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Title: Cultural diversity in the Information Society
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00083239/00001
 Material Information
Title: Cultural diversity in the Information Society
Physical Description: Book
Creator: Ollivier, Bruno
Publisher: Association of Caribbean University, Research and Institutional Libraries
Publication Date: 2006
 Subjects
Subject: Caribbean   ( lcsh )
Spatial Coverage: Caribbean
 Record Information
Bibliographic ID: UF00083239
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.

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Les technologies de communication mettent en contact, comme les voies de communication, des
hommes et des cultures qui, s'ils pouvaient s'ignorer autrefois, le peuvent de moins en moins. Les
reseaux sont ainsi intimement lids aux questions de diversity culturelle parce qu'ils contribuent a faire
surgir. L'acces a l'information n'est pas une action neutre. II cree des probl6mes.
Dans la Caraibe, cette diversity culturelle peut 6tre abordee de deux manidres. On peut se demander ce
qui difference la Caraibe d'autres regions du monde. Dans ce cas, les status du centre (vs la
peripherie), de l'insularite, de la fracture numerique posent probl6me. On peut aussi on se demand ce
qui, a l'interieur meme de la Caraibe diffdrencie des cultures les unes des autres. Ce sont alors la
diversity linguistique, l'eloignement territorial sinon geographique, et la diversity des modules socio
politiques qui apparaissent en premier lieu. Quelle que soit la perspective, les concepts d'acces, de
formation, de quality, de servuction sont centraux.
Comment les envisager du point de vue de la distribution de information et de l'acc6s A information A
l'epoque de 1'emergence de ce qu'on nomme d6ja le web2? Quelle relations peut-on poser entire l'acces a
la documentation, I'enseignement a distance, I'industrialisation des formations, la question des normes et
des standards au niveau international?
De quelle diversity parle-t-on dans ce context, done de quelles sp6cificit6s et differences? Par rapport A
quoi et a qui?
Est-il possible de raisonner a partir a partir d'une "fracture numerique" qui serait un absolu? Quelle place
donner a la question des langues? Comment prendre en compete les usages? Quel r61e joue le module
economique de la distribution de information par rapport a son role academique? Quelles structures de
regulation se mettent en place dans un paysage marqud par l'industrialisation de la formation et la
diversification des usages? Comment envisager le r61e des politiques publiques et dans la formation
dans les differentes societies insulaires caraibe?
Ce sont quelques unes des questions a partir desquelles on tentera de construire une perspective pour
penser a moyen terme les ddfis des societies caribeennes en terms de distribution de information et
d'acces a I'information et a la formation.
B. Ollivier
Professeur en Sciences de I'information et de la communication
University des Antilles et de la Guyane


5/2/2006








Diversity culturelle et society de I'information
Bruno Ollivier
University des Antilles et de la Guyane

Toute technologies, parce qu'elle met en contact des cultures,
rend plus aigues leurs contradictions
Les nouveaux moyens de communication donnent toujours l'illusion, au depart, de simplement
faciliter les activities existantes et de rapporcher les hommes et les cultures. Ce n'est que dans un
second temps qu'on r6alise l'6tendue des changements qu'ils portent avec eux. A son arrive, on a
cru que le t6elgraphe de Chappe, en 1994, rapprocherait les hommes et permettrait l'insdtauration
d'une d6mocratie en temps r6el dans toput le pays. On a aussi longtemps cru que la radio ou la
t6l6vision rapprocheraient les hommes et faciliteraient la diffusion de la culture.
Ce qu'on peut, avec le recul, r6aliser, est que les techniques de communication ont donn6 de
nouvelles formes A la culture.
La radio a permis la constitution de tribus culturelles autour d'univers musicaux et elle a acc6l&6r la
transformation de la musique en industries plus qu'elle ne donne de course A distance. La t6l6vision
diffuse plus de tel6r6alit6 que de course d'alphab6tisation. L'utopie laisse place, avec les ann6es, a
des analyses plus lucides, et moins optimistes.
S'agissant des r6seaux, leur arrive a donn6 lieu aux memes explosions d'utopie que celles qui
avaient accompagn6 la t6l6vision ou la radio. Certains ont ainsi cru possible de ne voir dans leur
arrive que l'avenement de nouvelles formes d'intelligence collective, ou la mise A disposition de
toutes les informations pour tous en tout lieu A tout moment. Quinze ans apres l'explosion des
r6seaux, on r6alise qu'en mettant en contact des cultures differences, on ne fait pas que rapprocher
ces cultures. On pose des problemes sans forc6ment les r6soudre. Les biblioth6caires et
documentalistes se retrouvent ainsi aux avant-postes des transformations induites par les r6seaux,
qui ont complktement change leur metier.


Mais la prise de conscience de ces questions n'est ni g6n6rale ni automatique. Nombre d'hommes
politiques, par example, en Caraibe, d6veloppent encore des discours sur les changements que va
provoquer l'entr6e que va provoquer l'entr6e de la Caraibe dans la soci6t6 de l'information, come
si l'impl6mentation de materiels suffisait A provoquer un changement social et economique. Comme
s'il ne fallait pas une implication des acteurs sociaux, comme s'il ne fallait pas une motivation des
usagers et un travail de formation, en particulier A travers les biblioth6caires documentalistes.

Le changement Internet -web2
Ceux-ci rencontrent, avec le d6veloppement de ce que je nommerai ici le web2 comme ils l'ont
rencontri avec le d6veloppement d'Intemet, des enjeux varies, qui chacun suscitent des questions
njouvelles et importantes auxquelles ils sont les premierrs confronts.
Enjeux professionnels :que devient leur metier? Quelle role joue-t-il face a l'enseinant, A l'6tudiant,
au chercheur?
Changements dans la structure 6conomique : comment va se distribuer information? Qui la
produit, la possede? Comment g6rer les droits? Comment r6partir les budgets entire support
traditionnels et support 6lectroniques?
Changements organisationnels :quelles relations 6tablir entire les documents, la recherche
l'enseignement et l'enseignement A distance, la society?
Changements culturels :quelle prise en compete, quelle importance des cultures de chacun dans cette
nouvelle donne?
En d'autres terms, l'arriv6e des r6seaux pose des questions, sans donner toujours de r6ponse A ces







questions. Comme toujours, le moyen de communication rapproche du point de vue technique, mais
ce rapprochement soul6ve de nouveaux d6fis car il met en contact des cultures qui n'y sont pas
toujours prepares.
Ce principle permet de comprendre les d6calages, les conflicts, les enjeux nouveaux qui surgissent
avec le d6veloppement des technologies qu'on appellera ici, pour simplifier Internet et le web2.
De ce point de vue, la diversity culturelle existe entire des mondes culturels diff6rents, A l'int6rieur
de ces mondes et entire des m6tiers diff6rents.
On va tenter ici d'en dresser un panorama qui permette d'envisager A moyen terme les d6fis qui
s'annoncent du point de vue de nos pays, de nos biblioth6ques et de nos centres de documentation.


Diversites
Dans la Caraibe, la diversity culturelle peut 6tre abord6e de deux mani&res. Dans un premier
temps,, on peut se demander ce qui diff6rencie la Caraibe d'autres regions du monde.
Dans un second temps, on observer ce qui fait difference entire les pays de la Caraibe.


La caraibe vs le reste du monde.
Deux questions se posent : celles des status du centre (vs la p6riph6rie), la question de l'insularit6
En revanche, le m6tissage cultural, les migrations, la presence de cultures diverse sur une m6me
terre sont des points communs entire la Caraibe et le reste du monde.
La caraibe vit collectivement dans le statut de p6riph6rie, qu'on entende cette r6alit6 du point de vue
cultural, politique ou 6conomique, qu'on envisage le domaine de I'information ou celui de la
decision. On entend par centre le lieu, ou l'ensemble de lieux, oh se concentrent la production
d'information, la gestion de budgets, la decision politique, la production des interfaces et des
logiciels, la production de connaissances. Ses centres peuvent ainsi se nommer Canada, France,
Royaume uni, Etats-unis... Les status de centre et de p6riph6rie correspondent A plusieurs r6alit6s
bien tangibles.
La premiere est que la production de la majority des documents et des interfaces se fait loin. La
p6riph6rie est surtout en situation de consommation d'information et de formation. La second que
les decisions qui structurent les acc6s A l'information ne se prennent pas sur place (structure du
r6seau, financements...). La troisi6me est que le coft final d'un document reste toujours plus l6ev6
en p6riph6rie, et son aces plus difficile, qu'il s'agisse de document-papier ou de document
l6ectronique. L'arriv6e des r6seaux ne change pas cette r6alit6. Les coits t616phoniques, d'acc6s au
r6seau, de formation des personnel, du materiel, sont plus 1lev6s en p6riph6rie que dans le
<< centre >, en particulier A cause de l'insularit6.
L'insularit6 enforce cette caract6ristique, et la forme des r6seaux, le coft de transport des
personnel et des biens sont des facteurs aggravants dans la difference de d6veloppement des
r6seaux en Caraibe.
En revanche, la presence de cultures et de langues diverse n'est pas en soi une caract6ristique
caraibe. Ce qui peut l'6tre, c'est la taille des communaut6s. Sur ce point, l'exp6rience de
l'Am6rique latine, ou des communaut6s indiennes culturellement et linguistiquement minoritaires
se sont appropri6 le r6seau, peut etre riche d'enseignements.

La diversity a I'interieur de la Cara-Tbe.
Si l'on considere maintenant la Caraibe de l'int6rieur, son unit culturelle coexiste avec une
diversity linguistique fondamentale. Plusieurs langues y sont pratiquees, dans des situations
fr6quentes de bilinguisme (ou de diglossie) : anglais-cr6ole, frangais-cr6ole, Cr6ole-francais,
espagnol-anglais. Daniel Pimienta traitera de cette question plus tard, on notera simplement ici que
l'in6galit6 des langues se manifeste du point de vue quantitatif: la caraibe est avant tout
hispanophone, alors que ses << centres > de r6f6rence sont plut6t anglophones et francophones >.







Mais l'in6galit6 des langues a un aspect qualitatif : chaque langue est plus ou moins reconnue, plus
ou moins pratiqu6e, plus ou moins d6velopp6e sur le r6seau.
Cette situation complique encore l'approche des interfaces, majoritairement anglophones.
Le r6sultat en est une appropriation plus ou moins facile selon que la langue maternelle est plus ou
moins pr6sente dans les interfaces, les guides d'utilisation, les documents disponibles, et en
function du niveau de bi- ou multilinguisme present dans les universities.
Une second caracteristique est 1'l6oignement territorial des fles les unes des autres. Le territoire
n'est pas la g6ographie. Il est ce que les hommes ont fait de la g6ographie. II peut revenir plus cher
a un martiniquais d'aller a Santo Domingo ou Trinidad qu'A Paris. La circulation des biens et des
personnel depend des structures politiques et 6conomiques, mais elle les fagonne aussi. Les projects
a distance ne fonctionnent bien que si, de temps a autre, les acteurs peuvent physiquement se
rencontrer. La cooperation culturelle et universitaire carib6enne est handicap6e par la structure
territorial: faiblesse des moyens de transport, coft des transports. Et il devient vite plus facile A
un universitaire carib6en de travailler avec son "centre" traditionnel, don't ne le s6parent ni la langue
ni le territoire, qu'avec son voisin g6ographique.
Une troisieme diversity marque la Caraibe, celle des cultures sociopolitiques. Dans le monde
universitaire et celui de information, elle peut 6tre d6crite comme la coexistence de modules
universitaires diff6rents selon la place qu'occupent les politiques publiques et l'initiative priv6e. On
peut d6crire cette diversity en posant quelques questions simples. Qui a le droit de d1livrer des
dipl6mes ? Qui finance les universities et bibliotheques ? Comment est pilot6e la formation A
distance, et quel r6le joue-t-elle ? Quels r6les jouent respectivement les politiques publiques et les
acteurs priv6s dans la definition du paysage universitaire et de formation ?
On peut rapidement rep6rer plusieurs modules presents.
Le premier est celui dans lequel l'Etat joue un r6le exclusif de dl6ivrance des dipl6mes
universitaires et/ou de pilotage des formations A distance, ainsi que de mise en place des
infrastructures de r6seau. Cuba et la France en sont des examples. Les politiques publiques sont A
l'origine des campus num6riques frangais ou de la formation en m6decine A distance cubaine.
Un second module, liberal, est marqu6 par la possibility accord6e au secteur priv6 de dl6ivrer des
dipl6mes universitaires. La coexistence de deux secteurs priv6 et public, 6ventuellement en
concurrence, peut correspondre A des identit6s et des cultures professionnelles sensiblement
distinctes.
La Cara'ibe, dans un space territorialement fragments, pr6sente ainsi une coexistence de cultures
politiques et linguistiques sur laquelle viennent agir les technologies. En elles-memes, les
technologies ne vont pas gommer ces differences. Elles permettent de mettre en contact des mondes
qui fonctionnent sur des regles sensiblement diff6rentes, done A terme de les mettre en concurrence.
Dans la measure ofi c'est l'utilisateur qui, peu A peu, se trouve au centre du dispositif, et oi c'est lui
qui a de plus en plus le choix, cette mise en concurrence defacto d6bouche sur une question
central, celle des criteres de quality et de leur definition.
Cette question n'est pas propre A la Carai'be, elle structure actuellement le monde de l'enseignement
et de la formation A distance en devenant une veritable question socio politique. Quels standards de
quality utiliser ? Ceux des Etats-Unis ? Ceux que l'Espagne ou le Br6sil mettent en place ? Ceux, A
venir de l'Europe ? Encore une fois les relations entire centre et p6riph6rie sont en question et
l'histoire et les identit6s politiques jouent pleinement leur r61e en la matiere.

Les changements de m6tiers
Le biblioth6caire documentaliste est, de par son metier, A l'avant-garde des changements li6s aux
r6seaux. Il est le premier A connaitre les technologies de information. Il se trouve le premier
confronted aux contradictions qu'elles mettent en lumi&re. Un premier changement est qu'avec les
r6seaux, des Internet, et avant le Web2, le biblioth6caire documentaliste est le premier A g6rer le
document immateriel, a comprendre les enjeux de l'indexation et de la recherche sur les r6seaux, A
etre confront aux nouvelles formes de l'6conomie de l'information. Le foss6 s'accroit entire lui et la







majority des enseignants et chercheurs. II devient de fait un des acteurs centraux de la formation des
6tudiants mais aussi des enseignants et chercheurs, ce qui n'est pas toujours ni reconnu, ni accept.

Le statut de I'information a I'dpoque d'lnternet (1)
L'information, le document etaient ce qu'on cherchait. Avec Internet, un premier changement dans
l'acces se produit
Une premiere s6rie de formations centres sur la recherche, 1'acc6s, l'appropriation de 1'interface
sont mises en place, y compris dans la Caraibe.
Pendant une dizaine d'ann6es, les activities de l'internaute, du chercheur travaillant avec Internet, du
documentaliste biblioth6caire formant des enseignants, des usagers, des 6tudiants, se centraient
autour de la recherche d'information. Le principal changement a &6t alors la d6mat6rialisation du
support, et le passage du paper au support 6lectronique. Mais l'activit6 elle-m6me est rest6e centre
sur la recherche, l'acces, l'identification du document. A grands traits, on peut dire que, dans le
domaine des sciences humaines et sociales, dans lesquelles, le travail se fait A partir de documents.
La premiere tape consistait a s'approprier des interfaces. La second A s'approprier des outils de
recherche (moteurs, meta moteurs...). La troisieme A naviguer en bookmarquant les pages
remarquables pour les retrouver les stocker et les utiliser.
Les activities fondamentales A dominer, les questions auxquelles les documentalistes biblioth6caires
avaient a r6pondre tournament autour du rep6rage, de l'appropriation, d'interfaces, et des droits.
Ils accompagnaient l'utilisateur dans les activities d'appropriation de l'interface, des outils de
recherche, la gestion des droits et des acc6s.
Le document, passant a la forme electronique, changeait certaines de ses caract6ristiques formee,
structure, acc6s) mais la relation entire le fourisseur de document et le lecteur n'6tait pas affected.
Ainsi se sont d6velopp6s des outils nombreux don't les plus classiques sont des bases de donn6es,
sous forme de Biblioth6que virtuelle (Bnf, Biblioth6que des classiques des sciences sociales, au
Quebec, proche de la bibliotheque classique), des cyberoth6ques (plus contributives, dans lesquelles
le statut du document est different -celle de Mistica), des portails, des sites, des listes et des forums.
A l'exception des deux derniers, les status etaient stables. On savait qui 6crivait quoi. La notion
d'auteur est encore utilisable.

Le changement de statut d'lnternet avec le web2
Avec Internet 2, le statut du document change de nouveau. Avec le bookmark dynamique,
I'information devient ce qu'on s6lectionne et qui arrive (RSS). Dans les nouveaux outils,
l'utilisateur devient un producteur d'information (blog, bookmark, tag ; outils wiki, etc). Internet
devient une plateforme :on y d6pose ses documents, photos, livres.
Les changements observables depuis peu de temps ont fait parler de 1'&mergence d'un Web2,
caract6ris6 par une bande passante l6ev6e et I'apparition d'outils qui mettent en jeu d'autres
comp6tences chez l'internaute. Ils transforment par la m6me le r6le de formateur du biblioth6caire
documentaliste comme nombre d'autres m6tiers, comme celui du journalist ou du chercheur. On
en mentionnera cinq ici.
Le plus r6pandu est sans doute le RSS, le fil d'information. Issu des premiers essais d'information
push, il repose sur la mise en place de bookmarks dynamiques. L'information nouvelle arrive
directement sur le bureau de 1'utilisateur apres un choix pr6alable de sa part. Cette fonctionnalit6
transform la nature d'une activity fondamentale : la recherche et l'identification d'information. On
peut e ftmaiver-A s-leetionner des sources dynamiques, et non-plus des-documents. -
Le second est le d6veloppement du Blog qui transform l'internaute en producteur de texte
coop6ratif, dans un environnement ofi la convergence entire son, image et texte devient total. Le
type de document product remet en cause nombre d'habitudes acquises. Des acteurs qui ne
produisaient rien se retrouvent par millions A mener leur blog. Certains blogs tiennent du journal
intime, d'autres concurrencent le journalism, d'autres enfin portent sur des sujets de recherche et
modifient la pratique professionnelle. Le blog porte la marque de deux transformations radicales.
L'6valuation du contenu se fait par le lecteur (il lit ou non, et donne son avis) et non plus par les







structures 6ditoriales classiques. D'autre part c'est un support interactif. On donnera ici l'exemple
de < eltituloesloultimo ) Weblogs y bibliotecas > qui traite de questions professionnelles actuelles.
Le troisieme est l'apparition des outils wikipedia, dans lesquels la production collective et la mise a
disposition cooperative de contenus se mettent en place.
Le quatri6me, plus recent, est l'apparition des tags et autres outils qui permettent de marquer la page
web qui perd son statut de document d6finitif et peut circuler sous des formes diverse.
Le cinquieme est constitu6 par l'ensemble des applications qui permettent, de plus en plus, de
consider Internet comme une plate-forme, un systeme d'exploitation, une base de donnees, qui
gere les bibliographies et les bases de donn6es textuelles ou autres, en pregnant la place d'un syst6me
d'exploitation. Depuis les albums photos partag6s, jusqu'aux porte-documents collectifs, les
spaces partag6s du web, dots de leurs propres logiciels, transforment Internet en annexe partag6e
de l'ordinateur sur site.

Le changement du travail documentaire avec le Web2
Du point de vue des formes de travail dans le milieu universitaire, les consequences sont
importantes a terme, comme l'ont 6t6 successivement l'apparition du courier l6ectronique, la mise
en place des sites Web, les biblioth6ques l6ectroniques et les universities virtuelles. D'une part, les
possibilities de travail interactif, de cr6ativit6, de production de connaissance, de circulation des
connaissances augmentent. Mais d'autre part, de nouveaux d6fis surgissent.
Le premier est le d6calage nouveau entire ceux des usagers qui s'approprient ces techniques et ceux
qui ne le font pas ou ne le front pas. Le biblioth6caire documentaliste se demand comment former
et motiver ces derniers. Et dans les possibilities qui apparaissent, auxquelles il est utile de former les
usagers. De toute fagon, le documentaliste biblioth6caire exerce la profession la mieux A meme
d'organiser la r6flexion et la formation sur ces nouvelles formes de documents.
Le second est le changement de nature du document. Est-il encore du resort du documentaliste ?
Les frontibres sont minces entire le blog de recherche et celui de la coll6gienne. Ces pratiques
configurent plus le document comme un flux, quelque chose qui se modifie, un aces A une source
mouvante que comme un document fig6 dans sa forme et dans ses usages. Pourtant peut-on les
ignorer avec le movement qu'ils indiquent ?
Le troisieme d6fi est, comme dans d'autres domaines, le d6fi de la quality. D'autant que chaque
m6tier, chaque organisation, chaque pays d6veloppe un sens different de la quality de l'information,
lequel est en liaison avec sa culture propre. Le d6fi de standards de quality de l'information
s'impose en meme temps que le d6fi de standards de quality dans l'enseignement A distance. Le
documentaliste biblioth6caire sait que la question de la quality, de la fiabilit6 des connaissances
produites et reques est central. Quel statut donner A cette quality ? Comment la d6finir ? Surtout
dans des domaines pour lesquels, par definition, il n'est pas scientifiquement competent
Le quatrieme reside dans les formes d'utilisation de structures de travail coop6ratif. Le
biblioth6caire possede d6sormais des outils permettant aux usagers de travailler les usagers en
commun, ce qu'eux-m6mes ignorent le plus souvent, et quelquefois se refusent A faire. Quelle est
exactement sa place ? Incitateur, formateur, personnel ressource... ?

Le chercheur, I'enseignant I'6tudiant, le lecteur
Pour 1'utilisateur, la situation est A peine plus claire. Alors certain viennent A peine de comprendre
comment utiliser Google (et sans toutes ses possibilities l'utilisation du chat ou les contraintes de la
vidoconfrrence;,sans en maitriser encore touted eses limits, l'utilisateur universitaire-est confront
a des outils qui remettent en cause une fois de plus les conditions d'usage de son metier.
Le fosse va se creuser entire les usagers qui maitrisent les outils du web 2 (blog, rss, wiki, tagage...)
et ceux qui n'utilisent que la pure navigation. Les premiers pourront, A la fois en terms d'accss A
l'information partag6e et en terms de production d'information partag6e, done de visibility,
prendre l'avantage. Ceci pose deux questions fondamentales.
La premiere est celle de la formation des usagers. Qui d'autres que les biblioth6caires
documentalistes peut l'engager ? En ont-ils toujours les moyens ?







La second est, une fois de plus la question de la quality. Quality de l'information sl6ectionn6e,
quality de information partag6e, quality de l'information qu'on met en ligne.
Mais le biblioth6caire documentaliste est de moins en moins en position de d6cider seul ce qui
relive d'une protection 16gitime, et ce don't l'acces doit etre ouvert A tous sans limits.

Des concepts pour penser le changement et les enjeux
La question est de savoir quels sont les concepts qui permettent de penser ces changements dans la
Caraibe, quels sont les d6fis a reliever et comment les reliever.
En 61iminant certain aspects de la distance, les technologies creusent les contrastes entire les
cultures entire pays, entire universities et entire systemes socio politiques.
Le concept A ne pas utiliser sans precautions est celui de fracture num6rique. Il empeche de penser
les usages des technologies, les objectifs et les pratiques des groups sociaux. Les telecentros
comunitarios d'Am6rique latine jouent-ils socialement un rl1e moins important que les cybercaf6s
consacr6s aux jeux en r6seaux dans les villes du Nord ?
En ce sens, il est important de s'opposer, partout ofi il se manifesto, au discours sur les changements
automatiques que provoquerait dans les soci6t6s caraibes 1'arriv6e de la soci6t6 de l'information.
Les choses sont plus complexes. Certes il faut des r6seaux, des ordinateurs, de la bande passante.
Mais aussi de la formation, de l'implication des acteurs, et ceci n'existe que si les acteurs sociaux
trouvent dans les outils qui leur sont proposes de quoi r6pondre A leurs projects culturels, d'6tude et
professionnels.
Les foss6s s'accroissent, mais la donn6e quantitative n'est pas la plus important. Les usages le sont
encore plus. Et en ce sens, I'ad6quation des outils proposes aux cultures professionnelles,
linguistiques et locales est fondamentale.
Les differences s'accentuent dans l'acc6s aux formations A distance, dans les formes
d'appropriation, dans les usages.
Il ne faut pas penser ces differences en terms de fracture num6rique seulement, malgr6 la pens6e
dominant qui arrive aussi en Caraibe. Elle suppose qu'il n'y a pas qu'une forme d'appropriation et
d'usage
L'utilisation du concept de fracture num6rique place au centre le quantitatif. On oublie les acteurs,
leurs cultures, leurs identit6s. I1 n'existe aucune implication des acteurs s'ils ne se sentent pas
concerns. Leur reaction depend de l'ad6quation de l'outil A la resolution des probl6mes qu'ils
souhaitent r6soudre, tels qu'ils les envisagent dans leur culture d'entreprise, dans leur culture
professionnelle, dans leur culture carib6enne ou autre. En ce sens, les technologies r6pondent ou
non aux injonctions que formulent les identit6s de l'usager.
Qu'il place au centre de son identity des preoccupations linguistiques, culturelles, ou scientifiques,
il ne d6cidera de s'approprier que des interfaces, des outils, des m6thodes qui lui permettent de
r6pondre A ces questions. De ce point de vue, selon les utilisateurs, la langue de l'interface, les
possibilities qui lui sont offertes d'utiliser plusieurs langues, la relation qu'il a avec le lieu
d'utilisation de la technologies, celle qu'il d6veloppe avec les m6diateurs que peuvent etre les
biblioth6caires sont fondamentales.

Mettre au centre les usages et I'appropriation.
La technologies d6voile a chaque fois un peu plus la diversity des cultures, qu'il s'agisse de cultures
professionnelles, de culture de recherche, de cultures linguistiques, de cultures en terms de valeurs,
de pratiques~, de rituels... La technologies met en contact des identit6s differences, et ne done pas de
cl pour r6soudre les questions que ces contacts soulevent. Seuls les acteurs sociaux peuvent le
faire.
Une premiere vision, quantitative et industrielle, consiste, sous pr6texte de fracture numerique, A se
contenter de penser en terms d'6quipements, de cablage, de terminaux et de bande passante.
Une autre vision se demandera quelles sont les nouvelles questions culturelles et budg6taires, de
formation et de resources humaines que ces 6quipements soulevent et comment les anticiper.







La domination en terms d'interface et de logiciels par quelques groups industries est une
premiere question. Le logiciel libre et coop6ratif offre une voie qui permet d'envisager d'autres
solutions.
La concentration des revues scientifiques et celle du monde de l'6dition posent des probl6mes de
diversity et de budget. La veille sur les outils alternatifs (bibliotheques virtuelles gratuites, blogs,
outils wiki...) permet de chercher des resources qui sont moins cofiteuses et dans lesquelles
l'usager peut devenir producteur lui-m6me.
Ces changements ne peuvent passer que par des actions massive de formation des biblioth6caires,
mais aussi des usagers 6tudiants, universitaires, lecteurs.

Pour conclure : Trois questions centrales aujourd'hui
Sanspr6tendre 6tre exhaustif, on posera ici que le paysage de la docuemntation et de la bibliotheque
est marque par plusieurs questions centrales. Des r6ponses donn6es naitra le nouveau profile des b
iblioth6ues universitaires et leur role dans la soci6t6. En voici quelques-unes:
1. Quelles relations entire l'acc6s A la documentation, l'enseignement A distance,
l'industrialisation des formations, la question des normes et des standards au niveau
international? Quelle que soit la perspective, les concepts d'acces, de formation, de quality,
de servuction sont centraux.
2. Comment penser la formation aux usages du web2 ?Quelle place donner au document
"fluide", A l'6change, face au doement traditionnel (6crit ou l6ectronique) ? Faut-ilformer de
lecteurs ou des auteurs coop6ratifs? Comment faciliter l'acces aux changes?
3. Que deviennent les droits d'auteur et intellectuals ? Il existe des contradictions entire les
16gislations et les pratiques, des contradictions entire certaines pratiques du droit d'auteur et
le d6veloppement de la connaissance. La r6flexion est souvent insuffisante et la loi se borne
a prot6ger des int6rets financiers. L'universitaire est enferm6 entire les politiques publiques
qui protegent l'auteur et les politiques priv6es qui restreignent le droit A celui qui peut payer.

Quelques principles et pistes possibles
On terminera ici par un acte de foi, qui d6coule directement des observations ci-dessus. Le devenir
carib6en du lien entire university et communication scientifique dans la soci6t6 est central pour le
d6veloppement social, human et scientifique de nos regions. Il depend de la prise en compete des
langues dans leur diversity et de l'implication des acteurs dans la production.
Mais il depend aussi de la probl6matique de la quality qui sera choisie, du fait que l'appropriation
reposera sur des structures sociales d6jA existantes et sur le maillage de la caraibe par des
formations carib6ennes A distance.

Bruno Ollivier
Professeur en Sciences de l'Information et de la communication
University des Antilles et de la Guyane
Bruno.Ollivier@martinique.univ-ag.fr


















Diversidad cultural y
"sociedad de la informaci6n



Bruno Ollivier
University des Antilles et de la
Guyane


la parte


SEl papel de las
tecnologias.


Cada tecnologia, poniendo en
ntacto varias cultures,
igudiza las contradicciones


* Derriere les discours utopiques, la
realidad social y econ6mica
Telegrafo
Radio
Television
Redes


,,os discursos
si a de la ainteligencia colectiva
* En mettant en contact des cultures
diff6rentes, on ne fait pas que rapprocher
ces cultures
* Les biblioth6caires et documentalistes
aux avant-postes des transformations
* Discursos de los politicos sur < I'entr6e de
la Caraibe dans la socidt6 de
I'information ,, (.peligro?)
















La technologies pose des questions
sa donner de r6ponse

* Apuestas profesionales : que
devient leur m6tier?
* Apuestas econ6micas :
comment va se distribuer
I'information?


La technologies pose des questions
sans donner de response

* Changements organisationnels
iqu6 tipo de relaciones entire
documents, investigaci6n,
ensenanza, enseianza a distancia y
sociedad?
* Cambios de cultural 4que papel para
la cultural de cada uno en esta nuvea
configuraci6n?


La technologies oblige a pensar de
Q;tmanera la diversidad cultural

Entre el caribe y el resto del
mundo
Entre les pays de la
CaraTbe
Dentro de las
organizaciones


El caribe vs el resto del mundo

Les status du centre (vs la p6riph6rie)
L'insularit#
* Points communs
le mestisaje cultural,
las migraciones,
la presencia de cultures diversas en la
misma tierra

















-J Centro v eriferia,
. luc 'Laprouccion de la mayoria
de los documents y de los interfaces se
fait loin
* Poder: les decisions qui structurent les
acces a I'information ne se prennent pas
sur place
* Costos: le coOt final d'un document est
toujours plus eleven en peripherie,
* Acceso: I'acces est plus difficile


i SpecificitM : Insularidad
Problema de Estructura de
la red
Transporte de las personas
et des biens
Tarifas de acceso telef6nico,
de acceso a las redes


Lo que no es especifico
,*inorTas

.Pluriliguisme

.Comunidades culturales


*L Diversidad dentro del Caribe
* .fla44~nguistica dentro del marco de
situaciones distintas de bilinguismo
* la caraibe est avant tout hispanophone,
* Les << centres >> de r6f6rence sont plut6t
anglophones et un peu francophones
* Desigualdad entire los idiomas/
Apropiaci6n y manejo de los idiomas
dominantes


















J Diversidad territorial

El territorio NO es el mapa


La diversidad de las cultures socio
pimicas
* Coexistencia de models universitarios
distintos
Papel exclusico del Estado (CUBA, FWI/UAG)
Le secteur priv6 peut delivrer des dipl6mes
universitaires
Les technologies ne comment pas ces
differences.
Elles mettent en contact des mondes
diff6rents


Cette mise en concurrence de
L factor cuestiona
criterios de calidad
su definici6n
Les standards de formaci6n
.EEUU
Brasil
Espaia
Etc.


a partP
Las transformaciones de la
informaci6n y la diversidad
creciente de las cultures
professionals y de las
identidades




















SLes changements de metiers

* Le bibliothecaire devient formateur
* II gere du materiel et de I'immat6riel
* A veces organize el trabajo del
estudiante, del investigator o del
academic


* LPueden los blogs academicos mejorar la
qmpetencia de busqueda de informaci6n de
esores y alumnos? ,C6mo? Hacen que
lumnos sean conscientes de la necesidad
de estar al dfa de los nuevos recursos,
investigaciones, etc..C6mo pueden los
bibliotecarios mejorar el conocimiento de los
usuarios sobre RSS? Dandolo a conocer en
los cursos de formaci6n de usuarios, enlazando
unos blogs con otros y desde las paginas webs
de las bibliotecas, dandoles publicidad en
folletos.


nternet (1)
. L.tt de PI'information a I'6poque
T-ntemet (1)
L'information, le document est ce qu'on
cherche
Avec Internet, un premier changement dans
I'acces se produit
Liste de diffusion
Cyberotheques
Moteurs de recherche
Questions principles : bookmarkage, reperacge


Internet (1)
ne premiere series de formations
Tstrfi.-, sur
la recherche de documents
I'acces au document
I'appropriation de I'interface
Le document, passant & la forme
electronique, changeait certaines de ses
caract6ristiques formee, structure, accbs)
Mais la relation entire le fournisseur de
document et le lecteur n'6tait pas affected
* Modelo: biblioteca virtual, Google




















Internet 2 (M:l 2)
depos sur Internet ses documents, photos,
biegraphies
* Internet devient une plateforme et non une
resource
* Avec le bookmark dynamique, I'information
devient ce qu'on s6lectionne et qui arrive (push,
RSS)
* Dans les nouveaux outils, I'utilisateur devient
un producteur d'information (blog, bookmark
dynamique, tag ; outils wiki, etc)


* Bloaaina Libraries WikiMonday. April 17th. 2006
Amanda Etche-Johnson nos anunciaba hace unos
en su post Wkifie, la creacion de un nuevo wiki
S mantener actualizada su lista de bibliotecas que
-aina ULbraries Wiki permit usar las
categonas para clasificar los enlaces y facility la
colaboraci6n de otros miembros de la bibliogsfera.
Hasta ahora, la lista que mantenia Amanda en
blogwithoutalibrary.net la tenia que actualizar con los
enlaces que le enviaban por e-mail; co6mo
automatizar la gesti6n de contenidos y actualizacion
de esa lista? con un wiki (creado con
MediaWiki).Algunos numeros (a dia de hoy tiene
registradas): 173 blogs de bibliotecas universitarias,
169 de bibliotecas piblicas, 26 de bilbiotecas
escolares, 58 de bibliotecas especiales y 20 blogs de
uso interno en bibliotecas.
..I 1 1 I I I '1 l I- I F '


Le changement du travail
.L documentaire avec le Web2

La recherche documentaire n'est
plus la tache unique

Apparition du partage de
references

* DNveloppement des formes
cooperatives de production.


University Libraries' blogs: dos ejemplos
realesWednesday, April 19th, 2006 Hoy he leido dos
r culos muy buenos que relatan sendos ejemplos de
bibliotecas universitarias que se embarcaron y
1 apu a en march de blogs en sus
universidades:GOANS, Dough y Teri M.
Vogel. "Building a Home for Library News with a Blog".
En: Computers in libraries, 2003 23 (10). Disponible
en linea en:
ttp://www.library.asu.edu/files/research/8/Goans-
VoQel-CIL.odf [Consultado el 19/04/2006]BLAIR,
Joanna y Cathy Cranston. "Preparing for the Birth of
Our Lobrary Blog". En: Computers in Libraries,
february 2006, 26 (2).Los dos described con bastante
detalle el process de planificaci6n, diseio y creaci6n
de blogs como herramientas de difusi6n de
information para las bibliotecas de sus universidades:
-- arrn n ta I I iniArcitu I ihrant Mo g an nn shirt




















De nouveaux defis...

* lage-on. v.eau entire ceux des usagers qui
s'approprient ces techniques et les autres
* Ce changement de nature du document est-il
encore du resort du documentaliste ?
* defi de la quality: chaque metier, chaque
organisation, chaque pays developpe un sens
different de la quality de I'information, en liaison
avec sa culture propre.
* Quel r6le dans I'utilisation de structures de
travail cooperatif?


pu point de vue del usuario
ils en renouvellement permanent
"Pour I'acces
Fichiers
RSS
Pour la consultation
Revues 6lectroniques
Pour le partage
Tags
.Wiki
Blogs
Taxonomie/ moteurs


* HigherEdBlogCon (12/04/2006) Web 2.0 y
las Bibliotecas. Using RSS to increase user
areness of e-resources in academic
l sW.ec.-esday, April 12th, 2006 Using
RSS to increase user awareness of e-resources
in academic librariesJay Bhatt (Bibliotecario en
la Universidad de Drexel) explica c6mo los
bibliotecarios pueden ayudar a los usuarios a
estar al dia de las novedades y avances en su
campo de interest mediante el uso de RSS y la
creacion y mantenimiento de blogs, bascndose
en el ejemplo de su propia experiencia con un
blog sobre recursos de ingeneria.


3 Ideas para pensar los
j cambios y las apuestas
1SE -
















S1. En eliminant certain
46ects de la distance, les
hnologies creusent les
contrastes entire les cultures
Entre pays
Entre universities
Entre systems socio politiques.


.2. Le risque existe de ne
enser qu'en terms de
S -ha-di.ital et de
conectividad (comprar) et
non de usos y 16qicas
sociales. (utilizar)
SCette logique est 6conomique.
* Elle fait le jeu des monopoles
industries et culturels


i* C6mo pueden utilizarse los canales
RSS en una biblioteca universitaria? -A
es de ejemplos de su propio blog
Ser Resources) y de otras
bibliotecas universitarias, Bhatt describe
algunos usos del RSS para las bibliotecas
universitarias: anunciar nuevas
adquisiciones de la biblioteca dar a
conocer nuevos recursos electr6nicos
promocionar los events organizados por
la biblioteca formacion de usuarios (FAQs,
consejos, tutoriales...)


3. Para construir una political de
t jnologias.

* Mettre au centre les usages et
I'appropriation.
Usos vs brecha digital
La formation des universitaires
La formation des 6tudiants
L'ouverture sur la soci6te
La lutte entire les monopoles et la
diversity

















* Blogs, Wikis, and IM:
i mmunication Tools for Subject
eciTiss. Chad Boeninger
(Bibliotecario especializado en la
Universidad de Ohio) present tres
iniciativas que ha puesto en march
para comunicarse con sus usuarios
y prestarles mejor servicio como
bibliotecario especializado: un blog,
un wiki y mensajeria instantanea.


7 Desaffos y apuestas
1TT 1mrrent penser la formation aux
usages du web2 ?
2. Que deviennent les droits d'auteur et
intellectuals ?
* 3. Quelle prise en compete des langues
dans leur diversity?
* 4.Quelle implication des acteurs dans la
production?


7 Desafios y apuestas
* 5. Quelle problematique de la quality?
. 6. Comment faire reposer
I'appropriation sur des structures
sociales d6ej existantes?
* 7. Comment cr6er le maillage de la
caraibe par des formations
carib6ennes a distance, des blogs et
wikis carib6ens?


















* Categorfas


" Categories
* Alfabetizaci6n Digital

* Ni

" Bibliotecas diaitales (i
" e-learninaQ2)
* HiherEdBloaCon (4)
* Intranets 1)
* Library 2.0 (1)
. Software para
bibliotecas (i
* Web 2.0 (2)
* Webloas i 13


* Webloas corporativos
(1)
* Weblogs y
aprendizaje (i i
* Webloas v bibliotecas
(14)
* wikis (3)
* Z otros (2)
* Blogroll
bloawithoutalibrarv.ne
t E-LIS
KnowledgeBoard
Mathemagenic
* WordPress.org


La lutte entire les monopoles
et la diversity

Idiomas

Interfaces
Software

Cultures...




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Last updated October 10, 2010 - - mvs