• TABLE OF CONTENTS
HIDE
 Front Cover
 Title Page
 Preface
 Acknowledgement
 Table of Contents
 Qu'est-ce la foresterie communautaire...
 Voir les femmes...
 Poser aux femmes les questions...
 Mise en oeuvre d'un processus d'integration...
 Annexe 1
 Annexe 2
 Notes
 Back Cover






Title: Les femmes dans la foresterie communautaire
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00085338/00001
 Material Information
Title: Les femmes dans la foresterie communautaire guide de terrain pour la conception et l'exécution de projets
Physical Description: iv, 45 p. : ill. ; 21 cm.
Language: French
Creator: Food and Agriculture Organization of the United Nations
Publisher: FAO
Place of Publication: Roma
Publication Date: 1990
 Subjects
Subject: Women in forestry -- Developing countries   ( lcsh )
Forestry projects -- Developing countries   ( lcsh )
Genre: international intergovernmental publication   ( marcgt )
bibliography   ( marcgt )
non-fiction   ( marcgt )
Spatial Coverage: Nepal
 Notes
Bibliography: Includes bibliographical references (p. 44-45).
 Record Information
Bibliographic ID: UF00085338
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 66829803
clc - 000914552

Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover
    Title Page
        Page i
        Page ii
    Preface
        Page iii
    Acknowledgement
        Page iv
    Table of Contents
        Page v
        Page vi
    Qu'est-ce la foresterie communautaire et porquoi faut-il associer les femmes?
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    Voir les femmes...
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    Poser aux femmes les questions appropriees
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    Mise en oeuvre d'un processus d'integration des femmes
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    Annexe 1
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    Notes
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    Back Cover
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Full Text






























P~tkc'fsf'








1
*r








Guide de terrain pour la conception
et I'execution de projects


LES FEMMES
DANS LA FORESTERIE
COMMUNAUTAIRE
















ORGANISATION DES NATIONS UNIES
POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE
ROMA, 1990





















Les appellations employees dans cette publication et la
presentation des donnees qui y figurent n'impliquent de
la part de I'Organisation des Nations Unies pour I'alimen-
tation et I'agriculture aucune prise de position quant au
statut juridique des pays, territoires, villes ou zones, ou
de leurs autorites, ni quant au trace de leurs frontieres ou
limits.



































Tous droits reserves. Aucune parties de cette publication ne peut btre reproduite, mise en memoire dans
un systeme de recherche bibliographique ni transmise sous quelque forme ou par quelque proc6d que
ce soit: Blectronique, m6canique, par photocopie ou autre, sans autorisation praalable. Adresser une
demand motive au Directeur de la Division des publications, Organisation des Nations Unies pour
I'alimentation et I'agriculture, Via delle Terme di Caracalla, 00100 Rome, Italie, en indiquant les passages
ou illustrations en cause.
FAO 1990










Preface



L'Organisation des Nations Unies pour 1'alimentation etl'agriculture (FAO) s'in-
t&resse depuis longtemps A la fort en tant que resource pour le d6veloppement ru-
ral. Dans la derniere d6cennie, l'exploitation industrielle et la pression d6mogra-
phique ont entrain6 la degradation de vastes zones de fort. L'existence des popu-
lations rurales tributaires des forces et de leurs products s'en est trouv6e menace.
En 1977, la FAO a lanc6 un programme special d'action appel6 "La fort au ser-
vice du d6veloppement des communaut6s locales" conqu pour r6pondre aux be-
soins des populations rurales. Ce programme se proposait essentiellement de sou-
tenir les efforts des populations locales pouvant mettre a profit les activities fores-
tieres pour am6liorer leur bien-&tre. La politique forestiere devait concerned prin-
cipalement ces populations, 8tre faite pour elles et par elles.'
Dans cette optique, les femmes jouent un rl1e majeur dans le soin qu'elles
prennent des forts et I'utilisation qu'elles en font. Ce sont elles qui chaque jour
parcourent des kilometres en quite de fourrage et de bois de feu. Ce sont elles qui,
pour nourrir leur famille, recherchent fruits, noix et petits animaux qui se trouvent
dans la fort. Ce sont elles, encore, qui se servent des racines, des 6corces et des
herbes ayant des propri6t6s curatives. Les arbres foumissent de l'ombre, embel-
lissent et protegent leur habitation. Les arbres et les forces jouent, done, un role im-
portant dans leur vie quotidienne. Malheureusement, la plupart des programmes
forestiers sont concus par des hommes qui souvent ne comprennent pas la relation
que les femmes entretiennent avec la fort. Etre forestier est traditionnellement une
profession masculine et il est difficile pour beaucoup de forestiers d'envisager
qu'une femme puisse etre comp6tente dans ce domaine. En outre, les besoins des
femmes en ce qui concede la fort, different souvent de ceux des hommes.
Les femmes rurales rencontrent des obstacles qui r6duisent leurs possibilities
de participer aux programmes de d6veloppement communautaire. Elles manquent
souvent de confiance en elles-memes et d'une tribune of elles puissent s'exprimer
publiquement en leur nom et au nom de leur famille. En outre, dans de nombreux
cas, elles n'ont pas acces aux soins pour enfants, au credit, h l'6ducation et a la pro-
pri6t6 des terres et, en g6n6ral, subissent beaucoup plus de contraintes que les hom-
mes de leur propre famille. Ces obstacles ont interdit aux femmes rurales de fai-
re entendre leur voix et de jouer un rOle plus important pour ce qui est de leur par-
ticipation et de leur pouvoir de decision dans la gestion des resources forestieres.
En tenant compete de ces donn6es, l'Unit6 responsible de la foresterie com-
munautaire A la FAO a l6abor6 en 1986 une publication A l'intention de ceux qui
d6cident des politiques: Ritablir l' quilih, -Lesfemmes et les ressourcesfores-
tieres, qui identified les problemes et souligne attention i accorder aux disparit6s
lies au sexe lors de la conception des programmes de foresterie communautaire.2
Le present guide pratique se propose maintenant de traduire la ligne politique










fix6e par Rgtablir I' quilibre en un manuel destined ceux qui conqoivent et ex6-
cutent des projects forestiers. Ce guide met en relief les moyens pratiques de faire
participer les femmes A la conception et A la mise en oeuvre des projects, et se veut
un outil qui facility la concertation, offre des options et encourage des actions qui
traduisent la relation entire les femmes et les forgets. Ce guide a 6t6 pr6par6 dans le
cadre du Programme de foresterie communautaire, comme 616ment du Plan d'ac-
tion de la FAO pour l'int6gration des femmes dans le d6veloppement.





























Remerciements
Ce guide pratique a 6t6 rddigd par Mary Rojas, Directeur adjoint des programmes intema-
tionaux au Virginia Polytechnic Institute and State University, Etats Unis d'Am6rique. II
fait parties d'une s6rie d'6tudes et de publications 61abor6e par le Programme de foresterie
communautaire de la FAO avec le concours du Programme FAO/SIDA "La fort, les ar-
bres et l'homme", programme de fonds fiduciaire coordonn6 a la FAO par Marilyn W.
Hoskins, forestier fortss communautaires). L'Organisme norvdgien pour le d6veloppe-
ment international a 6galement particip6 au financement de cette publication.
R6dig6 et illustr6 pour Gra6me Thomas.











Table des matieres



Preface iii

Qu'est-ce que la foresterie communautaire
et pourquoi faut-il y associer les femmes? 1

Voir les femmes... 5
...grace aux donn6es indirectes 5
...grace A I'observation dans les villages 6
...dans les structures locales 6
...grace a d'autres disciplines 11

Poser aux femmes les questions appropriees 15
Que savent d6jA les femmes au sujet des arbres,
de leurs products et de leur gestion? 15
Quels sont les probl6mes qui affectent les femmes
par rapport aux resources forestibres 16
Quelles contraintes subissent les femmes en affrontant
les probl6mes des arbres et de la foresterie? 16
Comment pouvons-nous decouvrir ce que savent les femmes? 19
Comment les femmes peuvent-elles s'organiser? 20

Mise en oeuvre d'un processus d'integration des femmes 23
Type de project 23
Avantages du project 24
Les huit tapes 26

ANNEXES
I UN EXAMPLE EN INDE 27
II PROBLEMS DE PLANIFICATION,
TYPES DE CONCEPTION ET BESOINS D'INFORMATION
POUR LES PROJECTS FORESTIERS


Notes











I-


',


rsil


IP 4




s


a










Qu'est-ce que la foresterie communautaire
et porquoi faut-il associer les femmes?













En principle, les activities forestieres communautaires sont celles qui:

-reconnaissent la relation 6troite existant entire les femmes, les hommes et les
arbres qui les entourent;
-se basent sur le savoir local des femmes et des hommes concerant la gestion et
1'utilisation des resources forestieres;
-prennent en consideration les besoins en resources forestieres des divers
membres de la communaut6 et aident A accroitre les avantages que hommes et
femmes ruraux, surtout les plus pauvres, tirent de la fort;
-font participer hommes et femmes ruraux a la definition, a la conception, A
l'ex6cution, au suivi et a l'6valuation des projects.

La foresterie communautaire a incit6 les forestiers, de meme que les 6coles et
les services forestiers, a repenser leur r6le et A 61argir leur conception de la foresterie
afin de viser des objectifs dans lesquels l'arbre est envisage comme une resource
destin6e A satisfaire des besoins locaux. Pour de nombreux forestiers, c'est l1 une
perspective nouvelle qui leur permet de concevoir des programmes tenant davan-
tage compete des priorit6s globales de d6veloppement de leur pays.
La foresterie communautaire repose sur deux criteres fondamentaux:

-La foresterie communautaire est une approche syst6mique et multidisciplinaire
qui fait intervenir l'anthropologie, l'agriculture, la nutrition, le droit, etc.
-La foresterie communautaire est ax6e sur les interactions entire 1'homme, les
arbres et la fort.


A gauche: retour de la corvee de bois au Nepal










Les liens entire les arbres et les facteurs 6conomiques, culturels et de milieu
natural qui conditionnent la vie des populations, sont de trois types principaux:

-Les arbres exercent une influence sur l'existence des femmes et des hommes
ruraux en foumissant des products qui satisfont les besoins 616mentaires de la
famille;
-Les arbres affectent la vie 6conomique des populations rurales en cr6ant revenues
et emplois;
-Les arbres jouent un role important en prot6geant et en enrichissant le milieu
natural ambiant.

La maniere don't les arbres exercent ces trois influences peut varier selon la
situation socio-6conomique, 1'age et lemilieu socio-culturel d'une personnel donn6e.
Il existe en outre un certain nombre de differences qui, dans une large measure, sont
attribuables au sexe. Dans certaines cultures, par example, il y a des arbres d'homme
et des arbres de femme. Souvent, homes et femmes ne considerent pas de la meme
fagon la valeur des diverse resources forestieres. La femme peut se pr6occuper
avant tout de trouver assez de products des arbres et de la fort pour satisfaire les
besoins imm6diats de sa famille, tandis que l'homme se soucie avant tout des
products forestiers marchands qui peuvent rapporter de 1'argent.
Bien que beaucoup de femmes s'int6ressent aux revenues en especes dans
certaines regions, on ne leur permet pas de participer A des activities forestieres
g6n6ratrices de revenues. MWme lorsque hommes et femmes peuvent tirer un profit
financier des products de la fort, les
Arrosage de jeunes plants en Thaiande products vendus par les hommes et
ceux vendus par les femmes sont sou-
vent diff6rents. En fait aucune g6nrali-
sation n'est possible et les donn6es
valables dans une zone ne sont pas
applicables ailleurs, m8me quand il
s'agit de savoir lequel des deux sexes
se charge de r6colter ou de vendre un
certain type de produit.
Dans certaines zones de l'In-
don6sie, parexemple, le rotinestr6colt6
seulement par les femmes, dans
d'autres par les hommes seulement,
dans d'autres encore par les hommes et
les femmes. De mame, ce sont les
femmes qui, en g6n6ral, ramassent le
bois de feu pour la maison, et pourtant
dans certaines regions les hommes
participent A cette tiche. Des 6tudes










ont d6montr6 que d'habitude les
hommesjouentunr6lemoinsactif
dans la cueillette et utilisent les
products tertiaires des arbres moins
fr6quemmentquelesfemmes. Les
differences qui existent entire
l'utilisation faite par les hommes
et par les femmes des resources
de laforet, etlefait que les femmes
participent rarement aux projects ,,
soulignent la n6cessit6 de
soumettre les besoins des femmes f
un examen sp6cifique. Cesbeso- .- B
ins n6cessitent une attention par-
ticulibre parce que:

-bien que les femmes soient des Les femmes jamaicaines ont convaincu le hommes d'appuyer
utilisatriceset gestionnaires actives le reboisement
des resources forestibres, la
foresterie reste le domaine des homes, et le r6le des femmes demeure souvent
ignore par les d6cideurs et par ceux qui 61aborent les projects;
-les femmes et les hommes utilisent de maniere diff6rente les resources forestidres,
ce qui influe sur leurs motivations A participer aux diverse activities forestibres;
-les femmes peuvent subir des contraintes culturelles particulibres A 1'6gard de la
terre et des resources naturelles, qui les empechent de participer aux decisions et
aux activities projects forestiers;
-pour de simples questions de justice et d'6quit6.

Le present guide s'adresse A des personnel connaissant les m6thodes de
collect des donn6es et de laplanification des projects etne pretend pas 8tre un manuel
ni d'6valuation rapide ni de formulation des projects. I1 se propose d'indiquer A ceux
qui congoivent et ex6cutent des projects forestiers communautaires comment aml6iorer
leur travail en tenant compete, d'une maniere plus active, du r61e de la femme.
Le succbs des programmes et des activities de foresterie communautaire depend
de la prise en compete des besoins des femmes. Afin de s'assurer que tant les objectifs
imm6diats des projects que leurs buts socio-6conomiques plus globaux soient
atteints, et en vue de maximiser la rentabilit6 6conomique des investissements, ceux
qui congoivent et ex6cutent les projects devront:

-s'int6resser aux femmes;
-poser aux femmes les questions approprides;
-mettre en oeuvre un processus d'insertion des femmes.






(r











Voir les femmes...















Les femmes ont 6t6 qualifies de "travailleurs invisibles". Dans beaucoup de cas,
leur activity n'est pas prise en compete par les statistiques officielles du travail pour
les raisons suivantes:

--le travail des femmes est souvent effectu6 A la maison, ou bien il relieve d'un "do-
maine informel" comme la vente dans les rues;
-dans certaines regions, tant les femmes que les homes peuvent pr6tendre, pour
des raisons culturelles, que les femmes ne "travaillent" pas;
-on postule implicitement que beaucoup de tAches, dans l'agriculture et la fores-
terie par example, sont effectu6es par les hommes et la participation des femmes est
ignoree.

On peut rendre les femmes moins "invisibles" en ayant recours A des sources
d'information indirectes ou l'observation des communaut6s, en 6tudiant les struc-
tures locales de la famille et en ayantrecours a des disciplines autres que la foresterie.


VOIR LES FEMMES GRACE AUX DONNEES INDIRECTES

II faut, autant que possible, consulter les sources d'information indirectes relatives
au travail saisonnier, A la disponibilit6 des resources et aux services de soutien, tant
pour les hommes que pour les femmes. Dans de nombreux cas, ces donn6es ne sont
pas disponibles ou bien elles ne sont pas ventil6es par sexe. Reconnaitre l'importan-
ce de ces donndes, c'est d6jA faire un premier pas pour rendre les femmes, leurs ta-
ches et leurs besoins, un peu plus visiblees.

A gauche: utilisation de matgriaux naturels pour construire une hutte au Senegal










VOIR LES FEMMES GRACE A L'OBSERVATION
DANS LES VILLAGES

Conduire, marcher ou se promener A travers une zone, sans se presser, en pensant
aux grandes lignes d'un project et A quelques questions pertinentes auxquelles il faut
r6pondre, peut etre un moyen de rassembler une bonne quantity d'informations. Il
suffit de regarder, en sachant quoi regarder, pour donner A 1'6quipe charge d'61a-
borer le project une nouvelle vision du rl6e de la femme dans la communautd.

E DANS LA VILLE OU LE VILLAGE

Les premieres questions sont: Qui sont ces gens? Qui a l'airprospere, ou moins
prospere? Quefont lesfemmes, les hommes et les enfants? Quelles sont les institu-
tions visible comme, par example, ecoles, temples religieux, dispensaires, mar-
chis? Qui travaille dans ces institutions? hommes oufemmes? etqui les utilise?

D SUR LES ROUTES DE CHAMPAGNE

Le concepteur du project devrait observer: Qui estdans les champs? Quefont lesfem-
mes? Quelles sont les resources naturelles visible? Quels sont les arbres, les buis-
sons, les plants et lesfleurs? Quels types se trouventpres de la maison?

D LES ARBRES

S'il y a des arbres dans les champs ou pres des maisons, de quels arbres s'agit-
-il et a quoi servent-ils? Ont-ils dte plants, protigis ou simplement laisses Id? S' ils
ont te' plants, etait-ce d partir de semences, de boutures transplantees d'ailleurs,
ou bien de plants provenant d'une pepinidre?
Quel membre de lafamille a choisi les arbres, qui les aplantis et qui a le droit
de disposer desfruits, desfeuilles, des branches? Qui ale droitd' abattre les arbres?
Qui, dans lafamille, decide de l'utilisation des terres?


VOIR LES FEMMES DANS LES STRUCTURES LOCALES

En concevant une activity forestiere communautaire, il est n6cessaire d'analy-
ser les structures locales ainsi que les responsabilit6s et les b6n6fices des hommes
et des femmes dans ces structures. C'est seulement ainsi que l'on pourra compren-
dre les motivations et les contraintes qui influencent sur la participation des diff6-
rents membres de la communaut6.
On pourra 6galement se faire une id6e des effects que produira cette participa-
tion. Une famille rurale vit dans un systeme compose de quatre 616ments essentiels:










-le manage et les individus qui le composent;
-le b6tail et, dans certain cas, la faune sauvage;
-les cultures;
-la v6g6tation naturelle, y compris les arbres et les forts.

Tous ces 616ments interferent entire eux et en meme temps avec la communau-
td. Poser certaines questions aidera A 6claircir le r6le de chaque 616ment et sa rela-
tion avec les femmes et les arbres.

D LE MENAGE

Celui qui formule le project doit connaitre la composition du manage: mari,fem-
me et enfants? Le mari, plusieursfemmes, les grands-parents et les enfants? Une
femme et son enfant?
Dans beaucoup de regions, la famille 61argie rend difficile la definition de "m6-
nage". Dans une zone de l'Afrique, on entend par managee" les gens qui mangent
dans la m8me marmite ou font la cuisine sur le m8me foyer. Quelle que soit la d6-
finition, elle devrait 8tre employee de faqon coh6rente par les planificateurs.
II faut recenser les femmes chefs de famille. Cependant, il faut noter que dans bien
des regions du monde il est une question d'honneur d'avoir come chef de famil-
le un homme m8me si celui-ci est absent pour cause de d6ces, de divorce, d'6migra-
tion ou d'abandon.
Les diff6rentes formes de vie en commun monogamie, polyandrie, union li-
bre ou polygamie ont une incidence diff6rente sur les divers membres de la famil-
le en function de 1'age et du sexe. Une premiere spouse peut avoir sur la propri6t6
fonciere des privileges qu'une troisibme
spouse n'a pas. Une femme ag6e a sou- L' quipe charge deformuler le project a boison
vent davantage de liberty et de pouvoir de connaitre la composition du menage
de decision qu'une femme en age d'avoir
des enfants. Un homme peut poss6der
un arbre mais les femmes peuvent avoir
des droits sur ses feuilles ou ses fruits.

D'autres questions: Quelles sont les
tdches exdcutees dans le menage etpar
quels membres,par example les corvees
d' eau etde bois, la cuisson des aliments,
les soins aux enfants et sanitaires?
Demande-t-ondesinformationsauxper- '
sonnes approprides?
Etant consid6r6s comme chefs de
famille, ce sont souvent les homes qui
sont interrog6s par les projects. En Haiti,










beaucoup d'hommes n'ont signal aucune difficult pour I'approvisionnement en
eau et en fourrage. C'est seulement en interrogeant leurs femmes que 1'on a appris
que celles-ci devaient parcourir cinq kilometres A pied pour s'en procurer. Dans les
collins du N6pal, les hommes ont la charge de la construction de la maison et des
meubles, effectu6e avec une seule essence de bois. Les femmes qui ramassent le bois
de feu pour la cuisson des aliments et le chauffage utilisent deux autres essences.3
Les femmes rurales sont responsables, pour une large part, des questions de
sant6 et de soins aux enfants, et doivent d6pendre, pendant la saison snche ou en p6-
riode de disette, de la nourriture qu'elles trouvent dans les forces ou les jacheres.

D LE RETAIL ET LA FAUNE SAUVAGE

Les questions cles sont: Quel type de bMtail y a-t-il et a quoi sert-il? S'agit-il de
grands ou depetits animaux? Pourquoi sont-ils glevis: pour le lait, les oeufs, lefu-
mier, des raisons religieuses, le statut social, pour servir de dot? Utilise-t-on des
animaux sauvages?
De nombreux tabous entourent l'utilisation des animaux et de leurs products.
Dans beaucoup de regions les gens, surtout les femmes, mangentpeu de viande: cer-
taines parties de l'animal, meme dans le poulet ou le poisson, sont distributes en
function du sexe, de l'age et du statut social. Chez les Shona, au Zimbabwe, on se
sert du b6tail pour labourer, pour rehausser le statut social des hommes et pour payer
le pare de la marine, mais rarement pour manger sa viande.4 Dans certaines zones
du Soudan, la viande provient g6n6ralement du gibier. Pidges, lances, flMches et fi-
lets sont fabriqu6s A partir de matieres premieres fournies par les arbres.5
Dans certaines parties de l'Afrique occidentale, les paysans d6clarent tirer plus
de revenues de la chasse aux rongeurs sauvages et au petit gibier vivant dans la fort,
que de leurs cultures.
Qui est responsible du bitail dans le manage?
II est important d'identifier qui est
responsible du bdtail dans le menage.
Est-ce que les femmes et les hommes
s'occupent de diffgrents types de bd-
tail? Qui trait les animaux et qui ra-
masse le fourrage et le fumier? Qui
construit les enclos et quel type de ma-
tiriau utilise-t-on? Qui tire profit du
bd tail et de quelle manidre? Si les fem-
mes ont la responsabilit6 du bitail, le
fourrage necessaire doit-il etre dispo-
nible pros de la ferme? Qui chasse le
gros gibier, le menu gibier, les insects
et le poisson? Qui les transform et en
tire profit?










Souvent, les femmes s'occupent du
petit tail et les homes des animaux plus
grands. Une des raisons est que les femmes
soignent les animaux qui restent prls de la.
mason, tandis que les homes peuvent se
d6placer plus facilement et s'61oigner da-
vantage avec les troupeaux en quIte de
fourrage et d'eau.
Quand, en vue de prot6ger l'environ-
nement, un project suggsre d'adopter I'61e-
vage en stabulation au lieu de laisser pitu-
rer les animaux en liberty, cela signifie que
quelqu'un devra ajouter A ses tiches quoti- Papayer (Indonisie)
diennes l'approvisionnementen fourrage et
en eau, ainsi que le nettoyage des tables. Or, ces dernires teaches relvent des fem-
mes et s'ajouteront leurs activists journalibres, tandis que la surveillance des trou-
peaux est en g6n6ral assure par les homes ou les jeunes garqons. Dans les com-
munaut6s de pecheurs, ce sont souvent les homes qui pichent en mer tandis que
les femmes p Echent dans les ruisseaux et fument le poison destiny A la vente.

O LES CULTURES

A observer: Quelles cultures, annuelles ou porennes, sont pratiquees et comment
sont-elles utilisdes? Quels sont les products destines d la vente et ceux rdservis d la
consommationfamiliale? Comment les arbres sont-ils utilises enfonction du sol, de
I' eau ou du vent, pour ameliorer la production des cultures? Quand on introduit des
plantations d' arbres, d qui appartiennent les terres utiliszes? Est-ce que cela pour-
ra changer la structure de l'alimentation ou des revenues?
Dans beaucoup de zones rurales, les manages disposent d'arbres fruitiers: ba-
nane, mangue, noix de coco, jaque, fruit A pain, papaye, goyave, noix de cajou, pom-
mes et babies prbs de l'habitation et qui sont accessible aux femmes.

Qui travaille aux cultures dans le manage? Quiplante? Qui cuisine? Qui commer-
cialise les products? Est-ce que les hommes et lesfemmes pratiquent des cultures
diffirentes?
Certaines cultures sont souventr6serv6es t l'un ou l'autre sexe. Dans beaucoup
de zones de l'Afrique sub-saharienne, les femmes ont la responsabilit6 de certaines
cultures et ont leurs propres champs; il s'agit souvent de cultures de subsistence: ma-
nioc, mil, 16gumes. Les hommes sont davantage concerns par des cultures de ren-
te: riz, caf6, th6. Dans certain cas, tant les homes que les femmes pratiquent des
cultures pour l'autoconsommation; dans certaines zones du Nig6ria les femmes cul-
tivent le manioc et les hommes surtout l'igname. L'introduction 6ventuelle des plan-
tations d'arbres aura-t-elle des effects sur la r6partition des terres et du travail?










Meme lorsque les cultures sont pratiqu6es de concert par les femmes et les
hommes, les teaches agricoles peuvent 8tre divis6es en function du sexe. Au Sri
Lanka, les hommes sont avant tout responsables de la preparation du sol et de l'ap-
plication des products chimiques tandis que les femmes ont un r6le dominant dans
les autres teaches: semailles, repiquage, sarclage, r6colte et transformation du
produit.
Quand on effectue une plantation d'arbres, les femmes peuvent 8tre charges
du transport de l'eau. Quand on pratique l'agroforesterie, cela peut obliger les fem-
mes a consacrer plus de temps B sarcler autour des arbres.6
Dans une zone de la Colombie, bien que les femmes travaillent peu dans les
champs, les decisions concemant le type de culture sont souvent prises ensemble.
Une des raisons est que le type de haricot cultiv6 pour l'exportation n'a pas la sa-
veur ni les caract6ristiques de cuisson exig6es par la femme rurale. C'est elle qui est
charge de nourrir la main-d'oeuvre engage pour les travaux agricoles et les repas
font parties des salaires: si la nourriture n'est pas bonne, les ouvriers ne viennent pas
travailler et la r6colte ne peut pas se faire.7
Beaucoup de decisions sur la r6colte ou la commercialization des arbres appar-
tenant A la famille ou a la collectivit6 sont discut6es A la mason m8me si c'est I'hom-
me qui pr6sente la decision dans les reunions publiques. Selon une monographie r6a-
lis6e au P6rou, les femmes se sontplaintes qu'une reunion au sujet d'une vente d'ar-
bres appartenant A la communaut6 ait 6t6 tenue seulement avec les hommes, sans
qu'elles aient 6t6 informdes ni consulties au pr6alable. Les femmes n'ont pas trou-
v6 just de n'avoir pas pu participer A la decision en discutant de la question avec
leurs maris.8

] LA VEGETATION NATURELLE ET LES ARBRES

Dans ce domaine les questions sont: Quelles
sont les zones de vigitation naturelle disponi-
bles, et comment sont-elles employees? Existe-t-
il des terrains collectifs et quelles sont les rigles
pour leur utilisation? Ya-t-il une riserveforestid-
re et qui a des droits sur ses products et sur quels
products? Ya-t-il desproduits dontpourraient ti-
rer profit les families rurales, au cas oi on les
mettrait d leur disposition?
Pourrait-on aminager ces zonespour qu' el-
les rapportent plus, surtout aux plus pauvres,
sans disavantager les autres? Qui, dans le mina-
ge, rdcolte et utilise ces products?
Partout, les manages qui n'ont pas de terre
ou qui en ont trbs peu, tirent profit des arbres et des
forts auxquels ils peuvent avoir accbs. Une 6tu-










de a montr6 qu'en Thailande nord-o-
rientale, les families d'agriculteurs ti- ,
rent 60 pour cent de leur alimentation i .
des forces avoisinantes.9 En Inde, les
femmes sans terres sont souvent tribu- .
taires des forts domaniales pourlanour-
riture, le combustible et le fourrage ne-
cessaires A l'utilisation familiale, ainsi
que pour les revenues en especes que les
products des forests peuvent leur apporter.
Par example, beaucoup de femmes
au Madhya Pradesh tirent leur revenue
de la r6colte en fort des feuilles de ten-
du, utilis6es pour la production des ci- ~
garettes bon march appel6es "bidi". '
Autrefois, des interm6diaires achetaient Jardin familial typique d'Asie du Sud-Est
des licences pour r6colter ces feuilles et
ceux qui les cueillaient des femmes pour la plupart gagnaient tres peu. En 1988,
le service forestier du Madhya Pradesh a pris le contr6le de la r6colte des feuilles de
tendu et a d6cid6 de doubler le prix pay6 aux cueilleuses. En outre, il control la qua-
lit6 et refuse les feuilles bris6es. L'exp6rience a 6t6 concluante: grace A l'amdliora-
tion de la quality, les fabricants de bidi ont accept de payer les feuilles au prix fort.
Ainsi, les cueilleuses ont double leurs revenues et le service forestier a r6alis6 un pro-
fit inattendu.

D'autres questions: Quels arbresy a-t-ildans les champs et autour de l' habitation?
Qui a des droits sur eux et qui les utilise en reality? Quelle est leur utilisation:four-
rages, m6dicaments, bois defeu ou nourriture, pour l'aminagement du sol, de la
gestion de l'eau ou comme brise-vent? Les products sont-ils destinds a I'autocon-
sommation ou d la vente? Les arbres servent-ils d'abri pour les animaux, pour la
construction ou pour la fabrication d' ustensilesfamiliaux?
Une 6tude effectu6e dans une zone rurale de Java oii les manages n'ont pas ac-
ces aux forces, a montr6 que 60 pour cent de l'alimentation familiale provient de jar-
dins familiaux (voir illustration ci-dessus) dans lesquels les arbres jouent un r61e es-
sentiel. 1


VOIR LES FEMMES GRACE A D'AUTRES DISCIPLINES

Ceux qui congoivent des projects forestiers sont habitues A travailler dans le contex-
te d'une discipline technique, comme la foresterie, I'agronomie, la zootechnie.
Souvent, ces disciplines s'int6ressent particulibrement h un produit comme le bois
d'oeuvre ou A une culture agricole sp6cifique, et considerent comme secondaire l'in-










teraction entire le produit et les person-
nes qui l'utilisent et en particulier les
femmes. En ayant recours A d'autres
disciplines qui mettent l'accent sur cet-
te interaction, on peut mieux mettre en
evidence les femmes dans le processus
de planification.

S[DIANTHROPOLOGIE/SOCIOLOGIE

Au Bangladesh, les details 6conomi-
ques et techniques d'un project de fores-
terie communautaire ont 6t6 congus par
S .uneconomisteetparunforestier. Enre-
': '' -' vanche, les problemes sociologiques
ont 6t6 traits de manibre superficielle
II est necessaire de consulter lesfemmes au sujet en t de anre superfielle
des projetforestiers au moyen d'une enquete..r6alise par
des homes qui ont interrog6 des hom-
mes chefs de famille. Le r6sultat a 6t6 un rapport affirmant que "la participation des
femmes A la foresterie est tres limit6e".
En r6alit6, a leur insu, la participation des femmes 6tait considerable. Cette er-
reur a suscit6 tellement de problemes que lors de l'6valuation A mi-parcours on a
charge un anthropologue d'analyser pourquoi cette participation faisait d6faut. II a
conclu que "les femmes auraient dfi tre consult6es au moment de la conception du
project" et a recommand6 de prendre imm6diatement des measures pratiques pour re-
m6dier A cette insuffisance."

E NUTRITION

Ceux qui formulent des projects forestiers devraient consulter les femmes en parti-
culier pour que leur connaissance des arbres qu'elles utilisent pour la nourriture, le
combustible ou le fourrage soit prise en compete dans la selection des especes A 6le-
ver en p6piniere.
Le project devrait 6galement identifier la p6riode de l'ann6e ou le ravitaillement lo-
cal est le plus d6ficitaire, et conduire une enquete sur place pour identifier les ty-
pes d'arbre produisant des aliments durant cette p6riode que pr6ferent les popula-
tions. Cette approche peut aider les femmes A aml6iorer la base de resources don't
elles disposent pour l'alimentation familiale.12

D EDUCATION

Au N6pal, les membres de l'&quipe d'un vaste project de reboisement ont compris
qu'il fallait former des forestieres et des vulgarisatrices afin de foumir des informa-










tions aux femmes rurales qui sont les premieres utilisatrices des forts. Jusque-lh au-
cune femme n'avait 6tait form6e A la foresterie. Seulement 5 pour cent des n6palai-
ses savent lire.
N6anmoins, grace A une planification adequate, r6alis6e par des 6ducateurs et des so-
ciologues, les services de formation ont 6t6 modifies et adapts aux femmes, en te-
nant compete a la fois des installations mat6rielles n6cessaires et des implications cul-
turelles d'une telle prise en compete des femmes dans les stages.13

D DROIT

Des 6tudes juridiques peuvent montrer la difference entire les sexes en ce qui con-
cere le droit d'acces a la terre et aux arbres et faire ressortir les consequences que
les changements juridiques proposes peuvent avoir pour les diff6rents groups (14).
Au Kenya, les femmes Luo ont perdu beaucoup de leurs droits traditionnels sur la
terre quand la loi officielle a accord les titres de propri6t6 fonciEre seulement aux
chefs de famille hommes. Toutefois, elles ont pu garder leurs droits exclusifs sur les
noix et les fruits des arbres qu'elles utilisent traditionnellement, mais pas sur le sol
oi ils poussent.14












































































I,


;i


3
z
i
I










Poser aux femmes
les questions appropriees













Apres avoir mis en evidence le r6le des femmes et l'utilisation qu'elles font des ar-
bres, il reste des questions sp6cifiques auxquelles seulement les femmes locales peu-
vent apporter une r6ponse:

-Que savent d6ja les femmes au sujet des arbres, de leurs products et de leur
gestion?
--Quels sont les problems que rencontrent les femmes par rapport aux resources
forestieres?
-Quelles contraintes subissent les femmes en affrontant ces problbmes et comment
le project peut-il les aider A surmonter ces contraintes?
-Comment pouvons-nous d6couvrir ce que savent les femmes?
-Comment les femmes peuvent-elles s'organiser?


QUE SAVENT DEJA LES FEMMES AU SUJET DES ARBRES,
DE LEURS PRODUCTS ET DE LEUR GESTION?

Les femmes pourront expliquer les diverse utilisations et la logique de la gestion
traditionnelle des arbres. Cette connaissance locale est indispensable pour mettre au
point de nouvelles activities.
En Sierra Leone, les femmes ont pu citer 31 diverse utilisations possibles des
arbres situ6s dans lesjacheres ou en fort; elles savaient 6galement quels seraient les
products forestiers obtenus une ann6e particuliere de jachere alors que les hommes
ne connaissaient que huit utilisations.'5 En Thailande, les femmes utilisent diff6ren-

A gauche: Lesfemmes qui sont chefs defamille comme cettefemme des Andes doivent se
charger des teaches qui reviennent aux hommes en plus des tdches fminines habituelles










tes especes de bois, selon leur pouvoir calorifique, pour cuire diff6rents aliments.
Une seule essence de bois de feu aux qualit6s sp6cifiques est jug6e indispensable
pour fabriquer une soie de bonne qualit6.16
Dans une region du Cameroun, les femmes choisissent des branches d'arbre
qui prennent racine pour construire des enclos pour leur b6tail et des cl8tures. Quand
ces branches ontpouss6, elles constituent des haies vives semi-permanentes qui sont
r6gulierement &6tWtes et don't les branches sont utilisdes A leur tour pour construire
d'autres cl6tures, r6parer ou batir des maisons, fabriquer des paniers, servir de bois
de feu.


QUELS SONT LES PROBLEMS QUI AFFECTENT LES FEMMES
PAR RAPPORT AUX RESOURCES FORESTIERES?

Souvent, en periode de p6nurie, les femmes exposent leurs problemes et avancent
des propositions pour les r6soudre, une fois supprim6es les contraintes.
Au Burkina Faso, les femmes se sont prononc6es centre les projects de planta-
tions forestibres monosp6cifiques. Bien que ces plantations foumissent du bois pour
le march urbain, selon les femmes elles interdisent aux families de la zone l'acces
A la "brousse inutile", supprimant ainsi une source important de bois de feu, d'ali-
ments et de materiel v6g6tal. Ces femmes ont demand que l'on plante des arbres
polyvalents et que l'on garantisse l'acc6s aux habitants de la zone.
Dans de nombreuses zones rurales, les femmes ne peuvent plus preparer de m6-
dicaments car les arbres m6dicinaux disponibles autrefois ont 6t6 enlev6s. Elles peu-
vent aider A identifier et reintroduire ces arbres. En Inde, on utilise pour l'artisanat
de la laque une vari6t6 de noisetier (Wrighta tinctoria) qui devient de plus en plus
rare parce qu'il ne fait 1'objet d'aucune measure de protection sp6cifique quand on
coupe du bois de feu. Le service forestier a propose une autre essence mais les ar-
tisanes ont constat6 qu'elle ne donne pas un produit aussi bon. Elles demandent une
nouvelle politique forestiere qui permette de s6lectionner les essences qui ont de la
valeur avant d'autoriser la coupe du bois de chauffage.'7 En Sierra Leone, les fem-
mes signalent les problBmes qu'entrainent les coupes d'arbres: l'augmentation du
nombre de rongeurs granivores, A cause des modifications de l'habitat, des pr6da-
teurs de la fort dense, ainsi que la sedimentation dans les course d'eau due aux cou-
pes excessive pratiqu6es en amount qui g8ne la peche. Ces femmes s'int6ressent plus
A l'agroforesterie qu'aux programmes de boisements communautaires. 8


QUELLES CONTRAINTES SUBISSENT LES FEMMES EN AFFRON-
TANT LES PROBLEMS DES ARBRES ET DE LA FORESTERIE?

Certaines contraintes sont sp6cifiques A tel ou tel site mais les femmes, si on les
interroge, pourront les d6crire. Parmi les contraintes qui se rencontrent partout, on










peut citer: les problems de
temps et de mobility, les tra-
ditions, l'acces a la terre et
1'absence d'organisation.

E TEMPS


SComment se repartit le travail (Afrique, % du travail total en heur)


Hommes Femmes
5 [ nourrir la famille 95
90 chasse l10
50 g b6tail 50
10 M combustible et eau 90
O


Les femmes sont souvent as- 40 commerce
treintes A une double jour- 10- traitement
n6e de travail parce qu'elles 201 stockage
ont la responsabilit6 de tou- 20 1 transport
tes sortes de teaches, tant A la 401 r6colte
maison qu'au dehors. 30 I sarclage/d6sherbage
Certains projects fores- 50o plantation I 5
tiers alourdissent la charge 70 preparation du sol 30
de travail de la femme pour 95 d6frichement I 5
la simple raison que l'arro-
sage et le sarclage sont traditionnellement des teaches f6minines. Quand les femmes
ont trop de travail, les hommes peuvent planter et entretenir les arbres que les fem-
mes ont aide6 sl6ectionner, qu'elles utiliseront et contribueront A g6rer.
En Guin6e, les femmes ont voulu des projects qui impliquent des efforts parta-
g6s par hommes et femmes. Elles estimaient que les hommes avaient plus de temps
a donner et appr6cieraient mieux la participation des femmes si le project 6tait un ef-
fort de toute la communaut6. Au S6negal, les femmes ont d6couvert qu'en
s'organisant elles 6taient en measure de partager leurs teaches et de trouver ainsi le
temps de planter un bois communautaire.


MOBILITY


Dans beaucoup de soci6tds la mobility des femmes est limit6e. La plupart de leurs
activities doivent se d6rouler pros de la maison afin qu'elles puissent accomplir les
teaches m6nageres. Parfois les coutumes limitent encore plus 1'activit6 des femmes.
II faut connaitre parfaitement ces coutumes si l'on veut, quand cela est n6cessaire,
pouvoir les modifier.
Souvent les femmes qui doivent s'l6oigner de leur domicile pour travailler ou
suivre une formation ne peuvent pas voyager seules si elles ne veulent pas etre d6-
sapprouv6es par leur famille ou par la communaut6. Au N6pal, les femmes l6ues aux
comit6s r6gionaux de gestion des resources peuvent se rendre aux reunions de dis-
trict. Le fait d'avoir 6t6 6lues 16gitime leurs d6placements.
Au Soudan, grace A la fois A l'emploi de vulgarisatrices et au d6marrage d'ac-
tivit6s qui pouvaient se d6rouler A l'int6rieur des concessions familiales, il a 6t6 pos-
sible d'amener des femmes vivant en r6clusion A produire des plants dans leur jar-
din et A participer ensuite A la creation des parcelles bois6es communautaires.'9


b 90
80
80
160
70
0










[ TRADITIONS


Les traditions concerant I'utilisation des arbres varient beaucoup d'un endroit a
l'autre. Au Kenya, dans une zone oia les arbres d6notent la propri6t6 du sol, il 6tait
interdit aux femmes de planter ou de couper les arbres parce que la terre n'apparte-
naitqu'aux hommes. Un project concemant le bois de feu a tabli deux m6thodes pour
surmonter ce probl6me. On a introduit dans la zone des arbres exotiques diff6rents
de ceux qui d6notent traditionnellement la propri6t6 de la terre. Les femmes ont ain-
si le droit de planter et de couper ces types d'arbres. L'autre m6thode a consists A
soulever la question par le biais de sketches qui ont suscit6 un d6bat entire les hom-
mes et les femmes sur la maniere de r6soudre le problbme du bois de feu.

D TERRE

L'utilisation de la terre et le regime foncier refletent le statut social, les systemes de
succession, les structures familiales et communautaires ainsi que la politique natio-
nale. Les femmes peuvent pr6f6rer des terres proches de leur maison mais qui pour-
ront 8tre difficiles A obtenir. Elles peuventjouir de droits coutumiers sur la terre, ou
bien ne disposer de terres que pour des cultures de contre-saison. Si les hommes 6mi-
grent, les femmes peuvent avoir des terres A g6rer mais elles n'ontpas le droit de mo-
difier I'utilisation du sol. Si on ne leur assure pas
des droits de tenure, elles peuvent ne pas 8tre int6-
ress6es par la plantation.
Les projects ne devront pas comporter de plans
de distribution des terres qui ne garantissent pas
aux femmes la possibility d'utiliser la terre, ou qui
les privent de leur accbs coutumier A la terre.
Certains projects aident les femmes h s'organiser en
groups afin qu'elles puissent n6gocier l'acquisi-
tion d'une parcelle de terre sur laquelle le group
aura un droit d'utilisation de longue dur6e.

El INFORMATION, FORMATION ET
EDUCATION

Les activities d'information, de formation et d'6du-
cation doivent 8tre organis6es A des moments con-
venant aux femmes.
Celles-ci peuvent ne pas etre en measure de
participer A des reunions pendant la joum6e. Les
agents de vulgarisation devront tenir des sessions
quand elles sont libres. Il est 6galement important
que l'information qui leur est donn6e soit adapt6e










Slurs besoins. Souvent, les fem-
mes savent bien ce qu'elles ont be-
soin d'apprendre et comment l'ap-
prendre.
Au Burkina Faso m6ridional,
au course d'une reunion formelle, on
avait demand aux femmes com-
ment elles voulaient participer i la
gestion d'une reserve forestiore qui
avait 6t ferm6e jusque-li Comme
elles ne r6pondaient pas, on leur a
dit que si elles ne parlaient pas, elles
perdraient l'acct s b tousles products
forestiers potentiels. Alors, une des
femmes s'est lev6 et a dit: "Nous ne Des agents de vulgarisation donnent
sommes pas families avec la fort des conseils oi desfemmes en Zambie
ni avec ce qu'elle content. Nous ne
savons pas ce que vote project nous offre. Nous ne connaissons pas les coits ni les
avantages de notre participation. Lorsque nous connaitrons toutes ces choses, nous
pourrons parler clairement pour vous dire ce que nous voulons firee.
Dans la discussion informelle qui a suivi, les femmes ont demand A visiter la
reserve accompagn6es par le personnel du project, pour identifier les products fores-
tiers susceptibles d'8tre cueillis ou r6colt6s. Elles ont demand aussi que le project
leur fournisse des informations sur la commercialization des plants m6dicinales,
des fruits et des noix et sur les machines pour extraire le miel.
Les messages provenant de l'ext6rieur doivent etre soigneusement adapts au
public. Au Soudan, un spectacle de marionnettes qui traitait des advantages obtenus
par la plantation d'arbres, a incit6 les femmes A demander un terrain A un riche pro-
pri6taire foncier et h solliciter de l'aide pour cr6er une plantation A buts multiples.
Dans un village situ6 A moins de 10 km de 1, le m8me spectacle de marionnettes a
produit sur les villageois un effet de frustration. Ils ont d6clar6 que puisqu'ils
n'avaient pas de terre, ils ne pouvaient planter des arbres qu'A condition que le pro-
jet leur donne de la terre, aussi bien pour des cultures vivribres que pour des arbres.


COMMENT POUVONS-NOUS DECOUVRIR
CE QUE SAVENT LES FEMMES?

Ceux qui planifient ou ex6cutent des projects, surtout lorsqu'ils sont tous des hom-
mes, peuvent avoir du mal A obtenir des informations des villageoises. Quand les
questions sont poses lors de reunions publiques, mnme si l'on s'adresse aux fem-
mes, il arrive que les hommes r6pondent A leur place. Il est souvent jug6 indecent
qu'un homme stranger s'entretienne en t&te tate avec des femmes.










Un certain nombre de conseils peuvent servir A 6tablir une meilleure commu-
nication avec les femmes. Souvent, les femmes ages peuvent parler librement avec
des hommes qui n'appartiennent pas a la communaut6; parfois les spouses des en-
seignants ou bien des assistants sociales ou sanitaires peuvent servir d'interm6diai-
res entire des paysannes intimid6es et le personnel du project.
Pour effectuer une enquate au Niger, desjeunes femmes et des jeunes hommes
ont travaill6 en couple en s'adressant s6par6ment, mais simultandment, aux hommes
et aux femmes de la famille de maniere a s'assurer que les femmes puissent r6pon-
dre librement aux questions qui leur 6taient poses.
Au N6pal, une sp6cialiste qui planifiait un project et insistait pour que des pay-
sannes collectent des donndes bien qu'elle ait 6t6 avertie que les femmes locales
n'auraientjamais pu travailler dans des villages l6oign6s de leur maison. I1 s'est av6-
rd moins difficile que pr6vu d'obtenir la collaboration des femmes locales, une fois
d6montr6 que cela 6tait indispensable. Les femmes 6taient disposes a parler aux
hommes strangers A la communaut6, une fois d6montr6 l'int6r8t du sujet.20


COMMENT LES FEMMES PEUVENT-ELLES S'ORGANISER

Les femmes n'ont souvent pas assez de pouvoir politique pour s'assurer en perma-
nence des services et de I'acces A la terre, au credit, aux decisions et aux b6n6fices
du d6veloppement. Souvent, elles
nepeuventobtenirce pouvoirqu'en
s'organisant.
Pour identifier les structures
existantes qui peuvent soutenir la
foresterie communautaire il est uti-
le d'6tudier les groups f6minins,
les femmes qui ont de l'influence
localement ou bien interroger les
ONG qui travaillent au niveau du
village et font participer des fem-
mes A leurs activit6s.
En Inde, des femmes sans ter-
re appartenant l'Organisation des
femmes travailleuses autonomes
ont constitu6 une cooperative lai-

A la suite des protestations des
membres du movement Chipko,
SI'abattage des arbres a dtd interdit
pour dix ans dans l'etat d'Uttar
Pradesh (Inde)










tire. Elles ont demand l'autorisation de faire pousser des arbres fourragers sur une
terre en friche. Etant soutenues par un group bien organism, elles ont pu obtenir ac-
c6s a la terre et resister a des tentatives d'expropriation lorsque les arbres ont com-
menc6 a pousser.
Dans le centre du Nepal, un comit6 forestier de village compose de femmes a
r6ussi A modifier la 16gislation forestiere qui confiait la gestion des forces au "pan-
chayat", unite administrative qui comprend un certain nombre de villages. Les fem-
mes organisees en group ont soutenu avec succbs que la gestion devait &tre confide
A une sous-unit6 de "panchayat", en accord avec la tradition. Cette unite plus r6dui-
te est plus proche des femmes et leur permettra d'accroitre leur participation.21
Au Kenya, des groupements f6minins ont r6uni des fonds pour de grands pro-
jets de plantation et de p6pinieres. En Inde, ils ont aid6 A modifier la loi sur l'abat-
tage des arbres en agissant en groups et en "serrant les arbres dans leurs bras", at-
tirant ainsi attention du public sur les problEmes 6conomiques et 6cologiques cr66s
par la surexploitation.

















/


SI; 6~










Mise en oeuvre d'un processus
d'integration des femmes













Une fois que le r6le des femmes est devenu visible et que l'on a admis leur con-
naissance des products forestiers don't elles sont tributaires, on voit se dessiner avec
plus de clart6 des m6thodes permettant de concevoir et d'ex6cuter des projects de
foresterie communautaire associant les femmes.


LE TYPE DE PROJECT

En general, les projects qui r6ussissent le mieux sont ceux qui associent les femmes
en tant que parties int6grante de la famille ou du village, tout en tenant compete des
besoins et des resources particuliers aux femmes. Parfois, cependant, des activi-
t6s "exclusivement f6minines" peuvent &tre souhaitables. Ruth Dixon a mis au
point une liste pour aider les planificateurs A d6cider dans quels cas on doit pr6f6-
rer des projects "exclusivement f6minins":22

-quand il existe des tabous tres puissants interdisant aux femmes de travailler
avec des homes sans lien de parents avec elles;
-la ob il faut venir A bout des effects d'une discrimination ant6rieure;
-lorsque beaucoup de manages (ou la majority) ont des femmes comme chefs de
famille;
-quand les femmes sont sp6cialis6es dans des tAches qui pourraient devenir plus
productive grace A une aide ext6rieure;
-quand les femmes ont besoin d'autonomie pour 6viter d'8tre en conflict ou en
competition avec les hommes.

A gauche: project de reboisment en Chine. Entre 1949 et 1978, la superficie boisee de ce
pays pasge de 5 d 12,7 pour cent du territoire national










Cependant, les activists exclusivement f6minines risquent d'isoler les fem-
mes et de rendre plus difficile leur acces aux resources contr616es par les hommes.
Ces activit6s risquent d'etre insuffisamment financees et d'8tre coupes du proces-
sus g6n6ral de d6veloppement. Certains projects forestiers qui ne concernent que les
hommes peuvent avoir une incidence considerable sur les resources productive
don't sont tributaires les femmes.
Dans certain cas, une composante, par example l'aml6ioration des foyers A
bois, est ajout6e just pour montrer qu'on "associe les femmes". II faut toujours
veiller A ce que les activities introduites dans l'int6r8t sp6cifique des femmes r6pon-
dent r6ellement a des preoccupations essentielles pour elles et ne soient pas sim-
plement un pr6texte pour les exclure des activities principles du project.


AVANTAGES DU PROJECT

II faut associer les femmes A la conception, A I'ex6cution, au suivi et A l'6valuation
des projects pour leur assurer I'acces aux b6n6fices qui en d6coulent et pour qu'el-
les puissent g6rer de faqon durable les resources de base. I est tris important, dans
la conception de tout project, de pouvoir garantir A ceux qui y participent qu'ils vont
en tirer des avantages effectifs.
Les planificateurs des projects ont 6t6, en g6n6ral, ports A estimer que si un
project 6tait avantageux pour les hommes, les femmes le consid6reraient comme b6-
n6fique pour elles-memes, par une sorte d'effet de "percolation". Ce postulat s'est
souvent r6v616 faux. Les femmes
sont A court de temps, de terre et
-. -.~ d'argent.
Leur participation A un pro-
jet de foresterie communautaire
peut alourdir encore leur fardeau.
D'oi la n6cessit6 de leur montrer
trbs clairement les avantages
qu'elles peuvent en tirer. Quand
on analyse la viability de la parti-
cipation et des activities, on n'ac-
cordera jamais trop d'importan-
ce A la n6cessit6 de d6montrer
que la distribution des b6n6fices
d'un project est equitable. Il est
particulibrement important de te-

Des femmes du Lesotho plantent de
jeunes arbres dans la cadre d'un
programme de reboisement










nir compete des besoins des villageoises les plus
pauvres pour lesquelles les resources foresti&-
res peuvent 8tre cruciales.
II faut r6pondre a deux questions: quel est
I'impact potential du project sur les femmes?
Commentpeut-on assurer auxfemmes des avan-
tages accrus?

] QUEL EST L'IMPACT POTENTIAL DU
PROJECT SUR LES FEMMES?

Les planificateurs du project et les femmes loca-
les doivent 6tablir un dialogue avant toute inno-
vation qu'il s'agisse d'une nouvelle espece
d'arbre ou d'un plan d'amdnagementde laforet. -.'-
Tri de jeunes plants enThailande
Les femmes ont en g6n6ral une id6e assez clai- dejeunes plants enThaande
re des consequences que la technologies aura sur leur vie.
Plus la situation des femmes sera clairement comprise et prise en compete dans
la conception du project, plus les femmes seront associ6es au processus de plani-
fication, et plus le project aura des chances de r6ussir et d'avoir un impact positif.
Par sa nature m8me, I'analyse par sexe exige une interaction entire les cher-
cheurs et les homes et les femmes au niveau local. Une telle interaction renfor-
ce le processus de planification et aide A adapter les activists aux r6alit6s locales.

D COMMENT PEUT-ON ASSURER AUX FEMMES
DES AVANTAGES ACCRUS?

Les femmes, autant que les hommes, r6agissent aux incitations: accroissementdes
r6coltes annuelles; arbres A buts multiples foumissant des products n6cessaires;
march pour des products comme les fruits et les poteaux; possibilities d'emplois
locaux. Ces incitations doivent etre adapt6es A la situation financibre des femmes.
I1 est essential de savoir qui contr6le et utilise l'argent du manage pour com-
prendre qui tire profit des revenues cr66s par le project. Dans certain manages, les
femmes sont mattresses de leur propre argent, dans d'autres, les hommes contr6-
lent les fonds du manage. Dans le second cas, les femmes peuvent vouloir mettre
les fonds en commun ou cr6er des cooperatives afin de garder le contr6le des re-
venus provenant de leurs activit6s.
Les femmes qui n'ont pas de droits 16gaux sur la terre n'ont pas de garanties
A offrir pour obtenir des prets afin de se procurer du materiel, des semences ou des
engrais. Dans ce cas, il faut trouver d'autres moyens pour leur ouvrir l'acces au
credit.










LES HUIT ETAPES


En r6sum6, un processus d'association des femmes A la conception des projects
comporte huit tapes. Dans Retablir 1' equilibre lesfemmes et les ressourcesfo-
restieres ces tapes sont exposes dans l'optique du d6veloppement des program-
mes de foresterie communautaire. Les responsables de la conception et de l'ex6-
cution des projects doivent penser A chacune de ces tapes afin d'8tre sirs que leur
action aidera aussi A r6tablir l'6quilibre.23


1. Mettre jour les problems dus a la division entire les sexes a travers
l'6tablissement d'un dialogue avec les femmes rurales et en reconnaissant
que les besoins des hommes et des femmes peuvent 8tre diff6rents et done
que l'impact des projects peut etre 6galement different selon le sexe.
2. Analyser les coutumes, les tabous et les contraintes de temps qui
present sur les femmes en tenant compete du fait qu'il suffit parfois de faire
preuve de bon sens pour surmonter ces obstacles.
3. Promouvoir le r6le que les femmes jouent effectivement ou peuvent
jouer dans les activities forestieres A chaque niveau et analyser les fagons
don't les projects soit prennent en compete les femmes, soit les excluent.
4. Etablir des changes d'information avec chaque individu A tous les
niveaux, avec les femmes au sujet des activit6s forestieres, avec les prati-
ciens de terrain sur la faqon d'impliquer les femmes dans celles-ci et avec
les responsables politiques au sujet du role des femmes dans la foresterie.
5. Soutenir les groups f6minins, encourager les femmes a former de nou-
veaux groups pour qu'elles exercent davantage d'influence sur les d6ci-
sions et la formulation des politiques, et favoriser la solidarity entire femmes.
6. S'attacher A faciliter l'acces des femmes A la terre et aux arbres,
respecter les droits traditionnels des femmes sur la terre, s'assurer que les
femmes profitent 6quitablement de la privatization des terres et trouver une
solution efficace pour les femmes sans terre.
7. Avant d'introduire de nouvelles technologies ou de nouvelles es-
sences, consulter les femmes pour s'assurer que leurs besoins ont 6t6 pris en
compete et que l'impact de ces innovations a 6t6 6valu6.
8. Deployer des efforts pour que les femmes aient acces au credit et aux
revenues, A titre individual ou en tant que membres d'un group.


I__________________________










UN EXAMPLE EN INDE:
SUGGESTIONS D'UN GROUP DE FEMMES INDIENNES
POUR LA PARTICIPATION DES FEMMES AUX PROJECTS


Les id6es prdsent6es ici ont 6t6 61abor6es en 1988 par PEDO (People's Education and
Development Organisation), organisation qui s'occupe d'6ducation et de d6veloppe-
ment populaires, et exposes dans une 6tude in6dite de M. Sarin, C. Sharma, R.
Khanna, I. Pathak et T. Vijayendra.24















Obtenir I'aide des femmes...

La non-participation des femmes tient a de nombreuses raisons: manque de temps, manque
de confiance en elles-memes, manque d'information, resistance de la part des families, mau-
vaise comprehension des buts du project. Dans un projetmis en oeuvre en Inde, plusieurs id6es
pour accroitre la participation des femmes ont 6t6 formul6es par les femmes elles-memes:

-Utiliser des chants traditionnels ou rituels, ou bien en repr6sentant des sketches didactiques
qui amenent les femmes A mieux prendre conscience des problems de I'environnement.
-Faire visiter a des groups de paysannes des sites de programmes 6cologiques r6ussis, pour
leur montrer ce que l'on peut faire.
-S'assurer que les horaires fix6s pour les reunions conviennent aux femmes.
-Dans les reunions de village, employer seulement la langue locale.
-Organiser des course de formation d'animatrices locales pour motiver et mobiliser d'autres
femmes.
-Organiser pour les femmes locales des stages de sensibilisation de fagon A leur faire com-
prendre les effects de la degradation de l'environnement sur leurs conditions de vie.
-Foumir des informations sur la 16gislation forestibre et sur les droits des personnel pour
combattre I'intimidation et l'exploitation.
-Aider les femmes A cr6er leurs propres organizations et a comprendre le pouvoir de I'ac-
tion collective.
-Garantir aux femmes l'acces A l'information sur un pied d'6galit6 avec les homes.
-Apprendre aux femmes A g6rer une p6piniEre et a faire pousser des plants en panier.
-Donner aux femmes une formation sur les techniques de conservation du sol et de 1'eau.
E M l ..-















...et obtenir I'aide des hommes

Dans beaucoup de regions du monde, les femmes ont peu de possibilities de participer aux af-
faires locales. Dans les programmes et les projects qui s'efforcent d'accroitre la participation
des femmes A la foresterie communautaire, l'opposition des hommes peut 8tre un des prin-
cipaux obstacles. Le meme group de femmes de l'Inde septentrionale a sugg6r6 les appro-
ches suivantes afin de r6duire cette opposition.

-Informer les hommes sur les objectifs des reunions organis6es s6par6ment pour les fem-
mes, afin d'apaiser leurs craintes et d'empecher la diffusion de rumeurs sans fondement.
-Foumir aux hommes des motivations pour qu'ils soutiennent une participation accrue des
femmes.
-Inciter les hommes h partager le travail des femmes pour que celles-ci aient davantage de
temps pour participer au programme.
-Le personnel masculin du project doit donner l'exemple en participant aux travaux m6na-
gers des femmes de leur famille.
-S'assurer que les hommes et les femmes membres du personnel du project participent aux
reunions villageoises.
-A chaque reunion expliquer l'importance que repr6sente la participation feminine A tout
le travail du group.
-Souligner sans relAche qu'aucun d6veloppement n'est possible sans la participation 6qui-
table des hommes et des femmes.
-Montrer que les femmes ont des problems particuliers, d'oi la n6cessit6 de reunions
s6pardes.

En tenant compete de la nature et de la distribution des avantages du project, de la meilleure ma-
niere de faire participer les femmes et de la fagon d'obtenir le soutien des hommes, on accroit
les chances de r6ussite du project. En donnant aux femmes la possibility de prendre confian-
ce, les projects peuvent augmenter l'efficacit6 de la participation feminine A venir.
Le project indien, visant A r6duire la consommation de bois de feu par l'emploi de foyers
am6lior6s appel6s Chulhas, en est un example: ayant pris confiance en elles grace A ce pro-
jet, les femmes se sont lances dans un project de cooperative visant non seulement A diffu-
ser les foyers am6lior6s mais aussi a am6liorer la gestion des resources forestieres.
Cette evolution du project a 6t6 possible parce que les animatrices, elles-memes des paysan-
nes locales, ont su gagner la confiance des autres et ont pris confiance en elles-memes gra-
ce aux responsabilit6s qui leur avaient 6t6 confines. Ainsi:
"Lesfemmes qui ont requ uneformation d'animatrices n'avaientpratiquementjamais
eu lapossibiliti de gagner de l'argent avant departiciper au programme Chulha. Laplupart
d'entre elles ftaient timides et craignaient de nepas &tre capable d' apprendre quelque cho-
se de nouveau. Maispresque routes avaient un besoin important d'argent et ont trouve le cou-
rage de sortir de leur isolement. Toutes ontpris plus d'assurance et certaines se sont extraor-
dinairement transformees."














PROBLEMS DE PLANIFICATION, TYPES DE CONCEPTION
ET BESOINS D'INFORMATIONS
POUR LES PROJECTS FORESTIERS


Les graphiques ci-apres sont tir6s directement de 1'Annexe IV du document de travail
de la Banque mondiale Women and Forestry; operational issues par A. Molnar et G.
Shreiber. Les graphiques identifient les problbmes de planification, les formes pos-
sibles de conception et les besoins d'informations pour des projects dans les domaines
suivants:

- Plantation d'arbres / Boisements fermiers / Agroforesterie
- Bois communautaires / Plantations
- Amelioration des bassins versants / Am6nagement des terres incultes
- Vulgarisation forestiere
- Amelioration des systemes de combustion du bois


Women and forestry; operational issues est distribu6 gratuitement par:
The Women in Development Division
Population and Human Resources Department, Room S9-127
The World Bank
1818 H Street NW
Washington DC 20433, USA








1. Plantations d'arbres privdes
Boisements fermiers
Agroforesterie


Problems de planification a prendre en consideration

Est-ce que ce sont les femmes ou les homes qui prennent les decisions relatives aux inves-
tissements financiers et en travail dans les arbres et le bMtail familial et A leur gestion et leur
utilisation? Est-ce que ce sont les femmes ou les homes qui se chargent du ravitaillement
familial en combustible, du fourrage et du package des animaux?

Les femmes doivent-elles soigner et arroser les plants que les hommes cultivent en p6pini6- -
re ainsi que les arbres que les hommes ont plants? Les femmes sont-elles convaincues de
l'utilit6 des essences choisies, du travail qu'elles consacrent A cette tache et du programme
dans sonensemble? La charge de travail des femmes risque-t-elle de s'accroitre ou d'autres
teaches f6minines vont-elles 8tre r6duites A cause du temps suppl6mentaire requis?

Les femmes veulent-elles planter des essences diff6rentes et a des endroits diff6rents de
ceux choisies par les homes? Ont-elles le droit de d6cider ce qu'elles veulent planter et ob?

Les plants des essences souhait6es par les femmes (par example, essences fourrageres ou frui-
tieres) sont-ils plus cofiteux A produire que ceux choisis par les hommes?

Lorsque les hommes pr6ferent d'autres products, les femmes ont-elles droit h certain products
tires d'especes A buts multiples, A certaines quantities et & certaines p6riodes donn6es? CZ

Pratique-t-on le compromise dans la selection des products t tirer des essences plant6es et y -
a-t-il des products qui sont demands plus par les hommes que par les femmes et vice versa?




Dans la zone du project, existe-t-il des groups de femmes qui pourraient servir de m6diateurs?




Y a-t-il dans les communaut6s cibles des groups de travail f6minin traditionnels, ou bien
existe-t-il des arrangements entire femmes pour la mise en common ou le partage du travail?

Y a-t-il des femmes qui travaillent dans les p6pinibres?


Les femmes ont-elles aces A la terre pour y 6tablir des p6pinibres privdes ou cooperatives?


Les femmes ont-elles accbs A l'eau pour exploiter des p6pinieres priv6es ou cooperatives?








-1. Plantations d'arbres priv6es
Boisements fermiers
Agroforesterie

33
Besoins d'information et formes possibles de conception

SRassembler des donn6es sur le temps accord au manage et A l'exploitation agricole respec-
tivement par les homes, les femmes, les jeunes garcons et les jeunes filles.

Assurer une vulgarisation cibl6e pour les femmes et les conseiller sur la manibre de modi-
fier la r6partition de leur temps.

Collecter des d'especes d'arbres informations sur les pr6f6rences respective des homes
et des femmes en matibre d'utilisation des products des arbres ou des forts par essence et
par saison et les consulter au sujet des essences qu'il faudrait cultiver aux fins de distribu-
tion/plantation.

Les p6pinieres du project peuvent-elles produire en quantity suffisante les essences deman-
d6es par les homes et par les femmes?

Si leurs essences ont des prix de rivient 61lev6s, les prix devraient tre fix6s de faqon a couvrir
les cots de production ou une nurserie priv6e pourrait &tre install6e pour produire ces
espbces.

SEffectuer une enquete sur les droits des femmes aux products des arbres.

Effectuer des recherches sur le type de gestion des arbres qui assurent le rendement le plus
dlev6 pour les diff6rents products des especes a buts multiples.

Etudier I'aspect 6conomique des ml6anges d'especes r6pondant a la fois aux besoins, con-
cevoir des messages de vulgarisation appropri6s, engager du personnel f6minin d'anima-
tion et de vulgarisation et donner aux agents masculins de vulgarisation une formation en
ce qui concede le r6le, les besoins et les contributions potentielles des femmes.

Faire participer les groups f6minins a l'organisation des plantations et des p6pinieres, a la
distribution des plants et aux programmes de vulgarisation et de credit.

Employer des groups de travail f6minins dans des interventions de plantations coop6ra-
tives de manibre a ce que les femmes puissent partager les teaches.

Peut-on assurer aux femmes l'acces a la terre, a l'eau, a la formation et aux intrants n6ces-
saires a la creation et a l'exploitation de p6pinieres priv6es ou cooperatives?

Dans l'affirmative, peut-on les former aux techniques de p6pinieres? Dans le cas con-
traire, le project peut-il organiser la location de terres?

SDans le cas contraire, le project peut-il foumir ou obtenir un approvisionnement en eau sir?










2. Bois communautaires
Plantations communautaires


Probl6mes de planification a prendre en consideration

Les femmes recoltent-elles des products important pour elles (noix, fruits, herbe, bois de feu, I
fibres pour l'industrie locale) sur les terres communautaires qui vont etre d6frich6es et/ou
plant6es? Cesseront-elles d'avoir aces a ces terres?






Ces terres constituent-elles une important zone de package pour les animaux des femmes? I


Les femmes devront-elles passer davantage de temps h ramasser le fourrage pour nourrir leur
betail A l'Ftable ou l'emmener sur des piturages plus 6loign6s?

Pr6voit-on que les femmes adoptent 1'alimentation des animaux 1'6table en utilisant le four-
rage obtenu pendant les premieres ann6es de la plantation?

Les enfants devront-ils aider leur mere a accomplir le travail suppl6mentaire imputable au
passage t l'alimentation des animaux A l'6table? Cela aura-t-il des consequences sur la fr6-
quentation scolaire?

Les femmes et les homes ont-ils des opinions diffdrentes quant aux essences A cultiver?

Les femmes constitueront-elles le gros de la main-d'oeuvre pour 6tablir les plantations?
Quels sont les outils commodes a utiliser et efficaces pour les femmes?

De combien de temps disposent les femmes selon les saisons?
La plantation d'arbres exige-t-elle du temps don't les femmes ont besoin pour
d'autres activities essentielles?

Y a-t-il des groups f6minins actifs dans la zone?

Les femmes, individuellement ou en group, souhaitent-elles fortement obtenir au prialable
d'autres installations ou services essentiels (par example, I'eau potable) avant de foumir leur
travail ou de collaborer d'une autre maniere aux operations du project?









2. Bois communautaires
Plantations communautaires


Besoins d'information et formes possibles de conception

S'informer sur les products que les femmes r6coltent, les quantit6s et l'6poque de la r6col-
te. A quoi ces products sont-ils destines? Quel revenue en tire-t-on? Quelles sont les femmes
qui ont recours A ces products?


SPlanifier des systemes de gestion qui produisent des b6n6fices r6guliers (par example, r6-
colte annuelle, arbustes ou 16gumineuses de sous-6tage qui peuvent 8tre coups plus sou-
Svent; 6cartement plus grand des arbres).

Deux ans avant d'effectuer la plantation, planter des haies vives afin que les femmes puis-
sent les tailler pour obtenir du fourrage et du bois de feu.

Effectuer la plantation et la rrcolte par compartments de maniere A ce que les femmes aient
toujours aces a certaines zones.


4 Foumir des conseils de vulgarisation cibl6s en expliquant les avantages des nouvelles m6-
thodes de plantation et de gestion afin que les femmes ne refusent pas de collaborer parce
qu'elles ont I'impression que ces m6thodes exigent trop de travail ou sont peu pratiques.

SIntroduire des dispositifs qui 6conomisent le travail dans d'autres activists familiales, de
maniere h r6duire la demand du travail aux enfants.

Inclure une game d'essences qui conviennent aux exigences des femmes et des homes.


Pr6voir des outils pour creuser et preparer le sol qui puissent etre utilis6s par les femmes.

SAdapter les techniques et les programmes de plantation aux problemes de main-d'oeuvre,
ou bien choisir les modules qui tiennent le mieux compete de ces problemes.


SAmener ces groups A jouer un r6le actif dans les decisions relatives a la gestion
communautaire.

SPeut-on affected des resources du project h la furniture de ces services/installations en con-
trepartie de la collaboration et du travail volontaires de la communaut6 ou des groups
f6minins?


t










3. Amelioration des bassins versants
Am6nagement des terres incultes


Problems de planification A prendre en consideration


Existe-t-il un nombre notable de manages oh il n'y a pas d'homme adulte (de fagon perma- I
nente ou saisonnibre)?

Existe-t-il des groups qui pratiquent le paturage nomade oh les femmes sont responsables
des cultures de plein champ et de l'arboriculture?


Les femmes ont-elles en main des aspects sp6cifiques du systeme d'exploitation agricole
(modes d'utilisation des terres, cultures de rente/de subsistence, cultures fourrageres, uti-
lisation des bordures des terrains, plantation sur la parcelle d'habitation, petit ou gros b6-
tail, arbres sur la parcelle d'habitation/les bordures des exploitations)?






Est-ce que les femmes et les homes cueillent/utilisent des products diff6rents des forces I
et des paturages dans le bassin versant?


Le project pr6voit-il d'introduire l'alimentation des animaux A l'6table ou d'autres m6tho-
des amdlior6es de gestion des terres, qui exigent davantage de temps de la part des femmes?



Est-ce que des groups socio-6conomiques diff6rents utilisent la m8me zone?

Les femmes mettent-elles en commun ou partagent-elles traditionnellement les resources -
en main-d'oeuvre des manages pour travailler sur les parcelles individuelles?

Existe-t-il dans la zone vis6e des groups de femmes qui pourraient jouer un role de I
m6diateurs?









3. Amelioration des bassins versants
Amenagement des terres incultes

37
Besoins d'information et formes possibles de conception

Chercher A savoir si les femmes sont moins capable d'entreprendre des activities d'am6-
lioration des terres, a cause des problemes de travail, du manque de capitaux ou de credit,
de l'exclusion du programme des essences qu'elle souhaitent planter.

Inclure les femmes dans les programmes de formation concemant les nouvelles pratiques.
S'assurer que les femmes aussi bien que les homes aient aces aux intrants, aux conseils
de vulgarisation et aux programmes de credit.


Inclure les femmes dans les programmes de formation concemant les nouvelles m6thodes;
foumir aux femmes des services de vulgarisation couvrant tous les aspects du systeme cul-
tural sur lequel elles exercent un pouvoir; interviewer les femmes afin de savoir comment
leurs pre6frences en matibre d'essences d'arbres, de 16gumineuses et de fourrages different
de celles des homes pour divers aspects du systeme d'exploitation local; discuter avec les
femmes des avantages et des inconv6nients des strategies possibles, des besoins de credit
ou des incitations.


Evaluer les modes de cueillette, identifier les m6thodes traditionnelles de conservation (par
example, rotation des cultures) et/ou les techniques de r6colte qui visent A sauvegarder l'ap-
provisionnement B longue 6ch6ance.

Examiner les changements probables dans la repartition du travail dans la famille. Est-il
possible de promouvoir le d6veloppement de la production laitibre, afin d'accroitre les be-
n6fices grace a l'aml6ioration de la gestion du b6tail, lorsque cela laisse aux femmes moins
de temps disponible pour d'autres activities productives/r6mun6ratrices?

Evaluer les modifications du r6le des femmes dans ces groups.

Chercher A savoir si les femmes peuvent 8tre mobilis6es en groups pour mettre en com-
mun leur travail en vue d'activit6s d'am61ioration des terres.

Associer les groups de femmes a une action destine A leur ouvrir les programmes de vul-
garisation et de credit.











4. Vulgarisation forestibre


Problimes de planification A prendre en consideration

Les organismes d'ex6cution ont-ils conscience des problfmes des femmes?

Le project peut-il foumir du personnel supplmentaire, et les organismes d'ex6cution dispo-
sent-ils de credits budg6taires A cette fin?






Existe-t-il une volont6 de lancer un effort concert pour associer les femmes, mais consta--
te-t-on qu'il n'y a pas de femmes aux echelons sup6rieurs de la direction?






Le personnel du project s'int6resse-t-il A la participation des femmes et a-t-il de I'exp6rien-
ce en la matiere?



La mobility des femmes est-elle limit6e ou soumise A des contraintes dans les soci6t6s cou-
vertes par le project?



Les homes et les femmes peuvent-ils fr6quenter les m8mes reunions? Y a-t-il des
differences dans leur temps libre?


Y a-t-il des groups f6minins dans la zone du project?











4. Vulgarisation forestiere


Besoins d'information et forces possibles de conception

SFaire une 6tude concernant les r6les des femmes dans l'6conomie des manages et des ex-
ploitations agricoles, le temps et le travail fournis par chaque membre de la famille, ainsi
que les r61es de chaque sexe dans les activities forestiBres.

Utiliser cette etude comme base de course de formation, destiny au personnel de vulgarisa-
tion des deux sexes, sur la maniere de r6pondre aux besoins des femmes, de mobiliser les
resources f6minines et de tenir compete des femmes dans la planification.

Si le project pr6voit des camps de formation pour agriculteurs, tenir des sessions sp6ciales
Sde formation pour les groups de femmes.
Recruter une 6quipe de femmes specialisdes dans 1'animation et concevoir un programme
concrete de messages pr6cis qu'elles doivent diffuser.


Recruter des cadres f6minins dans l'organisme d'ex6cution et le service de vulgarisation
pour aider a concevoir les programmes et diriger le personnel f6minin.



Recruter/utiliser des agents f6minins de vulgarisation A tous les niveaux sur le terrain.


Fournir aux animatrices les moyens de transport (ou les indemnit6s de replacement) requis
pour qu'elles puissent couvrir leur zone de vulgarisation aussi efficacement que le person-
nel masculin; si cela est n6cessaire du point de vue social, faire voyager le personnel de vul-
garisation feminin deux par deux; assigner au personnel f6minin des zones qu'il soit r6el-
lement en measure de couvrir, en function de son degr6 de mobility .

Veiller a ce que les activities de vulgarisation projection de films, discussions de group,
etc. se d6roulent A des moments ob les femmes peuvent y participer et dans des lieux oh
il est socialement admis qu'elles se rendent (par example, les marches locaux).

Associer les groups de femmes aux activists de vulgarisation.









5. Amelioration des systems
de combustion du bois


Probl6mes de planification A prendre en consideration

Combien de fois les femmes cuisinent-elles? Pendant combien de temps dans lajoum6e
et le soir?

Quelles autres teaches les femmes accomplissent-elles en meme temps?

Quels sont les combustibles utilis6s? Quel m61ange de combustibles? Comment sont-ils
pr6pards?

Les foumeaux servent-ils h chauffer, h cuisiner, ou aux deux t la fois?

Quels sont les genres d'aliments pr6par6s, et quels sont les modes de cuisson n6cessaires
h leur preparation?

Les femmes considerent-elles que le combustible de cuisson "cofite" du travail et de l'ar-
gent? Attachent-elles done une valeur aux "economies" r6alis6es grace aux fourneaux
aml6ior6s?


Le temps n6cessaire a la cuisson avec le nouveau type de fourneau est-il jug6 acceptable par
les femmes qui l'utilisent?

Le project dispose-t-il d'artisans ou d'entrepreneurs qui pourraient reproduire le module de
foumeau?



Quelle difference de quality pr6sentent les matibres premieres (argile, boue, briques, etc.)
utilis6es pour fabriquer le nouveau module?









^ 5. Am6lioration des syst6mes
de combustion du bois

41
Besoins d'information et formes possibles de conception

S'assurer que les modules am6lior6s soient adapts A l'utilisation et aux possibilities d'en-
tretien locales.

SS'assurer que la taille, la hauteur et la capacity du foumeau conviennent aux habitudes de
cuisson des femmes et aux autres teaches qu'elles execut ent en mme temps.

Evaluer le rapport coft-efficacit6du fourneau amelior6 dans les conditions locales, avec
cuisson de repas habituels et pour des manages de taille diff6rente, avec utilisation des di-
vers combustibles disponibles en melange normal.

SPrevoir un credit pour assurer une formation et un suivi ad6quats, y compris pour le nom-
bre n6cessaire d'animateurs forms.

> Preparer la modification du module de fourneau, si le suivi du project met en lumiere des pro-
blemes impr6vus. S'assurer que le foumeau puisse 8tre nettoy6 ais6ment par les femmes.



SEtudier des changements dans les habitudes de cuisson qui puissent amener A r6aliser des
Economies de combustible, sans desorganiser le progamme de travail des femmes.

> Verifier que le programme assure la continuity de l'approvisionne- ment en fourneaux, y
compris les pieces de rechange et les matieres premieres adequates (si le module est peu coii-
teux et construit de mat6riaux locaux, il risque de durer peu).

| Etudier des plans, des le d6but, pour que l'intervention ait un caractere durable. Foumir un
service de vulgarisation et de formation aux fabricants et commergants potentiels du mo-
dele dans le secteur priv6. Evaluer les possibilities commercials du module de foumeau.











Obtention d'informations


1.
Plantations d'arbres
priv6es
Boisements fermiers
Agroforesterie
* types d'arbres prdf6rds et
cultiv6s, emplacements, pro-
duits d'arbres/de forces sou-
hait6s par les membres des
manages
* aces des hommes et des
femmes aux services et aux
moyens de vulgarisation


2.
Bois communautaires
Plantations commun-
autaires


* rapports et suivi d'autres pro-
jets de la zone pouvant d6cri-
re les rl6es actuels des femmes
* donn6es d'enqu&tes sur la
division du travail exploita-
tion familiale/m6nage et taux
de scolarisation par Age/sexe


Enqu6tes r61esrespectifsdansles d6- visiter les ONG et institu-
cisionsetresponsabilit6sres- tions locales
rapids pectivesdanslesactivit6sex- interviewer des femmes qui
ploitation/m6nage travaillentdans des plantations
sources derevenus en esp6- et des p6pininres, au sujet de
ces des manages et modes de la r6partition de leur temps et
d6pense des homes et des de leur travail
femmes parler a un group de fem-
connaissances et capacit6s mes de leur activity, apres une
des homes et des femmes reunion de la communaut6
en matiere de culture et de r- -interviewer des femmes dans
colte d'arbres et de fourrages leur foyer


* temps qu'hommes/fem-
mes/enfants consacrent res-
pectivement aux tAches m6-
nage/exploitation
* nombre/pourcentage de
manages sans homme adulte,
dans la zone du project
* modes de r6colte de com-
bustible/fourrage et impact
sur les forces et les parcours
* sources de revenues en esp6-
ces des manages ayant des
caractrristiques socio-6cono-
miques diff6rentes, et modes
de d6pense des revenues en
especes selon le sexe
* differences lies au sexe en
ce qui concede les droits sur
la terre actuels


* suivre les b6n6fices du pro-
jet pour les femmes afin de
pouvoir en corriger la concep-
tion
* 6tudier le secteur forestier et
les femmes, les industries lies
A la fort, I'6nergie rurale, la
gestion du cheptel et les ques-
tions oi l'insuffisance de l'in-
formation peut faire surgir des
problemes


Donn6es
disponibles


Etudes
sp6ciales











Obtention d'informations


3.
Amelioration des bassins
versants
Amenagement
des terres incultes

* rapports et donn6es de suivi
d'autresprojetsdelazonepou-
vant d6crire les roles actuels
des femmes
* donn6es d'enquetes sur la
division du travail exploita-
tion familiale/m6nage et taux
de scolarisation par age/sexe


* disponibilit6 de main-d'oeu
vre homess et femmes s6pa-
r6ment) dans des manages de
condition socio-6conomique
diff6rente, en particulier les
manages don't le chef est une
femme et les manages mi-
grants, une attention spociale
6tant port6e au travail n6ces-
saire pour appliquer les prati-
ques recommandees d'am6-
nagement des terres


* dconomie de l'utilisationdes
terres du point de vue de l'a-
griculteur, avec analyse 6co-
nomique par site en function
de la perception qu'ont les
agriculteurs du coft d'oppor-
tunit6 du travail, du sous-em-
ploi et des b6n6fices
* utilisations principles des
terres priv6es/collectives pour
le paturage, l'approvisionne-
ment en combustible/fourra-
ge et en products forestiers se-
condaires, etc.
* aces aux facilities de credit
et aux capitaux pour les hom-
mes et les femmes de condi-
tion socio-6conomique dif-
f6rente


4.
Vulgarisation forestiere




* documents setrouvant dans
le pays ou la zone du project
(par example, rapports S. &
E., 6tudes)
* etudes ethnographiques des
zones du project afin d'identi-
fier le type de femme ayant
une influence/mobilit6 et r6-
les dans les decisions

* femmes "leader" locales et
membres des organizations
locales de femmes et orga-
nismes politiques f6minins
* ONG dans la zone du project
qui ont d6ja travaill6 avec des
femmes


* passer en revue les groups
de travail ou les organisa-
tions informelles de femmes
que l'on pourrait mobiliser
pour le project


5.
Amelioration des systbmes
de combustion du bois



* experience d'autres pro-
grammes de fourneaux;
* 6tudes sur l'exp6rience
d'autres programmes dans la
zone du project
* organismes gouvememen-
taux et ONG ayant de l'exp6-
rience en la matibre


* rapport cofit-efficacit6 des
foumeaux am6lior6s, dans les
conditions locales (femmes
preparantleurs repas habituels
avec le combustible normale-
ment disponible etutilise pour
different groups socio-
6conomiques
* temps n6cessaire pour cui-
siner des repas traditionnels
avec les nouveaux modules
de foumeaux


* faire des recherches sur les
techniques de gestion de la
cuisine
* faire des recherches sur
I'6conomie de combustible en
employant diffdrents ml6an-
ges/combinaisons (tant tradi-
tionnels que nouveaux) des
divers combustibles disponi-
bles habituellement ou nou-
vellement introduits










Notes





1. Etude FAO: For8ts No. 7. Le r6le desforcts dans le developpement des
collectivitis locales. Rome, FAO. 1978.
2. Retablir l'iquilibre: les femmes et les resources de la forget. Rome,
FAO. 1987.
3. J. Hourihan. Gender issues in the preparation and implementation offo-
restry products. Manille, Banque asiatique de d6veloppement. 1987.
4. S. Deem. "A Study of veterinary services and the women of Zimbabwe".
Etude in6dite. Blacksburg, Virginia Tech. 1965.
5. J. Perssou. "Le r6le des arbres dans une communaut6 rurale du Soudan
m6ridional", Unasylva, Vol. 38. Rome, FAO. 1986.
6. J. Hourihan. Gender issues in thepreparation and implementation offo-
restry products. Manille, Banque asiatique de d6veloppement. 1987.
7. J. Ashby. "Production and consumption aspects of technology testing".
Monographie inddite. Cali, IFDC/CIAT. 1986.
8. L. Gusman. Participaci6n campesina y reforestaci6n comunal: el caso
de cuatro comunidades del Cusco. Lima, Ministere de l'agriculture et
FAO. 1988.
9. S. Saowakontha et al. Roles offood gatheredfromforest on self-relian-
ce and nutritional status of northeast villagers. Document pr6sent6 A
1'Atelier de 1'Universit6 de Khon Kaen sur la nutrition en foresterie,
University de Khon Kaen, Khon Kaen, 18-21 octobre 1988.
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