver.
Le Congrs des lus du 18 juin s'efforce
de rpondre la question du franchis-
sement d'tape et du changement de
mthode.
Mais l'article de Eddie Marajo montre
que la conscience semble progressed
dans certaines sphres plutt conser-
vatrices qu'il faut un changement s-
rieux. Nous vivons la fin d'une poque.
Le moment est venu de faire de vrita-
bles "Etats gnraux du people martini-
quais" pour dgager les voies de
l'avenir. Oui, la crise peut tre l'occasion
de promouvoir dans l'union le change-
ment et de vaincre nos peurs attises
par les forces du renoncement et du d-
clin qui se dchanent.
Michel Branchi


Conference CCIM sur "article 73 ouarticle 74 ? : UNE ANALYSE ECO-

NOMIOUE OU UNE PROFESSION DE FOI ASSIMILATIONNISTE P


La Chambre de Commerce et d'in-
dustrie de la Martinique (CCIM), dans
le cadre de son grand rendez-vous
annuel des dcideurs, a invit jeudi 4
juin au Palais des Congrs de Ma-
diana Mr Nestor Radjou, Guyanais,
docteur en Economie, docteur en
Mathmatique, membre du Conseil
Economique et social de France,
Consultant et expert conomique,
faire une conference dbat sur le
thme : Analyse conomique de l'volu-
tion d'un DO M, en COM9. En d'autres
terms, article 73 ou article 74 ?

De la part de ce titulaire d'un Curriculum
Vitae de quatre pages, et devant un
aropage dit de "dcideurs" (la bour-
geoisie martiniquaise), ce cnacle du
haut patronat, on ne pouvait esprer
une prise de position en faveur de l'au-
tonomie de la Martinique et de l'article
74. Mais on s'attendait du moins une
demonstration conomique rigoureuse
des possibilits offertes respectivement
par les cadres institutionnels de l'article
73 (assimilation legislative) ou de l'arti-
cle 74 (Spcialit legislative, c'est--
dire la possibility permanent de pren-
dre des lois et rglements dans certain
domaines). Hlas, on a assist une
nime tentative idologique d'effrayer
les Martiniquais sur la perspective de


l'article 74 assimil presque par mo-
ment l'indpendance. L'argument de
la peur tait omniprsent dans la
pseudo-dmonstration de ce Mr Nestor
Radjou. Et cela combla de ravissement
une grande parties du public compos de
nombreux bks qui ne lui mnagrent
pas leurs applaudissements. Une parti-
cipante, la Directrice de l'Atrium, ce-
pendant lui en fit vertement le reproche.

Un aveu : Non- dveloppement
et retard de dveloppement aprs


soixante ans de dpartementalisation
D'emble le confrencier a admis que
si, ces soixante dernires annes, la
Martinique comme les autres Dom,
avait ralis de grands progrs sociaux,
elle n'avait pas franchi le cap du dve-
loppement. Et Mr Radjou d'affirmer que
l'on doit ces progrs sociaux essentiel-
lement l'application du "droit com-
mun". Ceux qui se sont battus pour
arracher chaque conqute social ont
d se retourner dans leur tombe face
une telle contre-vrit. Et il en fut de


Nestor Radjou, conomiste assimil







I IO 'I J 1 in209-Jsin24-Pg1


mme dans tout le raisonnement pr-
sent. De tous les indicateurs sociaux
convoqus par le Pr conomiste-ma-
thmaticien, tels que le PIB/ habitant, le
taux de mortality infantile, l'esprance
de vie, les prestations sociales par ha-
bitant, etc, pour prouver l'existence de
progrs sociaux que personnel ne
contest, il est symptomatique qu'il en
manque un de taille : le taux de ch-
mage. Et accessoirement le taux de
pauvret et aussi l'analyse des ingali-
ts sociales. Et aucune interrogation sur
les causes profondes des movements
sociaux de fvrier-mars 2009 en Marti-
nique et dans les autres DOM des de-
grs divers. Sur quelle plante est-on ?
A aucun moment le confrencier de la
Chambre de Commerce n'a parl du
chmage massif et structure que n'a pu
rgler la dpartementalisation.
Responsables dsigns de cette "a6-
sence de dveloppement", de notre "non-
dveloppement" ou "retard de
dveloppement": nos lus qui ne font
pas appel suffisamment aux experts
(comme lui ?), qui se comportent
comme des "petits chefs", qui croient
tout savoir ainsi que notre heritage cul-
turel qui fait la part belle la "sacralisa-
tion du pouvoir", au couple soumission/
rvolte, la propension au loisir plus
qu'au travail, au travail vcu comme
contrainte, au rejet de la hirarchie, etc.
Tout cela venant de l'histoire et de l'es-
clavage alimentant une "rancur colo-
niale" contre la France. Il a mme
invoqu notre absence d'esprit scienti-
fique et le vaudou. Pour lui, nous
n'avons pas la pense mathmatique
invente par les grecs. Cela lui a valu,
sur le mode courtois, une rplique de
Maurice Laouchez (UMP) lui rappelant
la thse de Cheik Anta Diop sur l'origine
noire de la civilisation gyptienne, bien
antrieure la civilisation grecque. Un
Maurice Laouchez pourtant partisan de
l'article 73. Les ides de Mr Radjou sur
l'absence d'esprit scientifique des Mar-
tiniquais et des Antillo-Guyanais rappel-
lent les propose d'un certain Nicolas
Sarkozy Dakar sur les noirs Africains
incapable de matriser le progrs. Il
s'agit de l'intriorisation, de l'appropria-
tion du vieux discourse colonialiste,
comme I'a dmontr magistralement
Frantz Fanon, sur notre incapacit
congnitale prendre en mains nos
propres affaires qui nous conduit ne
pas avoir confiance en nous-mmes.
Nous serions des sous-hommes.

Le dveloppement ne se limited
pas au "rattrapage"


et la "convergence"
Dans la ligne du courant de pense le
plus assimilationniste, il a martel que
le seul but d'un statut doit tre le dve-
loppement et son seul objectif la
"convergence conomique et social" avec
la France, ce que d'autres appellent le
"rattrapage". Or le problme de la Mar-
tinique ce n'est pas seulement un "re-
tard de dveloppement", mais un mal-
dveloppement, une forme de sous-d-
veloppement particulier. Et l'objectif
d'un nouveau type de dveloppement
ne saurait tre de seulement "rattraper"
le PIB de la France et de l'Europe.
C'est--dire la croissance sans dve-
loppement, avec parfois un faux dve-
loppement bas sur la consommation
importe. Il s'agit prcisment de met-
tre en place une croissance nouvelle
avec dveloppement rel.
Enfin le changement de statut ne se li-
mite pas la question conomique, si
crucial soit-elle. Il reflte l'aspiration
la Responsabilit qui dfinit l'tape his-
torique actuelle, la volont des Martini-
quais de protger leur identity, leur
territoire (leur terre), leurs emplois, leurs
activits et leurs entreprises locales.
Leur volont de mieux apprhender leur
avenir. Et cela implique de disposer
d'une part de pouvoir normatif (lois et
rglements) et pas seulement des attri-
butions limites, encadres et cadenas-
ses de la dcentralisation. Ce que feint
de ne pas comprendre Mr Nestor Rad-
jou et tous ceux qui dfendent le mme
credo, c'est qu'il n'y a pas de dvelop-
pement sans responsabilit, sans impli-
cation de I'homme martiniquais. Un
homme martiniquais bien entendu dot
du pouvoir d'agir.
On a pu croire que le confrencier allait
enfin border le sujet quand il esquissa
une analyse conomique partir des
transferts publics et sociaux alimentant
la demand solvable et les importations
sans dvelopper ni entraner l'conomie
hors le secteur de l'import-distribution et
l'excroissance des services. Mais notre
mathmaticien-conomiste n'alla pas
plus loin pour expliquer cette absence
d'entranement de l'conomie domes-
tique. Il prtendit mme que la France
ne retirait rien de ses transferts. Ce qui
est faux car l'tude DME ralise en
2004 pour le compete de la mme CCIM
par le Pr Olivier Sudrie montre que les
transferts publics alimentent les expor-
tations, occasionnent de la valeur ajou-
te et des profits pour les entreprises
franaises et gnrent des prlve-
ments obligatoires (impts) pour l'Etat
franais. Il en revient invariablement
la responsabilit de nos lus,-accuss


de manquer de projects cohrents, exo-
nrant l'Etat franais de sa responsabi-
lit car la France veut le bonheur des
Martiniquais, a-t-il soulign maintes fois.
A plusieurs reprises on a cru, l'enten-
dre, qu'avec la dcentralisation-rgio-
nalisation les lus avaient tous les
pouvoirs. Or on sait que l'Etat conserve
les leviers d'action conomique princi-
paux. Et que la dcentralisation ce n'est
pas l'autonomie. La dcentralisation,
c'est au mieux de l'autonomie de ges-
tion.

Ngation de la ncessit
du dveloppement endogne
Il a t mme jusqu' nier la ncessit
d'un "dveloppement endogne" au motif
que la Martinique, tant dpartement
franais, il est normal que certain d-
partements ou rgions crent des ri-
chesses et en transfrent dans celles
qui n'en crent pas. Seule limited ce
raisonnement, les difficults budg-
taires de la France en ces temps de
crise qui doivent nous amener recher-
cher une certain "autonomie cono-
mique", comme nous y a invits
Franois Fillon. Autrement dit, la Marti-
nique n'est pas une entit conomique
et encore moins un pays. Pour ce mon-
sieur- qui s'est rvl de la sorte un
ultra de l'assimilation- la recherche de
l'endognisation de notre conomie ne
se conoit que si l'on "veut sortir de la
publique". Bigre : quel esprit scienti-
fique pour un mathmaticien Ainsi,
comme disait Csaire, nous devrions
parasiter le monde...
Cela nous rappelle un certain Jean-
Jos Clment (RPR) qui nagure
contestait qu'on puisse parler de la ba-
lance commercial de la Martinique
tant donn qu'il n'existe pas de ba-
lance commercial entire dpartements
franais. La politique de l'autruche. Le
problme du dveloppement est rsolu
puisqu'on en nie l'existence. On refuse
la ncessit du dveloppement endo-
gne du fait du statut dpartemental
jusqu'au moment o la mre-patrie
nous demand de nous prendre en
charge parce qu'elle n'en peut plus fi-
nancirement. C'est le retour du far-
deau de hommeme blanc" cher aux
colonialists du 19 me sicle.

Crispation frntique
sur l'article 73, dernier rempart
des privilgis du systme
Au final et on s'en tait dout, le choix
de Mr Nestor Radjou se porte sur l'arti-
cle 73, notamment parce qu'il apporte-
rait "des accs mcaniques aux








IE I ST.TiJ Jeui 1 JIn-


financements nationaux"mme si le d-
veloppement conomique est insuffi-
sant et parce que l'article 74 diminuerait
l'engagement de l'Etat vis--vis des
DOM. Jamais le confrencier n'a fait la
demonstration qu'avec l'article 74 les
resources budgtaires diminueraient.
Il s'est content de rpter que sortir du
"droit commun" ne garantissait plus les
resources budgtaires. Il a procd
par affirmation. Il a aussi repris la ren-
gaine connue qu'avec l'article 73 on
peut obtenir l'habilitation de lgifrer.
Ce qu'il n'a pas dit, comme tous ceux
qui usent et abusent de cet argument,
c'est que ces habilitations sont deman-
des par les assembles locales au
coup par coup (domaine
par domaine, sujet par
sujet), doivent tre justi-
fies et sont accordes
de manire temporaire
pour 2 ans au plus, cela
suivant une procedure
longue et complex, la
seule discretion du pou-
voir central. De surcrot,
une telle habilitation a t
demande par la Rgion
et le Dpartement en ma-
tire de rglementation
des transports et le gou-
vernement Fillon n'a ja-
mais rpondu.
Mais comment expliquer
que, aprs soixante ans
de resources garanties
de resources budg-
taires dans le cadre de l'article 73, le d-
veloppement conomique ne soit pas
au rendez-vous ? C'est bien le systme,
le modle dpartemental appliquant
mcaniquement les lois franaises
une ralit diffrente (plus que le statut),
qui est en cause et qui bloque le dve-
loppement.

Un nouvel pouvantail : l'Inconnu
de la loi organique statutaire
Mais l'argument supreme contre l'article
74 est que le people ne pourra pas avoir
connaissance de la loi organique dfi-
nissant le statut car cette loi sera ngo-
cie aprs le rfrendum avec le
gouvernement et ventuellement amen-
de par le Parlement. Pour lui cela est
"dangereux". On ne sait pas ce qui sor-
tira de la "6ote noire", assne-t-il. Nou-
velle version du "chatt an sak". De
nouveau le scenario de la peur. C'est
aussi le nouvel argument du sieur
Claude Gelbras, auteur d'un brlot anti-
article 74 (FA du 4/06/2009). Le mme
argument avait t utilis lors de la
consultation populaire du 7 dcembre


lieux conomiques, imbus de l'ide
qu'ils savent ce qui est bon pour le pays
parce qu'ils "connaissent" l'conomie,
franchissent allgrement. Et Nestor
Radjou d'ajouter que c'est un dpart
vers l'inconnu "sans retour en arrire".
Qui peut nous faire croire que les lob-
bys des DOM seront dpourvus de
moyens d'intervention dans l'labora-
tion d'une loi organique statutaire ? Et
n'est-ce pas I'UMP et la droite qui do-
minent le Parlement franais ?
Et la press, les parties politiques, l'opi-
nion publique, les intellectuals martini-
quais seraient-ils muets ?
En outre, en histoire il n'y a jamais rien
de dfinitif. Mais les hommes de pro-
grs ont confiance dans les capacits
du people martiniquais d'avancer, en
dpit du chantage ignoble la perte des
acquis sociaux qui vise l'empcher de
penser. C'est ici que nous nous diff-
rencions de ces classes accroches au
vieux monde du colonialisme dparte-
mental.
O est la demonstration d'analyse co-


2003. Or un "document d'orientation"
dfinissant les grande lignes de la col-
lectivit unique avait t adopt publi-
quement par les deux chambres du
Parlement franais
D'abord les Martiniquais sauront lors du
Congrs du 18 juin l'architecture du sta-
tut qui sera soumis au gouvernement.
C'est le but principal de ce Congrs.
Cela dit, il serait bon que le project statu-
taire adopt par les lus soit soumis
la consultation populaire. Quant la n-
gociation il est dans la nature de tout
processus de changement qu'il soit dis-
cut avec le pouvoir don't on essaie de
l'obtenir. Sauf soutenir que les lus ne
sont pas lgitimes. Un pas que ces mi-


nomique, o est la rigueur dans tout
cela ?
Notre camarade Michel Branchi est in-
tervenu dans le dbat pour contester
que le passage l'article 74 signifiait
automatiquement une diminution des
resources budgtaires, pour rappeler
que la recherche du dveloppement en-
dogne tait prconise par Sarkozy
lui-mme dans la Lodom et enfin
qu'une loi organique tait une loi consti-
tutionnelle et n'offrait pas moins de ga-
ranties que la Constitution.
On a pu entendre Marcel Osenat,
conseiller conomique et social de la
Martinique, se prononcer plutt pour
l'article 73 estimant qu'il tait possible
avec ce dernier de raliser
la Collectivit unique et
d'tre habilit lgifrer
pour adapter lois et rgle-
ments nos ralits.
Marcel Osenat ne peut
ignorer qu'une loi orga-
nique de fvrier 2007 a
rendu cette possibility
d'habilitation legislative au
titre de l'article 73 ala-
toire et seme d'em-
bches de procedure. Ce
mcanisme a t "ver-
rouill", comme s'en tait
vant Brigitte Girardin,
l'ancienne Ministre de
l'Outre-mer.
Pourquoi ceux qui ont re-
fus la collectivit unique
article 73 en 2003 (Laven-
ture, Lesieur, Lopold Monthieux, etc)
en sont-ils partisans aujourd'hui ? En
ralit, il s'agit quelque chose prs du
combat des mmes contre les mmes :
le refuse de toute avance, si balise
soit-elle par la Constitution franaise, de
la Responsabilit des peuples des
DOM.
Pour terminer, Nestor Radjou a pro-
clam qu'il se sentait Franais et bien
comme cela. Nous n'avions jamais
dout que notre expert en mathma-
tique et en conomie tait plus motiv
dans ses demonstrations par ses
convictions assimilationnistes que par
des arguments scientifiques. N'est-il
pas un ancien responsible UMP de
Guyane ?.,
L tait la mystification : on attendait
une analyse economique et- pourquoi
pas ?- un modle conomique s'agis-
sant d'un conomiste-mathmaticien ;
on a eu droit une profession de foi
idologique d'un attard de la colonisa-
tion-Ce n'est pas la premiere fois que
l'on nous fait le coup de l'expert soi-di-
sant objectif.
Michel Branchi










OMAR BONGO EST MORT


Une figure du continent africain s'est
teinte lundi 8 juin aprs 41 ans de
pouvoir la tte du Gabon. Le chef de
l'Etat gabonais, El Hadj Omar Bongo
Ondimba, 73 ans, ancienne-
ment Albert-Bernard Bongo
avant sa conversion l'Islam
et le rajout plus tard d'On-
dimba, nom de son pre, est
dcd en Espagne suite
une hospitalisation. Il ne pou-
vait se rendre en France,
consequence des poursuites
judiciaires envisages contre
lui. Bongo tait l'une.des fi-
gures les plus marquantes et
emblmatiques de cette
Afrique, o le pouvoir et les
biens publics se confondent
avec sa propre personnel.
Durant 41 ans il a exerc un
pouvoir sans partage, ferme
et sanguinaire, assis sur les
resources ptrolires avec
la complicit de l'Etat franais au travers
de la franafrique". Il s'agit du rseau


d'influence nou entire la France et ses
anciennes colonies, don't les opposants
dnonaient rgulirement les arrange-
ments plus ou moins visible. Les au-


torits gouvernementales ont annonc
le lundi 8 juin le dcs du president
Bongo et un deuil de 30 jours pendant


lequel les drapeaux seront mis en
berne. Cette declaration appelle les Ga-
bonais rester unis pour respecter la
Constitution et sauvegarder la paix. Le
ministre gabonais de la
Defense national a an-
nonc, travers la
chane de tlvision na-
tionale, trois measures: la
mise en place de tous
les composants de la
force de defense sur
l'ensemble du territoire,
la scurisation des sites
administratifs sensibles
et la fermeture des fron-
tires terrestres, a-
riennes et maritimes. A
73 ans, Omar Bongo
laisse un pays dchir,
sous-dvelopp mais
disposant d'immenses
reserves de ptrole aux
mains des diffrents
clans, qui se disputeront les gigan-
tesques intrts de la region.


BARACK OBAMA INTERPELL POUR MUMIA


Le collectif de soutien Mumia Abu-
Jamal s'adresse Obama pour la rvi-
sion du procs du journalist.
"Nous vous demandons instamment
d'user de votre autorit morale pour met-


tre un term [acharne-
mentjudiciaire don't est
victim Miumia Ab6u-
Jamal, fiure em6bma-
tique' du combat
universe(contre la peine
de mort." Le collectif
unitaire national de
soutien au journalist
afro-amricain, injuste-
ment condamn la
peine capital en 1982,
lance une petition
l'adresse du president
des tats-Unis.
Les 80 organizations et
parties politiques fran-
ais insistent sur l'ur-
gence de la situation.
En avril, la Cour su-
prme des tats-Unis a
en effet rejet le re-
cours dpos par l'avo-
cat de Mumia, Me
Robert Bryan, portant
sur la violation de ses
droits constitutionnels.
La haute jurisdiction doit en revanche en-
core se prononcer sur une requte, d-
pose celle-l par l'accusation, et qui
exige le rtablissement de la peine ca-
pitale l'encontre de la "voix des sans-


voi(", suspendue en mars 2008 par la
cour d'appel fdrale de Philadelphie
(Pennsylvanie).
Pour les ptitionnaires, "la gravity de la
situation appelle une intervention" du
chef de l'tat amricain "pourfaire res-
pecter es droits"de Mumia et viter que
"firrparable ne soit commis".
Jacky Hortaut, du collectif unitaire na-
tional, en France, prcise que si "Ba-
rackObama n'a pas de pouvoirsur a cour
d'appeCfdrale qui a condamn mort
fMumia", en revanche, "ila 1a responsa-
biit d'examiner la decision de (a Coursu-
prme car celle-ci enfreint la Constitution
amricaine", concernant les conditions
de droulement du procs et la slec-
tion du jury selon des critres raciaux.
Dans son adresse au president, le col-
lectif lui enjoint d'oeuvrer la mise en
place d'un moratoire contre la peine de
mort, comme I'y engagent les Nations
unies dans une resolution. Rien qu'au
Texas, 438 condamns mort ont t
lgalement assassins depuis 1982. La
dernire execution a eu lieu il y a trois
jours. "Contribuez Cradication de la
souffrance", exhortent les ptitionnaires.
La petition sur : www.mumiabujamal.net
Cathy Cebe












CUBA ET L'OEA : ECHEC DE L HGMONIE YANKEE


L'Organisation des Etats Amricains
(OEA) compose de trente quatre
pays, runie Tegucigalpa, capital du
Honduras, a dcid l'unanimit le
mercredi 3 juin d'abroger la resolution
prise en 1962, l'instigation des USA,
d'exclure Cuba.
Cette decision est un succs historique.
Une tape d'autant plus important et
significative que la diplomatic amri-
caine manoeuvrait encore pour retarder
l'chance. La ministry des Affaires
trangres amricaine, Hilary Clinton,
parlait encore de faire respecter la d-
mocratie et les droits de l'homme


Cuba. Pour le president du Honduras,
Manuel Zelaya, "c'est pour les Etats am-
ricains (afin de laguerrefroide". De son
ct, Hugo Chavez a dclar : "c'est une
grande victoire pour la dignit de Cuba,
qui n'avait pas se compromettre pour r-
intgrer 'OQE, don't les mcanismes sont
intacts". Quant Jos-Miguel Insulza,
secrtaire gnral de I'OEA, il a sou-
hait que cette abrogation aboutisse
la fin de l'embargo conomique qui nuit
au people cubain.
Dans une declaration officielle, le gou-


vernement cubain a salu ce jour iis-
torique", mais en prcisant que Cuba
n'a pas demand rintgrer I'OEA et
ne le souhaite pas. "L'histoire de 'OE,4
est caractrise par la soumission et des
agissements suspects", lit-on notamment
dans la declaration. Cuba considre
que le fonctionnement de cet organism
n'est pas soumis aux critres et au res-
pect des lois dmocratiques, comme
l'avaient dj soulign plusieurs chefs
d'Etat lors du sommet de mai 2009
Trinidad.
Andr Constant


M1oyen-Orient: IL FAUT PASSER D'URGENCE DES PROMESSES


AUX ACTES


Les rcents voyages du pape Benot
XVI, puis du president Barack Obama
au Moyen-Orient (Palestine, Isral, Ara-
bie Saoudite, Egypte) ont eu le mrite
de rappeler la gravit de la situation
dans cette parties du monde o couvent
des conflicts pouvant embraser toute la
plante.
La stratgie des USA vise garder le
contrle du Moyen Orient, au sous- sol
riche en products ptroliers, et ce quel
que soit le president en function. Ba-
rack Obama a rencontr le nouvel
"hommefort" Benjamin Netanyahou, qui


lui a fait savoir non seulement son op-
position la creation d'un Etat palesti-
nien, mais encore sa volont de
continue la politique d'implantation de
colonies juives dans les territoires pa-
lestiniens, ce qui est fort inquitant.
Dans son discours prononc au Caire
(Egypte), le president amricain citant
le Coran, a dclar vouloir tablir de
nouvelles relations, fondes sur l'intrt
et le respect mutuels, entire l'Amrique
et l'Islam. C'est un signe trs encoura-
geant, mais il convient de se demander
quelles measures seront effectivement


prises pour faire pression sur Isral et
le lobby qui le soutient aux Etats-Unis.
Les peuples arabes les musulmans en
gnral- attendent des propositions
concrtes, une nouvelle "feuille de
route" pour tablir la paix au Moyen-
Orient. Cela ne peut passer que par le
respect mutuel et la normalisation des
relations entire Etats, comme le prco-
nise le plan de paix du roi Abdullah de
Jordanie.
Cet espoir ne doit pas tre du!
Andr Constant.


AVIS DE CHANGEMENT
D'ADMINISTRATEUR
Par assemble gnrale ordinaire du
28/04/2006, les actionnaires de la Socit
Martiniquaise des Villages de Vacances,
SA au capital de 500.000 euros, Village
Club Mditerrane Les Boucaniers -
Pointe du Marin 97227 Sainte Anne -
RCS Fort de France n 329 881 528 ont
dcid computer du 27/04/2006 d'ac-
cepter la decision de Monsieur Stphane
VIDAL de dmissionner de ses functions
d'administrateur, et de nommer en qua-
lit d'administrateurs pour une dure de
6 annes: M. Georges ROLL, Paseo Ma-
nuel Giron19, 91 080034 Barcelona
(Espagne), M. MONPLAISIR, Habitation
Maniba 97222 CASE PILOTE et M. Do-
nald MONPLAISIR, 5 lot. Les Glycines -
97233 SCHOELCHER.
Pour avis et mention. FB 1229

AVIS DE CHANGEMENT
D'ADMINISTRATEUR
Aux terms d'un Conseil d'Administration
du 07/10/2008 les administrateurs de la
Socit Martiniquaise des Villages de Va-
cances, SA au capital de 500.000 euros,
Village Club Mditerrane Les Bouca-
niers Pointe du Marin 97227 Sainte
Anne RCS Fort de France n' 329 881
528 ont dcid computer du 07/10/2008
de nommer :
- M. Eric GEORGES demeurant 130, do-
maine Montpins ESPIRA DE L'AGLY
(66600) en replacement de Monsieur


Stefano SALVI administrateur dmission-
naire,
- Mme Florence LE GALL, demeurant 37
rue de Montholon 75009 PARIS en rem-
placement de Monsieur Georges ROLL,
administrateur dmissionnaire.
Pour avis et mention FB 1230

CHANGEMENT DE GERANCE
TOTAL VIGILANCE
SARL AU CAPITAL DE 1000.00 C
SIGE SOCIAL: QUARTER MORNE
RAQUETTE 97280 LE VAUCLIN
SIRET 504 767 476 00014
Avis est donn de la nomination par dli-
bration de l'assemble gnrale ordi-
naire runie le 02 mai 2009, de Madame
SAINT-VAL Chantal pouse MORAND,
demeurant morne Raquette 97280 LE
VAUCLIN, en quality de nouveau grant
de la socit pour une dure illimite en
replacement de M. MORAND Jean
Pierre.
Pour avis
Le grant FB 1231

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution par acte
sous seing priv de la SARL PARADIS
FLEURS SARL en date du 12mai 2009
aux caractristique suivantes :
Capital : 500.00 E
Sige social : ZAC de Rivire Roche -
Btiment FI 97200 Fort de France
Objet : Production florale et accessoires
s'y rattachant


Grant: Marie Eugnie FORDANT
Dure : 99 ans, computer de l'immatricu-
lation au RM de Fort de France
La grance FB 1233

AVIS DE DISSOLUTION
ET DE LIQUIDATION
SARL BORN-REFERENCEMENT
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 2 000 C
SIGE SOCIAL CZ MBE 158
MANGOT VULCIN
97288 LAMENTIN CEDEX 2
SIRET N" 503 485 377 00017
Aux terms d'une assemble gnrale
extraordinaire en date du 27 mai 2009,
les associs ont vot l'unanimit la dis-
solution, liquidation et disparition total de
la socit Born-Rfrencement comp-
ter du 8 juin 2009, pour cause d'inactivit
total.
Madame FONTAINE pouse LARNAC
est nomme liquidateur.
Les actes et pices relatives la liquida-
tion seront dposs au registre du com-
merce et des socits de Fort de France.
Pour avis
Le liquidateur FB 1234

AVIS DE DISPARITION
TOTAL ET DE RADIATION
Denomination : EURL GENIPORC
Forme: Entreprise Unipersonnelle Res-
ponsabilit Limite (EURL)
Capital : 10 000 Euros


RCS : FORT DE FRANCE TMC 500
133 889 N de Gestion 2009 B 964
Adresse: Habitation LAPALUN
97215 RIVIERE SALEE
Grance : Ludocic de REYNALD n le 27
Aot 1974, demeurant Habitation LAPA-
LUN Rivire sale (97215).
Aux terms de I'A.G du 27 avril 2009, l'as-
soci unique de la socit GENIPORC, a
dcid de procder la disparition total
de la socit et radiation auprs de la
chambre de commerce, et cette decision
prend effet immdiatement.
Pour avis, le grant FB 1235

AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
EURL "KENNYS"
AU CAPITAL DE 7 500 C
92 ROUTE DES RELIGIEUSES
97200 FORT DE FRANCE
Par decision extraordinaire en date du 05
mai 2009, l'associ unique de la socit a
dcid de transfrer le sige social de la
socit.
Les status et notamment l'article 4 relatif
au sige social sont ainsi modifis :
Ancienne mention : 92 Route des Reli-
gieuses 97200 Fort de France
Nouvelle mention: Pointe du Marin Route
du Club Med 97227 Sainte Anne.
Les modifications seront enregistres au
Greffe de Fort de France. FB 1236

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'assemble gnrale extraordinaire du


1 ANIIEIGIESILiALiE









ANNE JdIl Jn 2 9 -


18 dcembre 2008 de la SARL STOP
BRISTOL au capital de 2000.00 ayant
son sige social au 104 rue Victor Svre
- 97200 Fort de France a dcid de la
dissolution anticipe de la socit
computer du 31 dcembre 2008.
L'assemble a nomm Monsieur Guy
SYDNEY en quality de liquidateur
Pour avis
le grant FB 1237

AVIS DE CHANGEMENT
DE GERANT ET DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
SDBA
Aux terms d'une dlibration en date du
6 mai 2009, la collectivit des associs a
pris acte de la dmission de Madame Da-
nielle ZOZIME et a nomm en quality de
nouveau grant Monsieur Herv MENIL,
demeurant 48 lotissement de la sagesse,
97215 Rivire sale pour une dure in-
dtermine et a dcid de transfrer le
sige social de la socit du 31 lotisse-
ment Panoramique, 97228 St Luce
Zone Probat Petite Rochelle, 97224
Ducos et ce computer de ce jour.
La Grance FB 1238

AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
S'MART EURL
SIRET: N 400 800 827 00018
SIREN: 400 8000 827
CODE APE: 930 D
Aux terms du procs verbal en date
03.06.09, l'associ unique de S'MART
EURL Madame TRUCHON Danielle a
dcid que le sige social de S'MART
EURL situ jusqu'alors au 99 rue du Pr.
Raymond GARCIN Fort de France se
situera dsormais au centre commercial
Courbaril l'Anse l'Ane 97229 Les
Trois Ilets.
Pour avis FB 1239

AVIS DE CONSTITUTION
Suivant acte sous seing priv en date du
2 juin 2009, il a t constitu une EURL.
Denomination social: EURL HORTEN-
SIA
Sige : Quartier la St Pierre
97224 Ducos Martinique
Dure : 99 ans
Capital 5 000 e
Grance : Serge David HORTENSIA
Objet social : la location d'engins multi-
services, TP, BRH, la maonnerie gn-
rale, l'entretien d'espaces verts.
La socit sera immatricule au Registre
du Commerce et des Socit de Fort de
France.
Pour avis, le grant FB 1240

MODIFICATION DE L'OBJET SOCIAL
LALEB SARL, CAPITAL 2 500 C
SIGE: 3,5 KM RTE DU LAMENTIN
ADOLPH TRILLARD
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE
N" 503 100 984
L'AG extraordinaire du 3 juin 2009, a d-
cid l'extension de l'objet social de
LALEB Sarl.
A l'objet social initial, il est ajout : travaux
de peinture.
Pour avis. FB 1241

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination social: S.C.I LES ALIZES
Forme : Socit responsabilit limite
Capital: 1 000 Euros
Sige social : 16 Boulevard Allgre -
97200 Fort de France
Objet social : l'acquisition la gestion,
l'administration et plus gnralement l'ex-
ploitation d'un immeuble sis au 16 Boule-


vard Allgre 97200 Fort de France
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation de la socit au Registre du com-
merce et des socits.
Grance : Madame ABATUCI Chantal est
nomme grante de la socit pour une
dure non limite.
Immatriculation: la socit sera immatri-
cule au Registre du commerce et des
socits tenu au greffe du tribunal de
commerce de Fort de France.
Pour avis et mention
La grante. FB 1242

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du
27/05/09, avis est donn de la constitu-
tion de la SARL : SARL MADININA SE-
CRETARIAT COMMERCIAL
au capital de 7 500 Euros partiellement li-
brs
Sige social : Quartier Sarrault 97232 Le
Lamentin (Martinique)
Objet : la socit a pour objet : les travaux
de secrtariat et de gestion commercial
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation au registre de commerce et des so-
cits
Grant : Mlle Flora DULAS demeurant
quarter la Rene 97211 Rivire Pilote
La grante
Flora DULAS FB 1243

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv en date du
29/05/09, il a t dcid de crer une so-
cit responsabilit limite rpondant
aux caractristiques suivantes :
Denomination social : CARIB SECURIT
Sige social : Quartier Moulin vent -
97231 Le Robert
Objet social : la production de tous pro-
duits, supports, amnagement dans le
domaine de la scurisation lie aux
risques naturels et la protection de l'en-
vironnement.
Le dveloppement, la promotion, la
conceptualisation, la prise en exploitation
de toutes ides et tous projects lis aux
risques naturels et la protection de l'en-
vironnement.
Dure : 99 ans
Capital social : 500 euros rpartis en 20
parts de 25 euros chacune, entirement
libres et souscrites.
Grant: Emmanuel Emma MARIE LUCE
La socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits.
Pour avis, la grance FB 1244

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 04/06/09, il a t constitute
une SARL prsentant les caractristiques
suivantes :
Denomination: DMI INFORMATIQUE
SISE : Quartier Fonds Brl 97214
LORRAIN
Objet : La maintenance, le dpannage de
matriels informatiques, l'achat, la vente,
la distribution de tous biens et services,
la formation se rattachant l'informatique
Dure : 99 ans
Capital : 700.00 Euros
Les grants : BRAGANCE Nicolas et
BOUTON Denis
Adresse : Quartier Fonds Brl 97214
LORRAIN
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis, les Grants FB 1245

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
EUROCARAIBE SARL
AU CAPITAL DE 16 000 C
SIGE SOCIAL : CHEMIN BOIS
QUARR 97232 LAMENTIN
RCS FORT DE FRANCE:
482 272 853 00011
Aux terms de l'assemble gnrale en
date du 16/04/09, les associs ont :


- approuv les comptes dfinitifs de liqui-
dation
- dcharg M. Tony THOMASSIN de son
mandate de liquidateur et donn quitus
sa gestion
- ont constat la clture de la liquidation
computer du jour de ladite assemble.
La socit sera radie du registre du
commerce et des socit de Fort de
France.
Pour avis
M. T. THOMASSIN
Le liquidateur FB 1246

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
HAPPY IMMO LOGIS SARL
AU CAPITAL DE 27 000 EUROS.
SIGE SOCIAL: CENTRE
COMMERCIAL PLACE D'ARMES
97232 LAMENTIN.
SIRET N 44484030000016
L 'Assemble gnrale ordinaire du 02
juin 2009 a nomm grant de la socit.
pour une dure de un an renouvelable
Mademoiselle Corinne MANERE demeu-
rant residence de la Rivira Bt. n 2 -
Quartier Morne Pavillon 97232 LAMEN-
TIN, en replacement de Monsieur
Georges LOUISIUS, grant dmission-
naire
Pour avis
Les grants FB 1247

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution le
30/12/2008, pour une dure de 10 an-
nes, de la Socit en Nom Collectif
"SNC T 2008" au capital de 1 401 610 ,
don't le sige social est au MARIN (Marti-
nique) Chez "Dream Yacht Carribean"
Port du Marin Boulevard Allgre, ayant
pour objet l'acquisition, l'exploitation par
le biais de l'affrtement coque nue, puis
la vente de 7 navires de plaisance, don't le
Grant est Olivier PONCIN 119 Avenue
Andr Morizet BOULOGNE BILLAN-
COURT (92), et don't les associs sont :
M. Alain BOUTEILLER 12 bis avenue du
Premier Consul 92500 RUEIL MALMAI-
SON; M. Olivier BOUTEILLER 8 avenue
Vige Lebrun 92500 RUEIL MALMAI-
SON ; SARL "FINANCIERE PONCIN"
RN 137 ZI de la Pnissire 17230 MA-
RANS ; M. Olivier PONCIN 119 avenue
Morizet 92100 BOULOGNE BILLAN-
COURT ; M. Alain THIBAULT 100 rue
Jean Jaurs 92300 LEVALLOIS PER-
RET; et qui sera immatricule au RCS de
FORT DE FRANCE.
Le Grant, Olivier PONCIN FB 1248

SOMANC SARL
AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
ET DE DENOMINATION
Aux terms d'une dlibration du 02 juin
2009, la collectivit des associs a pris
acte de la dmission de MAZARIN Julien
Gilbert avec effet au 03 juin 2009, et
nomm en quality de nouveau grant
ABLANA Terry DEMEURANT: Epsilonl
- Appt. 6 Morne Coco Didier 97200 Fort
de France.
Il a dcid de modifi la denomination so-
ciale de la socit Martiniquaise d'Assai-
nissement Non collectif computer du 02
juin 2009 qui devient dsormais : Diag-
nostic, Rhabilitation, Entretien, Assai-
nissement, Martinique. FB 1249

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01/06/09, il a t constitute
une: SARL
Prsentant les caractristiques suivantes
Denomination : PAT CAR
SISE : Chez M. PIGNOL Roger n" 23,
Lot. les Hauts de Californie 97232 Le La-
mentin
Objet : Location court et longue dure
vhicule de tourism ou utilitaire
- Tous types de Iovages vhicules


- organisation d'excursions touristiques
Dure : 99ans
Capital : 5000 Euros
La grante : M. PIGNOL Patrick
Adresse : 23, Lot. Les Hauts de Califor-
nie 97232 Le Lamentin
Immatriculation au registre du Commerce
: en course
Pour avis le Grant FB 1250

AVIS DE CONSTITUTION
Il a t cre une socit civil immobilire
par acte en date du 17/04/09, don't les ca-
ractristiques sont les suivantes :
Denomination : SCI VM-SAMARO
Adresse du sige social : C/ Monsieur
AGARAT Vnrand Morne germa 97221
Carbet
Objet social : l'acquisition par voie d'achat
ou d'apport, la proprit, la mise en va-
leur, la transformation, la construction,
l'amnagement, l'administration et la lo-
cation de tous biens et droits immobiliers,
de tous biens et droits pouvant constituer
l'accessoire, l'annexe ou le complement
des biens et droits immobiliers en ques-
tion.
Dure en nombre d'annes computer de
son immatriculation au registre du com-
merce et des socits : 99 ans
Nom et adresse du grant : Monsieur
AGARAT Vnrant Morne Germa 97221
Carbet.
Immatriculation au registre du commerce
et des socits de Fort de France
Pour avis, le grant FB 1251

AVIS DE CONSTITUTION
Denomination social: CMP (Compagnie
Martiniquaise de Plomberie)
Sige social : 128 rue Lon Gontran
Damas 97232 LAMENTIN
Objet social : Plomberie, VRD
Dure :99 ans
Capital : 1524 Euros
Grance : Monsieur MICHEL Thierry, de-
meurant lotissement habitation Bois carr
97232 LAMENTIN
Immatriculation au RCS de Fort de
France
Pour avis
Le grant FB 1252

FABAT SARL
MORNE HONOR
97211 RIVIERE SALEE
AVIS DE MISE EN SOMMEIL
Suivant dlibration de l'assemble g-
nrale extraordinaire du 25 mai 2009, au
sige de la socit, Morne Honor, 97211
RIVIERE SALEE, les ssocis ont ac-
cept et vot l'unanimit la mise en
sommeil et ce, pour une dure de 2 ans
de l'entreprise FABAT SARL immatricu-
le au RCS de Fort de France et ce
effet au 15 avril 2009.
Le dpt lgal sera effectu au greffe du
tribunal de commerce de Fort de France.
Pour avis, le reprsentant lgal.
FB 1253

AVIS RECTIFICATIF DE L'ANNONCE
DU 12 FVRIER 2009
JUSTICE N 07 PAGE 16
CARAIBES BENNES EURL
MORNE POIRIER
97212 SAINT-JOSEPH
Suivant acte SSP du 15 janvier 2009 a
t constitute une EURL dnomme CA-
RAIBES BENNES
Au lieu de: suivant acte SSP du 08/12/09
Le nom du grant est DANEY DE MAR-
CILLAC Danielle au lieu de DANEY DE
MARCILLA Danielle
Pour avis, la grance FB 1254

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-









I Iedi1 Jusice


nique
Service de la formation professionnelle,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tel : 05 96 59-64-
60 / tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs publics"
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 30 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Objet du march :
Ralisation d'actions de formation au titre
du Programme regional de formation pro-
fessionnelle, destination des deman-
deurs d'emploi (lots 13 24).
Rfrence d'indentification du march :
FP-ADU-0902
Caractristiques principles : Objectif g-
nral de la prestation :
La prsente consultation porte sur le
choix de prestataires (organismes de for-
mation) devant raliser les actions de for-
mation qualifiantes dans le cadre du
Programme regional de formation profes-
sionnelle (PRFP) 2009 conformment au
cahier des charges.
Allotissement :
La prestation sera divise en 12 lots qui
seront attribus sparment savoir :
- Lot 13 : CAPA productions horticoles
spcialit ppinires
- Lot 14 : CAPA productions horticoles
spcialit cultures lgumires et florales
- Lot 15: BEPA option services spcialit
service aux personnel
- Lot 16 : BPA option travaux paysagers
spcialit travaux de creation et d'entre-
tien
- Lot 17 : Certificat de spcialisation tou-
risme vert, accueil et animation en milieu
rural
- Lot 18 : Certificat de spcialisation
conduite de productions en agriculture
biologique, transformation et commercia-
lisation
- Lot 19 : FCIL co-construction
- Lot 20 : Licence commerce international
(import/export)
- Lot 21 : Licence professionnelle banque
assurance
- Lot 22: DEAVS
- Lot 23 : CAP petite enfance
- Lot 24 : Mention complmentaire ac-
cueil-rception
Possibility de prsenter une offre pour un
ou plusieurs lots.
Dure d'excution du march : La dure
d'excution du march sera propose
pour chaque lot par les candidates. Ils de-
vront cet effet renseigner les articles 4
et 5 de l'acte d'engagement.
Lieu d'excution : Sur tout le territoire de
la Martinique
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement :
Fonds propres de la Rgion (30 %) + Pro-
gramme oprationnel 2007-2013 (PO)
(70%)
- Paiement :
. Virement administratif
. Dlai global de paiement : 40 jours
. Prix rvisable
. Une advance de 5 % est prvue
Variantes : Non autorises
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Le dossier
de consultation des entreprises sera
remis gratuitement par le service de la
Formation professionnelle
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France
Tel : 0596 59 64 60
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus indique.


Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures :
- Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
-Situation propre des oprateurs cono-
miques, (y comprise exigences relatives
l'inscription au registre du commerce ou
de la profession): Renseignements et for-
malits ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :
-la declaration du candidate (conforme au
modle Dc5 -- version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du march
(disponible sur internet l'adresse sui-
vante : www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics).
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
l'adresse suivante : http://www.mi-
nefi.gouv.fr, thme : marchs publics)
* Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
- presentation d'une liste des principaux
services effectus au course de la
dernire anne, indiquant le montant, la
date et le destinataire public ou
priv. Les prestations de services sont
prouves par des attestations du
destinataire ou, dfaut, par une dcla-
ration du candidate
-Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la
preuve de la capacity du candidate.
- indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des
cadres de l'entreprise, et notamment des
responsables de prestations de
services de mme nature que celle du
march.
- Capacits conomique et financire :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires
concernant les services objet du march,
raliss au course du dernier
exercise disponible
-Dclaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les
risques professionnels.
* Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
-une description de l'quipement tech-
nique, des measures employees par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'tude et de recherche de
son entreprise ;
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et
l'importance du personnel d'encadrement
au course de la dernire anne.
Critres de jugement des offres :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
* La valeur technique de l'offre affecte
d'un coefficient 5 et apprcie partir du
dossier technique dtaill requis.
* Le prix de la prestation affect d'un coef-
ficient 3
* Le dlai global d'excution de la presta-
tion propose l'article 5 de l'acte d'en-
gagement affect d'un coefficient 2
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Dlai de validit des offres : 240 jours
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Conseil regional de la Mar-


tinique (service de la formation profes-
sionnelle) ou en ligne l'adresse sus in-
dique
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus : Conseil regional de la Marti-
nique (service de la formation profession-
nelle) ou en ligne l'adresse sus indique
Date limited de reception des offres : Le 03
juillet 2009 12 H 00 (heure de Marti-
nique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres contre
rcpiss au Conseil Rgional de la Mar-
tinique Service de la Formation profes-
sionnelle rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique
Dlai laiss au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
- B.P 683 97264 Fort-de-France Cedex
Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation : Comit consultatif interdparte-
mental de rglement amiable des litiges
relatifs aux marchs publics de PARIS
(C.C.I.R.A de Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopie : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recourse : Le greffe du
Tribunal administratif
Croix de Bellevue
97200 Fort-de-France
Tl: 0596-71-66-67
Fax: 0596 63.10.08
Transmission des dossiers d'offre par
voie dmatrialise : Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par vole lectronique
des dossiers d'offres
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le 03 juin 2009 FB 1255

AVIS D'ATTRIBUTION
Identification du pouvoir adjudicateur
Conseil Rgional de Martinique, rue Gas-
ton Defferre, Cluny ; M. le president du
Conseil regional de Martinique, l'atten-
tion du service des Marchs, MQ-97200
Fort-de-France. Tl. : 0596- 59 63 00. T-
lcopieur : 05 96 72 68 10.
Adresse(s) internet : Adresse gnrale du
pouvoir adjudicateur : http://www.cr-mar-
tinique.fr.
Adresse du profile d'acheteur:
http://www.cr-martinique.fr.
Type de Pouvoir Adjudicateur et activity
(s) Principale(s) :
Collectivit territorial. regionn)
Services gnraux des administrations


publiques.
Le pouvoir adjudicateur agit pour le
compete d'autres pouvoirs adjudicateurs :
Non
Publications antrieures
- L'avis d'appel public la concurrence a
-t-il fait l'objet d'une publication ? : Oui
- Si Oui rfrences de publication
Parution : Antilla Justice...... announce
n15529 FB 0260.................. date :
09/10/2008
- A-t'-il fait l'objet d'une publication rectifi-
cative : non
Intitul attribu au march par le pouvoir
adjudicateur : Travaux de rehabilitation
au CFPPA du LORRAIN.
Rfrence d'identification du march qui
figure dans l'avis d'appel public la
concurrence : CFALOR-06-OP1-TRAV
Type de march Travaux d'excution
Lieu d'excution ou de livraison : LOR-
RAIN
March couvert par l'accord sur les mar-
chs publics (AMP) : Oui
Type de procedure Appel d'offres ouvert
en vertu des articles 33, 57 59 du code
des marchs publics
Critres d'attribution du march : La va-
leur technique de l'offre affecte d'un
coefficient 6 se dclinant selon les sous
critres.suivants :
- Organisation matrielle du chantier :
40% (du coefficient 6)
- Modalits de reduction des nuisances
bruitt, poussires, circulation) : 60% du
coefficient 6)
* Le prix des prestations affect d'un coef-
ficient 4
Valeur total finale du ou des march(s)
HT: 254 286.33 E
Intitul et numro de march ou du lot at-
tribu : Lot 5 : Mise en conformit lec-
trique March n" 09 TST 002
Date d'attribution du March : le 03 D-
cembre 2008
Nom du titulaire / Organisme : SACARA-
BANY SARL
Adresse : Squadra E2 FA 279 rue 20 cit
dillon
Code Postal : 97200
Ville : FORT-DE-FRANCE
Tlphone : 0596 70 75 50
Tlcopieur : 0596 73 12 68
Nombre d'offres reues sur ce lot : 2
Montant final du march ou du lot attribu
(HT) : 101 518.37 E
Offre la plus base (HT) : 101 518.37
Offre la plus leve (HT) : 120 154,70
Possibility de sous-traitance : Oui R-
ponse inconnue
Intitul et numro de march ou du lot at-
tribu : Lot 7: Climatisation.
March n" 09 TST 003 ,
Date d'attribution du March : le 03 D-
cembre 2008
Nom du titulaire / Organisme : IDEX
ENERGIE ANTILLES
Adresse : Z.I de Petite Cocotte
Code Postal : 97224 Ville : DUCOS
Tlphone : 0596 56 38 52
Tlcopieur : 0596 56 32 97
Nombre d'offres reues sur ce lot : 3
Montant final du march ou du lot attribu
(HT) : 17000,81 E
Offre la plus basse (HT) : 17 000,81
Offre la plus leve (HT) : 30 015,66
Possibility de sous-traitance : Oui R-
ponse inconnue
Intitul et numro de march ou du lot at-
tribu : Lot 8 : Peinture extrieure et int-
rieure Signalisation
March n" 09 TST 004
Date d'attribution du March : le 03 D-
cembre 2008
Nom du titulaire / Organisme: SOREVER
SARL
Adresse : 58 Avenue Condorcet
Code Postal : 97200
Ville : FORT DE FRANCE
Tlphone : 0596 61 64 73









.5 -


Tlcopieur: 0596 61 51 71
Nombre d'offres reues sur ce lot : 2
Montant final du march ou du lot attribu
(HT) : 41 775,15 E
Offre la plus base (HT) :41 775,15 E
Offre la plus leve (HT) : 56 617,64 E
Possibility de sous-traitance : Oui R-
ponse inconnue
Intitul et numro de march ou du lot at-
tribu : Lot 9 : Ouvrages extrieurs VRD
- Clture.
March n 09 TST 005
Date d'attribution du March : le 03 D-
cembre 2008
Nom du titulaire /Organisme : TCM SARL
Adresse : Centre Commercial LA FON-
TAINE.
Code Postal : 97233
Ville : SCHOELCHER
Tlphone : 0590 52 15 09
Tlcopieur : 0596 52 73 52
Nombre d'offres reues sur ce lot : 1
Montant final du march ou du lot attribu
(HT) : 93 992,00 e
Possibility de sous-traitance : Oui R-
ponse inconnue
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction de recours: Tri-
bunal administratif de Fort-de-France, im-
meuble Roy-Camille croix de Bellevue
-B.P 683, MQ-97264 Fort-de-France.
Tl. 05 96 71 66 67. Fax 05 96 63 10 08.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le mardi 2 juin 2009 FB 1256

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur : Conseil Rgional de Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique, Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique T-
lphone : 0596-59-63-00
Tlcopieur : 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs Publics"
Contact : le reprsentant du pouvoir ad-
judicateur :
Le President du Conseil Rgional de Mar-
tinique
L'avis implique la passation d'un march
Procedure de passation : March pro-
cdure adapte [art. 28 du Code des Mar-
chs Publics (CMP)]
Intitul attribu au march : Travaux de
demolition des btiments G1 et G2 du
lyce Raymond NERIS du Marin.
Prestations divises en lots : Non
Numro de rfrence attribu au march
par le pouvoir adjudicateur : Opration n"
MAR-06-OP8G
Caractristiques principles (description
succincte du march) : Les travaux
consistent plus prcisment raliser :
1. La purge des btiments, y comprise
toutes dispositions de tris, de stockage,
d'vacuation et de traitement.
2. La demolition de la superstructure et
de l'infrastructure des btiments G1 et
G2, y comprise toutes sujtions de tris,
d'vacuation et de traitement.
3. Le remblaiement, le nivellement et
l'amnagement du terrain obtenu.
Quantit ou tendue global purge des
btiments intrieurs et extrieurs tris -
stockage vacuation.
demolition de la superstructure et de l'in-
frastructure des btiments G1 (R+2 avec
emprise au sol d'environ 660 m2) et G2
(R+3 avec emprise au sol d'environ 660
m2) avec une pelle pince hydraulique
remise l'tat natural du site : rem-
blaiement des fouilles, talutages ...
Dlai d'excution du march La dure
global des travaux est de six (6) se-
maines computer de (la notification du


march + priode de 30 jours pour la pr-
paration des travaux).
Des variantes seront prises en consid-
ration : Non
Lieu principal d'excution des travaux :
Lyce Raymond NERIS Ville du Marin
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Les docu-
ments (dossier de consultation des
Entreprises DCE) seront remis gratuite-
ment par le Service des marchs et de la
command publique du Conseil Rgional
de MARTINIQUE.
Tlphone : 0596 59.63.00, Tlcopieur
: 0596-72.68.10
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus-indique.
Modalits essentielles de financement et
de pavement du march : Financement
: Budget du Conseil Rgional de Marti-
nique
* Paiement :
- virement administratif
- Dlai global de paiement : 40 jours
-Rglement effectu sous forme
d'acomptes mensuels et d'un solde.
- Avance de 5 % prvue
- Type de prix : prix global et forfaitaire
- Variation des prix: fermes actualisables
Cautionnement et garanties exiges :
Avance :
Si le titulaire l'accepte dans l'acte d'enga-
gement, une advance lui sera verse dans
les conditions prvues aux articles 87
90 du code des marchs publics. Son
versement est conditionn par la consti-
tution d'une garantie premiere demand
ou, si le pouvoir adjudicateur ne s'y op-
pose pas, par une caution personnelle et
solidaire.
Retenue de garantie :
Une retenue de garantie de 5% est pr-
vue conformment aux articles 101 103
du code des marchs publics. Elle peut
tre remplace par une garantie pre-
mire demand ou, si le pouvoir adjudi-
cateur ne s'y oppose pas, par une caution
personnelle et solidaire.
Langue pouvant tre utilise dans l'offre:
Franais
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre ad-
ministratif peuvent tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pr-
sident du Conseil Rgional l'attention
du service des Marchs et de la Com-
mande Publique) Rue Gaston Defferre -
Cluny 97200 Fort-de-France Martinique
- Tlphone : 0596-59-63-00 Tlco-
pieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre tech-
nique peuvent tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pr-
sident du Conseil Rgional l'attention
du Service Technique) Rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France Mar-
tinique Tlphone : 0596-59-63-00 -
Tlcopieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures
Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
Situation propre des oprateurs cono-
miques, y comprise exigences relatives
l'inscription au registre du commerce ou
de la profession : Renseignements et for-
malits ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :
la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du mar-
ch).


- lettre de candidature et le cas chant
d'habilitation du mandataire par ses co-
traitants (conforme au modle DC 4 dans
sa version d'avril 2007).
* Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Presentation d'une liste des travaux
excuts au course de la dernire anne,
appuye d'attestations de bonne excu-
tion pour les travaux les plus important.
Ces attestations indiquent le montant,
l'poque et le lieu d'excution des travaux
et prcisent s'ils ont t effectus selon
les rgles de l'art et mens rgulirement
bonne fin ; (si cette presentation n'est
pas dj demande dans le cadre du DC
5).
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identit professionnelles ou
des rfrences de travaux attestant la
competence du candidate raliser la
prestation pour laquelle il soummisionne
(si ces documents ne sont pas dj de-
mands dans le cadre du DC5).
- Indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
l'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduite des travaux de mme nature
que celle du march
Conditions de participation : Capacits
conomique et financire
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, raliss
au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas dj de-
mande dans le cadre du DC 5)
- declaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels.
* Capacits techniques
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne (si cette d-
claration n'est pas dj demande dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant l'outillage, le ma-
triel et l'quipement technique don't le
candidat.dispose pour la ralisation de
marchs de mme nature (si cette dcla-
ration n'est pas dj demande dans le
cadre du DC 5).
Critres d'attribution des marchs :
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
d'attribution noncs ci-dessous :
- La valeur technique de l'offre (apprcie
partir du mmoire technique requis au
3-1-2-b du rglement de consultation) af-
fecte d'un coefficient 6 se dclinant
selon les sous critres suivants :
- Organisation matrielle du chantier :
50% (du coefficient 6)
- Modalits de reduction des nuisances
bruitt, poussires, circulation) : 30% du
coefficient 6)
- Quality des procds techniques et de
la mthode de travail :20% (du coefficient
6)
- Le prix des prestations affect d'un coef-
ficient 4
Dlai minimum pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre:
180 jours
Date limited de reception des offres :
Le mardi 30 juin 2009 12 h 00 (heure
de Martinique)


Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes :
Reception des offres, par pli recommand
ou contre rcpiss au Conseil Rgional
de Martinique, Service des marchs et de
la command publique, rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France -
MARTINIQUE ou en ligne l'adresse
Internet sus indique.
Dlai laiss au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les attestations so-
ciales et fiscales :
8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours :
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille Croix de Belle-
vue -B.P 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tlphone : 0596-71-66-67
Tlcopieur : 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation :
Comit consultatif interdpartemental de
rglement amiable des litiges relatifs aux
marchs publics de PARIS (C.C.I.R.A de
Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopieur : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours :
Le greffe du Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683
97262 Fort-de-France C,dex
Tlphone: 0596-71-66-67 Tlcopieur
: 0596 63.10.08
Transmission par voie dmatrialise :
Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Les candidates qui ont transmis leur.dos-
sier d'offre par voie lectronique peuvent,
en parallle, faire parvenir la Rgion
Martinique une "copie de sauvegarde" de
ce dossier ; ceci sur support physique
lectronique (CD, DVD) ou sur support
paper. L'envoi se fera dans les conditions
prcises dans le rglement de la consul-
tation.
Date d'envoi du present avis aux or-
ganes de publication (journaux d'an-
nonces lgales locaux)
Le vendredi 05 juin 2009 FB 1257

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur : Conseil Rgional de Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique, Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique T-








Jeui1J -.g ,9


lphone: 0596-59-63-00
Tlcopieur : 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs Publics"
Contact : le reprsentant du pouvoir ad-
judicateur :
Le President du Conseil Rgional de Mar-
tinique
L'avis implique la passation d'un march
Procedure de passation : March pro-
cdure adapte [art. 28 du Code des Mar-
chs Publics (CMP)]
Intitul attribu au march : Travaux de
dconstruction du dernier niveau des ba-
timents D1 et D2 du lyce Raymond
NERIS du Marin.
Prestations divises en lots : Non
Numro de rfrence attribu au march
par le pouvoir adjudicateur: Opration no
MAR-06-OP8D
Caractristiques principles (description
succincte du march) : Il s'agit plus prci-
sment de raliser les travaux suivants :
1) La purge des btiments, y compris
toutes dispositions de tris, de stockage,
d'vacuation et de traitement.
2) La deconstruction du dernier niveau
des btiments D1 et D2, y comprise toutes
sujtions de tris, d'vacuation, d'adapta-
tion et de traitement.
3) Les tudes d'excution, les notes de
calculus et le phasage des travaux.
Quantit ou tendue global purge des
btiments intrieurs et extrieurs de
l'tage dconstruire, y comprise tris, de
stockage, vacuation et recyclage.
- dconstruction de la superstructure (y
comprise cage d'escaliers) dpose ma-
onnerie du dernier tage des btiments
D1 et D2 exclusivement par sciage va-
cuation et recyclage des dchets : plan-
cher 880 m2, poutres 120 ml, murs
priphriques 700 m2, sparations int-
rieures 100 m2.
- ouvrages en toiture (relevs, tanchit,
percements, rebouchages...) creation
relev d'acrotres priphriques et inter-
mdiaires : 300 ml tanchit y/c va-
cuation EP : 880 m2.
Dlai d'excution du march La dure
global des travaux est de douze (12) se-
maines computer de (la notification du
march + priode de 30 jours pour la pr-
paration des travaux).
Des variantes seront prises en consid-
ration : Non
Lieu principal d'excution des travaux :
Lyce Raymond NERIS Ville du Marin
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Les docu-
ments (dossier de consultation des
Entreprises DCE) seront remis gratuite-
ment par le Service des marchs et de la
command publique du Conseil Rgional
de MARTINIQUE.
Tlphone : 0596 59.63.00, Tlcopieur
: 0596-72.68.10
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus-indique.
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement
: Budget du Conseil Rgional de Marti-
nique
* Paiement:
- virement administratif
- Dlai global de paiement : 40 jours
-Rglement effectu sous forme
d'acomptes mensuels et d'un solde.
Avance de 5 % prvue
Type de prix : prix global et forfaitaire
Variation des prix : prix fermes actuali-
sables
Cautionnement et garanties exiges :
Avance :
Si le titulaire l'accepte dans l'acte d'enga-
gement, une advance lui sera verse dans
les conditions prvues aux articles 87


90 du code des marchs publics. Son
versement est conditionn par la consti-
tution d'une garantie premiere demand
ou, si le pouvoir adjudicateur ne s'y op-
pose pas, par une caution personnelle et
solidaire.
Retenue de garantie :
Une retenue de garantie de 5% est pr-
vue conformment aux articles 101 103
du code des marchs publics. Elle peut
tre remplace par une garantie pre-
mire demand ou, si le pouvoir adjudi-
cateur ne s'y oppose pas, par une caution
personnelle et solidaire.
Langue pouvant tre utilise dans l'offre:
Franais
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre ad-
ministratif peuvent tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pr-
sident du Conseil Rgional l'attention
du service des Marchs et de la Com-
mande Publique) Rue Gaston Defferre -
Cluny 97200 Fort-de-France Martinique
- Tlphone : 0596-59-63-00 Tlco-
pieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre tech-
nique peuvent tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pr-
sident du Conseil Rgional l'attention
du Service Technique) Rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France Mar-
tinique Tlphone : 0596-59-63-00 -
Tlcopieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : Critres de
selection des candidatures
Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
* Situation propre des oprateurs cono-
miques, y comprise exigences relatives
l'inscription au registre du commerce ou
de la profession : Renseignements et for-
malits ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :
- la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du mar-
ch).
- lettre de candidature et le cas chant
d'habilitation du mandataire par ses co-
traitants (conforme au modle DC 4 dans
sa version d'avril 2007).
* Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Presentation d'une liste des travaux
excuts au course de la dernire anne,
appuye d'attestations de bonne excu-
tion pour les travaux les plus important.
Ces attestations indiquent le montant,
l'poque et le lieu d'excution des travaux
et prcisent s'ils ont t effectus selon
les rgles de l'art et mens rgulirement
bonne fin ; (si cette presentation n'est
pas dj demande dans le cadre du DC
5).
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identit professionnelles ou
des rfrences de travaux attestant la
competence du candidate raliser la
prestation pour laquelle il soummisionne
(si ces documents ne sont pas dj de-
mands dans le cadre du DC5).
- Indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
l'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduite des travaux de mme nature
que celle du march
Conditions de participation : Capacits
conomique et financire
Renseignements et formalits nces-


saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, raliss
au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas dj de-
mande dans le cadre du DC 5)
- declaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels.
*Capacits techniques
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne (si cette d-
claration n'est pas dj demande dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant l'outillage, le ma-
triel et l'quipement technique don't le
candidate dispose pour la ralisation de
marchs de mme nature (si cette dcla-
ration n'est pas dj demande dans le
cadre du DC 5).
Critres d'attribution des marchs :
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
d'attribution noncs ci-dessous :
- La valeur technique de l'offre (apprcie
partir du mmoire technique requis au
3-1-2-b du rglement de consultation) af-
fecte d'un coefficient 6 se dclinant
selon les sous critres suivants :
- Organisation matrielle du chantier :
50% (du coefficient 6)
- Quality des procds techniques et de
la mthode de travail : 30% (du coefficient
6)
- Modalits de reduction des nuisances
bruitt, poussires, circulation) : 20% du
coefficient 6)
- Le prix des prestations affect d'un coef-
ficient 4
Dlai minimum pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre:
180 jours
Date limited de reception des offres :
Le mardi 30 juin 2009 12 h 00 (heure
de Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes:
Reception des offres, par pli recommand
ou contre rcpiss au Conseil Rgional
de Martinique, Service des marchs et de
la command publique, rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France -
MARTINIQUE ou en ligne l'adresse
Internet sus indique.
Dlai laiss au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les attestations so-
ciales et fiscales :
8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours :
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille Croix de Belle-
vue -B.P 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tlphone : 0596-71-66-67
Tlcopieur : 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation :
Comit consultatif interdpartemental de
rglement amiable des litiges relatifs aux
marchs publics de PARIS (C.C.I.R.A de
Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopieur: 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recourse :
Le greffe du Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683


97262 Fort-de-France Cdex
Tlphone : 0596-71-66-67 Tlcopieur
: 0596 63.10.08
Transmission par voie dmatrialise :
Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Les candidates qui ont transmis leur dos-
sier d'offre par voie lectronique peuvent,
en parallle, faire parvenir la Rgion
Martinique une "copie de sauvegarde" de
ce dossier ; ceci sur support physique
lectronique (CD, DVD) ou sur support
paper. L'envoi se fera dans les conditions
prcises dans le rglement de la consul-
tation.
Date d'envoi du present avis aux or-
ganes de publication (journaux d'an-
nonces lgales locaux)
Le vendredi 05 juin 2009 FB 1258

ADDITIF DU 14/05/09
JUSTICE No 20 PAGE 20 FB 1133
Lire : NAIL'S CENTER
OBJET en complement : Pose d'ongles
Dure : 99 ans

AVIS MODIFICATIF AU JOURNAL
DU 28 MAI 2009 N22
PAGE 16 FB 1189
L'AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPE
CONCERN LA SARL MJR
AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
LA S.A.R.L. MJR
L'Assemble Gnrale Extraordinaire du
23 avril 2004 a dcid la dissolution anti-
cipe de la socit computer du 23 avril
2004 et sa mise en liquidation amiable
sous le rgime conventionnel dans les
conditions prvues par les status et les
dlibrations de ladite assemble.
Elle a nomm comme liquidateur M.
Pierre MARIE JOSEPH demeurant c/
ANTILLES PROTECTION Immeuble
Gndis ZI LA LEZARDE 97232 Le La-
mentin pour toute la dure de la liquida-
tion, avec les pouvoirs les plus tendus
tels que dtermins par la loi et les sta-
tuts pour procder aux operations de li-
quidation, raliser l'actif, acquitter le
passif, et rpartir le solde entire les asso-
cis, sous reserve des dispositions des
articles L.237-1 et suivants du Code de
commerce.
Le sige de la liquidation est fix C/O AN-
TILLES PROTECTION Immeuble G-
ndis ZI La Lzarde 97232 Le Lamentin.
C'est cette adresse que la correspon-
dance devra tre envoye et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront tre notifis.
Pour avis et mention
La grance










Andrifier,; meurtre pour mmoire:

GuY DESLAURIERS ET PATRICK CHAMOISEAU


Le film "Aliker" est prsent depuis
le 3 juin dernier sur les crans fran-
ais. L'occasion pour les journa-
listes de l'Humanit de s'imprgner
de l'atmosphre qui a rgn autour
de la ralisation. Extrait d'une ren-
contre avec Guy Deslauriers et Pa-
trick Chamoiseau.

Le film de Guy Deslauriers, scenario
de Patrick Chamoiseau, retrace le
combat du journalist communist.
Ses assassins ne furent jamais
punis. Le film lve le voile sur un pan
cach de l'histoire de la Martinique.

Rencontre avec le ralisateur et le sc-
nariste du film, Guy Deslauriers et Pa-
trick Chamoiseau. De l'importance que
le people martiniquais se rapproprie
son histoire.

L'affaire Aliker est-elle connue au-
jourd'hui aux Antilles ?
Guy Deslauriers : Oui et non. La jus-
tice n'tant pas passe, les zones d'om-
bre demeurent. Elles maillent
l'enqute de l'poque. Personne
jusqu'ici n'en avait entam une nou-
velle. On ne trouve par example ni do-
cumentaire ni representation thtrale
sur Andr Aliker. Peut-tre en raison
d'une certain autocensure. Une crainte
a sans doute persist en raison de la
place qu'occupent encore les bks,
avec la toute-puissance que l'on sait.
Ce ne sont plus les grands usiniers de
nagure mais ils sont prdominants
dans l'import-export ou la distribution et
disposent encore de solides relais dans
le monde politique. Nous nous en
sommes rendu compete en commenant
monter le film. En amount, nous avons
essuy plusieurs refus de la part de
structures semi-prives, ou semi-pu-
bliques, qui ont des bks dans leurs
conseils d'administration alors que nous
voulions accder des dcors, des
voitures anciennes don't les bks d-
tiennent dans les garages d'importantes
collections. Pas une voiture du film ne
nous a t prte ni mme loue par
eux. C'tait different dans les collectivi-
ts territoriales, o l'on rencontre des
personnel de conviction, des gens in-
dpendants. Mais mme avec des
structures, des entreprises qui ne comp-
tent aucun bk, on nous expliquait qu'il
n'tait pas possible d'aider le film sans
compromettre les futures affaires avec
des bks. Cela va bien plus loin que


nous ne le souponnions. Nous avons
sollicit des ministres. Le directeur de
cabinet d'un ministry nous a reus. Des
accords de soutien nous ont t promise.
Et rien n'a suivi, pas mme un courier.
Le tlphone a bien fonctionn entire
Paris et la Martinique. Cela confirm les
relations entire le pouvoir et des person-
nalits importantes aux Antilles aux
yeux desquelles le film n'tait pas le
bienvenu. (...)

Peut-on dire d'Aliker qu'il a pay de
sa vie le fait d'avoir dnonc la profi-
tation de l'poque ?
Patrick Chamoiseau : C'est exacte-
ment cela (rires) C'tait bien de la pro-
fitation qu'il s'agissait. Pour moi, cette
affaire signe la naissance du journa-
lisme. La press a toujours t trs forte
aux Antilles. Mais c'tait une press trs
individualise. Les multres, qui avaient
chapp la fatalit de l'esclavage, as-
piraient tre considrs comme des
tres humans part entire. Ce que les
bks leur refusaient. Pour acqurir un
statut social, ils ont beaucoup tudi.
On comptait parmi les multres de nom-
breux lettrs, de nombreux avocats. Ils
crivaient beaucoup. Il y avait, ds
avant l'abolition, une press incroyable.
N'importe quel individu pouvait publier
son petit journal, lancer des pol-
miques. Mais c'est Aliker qui introduit la
mthode de l'enqute, de l'investiga-
tion, de la verification de l'information
la source. Les bks se sont sentis me-
nacs par cette mthode journalistique.
C'est cela qu'ils lui front payer, davan-
tage que la dnonciation de la profita-
tion, rgulirement mise en accusation
dans les discours des communists. (...)

La scne de l'assassinat d'Aliker est
d'une violence insoutenable. quoi
renvoie ce corps supplici qui som-
bre au fond de l'eau ?
Guy Deslauriers : La violence de la
mise mort d'Aliker, telle que nous la
montrons, nous permet de dire la vio-
lence du systme, de la socit enfan-
ts par le systme esclavagiste. Cette
violence commence avec le rapt en
Afrique, avec la saisie de ces hommes
jets fond de cale. Puis elle se trans-
porte dans les colonies, s'installe au
coeur du systme de plantations, et per-
dure aprs l'abolition. Cette violence
continue de s'exercer aujourd'hui, sous
d'autres formes. Les vnements de f-
vrier et de mars 2009 en Guadeloupe et


en Martinique l'ont confirm une nou-
velle fois.

Ce film a-t-il change votre regard sur
les communists ?
Guy Deslauriers : Mon regard a nor-
mment volu au course des re-
cherches pour le film. C'tait, jusque-l,
un parti de la vie politique en France et
en Martinique. Ds que l'on entire dans
l'affaire Aliker, des ralits apparais-
sent. Lorsque, de retour du front de la
Grande Guerre, Aliker rejoint la cellule
Jean-Jaurs fonde en 1918, qui de-
viendra le Parti communist, on a af-
faire des gens qui comprennent qu'ils
doivent occuper le terrain, y travailler et
pas seulement faire passer des ides.
Ils veulent que les milliers d'ouvriers
corvables merci acquirent des
droits, des protections. Les commu-
nistes sont les seuls descendre sur
les ports avec les dockers. Ils sont aux
cts des ouvrires, des balayeurs, les
poussent connatre leurs droits, s'or-
ganiser. Ils tiennent des runions se-
crtes dans les course des rues
cases-ngres. Ils sont les seuls af-
fronter gendarmes et bks. Ce que ces
hommes et ces femmes ont fait avancer
est inestimable. On doit le leur recon-
natre. Aujourd'hui le PCM a perdu de
sa force mais il faut qu'il garde ce nom
la symbolique tellement puissante.
Peut-tre faut-il entamer d'autres com-
bats, se donner d'autres missions.
Quand on voit avec quelle violence le
patronat jette les gens dans la prcarit,
je crois qu'il veut la mme "/l6ert"que
celle don't il bnficiait dans les annes
1930.

Patrick Chamoiseau : Mon regard sur
les communists n'a jamais vari.
Mme si Csaire a port le project, c'est
le Parti communist qui a combattu
pour l'galit des droits et conquis la d-
partementalisation. Lorsque j'ai travaill
sur mon roman Texaco, une femme de
ce quarter populaire de Fort-de-France,
voquant l'poque o ils exeraient une
forte influence, m'a dit : "Les commu-
nistes sont les seuls tres humains". C'est
un constat que je partage. Les commu-
nistes sont, en Martinique, les acteurs
d'une histoire admirable. Ils se sont tou-
jours tenus du ct du people, des d-
munis, des exploits.
Entretien ralis par N'sa MWoussaoui
et Dominique 'Widemann




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