Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: May 28, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00113
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text


orPeD lZ1EBDOMAoAE D'INFORMATION COMMUt4%S
iill.ii 5iI-


1aoTrI I Re ponsbiltn-t le elo-pp- men -v ria 'b-


22 Mai 18N8
-o
-tr i 1


-rD-


SaEbions-seruice :
Orve : premier effect du
ropport Bolliet

Dossier :
Qu'est-ce que l'drticle 73
& I'drticle 7L P










LE 22 MAI DIGNEMENT COMMMOR SAINT PIERRE
ET AU PRCHEUR


Edito ............ .P. 2/3
- Elections Europenes

Economic ........ .p. 4/.
- Grve des stations-services
- B.T.P. : premier trimestre "morose"
selon 'I.E.D.O.M.

Politique ........... /. /
- Table ronde de Bobigny
- Elections europennes
- Article 73 et Article 74

Ab. de l'Esclavage .p. 10/13
- 16l1me anniversaire de l'abolition
- Les derniers soubresauts du sys-
tme esclavagiste
- P.C.F. et commmoration

Clans sl Monde ...... .p. 14
- Isral refuse la creation d'un Etat
palestinien

Annonces Lgales .p. 15/1?

Socit ........... ..p. 210
- Quand la fac Invite "Csaire"
- Alerte aux faux psychothrapeutes


~Il~a~A(ie
t~on~


Cette anne, plus que par le pass, de
multiples manifestations ont marqu la
commmoration du 161me anniver-
saire de la Rvolution antiesclavagiste
de 1848.
Une commmoration qui avait pris un
relief particulier, aprs la grave crise so-
citale qui venait de secouer notre
pays.
Bien videmment les plus importantes
manifestations se sont droules
Saint Pierre et au Prcheur, picentres
des vnements l'issue desquels les
esclaves ont impos l'abolition de l'es-
clavage.
Plusieurs grandes manifestations ont
ponctu, dans cette region du Nord ca-
rabe cette commmoration. Ce fut
d'abord la dernire tape du Konvwa
pou rparasyon organis par le MIR
(Mouvement (Mouvement International
de la Rparation) don't president est
Garcin Malsa.
Une dernire tape qui a rassembl
plus d'un miller de personnel avec la
participation du president du Collectif du
5 fvrier Michel MONROSE et de l'em-
blmatique leader du LKP Elie Domota.
Dans son allocution qui a prcd le d-
part du Konvwa, Elie Domota a tenu
rappeler combien il partageait la de-
mande de rparation formule depuis
maintenant plusieurs annes par le
maire de Sainte Anne. "Mme s'i(n'est
pas question departerde repentance, nous
demandons rparation pour toute la
"pwofitasyon" que nous avons subie" a-


"JUSTICE"
Administration & Rdaction :
Tl. : o05 96 7186 83
Fax: o5 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
http://www.iournal-iustice-martinique.com



Fondateur :Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. :05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martinlqualse
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 14 54


cElections europennes du samedi 6juin 2009:

VOTER MADELEINE DE GRANDMAISON

POUR UN PARTENARIAT VERITABLE AVEC

UNE AUTRE EUROPE


Le Samedi 6 juin les lectrices et
les lecteurs martiniquais sont in-
vits designer leur reprsentant
au Parlement europen comme
ceux des 27 pays composant
l'Union europenne qui liront 736
dputs. L'outre-mer dsigne 3 d-
puts et la section Atlantique de
cette circonscription don't fait parties
la Martinique dsigne un reprsen-
tant sigeant au Parlement de


Strasbourg.
Le Parti Communiste Martiniquais
a dcid de soutenir la candidature
de Madeleine de Grandmaison,
dpute europenne sortante lue
en 2004 sur la liste "Affiance"
mene par Paul Vergs et pour la-
quelle notre parti avait dj appel
voter. Madeleine de Grandmai-
son avait sig pendant sa court
mandature 2007/2009 au group


SA ICA PS -Jeui 28 Ma!009 -Jutice n'2 -Pge


t-il martel, devant une foule visible-
ment sduite par le charisme de
l'homme.
Le lendemain, vendredi 22 mai, c'tait
au tour de la municipalit de Saint
Pierre d'organiser une march jusqu'
l'habitation Sainte Philomne o les es-
clavagistes avaient tendu une embus-
cade aux esclaves qui revenaient de
Saint Pierre aprs la liberation de Ro-
main.
Plus tard, au mme endroit, sur les
coups de 11 heures, c'tait le MIM qui
organisait sa propre commmoration.
Plusieurs intervenants parmi lesquels
Francis Carole, le president du PA-
LIMA, PERMAL du cercle Frantz
Fanon, Georges Erichot du Parti Com-
muniste Martiniquais ainsi que le secr-
taire de la CSTM Herv Zenoky, Daniel
Marie-Sainte et Alfred Marie-Jeanne du
MIM, rappelrent la signification de la
commmoration du 22 mai en faisant le
lien avec les luttes actuelles menes
par le Collectif du 5 fvrier et le combat
pour en faveur de l'volution institution-
nelle. Tous en appelrent au rassem-
blement des forces de progrs pour
surmonter les obstacles dresss no-
tamment par "fesfauxautonomistes".
Cette dernire manifestation devait
s'achever par un djeuner champtre
prpar par l'association I'ASSO TE qui
avait organis le matin mme un coup
de main de labourage traditionnel sur
les hauteurs du Prcheur.







II J- t a


de la Gauche unitaire europenne
(GUE) o sont inscrits, entire au-
tres, les dputs communists eu-
ropens.
Cette fois-ci la liste a4iance des
Outre-Mers"sur laquelle figure Ma-
deleine de Grandmaison est diri-
ge par Elie Hoareau, Secrtaire
gnral du Parti Communiste Ru-
nionnais, qui a pris la suite de Paul
Vergs.
Pourquoi ce soutien ? Parce que la
liste "'fiancepour[es outre-mers"af-
firme qu'il faut "inventerun nouveau
module developpement conomique
pour es DOM". Il s'agit pour cette
liste d'affronter les rendez-vous
prvus dans les annes venir :
- rengociation en 2013 des fonds
structures qui ont dj baiss de
15% pour les programmes opra-
tionnels 2007-2013 du fait de l'lar-
gissement de l'Union europenne ;
- remise en cause des aides pour
l'industrie sucrire (Runion) ;
- conclusion des accords de parte-
nariat entire I'UE et les pays voisins
des DOM (APE) qui risquent de
venir concurrencer la production lo-
cale, alors que le dsquilibre
entire importations et exportations
est dj extreme ;
- defense de la production bana-
nire menace rgulirement par
les reculades de l'Europe face aux
diktats de I'OMC manipule par les
USA;
- menace de suppression au-del
de 2014 de l'octroi de mer qui pro-
tge difficilement le faible tissu pro-
ductif des DOM et procure des
resources indispensables ses
collectivits locales ;
Madeleine de Grandmaison dans
une interview l'Humanit donnait
sa vision de la mondialisation : "On
veut construire un march mondial
avec des rgfes communes tous,
quand s conomies et (es structures
sont entire efes des plus ingaaes".
Toute la question de nos rapports
avec l'Union europenne rside
dans cette remarque : la volont
forcene de vouloir nous imposer
un libre change ingal et destruc-


teur. Le statut de Rgion dite ul-
trapriphrique (RUP), arrach
par la tnacit d'un Paul Ver-
gs, a un peu attnu la bruta-
lit de cette insertion force
dans le march europen en
nous reconnaissant formelle-
ment des spcificits. Cepen-
dant Madeleine de
Grandmaison estime que "ce
statut pourrait tre mieujxadapte,
car en ce moment i repose d'une
part sur des handicaps structures
(loignement troitesse du march,
conomie insulaire, vufnra6it aux
intempries, relef etc) et d'autre part
sur des drogations constamment re-
mises en question. Ce n'est pas satis-
faisant (..) Nous voulons tre
considrs comme des partenaires
part entire et nonplus comme des ter-
ritoires auxquef on fait fa charit et
que Con transform par tous (es
moyens en terres de consommation.
NVous avons besoin de nous dvelop-
per de transformer nos conomies et
de renforcernotre capacitproductive

Le PCM, pour sa part, revendique
un statut nouveau de cooperation
avec l'Europe, avec une autre Eu-
rope, une Europe-sociale.
Il ne faut pas perdre de vue que le
Parlement europen est la seule
institution europenne dmocra-
tique puisque lue au suffrage uni-
versel des peuples de l'Union
europenne. Au course des annes,
il a acquis de plus en plus de pou-
voir : pouvoir de co-lgislateur
galit avec le Conseil, pouvoir de
censure de la Commission, pouvoir
budgtaire, pouvoir d'enqute.
Il faut avoir aussi l'esprit qu'au-
jourd'hui plus de 80 % des lois vo-
tes par le Parlement franais et
donc applicables en Martinique
sont des transpositions de lois
adoptes par le Parlement euro-
pen. Cela au moment mme o,
avec l'Autonomie de l'article 74,
nous revendiquons la capacity


---------.-- --.--------- --
d'adapter les lois et rglements
dans un certain nombre de do-
maines nos ralits propres.
Ce n'est pas pour rien que les
bks entretiennent des lobbys
pour dfendre leurs intrts pour
influence le Parlement europen
et les autres institutions euro-
pennes (Eurodom de Grard
Bally par example). Par cons-
quent, nous devons dfendre nos
intrts au Parlement europen.,
Le problme du Parlement euro-
pen, ce n'est plus qu'il manque de
pouvoir, c'est sa majority librale et
social librale favorable aux
dogmes libraux et au libre
change gnralis qui ont engen-
dr la crise. Une crise laquelle
l'Europe nolibrale capitalist est
incapable de faire face.
Notre combat pour des rapports de
partenariat vritable respectant
rellement les spcificits de notre
pays rejoint celui de ceux qui, en
France et en Europe, veulent chan-
ger d'Europe. Nous pensions au
combat du Front de gauche qui
exige d'autres choix en Europe que
ceux du Trait de Lisbonne, frre
jumeau du Trait constitutionnel re-
jet par les Franais, les Nerlan-
dais et les Irlandais.
Voter Madeleine de Grandmaison,
c'est donc raliser la convergence
de ces deux combats et nous faire
respecter.
C'est aussi faire avancer l'unit du
people martiniquais pour un vrai
changement ici mme en Marti-
nique.
Michel Branchi










grve ds stations-services : UN CONFLICT OUI POSE LA QUESTION

DES EMPLOIS DE TOUTE LA FILIRE PTROLIRE ET DE LA

POLITIQUE GLOBAL DE L 'NERGIE DANS NOTRE PAYS


1 000 emplois menacs dans les stations-services


La grve "illimite"entame le jeudi 21
mai par les grants de Stations-services
pour la revalorisation de leurs marges
est-elle le premier effet du rapport Bol-
liet public dbut avril 2009 sur la fixation
des carburants dans les DOM ? En at-
tendant d'autres conflits...
France-Antilles des 4 et 5 avril, s'ap-
puyant sur une dpche de I'AFP, avait
titr dmagogiquement la Une : "Oui
la baisse est possible" et il avait com-
ment que le rapport Bolliet "diffre du
pr-rapport par les prcisions qu ilapporte
[afixation des prix et ['analyse des
surcots". Des baisses de prix en Marti-
nique allant de 14 centimes ( court
terme) 23 centimes ( long terme)
pour le supercarburant et de 5,6 cen-
times ( court terme) 15 centimes (
long terme) pour le gazole taient an-
nonces. Une lecture politiquement
oriente et manipule du rapport Bolliet.
Dans Justice nous avions prsent de
manire plus objective les conclusions
de ce rapport demand sur la filire car-
burants une mission mene par une
Inspecteure gnrale des Finances du
nom d'Anne Bolliet (Justice no 14 du
2/04/2009, no 16 du 16/04/2009 et n017
du 23/04/2009). Yves Jego avait ds le
dpart estim qu'il fallait "libraliser" le
systme de fixation des prix dans les
DOM pour baisser les prix. Il avait ac-
cus la Sara "d'enriclissement sans
cause et l'avait menace de "poursuites
judiciaires". En ralit, analysant la
question, la mission Bolliet n'a pas
trouv un trsor de profits cachs dans
les cuves de la Sara. Elle a trouv que


les bnfices de la Sara n'taient pas
"excessifs": savoir 9 % des capitaux
engags sur les cinq dernires annes
(1,6 centime d'euro par litre) contre
16 % dans l'industrie ptrolire en Eu-
rope. Pour afficher la baisse des prix r-
clame par ses commanditaires, en
dehors du pnible raclage de quelques
frais accessoires "surestimis" hauteur
de 2 3 centimes par litre (fret,
stockage, huiles uses, marge de gros),
la mission Bolliet n'a pu proposer prin-
cipalement que des measures antiso-
ciales et de rgression antiproduction
locale et ainsi justifier les prjugs ul-
tralibraux du sieur Jego :

10) La suppression de l'activit de
raffinage de la Sara en faisant venir
des products raffins d'Europe, c'est--
dire la suppression de la majority des
quelque 400 500 emplois directs et in-
directs gnrs par la raffinerie en les
ramenant 70 (centre de stockage).
Gain suppos pour le consommateur de
17 centimes par litre pour le supercar-
burant et de 9 centimes par litre pour le
gazole. La faisabilit de cette hypothse
reste prouver, vu les surcots de
transport crs par l'importation de car-
burants ptrolier travers l'Atlantique.

2) L'automatisation des pompes
supprimant 70 % des 1 000 emplois de
pompistes dans chacun des deux pays
de Guadeloupe et de Martinique. Cela
ferait gagner 6,4 centimes par litre en
Guadeloupe et 3,5 centimes par litre en
Martinique. Le cot social serait consi-
drable.


3) Le relvement des prix facturs
par la Sara EDF (fioul lourd) et aux
companies ariennes (carburacteur)
de 9 9,3 centimes par litre. Cela ferait
baisser les prix de 11 centimes sur le
Super et de 3 centimes sur le gazole. La
mission Bolliet ne dit pas si le gouver-
nement va contraindre ces gros clients
de la Sara accepter ces relvements
des tarifs au lieu de se fournir ailleurs.
En particulier EDF qui est le seul client
de la Sara pour le fioul lourd. Et si EDF
se fournit ailleurs comme il a tendance
le faire dj, que va faire la Sara de
son fioul lourd puisque pour fabriquer
de l'essence il faut produire obligatoire-
ment du fioul lourd ? Question sans r-
ponse. Autre question : si les tarifs de
fioul d'EDF sont relevs qu'en sera-t-il
du prix du kilowatt-heure puisqu' terme
EDF est privatise ?
Les grants de stations-services de-
mandent un revalorisation de leur
marge actuelle, fixe 9 centimes par
litre depuis 2002, pour trois raisons :
pour retard par rapport l'volution de
leurs charges, pour faire face la cra-
tion de la prime de vie chre de 200 e
don't une parties leur income (50 e) et
pour appliquer la convention collective
national de la profession rcemment
tendue dans les DOM. En Guadeloupe
s'applique dj une convention collec-
tive, et les marges de dtail sont sup-
rieures (12 centimes d'e).
Les grants refusent aussi la multiplica-
tion des stations et l'implantation anar-
chique de cuves.
De l'autre ct, le gouvernement au
plus haut niveau, dit-on (en l'occurrence
le Secrtariat d'Etat l'Outre-mer, le mi-
nistre des Finances voire le Premier
ministry), ne veut pas augmenter les
prix la pompe aprs la crise social
qu'a connue la Martinique. Comment
satisfaire aux revendications des g-
rants des stations- services acculs
rpondre aux lgitimes revendications
de leurs salaries et ne pas changer les
prix la pompe ?
Baisser les prix de la Sara alors que
cette socit ne cesse de rpter que
les prix actuels dcids par Yves Jego
au plus fort du conflict (Supercarburant
1,08 /1 ; gazole 0,84 E/ depuis le
14/02/2009) la mettent en deficit (perte
de 17 millions dbut avril) au point
d'avoir dcid de geler ses investisse-
ments 2009 et d'avoir laiss planer la










menace de ne pas raliser l'achat de la
dernire cargaison de ptrole brut ?
Pour ne rien arranger, les course du p-
trole brut ont tendance remonter
(59 $/baril le 22/05/2009 contre
40 $/baril en dcembre 2009). Les prix
en France remontent aussi : Super SP
95 1,21 E/1 en moyenne et Gazole
0,98 /1 en moyenne le 15/05/2009.
La dmagogie et le populisme nolib-
ral de Jego ont cr un srieux sac de
neuds. Le pouvoir veut-il (ou peut-il)


prendre en charge tout ou parties des
surcots et deficits de la Sara ? Veut-il
faire payer l'addition aux grants de sta-
tions d'essence et par ricochet aux sa-
laris ? Va-t-il prsenter la note aux
consommateurs martiniquais ? Srieux
dilemme.
Il est clair que les Martiniquais devront
aussi savoir s'ils veulent prserver les
emplois de la filire ptrolire et une re-
lative indpendance nergtique. Cela
renvoie la politique global de l'ner-


gie. D'autre part, la resolution du pro-
blme des transports publics devient
imprieuse. L'heure des choix politiques
arrive. Autrement dit, les problmes
sont lis, et la Martinique doit avoir la
capacity de dcider et de choisir sa voie
de dveloppement au lieu d'attendre,
une fois de plus, des decisions venant
de Paris engageant notre avenir.
Antoine Gilles
(24/05/2009)


BTIMENT ET TRAVAUX PUBLICS : UN PREMIER TRIMESTRE

2009 "MOROSE", SELON L'IEDOM


Selon la dernire Lettre de l'Institut
d'mission (n 197 de mai 2009), "fin
mars, les ventes de ciment atteignent 37,9
milliers de tonnes et enregistrent un repli
de 44,1 % par rapport la mme priode
de 2008. Dans le dtail, [es ventes de ci-
ment en sacs diminuent de 30,8 % tandis
que celfes en vrac se replient de 48,1 % sur
a priode sous revue. Cette volution est,
pour une large part, rapprocher des
ventes enregistres au mois e fvrier, qui
ont atteint de trs faibles niveaux (res-
pectivement 2,4 et 1,2 milliers de tonnes
pour les ventes en vrac et en sacs) en rai-
son du movement social, ainsi que dun
ralentissement de activity dj f'ouvre
en 2008". D'o un premier trimestre mo-
rose dans le BTP. En clair, la crise dans
le BTP, ce n'est pas la grve gnrale
mais la recession conomique martini-
quaise commence en 2007 et poursui-
vie en 2008, comme nous l'avons relat
en commentant le premier bilan IEDOM
2008 (Justice n 20 du 14/05/2009).

Baisse de l'octroi de mer sur 200 ca-
tgories de products : va-t-on la re-
trouver dans les prix ?
Conformment ses engagements, le
president du Conseil regional a propos
et obtenu par dlibration du 28 avril la
baisse des taux de l'octroi de mer sur
quelque 200 categories de products de
premiere ncessit. Cette measure s'ap-
plique de manire retroactive, comp-
ter du 1er avril 2009. Selon les services
des Douanes, l'incidence sur les prix re-
prsenterait une baisse de 5 6 %. Si
le commerce grand ou petit joue le jeu.
Or rien n'est moins sr.
Les baisses de taux sont diffrencies :
- pour une soixantaine de products de
10 20 % : margarine, preparations et
conserves de viandes, ptes, biscuits,
biscottes et pains grills, conserves de


I I. a s I i I
Vers un arrt des chantiers en Juillet ?


fruits, articles de mnages, hygine in-
time, brosses dents, couches pour
bbs ;
- pour plus 80 categories de denres de
5 10 % : poisons congels, schs
fums ou en conserve, beurre, pommes
de terre, th, certain products de char-
cuterie, poudre de cacao, preparations
alimentaires base de chocolate, confi-
tures, pansements, champoings, denti-
frices, dodorants, savons, linge de
toilette ou de cuisine, serpillires, paper
aluminium, brosses et balais brosses ;
- pour d'autres products la baisse des
taux va de 2 5 % : viandes dsosses,
fromages, lgumes congels ou en
conserve, haricots rouge, fruits frais,
pures, sauces (ketchup, moutarde,...),
vinaigre, sel, piles et batteries.
On notera que les nomenclatures doua-
nires sont gnralement plus large
que la liste des products BC Ba (400 r-
frences). En d'autres terms, de nom-
breux products verront leur taux d'octroi
de mer baisser sans figure dans l'ac-
cord BC Ba. La grande distribution va-t-
elle rpercuter ces baisses alors qu'il
n'y a aucune obligation rglementaire
de le faire puisque les prix de ces pro-
duits sont libres ? Le risque existe que


certain empochent le sacrifice collectif
de baisse des resources publiques
impos par la Rgion. Encore une fois,
le pouvoir central aurait d prendre un
dcret pour encadrer rglementaire-
ment ces baisses de taux d'octroi de
mer. Dans le cadre actuel (article 73)
l'Excutif regional ne peut pas accom-
pagner sa decision de baisse des taux
d'octroi de mer d'une measure rgle-
mentaire obligeant les commerants
la rpercuter dans les prix de dtail et
demandant aux services de l'Etat de
contrler cette decision. C'est cela la
dcentralisation. Avec l'autonomie arti-
cle 74, une telle decision de baisse
pourrait tre accompagne des me-
sures rglementaires adquates. Voil
concrtement la difference entire d-
centralisation (autonomie de gestion) et
autonomie.

Lodeom : le patronat content mais
pas satisfait
Rgissant l'adoption definitive de la loi
pour le dveloppement conomique
des outre-mers (Lodeom), le president
du Medef Martinique, Patrick Lecurieux-
Durival dclare (FA du 19/05/2009) :
"(Dans sa phasefinale, [le dispositif} res-


Jeudi Il Mal 2009- Justice ji"22- Page Y







J i 29 M! 2 9 J e n'2- P


semble beaucoup auxdemandesformules
par Ces socioprofessionnels depuis le dbut.
Iftombe un moment de crise forte. Ilva
vraisemblablement limiter les difficults
mais ne va pas nous donner Cimpulsion
don't nous aurions besoin". Ainsi le gou-
vernement a satisfait les demanded du
patronat, mais celui-ci estime que ce
n'est pas suffisant. Pourquoi ? Le pa-
tron des patrons martiniquais ajoute :
"Les zonesfranclies pourraient relancer
activityt, mais on ne pourra pas se
contenter des seules measures fiscales. A.u-
del du dispositif, ilfaut travaillersur un
project martiniquais avec de grands axes de
dveloppement qui soient impulss. La
Lodom ne suffit pas elle-mme, iffaut
un plan d'action derrire (..)".
Par certain aspects cette analyse re-
joint celle dveloppe dans Justice sur
la Lodom : les measures fiscales,
elles seules ne peuvent impulser un d-
veloppement authentiquement endo-
gne. Pour laborer "un project
martiniquais" et appliquer un plan d'ac-
tion"(ndlr : nous dirions un plan de d-
velioppement), il faut un vrai pouvoir


martiniquais. Cela est l'vidence. M. Le-
curieux-Durival est-il prt aller
jusqu'au bout de son raisonnement ?
D'autant que le president du Medef re-
joint notre analyse selon laquelle "nous
sommes la veille d'une crise majeure
puisque la cruise international que 'on a
observe partout n'a pas encore eu ici les
effects important constats ailleurs". Il
cite le BTP don't les carnets de com-
mande seront videos partir de juillet et
le tourism pour lequel "'anne 2009 est
more" en dpit des efforts raliss par
les professionnels, le Comit martini-
quais du tourism et le gouvernement
(Jego). Il estime que du fait de la grve
de fvrier-mars 2009, des effects de la
crise en Martinique et des retombes de
la crise capitalist mondiale, en se ba-
sant sur les chiffres du Ple emploi et
du tribunal mixte de commerce, la Mar-
tinique perdra 12 000 emplois au lieu de
la prcdente projection de 10 000
pertes d'emplois ralise au course du
conflict. Intox ou ralit ? Difficile de le
dire puisqu'on est en face d'un patronat
qui demand toujours plus de cadeaux
fiscaux, d'exonrations de charges, de
measures de demolition du code du tra-


vail et de flexibilisation du march du
travail. Il est clair que le plus gros de la
crise est devant nous.
De son ct, le president de l'Associa-
tion martiniquaise pour la promotion de
l'Industrie (AMPI), Pierre Marie-Joseph,
estime que '"lobalement, on ne peut
qu'tre satisfait de la version definitive de
(a Lodeom, compete tenu de la cruise que
nous traversons actuellement (..) Mis
part un recul sur les exonrations des
charges sociales, nous avons globalement
obtenu des measures favora6les. Notam-
ment sur la zone franche globale d'activi-
ts qui apporte un certain nombre
d'lments positifs. ime si cette Lodeom
est en retrait par rapport [a Coi irardin
(.. -Y
Le moment serait venu de vritables
"'Etats gnraux martiniquais" pour d-
battre des voies et moyens d'affronter la
crise et tracer les chemins de l'avenir.
Car les crises sont parfois favorable au
changement au lieu des discours de
peur des acquis dvelopps par ceux
qui le colonialisme a inculqu l'autod-
nigrement et le sentiment d'incapacit.
M.B


COMPETE RENDU DE LA TABLE RONDE DU VENDREDI 15 MAI

BOBIGNY


Dans le cadre des Assisses de la Ville,
le comit de lutte en faveur du pouvoir
d'achat de Bobigny, a organis, le 15
mai dernier, un march solidaire. Au
programme : vente de fruits
et lgumes de quality des
prix respectant producteurs "-F
et consommateurs et orga-
nisation d'une "table ronde"
avec pour thme "(Donner
du pouvoir d'acfiat : pro-
bleme ou solution". Madame
Catberine Peyge, maire de
Bobigny, aprs avoir sou-
hait la bienvenue aux par-
ticipants, a dclar ouvert
ce march solidaire. Tout
au long de la journe, cette
vente prix cotant a t
fort apprcie. Le dbat qui
s'est ensuite engag gale-
ment. Laurence Blin, maire-
adjointe au dveloppement
conomique, a dnonc les cons-
quences dramatiques de la politique
ultra-librale de Sarkozy qui frappe du-
rement les families populaires. Xavier


Campaign, ancien president du Modef
syndicatet d'agriculteurs) a insist sur les
mfaits de l'agriculture intensive et l'em-
ploi des pesticides qu'elle induit. Il a d-


Les mots d'ordre en Kryol populaire en France

nonc la loi du March qui met en pril
la plante et plaid pour une agriculture
raisonne, soucieusse de la prserva-
tion de l'environnement. Francis Si-


lande, president de l'association des
amis du journal JUSTICE a dress le
bilan de la situation en Martinique aprs
le movement social de Fvrier. Cette
table ronde a connu un
S franc succs. Chacun a
exprim ses inquitudes
S face la crise fiancire du
N capitalism. Beaucoup ont
souhait que ce comit de
lutte en faveur du pouvoir
d'achat se fortifie, prenne
une ampleur qui permette
de rassembler le plus de
balbynoniens et balbyno-
niennes.
P.S. On particip ce
march solidaire : Le
PCF,la FCPE, la CNL ,les
S Femmes solidaires ? Les
amis de la citoyennet, le
secours populaire, la JC,
des membres des comits
d'initiatives citoyennes,
comit de lutte en faveur du pouvoir
d'achat de Bobigny.
Francis Silande










Efctions europennes AJliance des Outre-mers : INVENTER UN

NOUVEAU MODeLE CONOMIOUE POUR LES DOM


Les candidates de la liste de gauche Al-
liance des outre-mers, emmene par le
communist runionnais lie Hoarau,
ont prsent leur champagne Paris le
18 mai.
On ne change pas une quipe qui
gagne. En reconstituant une liste Al-
liance des outre-mers, dans la poursuite
revendique de celle dpose en 2004,
les parties et les movements de gauche
runis dans cette alliance esprent bien
poursuivre le travail effectu en retrou-
vant leur sige au Parlement europen.
Cette liste tait conduite par Paul Ver-
gs, le president communist du conseil
regional de la Runion, qui avait, avec
29 % des voix, dcroch un sige sur
les trois pourvoir dans cette gigan-
tesque circonscription qui s'tend sur
trois ocans du globe : l'ocan Indien
(Runion et Mayotte), l'ocan Atlantique
(Guadeloupe, Martinique, Guyane,
Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barth-
lemy et Saint-Martin) et l'ocan Paci-
fique (Nouvelle-Caldonie, Poly-nsie
franaise, Wallis-et-Futuna).

Rendez-vous majeurs
Cette anne, Paul Vergs cde sa
place contre celle de president du co-
mit de soutien la liste Alliance des
outre-mers, celle-ci tant conduite par
lie Hoarau (Runion). La configuration
du scrutiny est toutefois diffrente de
celle de 2004. Constatant que le mode
de scrutiny en vigueur avait conduit
l'lection de trois candidates issues de la
Runion (1 PCR, 1 PS, 1 UMP), le
mode de scrutiny a t modifi en s'ins-
pirant d'une proposition de Paul Vergs,
et devrait permettre, selon un mca-
nisme de rpartition des siges assez
complexes, chacune des sections
ocaniques d'tre reprsentes au Par-
lement europen. Outre la tte de liste
lie Hoarau, chef de file de la section
ocan Indien, la section Atlantique sera
emmene par la Martiniquaise Made-
leine Jouye de Grandmaison (Rassem-
blement Dmocratique pour la
Martinique), tandis que le syndicaliste
polynsien Hirohiti Tefaarere prendra la
tte de la section Pacifique.
Pour les candidates runis, Paris, pour
lancer leur champagne, il tait important
que leur liste soit constitute par des
parties locaux, indpendants "des tats-
majors parisiens des grands parties pour
mettre en avant la spcificit des pro-
blmes lis ces territoires, mais aussi
leur extreme diversity. "Vos territoires


Paul Verges au centre et Eli Hoarau sa droite


subissent de plein fouet la crise", a rap-
pel Elie Hoarau, citant en example la
Runion qui aligne les tristes records en
matire de pauvret (52 % de la popu-
lation au-dessous du seuil de pauvret),
de chmage (35 % de chmeurs), d'il-
lettrisme (120 000 habitants concerns
sur 800 000). Et pour les candidates de la
liste Alliance des outre-mers, cela
risque de s'aggraver avec les rendez-
vous prvus dans les annes venir,
notamment avec la rengociation en
2013 des fonds structures europens,
don't les DOM font parties des important
bnficiaires, la remise en cause des
aides l'industrie sucrire, qui pourrait
faire chuter de 30 euros la tonne le prix
actuellement pay aux producteurs,
celle accorde la production bana-
nire, ou encore avec la conclusion des
accords de partenariats (APE) entire
I'UE et des pays voisins des DOM, qui
risquent de venir concurrencer la pro-
duction locale, alors que le dsquilibre
entire importations et exportations est
dj extreme.

Fin d'un cycle
Pour Paul Vergs, le dveloppement
local doit tre entirement repens :
"Nous sommes lafin d'un cycle postco-
loniaf', a-t-il dclar, plaidant pour l'in-
vention d'un modle conomique et
social qui favorite le dveloppement
des resources locales, rebours de
l'conomie d'importation qui maintient
les DOM sous la dpendance des conti-
nents et favorite la vie chre et le ch-
mage. Pour lui, les dputs europens
doivent s'engager pour protger les r-
gions ultra-priphriques (RUP) de


I'UE, et tre associs aux decisions sur
l'avenir des territoires. "Iffaut retrouver
une cohrence des politiques, aujourd'hui
contradictoires entire faction du gouver-
nement, celle de 'VE, et Ces politiques
d'intgration rgionale des RUtP", estime
Madeleine de Grandmaison. Elle a d-
clar "Tmoignage", journal du Parti
Communiste Runionnais, qui lui de-
mandait "Quels sont [es enjeux de cette
fection ?": "Ils sont de deuxordres: ify
a dabordles grands rendez-vous propre-
ment europens, tels la rforme de foctroi
de mer, lesAfPE, lesfonds structurels...
De plus, notre approche doit tre redfi-
nie: nous devons rvoquer fassistanat et
nous affirmer en tant que partenaires.
L'Europe nous affirme que nous sommes
assez performants pour entrer dans une
re nouvelle. Nous devons combattre pour
obtenir les moyens de cette performance,
afin que [es transformations ne nous
soient pas imposes et ne soient pas des
facteurs de dstabilisation supplmen-
taires. Ainsi, nous devons prendre
conscience de nos richesses et les dvelop-
per nous-mmes, notre profit. Nous de-
vons ainsi rompre avec 'isolement,
imposer le dveloppement d'une agricul-
ture de subsistance, afin d'viter la cruise
alimentaire". Elle a ajout que "l'f-
fiance, c'est avant tout la responsabilit
et le partage".
Avec l'Humanit










Repres pour comprendre:

QU'EST-CE OUE L'ARTICLE 73 ET L'ARTICLE 74 P


Depuis le dmarrage des Etats gnraux
de l'outre-mer, la droite et, il faut bien le
reconnatre, le patronat et le PPM ont
dcid de quadriller l'atelier no5 sur la
governance pour dvelopper un
champagne de peur contre le choix d'une
volution institutionnelle dans le cadre de
l'article 74. A entendre Miguel Laventure
et autres Catherine Conconne et
Rodolphe Dsir, seul l'article 73
garantirait les acquis sociaux.

1) Le principle d'galit
II nous faut donc revisiter ces articles 73
et 74 pour apporter nos lecteurs des
lments d'information et rsister au
pilonnage des partisans de
l'immobilisme.
D'abord il est dit que seul l'article 73
garantit le principle d'galit. C'est faux :
le prambule de la Constitution et l'article
1er noncent que ce principle est garanti
tout citoyen appartenant la
Rpublique, qu'il soit rgi par l'article 73
ou par l'article 74.

"Prambule
Le peupfefranaisproclame solenneflement
son attachment auxDroits de i'homme et
auxprincipes de la souverainet national
tels qu'is ont t dfinis par la Dclaration
de 1789, confirme et complte par le
prambule de la Constitution de 1946, ainsi
qu'azux droits et devoirs dfinis dans la
Charte de l'environnement de 2004.
En vertu de ces principles et de celui de la
libre determination des peuples, la
QRpublique offre aux territoires d'Outre-
SMer qui manifestent la volont dy adhrer
des institutions nouvelles fondes sur
('idal commun de libert, d'galit et de
fraternity et conues en vue de leur
volution dmocratique.
Art. 1. La France est une Rpublique
indivisible, laque, dmocratique et social.
Elle assure 'galit devant fa loi de tous les
citoyens sans distinction d'origine, de race
ou de religion. Elle respect toutes les
croyances. Son organisation est
dcentralise ".

2) Les articles 73 et 74 de la
Constitution
A) L'Article 73 : l"identit legislative
ou assimilation legislative
Voyons l'article 73. C'est celui qui nous


rgit actuellement. Les lois et rglements
adopts par la France s'appliquent, sauf
adaptation, automatiquement. C'est le
rgime dit de identityt legislative" ou
"assimilation legislative". L'inconvnient,
c'est que beaucoup de lois et rgles ne
sont pas adaptes la situation
conomique et social de la Martinique.
Et nos lus n'ont pas le pouvoir de les
modifier. Cette possibility, inscrite dans
la rforme de la Constitution en 2003 a
t singulirement cadenasse par la loi
organique no 2007-223 du 21 fvrier
2007. Elle ne peut tre que accorde
qu'au coup par coup (habilitation) par le
Parlement franais au bout d'un
processus extrmement complex et
hasardeux et de manire temporaire
(deux ans au plus). L'article 73 dans sa
version ancienne ou nouvelle n'a pas
empch la grave crise dans laquelle la
Martinique et les autres DOM ont plong
en dbut 2009 au point que Sarkozy a d
constater la fin du cycle de la
dpartementalisation.
'"Art. 73. Dans les dpartements et les
rgions d'outre-mer, les fois et rglements
sont applicables de plein droit. Ifs peuvent
faire l'objet d'adaptations tenant aux
caractristiques et contraintes particulires
de ces collectivits.
Ces adaptations peuvent tre dcides par
ces collectivits dans les matires o
s'exercent leurs comptences et si ellesy ont
t habilites par la Coi.
Par drogation au premier afina et pour
tenir compete de leurs spcificits, les
collectivits rgies par le present article
peuvent tre habilites par fa loi fxer
elles-mmes les rgles applica6bes sur leur
territoire, dans un nombre [imit de
matires pouvant reliever du domaine de la
loi.
Ces rgles ne peuvent porter sur 'la
nationait, les droits civiques, lesgaranties
des liberts publiques, l'tat et la capacity
des personnel, l'organisation de lajustice, le
droit pnal, la procedure pnale, la
politique trangre, la defense, la scurit
et flordre publics, la monnaie, le credit et les
changes, ainsi que le droit lectoral Cette
numration pourra tre prcise et
complte par une foi organique.
La disposition prvue auxdeuxprcdents


alinas n'est pas applicable au dpartement
et la region de La Runion.
Les habilitations prvues aux deuxime et
troisime alinas sont dcides, [a
demand de la collectivit concerne, dans
les conditions et sous les reserves prvues
par une foi organique (ndfr: [a loi n 2007-
223 du 21fvrier 2007). Elles ne peuvent
intervenir lorsque sont en cause les
conditions essentielles d'exercice d'une
libert publique ou d'un droit
constitutionnellement garanti.
La creation par la foi d'une coffectivit se
substituant un dpartement et une region
d'outre-mer ou 'institution d'une assemble
dlibrante unique pour ces deux
collectivits ne peut intervenir sans qu'ait
t recueilli, selon les formes prvues au
second alina de l'article 72-4, le
consentement des lecteurs inscrits dans le
resort de ces collectivits".

Nos commentaires :
Par consquent, le prtendu 'pouvoir
lgislatif'de l'article 73 s'exerce au coup
par coup suivant une procedure trs
lourde. Il faut ajouter que les collectivits
DOM et ROM ne peuvent pas saisir
directement le Parlement franais
(Assemble et Snat). Seul le
gouvernement peut inscrire la demand
d'habilitation l'ordre du jour des
assembles. Deux obstacles au moins
sont franchir : le Gouvernement et les
deux assembles. Mme Girardin avait
d'ailleurs dit que cette rforme avait t
"verrouille". La loi organique du 21
fvrier 2007 a totalement ferm la fentre
entr'ouverte par le nouvel article 73
adopt en 2003.
Ainsi la demand d'habilitation legislative
formule en 2007 par les deux
assembles de la Martinique en matire
de transports publics de personnel n'a
toujours pas fait l'objet mme d'une
simple rponse de la part du
gouvernement et encore moins d'une'
inscription l'ordre du jour des
assembles du Parlement franais.
Ce pouvoir d'adaptation legislative du
nouvel article 73 issu de la rforme de la
Constitution de 2003 est aussi "virtue'l
que celui de l'ancien article 73 que De
Gaulle avait concd Aim Csaire
pour qu'il dcide de changer son vote de
la Constitution de 1958 en "Non"pour un









"Oui". L'histoire se rpte... L'article 73
est un leurre.

Voyons maintenant l'article 74
B) L'Article 74: la spcialit legislative
ou la capacity de voter des 'ois pays
'Art. 74. Les collectivits d'outre-mer
rgies par le present article ont un statut
qui tient compete des intrts propres de
chacune d'efes au sein de la Rpublique.
Ce statut est dfini par une loi organique,
adopte aprs avis de l'assemble
dlibrante, quifixe :
- les conditions dans lesquelfes les fois et
rglements y sont applicables (ndlr : le
champ de identity legislative et de la
spcialit legislative);
- [es comptences de cette co lectivit; sous
reserve de cells dj exerces par elle, le
transfer de comptences de C[Etat ne peut
porter sur [es matires numres au
quatrime alina de l'article 73, prcises et
compltes, le cas chant, par la Coi
organique;
es rgles d'organisation et de
fonctionnement des institutions de la
collectivit et le rgime electoral de son
assemble dfibrante ;
- Ces conditions dans lesquelles ses
institutions sont consultes sur les projects
et propositions de foi et Ces projects
d'ordonnance ou de dcret comportant des
dispositions particulires Ca collectivit,
ainsi que sur la ratification ou
l'appro6ation d'engagements
international conclus dans les matires
relevant de sa competence".
Ainsi les collectivits d'outre-mer rgies
par l'article 74 sont bien "au sein de la
Rpu6lique ".
Dans notre cas, puisque nos lus ont fait
le choix de l'autonomie, "la foi organique
peut galement dterminer, pour celles de
ces coffectivits qui sont dotes de
l'autonomie, les conditions dans lesquelles :
- le Conseil dLEtat exerce un contrle
juridictionnel spcifique sur certaines
categories d'actes de l'assemble dlibrante
intervenant au titre des comptences qu'elle
exerce dans le domaine de la loi;
- l'assemle dlibrante peut modifier une
loi promulgue postrieurement l'entre
en vigueur du statut de la collectivit,
forsque Ce Conseil constitutionnel, saisi
notamment par les autorits de la


collectivit, a constat que [a loi tait
intervene dans le domaine de competence
de cette collectivit;
- des measures justifies par les ncessits
locales peuvent tre prises par la collectivit
en faveur de sa population, en matire
d'accs l'emploi, de droit d'ta6fissement
pour l'exercice d'une activity professionnelle
ou de protection du patrimoine foncier;
- la collectivit peut participer, sous le
contrl e de Etat, l'exercice des
comptences qu'il conserve, dans le respect
des garanties accordes sur 'ensemble du
territoire national pour l'exercice des
liberts publiques.
Les autres modalts de l'organisation
particulire des collectivits relevant du
present article sont dfinies et modifies par
fa loi aprs consultation de leur assemble
dlibrante".

Notre commentaire:
Le contenu de cette loi organique fait
prcisment l'objet du Congrs des lus
qui se runit le 18 juin prochain et que
prpare une commission ad hoc. Il sera
donc connu avant la consultation
rfrendaire contrairement aux
affirmations de Miguel Laventure et du
sieur Lopold Monthieux des FMP. La loi
organique n'est pas qu'une simple
"convention" ou "transaction" comme le
soutiennent Laventure et Letchimy, c'est
une loi constitutionnelle.
Rappelons, une fois de plus, que Saint-
Martin et Saint-Barthlmy qui ont t
riges en collectivits article 74 en 2007
n'ont rien perdu de leur acquis sociaux :
Smic, RMI, allocations familiales,
retraites, Scurit social, etc.

Par ailleurs, l'article 74-1 prvoit que
"dans les collectivits d'outre-mer vises
l'article 74 et en Nouvelle-Caldonie, le
ouvernement peut, dans Ces matires qui
demeurent de la competence de [Etat,
tendre par ordonnances, avec les
adaptations ncessaires, les dispositions de
nature legislative en vigueur en mtropole,
sous reserve que la loi n'ait pas
exRressment exclu, pour les dispositions en
cause, le recours cette procedure.
Les ordonnances sont prises en conseildes
ministres aprs avis des assembles
dlibrantes intresses et du Conseil
dLEtat. Elles entrent en vigueur ds leur
publication. Elles deviennent caduques en
l'absence de ratification par le

dans le dfai de dix-uit mois suivant cette
publication".
3) Autre point important : la question
des resources financires
L'article 72 dispose que "Ces collectivits
bnficient des resources don't elles
peuvent disposer librement dans les
conditions fixes par [a foi. Elles peuvent
recevoir tout ou parties du produit des
impositions de toutes natures. La loi peut
Ces autoriser enfixer 'assiette et le taux
dans les limites qu'efle determine. Les
resources. Les recettes fiscales et les autres
resources propres des collectivits
territoriales reprsentent, pour chiaque
catgorie de collectivits, une part
dterminante de 'ensemble de leurs
resources. La foi organique fixe les
conditions dans lesquelles cette rgle est
mise en ouvre".
Cet article 72 nonce que "tout transfer
de comptences entire flEtat et les
collectivits territoriales s'accompagne de
l'attribution de resources quivalentes
cells qui taient consacres leur exercise.
'Toute creation ou extension de comptences
ayant pour consequence d'augmenter les
dpenses des collectivits territoriales est
accompagne de resources dtermines par
la loi".

Notre commentaire :
Autrement dit, que la Martinique soit
Dpartement ou Collectivit, il faudra
que ses reprsentants, chaque anne
comme actuellement lors du vote du
budget de l'Etat et de celui de l'outre-
mer, se battent pour la transparence de
sa presentation et l'quit dans
l'attribution des crdits.
Au-del de la question juridique dans
laquelle les partisans du statu quo
veulent nous faire turner en rond
comme dans un bocal, la vraie question
est celle de faire merger un pouvoir
martiniquais autonome et dmocratique
pour s'attaquer nos problmes la
racine. Derrire les chiffres 73 ou 74, il y
a un vrai dbat de socit : avons-nous
confiance en nous-mmes pour
construire une Martinique nouvelle ? Si
oui, il faut cesser l'autodnigrement,
l'autodvalorisation et I'autoflagellation.
Nous devons dnoncer les forces de la
dmission et de la division. C'est
pourquoi la question de l'volution
institutionnelle va de pair avec le project
conomique, social et cultural port par
les forces de changement.


Jed $Ma 09-Jutc i22-Pg
:w_










16IME ANNIVERSAIRE DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE :

"LYANNAJ 22 M 2009"


Le Dieu Shango du people Yoruba : une creation de RAAP Carabes


Au Carbet, l'Habitation Dariste, le ven-
dredi 22 mai, une dizaine d' artistes de
l'association RAAP Carabes se sont
runis pour commmorer l'abolition de
l'esclavage. Le public convoqu pour ce
Lyannaj 22 m 2009 , malheureuse-
ment peu nombeux, a pu se rgaler de
slam ( mot significant littralement "la pa-
role qui claque"), de musique caribene,
admirer des objets d'art, et a eu droit
galement des conferences.
Justice s'est entrenu cette occasion
avec la directrice du RAAP Carabes,
Elisa Albert, consultant en manage-
ment cultural.

Justice: Prsentez- nous brivement
l'Association RAAP Carabes
Elisa : RAAP Carabes est un rseau
d'artistes, d'auteurs et de plasticiens qui
existe depuis 5ans. Prcisment, ce
sont des musicians, des chanteurs, des
designers, des plasticiens et des cri-
vains. Ces artistes qui viennent d'hori-
zons diffrents oeuvrent la promotion
de l'art et de la culture. Ils font la pro-
motion detous les types de manifesta-
tions et d'actions. La RAAP participe et
organise aussi des manifestations pour
rayonner dans le Carabe, l'internatio-
nal, en passant par la France.

Justice : Parlez-nous de votre action
en ce jour symbolique du 22 mai
Elisa : Lyannaj 22 m 2009 s'inscrit
dans la commmoration de cet vne-
ment majeur du calendrier en Marti-
nique. Nanmoins notre programmation
conferencee, expositions, etc.) qui est
base sur l'ducation historique fait sur-
tout la part belle l'ducation artistique.


Le 22 mai est donc plus qu'une com-
mmoration. C'est aussi l'occasion pour
tous les artistes de se runir (d'o le
mot "lyannaj") afin de mettre l'hon-
neur l'expression orale et artistique
,vecteurs et/ou objets de formation et
d'changer. Nous souhaitons voir les
jeunes accompagns de leurs families
prendre conscience des faits qui ont
men l'abolition de l'esclavage le 22
mai 1848.
C'est une journe propice pour se poser
certaines questions: que doit-on faire
des habitations? Comment s'approprier
ces lieux charges d'histoire? Comment
leur donner une visibility?

Justice: Vous posez la question :
Comment s'approprier es .eu.?'. Avez-
vous une bauche de rponse?
Elisa : Les membres de l'association
pensent qu'il faudrait en faire des lieux


Cyrille Charles Auguste Bissette
(1795-1858), homme libre de couleur,
demi-frre prsum de l'impratrice
Josphine. Militant abolitionniste.
Franois Auguste Perrinon (1812-
1861), homme libre de couleur, por-
teur du dcret d'abolition franaise en
Martinique (le 6 juin 1848), membre de
la commission d'mancipation mise en
place le 4 Mars par le gouvernement
provisoire de la Rpublique Franaise
de 1848, et commissaire gnral de la
Rpublique en Martinique.
Pierre Marie Pory Papy,(1805-1874),
homme libre de couleur, conseiller mu-
nicipal de Saint-Pierre lors des vne-
ments de Mai 1848, adjoint charge de


culturels, des lieux de rencontres,
comme c'est le cas aujourd'hui l'ha-
bitation Dariste. Par example, ces habi-
tations pourraient devenir des muses
(NDLR :Pour que l'Histoire ne se rpte
pas, il faut exorciser ces lieux symbols
de l'exploitation de l'Homme par
l'Homme).

Justice : Le caractre historique de
l'Habitation Dariste a probablement
guid votre choix. Dites-nous davan-
tage sur le choix de ce lieu
Elisa : L'ancienne Habitation Dariste
est un space natural, ciel ouvert qui
dispose d'un large jardin. Au milieu des
vestiges d'une ancienne chemine de
distillerie et d'une purgerie, c'est le lieu
idal pour offrir une tribune d'expression
aux jeunes, aux moins jeunes, aux his-
toriens, aux artistes et tous ceux qui
veulent prendre la parole...libratrice.
(NDRL : Dans le pass, le jardin de
cette habitation tait appel le thtre
de verdure, parce que des artistes y d-
clamaient dj des textes engags).

Justice : Dans cet space natural, le
public a pu voir des oeuvres d'art,
notamment de gigantesques sculp-
tures. Que reprsentent-elles? Et
quel lien faites-vous entire ces sculp-
tures et la commmoration de nos
anctres qui se sont librs?
Elisa : Je le rpte, "Lyannaj 22 m
2009"est plus qu'une commmoration.
Il est primordial que nous expliquions le
rle tenu par les grande figures de
notre histoire et les moments clefs de la
liberation entiree autres, l'insurrection de
Saint-Pierre et la fusillade au Prcheur
qui ont eu lieu en avril 1848. Le rle de


la police et librateur de l'esclave Ro-
main.

L'insurrection Saint-Pierre et la fu-
sillade du Prcheur
Ces vnements constituent le pa-
roxysme de la rebellion esclave.
Une rvolte commence ds le 20
Avril 1848 et gnralise dans l'le
prend d'assaut la capital Saint-Pierre.
Une colonne de 2 000 travailleurs
noirs revenant de Saint-Pierre aprs
la liberation de l'esclave Romain em-
prisonn, et pntrant dans le bourg
du Prcheur, se heurte la milice du
maire bk Huc. Une fusillade clate :
25 tus et 50 blesss.







*:oeLIIU III ILISIAA ed Mi 209-Jutc W2 -~ Pag 11


Cyrille Charles Auguste Bissette, de
Franois Auguste Perrinon, notamment.
Voir encadr). Nanmoins, notre mani-
festation est surtout une dmarche ar-
tistique. Donc, nous avons propos ces
sculptures mtalliques... monumen-
tales qui ont t fabriques aussi avec
du tissu. Elles reprsentent les dieux
Yoruba Ogun et Shango (NDLR :


Ogun, dieu du bien, est le dieu des for-
gerons, et de faon gnrale, de tous
les spcialistes qui utilisent des outils
mtalliques. Les chasseurs et les sol-
dats lui offraient des sacrifices avant de
livrer bataille. Shango est le dieu du ton-
nerre, il est l'un des dieux du bien les
plus puissants. Il abat la foudre sur ceux
qui agissent mal. Voir encadr).


Justice: Avez-vous quelque chose
ajouter ?
Elisa : l'Association RAAP Carabes
pursuit ses actions tout au long de l'an-
ne. D'autres manifestations culturelles
dans d'autres lieux seront prsentes.
Nous vous informerons en temps et en
heure.
Rgine Zphir


LES DERNIERS SOUBRESAUTS DU SYSTME ESCLAVAGISTE


La reconnaissance du 22 mai comme
date officielle de l'abolition de l'escla-
vage a fini par s'imposer tous, mme
aux municipalits les plus raction-
naires qui voyaient travers la glorifica-
tion de la rvolte des esclaves un appel
la violence permanent.
Aujourd'hui, cet vnement est comm-
mor partout la Martinique. Ce n'est
que la just reconnaissance de l'im-
mense travail de recherche ralis par
notre ancien secrtaire gnral Armand
Nicolas qui, dans sa brochure intitule
"La Rvolution antiesclavagiste de mai
1848 la fMartinique" a restitu la chro-
nologie et le sens de ces vnements
qui marquent une date important de
notre histoire.
Mais il convient encore de s'attarder sur
certain aspects de cet pisode de
notre histoire.
Sans minimiser la grandeur de l'oeuvre
de Victor Schoelcher et la porte du d-
cret du 27 avril 1848 abolissant l'escla-
vage dans les colonies, il n'est pas
interdit de penser que la servitude des
Noirs aurait perdur encore longtemps
et sous d'autres former, tant les rsis-
tances l'abolition taient encore puis-
santes la Martinique notamment.
Car si pour les historians, l'esclavage
cette poque, paraissait moralement et
conomiquement condamn, il est illu-
soire que le systme s'effondrerait de
lui-mme.
Certes, les nombreuses rvoltes de plus
en plus sauvagement rprimes prou-
vaient la determination des esclaves
briser leurs chanes.
A partir de 1824, l'quilibre de la socit
esclavagiste qui reposait sur l'alliance
entire blancs et hommes de couleur tait
remis en cause. La condemnation au
bagne de Bissette et de plusieurs autres
hommes de couleur qui avaient tent
d'attirer l'attention du roi sur leur situa-
tion allait modifier le rapport de force en
faveur des esclaves.
En Juillet 1830, le people de Paris se
soulve. Mais la bourgeoisie lbrale
vole la victoire aux Rpublickins. A la
Martinique les esclaves et les hommes
de couleur attendent du nouveau r-


gime une amlioration
de leur situation. En
1831, de nouvelles r-
voltes clatent dans la
region de Saint Pierre. -
De nombreuses habi-
tations furent incen-
dies. "'Vne vritable
guerre civil qui mit nos
Antilles en grand an-
ger" selon le gouver-
neur de l'poque.
Comme aprs chaque
rvolte, celle-ci fut sui- Le tamt
vie d'une terrible r-
pression : 26 esclaves furent excuts.
Mais ce nouveau coup de semonce
pour les esclavagistes marquait le dbut
de la fin du systme esclavagiste, de
plus en plus condamn par les aboli-
tionnistes tant pour des raisons morales
qu'conomiques.
En France, les rpublicains et les ou-
vriers manifestent leur solidarity avec
les Noirs.
L'opinion publique est alerte sur le pro-
blme de l'esclavage dans les colonies
Les petitions don't celle des ouvriers de
Lyon et de Paris recueillent des milliers
de signatures.
La "Socit pour abolitionn de Cescla-
vage" prside par le duc De Broglie d-


A l'occasion des festivits marquant le
161e anniversaire de la revolution an-
tiesclavagiste du 22 mai 1848, le
maire de Pointe--Pitre, Jacques Ban-
gou, tait l'invit de la municipalit de
Fort-de-France. Et lors de son inter-
vention il n'a pas manqu de rappeler
le rle d'Armand Nicolas : 'e n'avais
pas diV ans quand'rmandNicolas pu-
6lia en 1960 fe premier rcit historique
de la rvolte des esclaves du 22 mai 1848
la Martiniqe. Le rcit lui-mme ne me
fut pas rv cette date, mais la vie et


bour a t le ciment des esclaves en resistance

veloppe une intense propaganda. Les
rcits de Victor Schoelcher boulever-
sent l'opinion.
Les esclavagistes tentent de sauver le
systme par quelques rformes comme
la Loi Mackau visant soi disant am-
liorer le sort des esclaves.
Comme le dit si bien Armand Nicolas,
"les profiteurs du systme, la bourgeoisie
colonialistefranaise et (es planteurs es-
clavagistes s'accrochaient leurs privi-
lges et entendaient perptuer leur
sanglante exploitation" en s'appuyant
sur deux types d'arguments aussi
odieux l'un que l'autre.
Le premier de ces arguments est l'illus-


le combat de ce militant et dirigeant
communist 9Aartiniquais m'taient dj
families, mafamille partageant avec fui
et ses camarades des engagements com-
muns et un militantisme tudiant iden-
tique qui les avaient conduits chacun de
leur ct travailler en pionniers de
l'histoire de nos d'uxpeuples revisite
la (ueur de. leurformation maryiste",
dira ti4. l faut esprer qu'Elizabith
Land", agrge d'istoire, a bien rer
tenu la leon.


JACQUES BANGOU RAPPELLE LA CONTRIBUTION

D'ARMAND NICOLAS








I I JedI 2t Pg 1


tration parfaite du racism qui imprgne
cette socit esclavagiste.
Pour les colons martiniquais, "'manci-
pation... aurait pour rsultat infaillible
de ruiner (a proprit, de dtruire la scu-
rit de (a race 6lanclie, de epulser du sol
colonial".
Le second argument est tout aussi cy-
nique. L'abolition de l'esclavage ne per-
mettrait plus d'atteindre le double
objectif assign au systme savoir "(a
conservation du travailau profit de la
puissance et de industriese mtropoli-
taines, amnlioration des travailleurs afri-
cains par le contact de la civilisation
europenne". Voil qui rappelle un cer-
tain discourse de Dakar !
Visiblement, les esclavagistes n'avaient
rien retenu de l'avertissement solennel
lanc en 1833 par Victor Schoelcher.
"Qu'ils y prennent garde, leur disait-
il... leur avenir se teint de sang et nous


n'avons pas peur de rpter s'ils se refu-
sent abolir fesclavage, ils mourront de la
main de leurs esclaves; ceu.-ci compren-
dront leurs droits, tt ou tard, et ily aura
des massacres".

A la Martinique, les reprsentants du
pouvoir colonial s'alignaient sur la posi-
tion des colons et subordonnaient
l'mancipation "'esprit d'ordre, defa-
mille et de i6ert"qui ne pourrait tre ac-
quis "qu' la suite d'une instruction
prparatoire ".
Le Gouverneur voulait "que 'esclavage
ft maintenu pendant un temps le plus
long possible". Tandis que le procureur
gnral proposait un contractt de louage
de services", une autre forme servitude.
Quant l'Eglise catholique, elle-mme
propritaire de terres et d'esclaves, elle
continuait de prcher la soumission aux
esclaves.


Les matres accepteraient-ils de se sou-
mettre au dcret du 27 avril abolissant
l'esclavage dans les colonies ? Pas si
sr quand on connat le zle dploy
auprs du gouvernement provisoire par
les riches colons et les ngociants des
ports franais pour faire trainer les
choses.
Ces incertitudes et ces interrogations
contribuent donc mettre en valeur l'in-
surrection antiesclavagiste de mai
1848.
Sourds la proclamation du directeur
Husson leur promettant une libert de-
mande par leurs "bons matres", les es-
claves ont pris leur destin en mains. Ils
ont eux-mmes bris les chanes, re-
trouvant du coup cette humanity qui leur
avait t refuse durant des sicles.
Une lucidit don't nous devrions nous
inspire en cette priode crucial pour
l'avenir de notre pays.
Georges Erichot


PCF: COMMEMORATION DE L'ABOLITION DE L'ESCLAVAGE

"C'est un devoir de rvolutionnaire de commmorer la mmoire de fes-

cavage (...), dcare

Le 13 mai est dsormais, en France
la journe commemorative de l'aboli-
tion de l'esclavage. Cette date cor-
respond l'adoption definitive de la
loi. franaise reconnaissant la traite
et l'esclavage comme crimes contre
l'humanit. Le 13 mai le Parti com-
muniste franais a voulu honorer
cette tragdie de l'histoire. Patrick Le
Hyaric, Directeur de l'Humanit, tte
de liste du Front de gauche en Ile-de-
France, entour de Marie-George
Buffet, de Francis Wurtz et de plu-
sieurs responsables communists, a
prononc une allocution au nom du
PCF.

(...) C'est avec beaucoup de gravit et
d'motion que nous voulons rendre
hommage aux dizaines de millions
d'hommes, de femmes et d'enfants vic-
times de cet odieux commerce triangu-
laire et de l'esclavage.
C'est un devoir de rappeler ce com-
merce odieux, inhumain pratiqu par les
puissances europennes occidentales,
la France, l'Espagne, l'Angleterre, les
Pays-Bas, le Danemark, l'Allemagne.
C'est un devoir d'enseigner aux nou-
velles gnrations que les planteurs des
colonies, les financiers, les armateurs,
les marchands faisaient commerce
d'tres humans pour tirer profits et as-


seoir, pour, longtemps, leur domination
colonial.
Alors comment ne pas s'lever, com-
ment ne pas s'indigner devant le peu de
cas fait aujourd'hui aux commmora-
tions pour la mmoire de la traite, de
l'esclavage et des abolitions.
Le silence et l'absence du Prsident de
la Rpublique pour ces commmora-
tions sont assourdissants, insupporta-
bles, blessants pour la communaut
humaine !
L'idologie post-colonialiste de M. Sar-
kozy, qui ds son election dclarait vou-
loir "en finir avec la repentance" est
inadmissible. Elle rvle la vision de
classes de l'histoire de la droite et des
castes au pouvoir qui vantent les "as-
pects positifs de la colonisation" pour jus-
tifier la domination d'une minority de
nantis et de puissants sur les peuples.
Notre conception de l'histoire des so-
cits et de l'volution du monde ne
consiste pas tomber dans ce pige de
la repentance.
Communists, progressistes nous nous
inscrivons dans une histoire de
conqutes et de luttes populaires, de
luttes d'mancipations et de librations.
L'abolition de l'esclavage est le fruit
d'une longue et terrible lutte. Comme le
soulignait l'crivain cubain, Alejo Car-


pentier : "Si on fait correspondre une tin-
celle cliaque rvolte d'esclave, c'est en
permanence que Ce continent amricain se-
rait en train de clignoterpendant toute la
dure de lesclavage des ngres". (...)
(...) Chers amis,
Nous considrons comme un devoir, un
devoir rpublicain, un devoir de rvolu-
tionnaire de commmorer la mmoire
de l'esclavage, de la traite ngrire et
des abolitions.
Le movement social et populaire
exemplaire que les Antilles et la Ru-
nion viennent de connatre a dmontr
que la plaie n'est pas referme. Par mil-
lions, en mtropole, nos concitoyens ont
dcouvert une ralit qui jusqu'alors
leur tait savamment dissimule.
La ralit social de ces les reste mar-
que par la discrimination racial et les
ingalits hrites de cette conomie
de plantation.
La structure conomique des ces les,
dpartement franais d'outre-mer, reste
base sur l'hritage de l'esclavage. Et
pour cause Non seulement, l'abolition
ne s'est pas accompagne d'une vri-
table rforme agraire, mais les esclava-
gistes ont t indemniss!
Ce movement est de grande porte,
autant pour ses formes indites avec
les avances sociales qu'il a permits









d'obtenir, que par sa porte symbolique
et historique.
Je veux assurer nos concitoyens des
dpartements d'Outre-mer, je veux une
nouvelle fois assurer le LKP de Guade-
loupe et son porte-parole Elie Domota,
les syndicalistes, les progressistes des
Antilles et de La Runion, de notre soli-
darit. Les engagements pris par l'Etat
doivent tre respects (...)
Oui, nous commmorons les abolitions
de l'esclavage et nous sommes du com-
bat pour que l'esclavage et la traite n-
grire soient reconnus crimes contre
l'humanit par l'Europe et l'ONU.
Ne pas reconnatre toute l'inhumanit
de l'esclavage revient vouloir mainte-
nir les injustices, les discrimination, les
humiliations sur lesquelles le capita-
lisme s'appuie pour maintenir son talon
de fer sur les peuples du monde.
Ne pas reconnatre l'esclavage et la
traite ngrire crimes contre l'Humanit,
c'est perptuer le systme de domina-
tion intrinsque la colonisation et c'est
protger l'actuelle mondialisation capi-
taliste d'un examen lucide de son his-
toire fondatrice.
La repentance est un faux dbat qui
cache une seule vraie question. Celle
qu'il convient de mettre nu. Elle est
terriblement simple : les pays capita-
listes occidentaux, europens et les
Etats-Unis ont fond leur puissance et
leur domination sur l'extermination des
peuples indiens d'Amrique, sur la traite
ngrire, sur l'esclavage de millions
d'Africains puis sur la colonisation.
Et aujourd'hui, dans la guerre cono-
mique sans merci que se livrent les
puissances imprialistes et capitalistes,
les fantassins restent les tres humans
et les travailleurs, mis en concurrence,
notamment les peuples africains et la-
tino-amricains.
Oui, le continent africain saigne encore
aujourd'hui de cette plaie immense(...)
Ne pas reconnatre ces crimes, c'est
composer avec la btise faite idologie,
le racism, qui a servi justifier ce sys-
tme d'exploitation indit, codifi jusque
dans cet immonde texte official, baptis
"le Code noir" o les esclaves noirs ne
sont pas considrs comme des tres
humans mais comme des marchan-
dises : des "biens meuble".
Ne pas reconnatre le crime colonialiste,
c'est entretenir les braises nausa-
bondes du racism pour entretenir les
rapports de domination.
Nous ne cessons de condamner et de
combattre, sans ambigut, le colonia-
lisme. Avec le grand pote, grand diri-
geant politique Aim Csaire, qui
affirmait avec son courage fondamen-


tal, je cite : "Etje dis que, de la colonisa-
tion [a civilisation, la distance est in-fi
nie, et que toutes fes eypditions coloniales
accumules, de tous les status coloniaux
labors, de toutes les circulaires minist-
rielles epdies, on ne saurait runir une
seule vafeur humaine... "
"Le colonialism porte en lui fa terreur,
crivait lim Csaire dans la Nouvelle
critique en 1954, rMais i porte poursui-
vait-il, plus nfaste encore que [a chicote
des ex ploiteurs, le mpris de hommee, la
haine de l'homme, 6ref, le racism. Que
Con s'y prenne comme on voudra, on arri-
vera toujours la mme conclusion: iln'y
a pas de colonialism sans racisme.
Et, c'est bien le colonialisme et le ra-
cisme, venus d'Europe, qui ont produit
au 20me sicle, cet ignoble rgime
d'apartheid en Afrique du Sud.
Oui, nous combattons tous les racismes
avec Nelson Mandela qui proclamait :
j'ai lutt contre la domination blanche,
et j'ai futt contre la domination noire.
J'ai dfendu fidald'une socit libre et
dmocratique, dans laquelle tous vivraient
en harmonie et avec des chances gafes".
Il est parfaitement clair que sans traite
et sans esclavage les visages de l'Eu-
rope, de l'Afrique, des Etats-Unis, de la
Carabe et de l'Amrique du Sud au-
raient t compltement diffrents (...)
Dans ces conditions, oui la question des
rparations est une question politique
de premiere importance, une question
lmentaire de justice (...).
(...) Rparer, c'est considrer qu'il n'y a
pas de solution la crise du capitalism
mondial sans justice social, sans pro-
grs social, sans lvation partout des


droits sociaux et dmocratiques, la sou-
verainet des peuples et non l'exploita-
tion et le pillage.
Rparer, c'est annuler les dettes tran-
gleuses des pays dits du tiers monde.
On a trouv des milliards jeter dans le
feu brlant des caisses des banquiers,
pourquoi ne trouve-t-on pas la poigne
de milliards indispensable pour efface la
dette odieuse ?
Rparer, c'est avoir l'audace, l'ambition
politique de construire un crdo com-
mun des hommes, des femmes, des
enfants, poussant l'Europe jeter les
bases d'une nouvelle alliance avec les
pays dits mergeants et particulire-
ment le continent africain, l'est de l'Eu-
rope et l'Amrique latine, dans le cadre
d'un co-dveloppement durable, soli-
daire, cologique, dmocratique.
Rparer, c'est prendre l'initiative en Eu-
rope d'une taxation des movements de
capitaux spculatifs pour alimenter un
fonds d'aide cet imprieux co-dve-
loppement.
Rparer, c'est abolir ces insupportables
dogmes capitalistes de la concurrence,
du march ouvert o la "concurrence est
libre", de la libert total de circulation
des capitaux et des marchandises qui
revient piller la nature et le travail hu-
main.
Rparer, c'est cesser au nom de ces
dogmes, de laisser les puissances d'ar-
gent, les multinationales prdatrices ra-
cheter des terres en Amrique du Sud,
Madagascar, en Afrique et ailleurs
pour produire de l'huile de palme ou des
agro-carburants au dtriment de l'ali-
mentation de ces peuples.
Rparer, signifie que la France, l'Eu-
rope, respectent enfin l'engagement de
verser 0,7% du PIB au fonds d'aide au
dveloppement (...).


r----------------------------------- i


Notre confrre "l'Humanit" a cl-
br, l'unisson avec le people mar-
tiniquais, notre 22 mai national, en
titrant en premiere page dans l'di-
tion du vendredi 22 mai 2009 : "Es-
clavage : la Martinique se souvient".
Sa journalist, Rosa Moussaoui, a
sjourn dans notre pays o elle a
rencontr des personnel d'horizons
divers. Elle s'est plonge au coeur
des manifestations commmorant le
161e anniversaire de la rvolte des
esclaves du 22 mai 1848.
C'est un choix important de l'Huma-
nit qui participe ainsi ce nces-
saire combat de devoir de mmoire
sur le sol franais que nous saluons
avec enthousiasme.


&I----------------------------------a


ACUILITIIDN IIIE ILIESGILAVAIGIE Jeudi 28 Mai 2009 -Justice n"22 -Pagel$










Isra'lrefuse 1a creation dAun Etat palstinien:

RVOLTANT ET DANGEREUX !


Benjamin Netanyahu ( G.) dit Barack Obama non l'etat palestinien


On le savait dj, mais le nouveau pre-
mier ministry isralien Benjamin Nta-
nyahu, reprsentant de l'extrme droite
sioniste, I'a rpt avec insistence et
conviction Barack Obama, le nouveau
president des Etats-Unis : Isral s'op-
pose la cration d'un Etat palestinien!
Ce discours, tenu peu aprs la visit en
Isral et en Cisjordanie du pape Benot
XVI, lequel a appel de ses voeux la
creation d'un Etat palestinien souverain
et pacifique, doit interpeller la "commu-
naut internationale, tous les peuples
du monde.
Quelles seront les consequences de
cette politique dicte par le mpris du
people palestinien et des multiples r-
solutions de l'ONU, et par le rve d'un
"grandIsraf' purement juif, dbarrass
de tout Arabe, qu'il soit musulman ou
chrtien ? Jusqu' quand l'Occident,
responsible de la creation de l'Etat d'Is-
ral et son alli inconditionnel, se mon-
trera-t-il complice de ses crimes et de
ses violations systmatiques des droits
les plus lmentaires des Palestiniens?
Comment ne pas voir que le dsespoir
auquel Isral accule le people palesti-
nien est source de frustration et de co-
lre, et lgitime son recours aux armes?
Comment ne pas comprendre que la
politique de deux poids deux measures
de l'Occident envers Isral d'une part et
les peuples arabes et musulmans d'au-
tre part, alimente la haine et nourrit le
terrorism ?
Pour comprendre cette problmatique
et admettre qu'il n'y a pas d'autre issue
que la paix l'interminable conflict entire
Isral et la Palestine, il convient d'avoir
en mmoire quelques vrits histo-
riques. Il faut savoir tout d'abord que les


actuels Palestiniens n'ont pas moins de
drdit sur la terre de leurs anctres que
les descendants des Juifs de l'Ancien
Testament. Le terme Palestine dsigne
tymologiquement le "pays des philis-
tins", mme s'il ne figure pas dans le
vocabulaire biblique. A l'poque de l'oc-
cupation romaine (celle o a vcu Jsus
Christ), la Palestine faisait parties de la
province de Syrie. La rvolte de Bar-
Kokheba (132-135 aprs Jsus Christ)
donna lieu une sanglante repression
suivie d'un exode chaque jour plus mas-
sif de Juifs. La place laisse vide par
ces migrants juifs fut occupe par des
populations venues d'autres provinces
de l'empire remain et singulirement
par des Arabes du dsert qui finirent par
se sdentariser en terre de Palestine.
A cette poque il n'y avait pas encore
de guerre entire chrtiens et musul-
mans, puisque l'Islam ne sera cr
qu'en 623. Cependant la Palestine ne
tardera pas tre islamise et intgre
l'empire musulman. L'Occident chr-
tien rgira la "menace" musulmane, et
ce seront les fameuses "croisades"dont
on parole dans les manuels d'histoire : en
1099 les Francs occupent Jrusalem et
instaurent le royaume latin de Jrusa-
lem qui englobe la Palestine et la Trans-
jordanie.
Une autre tape decisive de la Pales-
tine sera son integration en 1516 l'em-
pire ottoman, en mme temps que la
Syrie et l'Egypte. L'empire ottoman
s'croule en 1917, un an avant la fin de
la premiere guerre mondiale. La Grande
Bretagne qui a des ambitions assou-
vir dans la region, utilise les Arabes
contre les Turcs, en promettant aux


premiers de les aider obtenir la cra-
tion d'un Etat arabe indpendant. Le 2
novembre 1917, elle fait au movement
sioniste la promesse de "Ptablissement
en (Palestine d'un Foyer nationalpour le
peupfe juif". L'activit du movement
sioniste fait que le nombre des Juifs ta-
blis en Palestine, qui tait de 24.000 en
1880, passe 65.000 en 1918, ce qui
reprsente environ 10 % de la popula-
tion. La second guerre mondiale
(1939-1945) acclre la migration des
Juifs d'Europe vers la Palestine: en trois
ans, 135.000 Juifs s'installent dans le
pays; en 1939, la communaut juive de
Palestine se monte dj 430.000
mes, ce qui ne manque pas de susci-
ter l'hostilit des Palestiniens.
La dernire tape crucial est la cra-
tion de l'Etat d'lsral, en terre palesti-
nienne, le 14 mai 1948. Peu avant cette
date, le 29 novembre 1947 exactement,
l'Assemble gnrale de l'ONU avait
adopt un plan prvoyant le partage de
la Palestine en deux Etats (arabe et juif)
indpendants mais lis conomique-
ment. Le rejet de ce plan par les pays
arabes, les affrontements entire Juifs
sionistes et Palestiniens arabes prcipi-
trent la proclamation de l'Etat d'lsral.
Il s'ensuivra plusieurs guerres entire Is-
ral et les pays arabes, toutes gagnes
par les Israliens. A l'issue de la pre-
mire, la parties de la Palestine prvue
pour l'Etat arabe est annexe par Isral
et la Jordanie, tandis que l'Egypte oc-
cupe la bande Gaza. Actuellement, de
la Palestine arabe il ne reste que deux
territoires spars gographiquement,
la bande de Gaza et la Cisjordanie,
celle-ci tant l'objet d'une politique
constant de colonisation par les Juifs,
quel que soit le parti au pouvoir. De
nombreux Palestiniens, chasss par
l'arme isralienne, vivent dans des
camps de rfugis, en Palestine mme
et dans d'autres pays arabes. D'autres
ont migr en Amrique (y compris en
Martinique) ou ailleurs dans le monde.
Il y en a aussi qui sont denevus citoyens
israliens, des citoyens de second
zone, au statut plus que prcaire.
L'Etat d'lsral est de type thocratique,
c'est--dire fond sur la religion, en l'oc-
currence le Judasme, bien que tous les
Israliens ne soient pas de confession
juive. Au propos du terme 'Juif", il faut
savoir qu'il est ambigu, car il fait rf-
rence la fois une religion et un
people qui s'identifie avec cette religion.








I eui 2 Ma! 29 J If


En ralit, le "peuplejuif'est un mythe,
car tous les Juifs n'ont pas la mme ori-
gine ethnique. En Isral coexistent les
Juifs originaires du Moyen-Orient, cou-
sins des Arabes car issues de la mme
famille smite; les Juifs d'Europe chas-
ss par les perscutions et les massa-
cres, don't beaucoup ne sont pas des
Smites; les Juifs noirs ramens
d'Ethiopie la fin du 20 sicle. Ce qui
soude ces diffrents Juifs et tous les
Juifs du monde, c'est la religion, la
croyance qu'ils sont le "peuple lu" de
Dieu, c'est--dire du dieu de l'Ancien
Testament. Il est significatif cet gard
qu'lsral ne se prsente pas comme la
patrie des Israliens mais comme celle
du "peupe juif", ce qui explique la vo-
lont des sionistes de purifier ethnique-
ment le pays, d'en chasser tous les
Arabes, qu'ils soient musulmans ou
chrtiens.
Malgr les horreurs subies par les Juifs
d'Europe durant la second guerre


FLASH-HEBDO

dimanche 17 mai
BELGIQUE Clture Bruxelles du
18e sminaire communist internatio-
nal auquel participaient 49 Partis com-
munistes et ouvriers sur le thme de la
jeunesse face la crise et l'intgration
des nouvelles gnrations dans les
parties communists.

lundi 18 mai
AFGHANISTAN Les soldats US du
501e Bataillon aroport, spciale-
ment form la contre-gurilla, stres-
sent face aux Talibans qui utilisent la
gurilla pour les combattre au lieu de
les affronter directement. "Cette guerre,
on ne la gagnera jamas comme a ".

mardi 19 mai
KOWEIT 4 ans seulement aprs


mondiale, l'Etat d'lsral a souvent re-
cours des mthodes d'inspiration
nazie dans ses guerres. contre les
Arabes, comme on I'a vu rcemment
Gaza et il n' y a pas longtemps au
Liban, et ce, que le gouvernement soit
de droite ou se proclame de gauche.
Aujourd'hui, quand Ntanyahu affirme
qu'il s'oppose la creation d'un Etat pa-
lestinien et ose le dire face Barack
Obama, il laisse entendre clairement
qu'il mprise le people palestinien et se
moque perdument de la "communaut
international" et de tous ceux qui
croient en la paix au Moyen-Orient.
Que sort veut-il rserver aux Palesti-
niens, s'il leur nie le droit un Etat et
une patrie ? Compte-t-il les maintenir
ternellement dans une situation d'apar-
theid? Croit-il pouvoir garantir la paix
d'lsral et le bonheur du people isra-
lien en condamnant le people palesti-
nien la soumission et la misre?
Pourra-t-il, s'il persiste dans sa politique


avoir obtenu le'droit de vote, quatre
femmes ont t lues au parlement
koweitien. Cet vnement historique
se double d'une dfaite non moins his-
torique des islamistes et des salafistes
qui ont enregistr de trs mauvais r-
sultats.

mercredi 20 mai
AFRIQUE DU SUD Blade Nzimande,
president du PC sud-africain et J-
rmy Cronin, un des plus minents d-
puts communists, entrent dans le
gouvernement sud-africain. D'impor-
tants dirigeants syndicalistes les y re-
joignent. Le dveloppement
socio-conomique du pays est l'or-
dre du jour.

jeudi 21 mai
SINGAPOUR Consquence de l'ef-
fondrement du commerce internatio-
nal, plus de 700 cargos restent quai


racist et discriminatoire, contenir la
just colre des Israliens arabes (je
veux parler des Palestiniens devenus
citoyens israliens)?
La rponse ces angoissantes ques-
tions est "SVon !". Le chemin de la paix
passe par la creation d'un Etat palesti-
nien, libre, indpendant et viable, et par
la reconnaissance mutuelle des deux
Etats.
Il est vident que l'extrme droite au
pouvoir en Isral ne cdera pas tant
que l'Occident singulirement les
Etats-Unis ne lui aura pas signifi que
le jeu a assez dur, qu'il faut respecter
le droit inalinable des Palestiniens
un Etat. Pour cela, les peuples doivent
se mobiliser afin de faire ragir leurs
gouvernements respectifs.
Tout le monde doit se persuader que si
la voie de la paix reste bouche, il ne
restera plus que la solution de la vio-
lence, sous ses multiples formes, don't
le terrorism aveugle.
Maurice Belrose


faute de fret. L'affretement d'un cargo
qui se ngociait 300 000 dollars la
journe n'en cote plus que 10 000 au-
jourd'hui.

vendredi 22 mai
UNION EUROPEENNE 40 milliards
d'euros ont t officiellement promise et
jamais verss l'aide au dveloppe-
ment (qui aurait permis 380 millions
d'Africains vivant sous le seuil de pau-
vret de voir leurs revenues augmenter
de 25 %). Mais seules les banques
.peu scrupuleuses peuvent vraiment
computer sur l'Europe.

samedi 23 mai
TAIWAN Le dirigeant de Tawan, Ma
Ying-Jeou, s'engage amliorer les
relations avec Pkin sans lesquelles
Tawan s'enfoncerait dans la rces-
sion


A UI .^AI S


AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
SOCIETY NOUVELLE D'ELECTRICITE
CAPITAL : 7 622.45 C
ADRESSE: PALMISTE- CHEMIN
TREIZE 97232 LAMENTIN
RCS: RM 498 386 960 RM 9721
CODE APE : 453 A
Suite l'assemble gnrale extraordi-
naire du : 15 /05/09, il a t dcid de
transfrer le sige social de Immeuble le
Trident Ore du Parc Mongrald -
97200 Fort de France Palmiste Che-
min Treize 97232 Lamentin computer
du 15 mai 2009 et de modifier en cons-
quence l'article n" 3 des status.
Pour avis, Le Grant FB 1174


AVIS DE CESSION
DE FONDS DE COMMERCE
SCP CONSTANTIN
78, RUE DE LA RPUBLIQUE
97200 FORT DE FRANCE
Suivant acte reu par Matre Monique
CONSTANTIN, 24 avril 2009, enregistr
FORT-DE-France le 6 mai 2009 borde-
reau n"2009/505 case N'1.
Madame Violaine Cline LOUISET, de-
meurant MORNE VERT (97226) quar-
tier Lacroix, identifie au SIREN sous le
numro 431661081 et immatricule au
Registre du Commerce et des Socits
de FORT-DE-FRANCE.
A VENDU A:
La socit dnomme "Le Populaire"


SARL au capital fixe de 7622 euros,
ayant son sige social SAINT PIERRE
(97250) Angle des Rues Dupuy et Gabriel
Pri, immatricule au RCS de FORT-DE-
France sous le numro SIREN
429501737
Le fonds de commerce de BAR-RES-
TAURANT exploit Saint-Pierre, lui ap-
partenant, connu sous le nom
commercial "le b'mol",
Le cessionnaire est propritaire du fonds
vendu computer du jour de la signature
de l'acte.
L'entre en jouissance at fixe au 1er
mai 2009.
La cession est consentie et accepte
moyennant le prix principal de TRENTE


DEUX MILLE EUROS (32.000,00 EUR)
Les opposition, s'il y a lieu, seront re-
ues en la forme lgale dans les dix jours
de la publication lgale, au sige de l'of-
fice notarial o domicile a t lu cet
effet.
Pour unique insertion
Le Notaire. FB 1175
AVIS DE CONSTITUTION
"CARAIBES WEB" (CWEB) SARL as-
soci unique et capital variable : Capi-
tal : 100 E. Dure : 99 ans computer de
l'immatriculation au RCS de Fort de
France. Sige social : Rs. Maryland-Bt
B Enclos 97233 Schoelcher. Nomm
pour une dure indtermine. FB 1176










1 I


AVIS DE MODIFICATION
LA SAVANE DU DELTA
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 10.000 C
SIGE SOCIAL :7 RUE MARIE CURIE
IMMEUBLE "LE SAN FLORIANT"
ZI PARIWEST
78310 MAUREPAS
N SIRET 483 927 828 000 10
N DE CODE APE : 553 A
Aux terms d'une dlibration en date du
01 septembre 2008, la collectivit des as-
socis a dcid de transfrer le sige so-
cial du 7 Rue Marie Curie, Immeuble "Le
San Floriant" ZI PARIWEST, 78310
MAUREPAS au 28 Avenue des Ca-
rabes, 97200 Fort de France, et ce
computer du 01 Septembre 2008, et modi-
fier en consequence l'article 4 des status.
La grance FB 1177

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 11 mai 2009, il a t constitu
une SARL, prsentant les caractris-
tiques suivantes :
Denomination "AEROVAC"
Sise : Aroport International Aim CE-
SAIRE 97232 Lamentin
Objet : Exploitation d'un centre de va-
cances International.
Dure 99 ans.
Capital : 3000 E (trois mille Euros)
Le grant: M. Francis PECOUT
Adresse : 24 Lot. Roches Carres -
972032 LAMENTIN
Pour avis, le grant FB 1178

AVIS DE CHANGEMENT
DE PRESIDENT
SAS ARCHIPEL IMMOBILIER
SOCIT PAR ACTIONS
SIMPLIFIES
AU CAPITAL DE 50 000 EUROS
SIGE SOCIAL : 1 RUE JEAN
JAURES 97228 SAINTE LUCE
RCS : 2005 B 760
SIREN: 483 168 191
L'Assemble Gnrale Ordinaire de la
SAS ARCHIPEL IMMOBILIER runie en
date du 18 Avril 2009 prend acte de la d-
mission de Monsieur KIEFER de son
mandate de Prsident et dsigne en qua-
lit de nouveau Prsident de la SAS AR-
CHIPEL IMMOBILIER, pour une dure
indtermine, Monsieur Franois ZAGO.
En consequence, l'Assemble gnrale
modifie corrlativement l'article 13, alina
1 des status, les autres alinas dudit ar-
ticle reste inchangs.
Pour avis, le Prsident. FB 1179

AVIS DE CHANGEMENT
D'ADMINISTRATEUR
GIE CYBER H
GROUPEMENT D'INTRT
CONOMIQUE
2 AVENUE DES ARAWAKS,
97200 FORT DE FRANCE
RCS FORT DE FRANCE 479 612 194
Aux terms d'une assemble gnrale en
date du 14 avril 2009, Monsieur Alain CO-
RIDON demeurant Quartier Poirier,
97227 SAINTE ANNE, a t nomm ad-
ministrateur du GIE computer du 14 avril
2009 en replacement de Monsieur
Charles HO HIO HEN, dmissionnaire.
Pour avis
L'Administrateur FB 1180

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date des 7 et 14 mai 2009, il a t cr
une socit reprsentant les caractris-
tiques suivantes :
Forme : Socit par actions simplifie
Denomination social : MABOUYA
FILMS
Nom commercial : "Mabouya & Compa-
gnie"
Dure : 50 ans


Sige social : Les Trois Maisons, Grand'
Anse, 97221 LE CARBET
Capital social : Sept mille cinq cents
(7.500) Euros
Objet : En France et dans le monde en-
tier, la production et la ralisation de films
et de vidos d'auteurs, courts ou longs
mtrages
President : Mademoiselle Ccile VER-
NANT, demeurant 2 rue d'Hauteville,
75010 PARIS
Admission aux assembles et droit de
vote : Droit de vote au nu-propritaire,
sauf pour affectation des rsultats o il
est rserv l'usufruitier. Le nu-propri-
taire a le droit de participer toutes les
decisions collectives
Agrment : Transmission d'actions sou-
mise agrment des associs et droit de
premption des associs
Inalinabilit des actions : deux ans
computer de l'immatriculation
Immatriculation : RCS de Fort-de-France.
Pour avis.
Le President FB 1181

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
WEST INDIES DISTRIBUTION SARL
SIRET: 452 046 584 00010
Aux terms d'une assemble gnrale
extraordinaire des associs en date du 11
mai 2009, il a t dcid la modification
de l'objet social en :
- L'achat, la revente, l'entretien et la r-
paration de motocycles, homologues ou
non, de Quad homologus ou non, de v-
hicules moteur, combustion ou lec-
triques homologus ou non, de pices
dtaches, d'quipements et d'acces-
soires pour les dits vhicules :
- L'achat, la revente et la rparation de
matriels et fournitures de toute sorte :
lectroniques, lectromnagers, petits
ustensiles, vtements, accessoires pour
fumeurs, gadgets, jouets, jeux, etc.
Pour avis, la grance. FB 1182

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRE
CONCIERGERIE DE MARTINIQUE
45, RUE SCHOELCHER
97215 RIVIERE SALE
SIRET: 511 291 452 00015
APE : 8116Z
CAPITAL SOCIAL D'ORIGINE: 1 000
Par AGE du 11 mai 2009, les associs
ont vot l'unanimit les resolutions sui-
vantes :
- modification corrlative statutaire des
associs
- augmentation du capital social de
1 000o 10 000
Ancienne mention :
Le capital social est fix la some de
1 000 . Il est divis en 100 parts de 10 E
Nouvelle mention :
Le capital social est fix la some de
10 000 E. Il est divis en 1000 parts de
10 E.
Pour avis FB 1183

AVIS DE TRANSFER DE SIGE
SOCIAL
DOUZE POUCES
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 8 000 C
SIGE SOCIAL: PATIO DE CLUNY
97233 SCHOELCHER
R.C.S. FORT DE FRANCE.
2008 B. 1204
Aux terms d'une dlibration en date du
17 avril 2009, l'associ unique de la so-
cit dcid de transfrer le sige so-
cial et de modifier corrlativement l'article
3 des status.
A computer du 1er janvier 2009, le sige
social :
- qui tait au 35 rue Paul Langevin Fort
de France (97200)


- est dsormais au Patio de Cluny
Schoelcher (97233)
La grance FB 1184

AVIS DE CONSTITUTION
SARL PLUTON ENERGIE
Par acte SSP en date Fort de France
du 5 mai 2009
Forme SARL
Denomination : PLUTON ERNERGIE
Sige social : 123, route des religieuses-
97200 Fort de France
Objet : Installation lectrique, solaire et
eau
Capital : 7 000.00 E en nature
Dure : 99 ans
Grant : M. LESDEMA JEAN PIERRE
demeurant Plateau Fofo, immeuble
Thomas APPT.8 97233 Schoelcher
Immatriculation de la socit au RCS de
Fort de France.
Pour avis FB 1185

REPUBLIQUE FRANCHISE
PREFECTURE DE LA REGION
MARTINIQUE
SECRETARIAT GENERAL
DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT
DU CONTENTIEUX
DES FINANCES ET DES AFFAIRES
DECENTRALISEES
BUREAU DE L'ENVIRONNEMENT
ET DU LITTORAL
N"631
AVIS D'OUVERTURE
D'UNE ENQUETE PUBLIQUE
demand d'autorisation d'exploiter la car-
rire situe au lieudit "Moulin Vent" sur
le territoire de la commune de SAINT-ES-
PRIT
Par arrt prfectoral n 09-01632 du 20
mai 2009, est ouverte une enqute pu-
blique d'une dure d'un (1) mois du mer-
credi 17 juin au vendredi 17 juillet 2009
inclus, sur le territoire des communes de
SAINT-ESPRIT, RIVIERE-SALEE,
DUCOS, FRANCOIS, RIVIERE-PILOTE
, sur la demand d'autorisation prsente
par Monsieur Mariano RENO grant, au
nom et pour le compete de la socit
AGREGATS DU NORD, en vue d'tre
autorise exploiter la carrire situe au
lieudit "Moulin Vent" sur le territoire de
la commune de SAINT-ESPRIT.
Les pieces du dossier seront dposes
dans les mairies de SAINT-ESPRIT, RI-
VIERE-SALEE, DUCOS, FRANCOIS, RI-
VIERE-PILOTE, afin que les personnel
intresses puissent en prendre connais-
sance et consigner, si elles le souhaitent,
leurs observations dans les registres ou-
vert cet effet.
Le commissaire-enquteur, M. Grard
LUSBEC, sigera la mairie de SAINT-
ESPRIT, pendant la dure de l'enqute,
selon le calendrier ci-dessous indiqu:
Mercredi 17 juin 2009, mardi 23 juin
2009, vendredi 03 juillet 2009, lundi 06
juillet 2009, vendredi 17 juillet 2009; de
09H 12H.
Il procdera galement l'ouverture de
l'enqute publique le mercredi 17 juin
09 H et la clture de celle-ci le vendredi
17 juillet 2009 12 H la mairie de
SAINT-ESPRIT.
Toute personnel pourra sur demand et
aprs l'enqute, prendre connaissance
du rapport et des conclusions du com-
missaire enquteur la Prfecture Bu-
reau de l'Environnement et du Littoral et
la mairie de SAINT-ESPRIT.
Fort de France le, 20 mai 2009
Pour le Prfet et par dlgation
le chef de bureau de l'Environnement et
du Littoral
E. MIEVILLY FB 1186

S.C.P. "ALPHONSE BELHUMEUR,
BRUNO HAYOT,
ET SBASTIEN TRIPET"


NOTAIRES ASSOCIES
56, RUE FERNAND CLERC
97220 TRINITE
AVIS DE CONSTITUTION
D'UNE SOCIETY CIVIL
Avis est donn de la formation pour une
dure de 99 ans computer de l'immatri-
culation vise ci-aprs d'une socit ci-
vile constitute aux terms d'un acte reu
par Matre Sbastien TRIPET, notaire
TRINITE, le 12 mai 2009, au capital de
210.000 , ayant pour objet :
La proprit, l'administration et la gestion
de tous immeubles ou droits immobiliers
et exceptionnellement l'alination de ceux
de ces immeubles devenus inutiles la
socit, au moyen de vente, change ou
apport en socit.
Denomination : "ISISCUS"
Sige LES TROIS ILETS (Martinique),
Pointe du Bout, les Hauts de la Marina,
Btiment Cannelle, appartement C 9.
Apport en numraire : 210.000 E libr
ultrieurement sur appel de la grance
Grant : Mr Frdric MOREL, LES
TROIS ILETS (Martinique), Pointe du
Bout, les Hauts de la Marina, Btiment
Cannelle, appartement C 9.
Les parts sont librement transmissibles
par voie de succession ou entire associs,
dfaut agrement des associs statuant
l'unanimit.
Pour mention et avis
S.TRIPET" FB 1187

AVIS DE MODIFICATION
FORM INSER MARTINIQUE
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 7.622,45 C
SIGE SOCIAL : 42 RUE GARNIER
PAGES 97200 FORT DE FRANCE
RCS 501294193
Aux terms d'une assemble gnrale
extraordinaire en date du 4 mai 2009, les
associs ont dcid de transfrer le sige
qui tait au 42 rue Garnier Pags 97200
Fort de France au 17 rue Georges EU-
CHARIS DILLON 3000 97200 Fort de
France.
L'article 5 des status sera libell ainsi :
Le sige de la socit est fix : 17 rue
Georges EUCHARIS DILLON 3000 -
97200 FORT DE FRANCE.
La grance FB 1188

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
L'Assemble Gnrale Extraordinaire du
23 avril 2004 a dcid la dissolution anti-
cipe de la socit computer du 23 avril
2004 et sa mise en liquidation amiable
sous le rgime conventionnel dans les
conditions prvues par les status et les
dlibrations de ladite assemble.
Elle a nomm comme liquidateur M.
Pierre MARIE JOSEPH demeurant c/
ANTILLES PROTECTION Immeuble
Gndis ZI LA LEZARDE 97232 Le La-
mentin pour toute la dure de la liquida-
tion, avec les pouvoirs les plus tendus
tels que dtermins par la loi et les sta-
tuts pour procder aux operations de li-
quidation, raliser l'actif, acquitter le
passif, et rpartir le solde entire les asso-
cis, sous reserve des dispositions des
articles L.237-1 et suivants du Code de
commerce.
Le sige de la liquidation est fix C/O AN-
TILLES PROTECTION Immeuble G-
ndis ZI La Lzarde 97232 Le Lamentin.
C'est cette adresse que la correspon-
dance devra tre envoye et que les
actes et documents concernant la liqui-
dation devront tre notifis.
Pour avis et mention
La grance FB 1189

AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
La socit INGE+, Socit Responsa-
bilit Limite au capital de 8.000 Euros -
Sige social : Espace Posidon, 15 rue









: LI ai'009-Jsticn2-Pag Il'


Georges Eucharis Lotissement Dillon
Stade 97200 Fort de France RCS de
Fort de France. SIRET n' 483 715 728,
suivant procs-verbal des decisions de
l'associ unique, en date du 1er mars
2009 dcide :
- nomination de Monsieur Marcel SE-
PHOCLE en quality de grant en empla-
cement du grant dmissionnaire,
- Suppression de l'article 23 des status
"Nomination du premier grant.
Pour avis FB 1190

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes:
Forme: SARL
Denomination : SOCIETY DE TRAVAUX
DE PLACO ET MENUISERIES DU BATI-
MENT (SOPLAME).
Sige social : Baie des Tourelles, Routes
de TSF 97200 FORT DE FRANCE
Capital: 3000 Euros
Apport en numraire : 3000 Euros
Objet : La mise en oeuvre de tous types
de plafonds, cloisons, menuiseries, agen-
cement
placards en bois, placo ou tout autre ma-
triau, l'entretien, la rparation, la rno-
vation.
La mise en place de product isolant et
d'tanchit de toiture ainsi que la pose
de tous types de
gouttires, de travaux d'amnagement,
d'agencement, de renovation ou la mise
en place de charpente et couverture dans
le btiment.
Grance : Monsieur Eric BELTAN, de-
meurant Baie des Tourelles, Route de
TSF 97200 FORT DE France.
Dure: 99 ans FB 1191

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
JL INVEST
SARL AU CAPITAL DE 7 500 C
SIGE SOCIAL:
8, RUE DES MORACEES
QUARTER RAVINE TOUZA
97233 SCHOELCHER
RCS FORT DE FRANCE 487 951 626
1 Aux termes d'une dlibration en
AGE en date du 0/12/2008, la collectivit
des associs a dcid la dissolution anti-
cipe do la socit computer du 01/12/07
et sa mise on liquidation amiable,
L 'aoermbli a nommo on quality de II-
qiildalrico Madame Sophio JEAN-LAU-
IRENT, grante on exercise, domeurant
SCHOELCI IER (97233) 8, rue des Mo-
racfe0s oiinrlior Ravino Touza. et lui a
0onfibe 1l0s potuvoirs lIs plus tendus
pouit termiinor lor opraollonis sociales en
cori i raligi0 l'actif et acquitter le passif.
IL, -i r n ic In liquidiii il n est fix6
GCHOLLCHU-R (97233);- i, rua des Mo-
rac@ -= Otrlifttr Ravine ToutA C'ost
6rl8t ad lesoi qu@e lIn iaupondance
davra lfre acivevri PI qii, lon nti:lea et do-
aifai ,niii amrlant li liiiii tliiwi devront

L dpi t d at i pt iiitt relatits la
,l |ill. l. I nh ll. ih'l rll Il. .]i II du Tri-
bInial dr i nimma-rcp dlo FORT DE
FRAN E
S- Auit litiflas l'lun d illib ifllon en As-
sbiiq4 aB (t,nraia Exlriirdinaire en date
dtu 1/1 3/r000U, la t'oilll:ctivlli des asso-
1i, ap.ra avviir nitnitilii in lecture du
iaifH fi d la l.qiiIilalfiln, n approuv les
i ifipi !i-e do liquild tion, t donn quitus la
liqu|ida !6tfl I' r ilAi;lnfrli do son mandate
it a prifionr la l l0iurev dus operations
tlIP |ii. d.)llOn
I a .( o'fle do liquidation ainsi que la
ideiioh il'd clitOlirt prison pnr les associs
l t 16 di)liiu r> ,,1 n'i iiidu Tribunal de
60i imltli o dft ORT DE FRANCE.
Pfrir avi lit llquidallic. FB 1192


LUCIEN ALEXANDRINE
AVOCAT
14, RUE DU PRE DELAWARDE
DESROCHERS
97234 FORT-DE-FRANCE
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du.29 avril 2009, il a t constitu
une socit responsabilit limite :
Dhomination social : VERTIGE SARL
Capital : 3000 E divis en 100 parts so-
ciales d'un montant de 30 E chacune, en-
tirement souscrites et libres en
totalit.
Sige : Fonds Giromon Pelletier -
97232 Le Lamentin
Objet : la socit a pour objet l'achat, la
vente et la location de fleurs et de tous
matriels et products assimils la flori-
culture, ainsi que la dcoration et le
conseil.
Dure : 99 annes computer de l'imma-
triculation de la socit au Registre du
commerce et des socits.
Grants : aux terms d'un acte sous
seing priv en date du 29 avril 2009
Fort-de-France, Messieurs Carl BAR-
CLAIS et Grgory ALPHA ont t dsi-
gns comme grants statutaires pour une
dure indtermine.
Immatriculation au Registre du commerce
et des socits : la socit sera immatri-
cule au Registre du commerce et des
socits tenu au greffe du tribunal mixte
de commerce de Fort-de-France.
Pour avis et mention,
Fait Fort-de-France, le 29 avril 2009
Le Grant FB 1193

AVIS DE CHANGEMENT DE GERANT
SARL MARIN PECHE
SARL AU CAPITAL DE 10.000 C
ZA ARTIMER DUPREY BATIMENT D
97290 LE MARIN
Aux terms du procs-verbal de l'Assem-
ble Gnrale Extraordinaire du 26 avril
2009, l'Assemble Gnrale, les asso-
cis, ont dcid l'unanimit de nommer,
computer du 26 avril 2009, pour une
dure indtermine, Monsieur Pierre
MAGNAN, n le 19 juillet 1962 SAINT
BRIEUC (22), de nationality franaise,
demeurant Appartement 55, Rsidence
Marsan Clerc, Rue du Professeur Ray-
mond Garcin 97200 FORT DE
FRANCE, en qualit de grant de la so-
cit, en replacement de Monsieur
Rmi ARIBO, dmissionnaire.
Les formalits seront effectues au Tri-
bunal de Commerce de FORT DE
France.
Pour avis, le grant. FB 1194

AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit ayant les caractristiques sui-
vantes :
Forme : EURL Dnomination : GREEN
ATTITUDE
Sige social : 97231 LE ROBERT (bourg
du Vert Pr).
Objet : Salle de sport et de remise on
forme, soins du corps et du visage ol
prestations associes, repas dittiquor
Dure : 99 ans
Capital : 4 000 E
Grance: Jean GUERITEE demeurant a
Perpignan. Immatriculation au RCS dqc
Fort de France. FB 110 f

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seeing priv en
date du 11/05009, il a t constitu Unn
Socit Civile Immobilire ayant pour d=.
nomination : "JAURES 76".
Sige social : Le sige social est fix g
Fort de France (Martinique), 76 Avenue
Jean Jaurs.
Objet social :
La socit pour objet :


- l'acquisition, la vente, la prise bail ou
credit de tous immeubles et terrains;
- l'administration et l'exploitation par la lo-
cation ou autrement desdits terrains et.
immeubles ;
- l'entretien et ventuellement l'amnage-
ment de ces biens ;
- et gnralement toutes operations se
rattachant directement ou indirectement
cet objet.
Dure :
La dure est fixe 99 ans computer de
la date de son immatriculation au Regis-
tre du Commerce et des Socits.
Capital : le capital s'lve 300 E euros,
constitu uniquement d'apports en nu-
mraires.
Grant : le premier grant de la socit
est Monsieur HO CAN SUNG Serge.
La socit sera immatricule au Registre
du Commerce et des Socit au Greffe
du Tribunal de Commerce de Fort de
France.
Pour avis, le grant FB 1196

EXTRAIT DE DELIBERATION DU
CONSEIL MUNICIPAL DE LA VILLE
DE DUCOS DU 21 AVRIL 2009-05-19
N" 2 REGLEMENT LOCAL
DE PUBLICITY :
CONSTITUTION DU GROUP
DE RAVAIL
EXPOSE DETAILLE
La procedure d'laboration du Rglement
Local de Publicit doit tre maintenant
engage.
A ce titre, aux terms de l'article L 581 -
14 du Code de l'Environnement, il revient
au Conseil Municipal de constituer le
group de travail charge d'labor le pro-
jet de rglement local de publicity et de
solliciter Monsieur le Prfet afin qu'il fixe
par arrt la composition du group.
Le group de travail est prsid par le
Maire, qui en cette quality, dispose d'une
voix prpondrante, et comprend les
membres du Conseil Municipal, notam-
ment ceux dsigns dans la Commission
"Environnement".
PROPOSITION
Le conseil Municipal, aprs discutions et
dlibrations, l'unanimit des membres
des presents et reprsents,
APRES avoir entendu l'expos du Maire
sur l'affichage publicitaire sur le territoire
de la ville de Ducos,
VU la loi n" 79-1150 du 29 dcembre
1979 relative la publicity, aux enseignes
et prenseignes,
VU sa dlibration n"08 du 08 juillet 2008
approuvant la Charte Signaltique du
Parc Naturel Rgional de la Martinique,
VU sa dlibration n" 03 du 29 janvier
2009 dcidant d'laborer un Rglement
Local de Publicit,
DECIDE
- DE demander Monsieur le Prfet de


mettre en place un group de travail pour
la ralisation dudit Rglement Local de
Publicity,
- DE designer quatre conseillers titulaires
et quatre conseillers supplants, devant
siger au group de travail :
Membres titulaires :
RENARD Marcelle
MEDY Jean-Claude
DUNON Rosalie
PIVERT Fabienne
Membres supplants:
SPARTACUS Jeanne
ROY-BELLEPLAINE Christophe
SOURDIN Anne-Marie
BIRON Corinne FB 1197

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service de la formation professionnelle,
Rue Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-
De-France Martinique, tl : 05 96 59-64-
60 /tlcopie : 05 96 72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs publics"
Reprsentant du pouvoir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de la
Martinique
Procedure de passation : Procdure
adapte en vertu de l'article 30 du Code
des Marchs Publics (CMP)
Objet du march :
Ralisation d'actions de formation au titre
du Programme regional de formation pro-
fessionnelle, destination des deman-
deurs d'emploi (lots 1 12).
Rfrence d'indentification du march :
FP-ADU-0901
Caractristiques principles : Objectif g-
nral de la prestation:
La prsente consultation porte sur le
choix de prestataires (organismes de for-
mation) devant raliser les actions de for-
malion qualifiantes dans le cadre du
Programme regional de formation profes-
sionnelle (PRFP) 2009 conformment
aux cahiers des charges
Allotissement :
La prestation sera divise en 12 lots qui
seront attribus sparment savoir:
- Lot 1 : BTS productions animals
- Lot 2 : BP responsible d'exploitation en
agriculture biologique et durable
- Lot 3 : BPA/Chef d'exploitation agricole
polyculture/levage
- Lot 4 : CAPA productions horticoles
spcialit productions florales et lgu-
mires
- Lot 5 : BTS hygine propret environ-
nement
- Lot 6 : CAP gestion des dchets et pro-
pret urbaine
- Lot 7: Licence professionnelle manage-
ment des organizations option gestion


Abonnez-vous Justice


Je dsire recevoir"Justice" chaque semaine mon domicile

Nom : __ _____------------ Prnom :...........--

Adresse exacte : ..--.-----------------------------....


Code Postal : _Vj----e- Ville : _"- - -....- -

Tlphone : ............................-.......... -----


Ma
Gu
Fra


rtinique
adeloupe/ Guyane
nce


1 an
Q 80 E
Q 86
Q 100 e


6 mois
Q 45 e
Q 48 E
[Q 55 E


3 mois
Q 32
Q 35 e
Q 40 e


Retourner ce bulletin a
Socit des Editions "Justice" BP 4031 46 rue Andr Aliker
97200 FORT DE FRANCE CEDEX
Tl.: 05 96 71 86 83 / e-m@il : ed.justice@wanadoo.fr


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1
I


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i
1
r









I JI 28Mai'2009 Justice n22-Pagel$


PME-PMI
- Lot 8 : Licence professionnelle gestion
des resources humaines
-Lot 9 : BTS comptabilit et gestion des
organizations
- Lot 10 :Bac professionnel comptabilit
- Lot 11 : Bac professionnel commerce
- Lot 12 : CAP peintre-applicateur de re-
vtement
Possibility de prsenter une offre pour un
ou plusieurs lots.
Dure d'excution du march : La dure
d'excution du march sera propose
pour chaque lot par les candidates. Ils de-
vront cet effet renseigner les articles 4
et 5 de l'acte d'engagement.
Lieu d'excution : Sur tout le territoire de
la Martinique
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement:
Fonds propres de la Rgion (30 %) + Pro-
gramme oprationnel 2007-2013 (PO)
(70%)
- Paiement:
. Virement administratif
. Dlai global de paiement : 40 jours
. Prix rvisable
. Une advance de 5 % est prvue
Variantes : Non autorises
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Le dossier
de consultation des entreprises sera
remis gratuitement par le service de la
Formation professionnelle
Rue Gaston Deferre Cluny 97200 Fort-
de-France
Tel : 0596 59 64 60
Lors du retrait du DCE, le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce document peut tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : OCritres de
selection des candidatures :
- Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
D Situation propre des oprateurs cono-
miques, (y comprise exigences relatives
l'inscription au registre du commerce ou
de la profession): Renseignements et for-
malits ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :
-la declaration du candidate (conforme au
modle Dc5 -- version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du march
(disponible sur internet l'adresse sui-
vante : www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics).
- lettre de candidature et d'habilitation du
mandataire par ses cotraitants (conforme
au modle DC 4 dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
l'adresse suivante : http://www.mi-
nefi.gouv.fr, thme : marchs publics)
0 Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
- presentation d'une liste des principaux
services effectus au course de la
dernire anne, indiquant le montant, la
date et le destinataire public ou
priv. Les prestations de services sont
prouves par des attestations du
destinataire ou, dfaut, par une dcla-
ration du candidate
-Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la
preuve de la capacity du candidate.
- indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des
cadres de l'entreprise, et notamment des
responsables de prestations de
services de mme nature que celle du
march.
O Capacits conomique et financire :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :


- declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires
concernant les services objet du march,
raliss au course du dernier
exercise disponible
-Dclaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les
risques professionnels.
[ Capacits techniques :
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences
sont remplies :
-une description de l'quipement tech-
nique, des measures employes par le
candidate pour s'assurer de la quality et
des moyens d'tude et de
recherche de son entreprise ;
-Dclaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et
l'importance du personnel d'encadrement
au course de la dernire anne.
Critres de jugement des offres :
L'offre conomiquement la plus avanta-
geuse sera apprcie en function des cri-
tres noncs ci-dessous :
* La valeur technique de l'offre affecte
d'un coefficient 5 et apprcie partir du
dossier technique dtaill requis.
* Le prix de la prestation affect d'un coef-
ficient 3
* Le dlai global d'excution de la presta-
tion propose l'article 5 de l'acte d'en-
gagement affect d'un coefficient 2
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre
Dlai de validit des offres : 240 jours
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Conseil regional de la Mar-
tinique (service de la formation profes-
sionnelle) ou en ligne l'adresse sus
indique
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus : Conseil regional de la Marti-
nique (service de la formation profession-
nelle) ou en ligne l'adresse sus indique
Date limited de reception des offres : Le 12
juin 12 H 00 (heure de Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres contre
rcpiss au Conseil Rgional de la Mar-
tinique Service de la Formation profes-
sionnelle rue Gaston Deferre -Cluny -
97200 Fort-de-France Martinique
Dlai laiss au candidate attributaire pour
produire les attestations sociales et fis-
cales : 8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France
Immeuble Roy-Camille Croix de Bellevue
-B.P 683 97264 Fort-de-France Cedex
Tl : 0596-71-66-67 Fax : 0596
63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation : Comit consultatif interdparte-
mental de rglement amiable des litiges
relatifs aux marchs publics de PARIS
(C.C.I.R.A de Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone: 01.44.42.63.43
Tlcopie : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recours : Le greffe du
Tribunal administratif
Croix de Bellevue
97200 Fort-de-France
Tl: 0596-71-66-67
Fax : 0596 63.10.08
Transmission des dossiers d'offre par
voie dmatrialise : Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-


dates une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offres
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Date d'envoi du present avis la publica-
tion : Le 18 mai 2009 FB 1198

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur : Conseil Rgional de Marti-
nique
Service des Marchs et de la command
publique, Rue Gaston Defferre Cluny
97200 Fort-de-France Martinique T-
lphone : 0596-59-63-00
Tlcopieur : 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr- rubrique Marchs Publics
Contact : le reprsentant du pouvoir ad-
judicateur :
Le President du Conseil Rgional de Mar-
tinique
L'avis implique la passation d'un march
Procedure de passation : March pro-
cdure adapte [art. 28 du Code des Mar-
chs Publics (CMP)]
Intitul attribu au march : Travaux de
rehabilitation au LP de CHATEAU-
BOEUF.
Numro de rfrence attribu au march
par le pouvoir adjudicateur: Opration n
CHAT-03-OP1-TRAV
Caractristiques principles (description
succincte du march) : II s'agit plus prci-
sment de raliser les travaux suivants
* Ralisation des installations lectriques
courant fort et courant faible ;
*Climatisation des btiments accueil, ate-
liers TOS crer et de plusieurs sales
des btiments existants ;
* Rfection sol sportif, plomberie sani-
taires e protection des fentres du bti-
ment gymnase ;
*Redfinition de l'entre aux ateliers des
btiments G et F ;
*Rfection des couvertures en tle (3 722
ml) des gouttires (180 ml), des ch-
neaux (242 ml), des descentes EP (330
ml) des btiments G et E et gymnase ;
* Ravalement de l'ensemble des faades
et pignons des btiments (3 308 m2) et
de la peinture intrieure (6 467 m2) de
tous les locaux des btiments A,B, C, D et
E;
*Transformation d'un local vestiaires des
personnel ATOS et TOS en caftria ;
*Cration d'un auvent au sous sol du b-
timent E (100 m2) ;
*Cration d'un local d'accueil, btiment
simple rez de chausse. SHOB 49.89
m2;
* Ralisation de clture au droit du par-
king des logements de function (34 ml) ;
*Cration d'un nouvel accs pour les v-
hicules de service ;
*Cration d'un local TOS pour les agents
(RDC+sous-sol : SHOB 108.78 M2)
Prestations divises en lots : Oui : Possi-
bilit de prsenter une offre pour un ou
plusieurs lots
INFORMATIONS SUR LES LOTS
* LOT no 1 INTITUL : DEMOLITION -


GROS OEUVRE MACONNERIE
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Dpose menuiseries et appareils sani-
taires demolition cloisons traitement
anti-termites curatif et prventif infra-
structure bton arm -drainage murs en-
terrs maonnerie coursive auvent
caftria/prau, bt E -ouvrages divers
2) QUANTITY OU TENDUE : dpose
menuiseries: 43 dpose sanitaires : 27
-bton : 190 m3 traitement anti-termites
: 256 ml -
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois :9 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 2 INTITUL : CHARPENTE
BOIS COUVERTURE
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Fourniture et pose charpente bois d-
pose : couverture/planche de rive/ch-
neau/gouttires/descentes E.P -
fourniture et pose : plaques couverture
mtalliques/isolant/grillage/closoirs/solins
mtalliques/fatires/gouttires fourni-
ture et pose chneaux et descentes E.P.
2) QUANTITY OU TENDUE: charpente
bois : 203 m2 dpose couverture tle :
3 522 m2 dpose de planche de
rive/chneaux/gouttires/descentes E.P :
784 ml traitement pannes mtalliques :
2 506 ml couverture mtallique : 3
731m2 isolant : 1430 m2 grillage :
1430m2 -fatires : 288 ml-gouttires
:178ml- descentes E.P :330ml.
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES :
Dure en mois :7 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 3 INTITUL : MENUISERIES
INTERIEURES ET EXTERIEURES -
FAUX PLAFOND
1) DESCRIPTION SUCCINCTE:
Fourniture et pose de menuiseries int-
rieures, extrieures, faux plafond et cloi-
sons sches
2) QUANTITY OU TENDUE : menuise-
ries : 67 -faux plafond : 1188m2
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois : 5 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 4 INTITUL : REVETEMENT
DES SOLS ET MURS SOL SPORTIF
1) DESCRIPTION SUCCINCTE:
Revtements sols revtements murs -
revtements sol sport.
2) QUANTITY OU TENDUE : carrelage
: 1201 m2 revtement sol gymnase :
1061 m2
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois : 5 mois 1/2 ( computer de
l'ordre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 5 INTITUL : ELECTRICITY
COURANT FORT COURANT FAIBLE
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Installations d'lectricit courants forts
courants faibles climatisation des bti-
ments accueil, ateliers TOS crer et de
plusieurs sales des btiments existants.
2) QUANTITY OU TENDUE : courants
forts et faibles bt F, G, accueil, salle in-
formatique- alarm intrusion alarme in-
cendie climatiseurs de 9000 BTU
24000 BTU : 7.
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois :7 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
- LOT no 6 INTITUL : PLOMBERIE -
SANITAIRES

1) DESCRIPTION SUCCINCTE :









ANIDGE 'LciisJui 18M!20 -Jutic '2 'tg1


Dpose installations existantes distri-
bution eau froide te branchement des ap-
pareils -fourniture et pose appareils
sanitaires rseau EP, EU, EV- pose
chauffe eau lectrique.
2) QUANTITY OU TENDUE : alimenta-
tion eau froide : 42ml distribution EF/EC
:94ml rseau EP,EU,EV : 225ml ap-
pareils sanitaires : 40 u 1 chauffe eau
lectrique 501.
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois : 3 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 7 INTITUL : SERRURERIE -
FERRONNERIE
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Fourniture et pose de : garde corps au-
vent mtallique rideau mtallique fe-
ntre basculante en mtal galvanis
motorise y/c quincaillerie accessoires
tanchit -
2) QUANTITY OU TENDUE : garde
corps alu : 13ml auvent mtallique :
58,50 ml rideau mtallique motorist
2,50 x 2,25m : 2 fentre basculante en
mtal galvanis motorise 2,50 x 1,50m :
6 gradin mtallique galvanis : 40.
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES :
Dure en mois :4 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 8 INTITUL : PEINTURE IN-
TERIEURE ET EXTERIEURE
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Peinture extrieure d'impermabilisation
- peinture sur ouvrages bois extrieurs -
peintures mtaux ferreux peintures in-
trieures sur parois maonnerie et bton
- peinture menuiseries bois intrieures et
PVC -
2) QUANTITY OU TENDUE : prpara-
tion supports murs, parois : 2962m2 -
peinture extrieure : 3755m2 peinture
intrieure :7710m2
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois : 6 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
- LOT no 9 INTITUL : TERRASSE-
MENTS GENERAUX -OUVRAGES EX-
TERIEURS VRD- CLOTURE
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Travaux de demolition rglage des
fonds de forme -couches de foundation et
de roulement des voies furniture et
pose de bordure -ralisation de mur de
soutnement implantation clture -r-
seaux assainissement EU/EP eau po-
table rseau courants forts et faibles
destins desservir les btiments ateliers
agents et accueil clairage extrieur.
2) QUANTITY OU TENDUE : dblais :
580 m3 remblais : 300 m3 bton :
40m3-portails : 2 clture : 34ml assai-
nissement EU/EV : 67ml EAP : 37ml -
EP/:79ml cblage courant faible : 48ml
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois :8 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).
* LOT no 10 INTITUL : MOBILIER
1) DESCRIPTION SUCCINCTE :
Fourniture et pose de mobiliers nces-
saires l'amnagement de la salle infor-
matique du btiment C et de la salle de
coiffure du btiment G ;
2) QUANTIT OU TENDUE: paillasses
: 18 1 chaise professeur chaise
lves : 15
3) INFORMATIONS COMPLMEN-
TAIRES:
Dure en mois : 3 mois ( computer de l'or-
dre de service de dmarrage des tra-
vaux).


Dlai d'excution des marchs en mois
La dure global des travaux pour l'en-
semble des lots est de 09 mois computer
de (la notification des marchs + priode
de 30 jours pour la preparation des tra-
vaux).
Des variantes seront prises en consid-
ration : Oui
Lieu principal d'excution des travaux :
LP de Chateauboeuf 97200 commune
de Fort-de-France.
Adresse auprs de laquelle les docu-
ments peuvent tre obtenus : Les docu-
ments (dossier de consultation des
Entreprises DCE) seront remis gratuite-
ment par le Service des marchs et de la
command publique du Conseil Rgional
de MARTINIQUE.
Tlphone: 0596 59.63.00, Tlcopieur:
0596-72.68.10
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus-indique.
Modalits essentielles de financement et
de paiement du march : Financement
: Budget du Conseil Rgional de Marti-
nique
SPaiement :
- virement administratif
- Dlai global de paiement : 40 jours
-Rglement effectu sous forme
d'acomptes mensuels et d'un solde.
- Avance de 5 % prvue
- Type de prix : prix global et forfaitaire
- Variation des prix : rvisables
Cautionnement et garanties exiges :
Avance:
Si le titulaire l'accepte dans l'acte d'enga-
gement, une advance lui sera verse dans
les conditions prvues aux articles 87
90 du code des marchs publics. Son
versement est conditionn par la consti-
tution d'une garantie premiere de-
mande ou, si le pouvoir adjudicateur ne
s'y oppose pas, par une caution person-
nelle et solidaire.
Retenue de garantie :
Une retenue de garantie de 5% est pr-
vue conformment aux articles 101 103
du code des marchs publics. Elle peut
tre remplace par une garantie pre-
mire demand ou, si le pouvoir adjudi-
cateur ne s'y oppose pas, par une caution
personnelle et solidaire.
Langue pouvant tre utilise dans l'offre
Franais
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre ad-
ministratif peuvent tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pr-
sident du Conseil Rgional l'attention
du service des Marchs et de la Com-
mande Publique) Rue Gaston Defferre -
Cluny 97200 Fort-de-France Martinique
- Tlphone : 0596-59-63-00 Tlco-
pieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements complmentaires d'ordre tech-
nique peuvent tre obtenus : Conseil
Regional de Martinique (Monsieur le Pr-
sident du Conseil Rgional l'attention
du Service Technique) Rue Gaston Def-
ferre Cluny 97200 Fort-de-France Mar-
tinique Tlphone : 0596-59-63-00 -
Tlcopieur : 0596-72-68-10 ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Conditions de participation : *Critres de
selection des candidatures
Les capacits professionnelles, tech-
niques et financires du candidate
- Situation propre des oprateurs cono-
miques, y comprise exigences relatives
l'inscription au registre du commerce ou
de la profession : Renseignements et for-
malits ncessaires pour valuer si ces
exigences sont remplies :


- la declaration du candidate (conforme au
modle DC5 version octobre 2008) pour
chacune des entreprises concurrentes
ayant vocation tre titulaires du mar-
ch).
- lettre de candidature et le cas chant
d'habilitation du mandataire par ses co-
traitants (conforme au modle DC 4 dans
sa version d'avril 2007).
*Capacits professionnelles
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Presentation d'une liste des travaux
excuts au course de la dernire anne,
appuye d'attestations de bonne excu-
tion pour les travaux les plus important.
Ces attestations indiquent le montant,
l'poque et le lieu d'excution des travaux
et prcisent s'ils ont t effectus selon
les rgles de l'art et mens rgulirement
bonne fin ; (si cette presentation n'est
pas dj demande dans le cadre du DC
5).
- Certificats de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identit professionnelles ou
des rfrences de travaux attestant la
competence du candidate raliser la
prestation pour laquelle il soummisionne
(si ces documents ne sont pas dj de-
mands dans le cadre du DC5).
- Indication des titres d'tudes et profes-
sionnels du candidate et/ou des cadres de
l'entreprise, et notamment des responsa-
bles de prestation de services ou de
conduite des travaux de mme nature
que celle du march
* Capacits conomique et financire
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, raliss
au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas dj de-
mande dans le cadre du DC 5)
- declaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels.
- Capacits techniques
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne (si cette d-
claration n'est pas dj demande dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant l'outillage, le ma-
triel et l'quipement technique don't le
candidate dispose pour la ralisation de
marchs de mme nature (si cette dcla-
ration n'est pas dj demande dans le
cadre du DC 5).
Critres d'attribution des marchs :
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
d'attribution noncs ci-dessous :
- La valeur technique de l'offre (apprcie
partir du mmoire technique requis au
3-1-2-b du rglement de consultation) af-
fecte d'un coefficient 6 se dclinant
selon les sous critres suivants :
- Organisation matrielle du chantier:
40% (du coefficient 6)
- Modalits de reduction des nuisances
bruitt, poussires, circulation) : 60% du
coefficient 6)
- Le prix des prestations affect d'un coef-
ficient 4
Dlai minimum pendant lequel le soumis-
sionnaire est tenu de maintenir son offre:
180 jours
Date limited de reception des offres :
Le jeudi 11 juin 2009 12 h 00 (heure de


Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes:
Reception des offres, par pli recom-
mand ou contre rcpiss au Conseil
Regional de Martinique, Service des mar-
chs et de la command publique, rue
Gaston Defferre Cluny 97200 Fort-de-
France -MARTINIQUE ou en ligne
l'adresse Internet sus indique.
Dlai laiss au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les attestations so-
ciales et fiscales :
8 jours calendaires
Instance charge des procedures de re-
cours et auprs de laquelle des rensei-
gnements peuvent tre obtenus
concernant l'introduction des recours :
Tribunal Administratif de Fort-de-France
- Immeuble Roy-Camille Croix de Belle-
vue -B.P 683 97262 Fort-de-France
Cedex Tlphone : 0596-71-66-67
Tlcopieur : 0596 63.10.08
Organe charge des procedures de m-
diation :
Comit consultatif interdpartemental de
rglement amiable des litiges relatifs aux
marchs publics de PARIS (C.C.I.R.A de
Paris)
29 rue Barbet-de-Jouy 75700 Paris -
CEDEX 7
Tlphone : 01.44.42.63.43
Tlcopieur : 01.44.42.63.37
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recourse :
Le greffe du Tribunal administratif
Immeuble Roy-Camille -Croix de Belle-
vue BP 683
97262 Fort-de-France Cdex
Tlphone: 0596-71-66-67 Tlcopieur
: 0596 63.10.08
Transmission par voie dmatrialise :
Autorise
Autres renseignements :
Procedure dmatrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
marchs publics
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ e-mail en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Les candidates qui ont transmis leur dos-
sier d'offre par voie lectronique peuvent,
en parallle, faire parvenir la Rgion
Martinique une copie de sauvegarde
de ce dossier ; ceci sur support physique
lectronique (CD, DVD) ou sur support
paper. L'envoi se fera dans les condi-
tions prcises dans le rglement de la
consultation.
Date d'envoi du present avis aux or-
ganes de publication (journaux d'an-
nonces lgales locaux)
Le mercredi 20 mai 2009 FB 1199






PCWMibe










QUAND LA FACULTY DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES

INVITE AIM CSAIRE


1
\1. &t.
Aime Csaire, penseur et pote

Le mardi 19 mai dernier, de 17h
20h30, le Grand Amphithtre du Cam-
pus de Schoelcher tait presque bond.
La foule qui s'y est trouve runie tait
venue rendre hommage Aim C-
saire, "1 invit"de cette soire littraire
et artistique organise par la Facult
des Lettres et Sciences Humaines
l'initiative de son nouveau Doyen, la
professeure Corinne Menc-Caster.
Le spectacle qui devait commencer
17 heures, a dbut 17h30 et a dur


exactement les trois heures pr-
vues, sans que le nombreux public
ne manifeste le moindre signe de
lassitude ni le dsir de s'en aller
avant d'avoir tout vu et tout en-
tendu.
Sur la scne se sont succds,
dans le strict respect du temps im-
parti, artistes improviss et artistes
habitus se produire en public,
professionnels de l'art, professeurs,
personnel administratifs et tu-
diants, chose tout fait nouvelle sur
le Campus et d'une haute valeur
symbolique. Aim Csaire a runi,
a fait tomber les barrires artificielles
et oublier les vieilles rancoeurs.
Du fait du peu de temps don't ils dispo-
saient pour se prparer et de leurs
multiples occupations et proccupations
en pleine priode d'examens, certain
acteurs ont lu des textes de Csaire qui
normalement devraient tre rcits,
mais cela n'a absolument pas nui la
quality du spectacle, tellement l'motion
tait grande de part et d'autre. Il
convient de signaler parmi ces acteurs
une reprsentante de la Carabe hispa-


nophone et une de la Carabe anglo-
phone, qui se sont exprimes chacune
dans sa langue maternelle.
Ce 19 mai inoubliable, il y avait de la
posie, du slam, du chant choral, du
thtre, du bl, des tmoignages. On a
galement projet un film sur Aim C-
saire ainsi qu'un diaporama, et le public
a pu admirer les "instaClations" d'un ar-
tiste connu. Personne n'est reparti les
mains vides du Grand Amphithtre:
des prix ont t distribus certain ac-
teurs, et tout un chacun a reu un tee-
shirt symbolisant I'UAG.
Il est toujours injuste de citer certain
noms et d'en taire d'autres, mais nous
ne pouvons pas ne pas fliciter en par-
ticulier, outre Madame Corinne Menc-
Caster, Madame Ccile Bertin-
Elisabeth et Madame Laurette Cles-
tine, toutes deux enseignantes, ainsi
que Monsieur Sylvain Sautier, qui s'est
occup de la parties technique.
Il reste souhaiter que les initiatives de
ce genre se multiplient sur le Campus,
car c'est enrichissant tous les points
de vue.
Maurice Belrose


LES FAUX PSYCHOTHRAPEUTES DANS LE COLLIMATEUR


Sectes C'est l'un des sujets de
preoccupation du rapport annuel de
la mission de lutte contre les drives
sectaires, prsent le 19 mai II est
clair que la Martinique est un terrain
de prdilection pour les charlatans
de tout acabit se proclamant "psycfho-
thrapeutes" face une population
don't la crdulit n'est malheureuse-
ment plus pruver
La Mission interministrielle de vigilance
et de lutte contre les drives sectaires
(la Miviludes) a rendu public le 19 ami
son rapport 2008 (1). Cette anne, tout
en insistant sur la ncessit de poursui-
vre la lutte contre la mainmise des char-
latans sur la formation professionnelle
continue, en mettant en garde contre la
monte du satanisme, et en s'inquitant
des facilits procures par Internet pour
chapter des adeptes, la mission s'est
particulirement intresse au "dvoie-
ment des pratiques psychothrapeutiques
a desfins sectaires". Ce n'est pas la pre-
mire fois que le danger est voqu et
la Fdration franaise de psychothra-
pie et de psychanalyse avait elle-mme
alert les parlementaires en janvier
2007.


Les psychothrapies auraient un impact
sur prs de douze millions de per-
sonnes en France aujourd'hui, estime le
rapport de la Miviludes. 84 % des pa-
tients s'estimeraient satisfaits, mais les
16 % restants lui paraissent proccu-
pants compete tenu de la prise de risque,
voire de la mise en danger du patient et
de ses proches. La mission s'inquite
du dveloppement des "tickets psy", fi-
nancs par l'employeur, excuts par
des professionnels mais don't le dtour-
nement est toujours possible. Outre
l'abondance des offres de soins propo-
ss qui n'aide pas s'y retrouver, de
20% 30 % des professionnels se d-
clarent psychothrapeutes sur des dis-
ciplines et des formations htrognes,
hors facults de mdecine ou de
sciences humaines. Le titre de psycho-
thrapeute, qui a t dfini par la loi du
4 aot 2004, attend toujours le dcret
d'application qui permettrait de mettre
un certain ordre dans cette pagaille en
tablissant les formations requises pour
se prvaloir du titre.
Cela n'empchera toutefois pas les d-
rives de certain mdecins, telle "la
nouvelle mdecine germanique", du Dr


Ryke Hamer, dnonce par la mission.
Selon cette thorie, toute maladie, en
particulier les cancers, naissent de
graves conflicts psychologiques non r-
solus parce non identifies et enfouis
dans l'inconscient. Il faudrait donc d-
crypter ce conflict pour gurir... et, bien
sr, renoncer tout soin prconis par
la facult. La mission dnonce gale-
ment des techniques de psychothrapie
intrusive qui prsupposent systmati-
quement des maltraitances ou agres-
sions sexuelles sur les patients, au point
de les en convaincre au mpris de la
ralit. Dans ce context, le ministre
de la Sant a dcid de mettre en place
un group d'appui technique charge
d'valuer les "pratiques non convention-
ne/es vise thrapeutiques", exerces
ou non en milieu sectaire, en commen-
ant par les plus courantes (msothra-
pie, acupuncture, homopathie,
osthopathie...). Il envisage galement
une loi qui encadrerait les pratiques
"prometteuses"et interdirait celles juges
"dangereuses".
Emilie Rive
(1) Le rapport est disponible sur le site
miviludes.gouv.fr.




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