• TABLE OF CONTENTS
HIDE
 Cover
 La TNT, 14 chaines gratuites pour...
 Les recontres pour l'Europe de...
 Les lumieres dans la nuit
 Renaud donnedieu de vabres presente...
 Dossier
 Culture en prison: Les coups de...
 Google n'est pas la fin de...
 Renaud donnedieu de vabres encourage...
 Fabrice hyber: Metamorphoses, fecondations,...














Title: Lettre d'information
ALL VOLUMES CITATION THUMBNAILS PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00083217/00001
 Material Information
Title: Lettre d'information
Series Title: Lettre d'information
Uniform Title: Lettre d'information (France. Ministère de la culture)
Physical Description: v, : ill. ; 30 cm.
Language: French
Creator: France -- Ministère de la culture
Publisher: Le de´partement
Le département
Place of Publication: Paris
Publication Date: April 2005
Frequency: bimonthly
regular
 Subjects
Subject: Arts -- Periodicals -- France   ( lcsh )
Genre: directory   ( marcgt )
periodical   ( marcgt )
 Notes
Statement of Responsibility: Département de l'information et de la communication, Ministère culture.
General Note: Description based on: No 7 (16 avril 1997); title from cover.
 Record Information
Bibliographic ID: UF00083217
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 38155846
issn - 1255-6270

Table of Contents
    Cover
        Page 1
    La TNT, 14 chaines gratuites pour tous
        Page 2
    Les recontres pour l'Europe de la culture se tiendront les 2 et 3 mai
        Page 3
    Les lumieres dans la nuit
        Page 4
        Page 5
    Renaud donnedieu de vabres presente une charte sur l'emploi dans spectacle
        Page 6
    Dossier
        Page 7
    Culture en prison: Les coups de projecteur des drac
        Page 8
        Page 9
        Page 10
        Page 11
        Page 12
        Page 13
        Page 14
        Page 15
    Google n'est pas la fin de l'histoire
        Page 16
        Page 17
    Renaud donnedieu de vabres encourage le mecenat de proximite
        Page 18
        Page 19
    Fabrice hyber: Metamorphoses, fecondations, hybridations
        Page 20
Full Text

N 125 mensuel avril 2005


Minister
de la culture
et de la communication

3, rue de Valois
75033 Paris Cedex 01

www.culture.gouv.fr
www.culture.fr


LA LETTRE

INFORMATION

Ministere de la culture
et de la communication


e4 CA 4


artfa




* Bl^W8r


Dossier :
CULTURE EN PRISON:
OU EN EST-ON ?


ISSN 1255 6270


TMC
)~~


rTCANAL


VU~
F':i
2.






SOMMAIRE


Dossier
Page 7
Culture en prison :
oh en est-on ?

Actualit6s
Page 4
Des lumiires dans la nuit

Page 6
Renaud Donnedieu de Vabres
pr6sente une charter sur I'emploi
dans le spectacle

Page 16
Google n'est pas la fin
de I'histoire

Page 18
Le m6c6nat de proximity
& I'honneur

Portrait
Page 20
Fabrice Hyber: metamorphoses,
f6condations, hybridations












Couverture : Les 14 chatnes gratuites de la
TNT Emmanuel Boutier.
Directeurdelapublication: Henri Paul
R6dacteuren chef: Paul-Henri Doro
Comite de ridaction : Jacques Bordet,
Emmanuel Boutier, Marc-Antoine Chaumien,
Robert Fohr, Xavier Froment, Nicole Gasser,
Marie-Christine Herrgott, Anne Laborde,
Martine Lehmans, Vincent Lorenzini,
H6l1na Dos Santos
Conception graphique: Jeanne Verdoux
Maquettiste: Emmanuel Boutier
Impression: PLB Communication
N de commission paritaire: 1290 AD,
nouvelle serie
Tirage: 35 000 exemplaires
0,30 O le num6ro
Pour recevoir Ia lettre d'information:
Adresser une demand 6crite au DIC,
ministry de la culture et de la communication
3, rue de Valois, 75033 Paris Cedex 01
Fax: 01 40 15 81 72
internet: http://ww. culture. gouv. fr



Liberty sgalitr Fraternite
RIPUBLIQUE FRANCAISE


Evenement


LA TNT, 14 CHAINES GRATUITES


POUR TOUS


Jean-Pierre Raffarin et
Renaud Donnedieu de
Vabres ont proc6d le
31 mars au lancement
de la T616vision
num6rique terrestre
(TNT). Elle permettra a
tous les foyers d'avoir
aces 6 une offre de
programmes beaucoup
plus riche.


Pour Renaud Donnedieu de
Vabres, ii s'agit d'une << veritable
revolution . A l'instar de l'arri-
v6e de la bande FM il y a plus
de vingt ans, l'avenement de la
TNT dans le paysage audiovi-
suel frangais va augmenter de
deux h trois fois l'offre de pro-
grammes t6l6visuels avec qua-
torze chaines publiques et pri-
ves diffuses gratuitement selon
la technologies num6rique. Sans
rien changer, ou presque, de
l'6quipement don't disposent les
frangais : l'achat d'un simple
adaptateur (d'un prix oscillant
entire 80 et 100 euros) et, pour
moins de la moiti6 des habitats
collectifs et individuals, 1'adap-
tation des antennes < rateaux ,,
classiques (pour un cofit moyen
de 60 euros par foyer), suffisent
pour chapter la TNT. II sera 6ga-
lement possible de b6n6ficier de
l'offre de la TNT via 1'acquisi-


tion d'un t616viseur num6rique
int6gr6. Plus de la moiti6 des
nouvelles chaines seront dispo-
nibles gratuitement. Dans un se-
cond temps, a partir du mois de
septembre, le t616spectateur
pourra acc6der a une quinzaine
de chaines suppl6mentaires qui
seront payantes. Les t66specta-
teurs auront done en definitive
un choix plus large de chaines
accompagn6es, ult6rieurement,
par des services interactifs
(meteo, informations, traffic,
services bancaires, achats et
reservations, offre d'emplois,
guide des programmes, etc...).
I1 s'agit d'une avancee consid6-
rable en faveur de la << democra-
tisation > souligne le ministry de
la culture et de la communica-
tion.

Offre culturelle
Du point de vue des contenus
des programmes, Renaud Don-
nedieu de Vabres voit dans la
TNT une occasion de < l'accent sur lesprogrammes cultu-
rels ,, notamment pour les
chaines de service public. Ainsi,
le group France T616visions
s'est particulierement attache
constituer une < offre attractive
avec notamment << la creation de
France 4 qui reservera une place
important a la culture et en par-
ticulier a la musique et au spectacle
vivant a soulign6 le ministry.
L'offre de 1'audiovisuel public
comprendra aussi la diffusion


toute la journ6e de France 5 et
d'Arte et la constitution d'une
chaine civique anim6e sur le
canal 13 par La Chaine Parle-
mentaire / Assemblee national et
Public / Senat.

Pour en savoir plus sur la TNT:
sur le site du minister de la culture
et de la communication:
i ... u i rur ; ,:,.i Fr
sur le site de la Direction du d6velop-
pement des m6dias : www.ddm.gouv.fr
sur le site de France 2:

http://info.france2.fr



UNE COUVERTURE PROGRES-
SIVE DU TERRITOIRE
NATIONAL
Le Conseil sup6rieur de l'au-
diovisuel (CSA) a indiqu6 que
le d6marrage de la TNT s'ef-
fectuerait, en mars 2005, sur
17 premiers sites permettant
de couvrir environ 35 % de la
population frangaise (les prin-
cipales agglomerations desser-
vies seront Paris et la region
parisienne, Bordeaux, Brest,
Lille, Lyon, Marseille, Niort,
Rennes, Rouen, Toulouse et
Vannes). La mise en service
d'autres sites permettra de
couvrir 50 % de la population
en septembre 2005 (avec 32
sites), 65 % a la fin du premier
semestre 2006 (avec une
soixantaine de sites) et un total
de 80 a 85 % de la population
en 2007 (avec environ 115
sites).


Cultun
'ommunication






3/Actualit6


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


LES RENCONTRES POUR L'EUROPE

DE LA CULTURE SE TIENDRONT

LES 2 ET 3 MAI


Logo des rencontres
pour IEurope de la culture
Emmanuel Boutier


Un an apres la presen-
tation du Memorandum
sur la cooperation
culturelle europeenne,
Renaud Donnedieu
de Vabres a annonce
le 29 mars la tenue
des Rencontres pour
I'Europe de la culture
qui r6uniront, les 2
et 3 mai, plusieurs
centaines d'artistes et
de professionnels issues
des 25 pays membres.


Lanc6es a l'initiative du pr6si-
dent de la R6publique, Jacques
Chirac, les premieres Ren-
contres pour l'Europe de la
culture ont pour but de < don-
ner une veritable ambition cultu-
relle a l'Europepolitique qui se
construit aujourd'hui ,, a indiqu6
Renaud Donnedieu de Vabres.
En 2004, une conference orga-
nis6e a Berlin avait en effet mis
en evidence une important
attente a ce sujet avec la signa-
ture d'une declaration commune
de dix-sept ttats membres sur
I'Europe de la culture. Prolon-


geant cette action avec la
participation de pr6s de 800 pro-
fessionnels de la culture, les
Rencontres ouvriront les 2 et
3 mai un large d6bat qui
permettra de < lancer, dans la
duree, des initiatives concretes en
faveur du rayonnement cultural
de l'Europe .

L'Europe place sous le signe de
la diversity culturelle
< Valeur commune de l'Europe >,
pour Renaud Donnedieu de
Vabres, la culture est en effet a
la crois6e des chemins face au
< risque d'uniformisation cultu-
relle >,. Le project de constitution
europ6enne qui offre de nou-
veaux domaines d'action pour la
culture et le mandate donn6 a la
Commission europ6enne pour
les n6gociations de la conven-
tion UNESCO, permettront de
< preserver la diversity de nos iden-
tit6s a precis6 le ministry.
Devant 6tre discut6e a l'au-
tomne, la convention UNESCO
porte sur la garantie du droit des
Etats a mener des politiques de
soutien aux activities culturelles.
< C'est un example clair du r6le que
l'Europepeutjouerface a la mon-
dialisation , a-t-il soulign6.
Cette convention prolongera par
ailleurs les deux nouveaut6s ap-


port6es par le project de consti-
tution europ6enne allant dans le
sens d'une affirmation plus im-
portante de la diversity cultu-
relle comme un objectif de
1'Union europ6enne.

Un grand debat
< L'esprit des Rencontres sera de
mettre les responsables politiques
a l'ecoute des artistes et des intel-
lectuels quiprendront la parole en
toutepriorite a poursuivi le mi-
nistre de la culture et de la com-
munication. R6flexion sur le r6le
de la culture dans l'identit6 eu-
rop6enne, les discussions porte-
ront aussi sur les initiatives et
les actions A prendre au sein d'un
project politique de l'Union eu-
rop6enne. Pr6par6es par quatre
ateliers sur les themes suivants :
patrimoine et tourism cultu-
rel; cinema et audiovisuel; livre,
langues et traductions ; th6 tre,
musique, danse, les Rencontres
donneront lieu h l'l6aboration
de propositions concr6tes. Des
groups de travail de coopera-
tion pourraient etre lanc6s a
l'issue des rencontres avec les
Etats membres qui auront
d6cid6 d'organiser des conf6-
rences. L'Espagne s'est dite
prete a organiser les prochaines
rencontres au printemps 2006.


~ROP~d
; I


a
"3


LES RENCONTRES POUR
L'EUROPE DE LA CULTURE

Matinie du lundi 2 mai
< Cette figure spirituelle que
nous nommons I'Europe >
(Husserl). Debat avec des
philosophes, des icrivains et
des historians sur le r81e de la
culture comme fondement de
I'id6e et de I'identit6
europ6ennes.
Animateur: Fr6deric Ferney

Apres-midi du lundi 2 mai
< La culture ne s'herite pas,
elle se conquiert > (Malraux)
Debat sur les priorit6s de
I'action etsur les initiatives
6 prendre au sein de I'Union
europ6enne.
Animateur: Patrick de Carolis

Matinee du mardi 3 mai
<< Simul et singularis >>
(devise de la Comedie
frangaise). Debat sur la tension
entire la proximity et la diversity
des cultures europiennes,
du point de vue des artistes
et des cr6ateurs.
Animateur: Guillaume Durand

Apres-midi du mardi 3 mai
<< Pour une Europe fondue sur
so culture >> (appel lanc6 enjuin
2004 par une centaine d'artistes
et de penseurs europ6ens)
Debat des artistes et des intel-
lectuels avec les responsables
politiques.
Animateur: Amin Maalouf

Ouverture des travaux par
Jean-ClaudeJuncker,
President du Conseil europeen,
Premier ministry du Luxembourg.
ClOture des travaux par
Jos6 Manuel Barroso,
President de la Commission
europeenne.

Discours de Jacques Chirac,
President de la R1publique
frangaise, lors d'une reception
au Palais de l'Elys6e.







4/Actualite

LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


Musees

DES LUMIERES DANS LA NUIT


La premiere edition de
la < Nuit des musees >
aura lieu le samedi
14 mai de 19 heures a
1 heure du martin sur le
theme << Lumiere(s)
dans la nuit. >

Ce sont des centaines de lu-
miAres qui, au soir du 14 mai
2005, vont s'allumer dans la nuit
avec l'ouverture au public gra-
tuite dans la majority des cas -
de tres nombreux muses ( A cette
date 1 200 sont deja inscrits ) et
l'organisation d'animations tres
diverse sur le theme << Lu-
miere(s) dans la nuit >>. L'op6ra-
tion, qui succAde au < Printemps
des muses > lanc6 en 1999,
concern aussi bien les muses
de beaux-arts ou d'art contem-
porain que les muses d'art d6-
coratif, d'arts et traditions po-
pulaires, d'ethnographie, de
sciences et techniques, les 6co-
mus6es et les museums, et
constitute une occasion excep-
tionnelle de venir d6couvrir leurs
richesses. Souvent entour6es de
comediens, musicians, plasti-
ciens de la lumiAre, 616ves et 6tu-
diants des 6coles d'art et des uni-
versit6s, les 6quipes de tous ces
6tablissements se tiennent
pretes, au soir du 14 mai, A ac-
cueillir les visiteurs... pour les
entrainer dans la visit de mu-
s6es qui seront, cette nuit-la, plus
ouverts, plus vivants, plus convi-
viaux que jamais.

< Port du loup souhaite >
Adapt6 a tous les types de col-
lections et permettant toutes
sortes d'animations, le theme


LumiAre(s) dans la nuit sera
d6cline dans ses acceptions les
plus diverse et permettra a
chaque 6tablissement, seul ou en
partenariat avec d'autres, de
concevoir un 6v6nement origi-
nal et singulier. Outre les expo-
sitions, visites-conf6rence, ate-
liers, lectures, projections de
films, concerts et spectacles qui
seront organisms par de nom-
breux 6tablissements, des par-
cours lumiere seront aussi pro-
poses, ainsi que des promenades
nocturnes a la lampe de poche
et A la lanterne ( 6lectrique, s6-
curit6 oblige ), des bals masques
( avec libre choix du vetement...
mais port du loup souhait6 ), et
des demonstrations et d6gusta-
tions gastronomiques ( qu'il
s'agisse de celle d'un simple
bouillon << reconstituant ,,,
comme au mus6e de l'Assistance
publique, A Paris, ou bien de
mets remains, plus roboratifs,
comme au mus6e gallo-romain
de Biesheim en Alsace ).
D'autres 6tablissements s'inte-
resseront a des formes plus sym-
boliques et plus myst6rieuses en-
core de la lumiere, tel le mus6e
national des Arts asiatiques-
Guimet, qui nous invitera a ex-
plorer celle de la sagesse. Der-
riere sa facade illuminee, le
mus6e proposera A ses visiteurs
de d6couvrir les dieux d'Asie
portant le symbol de la lumiere,
de Vishnu, le dieu solaire, a
Buddha coiff6 de la flamme de
la connaissance, en passant par
Harihara, Mi Vishnu, Mi Siva,
et Buddha Matreya aurdole...

De la Norvige au Portugal,
et de I'ltalie aux pays Baltes
R6partis sur quatre fuseaux ho-


raires, des centaines de muses
europ6ens vont allumer eux aussi
des lumieres dans la nuit. Afin
de mieux toucher le public,
nombreux sont ceux qui se sont
groups pour organiser des eve-
nements communs, en faisant
souvent appel a des artistes
venus d'horizons divers. C'est
notamment le cas des trois mu-
sees de Bucarest en Roumanie
(le mus6e de Geologie, le mus6e


du Paysan roumain et le mus6e
d'Histoire naturelle) qui propo-
seront des animations dans les
rues s6parant les trois 6tablisse-
ments. C'est 6galement celui des
cinq muses espagnols de la r6-
gion de Castilla-La-Mancha
(Albacete, Cuenca, Toledo,
Guadalajara et Ciudad Real) qui
raconteront l'histoire de la lu-
miere depuis la prehistoire jus-
qu'a nos jours.







5/Actualite

LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005









L'ORGANISATION DE LA NUIT DES MUSiES
La << Nuit des muses >> est organis6e par le ministare de la culture
et de la communication/Direction des muses de France (DMF)
avec le concours de la R6union des muses nationaux (RMN) et en
liaison, pour la France, avec les Directions r6gionales des Affaires
culturelles (DRAC). L'op6ration b6neficie du soutien de la Banque
de Neuflize et de la collaboration de plusieurs partenaires : France
T616visions (a travers France 2, France 3, France 4, France 5 et
RFO), le Figaro, France Info, France Bleu, ainsi que la F6d6ration
frangaise des socidt6s d'amis de muses (FFSAM).

La liste complete des 6tablissements participant 6 I'oparation ainsi que celle
des animations proposees est accessible, 6 partir du ddbut avril, sur le site:
www.nuitdesmusees.culture.fr
Contacter pour tout autre renseignement la Direction des musees de France
/Mission de la communication, Robert Fohr
T6l.: 0140 15 36 04 / 36 09 / 36 63
Courriel: nuitdesmusees.dmf@culture.gouv.fr
Coordination g6ndrale : Robert Fohr, chef de mission de la communication,
responsible du mec6nat, 6 la DMF


LE MUSEE GALLE-JUILLET
DE CREIL
(Oise) permettra 6 ses visiteurs de pd-
netrer dans I'intimit6 d'une famille du
xixe siecle et de d6couvrir comment on
passait ses soir6es, il y a un peu plus
d'un siecle, sans television, sans te16-
phone et sans ordinateur...
La visit, accompagnee par la troupe
de theatre < L'Art M'attend > (rappe-
lons que I'harmattan est un vent
de I'Afrique de I'Ouest don't une
important parties de la population
de Creil est originaire), permettra de
rencontrer M. Galle travaillant dans
son bureau, Mme Galle recevant dans
son salon, et Leon, le cuisinier, tres
occupy 6 ses fourneaux... Un dessert
sera propose aux visiteurs 6 l'issue
de la visit.



LE MUSEE DES BEAUX-ARTS
D'ARRAS
(Nord-Pas-de-Calais) s'associera
Sla << Nuit des musees > en proposant,
autour de I'exposition << Histoire d'un
miracle. La Sainte Chandelle d'Arras >,
un ensemble de lectures et de
musique. Le public pourra, tout
au long de la soirde, entendre des
lectures de textes de trouveres adap-
t6s par Sylvie Nive (ceux de Jean Bodel


d'abord puis ceux de Baude
Fastoul) et des chansons de trouv&res
des xile et xile siicles interpretss par
I'Ensemble << Diabolus in Musica >)
abordant non seulement les themes
politiques et religieux de I'6poque,
mais aussi ceux de I'amour courtois.




LE MUSEE DE L'EPHEBE
AAGDE
(Languedoc-Roussillon) organisera,
a I'occasion de cette operation, un
ensemble de petits spectacles qui
permettront de d6couvrir certaines
ceuvres dans une perspective nouvelle.
V8tue 6 I'antique de costumes 6labo-
res par I'atelier pedagogique, I'6quipe
du musde entrainera le public dans un
parcours qui permettra de rencontrer
aussi bien Alexandre le Grand don'tt
I'epopee sera evoquee
par une troupe de theatre 6 la maniere
d'une trag6die grecque avec chceur
et accompagnement sonore), que Dio-
nysos et quelques mdnades (qui expli-
queront I'importance du banquet et
du vin dans la society gr6co-romaine).
La soiree s'achevera par une d6mons-
tration de combat de gladiateurs
sur le perron du mus6e, suivie d'une
degustation de boissons antiques
accompagnee de galettes romaines.


Fa;ade du musee Saint-Raymond. ) Ville de loulouse ( UC;)






6/Actualit6

LEITRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


RENAUD DONNEDIEU DE VABRES

PRESENT UNE CHARTER SUR

L'EMPLOI DANS LE SPECTACLE


Pour la cinquieme fois
en un an, Renaud
Donnedieu de Vabres
a reuni, le 29 mars,
le Conseil national
des professions du
spectacle (CNPS) qui
assemble les represen-
tants des artistes et
technicians du specta-
cle. A I'ordre dujour,
le project de charte sur
l'emploi dans le secteur.

Depuis un an, Renaud Donne-
dieu de Vabres a renou6 les fils
d'un dialogue nourri avec les ar-
tistes et les technicians du spec-
tacle. Parmi les premieres me-
sures mises en ocuvre, figurait la
creation le ler juillet 2004 d'un
fonds provisoire finance par
l'Etat destiny a prendre en
charge les 507 heures d'indem-
nisation des artistes et techni-
ciens du spectacle sur 12 mois
(au lieu de 11). Cette measure
avait 6t6 prolong6e et am6lior&e
pour l'ann6e 2005. Le 29 mars,
lors de la cinqui6me reunion en
un an du Conseil national des
professions du spectacle
(CNPS), qui rassemble les re-
pr6sentants des artistes et tech-
niciens, il a souhait6 < qu'un nou-
veau regime d'assurance chomage
soit effectivement en place au ler
janvier 2006 >. < Je ne voispas ce
quipourrait s'opposer a ce que les
discussions [en vue de la renego-
ciation de l'accord sign entire


les partenaires sociaux le 26 juin
2003] d6butent dans les meilleurs
delais, c'est-a-dire avant l'ete>> a-
t-il ajout6. Pour lui, un nouvel
accord doit permettre de lgi-
timer etperenniser > le systame
de l'intermittence au sein de la
solidarity professionnelle. < Si ce
n'etaitpas le cas, I'Etat s'engage a
employer toutes les voiesjuridiques
etpolitiques qui s'offrent a lui >, a
precis6 le ministry de la culture
et de la communication.

Une politique global d'emploi
pour le spectacle
Au course de cette reunion, Re-
naud Donnedieu de Vabres s'est
aussi prononc6 en faveur d'une
<
don't il a d6taillk les measures.
< J'agis sur tous les paramitres ai
ma disposition pour le soutien de
l'emploi >, a-t-il assure. En met-
tant en place un credit d'imp6t
pour le cinema 6tendu en 2005
a l'audiovisuel et en appliquant
une politique attractive pour les
tournages dans nos muses, le
ministry a contribu6 a la reloca-
lisation de 128 tournages en
France parmi lesquels Marie-
Antoinette de Sofia Coppola a
Versailles, les Rois Maudits, de
Josee Dayan relocalis6 de Rou-
manie au chateau de Pierrefonds
et l'adaptation du Da Vinci Code
au Louvre. Un premier bilan du
credit d'imp6t pour le cinema
fait 6tat de 1 500 emploispour
l'annee 2004 ,.
Avocats d'une moralisation des
pratiques d'emplois, Renaud
Donnedieu de Vabres, Jean-
Louis Borloo, ministry de l'em-


ploi, du travail et de la cohesion
social, et G6rard Larcher, mi-
nistre d616gu6 a l'emploi, ont
renforc6 les moyens d6volus a la
d616gation a la lutte centre le
travail illegal (DILTI) qui mul-
tiplie ainsi les contr6les d'en-
treprises qui abusent du recours
a de l'intermittence. Les mi-
nistres ont permis le croisement
des fichiers pour v6rifier la co-
h6rence des informations four-
nies et permettre de rendre les
contr6les plus efficaces.
Partisan de l'exemplarit6, Re-
naud Donnedieu de Vabres a
mobilis6 les societ6s de produc-
tion comme les telvisions pu-
bliques et priv6es sur la base d'un
code de bonne conduite en ma-
ti6re de recours a l'intermittence.
Ainsi, 7 % d'artistes et techni-
ciens ont vu en un an leurs
contracts p6rennis6s au sein du
group France T6levision.

Un project de charte
pour I'emploi
L'ensemble de ces measures sont
reprises et d6velopp6es dans un
document que Renaud Donne-
dieu de Vabres a pr6sent6 devant
le CNPS, la commission des
affaires culturelles du S6nat et
celle de l'Assembl6e national,
la << charte pour l'emploi dans le
spectacle ,.
Visant a proposer une politique
global pour l'emploi dans le
spectacle vivant, ce document
fait l'objet d'une < large concer-
tation > aupres de tous les ac-
teurs du dossier, collectivit6s lo-
cales et partenaires sociaux. < A
la mi-avril, chacun sera en measure


de se prononcer sur ce project >, a
indiqu6 Renaud Donnedieu de
Vabres pr6cisant qu'il s'agit de
<< donner valeur d'engagement a
unepolitique ambitieuse d'emploi
dans le secteur du spectacle. >

Pour lire le texte integral de la charte:
www.culture.gouv.fr


NOUVELLE ETAPE POUR
LA MISSION GUILLOT
Renaud Donnedieu de Vabres
a demand le 29 mars a Jean-
Paul Guillot, auteur du rapport
intitul Pour unepolitique de
l'emploi dans le spectacle vivant,
le cinema et I'audiovisuel qu'il a
remis le 1er d6cembre 2004,
< d'assurer une nouvelle tape de
la mission qu'il a conduite afin
d'aider lespartenaires sociaux
a preparer dans les meilleures
conditions de structuration et de
personnalisation nkcessaires, la
negociation des futures annexes
dans le cadre de la solidarity inter-
professionnelle >.




N 125 mensuel avril 2005


LETTRE D'lNFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005








Vingt ans apres le lance-
ment d'une politique d6ter-
minee en faveur de I'int6-
gration de la culture en
milieu carceral, les deuxie-
mes rencontres nationals
culture / justice vont se
derouler 6 Valence les 25
et 26 avril sur le theme :
< Culture en prison : ou en
est-on ? > Large bilan des
actions menees depuis vingt
ans, ces rencontres per-
mettront aussi d'impulser
une nouvelle dynamique et
de renforcer le partenariat
entire les administrations,


DOSSIER







les operateurs culturels et
les collectivites territo-
riales. On y cherchera notam-
ment comment mieux valo-
riser les actions culturelles
realisees en milieu peniten-
tiaire. Avant les debats qui
animeront ces journees,
la Lettre d'information a
demanded aux directions
regionales des affaires cul-
turelles (DRAC) de dresser
un panorama des opera-
tions les plus remarquables
realisees en 2004. Nous pre-
sentons ici un petit florile-
ge de ces actions.


7/Dossier






8/Dossier

LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


CULTURE EN PRISON :

LES COUPS DE PROJECTEUR DES DRAC

Petit panorama des actions en 2004


Z.
-U


. ', '-,
* *:


Lire giant, Pirates et compagnie D.R.
Livre geant, Pirates et compagnie D.R.


Alors que vont se tenir les 25 et 26 avril 6 Valence
les Rencontres nationals culture /justice, la
Lettre d'information a souhait6 se pencher sur
les realisations culturelles effectuees en milieu
carceral. Nous avons demanded aux directions
regionales des affaires culturelles (DRAC) de nous
indiquer les manifestations qui leur ont paru les
plus interessantes en 2004 et qu'elles ont financees.
Petit panorama subjectif de la culture en prison.


Livre, lecture, ecriture

DRAC BASSE-NORMANDIE
A Caen, la bibliotheque a associe le centre p6nitentiaire A son project
de bibliotheque sonore destine A des personnel aveugles ou mal-
voyantes. II s'est ensuivi un atelier, intitul6 << Donneurs de voix >
qui a consist A lire et enregistrer des textes. II a permis A des d6tenus
de d6couvrir des auteurs, mais aussi de se sentir valorises en parti-
cipant a une action 6troitement li6e a l'exterieur.


DRAC NORD-PAS-DE-CALAIS
A la Maison d'arret de Douai, un atelier de philosophies est enca-
dr6 par Nicolas Stenven. A partir d'extraits de textes
philosophiques portant sur un theme pr6cis et toujours en
rapport avec leur v6cu, une dizaine de d6tenus se sont initi6s a la
pens6e philosophique classique et contemporaine et ont appris a
prendre la parole en group, de maniere construite. Il s'inscrit
maintenant dans la semaine europeenne de la philosophies (Cit6-
philo) organisee par l'association Philolille. Cette experience
exemplaire est unique a ce jour sur l'ensemble du territoire.

DRAC RHONE-ALPES
Depuis plusieurs editions, le Centre p6nitentiaire de Saint-Quentin
Fallavier et la Maison d'arret de Lyon participent activement a la
Fate du Livre Jeunesse de Villeurbanne. Auteurs et illustrateurs
vont au devant des d6tenus et r6alisent avec eux des projects 6dito-
riaux. En 2004, la Maison d'arret de Villefranche-sur-Sa6ne et le
< quarter mineurs > de Lyon se sont associ6s a cette fete. Une
soixantaine de d6tenues de Montluc quarterr femmes de Lyon),
reunies au sein du collectif<< Les Zunes >>, ont r6alis6 avec l'aide de
plasticiens une installation intitul6e < Les Zunes et les autres ,>.
Dans la bibliotheque du Centre p6nitentiaire de Saint-Quentin-


~ i'l~.-
,L~!P
-~.~ea
:.~-~~i"
:rt!
~CI: I


j




VOrr






9/Dossier


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


Fallavier, un group de neuf d6tenus a r6alis6 un livre gtant:
< Pirates et Compagnies ,>, r6cit a l'humour d6capant, 6crit et
illustr6 en une semaine. Ces livres giants seront pr6sent6s lors des
Rencontres nationals a la Mtdiatheque de Valence.

Theatre et spectacle vivant

DRAC ALSACE
La Filature/Scene national de Mulhouse mine un travail remar-
quable de sensibilisation au spectacle vivant en partenariat avec le
SPIP du Haut-Rhin et les unites d'enseignement des Maisons
d'arr&t de Mulhouse et de Colmar. En 2004, deux ateliers ont ainsi
6t6 proposes autour de l'ouvrage classique de Tocqueville De la
democratic en Amerique dans une mise en scene de Vincent Colin a
Mulhouse et de La visit de la vieille dame du grand 6crivain suisse
Friedrich Diirrenmatt dans une mise en scene d'Omar Porras a
Colmar. Les d6tenus ont 6galement eu la possibility de visiter La
Filature afin d'etre sensibilis6s aux diff6rents m6tiers techniques
du spectacle et d'assister a des representations th6atrales en dehors
des murs de la prison. Autre initiative original, La Filature decline
sa programmation cirque a la Maison central d'Ensisheim.

DRAC ILE-DE-FRANCE
Un project exemplaire de partenariat entire l'ensemble des structures
culturelles et les 6tablissements penitentiaires a t6 initi6 en 2004
par le Service p6nitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) du
Val-de-Marne. Ce parcours cultural couvre l'ensemble des domaines
du champ artistique : spectacle vivant, conte, arts plastiques, cinema,
patrimoine et nouvelles technologies. Une vingtaine d'op6rateurs
culturels ont ainsi propose de nombreuses actions qui s'inscrivent
dans le cadre de l'am6nagement des peines : ateliers de sensibili-
sation artistique, spectacles in situ ou actions de formation.
Ce partenariat exemplaire entire la culture et la justice a l'chelle
du d6partement du Val-de-Marne, a &t6 rendu possible grace a l'ini-
tiative de Jean-Pierre Dufranc, conseiller d'insertion et de proba-
tion, et l'engagement de ses directeurs successifs, Patrick Madigou
et Francois Goetz et au soutien des deux administrations a
1'6chelon d6concentr6, des collectivit6s locales et du Fonds social
europ6en (FSE).

Arts Plastiques

DRAC BOURGOGNE
Un atelier de graphisme a Wt6 propose par 1'ARC/Scene nationa-
le du Creusot au Centre p6nitentiaire de Varennes le Grand (Sa6ne-
et-Loire). Encadr6 par le graphiste ind6pendant Julien Cochin, il
a donned lieu a la creation d'un alphabet, puis d'une police de carac-
thres intitul6e < La Varennes et a fait ensuite l'objet d'une expo-
sition a 1'ARC de 18 panneaux pr6sentant des textes r6alis6s a partir
de cet alphabet ainsi que la gen6se du project. Un livret destiny aux
dttenus ayant particip6 l'atelier a 6t6 6dit6. Ce project sera expose
a Valence les 25 et 26 avril.


REPERES : LES REFERENCES JURIDIQUES
Les principles de l'action culturelle en milieu p6nitentiaire sont d6fi-
nis par un premier protocole d'accord, en date du 26 janvier 1986,
entire le ministere de la culture et de la communication et le
ministere de la justice. II vise essentiellement quatre objectifs :
favoriser la r6insertion des detenus ;
encourager les prestations culturelles de quality ;
valoriser le r6le des personnel p6nitentiaires ;
sensibiliser et associer, chaque fois que possible, les instances lo-
cales a ces actions.

Un second protocole a pr6cis6 les principles de fonctionnement:
partenariat avec des structures culturelles locales ;
recours a des professionnels ;
mise en place d'une programmation annuelle de quality ;
evaluation des actions r6alisdes.

Deux circulaires 61abor6es conjointement par les deux ministeres
pr6cisent les objectifs et les modalit6s d'application pour le fonction-
nement des bibliotheques et le d6veloppement des pratiques de
lecture dans les 6tablissements p6nitentiaires (14 d6cembre 1992),
et pour la mise en oeuvre de programmes culturels destines
aux personnel places sous main de justice (30 mars 1995).

Enfin, le ministere de la culture et de la communication
a consolid6 cette politique a travers la signature de la Charte des
missions de service public pour le spectacle du 22 octobre 1998, la
circulaire relative aux pratiques artistiques des amateurs du 15 juin
1999 et la circulaire < Culture pour la ville Cultures de la ville >> du
19 juin 2000.

< CULTURE EN PRISON : OU EN EST-ON ? >>
Les rencontres culture /justice se dirouleront les 25 et 26 avril
a Valence

L'objectif est clair. Faire des rencontres de Valence une tape impor-
tante pour 1'6volution de la politique commune entire les ministire
de la culture et de la justice, destinde a renforcer la presence de pro-
jets culturels dans le milieu carc6ral. Les 25 et 26 avril, un bilan des
actions men6es depuis vingt ans sera r6alis6. On d6gagera 6galement
enseignements et perspectives pour l'avenir. Un 6clairage sp6cifique
sur les bibliotheques des 6tablissements p6nitentiaires sera donn6
a travers une 6tude r6alis6e par l'inspection g6ndrale des affaires
culturelles en 2004. Elle sera rendue publique a cette occasion.
Ces journ6es proposeront 6galement une strie d'ateliers sur des
themes varies : < La prison dans le territoire >>; Les spaces cultu-
rels dans la prison > ; < L'acces a la culture et le droit des personnel
ddtenues ; < Culture et formation professionnelle ,; ; L'acces a la
culture des personnel en milieu ouvert > ; < Artistes et institutions
culturelles : pourquoi intervenir en milieu p6nitentiaire ? >>; < Quelle
place pour les actions culturelles en milieu penitentiaire ? >,; ; La
formation des personnel et des partenaires , ; Construire un project
cultural ensemble ; < Elargir le champ des partenaires ; Valori-
sation et diffusion des actions culturelles r6alis6es en milieu p6niten-
tiaire >,. Deux spectacles seront proposes a la Com6die de Valence :
Concertina par la compagnie des Lumas dans une mise en scene d'E-
ric Mass6 et un concert lecture propose par la Com6die de Valence
et mis en jeu par Gilles Fisseau. Un parcours cultural compost de
productions d'ateliers artistiques en milieu penitentiaire donnera
6galement a voir des films, des expositions de photos, de livres...

Le programme complete est disponible sur le site Internet de la Federation fran-
gaise pour la cooperation des bibliotheques, des metiers du livre et de la docu-
mentation : www.ffcb.org).






10/Dossier


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005
















La Compagnie des Menteurs D.R.





25 ET 26 AVRIL 2005 COMEDIE DE VALENCE (DROME)
LE POINT DE VUE DE NICOLAS FRIZE :
< LES (EUVRES D'ART COMBATTENT LES DISCRIMINATION >
Nicolas Frize est compositeur, directeur de l'association Les mu-
siques de la Boulangere (Saint-Denis) et d61lgu. national du group
<< Prisons > de la Ligue des Droits de l'Homme. Tres impliqu6 dans
*i les actions culturelles en milieu p6nitentiaire, nous publions son
, t6moignage.
< Si la prison est un space cldos, au sens qu'elle ne diffuse pas au-de-
hors des id6es, des biens, des moyens ou des comp6tences, elle ne peut
renoncer A son appartenance au monde, ni se former i tout ce qui peut
-ft Pf I I f K la p6n6trer de plus fort, les personnel, les id6es, les biens, les moyens
sk et les competences Une prison d6tient mais elle n'a pas function a
U I enclaver A l'int&rieur d'elle, l'artiste, 1'intellectuel, le professionnel
S. y sont attendus. Des personnel que nous n'aurons pas a nommer ici
S<< d6tenus ,, des personnel, tres divers, sont menac6s d'etre d6vo-
Sres par eux-mSmes s'ils n'entretiennent pas des contacts tendus et
actifs avec la sociWt6. En prison, mais il en est de meme A l'usine, a
l'6cole ou dans l'espace public, la presence artistique comme intel-
lectuelle ou professionnelle n'est pas mue par la culpability, la bont6,
la morale ou le soin, mais par le droit: le droit de tout space oil qu'il
soit sur le territoire a disposer et jouir de la totality des biens cultu-
rels, d'oio qu'ils viennent, du passe, du present ou de l'avenir, biens es-
th6tiques, biens scientifiques, biens sociaux, biens critiques, biens
communs... La creation musical, chor6graphique, photographique,
litt6raire..., ne doit manquer a nul m2 du territoire : les artistes sont
les artisans, les passeurs, les auteurs et les militants de cette presence
agissante, comme ailleurs, pas plus ni moins, dans l'esprit du droit,
avec passion, vigilance, jubilation, inspiration, application, m6thode...
Les oeuvres font circuler, entrer et sortir, faire et d6faire, 6clairer et
6teindre, elles mettent en movement, exigent du sensoriel de s'ex-
traire du sensible, de l'intime de force la porte de l'extime, du ra-
tionnel de se nourrir de l'immatdriel, comme se nourrissent sans re-
lIche le figuratif et I'abstrait. Les oeuvres d6portent, d6placent,
exhortent les identit6s accepter de mourir, pour que se d6voilent
d'autres raisons d'etre, que naissent des metamorphoses.
sr' "Les ceuvres combattent les discrimination :leur liberty n'a d'autre
I finality que 1'6galit6 des hommes. >


http://www.nicolasfrize. com/







11/Dossier


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005





Patrimoine, muses


DRAC MIDI-PyRENEES
Le batiment de la Maison d'arret de Saint-Michel, avec son archi-
tecture du XIXe sikcle et son insertion dans le tissu urbain, est un
t6moignage unique de l'histoire des prisons. Un travail de repor-
tage photographique s'imposait au moment oii fut d6cid6 son d6m6-
nagement et une command a dtd confine a Dominique Delpoux
de d6cembre 2002 a janvier 2003. Ce reportage photographique a
6dt congu comme un lien avec le nouveau lieu de detention (Maison
d'arret de Toulouse-Seysses). La deuxidme tape du project a consis-
td a en faire le support de plusieurs ateliers d'6criture dirig6s par
l'6crivain G6rard Lapagesse. L'aboutissement en a 6dt la r6alisa-
tion d'une exposition, << Paroles de briques >>, constitute d'une s6lec-
tion des photos de Dominique Delpoux et accompagnde de textes
choisis parmi la production des ateliers d'6criture. L'exposition a
dtd pr6sent6e lors des Journdes du patrimoine en septembre 2004
et le sera de nouveau a Valence.

DRAC PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR
Le Musde international de la parfumerie a Grasse, en collabora-
tion avec l'association pour le rayonnement du Mus6e internatio-
nal de la Parfumerie (ARMIP) et la Ville de Grasse, a organism a
la Maison d'arrat des ateliers olfactifs. Elle rdpondait ainsi par
l'exemple au besoin de rencontrer un public habituellement coup
du reste du monde. Une fois par semaine, Christine Sillard s'est
rendue dans cet 6tablissement pour rencontrer des d6tenus et leur
proposer des s6ances d'olfaction. A partir d'odeurs et d'objets du
musde pr6alablement sdlectionn6s, un conte des Mille et une
odeur > a vu le jour.






CULTURE EN PRISON : UNE COOPERATION CULTURE/JUSTICE

> Au sein du ministere de la culture et de la communication, la dl66-
gation au d6veloppement et aux affaires internationales (Mission pour
pour le d6veloppement des publics) et la direction du livre et de la
lecture (par sa contribution active dans le domaine des bibliotheques)
travaillent 6troitement avec la direction de administration p6niten-
tiaire ministere de la justice).

> Au regard de son r6le de coordination national des missions r6-
gionales de d6veloppement cultural en milieu p6nitentiaire, l'organi-
sation de ces Rencontres nationals a Wtd confide A la F6ddration fran-
Faise pour la cooperation des bibliotheques, des m6tiers du livre et de
la documentation (FFCBmld).


http://www.ffcb.org


DRAC LORRAINE
L'association EXP'OSE, repr6sent6e par Pierre Vercey, a pour voca-
tion de sensibiliser la population p6nale a l'art contemporain en
proposant des expositions aux 6tablissements p6nitentiaires d'Al-
sace-Lorraine qui disposent d'un lieu d'accueil am6nag6 en galerie
d'art. En 2004, une exposition de l'artiste C6dric Geney, accom-
pagnde d'une performance th6ttrale de Lise Gamier etJean-Michel
Bernard, s'est d6roulde au Centre de detention de Toul. Une autre
exposition intitulde < Regards d'ateliers > et pr6sentant des travaux
de d6tenus a 6dt monte aux Maisons d'arret de Strasbourg et
d'Epinal et 6galement au Centre de detention de Toul.

DRAC RHONE-ALPES
Le Mus6e d'art moderne de Saint-Etienne et la Maison d'arret de
la Talaudidre ont mis en place des ateliers d'initiation aux arts plas-
tiques encadrds par Philippe Roux, Jean-Marc Cerino et Bianca
Falsetti. Ils ont notamment propose des ateliers de pratique artis-
tique sur le theme de l'image de soi ,. L'objectif dtait de permettre
a chaque participant de d6velopper un project individual. Pour le
Quarter hommes, deux cycles ont 6dt proposes, 1'un sur L'objet
comme autoportrait > et l'autre sur < Visage et Masques >. Ce theme
a 6galement dtd d6clin6 pour la premiere fois au quarter femmes
a travers une approche de l'aquarelle.




LA FORMATION AUX MiTIERS DE LA CULTURE POUR LES DETENUS
Meme s'ils sont peu nombreux, des examples trds intdressants de for-
mation aux m6tiers de la culture se d6veloppe ici et la sur l'ensemble
du territoire. On peut tout d'abord 6voquer la formation par les res-
ponsables de biblioth6ques municipales ou d6partementales des d6-
tenus < auxiliaires de bibliotheque >>. Ils sont appeals a gdrer la
bibliotheque de la prison consid6r6e comme le poumon cultural de
l'6tablissement. Pour rester dans le domaine du livre, citons
6galement l'existence d'ateliers de reliure et restauration d'ouvrages.
La musique et le son sont abord6s notamment a Saint-Maur et A
Poissy oiu Nicolas Frize a mis en place depuis une dizaine d'ann6es
une formation aux techniques de num6risation du son et de restaura-
tion de l'image, en partenariat avec l'Institut national de l'audiovisuel
(INA).
Au Centre de detention de Loos, un stage des technicians g6ndra-
listes du spectacle existe depuis quatre ans. Cette formation profes-
sionnalisante propose a quinze d6tenus chaque ann6e a permis a
cinq d6tenus d'etre embauch6s dans des structures comme l'A6ronef
a Lille a leur sortie. Une vingtaine d'entre eux ont continue ensuite
dans le milieu du spectacle. Une demand de validation de cette
formation devra 6tre d6pos6e auprds de l'Education national.
Quant au cinema, des formations de projectionniste sont egalement
proposes a des d6tenus dans une perspective de r6insertion dans des
cinemas ou des structures professionnelles.







12/Dossier


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


L'intrus normand Olivier Quaglia, courtesy Galerie Anne Barrault


Audiovisuel et cinema


DRAC ILE-DE-FRANCE
L'association Les Yeux de I'ouie assure depuis des annres un atelier
audiovisuel au sein de la Maison d'arrat de la Sant6 a Paris. Anne
Toussaint y encadre la realisation et la diffusion de promotions
audiovisuelles : un journal quotidien d'information sur le canal
interne et aussi la programmation mensuelle d'une dizaine de films
documentaires et fictions, des projections en presence d'un r6ali-
sateur. L'atelier audiovisuel a 6galement public La cinquieme saison,
selection et analyse d'une quinzaine de films a partir du catalogue
< Images de la culture > du Centre national de la cindmatographie
(CNC).


DRAC PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR
L'association Lieuxfictifs propose depuis de nombreuses annees un
atelier de creation audiovisuelle au Centre p6nitentiaire de Mar-
seille. En 2004, dans un premier atelier de << Creation et de r6flexion
sur l'image >, le cineaste Dominique Comtat s'est pench6 sur les
concepts de limited et de frontikre a partir de l'ccuvre de Robert
Bresson, en faisant alterner s6ances de projections et analyse de
films avec des exercices pratiques. Deux dispositifs filmiques ont
Wt6 mis en place: une chronique parlke et la r6alisation de courts
sequences qui peuvent 6tre r6alis6es pour la production finale d'un
film collectif. Un deuxikme atelier < Information interne >> a l6abor6
la grille de diffusion du canal interne sur lequel a 6t6 programme
un theme sur les < Cultures urbaines , dans le cadre du mois du
film documentaire. II a 6galement r6alis6 des films courts pr6sen-
tant la formation audiovisuelle, le centre multimedia, ainsi que des
6v6nements ayant eu lieu dans la detention.








13/Dossier


LETTRE D'INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


* ;,.'':"-:


I .,, ,11., ._1* L / '


Musique et danse

DRAC FRANCHE-COMTE
Durant cinq ann6es, Franck Esn6e, auteur et metteur en scene, a
conduit avec le Th6ttre de l'Espace/Scane national de Besangon,
un atelier de danse improvise destiny aux d6tenus de la Maison
d'arret de Besangon. Cet atelier a donn6 naissance a un film r6alis6
par Frangois Royet. II a capt6 < de l'interieur , des images desti-
nees a rendre compete, I travers le regard d'un artiste, aussi bien des
aspects p6dagogiques que de la quality artistique des r6sultats
obtenus. II a privil6gi6 une vision transpose, plut6t que l'aspect
du r6alisme documentaire. C'est tout le sens du film Intra-Muros
Mouvements disponible en DVD.


DRAC PAyS-DE-LA-LOIRE
En 2004, la Folle journ6e de Nantes qui avait pour theme Bee-
thoven et ses amis > a 6t6 pour la troisieme ann6e consecutive d6cli-
n6e au Centre de detention de Nantes grace au dynamisme de sa
m6diatheque. Un programme sp6cifique a 6t6 6dit6 pour les d6tenus,
proposant au sein de la m6diatheque et de la salle de spectacles des
animations, des rencontres avec des universitaires et des musicians,
des conferences, des films et des concerts-lectures.


Intra Muros D.R.


DRAC PICARDIE
A la Maison de la culture d'Amiens, une operation de creation
sonore a 6td r6alisde avec l'association Phonotopie. Les courts oeuvres
r6alis6es ont 6t6 enregistr6es et diffuses en boucle dans un patio
de la bibliotheque du quarter hommes. L'action a permis une
approche singuliere de la creation sonore a partir de bruits quoti-
diens propres a la detention.

DRAC REUNION
La Maison d'arret de Saint-Denis, en partenariat avec le Conser-
vatoire national de region et le P81e regional des musiques actuelles,
a mis en place des ateliers de musique traditionnelle.< Les femmes
chantent... > ainsi les femmes de la R6union, de l'Oc6an Indien
et du monde... Ces ateliers ont 6t6 dirig6s par le musicien Serge
Dafreville.


~- 1~
:?id
":


111

.-.
I: .=







14/Dossier


LETTRE D'INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005








LE MILIEU CARCERAL EN CHIFFRES
188 ETABLISSEMENTS PENITENTIAIRES SONT REPARTIS COMME
SUIT:

117 maisons d'arret:
6tablissements recevant les pr6venus
et les condamn6s don't le reliquat de peine est inf6rieur a un an.

58 etablissements pour peine don't :
25 centres de detention (CD) : 6tablissements accueillant les
condamn6s d'un an et plus consid6r6s comme pr6sentant les
perspectives de r6insertion les meilleures. Les CD ont un regime
de detention essentiellement orient vers la resocialisation des
d6tenus.
28 centres p6nitentiaires : 6tablissements mixtes comprenant
au moins deux quarters a regimes de detention diff6rents
(maison d'arret, centre de detention et/ou maison centrale.
5 maisons centrales : 6tablissements recevant les condamn6s les
plus difficiles. Leur regime de detention est essentiellement ax6
sur la s6curit6.

13 centres autonomes de semi-libert6 : 6tablissements recevant des
condamn6s admis au regime de la semi-libert6 ou du d6placement
extdrieur sous surveillance.

1 6tablissement public de sant6 national A Fresnes.

101 services p6nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP)

Au 1" avril 2004 en m6tropole et outre-mer, 62 569 personnel 6taient incar-
c6r6es don't 22 713 pr6venus et 39 856 condamn6s. Parmi les personnel incar-
c6rees, on comptait 2 359 femmes, soit 3,8 % de I'ensemble. Pour I'ann6e 2003,
la dur6e moyenne de detention est de 8,4 mois et de 4,3 mois pour la
detention provisoire.


Paroles de brzques 0 UD.K.






15/Actualit6


LETTRE D'INFORMATION
MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005




LA CONSOMMATION DE LA VIDEO
EN FORTE PROGRESSION EN 2004
Un << barometre video >> est lanc6
par le Centre national de la
cine6rmatographie et I institute G FK La 10' Semaine a eti marquee par la remise des Trophees de la Langue
Franfaise, sur France 3 et TV5. Le ministry a remis le trophee de la diver-
site linguistique a Thomas C. Spear et Sylvie Roussel-Gaucherand pour


Alors que le barometre destiny notamment a mesurer notamment
les variations 6conomiques de l'industrie cin6matographique est
devenu un usuel pour qui veut connaitre 1'6conomie du cinema, le
Centre national de la cin6matographie (CNC) vient de lancer un
barom&tre concernant la vid6o. Il y avait en effet n6cessit6 a 6valuer
plus pr6cis6ment les comportements des Frangais par rapport h la
diffusion vid6ographique qui connait en forte croissance. A partir
de donn6es 6tablies par l'institut GFK, un bilan annuel present
une analyse d6taill6e des d6penses des manages dans le secteur de
la vid6o, ainsi que, a partir des informations directement collect6es
par le CNC, les r6sultats sur la part de march des ouvres cin6-
matographiques frangaises et 6trangeres, la concentration du secteur
et la performance des films en sales et en vid6o. De plus, chaque
trimestre a partir d'avril 2005, le CNC publiera en collaboration
avec GFK, des indicateurs d'6volution du march de detail de la
vid6o, a partir de ses donn6es cinema > (visas et nationalit6s des
films d6clar6es au CNC) couvrant les hypermarch6s et supermar-
ch6s, les grandes surfaces sp6cialis6es, la vente par correspondan-
ce, les ventes par Internet. Les cinq indicateurs retenus sont les sui-
vants : ventes video (visa + hors visa + operations promotionnelles) ;
ventes de films (visa) en vid6o ; part de march des films (visa) en
video selon leur nationalist ; ventes de programmes hors film (hors
visa) en video ; part de march du hors film (hors visa) en vid6o
selon le genre.


BAROMETRE VIDEO : LE MARCH DE LA VIDEO EN 2004 PROGRESS
DE 16,9 %
Le principal enseignement du premier barometre "video", public par
le CNC et GFK, est une forte croissance de ces supports. En effet,
en 2004, les Frangais ont d6pens6 1,96 Md en achats de VHS et de
DVD. Ce qui signifie que la consommation sur ce poste est en forte
progression : +16,9 % en valeur, +32,1 % en volume. Les achats de
DVD, quant a eux, progressent de 30,4 % par rapport a 2003 alors
que 1'6conomie de la VHS confirm son d6clin. Les cassettes vid6o
r6alisent 114,2 M de recettes en 2004, soit une chute de 53,4 % par
rapport a 2003. Le DVD constitute d6sormais plus de 92 % du mar-
ch6 en volume. Au total, les Frangais ont achet6 32,1 % de supports
en plus par rapport a 2003. La progression du volume de DVD dans
la consommation (+56,1 %) compense largement la baisse de celui
de la VHS (-48,7 %). A c6t6 de ces r6sultats globaux sur le march
video, 1'6tude precise aussi d'autres facteurs comme la baisse
sensible des prix ou la forte representation du cinema (60% des
supports vendus).


leur site ile en ile ,.

RENFORCER LA PLACE DE LA LANGUE
FRANCHISE DANS LE MONDE

Alors que vient de se tenir la 10e Semaine de la langue frangaise et
de la francophonie, Renaud Donnedieu de Vabres a pr6sent6 le
17 mars sa politique linguistique.

La premiere priority du ministere de la culture et de la communi-
cation sera d'accorder davantage de visibility au francais. I1 faut
pour cela sensibiliser le public aux enjeux de sa langue comme vient
de le faire la Semaine de la langue frangaise et de la francophonie
don't la neuvieme edition s'est tenue du 17 au 24 mars. Elle a notam-
ment permis au grand public de manifester son attachment et
son inttret pour notre langue. Ce sont aussi les principaux acteurs
de la vie 6conomique, social et culturelle qui doivent etre mobili-
s6s autour des diffdrents enjeux de notre langue.
Second exigence : garantir le droit de nos concitoyens a recevoir
une information et a s'exprimer dans leur langue. A cette fin, la
r6glementation sera modifi6e pour permettre, notamment, d'61ar-
gir a des agents asserment6s d'organismes ou d'associations la pos-
sibilit6 de constater des infractions et de realiser des poursuites
judiciaires. Par ailleurs, un fonds de soutien a l'interpr6tation dans
les colloques scientifiques organisms sur notre territoire sera cr66.
La creation d'un dipl8me initial de langue frangaise facilitant I'in-
t6gration des migrants est une initiative forte au service de la coh6-
sion social de Renaud Donnedieu de Vabres. Cette priority trouve
un autre d6veloppement dans les travaux du comit6 d'orientation
pour la simplification du language administratif. Ceux-ci visent a
rapprocher administration de ses usagers.
Afin d'aml6iorer l'efficacit6 des travaux d'enrichissement du fran-
gais, le minist6re de la culture instituera une procedure accl66r6e
pour les terms susceptibles de s'implanter dans l'usage. II facili-
tera aussi leur diffusion en s'appuyant sur le d6veloppement des
technologies de la langue.
Enfin, avec ses 175 millions de francophones, le francais est, plus
que jamais, une langue international. Au niveau europ6en, le gou-
vernement soutient une politique fondue sur la diversity et le plu-
rilinguisme. << Ainsi, a l'initiative de la France, leprojet de trait consti-
tutionnelfaitfigurerparmi les objectifs de l'Union europeenne le respect
de la diversity culturelle et linguistique > a soulign6 le ministry.






16/Actualite


Alors que le chef de I'Etat a lanc6, le 15 mars,
une reflexion sur la num6risation du patrimoine
culture europeen, Renaud Donnedieu de Vabres
a fait paraitre une tribune dans Le Monde du
16 mars sur les enjeux de la numerisation don't
nous reproduisons de large extraits.

II y a quelques semaines, 6clatait, comme un coup de tonnerre dans
le ciel num6rique, l'annonce qu'un serveur americain puissant, effi-
cace, populaire, allait numeriser et proposer en ligne 15 millions
de livres, provenant du patrimoine conserve par quelques-unes des
plus prestigieuses bibliotheques anglo-saxonnes. L'Uv&nement inter-
vient dans un climate intellectual et cultural, oi la numerisation des
documents et des oeuvres apparait comme la clef de tous les pro-
blkmes. Probleme de l'acc6s aux oeuvres, que la num6risation
rendrait ais6, libre... et de pr6efrence gratuit. Probleme de la fr6-
quentation des bibliotheques, qui trouveraient de nouveaux publics
et de nouvelles missions a travers la diffusion num6rique.

Les enjeux de la numerisation
La presence des oeuvres sur les r6seaux numeriques est effective-
ment un enjeu fundamental et une priority du ministere de la culture
et de la communication. Chacun de ses grands domaines d'inter-
vention en particulier le patrimoine, l'architecture, les archives,
les muses, les arts plastiques, la musique, le livre, et l'audiovisuel
- y consacre des moyens important, avec la volont6 de proposer
des collections num6riques s6lectionn6es, coherentes, signifiantes,
rep6rables, en conciliant exigences scientifiques et souci de pre-
sentation au plus large public.
La baseJoconde, qui recense 178 000 ceuvres des collections de nos
muses, accessible A tous sur Internet, en est une bonne illustra-
tion. Le plan de num6risation de la press du xIxe si6cle engage
par la Bibliotheque national de France en est une autre. Je tiens a
mentionner aussi la base < enluminures >, avec ses 80 000 images
tires des manuscrits m6di6vaux, conFue avec les CNRS et toutes
les villes oiu ces tr6sors sont d6pos6s. Ces collections sont le fruit
non d'une num6risation de masse, mais, chaque fois, d'une poli-
tique documentaire pens6e, r6fl6chie en function de l'existant et
des besoins crois6s de la recherche, de la quete de culture de chacun,
et de la conservation.

La numerisation des collections du ministire de la culture et de la
communication
Il ne faut pas sous-estimer les difficulties techniques, financieres et
intellectuelles d'un tel chantier : numeriser des livres et des p6rio-
diques anciens sans les d6t6riorer est une tache longue, ch&re, et


difficile. Ce travail ne sert a rien s'il ne s'accompagne parallklement
d'un travail de signalement, de description et d'indexation des docu-
ments.
Certes, au-dela de la num6risation, Internet, avec les moteurs de
recherche, inaugure une nouvelle forme d'acc6s au savoir. Nous
avons probablement a apprendre de Google, don't le succas vient
largement de sa simplicity et de sa facility d'acces. Si la plupart des
collections numeris6es du minister sont accessible sur le web -
par example le service Gallica de la BNF -, nous devons en ame-
liorer la coherence. Telle est la vocation du portail Culture.fr, d6di6
aux 6v6nements et aux sites culturels, qui, demain, sera le portail
d'acces a nos collections numeris6es. Tels sont mes choix en matiere
de numerisation. Telle est la politique que j'encourage avec plus de
15 millions d'euros par an consacr6s a la numerisation.
L'acc6s direct et automatique au savoir permis par les moteurs de
recherche ne saurait ni 6tre exclusif, ni remettre en cause le r6le
essential, dans la culture comme dans l'6ducation, des m6diateurs
et des passeurs.Je ne crois pas que la seule clef d'accas a notre culture
soit le classement automatique par la popularity, qui a fait le succ6s
de Google. C'est aussi le sens de l'action du ministare qui cr6e, y
compris sur Internet, des < parcours, dans les collections, des expo-
sitions virtuelles, afin de guider l'utilisateur dans toute la richesse
et la diversity de notre patrimoine.

Renaud Donnedieu de Vabres




Michael
Multilingual
Inventory
of Cultural Heritage
in Europe

MICHAEL, LA PREMIERE PLATEFORME MULTILINGUE D'ACCES
AUX RESOURCES CULTURELLES NUMERISiES
Lanc6 en juin 2004 pour une p6riode de trois ans, le project
MICHAEL (inventaire multilingue du patrimoine cultural
europ6en) vise a proposer un acc6s simple et rapide aux collections
num6ris6es des services du patrimoine, des muses, des bibliotheques
et des archives des diff6rents pays europ6ens pour constituer le <
premier portailcultureleuropien >> a indiqu6 Renaud Donnedieu de Vabres
le 1er avril. MICHAEL occupe une place de tout premier plan dans
la politique de d6veloppement de services en ligne en Europe. La
Commission europ6enne apporte une contribution de 10 % du coit
total du project, 6valu6 a 33 Me sur cette periode. Travail commun
l6abor6 entire la France, 1'Italie et le Royaume-Uni, soutenu par la
Commission europeenne, le consortium MICHAEL associe des
structures publiques et privies.
http://www.michael-culture.org


Numerisation

GOOGLE N'EST PAS LA FIN DE L'HISTOIRE


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005






17/Actualit6

LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005







Quelques sites et bases
du minister de la culture

et de la communication



Base MWrimbe
http://www.culture.gouv.fr/documentation/merimee/accueil.htm


Base Joconde
http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm


Site I'homme de Tautavel
http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/toutavel/fr/index.html




, ; C.MSSEuR

-^. ,
.ga ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~~~~~~~~~~~. iiiH mu rf i ii llju ti u B miifi amii


Internet
UN RAPPORT EXPLORE LE FILTRAGE
DES CHANGES DE MUSIQUE
EN LINE

Comment dissuader les changes gratuits de musique en ligne ?
Les 616ments de r6ponse dans le rapport d'experts remis le 10 mars
a Renaud Donnedieu de Vabres.

Le sujet, technique autant que juridique, a fait l'objet d'une exper-
tise confine a Antoine Brugidou, directeur associ6 chez Accentu-
re, et Gilles Kahn, president de l'Institut national de recherche en
informatique et en automatique (INRIA). Ils ont remis le 10 mars
a Renaud Donnedieu de Vabres et a Francois d'Aubert, ministry
d616gu6 i la recherche et aux nouvelles technologies, leur rapport
sur le filtrage des changes de musique sur Internet.
Parmi leurs pr6conisations, Antoine Brugidou et Gilles Kahn
recommandent que les fournisseurs d'acc6s a Internet puissent pro-
poser l'installation d'un systeme de filtrage sur le poste de travail
de leurs abonn6s. Cette installation, facultative, n'aurait lieu que si
ces derniers en font la demand. Ils proposent 6galement l'exp6ri-
mentation de plusieurs technologies de filtrage pour observer la
nature du traffic sur Internet. Si les experts considerent que le fil-
trage syst6matique de l'Internet peut soulever des difficulties, il leur
semble en revanche int6ressant de d6ployer de fagon limit6e et alter-
native, a la maniere de radars, des outils qui permettront notam-
ment de sensibiliser les internautes par l'envoi de messages. Ces
diff6rentes measures sont en conformity avec le d6veloppement de
l'offre 16gale en ligne, un des points forts de la politique mise en
place par Renaud Donnedieu de Vabres. Elle doit notamment per-
mettre de responsabiliser les internautes. Ainsi, le ministry de la
culture et de la communication propose, avec l'appui du ministry
d6l6gu6 a la recherche, qu'un label de quality puisse distinguer les
fournisseurs d'acces qui offrent a leurs clients ces outils dans des
conditions attractive. Il souhaite 6galement qu'une exp6rimenta-
tion permette de fournir des donn6es statistiques a l'Observatoire
de la contrefacon numdrique qu'il a cr66.

Le rapport est disponible sur les sites des deux ministeres aux dresses suivantes:
www.culture.gouv.fr / www. recherche.gouv.fr



Publication
ADOPTED LA NET ATTITUDE
SRenaud Donnedieu de Vabres a pr6sent6 le
S21 mars avec Patrick Devedjian, ministry d16dgu6
l'industrie, le guide 6dit6 par le Forum des droits
S de l'Internet, Adopte la net attitude. Largement
diffuse a 450 000 exemplaires, notamment dans
.. tous les 6tablissements scolaires, il doit devenir
pour les jeunes internautes < un veritable code de la
route des droits d'auteur sur Internet >, a soulign6 le ministry de la cul-
ture et de la communication. ContrefaCon num6rique,
td66chargement legal, peer-to-peer ou MP3 constituent les quelques
entrees qui retracent les enjeux de la creation num6rique.

Ce guide est 6galement disponible sur le site www.droitdunet.fr et sur
www.culture.gouv.fr





18/Actualit6

LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


RENAUD DONNEDIEU DE VABRES

ENCOURAGE LE MECENAT

DE PROXIMITY


En signant, le 15 mars,
une charte avec les
Chambres de commerce
et d'industrie, Renaud
Donnedieu de Vabres a
mis I'accent sur le
<< mecenat de proximity
de deux millions de
petites et moyennes
entreprises >>.

Renaud Donnedieu de Vabres a
sign le 15 mars avec Jean-Fran-
9ois Bernardin, president de
l'Assemblee des Chambres fran-
gaises de commerce et d'indus-
trie (CCI), une charte pour le
d6veloppement du mecenat cul-
turel invitant les 175 CCI a eta-
blir des conventions avec les di-
rections r6gionales des affaires
culturelles (DRAC). Renaud
Donnedieu de Vabres a rappel6
que < la culture est l'affaire de
tous > et que l'engagement des
CCI est significatifd'une evolu-
tion des mentality >>. Le triple but
de ces conventions est de deve-
lopper le m6c6nat dans les rd-
gions en organisant des sessions
d'information pour garantir une
meilleure connaissance des
avantages fiscaux qu'offre le md-
c6nat et de son int6ret en terms
de d6veloppement 6conomique.
Elles favoriseront aussi les ren-
contres entire les porteurs de
projects et les entreprises sus-
ceptibles de les aider a travers
des << correspondents micenat >qui
seront identifies.

Une premiere en region Picardie
Quand elle signe le 21 f6vrier la
premiere charte r6gionale de


m6c6nat entire une DRAC et
une CCI, la region Picardie in-
nove et faitfigure depionniere ,.
Construite autour de deux th6-
matiques, la charte fait de 1'in-
formation et de la sensibilisa-
tion la pierre de touche du
dispositif. La sensibilisation du
<< grand public > va notamment
etre r6alis6e A la fois par voie de
press (il est prevu un partena-
riat avec les quotidiens regio-
naux et les lettres d'information
des diverse chambres) et par des
reunions d'information qui au-
ront lieu courant 2005. Mais < de
nombreux partenariats de proxi-
miteont egalement et facility par
les Chambres de Commerce et
d'Industrie, a ajout6 le ministry
de la culture et de la communi-
cation,par example au club d'en-
trepreneurs du Limousin, qui sou-
tient I'ensemble baroque de


Limoges, a la soixantaine d'en-
treprises rigionales associee chaque
annee aux Eurockeennes de Bel-
fort, ou encore a 'action de mece-
nat local lancee autour des statues
duparc du chateau de Versailles .

Resultats du concours des
grandes ecoles de management
Fin 2003, le ministere de la cul-
ture et de la communication a
lance un concours sur le mec6-
nat cultural aupres des 6coles de
management destined recom-
penser les meilleurs m6moires
d'etudiants sur ce theme. Sur
proposition du jury preside part
Jacques Rigaud, president
d'ADMICAL, Renaud Don-
nedieu de Vabres a attribu6 le
prix A Sophie Tuffnell, 6tudiante
de Bordeaux-Ecole de Mana-
gement, pour son travail tres ori-
ginal qui aborde le m6c6nat de


proximity au niveau regional:
Le mec6nat cultural viti-vini-
cole en Gironde. Une mention
sp6ciale a 6t6 attribute a Karine
Lisbonne, 6tudiante d'HEC,
pour cr6er une foundation dans
le domaine de l'art plastique
contemporain, panorama euro-
p6en. Le concours a 6td renou-
velk pour l'annee universitaire
2004-2005.

Contacts Picardie:
Christine Dogny, correspondante me-
c6nat 6 la DRAC Picardie
christine.dogny@culture .gouv.fr et
Marie-Frangoise Duee CRCI Picardie -
Tel. : 03 22 82 80 80.

Contact << cole de commerce >>
Le memoire prim6 est accessible sur le
site du minister : www.culture.gouv.fr
rubrique < mission mec6nat >.
Contact et cahier des charges du concours:
mission-mecenat@culture.gouv.fr
TeI.: 0140 14 85 05






19/ActualitI


LETTRE INFORMATION
MINISTER DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005


UNE IDiE ORIGINAL:
< ADOPTEZ... UNE STATUE
DU PARC DE VERSAILLES >
Le plus grand mus6e de sculptures
en plein air du monde est aujour-
d'hui menace. Des fissures alte-
rent ces chefs-d'oeuvre de la sculp-
ture frangaise du xvlIi si6cle.
L'6tablissement public du mus6e
et du domaine de Versailles a
trouv6 avec la Chambre de com-
merce et d'industrie de Versailles
Val d'Oise / Yvelines un parte-
naire id6al tourn6 vers les entre-
prises de l'ouest parisien. L'idee
est la suivante : pour un montant
variant entire 3 000 E et 30 000 e,
une entreprise peut associer son
nom a l'une des sculptures qui n6-
cessitent une restauration. Outre
une reduction d'imp6t de 60 % du
montant de leur don, les entre-
prises concem6es b6n6ficieront de
contreparties en terme de com-
munication :leur nom sera men-
tionn6 sur le cartel de la statue.
Versailles, plus connu par les
< grands m6cenes > qu'il attire, en-
tend ainsi souligner toute l'im-
portance qu'il donne au m6c6nat
des PME/PMI.

Contact : Serena Gavazzi, charge du
m6cenat a I'etablissement public de Ver-
sailles : serena.gavazzi@chateauver-
sailles.fr


UNE (EUVRE MAJEURE ACQUISE
GRACE AU MECENAT POUR LE
MUSEE GUIMET
Auparavant conserves dans une
collection priv6e A Tokyo, deux pa-
ravents aux chrysanthemes blancs
ont 6t6 acquis avec le m6c6nat du
Credit Agricole pour le mus6e
Guimet. Ils offrent un example
magistral de l'art pictural d'Ogata
K6rin (1658-1716), artiste majeur
de l'histoire de la peinture japo-
naise. A 1'occasion de la pr6sen-
tation de ces ceuvres exception-
nelles, Renaud Donnedieu de
Vabres a remis, le 1er mars, au
mus6e Guimet, les insignes de
chevalier des arts et des lettres a
Rend Caron, president, et Jean
Laurent, directeur g6ndral du
Groupe Cr6dit Agricole. Rappe-
lons que la long6vit6 du partena-
riat font de Cr6dit agricole le pre-
mier m6ecne du mus6e Guimet.


LA VESTALE DE HOUDON
ENRICHIT LES COLLECTIONS
DU LOUVRE
Class trdsor national, un chef
d'ceuvre de la sculpture frangaise
du xwne si6cle, la Vestale de Jean-
Baptiste Houdon (1741-1828)
a 6tC acquis grace au m6c6nat
d'AXA. Apr6s acquisition avec
le soutien de la soci6t6 d'assu-
rances, en 2003 de deux dessins
de Rosso Fiorentino, le Louvre
enrichit aujourd'hui ses collections
avec cet < iblouissant exercise de
style ,,.


D.R.

Exposition
LES CERAMIQUES DE SEVRES
A L'AFFICHE
Jusqu'au 21 mai & Paris
Destin6e depuis 1740 a produire
des objets d'art en cdramique, la
Manufacture de Sevres r6alise une
presentation de ses principles r6-
editions en Biscuit (ce terme de-
signe la c6ramique non 6maill6e
et non d6cor6e) a la galerie de
Paris (ler arrondissement). Les
grands succes du passe,
notamment de Falconet, ressusci-
tant la grace libertine du
XVIIIe siecle, c6toient des r6alisa-
tions contemporaines de Louise
Bourgeois, Jim Dine ou Pierre
Alechinsky. A d6couvrir.

Biscuit, une exposition vente pour re-
d6couvrir les biscuits de Sivres,
galerie de Paris,
4, place Andr6 Malraux, 75001 Paris
Tel.: 0147 03 40 20











C D.R.
Statistiques
LES CHIFFRES-CLES 2005
DE LA VIE CULTURELLE
Destiny A apporter les 616ments
statistiques les plus r6cents sur la
vie culturelle, cet annuaire permet
d'en appr6hender les principaux
aspects. Ces donn6es sont extraites
de la base du d6partement
des 6tudes, de la prospective et
des statistiques (DEPS) du
ministere de la culture et de la
communication, mais aussi
d'autres administrations ainsi
que de nombreux organismes
professionnels. Pr6sent6 sous la
forme de tableaux ou de graphi-
ques, il couvre l'ensemble du
champ culture et en souligne


les principles evolutions. Un
fascicule de 16 pages, Mini-
chiffres clds, public en parallkle
(version imprim6e, gratuite, et
version l6ectronique consultable
en ligne), propose une selection
des principles donn6es de
Chiffres-cl6s.

Les Chiffres-cles sont en vente
a la Documentation Frangaise
(16,50 euros) et Mini-Chiffres clIs
consultable sur:
http://www/culture.gouv.fr/dep


Education artistique
< DANSE AU C(EUR > ORGANISE
SES RENCONTRES NATIONALS
Du 29 avril au 22 mai & Chartres
Temps fort d'une annie de travail
rassemblant enseignants, 61lves
de la maternelle a l'universit6 et
chor6graphes impliqu6s dans les
actions partenariales men6es dans
les 6tablissements scolaires, ces
19e rencontres sont organis6es par
Danse au Coeur Centre national
des cultures et des resources cho-
regraphiques pour l'enfance et
l'adolescence et P1le national de
resources artistiques et culturelles
pour la danse. Elles permettront
de confronter les chor6graphies
r6alis6es et de presenter le travail
d'une cinquantaine de companies
professionnelles invitees. Une
mention sp6ciale pour les 150
chor6graphies d'enfants et de
professionnels organis6es les 21
et 22 mai et pour la dimension
r6solument europ6enne donn6e a
la danse a 1'6cole. Cette ann6e, la
Suede sera l'invit6e d'honneur.

Contact:
francois.marie@culture.gouv.fr
et www.danseaucoeur.com





20/Portrait


LETTRE INFORMATION
MINITERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION
AVRIL 2005 I

H


Fabrice Hyber, artiste ne a
Lugon en 1961, qui vit et tra-
vaille 6 Paris, est I'inventeur
des POF, les Prototype d'Objet
en Fonctionnement. Des ex-
emples ? Le ballon carre (POF,
n65), Oto, la voiture 6 double
tranchant (POF, n87) ou le
plus gros savon du monde (22
tonnes, POF n71). II vient de
realiser une command pu-
blique de 1000 m2 & la grande
halle de la Villette sur le Sida.


Avec humour, audace, impertinence,
Fabrice Hyber a su retenir la lemon de
Marcel Duchamp et lui trouver de nou- Marc Domage
veaux d6veloppements, a la measure de notre temps. Il est pass
maitre dans l'art du d6placement et du d6calage, dans l'art de sur-
prendre et de d6ranger, d6tournant les objets les plus courants de
leur destination habituelle, les ins6rant dans des contextes insolites
pour leur donner un impact inattendu, une port6e insoupponn6e.
Recourant a toutes les resources du dessin, de la peinture, de la
sculpture, de 1'installation, de la video, Fabrice Hyber ne se refuse
pas des incursions dans les domaines de l'entreprise et du com-
merce. L'artiste selon Hyber est un r6alisateur et un entrepreneur.
Dans la plus pure lign6e de la Factory d'Andy Warhol, il cr6e Ur
(Unlimited responsibility) en 1994 une SARL don't le but est de
favoriser la creation et les changes de project entire artistes et entre-
prises, producteurs et acheteurs. En 1995, tape suivante, il trans-
forme le mus6e d'art moderne de la Ville de Paris en < Hybermar-
che ,, puis install l'ann6e suivante dans le Centre Pompidou un
salon de coiffure professionnel dans le cadre de l'exposition Mas-
culin/Feminin. Pr6cis6ment, il s'agit toujours de sortir des cadres.
De cr6er par le d6tournement, par les d6placements, par la mise a
mal des codes, une situation qui oblige a voir autrement les choses,
done aussi a voir autre chose . Peut-6tre ces choses qui sont derrie-
re les choses ?

De Venise & Dionysiac
En 1997, il repr6sente la France dans le cadre de la 47e Biennale
de Venise. Sa transformation du Pavilion frangais en studio d'en-
registrement et de diffusion d'6mission de tdl6vision (Eau d'or, eau
dort, odor) lui vaudra de reporter le Lion d'or de la biennale. 11
fera aussi de l'Arc de Triomphe, en 2000, le point d'ancrage d'un


FI


portail Internet congu comme unt
encyclop6die de l'inconnu (incon-
nu.net). A Tokyo ou a Paris, il organi-
sera des c'hyber rally. Les participant:
sont invites a parcourir la ville a 1,
recherche des POF que l'artiste y a dis-
s6min6. Derniere actuality en date, i
participe, jusqu'au 9 mai, a l'expositior
collective du Centre Pompidou Dio-
nysiac avec une oeuvre tout en m6ta-
morphoses, f6condations et hybrida-
tions.


Une command publique pour Siductior
Fabrice Hyber est un home de rela-
tion publique, au sens le plus fort dt
term, un home qui travaille m mettn
en relation les homes, les choses, lel
former, les sens, par la multiplicatior
des points de contact, des occasions d&
rencontres, des raisons de r6agir. C'esl
a lui que l'association Sidaction, en 2001, a demand de r6alisel
une oeuvre d6di6e A plus de vingt ans de combat contre le sida, u
project soutenu par le ministUre de la culture et de la communica
tion au titre de la command publique.
A l'origine, la command 6tait plut6t conque comme un monu
ment enl homage aux ictimes du sida. Hyber a voulu la repen
ser pour s'6carter d'une r6alisation qui aurait pu 6tre per ue avan
tout come une sorte de monument aux morts. 1 a pr6f6r6 cr6e
une ceuvre-histoire, une Artmre qui 6voque 20 ans de combat contr
la maladie, avec ses enjeux scientifiques, 6conomiques, moraux et
tout implement, humans. Un chemin a parcourir en pensant aussi
bien stir, au chemin parcouru par le sang.
L'Artore court sur une immense dalle du parc de la Villette, consti
tu6e de milliers de carreaux de c6ramiques, orn6e de milliers d
dessins qui parent du corps et de son comportement, de la lutt
pour la vie, des multiples combats centre le virus. < Symboles, mot
chiffres, etformes dissent lesprincipaux repres de Faction de la lutt
centre le sida, depuis l'apparition de la maladie >, souligne l'artiste
C'est une oeuvre et un parcours, un motif de contemplation et d
r6flexion, et aussi un lieu de passage et de promenade. < On va s
perdre, car le sol sera tros grand, mille et un metres carries. Personne n
pourra voir les dessins dans leurglobalit. On nepourrajamais voir /
fin des dessins. Il faudra obligatoirement circuler et se perdre. J'aim
cette idde >>.

L'Artere de Fabrice Hyber, command publique du ministire de la culture et de la
communication, sera inaugurbe au printemps 2005. L'exposition <
au Centre Pompidou, space 315, est prdsente jusqu'au 9 mai.


ABRICE HYBER:

METAMORPHOSES, FECONDATIONS,

yBRIDATIONS




University of Florida Home Page
© 2004 - 2010 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated October 10, 2010 - - mvs