Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: April 23, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00108
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text

cp1G IIEBDOMAADD'IRE D'NFORMATION COMMUtSI







Et Itts jie eraux Sarkozy
A ..C I
II ':i a


E m- ow nLm-42'


Enre'ien auec m. Monrose

- r,
- o->'.~r;z~
Ui~- *f~


Hausse
Un tdux
de 30,L


du Ehmage
de chmge rel
%, selon I'INSEE


5ommep des fmriques
Obdmd refuse de lever
I'embargo US contre Cuba







S-utcn'lPa


Consei(nra[: INSTALLATION DE LA COMMISSION AD
Hoc DU CONGRS SUR LES NOUVELLES COMPTENCES


Editor . . . . . ... 3
- Rcupration du Mouvement ?

Luttes Sociales ....... .. 4
- ler Mai : Nouvelle tape dans la lutte
- Le fait syndical martiniquais

Eco-Social ........ p S/Y
- Enqute emploi 2008
- 18 800 chmeurs dcourags
- Quel avenir pour la SARA ?
- Panneaux photovoltaques

Politique ......... .. 11/11
- Etats gnraux Sarkozy
- Vers une collectivit autonomy ?

Oclpation PQM . .p. 12/13
- PCM : absent des tats gnraux

Entpetien svec .... .p. 14/17
- Michel Monrose
- Madeleine de Grandmaison

1e1c S Plumes ....... 17
- Patrick Karam
- Serge Letchimy

lans le Monde ....... .p. 18
- Sommet des Amriques
- Conflit Thailandais

Annonces Lgales .p. 17/23

ultuee ...........p. 24
- Aime Csaire



"JUSTICE"
Administration & Rdaction:
Tl. :05 96 7186 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
http://www.journal-iustice-martiniaue.com



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 I87526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Fernand PAPAYA
Maquette: Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl.: 0596 73 14 54


~j~lIl~i~ie


Depuis des dcennies, notre Parti
tire la sonnette d'alarme sur les
risques d'explosion social. Celle-ci
vient de se produire, profonde, vio-
lente et longue. Ses causes sont
connues depuis longtemps. Par
del nos propres analyses, de nom-
breux rapports (Rippert, Fragonard,
Perben, Lise-Tamaya et Girardin)
commands par les diffrents pou-
voirs ont tabli des diagnostics plus
ou moins pertinents sur la situation
de notre pays et prconis des so-
lutions souvent restes lettres
mortes, sans grand effect, ou avec
des consequences parfois terrible-
ment perverses comme la dfiscali-
sation.
Le fait nouveau, c'est que cette
cruise socitale a rvl une puis-
sante aspiration en faveur d'une
Martinique reposant sur une plus
grande justice social. Une Marti-
nique nouvelle qui ne peut merger
que si le pays est engag dans la
voie du dveloppement vritable.
Ce fut l'occasion pour le people de
s'emparer de la parole pour expri-


du Congrs,le 18 juin 2009.
1) Fonctionnement de l'Assemble
unique
2) Le ou les Conseils Consultatifs
3) Comptences de la nouvelle collecti-
vit
Claude Lise, en tant que president du
Congrs a confi la prsidence de la
Commission Ad Hoc Eugne Larcher.
Le president du conseil regional a dsi-
gn Daniel Marie- Sainte pour assurer
la vice-prsidence.


KOUDMEN POU KIBA


L'association Martinique Cuba et le co-
mit martiniquais de solidarity avec le
people cubain vous invitent dcouvrir
Cuba autrement en participant la
16me brigade latino-amricaine et ca-
ribenne de travail volontaire et de soli-
darit avec Cuba qui se droulera du
lundi 3 au lundi 17 aot 2009.


Au programme :
- koudmen
- visits de sites caractre social et
cultural
- conferences sur la ralit cubaine
- rencontres avec la population.
Pour tout renseignements :
05 96 63 75 23/06 96 40 14 17


mer ses souffrances, le rejet de la
"pwofitation" et de toutes les
formes de discrimination social ou
racial.
En ce sens, ce fut une revolution
tranquille.
Et c'est parce qu'il avait pris trs tt
conscience de l'incapacit du sys-
tme dpartemental apporter des
rponses adaptes nos difficults
que notre Parti ds 1960, a lanc
la revendication d'un vritable pou-
voir martiniquais, puis, en 1996,
l'ide des "'Etats gnraux pour la
responsabift et le dveppement".
Quel tait le but recherch ? Ame-
ner faire parler d'une mme voix
l'ensemble des forces de progrs
qui exprimaient des revendications
identiques, mais condamnes
l'impuissance car divises. Il s'agis-
sait d'laborer une stratgie com-
mune pour aboutir un vritable
project conu par les Martiniquais, un
project dfendre face un pouvoir
central sourd nos lgitimes aspi-
rations.


EtatsgnrauxSarFyzy: UNE TENTATIVE DE

RECUPERATION DU MOVEMENT SOCIAL P


Installation de la Commission Ad Hoc
du Congrs sur les nouvelles comp-
tences

Claude Lise, Prsident en exercise du
Congrs des Elus Dpartementaux et
Rgionaux,a procd l'installation de
la Commission Ad Hoc qui devra dfinir
les nouvelles comptences de la Col-
lectivit. Par ailleurs,le president Lise a
annonc l'ordre du jour qu'il soumettra
l'assemble dpartementale en vue de
la convocation de la prochaine plnire







iJui 2 li Jt "l


Nous serions mieux arms qu'au-
jourd'hui !
Depuis, un pas important en ce
sens a t franchi avec l'labora-
tion de l'Agenda 21 par le Conseil
Gnral et le Schma martiniquais
de dveloppement conomique du
Conseil Rgional. Notre Parti s'est
rjoui de leur fusion en un document
unique qui dfinit les axes strat-
giques pour un dveloppement du-
rable et endogne. Il doit demeurer
l'ossature de notre project global de
dveloppement.
La crise est passe, contraignant le
president de la Rpublique et son
gouvernement agir. D'o sa dci-
sion d'organiser en hte ces Etats
Gnraux pour donner le sentiment
que l'on change de mthode, que
l'on remet tout plat.
Ainsi, le pouvoir tente de rcuprer,
son profit, le puissant dsir de
prise de parole du people par une
dmarche de dmagogie populiste.
D'o notre grande mfiance renfor-
ce par un sentiment d'imprpara-
tion largement partag.
L'urgence justifie-t-elle une telle pr-
cipitation ? Une precipitation qui
s'apparente une stratgie de dis-
location du front social qui avait
forc le pouvoir et ses allis du pa-
tronat cder sur des points sur les-
quels ils n'entendaient rien lcher
comme la baisse des prix et l'aug-
mentation du pouvoir d'achat. D'au-
tre part, n'est-ce pas une tentative
de noyer dans une grand-messe les
revendications identitaires fortement
exprimes tout au long de ces 38
jours de crise ?
Mais par del les incohrences
entire les thmes dbattus dans cer-
tains ateliers, ces Etats Gnraux
soulvent de graves problmes de
lgitimit politique qui risquent de
porter atteinte la reprsentativit
mme de nos lus.
Car voil que nombre de questions
dj tranches par un vote solen-
nel se retrouvent au menu de cer-
tains ateliers. Cela nourrit notre
inquitude avec la remise en dbat
de la question institutionnelle, sur la-
quelle le Congrs, qui est l'instance
lgale mise en place par la loi, s'est
dj prononc 74% en faveur de
l'article 74, et donc pour une vrita-


ble autonomie.
N'est-ce pas une stratgie du pou-
voir, travers ces Etats gnraux,
de remettre en cause ce choix et im-
poser sa prfrence pour l'article
73 ?
Et pourquoi avoir remis en dbat
nombre de questions sur lesquelles
la Loi d'Orientation (LODEOM),
conue comme une rponse glo-
bale la crise que traverse l'Outre-
mer et la problmatique du
dveloppement endogne, a dj
lgifr ?
La LODEOM n'a-t-elle pas dj ar-
rt une batterie de measures allant
de la zone franche global, aux nou-
velles exonrations de charges, aux
measures en faveur de l'htellerie,
la mobilit, au fonds exceptionnel
d'investissement, la continuity ter-
ritoriale et au logement social, d'ail-
leurs grand oubli, de ces Etats
Gnraux ?
Et pour ajouter la confusion, voil
que le Gouvernement vient de
confier au dput Serge Letchimy
une mission sur le logement qui est
l'une des principles comptences
du Conseil Gnral Manoeuvre de
division.
A peine vote, cette loi serait-elle
dj caduque ?
Toutes les causes de notre mal tre
ont dj t identifies et dcorti-
ques.
La question de fond est celle de
l'absence de volont du pouvoir
central de mettre en oeuvre une
relle politique de dveloppement et
d'en donner les moyens politiques


et financiers au people martiniquais
travers ses lus.
Il est craindre que ces Etats G-
nraux dj formats par le pouvoir
ne servent qu' avaliser des dci-
sions dj arrtes. De mme, il est
redouter que le libralisme qui ins-
pire toute la politique du gouverne-
ment ne le pousse ne prendre en
compete que les aspirations du pa-
tronat fortement mobilis.
Pourquoi des Etats Gnraux alors
qu'une grande parties du travail est
dj fait ? La crise doit d'abord tre
perue comme une incitation aller
plus vite et plus loin. Mais pas
comme un moyen de tergiverser sur
les solutions y apporter. L'essen-
tiel des revendications et des pro-
positions que notre Parti soutient
demeure les orientations dj adop-
tes par le Congrs ou qui le seront
lors de la sance du 18 juin et qui
ouvrent la voie une vritable auto-
nomie.
Pour renforcer leur lgitimit, nous
proposons la tenue, avant la
deuxime cession du Congrs, d'un
Forum pour une Martinique nouvelle
qui prendrait en compete les nou-
velles aspirations exprimes par le
movement du 5 fvrier.
Et puisqu'il y a urgence, ne perdons
pas de temps chercher des r-
ponses don't l'essentiel a dj t
labor par nos Elus. Bouclons le
project martiniquais en tenant
compete des aspirations du 5 fvrier
2009.
G. Erichot


Georges Erichot ( G) vendant "Justice" pendant la grve gnrale









(Pour un premier mai de iutte et de resistance: UNE NOUVELLE ETAPE

DANS LA MOBILISATION POPULAIRE


Du movement social la lu


Le grand movement social initi par le
Collectif du 5 Fvrier et la forte mobili-
sation du people martiniquais ont per-
mis d'arracher des succs qui
amlioreront la vie quotidienne de nos
concitoyens.
L'une des victoires la plus emblma-
tiques reste sans contest la reqonnais-

LE FAIT SYNDICAL


SC'est donc un succs mettre l'actif
du Collectif du 5 Fvrier.
lCe 1er mai 2009 doit tre une nouvelle
tape dans le enforcement de l'unit
syndicate, pour porter avec plus d'effi-
cacit encore les lgitimes revendica-
tions des masses populaires, pour la
satisfaction de leurs besoins imm-
diats : conditions de travail et de sa-
laires, l'accs au soins pour tous. Il
faudra aussi se battre aussi afin d'obte-
nir des moyens pour I'Education, un
service public performant et pour l'em-
bauche prioritaire des Martiniquais.
Une nouvelle tape dans la lutte pour la
responsabilit et la dignit est indispen-
sable afin de traduire dans les decisions
tte pour la responsabilit politiques les problmes poss par le
movement social.
sance du fait syndical martiniquais. En
effet, les syndicate martiniquais doivent La meilleure rponse que l'on doit
obtenir un "parrainage franais" pour donner au patronat et au pouvoir co-
participer aux lections prud'homales lonial et capitalist, c'est de faire de
par example. Certaines collectivits uti- ce 1er mai une pu.issante manifesta-
lisent ce prtexte pour liminer cer- tion DU PEUPLE TRAVAILLEUR.
taines organizations dans les instances F. Papaya
paritaires.

MARTINIQUAIS RECONNU GRCE LA


LUTTE DU PEOPLE


'"ccordinterprofessionne
Droit Syndical (Dialogue Social, Condi-
tions de Travail
Le dialogue socialdans les entreprises est


la fois un enjeu majeur
pour la qualit de vie au
travaildes salaries et pour
la regulation de la socit.
Le enforcement de son
rle est un objectifpartag
par Ces organizations
demployeurs, les syndi-
cats et les pouvoirs pu-
blics"

'"rticfe 5 wFITSr-
DICUL M
La question de la recon-
naissance de 'originatit
du fait syndical martini-


quais impose aujourd'hui une rponse ap-
proprie et adapte quant l'apprciation
de la reprsentativit des organizations


syndicates locales.
L'absence de reconnaissance pleine et en-
tire du fait syndicalmartiniquais affai-
blit la representation des salaries dans les


entreprises et Ces instances paritaires.
En outre, des syndicats locauxnon affilis
des confdrations nationals ont t


largement plbiscits lors des lections
prud'iomales de dcembre 2008 (2me et
3e en nombre de siges).
Jussi, esparties conviennent de la nces-
sit d'un dispositif adapt
Spour la representation des


organizations syndicates
martiniquaises et la recon-
naissance du fait syndical
martiniquais, conformment
aux dispositions revenues
dans "rAccord territorial,
pour une nouvelle dmocra-
tie social en Martinique",
sign entire les acteurs de la
dmocratie social en
_Martinique.
Les parties reconnaissent
qu'il est primordial que les
reprsentants syndicaux
soient reconnus, respects et


considrs comme de vritables acteurs
avec un statut reconnu pleinement et en-
tirement".


1 UGTM



CDMT



CGTM



CGTM-FSM


SC.G.T.M.
b! LA MA1RTINIGIUE

FOAtq.p,oc










Enqute emploi 2008 : BAISSE DE L'EMPLOI ET AUGMENTATION

DU CHMAGE ILLUSTRENT LA CRISE


Xavier Paraire a prsent l'enqute emploi 2008


L'lnsee a prsent les rsultats de l'en-
qute emploi 2008 et le dmarrage de
l'enqute emploi 2009.
C'est le 30 mars 2009 que I'INSEE
(l'Institut national de la statistique et des
tudes conomiques) a dmarr,
comme tous les ans, l'enqute emploi
en Martinique. Les conclusions seront
connues au quatrime trimestre de l'an-
ne.
Cette operation permet donc de mesu-
rer le niveau du chmage et de l'emploi
selon les normes du Bureau Internatio-
nal du Travail (BIT, voir encadr).
Ce sondage s'effectue dans toutes les
communes de la Martinique. Vingt-cinq
enquteurs seront sur le terrain
jusqu'au 30 juin 2009. Jls contacteront
7.259 mnages par tlphone ou do-
micile.
Le but de cette enqute est de rpartir
la population de plus de 15 ans en trois
ensembles, toujours selon des critres
tablis par le BIT (les actifs ayant un
emploi, les chmeurs, les inactifs, c'est-
-dire les personnel qui ne sont ni en
emploi, ni au chmage, par example,
les tudiants, les retraits).
Les rponses aux questions permettent
aussi de mieux connatre les caractris-
tiques des populations jeunes et des
chmeurs, problme d'importance en
Martinique. Des comparisons seront
faites avec la France.

Le chmage augmente en 2008
Mais d'ores et dj, le charge d'tudes
de l'Insee Martinique, Xavier Paraire
prvoit que les rsultats de l'enqute
emploi 2009, ne seront gure plus en-


courageants que ceux de 2008.
En effet en 2008, une litanie de chiffres
alarmants est venue conclure l'enqute
emploi en Martinique. En juin de la
mme anne, le taux de chmage dans
l'le s'est lev 22,4% de la population
active, en augmentation de un point par
rapport juin 2007. Le chmage de
longue dure s'est aggrav : 54% des
chmeurs le sont depuis plus de trois
ans. Se retrouver au chmage est di-
vis par deux et demi si le niveau Bac+2
est atteint.
Au regard de ces chiffres et des pre-
mires remontes, Xavier Paraire a
qualifi "la Martinique de march en mal


d'emplois ".

Taux d'activit et d'emploi
infrieurs ceux de France
Sous l'angle de la comparison, en juin
2008, 126 500 Martiniquais ont occup
un emploi. Le taux d'activit est de
50,9%. En France, ce taux d'activit est
de 56, 3%.Le taux d'activit est donc in-
frieur en Martinique de 5,9 % celui
constat en France.
Le nombre de travailleurs en emploi de
15 64 ans est faible par rapport l'en-
semble de la population des 15-64 ans.
Ainsi, le taux d'emploi en Martinique
n'est que de 48%. Il est infrieur de 22
points l'objectif europen de Lisbonne
(en 2010, le taux d'emploi global des
15-64 ans doit atteindre les 70%).
De plus, 36 400 personnel sont des
chmeurs selon le BIT (voir encadr)
contre 34 500 en 2007.
Cela fait donc 2 000 chmeurs official
de plus en un an et un symptme de
plus de l'entre de la Martinique en
crise.
Le taux de chmage qui est de 22,4%
comme nous l'avons dj vu, est donc
trois fois suprieur celui de la France
(8 %). Les premiers touchs par le flau
du chmage sont les femmes (taux de
chmage de 24,4% contre 22,4 % pour
les hommes) et surtout les jeunes. Un
jeune sur deux qui sort du systme sco-
laire pour travailler se retrouve sans em-
ploi.
En Martinique, plus qu'ailleurs, le di-


1) Faut-il admettre que le choix des tudes des femmes est encore trop "fminis".
Ou l'inverse, faut-il admettre la prfrence "masculine" des employers pour
l'embauche de certain diplms ? A vous d'en juger.
Quelques definitions
* La population active regroupe les chmeurs et la population active occu-
pe : Elle est compose de salaries et de non salaries. La notion d'activit
concern les personnel partir de 15 ans ou plus.
* Le taux d'activit est le rapport de la population active la population to-
tale correspondante: Le taux d'emploi est le rapport de la population ayant un
emploi la population total correspondante.
Le taux de chmage au sens du BIT est le nombre de chmeurs rapport la po-
pulation active
* Chmage au sens du BIT : un chmeur est une personnel en ge de travail-
ler (conventionnellement 15 ans ou plus) qui :
1) n'a pas travaill au course de la semaine de rfrence,
2) est disponible pour travailler dans les deux semaines,
3) a entrepris des dmarches effective de recherche d'emploi ou a trouv un
emploi qui commence dans les trois mois.

Pour en savoir plus
Le site de l'lnsee en Martinique : www.insee.fr/martinique








1 E (uhsm I I Jeudi 2Y A ril usic n Il -Pg e 6


plme est un atout sur le march du tra-
vail. Mais paradoxelement, les femmes
qui sont globalement les plus diplmes
(malheureusement l'Insee Martinique
ne s'est pas appesanti sur ce pourcen-
tage) que les hommes martiniquais sont
le plus souvent au chmage (1) (voir en-
cadr).
De surcrot, ne pas possder le permits
de conduire multiple les risques d'tre
sans emploi. Cette donne est spci-
fique la Martinique.
Quant aux inactifs, le charge d'tudes
souligne qu'en 2009, ils devraient tre
aussi nombreux que les actifs. En 2008,
ils ont reprsent 50,9% de la popula-
tion de 15 ans ou plus. En 2030, la part
des 60 ans ou plus, c'est--dire des re-
traits, aura double.
"Ces indicateurs du march du travail


n'ont jamais t atteints en France", a
soulign Mr Paraire.

Des causes structurelles
Tous les indicateurs du march du tra-
vail martiniquais affichent, depuis plu-
sieurs annes, des rsultats
inquitants. Ainsi 63,5 % des personnel
en temps partiel le subissent sans en
avoir fait le choix.
"(D'autre part, le march du travailmar-
tiniquais est en deficit d'emplois", a r-
pt Mr. Paraire. Autrement dit, selon
les provisions, il faut crer en Martinique
dans les annes venir... 39 500 nou-
veaux emplois (pour tre au mme ni-
veau que la France). Ces emplois
devront tre crs dans le secteur priv
hauteur de 38 300 CDI. Le nombre de


cadres et de professions intermdiaires
technicianss, contrematres, function pu-
blique, domaine de la sant, etc...)
devra tre double. "Le dfi, pour une le
de 400 000 habitants, est donc de crer un
poste pour 10 habitants", a conclu le
charge d'tudes, Xavier Paraire.
Vaste chantier! C'est toute la question
d'un nouveau type de dveloppement
qui est pose. L'lnsee va donc dresser
en 2009 un nouveau constat... a priori
alarmant. La balle est dans le camp des
forces vives du pays. N'oublions pas
que, derrire ces statistiques, il y a la
masse des chmeurs qui veulent tra-
vailler et la ncessit de sauver cette
socit gangrne par un flau
nomm... chmage.
Rgine Zphir


SANS PRECEDENT !

L'INSEE reconnat pour la premiere fois existence de 18 800 ch-


meurs dcourags en Martinique : UN CHMAGE


REL ENTIRE


26,4 % ET 30,4 % AU LIEU DE 22,4 %


Pour ramener le taux de chmage celui de la France, il faudrait crer 40 000 emplois


Lors de la presentation des rsultats de
l'enqute emploi 2007 de l'INSEE, nous
avions fait ressortir que l'adoption d'une
definition europenne du chmage avait
about faire disparatre 7 655 ch-
meurs des statistiques en un an ( cf Jus-
tice no 50 du 13 dcembre 2007). Soit
34 500 chmeurs en juin 2007 au sens
*du Bureau International du Travail (BIT)
au lieu de 42 155 en juin 2006. Nous
avions soulign alors que cette dfini-
tion laissait au bord de la route les mil-
liers de "chmeurs dcourags" qui,
compete tenu de l'tat du march du tra-
vail en Martinique, renonaient effec-.


tuer des dmarches actives de re-
cherche d'emploi.
Effet de notre critique ? La presentation
en mars 2009 des rsultats de l'enqute
emploi 2008 prsente une nette amlio-
ration.
Dans sa note "(Premiers rsultats" de
mars 2009, l'INSEE-Martinique relve
que 18 800 personnel classes "inac-
tives" au sens du BIT sur 157 145 "d-
clarent souhaiter travailler". La note
pursuit : "Et cela reprsente plus de la
moiti du nombre de chmeurs (36 400).


En particulier 9 000 inactifs se dcla-
raient disponibles pour travailler mais
n'avaient pas effectu de dmarches ac-
tives de recherche d'emploi. Is pourraient
tre des chmeurs s'i(s effectuaient une d-
marche active de recherches d'emploi
('inscription 1rAPE ne suffit pas). La
plupart du temps, ils consiedrent que feur
chance de trouver un travail est quasi
nulle". Il s'agit bien de la definition de
l'conomiste marxiste amricain Paul
Sweesy des "chmeurs dcourags".
Dans ces conditions la population active
serait de 181. 673 (162. 873 + 18. 800),
le nombre de chmeurs serait de 55
225 (36 425 + 18 800) et le taux de ch-
mage de 30,4 % au lieu de 22,4 %.
Si on s'en tient aux seuls 9 000 inactifs
se dclarant disponibles pour travailler
mais n'ayant pas effectu de d-
marches actives de recherche d'emploi,
le nombre rel de chmeurs serait de
45 425 et le taux de chmage de la po-
pulation active de 26,4 %.
En definitive, le taux de chmage s'ap-
prochant de la ralit sociologique mar-
tiniquaise serait entire 26,4 % et 30,4 %.
Et le nombre rel de privs d'emplois
entire 45 425 et 55 225 personnel.
Par ailleurs, l'emploi a diminu de 1.
600 personnel en 2008, refltant l'en-
tre de la Martinique en recession.
Ajoutons que les personnel inactives







1 Ellu-sB:I BI ,eudiB. AvrI00 Justie jI'Btfl -P BBi


au sens du BIT et qui souhaitent travail-
ler, dnommes "ialo autour du ch-
mage", reprsentent 5,9 % de la
population martiniquaise de 15 ans ou
plus. En France le taux du halo autour
du chmage s'tablit 1,6 %, preuve s'il
en tait que nos remarques sur la non
adaptation nos ralits de la definition
europenne du chmage choisie par le
pouvoir taient justifies.
Si, en outre, on considre que, selon
l'enqute emploi 2008, plus d'un actif en
emploi sur dix subit son emploi partiel et
que un actif sur treize (9 626 per-
sonnes) souhaite changer d'emploi,
cela traduit une forte insatisfaction de


ceux qui ont un emploi.. On measure
bien que la situation de l'emploi exprime
ce que nous appelons la crise martini-
quaise et la faillite du systme colonial
dpartemental et de son modle de d-
veloppement bas sur la consommation
et l'importation aliments par des trans-
ferts publics en voie de rarfaction..
Pour atteindre un taux de chmage
quivalent celui de la France (8 % de
la population active), il faudrait selon
l'Insee, crer 39 500 nouveaux emplois
don't 38 300 CDI dans le secteur priv.
Au-del des measures de traitement so-
cial du chmage proposes par Albric
Marcellin au nom du Collectif du 5 f-
vrier et pour lesquelles il faut se battre


afin de soulager la dtresse des ch-
meurs, cela pose la question d'un nou-
veau type de dveloppement, un
dveloppement vritablement endo-
gne.
Ce changement de cap ne peut tre im-
puls que par un vrai pouvoir politique
martiniquais. Les Etats gnraux Sar-
kozy oseront-ils franchir le pas ? On
peut en douter vu leur infiltration par les
hommes de l'oligarchie colonial. Il y a
tout lieu de croire que l'on va nous res-
servir le plat rchauff de l'utilisation op-
timale du bon vieil article 73 mme
lgrement rnov depuis De Gaulle.
Michel Branchi


L'avenir C rlindustrie ptrofre pos par es travaileurs devant opinion

martiniquaise: VERS UNE TABLE RONDE P


La question de Ia premise en cause du
maintien de 1a Sara et de fa transfomna-
tion les stations-sevices avec des pompes
automatiques ainsi que leurs consequences
sur remploi continent provoquer les
prises de position et des actions des prin-
cipauxconcenms.
Le Collectif carburants, don't le porte-pa-
role est le reprsentant de la CDMT
Sara et qui comprend les syndicate de
la Sara des trois DFA, la CGTM products
ptroliers (transporteurs et- pompistes)
et I'UGTM (pompistes), a rencontr au
dbut de la semaine dernire la prfec-
ture pour demander la mise en place
d'une table ronde runissant tous les
acteurs de la chane ptrolire en de-
hors des Etats gnraux. Il s'agit pour
le Collectif carburants de "garantir une
matrise des prix du gaz et ceux des car-
6urants tout en prservant les emplois et
Ce maintien de la chane ptrolire actuelle
(raffinerie, dpts, distri6uteurs, trans-
porteurs, et grants de stations-services)".
Selon le Collectif, la chane ptrolire
aux Antilles-Guyane comprend 3 000
emplois directs et autant d'emplois in-
directs. Le Collectif carburants, en
outre, s'tonne du "silence despolitiques
des trois rgions et des autres acteurs. Que
veulent-is ? ".
De son ct l'UGTM a appel la fer-
meture des stations le vendredi 17 avril
sur la base de trois revendications : l'ap-
plication de l'accord sur les 200 euros,
l'application de la Convention collective
national et le rapport Bolliet misee en
place de pompes automatiques). Prs
de 50 % des stations-services ont suivi
le movement.


Vers une reunion
des parties concernes
Finalement le Collectif carburants, pr-
sent la plnire emploi du vendredi 17
avril en prfecture, a annonc avoir ob-
tenu "un accord du prfet pour la tenue
d'une runion sur la question de l'emploi
dans la chane ptrolire". Cette rencon-
tre runira le reprsentant de l'Etat, le
collectif carburants, les socits ptro-
lires et leurs actionnaires, les transpor-
teurs, les grants de stations-services.
Cette runion "n'a rien voir avec les
Etatsgnraux", a soulign le porte-pa-
role du Collectif carburants, Jean-
Claude Ouka. L'ordre du jour
comportera : le maintien de l'emploi des
pompistes (contre la mise en place de
pompes automatiques), la preservation
en l'tat de l'ensemble de la chane p-
trolire et la matrise des prix du carbu-


rant et du gaz. La date de la rencontre
sera prcise ultrieurement.
D'un autre ct, les grants de Stations-
services Antilles-Guyane, runis Go-
sier (Guadeloupe), se sont constitus
en fdration et ont port leur tte Pa-
trick Coll, le president du syndicate gua-
deloupen des grants ; la 1re
Vice-prsidente est Diane Montrose,
nouvelle prsidente du syndicate des g-
rants martiniquais. Patrick Coll dcla-
rait selon France-Antilles du 9 avril : "Ce
n'est pas parce que quefques groups
(NVDL : allusion aux goupes Barbot-
teau, Loret, adarkan, en uadeloupe)
veulent pntrer Ce march des car6urants
sans penser l'emploi qu'il faut
cder(..)".

Le PDG de la Sara sort de l'ombre
Pour complter cette analyse de l'vo-


La chainne ptroliere represent 3 500 emplois aux Antilles et en Guyane







-Jud 2I Avi 209-usfc WI Pg


lution du dossier secteur ptrolier, il faut
signaler la publication par France-An-
tilles du 16 avril courant de la premiere
interview du PDG de la Sara, Jol Na-
varon, bas Panama. Il est aussi PDG
de toutes les socits Total de la R-
gion carabe.
Sur la sant de la Sara Jol Navaron in-
dique que si sur le plan technique les
choses vont bien, par contre au plan
moral "Ce personnel t extrmement per-
tur6 par [es calomnies et Ces dnigrements
profrs par des personnel importantes
(ndfr : Jego ?) et J' lus mme". Sur le
plan conomique, la Sara se portrait
"mat et les arrts prfectoraux de
baisse des prix auraient provoqu un
deficit de 17 millions d'euros de dbut
dcembre il y a quelques semaines.
S'agissant de la rentabilit ; le PDG re-
prend un argument dj dvelopp :
savoir que le raffinage tant une indus-
trie lourde, la rentabilit doit s'apprcier
sur dix ans et non sur les bnfices ra-
liss sur une seule anne (en l'occur-
rence l'anne 2007) comme l'ont fait
certain critiques orients. Cette renta-
bilit s'tablit donc 7 % contre 16 %
au niveau europen.
Si la Sara devait tre transforme en
dpt, le PDG de la Sara fait ressortir
que les 154 millions d'euros d'investis-
sements raliss entire 2001 et 2007
l'auraient t "en pure perte".
A propose des relations avec le Secr-
taire d'Etat l'Outre-mer, Yves Jego,
qui avait accus la Sara des malversa-
tions et d'enrichissement sans cause,
les rponses sont sches : "ICaurait t
bien que nous ayons eu un peu plus de
contacts avec lui", regrette-t-il. Et d'indi-
quer que les actionnaires de la Sara "se
posent des questions". Euphmisme pour
insinuer que certain seraient prts se
retire ?
A propos de la proposition du rapport
Bolliet faisant miroiter une baisse des
carburants de I1 centimes par litre sur
le Supercarburant et de 9 centimes sur
le gazole en relevant les tarifs pratiqus


par la Sara EDF pour le fioul lourd de
9 centimes par litre et aux companies
ariennes pour le carburacteur de 9,3
centimes par litre, Jol Navaron rpond
que si les prix du Jet et du Fioul sont
trop levs les companies ariennes
et EDF l'achteront "ailleurs"et la Sara
sera oblige d'exporter ces products et
cela rapportera moins.
Que demand la Sara ? Le PDG r-
pond : "Si je devais demander quelque
chose, ce serait qu'on trouve le moyen de
lgitimer dfinitivement le rle et Cappui
de la Sara". Et pour lui "fincomprhen-
sion"vient d'un "manque dexplications"
sur les dcalages des hausses et des
baisses de plusieurs semaines par rap-
port la mtropole. Peut-on empcher
ces dcalages ? On peut en douter
tant donn les contraintes techniques
et de march. Il se prononce pour une
amlioration du "systme"(ndlr : de fixa-
tion des prix). Pour lui le maintien de
"e'existence de la Sara est une dciseonpo-
utiqu'.
On s'en serait dout.

Claude Lise interpelle le ministry de
I'Economie
S'agissant des politiques interpells par
les travailleurs de l'industrie ptrolire,
il faut noter la question crite du Sna-
teur Claude Lise au ministry de l'Eco-
nomie, de l'Industrie et de l'Emploi sur
I'avenir de la Sara (voir l'intgralit de la
question reproduite par ailleurs). On re-
lvera qu'il s'adresse Christine La-
garde et non Yves Jego qui a multipli
les dclarations intempestives mar-
quant son incompetence sur ce sujet.
Claude Lise stigmatise le rapport Bolliet
qui "prconise purement et simplement la
suppression de l'activit industrielle de
raffinage". Aprs avoir mis en evidence
l'apport de la Sara l'conomie des
trois DFA (salaires, commander lo-
cales, impts locaux, exportations de
matires premires et de savoir-faire
technologique, etc), l'lu martiniquais
demand "quelles sont Ces measures


d'adaptations teclinologiques et finan-
cires que Ce ouvernement compete pren-
dre pour sauvegarder cette structure
industrielle". En d'autre terms, au lieu
de considrer que les surcots de la
Sara sont dfinitifs, comme le sous-en-
tend le rapport Bolliet imprgn de la vi-
sion ultralibrale de celui qui I'a
commandit Yves Jego, le Prsident du
Conseil gnral se projette vers une
sortie de crise par le haut en avanant
des measures volontaristes de politique
industrielle par des adaptations techno-
logiques impliquant des investisse-
ments que les ptroliers sont
gnralement rticents raliser dans
le raffinage. Total et les autres action-
naires de la Sara ont limit depuis dix
ans leurs investissements la scurit
Seveso et la mise aux normes envi-
ronnementales europennes des car-
burants.
Claude Lise ne reprend pas explicite-
ment la proposition PCM de re-nationa-
lisation de la raffinerie et d'une prise de
participation au capital des trois rgions
Guadeloupe, Guyane et Martinique
dans la perspective de la constitution
d'un ple nergie dans nos pays. Bien
sr, on sait que cela n'est pas dans l'air
du temps liberal. Mais on a bien vu r-
cemment les USA, la Grande-Bretagne,
l'Allemagne et d'autres pays capitalistes
nationaliser leurs plus grandes banques
et assurances pour viter un effondre-
ment de leur systme financier.
A l'heure o le pouvoir se gargarise de
la notion dveloppement endogne ,
volant de la sorte ce concept au PCM
et aux autres forces de progrs martini-
quaises, il serait paradoxal de suppri-
mer une activity industrielle de raffinage
et d'accrotre notre dpendance
l'gard de l'extrieur pour satisfaire l'ap-
ptit de quelques lobbies de l'importa-
tion.
Il appartient l'opinion martiniquaise
d'tre vigilante sur ce dossier o ont foi-
sonn les fausses vidences et les cli-
chs populistes.
Michel Branchi


La SJa4Ra, une affaire grave:

CLAUDE LISE INTERPELLE LE GOUVERNEMENT


Le Snateur Cl(aue LISE a adress une
question crite au 9ministre de 'Economie
de i'Industrie et de t'fmplo, concernant
(a situation de la Socit nonyme &
Raffinage des.IntiTes (eSMi)


Avenir de la socit anonyme de raf-
finage des Antilles

Texte de la question : M. Claude Lise at-
tire l'attention de Mme la ministry de
l'conomie, de l'industrie et de l'emploi
sur la situation de la Socit anonyme


de raffinage des Antilles (SARA). Le
prix des carburants est en parties l'ori-
gine de la crise social qu'ont subi les
Antilles et la Guyane ces derniers mois.
Le rapport Bolliet de mars 2009 sur les
prix des carburants a mis en evidence
cette occasion d'incontestables sur-







SAvril 209 -


cots dans l'activit de la SARA. En
dpit des baisses de prix dcides par
les reprsentants de l'tat au niveau
local pour la Guadeloupe les 15 d-
cembre 2008, 9 janvier 2009 et 12 f-
vrier 2009, et pour la Martinique les 15
dcembre 2008 et 14 fvrier 2009. Une
inquitude pse sur l'avenir de cet outil
industrial au regard de ce rapport qui
prconise purement et simplement la
suppression de l'activit industrielle de
raffinage. Pour les dpartements des
Antilles et de la Guyane cette situation
entranerait non seulement des effects
dsastreux dans le domaine de l'emploi
mais priverait galement ces trois d-
partements franais d'Amrique (DFA)
d'un outil industrial de premiere impor-
tance. En effet, la SARA distribue plus
de 20 ME de salaires, effectue plus de
18 ME d'achats auprs de prs d'un mil-
lier de fournisseurs locaux, et verse aux
collectivits territoriales prs de 10 ME


en impts locaux. Enfin, au
moment o le Gouvernement
met l'accent sur le dveloppe-
ment endogne de l'outre-
mer, il est difficile d'admettre la
suppression de l'activit d'une
important unit industrielle lo-
cale. La SARA, il faut le souli-
gner, permet le maintien de
270 emplois directs et 330 in-
directs ; elle est exportatrice
de matires premires et de
savoir-faire technologique au-
quel ont accs des centaines
de jeunes diplms antillais,
grce des stages rmunrs
et des recrutements. Il lui de-
mande donc quelles measures
d'adaptations technologiques
et financires le Gouverne-
ment compete prendre pour
sauvegarder cette structure in-
dustrielle.


Le Snateur Claude Lise defend l'outil industrial SARA


ALFRED MARIE-JEANNE ET L'IMPLANTATION ANARCHIQUE DE

PHOTOVOLTAOUES


Contre l'implantation anarchique de fermes solaires


A l'Assemble Nationale, Alfred Marie-
Jeanne obtient le droit pour les rgions
d'intervenir sur les implantations d'infra-
structures relatives aux nergies renou-
velables.
M. Alfred Marie-Jeanne : Pendant la
discussion *gnrale, j'avais voqu les
problmes lis au dveloppement de
l'nergie photovoltaque. Monsieur le
secrtaire d'tat, j'ai eu l'occasion de le
montrer et de le dmontrer, la Marti-
nique est un pays nvralgique, un terri-
toire sensible. Or, il se troupe que
l'nergie photovoltaque, comme par
hasard, n'est pas du tout encadre par


la loi. Cela signifie que n'importe qui
peut venir avec un project, et dposer un
permis de construire qui ne sera pas
contrl par la collectivit rgionale ni
personnel.
Actuellement, il existe des demanded
anarchiques et les dossiers en porte-
feuille recouvrent dj -j'ai fait le calcul-
240 hectares de terrain. Imaginez ce qui
peut se passer Si encore c'tait sur les
pentes ou sur des terres incultes, mais
le plus souvent ce sont des terrains
agricoles. Inutile de vous dire que nous
avons dj reu normment de do-
lances de la part de la chambre d'agri-


culture, des agriculteurs etc. Nous
sommes favorables au dveloppement
des nergies renouvelables comme le
photovoltaque, mais nous condamnons
cette anarchie qui se ferait encore au
dtriment des terrains agricoles de la
Martinique.
C'est pourquoi nous insistons, en atti-
rant une fois de plus votre attention sur
la ncessit de rglementer le photo-
voltaque. S'il y a une urgence, c'est
bien celle-l, car les terrains ne seront
pas rcuprables ensuite.
M. le president. Quel est l'avis de la
commission ?
M. Gal Yanno, rapporteur : Nous
avons eu de longs dbats sur cet amen-
dement et sur la question de savoir s'il
tait possible de permettre une locali-
sation prfrentielle des infrastructures
relatives aux nergies renouvelables,
dans le cadre des schmas d'amna-
gement rgionaux. Nous avons consi-
dr qu'il tait intressant que les
collectivits locales puissent mettre un
avis sur cette question. C'est la raison
pour laquelle la commission a donn un
avis favorable cet amendment.
M. le president. Quel est l'avis du Gou-
vernement ?
M. Yves Jgo, secrtaire d'tat charge
de l'outre-mer : Sensible aux arguments
exposs par Alfred Marie-Jeanne, le
Gouvernement met un avis favorable
son amendment de bon sens.
(L'amendement no 351 est adopt.)










RFLEXIONS SUR LES FERMES SOLAIRES SUR TERRES AGRICOLES !


La Martinique est une le densment
peuple sur laquelle l'amnagement du
territoire constitute un enjeu essential.
A ce jour, 1-15 MW de projects sont en
course la Martinique ce qui quivaut
230 hectares de terres don't la quasi-to-
talit sont classes agricoles, tels que
Basse Pointe, Grand'Rivire, Macouba,
Trinit, Lorrain, Rivire Sale, Franois,
et Ducos.
Le nombre de promesses de bail d-
passe le nombre de project ralisable
(environ 230 hectares). La capacity
d'absorption du rseau est de 30% de
la puissance appele soit 70 MW ce
qui reprsente environ 150 hectares.
Le rendement des structures photovol-
taque est trs largement suprieur au
rendement agricole, les locations de
terres agricoles pour le photovoltaque
varient de 12 000 30 000 euros
/ha/an, alors la location pour l'agricul-
ture est de l'ordre de 400 600
euros/ha/an, Le Bail est de 20 30 ans.
Rsultat, une vritable course au fon-
cier!
En example, l'habitation BEAUSEJOUR
sur la commune de Grand'Rivire, qui
compete 70 Ha de terres agricoles m-
canisables, 41 hectares, soient plus de
50% seront striliss pour l'installation
de photovoltaque. La promesse de bail
de location pour une dure de 15 ans
entire le propritaire de l'habitation et la
socit ENERGIE CARIABE a t si-
gne en 2003 pour un montant de 15


000 euros/ha par an.
A la lumire de ces informations, la pro-
duction d'nergie photovoltaque ne
risque t elle pas de se faire au dtriment
de l'agriculture Martiniquaise? Nos
terres agricoles ne vont-elles plus pro-
duire que des champs de panneaux so-
laires ?
Quel impact sur la faune et la flore ? Et
quel impact pour le paysage ?
Un dveloppement anarchique de tels
amnagements peut en effet remettre
en cause le potential agricole des es-
paces utiliss, par le gel de surfaces im-
portantes sur plusieurs dcennies.
- Afin d'viter les drives ne faut- il pas
rglementer l'implantation des centrales
photovoltaques ?
- Ne faut il pas rglementer leurs super-
ficies ?
- Afin d'viter de se retrouver avec des
dizaines d'hectares de panneaux so-
laire disgracieux, ne faut il pas privil-
gier une rpartition quitable sur tout le
pays de petites structures, vitant ainsi
le transport et permettant chaque mi-
crorgion d'avoir sa propre production.
- Ne faut il pas rglementer le type de
terrain, afin que seul les terrains inutili-
ss et sans enjeu soient valoriss, vi-
tant ainsi la perte de terre agricole
ncessaire notre conomie et intrin-
squement li notre culture.
- Ne faut-il pas instaurer des gardes
fous afin de limiter la speculation fon-
cire, afin que l'on n'assiste pas,


comme dans l'immobilier, une flam-
be des prix des terres non constructi-
bles.
Conclusion
Le dveloppement de cette nergie, fut-
elle "renouve(a6fe"ne saurait se faire au
dtriment de la sole agricole. D'ailleurs,
comment pourrait il autrement lorsqu'on
prne une logique de dveloppement
durable !
Les terres agricoles comme les zones
naturelles protges n'ont pas vocation
recevoir des centrales solaires. Le
photovoltaque sur les terres agricoles
est une nouvelle aberration de 15 000
25 000 euros de location annuelles
pour vendre quelques Mw et surtout
pour empocher les defisc et TVA non
perue et rembourse. PRIME CO-
LONIALE. ????
Arthur TREBEAU
ASSAUPAMAR
NB : Pour mmoire, le project de capta-
tion d'eau de la grande Rivire sur la
commune de Grand'Rivire (24 000
m3/jour) pour l'irrigation entire autres de
71 ha de Beausejour a t initi en
2003.
On ne constate que deux projects (irriga-
tion et production lectrique) de grande
envergure sur la mme proprit et la
mme date. Comment la municipalit
de cette commune peut-elle soutenir
et dfendre ces deux projects different
sur la mme surface ? ARNAQUE OU
CONCUSSION...


1slT I


LANCEMENT LABORIEUX DES ETATS


DANS UN CLIMATE DE PERPLEXITY


GNRAUX SARKOZY


ET DE DEFIANCE


Les Etats gnraux
Sarkozy (Etats Gn-
raux de l'Outre-Mer-
EGOM) ont
finalement t lancs
samedi 18 avril au Pa-
lais des Congrs de
Madiana. Trois cents
personnel dit France-
Antilles. Les prsi-
dents des ateliers, les
rapporteurs, le prfet
Mancini, le Coordina-
teur Bertrand de
Saint-Germain, le rap-
porteur gnral Victor-
Emmanuel Vaugirard
ont expos la mtho-
dologie retenue. La


main sur le ceur les organisateurs ont
jur que rien n'tait boucl d'avance et
qu les dbats seraient trs ouverts.
Des ateliers dcentraliss sont prvus
pour aller au contact de la population,
affirment les organisateurs.
Du ct politique, il faut reliever la parti-
cipation massive du MIM dans l'organi-
gramme des Etats Gnraux : 7 lus.
Daniel Marie-Sainte co-prside avec
Catherine Conconne (PPM) l'atelier no
5 sur la governance (volutions insti-
tutionnelles locales et des administra-
tions centrales). Le CNCP occupe la
prsidence de l'atelier no 8 sur l'identit,
la culture et la mmoire (Edmond Mon-
dsir).Le RDM a dlgu le seul Ange
Lavenaire qui coprside l'atelier no 1 for-
mation des prix- circuits de distribution







S.TCRE Jeudi 2,9 Avri200-Juticn'I


& pouvoir d'achat. Le PPM a une repr-
sentation limite trois personnalits :
Catherine Conconne (atelier no 5), Da-
niel Robin (rapporteur projects structu-
rants- atelier no 3) et Patricia Lidar
(productions locales & conditions du d-
veloppement endogne- atelier no 2).
Ce n'est pas l'enthousiasme. Du coup
le PPM est reprsent aussi par des
membres du patronat ou l'inverse le
patronat est reprsent par le PPM. Au
choix. L'UMP est reprsente par
Chantal Maignan (rapporteur de l'atelier
n 8 identity -culture et mmoire). Les
FMP ont dsign l'invitable Miguel La-
venture comme rapporteur l'atelier no
5 sur la governance, preuve s'il en
tait qu'il s'agit l de l'essentiel : il va y
dfendre son nouveau credo, savoir
une Collectivit unique article 73, type
Mayotte et type rapport Balladur comme
le suggre aussi le PPM dans un nu-
mro recent du "Progressiste".
Mais le patronat est aussi en force dans
l'armature organisationnelle des Etats


gnraux. Citons sans tre exhaustif :
Pierre Marie-Joseph (AMPI-coprsident
atelier no 2 -productions locales & d-
veloppement endogne), Daniel Ber-
tome (FDSEA, Pt Chambre
d'agriculture- coprsident atelier no 2),
Joseph de Jaham du syndicate de la
grande distribution (rap atelier no 1),
Claudie Vernant-Neisson (rap atelier no
2), Hubert Aubry ( rap atelier no 2),
Claude "Pompire (Pt CCIM, coprsi-
dent atelier 3- projects structurants),
Frantz Sabin et Jean-Claude Bonne
(CCIM Rap atelier no 3), Jocelyn Quit-
man (Co-prsident atelier no 4- dialogue
social), Alexandre Richol (Pt CGPME,
rap atelier no 4) et Patrick Lecurieux-Du-
rival (Pt MEDEF, Rap atelier no 4), Ni-
colas de Pompignan(MEDEF( Rap
atelier no 6 -coopration rgionale),
Guy-Alain Germon (Conforama, rap
atelier no 6), Manuel Baudouin (copr-
sident atelier n 7- galit des chances),
Jos Hayot ( rap atelier no 8- identity,
culture & mmoire). Le patronat a qua-


drill les ateliers.
Sans parler des services de l'Etat qui ne
sont pas neutres comme on veut le faire
croire. Les chefs de service gnrale-
ment franais encadrent ces Etats g-
nraux. Quant certaines
personnalits, elles penchent plus pour
le maintien du systme colonial dpar-
temental que pour son dpassement.
La question de savoir s'il ne s'agit pas
d'un "zatrap" pour piger la parole po-
pulaire qui a merg du movement du
5 fvrier au profit du pouvoir et l'oligar-
chie bk et de couleur bnficiant du
systme n'est pas absurde.
Aussi quand le quotidien France-An-
tilles crit que samedi dernier le public
tait "perpCeie" en se demandant s'il
s'agissait de "dbats publics ou dejeux
de rCe", il reflte bien l'tat de l'opinion
martiniquaise.
Antoine Gilles


LANCEMENT DE LA DEUXIEME PARTIES DU CONGRESS SUR LES

COMPTENCES DE LA COLLECTIVIT AUTONOMY LE 18 JUIN

2009


r Aired MARIE-JEANNE IP
Alfred Marie-Jeanne et Claude Lise tiennent bon le cap de l'Autonomie


La deuxime parties du Congrs des
lus dpartementaux et.rgionaux est
fixe au 18 juin prochain. Date anniver-
saire symbolique s'il en est puisqu'il
s'agit de l'Appel de De Gaulle le 18 juin
1940 aux Franais rsister l'enva-
hisseur nazi.
Claude Lise, president en exercise du
Congrs a install la Commission Ad
Hoc charge de prparer cette plnire
don't l'ordre du jour est le suivant :


1) Le fonctionnement de l'Assemble
Unique ;
2) Le ou les Conseils Consultatifs ;
3) Les comptences de la nouvelle col-
lectivit
La prsidence de cette Commission Ad
Hoc a t confie Eugne Larcher. Le
president de la Rgion, Alfred Marie-
Jeanne, a demand Daniel Marie-
Sainte d'en assumer la vice-prsidence.
Daniel Marie-Sainte qui est, par ailleurs


co-prsident avec Catherine Conconne
(PPM) de l'atelier 5 governance des
Etats gnraux Sarkozy.
La Commission Ad Hoc comprend 20
membres et reprsente la composition
politique du Congrs : FMP (2),
UMP(1), Dmocrates et progressistes
(3), Btir (1), Vivre Schoelcher (1),
FSM (1), RDM et divers gauche(3),
MIM/CNCP/MODEMAS/Palima (8).
Il s'agit d'une instance de rflexion,
d'changes et de propositions sur les 3
thmes voqus plus haut.
Par example, l'excutif de la nouvelle
assemble doit-il tre son president ou
collgial. Sur ce point notre Parti a fait le
choix d'un excutif collgial.
La question demeure pose de la lgiti-
mit des Etats gnraux par rapport au
Congrs des lus dpartementaux et
rgionaux, reconnu dans la loi.
Le Congrs aurait gagn en lgitimit
s'il avait convoqu lui-mme des Etats
Gnraux Martiniquais. Il n'est pas trop
tard pour bien faire et donner aux Mar-
tiniquais un space de parole que fait
semblant de leur accorder le pouvoir co-
lonial sarkozyen avec des Etats gn-
raux dvoys. On ne peut faire comme
si le movement du 5 fvrier n'avait ja-
mais exist.
Michel Branchi










Etats gnrauxe d'Outremer:

LA POSITION DU PARTI COMMUNIST MARTINIOUAIS


Le PCM announce sa position devant la press le 21

Depuis longtemps notre Parti a identifi
les lments de la crise dans laquelle
se trouve plong notre pays : chmage
massif, pauvret accrue, assistant g-
nralis,, faiblesse de l'appareil de pro-
duction, consommation effrne de
products imports, omniprsence de
l'Etat et absence d'un vritable pouvoir
de decision local et de perspective pour
les diffrentes composantes de la so-
cit, identity crase, etc. En dfini-
tive : mal-dveloppement.
Depuis des dcennies, il tire la sonnette
d'alarme sur les risques d'explosion so-
ciale. Celle-ci vient de se produire, pro-
fonde, violent et longue. Par del la
lgitime mobilisation de dizaines de mil-
liers de Martiniquais pour la defense du
pouvoir d'achat et pour l'emploi, le mou-
vement du 5 fvrier a traduit avec force,
le rejet de ce systme hrit de l're co-
loniale qui perdure avec la dpartemen-
talisation. Social au dpart, il a pris une
dimension socitale et identitaire.
Il a rvl une puissante aspiration en
faveur d'une Martinique nouvelle repo-
sant sur une plus grande justice social.
Une Martinique nouvelle qui ne peut
merger que si le pays est vritable-
ment engag dans la voie du dvelop-
pement vritable.
Cette crise social a t une vaste prise
de parole du people pour exprimer ses
souffrances, le rejet de la "pwofitation"
et de toutes formes de discrimination
social et racial.
En ce sens, il s'est agi d'une rvolu-
tion tranquille.
La crise social fait remonter la sur-
face tous les problmes qui taient res-
ts longtemps enfouis et que le pouvoir
colonial a feints d'ignorer.
La ministry de l'Intrieur, Mme Alliot-


Marie n'a-t-elle pas d-
clar, devant l'Assem-
ble national, lors de
l'ouverture des dbats
sur la LODEOM que "ce
dfi nous o6ige rpondre
des questions qui ont
sans doute t ngliges
pendant des dcennies" ?
Si cette crise a montr
que seule la puissance
du movement populaire
pouvait faire avancer la
cause des travailleurs
(salaires, prix des carbu-
/04/2009 rants, baisse des prix
des products de premiere
ncessit, pouvoir d'achat), elle a aussi
mis en lumire les obstacles qui s'op-
posent la prise en compete de nombre
de revendications des masses labo-
rieuses :
D'abord, le refus du patronat d'appli-
quer les dispositions du Code du travail,
et des conventions collectives.
Mais aussi l'incapacit de nos lus
apporter des rponses la demand
social (pouvoir d'achat, contrle des
prix, emploi) dans le cadre des institu-
tions qui nous rgissent, faute d'un v-
ritable pouvoir de decision.
Et c'est parce qu'il avait pris trs tt
conscience de l'incapacit du systme
dpartemental apporter des rponses
adaptes nos difficults que notre
Parti a, ds 1960, lanc la revendication
d'un vritable pouvoir martiniquais. En
1996, il lanait l'ide de la tenue des
Etats Gnraux du Peuple Martiniquais
pour la responsabilit et le dveloppe-
ment.
Une proposition maintes fois renouve-
le, en dcembre 2000 notamment,
dans une lettre ouverte ,toutes les
forces vives du pays (Collectivits, par-
tis politiques, syndicats...).
Quel tait le but recherch ? Il s'agissait
d'amener faire parler d'une mme
voix l'ensemble des forces de progrs,
qui exprimaient des revendications si-
milaires, mais condamnes l'impuis-
sance car divises. Il s'agissait donc
d'laborer une stratgie commune pour
aboutir un vritable project conu par
les Martiniquais, dfendre face un
pouvoir central toujours aussi sourd
nos aspirations.
En 2003, l'approche de la consultation
populaire sur l'volution institutionnelle,
le PCM avait reformul sa proposition


sous la forme d'un appel en faveur
d'une "Convergence pour le changement".
Force est de constater que nous
n'avons pas t entendus.
On en connat les consequences : c'est
le rejet un miller de voix prs du ti-
mide project d'volution adopt par le
Congrs des Elus.
Pourquoi cet chec ? Principalement
par cette demand d'volution institu-
tionnelle n'tait pas adosse un project
global -et crdible- port au devant de
la population par l'ensemble des forces
vives du pays, crant ainsi une dyna-
mique en faveur du changement.
Et nous serions bien mieux arms pour
affronter les dfis d'aujourd'hui !
Depuis, un pas important en ce sens a
t franchi. Notre Parti a suivi avec in-
trt les initiatives lances par les deux
collectivits majeures, savoir l'Agenda
21 pour le Conseil Gnral et le SMDE
labor par sl Conseil Rgional auquel
il a contribu. Il s'est rjoui de la syn-
thse en un document unique qui dfinit
les grandes orientations stratgiques
pour la Martinique,.
Ce document qui mane de la rflexion
de nos Elus doit constituer l'ossature du
project global de dveloppement pour
notre pays que le PCM appelle de ses
veux.
Notre Parti exprime donc une trs
grande mfiance l'gard des Etats
gnraux dcrts par le president
de la Rpublique.
Aprs avoir ignor l'ampleur de la crise,
le president de la Rpublique et son
gouvernement ont t contraints d'agir.
En dclarant que l'Outremer "tait ar-
riv au bout d'un cycle historique", le chef
de l'Etat semblait avoir compris qu'il fal-
lait rompre avec les politiques paterna-
listes et de repltrage de ses
prdcesseurs. D'autant que durant ces
deux dernires dcennies, de multiples
rapports (Ripert, Perben, Fragonard,
Moss, Lise-Tamaya et Girardin), com-
mands par les diffrents pouvoirs
avaient dj tabli des diagnostics plus
ou moins pertinents sur la situation de
notre pays et prconis des solutions
souvent restes lettres mortes, sans
grand effet, ou avec des consequences
parfois terriblement perverses comme
la dfiscalisation.
D'o la proposition des Etats gnraux
pour donner le sentiment que l'on
change de mthode, que l'on remet tout
plat.
Ainsi, le pouvoir tente de rcuprer,







La,-iTltJIE Ieud!.;vril2 -Jutic n'I e 1.,9


son profit, le puissant dsir de
prise de parole du people par une d-
marche de dmagogie populiste.
Notre Parti met de vives critiques sur
l'organisation de ces Etats gnraux
L'urgence justifie-t-elle une telle prcipi-
tation voire une telle imprparation?
Prsents comme un dbat "sans
tabou" ouvert tous, ces Etats gn-
raux souffrent ds le dpart d'un
manque vident de preparation et de li-
sibilit reconnu par Yves JEGO lui-
mme qui explique ce pnible
"dmarrage au moteur diesel', selon ses
propres terms. Les modifications suc-
cessives du calendrier prouvent bien
cette imprparation.
Cette precipitation traduit une volont
du pouvoir de disloquer le front social
qui I'a oblig cder sur des points sur
lesquels il n'entendait rien lcher
comme la baisse des prix, leur contrle
et l'augmentation du pouvoir d'achat.
D'autre part n'est-ce pas une tentative
de noyer dans de grand-messes les re-
vendications identitaires fortement ex-
primes tout au long de ces 38 jours de
crise ?
Nous constatons un certain nombre
d'incohrences entire des thmes d-
battus dans un mme.atelier. Quel point
commun entire le dialogue social et la
formation professionnelle ? (Atelier 4).
Pourquoi avoir dissoci dveloppement
durable et dveloppement endogne
(Atelier 2 et 3) ?
Mais pour nous, ces Etats gnraux po-
sent de graves problmes de lgitimit
politique qui risquent de porter atteinte
la reprsentativit mme de nos Elus :
Nombre de questions remises en dbat
ont t dj tranches par le Congrs
par un vote solennel des lus. Un dan-
ger peru par le president Lise quand il
dclare "qu'ily a fgitimit poursuivre
Ce chantier de lvolution institutionnelle
ouvert fors du Congrs du 18 dcembre
dernier car les lus ont une lgitimit
porter une aspiration, des propositions de
rformes".
Quelle lgitimit va primer : celle du
Congrs ou celle des Etats gnraux ?
C'est notamment notre inquitude avec
la remise en dbat de la question insti-
tutionnelle. Pourquoi relancer ce dbat,
alors que l Congrs qui est l'instance
mise en place par la loi, s'est dj so-
lennellement prononc, le 18 dcembre
2008, une majority crasante de 74 %
de ses membres, en faveur de l'article
74, et donc pour une vritable autono-
mie ?
D'autant que le movement populaire,
qui motive ces Etats Gnraux, selon le


Pt de la Rpublique, n'a jamais remis
en cause cette orientation. Bien au
contraire, il exprimait une forte exigence
de domiciliation d'un pouvoir martini-
quais.
N'est-ce pas une stratgie du pouvoir,
travers ces Etats gnraux de remet-
tre en cause ce choix ?
Comment peut-on concevoir que des
lus qui ont dj fait un choix lors du
Congrs de dcembre et qui se retrou-
veront le 18 juin pour dbattre de com-
ptences puissent participer en mme
temps un atelier pour discuter de l'ar-
ticle 73 ou de l'article 74 ?
Quelle serait la lgitimit de ce Congrs
s'il advenait que son choix ft dsavou
par cet atelier ?
Autre question de lgitimit politique et
de cohrence des initiatives prises par
le Gouvernement:
Pourquoi avoir remis en dbat nombre
de questions sur lesquelles la LO-
DEOM, conue comme une rponse
global la crise que traverse les DOM
et la question du dveloppement en-
dogne, a dj lgifr ?
Le 6 avril, dans son discours devant
l'Assemble national, Mme Alliot-
Marie disait bien que cette loi avait t
"labore avec les lus et les acteurs pro-
fessionnes des DOM"et que "ce sont euX
et non le ouvernement, qui ont dter-
min ce que devaient tre Ces secteurs prio-
ritaires".
La LODEOM n'aurait-elle pas dj d-
fini les nouvelles conditions du dvelop-
pement conomique de l'Outremer
travers une batterie de measures allant
de la zone franche global, aux nou-
velles exonrations de charges, aux
measures en faveur de la petite et
moyenne htellerie, la mobilit, au
fonds exceptionnel d'investissement,
la continuity territorial et au logement
social, d'ailleurs grand oubli de ses
Etats gnraux.
Et pour en rajouter la confusion des
dbats, voil qu'en dehors des Etats
Gnraux, il vient de confier une mis-
sion au dput Serge Letchimy sur le lo-
gement social qui est une des
principles comptences du Conseil
Gnral.
A peine vote cette loi serait-elle dj
caduque ?
La mme interrogation subsiste autour
de plusieurs autres thmes mis en
dbat dans les ateliers comme "Ces
grands projects structurants et Ces condi-
tions du dveloppement durable" dj
adopts dans le document de synthse
issu de la fusion du SMDE et de
l'Agenda 21. Les Etats gnraux peu-


vent-ils remettre en cause les axes stra-
tgiques de dveloppement durable et
endogne dj approuvs ?
Ne risque-t-on pas de remettre sur le
tapis les problmes dj maintes fois
dbattus et de prconiser les mmes
solutions ?
La question de fond est celle de l'ab-
sence de volont politique du pouvoir
central de mettre en oeuvre une relle
politique de dveloppement et d'en don-
ner les moyens au people martiniquais
travers ses lus.

Les propositions du PCM.
Le PCM rappelle son hostility tout pro-
jet conu depuis Paris. Il y a craindre
que ces Etats gnraux totalement for-
mats par le pouvoir ne servent qu'
avaliser des decisions dj arrtes
(Collectivit unique article 73). De
mme, il est redouter que le libra-
lisme qui marque toute la politique du
gouvernement ne le pousse ne pren-
dre en compete que les aspirations du
Patronat fortement mobilis pour ces
Etats gnraux.
Le PCM rappelle que le socle des re-
vendications et des propositions qu'il
soutient demeure les orientations du
Congrs adoptes le 18 dcembre
2008 ou qui le seront l'issue de la
2me sance du 18 juin prochain : sa-
voir une volution institutionnelle dans
le cadre de l'article 74 qui ouvre la voie
un vritable pouvoir politique permet-
tant aux Elus martiniquais de mettre en
uvre la politique de dveloppement
que le people appelle de ses voeux.
Pour largir et renforcer leur lgitimit,
nous proposons la tenue, avant la
deuxime cession du Congrs d'un
Forum pour la Responsabilit et le D-
veloppement qui prendrait en compete
les nouvelles aspirations exprimes par
le movement du 5 fvrier.
Lors d'une premiere rencontre, nous
avons remis au Coordinateur Richard
Samuel une premiere srie de docu-
ments synthtisant nos analyses et nos
propositions.
De plus, notre Parti communiquera aux
Etats Gnraux un document de syn-
thse sur les questions en dbat et no-
tamment sur le volet institutionnel.
Pour le PCM, chaque people doit dci-
der librement de son propre destin.
Celui de notre pays ne saurait tre in-
fluenc par le choix des autres.
D'o notre revendication des Etats g-
nraux propres au people martiniquais
pour laborer des propositions qui ser-
viraient de base de discussions avec le
gouvernement.
Parti Communiste Martiniquais
Fort de France le 21/04/ 09










MicfhelMonrose ePrsident du Collectifdu 5 Fvrier:

"LES TATS GNRAUX N'APPORTENT RIEN DE PLUS"


Michel Monrose, Prsident du Collectif du 5 Fvrier 2009

Dans un cont&eje o ficendw sociaest Av
peine tein, Micfie Monros, e prsi- me
dent du Colecttf05fhriers'estprt vo- me
ontiers auju des questions/rponses... tio
pour Ces lecteus d stic C'tmit Mjeudi nac
16arif2009, fa maison des syndcas mai
mai
Aprs ces journes de lutte prou- inte
vantes, comment allez-vous? leui
Monrose: Je reviens d'une dizaine de cs
jours de vacances. Cela m'a fait le plus con
grand bien. Mme s'il n'y avait pas eu pr
cette lutte, comme chaque anne, je me ran
serais arrt Pques. Je suis retrait
de l'ducation national mais, j'ai gard Noi
des activits syndicales. Je me mnage dt
toujours quelques jours de repos. D'ail- qu(
leurs, nous tions tous impliqus dans nar
le conflict, nous avons tous eu besoin de 22
nous recharger. Les travaux ne sont qu(
pas encore termins. Beaucoup de Mo
choses restent faire. quo
alor
Face aux critiques (vous tes des seir
fonctionnaires, je ne vous ai pas de- pr
mand de me reprsenter, quelle est tion
votre lgitimit), face au comporte- sier
ment des bks, avez-vous regrett plr
votre investissement lors de la nuo
grve. Et si c'tait refaire, le refe- ain.
riez-vous ? min
Monrose: Oui. [...] Je n'entendais pas gr
les critiques. Pendant un mois, je n'ai mo
pas lu la press. Je n'ai pas cout la ject
radio. Je n'ai pas regard la tlvision.
On me'disait partout, Mr Monrose ne l- A q
chez plas, n'coutez pas les gens. Bien Qui
sr, je ne comprenais pas pourquoi on Mo
me disait cela. On m'accusait, parat-il, 5 f
dtre un bk et d'avoir des terres de


Saint-Claude, Guadeloupe.
Attaques personnelles que
je n'ai moi-mme pas enten-
dues. Monrose n'est pas tel-
lement un nom Bk. Je suis
guadeloupen. Dans ma fa-
mille, c'est le grand pre de
ma mre -un instituteur- qui
est blanc. (rires). Du reste,
j'aimerais bien avoir des
terres Saint-Claude !
Quant aux attaques sur les
fonctionnaires, c'est archi
faux. Ils sont comme les au-
tres salaries : autant de jours
de grve sont autant de
jours en moins sur la fiche
de paie. Sinon, nous ferions
grve tous les jours (Rires).

ez-vous subi des pressiois, des
naces, de quelle nature? Com-
nt avez-vous ragi ces intimida-
is?
nrose : Je n'ai pas subi de me-
es, pas moi. En revanche, deux ca-
rades ont pti d'attaques physiques,
s ils n'ont pas t blesss. Ils ont t
rcepts la nuit par deux motards qui
r ont coup la route et les ont mena-
. Une plainte a t dpose. J'ai ac-
npagn un des camarades la
fecture. Le prfet a t mis au cou-
t. i

us reviendrons sur la grve qui a
but en fvrier. Maintenant, des
estions sur l'actualit. Concer-
it les tats gnraux, repousss le
avril, y participerez-vous. A
elles conditions ?
nrose : Nous ne voyons pas pour-
i nous irions aux tats gnraux
rs que le travail que nous faisons au
ndu Collectif n'est pas termin. A la
feature, nous sommes en ngocia-
Spour continue travailler nos dos-
*s. Le 17 avril, nous avons une
nire sur l'emploi. Le 22, nous conti-
'ns nos ngociations en plnire,
si qu'en atelier. Notre plate-forme ad-
istrative n'est pas puise. Les tats
raux, est-ce que ce n'est pas un
yen de nous dtourner de nos ob-
ifs ?

|uoi servent les Etats gnraux ?
e rprntent-ils pour vous?
nrose: Avec le LKP et le Collectif du
vrier, l'Etat perdu la main. Il essaie
rcuprer l'initiative. Avant que


n'clate le conflict, l'Etat prparait la LO-
DEOM (NDLR : Loi d'Orientation sur le
Dveloppement Economique de l'Ou-
tre-Mer). Dans leur tte, les deux mou-
vements ont brouill les cartes. L'Etat
se demandait quel moment la grve
s'arrterait, quel moment il reprendrait
l'initiative. Mr Jgo est venu ici alors
que les ngociations taient dj enta-
mes. Il nous a reus, nous lui avons dit
notre faon de penser, que la grve se-
rait illimite. Le gouvernement, pour ap-
pliquer ses measures, cherche une
caution populaire. C'est--dire qu'il se
dit que le LKP et le Collectif ont le sou-
tien de la population. En nous faisons
participer, la population y adhrera. A
quoi cela sert d'y aller alors que tout est
dj prpar, que les conclusions sont
dj connues. Si vous allez sur le site
du gouvernement, "Stratgie 'u dve-
loppement conomique sur le Coutre-mer",
vous verrez que les crdits sont dj
vots et prts tre mis en euvre.
D'ailleurs, en Guadeloupe, trs peu de
gens ont particip aux ateliers,

Comment concilier le processes
local (agenda 21, SMDE, le plan du 18
dcembre, etc.) et les tats gn-
raux...nationaux?
Monrose : Sans envoyer de fleurs aux
politiques. Le conseil gnral son pro-
jet d'Agenda 21. La region a le SMDE.
Les deux presidents se sont prononcs
sur les Etats gnraux. J'ai entendu
personnellement Mr Lise dire que les
Etats gnraux de la Martinique avaient
dj eu lieu. Les deux collectivits se
sont mme rencontres pour harmoni-
ser les deux projects. Et s'il y a une as-
semble unique, un project global sera
propos pour la Martinique. Nous
n'avons pas jug ncessaire d'aller aux
tats gnraux. Ils n'apporteront rien de
plus que ce qui est dj dit dans notre
project. Nous ne voyons pas ce qu'il y a
de nouveau. Sauf la dimension poli-
tique, puisque l'Etat introduit le thme
de 'avenir institutionnelde la 9Marti-
nique"(NDLR : "Lagouvernance, volu-
tions institutionnelles locales et
adaptation des administrations centrale,
atelier 5). Ce n'est pas du resort du
syndicate. Nous laisserons ce rle aux
politiques.

Pouvez-vous commenter le conflict
des pompistes ?
Monrose : Je suis rentr mardi (NDLR








1 ENTI N D. i1i0 -Justic WIl-PageIf


14 avril). J'ai suivi cela de trs loin. C'est
un conflict men par la CGT (collectif p-
trolier) et par l'UGTM (pour les salaries
des stations) qui a dpos un pravis
de grve. L'essence du conflict, c'est
l'hypothse des suppressions de postes
des pompistes et le problme des aug-
mentations de salaires [...]. La SARA a
rpondu au rapport qui a t fait sur la
formation des prix du carburant. Elle
peut baisser le prix du litre de carburant
de 49 ou 50 centimes condition d'ins-
taller des pompes automatiques. En
tant qu'organisation syndicale, nous
sommes pour la defense de l'emploi
des Martiniquais. Nous ne pouvons pas
aller dans le sens de la SARA qui ne
veut pas rduire ses marges. Elle pr-
fre supprimer des posters de pom-
pistes. Je ne peux pas vous en dire
plus. (NDLR : Ce n'est pas la SARA qui
demand des pompes automatiaques,
voir notre article)

Revenons la grve. Les Martini-
quais ont-ils bien comprise les enjeux
de ce movement?
Monrose: Oui, tout fait. La population
a mis un'espoir immense dans le col-
lectif. Les gens n'arrtent pas de dfiler
la maison des syndicats pour rgler'
leurs problmes personnel ou des
problmes de socit. Ils viennent pour
leur facture d'lectricit, pour leur note
d'impts. Hier, (NDLR : mercredi 15
avril) j'ai rencontr une dame qui m'a
parl de la chert des centres ars.
Ceux-ci reprsentent un cot important
pour les families. A chaque priode de
vacances, les parents rencontrent des
problmes pour faire garder les enfants.
La dame voulait savoir si nous pouvions
intervenir. Le Collectif est sollicit de
toutes parts pour des problmes de na-
ture diverse. On a l'impression que la
population s'en remet totalement au
Collectif. Quelquefois, c'est lourd por-
ter. Comme nous n'avons pas toutes les
rponses, et que nous ne voulons pas
de dconvenues pour ces gens, nous
les dirigeons vers des personnel res-
sources telles que des avocats, des no-
taires, des administrations etc.

A quoi devez-vous cette adhsion,
voire cet engouement ?
Monrose : Les gens ont l'impression
que les lus n'ont pas tout fait rempli
leur rle. Nous sommes plus efficaces.
Le collectif a mis dans ses revendica-
tions des choses inhabituelles, en l'oc-
currence, la baisse du cot de la vie.
Aucune organisation syndicale n'a ja-
mais rdig une plate forme revendi-
quant la baisse des prix. En gnral, les
syndicats se battent pour l'emploi et la


hausse des salaires. La population s'est
accroche fermement cette revendi-
cation principal.

Si ncessaire, le people serait-il prt
se mobiliser, reprendre le combat
de nouveau?
Monrose : Je ne suis pas convaincu
que le people se mobiliserait de nou-
veau. Certaines personnel, oui. Je n'ai
pas d'lments pour dire que c'est la
majority. Les gens que je rencontre me
disent qu'il faut les laisser souffler un
peu. De toute faon, pour refaire un
movement, il faut qu'il y ait un intrt.
Nous avons acquis un certain nombre
de choses. Certes, des dossiers n'ont
pas encore aboutit, notamment le dos-
sier de l'emploi. Il est difficile traiter.
Parce que dans ce dossier, il y a l'in-
sertion des diplms dans les diff-
rentes functions publiques, notamment
dans l'enseignement, don't le concours
regional pour le recrutement des ensei-
gnants (NDLR: voir question suivante).
Le gouvernement n'est pas encore prt
prendre des measures drogatoires
pour organiser des concourse rgionaux.
Il n'est pas prt droger aux rgles
des concours dits nationaux.

L'union fait-elle toujours la force au
sein du collectif ? Nous avons not
des divergences avec le syndicate
FSU ?
Monrose : La FSU est en discorde
avec nous depuis longtemps. Elle a
quitt le Collectif, elle est revenue, etc.
Je n'en ferai pas la critique puisque ce
sont des camarades syndicalistes qui
ont leurs options. Le SNUIPP-qui fait
parties du FSU- est present au sein du
collectif. Il a d'ailleurs sign l'accord du
14 mars. Nous avons une divergence
profonde avec certain syndicate de la


FSU, concernant la revendication sur
les concourse rgionaux. Ce syndicate
considre que le Capes est un concours
national. Par consquent, organiser une
preuve rgionale quivaudrait une
dvalorisation du concours et on aurait
des professeurs au rabais. A cet argu-
ment, le Collectif rpond que quand il
parle de concours regional, il ne parle
pas du niveau du concours mais bien
des conditions d'organisation. C'est--
dire que nous organisons un concourse
parce que nous avons besoin de tant de
professeurs dans tant de disciplines. Le
but : titulariser de nombreux collgues
contractuels ou vacataires qui sont dans
la prcarit la plus total. Il n'est pas
question que dans un pays avec autant
de chmage, et en mme temps avec
autant de jeunes diplms nous n'arri-
vions pas les intgrer. D'o notre
combat, faire en sorte que demain les
nombreux postes qui seront laisss li-
bres par les dparts la retraite, soient
occups. Dans les sept prochaines an-
nes, il y aura peu prs 25 30 000
postes vacants dans la function pu-
blique (prcisment dans les trois fonc-
tions publiques : d'tat, hospitalire et
territorial) et ailleurs. Nos jeunes ne
peuvent pas regarder les autres venir
occuper leurs places.

Dsirez-vous ajouter quelque chose
que je ne vous aurais pas permits de
dire?
Monrose : II faut faire fonctionner le Co-
mit de suivi. Sinon les choses vont
s'enliser et certain de nos acquis ris-
quent d'tre remis en cause. Il y a une
urgence crer ce comit de suivi pour
qu' chaque tape on vrifie que les ac-
cords sont tous bien appliqus.


Michel Monrose, l'homme tranquille et dtermin










Madleine a randmaion, dpute au Parlement europen pour lOutre-Mer

Rgpports ODOM/france et Europe: "NOUS ATTENDONS UN NOUVEAU LIEN"


Madeleine de Grandmaison est d-
pute au Parlement europen, lue
sur la liste Paul Vergs pour l'Outre-
Mer que le PCM avait soutenue en
2004. Elle a remplac Paul Vergs
quand il s'est retir du Parlement eu-
ropen. Elle appartient au group de
la Gauche unie europenne
(GUE/NGL) o sont regroups les d-
puts communists europens, mais
d'autres dputs verts et progres-
sistes. Ce group est prsid par le
communist franais, notre ami
Francis Wurtz, qui est venu plusieurs
fois en Martinique pour juger de la
ralit des rapports de libre-change
dsastreux imposs
par notre inclusion
force dans cette
construction ultrali-
brale.
Madeleine de Grand-
maison a rencontr le
PCM le Lundi 6 Avril
pour dbattre du pro-
chain scrutiny pour le
renouvellement du
Parlement europen
qui aura lieu le 6 juin
2009. Elle souhaite
tre reconduite ce
poste o elle a uvr
utilement pour la d-
fense des intrts
martiniquais et de
l'ensemble des DOM.
Notre Parti soutient
cette candidature la
candidature au vu des convergences
relles existant avec notre concep-
tion des nouveaux rapports de parte-
nariat rel instaurer entire la
Martinique et les autres V'OP" (R-
gions ultrapriphriques) d'une part
et l'Union europenne d'autre part.
Nous reprenons ci-aprs de large
extraits d'une interview donne par
Madeleine de Grandmaison notre
consoeur Rosa Moussaoui de l'Hu-
manit du 7 avril 2009.
"J"

"La Martiniquaise Madleine Jouye de
grandmaison, eurodpute sortante de la
auche unie europenne (OE)9 estime
que 'Europe doit repenser son ien auj
peuples d'outre-mer'

(...) Quel jugement portez-vous sur
les ngociations autour des accords


UE-ACP ?
Madeleine Jouye de Grandmaison:
Mon opinion sur les accords de parte-
nariats conomiques (APE) entire I'UE
et les ACP est negative. Ces accords
prsument que le dveloppement de
ces pays ne se fera que par l'accroisse-
ment des volumes des changes entire
eux et les grande puissances com-
merciales mondiales, pour autant que
l'accroissement du volume de ces
changes permette dj dans un pre-
mier temps aux pays ACP de combler
les pertes en collected de taxes doua-
nires qui natront de la libralisation
des changes. Ajoutons que cela risque


Madeleine de Grandmaison, Dpute europenne

de ne pas tre simple pour ces pays
dans le context actuel de recession de
l'activit conomique mondiale. J'y suis
aussi oppose car, une fois encore, la
volont des DOM n'a pas t coute
en ce qui concern singulirement
I'APE entire le Cariforum et I'UE. Cet ac-
cord prfigure un rendez-vous manqu
du codveloppement d'une region ca-
rabe runie au grand complete (DOM in-
clus). Je regrette qu'un march
intrargional DOM-Cariforum n'ait t
aucun moment dfendu ni par la Com-
mission europenne ni par le gouverne-
ment franais, quand bien mme
nombre de documents stratgiques eu-
ropens rdigs en consultation avec
les DOM franais dveloppent explicite-
ment cette ide.
Le puissant movement social, en jan-
vier et fvrier, dans les DOM, a mis en
lumire les limits d'un systme cono-
mique, mais aussi d'un systme institu-


tionnel qui plaque artificiellement sur
ces territoires une legislation franaise
et europenne qui ne prend pas en
compete leur singularit. Quels nou-
veaux types de lien faudrait-il imaginer ?
Madeleine Jouye de Grandmaison. La
crise a effectivement rvl les limits
d'un systme. Tout en restant dans le
cadre de la Rpublique, il est temps
pour nous (les DOM) de devenir plus
autonomes et de dcider nous-mmes
de choses qui se dcident encore au-
jourd'hui Paris : la gestion des fonds
de la politique agricole commune (PAC)
n'est qu'un example parmi de nombreux
autres. J'opte en faveur d'une dcen-
tralisation qui ne
soit pas forcment
uniform sans que
Sla solidarity qui unit
notre Rpublique
en ptisse. Ce sont
ces revendications
', avant-gardistes de
Sdcentralisation
Snon-uniforme qui
,, peinent tre ac-
'' ceptes par les
'1 .I gouvernements
franais successifs.
I Nous voulons
S, qu'elles puissent
; aboutir sans qu'
chaque protestation
on nous sorte le
Carton rouge de l'in-
dpendance. En
cela, nous atten-
dons qu'un nouveau lien fond sur le
respect, la dignit et l'galit prenne vie.
Au-del de la crise et des limits qu'elle
a surlignes, nous avons besoin que la
France et le gouvernement s'engagent
dans le dveloppement effectif de l'ou-
tre-mer, afin que nos problmes puis-
sent trouver terme une issue ailleurs
que dans les subventions. Il faut inves-
tir sur notre avenir charge de potential
et de resources. Que l'tat fasse sa
part en mettant en place les outils lgis-
latifs et fiscaux, librant ainsi l'initiative
dans des les et territoires riches en in-
telligence et en resources humaines.

Le statut europen de regionn ultrap-
ripfiique'(RUP) est-il adapt ?
Madeleine Jouye de Grandmaison :
Ce que nous voulons, nous peuples de
l'outre-mer, c'est qu'au niveau national
comme au niveau europen l'on inter-
agisse avec nous dans le respect de ce








IN IITI*E AVE.. Iledl -v!20 -Jsien l-aeI


que nous sommes, de ce que nous vou-
lons et de ce que nous entrevoyons
pour notre avenir. Ce statut pourrait tre
mieux adapt, car en ce moment il re-
pose d'une part sur des handicaps
structures (loignement, troitesse du
march, conomie insulaire, vulnrabi-
lit aux intempries, relief, etc.) et d'au-
tre part sur des drogations
constamment remises en question. Ce
n'est pas satisfaisant. Par ailleurs, le fait
que nous soyons considrs comme
parties intgrante de l'Europe n'autorise
pas l'Union europenne, la France ou
autres nous appliquer sans discerne-


ment tout ce que l'Europe dcide. On ne
peut pas nier la gographie, encore
moins la culture, lments qui font
qu'aucune RUP n'est rductible une
autre. Nous voulons tre considrs
comme des partenaires part entire et
non plus comme des territoires aux-
quels l'on fait la charit et que l'on trans-
forme par tous les moyens en terres de
consommation. Nous avons besoin de
nous dvelopper, de transformer nos
conomies et de renforcer notre capa-
cit productive. Il ne s'agit pas pour
nous de nier ce qui nous lie la France
et l'Europe. Notre histoire, pour le


meilleur comme pour le pire, nous le
rappelle en permanence. Cependant,
nous ne parasitons pas le monde, nous
disposons d'une richesse naturelle
norme, d'une biodiversit terrestre
comme marine caractristique des co-
systmes insulaires, nous sommes
sous des latitudes o les nergies re-
nouvelables ne demandent qu' tre
matrises, nos universits ont encore
besoin d'tre mieux intgres dans l'es-
pace de recherche europen. Mais
nous ne demandons qu' pouvoir ex-
ploiter nos resources.
GEntretien ralispar Rpsa Moussaoui


~TurB*


PATRICK KARAM ou LA VOIX DE SON MATRE


Il est difficile pour Patrick Karam, au titre
pompeux "Dgu ministriel l'galit
des chances", de comprendre les argu-
ments de ceux qui refusent de s'asso-
cier l'opration diversion de Sarkozy
(tats gnraux).
Ce monsieur au ton hautain et arrogant
s'estime autoris porter un jugement
indcent sur le porte- parole du LKP.
D'un ct on entend au plus haut som-
met de l'Etat franais, ses responsables
nous dire que dans ces tats gnraux
tous les sujets seront abords "sans
ta6ou" et dans le mme temps, les se-
conds couteaux se lancent dans des at-
taques sur des personnel dans leurs


choix personnel quant au devenir poli-
tique de leurs pays respectifs.
Ce faisant, Patrick Karam avoue publi-
quement, au dtour de sa virulence
don't il est coutumier, qu'en definitive
ces tats gnraux ont une finalit :
c'est de casser le movement social qui
s'est exprim dans l'unit du people
martiniquais.
C'est ce que bon nombre de nos com-
patriotes ont compris et d'ailleurs les
rats, les hsitations, les tentatives de
dbauchages, les manipulations sont
les signes d'une imprparation mani-
feste.
Nous sommes un autre stade de la r-
flexion, et le mpris de Patrick Karam


nous fait penser cette fable de La Fon-
taine :
La grenouille qui se veut faire aussi
grosse que le beuf
"Le monde est plein de gens qui ne sont
pas plus sages:
Tout bourgeois veut btir comme [es
grands seigneurs,
Tout petit prince a des am6assadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages ".

Mais dans la cour "Elysenne" le roi est
redoutable en ces temps de grandes
temptes.


Letchimy : MISSION LOGEMENT INSALUBRE OU NO-MORATOIRE P


Ainsi Sarkozy-Jego ont enfin russi
raliser en Martinique ce qu'ils ont ra-
lis en France : attraper des personna-
lits classes gauche
(sociale-dmocrate) pour cautionner
leur politique ultralibrale et raction-
naire. Plusieurs ont succomb : Kouch-
ner, Fadala Amara, etc, en entrant au
Gouvernement. D'autres se sont vu
confier des missions : Jack Lang,
Jacques Attali, etc.
En Martinique, Serge Letchimy nous
adresse un communique dans lequel il
indique qu'il "a accept dans 'intrt col-
lectif d'apporter sa contribution la re-
lance de la politique de rsorption de
Cliabitat insalubre et indigne dans les d-
partements d'outre-mer".
La lettre de mission cosigne des Mi-
nistres Michle Alliot-Marie( Intrieur et
collectivits locales), Roselyne Bache-
lot (Sant et sports), Christine Boutin
(logement) et Yves Jego( Secrtaire
d'Etat l'Outre-mer) spcifie que "les re-


commendations pourront
porter sur des modifica-
tions de nature (lgislatives
ou rglementaires, ven-
tueflement spcifiques .
[Outre-mer".
Ainsi on pourra dmon-
trer qu'il n'est pas n-
cessaire d'avoir
l'Autonomie de l'article
74 et qu'il suffit de pren-
dre des measures lgisla-
tives et rglementaires
dans le cadre de l'article
73 pour tenir compete des
spcificits des DOM. On
est bien dans la stratgie serge
consistent chercher
dmontrer que l'on n'a pas encore
puis toutes les possibilits de l'article
73 (assimilation legislative).
Et, de surcrot, c'est credible puisque
c'est un leader qui tous les jours se pro-
clame autonomiste la main sur le coeur


en se rclamant de l'autorit morale
d'Aim Csaire qui en apporte la d-
monstration.
Dcidment le no-PPM pratique vri-
tablement le no-moratoire.
M.B










Sommet de Corganisation des EtatsAmricains : OBAMA REFUSE

DE LEVER L'EMBARGO SUR CUBA


Le 5me sommet de l'Organisation des
Etats amricains (OEA) qui vient de se
tenir, du 17 au 19 avril Trinidad et To-
bago, n'a pas connu l'ambiance
d'meute du prcdent qui s'tait runi,
il y a 5 ans Mar Del Plata, en Argen-
tine.
C'tait en 2005, l'poque o l'admi-
nistration amricaine dirige par les
noconservateurs entendait imposer sa
vision ultra librale tous les Etats de
la region. Lors de ce sommet, le prsi-
dent George Bush s'tait fait copieuse-
ment conspuer par plus de 30 000
manifestants qui lui reprochaient sa po-
litique imprialiste.
Depuis, le context a beaucoup
change. Plusieurs Etats de la region se
sont dots, par la voie dmocratique, de
gouvernements qui, s'inspirant des prin-
cipes du marxisme, ont rejet le libra-
lisme et mettent en ouvre des
politiques de gauche.
Dans ce context de fronde antilibrale,
l'lection du dmocrate Barack Obama
la prsidence des Etats-Unis a t
perue par la totalit des dirigeants po-
litiques de la region comme annoncia-
trice d'une re de dtente.
Pas tonnant donc que ce sommet de
I'OEA se soit droul dans une atmo-
sphre beaucoup plus dtendue. Pour
nombre de dirigeants, il ouvre une p-
riode de rchauffement des relations
entire les Etats-Unis et les Etats de la r-
gion, longtemps considrs comme de
simple vassaux par Washington.
Le grand absent de ce sommet, Cuba,
car expuls de l'Organisation en 1962,
la demand des USA, tait cependant


au centre de toutes les discussions. De
nombreux Etats de la region consid-
rent que l'ostracisme contre le rgime
communist de La Havane n'avait plus
de raison d'tre.
Une position dfendue par le president
Hugo Chavez, la bte noire des Etats-
Unis sous la prsidence de G.W. Bush
qui a oppos son veto la signature
d'un communique commun sur "un ac-
cordde fensem6Ce des 34 pays"de la r-
gion.
A la tte du group de pays de la
gauche radical, il a jug inaccepta-
ble la declaration finale qui fait l'im-
passe sur l'embargo contre Cuba.
Pourtant, quelques jours avant ce som-
met, le president Obama avait donn
quelques signes d'assouplissement de
l'embargo en levant les restrictions de
voyages et au transfer d'argent vers
Cuba.
Dans la region de nombreuses voix se
sont leves en faveur de Cuba. En
2008, le group de Rio qui regroupe les
pays de l'Amrique du sud et de la Ca-
rabe avait dj demand sa rintgra-
tion.
La prsidente de l'Argentine, C. Kirch-
ner trouve la position des Etats-Unis
"anachronique". Le president brsilien
Luiz Ignacio Lula Da Silva a estim que
Washington n'avait pas "attendre des
gestes de Cu6a pour que d'autres pas
soient faits".

Quant au secrtaire de I'OEA, Jos Mi-
guel Insulza, il proposait de renvoyer la
question de la leve de l'embargo de-


vant l'assemble gnrale qui doit se
tenir en juin 2009, seule instance quali-
fie, selon lui, pour statuer sur cette
question cl.
De son ct, Hilary Clinton, le chef de
la diplomatic amricaine a admis qu'il
fallait dployer une autre diplomatic en-
vers Cuba.

Le president cubain Raul Castro a r-
pondu qu'il tait ouvert "un dialogue
sur tout", y compris sur "les droits de
l'homme, la libert de [a press et les droits
politiques", mais qu'il n'admettrait au-
cune atteinte la souverainet de son
pays. Certes l'heure n'est encore pas
la leve total des sanctions contre
Cuba. Mais des signed tangibles mon-
trent que l'on s'achemine vers une d-
tente danS la rgion.
Les nombreux gestes de reconciliation
entire Barack Obama et les leaders pro-
gressistes de la region don't Hugo Cha-
vez en tmoignent.
Mais le president amricain pourra-t-il
se dgager de la pression des lobbies
anticastristes de la region ? Ira-t-il
jusqu' librer les 5 patriots cubains in-
justement emprisonns aux Etats-Unis
pour espionnage ?
Obama a de nouveau exig de la Ha-
vane des actes en matire de droits de
l'homme (manire de faire diversion).
Le monde carabe et latino-amricain
attend du nouveau president amricain
des signes forts annonciateurs d'un v-
ritable changement de cap.
Andr Constant


THAILANDE: LUTTE D'INFLUENCE OU LUTTE DE CLASSES P


Le virulent conflict (au moins 2 morts et
de nombreux blesss) chemises rouges
contre chemises jaunes, partisans de
Thaksin Shinawatra, l'ex-premier minis-
tre contre le falot Abhisit Vejjajwa, ac-
tuel chef de gouvernement install par
l'arme, dpasse la simple rivalit de
deux politicians millionaires, populistes
et... corrompus.
Thaksin tait parvenu au pouvoir en
surfant sur la vague de mcontente-
ment d'une population pauvre en qute
d'une amlioration de son sort. Abhisit,
lui, bnficie du soutien muscl de l'ar-
me don't il semble tre l'homme de
paille et de la classes possdante tradi-
tionnelle, conservatrice et monarchiste
laquelle s'est rallie par intrt l'intel-


ligentsia bien pensante.
Les "partisans" de Thaksin, membres
ou sympathisants du Tha Rak Tha
(centre droit dissout en 2007) ont cr
une nouvelle formation plus gauche
appele Dmocratie Relle en opposi-
tion au parti Dmocrate (conservateur)
actuellement au pouvoir.
En l'absence concrete d'un parti com-
muniste terriblement affaibli par une r-
pression froce et par des divisions
internes, qui s'est pratiquement dlit
au course des annes 80, les pauvres,
privs d'un guide politique efficient, n'en
ont pas moins engag empiriquement
une relle lutte de classes, et l'ide sub-
versive d'une rpublique progressiste
commence germer dans les. esprits.


Les dirigeants 'jaunes" en sont
conscients et prts, s'il devient impossi-
ble de conserver le pouvoir par la force,
faire d'ventuelles concessions aux
"rouges" pourvu que se maintienne leur
domination de classes.
Il semble cependant assez vident que
tout compromise de cette nature ne ferait
rien d'autre que prenniser l'instabilit
politique actuelles sans pouvoir pour
autant rgler aucun des problmes ma-
jeurs qui affectent le dveloppement de
la Thalande.
K Solaris








LIE IJrl 2c Il- Pe 1I


FLASH-HEBDO

dimanche 12 avril
ETATS-UNIS Obama demand une
rallonge de 83,4 milliards de dollars
pour finance les guerres d'lrak et d'Af-
ghanistan jusqu'au 30 septembre
20EI

lundi 13 avril
INDE Un important gisement de gaz
et de ptrole est dtect dans l'Etat
d'Haryana dans le nord de l'Inde.

mardi 14 avril
BRESIL Les exportations agricoles


du Brsil vers la Chine ont enregistr
une hausse de 52,5 % en mars tota-
lisant 598,8 millions de dollars.

mercredi 15 avril
ETATS-UNIS Le deficit budgtaire
enregistr en mars se monte 193,3
milliards de dollars, beaucoup plus
que les 150 milliards attendus. Le d-
ficit global annuel devrait atteindre
quelque 1750 milliards. Il se montait
454,8 milliards l'an dernier.

jeudi 16 avril
PAKISTAN Jusqu' tout rcemment
les Etats-Unis ont procd 60 at-
taques par drones (avions sans pilote)


avec pour rsultat 687 victims civiles
et seulement 14 Talibans tus.

vendredi 17 avril
CHINE Selon un tout recent rapport
public par la Banque mondiale sur la
lutte contre la pauvret, le taux de po-
pulation vivant sous le seuil de pau-
vret en Chine est pass de 65 % en
1981 4% aujourd'hui.

samedi 18 avril
ETATS-UNIS La New Frontier Bank,
un important tablissement du Colo-
rado (2 milliards de dollars d'actif, 1,5
milliards de dpt) est la 23e banque
US faire faillite depuis le 1er janvier.


&N(IE IMA


JUSTICE EST DSORMAIS EN LIGNE...

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AVIS DE CONSTITUTION
GPR-GROUPEMENT PROTECTION
RAPPROCHE
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 8 0006
SIGE SOCIAL :
RUELLE DES POINSETTIAS
QUARTER MORE ROUGE
97270 SAINT ESPRIT
Aux terms d'un acte sous priv en date
Fort-de-France du 14 avril 2009, il a t
constitu une socit prsentant les ca-.
ractristiques suivantes :
Forme social : socit responsabilit li-
mite
Denomination social : GPR -GROUPE-
MENT PROTECTION RAPPROCHE
Sige social : ruelle des Poinsettias, quar-
tier Morne Rouge
97270 SAINT ESPRIT
Objet social : la surveillance et le gar-
diennage des biens et des personnel, la
sret, la scurit des biens et des per-
sonnes
dure de la socit : 99 ans computer de
la date de l'immatriculation de la socit
au registre du commerce et des socits
Capital social : 8 000E
Grance : Monsieur Ludovic PITIOT, de-
meurant quarter Petite Lzarde,
97213 GROS MORNE
Immatriculation de la socit au registre
du commerce et des socit de Fort-de-
France
Pour avis la grance FA 1028

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 15/04/09, il a t constitu
une: SARL
Prsentant les caractristiques suivantes:
Dnomination : JADINW PROP
adresse : chez M Eric THESEE
route de GALLOCHAT
97217 LES ANSES D'ARLETS
Objet : Entretien space vert, lagage,
nettoyage haute pression, petits travaux
divers
Dure: 99 ans


Capital 1000 Euros
Grante : Mlle Odile Baisleau
Adresse : C/ M. Eric THESEE
Route de Gallochat
97217 Anses d'Arlets
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis le grant FA 1029

AVIS DE CONSTITUTION
KTS (KARAYIB TECHNOLOGIES
SERVICES) STATUS :
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE AU CAPITAL DE 3 000
SIGE SOCIAL : QUARTER REGAL
97270 SAINT ESPRIT
MARTINIQUE
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date Fort-de-France du 06 avril 2009, il
a t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes :
Denomination social : KTS
Forme social : SOCIETY A RESPON-
SABILITE LIMITED
Sige social : Quartier REGAL
97270 SAINT ESPRIT
la socit a pour objet : prestations infor-
matiques (sites, programmation,
conseils), micro grance
formation, vente de matriel informatique
dure de la socit 99 ans computer de
la date de l'immatriculation de la socit
au registre du commerce et des socits
Capital social : 3 000e
grance : Monsieur Charles CANTACU-
ZENE demeurant quarter rgal,
97270 SAINT ESPRIT
Immatriculation de la socit au registre
du commerce et des socit de Fort-de-
France
Pour avis la grance FA 1030

AVIS DE CONSTITUTION
Le 9 avril 2009, a t constitu une EARL
ayant les caractristiques suivantes :
Objet : production, vente de produites
agricoles et toutes les activits agricoles
connexes


Denomination : EARL FOND FOU-
GERES
Sige social : Morne des Olives
97212 SAINT JOSEPH
dure : 99 ans
capital social : 3 000e
apports en numraires 3 000
grante : Madame FORGARD Mariline
demeurant, quarter dominant 97213
GROS MORNE
La socit sera immatricule au R.C.S.
de Fort-de-France FA 1031

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terme d'un acte sous seeing priv en
date du 13 mars 2008 au Lamentin
il a t constitu une socit prsentant
les caractristiques suivantes :
forme : socit responsabilit limite
capital : 7 800.00e
denomination : residence ANDREA
sige social immeuble SE MINOU
Zone Acajou Californie,
97232 LE LAMENTIN
Objet : Marchand de Biens
Dure 99 ans computer de son immatri-
culation
grant :Jean Michel MONTREDON
la socit sera immatricule au RCS de
Fort-de-France
Pour avis le grant FA 1032

AVIS DE CONSTITUTION
En date du 01/04/2008, par acte sous
seing priv, il a t constitu une SCI d-
nomme "CEGER"
au capital de : 101 000e
sige social : 175 rue case ngre place
d'armes 97232 LE LAMENTIN
Objet construction d'immeubles achat,
vente et location ainsi que toute operation
immobilire
dure de la socit : 99 annes
Grance : M PERONET Jean Pierre, re-
prsentant l'AGC Martinique,
demeurant Fonds Panier- Villa n" 14
route du Tunnel 97224 DUCOS
FA 1033

AVIS DE CONSTITUTION
En date du : 08/04/09, il a t constitute
une :SARL
Prsentant les caractristiques suivantes
Denomination : ENVIRONNEMENT CA-
RAIBES SARL
adresse : CADET- 97231 ROBERT
Objet : Export de batterie usages et fer-
raille pour recyclage
Dure : 99 ans
capital : 2 000e
La grance et co-grance :


Mr Valry COUTURIER et Melle
Agns SCHENIN -KING
adresse: CADET 97231 ROBERT
Immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis Les grants FA 1034

AVIS DE CONSTITUTION
Au terme d'un acte S.S.P FdeF en date
du mardi 14 avril 2009
Avis est donn de la constitution de la
SARL "CARIBBEAN CENTER"
Objet social : centre d'activits de fitness,
institute de beaut et soins du corps, salon
de coiffure
CYBER-NET et formations informatiques,
boutique de vente de products de soins,
cosmtiques dittiques, parapharmacie,
vtements de sport divers articles et ac-
cessoires
Sige social La Marina Pointe du bout b-
timent Vivano 97229 TROIS ILETS
Capital social : 15 000
dure : 99 ans
Associs : SARL PARTICICAR identifica-
tion 504 934 829 RCS
Nanterre 92000
Marta GARCIA demeurant La pointe du
Bout 97229 TROIS ILETS
Albert NORCA demeurant la Marina
Pointe du Bout 97229 TROIS ILETS
Grance : Albert NORCA n le 8 avril
1954 MACOUBA est nomm en quality
de grant pour une dure illimite
RCS Fort de France
Pour avis, la grance FA 1035

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous sein priv du
30 mars 2009, il a t constitu une so-
cit prsentant les caractristiques sui-
vantes :
Denomination : EURL HABITAT SER-
VICE ENTRETIEN
Forme : Socit responsabilit limite
CAPITAL : 1 000
Sige social : quarter Vapeur EST 2
97240 LE FRANCOIS
Dure : 99 ans partir de la date d'im-
matriculation au RCS
Objet: Les travaux de peinture, carrelage
et revtement des sols et des murs et la
gestion et la maintenance de tous sys-
tmes mcaniques automatiss et lec-
troniques
Grant: Patrice SENZEMBA DUBO
Pour avis, les Grants FA 1036

AVIS DE CLOTURE DE LIQUIDATION
LUMITEL SARL
SOCIT RESPONSABILIT









ANNIINGS IcAiu-oJeuil Av!20 -Jutic n'I -Pae2


LIMITE AU CAPITAL DE 7 500E
SIGE SOCIAL:
QUARTER BELFOND
97221 LE CARBET
479 024 101 RCS FORT-DE-FRANCE
Aux terms de l'assemble gnrale en
date du 18 mars 2009, les associs ont
approuv les comptes dfinitifs de liqui-
dation
dcharg M BERENBGUIER Jean
de son mandate de liquidateur
donn ce dernier quitus de sa gestion
ont constat la clture de la liquidation
computer du jour de ladite assemble
la socit sera radie du registre du com-
merce et des socits de Fort-de-France
Pour avis et mention, le liquidateur
FA 1037

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 26 mars 2009 enregistr Fort-
de-France, il a t constitu la socit
suivante :
denomination : KARAIBES TRANS-
PORTS
Forme Juridique : SARL
Capital social: 7 000O
Sige social cit Dillon Les Harmonies
H 12 Porte 1 97200 Fort-de- France
Objet : Ngoce de matriaux, transport
de matriaux, de containers et de mar-
chandises diverse, marchand ambulant,
ainsi que toute prestations de services af-
frentes
grance : Grgory CHAILLOT
dure : 99 ans
la socit sera immatricule au registre
du commerce et des socits de Fort-de-
France
Pour avis, La grance FA 1038

AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte SSP en date du 23
mars 2009, il a t constitu une socit
civil rpondant aux caractristiques sui-
vantes Dnomination :
SCI LE PAVILION
Sige : C/ SIDNEY PRUDENT
quarter Champigny 97224 DUCOS
Objet : la socit a pour objet
l'acquisition biens immeubles, la gestion
desdits biens par voie de location ou
autre l'obtention de toutes ouvertures de
credit ou prts
Dure : 99 ans
capital : 1 600 souscrit et libr en nu-
mraire
Grance : Mr Prudnt Urbain SYDNEY
demeurant quarter Champigny
97224 DUCOS
Immatriculation : RCS de Fort-de-France
four avis le grant FA 1039

AVIS DE CONSTITUTION
Par acte SSP en date F-de-F du :
27/03/2009
Forme: SCI
Denomination : A-3
Sige social voie n" 6 rue Morne Flicit
Tartane 97220 TRINITE
Objet acquisition, gestion et construction
d'immeubles
Capital : 10 000.00e
Dure : 99 ans
Grant : Mr ATTELLY Pascal
demeurant : voie n* 6 rue Morne Flicit
TARTANE 97220 TRINITE
Immatriculation de la socit au RCS de
Fort de France
Pour avis FA 1040

AVIS DE DISSOLUTION ANTICIPEE
La SARL MJ INTERNATIONAL
au capital de 8 000e
immatricule au RCS de FdeF sous le n
326 726 155 don't le sige social est
Angle des rues Blnac et Schoelcher
Fort-de-France
reprsent par son grant : Monsieur


Mohamed ABDELREHIM
Par resolutions de l'assemble gnrale
du 20 dcembre 2008, announce sa dis-
solution anticipe computer du :
31 dcembre 2008.
Liquidateur : Monsieur Mohamed AB-
DELREHIM
adresse de liquidation : appt 7 immeuble
Ibrahim Farid, Anse Collat SCHOEL-
CHER
Pour avis et mention
Le Grant FA 1041

AVIS DE MODIFICATIONS
STATUTAIRES
Aux terms d'une dlibration de l'as-
semble gnrale Mixte Ordinaire et ex-
traordinaire en date du 16 mars 2009 il
rsulte que :
Monsieur Fabrice CALCUL GOLD DALG
, demeurant Maison A10 impasse
de l'entrept 97200 Fort-de-France
a t nomm en quality de president en
replacement de Monsieur Epiphan Guy
SAINTE ROSE dmissionnaire
Madame LORDINOT Marie -Frdrique
commissaire aux comptes titulaire
et Madame Josette LOUISY
commissaire aux comptes supplante ont
donn leur dmission et n'ont pas t
remplac
le sige social de la socit : 25 rue Vic-
tor Hugo 97280 Vauclin, est transfr
au route de vert pr chemin bois carr -
97232 LE LAMENTIN et que l'article 4
des status a t modifi
l'ajout d'un nom commercial : cercle Mon-
taigne et la suppression du sigle OFFASS
Pour avis FA 1042

AVIS DE MODIFICATION
STATUTAIRES
LES HORTENSIAS
SOCIT CIVIL IMMOBILIRE
AU CAPITAL DE :1 600.00E
SIGE SOCIAL : IMM SORECOM
ZI ACAJOU CALIFORNIE
97232 LAMENTIN
SIRET:407 541 119 00019
APE : 6820 A
Suivant dlibration d'une assemble g-
nrale extraordinaire en date du 27 jan-
vier 2009, les associs de la SCI LES
HORTENSIAS ont dcid
d'accepter l'arrive de deux nouveaux as-
socis : Monsieur Yoham Cdric
MONTREDON
Mademoiselle Dborah Marine
MONTREDON
En consequence, les mentions antrieu-
rement publies relatives aux apports
sont ainsi modifies
Ancienne mention :
les associs font les apports suivants :
M Jean Michel Edgard MONTREDON
1 360.00e
M Steeven Nicolas MONTREDON
240.00e
Nouvelle mention :
les associs font les apports suivants :
M Jean Michel Edgard MONTREDON
880.00e
M Steeven Nicolas MONTREDON
240.00E
M Yohan Cdric MONTREDON
240.00e
Mademoiselle Dborah Marine
MONTREDON 240.00e
D'accepter la cession de parts de Mon-
sieur Jean Michel Edgard MONTREDON
au profit de
M Yohan Cdric MONTREDON
Mademoiselle
Dborah Marine MONTREDON
En consequence, les mentions antrieu-
rement publies relatives au capital so-
cial, et la rpartition des parts sociales
sont ainsi modifies
Ancienne mention
Monsieur Jean Michel Edgard


MONTREDON 85 parts
Monsieur Steeven Nicolas
MONTREDON 15 parts
Nouvelle mention
M Jean Michel Edgard MONTREDON
55 parts
M Steeven Nicolas MONTREDON
15 parts
M Yohan Cdric MONTREDON
15 parts
Mademoiselle Dborah Marine
MONTREDON 15 parts
Pour avis la grante FA 1043

FIDAL
SOCIT D'AVOCATS
CENTRE D'AFFAIRES DILLON
VALMENIRE
97200 FORT-DE-FRANCE
TL. 05.96.63.26.97
FAX : 05.96.60.42.49
EMAIL : herv.boucheau@fidal.fr
AVIS DE CESSION DE FONDS
DE COMMERCE
Suivant acte sous seing priv en date
Fort de France du 14 novembre 2008, d-
ment enregistr la recette des impts
de Fort-de-France "SIE" le 26 mars 2009,
case 14 bord n* 2009/325
La socit MARACO, SARL
au capital de 164 000, don't le sige so-
.cial est la MELISE Morne Blanc
97223 LE DIAMANT-
RCS Fort-de-France B 441 175 346
cd :
La socit HOLDEX ENVIRONNEMENT
SARL au capital de 40 000, don't le
sige social est lieudit
LE SIMON
97240 LE FRANCOIS RCS de Fort-de-
France B 500 183 017
Un fonds'de commerce de production,
commercialization et pandage d'amen-
dements organiques destins l'agricul-
ture, exploit au lieudit LE SIMON, route
de Priolat
97240 LE FRANCOIS
moyennant le prix de 160 000 don't
135 000 pour les lments du fonds de
commerce et 25 000E pour les lments
corporels
L'entre en jouissance a eu lieu le 1er juil-
let 2008
Les opposition seront reues auprs de
la FIDAL M* Herv BOUCHEAU
Centre d'affaires Dillon Valmenire
Bt A 97200 Fort-de-France
Elles devront tre faites au plus tard dans
les dix jours qui suivront la dernire en
date
des publications lgales prvues
La location grance conclue entire ces so-
cit a pris fin le 30 juin 2008
Pour avis FA 1044

SOCIETY JURIDIQUE ET FISCAL
MOYAERT DUPOURQUE BARALE
& ASSOCIES
27 COURSE EVRARD DE FAYOLLE
33000 BORDEAUX
PHARMACIE EDOUARD
SARL AU CAPITAL DE 8 000e
SIGE SOCIAL :
81 RUE SCHOELCHER
97230 SAINTE MARIE
448 420 869 RCS FORT DE FRANCE
Aux terms des dlibrations de I'AGOA
du 01/12/2006; il a t procd la no-
mination des commissaires aux comptes
Titulaire et supplant ci-aprs, pour une
dure de 6 exercices, soit jusqu' l'issue
de I'AGOA statuant sur les comptes de
l'exercice close le 30/06/2012 savoir :
Commissaire aux comptes Titulaire : San-
drine DE CET Domicilie 6 rue des Arts et
Mtiers Lot Dillon Stade
97200 Fort-de-France
Commissaire aux comptes supplant :
Jean Marie PITEL domicili : 6 rue des
Arts et Mtiers lot Dillon Stade


97200 Fort-de-France
Inscription modificatives au RCS de Fort-
de-France
Pour avis et mention
La grance FA 1045

HENRI & SERGE DUVAL
NOTAIRES ASSOCIS
31 RUE MOREAU DE JONNS
97200 FORT-DE-FRANCE
TL: 05.96.72.58.12
FAX : 05.96.63.18.09
AVIS D'AUGMENTATION
DE CAPITAL SOCIAL
SOCIT CIVIL IMMOBILIRE SO-
CEGE (SCI SOCEGE) AYANT SON
SIGE AU CARBET (MARTINIQUE)
QUARTER LE COIN, CHEZ MON-
SIEUR GRARD BAGOEE,
IDENTIFIE AU SIREN
SOUS LE NUMRO 438 971 939
RCS DE FORT-DE-FRANCE
Suivant acte reu par Matre Henri
DUVAL notaire associ Fort de France,
le 23 janvier 2009, le capital social de la
socit civil ci-dessus dsigne, qui tait
de SEPT CENT SOIXANTE DEUX
EUROS ET VINGT CINQ CENT
(762.25e), a t augment par apport
d'un immeuble sis le CARBET (97221),
lieudit le Coin cadastr section C numro
283, pour une superficie de Huit areas
quatre vingt Seize CENTIARES (OOHA
08A 96CA), sous reserve d'un droit
d'usage et d'habitation partiel
Par suite de cet apport en nature le capi-
tal social a t port CENT VINGT
DEUX MILLE CENT QUATRE VINGT
TROIS EUROS (122 183.00)
les status ont t modifis en cons-
quence
Capital social : Ancienne mention le capi-
tal social est fix la some de SEPT
CENT SOIXANTE DEUX EUROS ET
VINGT CUNQ CENTS (762.25)
Nouvelle mention le capital social est fix
la some de CENT VINGT DEUX
MILLE CENT QUATRE VINGT TROIS
EUROS(122 183.00)
Pour avis FA 1046

INSERTION CHANGEMENT
DE REGIME MATRIMONIAL
Suivant acte reu par Matre Evelyne
GUATEL, Notaire Associ de la Socit
Civile Professionnelle "Evelyne GUATEL
et Sandra GERMAIN PORSAN-CL-
MENT, Notaires Associs" FORT DE
FRANCE (Martinique) Immeuble le Tri-
dent, Btiment A, 2me tage Lotisse-
ment Montgralde, le 3 avril 2009, a t
reu le changement de rgime matrimo-
nial portant adoption de la SEPARATION
DE BIENS tel qu'il est tabli par les arti-
cles 1536 1543 du Code civil, par :
Monsieur Simon Berth DESCAS, Grant
de Socit, et Madame Colette Elise CA-
ROLE, Infirmire Librale, son pouse,
demeurant ensemble LE LAMENTIN
(97232), 20 Rue du Fromager Place
d'Armes.
Les opposition des cranciers ce
changement, s'il y a lieu, seront reues
dans les trois mois de la prsente inser-
tion, en l'Office Notarial o domicile a t
lu cet effet.
Pour insertion, Le Notaire FA 1047

ETUDE DE MATRE COLETTE
MATHIEU-BRISMEUR
NOTAIRE FORT DE FRANCE
(97200) 19, RUE VICTOR HUGO
AVIS DE LOCATION GERANCE
Suivant acte reu par Me Colette MA-
THIEU-BRISMEUR, notaire associ
FORT DE FRANCE, 19, rue Victor Hugo,
le 07 avril 2009,
Madame Maria Carmen ORTIZ Com-
merante demeurant FORT DE
FRANCE (97200 ) Martinique 25 rue










Victor Schoelcher, immatricule au RCS
de FORT DE FRANCE sous le n A 303
149 116.
A confi :
L'EURL dnomme "LA MARQUISE ", au
capital 100,00 Euros, don't le sige social
est SCHOELCHER (97233) FRANCE,
LES TERRASSES DU LEVANT Bt F
Appt 311 en course d'immatriculation au
RCS de FORT DE FRANCE
L'exploitation titre de location grance
d'un fonds de commerce de prt--
porter et accessoires connu sous le nom
"La Chamade" situ FORT DE
FRANCE (97200), 25, rue Schoelcher ,
identifi sous le n A 303149116, au Re-
gistre de Commerce et des Socits de
FORT DE FRANCE, exploit par le bail-
leur sous le n A 303 149 116.
Pour une dure de une dure de UN AN,
computer du 08 avril 2009, pour finir le
07 avril 2010
Pour avis et mention
Matre Colette MATHIEU-BRISMEUR
Notaire FA 1048

GRARD GRANVORKA
AVOCAT LA COUR
CENTRE D'AFFAIRES
DE DILLON-STADE
16, RUE GEORGES EUCHARIS
97200 FORT-DE-FRANCE
TEL.: 0596 75 60 64
FAX.: 0596 75 70 27
SOCIETY CARAIBE D'EDITIONS
SARL AU CAPITAL DE 7.622,45e
SIGE SOCIAL :
34, DOMAINE DE BELLEVUE
BALATA
97234 FORT-DE-FRANCE-FLOREAL
R.C.S. DE FORT-DE-FRANCE
N 399 350 545
AVIS DE TRANSFER
DU SIEGE SOCIAL
Au course de l'assemble gnrale extra-
ordinaire qui s'est tenue le 13 dcembre
2008, les associs ont vot le transfer du
sige social.
En consequence, l'article 4 des status
sera modifi comme suit :
Ancienne rdaction :
Article 4: SIEGE SOCIAL
Le sige est fix FORT-DE-FRANCE,
rue Flix Ebou n 13 Pointe des N-
gres
Nouvelle rdaction :
Article 4 : SIEGE SOCIAL
Le sige social est fix au 34, Domaine
de Bellevue Balata 97234 FORT-DE-
FRANCE FLOREAL
Le reste de l'article 4 demeure inchang.
Pour avis, le grant. FA 1049

DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DE SAINT-PIERRE
AVIS
II sera procd du mardi 14 avril au ven-
dredi 15 mai 2009 une enqute pu-
blique sur les dispositions de la 5 me
modification du Plan d'Occupation des
Sol (POS) approuv de la ville de SAINT
PIERE
Les pieces du dossier seront mises la
disposition du public aux Services Tech-
niques de la Mairie aux heures de bureau
afin que chacun puisse en prendre
connaissance et consigner ventuelle-
ment leurs observations sur le registre
d'enqute.
Monsieur Edmond ROGERS est dsign
(e) en quality de Commissaire-Enquteur
et sigera la mairie les mercredi 15, 22,
29 avril, 06 et 13 mai 2009 de 09 heures
12 heures, o toutes les observations
doivent lui tre adresses.
A l'expiration du dlai d'enqute, le regis-
tre sera close et sign par le Commissaire-
Enquteur.
Fait Saint-Pierre, le 25/03/2009
Le Maire,


R. MARTIN


FA 1050


REPUBLIQUE FRANCHISE
LIBERTY EGALIT FRATERNITY
DEPARTMENT DE LA MARTINIQUE
VILLE DE SAINT-PIERRE
ARRETE DU MAIRE
N 004-2009
ARRETE PRESCRIVANT L'ENOUETE
PUBLIQUE SUR LA MODIFICATION
DU PLAN D'OCCUPATION DES SOLS
DE LA VILLE DE SAINT-PIERRE
Le Maire de la Ville de SAINT-PIERRE
VU le Code de l'Urbanisme et notamment
son article R 123-11
VU la loi n 83-8 du 7 janvier 1983 relative
la rpartition des comptences entire les
communes, les dpartements, le rgions
et l'Etat, complte par la loi n 83-663 du
22 juillet 1983 ;
VU le dcret n 83-813 du 9 septembre
1983 modifiant le Code de l'Urbanisme et
relatif notamment aux Plans d'Occupation
des Sols ;
VU la dlibration du Conseil Municipal
en date du 30 mars 1987 prescrivant le
Plan d'Occupation des Sols de la com-
mune de SAINT-PIERRE et fixant les mo-
dalits d'associations de personnel
publiques autres que l'Etat ;
VU l'arrt municipal en date du 7 janvier
1993 relatif la mise en oeuvre de l'la-
boration du Plan d'Occupation des Sols ;
VU la dlibration du Conseil Municipal
en date du 30 mai 1993 arrtant le project
du Plan d'Occupation des Sols ;
VU l'arrt municipal en date du 8 no-
vembre 1994 rendant public le Plan d'Oc-
cupation des Sols de la commune de
SAINT-PIERRE
VU l'arrt municipal en date du 15 d-
cembre 1997 approuvant le Plan d'Occu-
pation des Sols de la commune de
SAINT-PIERRE
VU l'arrt municipal en date du 15 juin
2000 prescrivant la premiere modification
du Plan d'Occupation du Plan d'Occupa-
tion des Sols de la commune de Saint-
Pierre
VU l'arrt municipal n 37-2000 en date
du 22 dcembre 2000 prescrivant la
deuxime modification du Plan d'Occu-
pation des Sols de la commune de
SAINT-PIERRE;
VU l'arrt municipal en date du 10 juin
2004 prescrivant la troisime modification
du Plan d'Occupation des Sols de la com-
mune de Saint-Pierre
VU l'arrt municipal en date du 6 sep-
tembre 2005 prescrivant l'enqute pu-
blique sur la revision simplifie du Plan
d'Occupation des Sols de la commune de
Saint-Pierre
VU l'arrt municipal en date du13 Avril
2007 prescrivant l'enqute publique sur la
revision simplifie du Plan d'Occupation
des Sols de la ville de Saint-Pierre
VU l'ordonnance du Prsident du Tribu-
nal Administratif en date du 22 fvrier
2009 dsignant le Commissaire-Enqu-
teur la demand de Monsieur le Maire
en date du 21 janvier 2009
ARRETE
ARTICLE 1er
II sera procd une enqute publique
sur les dispositions de modification du
Plan d'Occupation des Sols approuv de
la ville de SAINT-PIERRE.
ARTICLE 2
Les pieces du dossier ainsi qu'un registre
seront dposs la mairie pendant au
moins un mois du mardi 14 avril au ven-
dredi 15 mai 2009, afin que chacun
puisse en prendre connaissance les jours
ouvrables, aux heures des bureaux et
consigner ventuellement leurs observa-
tions sur le registre d'enqute ou les
adresser par crit au Commissaire-en-
quteur.
Le registre feuillets non mobiles sera


ct et paraph par le commis
quteur.
ARTICLE 3
Monsieur Edmond ROGERS es
en quality de commissaire-enqL
Il sigera la Mairie de SAINT
o toutes les observations doive
adressEI
ARTICLE 4
Le commissaire-enquteur rec
mairie les mercredi 15, 22, 29 av
mai 2009 de 09 heures 12 hel
ARTICLE 5
A l'expiration du dlai d'enqute
tre sera close et sign par le com
enquteur.
Celui-ci transmettra le dossier
dlai de 30 jours computer de
l'enqute.
ARTICLE 6
Un avis annonant l'ouverture
enqute sera affich la mairiE
les diffrents endroits frequent
public par tout procd en usag
commune de SAINT-PIERRE,
au moins avant le dbut de l'eni
Il sera, en outre, insr en carac
parents dans deux journaux rgi
locaux diffuss dans le dparti
jours au moins avant le dbul
qute et rappel dans les huit
jours de l'enqute.
Ces formalits seront justifiE
part par un certificate du Maire
dat et sign, d'autre part, par i
plaire des journaux contenant ce
tion qui seront annexs au dosE
ARTICLE 7
Le rapport du commissaire-e
sera tenu la disposition du p
mairie de SAINT-PIERRE.
ARTICLE 8
Le present arrt sera notifi
- Monsieur le Sous-Prfet de I'
segment de SAINT-PIERRE
- Monsieur le Commissaire-Enq
A Saint-Pierre, le 24 avril 2009
Le Maire,
R. MARTIN

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Type de march : Travaux d'exi
Identification de l'organisme qu
march : Conseil Rgional de I
Service Routier Rgional, Rui
Defferre Cluny BP 601 97
de-France Martinique tl. :
63-00 Tlcopie : 0596-72
Adresse Internet : http://www
nique.fr- rubrique "Marchs PL
Correspondent : le reprsentan
voir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgion,
tinique
L'avis implique l'tablissement
cord-cadre
Information sur l'accord cadre :
cadre avec un seul oprateur
Dure de l'accord cadre : 12 n
Valeur estime (H.T) : entire 1
et 560.000 E
Type de procedure: Procdure
(art. 26 et 28 du Code des Mar
blics).
Objet du march : Construction
rateurs en bton du type GB/
pour la mise en scurit du rse
national de la Martinique.
Numro de rfrence attribu a
par le pouvoir adjudicateur:
"GBA-DBA-09-13"
Caractristiques principles (Di
succincte du march) : Les pr
comprennent :
1. la confection :
de sparateurs du type G.B.A
murets trapzodaux et caniveai
coffrages glissants ;
des extrmits abaisses de.


ANNUGIESILi,&L s Judi Y A












Ce dossier peut-tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus-indique.
Modalits de financement du march : -
Financement: Fonds propres du Conseil
regional (Budget FIRT)
- Paiement : virement administratif
- Dlai global de paiement : 40 jours
-Rglement effectu sous forme
d'acomptes mensuels et d'un solde.
- Avance de 5 % prvue
- Type de prix : prix unitaires
- Variation des prix : prix rvisables
Cautionnement et garanties exiges :
Avance :
Si le titulaire l'accepte dans l'acte d'enga-
gement, une advance lui sera verse dans
les conditions prvues aux articles 87
90 du code des marchs publics. Son
versement est conditionn par la consti-
tution d'une garantie premiere demand
ou, si le pouvoir adjudicateur ne s'y op-
pose pas, par une caution personnelle et
solidaire.
Retenue de garantie :
Une retenue de garantie de 5% est pr-
vue conformment aux articles 101 103
du code des marchs publics. Elle peut
tre remplace par une garantie pre-
mire demand ou, si le pouvoir adjudi-
cateur ne s'y oppose pas, par une caution
personnelle et solidaire.

Forme juridique que devra respecter le
groupement d'entrepreneurs le cas
chant :
Groupement d'entrepreneurs solidaire
momentan
Unit montaire : L'euro
Langue pouvant tre utilise : Franais
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Service Routier Rgional -
Subdivision de la Commande publique-
Site de la DDE Pointe de Jaham Bt. A
- 97233 Schoelcher Tl. : 0596-59-12-
41 Fax : 0596-59-12-48, ou en ligne
l'adresse Internet sus-indique.
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus :
Service Routier Rgional Subdivision
Exploitation et Scurit l'adresse susvi-
se, ou en ligne l'adresse Internet pr-
cite.
Conditions de participation : 'Critres de
selection des candidatures
Capacits professionnelles, techniques et
financires du candidate
*Situation propre des oprateurs cono-
miques. Renseignements et formalits
ncessaires pour valuer si ces exi-
gences sont remplies :
- Declaration de candidature (conforme
au modle DC5 joint dans sa version
d'octobre 2008, disponible sur internet
l'adresse suivante : www.minefi.gouv.fr,
thme : marchs publics) pour chacune
des entreprises concurrentes ayant voca-
tion tre titulaires du march.
- Declaration concernant le respect de
l'obligation d'emploi mentionne aux arti-
cles L.5212-1 L.5212-4, du Code du
Travail (si cette declaration n'est pas dj
demande dans le cadre du DC 5, ci-
aprs)
- Documents relatifs aux pouvoirs de la
personnel habilite pour engager la so-
cit, si la personnel signataire n'est pas
le reprsentant lgal de la socit.
- Declaration sur l'honneur du candidate
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
mentionns l'article 43 du code des
marchs publics concernant les interdic-
tions de soumissionner ou rgles d'effet
quivalent pour les candidates non tablis
en France (si cette declaration n'est pas
dj demande dans le cadre du DC5)
- foumir si la situation du candidate le jus-
tifie : Copie du ou des jugements pronon-
cs ou document equivalent pour les


procedures rgies par un droit tranger,
si le candidate est en redressement judi-
ciaire (II s'agit pour les candidates de jus-
tifier qu'ils sont habilits poursuivre leur
activity pendant la dure prvisible d'ex-
cution du march) (si ces documents ne
sont pas dj demands dans le cadre du
DC 5)
- fournir pour une candidature prsen-
te en groupement d'entreprises : Lettre
de candidature et d'habilitation du man-
dataire par ses cotraitants (conforme au
modle DC4 joint dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
l'adresse suivante
http://www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics.
'Capacits conomique et financire.
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, raliss
au course des trois derniers exercices dis-
ponibles (si cette declaration n'est pas
dj demande dans le cadre du DC 5)
- Declaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels
NB : En vertu de l'article 45 III du Code
des marchs publics le candidate peut, s'il
est objectivement dans l'impossibilit de
produire l'une des deux pices prcites,
prouver sa capacity financire par tout
autre document qui serait considr
comme quivalent
'Capacits professionnelles. Renseigne-
ments et formalits ncessaires pour va-
luer si ces exigences sont remplies :
- Presentation d'une liste des travaux
excuts au course des trois dernires an-
nes, appuye d'attestations de bonne
execution pour les travaux les plus im-
portants (si cette presentation n'est pas
dj demande dans le cadre du DC 5)
- Certificates de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identit professionnelle o'u
des rfrences de travaux attestant la
competence du candidate raliser la
prestation pour laquelle il soumissionne
(si ces documents ne sont pas dj de-
mands dans le cadre du DC5).
'Capacits techniques. Renseignements
et formalits ncessaires pour valuer si
ces exigences sont remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne (si cette d-
claration n'est pas dj demande dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant l'outillage, le ma-
triel et l'quipement technique don't le
candidate dispose pour la ralisation de
marchs de mme nature (si cette dcla-
ration n'est pas dj demande dans le
cadre du DC 5)
Niveau(x) spcifique(s) minimal (aux)
exig(s) : *Pour l'apprciation des capa-
cits conomique et financire : Le der-
nier chiffre d'affaires annuel connu du
candidate devra tre (en eurs T.T.C.) su-
prieur :300.000 (lot 1), 300.000 (lot 2).
Critres d'attribution du march :
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie, quel que soit le lot, en
function des critres noncs ci-dessous
avec leur pondration :
- La valeur technique de la prestation af-
fecte d'un coefficient 5,5 et se dclinant
selon les sous-critres suivants :
. Pertinence du mmoire technique : 50
% du coefficient 5,5.
. Quality du SOPAQ : 30 % du coefficient
5,5.
. Soin apport l'laboration des sous-
dtails de prix unitaires : 20 % du coeffi-


cient 5,5.
- Le prix de la prestation affect d'un coef-
ficient 4,5.
Dlai de validity des offres : 180 jours
Date limited de reception des offres :
Le Lundi 11 mai 2009 12 h 00 (heure
de Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres, par pli
recommand ou contre rcpiss au
Conseil Rgional de Martinique, Htel de
Region, Service des marchs et de la
command publique, rue Gaston Defferre
- Cluny BP 601 97200 Fort-de-France
-MARTINIQUE ou en ligne l'adresse In-
ternet sus-indique.
Dlai laiss au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les certificates et attes-
tations prvus l'article 46 du Code des
Marchs Publics :
8 jours calendaires
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec
les candidates aprs examen de leur offre.
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France Croix de Bellevue BP 683 -
97262 Fort-de-France Cedex Tl : 05 96
71 66 67 Fax : 0596 63 10 08
Service auprs duquel
des renseignements peuvent
tre obtenus concernant
l'introduction des recourse :
Le greffe du Tribunal Administratif de
Fort-de-France Croix de Bellevue BP
683 97262 Fort-de-France Cedex Tl:
0596 71 66 67 Fax : 0596 63 10 08
Autres renseignements : Procdure d-
matrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectrdnique
des dossiers d'offre
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Les candidates qui ont transmis leur dos-
sier d'offre par voie lectronique peuvent,
en parallle, faire parvenir la Rgion
Martinique une copie de sauvegarde" de
ce dossier ; ceci sur support physique
lectronique (CD, DVD) ou sur support
paper. L'envoi se fera dans les conditions
prcises dans le rglement de la consul-
tation.
Date d'envoi de l'avis la publication aux
organes de press :
Le Mardi 14 avril 2009 FA 1052

AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
Type de march :Travaux d'excution
Identification de
l'organisme qui passe le march: Conseil
Regional de Martinique
Service Routier Rgional, Rue Gaston
Defferre Cluny BP 601 97200 Fort-
de-France Martinique tl. : 0596-59-
63-00 Tlcopie : 0596-72-68-10 -
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr rubrique "Marchs Publics
Correspondent : le reprsentant du pou-
voir adjudicateur :
Le President du Conseil Rgional de Mar-


tinique
L'avis implique la passation d'un march
Type de procedure: Procdure adapte
(art. 26 et 28 du Code des Marchs Pu-
blics).
Objet du march : Amnagement paysa-
ger du carrefour giratoire de Mansarde
sur la RN1.
Numro de rfrence attribu au march
par le pouvoir adjudicateur:
"N1Mansarde-07-01"
Caractristiques principles (Description
succincte du march) :
Les prestations comprennent notamment
- les travaux prliminaires ;
- les terrassements gnraux, de finition
et preparation de sol ;
- la furniture de terre vgtale;
- la ralisation d'un rseau d'arrosage;
- la ralisation d'engazonnement et plan-
tation de vgtaux divers ;
- la pose de revtement stabilis ;
- la ralisation d'un cheminement en
bton arm ;
- la pose de paillage;
- l'entretien de garantie des spaces pay-
sagers pendant 1 an ;
- l'entretien de confortement des spaces
paysagers pendant 2 ans.
Transmission par voie dmatrialise :
Autorise
Des variantes seront prises en consid-
ration : Oui
Prestations divises en lots : Non
Lieu principal d'excution des travaux :
Commune du Robert Code postal :
97231
Dlai d'excution du march : Amna-
gement paysager : 4 mois
- Entretien de garantie de l'amnagement
paysager: 1 an
- Entretien de confortement de l'amna-
gement paysager : 2 ans
Estimation des prestations :
149 800 HT
Date prvisionnelle de commencement
des travaux :
Le 1er septembre 2009
Options : Oui.
Description de ces options : possibility de
confier au titulaire du march la ralisa-
tion d'autres prestations aprs passation
d'avenants ou de marchs complmen-
taires ou encore aprs la prise de dci-
sions de poursuivre.
Adresse auprs de laquelle le dossier de
consultation peut tre obtenu : Ce dossier
sera remis gratuitement par le Service
Routier Rgional Subdivision Etudes et
Travaux N 2 Site de la DDE Pointe
de Jaham Bt. A 97233 Schoelcher -
Tl : 05 96 59 12 57 Fax : 05 96 59 13
06, tous les jours ouvrables de 7h30
13h00.
Lors du retrait du DCE le candidate devra
fournir tout lment d'identification per-
mettant de le contacter en cas de besoin.
Ce dossier peut-tre galement tl-
charg l'adresse Internet sus-indique.
Modalits de financement du march : -
Financement: Fonds propres du Conseil
regional (Budget FIRT)
- Paiement : virement administratif
- Dlai global de paiement : 40 jours
-Rglement effectu sous forme
d'acomptes mensuels et d'un solde.
- Avance de 5 % prvue
- Type de prix : prix unitaires
- Variation des prix : prix rvisables
Cautionnement et garanties exiges :
Avance:
Si le titulaire l'accepte dans l'acte d'enga-
gement, une advance lui sera verse dans
les conditions prvues aux articles 87
90 du code des marchs publics. Son
versement est conditionn par la consti-
tution d'une garantie premiere demand
ou, si le pouvoir adjudicateur ne s'y op-
pose pas, par une caution personnelle et
solidaire.


ANUNIS GLS eui2, Arl 00 Jutien'l Pge2










1S IJeud 2Y -Jc n 'IPge


Retenue de garantie :
Une retenue de garantie de 5% est pr-
vue conformment aux articles 101 103
du code des marchs publics. Elle peut
tre remplace par une garantie pre-
mire demand ou, si le pouvoir adjudi-
cateur ne s'y oppose pas, par une caution
personnelle et solidaire.
Forme juridique que devra respecter le
groupement d'entrepreneurs le cas
chant :
Groupement d'entrepreneurs solidaire
momentan
Unit montaire : L'euro
Langue pouvant tre utilise : Franais
Adresse auprs de laquelle des rensei-
gnements d'ordre administratif peuvent
tre obtenus : Service Routier Rgional -
Subdivision de la Commande publique -
Site de la DDE Pointe de Jaham Bt. A
- 97233 Schoelcher- Tl. : 0596-59-12-
41 Fax : 0596-59-12-48, ou en ligne
l'adresse Internet sus-indique.
Adresse auprs de laquelle les rensei-
gnements d'ordre technique peuvent tre
obtenus :
Service Routier Rgional Subdivision
Etudes et Travaux N12 l'adresse susvi-
se, ou en ligne l'adresse Internet pr-
cite.
Conditions de participation : *Critres de
selection des candidatures
Capacits professionnelles, techniques et
financires du candidate
*Situation propre des oprateurs cono-
miques. Renseignements et formalits
ncessaires pour valuer si ces exi-
gences sont remplies :
- Declaration de candidature (conforme
au modle DC5 joint dans sa version
d'octobre 2008, disponible sur internet
l'adresse suivante : www.minefi.gouv.fr,
thme : marchs publics) pour chacune
des entreprises concurrentes ayant voca-
tion tre titulaires du march.
- Declaration concernant le respect de
l'obligation d'emploi mentionne aux arti-
cles L.5212-1 L.5212-4, du Code du
Travail (si cette declaration n'est pas dj
demande dans le cadre du DC 5, ci-
aprs)
- Documents relatifs aux pouvoirs de la
personnel habilite pour engager la so-
cit, si la personnel signataire n'est pas
le reprsentant lgal de la socit.
- Declaration sur l'honneur du candidate
justifiant qu'il n'entre dans aucun des cas
mentionns l'article 43 du code des
marchs publics concernant les interdic-
tions de soumissionner ou rgles d'effet
quivalent pour les candidates non tablis
en France (si cette declaration n'est pas
dj demande dans le cadre du DC5)
- fournir si la situation du candidate le jus-
tifie : Copie du ou des jugements pronon-
cs ou document quivalent pour les
procedures rgies par un droit tranger,
si le candidate est en redressement judi-
ciaire (II s'agit pour les candidates de jus-
tifier qu'ils sont habilits poursuivre leur
activity pendant la dure prvisible d'ex-
cution du march) (si ces documents ne
sont pas dj demands dans le cadre du
DC 5)
- fournir pour une candidature prsen-
te en groupement d'entreprises : Lettre
de candidature et d'habilitation du man-
dataire par ses cotraitants (conforme au
modle DC4 joint dans sa version d'avril
2007) disponible galement sur internet
l'adresse suivante
http://www.minefi.gouv.fr, thme : mar-
chs publics
'Capacits conomique et financire.
Renseignements et formalits nces-
saires pour valuer si ces exigences sont
remplies :
- Declaration concernant le chiffre d'af-
faires global et le chiffre d'affaires concer-
nant les travaux objet du march, raliss


au course du dernier exercise disponible
(si cette declaration n'est pas dj de-
mande dans le cadre du DC 5)
- Declaration approprie de banques ou
preuve d'une assurance pour les risques
professionnels
NB : En vertu de l'article 45 III du Code
des marchs publics le candidate peut, s'il
est objectivement dans l'impossibilit de
produire l'une des deux pieces prcites,
prouver sa capacity financire par tout
autre document qui serait considr
comme quivalent
*Capacits professionnelles. Renseigne-
ments et formalits ncessaires pour va-
luer si ces exigences sont remplies :
- Presentation d'une liste des travaux
excuts au course des trois dernires an-
nes, appuye d'attestations de bonne
execution pour les travaux les plus im-
portants. (si cette presentation n'est pas
dj demande dans le cadre du DC 5)
- Certificates de qualifications profession-
nelles ou tout moyen apportant la preuve
de la capacity du candidate notamment les
certificates d'identit professionnelle ou
des rfrences de travaux attestant la
competence du candidate raliser la
prestation pour laquelle il soumissionne
(si ces documents ne sont pas dj de-
mands dans le cadre du DC5).
'Capacits techniques. Renseignements
et formalits ncessaires pour valuer si
ces exigences sont remplies :
- Declaration indiquant les effectifs
moyens annuels du candidate et l'impor-
tance du personnel d'encadrement au
course de la dernire anne (si cette d-
claration n'est pas dj demande dans
le cadre du DC 5)
- Declaration indiquant l'outillage, le ma-
triel et l'quipement technique don't le
candidate dispose pour la ralisation de
marchs de mme nature (si cette dcla-
ration n'est pas dj demande dans le
cadre du DC 5)
Niveau(x) spcifique(s) minimal (aux)
exig(s) : *Pour l'apprciation des capa-
cits conomique et financire : Le der-
nier chiffre d'affaires annuel connu du
candidate devra tre (en euros T.T.C.) su-
prieur : 80.000
Critres d'attribution du march:
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous avec leur pondra-
tion :
- La valeur technique de la prestation af-
fecte d'un coefficient 5,5 et se dclinant
selon les sous-critres suivants :
. Pertinence du mmoire technique : 50
% du coefficient 5,5.
. Quality du SOPAQ : 30 % du coefficient
5,5.
. Soin apport l'laboration des sous-
dtails de prix unitaires : 20 % du coeffi-
cient 5,5.
- Le prix de la prestation affect d'un coef-
ficient 4,5.
Dlai de validit des offres : 180 jours
Date limited de reception des offres :
Le Lundi 11 mai 2009 12 h 00 (heure
de Martinique)
Adresse laquelle les offres doivent tre
envoyes : Rception des offres, par pli
recommand ou contre rcpiss au
Conseil Rgional de Martinique, Htel de
Region, Service des marchs et de la
command publique, rue Gaston Defferre
- Cluny BP 601 97200 Fort-de-France
-MARTINIQUE ou en ligne l'adresse In-
ternet sus-indique.
Dlai laiss au soumissionnaire attribu-
taire pour produire les certificates et attes-
tations prvus l'article 46 du Code des
Marchs Publics :
8 jours calendaires
Ngociation des conditions du march
passer : Les conditions du march pour-
ront le cas chant tre ngocies avec


les candidates aprs examen de leur offre.
Instance charge des procedures de re-
cours : Tribunal Administratif de Fort-de-
France Croix de Bellevue BP 683 -
97262 Fort-de-France Cedex Tl : 05 96
71 66 67 Fax : 0596 63 10 08
Service auprs duquel des renseigne-
ments peuvent tre obtenus concernant
l'introduction des recourse :
Le greffe du Tribunal Administratif de
Fort-de-France Croix de Bellevue BP
683 97262 Fort-de-France Cedex Tl:
0596 71 66 67 Fax : 0596 63 10 08
Autres renseignements : Procdure d-
matrialise
Le Conseil regional de Martinique met
gratuitement la disposition des candi-
dats une plate-forme de dmatrialisation
accessible via l'adresse Internet suivante:
http://www.cr-martinique.fr rubrique
"marchs publics"
Cette plate-forme permet notamment
(muni de la rfrence d'identification du
march porte au present avis d'appel
public la concurrence) :
- la recherche des consultations passes
par la Rgion Martinique
- le tlchargement des avis, rglement
de consultation et DCE
- la transmission par voie lectronique
des dossiers d'offre
Pour le tlchargement du DCE les can-
didats sont invits bien renseigner le
champ "e-mail" en ce sens que cette
adresse pourra tre utilise afin de les in-
former des ventuelles modifications ap-
portes au DCE.
Les candidates qui ont transmis leur dos-
sier d'offre par voie lectronique peuvent,
en parallle, faire parvenir la Rgion
Martinique une "copie de sauvegarde" de
ce dossier ; ceci sur support physique
lectronique (CD, DVD) ou sur support
paper. L'envoi se fera dans les conditions
prcises dans le rglement de la consul-
tation.
Date d'envoi de l'avis la publication aux
organes de press :
Le Mardi 14 avril 2009 FA 1053

CACEM
AVIS D'ATTRIBUTION DE MARCH
Pouvoir adjudicateur
Nom, adresse et point de contact
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl: 0596.75.82.72
Fax : 0596.75.87.06
Objet du march
Travaux d'amnagements provisoires de
la plage de Californie.
Type de march : march de travaux -
Excution
Classification CPV :
Objet principal : 44112100-9 (abris)
Objet supplmentaire : 45422100-2 (ou-
vrages en bois)
Lieu d'excution : le Lamentin (97232)
Caractristiques principles : les travaux
et prestations attendus comprennent no-
tamment: demolition, terrassements, voi-
ries et ouvrages divers (abris).
Quantit, nature et tendue du march
Construction de 17 abris en bois rouge de
3mx3m couverture tle ondule 1 abri
rparation filet 7m x3 m -1165m2 de ter-
rassements- Voirie et parking : 35 m3 de
bton- 1 rampe de mise l'eau- 1 ponton
flottant 2,5 m x10 m Pose de 2 cand-
labres.
Procedure : Type de procedure: march
ngoci
Critres d'attribution
Offre conomiquement la plus avanta-
geuse apprcie en function des critres
noncs ci-dessous


* Prix : 60%
* Dlai : 40%
Attribution du march
March n' 09.004
Date d'attribution : 03/04/2009
Attributaire : Entreprise SOCATE 97200
Fort de France
Montant H.T. : Offre de base 249 866,50
e Option 1 : 12 000 e
Date d'envoi du present avis : 09/04/2009
FA 1054

CACEM
AVIS D'ATTRIBUTION DE MARCH
Communaut d'Agglomration du Centre
de la Martinique (CACEM)
Immeuble Cardinal Chateauboeuf Est -
B.P 407
97204 Fort de France Cedex
Tl : 0596.75.82.72 Fax : 0596.75.87.06
Objet du march
Location longue dure de vhicules
destination des agents "itinrants" de la
CACEM.
march de founitures location
Lieu principal de livraison : locaux de la
CACEM et locaux du titulaire.
Code NUTS: FR920
Description succincte : Fourniture de v-
hicules (21 citadines / polyvalentes, 1 v-
hicule de socit, 1 pick up 4x4) en
location simple, entretien, rparation et
assistance.
Le march comporte 2 lots traits par
marchs spars.
Le march est pass bons commander
avec des montants minimum et maximum
dfinis pour chaque lot, ce, pour la dure
du march.
Classification CPV : Objet principal :
34100000-8 Vhicules moteur, Objets
complmentaires : CB09 Aliment diesel
PA01-7 Location
Procedure : Type de procedure : ouverte
Critres d'attribution : Offre conomique-
ment la plus avantageuse apprcie en
function des critres noncs ci-dessous
70% : pour le prix, apprci sur la base
du dtail des quantits estimes ;
30% : pour les qualits techniques de
l'offre, apprcies sur la base des l-
ments fournis dans le cadre de rponse.
Attribution du march
Lot 1 : Fourniture de 22 vhicules : 21 v-
hicules de catgorie "citadine / polyva-
lente" segment B, don't un vhicule
automatique et furniture d'une voiture de
socit :
March n 09.001
Date d'attribution : 27/01/2009
Attributaire : MARTINIQUE AUTOMO-
BILE 97232 LAMENTIN
March bons de command conclu
pour une dure allant de sa date de noti-
fication jusqu'au 31/12/2012
Montant minimum HT du march : 150
000 euros pour la dure du march
Montant maximum HT du march : 400
000 euros pour la dure du march
Lot 2 : Fourniture d'un vhicule de cat-
gorie "4x4 pick up"
March n 09.002
Date d'attribution : 27/01/2009
Attributaire : MARTINIQUE AUTOMO-
BILE 97232 LAMENTIN
March bons de command conclu
pour une dure allant de sa date de noti-
fication jusqu'au 31/12/2012
Montant minimum HT du march : 30 000
euros pour la dure du march
Montant maximum HT du march : 40
000 euros pour la dure du march
Date d'envoi du present avis: 15/04/2009
FA 1055

ADITITIF AU JOURNAL JUSTICE N' 16
DU 16 AVRIL 2009 P 15 N* FB 0998
ST CARAVELLE SECURITY 2 SARL
lire : Avis de nondissolution
au lieu de : Avis de dissolution anticipe







Jeudi 2 Avril2009 Justice n I7 Page 24


17 AVRIL 2009 : PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA MORT


D'AIM CSAIRE


Aime Csaire redonn au Peuple martiniquais sa fie


Serge Letchimy, en sa triple quality de
maire de Fort-de-France, president du
PPM et dput, a voulu clbrer de la
manire la plus grandiose possible le
premier anniversaire du dcs d'Aim
Csaire, fondateur du PPM, ancien
maire de la "ville capitale, ancien d-
put et surtout chantre de la Ngritude
et pote mondialement connu.
Ont t associs la clbration : la
Poste, qui a lanc cette occasion un
timbre "Aim Csaire" ; RFO TV avec
deux missions intitules respective-
ment "Le testament littraire dAim C-
saire" et "L'oeuvre polRtique d'Aim
Csaire"; le SERMAC, le CRDP Marti-
nique et bien entendu le PPM. D'autre
part, ATV et KMT ont apport leur
contribution l'vnement en organi-
sant des dbats autour de la vie et de


Fort-de-France : Au CMAC l'Atrium,
galerie Andr Arsenec. Dans le cadre
de la 22me rencontre thtrale se
tient une exposition intitule 1979-
2009, 30 ans de thtre la Martinique
. Le public peut y voir les photogra-
phies de Philippe Bourgade, jusqu'au
23 avril 2009. Contact : 0596 70 79 29/
www.cmac.asso.fr .R.Z

Fort-de-France : Dans le cadre de la
22me rencontre thtrale, l'Atrium,
salle Frantz Fanon. Le jeudi 23 avril
2009 9h et 14 h. Un conte caractre
pdagogique et intractif Pques la,
Pak la ba de Suzy Singa y sera jou
pour le jeune public. Avec la compa-


l'oeuvre du grand homme.
Du 14 au 23 avril, grce ce
travail d'quipe, les Martiniquais
auront donc pu faire revivre en
quelque sorte Aim Csaire,
travers des conferences, des
dbats, une exposition- photos
et des documentaires varis.
Un "pCrinage" destin aller
dposer une gerbe sur la tombe
de l'illustre disparu a t orga-
nis galement, et des photos
gantes du pote ont t affi-
ches en maints endroits de la
ville. Les enfants des coles de
Fort-de-France, de Basse-
Pointe (lieu de naissance de
Csaire) et du Franois ont b-
nfici de "Journes acadmiques
S Aim Csaire"et reu un livret in-
titul "iltait une fois .im Csaire".
Aim Csaire, homme politique et
homme de culture de premier rang,
tait de son vivant plus connu des
lves et des tudiants africains que de
ceux des Antilles franaises, ce qui n'a
rien d'tonnant quand on connat la
force destructrice de l'alination en pays
colonial. Que l'on s'efforce donc par des
moyens appropris de faire connatre et
aimer son oeuvre littraire, ainsi que sa
pense philosophique et politique, il n'y
a rien de plus normal, de plus just et
de plus salutaire.
Mais cela ne doit pas dboucher sur
une entreprise de mystification, de r-
cupration de sa mmoire par des "i-
ritiers" politiques enclins conduire le
people martiniquais sur une voie autre
que celle de l'mancipation par l'Auto-
nomie qu' Aim Csaire et le PPM ont


gnie Jou wouw, Suzy Singa mettra en
scne les sceurs B Muxima et Moya,
Konp Lapin, Konp Crabe et mon-
sieur Boutou. Jou wouv est une
troupe pluridisciplinaire qui prsente
des contest s'inspirant des traditions
culturelles afro-caribenne. La troupe a
t cre en 1999 par la chanteuse co-
mdienne, Suzy Singa.
Synopsis: Tandis que le matin se lve
la ferme de Palikikata, berces par le
chant des oiseaux et les bonnes
odeurs d'accras, les sours B vont
pique-niquer. Muxima a persuade sa
sour Moya qu'il y a des ceufs de
Pques dans la savane de Monsieur
Boutou. Mauricette, la poulette, Konp


choisie en 1965.
Brillant intellectual, orateur hors pair,
pote au verbe fulgurant, Csaire n'en a
pas t moins un homme politique pa-
radoxal, lui qui aprs l'arrive au pou-
voir en 1981 de son ami Franois
Mitterrand, a dcrt un moratoire sur
la question du statut, pensant pouvoir
ainsi rsoudre plus facilement les pro-
blmes conomiques et sociaux de la
Martinique. Ce moratoire a fait reculer
la prise de conscience national en
Martinique, tandis que le phnomne
de caldochisation, c'est--dire le fameux
gqnocide par substitution "dnonc par
Csaire lui-mme, continuait tranquille-
ment se dvelopper. Si nous avions
lutt pour l'Autonomie, si le PPM y avait
cru vraiment, peut-tre n'aurions-nous
pas connu la grve gnrale de fvrier
dernier, puissante par la mobilisation
populaire laquelle elle a donn lieu,
mais galement riche de toutes nos
contradictions.
Aujourd'hui, rendre hommage Aim
Csaire et rendre celui-ci son people,
c'est expertise froidement son oeuvre
pour reprendre son combat mancipa-
teur l o il s'est arrt: la porte de la
revendication de l'Autonomie. Le
Congrs des lus martiniquais a tran-
ch dmocratiquement en faveur de
l'Autonomie dans le cadre de l'article
74. Au moment o le gouvernement,
pour apporter sa rponse aux pro-
blmes poss par la rcente rvolte
des peuples antillais, organise la va-
vite des Etats Gnraux, il convient que
les partisans du changement vritable
s'unissent dans l'action autour de cette
revendication.
M.Belrose


Lapin et Konp Crabe les accompa-
gnent. Allez donc dcouvrir le priple.
Selon la comdienne Ina Csaire
"L'originalit de "ou wouv", est qu'il
se destine un jeune pu6fic tout en s'ap-
puyant sur le pass indispensable ['pa-
nouissement identitaire. L'originalit est
rvle par la rice littrature orale cari-
6enne .Le spectateurjeune ou vieux- car
un 6on spectacle pour enfants ne saurait
dplaire aux adultes (et vice versa)- sera
aisment convaincu" a assur Ina C-
saire.
Dure du spectacle : 1heure.
Contact : 0596 60 78 78


CULTURE




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