Group Title: Florida letters of Achille Murat, 1822-1841
Title: Transcript of Letter
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Title: Transcript of Letter
Physical Description: Archival
Language: French
Creator: Murat, Achille
 Subjects
Subject: Murat, Achille, 1801-1847.   ( lcsh )
Spatial Coverage: North America -- United States of America -- Florida -- Leon -- Tallahassee
North America -- United States of America -- Florida -- Jefferson -- Monticello
 Record Information
Bibliographic ID: UF00086427
Volume ID: VID00002
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
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Full Text



Nio 3 6

no 1
o;8Hn,:- la Decemnbre 1884
20 e ferrier 1886
%ep. 19 mara



Mon oher at resPrectable amii
J'ai. requ 11 a deux on 3 daoura votre aimable lettre da 19

iep>. de atte uanner et no sasrals passes pous exrprimeasr le plailar
qu'elle mn's caused. Aprs le croup de vent que 5'ai eprouv 11 m'est
infintmsnt. dorus atln >iaent on le bronillsa rd crnsence a se dasaiper

d'avIoir cOnnaissance deJ ma conservea. Jo as ants compable on rien
on ne voos hyant pas donne do mesB nonvelles. D'abord je noe savsai

pcas de. roa nonvollea0 et oU vous earire etr senaule m~a mare m'effroa
rzit tellemcent sur la maniere don't je l'arals on posalble que mae

.eoyarnt plus Queets qa am~als JtE'avaia rislal de rompre toutte
correspondaene aveo> l'Earope oe qtu'en effet ge flei, Jo nous re-
merole mnon oher2 ami d ocur mes comprlimients d'vouir iuitt 1'infamea Autricho et de vousa
trouver easse houreux pDor no vone occuper que de travanux litt-

rairles les plaue douxr dos team. GO quer voaaus me itae~ de vot+e famil*-
le me falt aUeal grand plaisir et Je vousa Prie de me tap>pelerr in-
dividuallemient au so>Urenir de chaooun da see membreca. Yous vous

attendes sans dote a quelquies detalla gar ma vie depute notre so-

paration. Jo me trouve dPansa Iimpossibilita de le fsire ranna Tous
eartre des Polumnes et d'aillourss pour vousr parler franchement 11
faudrait tre 8017 de la discretion dea postei et des poliees.

J'imagine qlue Qbiarlot;te no vousP aurs, rien laisse ignoretr. Yousa area
rnaion de me moraliaer sutr mon eeouapsde. C'en etait Traiment une.

fi j'sivainr an alors as Que je sacle aujourd'hiut Je ne 1'aurais pas

faite maiae done los miimesa irovnstances 1e reommenoeraia et m'y








1Uo 9 *2-



conduirals de la m$miie m~aniere, Je adas 2oin de me repentir de as
voyage malgre les tourmenta qu'il m's coute pendant eit apreas. 10 J'y
ai apprie ma portee So J'J ai peruu beaneoup dL'illusions et o'eiat

t;on9oursi an advantage So Jry at appria a juger lee homm~es et lesa
choses un pen moins favorablement que je femais auparavant.- aJy ai

vu la millit do beauDoup de personnes our lesqualles 3e croysis que
la liberte pourait computer eat. est. Ce voyage ai'a beaucoup, degout
d'Europe et rendu beanuocp plus partisan des Eatat U. que je a* no
1'etals avant d'y retourner.-

Je n'easaierai Pea de yoou poindre tout oe que d'eus a souf-
frir. Lorague j'etale on Y. Toir bomber piee a piece 11n edifie qui
paraissait si solide et pas par la faute des armees B~~emneies mais par
la lache ineptie desr defenseurs. Lorague d'e~tain en Angleterre oblig
d'etre tomioin de lear triomphe et de la settise on de la lashet de

mtes amo. (Un pendu on effigie evitart de me voir pour ne pae s ocom-
promettrettt) dt depuis que je suisl retourne dans sette terre hospi-
tallere recovoiri les Irjproches de ma familLe comme si moi Petafls Bar

des rosea me voir abeanonne par menl amsia voir tout aeux aur lesquels
je exogais pouioir compter refroidir a mon egard, Aband.onn des miena,
eson and onsieur. des aime~riaine des etrlagere. Qui m'acoeiellent. qui
a'approuvent. qui sortant de lealr froidear naturelle se montreat mea
chandas et dealntresadas amia. Mon expedition esrt jugee de oe o8Te1 de
1'Atlantique tout dittereament que de 1'autre et m's donned une station

fixe dane, l'opinion publigne. Loreqpue ae revina, ma famillaexepta
1'e-xcellente Charlotte par sentiment et Joseph par generoelt m'aban-
donna on m'aoeabla. Je gardierai a~ ces deux individual une reconniaissnce
eternelle et onbliersi on mepriaerati les injustices on les injures des

autree. Yoila ce que j'avasis gag.ne a risquer ma v~ie. ma liberty et a









No 5 -8-


depernaer phan de la mnoult de ma fortune.- Jo mae trouOl soeul tre
malade sacna vues alterioures. sane persogne pour mae cnesillar. Your
eaVes piue je as maanque pas d'energie: jo I'apipelai a mooan ecoura et

esu bientot pria meon parti. Jo aso pourain pas resater ar la remiorque
de maon conle pone savPes l'idie quie d'aprea KHnt jti me faie de l'eato-
nomie morale de 1'hommre auoune position saecntaire nio pent me convenir.

D'allentras men Coogen Chatrlse (on empallour d'oiseaux~ un tra rdi g
romaain farol de touls los prejugea et loe pritontions d o ette aristo-
oratie la phna meprisalble d'durope) 8'y trouPrait et mi'en em90180cnnait
18 aboura que jlearaisj quirtti biesn plue AtS anne le basoe consolatear
Que< Charlotte repandait san mea blesaures. 11 fallait peartant preadre
une doBolaion. J'etalsJ dgouti de la forfanterie des servilea
d'Euarope,. de la nigisenria dtea revolutionrs noires, modernea,je no Y'on-
lais et ne voux plue avoir rien a fairer aveo eux La auoblimle sIimpli-
ofte de oe gouvernemeont-oi qui n'eat gas da tout connu on E~urope as
trouvait tellemen!t d'acord avesO tees Princi;Pea que~ nOn content de
1'admoirer je r$asolas de mep fixetr peirmi lea seales gens sas monde quil

penelsseent comme je penaaina et qu i agislent~ conseq~ue~ament, Ma fortune
erntierement raine m'obliSespt d'exeroer one profession. do n'aalai

qule celle do ae--1 r cho;air o'esa oe qu~e fo fia,-
Jo suisJ venu m etablir dans la floride deo i'Eat. on orientale

*y+es avoir visiite tlueslenLa o8tes d le 1'atl~antqe. Joi sala dans an
olimiat dellBiaux prodluisant los orang~ee, lea ananas et le enore, dans

an psay neai. on tout eat a former oe n gono trouve pas a lutter contre
des reputation Bsegi faites on quoique pauivre etant phlas richel que
coux qui m'sentouent Je fals la figue d'ian petit capi~taliate. J'ai
en la bertise d'aoheter une terre trop tot de farion qu
pres sterile qluoique Gatn a ner position deslialouse, Je sala sur le bord








lo )
-4-



de~ la mer a 10 miles an Bud de dt Augustine. J'ai appele mron endroit

$y snQ. Oe nom me ralpplle ma patrie si je pousiai 1'oublfier. En
memie temps o'etait une airene : no representent-t-elles pas asses
bien les illusions flattenseas de la vit? EGt qui sait at le bonhear

que je me promets n'est pas uine illusion.
J'ai une maislon assets manlaise mais gai poartant me affira:

use chaimbre pour miangear et dormuir une, astrte pour mesr lires ets earire

voils tout olimat deliient: dbn negres male et femela que je gonverne militaire-

me+nt. Voiot comea je paesa mon temips: Je me letea aves le soleil, je

donne mies ordres a maon comasndear; je mie race set;: jn leonte a chelal

pour fair ma ronde: jo dejeune a 6 on~ 9 he. je me mete a earire

jaeques a midbi; fe dinet et je digere en mes promenanut pardw mes bos-
quote d'orangeret Je me remeta a 1'ouvratl.e: je remonto a cheval pour
v~oir oe que mes gaen ont fait: je regois asl soleil couhant le rapport

de mon ommnandtour: 3e soupe: ge met coache allumet an cigarre aomps)agne

de pluateurs attrea prenda les comtmentairea de Blaketone et dea que

je, senas 'influence hrureuse de la common law je m'endora jusques ana
lenadmain. Je ne rais on Ville queo pour. le~iIs bals le juri. la society

dlagriculture. lei, elections, lse a uousses l.es loges et enfin les
assemiblee do toutte espeae on Je deploie mon eloquence sans oraindre

qu'un greadin Ae Bsdlithe I trouve ar redire et qu'ufh act d'Odelga m'en
v~ienne emphatiquemient faire part. Vous voyes qu'aves la philosophie

que vous mie connaisses j'ai la de quof etre heareux. Je n'ani pas 11 eat
Trai le dessert de lan vie fleroben, le Koblmath et Une pe~tite mealsn
barque dana Forber:asses an coin du Hoff mala j'en at le pain. la 11-
bert et 1'egalit4. I'independances la phas absolue sons an gonverne-

mient que~ 1'on no sent que your g participer. J o ote je parley politique









No B -5-


darns lesi soaietes jefais des motions eat, at je PeUX meO water
d'etre tree popurlaire non soulemnent dans notre territaire male dans
toutes les ptiart des Etate TJ. on jrai ite.- Vous voyes egalemenat
que j'ai le tempga de m'ocauper do travaur littrsaires: o'eat ce que
je compto fair et ai deja fait. Paisque Tous aves on la bont de
me parler de soe occupations permesttes, moi mon oher am$ de Bous dire

ure que 5'ai deja imuprim et ce que je suis on train de preparer, J'y
arjouteral tme propeaition. dtgata G3ibraltar oblige de me maontrer
le moina poasable je compIosais uine brochure sur les evenements po-

litiqules deaquelia j'tals tsmoin: he 1'imprimal a Liverpool et 1'en-
roysi a Cadit on ell arrive trop tard. Jo rous 1'envol e n risque
de trop grosair le paket. elle a run merite o'est d'xpl*yritter sinnere-

ment m~on opinion - Jo emis maintenant a travaller a un grand ou-
vrag e ur la po~litique en general. Jo 1'avals, commnncen a Porhsaorf
et pous deves. m'en avoir entendul souveant parler save Girard; male

oela exlge plusieurs annees. O'es~t une dieduction sinthetique du
droit des principles, du materiarliame on emuployant I'argumrentation de
Kaint. G'eat la piece de reelestance. Je suis ocoup dans se moment
d'an disoulrai enr 1'influence de l'camerique our 1'eagprit (on the
influence of amieries ong mind) que Je compte deolamer le proehain de
Juillet annliversalre de la declaration d'independance devanit lees
citoyena de la Tillo. j'lls reulent bien m'elire pour remnplir oette
formality d'nsage,. Jo oroLa qlue ce disoulr sembrease no argument
raste at poetique at at areulement a regretter d'tre audeasomen de lai.-

Mialatenant a la proposition. On n's arur le contiRent d'Europe que
des Ides tout a fait fansees at arroceea sur ce pays: je le connaia
pPet etre mieux que la pinpart des etrangers qui y aont venus. Vou-
arsies. vous que je vous ealrive une foirr tous lesl mois une lettre









-6-



(aatppea e) iftait pour etre impirimee andu tioe corrootioneT Je arole

que oela se~rsit inrteressant, m'aLnnoncers'it et fixerOsit les3 idCee
de beautoup de gens qlui migrent et nn sonl faoheas enanite eat.

Reponnes moi.- ., .
MsF lottre eat trien lon4ue majn orrer ami malei -pous no pouves

pe'naer la volupte que j'ai a vous 1'ecriret at je no peaux y resister.-
Je me souviosndral tougjours do la deference avoBC laquelle a votte age

vous men recedese ie matin Lr Vienne1 et aviesla 8ompillaisane dLo m'c;-
01sirer de ros avie en conffrant patiemme~nt mnes der;;isonnements et

on y rependanit. J'eopere qus volusl me continues: la mr:e amiotle at yue
vous reponares franchenment. Mas decisions et a penu preS prise de me
fixer dland ce pays de libertej et de bonhear. Jo dia den m'y fixer

pour toudours on en devenaPnt citoyeni et renongant ponr tonjoura -B
bonnet foi al 1'Euruoe. La question emibr`asse plusieura point de lue -

Mion goat colc set deja decide L'aBosueiL ue je recenali cola
1'est eaalement male les chances que d'ai des deux cotes, oe qu'e~n

yensserit 1'opinion publiquea la convena;.ce enfiD volla. sur qual Je
desireI.48 avoir francohemenat votre maniseris de enser. Je vous la
demiander Commea une preuve d'amitle.
adieu jo yiua embrlase do tout mon oceur en rous demandant

de continuar a m'eodxei, Uo aiutre fois je no BselR Pas3 at long. Jo

youtrais bien oasal peavoirt vous expedier des lettres Bar 1 Ame.krlqee
destines a etro public ea pour la fire coannatre Sous un Trai jour -

xdianz emibrasses mad.Thibeandaru et m8mre lenla pour m;oi. Joi VDoutrais blesl

on etre defa on erll on eat, "Quaantum moutatus at illo! que vonles-
vJous mille amitles a a;olphe et istoiiard. o v ouj embrnasse enoor et

roudlrals hies le faire reallement aur oette hearenae terre de liberty
;u l'on asurait vous appreoier,
1. Paua.;







9 78
copp 150 e6
Sle la Londres T> nAril 18833




Mlon oher ami,
Co n'eat qu'hier que d'ai requ votre lettre dli 81 miare et Jo no
eaulara ouexrer leU BIZIKI1 arreBment do ooeulr la lisant. Le sort a'est notarne d'une malnlre bien ornelle sur

voust et our oe pantre Adolplhe. Il m'avait corit pont m'engager

a oir t JeJ youUrraIa lU1 t2ouLve~r an emprunt ici sur la garantle
de verres8 qu'il g avanit. J'avaois sond le terrain mnais rannr a su-

e$8s. Ma position fina~niere etant comme je n'at pas beeson de

dire qpe mo~n credit eat Dul, et toute negotiation qkue j'euass

commeno4 aurait tout de suite donna 1'idie que o'etait pour moi

on ponr an objet politique ques je desiraia em~prunter et n'eut
about a rien. J'etain donB la persJonne la moine propre a fire
reuasir son project. Jo me doultsis done que see affaires ee ree-

sentai a u hobo que la revolution de Juillet a fat~'l eprouver a

1'indmaritrie mala j'etals loin de me douter quze la crise fat si

pree. Je n'di pae de aea nouvrelles jusqu'iot. J'ai comanique
votre letter a mon Onole qui prend blen vivement part a roa mal-

hears. 11 Iecommnandera Adolphe de touttes les maniores a'il

liasse on Ame~trique. Quand a mol je n'ai pas besoin det ione dire

qu'll pent disposer de moi de totes les manieres. S'il a becoin
d'nn asile. ma maison on rloride, que~ j'g Bois onl non, lui en

eravirra tant qu'Ll V~oudra. 11 pout y renter comme ches luil et

sons auounie> depense. Mais fear&-t-il bien de paBsser on Ameriq~ue,

a~ moins d'etre ouvrier dei ea personne on d'avoir am petit capital

sUr quoi commencer je no crols pan que oe sont le pyay qul con-
vienne, surtout pour quelques ul qi gnore l'anglais. Je adae a




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