Group Title: Développement culturel.
Title: Développement culturel
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00083216/00001
 Material Information
Title: Développement culturel
Series Title: De´veloppement culturel.
Abbreviated Title: Dév. cult. Paris, 1969
Physical Description: nos : ill. ;
Language: French
Creator: France -- Direction de l'administration générale et de l'environnement culturel
Publisher: Direction de l'administration ge´ne´rale et de l'environnement culturel, Ministe`re de la culture et de la communication.
Direction de l'administration générale et de l'environnement culturel, Ministère de la culture et de la communication.
Place of Publication: Paris
Publication Date: October 2004
Frequency: mensuel
monthly
regular
 Subjects
Subject: Culture -- Périodiques   ( rvm )
Culture et développement -- Périodiques -- France   ( rvm )
Diffusion culturelle -- Périodiques -- France   ( rvm )
Genre: periodical   ( marcgt )
 Notes
Dates or Sequential Designation: No 1 (nov. 1969)-
 Record Information
Bibliographic ID: UF00083216
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 50558685
issn - 0294-8451

Full Text






de veloppement

Liberti galt Frae rn/it
REPUBLIQUE FRANAISE 7 t


-
D616gation
au d6veloppement
et aux affaires
internationales
Departement
des 6tudes,
de la prospective
et des statistiques


( (A/ Ui U I V5


Bulletin du d6partement des 6tudes, de la prospective et des statistiques,
2 rue Jean-Lantier, 75001 Paris R 01 40 15 79 25 [ 01 40 15 79 99
Developpement cultural est tdlichargeable sur le serveur N 146 Octobre 2004
du Ministere de la culture et de la communication:
http://www.culture.gouv.fr/dep


L'ECONOMIE DE LA BILLETTERIE

DU SPECTACLE VIVANT


La billetterie occupe une place strat6gique
dans la filiere 6conomique du spectacle vivant
car elle est a I'interface entire I'offre de spec-
tacles et la demand du spectateur. Les fortes
evolutions que la billetterie connaft ont done un
impact significatif tant sur I'organisation de la
filiere que sur son fonctionnement. L'examen de
I'6conomie de la billetterie, en complement de
travaux men6s par le Deps sur les politiques
tarifaires1, amene ainsi 6 observer comment se
positionnent ou se repositionnent les diff6-
rents acteurs de la filiere du spectacle vivant et
quelles sont les repercussions de ces change-
ments sur la structuration de I'offre de spec-
tacles.
Traditionnellement, la billetterie 6tait en effet
une billetterie sur site le lieu de spectacles -
g6rde en interne par ce lieu. Aujourd'hui, elle
s'est en parties ddlocalis6e et externalisee. Dlo-
calis6e sous de multiples formes: kiosque,
magasins de la grande distribution, vente par
correspondence de places et/ou d'abonnement,
reservation et achat par telephone, par minitel,


et maintenant par Internet... Externalis6e avec
I'apparition, depuis une dizaine d'ann6es,
d'op6rateurs sp6cialises: R6seau France Billet,
Ticketnet, Ticketclic, The6tre Online... auxquels
producteurs et diffuseurs de spectacles confident
une part, variable, de leur reservation et de leur
vente de billets.

L'etude confine par le Deps au cabinet Ithaque2
repere, a partir d'une description du profile des
lieux de diffusion du spectacle vivant, leurs pra-
tiques et leurs strategies en matibre de r6ser-
vation et de vente de billets, en particulier leur
choix en matiere de canaux de diffusion et leur
recours 6ventuel a des op6rateurs sp6cialis6s.
Elle dessine 6galement les contours de cette
nouvelle 6conomie de la billetterie dans laquelle
ces operateurs tiennent une place essentielle,
de meme que le d6veloppement de la vente en
ligne sur Internet. Elle permet enfin d'envisager
les evolutions possibles a I'avenir pour la billet-
terie et, avec elle, pour le spectacle vivant tout
entier. U


1. Francois ROUET (sous la dir. de), Les tarifs de la culture, Paris, Deps, Ministere de la culture et de la communication/La Documentation fran-
caise, coll. < Questions de culture >, 2003.
2. Voir encadr6 sur la m6thodologie de I'6tude en page 11.











Des lieux de diffusion
aux profits varies


Les lieux de diffusion du spectacle
vivant, comme le montre le fichier
de pros de 1 500 lieux mis au point
pour l'6tude A partir des fichiers de
plusieurs organismes3, sont de
nature tres diverse. Ces lieux
- dans la suite du texte, on parlera
indiff6remment des lieux ou des
structures qui les gerent -, peuvent
8tre regroups en cinq grandes
categories:
- des lieux aids et labellis6s par le
Ministere de la culture: centres
chor6graphiques nationaux
(CCN), centres dramatiques na-
tionaux (CDN), companies avec
lieu, 6tablissements publics na-
tionaux ou r6gionaux, scenes
nationals, autres sales et lieux
labellis6s saless de musiques
actuelles...);
- des lieux administr6s et/ou aids
par les collectivit6s territoriales:
th6 tres de ville, operas regio-
naux ou municipaux, lieux poly-
valents... ;
-des lieux priv6s: theatres ou
structures priv6s en lieu fixe;
- des festivals de th6etre, de danse,
de musique, de cirque, de ma-
rionnettes...
-d'autres lieux come les audito-
riums, les sales de concert...

Les deux premieres categories4
r6unies repr6sentent les deux tiers
des lieux qui ont r6pondu A l'en-
quote par courier (chacune totali-
sant 34 %), les lieux priv6s un peu
plus de 10 %, les festivals 8 % et
les << autres lieux ) don'tt audito-
riums, sales de concert) 13 %. Au-


delA de leurs profils tres varies en
terms de taille, d'activit6, de dis-
ciplines artistiques, ces lieux pr6-
sentent n6anmoins quelques domi-
nantes.


Majoritairement sous statut
associatif et aides
par les pouvoirs publics


Plus de la moiti6 des lieux interro-
g6s (55 %) sont sous statut asso-
ciatif, une proportion qui d6passe
70 % pour les lieux aids ou label-
lis6s par le Ministbre de la culture
et 90 % pour les festivals. A con-
trario, un lieu sur dix seulement
est sous forme de soci6t6.

En ce qui concern le soutien
public, 86 % des lieux r6pondants
regoivent des subventions au
niveau local, 66 % au niveau r6gio-
nal, 51 % au niveau national. Seuls
8 % des lieux r6pondants, trbs
majoritairement des lieux priv6s,
d6clarent n'en recevoir aucune.


Polyvalence artistique
et activities 6conomiques
multiples


Un grand nombre de lieux se
caracterisent par leur polyvalence
artistique, chaque lieu citant en
moyenne plus de deux disciplines
artistiques. N6anmoins, le theatre
et les vari6t6s restent les genres les
plus pratiqu6s, le th6Ctre 6tant pro-
gramm6 davantage par les lieux
priv6s, les vari6t6s, chanson, jazz
et musiques actuelles par les festi-
vals et les lieux < autres >.


En terms d'activit6s, 43 % des
lieux enquet6s se limitent A la dif-
fusion, les autres une majority -
d6clarant en exercer 6galement
d'autres : il s'agit de production ou
de coproduction de spectacles
pour plus d'un tiers des lieux
(34 %) et de location du lieu
(17 %). A c6t6 de ces trois activi-
t6s principles, la formation, I'ac-
cueil en residence et les r6p6titions
sont dgalement pratiqu6s plus mar-
ginalement. La diffusion seule est
plus fr6quemment cite par les fes-
tivals et les lieux soutenus par les
collectivit6s territoriales alors que
la production/coproduction est
relativement plus fr6quente dans
les lieux labellis6s par le Ministere
de la culture mais aussi pour les
lieux priv6s.


Une programmation
plut6t saisonnibre
avec un nombre
de representations
tries variable

Les trois quarts des lieux ont une
programmation A la saison et non
pas au spectacle. Un peu plus de
40 % (42 %) des lieux donnent
moins de 50 representations par an
et c'est le cas de plus de 2 festivals
sur 3 ; une proportion 6quivalente
(45 %) donne de 50 A 150 repr6-
sentations; seuls 12 % des lieux,
majoritairement des lieux priv6s,
en donnent plus de 200. Au total,
84 % des lieux aids ou adminis-
tr6s par les collectivit6s territo-
riales donnent moins de 100 repr6-
sentations par an; c'est le cas de
68 % seulement des lieux aids par
le Ministere de la culture.


3. CNT, CNV, Hors les Murs, Prodiss, RTLF.
4. La premiere cat6gorie peut comporter des lieux par ailleurs administr6s ou aids par les collectivit6s territoriales; par centre, la deuxibme
cat6gorie ne comporte pas de lieux aids ou labellis6s par le Ministere de la culture.






Dictionnaire -

des politiques *

culturelies 26 France
30 C stranger
de la France depuis 1959 franco de port

Tout en dressant un bilan du module cultural francais, ce dictionnaire
a pour ambition d'interroger, en suscitant un d6bat ouvert et critique,
les rapports entretenus entire Itat et culture, de la creation du premier
minister de la Culture par Andre Malraux, en 1959, jusqu'a nos jours.
A travers plus de 300 articles, de Academisme a < Zeniths n, de
( Exception culturelle a (Vandalisme de I'Etat , les auteurs de cet
ouvrage se sont interesses aussi bien aux structures politiques et
administrative qu'aux idees, aux evenements qu'aux lieux, aux
symbols qu'aux creations, aux acteurs qu'aux debats: quelle est
I'influence de I'ltat sur la creation artistique? Qu'en est-il d'une
specificity francaise en matiere de culture ? O0 en est la decentralisation d 1 1
culturelle ? Peut-on encore parler d'elitisme et de culture de masse ?
MWlant des recherches originales, des entretiens et des syntheses de
travaux fondateurs, cet ouvrage s'adresse non seulement aux acteurs
de la culture, aux enseignants et aux chercheurs, mais aussi a un large
public, en lui permettant d'acceder pour la premiere fois a une synthese
historique et critique des politiques culturelles francaises de la second
moiti6 du xxe sikcle. ,.
Format: 19,5 x 28,5 cm 658 pages Nombreuses illustrations noir et couleur Relie 2001
Nom: .............................................. .........Pr6nom.
A d m in istra tio n : ...............................................................................................................
A d re sse : ......................................................... .......... ...........................................
CP Ville : ................................. Pays.........Pay.......
T616phone: ............... T616copie: ................... Courriel: ....................

Nombre d'exemplaires: ............ X ................ Total A payer: .......... .......................
Reglement a la command saufpour les administrations.
L] CHEQUE A l'ordre de Transfaire SA
[ VIREMENT BANCAIRE iTABLISSEMENT GUICHET NUMERO DE COMPETE. CLE IBAN FR76 1910 6008 3913 9956 2600 062
I 19106 00839 13995626000 62 BIC AGRIFRPP891
J CARTE DE CREDIT
l Visa U Eurocard Mastercard
N de carte: LLJUUl U L I L lU I I L I U
Date d'expiration: Li LI LU Date: Signature:
I Bon de commande/Facture (pour les administrations)
Merci de faxer ce bon de command au: ou bien de I'adresser a:
33 (0)4 92 55 18 88 Transfaire SA Immeuble Transfaire
F-04250 Turriers
France











Si les abonnements dominant tou-
jours, les formules adh6sion/carte
pass prennent une part croissante,
voire 6quivalente dans les lieux
labellis6s par le Ministbre de la
culture. Les cheques < fidl6it6 > se
d6veloppent 6galement.

Enfin, pour faire connaitre leur
programmation, les lieux utilisent
tous plusieurs m6dias (six par lieu
en moyenne). L'information sur les
lieux, les envois en nombre cibl6s,
l'affichage local et la press r6gio-
nale restent les m6dias les plus uti-
lis&s. Mais, d6sormais, les strate-
gies de communication accordent
une place non n6gligeable A l'in-
formation par Internet, sur les sites
des lieux ou des villes.


Les lieux et leur billetterie


De moins de 5 000
a plus de 100 000 billets
vendus par an

Comme le montre le graphique 1,
un lieu sur quatre vend respective-
ment moins de 5 000 billets, de
5000 A 10000 et de 10000 A
25 000. Le dernier quart corres-
pond A des lieux qui vendent plus
de 25 000 billets par an don'tt 4 %
plus de 100 000 billets).
Suivant l'importance quantitative
de leur billetterie, les lieux de dif-
fusion du spectacle vivant pr6sen-
tent des caract6ristiques tres diff6-
rentes (voir encadr6 ci-dessous).


Graphique 1 Repartition des
lieux suivant le nombre de billets
vendus annuellement


moins de 5000
de 5 000 6 10000
de 10 000 6 25 000
de 25 000 6 50000
de 500006 100000
[ plus de 100000
Source: Deps, MinistBre de la culture, 2004.


Le profile des structures suivant I'importance de leur billetterie

Structures vendant moins de 5000 billets par an: ce sont plut6t des companies, festivals ou lieux polyva-
lents, dotes d'une programmation au spectacle, ne proposant pas de formule de fid6lisation de leur public et don-
nant moins de 50 representations par an, dans des lieux en gestion propre offrant plus de 100 places. Leur billet-
terie est majoritairement manuelle. IIs n'ont pas de personnel specifique de billetterie et vendent essentiellement
dans le lieu au moment du spectacle. Ils n'ont pas de partenariat tarifaire avec d'autres lieux de spectacles vivants.
Structures vendant entire 5000 et 10000 billets par an: elles sont situees plut6t en zone periurbaine. Elles
donnent moins de 50 representations par an, leur jauge est situ6e entire 100 et 500 places (place et/ou debout),
leur billetterie est plut6t manuelle. Elles ne disposent pas de personnel de billetterie sp6cifique.
Structures vendant entire 10000 & 25000 billets par an: pour un tiers de I'effectif, ce sont une cinquantaine
de th6Atres de ville. Ces structures donnent entire 50 et 100 representations par an et la jauge de leur salle est
important (500-700 places). Leur billetterie est informatisee.
Structures vendant entire 25000 et 50000 billets par an: elles sont majoritairement urbaines. Parmi elles,
figurent une vingtaine de scenes nationals. Elles donnent de 100 a 150 representations par an. La jauge des
sales se situe autour de 500 a 700 places. Elles utilisent la press national ou sp6cialis6e pour communiquer
sur leurs spectacles. Elles disposent d'un personnel sp6cifique pour leur billetterie qui est informatis6e.
Structures vendant de 50000 A 100000 billets par an: elles sont situ6es en zone urbaine et sont majoritai-
rement des soci6t6s. Elles donnent entire 100 et 150 representations par an et leur(s) salle(s) jaugent entire 700 et
1 000 places. Leur billetterie est informatisee. Une sur cinq environ (soit une dizaine d'entre elles) utilise son propre
site Internet pour vendre des billets.
Structures vendant plus de 100 000 billets par an: elles sont une vingtaine, majoritairement situ6es en Ile-de-
France. Ce sont des societies (SARL...) et, parmi elles, essentiellement des th6etres et structures prives en lieux
fixes donnant plus de 200 representations par an. Leur billetterie est bien sOr informatisee. Elles utilisent, plus que
les autres lieux, les agencies sp6cialis6es pour vendre leurs billets mais aussi Internet (sur un autre site que le leur).











Comment les places
se r6servent-elles
et comment les billets
se vendent-ils ?

Les lieux ont tous recours a plu-
sieurs canaux pour la reservation
des places et la vente de leurs
billets. La part des billets vendus
dans le lieu < au guichet >> au
moment du spectacle ou < bureau> aux autres moments -
demeure de loin la plus important
(plus de 50 %), suivie loin derriere
par le recours A des operateurs spe-
cialis6s de billetterie puis par les
autres canaux: t616phone, comit6
d'entreprise, Internet, offices de
tourisme/tour-op6rateurs... (voir
graphique 2). On notera que selon
qu'il s'agit de vente ou de r6ser-


vation, I'usage des canaux utilis6s
diff6re: la reservation se fait
moins dans le lieu ou par op6rateur
ext6rieur que la vente de billets
mais plus par te16phone ou par
Internet.

En ce qui concern le mode de
vente des billets, ce sont les lieux
priv6s et les festivals qui externa-
lisent le plus (respectivement 44 %
et 43 % des r6ponses centre 33 %
en moyenne). Quant a la part de
billetterie confine A un ou plusieurs
op6rateurs sp6cialis6s, elle varie
peu d'un type de lieu A l'autre
puisqu'elle va de 16% pour les
lieux administr6s ou aides par les
collectivit6s territoriales A 20 %
pour les lieux priv6s, festivals et
autres lieux. On notera enfin que


les lieux priv6s utilisent plus que
la moyenne les services des agen-
ces sp6cialis6es (6 % des r6ponses
centre 1 %) et que les festivals ont
relativement plus recours aux
offices du tourism et aux tour-
op6rateurs (8 % centre 4 %).


La billetterie interne:
manuelle ou informatis6e ?


Un peu plus de la moiti6 des lieux
(54 %) d6clarent utiliser une billet-
terie informatis6e, une proportion
tres variable suivant le type de
lieu: les deux tiers des lieux admi-
nistr6s ou aids par les collectivi-
t6s territoriales (67 %), sont infor-
matis6s centre 37 % seulement des
festivals. Il y a done pres d'un lieu


Graphique 2 Repartition de l'ensemble de la reservation et de la vente de billets
entire les difftrents canaux utilisis
en % du nombre de billets


Minitel

Agence spkcialisbe
Vente
Autres Rservation

Office de tourisme/tour-op6rateur

Internet

ComitB6s) d'entreprise

T616phone

OpDrateur extbrieur type Billettel, Ticketnet...

Directement dans le lieu...

0 10 20 30 40 50 60 %

Source: Deps, Ministare de la culture, 2004.


































sur deux qui ne dispose encore que
d'une billetterie manuelle: le
d6veloppement de l'informatisa-
tion ne rime done pas avec sa
g6n6ralisation.
Tres logiquement, plus le nombre
de representations et de billets
vendus est grand, plus les lieux ont
tendance A disposer d'une billette-
rie informatis6e. Toutefois, les dif-
f6rences de profile entire ceux qui
ont une billetterie manuelle et ceux
qui ont une billetterie informatis6e
ne se limitent pas au nombre de re-
pr6sentations et de billets. Ainsi,
les lieux poss6dant une billetterie
manuelle vendent moins de
5 000 billets par an et donnent
moins de cinquante repr6senta-
tions, sont aussi plut6t de type
associatif et situ6s dans des
spaces A dominant rurale. On
trouve des billetteries manuelles
dans de nombreux types de struc-
ture : companies, festivals, lieux
polyvalents, SMAC, theatres et
structures priv6s en lieu fixe... Les
vari6t6s, chansons, jazz et musi-
ques actuelles sont un genre domi-
nant parmi ces structures, ce qui


s'explique par la taille des sales
qui ont majoritairement une jauge
de moins de 100 places; debout la
jauge est plus important (100 A
500 places). Ils n'ont pas de per-
sonnel sp6cifique de billetterie et
parmi les canaux qu'ils utilisent
pour reserver des places figurent
souvent leur propre site Internet et
les offices du tourism et tour-ope-
rateurs. Ils vendent essentiellement
dans le lieu au moment du spec-
tacle. En cas d'externalisation de
leur billetterie, ils confident une part
important plut6t A plusieurs op&-
rateurs qu'A un seul en invoquant
le manque de moyens humans.
Parmi les autres canaux de vente,
figurent, plus que pour les autres
lieux, les disquaires ou magasins
sp6cialis6s.
Parmi les lieux disposant d'une
billetterie informatis6e figurent la
majority des centres dramatiques,
scenes nationals, theatres de
ville... ainsi que la majority des
lieux de musique classique et
lyrique, et des lieux de danse.
Beaucoup de ces lieux ont un(e)
responsible billetterie et du per-


Billetterie interne/billetterie
externalisde ou confiee

II existe deux modes d'exploitation de la billetterie: d'une part la
billetterie assuree en interne: sur le lieu, par t616phone ou par
Internet sur le site du lieu; d'autre part la billetterie confine ou
externalisee.
Ce second mode concern principalement les canaux de vente
et de reservation suivants: op6rateur sp6cialis6, agence sp6cia-
lis6e, Internet sur un autre site que celui du lieu ou du produc-
teur, office de tourism, tour-operateur, comit6 d'entreprise...
Lorsque les professionnels (lieux, producteurs...) 6voquent ce
mode, ils parent le plus souvent de < billetterie confine >.


sonnel d'accueil au guichet. Leur
programmation est majoritaire-
ment A la saison et ils proposent
des formules d'abonnement. Les
reservations se font souvent dans
le lieu hors moment du spectacle
et par le biais des comit6s d'entre-
prise. Ils vendent beaucoup dans le
lieu hors moment du spectacle, par
les agencies sp6cialis6es, par t616-
phone et souhaitent d6velopper la
vente par t616phone et la vente par
Internet sur leur propre site.

La billetterie manuelle a done
encore course dans de nombreuses
petites et moyennes structures qui
vendent peu de billets. Si certaines
s'en contentent et n'envisagent pas
l'informatisation, d'autres souli-
gnent les limits et la lourdeur de
la gestion d'une billetterie ma-
nuelle et souhaitent done l'infor-
matiser en raison des services
offers, de la simplicity et de la
rapidity de la gestion. Deux obs-
tacles sont cependant indiqu6s:
son cofit 6lev6 qui en fait un inves-
tissement trop important pour de
nombreux lieux et le fait qu'aucun
des logiciels de billetterie sur le
march ne donnerait entire satis-
faction.


Quels canaux
de vente de billets
les lieux souhaitent-ils
d6velopper ou r6duire ?

Selon les declarations faites par les
lieux interrog6s lors de l'enquete,
ils n'ont pas l'intention d'externa-
liser davantage leur billetterie (voir
tableau 1, p. 6); par contre, pour
leur billetterie en interne, ils sou-
haitent d6velopper la vente par
Internet sur leur propre site avec
pour consequence la reduction de
la vente sur le lieu; pour la billet-











Tableau 1 Les canaux de vente
que les lieux souhaitent divelopper ou riduire
Base 589 en %


Source: Deps, Ministere de la culture, 2004.


terie confine, leur project est de
d6velopper les ventes par les comi-
t6s d'entreprise au detriment des
ventes par op6rateur ext6rieur ou
agence sp6cialis6e.




La nouvelle dconomie
de la billetterie

Une logistique billetterie
qui va devenir
de plus en plus complex

La mise en vente de billets pose
des questions de strat6gie com-
merciale qui influent sur l'6cono-
mie du spectacle tout entire. Pour
les professionnels du spectacle,
mise en vente des billets et com-
munication sont lies. Seule,
encore une minority revendique
une forte liaison entire leur activity
de billetterie et la definition d'une
veritable politique de marketing.
Mais dans le context d'une offre
de spectacles de plus en plus
important et concurentielle, cette


tendance tend A se d6velopper
dans les lieux << priv6s > comme
dans les lieux publics >. D6s lors,
les donn6es recueillies grace A la
vente de billets deviennent l'outil
d'une meilleure connaissance des
publics, et peuvent permettre de
mieux g6rer les productions artis-
tiques, de renouveler et 61argir les
publics...

Dans cette perspective, chaque lieu
ou producteur de spectacles doit
laborer sa strat6gie de billetterie
pratiquement au coup par coup,
rendant la logistique autour de la
billetterie de plus en plus com-
plexe A organiser: la vente de
billets repose d6sormais sur un
maillage de canaux et de lieux de
distribution de plus en plus com-
pliqu6 car il n'y a pas de strat6gie
univoque en matiere de choix des
canaux de distribution. Cette
contrainte nouvelle se substitute A
la preoccupation qu'avaient les
lieux de contingenter leurs places
par type de publics (abonn6s,
groups ou individuels)...


Pour 100 lieux interrog6s, souhaitent...

Billetterie interne
Vente dans le lieu hors moment spectacle
Vente dans le lieu au moment du spectacle
Vente par t6l6phone
Vente par minitel
Vente par Internet sur le site du lieu

Billetterie externalisee
Billetterie confine a un op6rateur ext6rieur
Vente par agence sp6cialis6e
Vente par Internet sur un autre site
Vente par office de tourism, tour-op6rateur
Vente par comit6(s) d'entreprise


D~velopper R~duire


Dans la plupart des cas, aujour-
d'hui, la strat6gie mise en oeuvre
repose sur une anticipation maxi-
male des ventes de billets avant le
jour du spectacle. On comprend
done que de nombreux lieux se
tournent vers des op6rateurs sp6-
cialis6s. Si le fait de confier sa
billetterie n'est pas un ph6nomene
recent, ce qui l'est par centre, c'est
la place prise par ce type d'op6ra-
teurs dans l'6conomie de la billet-
terie.


Confier sa billetterie
a un operateur ext6rieur:
une pratique fr6quente
mais partielle

En effet, 67 % des lieux externali-
sent tout ou parties de leur billette-
rie pour la reservation et/ou la
vente et plus de la moiti6 des lieux
interrog6s (54 %) font appel a des
op6rateurs sp6cialis6s en billette-
rie spectacle, tels que R6seau
France Billet, Ticketnet, Ticket-
clic... Tous les types de lieux
n'ont pas recours de facon gale A
ces op6rateurs: c'est le fait de
60 % ou plus des lieux priv6s et
des festivals, de pros de la moiti6
des lieux labellis6s par le Minis-
tere de la culture, mais de seule-
ment 44 % des lieux administr6s
ou aids par les collectivit6s terri-
toriales.

Pour autant, seule une infime
minority des lieux (2 %) d6clarent
confier la totality de leur billetterie
A des op6rateurs ext6rieurs, alors
qu'une majority (56 %) en confie
moins de 5 %, soit une part
minime, 28 % une part plus impor-
tante entiree 5 % et 30 %) et seule-
ment 8 % la moiti6 ou plus. La
part de la billetterie confine A un
op6rateur ext&rieur augmente avec











le nombre de billets vendus et cette
pratique se rencontre plus fr6-
quemment dans les lieux qui ne
disposent que d'une billetterie
manuelle. Parmi les facteurs inter-
venant dans la decision de confier
ou non une part important de
billets A un operateur ext6rieur, le
type de spectacle est cit6 par deux
lieux sur trois (64 %). D'ofi un
profile sp6cifique des structures sui-
vant la part de la billetterie confide
A des op6rateurs exterieurs (voir
encadr6 ci-contre).


Un producteur
est toujours responsible
de sa billetterie

Le producteur d'un spectacle peut
en 8tre le diffuseur ou le c6der A un
diffuseur unique ou bien encore
faire repr6senter directement son
spectacle en recourant A des diffu-
seurs multiples ou promoters
locaux. I1 est en tout 6tat de cause
le responsible juridique de l'6mis-
sion et de la distribution de billets.
Toutefois, dans le cas oil le specta-
cle a W6t vendu A un lieu, avec un
contract de cession des droits de re-
pr6sentation, la responsabilit6 juri-
dique income A l'organisateur du
spectacle. Neanmoins, dans le cas
des contracts de cor6alisation et de
promotion locale, le producteur
demeure seul responsible de
l'6mission des billets alors que
l'organisateur est responsible, lui,
de la distribution des billets. Ainsi,
en aucun cas, la sous-traitance de
l'6mission et de la distribution de
billets ne s'accompagne d'un
transfer de responsabilit6. Cette
responsabilit6 juridique implique


que les relations entire le produc-
teur ou l'organisateur et l'op6ra-
teur exterieur reposent sur la
confiance, ce qu'exprime fort bien
d'ailleurs le qualificatifde billette-
rie5 << confine >>.


Operateur de billetterie:
un nouveau m6tier ?


Pour se positionner en tant qu'op-
rateur de billetterie de spectacles,
il faut d'abord avoir un catalogue


qui pr6sente une offre de spec-
tacles. II faut 6galement disposer
de canaux de vente de billets: un
plateau t6lphonique, un serveur
Internet, des points de vente. II
faut enfin des m6dias pour com-
muniquer sur l'offre. Au regard de
ces conditions, on a vu apparaitre
quatre types d'operateurs:

Sides operateurs classiques qui
s'appuient directement ou indi-
rectement sur une activity& de
billetterie ant6rieure et disposent
d'une offre de spectacles, de


5. Les obligations du Code g6n6ral des impOts lies a l'6mission de billets de spectacle ont des consequences dgalement sur le d6veloppement
des nouvelles technologies auxquelles on a recours pour commercialiser les billets: a ce titre, sur le cr6neau des logiciels de billetterie, on
ne trouve que les grands d6veloppeurs susceptibles d'apporter des solutions techniques fiables.


Le profile des structures suivant la part
de leur billetterie confide a un operateur exterieur

1) Les structures qui ne confident pas leur billetterie sont plutot
des lieux aides par les collectivit6s territoriales. Ils sont plutot de
petite taille (100-500 places assises et moins de 10 000 billets
vendus). Leurs canaux de reservation principaux sont dans le lieu
meme (au moment du spectacle ou hors moment du spectacle).
2) Les structures qui confident moins de 5 % de leur billetterie
sont plut6t des lieux aides par le Ministbre (et notamment les
scenes nationalss, ainsi que par les collectivit6s territoriales
(th6atres de ville notamment). Leur programmation est plut6t eta-
blie pour la saison et elles proposent souvent une formule d'abon-
nement ou toute autre formule de fidelisation.
3) A I'oppose, les structures qui confident une part important
de leur billetterie (50 % et plus) sont caract6risees par une part
de spectacles ,, variet6s, chansons, jazz, musiques actuelles,,
plus important que la moyenne. Ils programment plut6t par
spectacle, voire par trimestre, ont plus fr6quemment une billet-
terie manuelle et pas de formule de fidelisation. IIs sont situ6s le
plus souvent dans la tranche des petites structures (moins de
50 representations et moins de 5 000 billets vendus). Ils n'ont pas
de personnel specifiquement affect & la billetterie et affirment
confier leur billetterie A I'exterieur par manque de moyens en
personnel >.











canaux de vente de billets d6ji en
place ainsi que de m6dias pour
communiquer sur l'offre. Parmi
eux: le R6seau France Billet
(FNAC), Ticketnet, Ticketclic;
des start up pour qui l'activit6 de
billetterie est l'occasion de creer
leur propre entreprise et qui ont
dfi r6unir les trois conditions pre-
c6dentes en meme temps: Th6A-
tre Online, Webguichet...
* des operateurs discount pour
qui l'activit6 de billetterie de
spectacles vient s'ajouter A une
offre plus large de loisirs et don't
la notori6t6 s'est fondue sur le
discount (ou vente au rabais):
Billetreduc, Lastminute, Ze-
pass...
* des op6rateurs positionn6s sur
des strategies de niche: Cheque
TheCtre, Box-Office...

Pour les grands operateurs francais
du premier type, ce sont les points
de vente physiques en particulier
ceux de la grande distribution -
qui sont aujourd'hui le canal le
plus important. La vente en ligne
ne repr6sente encore A ce jour
qu'une petite part de leurs activi-
t6s (10% environ). Elle est en
forte croissance mais le d6velop-
pement des ventes de billets par
Internet est frein6 par les
contraintes juridiques et fiscales
rappel6es ci-dessus et par la ques-
tion du paiement s6curis6; car, si
la plupart des op6rateurs sont
aujourd'hui en measure d'accepter
des paiements s6curises, l'6mis-
sion directed de billets n'est cepen-
dant pas encore possible. Toutefois
le billet 6lectronique (e-ticket), qui
se d6veloppe aujourd'hui sur
d'autres marches, devrait permet-
tre un nouveau d6veloppement A la
vente en ligne et contribuer A faire
6voluer A la fois la function m8me


de distribution et les pratiques des
spectateurs.


Le service rendu par les
operateurs de billetterie

En ce qui concern les lieux qui
confident une parties de leur billette-
rie A un op6rateur sp6cialis6, dans
les deux tiers des cas, ils instaurent
avec lui un partenariat qui, au-delA
de la seule prestation de vente de
billets, concern essentiellement la
communication autour des spec-
tacles. Ces partenariats peuvent
aller parfois plus loin mais les
accords sur des offres tarifaires
conjointes sont plus rares, et la co-
organisation de spectacles raris-
sime. Les op6rateurs, quant A eux,
tentent de diversifier leurs activities
en proposant d'autres types de
prestations aux professionnels du
spectacle: services informatiques,
services personnalis6s de billette-
rie, informations sur les specta-
cles... Les billetteries de ces op6-
rateurs, du fait des portails qu'ils
ont ouverts sur le Net, sont deve-
nues de v6ritables m6dias pres-
cripteurs en fournissant un access A
l'offre de spectacles propose.


La remuneration
des operateurs de billetterie

Ce sont les spectateurs qui r6mu-
nerent les op6rateurs de billetterie,
le plus souvent par le biais d'une
commission qui s'ajoute au billet,
parfois par un pr61evement plus
indirect comme le cofit de l'appel
entrant pour la vente en ligne.
Le service (( gratuit >> existe aussi,
mais de mani6re tres marginale,
dans le cas de sites de vente en
ligne se r6mun6rant sur les revenues
du web publicity6, marketing). Les


trois op6rateurs les plus important
(R6seau France Billet de la Fnac,
Ticketnet, Ticketclic) ont des pra-
tiques analogues en ce qui concer-
ne la commission sur la vente des
billets, qui constitute la base de la
r6mun6ration de leurs services.

C'est dans leurs relations avec les
fournisseurs de billets que la
concurrence entire op6rateurs est la
plus forte d'autant que ces rela-
tions sont r6gies par des principles
relativement analogues d'un op6-
rateur A l'autre. Ainsi tous les op6-
rateurs pratiquent la r6trocession
aux lieux des places non vendues,
et la r6trocession de places entire
op6rateurs semble, elle aussi, une
pratique courante. En revanche, les
fichiers clients ne sont pratique-
ment jamais r6troc6d6s aux pro-
ducteurs ou aux lieux.


Avantages et inconv6nients
de la billetterie confide

L'experience des services rendus
par les op6rateurs ext6rieurs en
modifie sensiblement l'appr6cia-
tion (voir tableau 2, ci-contre).
Ainsi, d'apres ce qu'ont d6clar6
les lieux interrog6s, les trois prin-
cipaux avantages sont d'un meil-
leur service au public et d'une
meilleure diffusion de l'informa-
tion sur les spectacles (25 % des
r6ponses chacun) suivis de l'aug-
mentation du nombre de billets
vendus (21 %). Ces avantages sont
6voqu6s par 60 A 70 % des lieux
parmi les trois premiers avantages
perqus. De la part des structures
pratiquant effectivement l'externa-
lisation A un op6rateur sp6cialis6,
les avantages percus sont quelque
peu diff6rents: le meilleur service
au public et la meilleure informa-
tion sur les spectacles restent











parmi les avantages les plus cit6s
mais ils sont rejoints par d'autres
avantages beaucoup moins impor-
tants pour l'ensemble des lieux: la
meilleure gestion du plan de salle
(25 %) et l'all6gement des cofts
li6s A la billetterie (21 %) ; de plus,
I'augmentation du nombre de
billets vendus n'est plus du tout
6voqu6e.
Du c6t6 des inconv6nients envisa-
g6s par l'ensemble des lieux inter-
rog6s et justifiant de ne pas exter-


naliser, viennent en tate l'augmen-
tation induite du prix des places du
fait de la commission de l'op6ra-
teur (27 %), la perte de contact
avec le public (24 %) et la d6per-
dition de donn6es pour alimenter
les fichiers clients (20 %). Ce ne
sont pas du tout les inconv6nients
constat6s par les structures exter-
nalisant effectivement une part de
leur billetterie A un op6rateur. Ils
mettent I'accent d'abord sur l'ap-
proche trop marketing de la vente


de billets (28 %), la perte de visi-
bilit6 de la structure (23 %) et la
perte du savoir-faire en matiere de
billetterie (22 %), inconv6nients
compl6tement minimis6s par l'en-
semble des lieux. L'augmentation
du prix des places reste un incon-
v6nient 6voque quoique minimise
- car accept ? (11 % des r6pon-
ses, soit moins de 30 % des lieux)
par les structures confiant une part
de leur billetterie A un op6rateur
ext6rieur.


Tableau 2 Avantages et inconvinients de confier sa billetterie ai un operateur extirieur

en % du total des reponses apporties a la question des trois premiers avantages/inconvWnients aufait de confier sa billetterie a un operateur exterieur


... pour I'ensemble
des structures


... pour celles qui
externalisent une part
de leur billetterie 6 un
op6rateur ext6rieur


Inconv6nients ...pour I'ensemble
des structures


... pour celles qui
externalisent une part
de leur billetterie 6 un
op6rateur ext6rieur


Meilleur service
rendu
au public

Meilleure
diffusion
d'informations
sur les spectacles

Augmentation
du nombre
de billets vendus

Plus grande
visibility
de la structure

All6gement
de la charge de
travail de la
billetterie

All6gement
des coOts li6s
6 la billetterie

Meilleure
gestion du plan
de salle


25%, le plus
cite en let


25%, le plus
cite en 2e



21%, le plus
cit6 en 3e


18%



8%




3%


24%



19%, le plus
cit6 en 3e



0%



0%



3%




23 %, le plus
cit6 en 1er


25 %, le plus
cit6 en 1 e et 2.


Augmentation du
prix des places


Perte de contact
avec le public



Perte d'information
pour la gestion
des fichiers clients

Difficult6s de gestion
du plan de salle


27%, le plus
cit6 en ler


24%, le plus
cit6 en 2e



20%, le plus
cit6 en 3e


11%


Approche trop marketing 1 %
de la vente de billets


Perte de visibility
de la structure


Perte de savoir-faire
a billetterie >


Source: Deps, Ministbre de la culture, 2004.


Avantages


11%



5%




2%



2%



28%, le plus
cite en 1e'



23%, le plus
cit6 en 3e


22%, le plus
cit6 en 2e










Et demain, quelle
dconomie de la billetterie
et du spectacle vivant ?


Pour avoir une idWe des evolutions
envisageables en matibre d'econo-
mie de la billetterie dans les
ann6es A venir, il convient de tenir
compete tout d'abord des mutations
que connaitra l'offre de spectacles
et de loisirs mais aussi des sp6cifi-
cit6s de cette activity de billetterie
pour des op6rateurs ext6rieurs A la
production et aux lieux. II faut
6galement s'interroger sur les
perspectives de d6veloppement de
la vente en ligne.


Du spectacle
c I'6vdnement cultural

Ces dernieres ann6es, l'offre de
spectacles vivants s'est, pour par-
tie, d6place : des lieux de diffu-
sion de spectacles qui offrent une
programmation A l'ann6e, elle est
all6e vers une multiplicity de fes-
tivals et d'6v6nements culturels.
En terms de billetterie, ce chan-
gement implique plus de billets A
vendre sur une programmation
plus important mais tres localis6e
et tres limit6e dans le temps. A ce
titre, ces manifestations ne peuvent
se passer des prestations des
grands op6rateurs de billetterie ;
c'est d6jA le cas aujourd'hui
puisque les festivals sont trois sur
quatre A avoir recours A leurs ser-
vices.
Parallelement, pour la plupart
d'entre eux, les lieux comme les
op6rateurs sont confronts au pro-
blbme de la fidl6isation de leur
public et il semble qu'une course
A la fidl6isation soit engage entire
eux pour chapter ce public nomade.
A cet effet, a l'exception des trois


grands operateurs, les sites de
vente en ligne de billets proposent
des abonnements : le spectateur,
hier abonne a la programmation
d'un lieu, devient aujourd'hui
abonn6 a l'offre d'un op6rateur de
billetterie lorsque celui-ci est sp&-
cialis6. Cette mutation est sans
doute l'une de celles qui risquent
d'avoir le plus fort impact sur la
politique meme des lieux de diffu-
sion de spectacles: les lieux ont
recours aux op6rateurs, mais ce
sont les op6rateurs qui, demain,
risquent de structure l'offre.


La billetterie de spectacles:
une activity a faible
rentabilito 6conomique

L'activit6 de billetterie de spec-
tacles est fragile 6conomiquement
car c'est une activity difficile A ins-
crire dans la dur6e et A faible ren-
tabilit6e conomique: il faut done
que le nombre de billets vendus
soit tres important pour amortir le
cofit 6lev& des investissements
techniques n6cessaires.
Cette faible rentabilit6 explique la
concentration des entreprises sp6-
cialis6es dans la vente de billets
autour des deux ou trois gros op6-
rateurs << classiques > et la relative
stabilisation des parts de march
qui s'en est suivie d'autant que
l'6poque n'est plus au d6veloppe-
ment de start up.
Cette faible rentabilit6 explique
egalement que les grands opera-
teurs aient tent6 de d6velopper des
logiques d'int6gration et de diver-
sification des prestations tant en
direction de leurs clients que de
leurs fournisseurs, alors que les
petits op6rateurs privil6gient des
strategies de niche sur des cr6-
neaux tres sp6cifiques tant par la


nature des spectacles proposes que
par la quality du service offert.
Elle peut enfin expliquer la ten-
dance A d6velopper de nouveaux
partenariats susceptibles de per-
mettre A des op&rateurs de propo-
ser une offre de loisirs plus global
et plus rentable, integrant les
voyages, l'h6tellerie-restauration,
les spectacles et les grands 6vene-
ments.
L'actuelle fragility 6conomique de
certain op6rateurs nationaux et le
d6veloppement de la vente en
ligne de billets de spectacle pour-
raient 8tre de nature A attirer des
grands op6rateurs anglo-saxons
(TMCS, Clear Channel...), d6jA
positionn6s sur le march de la
billetterie de spectacles des autres
pays europEens, A l'exception de
l'Allemagne et de la France. Cette
perspective suscite 6galement des
craintes du c6t6 des producteurs
d'autant plus que ces groups int&-
grent A l'6tranger l'ensemble des
functions de la chaine de produc-
tion du spectacle (agent artistique,
promotion, communication, bil-
letterie...). Face au positionne-
ment de ce type d'op6rateurs, il
semble que la multiplicity et la
diversity des lieux de diffusion de
spectacles ainsi que des types
d'acteurs en France aitjusqu'ici un
r61e dissuasif.


L'avenir de la vente en ligne
de billets de spectacle

Depuis 2001, le volume du com-
merce en ligne ne cesse d'aug-
menter, et le potential de la vente
en ligne est trbs prometteur. Ce
d6veloppement pourrait, dans les
ann6es a venir, &tre en outre faci-
lit6 par le d6veloppement de
l'6mission de billets Mlectroniques











(e-ticket), essentiellement via les
grands op6rateurs de billetterie.
La solution qui consisterait pour
les producteurs de spectacles A
d6velopper leur propre system de
vente en ligne est pourtant 6cart6e
par la plupart d'entre eux, avant
tout parce qu'elle est technologi-
quement complex et on6reuse.
Quant aux lieux, l'enquete montre,
comme on I'a vu, qu'ils n'ont pas
l'intention d'externaliser davan-
tage leur billetterie mais qu'ils
sont majoritairement int6ress6s par


le d6veloppement de la vente sur
leur propre site Internet, ce qui
enforce l'int6r& de l'6mission
l6ectronique des billets. Cepen-
dant, plus peut-etre encore que
pour les producteurs, le cofit des
6quipements beaucoup de lieux,
come on l'a vu, ne sont pas
encore 6quip6s de billetterie infor-
matis6e ainsi que l'acquisition
du savoir-faire en la matibre ren-
dent difficilement envisageable ce
type de solution pour des lieux qui
n'6mettent pas un nombre suffisant


de billets pour amortir ces cofts.
De plus, un des probl6mes des
sites de vente en ligne &tant d'as-
surer leur visibility au milieu d'une
offre de plus en plus important,
come on I'a vu, que deviendrait
l'offre de ces petits lieux dans ce
context ? Dans ces conditions, de
nouveaux portails, adoss6s A un
systeme d'exploitation et permet-
tant aux lieux de d6velopper leur
billetterie en ligne, seraient-ils sus-
ceptibles de venir concurrencer les
op6rateurs existants ? N


MINISTERE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION. D616gation au d6veloppement et aux affaires intemationales.
Bulletin du D6partement des 6tudes, de la prospective et des statistiques.
Directeur de la publication : BenoTt PAUMIER. R6dacteur en chef: Paul TOULA. La Documentation francaise/ISSN 0294-8451


Methodologie

L'6tude sur < L'6conomie de la billetterie du spectacle vivant,, (avril 2004) don't est tir6 ce bulletin a
6et realis6e par le cabinet Ithaque (Claude Vauclare et Marie Pussier) A la demand du D6partement
des etudes, de la prospective et des statistiques du Ministere de la culture et de la communication.
Elle s'est d6roul6e en 3 phases:
-d'abord une enquete par entretiens aupres d'une dizaine de responsables de lieux de diffusion de
spectacles vivants, r6alis6e sur le site de Lille M6tropole,
- puis une enquete par courier adressee a quelque 1 500 lieux rep6ers a partir des different fichiers
existants: pros de 600 lieux fixes ou festivals* ont r6pondu, permettant ainsi de pr6ciser a la fois
les caract6ristiques des lieux, leur activity de diffusion, leurs pratiques tarifaires et surtout leurs pra-
tiques en matibre de billetterie;
-enfin, une s6rie d'entretiens effectu6s avec des tourneurs et des producteurs de spectacles de
chansons, vari6t6s, jazz... et une dizaine d'op6rateurs sp6cialis6s dans la billetterie de spectacles.


* Ce taux de r6ponse t6moigne aussi de l'int6r8t des responsables de lieux pour cette question de la billetterie.










a remplir et a adresser a: La Documentation frangaise
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