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HIDE
 Front Cover
 Title Page
 Acknowledgement
 Preface
 La situation haitienne
 Fin de l'administration de Dumarsais...
 La grande route de l'au-de la






Group Title: situation haïtienne
Title: La Situation haïtienne
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081407/00001
 Material Information
Title: La Situation haïtienne revue corigée et augmentée
Physical Description: p. 1-42. : ; 20 cm.
Language: French
Creator: Pierre-Louis, Joseph F
Publisher: Active presse
Place of Publication: Port-au-Prince
Publication Date: 1950
Edition: 2. éd.
 Subjects
Subject: Politics and government -- Haiti -- 1934-1971   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
Spatial Coverage: Haiti
 Record Information
Bibliographic ID: UF00081407
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: oclc - 20537907

Table of Contents
    Front Cover
        Front Cover 1
        Front Cover 2
    Title Page
        Title Page 1
        Title Page 2
    Acknowledgement
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    Preface
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    La situation haitienne
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    Fin de l'administration de Dumarsais Estime
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    La grande route de l'au-de la
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        Page 42
Full Text


JOSEPH


F. PIERRE LOUIS


LA SITUATION

.AITIENNE

Revue corie. et augiment

Vouloir c'est Pouvoir

Surtout quad n a le la bone Volont




SIMPRIMERIE ACTIVE PRESS
103 RI~E DES FRONTS FORTS 103
SPORT AU PRINCE HAITI


Tous droits de repraducion rservs


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OF FLORIDA

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15 p1
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JOSEPH F. PIERRE-LOUIS


BI SITUATION

HAITIE'NNE

Revue comge et augmente


Vouloir c'est Pouvoir
Stout qual on a de la bone volont




IMPRIMERIE ACTIVE PRESSSE
103, RUE DES FRONTS-FORTS, 103
PORT-AU-PRINCE, HAITI


Tous droits de reproduction rserv s











ix I C yiIC
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ULJJa


cc -J
L-













REMERCIEMENTS COLLECTIFS


J'adresse un cordial merci tous ceux-l qui ont eu l'amabi-
lit de m'aider faire paraitre cette petite brochure qui con-
tient des ides nouvelles dans l'intrt de notre Haiti qui ne
fait que pitiner sur place, pour ne pas dire reculer. Si les diri-
geants de ce pays voudraient bien mettre mes suggestions en
pratique,dans Irs peu de temps, notre Haiti serait tout a fait
transforme. Nos compatriots qui- taient obligs de laisser
le pays pour aller en terre trangre, et qui sont exposs tou-
tes sortes d'humiliations et de dangers, regagneront le sol natal.
Ce sera une force de plus pour la nation. J'informe tous ceux-
l qui ont contribu la parution de mon ouvrage, particulire-
ment mon invariable ami Voltaire Freycinet, Licenci en Droit,
avcoat, qui a eu la bont de le prfacer, que je ne manquerai
pas de leur carder une profonde reconnaissance.
Encore une fois, Merci.


Jh. F. Pierre-Louis.







PREFACE


C'est au nom de l'amiti quasi-religieuse qui me lie Mr
Joseph F. Pierre-Louis qui me procure l'agrable plaisir de
vous prsenter sa coquette brochure. C'est au nom de l'amiti
que cet ancien maitreid'tudes aux vieux Lyce Ption Ypo-
que o je frquentais les course de cet tablissement de renom
se doit de frapper mon entendement.
Il est entendu que c'est au creuset de la souffrance que
nous constatons que l'amiti est un sentiment natural, que les
hommes vivant en socit cultivent et exploitent au gr des
circonstances de la vie pour en tirer bon parti; et que seul,
l'homme qui a souffert l'injustice de ses semblables est ca-
pable de dire qu'il a un ami parmi ceux-l qui vivent avec lui.
Puisqu'autant dire, sans passer par le creuset de la souffrance,
il est trop difficile de se rendre compete de la nature de ses
semblables, des siens, des Institutions qu'elles soient,,
tellement l'Amiti, l'Amour, les Institutions ne sont tou-
jours ce qu'elles reprsentent....
Voil des penses qui cadrent bien Mr. Pierre Louis.
N'empche la distance d'ge qui nous spare, il vient abus
l'gide de l'amiti, me solliciter d'crire une prface son livre
intitul : La Situation Haitienne, Dfrant avec joie s4
invitation, je le remercie et le flicte tendrement.
Qui est Mr. Joseph F. Pierre Louis ? Un homme'simple
aimable. Amant du vrai, du beau et de l'utile, passionn -&
tuds et de bien tre collectif, en dpit de son instability et
ses esprances dues... Pour dire vrai, Joseph F. Pierre Loui,
est un lutteur, un chercheur.







Il est loin d'tre un nouveau venu dans le monde des Lettres
haitiennes.Qui n'a dj lu cet articlir aux vues remarquables?
Collaborateur plusieurs journaux et revues, il a eu soin de
signaler l'attention de nos dirigeants nombre de suggestions
heureuses et patriotiques que le Gouvernement n'a pas man-
qu de raliser en oeuvres depuis assez longtemps : ce furent
le relvement de la terrasse de la Cathdrale 'voir. le Matin du
9 juin 1931.' l'organisation actuelle de' la- Loterie Nationale
Quo Vadis Haiti,'revue que dirigeait Me Flix Magloire, No
du 1er Janvier 1931.
C'est un-esprit ouvert toutes les questions sociales. Il ne
craint d'aborder chacune d'elles heureusement. Chrtien. ala
foi romaine. Rien ne le dsarme dans la vie. Il pursuit sa croi-
sade en faveur d'une Haiti rgnre, conservant malgr
tout dans sa foi de catholique remain tout son amour pour sa
race.. Il est certaines qualits de Joseph F.Pierre Loui. quile
font apprcier des honntes gens : patriote loyal, vertueux.
Il l'est dans ses crits. Vivant d'esprance chrtienne Joseph
F. Pierre Louis soupire aprs des jours meilleurs. Il traverse
stoiquement les maintes passes dangereuses de la vie vitant
de suivre le courant qui mne la perdition C'est ce qui le
rend fort.
Voil autant de raison qui le front certainement apprcier
des hommes de coeur. Dans la ml, il est au premier' rang
spnnant la charge. Des coups lui sont ports. 11 les encaisse
sans mot dire. Pas de murmure inutile. Il reste debout quand
mme au fort de l'action, En amassant durant les temps de l'in-
"ortune d'amples povisions intellectuelles et morales, il est heu-
#ux et fier de les condenser dans 'des pages lumineuses de
jvri t qu' il nous offre aujourd'hui sous le titre suggestif et
engageant de la "Situation Haitieune". Un livre d'un intrt
historique considerable qui fera sensation parce que les ides,
qu'il brasse sont neuves et justes. Elles sont traites propos.
C'est le rsum de nos histoires conomiques, commercials.
maritimes,sociales et politiques de notre pays qu'il nous peint







-en vraicomnaisseur. L'ouvrage deMr.;Joseph F. Pierre Louis est
bien compoj. Ecrit dans un style la porte de-tous les lec*
teurs. Nulbdoutequea- smitiareie style dans lequelFest
e'~nt aideront letire avec advantage.
La Situation Haitienne est un livre prcieux. C'est l'cho
d'une voix dmonte qui perce les nuages l'horizon de notre
ciel politico social. Un explosible qui met tout- nu. Le lecteur.
qu'il soit haitien ou tranger, le lira avec attention pourvu qu'il
soit de bonne foi et clair. Il nous renseigne sur les moindres
activits de notre vie national et nos moindres besoins Et on
ne trouvera rien dire en ce qui cqncerne la funeste administra-
tion du Prsident Elie Lescot que le people tout entier a renvers
du pouvoir le 11 janvier 1946-dans la personnel d'Un grve
d'coliers commence le 7 du mme mois qui prenait l'alure d'une
vritl' e revolution. Et que l'auteur nous a bross le tableau
avec le coeur endolori.
Un travail intressant plus d'un titre. Ses critiques sur
l'existence du march noir, l'intrusion des syriens dans la po.
litique du pays, la conduite criminelle des reprsentants du
people valent la peine d'tre nots, ne serait-ce que pour ser-
vir l'histoire.
La politique bienfaisante du Prsident Leonidas Trujillo en/
Dominicanie, les vivantes administrations de feu le Prsident
F. D. Roosevelt aux Etats-Unis de l'Amrique du Nord,- de
Mr. Avila Camacho, Prsident du Mexique, de Mr Juan Ba-
tista,. ancien Prsident de Cuba, les non moins intressantes
personnalits de Mr. Truman, actuellement Prsident des
Etats Unis de Am r i q u e du Nord sont
-chaudement recommandes l'attention de notre clasie diri-
geante.
La" Situation Haitienne" est le livre de garde de l'haitien par-
ce que-ssu de la revolution du 7 Janvier 1946. C'est un rqui-
sitoire dcisif contre les criminals d'un gouvernement dchu
et centre son ex-chef vivant en terre trangre.C'est par
conte le livre du salut du people haitien parce qu'il prconise






e

de grandes ides. Il vient enrichir nos patrimoines moraux et
spirituels d'un bon apport. En le parcourant d'un bout l'autre
le lecteur s'nivre du souffle de patriotism, de l'amour, de l'es-
prit de justice et de vrit de Mr. Joseph F. Pierre-Louis.
La Situation Haitienne fera poque dans notre vie de people
Il constitute une modest contribution la pense haitienne
Soyons gr Mr. Joseph F. Pierre-Louis. A ?4 7
Voltaire FREYCINET
Licenci en Droit, avocat, ex-employ rdacteur
au service administratif de la Secrtairerie d'Etat
de l'Instruction Publique; ex-juge supplant charge.
de la direction du tribunal de paix, section Nord
de Port-au-Prince; ex-juge de paix de Logane. ,
Port-au-Prince, le 8 Juin 1946








CHAPITRE I

LA SITUATION
HAITIENNE
Par JOSEPH F. PIERRE-LOUIS


Cette brochure est dite rien que pour rendre service
.mon. pays d'abord, l'humanit ensuite.

.Apres la fin de cette grande conflagration universelle
qui a tant boulevers le monde et cout quarante millions, de
morts rien qu'en Europe non compris le Pacifique, oncroyait
vraiment qu'il allait y avoir un changement en' Haiti particu-
lirement. Hlas! puisqu'il y a dj une anne et quelques
mois depuis que ce flau qui ravageait le monde & pris fin et
que dure cet tat de chose.. En vrit, c'est en ce moment que
le people haitien comrnence souffrir surtout les classes ex-
ploites. Le march noir bat son plein dans tous les coins de la
Rpublique. Les complices de Mr Lescot ne, veulent paP re-)
noncer ce traffic odieux aux dtriment de la collectivit.Les
exploiteurs continent toujours gorger, les malheureux en
vendant des marchandises de premiere ncessit un prix .a-
gr. Les' tissus vendus 'au course de la guerre trois es
sont aujourd'hui cinq. Une paire de chaussettes. infriire
qui valait une gde se paie deux gdes et demie maintenant. Une
barre de savon, soixante centimes coute une gourde et de-.
-niejEnfin le prix de toutes les marchandises ont augmen-
3tc d'un prix exhorbitant. Les .comnerints prtendent
que la fate est au gouvernement qui exige des droits
de d3uane trop lvs. Seul le gouvernement d'aprs eux, se-
.7








raient responsible de la situation. Veiciun fait qui m'a t rap.
port par un ami victim dmarch' noir : quelqu'un qui se
trouvait malade et au rgime ne pouvait manger que de la mo-
rue. C'tait l'poque :. lia sem'iheisai' n.e. Tt tout, ung
affaire pour lui d'eri 'ceter' aloio' qu'il 'y en avit
sen I gengrande' tqiantit, surtout chez les commerants
syriens, ces vils exploiteurs. Un jour cet homme rentra chez
un d'es commerants o il tait sr de trouver de la more
mais ce dernier nevoulait pas.qule populo le sut afin qu'il put
faire la pluie et le beau temps, et il ne tenait pas vendre
tout le monde, mais qui lui plaisait: Mon ami commena-t-il
pir rpondre, j'ai quelques livres de more que j'avais achetes
pour mon usage personnel. Si vous voulez, je consens vous,
cder une ou deux livres deux gourdes et demie lalivre.Mon
homme qui croyait faire une bonne affaire accept avec empres-
sement, en lui demandant a lui donner- deux livres, paya
prit son paquet et se rendit chez lui o sa femme
lui fit comprendre, lui qui tait si enchant de sa bonne
aubaine, qu'il avait contract un march de dupe. Le commer-
ant n'est pas votre ami, conclut celle-ci, allez lui rclamer les
deux autres gourdes, car la livre de more ne se vend qu'une
gourde et demise, sinon je vais le dnoner la police. Le
bonhomme repartit sans perdre une minute, retrouva le com-
merant auquel il rclama vivement ses. deux gourdes en le
menaant de. le dnoncer la police au cas o il refuserait. Il
tait tellement furieux et qu'il s'apprtait le giffler : ce qui
serait: bien mrit. En presence d'une attitude si menaante et
Ssi dcide, notre commerant dut s'excuser, en remettant l'ar-
gent. S'il n'avait pas pris une telle disposition, -le coquin au-
rait gard les deux gourdess son profit. Ce que je raconte l
n'est pas '-oeuvre de l'imagination. Le fait est authentique
N'est-ce pas de la mchancet et de la dloyaut. I1. est plus
que temps que cela cesse; Cela. ne voit nulle part, sauf en
Haiti o ls trangers sont tolrs de ce cette faon La classese







n messiteuse rest exploite non seulement par les lments xo-,
tiques, mais aussi par nos propres compatriotes. Le comptoir
de vente est le quarter gnral du march noir. C'est une
branch administration qui mrite d'tre supprime ou ror-
ganise. Elle n'est pas dans l'intrt de la classes proltarienne
et fait trop ses aises. Elle facility les siens' au dtriment des
autres. Il y-,a des noms sur -une liste pour recevoir de l'huile
alors que les employs de cette boite combinaison -trouvent
-moyen d'agir en sens contraire. Cette institution a t invente
par ceivil Martiniquais. Abel Lacroix ce I.escot Numro deux,
pour faciliter quelques parasites au dtriment de la classes la-
borieuse. Si le Comit Excutif Militaire a des raisons pour ne
pas former cette boite transaction, j'estime que le Gouverne-
ment dfinitif -ne manquera pas de svir contre elle s'il veut
soulager la misre du people.

Mal~gr toutes ces combinaisons au dtriment de la classes
exploite, si le people travaillait cela ne ferait rien. Mais le c-
t le plus coeurant, c'est qu'il est plong dans la plus noire
iisre. La plupart de nos concitoyens ne font que mendier
pour ne pas crever de faim et avoir une pitance. C'est dsolant
-en vrit. Dire que la classes dirigeante nage dans l'abondance.
Le Bord-de-Mer est un desert. Le commerce est nul, tout fait
nul. Enfin cette situation est arrive son point culminant. Ce,
qui- rend la vie encore plus impossible aux malheureux, c'est-
que l'haitien n'a pas l'esprit de solidarity, surtout ceux qu'il
est convenu d'appeler les grands bourgeois. Un haitien prfre-
rait soulager" un tranger au lieu d'un compatriote tandis,
qu' illeurs:il n'en st pas ainsi. Peut-en rester indifferent en
presence: d'un tel .tat d'esprit ? Non ce- n'est pas possible.
IBien entendu, ceux-l qui minent la danse, c'est--dire la classes
'dirigeante, n'ont pas une ide de la souffrance des autres, sinon
elle'se montrerait plus humaine envers eux. Heureusement il








n'y a pas de stability dans le monde ou tout n'est qu'apparence
et mensonge. C'est la premiere fois que le pays se trouve en
presence d'une telle situation, qui n'a pas de nom. De 1804
nos jours, le pays a connu les deux rgimes les plus dsastreux
de son histoire. Celui de Vincent et celui de Lescot. Sous le
gouvernement de Vincent, les choses p r i c i t a i en t.
On v i v o t a i t plus ou moins parce que la Shada n'tait
pas encore dans le pays, il y avait des vivres alimentaires qui
soulageaient la misre des mres de famille avec leurs enfants.
Mais en 1941, au dbut du gouvernement de Lescot vint la
Shada, et avec elle la misre, la famine.On payait jusqu' soi-
xante dix centimes une petite marmite de pois, les vivres ali-
mentaires devenaient rares cause de la destruction des jar-
dins des paysans qui n'avaient pas d'autres resources. Ds lors
la vie tait devenue impossible pour les campagnards et pour
les citadins, il fallait voir comment Lescot patronait cette insti-
tution qui tait la ruine du piys. Tout le monde en Haiti avait,
cru que la Shada tait le messie qui allait nous sauver alors
qu'il n'tait en ralit qu'un mauvais larron. Quand on s'en
tait aperu il tait plus que temps. Cette institution a rduit
le pays zro.

Monsieur Lescot n'a pas s'inquiter, il peut attendre tran-
quillement la justice immanente qui_ le suit pes pas, qui lui
demandera raison de toutes les souffrances qu'il a fait endurer
au people haitien. Il croit qu'il peut-tre heureux avec les
milliers de dollars qu'il .a pu thsauriser pendant son sjour
au pouvoir, qui ne lui apporteront pas la paix de la conscience
ce juge inexorable. Bien-mal acquis ne'profite jamais. Mr.
Lescot est responsible de la situation inqualifiable de ce pays
lui et sa clique, en particulier les reprsentants du people
qui lui ont donn plein pouvoir d'agir. Il a pret rgulirement .
le serment constitutionnel le 15 Mai 1941 pour une dure de
cinq ans, et son mandate devait prendre fin le 15 Mai 1946. Au







grand tonnement de tout le monde, le 15 mai 1944, trois anr
plus tard, ce personnage indlicat et inconscient prta un nou-
veau serment pour une autre dure de sept ans, sans attendre
la-fin de son premier mandate. Chose qu'on n'a jamais vue et
qui constitute une honte national puisque aucun moment de
notre existence de people, le pays n'a jamais enrgistr une
telle abomination dans nos annales politiques, mme au temps
des satrapes militaires d'autrefois qu'on traitait d'inciviliss et
d'anciens haitiens. Mr. Lescot a" agi ainsi parce qu'il croyait
que la guerre allait durer d'avantage. Heureusement, comme
dit le philosophy, l'homme s'agite, Dieu le mne, Pour lui ainsi
que ses missaires, si la guerre pouvait encore durer dix ans
cela ferait leurs affaires, et leur permettrait d'accumuler or sur
orMr. Elie Lescot et le chef d'Etat le plus ambitieux le plus
audacieux qe nous ayons eu. Pour commettre une telle action,
il faut qu'on soit un audacieux au superlatif. Il n'y a qu'un
tel individu pour donner de tels examples. la jeunesse haitien-
ne qui s'est montre consquente et qui attendait avec impa-
tience le moment solennel pour lui faire comprendre qu'il
Sn'tait pas la page qu'il n'tait pas digne d'tre la "pre-
mire magistrature de la patrie de Toussaint et Dessalines qui
se sont sacrifis pour nous lguer et d'o il a t justement balay
par la revolution du 7 Janvier 1946 et qui couvait dans tous les
coeurs. Le signal a t donn par la jeunesse des coles qui
s'est jete dansla mle. La tyranie inaugure dans le pays
tait devenue insupportable. C'est la jeunesse qui allume la
premiere torche. Aujourd'hui, on la montre l'index. Elle est
victim de son inexprience et, de sa mfiance des vieux. Tout
de mme gloire notre vaillante jeunesse. C'est au dernier
moment que la Garde d'Haiti avait pris la decision de se jetter
dans la ml aussi, puisqu'il n'y avait rien faire C'tait la d
barcle.Avecla grve gnrale particulirement celle de la Banque
National de la Rpublique d'Haiti,trsorire fidle de l'Etat.Cette
-situation avait prit une phase dangeureuse et dcisive.La Garde ne


1.1-







povaitpas tolrer Mi Lescot qu'il considrait comme unpoison
dangerex. Si la Garde y a concouru c'est parce qu'elle avait'
vu que ses propres intrts taient en jeu. Elle serait dans l'im-
possibilit absolue de toucher ses appointments avec la fermetu-
re de la Banque.Dans l'aprs midi du 11 janvier, la Garde par
l'organe du Colonel Lavaud, lut la radio au people haitien
la dchance du cynique chef d'Etat. Cette nouvelle fut ac-
cueillie avec une joie dlirante. Oui, le people haitien tait
content de se voir dbarrasser de ce tyran. Toute la ville tait
sur pied se rjouissant du dpart de ce monstre face humai-
ne. Le gouvernement de Lescot tait la terreur elle mme.
On aurait cru qu'un tel gouvernemept aurait pour programme:
le plus grand bien au plus grand nombre. Hlas C'tait tout
fait le contraire. Le plus grand bien tait Lescot et sa
-famille Les syriens ne se contentent pas seulement d'accaparer
le commerce, mais ils s'infiltrent aussi dans l'administration
et dans la politique. Ils ont mme la prtention d'tre
chef d'Etat et diriger le pays en dictateurs absolus. A
vrai dire, c'est Mr. Lescot qui a donn ces trangers de mau-
vais aloi tant de prtentions. Avant lui, ils respectaient les
haitiens parcequ'ils savaient dans quelles conditions ils avaient
dbarqus dans le pays. Ces jours ci, il sont des pachas. Ils
croient mme qu'ils ont plus de droits que les haitiens. Soyez
sans inquitude, Messieurs les- pachas, le pays ne restera pas
longtemps dans cette situation. Avec le nouveau gouverne-
et aussi avec la dmocratie en marche-dans le monde entier,
forcment vous changerez d'attitude. De mme que. Cuba est
aux cubains la Dominicanie est aux dominicains, Haiti sera
aussi aux haitiens, surtout la classes exploite. Attendez
vous ne perdrez rien attendre. Je n'entends pas
dire qu'Haiti doive former ses portes aux tran-
gers qui viennent s'y tablir pour l'invertissement de leurs ca
pitaux, ni contre aucun d'eux qui soit anim de bons sentiments
l'endirit de nos frres. Les barrires d'Haiti, sont largement,


.12







ouvertes pour recevoir de tels trangers quelque soit leur
nationalit. Notre Haiti est une terre trs riche 'et fertile
ouil y a des mines encore inexploites. Si l'Etat haitien- tait
trs vigilant, il aurait- trouv moyen de les. exploiter en vue
de faire vivre le people plong dans la plus noire misre. Plu-
sieurs d'entre eux sont obligs de laisser leurs families pour se
rendre dans des pays loigns rien que pour trouver le pain
quotidien indispensable tous.
Le March de la Croix-des-Bossales constitue vraiment une
honte pour le pays puisqu'il est situ 'qelques pas du Bord-
de-Mer. Ds que l'trangerarrive, il constate l'tat dplorable
dans lequel se trouve les marchandes, surtout aprs une
forte averse. Elles nagent dans la salet et dans la boue. Cepen-'
dant c'est le march le plus intressant dela ville, par ce
fait il donne plus de rendement l'Etat. Si on voulait bien, on
-pourrait faire -mettre un hangar peur mettre ces malheureuses
l'abri des intempries, en attendant qu'on fasse quelque
chose plus ou moins esthtique pour la beaut delay ville.
Voici un autre fait que j'expose. au public qui reprsente un
tableau navrant. Je l'ai expos pour les nouveaux lus, tant
la Chambre qu'au Snat de la Rpublique pour qu'ils ne res-
semblent pas ceux de Vincent et de Lescot, c'est--dire des
quantits ngligeables qui se contentent seulement de toucer
les deux cent cinquante dollars, le 26 de chaque mois, come
une rente viagre. Mes chers concitoyens, je vous expose le
fait comme il m'a t racont par Mr. Paul Bricout, le parfu-'
meur-bien connu, qui tait tmoin occulaire de ce piteux ta-
bleau. Cela s'est pass prs de l'habitation de Mr. Masson La-
forest, dans les montagnes de la '6me. section de Miragone.
Cet home a vu prs de dent personnel tout fait nues Ces
malhureux n'avaient pas mme un tanga Quand ils ont
vu Mr. Bricout, de honte, ils prirent la fuite come une bande
de vautours. Ces dshrits n'avaient pas seulement leur nudit
icachermais aussi ils n'avaient pas non plus d'abri. Ils taient-
,ir.







l'dans les bofs' vivant coionme des'Lites. Voyez l'tat de notre o
pays aprs cent quarante trois ans d'existence. Dire que notre
sol est trs riche. Vraiment, cela est une negligence inoue.
N'est-ce pas une honte ? Oui, cela est plus qu'une honte pour
les dirigeants de notre pays. Un pays qui a..143 ans de libert
ne devrait pas se trouver dans une condition asslinquali-
fiable. J'estime que 143 ans ne sont pas 143 mois. C'est le cas.
de poser cette question Haiti : Qu'a-t-elle faith come progrs
pendant ce long sicle et quarante trois ans ? Une nation qui a
seulement quarante trois ans d'existence, si elle a le sentiment
lev peut fire beaucoup de'choses pendant c court espace -
de temps. voire un sicle et plus. Il ne- s'agit pas de prorer
la radio comme Mr. Elie Lescot pour faire voir au public qu'il
est up grand orateur et qu'il parle la perfection la belle
langue de Lamartine, un des plus grands historians, et roman-
ciers du XIX sicle. Non, cela ne suffit pas. Ces -belles phrases
la radio ne reprsentent rien. C'est au pied du mur- qu'on
reconnait le vrai maon. Cet adage n'est pas une lgende. C'est
une 'virit vidente. C'est par les actes de -quelqu'un qu'on Te
juge, non par les mots creux qu'il prononce que le vent empor-
te dains l'espace. C'est la Chambre .des Dputs ainsi qu'au
Snat de la Rpublique qu'on droit apprcier un 6rateur pour
avoir ine just ide de lui, non pas la fadio, dans une reunion
quelonque o il lui est plus facile de lire un discourse qu'on
lui a prepar. Des auditeurs inconscients l'applaudissent..A
l'poque des lections, les candidates les plus audacieux qui sont
aprs unie charge lective voit partout,' dans tous les coins et
recoins du pays solliciter les -suffrages- de ces malheureux. Le
but djir une fois atteint, ils fes oublient tout fait. Cela a
toujours t ainsi depuis 1804 jusqu nos jours. Ces pauvres
campagnard. servent toujours de march pied , ces gros bour-
geois quand ils ont besoin d'atteindre le dernier chelon de I 1
'chelle sociale. Arrivs la 'hambre des dputs, ils n'ont ja-
-mais'pens voter des lois enfaveur.de leurs 'bienfaiteurs qui.

-14








son toujours presents l'appel quand ils ont besoin d'eux. Ces
malheureux sont toujours la peine sans tre jamais Ilhn-
neur. Ce sont des btes de sommes qui ont besoin seulement
d'un coup de tafia, une cassave et un morceau d'hareng-saur
pour toute leur existence, et puis c'est tout. Leurs conditions
d'existence restent toujours les mmes. Les dirigeants .de ce
pays, soit par ignorance soit par mchancet, ont toujours ng-
glig de fonder des Banques agricoles, comme dans les centres
avancs.


COUP D'OEIL SUR L'ADMINISTRATION DU PRESIDENT TRUJILLO

Dans la Rpublique -Dominicaine, aujourd'hui si prospre
et qui nous laisse loin derrire elle, ce sont les banques agri-
coles qui lui ont permits le dvelopper son agriculture sur toute
l'tendue de son territoire. Le president Trujillo peut tre un
chef d'Etat trs dur envers ses ennemis politiques, ,nais' il
n'est pas moins vrai qu'il reste un progressiste et un patriot
pour son payr. Ce grand administrateur a trouv moyen de
crer non sedlemennt du travail pour son people mail il soulage
aussi leur misre par des prvenances, chaque fois que l'occa-
sion se prsente, particulirement le proltaire qu'il prend sous.
sa protection. C'est un chef d'Etat la hauteur de sa mission.
Il sait qu'il reprsente le pre de la Nation Dominicaine. Il ne.-
la laisse pas la merci des vents et des flots. C'est- pour cette
raison -qu'il est trs aim de la masse, surtout de la classes
ncessiteuse. Ds son arrive au pouvoir, "il 'pense qu'aucun
pays ne peut voluer sans l'agriculture. Par, ainsi il la conu-
l'ide de crer des banques agricoles eu vue de faciliter les pay-
sans pour le dveloppement de l'agriculture qui a permis son
pays d'tre aussi avanc que certain centres de l'Europe. II., y
a ausssi la Loterie qui joue un rle important dans le dvelop-


15 -
1








pement de ce beau pays. Par sa bonne administration, le pres-
tigieux administrateur a trouv moyen de la tirer chaque di-
manche et avec loyaut. Si par chance, le premier lot reste
l'Administration, on le dit carrment. On n'invente pas jusqu'
dire qu'il est tomb -en tel endroit quand en ralit, ce n'est
pas vrai. C'est pour cela que non seulement le people domini-
cain a confiance dans cette loterie, mais aussi les autres pays en.
achetant les billets.
Notre Loterie, de mme, si on fait appel des thoriciens.
des hommes bien imbus de cette profession, peut-tre tire
deux fois par mois facilement, en faisant des rclames un peu
partout dans tous les coins et recoins du pays, Haiti a besoin
de sortir de son sommeil lthargique et d'voluer, c'est--dire
marcher vers le respect, le bonheur, et la prosprit. L'haitien
a presque perdu tout le sentiment du patriotism, la majeure
parties n'envisage presque leurs int&rts propres. C'est ce qui a
rduit le pays dans cette situation incroyable. Cependant, il y
a certain hypocrites ambitieux qui vous parent de patriotism
de la charit et de l'humanit rien que pour monter au timon
des affaires, De tels individus sont craindre et on doit les
combattre comme des chevaliers de la contrebande internatio-
nale qu'est Mr. Elie Lescot. Chez nous on joue avec le mot de
patriotism comme les enfants qui jouent cache-cache, surtout
quand on a besoin de gravir le dernier chelon de l'chelle so-
ciale, on fera voir qu'on est le plus parfait gentilhomme du
monde, alors que c'est faux. Heureusement qu'avec la dmo-
cratie qui est en march dans le monde entier, un Chef d'Etat
ainsi que les reprsentants du people, si l'on se rend compete
de leur incapacit, on aura toujours la facult de se dbarrasser
d'eux. Le pays, a besoin d'homme prpars. Si toutefois nous
recevons un mauvais soufflet comme nous en avons reu en
Octobre 1937 des dominicains et que nous serons disposs
demander des reparations par n'importe quels moyens, La
tche sera plus aise. Haiti a besoin d retrouver son prestige








,.perdu depuis trente ans prs.
Monsieur Lonidas Trujillo est un chef d'Etat avis. Il ne
reste pas seulement au present, mais pense aussi l'avenir.
Pour cela il est toujours prt toutes les ventualits. Souhai-
tons que le successeur de Mr. Lescot ne soit pas un radoteur
comme lui et qu'il soit la hauteur de sa mission de chef d'Etat
Il fallait entendre Mr. Lescot quand il lisait ses discours, vous
l'aurez pris pour un bon chef d'Etat don't l'administration n'a pas
d pareille. Pourtant c'est l'admipistration la plus odieuse et la
plus crapuleuse que le pays ait connue. La Shada suffit pour
donner une ide de l'administration de ce grand homme de paille
Oui le pays a beaucoup endur sous ce gouvernement, et jus-
qu' present il endure encore. Heureusement tout a une fin
dans la vie. Rien ne dure ternellement. Le pays oublie tous
les presidents qui lui ont fait "du tort, mais il n'oubliera ja-
mais Mr. Lescet, mme aprs sa mort, on ne cessera d'excrer
sa mmoire. La crise de maisons que nous subissons, ces jours-
ci, _c'est lui qui en est la cause pour avoir fait dmolir sans
cause et sans raisor, toutes celles qui se trouvaient dans. le
quirtier de l'Ecole, de Droit, et celles de la rue Dehoux. Plu-
sieurs de ces propritaires sont aujourd'hui dans le dnenr.ent
1l plus complt parce qu'ils n'ont pas les moyens suffisants
pour-construire ailleurs. Mr. Lescot en agissant ainsi, a agi au
dtriment de la collctivit. Il a priv la caisse publique d'une
valeur considerable provenant des impots pays par les fer-
'miers et les propritaires. Ce grand trafiquant a trafiqd avec
toutes les companies trangres au dtriment de la Nation,
telles que la Shada, la Compagnie d'Eclairage Electrique, la
Hasco, la Standard Fruit. etc. Cet homme n'entendait pas lais-
ser le pouvoir, mme en 1951, il trouverait encore moyen de
prolonger son mandate. En dernire analyse, il a u r a i t
transform la Rpublique en royaut. Aprs lui son fils Grard
le succderait. Heureusement comme dit le philosophye, Dieu


17*









garde la dure et nous laisse l'espace. Quoiqu'on dise, quoi-
qu'on fasse, le dernier mot reste toujours Dieu.

La situation d'Haiti tait trs complique. Mais depuis que
les lections du douze Mai de cette anne ont eu lieu. elle de-
vient encore plus complique. Le pays est comme un malade
don't le cas s'empire chaque jour. Le nouveau gouvernement,
esprons-le ne sera pas comme le prcdent. Le Chef ne sera
pas un vil trafiquant qui ne rverait qu'une seule chose,
l'argent. Les nouveaux lus front tout leur possible pour don-
ner satisfaction leurs mandants en defendant leurs-dsidratas
en faisant voter des lois en leur faveur .qui leur permetteront
de vivre normalement comme on vit dans les centres avancs,
c'est-dire sous un nouveau soleil de justice et de libert, tou-
jours sous la protection de Celui qui est Tout, leMatre des
Cieux et de la terre, qui d'une taloche a renvers ce grand
monarque d'Haiti, Mr. Elie Lescot, qui se croyait puissant et
invincible. D'aprs Mr. Lescot, aucun adversaire ne pouvait se
montrer pour lui dispute le sige prsidentiel. Mme deux
jours avant sa chute, il se croyait-trs fort. Dans -son dernier
discourse, il eut accoucher cette absurdite qu'il n'yavait pas
de vacances prsidentielles,que la nation est prvenue,et le monde
entier est averti." Quel ambitieux Quel niais I1 avait f6it'cette
declaration parce qu'il se savait fort et puissant. 1 ne savait
pas qu'il y avait un autre plus puissnnt que lui, et qu'il n'tait
quiun atome ct de lui. On a raison de dire que Dieu seul
est grand. Aprs Lui c'est le nant. O sont-ils donc ces
hommes d'Etat d'outre-mer qui faisaient trembler l'humanit
pendant prs de six ans, tels qu'un Hitler- un Mussolini, qui se-
croyaient invincibles et les seuls maitres du monde ? Ils sont
tous parties pour des rives inconnues. En ce moment, il ne sont
que des fantmes. O gloire humaine, tu n'es qu'un rve I Jus-
qu' present le monde ne veut pas se courber devant la puissance
de ce grand tre invisible et invincible, particulirement les







athes. Que reprsente le monde en absence de Celui qui dirige
l'humanit avec une rgularit exceptionnelle l'instar d'une
horloge qui-ne varie jamais. A six heures du: mating, le soleil
dja Ll'horizon et six heutes du soir, il est l'occident
et va se coucher pour reparaitre le lendemain la mme minute
Le soir par une nuit calme et sans nuage, on admire- les bril
lantes toiles que la puissance infinie de Dieu a semes dans le
ciel immense. Malgr toute. cette -multitude d'astres qui se
trouvent dans cette vote infiie, il n'y a jamais de clioc ebtre
eux, Cela est ainsi depuis le commencement cle la creation et
ce sera toujours ainsi jusqu' la consommation des sicles.

Maintenant revenons notre sujet, que reprsente la marine
haitienne l'heure actuelle qui est l'oeuvre de ce grand admi-
nistrateur, Mr EliesLescot? Vraiment je l'ai beau analyser..il
il. m'est-impossible de trouver pour elle une phitte A mon
avis, la marine haitienne actuelle et une vritable comdie, une
de ces comdies presque identique cells de l'immortel Mo-
.lire,le pre de la comdie franaise au XVII sicle. Cest une-
Shonte national pour un pays come le notre qui a 143 ans
d'existence. Srieusement on est se demander si Haiti a une
marine. Souvent je vois des hommes .habills enmarins; pres-
que-tous les jours. Mais je.n'ai jamais eu l'occaasion de voir
.notre flotille. Cependant Haiti en a une. A mes moments de
loisir, pour tuer le temps, je vais assez souvent me promener
: -ur4a plage, rien que pour contempler l'ocan l'oeuvre magni-
fiique. de l'architecte incomparable que j'aime. tant a admirer. Je
profit toiujours de l'occasion pour 'scruter notre belle rade,
pour voir si un jour j'aurais l'avantage de voir notre flotille.
Ce fut en vain. Cependant on m'a dit que nous en avons une.
Viaimeift c'est quelque chose de merveilleux. Bien que j'habite
la capital qui est ina villenatale.Il.se peut.bien que nous ayons
ue m'arizre Je ne discute pas Mais i- parait que nos bateaux
4 aerre sont telleient petits, c'est peine si on ipeut le~ di-
19








tinguer, puisqu'il y a des chaloupes qui sont beaucoup plus grani
ds ue nos avisos de guerre. C'est rigolo hein.


REGARD SUR LE PASSE

Autant que je me rappelle, l'arrive.de l'Occupationam-
ricaine en 1915, nous avions des navires de guerre qui valaient
plus ou moins quelque chose tant bien que mal et qui rendaient
des services apprciables la nation tels que le "Centenaire",
le. "Vtrtires" le Nord Alexis" et l'Antoine Simon". Sans ou-
blier Le Croyant qui choua dans la rade de Jrmie la fin
du gouvernement du gnral Nord Alexis, "La Libert" joli
petit aviso de guerre qui tait bien arm. Il a'eu un triste sort.
Il a explos dans les parages de la Baie des moustiques en 1910
I'y. avait bord comme commandant cn chef, Mr Beaumanoir
Simon. des Cayes Que sont devenus les autres bateaux ?
Telle est la question qui se pose et que la nation haitienne
voudrait bien savoir. Donc vous voyez la difference qu'il y a
entire l'administration des ancient haitiens, selon une expres-
sion courante,et celle d'aijourd'hui qui n'est autre chose que le
vol organis. la meilleure admi n i st r a tion que le.
pays ait connue jusqu'ici est celle du Prsident Salomon Jeune.
En 1879, la monnaie haitienne primait sur le dollar, et jisqu'a1
cett e ieure, elle est trs recherche. A cette poque c'tait le'
be u temps. L'hitien en gnral vivait heureux. Riche
con me pauvre, on avait l'envie: de vivre. Des gens qui ont
cornu cette poque ont dit qu'Haiti ne la reveVerra jamais. En
si e celle du gnrat Hyppolite, en 1889. Celui-ci fut u grand-
progressiste. Il a laise plusieurs monuments qui .passent
la prostrit: Le march Valltere, l'Abattoir, la Douane, etbien
d'autres. la mmoire d'un tel chef mrite d1tre apprcie







et respecte. Ensuite le vieux Nord Alexis, en 1902, s'il:
n'arrivait pas aussi vieux au pouvoir, aurait fait beaucoup
de Bien au pays. Il tait probe et ne tolrait pas le vol. C'etait
aussi un patriot farouche et un progressiste La monnaie fidu-
ciaire que nous. avons en circulation en ce moment. est son
oeuvre et elle rend des services apprciables. C'est lui qui
ftait pompeusement aux gonaives l Centenaire de l'Indepen-
dance Haitienn. Paix son me. Ensuite l'administration de
. Mr. Leconte, ce parfait gentleman ,en 1911 qui aurait sur-
pass. toutes les autres si on lui avait laiss l'occasion d'ac-
complir entirement son mandate. Haiti ne serait pas l'objet
de -tant de critiques. C'est aprs son,assassinat que la dca-
dence du pays a commence pour arriver la situation actuelle,
qui n'a pas de prcdent. Jl -y a un foss infranchisssable
qui. spare les administrations des anciens hatiens et cells
des nouveaux, qu'on'peut compare du sabotage.

Plus Haiti compete d'annes d'existence dans le concert- des
nations de cet hmisphre, plus elle rtrograde en function
mme.. du dveloppement prodigieux, tant- conomique -que
'financier des autres Etats. Si le pays-est descendu si bas, c'est
cette politique de partisanerie, de vols troplfrquents .daIns
administration publique, et aussi cette question-de. monopole..
.Dans tous les centres avancs 'o il y a concurrence,: la circu-~
jation -du numraire devient plus intense, et la caisseipublique:
en bnficie. Si la Rpublique de Cuba et celle de, St Domingue_
qont tant prospr, c'est grce. la -conurence ;et ra-ssi d'une,
bone administration.II y a plus d'une centaine d'usines Cuba"
..et plus d'une vingtaine dans la Rpublique Dominicaine 'non;
compris les fabriques de. toutes: sortes. Tant qu'en Haiti. il-
n'y aura qu'un seule usine, la Hasco elle fera toujours la-
pluie. et le beau temps', C'est un petit tat /dans- l'Etat. Les
travailleurs ne touchent 'qu'une misre-et elle ralise de gros







bnfices. Vous auriez cru qu'elle aurait; protg le payst Au
contraire, elle le gruge en lui faisant payer son sucre beaucoup
plus cher qu' l'extrieur, particulirement sur le march de
New-York, Pas une voix ne s'lve pour protester contre de
tels abus contre cette-injustice. Cependant dire que le pays
se sacrifie1pour pour payer ciquante huit inconscients deux
cents cinquante dollars chaque mois rien, que pour dfendre, ses
intrts. Au contraire, ils se sont ligus plutt en se mettant
avec les trangers pour signer des contracts onreux au dtri-
ment de la nation. N'est-ce pas coeurant de constater de telles
abominations? Aujourd'hui encore, plusieurs parmi eux ont
tendance retourner la Chambre des Dputs en vue de con-
tinuer toujours mener cette mme vie ,parasitaire. Les repr-
sentants du people dans tous.les pays du monde ont pour de-
voir de dfendre les dsidrata du people consciencieuse-
ment sans autre forme de procs, le protger contre les l-
ments exotiques afin d'apporter des amliorations leurs
conditions d'existence. Nous savions avoir des reprsentants~du
people, qui ont su faire honneur leur pays. Jusqu'en 1931,
il y avait des citoyens prestigieux qui dfendaient les intrts
du peuple,srieusement, tels que les onze snateurs rvoqus sous
le gouvernement nationalist camoufl de Stnio Vincent; qui
ne pouvait pas faire ce qu'il voulait avec eux. C'est pour
cette raison qu'il avait trouv moyen de les rvoquer. Depuis
lors, Mr Vincent dirigeait le pays en dictateur absolu jusqu'
son dpart, en 1941, il se faisait trs bien avec les autres
membres du parlement qu'il considrait comme de simples
employs subalternes, et qui lui avait donn- plein pouvoir
d'agir.Exceptionnellement,deux ou trois qui taient des hommes.
lls avaient de la dignit, lui rsistaient et n voulaient pas*
subir tous ces caprices, -tels qu'un Bellerive, un Descartes
Albert, Dehoux, Ces_ messieurs sont dign's d'admira-
tion. Ils se sont montrs la la hauteur de leur mission. Ils
furent de vrais reprsentanits du people. La Rpublique ,d'laiti







aac sa s petfci; de. Z5A000:IKm, est divis6e en.cinq dpae-
:ments. Si on pouvait avoir mme deux usines par .dpartement
et aussi quelques grande fabriques, vraiment Haiti ne. serait
pas le quarterr gnralde la misre, qui serait attnue dans
travailler, et de vivre convenablement l'instar de ceux des4
centres avancs., .



CE hUE DOIT FIRE LE NOUVEAU PRESIDENT.

Le.: successeur de Mr. Lescot doit fair appe" a tous les
Shommes .de probit, toutes :les intelligence, tous les hoimm es
de bon' e volont, et par une troite Collaboration avec x,
, :ifs'aideront . tirer U pays de l'impasse et retrouver spot
,prestige. 'Il aura l'occasion de prendre sen essor vers la region.
,des aigles, c'est -dire vers -les hautes crimes. Notre pays est la
.porte de lAmrique. Il se balance come un bouquet de fleurs
diverse dans le bassin .des araibes. C'est un trs beau pay-
sage,"surtout la vill.de Port-au-Prince. qui se placc en face de
jla-Gopave. Elle est remptiede, charge et de posies. Pour voir
-sa beauty potique, c'est dans les hauteurs.de la ville qu'il faut
aller par,exemple dans les parrages de Bourdon. L on' a toute
la ville , ses pieds. On dcouvre la rade.parfois contenant les
bateaux venus de tous- les ports du monde. Si nos dirigeants
n'taient pas aussi inertes, et s'ils avaient uin peu de directive-
en organisant du travail dans tous les coins du pays, notre
rpublique: serait vraiment un paradise terrestre. Mr. Lucien
Hibber,, ~ncien ministry des Finances sous le gouvernement
de Mr. Vincent, a eu a faire une declaration la Chambr '-dea
dputs II a dit : D'aprs les statistiques du bureau des Con-
Strit.tions, l:Etat a vingt mile, carreaux de t RIe non cultives,







"I' 'le go iverneninit'iaitieri tait ~l~us actif, 'il tait ,animttde
'bbris sentiments, et s'il avait voulu, rellenent l'avanCement
"du pays et son respect pari lesautres nations, il aurait: -trouv-
'iiyh defaire fravailler imme la moiti de tes ferres ten les
cult'ivaht de derres diversi. Et aussi l'aide d'une bonne
'!dfitdiistration. 'Haiti serait vraiment transferm, Il n'y aurait
plus de parasites, d'paves humaines circulant, dans les rues
presque nues, et aussi des voleurs, sans oublier les prostitus.
Tous ces tableaux pitoyables auraient entirement -disparu.
_Notre sol est trs productif. Il n'y a qu' faire un peu d'effort
et tout ira tout seul. Mais si hnus regtons les. ras croiss
attendre, le pays aura trois cents ans et il sera tqujours dans
la mme condition humiliante. Le. plus souvent un malheureux-
a commis un larcin, c'est parcqu'il a faim et qu'i ne'trouve
pas, travailller. A qui la fate ? Nos dirigeants n'ont jamais
t que des jouisseurs. Ils n'ont janiais pens faire vivre
cette classes intressant< qui constitute' le pilier dela .natibn.
Sans elle la classes dirigeante serait morte de faim. Malgr cela
on' ne veut pas la comprendre. Essayez de couvrir une partie
de ces terres de deires diverse, qu'on demanide Itianger,
par example, cacao, camp&che, caf cocotiers oranges fighes-
bananes, etc. Avec l'expo6tation de toutes ces dnres, l'aIde
d'une bonne administration qui- est la base essentielle, notre
pays deviendrait l'instar des centres de l'Europe. Mes- chers
concitoyens, je vais vous poser une question laquelle je r-
Spondrai pour vous. Qu'entendez-vous par progrs ? Le -ro-
.gres-.ne reside pas' seulement- dans la possession d'une auto de
. luxe co.immand l'tranger, ni dans une villa construite Tur-
gegau au Bois-Verna. Le vrai progrs reside dans' l'inverition.
SJielq un quiinvente des choses nouvelles rendgservice nop
seulement son pays, mais aussi l'humanit entire. Par example,
chez nou,' si nous juvionsfabriq r certain articles pouvanttre
'utiles, comiie le' gros bleu port'tant par nos 'campagnairds que
par quielqus citadins et i: our' leqel ls kaommedrants demahdent
24







un prix exhorbitant par x". tlH:t ny aurait donc pas lieu de
l'importer de l'tranger, Sotre coton que nous produisons en
grande quantit, au lieu de l'expdier l'tranger,nous pourrions
le garder pour la preparation de cette toffe. Il y a encore le
"savon qui est d'une grande utilit,et qu'on command galemt,
Ltranger on pourrait en fabriquer sur place. 'En ralit, l'hii-
fiten n'a pas l'esprit d'association. Quand il a un capital, ai lieu
de le fire fructifier dans une entreprise quelconque pour fa1e
vivre ses compatriotes, il il priffe Je ettr" en lieu sr, atten-
ant l'pqque des elections pour mener sa champagne en vue
d'obtenir une function lective,' Tous. les citoyens' 'de ce pays
voudrait tre cputs, snateurs, voir chef d'Etat. 'Quand
ils n'ont pas russi, c'est la faillite. La situation actuelle repr-
sente un affreux tableau : des mes au seiti de l'eifer expiant
leurt crimes. Ma petite brochure est un bon programme poir le
successeur de Mr. Lescot, l'autocrate : Si toutefois il st anim
de bons sentiments, ill'excutera' la lettre. Cette vieille com-
mre, la misre, qui est si arrogance et si tenace, sera force
d'emboter le pas pour toujours, -elle et son cortege c'est--
dire le vol, le meurtre et la prostitution. Car on sait que la mi-:
sre, est la mre de tous les maux don'tt souffre'l'humanit Je
souhaite avec le nouveau gouvernement dfinitif que la dmo-
cratie latienne devienne plus tendue plis intensifie, mais
dans 'ordre le plus parfait comme dans les centres avancs. Il
y a des gens qui veulent confondre ces deux mots qui sont tout
fait opposs : Libert et licence. Mais j'apprcie que la libert
n est pas la licence. Vivent les 4 liberts de Roosevelt. Vive la
Dmocratie. Et vive le travail sans lequel on nfe igut rien
,Je suhaite aussi que les membres du Prlemen:t soient .bien
inmbus de la situation inqualifiable qui est faite au peupleHai.
tien, et donnent au pays une constitution aiquate' la novel. -
le situation.








tOtNILUs# O
: 0 3 "-: *

> l M1nsieur 'Franklif DehnD .Roossevelt. de regrette" mmoire
' aie Prident "tla Rpdblique'; Etoile, Mr. Avila Camacho
'Prsiderif actuel du Mexique,; t Mr Juan Batista, ancien Pri-
daeint de Cuba, des trois chefs d'Eitts dans l'misphre occidental
sont de vrais niodles 'que tous les' atres chefs d'Etat des Anr
'rques dsvr'aent(initer. Ils s int nion seude.nent d.s chefs d'Etats
aviss, mais ce' sont des hommes probes et des administrators
de premier plan. Ils sont vraiment la hauteur de leur mission
en quality de premiers 'citoyens de leur pays. Ils ; sont cois-
tamment penchs sui leur bureau la jechrche des solutions
capable d'a p p o r t e r une amlioration aux conditions
sociales de leurs congnres, particulirement la classes pauvre,
la plus nombreuse d tous les pays. C'est elle qui constitute la
forc vive de chaque nation. Sans elle la bourgeoisie serait lne
quantit ngligable. Mr Reesevelt,fut un honnte home et 'un
grand chef d'Etat. 1 l'a prouv de par sa bonnie administration
En un tour de main lgant il l'ajugul la question fiiancire des
Etats-Unis d'Amrique. Il a reduit l dollar 60 cts,'c'est pour
cela qu'il a t trs aim, non seulement de son people, mais
par toutes les nations, qui dans leurs 'diffrends, trouvent en'lui
leur mdiateur natural. 11 est tomb a'u champ d'honneur, l'pe
a la main, defendant la cause de l'humanit paix son me.: ,
Monsieur Avila Camacho, le Pisident actuel du: Mexigque
pai~' thse de paix d'aprs-guerre publi.dans le journal" La
Nation" en 1943, est reconnu non seulement comme urintellec-
tuel de haute envevgure, mais aussi un humaniste. 11 endosse
la responsablit de plaider la cause de l'h manit entire. De
tels citoyens mritent d'tre'honnors.


i126








Ensuite, Mr. Juan Batista, ancien Prsident de.la Rpublique
de Cuba est un vrai chantillon d'homme d'Etat. De tells
espces sont rares trouver dans le monde. Il est d'une pro-
bit-.et d'une conviction profondes. Il est le seul dans les An-.
hilles, jusqu'ici, refuser le renouvellement de son mandate la
- prsidence, malgr l'insistance du people cubain. Un tel cito-
yen mrite d'tre respect et honor, non seulement par ses
compatriotes, mais par tous les hommes de bien du monde. Il
est loin d'tre un ambitieux. Il est un homme de principle.
Prenons ensuite le successeur: de Mr Roosevelt, Mr. Truman,
l'actuel Prsident des Etats-Unis d'Armrique du Nord, aureaussi
june renomme mondiale de bon aloi comme son prdcesseur.
Dj sa politique de bon voisinage et son administration
prouvent sufisamment qu'il a l'estime non seulement-de son
people, mais de toutes ls nations amricaines.
Il faut rendre hommage qui hommage est d.

3 Aot 1946
Jh. F. Pierre-Louis.
Ancien maitre d'tudes au Lyce Ption. Publiciste Journaliste









27












AVERTISSEMENT

Cette deuxime dition de ma brochure Situation Haitien-
ne, revue corrige et augmente de deux nouveaux chapitres
que je livre au public, trouvera- je pense, le mme- bienveillant
accueil auprs des lecteurs assidus de nos grands problmes de
tous ordres.
Puisse-t-elle provoquer chez les uns et les autres une source.
de nouvelles mditations I
JOSEPH F. PIERRE-LOUIS










FNM DE L'ADMINISTRNIi EI DO AlU-MM S ESmIl
Monsieur Dumarsais Estim ne pouvait- pas comprendre oir
ne suivait pas, come c'tait son devoir, la trame des vne-
ments qui ont fini pas l'emporter. Il lui manquait de psycolo-
gie II fallait l'amour propre du people par la voie de la licence,
dveloppait en lui le Vaudouisme perscutait les religieux qui
stig~tisent le vice. Pre Foisset du Petit Sminaire Collge
Saint Martial est une victim de Dumarsais tstim. Et en m
me temps, il comblait de mille prevenances sa clique. Ce bon
peupl, dans son ignorance le considrait comme un sur homme.
Son entourage civil,- compos de gens notoirement dangereux
disait le gouvernement est fort. L'opposition du Snat ne peut
avoii la vertu de faire reculer le gouvernement dans son entre-
prise. Le people haitien n'aime pas la contrainte et hait la
rlection. Un conflict surgit entire le pouvoir lgislatif et le pou-
voir Excutif.
S:. 'Arme HaI-tienne dissipe le conflict, Et profit de cette
occasicoi pour-accarparer le pouvoir, qui l'eut dit qui l'eut cru:.
que MrDumarsais Estim n'aurait pas assist le coucher du soleil
du 10 mai 1950. dans sa residence au Palais National qu'il ne
tenait pas laisser de sitt, mme en 1959, il serait encoie tout
frais! come dit le philosophy: L'homme propose et Dieu dis-
pose. Cet adage est une vrit vidente, ce n'est pas une lgen-
de. Tout leimonde se rappelle le lundi & Mai 1950, comment
l.icanaille cette plaie social tait sur pieds en criant tu
tte: vive Estim en exigeant aussi aux honnts gens qu'elle
trouvait sur-on passage l'imiter, Jusqu'au 9 Mai Mr. Estim
-se croyait trs puissant et le lendcemain une_ here un quart
tout tait consomm Monsieur le Brigardier Franck Lavaud
ipar u iwessge adress au pepl la radio annonant que Mr
31







Estim a perdu le control des vnements donc il a cess
d'tre president d'Haiti. Cette nouvelle a t accueillie avec
joie dlirante par la parties saine du pays que Mr. Estim a
ce petit Verrettien mal duqu accablait avec des taxes et sur-
taxes, malgr la grande misre qui ravage le pays.

Je tiens aussi faire remarquer que le message du Gn-
ral Lavaud a jet les partisans de Mr Estim ces affils dans
une profonde consternation puisqu'ils ne s'attendaient pas d
sitt une pareille catastrophe, plusieurs parmi eux taient
obligs de prendre des purges tant ils taient dcomposs parce-
qu'ils avaient vu que tout tait fini pour eux. Cette leon a
suffisamment prouv qu'il n'y a pas de vraies stabilits dans
ce monde factice o tout n'est que vanit.Ainsi donc pourquoi se
sacrifier tant pour acqurir les biens terrestres qui n'ont que la
dure d'un nuage qui.se dissout dans l'espace. Ah! quelle folie.
Pour Mr Estim et ces acolites il n'y avait rien faire, un
deuxime mandate pour eux tait aussi facile comme quand on
boit un verre d'eau mme au prix du sang. Le gros people hai.
tien, cette plaie bante, est tellement inconscient qu'il acclame
un homme qui l'a rduit passer la nuit un peu partout; dans
les marchs sur les places publiques sous les arbres, dans le ci-
metire.puisqu'il n'ont pas d'abri, Pour avoir une ide de la tris.
te situation du proltariat haitien en plein viugtime sicle, il
suffit de jeter un coup -d'oeil dans les parages du corridor
Bra de l'autre ct de la ravine, a Martissant, une des
banlieues de la capital, limitrophe de l'aire de l'exposition
international. 11 y a dans cette region une petite communaut
qu'offre un aspect rpugnant.Une odeur nausabonde s'y dgage
vritable danger pour la population de l'endroit.
Il semble que depuis la creation du village, aucun membre
du service d'hygine ne l'ait encore visit. Haiti n'tait certes
pas prepare pour une exposition international.
Vraiment la situation du people H a i tie n.
32.







est dplorer. Beaucoup de maisons-ont t dtruite' sans
ncessit dans les parages du Portail Logane, de la rue du
magasin de l'tat et dans bien d'autres endroits, dont les ter-
rains sont rests vides jusqu' present.
Par ce fait, la question de maison est actuellement une af.
faire d'Etat, surtout les petites maisons. Beaucoup de malheu.
reux sont sans abris. On a dmoli toutes ces maisons pour
construire une exposition international qui a cout au pays les
yeux de la tte.
En some, qu'est- ce que Haiti pouvait bien exposer de
serieux si non que son incurie et la misre du people haitien,
'puisque dans chaque coin de la ville on rencontre une escouade
de mandiants, de tous les sexces, des femmes avec des enfants,
sur les bras demandant l'aumone.
Dui reste, il y a un constraste entire l'exposition international
et le march de la Croix-des-Bossales qui se trouve trs peu. de
- distance de l'exposition qui a diminu sa valeur de beaucoup.
Ces millions jets l'exposition faisant la fortune des uns et des
autres. Cette entreprise tait un plan bien arret dans le but de
faire de l'argent au dtriment du people. Cette some consi-
drable aurait pu tre employe dans bien d'autres entreprises
qui auraient donnes plus de rendement la nation; telles que
le dveloppement de notre agriculture sur une haute chelle. O
aurait pu construire aussi une usine sucrire o on aurait pu
employer des centaines de bras, cette misre qui ravage le pays
serait attnune dans une notable proportion. Mr. ,Dumarsais
Estim, ce faux dieux, cette incarnation du diable, ce vaniteux,
-ce grand intellectual prtend-il a commence, la o, il devait fi-
nir, il n'a fait que dtruire sans reconstruire.
Avant de dmolir toutes ces maisons, au dtriment de la col-
lectivit. Il aurait du penser d'abord construire une cit, ou-
vrire en faisant des petites maisons qu'il aurait loues un-
prix raisonable aux malheureux. '
On__ aurait vu en Mr. Estim un administrateur de premier


33







plan et un bienfaiteur du proletariat haitienMr Dumarsais .
Estim et ses collaborateurs sont de veritables technicians en
combinaisons machiavelique, ils ont battu le record.
Cependant ils ont eu l'audace de traiter de communists
d'honnetes gens, des patriots qui dfendaient courageusement
les intrets de la nation. Si toute fois il y avait des communists
en Haiti, c'est du ct de Mr. Estim et de ses hommes de sacs
et de cordes qu'on les aurait trouvey .puisque ils ont mis en
coupe rgle la caisse publique. On a relev un deficit prs de
1Zmillions de gourdes sous son administration.
En verit cela, n'a pas d'autre nom que le pillage en rgles.
Vraiment sans exaggeration Lescot n'est rien ct d'Estim au
point de vue de combinaisons louches non au point de vue cri-
minel, car le pays n'oubliera jamais les crimes inouis dueLesco
Lamentin qui surpasse de l'imagination. Bientt nous revien-
dron sur la question. Mr Estim est -en effet l'lve de Vincent,
ce chevalier de contrebande international, ce nationalist,
camoufle. Mr. Estim et ses affilies sont bon craindre, ils
Constituent un danger social pour l'humanit, ils sont nom seule
ment des communists, nais aussi des bolchvistes.
Celui qui embrasse la profession d'crivain doit tre impartial;
il doit rester toujours dans le domaine de la verit. On peut
dire sans contest, que Mr. Estim realis quelque chose pen-
dant son sjour au .pouvoir bien qu'il soit le plus grand traficant
des chefs d'tat de la Rpublique d'Haiti. S'il voulait bien choi-
sir ses collaborateurs, s'ils n'tait pas aussi tolrant et ostan-
tatieux il serait un des plus grand chefs-d'Etat de notre pays,
il aurait fait une belle figure dans -notre page d'histoire; ainsi il
aurait fait rellement honneur aux hommes de-sa classes. -
Mais le mchant fait tonjours un oeuvre qui le trompe, Mr
Estim s'est tu lui-mme par son orgueil et par ses ambitions
innasouvies. Qui veut-trop gagner perd tout.
Ce qui a emport beaucoup plus Mr Estim. c'est qu'il esti.
mait tropses affilis, il s'tait montr trop faible envers eux,








ces vautours. Le pays a assez de ces individus'bons tdnt qui
dirigent les affaires- depuis 1915, date de l'occupation amri-
caine.
Dans ce vingtime sicle, ou la civilisation et le progrs sont.
arrivs leur appoge, on ne peut tolrer des individus .sen.
timents -bas l'instar des collaborateurs des rgimes dchus; ces
transfuges professionnels; des ennemis irrductibles des choses
leves qui avilissent -le pays mme l'tranger, ces individus
ne reculeront devant aucune combinaison tibreuse. mme le
crime, dans l'unique but de s'enrichir au dtriment de la col-
lectivit.
Non, cela- nest pas possible. Le pays rclame des homes
,ouveaux au pouvoir, c'est--dire des hommes de probit et de
haute morality sentiments levs, chrtiens la fois n'envisa-
geant pas seulement le bien terrestre qui n'est en ralit que des
chateaux- construits sur le sable mouvant. D'aprs le journal
l'haitien numero du 14 Juillet 1950 Mr Estim,ce fameux
m-aitre aliboron avant de laisser le pouvoir vendit le contract de
la figue-banane pour une miserable some de 600.000 dollars,
qu'il empocha en donnant leur part quelques filous de son es-
pce.
L- bien mal acquis ne profit jamais. Tant que le pays n'a
pas au pouvoir des hommes qu'il faut, il sera toujours r'objet -
des critiques et le dernier de la surface du globe.
Lorsqu'un citoyen sincre et patriot fait une suggestion dans
l'intrt de la collectivit, les encenseurs de toujours de ce pays
vous font passer pour un opposant, ou ils vous traitent de fou.
C'est la mentality haitienne. De tels individus, sont des nnemis
acharns du beau et du bien. Ils n'ont pas intrt voir lPvo.
lution de la classes majoritaire du pays, forces vives de la-pI'
,Jlique. Quand_ est ce que Haiti reprendra sa fiert d'antant.
Je suis certain d'une chose. C'est -qe le prochain gouv4rne-
ment se fera le devoir de mener l'action publiquecontre .tous
Sales voleurs qui se sont succds au pouvoir et qui -ont ,liss









une administration obre. C'est par l que le gouvernement
devra commencer pour se faire respecter tant au dedans qu'au
dehors.
Il aura. la sympathie. de la classes saine de la nation.
Le pays rclame cette sanction et demand enfin, justice
Il faut qu'on trace une example. Notre Rpublique a besoin
d'un progressiste, d'un patriote dsintress,d'un homme de bien
dans. toute l'acception du terme pour le faire marcher,
nos unariviste de bas loi qui emploie tous les petits moyens.
illicites pour s'enrichir au dtriment de la collecivit comme ce
Sparlementaire Durmarsais Estim et ces prdcesseurs. Si notre
pays, ne prend pas dj son essor vers les hautes ascencions
d'indpendance,la faute n'en est pas Mr Joseph F.Pierre Louis
que les dirigeants de ce pays refusent toujours de comprendre
par leur sot orgueil et leur mauvaise foi. Si Mr Estim avait.
suivi mes conseils, il avait fait appel des hommes de probit
et de bonne volont ses cts, il aurait l'occasion, non seule-
ment d'accomplir son mandate; mais la nation entire, aurait
demand qu'il fut rlu, car on aurait vu en lui un vrai pro-,
gressiste.Souhaitons que le successeur de MI Estim ait coeur
conscience de sa responsabilit en quality de premier citoyen de
la Rpublique.En abordant avant longtempsies vrais problmes
sociaux du pays en vue d'appporter une amlioration dans les
conditions d'existence de la classes interressante de la nation;
qui constitute une haut nationale.De 1804 nos jours, le people
est fatigi avc des beaux discours et des promesses fallacieuses
la dmagogie a fait son temps, il demand qu'on passe l'action
Sachez bien mes chers concitoyens; parmi les 21 Rpubliques
de l'hmisphre occidental, Haiti est la, plus arrire de toute,
tout est faire dans ce pays. Cependant dans les Antilles,
mme dans certain centres de l'Europe notre pays est l'un
des plus beaux paysages par ses sites enchanteurs surtout
la ville de Port-au-Prince qui est environne par une ceidture
de Montagnes. Notre charmante Capitale, est vraiment belle,









c'est une viue potique. Tous les dirigeants de l'autre ct
d'outre mer cherchent travailler dans l'intrt de leur pay"
pour leur volution, excepts ceux d'Haiti, qui n'ont qu'un but
que de s'enri.hir son detriment. (Quelle tristesse.) Haiti pays
de demonstration.

Enfin la situation haitienne n'aurait pas t aussi la mauvai-
se qu'elle est dpeinte ici n'tait-ce pas la mchancet et la
mauvaise foi des uns et des autres et si l'administration publi-
que n'tait pas au dessous de zro.
De tous les temps, on a toujours dit que la voix du people,
est la voix.de Dieu. Nous esprons que le Colonel Paul Magloire
- qui a t acclam par le people viendra justifier ce viel adage.
Par son octivit de militaire, .sa probit de soldat et sa jeunesse
et son dynamiste, il runit toutes les qualits qui font de lui le
chef qui convient et qui viendront confirmer par ses effortseet
ses actes qu'il est rellement le sauveur tant attend de la nation'
haitienne.
Dj le pays commence avoir pleine confiance notre EX. -
cellenceMr Paul Magloire avec certaines nominations qu'il
a faites, que la nation acceuille avec enthousiasme.
Je prsente mes meilleures flicitations notre Excellencer
Mr Paul Magloire pour ces nominations. Nous esprons qu'il
continuera toujours doter le pays par de tels lments; qui
fera vraiment honneur son gouvernement prestigieux, .


FIN DU 2Me CHAPITRE


37













Cet t grand route de l aiIi et toujours c4ig ae de
geurs, elle n'est jamais dsert. On en rencontre jounem
par millions dans eotte belle esplande de l'inconnu Des voyV t
geurs qui viennent de tou les coins. de la surface du globe ter
restore, qui s'acheminent vers une ternit reposante. L'au-dpll
et, ra de se ~pntrent, s ,apof~ t ilssont I'udans aui
tre~ Lmort d'un e, c'est dire, quelq'uun ui menait imne
vie exemiplaire pendant s ajou de la vie terrere : eat une
tiaisance spiitul.. Lorsquo est dans cet endroit, on es
dins la vrai rl:i~. a fni avc .toutes les.choses futile dc
d e has ondcett la tee,. o rgne la fausset
'hypocrisie et le cimeL'eo, sem de ronces et d'piag
i 'oi: ne rencontre que des nens ces riens sont magnila
n appaence etui n'ont que la dured'une rose. Il n'y a
de tangible, de sieux, de subtantiel dans cette grande pris
d lavie, terreste lequel qui nest autre chose que le sige1
cial de Satan qui nous bl6uit d son mtal prcieux: l
qui n'a de .vale cque dans ce monde charge d'iniquit "
nOus sommes tous pour un temps dtermin qu'oj' soit pr
.ou le derni.er .des hW umaains. De t emps
:tempe on ente:d des e ris perants d ses pra n ti
on voit des .sangIot des personnel qui qu
;tre cher, parfois le seul soutoe de la famiille, quis
j ours. Soven i on rencentre un cortege funbre-I|
snt des gens que ron connaissait tr b i
s'en vont ils Soanliw au term de leur plerinage. A
ces ge noe g nous ,devancer,, puisque
vns tous passer' la ssue, c'est la
nature, elle est a Por ali mes, sans
39_








inconscients aprs la mort, c'est le nant, c'est pour cela
qu'ils ne cherchent jamais rgulariser leur vie pendant son
court sjour de leur plrinage dans cette vie brve et rapide
comme le temps. C'est pour cette raison qu'ils ne reculeront
pas devant aucun sacrifice, mme sur human pour assouvir leur
passion mesquine et bestiale, qui n'ont de la valeur que dans
ce monde corrompu. De tels individus constituent un danger
minent pour l'humanit. Ce sont vraiment des ennemis irr-
ductibles du beau et du bien particulirement la religion la
meilleure institution jusqu'ici, qui a rendu plus de service
l'humanit; sans oublier l'instruction qui joue aussi un rle
prpondrant dans le monde entier. La religion et l'instruction
sont deux soeurs jumelles. Ces deux institutions sont indispensa-
bles tous ceux l qui veulent atteindre les sommets de la ci-
vilisation relle; elles sont la base principal de toutes les asso-
clations de la grande famille humaine. Si les puissances de la
terre, ainsi que les favoriss du sort avaient bien rflchi sur
l'existance de la fin dernire qu'on voit chaque jour, il y a
beaucoup de choses inouies qu'ils auraient vites de faire leurs
consciences ne seraient pas tant charges, ils seraient plus hu-
mains et moins orgeuilleux en ralit.Qu'est-ce que c'est la vie.La
vie n'est qu'un songe o les passions s'entre-choquent et que
nous devons abandonner tt ou tard, en laissant tout et tout:
argent, bien, affections etc.... La seule chose qui doit nous ac-
compagner et nous sauver, c'est notre conscience, notre vrai
dfenseur. Lorsque nous serons en presence du juge des juges
qui nous prsentera le grand livre (d'or) qui content toutes:
les actions de notre vie, rien ne demeurera cach, tous nos for-
fait, nos crimes seront rvls. A ce moment terrible et re.
doutable nul avocat ne pourra nous dfendre si non notre cons-
cience, le juge inexorable par excellence qui domine toutes les
lois humaines. Mes chers lectures pensez souvent l'invita-
ble l'au de l que nous devons connaitre au moment qu'on s'y
attend le moins, peut tre serez vous moins mchants. Ce que









ji vous, advance .s chersanuiisl'est pas une lgenile une de ces
inventions de notre immerteldM lire l pre p par 'i excellence de
la comdie, Franaise au EXVII sicle,; le siele de la renais
sance. Je peux vous citer certain eiemples que J nul ne peut
nier. Vousavez Mr. ldoqard Baussan,-l'homme da people que
l'on connaissait trs bien, l'homme vraimient affable ancien offi.
cier de l't~tat .Civil de Port-au.Prince, apparemment qui avat
l'air d'tre en parfaite sant, s'affaist sur le sol au moment
Squ'il officiait un marriage civil. Cette mort prmatur jeta l'as-
sistance dans une profonde consternation, parce qu'elle ne
s'Pttendait pas une surprise aussi dsolante. On a raison dire
que la vie est double en toute chose par ce fait la joie et la
tristesse sont soeurs.
Tout passe de-la vie au trpas,, rapide comme un coup d'-
clair. Encore un autre example: vous aviez Mr. Gaston Margron
ancien Ministre des. finances, sous le government de Mr. Du-
miarsais Estim, ancien Direteur de la. Banque Nationale d'Hai-
ti,; l'hmme d'une education rafine et de trs bon commerce.
Ce matin il est-descendu la Banque sans rien souffrir, aW
course de la matine, il n'tait qu'un cadavre, il se voyat anit
l'inconnu, inquiet s'acheminant pour' ternit, en se posant
cette question lui-mme. O vais.je.. Ces deux examples que je
vous cite vous donnent une ide de la fragilit humaineMO Eter-
nit, tu contemples les sidcls, aussi je tp contemple). Je ne ci~
Ste que ces deux cas, mais il y a toute une multitude de ce genre
des personnel, des omnipotent, des orgueilleux, qui ne vivaient
jamais avec la pnse de la mort, qui se croyaient immorte
.,mWe ds dieux, subitement, ils se: voyaient sur lagrande route
ili , inquiets. s'acheminant vers uiie ternit quelconque
uh umreuse on malheureuse. Ne laissant aucune sym-
faI uti ikl tant ils taient mchants, avares, orgueil-
i .Ibde ls ppes artificielles, qui ne sont que de la
mati, :e ur ~ i Midir~ e la fange vivante. 11 n'y a que
nos oeuvres, laie qui donnent la valeur
Ilme clair par iW"


s rT 2 ,s~it~i~-r




Date Due


La vraie richesse d'un homnme estosa vie,orsqu'elle est guide
par la conscience. On est se demander si les grands de la terry~
surtout les grands de notre petit coin de terre d'Haiti qui out
toujours eula chance. d grer les affaires du pays et qui ont eu
aussi ce t aines a2torits, pensent-ils au cas de conscience.
Je me demand si. la conscience existed pour eux, telletest 1a-
question qui se pose, Beaucoup parmi eux entendent parleri,
ce mot, mais ils ne le connaissent pas, car leur faon d'agir avec
leur semblable la suffisamment dmontr et aussi de la faon
qu'ils se conduisent avec le dernier public. Pour eux volez l'tat
n'est pas voler. Maltraitez un pauvre mlheureux soit brutal
ment ou pardes injures injustement, cela n'est rien, c'est tout
nature, puisqu'il est pauvre il n'a pas droit au respct<.epe
dant on se tromps grandement. Volez l'6tat ou un particulier
c'est la mme chose, c'est volez quand mme. Quelque soit la
mauvaise situation d'un citoyen, s'il.se 'respecte,' il a droit *.
tout gard. Tout les hommes sont gaux devant Dieu. devat la
loi et devant la nature, cest un fait indnia5e, il n'y a rien k
fair. Des gens coeurs de fer' ainsi qui ma~raitent les malheu-
reux injustement, vont dans le monde come un bIteau sans
boussole qui en plein ocan, ne sait pas o il va. Subitement
une tempte clate, quipage, passagers, disparaissent sous:les
flots et se voient dansoette grande route de l'au-del, sans au-
cune preparation apeur~ & inquiets. Le monde ne veut pas
ropire jusqu' present qu'il est sur une terre'd'exil comme; 4es
plerins qui ne savent pas exactement le jour auquel. ils doivent
atteindre le terme de leur plerinage. La plupart d'entre eutx
quand ils sont favoriss par le sert, ou arrivent avoir une sie
tuation n'importe comment soit-par le travail ou par des
binaisons tnbreuses au dtriment de la colcIit ils se sen*
tent fiers de leurs personnel. Ils oubnlti.sil eiste unechose
qui s'appelle La mort, et se croier m me. ieiaortels comme cuie
dieux sur cette terre passage re entire plus il se croient ipvulf
tables et invisibles. Qui peut se dire invulnrable, et invincible




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