Group Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Title: Justice
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 Material Information
Title: Justice hebdomadaire du Parti communiste martiniquais
Uniform Title: Justice (Fort-de-France, Martinique)
Physical Description: v. : ill. ; 36 cm.
Language: French
Creator: Parti communiste martiniquais
Publisher: Le Parti
Place of Publication: Fort-de-France, Martinique
Publication Date: March 19, 2009
Copyright Date: 2009
Frequency: weekly
regular
 Subjects
Subjects / Keywords: World politics -- Periodicals -- 1945-1989   ( lcsh )
Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Politics and government -- Periodicals -- Martinique   ( lcsh )
Genre: review   ( marcgt )
newspaper   ( marcgt )
Spatial Coverage: Martinique
 Notes
General Note: Description based on: 65e. année, no. 17 (26 avril 1984); title from caption.
General Note: Latest issue consulted: 70. année, no 8 (22 févr. 1990).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00088914
Volume ID: VID00107
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 15715741
lccn - 90641373

Full Text


pz EBDOMRE -BD'INFORMATION COMMUSI
i i iil au ..-


I ,M.-Pu la Repnablt et le Delpemn vriabl.
4d974e1209 g?<&-'t2-la:l!E9~:,OE 0t:,


,EnLre'bPn auec J.
~-~F"
i ~L(,
* J


Lamon

.'l.'il


Bkes :
Conndtre l'histoire pour
combcttre le racisme

Uikuwa :
Un protocol de sortie de crise
riche Pn dvdncPes








LI II -Ju i 9Mr 09-utien 2-Pg


Une ............... 0. 1
- Michel Monrose signant le protocol
d'accord de sortie de crise

Editor ...... . ... p. 2/3
- Une victoire fair fructifier

Luttes Sociales .... .p. 4/<
- Baisse des prix pour 2 502 articles
- Plainte contre les grviste...
- Prambule de l'accord sur les sa-
laires en Guadeloupe
- Fonctionnaires et Collectif
- Samedi 14 mars "pou la viktwa"

Politique ............ . 7
- "Appel des 74"

EntRetien svec ... .. 8/P
- Jocelyn Lamon

Socit ......... .. 10/13
- Antillais l'unisson des luttes
- Naissance d'une nouvelle socit P
- Pour combattre le racism

Notepe Rgien ........ .. 13
- Repositionnement de Cuba face la
crise

- Annonces Lgales p. 14/15

Gove GBnBal ....... .. 1<
- Protocol de sortie de crises


"Jius TIc
Administration & Rdaction :
Tl. :05 96 7186 83
Fax: 05 96 63 13 20
ed.justice@wanadoo.fr
http://www.iournal-justice-martinique.com



Fondateur: Jules MONNEROT
(8 Mai 1920)
Angle rues A. Aliker & E. Zola
Fort-de-France Tl. : 05 96 71 86 83
Commission Paritaire n 0111 187526
26 Janvier 2006
Directeur de la Publication :
Femand PAPAYA
Maquette: Guennal GUIOUBLY
Impression :
Nouvelle Imprimerie Martiniquaise
37, Rue E. Zola 97200 Fort-de-France
Tl. : 0596 73 14 54


oCise social : UNE VICTOIRE

FRUCTIFIER


Le samedi 14 mars 2009, Fort-de-
France baignait dans une atmo-
sphre de fte. Rpondant
massivement l'appel du "Colectiffdu
5fvier 2009", des milliers de Marti-
niquais issues de tous les quarters de
la capital et de toutes les com-
munes avaient envahi la cour de la
Maison des syndicats, le Boulevard
du Gnral De Gaulle et les spaces
environnants. Ils avaient tenu par-
ticiper, avec la signature la Prfec-
ture du protocole de fin de conflict, au
dernier acte de cette extraordinaire
mobilisation contre ce systme don't
ils ont enfin dcouvert la vritable na-
ture et qui depuis si longtemps les a
tant exploits, tant domins, tant m-
priss.
Une mobilisation massive qui revt
de multiples significations. D'abord
un soutien sans faille et une im-
mense reconnaissance au "Colfectif'
pour le courage, le sang froid et la
determination don't il a fait preuve
dans la gestion de ce conflict d'un
genre tout fait indit. Avec abnga-
tion, ses membres se sont acquitts
de leur mieux du mandate qui leur
avait t confi et ont dfendu jour
aprs jour les lgitimes et parfois
complexes revendications de la po-
pulation dans d'puisantes ngocia-
tions parfois jusqu'au petit matin.
Quant nos lus, si souvent criti-
qus, force est de reconnatre qu'ils
ont tenu leur rle dans ces difficiles
ngociations dans lesquelles ils se
sont impliqus bien au-del de leurs
comptences, du reste bien limites.
Tout n'a pas encore t rgl, mais
tous ces acteurs ont dj largement
rempli leur contract. En dpit de la fa-
tigue accumule par tous, une joie
palpable flottait dans l'air. Les vi-
sages aux traits tirs s'illuminaient


FAIR


pourtant de large sourires. Le peu-
ple tout entier tait venu fter sa
belle victoire, une victoire historique,
aboutissement de cinq longues se-
maines de lutte qui ont permis d'ar-
racher au patronat de substantiels
avantages qui devraient amliorer
sensiblement les conditions de vie
de plusieurs milliers de nos compa-
triotes les plus dmunis. Au son des
"gwo ka" et au rythme des groups
de musique de rue, en rangs serrs,
une mare humaine, de rouge
vtue,en liesse, manifestait sa joie
dans une ambiance de carnaval.
La joie mais aussi la fiert se lisaient
sur tous les visages, taient percep-
tibles dans toutes les conversations
de ces femmes et de ces hommes
de tous les ges, de toutes les condi-
tions sociales, de toutes les couleurs
de peau qui entonnaient avec la
mme ferveur ces chansons expri-
mant une dignit retrouve ainsi que
l'exigence de meilleures conditions
de vie. Merci aux artistes qui ont am-
plement contribu maintenir la mo-
bilisation Honneur ces jeunes de
Trnelle fiers d'avoir mis en droute
l'arme des provocateurs !
Joie et fiert de tous pour avoir rem-
port une victo' e historique sur ces
exploiteurs qui n'entendaient rien
cder de leurs super profits : patrons
du Medef, monopoles capitalistes
franais du transport, de l'nergie et
de la finance, profiteurs de la grande
distribution, seigneurs de la terre,
bks arrogants, tous encore atta-
chs, comme au bon vieux temps,
leurs immense privileges.
Mais par del les avantages mat-
riels dj obtenus, cette crise a t
l'occasion pour les Martiniquais de
se rvler eux-mmes. Incontesta-
blement, elle a concrtis le fran-


NCROLOGIE


C'est avec une grande motion que
nous avons appris le dcs accidental
du jeune Steeve Cayol, fils de notre
camarade Robert Cayol membre de
notre Comit Central et Secrtaire G-
nral de la CGTM-FSM. Robert tait
en pleine ngociation avec le Collectif


du 5 fvrier lorsqu'il apprit le dcs
brutal de son fils.
Le Parti Communiste Martiniquais
s'associe au deuil qui frappe la famille
et adresse Robert Cayol ses trs
sincres condolances.







i 19 M Page.9,


chissement d'une tape important,
voire decisive dans notre prise de
conscience de ce que nous sommes
vritablement, c'est--dire un people
majeur engag dans un combat pour
la reconnaissance de sa dignit,
contre les abus inhrents au sys-
tme capitalist, pour davantage de
justice social, de travail et de res-
ponsabilit politique. Un people qui a
remport une victoire sur lui-mme
en transgressant tous les clivages
sociaux hrits de la colonisation.
Clivages qui, en enfermant ses diff-
rentes composantes dans des re-
vendications catgorielles
interdisaient toute prise de
conscience collective, toute solidarity
et toute fraternity entire les diff-
rentes classes sociales. N'est-ce pas
cette conception d'un autre ge
qu'ont voulu entretenir ceux qui ont
tent de discrditer les fonction-
naires engags dans la lutte aux
cts des plus dmunis ?
Pourtant quel magnifique symbol
que l'implication total de ces
mmes fonctionnaires qui n'exi-
geaient rien pour eux-mmes Et
quel bel example donn par ces
jeunes avocats mettant gracieuse-
ment leurs connaissances et leur ex-
prience au service du Collectif et
donc du people !
Oui, cette crise a montr au people
martiniquais quel point l'union de
toutes ses forces de progrs ainsi
que la mobilisation de sa jeunesse
taient indispensables pour faire
avancer le pays sur la voie de la res-
ponsabilit et du progrs pour le tra-
vail martiniquais.
Cette crise socitale a aussi montr
qu'il tait possible de rompre dfiniti-
vement avec ce mode de vie, de
penser, de consommer impos par le
colonisateur et l'idologie nolibrale
relaye ici par ceux qui, depuis si
longtemps, ont pris en otage le peu-
ple et l'conomie de ce pays. Au
chantage du patronat rpondaient
des appeals la resistance et au ren-
forcement de la mobilisation dans la
perspective d'un avenir meilleur. A
ceux qui se plaignaient de la ferme-
ture des grandes surfaces revenaient
de partout des conseils consom-
mer local. Le people redcouvrait le-
bien-fond de ce dveloppement en-
dogne pour lequel les Commu-
nistes et bien d'autres se battent


depuis si longtemps.
Mais bien naf serait celui qui croirait
que la crise est passe et que tous
les problmes sont rsolus. Bien au
contraire, chacun sait que la priode
qui commence sera tout aussi diffi-
cile grer. Car il faudra veiller
l'application scrupuleuse des ac-
cords signs. La vigilance devra tre
de mise pour contrecarrer toutes les
tentatives de revanche du patronat.
Il faudra poursuivre les ngociations
sur toutes les autres revendications
qui n'ont pas encore about. D'autant
que le people n'entend pas en rester
l. Il attend des initiatives politiques
fortes pour difier les soubasse-
ments de cette Martinique de demain
qu'il appelle dsormais de ses
voeux.
Il faudra donc sans dlai engager la
bataille politique en vue d'une vrita-
ble transformation conomique et so-
ciale de notre pays don't la crises
social a dmontr l'urgence. L'ob-
jectif doit tre, pour tout Martiniquais
soucieux de l'avenir de son pays, de
se librer de ce systme dparte-
mental et nocolonial aujourd'hui
bout de souffle et don't les ravages
sont aggravs par la recession qui
frappe le monde capitalist. Il doit
tre de conqurir un vrai pouvoir
martiniquais et dmocratique. Face
a l'explosion social qui secoue tout
l'Outremer, Nicolas Sarkosy a enfin
reconnu que les dpartements d'ou-
tremer taient arrivs la fin d'un
cycle historique caractris par une
gestion paternaliste, que la crise, en
parties, puisait ses origins dans la
nature mme des rapports existant


entire la France et ses dernires co-
lonies. Et de proposer dans un trs
bref dlai la tenue Paris d'Etats G-
nraux qui risquent fort, si nous n'y
prenons pas garde, d'tre une nou-
velle grand-messe dite une fois de
plus l'avance, avec des solutions
inadaptes la ralit, l'urgence et
la complexity de notre situation.
Sommes-nous prts affronter ce
rendez-vous ? Aurons-nous, en deux
ou trois semaines, le temps d'appro-
fondir et d'actualiser en function de
la crise mondiale les propositions is-
sues de la synthse de l'Agenda 21
et du SMDE ?
Les forces vives du pays seront-elles
vritablement consultes "sans exclu-
sive", comme l'affirme le super prfet
SAMUEL en charge de ce dossier ?
Nous devons reliever ces dfis.
La crise a montr combien taient
justes les propositions maintes fois
formules par notre Parti de tenir les
Etats gnraux du people martini-
quais. Nous serions certainement
bien mieux arms pour border la
delicate priode qui s'annonce. Ce-
pendant il n'est jamais trop tard pour
bien faire.
Notre people vient d'crire une des
pages les plus glorieuses de son his-
toire. Il nous a donn une belle leon
d'unit et de volont. Il a fait natre
l'espoir d'une Martinique nouvelle
prte prendre en mains son avenir.
Nous n'avons pas le droit de laisser
mourir cet immense espoir n le 5 f-
vrier. Alors rassemblons-nous pour
faire fructifier cette premiere victoire.
Georges Erichot


George Erichot vendant "Justice" au court d'une manifestation
Georges Erichot vendant "Justice" au course d'une manifestation










L'accordsur ft 6aisse des prix d 20 % pour 2 502 articles:

UNE AVANCE CONSIDERABLE


Manifestants pour l'autosuffisance al
Parmi les accords qui ont t obtenus
suite au movement du 5 fvrier 2009,
il y a la baisse des prix sur 400 articles
de premiere ncessit. L'accord-cadre
du 6 mars 2009 prcise que ces 400 ar-
ticles intgreront les products imports
ainsi que les products locaux industries.
L'effort de baisse de 20 % du prix de
vente se dcompose comme suit :
- 14 % la charge de la Grande Distri-
bution ;
- 4 % la charge de la Rgion par r-
duction de la taxe d'octroi de mer ;
- 2 %,. la charge des companies de
transport.
Sur les products locaux industries non
concerns par la taxe d'octroi de mer et
le transport la baisse effective des prix
sera de 14 %.
Les viandes fraches locales, les fruits
et lgumes locaux devaient faire l'objet
d'un examen particulier. 100 products lo-
caux doivent baisser d'un taux moindre
que les 20 % appliqus aux products im-
ports.
S'agissant de Leader Price et du hard


Prix : une baisse effective au 14 av


S1 discount la
E listed porte sur
100 articles.
La Grande
Distribution
s'engage
pr- finance
S le dispositif
des baisses
lies l'octroi
de mer et au
peut transport sur
'. une dure
alised' 2 maximale de

Un protocol
imentaire dfinit les
modalits
d'application de cet accord.
Il est prcis que la rglementation en
vigueur devra tre respecte et que no-
tamment
celle relative
l'interdiction
de revenue en
dessous du
seuil de re-
vente perte.
En effet il
peut se pro-
duire que la
baisse de 20
% des prix de
dtail puisse
dans certain
cas conduire
un prix inf-
rieur au prix
de revient.
Dans ce cas Prix des products loc
la baisse sera
infrieure 20 %.
Le quotidien France-Antilles a public
vendredi 13 mars et samedi 14 mars
des listes de pro-
duits concerns
de sept en-
seignes : Hyper
S" U, Cora, Gant,
Casino, Carrefour
et Champion pro-
posent chacun
400 articles. Lea-
der Price est
concern par 102
articles. Au total,
cela fait 2 502 ar-
ticles. Deux prix
sont indiqus
pour chaque arti-
cle : le prix dit de
vrii


rfrence, c'est--dire le prix par rapport
auquel la baisse s'applique (prix au 31
Dcembre 2008) et le prix incluant la
baisse.
Exemple : Carrefour Dillon et Gnipa-
Sucre blanc morceaux Saint-Louis 1 kg
: prix de rfrence 2,80 euros- Prix
aprs la baisse 2,24 euros, soit 0,56 C
de moins et 20 % de 2,80 C.
A vos calculettes.
L'accord ayant t sign le 12 mars,
c'est partir du 14 avril que la baisse de
20 % sera effectivement applique.
Toute la question sera alors d'assurer le
suivi du respect de cet accord et son
contrle (une commission a t consti-
tue cet effet).
Cela pose des problmes juridiques,
savoir la porte de l'accord du 12 mars
2009 et son caractre contraignant pour
la Grande Distribution. L'adoption au


aux : une marge de 10 % en Grande Distribution

Snat d'un article 1er A de la Lodeom
(loi de dveloppement conomique de
l'outre-mer) assez restrictif sur le
contrle des "prv'defamiTes de products
de premiere ncessit" apporte un dbut
de rponse. Nous y reviendrons car
cela est insuffisant.
Cela pose des problmes humans : la
DRCCRF devrait recevoir du renfort
pour faire face cette tche nouvelle de
contrle des prix abandonne, faut-il le
prciser encore, depuis le 1er janvier
1987, c'est--dire depuis 21 ans. Pour
faire revenir l'Etat ultralibral sur ce
dogme de la libert des prix, il a fallu le
soulvement des peuples de Guade-
loupe et Martinique. Pas moins.
On measure le poids de la pense
unique du libralisme capitalist.
Michel Branchi










oEt maintenant plaintes contre 1es grvistes et ks manifestants:

AHURISSANT 1


Aprs la greve general et le mouve-
merl du 5 lvrier certain veulenl pren-
dre leur revanche
Plusieurs commerants loyalais oni de-
pos des plaintes contre X suite aux fer-
metures t rC. "de leurs magasins Un
htel de Sainle-Anne altaque en lusiice
le Collechli du 5 lvrier lui-mme pour
rclamer le manque gagner pendanl
la greve. Si ous ceux qui esimenl avoir
subi un manque gagner poursuivaient
le Collectif ses membres et les milliers
de grvisles et maniieslants devraient
travailler plusieurs vies pour payer
Enfin. suile aux allronlemerils causs
par la provocation des patrons bks et
autres du vendredi 6 mars a Forl-de-
France et nolammenl a Trenelle, Irois
plaintes ont eie deposees contre X pour
les dgradations el les incendies de
trac:eurs et 4X4 Une des personnel du
dfil patronal a dpos plainte pour
menaces de mort.
Personne ne peut approuver les vio-
lences et menaces d'o qu'elles vien-
nent. Cependant, ceux qui ont organis
cette manifestation dans le context ex-
plosif de ce 6 mars 2009 ont aussi de
lourdes responsabilits dans ce qui
s'est pass et devraient se faire tout pe-


Les patrons vont-ils poursuivre tous les manifestants ?


tits. Juvnal Rmir maintenant peut tou-
jours dire qu'il tait oppos une op-
ration de descent sur Fort-de-France
(France-Antilles du 9 mars 2009). Tout
le monde l'a entendu vituprer contre
les grvistes et les traiter de "terro-
ristes".


Il faut plutt se fliciter que ces vne-
ments ne se soient pas termins tragi-
quement grce l'intervention de
membres du Collectif et du maire de
Fort-de-France.
On verra si la justice va donner suite
ces plaintes ahurissantes.


Lefamewuprambuk de l'accordsur (es salaires en uadecoupe:

POUR UN ORDRE CONOMIOUE NOUVEAU


Le texte du prambule de cet accord
nous parat aussi important que le
contenu de l'accord lui-mme. En effet,
il situe la cause de la dgradation de la
situation conomique et social dans
"la prennisation du modle de 'conomie
de plantationn, dans l'existence de
"rentes de situation" et "dabus de posi-
tions dominantes"qui sont autant d'obs-
tacles au dveloppement conomique
endogne. Le document prne un
"ordre conomique nouveau".
Le patronat du MEDEF et de la CGPME
de la Guadeloupe refuse de signer l'ac-
cord parce qu'il ne se reconnat pas
dans "lesvaleurs"qu'il advance. Mme Pa-
risot du MEDEF de France Paris sou-
tient mme que ce document demand
aux chefs d'entreprises de Guadeloupe
de "reconnatre qu'ils ont fait perdurer
une conomie de (esclavagisme". La Di-
rectrice du Magazine InterEntreprises,
la trs librale Francette Rosamond, ful-
mine sur Internet contre ce prambule.


Il y a quelques mois, nous avons es-
suy les salves d'une polmique de la
part du rdacteur conomique de
l'hebdo "Antilla", Raymond Rosa-
mond, pour avoir soutenu que l'cono-
mie martiniquaise tait encore frappe
du sceau de l'conomie de plantation.
Pourtant, l'accord salarial a t sign en
presence du prfet de la Guadeloupe,
Nicolas Desforges, et sous la mediation
de MM. Bessire, Lopez, Lemaire et Ar-
conte, directeurs du travail, tous hauts
fonctionnaires de I'Etat franais. Ils ont.
t de fait dsavous par Yves Jego, gi-
rouette de la Rpublique.
M.B

Le prambule :
"Considrant que la situation conomique
et social actuelle existant en guadeloupe
rsulte de la prennisation du modle de
'conomie de plantation,
- Considrant que cette conomie s'appuie
sur des rentes de situation de monopole,


des abus de positions dominantes qui g-
nrent des injustices,
- Considrant que ces injustices touchent
aussi bien les travailleurs que les acteurs
conomiques endognes,
- Considrant que ce sont autant d'obsta-
cles au dveloppement conomique endo-.
gne et panouissement social,
- Considrant la ncessit de faire tomber
tous ces obstacles en instaurant un ordre
conomique nouveau prnant une revalo-
risation du travailde chacun (chefs d'en-
treprise et salaries) et promouvant de
nouveauC rapports sociaux.
- Considrant que les parties conviennent
ce titre de la ncessit d'une revalorisa-
tion substantielle du pouvoir d'achat par
un relvement des bas salaires selon les
modalits qui suivent,
Ces organizations signataires convien-
nent :(...).










FALLAIT-IL CHASSER LES FONCTIONNAIRES DU COLLECTIF DU

5 FVRIER P


Pendant la grve on a entendu ou lu
toutes sortes de propos, don't certain
visaient ternir l'image des fonction-
naires militant la tte du Collectif du 5
fvrier ou travaillant au sein des diff-
rentes commissions. Un fonctionnaire,
faut-il le rappeler, est quelqu'un qui est
employ en quality de titulaire par l'Etat
ou par une collectivit territorial. Il a la
garantie de l'emploi, condition toute-
fois qu'il ne fasse pas l'objet d'une
condemnation pnale lui interdisant de
travailler dans le secteur public. En Mar-
tinique, il touche la fameuse prime de
vie chre (40%) qui le fait apparatre
comme un privilgi du systme, ce qui
est vrai seulement pour les moyens et
hauts salaires, car beaucoup de petits
fonctionnaires ont du mal joindre les
deux bouts, surtout en cette priode de
crise, et tout implement quand ils pas-
sent de la situation d'actifs celle de re-


traits car alors ils percent les 40%.
Les fonctionnaires martiniquais sont g-
nralement issues de la petite-bourgeoi-
sie ou du proltariat. Il y en a qui se
contentent de jouir tranquillement de
leur salaire, sans se proccuper du sort
des autres, du se mettent au service de
la bourgeoisie. Mais il y en a aussi qui
s'engagent dans la vie politique, la vie
associative et la vie syndicale, se d-
vouant corps et me la cause des
pauvres, des exploits, des laisss-
pour- compete de la socit capitalist et
colonial.
Quand on considre l'histoire de la Mar-
tinique, on trouve de beaux examples
de fonctionnaires communists prts
tous les sacrifices pour dfendre la
classes ouvrire, mettant en pril leur
sant, leur activity professionnelle, leur
vie mme, militant avec ferveur et un
total dsintressement ct des ou-


vriers en faveur des travailleurs .
Souvent le fonctionnaire est un travail-
leur intellectual, en principle plus instruit
que le travailleur manuel, plus mme
de comprendre et d'expliquer le sys-
tme capitalist, de djouer les piges
du patronat et de l'obliger respecter
les lois.
C'est donc tout naturellement qu'un cer-
tain nombre de fonctionnaires, en Gua-
deloupe comme en Martinique, ont
assum le rle que l'on sait dans les
deux rcentes grves gnrales. Ils ne
se sont pas improviss leaders ; ils
n'ont fait que continue une action com-
mence depuis longtemps et mene
avec constance. On peut toujours dis-
cuter leurs mthodes ou certain de
leurs propos, mais on doit respecter et
saluer leur dvouement et leur courage.
M.Belrose


rve gnral : UN SAMEDI 14 MARS HISTORIQUE 'PoU LA

VIKTWA "


Aprs le coup de force du 6 Mars des
bks et de leurs amis de classes pour
intimider le movement social conduit
par le Collectif du 5 fvrier, les Martini-
quais n'ont pas cd la provocation.
La demonstration tait faite de la vo-
lont du patronat de jouer le pourrisse-
ment alors que dclaration aprs
dclaration il ne cessait de rpter que
la grve mettait en pril ses entreprises.
Samedi 7 et dimanche 8 mars le Col-
lectif du 5 fvrier tait sa disposition
pour poursuivre les ngociations inter-
rompues brutalement le 6 mars, le pa-
tronat a prfr se prsenter le lundi 9


mars. Autant dire qu'il endosse la res-
ponsabilit de la poursuite de la grve.
Peut-tre avait-il mis sur la reprise pro-
gressive de l'activit dans certain sec-
teurs pour dcourager la mobilisation.
"Nou pa ka moi, spou 1a victwa nou ka
al !", rpondait le Collectif du 5 fvrier
et le people martiniquais doubout' allait,
jour aprs jour, montrer sa dtermina-
tion obtenir satisfaction.
Le jour tant attend de la "viktwa" ce
samedi 14 mars, le people martiniquais
est venu en trs grand nombre, en fa-
mille, toutes gnrations confondues


la Maison des Syndicats.
Moment d'intense motion et de fiert
lorsque les responsables du collectif
sont sortis pour rejoindre la prfecture
et signer les accords obtenus aprs ces
longues heures d'pres discussions du-
rant ces 38 jours historiques pour le
movement populaire martiniquais.
Plus de 20.000 personnel revtues du
tricot rouge du Collectif ont fait le tour
de la ville de Fort-de-France entonnant
des slogans au rythme du tambour et
du bl qui ont ponctu ces grandes
mobilisations pour encourager le Col-
lectif ne pas cder et faire pression
sur le patronat pour ngocier sur la
plate-forme revendicative.
Et c'est avec un grand soulagement
qu'enfin le protocole de sortie de crise
tait sign, qui fera date dans I'histoir
de notre pays. La satisfaction se lisait
sur tous les visages alors qu'une salve
d'applaudissements accueillait l'vne-
ment.
A l'extrieur de la prfecture une foule
important savourait sa victoire.
Les Moun la kilti qui a accompagn le
collectif tout au long de ces 38 jours ont
offert au public un spectacle de grande
quality, dans un grand esprit de res-
ponsabilit. La fte a t clture dans
la soire de ce samedi historique par un
"d6ou(" aux flambeaux.
Fernand Papaya


Le Collectif la sortie de la Prfecture le 14 Mars 2009










Vin "Appeldes 74":

NE PAS S'OPPOSER LA DYNAMIQUE POPULAIRE


Le 24 fvrier dernier a t public un
appel dit des "74". Allusion claire l'ar-
ticle 74 qui permet d'obtenir un pouvoir
martiniquais plus important grce une
autonomie plus ou moins large dans le
cadre de la Rpublique franaise. Ci--
aprs des extraits.
Louis Boutrin, Raphal Confiant, David
Dinal, Daniel Boukman, Trs Lotin,
Philippe Joseph, Tony Marday, Nady
Nelzy, Hector Elisabeth, Liliane Huber-
vic,.Henri Taillefond, Lisa David, Fran-
ois Gabourg, William Rolle, et bien d'
autres Martiniquais (soit au total 74 si-
gnataires), ont lanc un appel en faveur
d'une domiciliation des pouvoirs poli-
tiques, seule garantie permettant la
concrtisation dans la dure
des revendications expri-
mes depuis bien longtemps
par la population.

* Appel aux Martiniquais
"Le 5 fvrier 2009, prs de
20.000 Martiniquais ont ma-
nifest dans la rue contre la
vie chre et les profits abu-
sifs. Cette revendication po-
pulaire, parfaitement
lgitime, s'inscrit dans un
context de crise cono-
mique mondiale, exacerbe
dans les D.O.M par les in-
justices sociales, le poids du
pass colonial et esclava-
giste don't les squelles sont
encore palpables. Nous d-
nonons les marges abusive et les sur-
profits raliss depuis des dcennies
par un patronat insensible aux souf-
frances de la population. Aprs 3 se-
maines de grve gnrale, le pays
entier est paralys et la prsente contri-
bution a pour objectif de proposer une
piste afin de sortir de cette impasse pr-
judiciable (...).
(...) Raffirmer la lgitimit politique
L'heure est venue pour nous, people
martiniquais, de prendre nos responsa-
bilits. Ce conflict dpasse largement le
cadre des revendications sociales et
pose la question de la responsabilit et
du pouvoir martiniquais. Que.l'on nous
permette de rappeler qu'en Martinique,
une rflexion politique, conomique et
social soutenue a t enclenche de-
puis 1998 travers le dbat institution-
nel. Plusieurs tapes ont t franchises :
- 24 juin 1999 : Rapport Lise/Tamaya
remis au gouvernement
- 1er dcembre 1999 : Signature de la


declaration de Basse-Terre
- 2 dcembre 2000 : Restitution au pu-
blic du Projet Martinique- 12 Juin 2001
: 1er Congrs des lus de Martinique-
20, 21, 22 fvrier et 4 mars 2002: 2me
Congrs. Adoption de 10 resolutions.
Reconnaissance de l'existence du Peu-
ple martiniquais et de la Nation martini-
quaise.- 7 dcembre 2003
Consultation rfrendaire, le Non est
pass 1 000 voix prs. 12 dcembre
2007. Approbation par les lus rgio-
naux et gnraux du Schma Martini-
quais de Dveloppement Economique
et de l'Agenda 21.
Le Congrs des lus du 18 dcembre
2008 est l'aboutissement de ce long


Lier la lutte social au combat pour la responsabilit

processus, lequel nonce clairement la
volont des reprsentants du people de
proposer un nouveau cadre institution-
nel travers l'article 74 qui sera soumis
au vote populaire.
C'est dire qu'en Martinique, depuis dix
ans (1999), diverse instances et repr-
sentants dmocratiquement lus par le
people ont rflchi, dbattu, labor des
projects, vot des dlibrations trans-
mises aux gouvernements successifs.
Point n'est donc besoin de tergiverser
davantage en organisant dans laprci-
pitation des Etats Gnraux.
Aujourd'hui, les conditions politiques,
envisages galement par le president
de la Rpublique, vont dans le mme
sens. Qu'il s'agisse du contrle des prix,
de la priority l'embauche pour notre
jeunesse, de la politique des transports
publics et du logement, il nous appar-
tient d'inscrire toutes ces revendications
actuelles dans ce cadre. Seule une do-
miciliation des responsabilits et des


pouvoirs pourra garantir leur concrti-
sation.
Nous saluons ce movement populaire
n le 5 fvrier 2009 mais, en aucun cas,
il ne saurait se substituer ces exi-
gences politiques don't il sera un des
moteurs. La dynamique de la rue ne doit
pas occulter une autre exigence dmo-
cratique : "iepassage auurnes !"."

Notre commentaire : Cet "appeldes
74"a raison de souligner et de rappeler
que, depuis dix ans et mme plus, des
lus et nos assembles certes, mais
aussi des courants politiques (comme le
PCM par example) ont rflchi la crise
de la socit martiniquaise et
. .:. formul des propositions pour
en sortir, contrairement ce
qui s'est parfois dit au course
du movement du 5 fvrier
2009 sur "les politiques qui ne
font rien". Cependant, il ne
nous semble pas judicieux
d'avoir qualifi la paralysie du
pays par la grve gnrale
"d'impasse prjudicia6be".
C'tait, reprendre le discourse
patronal en plein conflict. Il ap-
partenait au Collectif de
mener le movement son
terme pour arracher les avan-
ces indispensable. Ce qu'il
a ralis parfaitement. De
mme, nous regrettons l'op-
position que cet appel parat
introduire entire le movement populaire
du 5 fvrier et les exigences politiques
d'une "domiciCiation des responsa6iits et
despouvoirs". Il n'y a pas lieu d'opposer
"1a dynamique de la rue" au "passage aux
urnes". Les deux sont complmentaires.
Le movement populaire du 5 fvrier
pose avec force les problmes de la so-
cit martiniquaise d'aujourd'hui qui ne
peuvent trouver de solutions vritables
que dans la conqute de la Responsa-
bilit martiniquaise.
Aux forces politiques de proposer les
dbouchs indispensables ce vrita-
ble soulvement populaire. Le pays a
besoin de rassemblement. L'organisa-
tion d'Etats gnraux martiniquais per-
mettant tous de prendre la parole
n'est pas "tergiverser" comme l'affirme
"'appeldes 74", c'est donner du carbu-
rant la revendication d'un pouvoir
martiniquais.
M.B










Jocelyn Lamon, dingeant de la CMi/
du 5 fvrier 2009: "UNE MOBILISATION SANS PRCDENT"


Jocelyn Lamon (CGTM/FSM) droite


Justice : Quel regard avez-vous eu
sur la mobilisation depuis le 5 fvrier
2009 ?
Jocelyn Lamon : C'tait une mobilisa-
tion sans prcdent. Honntement, j'ai
tait surprise et l'ensemble du Collectif a
t surprise par son l'ampleur. Lorsque
nous avions d'abord en intersyndicale
appel un mot d'ordre de grve gn-
rale reconductible contre la vie chre,
pour l'augmentation du pouvoir d'achat,
l'emploi et la reconnaissance du fait
syndical martiniquais, entire autres re-
vendications de la plate-forme, nous ne
nous attendions pas un tel enthou-
siasme. Il faut le dire objectivement :
nous avons t dpasss par les v-
nements, en tout cas dans les tout pre-
miers jours ; il a fallu retrouver ses
esprits. Je crois que nous avions mal
jaug, bien qu'tant des organizations
syndicales au fait de la situation quoti-
dienne, la ralit du vcu des gens.
C'est un ras-le-bol, le couvercle d'une
marmite qui a saut ; c'est un lment
positif qui dmontre que le combat
men sur le plan syndical, la dnoncia-
tion de la situation de prcarit de la po-
pulation, sont significatifs. Il faut le
prciser : l'importance de ce mouve-
ment tait non seulement le fait de sa-
laris mais de la population dans toutes
ses composantes, en butte aux difficul-
'ts de la vie. La chert de la vie, c'est
pour les prcaires, elle intresse aussi
une couche intermdiaire que sont les
petits artisans, entrepreneurs, agricul-
teurs dans leurs activits profession-
nelles. Ce movement a permits de
dnoncer la mainmise monopoliste


d'une caste sur diffrents secteurs de
l'conomie du pays.

J : Une fois aprs avoir pris la me-
sure de la mobilisation, la reaction
du Collectif vous a-t-elle apparu ap-
proprie ?
J. L: On a ragi, cependant on a connu
des situations fluctuantes, ce qui a
"donn que l'on a pu arriver un rsultat
positif, mme si la CGTM /FSM a des
reserves sur un certain nombre d'ac-
cords signs, comme celui sur les sa-
laires. Le Collectif, en toute objectivit,
n'tait pas prpar affronter une telle
mare populaire. Malgr les lections
professionnelles passes, on a assist
quelques tentative de tirer la couver-
ture soi. On a russi garder l'unit


et cela enforce le movement syndical.
Cela nous conforte dans la conviction
que rien ne pourra se faire sans cette
unit. Nous allons poursuivre au niveau
de la CGTM /FSM dans cette voie pour
faire taire les querelles intestines.

J : Vous tes la seule organisation
n'avoir pas sign l'accord sur les sa-
laires ?
J.L : Nous n'avons pas sign pour plu-
sieurs raisons. La premiere, les patrons,
"[es profiteurs" contre lesquels la popu-
lation s'est ligue refusent d'appliquer
les 200 intgralement l'ensemble
des entreprises. Il y a un certain nom-
bre de secteurs don't le patronat a d-
crt arbitrairement qu'ils taient en
difficult : tourism, agriculture, rpara-
tion automobile, scurit, nettoyage.
L'agriculture est subventionne
100%,la rparation automobile fait un
maximum de profits ; on ne voit pas
comment ces diffrents secteurs sont
plus en difficult. Dans ces secteurs, la
limited de participation patronale est de
30 C. D'autre part, aussi bien l'accord
cadre que son pendant l'accord inter-
professionnel dans sa formulation, font
tat de salaires annuels avec les
primes. Or la rfrence pour engager
les ngociations annuelles obligatoires
dans les branches, ce sont les salaires
sans les primes. Ce sont plus de 13 000
salaries au Smic avec une "primette"
qui sont sortis du cadre. Cela risque
d'engendrer un certain nombre de diffi-
cults pour les salaries dans les ngo-
ciations annuelles venir. Par ailleurs, il
faut savoir que la prime de l'Etat et des


La presence massive des femmes : un fait social majeur







'I J 19 M


collectivits n'est pas intgre au sa-
laire, seule la part patronale l'est. Nous
tions, mme si la grve s'effritait un
certain moment, en position de force
pour permettre l'obtention de la conver-
tibilit de cette prime en salaire. L'his-
toire nous donne raison, car aussitt
notre accord sign, le gouvernement at-
taque tout azimut l'accord Bino en Gua-
deloupe en menant une champagne pour
que la prime ne soit pas tendue, car
elle prend en compete la convertibilit.
Ce sont toutes ces raisons qui ont
amen la CGTM/FSM ne pas signer
l'accord sur les salaires et nous n'allons
pas le signer. Cet accord va crer des
difficults et des dsillusions au niveau
des entreprises pour les salaries.

J : La pression n'a pas t assez
forte sur les salaires ?
J.L : Un autre aspect : l'accord prvoit
des ngociations jusqu'au 15 mai, nous
avons rclam un calendrier sur ces n-
gociations de branches, comme cela
s'est fait sur les autres revendications.
C'est un rvlateur : on ne s'est pas
vertu le mettre en place. Mainte-
nant, il faut crer des nouveaux rap-
ports de forces dans les entreprises et
dans les branches. Nous appelons tous
nos militants et l'ensemble des diri-
geants syndicaux s'investir pleine-
ment pour transformer cet accord en
vue de satisfaire l'ensemble des smi-
cards.

J : La resistance patronale a pr-
valu ?
J.L : La resistance patronale, on la
connat. Nous avons le patronat le plus
froce sous des former varies, en
dpit des theories sur le dialogue social.
I ka f chat piy m i ka grify an do. La
resistance a t rude, la ngociation sur
les salaires a t la plus longue, prs de
20 jours.

J : La question de la haine racial a-
t-elle t au cour du movement
selon vous ?
J.L : C'est une tentative de dvoiement
de ce mouvement- l. Le fait de dnon-
cer les Bks, ne met pas en cause leur
couleur, mais ce qu'ils reprsentent,
c'est un combat de classes. Historique-
ment les Bks dtiennent les leviers
conomiques, c'est une ralit. C'est un
fait historique. S'agissant des Euro-
pens et singulirement des Franais
qui sont ici, il y a une ralit ; on ne se
bat pas contre eux, ils taient l avec
nous, on a eu la sympathie de beau-
coup, des tourists. Maintenant la na-
ture du systme veut que toute
l'administration, les services de l'Etat


sont dtenus par des Blancs, et c'est
cela que nous dnonons.

J : Comment voyez-vous la suite des
ngociations par rapport au calen-
drier ?
J.L : Il faudra que l'on soit mobilis et
que les Martiniquais se transforment en
consommateurs avertis, qu'ils soient
leurs propres contrleurs de prix. Nous
avons appris aprs la signature sur l'ac-
cord sur les prix que la caste Hayot-
Despointes a sa propre central d'achat
au Havre ; il est fort parier que d'ici la
fin de l'anne, comme ils vendent pour
eux- mmes ici, ils vont augmenter les
prix, on risque d'aller une nouvelle in-
flation. Cela exige que nous soyons trs
vigilants, il n'est pas exclu que le mou-
vement se rpte dans quelque temps.
D'autant que si nous avons obtenu
quelques avances sur des services,
quelques uns ne font aucun effort, res-
tent hermtiques l'instar de France
Tlcom. Les choses ne sont pas aussi
claires que l'on voudrait. C'est une vic-.
toire avec des limited, il reste crava-
cher dur.

J : I a t beaucoup question de Mar-
tinique nouvelle, quelle est votre ana-
lyse ?
J.L : II ne faut pas se leurrer sur la na-
ture du movement, les gens se sont
dresss contre la vie chre. On verra
avec le temps que les contradictions
vont se rvler nouveau avec dj la
reprise de la consommation sans
contrle. Par contre, l'avantage de ce
movement a montr que l'on pouvait
crer un rapport de force favorable la
masse laborieuse. Sur la question de la
Martinique nouvelle deux lments cls
sont prendre en compete: transformer


le Martiniquais en un consommateur
averti. La second en alliance avec les
petits producteurs, agriculteurs et arti-
sans, que cela dbouche sur un vrita-
ble project, qu'ils travaillent leur propre
circuit d'alimentation et de distribution
afin qu'ils ne soient pas tributaires du
monopole existant. Si ce movement
peut nous permettre de sortir de l'indivi-
dualisme troit et d'avoir une dmarche
national, de people et non de popula-
tion, cela sera positif. Nous allons nous
battre au sein du Collectif pour qu'il en
soit ainsi. Les politiques ont jou un rle
globalement positif, mme s' il y a eu de
la pollution politicienne par moments.
C'est eux de prendre le relais et d'ai-
der concomitamment avec le Collectif
la prise de responsabilit, de dfinir le
project efficient pour la Martinique. Il faut
sur ce balan populaire poser clairement
les problmes de la Martinique.

J : Qu'est-ce qui vous a marqu du-
rant ces longues journes ?
J.L : Je n'ai pas vu ma famille la mai-
son et les moments de retrouvailles
taient dans la rue. Nous avons mani-
fest ensemble quelques reprises,
cela avait un got particulier. J'ai rendu
visit des camarades de diffrentes
organizations syndicales, de diffrentes
entreprises, d'horizons divers sur des
barrages. Une vie s'tait instaure. Et
au moment de la leve des barrages
certain ont pleur, ils ont vcu un mo-
ment intense et fort, ont tabli une fra-
ternit. Au niveau des dirigeants
syndicaux, nous avons galement re-
trouv cette fraternity, il me semble que
le people Martiniquais aussi s'est re-
trouv. On a plant le dcor pour la
longue march vers la cohsion natio-
nale, la parties est loin d'tre gagne.










LEs ANTILLAIS DE LA DIASPORA L'UNISSON DES LUTTES

DES PEUPLES GUADELOUPEN ET MARTINIOUAIS


A l'invitation de l'Association des Amis
,de "'Justice, prside par notre cama-
rade Francis Silande, plusieurs rencon-
tres ont eu lieu en region parisienne
avec la participation de Fernand Pa-
paya, secrtaire l'organisation du
PCM et directeur de publication de '"us-
tice ".
Mercredi 4 mars 2009, s'est droul un
change avec le directeur de "'THuma-
nit", Patrick Le Hyaric et du directeur
de Rdaction Patrick.Appel-Muller, sur
la situation de la Martinique
dans le movement social de-
puis le 5 fvrier. Fernand Pa-
paya a profit de l'occasion
pour saluer l'excellent travail
d'information fourni par le
journal "'Humanit" notam-
ment par les journalists Rosa
Moussaroui et Fernand Nou-
vet, notre compatriote.
Vendredi 6 mars nous avons
t les htes du maire de Gri-
gny, Claude Vazquez, au
course d'une rencontre-dbaf,
en presence de Jean-Louis
Lemoing du PCF qui revenait
d'une visit dans notre pays,
de Jules Lavanier du PC Gua-
deloupe, Gabriel Amard du
Parti de Gauche. L'auditoire a t trs
attentif l'expos du combat du Collec-
tif du 5 fvrier contre la vie chre, et ce
d'autant plus que, just avant la ru-
nion, Michel Branchi nous a tenus infor-
ms de la provocation du patronat bk
Fort-de-France. Les militants commu- -
nistes de Grigny nous ont apport leur
total solidarity, dclarant notamment :
"L'Outre-Mer mrite respect, dignit, jus-
tice. fest temps que IEtat enfinisse avec
ses pratiques nocoloniaCes de tuteCCe qui


ne font que renforcer (es discrimination
politiques, sociales et culturelles ".
Samedi 7 mars, le matin, les commu-
nistes de Clichy nous invitaient pour
une prise de parole sur le march en
"soidarit avec (a grve gnrale en ua-
defoupe, en Martinique et la Reunion".
Les Clichois furent particulirement in-
tresss par nos explications et ont t
nombreux signer la petition pointant
du doigt l'attitude du gouvernement :
"La rponse du gouvernement, de conni-


Runion communist Bagnolet


vence avec le ME'DET, a tjusqu'ici au
mpris de sa propre parole donne, un
refus de s'engager satisfaire [es revendi-
cations et envoii deforces de repression ".
Samedi 7 mars dans l'aprs-midi, Ba-
gnolet, prs de 200 personnel ont r-
pondu l'invitation de l'Association des
Amis de Justice en collaboration avec
l'Amicale des Robertins (Ghislaine Fli-
cit et Robert Pancarte). Il y avait la par-
ticipation de Jean-Louis Lemoing du
PCF, de Jules Lavanier du PC Guade-


loupe et du maire de Bagnolet, Marc
Everbecq (que nous remercions cha-
leureusement de son accueil) et de son
1er Adjoint Laurent Jamet.
L'animation de la conference tait
confie Rosa Moussaoui, journalist
de "l'Humanit" qui a pu se rendre sur
place en Guadeloupe et en Martinique
pendant la grve gnrale. Notre com-
patriote Fernand Nouvet, galement
journalist "l'Humanit", a apport
son tmoignage sur son sjour dans
nos pays respectifs et sur le sentiment
de rvolte des peuples de
Guadeloupe et de Marti-
nique.
Le public fut trs intress
S par les informations fournies
par les diffrents interve-
nants, notamment nos com-
patriotes vivants en France.
On a senti une grande soli-
darit et un sentiment de
grande fiert d'appartenir
ce people debout qui, en
dpit de la presence des
forces de repression en
grand nombre, continuait
se mobiliser pour combattre
la vie chre, pour les salaires
et autour du collectif du 5 f-
vrier.
L'initiative de l'Association des Amis de
Justice est encourager pour nous per-
mettre de rencontrer plus frquemment
nos frres qui sont en France. Les ca-
marades communists de ces villes,
Grigny, Clichy, Bagnolet ont partag
avec nous ces rencontres qui ont per-
mis de mieux les sensibiliser aux rali-
ts conomiques, sociales, politiques et
culturelles de notre pays, d'affirmer leur
total solidarity avec nos luttes et nous
souhaiter plein succs.
F.P


LA CRUISE SOCITALE MAROUE-T-ELLE LA NAISSANCE D'UNE

NOUVELLE SOCIT0 P


Beaucoup d'observateurs affirment
avec une belle assurance qu'aprs la
crise qui a si violemmentsecou notre
pays, dsormais "Zijen ne sera pCus
comme avant". Certain y voient mme
l'avnement d'une nouvelle socit.
Peut-tre ont-ils raison, car les vne-
ments .que nous nous avons vcus ont
surprise, plus d'un, tant par leur ampleur
que par leur profondeur. Mais il serait
prmatur d'en tire des conclusions d-


finitives et de croire que l'ordre cono-
mique et social faonn par deux si-
cles d'esclavage et pratiquement fig
depuis l'abolition puis la dpartementa-
lisation s'en trouvera boulevers. L'em-
preinte de notre douloureuse histoire
pse si lourdement dans la structuration
de notre socit et de notre conomie
qu'elle ne pourrait tre soudainement
efface par cette lame de fond, si puis-
sante soit-elle qui vient de balayer la


crote qui masquait toutes les plaies
mises vif aujourd'hui.
D'un ct, les privileges conomiques
exorbitant des bks, la permanence
des prjugs raciaux de cette caste
soucieuse de sauvegarder la "puret de
sa race" et l'intgrit de son patrimoine,
la mainmise d'une poigne de grands
patrons sur l'conomie du pays ainsi
que la lourde responsabilit de l'Etat
plus enclin satisfaire l'apptit de profit








Jed 19 Mars'009- J c n'12 -


de ce patronat toujours plus avide
d'exonrations sociales et fiscales.
De l'autre cette exigence de justice so-
ciale, d'amlioration des conditions de
vie des plus dmunis, mais aussi,
mme chez les classes dites
moyennes, cette prise de conscience
d'une dpossession de notre patrimoine
amplifie par une prise de conscience
identitaire grandissante.
Certes, la satisfaction des revendica-
tions salariales et de pouvoir d'achat
portes par le "Collectif du 5fvrier"
permettra bref dlai d'attnuer cer-
taines injustices et de soulager bien des
misres, de mettre un peu de baume au
ceur de ceux qui ont tant de mal join-
dre les deux bouts.
Mais d'autres revendications plus fon-
damentales car touchant la refonda-
tion de notre socit et de
notre conomie mmes ac-
tes par toutes les parties
seront, de toute evidence
plus longues et plus diffi- ..
ciles mettre en ouvre car
elles imposent des remises
en cause de bien des sch-
mas mentaux, bien des
comportements tant indivi-
duels que collectifs.
La crise nous en a-t-elle
bien fait prendre
conscience ? Annonce-t-
elle vritablement la nais-
sance de cette Martinique
nouvelle que la majority de
nos compatriotes appellent
de leurs voux ?
Par del leur finalit premiere de d-
monstration de la puissance du mouve-
ment et de soutien massif aux membres
du "Collectif' engags dans ces diffi-
ciles ngociations, les gigantesques
manifestations populaires ont eu l'im-
mense mrite, bien plus que le carna-
val, d'avoir ralis un brassage social
d'ampleur sans prcdent. Car c'est
sans masque, visage dcouvert, que
quotidiennement des milliers de Marti-
niquais de toutes conditions et de toutes
"couleurs" se sont retrouvs, ont dfil
ensemble se sont donn la main, repre-
nant les mmes slogans contre ceux
qu'ils avaient enfin identifies pour des
raisons diverse comme faisant parties
du mme cartel de la "pwofitasyon". Et
que de discussions souvent passion-
nes sur l'impasse actuelle dans la-
quelle se trouve notre socit et sur cet
avenir dfinir et btir en commun !
Que de determination dans leur enga-
gement d'aller jusqu' la victoire et dans
leur souhait de changer les choses en
profondeur !


Oui, la crises aura contribu faire tom-
ber certaines barrires sociales et cer-
tains prjugs. Comme celui entretenu
par les ennemis de la classes ouvrire
qui ont tolujours cherch opposer les
fonctionnaires aux autres salaries. Les
premiers tant prsents comme des
privilgis, l'origine de la grve gn-
rale qui ruinerait l'conomie et qui p-
naliserait les autres salaries.
Pourtant, aprs quatre semaines le
movement n'a rien perdu de sa popu-
larit, comme le prouve la manifestation
du vendredi 27 fvrier qui a rassembl
plus de 5000 personnel ou l'ampleur de
la colre populaire face en reaction la
provocation des bks et du patronat
pour tenter de briser le movement.
C'est une certitude que dsormais la
majority de nos compatriotes rejettent le


Vers une socit plus humaine et plus solidaire

vieux clich qui accusait les dfenseurs
de la cause ouvrire de "prendre pays en
otage". Le movement a permits au peu-
ple de comprendre que c'taient les
"pwofiteurs"qui avaient fait main base
sur leur pays.
De plus en plus sont ceux qui les regar-
dent comme des soldats du people qui,
'rejetant l'gosme de certain parvenus
qui se sont rfugis dans leur confort
matriel ou pire ont choisi le camp des
ennemis de la classes ouvrire, ont pr-
fr mettre leurs connaissances au ser-
vice de ceux qui, abandonns leur
sort seraient broys par leurs patrons.
Tous reconnaissent aujourd'hui le rle
irremplaable des syndicats don't l'ac-
tion est tant dcrie par le patronat.
Aprs tant d'annes durant lesquelles
ils ont t abreuvs de discours tendant
leur faire croire que la lutte des
classes tait finie, que patrons et sala-
ris avaient les mmes intrts, voil
qu'ils mesurent l'pret avec laquelle le
patronat dfend ses intrts de classes.
Beaucoup s'taient laisss bercer par le


discours tendant faire croire que nous
tions "tous croIes". Les voil ramens
la ralit par les propose racists d'un
des patriarches du "6antoustan"du Cap
Est don't le seul livre de chevet doit en-
core tre "Le Code noir".
Tous ces constats pourraient bien
-constitur les fondements de cette nou-
velle socit moins individualiste, plus
humaine. Tout au long de ces jours dif-
ficiles,les multiples actions en faveur,
des plus fragile et des plus dmunis
ont apport la preuve de la vivacit de
cet esprit de solidarity propre nos
compatriots.
La fermeture des grande surfaces a,
au moins temporairement dtourn
l'homme et la femme-caddie abonns
aux hypermarchs vers ces marchs de
proximity qui se sont mul-
tiplis aux quatre coins de
l'le, autant de nouveaux
Slieux de conviviality et
d'change. Elle a suscit
un rflexe de consomma-
tion plus identitaire. Occa-
sion pour beaucoup de
dcouvrir tous ces pro-
duits du pays abandonns
au profit de ceux venus
d'ailleurs, de redonner
la banane la place qu'elle
avait perdue dans nos as-
siettes et de monster la
capacity de nos agricul-
teurs de satisfaire en bien
plus grande parties les be-
soins du pays. Elle nous a
fait prendre conscience de notre trop
grande dpendance alimentaire notam-
ment vis--vis de l'extrieur et de l'ur-
gence. rorienter notre agriculture vers
la satisfaction prioritaire de nos propres
besoins. Elle nous a fait redcouvrir
l'utilit du bon vieux jardin crole qui a
permits nos parents de survive du
temps de l'amiral Robert. Elle a dmon-
tr que la vigilance populaire pouvait ra-
mener la raison les petits et nouveaux
"pwofiteurs" qui avaient allgrement fait
grimper les prix des denres de pre-
mire ncessit.

Oui, par del les souffrances imposes
aux uns et aux autres, cette crise a re-
model, ne serait-ce que provisoire-
ment la sociologie de notre people qui
semble amorcer un retour aux valeurs
plus traditionnelles, les plus fondamen-
tales de notre socit. Puissions-nous
continue creuser ce sillon-l pour que
la moisson soit demain la hauteur des
espoirs nourris aujourd'hui.
Georges ERICHOT











Connatre [histoire pour com6attre fe racism :

COLONISATION, ESCLAVAGE ET RACISM


La Martinique doit s'assumer comme socit multiracial


L'indignation provoque par les propos
d'Alain Huyghes-Despointes dans le do-
cumentaire "Les nouveau matres de la
9Martinique" est comprhensible et jus-
tifie, mais le racism qui transparat
dans de tels propose n'a rien de surpre-
nant, tellement les Bks ont t nour-
ris durant des gnrations de la
conviction que les Noirs constituaient
une race infrieure, ou pire, qu'ils
n'taient que des animaux et des mar-
chandises ayant pour unique vocation
d'enrichir leurs matres blancs, et tra-
vers ces derniers, la mtropole colo-
niale.
L'esclavage, source principal de ce ra-
cisme, est une pratique universelle, trs
ancienne, qui a t systmatise par les
Europens en Amrique, ce continent
"dcouvert" par Christophe Colomb le
12 octobre 1492 pour le compete des
"pis Catihoiques" d'Espagne. Colomb,
faisant route vers l'ouest dans l'intention
d'atteindre les Indes, a entrepris un
long, incertain et prilleux voyage qui
devait l'amener en ralit "dcouvrir"
un "nouveau monde" peupl d'hommes
qu'il a appels "Indiens". De ce fait,
l'Espagne a t le premier pays euro-
pen conqurir et coloniser ce "nou-
veau monde", bientt baptis Amrique,
et y introduire l'esclavage des Noirs.
Il est important de rappeler qu'il y avait
des esclaves dans la Pninsule Ib-
rique (Espagne et Portugal) bien avant
1492. Certain taient roirs, mais il y
avait aussi des Blancs: Maures et Ber-
bres. Et c'est tout naturellement que


les seigneurs espagnols qui partirent
conqurir l'Amrique emmenrent avec
eux leurs esclaves domestiques. Ce-
pendant, surgit trs tt l'obsession de la
la "puret", en l'occurrence celle de la
foi. En effet, le 3 septembre 1501, la
couronne espagnole donna Nicolas
de Obando, gouverneur de l'lle Espa-
gnole (celle que se partagent actuelle-
ment Hati et la Rpublique
Dominicaine), des instructions tendant
interdire l'entre des Juifs, des
Maures et des Conversos (Juifs conver-
tis -de force le plus souvent-au catholi-
cisme) et favoriser celle des Noirs
chrtiens.
La conqute et la colonisation de l'Am-
rique par l'Espagne se ralisent au XVI
me sicle. Les guerres, les mauvais
traitements, des maladies nouvelles ap-
portes de l'ancien monde provoqu-
rent une vritable hcatombe parmi les
Indiens. Cette brutale baisse dmogra-
phique, la ncessit de faire fructifier les
colonies, l'existence depuis trs long-
temps d'un commerce d'esclaves afri-
cains contrl par des marchands
arabes, amenrent les Espagnols im-
porter un nombre sans cesse croissant
d'Africains rduits en esclavage. Les
autres pays de l'Europe de l'Ouest se
lancrent leur tour dans l'aventure co-
loniale, certain se spcialisant dans la
traite ngrire et tous faisant de l'es-
clave africain le pilier du systme colo-
nial qui se mit progressivement en place
sur tout le continent et se structure par-
tout de manire identique. C'est ainsi
que les Africains et leurs descendants


se sont retrouvs contraints de travail-
ler dans des conditions inhumaines
dans les mines, l'agriculture, l'levage,
ou encore en quality de domestiques,
d'artisans, de bourreaux, de musicians,
et qu'ils ont aussi t utiliss comme
conquistadores pour soumettre l'Indien
au pouvoir de l'Europen.
Paradoxe et hypocrisie du systme co-
lonial : ces Africains, appels Ngres,
bien que dshumaniss, exploits ou-
trance, et mpriss, se devaient d'tre
baptiss, pour le salut de leur me.
Lorsque la France prit possession de la
Martinique et de la Guadeloupe en
1635, le systme colonial mis en place
et structure par l'Espagne avait dj
plus d'un sicle d'existence. Les colons
franais disposaient donc d'un modle
don't ils pouvaient s'inspirer et qu'ils co-
pirent, non sans faire preuve d'origina-
lit.
Pour nous limiter au problme du ra-
cisme qui nous intresse plus particu-
lirement dans cet article, nous allons
prendre l'exemple d'un pays d'Am-
rique Latine don't la population est rpu-
te pour tre majoritairement mtisse et
indienne, mais o l'existence d'une
communaut noire est une ralit vi-
vante mme si elles est gnralement
passe sous silence ou ignore. Nous
voulons parler du Mexique, o outre les
esclaves africains il y a eu des esclaves
imports des Philippines. C'est ce que
rvle le passionnant ouvrage La po-
blacion negra de Mxico, de Gonzalo
Aguirre Beltran (Mxico, Fondo de Cul-
tura Economica, Coleccion Tierra
Firme, 1984 / premiere dition: 1946).
En le lisant, on est stupfait de voir
comment l'poque colonial les
Blancs racistes se sont ingnis clas-
ser les individus en function de la cou-
leur de leur peau, de la texture de leurs
cheveux, du degr rel ou suppos de
leur impuret racial.
La population colonial mexicaine -
comme celle des autres colonies espa-
gnoles d'Amrique tait divise en
"castes". Selon Gonzalo Aguirre Lopez,
les Blancs taient appels "espagnos",
et quand on faisait rfrence leur cou-
leur on ne disait jamais Blancc" mais
bermejo, mot significant vermeill'. On
distinguait deux types de Noirs: les ate-
zados ou retintos, peau trs noire, et
les amembrillados, peau plutt claire,
tirant sur le jaune. Parmi ces derniers,
on distinguait, en pregnant en compete la








Jeudi 19 Mars 209 -u.1


texture des cheveux, les cafres de
pasa, qui correspondent nos "ng tt
grennen", et les merinos, don't les che-
veux rappellent la laine des moutons
mrinos. Il y avait, en function de la cou-
leur de la peau et du degr rel ou sup-
pos de mtissage, cinq categories de
Multres : le. mulato blanco (multre
blanc, mtis de Blanc et de Noir), ap-
pel aussi mulato claro ; le mulato mo-
risco (multre morisque, issu de l'union
d'un Blanc et d'une Multresse blanche;
le mulato prieto (multre brun, peau
presque noire) ; le mulato pardo (mul-
tre brun, peau plus claire que le
prieto); le mulato Jobo (multre loup,
mtis d'Indien et de Noir). Le terme
mestizo, qui dsigne normalement le
mtis d'Indien et de Blanc, a t tendu
d'autres categories de sang-ml, et
ainsi on en est arriv une classifica-
tion en cinq categories: mestizo blanco,
mestizo castizo, mestizo prieto, mestizo
pardo, mestindio.
L'incroyable abondance de ces dno-
minations raciales et racists a finale-
ment ncessit une simplification et le
recours des euphmismes. Ainsi les
Noirs, toutes categories confondues,
ont-ils t appels morenos (bruns), les
Multres pardos, tandis que les mesti-
zos ont continue s'appeler mestizos .
Quant aux Blancs, ils se sont trouvs di-
viss en deux sous-catgories: les "Es-
pagnols europens" et les "Espagnols
amricains".Gonzalo Aguirre Beltran
prcise propose de ces deux dernires
categories de Blancs : "Quand [afin


de la vice-royaut la distinction et le res-
sentiment entire ces deuw castes devinrent
pCus manifestes, les Espagnols amricains
adoptrent Ce qualificatif de criollos, mot
qui auparavant tait rserv presque ex-
ciusivement auxNVoirs, et donnrent aux
Espagnol europens le qual ficatifde ga-
clupines, charge dune forte intention p-
jorative (page 174).
C'est pour nous l'occasion de rappeler,
avec Joan COROMINAS, l'auteur du
Diccionario de la Lengua Castellana
(Madrid, Editorial Gredos,1961) l'origine
du terme espagnol criollo, don't drive le
mot "crole". Criollo (prononcer: kriolio
ou krioyo), attest ds 1590, est une
adaptation du portugais crioulo (pro-
noncer: kriolou), mot qui a d'abord si-
gnifi : "esclave qui nat dans la maison
de son matre", puis "Noir n dans les co-
fonies", avant de designer finalement "Ce
Blanc n dans [es colonies".
Au Mexique donc, la fin de l'poque
colonial, les "Espagnols amricains"se
proclamrent criollos, ignorant manifes-
tement la signification originelle du mot.
Dans le plupart des autres pays his-
pano-amricains, o l'on distinguait les
Noirs criollos, ns dans la colonie, des
Noirs bozales imports d'Afrique, les
Blancs "amricains" finirent par se pr-
tendre les seuls Criollos, prtention qui
n'est pas sans rappeler celle des ac-
tuels citoyens des Etats-Unis d'Am-
rique voulant se faire passer pour les
seuls Amricains. Les Bks des An-


tilles franaises adoptrent une posture
idologique identique celle des Blancs
croles d'Amrique Hispanique, aveu-
gls par le mme racism, la mme ob-
session de la prtendue puret de la
race.
L'ironie de l'histoire est qu'ils ignoraient
- et continent d'ignorer que le Crole
tait au dpart un Ngre, un esclave,
c'est--dire cet tre human qu'ils ont
dshumanis, trait comme une bte et
une merchandise, alors mme que
l'glise catholique, leur complice, impo-
sait qu'il ft baptis et vanglis.
Les Bks d'aujourd'hui, bien qu'ils
continent de constituer une "caste", ne
sont pas responsables des crimes de
leurs anctres, ce qui ne les dispense
pas de I' obligation de mettre leur puis-
sance financire et conomique, leur
savoir-faire, au service du dveloppe-
ment de la Martinique, de contribuer
la lutte contre la vie chre, don't ils sont
en parties responsables en tant que
classes social dominant.
Il est salutaire qu'un grand nombre
d'entre eux aient condamn publique-
ment par prudence ou avec sincrit -
la declaration racist d'Alain Huyghes-
Despointes, mme si nous savons leur
propension "protger la race", s'iso-
ler dans leurs ghettos de luxe.
Le racism commence corrompre les
esprits ds l'enfance, et c'est donc ds
l'enfance qu'il faut le combattre. Que
tous les racists en soient conscients et
commencent leur cure de dsyntoxica-
tion.
M. Belrose


CUBA : REPOSITIONNEMENT FACE LA CRISE


Raoul Castro ( G) en compagnie de Dmitry Medvede
Le ministre cubain du commerce ext-
rieur fusionne avec celui de la coopra-
tion conomique. Le ministre de
l'industrie de la pche intgre celui de
l'industrie alimentaire... Ces restructu-


rations de l'appareil gouver-
nemental s'accompagnent
d'un vaste movement des
cadres touchant onze minis-
tres tandis qu'un vice-prsi-
dent (sur douze) quite le
gouvernement. Parmi les
changements les plus remar-
qus on note le remplace-
ment de Felipe Perez Roque,
ministry des relations ext-
rieures et celui de Carlos
Lage, linitiateur des r-
formes de 1990 (la priode
v ( D) spciale) qui cependant n'en
reste pas moins vice-prsi-
dent du Conseil d'Etat.
Ce bouleversement des instances gou-
vernementales, dcid par le Conseil
d'Etat et approuv par le Bureau Poli-
tique du Comit Central du Parti com-


muniste cubain, se situe pleinement
dans la ligne des dclarations formules
par. Raoul Castro le 24 fvrier de l'an
dernier et visent doter Cuba de struc-
tures tatiques plus compactes et plus
efficientes.
Ces. premiers et important change-
ments tmoignent galement d'une vo-
lont marque de prparer le pays
pouvoir faire face de manire optimale
aux profonds bouleversements atten-
dus de la virulente crise mondiale qui
dvaste actuellement notre plante. Ils
prfigurent dj le vaste plan de re-
structuration et de rformes revenues
indispensable dans le context actuel
de dsintgration du modle cono-
mique no-libral et l'mergence de
nouveaux rapports de force l'chelle
plantaire.
K Solaris









NiG Jeudi 1 a
1 O


AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'une acte sous seing priv
en date Fort-de-France (97200) du 30
janvier 2009, il a t constitu une socit
prsentant les caractristiques suivantes:
Denomination social : 2MJR
forme social: socit responsabilit li-
mite,
sige social : 47 rue Schoelcher
97215 Rivire sale
Objet social : cole de conduite automo-
biles, moto cycles, en gnral tous engines
Dure de la socit : 99 annes comp-
ter de la date de l'immatriculation de la
socit au registre du commerce et des
socits,
Capital social: 1 000uros
Grance : Monsieur JOSEPH-ROSE
Marcel Guillaume
Bas Mission 23 rue Pierre ZOBDA QUIT-
MAN 97232 LE LAMENTIN
Immatriculation de la socit au registre
du commerce et des socit de Fort-de-
France
Pour avis et mention FB 0880
AVIS DE CONSTITITUTION
Par acte sous seing priv il a t consti-
tu le 10 mars 2009, une SARL uniper-
sonnelle: SUPRADOM
au capital de 1 500.00uro
Sige social :107 rue Petit Pavois
Pointe des Ngres 97200 Fort-de-
France
objet : Intermdiaire en biens d'quipe-
ments intrieur et extrieur de la maison
et la vente ou la location de products in-
formatiques et lectronique
Dure : 99 ans computer de l'immatricu-
lation au RCS de Fort-de-France
Grant Philippe MEYNIAC
Pour avis le grant FB 0881
AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous SSP, il se constitute la so-
cit
Denomination social : SENSATION
Forme Entreprise Unipersonnelle res-
ponsabilit limite
Capital : 500C
sige social : lotissement Zamana
97229 LES TROIS ILETS
Objet : Ballade en mer Transfert
Dure : 20 annes
Grant: Monsieur ANGELE Jacky
lot Zamana 97229 LES TROIS ILETS
Le grant FB 0882
AVIS DE LIQUIDATION TOTAL
FANTAGOLD
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITE EN LIQUIDATION
AU CAPITAL DE 7 500CURO
SIGE SOCIAL : 23 CENTRE COM-
MERCIAL PLACE D'AIMES
97232 LAMENTIN
RCS FORT-DE-FRANCE
B 407 502 632
Suivante dlibration de l'assemble g-
nrale ordinaire du 31/ 07/2008, les as-
socis ; aprs avoir entendu le rapport du
liquidateur ont approuv les comptes de
liquidation, ont donn quitus au liquida-
teur et l'ont dcharg de son mandate, ont
dcid la rpartition du produit net de la li-
quidation puis ont prononc la clture des
operations de liquidation
les comptes de liquidation seront dpo-
ss au RCS de Fort-de-France
Pour avis le liquidateur FB 0883
AVIS DE TRANSFER
DE SIEGE DE LA SOCIETY
BOUM
SOCIT RESPONSABILIT
LIMITED
CAPITAL SOCIAL : 1 000
SIGE SOCIAL: CENTRE
COMMERCIAL PLACE D'ARMES
97232 LE LAMENTIN
505 097 881 RCS FORT-DE-FRANCE
Aux terms du procs verbsi de I'assem-


ble gnrale extraordinaire du
12/03/2009, il rsulte que la sige social
a t transfr centre commercial place
d'armes
97232 LE LAMENTIN computer du :
01/11/2008, l'article 4 des status a t
modifi en consequence
sige social: ancienne mention: ZAC de
Duprey Artimer 97290 LE MARIN
Nouvelle mention : centre commercial
place d'Armes 97232 LE LAMENTIN
pour avis et mention FB 0884
AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
COMPAGNIE DE DITTIQUE
DE PERRINON
SARL AU CAPITAL DE 10 000
SIGE: 40, BLD DU GNRAL DE
GAULLE
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS FDEF 508 670 239
Par acte unanime en date du 15 dcem-
bre 2008, les associs de la socit don't
les rfrences figurent en tte de la pr-
sente announce ont pris acte de la dmis-
sion du grant nomm son remplaant
ces decisions modifient ainsi la prc-
dente parution lgale
grant: ancienne mention
David CYPRIA
demeurant: residence Bleu Passion
97233 SCHOELCHER
nouvelle mention : Jacqueline CYPRIA
demeurant : Imm Foyal 2000 rue Gveur
Ponton 97200 Fort-de-france
pour avis et mention FB 0885
AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
COMPAGNIE DE DITTIQUE
DU MARIN
SARL AU CAPITAL DE : 10 000
SIGE : 40 BLD DU GNRAL DE
GAULLE
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS F-DE-F 498 719509
Par acte unanime en date du 15 dcem-
bre 2008, les associs de la socit don't
les rfrences figurent en tte de la pr-
sente announce ont pris acte de la dmis-
sion du grant nomm son remplaant
Ces decisions modifient ainsi la prc-
dente parution lgale
Grant: ancienne mention
David CYPRIA
demeurant: Rsidence Bleu Passion
97233 SCHOELCHER
Nouvelle mention:
Jacqueline CYPRIA
demeurant : Irfm Foyal 2000 rue Gveur
Ponton 97200 Fort-de-france
pour avis et mention FB 0886
AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
CARIBENNE DE DITTIQUE
ET DE SANTE
SARL AU CAPITAL DE: 10 000O
SIGE : IMM FOYAL 2000 RUE DU
GOUVERNEUR PONTON -
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS F-DE-F 491 511 747
Par acte unanime en date du 15 dcem-
bre 2008, les associs de la socit don't
les rfrences figurent en tte de la pr-
sente announce ont pris acte de la dmis-
sion du grant nomm son remplaant
Ces decisions modifient ainsi la prc-
dente parution lgale
Grant: ancienne mention
David CYPRIA
demeurant : Rsidence Bleu Passion
97233 SCHOELCHER
Nouvelle mention :
Jacqueline CYPRIA
demeurant : Imm Foyal 2000 rue Gveur
Ponton 97200 Fort-de-france
pour avis f mention FB 0887
AVIS DE CHANGEMENT DE GRANT
COMPAGNIE DE DISTRIBUTION
CARIBENNE
SARL AU CAPITAL DE : 7 500C
SIGE : IMM FOYAL 2000


RUE DU GOUVERNEUR PONTON
97200 FORT-DE-FRANCE
RCS F-DE-F 481 662 856
Par acte unanime en date du 15 dcem-
bre 2008, les associs de la socit don't
les rfrences figurent en tte de la pr-
sente announce ont pris acte de la dmis-
sion du grant nomm son remplaant
Ces decisions modifient ainsi la prc-
dente parution lgale
Grant : ancienne mention
David CYPRIA
demeurant : Rsidence Bleu Passion
97233 SCHOELCHER
Nouvelle mention :
Jacqueline CYPRIA
demeurant : Imm Foyal 2000 rue Gveur
Ponton 97200 Fort-de-france
pour avis et mention FB 0888
AVIS DE GERANCE MANDATE
Par acte en date du 25 novembre
2008, la socit compagnie de distribu-
tion Caribenne SARL sise Immeuble
Foyal 2000 rue du Gouverneur Ponton
97200 Fort-de France
immatricule au RCS
F-de-F 481 662 856, donne en grance
mandate titre exclusif la compagnie de
dittique de Perrinon
sise 40 bld du gnral de Gaulle fort de
France immatricule au RCS
F-de-F n" 508 670 239, d'exploiter le
fonds de commerce lui appartenant situ
au centre commercial cour Perrinon
Fort-de-France
Pour avis la grance FB 0889
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seeing priv en
date du 12 mars 2009 fort de France, il
a t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes
Denomination social :
CIDANTILLES TAL
forme social : Socit en Nom Collectif
Capital social : 100 Curo
sige social: cit Dillon 483 avenue Vic-
tor Corridun
97200 Fort-de-France
objet social : location simple et de longue
dure de matriels pour le transport le b-
timent et les travaux publics
Dure: 99 ans (quatre vingt dix neuf ans)
computer de son immatriculation au re-
gistre commerce et des socits, sauf
dissolution anticipe ou prorogation
Associ- grant : la socit CARAIBES
INVESTISSEMENT DEVELOPPEMENT
SARL au capital de 10 000uro cit
Dillon 483 av Victor Coridun
97200 Fort-de-France RCS fort de
France B 435 179 460 don't le reprsen-
tant lgal est Monsieur Grard MARAN
ASSOCIE : Monsieur Grard MARAN
n le 25 mai 1957 Saint Esprit (Marti-
nique) de nationalit franaise et demeu-
rant cit batelire bt C 4 appt 739 -
97233 SCHOELCHER
La socit sera immatricule au Registre
du commerce et des socits de Fort-de-
France
Pour avis La grance FB 0890
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 12 mars 2009 fort de France, il
a t constitu une socit prsentant les
caractristiques suivantes
Denomination social :
CIDANTILLES IVM
forme social : Socit en Nom Collectif
Capital social: 100 Curo
sige social: cit Dillon 483 avenue Vic-
tor Corridun
97200 Fort-de-France
objet social : location simple et de longue
dure de matriels pour l'imprimerie de
labeur
Dure: 99 ans (quatre vingt dix neuf ans)
computer de son immatriculation au re-


gistre commerce et des socits, sauf
dissolution anticipe ou prorogation
Associ- grant : la socit CARAIBES
INVESTISSEMENT DEVELOPPEMENT
SARL au capital de 10 000Curo cit
Dillon 483 av Victor Coridun
97200 Fort-de-France RCS fort de
France B 435 179 460 don't le reprsen-
tant lgal est Monsieur Grard MARAN
ASSOCIE: Monsieur Grard MARAN
n le 25 mai 1957 Saint Esprit (Marti-
nique) de nationalit franaise et demeu-
rant cit batelire bt C 4 appt 739 -
97233 SCHOELCHER
La socit sera immatricule au Registre
du commerce et des socits de Fort-de-
France
Pour avis La grance FB 0891
AVIS DE CONSTITUTION
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date du 7 mars 2009, il a t institu une
socit prsentant les caractristiques
suivantes
FORME : socit responsabilit limite
Denomination : M 2AH Martinique Assis-
tance l'amlioration de l'habitat
Sige social immeuble ZEPISS '3
5 rue Isole Norbert
97215 RIVIERE SALEE
Objet : service de gestion pour project de
construction amlioration rehabilitation
soit l'assistance administrative, financi-
re, technique et commercial pour les
particuliers et le entreprises, matrise
d'oeuvre accompagnement social
Dure: 50 ans
Capital : 2T00O
Grance : Madame Patricia MARIE
SAINTE demeurant Avenue Pasteur Voie
n 3 bis mason n 3
9720 Fort-de-France
Immatriculation au registre du commerce
et des socits de Fort-de-France
pour avis le grant FB 0892
AVIS DE CONSTITUTION
Avis est donn de la constitution d'une
socit prsentant les caractristiques
suivantes
Denomination social :
SINEL CALL CENTER
Forme : socit responsabilit limite
unipersonnel
Capital : SEPT MILLE CINQ CENT
EUROS
Sige social: Lot Gondeau 97212 SAINT
JOSEPH
Objet social : Centre d'APPEL
Dure 90 annes computer de son im-
matriculation au registre du commerce et
des socits
Grance Monsieur LACAVALERIE RO-
DRIGUE
demeurant: gondeau
97212 SAINT JOSEPH
lot Gondeau Monrose bt Hispagniola
porte 12
immatriculation au registre du commerce
et des socits de fort de France
Pour avis et mention FB 0893
AVIS D'AUGMENTATION
DU CAPITAL SOCIAL
SCI BERN INVEST
SOCIT CIVIL AU CAPITAL
DE 550 000.00URO
SIGE SOCIAL : FORT-DE-FRANCE
(97200 MARTINIQUE)
11 LOTISSEMENT BARDINET
RCS FORT-DE-FRANCE 451 961 148
L'assemble gnrale du 31 dcembre
2008 a dcid une augmentation du ca-
pital
Ancienne mention capital : 550 000Curos
nouvelle mention capital: 1 000 000
Pour avis Le grant FB 0894
AVIS DE CONSTITUTION
En date du 15 fvrier 2009, il a t consti-
tue une socit civil
Prsentant les caractristiques suivantes












Denomination : SCCV REGINA
Sige: 11 rue des arts et Mtiers immeu-
ble advantage bt A3
ZFU Dillon stade 97200 Fort-de-France
Objet: l'acquisition d'un terrain btir afin
de procder l'dification d'un immeuble
usage d'habitation, la vente en totalit
ou par fraction dudit immeuble
Dure : 99 annes
capital: 10 000.00C
Grant Monsieur Marius MEZEN
Adresse : quarter Gillot -
97240 LE FRANCOIS
immatriculation au registre du commerce
en course
Pour avis le grant FB 0895
AVIS DE DISSOLUTION
Par decision d'acte sous seing priv le 01
mars 2009 de la EURL KAY ADRIEN au
capital de 7 500.00C
don't le sige social est Qua Fort
97250 SAINT PIERRE
il a t dcid la dissolution anticipe de
ladite socit computer le 01 mars 2009,
le mandataire est Monsieur JUBERT
Marc Andr (qua Fort 97250 SAINT
PIERRE) FB 0896
AVIS DE CONSTITUTION
Par acte sous seing priv il a t consti-
tu le: 11 mars 2009 une S.A.R.L capi-
tal variable unipersonnelle dnomme :
HELIOS
au capital social de: 7 622uro en num-
raire
sige social : Bel Event 97226 Le Morne
Vert
Objet social: Installation et le dpannage
de toutes installations lectriques et
toutes autres activits se rapportant
Dure : 99 ans
Grant : M REYNARD Patrick, demeu-
rant : Bel Event 97226 Le Morne Vert
Pour avis le grant FB 0897
AVIS D'ANNONCE LGALE
Aux terms d'un acte sous seing priv en
date GUSTAVIA du 11 Dcembre 2008
enregistr la Recette des Impts de
Basse-Terrre le 6 janvier 2009, Borde-
reau 2009/7 case n9
La socit "BUBBLES"
Socit par Actions Simplifie au capital
de 37 000 euros
Dont le sige social est sis MARIGOT
97133 SAINT-BARTHELEMY et qui est
immatricule au Registre du Commerce
et des Socits de BASSE-TERRE sous
le numro
B 493 296 347
A confi en location-grance :
La socit "JLS SAINT BARTH"
Socit Responsabilit Limite au ca-
pital de 7 500 euros
Dont le sige social est sis GUSTAVIA
- Rue de la Colline 97133 SAINT-BAR-
THELEMY
Et qui est immatricule au Registre du
Commerce et des Socits de BASSE-
TERRE sous le numro B 500 515 333
L'exploitation d'un fonds de commerce de
bar, dancing, discotheque exploit
SAINT-BARTHELEMY (97133) GUSTA-
VIA, pour lequel le Bailleur est immatri-
cul au Registre du Commerce et des
Socits de Basse-Terre sous le numro
B 493 296 347 pour une dure expirant le
14 dcembre 2010 et renouvelable pour
une dure d'un an.
POUR AVIS FB 0898
CACEM
AVIS RECTIFICATIF
REPORT DE DATE
SECTION I : POUVOIR ADJUDICATEUR
Ct d'Agglo du centre de la Martinique,
Immeuble Cardinal Chateauboeuf Est
B.P 407,
97204 Fort-de-France
Tl. : 05 96 75 82 72


Fax : 05 96 75 87 06.
Point de contact: M. Pierre SAMOT, Pr-
sident de la CACEM.
E-mail : infos@cacem-mq.com.
Adresse(s) internet: Adresse gnrale du
pouvoir adjudicateur
http://www.cacem.org.
SECTION Il: OBJET DU MARCH
Intitul attribu au march par le pouvoir
adjudicateur/l'entit adjudicatrice :
Accord-Cadre relatif l'achat de fourni-
tures de bureau et de papers.
Description succincte du march ou de
l'acquisition/des acquisitions:
Fourniture et livraison de : matriel de bu-
reau, cahiers, rangement, classement.
Classification CPV (vocabulaire commun
pour les marchs publics) :
30192000, 39292400, 30192700,
30197120, 24910000.
SECTION IV: PROCEDURE
Type de procedure : Ouverte.
Numro de rfrence attribu au dossier
par le pouvoir adjudicateur/l'entit adjudi-
catrice : 2008/58/DGA1/AC.
Date d'envoi de l'avis original : 15 janvier
2009.
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS
COMPLEMENTAIRES
Le present avis implique une rectification.
Date rectifier dans l'avis original : Date
limited de reception des offres
Au lieu de : 2 mars 2009 12:00
Lire : 7 avril 2009 12:00
DATE D'ENVOI DU PRESENT AVIS: 13
mars 2009 FB 0899
CACEM
AVIS RECTIFICATIF
REPORT DE DATE
SECTION I: POUVOIR ADJUDICATEUR
Ct d'Agglo du centre de la Martinique,
Immeuble Cardinal Chateauboeuf Est
B.P 407,
97204 Fort-de-France
Tl. : 05 96 75 82 72
Fax: 05 96 75 87 06.
Point de contact: M. Pierre SAMOT, Pr-
sident de la CACEM.
E-mail : infos@cacem-mq.com.
Adresse(s) internet: Adresse gnrale du
pouvoir adjudicateur
http://www.cacem.org.
SECTION II : OBJET DU MARCH
Intitul attribu au march par le pouvoir
adjudicateur/l'entit adjudicatrice :
Amnagement intrieur des bureaux de
la CACEM : furniture de mobiliers int-
rieurs et extrieurs menuiseries d'agen-
cement.
Description succincte du march ou de
l'acquisition/des acquisitions :
Tables, chaises, vases, parasols, fau-
teuils, rangements salle de runion,
banques d'accueils, habillages de po-
teaux.
Classification CPV (vocabulaire commun
pour les marchs publics) : 39100000,
39156000.
SECTION IV: PROCEDURE
Type de procedure: Ouverte.
Numro de rfrence attribu au dossier
par le pouvoir adjudicateur/l'entit adjudi-
catrice : 2008/61/DGA3/AO.
Date d'envoi de l'avis original : 8 janvier
2009.
SECTION VI : RENSEIGNEMENTS
COMPLEMENTAIRES
Le present avis implique une rectification.
Date rectifier dans l'avis original : Date
limited de remise des offres
Au lieu de : 19 fvrier 2009 12:00
Lire : 31 mars 2009 12 heures
DATE D'ENVOI DU PRESENT AVIS : 13
mars 2009. FB 0900
CACEM
AVIS RECTIFICATIF
DE L'AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
REPORT DE LA DATE


ANUGE Lc&LE ed 9Mr 09-Jsien1 aeL


DE REMISE DES OFFRES
1) Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur :
CACEM Communaut d'Agglomration
du Centre de la Martinique
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
BP 407
97204 FORT-DE-FRANCE
Tel.: 05 96 75 82 72
Fax : 05 96 75 87 06
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse internet: http://www.cacem.org
2) Personne responsible du march :
Monsieur Pierre SAMOT
President de la CACEM
3) Mode de passation :
Procedure adapte
4) Type de march : Services
5) Intitul du march :
Conception et ralisation d'un portail in-
ternet de l'innovation pour le compete de
la CACEM
6) Date d'envoi de l'Avis d'appel public
la concurrence initial :
15 Dcembre 2008
7) Date limited de reception des offres :
La date de remise des offres est reporte
du 06 Fvrier 2009 12 heures au
23 Mars 2009 12 heures
8) Date d'envoi de l'avis rectificatif la pu-
blication : 16 Mars 2009 FB 0901
CACEM
AVIS RECTIFICATIF
DE L'AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
REPORT DE LA DATE
DE REMISE DES OFFRES
1) Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur :
CACEM Communaut d'Agglomration
du Centre de la Martinique
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
BP 407
97204 FORT-DE-FRANCE
Tel.: 05 96 75 82 72
Fax : 05 96 75 87 06
Courriel: infos@cacem-mq.com
Adresse internet : http://www.cacem.org
2) Personne responsible du march :
Monsieur Pierre SAMOT
President de la CACEM
3) Mode de passation :
Procedure adapte
4) Type de march : Services
5) Intitul du march :
Prestations d'accueil et de gardiennage
du Centre d'Enfouissement Technique de
la Trompeuse
6) Date d'envoi de l'Avis d'appel public
la concurrence initial :
13 Janvier 2009
7) Date limited de reception des offres :
La date de remise des offres est reporte
du 06 Fvrier 2009 12 heures au
23 Mars 2009 12 heures
8) Date d'envoi de l'avis rectificatif la pu-
blication : 16 Mars 2009 FB 0902
CACEM
AVIS RECTIFICATIF
DE L'AVIS D'APPEL PUBLIC
A LA CONCURRENCE
REPORT DE LA DATE
DE REMISE DES OFFRES
1) Nom et adresse officials de l'organisme
acheteur:
CACEM Communaut d'Agglomration
du Centre de la Martinique
Immeuble Cardinal
Chateauboeuf Est
BP 407
97204 FORT-DE-FRANCE
Tel. : 05 96 75 82 72
Fax : 05 96 75 87 06
Courriel : infos@cacem-mq.com
Adresse internet : http://www.cacem.org
2) Personne responsible du march :
Monsieur Pierre SAMOT


President de la CACEM
3) Mode de passation :
Procedure adapte
4) Type de march : Services
5) Intitul du march :
Amnagement intrieur des bureaux de
la CACEM : amnagement floral stores
6) Date d'envoi de l'Avis d'appel public a
la concurrence initial :
29 Janvier 2009
7) Date limited de reception des offres :
La date de remise des offres est reporte
du 23 Fvrier 2009 12 heures au
14 Avril 2009 12 heures
8) Date d'envoi de l'avis rectificatif la pu-
blication : 16 Mars 2009 FB 0903
AVIS D'APPEL PUBLIC A LA
CONCURRENCE RECTIFICATIF
Identification de l'organisme qui passe le
march : Conseil Rgional de la Marti-
nique
Service Routier Rgional, Rue Gaston
Defferre Cluny 97200 Fort-de-France -
Martinique -Tl. : 0596-59-63-00 Tl-
copie : 0596-72-68-10
Adresse Internet : http://www.cr-marti-
nique.fr- rubrique "Marchs Publics"
Contact : le reprsentant du pouvoir ad-
judicateur :
Le President du Conseil Rgional de Mar-
tinique
Rfrences de parution de l'avis de mar-
ch initial : BOAMP A n 28 du
10/02/2009: announce n132
Procedure de passation : Procdure
adapte (art. 26 et 28 du Code des Mar-
chs Publics).
Intitul attribu au march : Travaux de
ripage provisoire du trac de la RN3 PR
15 Quartier La Mdaille.
Numro de rfrence du dossier
N3MEDAILLE-04-04
Caractristiques principles II s'agit no-
tamment de travaux comprenant :
Lot N"1 : Terrassement, assainissement,
chausse
- le dplacement de rseaux lectrique
priv et d'eau potable priv dans le cadre
de la liberation des emprises;
- les terrassements : 5.500 m3 de dblais
- la ralisation de nappes de gotextile
anti-contaminante et de enforcement :
5.100 m2;
- la ralisation de remblais renforcs
2.200 m3;
- la ralisation de couche de forme des
chausses: 2.000 m3 de GNT 0/31,5 ;
- la ralisation de tranches drainante :
240 m3 de matriaux drainants ;
- la ralisation de l'assainissement : 210
m de canalisations PVC, 250 m de fosss
btonns, 200 m de bordure en bton ;
-la ralisation d'accotements btonns :
200 m3 de bton.
Classification CPV :
- 45112000-5 "Travaux de fouille et ter-
rassement", IA10-6 "Modernisation"
- 45232130-2 "Travaux de construction
de canalisations d'eaux pluviales", IA10-6
"Modernisation"
Lot N"2 : Soutnement en paroi cloue,
drainage.
-la ralisation de soutnements en paroi
cloue : 950 m d'ancrage, 92 m3 de
bton project, 500 m de drains fors.
Classification CPV :
- 45262620-3 "Murs de soutnement",
IA10-6 "Modernisation".
Lieu principal d'excution des presta-
tions: Commune de Fort-de-France -
Code postal : 97200
Date limited de reception des offres :
Au lieu de : "02 mars 2009, 12 heures
Lire: 06 avril 2009, 12 heures"
Date d'envoi de l'avis la publication au
BOAMP et aux journaux d'annonces l-
gales locaux:
Le Lundi 16 mars 2009 FB 0904







Jeudi 19 Mars 2009 Justice n" 12 Page 16


hIGiVE GiNNi3&ALL


AMIS(ES) LECTEURS(RICES) DE


"JUSTICE"


Chers annonceurs
La grve gnrale entame le 5 fvrier
2009 ne nous a pas permis de vous ex-
pdier votre journal rgulirement.
Nous nous en excusons auprs de cha-
cune et de chacun d'entre vous et nous
sommes persuads de bnficier de
votre comprehension.
Ce movement social a entran l'adh-
sion de l'ensemble du people martini-
quais et notre journal qui a toujours
port ces luttes, a continue sa parution,
en dpit de nombreuses difficults. Il a
t present chaque semaine au coeur
de la mobilisation.
Les numros de cette priode (nos 6
11) sont disponibles au sige du jour-
nal, angle des rues Andr Aliker et


Emile Zola, Terres Sainville F-D-F (Tl :
05 96 71 86 83). Ils peuvent tre consul-
ts galement sur le site du journal :
http ://www.journal -justice-
martinique.com


Nous sommes de nouveau la disposi-
tion de nos annonceurs publics et pri-
vs pour continue notre collaboration.
La Direction de "Justice"
et le Comit de Rdaction


Les Unes de Justice pendant le movement du 5 fvrier 2009


UN PROTOCOLE DE SORTIE DE CRISE ACTANT DES AVANCEES


IMPORTANTES


M. Monrose et G. Joachim-Arnaud lisant le protocol

Le protocole de sortie de crise, sign le
samedi 14 mars en Martinique, acte les
accords dj obtenus lors des 37 jours
de ngociations depuis le dbut de la
grve le 5 fvrier et liste les sujets en-
core en discussion. Sur les 323 reven-
dications du Collectif, on dnombre
"236 points d'accord" (130 faisant l'objet
d'un accord immdiat, 106 faisant l'objet
d'un accord court terme ncessitant
des modifications rglementaires et l-
gislatives) et "87 points faisant l'objet
d'un examen complmentaire", selon
les terms du document. L'ensemble
des points fera l'objet d'un suivi dans le
cadre de comits thmatiques. Les
conclusions de ces comits de suivi se-
ront rendues publiques tous les trimes-
tres dans le cadre des runions du
comit de suivi gnral.


Principaux ac-
cords :
salaires : une
prime de 200
euros nets pour
les salaries du
priv gagnant
jusqu' 1,4 Smic
(47.000 per-
sonnes soit plus
de 60 % des sala-
ris du priv), et
des augmenta-
tions de salaires
pour ceux entire
1,4 et 1,6 Smic
(+4 %, 8.400 sala-
e du 14 Mars 2009 ris), et ceux au-
del de 1,6 Smic
(+2 %, 22.000 salaries). Cet accord est
applicable computer du 1er mars ;
prix : baisse de 20 % des prix de 400
articles de premiere ncessit (riz,
ptes, beurre, couches pour bb, etc.)
pour les magasins de la grande distri-
bution classique et de 102 products pour
les magasins Leader Price ;
baisse du prix du gaz 18 C ;
Contrle de la formation des prix ;
sant-social : investissement, creation
de places pour personnel ges et
handicapes, chancier de titularisa-
tions dans les hpitaux, plan de creation
de places dans l'hbergement d'ur-
gence et extension des 200 euros aux
agents non titulaires ;
agents territoriaux: extension de
l'accord sur les salaires aux agents non
titulaires et disposant d'un contract de
droit priv


- banques : nouvelles tarifications des
services bancaires, avec des offres en
direction de la clientle faibles res-
sources, des consolidations de crdits
taux prfrentiels ;
- baisse du prix des assurances ;
- logement social : baisse de 50 euros
du forfait des charges d par les loca-
taires ; gel des loyers HLM annulationn
de l'augmentation de janvier) ;
- education : blocage des postes va-
cants pour les jeunes martiniquais
contractuels et vacataires ;

Quelques sujets en discussion ou qui
vont tre discuts dans le cadre d'un ca-
lendrier de runions prvues initiale-
ment jusqu'au 27 mars :
- baisse des prix des pieces dtaches
automobiles;
- baisse des prix des matriaux de
construction, de l'eau, de l'lectricit,
des transports, de la tlphonie et d'ln-
ternet, ;
- Baisse des intrants en agriculture : en-
grais, products phytosanitaires, se-
mences, aliments pour animaux,
matriels de conditionnement, etc ;
- Augmentation des minimas sociaux et
retraites ;
- Tarif prfrentiel du transport pour les
tudiants, chmeurs et handicaps ;
- Priority l'embauche des jeunes mar-
tiniquais competence gale ;
- Ecole adapte aux ralits martini-
quaises ;
- A dfendre par les lus : l'Allocation
d'Autonomie spcifique pour les jeunes
de 18 25 ans.
A.G.




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