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HIDE
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 Foreword
 Panorama du developpement economique...






Title: En marge d'une confédération économique inter-antillaise
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 Material Information
Title: En marge d'une confédération économique inter-antillaise
Physical Description: Book
Language: French
Creator: Coen, Edwidg
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince?
Publication Date: 1950
Copyright Date: 1950
 Subjects
Subject: Economic conditions -- West Indies -- 1918-   ( lcsh )
Economic policy -- Haiti   ( lcsh )
Genre: non-fiction   ( marcgt )
Spatial Coverage: Haiti
Jamaica
Trinidad and Tobago
Saint Lucia
Barbados
Dominica
Grenada
Antigua and Barbuda
Bahamas
Saint Vincent and the Grenadines
Cayman Islands
Bahamas
Saint Kitts-Nevis
Turks and Caicos Islands
British Virgin Islands
Anguilla
Montserrat
 Record Information
Bibliographic ID: UF00081329
Volume ID: VID00001
Source Institution: University of Florida
Holding Location: University of Florida
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: ltuf - AAP4971
oclc - 01630799
alephbibnum - 000128962

Table of Contents
    Front Cover
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    Foreword
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    Panorama du developpement economique des Antilles
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Full Text


EDWIDG


COEN


En marge Cd 'n LConfdration conomique

Inter-antillaise


....................... .... ....... .......
. .. ... ........ .... - ------


. ........ ..... .... ....... ................. ... ........













. Kiri N
&vRtce.L









Avant Propos







En marge d'une confdration economique
inter-antillaise


Ceux qui n'ont pas parcouru les Antilles
grades et petites pourraient au premier a-
bord se demander si l'ide voque par le ti-
tre de cet ouvrage est ralisable, la concep-
tion classiquement centenaire d'un ver-
doyant chapelet d'les toutes productrices
de canne sucre et de vanille demeu-
rant en leur esprit. Mais il y a loin des Antilles
d'aujourd'hui et celles rendues si clbres par
les romans d'aventure et de flibusterie. Les
lies ont chacune connu un dveloppement
et ont perdu leurs sens d'dens remplis de
cocotiers, de fruits dlicieux pendant aux
branches d3s arbres gnreux comme les
mamelles nourricires d'une nature vierge.









Maintenant ce sont des iles industrialises pu-
ant l'essence et obliges d'acheter l'extrieur
les fruits et la nourriture ncessaires la sub
distance de leurs habitants.Dautres se lancent
dans la culture de la canne sucre grande
dhelle et n'ont pas de terre pour l'leva-
ge et la culture vivrire. Certaines s'indus
tralisent rythme acclr et grce une
main d'osuvre abondante et bon march se
tournent vers leurs voisines en pensant aux
possibilities d'exportation.
'Nous pensions que les antilles peuvent sinon
se: sufirent elles mmes, mais du moins,
grcze dcs accords douaniers se livrer
entire elles un commerce d'change trs
lucratif sous ses multiples angles : touristi-
que commercial et mme cnlturel.
Et par ses grandes possibilits Haiti se.
rait la premiere en bnficir

'*.,
I^^ T v|











CHAPITRE I


Panorama du dveloppement conomique
des Antilles

Nous divisions les Antilles en deux gron-
pes. Cells industrialises celles agricoles et
celles vivant du tourism par centre sans
production aucune.
Le premier group qui est le plus important comprend
Cuba Puerto Rico, St Thomas, Jamaque, les les Hollandaises
( Curaao Aruba ) Le second comprend Rpublique Domini-
caine, Hati Le troisime comprend Nassau, St Martin les lies
Vierges. A Cuba la plus grande ile sucrire des Antille-.
le production vivrire est assez dveloppe grce aux grands
( fincas) qui se trouvent dissmins travers les grandes plan-
tations de sucre. Mais Cuba peut just suffire elle mme
quand la production vivrire et ne peut penser l'exporta-
tion des fruits et primeurs. Par contre nombre de petit s
industries trouveraient un dbouch dans les autres iles voisi-
nes. Hati aurait par l un grand march pour ses lgumes
(pois riz et autres ) et les objets de la petite industries
Nous allons nous tendre d'avantage sur Puerto Rico qui
est I'ile la plus avance des Antilles au point de vue d'indus-
trialisation. Elle constituerait un grand march pour notre
pays, et sa production manufacturie qui concnrrence dj les
Etats Unis du Nord cherche des dbouchs l'extrieur.
Sur 3. 423 miles carrs vivent 2. 225. 000 habitants so t une
density de 650 habitants par mille carr, les 314 des terres ara-
bles plantes en canne sucre. la viande le riz et les pois im-
portes, telle est la situation de lile de Puerto Rico.


Page 5








Dveloppement industrial de Puertorico
Graves problems confronts par file



En 1942 c'tait l'exode massive des ,Poti icain
vers les Etats Unis du Nord.
Devant l'hsitation de l'initiative prive le gouvernement
de l'lle prit une hroque resolution. Amorcer le dveloppe-
ment industrial de l'ile aux risques de l'Etat et montrer par
le succs le chemin aux capitaux prives. Le gouvernement
cra dabord un organisme dnomm Administracion de Fo-
mento conomico ( A F E )Cet office come son nom l'indique
tait charge du dveloppement conomique de l'1le. La ba.
taille se livra sur deux fronts : thorique et conomique. Dabord
1' A F E fit appel des experts et envoya des jeunes boursiers
aux Etats Unis du Nord afin d'tudier les moyens modernes de
production industrielle puis tranchant le Noeud Gordien l'AFE
acheta cinq usines de ses, propres fonds, parmi lesquelles
il faut signaler une fabrique de Ciment et une de chaussures.
L'Histoire du dve!opcrment conomique de P.R. rappel!era
toujonrs le non des FERRE de la Ville de Po nc. Cette
famille s'aligna la premiere et aida le gouvernement pro-
mouvoir le dveloppement industrial dans l'lle Dj en 1918
le pre des quatres clbres industries qui actuellement diri-
gent. cinq entreprises se chiffrant au capital de' quinze ( 15)
millions de dollars don Antonio Ferre Baccallao un pionnier lut
teur, batailleur, ttu, crait une fonderie, Ta "' Porto Rico Iron
Work Inc ". Les Porto Ricains apprirent les travaux de forge
de coulage en mnul., La fonderie employait 50 ouvriers avec
un capital de 10) 0O3 dol. En ce moment l "Porto Rico Iron
Work a 2 ateliers un San Juan et un Ponce munis, des
plus mordernes outils mcaniqnes. Ce qui lui permet de rali-
ser tous travaux de mcanique de structure de forge et autres
tant demands dans l're mcanique dans laquelle nous vivons.
Lcs" Ferre donc paulrent les plans de l'A F E et instale-
rent une fabrique de Ciment la Ponce Cement Corporation.
: Il* achetrent, la fabrique de Ciment installe come
experience par le gouvcrnement et Puerto Rico qui en 1914

Page 6









ei'ent des Etats Unis et I'Europe neuf ans plus tard expos-
tait le surplus de sa production vers les marchs Sud amricains
et mme des Etats Unis du Nord. Combien de nos charmants
villas ne sont construites avec le ciment "Ponce du l'ini-
tiative du pionnier don Antonio Ferre Bacallao aid de ss fiis
Jose, Luis, Carlos et Hermann.
L' A F E avait russi. Elle vendit sa fabrique de chaussures
aux entreprises Joyce et les autres aux entreprises FERRE
l'Entreprise prive=e secoue de son apathie partait en guer.
re contre la non production et le chemage. L'A F E prit des
measures et mit la main la pte. Dabord elle exonra d'impt
43 types d'entreprises parmilesquelles nous citons article de tis-
: sage (texile et autres) huile et peinture. Biscuit soda chaus-
sure, savons, gants, allumette, verrerie ptes alimentaires fabri-
que de products parmaceutiques, articles de Base ball fromages
Sentreprises d'Hotel pour tourists etc. Il fallait surtout l'-
nergie lectrique. Le gouvernement tablit 17 stations hydro lec
.triques, qui fournissent actuellement 685 millions de kilowatts.
Sheures.
Les entreprises prives alors se dchanrent Dans toute
l'le on ne voynit qu'chafaudage d'usines partant l'assaut du
sombre barrage de la misre et du chomage et devant
les nouveaux batiments on pouvait lire des affiches pareilles
celle ci O ration B'3strap Fomentos 150 th New. Indus-
tries. De 1942 1951, 196 Nouvelles Inlustries furent cres
Puerto Rico produit en ce moment.
S Radio et pices pour Radio giants de travail et de base ball
Verres d'optique ( Univers Optical Corp ) biscuits sedas bouteil
les verrerie (Puerto Rico glass Corporation Entreprise FERRE)
paper et carton candies pour boites sous, Plumes fontqines
bijoux en mtal pices pour moteur d'automobiles, peinture
!'huile, l'eau, rfrig rateurs meubles de bambou et mtal, bas
de Nylon etc. Ajouter cela des fabriques de beurre de gran-
des fabriques de chaussures et de costumes pour hommes et fem-
mes de nombreux ateliers de travaux l'aiguille dans toutes les
villes de l'lle.
:- a premiere manche de la bataille pour l'Industrialisation
de l'lle tait g igne L'Opration Bootstrap" tait couronne
de succs. Le gouverneur Luis Munoz Marin enhardi par


Pago 7









.cette brillante russite se prepare ces jours ci laicer l'as-
saut dcisif. 200 nouvelles industries tablir en cinq ans; la
production]actuelle de l'ordre de'neuf cents millions de dollar rs
annuellement porter 2 billions en '1960 ; Des usines
'pour la manufacture de pi-es pour armement avions etc
200. 000 emplois nouveaux ;tdl est la nouvelle operation que
vont lancer l'Admistration de fomento conomico" et le gou-
verneur Luis Munoz NMarin.
11 convient aussi de rendre un homage l'effort individuel
et l'esprit d.association qui existed chez nos frres de Bo-
riquen. Les mdecins se groupent et fondent des hpitaux
privs avec une organisation commercial la base qui assu-
re la prennit de l'oeuvre Les fils continent l'oeuvre des
Sgrands pres et ne cherchent pas s'vader par le canal d'un
titre professional du sentier artisanal trac par .1' a n c- t r e.
Mieux ils acquirent des connaissances, se spcialisent -et
dveloppent l'entreprise familiale, L'exerople typique de ee
cas est celai de la Firme SUCS. DE ABARCA Inc. Ce qui
veux dire Successeurs de Abarca. fb
Environ de cela un sicle en Janvier 1850 un anctre don '
Isidro Abarca Poo install Puerto Rico un modeste atelier
de ferronerie. Les fils ont eontinulI'oeuvre des pres un tel
point qu'actuellement la Firme Succs de Abarca Inc. dirig
par le dynamique don Angel Abarca est une grande entrepri-
se de fonderie et de mcanique munie d'appareils perfection-
ns. d'outils-mcaniques modernes et de olus dispose d'un la-
boratoire pour ses arnly.ies et ses experiences.
Cette firme non seulement travaille pour l'le entire mais
encore pour la Rpublique Dominicaine laJamaque, la Co-
lombie et mme les Etas-Unis. J'ai eu l'occasion de visiter
ses ateliers situs Miramar aire metropolitaine de San-
jupn et fus emerveill par la beaut des travaux qui s'ex.
eutent et qui sant un prix ties seisibleneat maindre qu'-
ailleurs. Avant d! cn naader aux marchs europens ou
ailleurs nos structures metalliques pour points et fabriques
usines et hangars prfabriqus n o u s dytions penser
Pttfe t




-- '* '








nos frres des Antilles qui confrentent les mmes problmes
que nous: chomage, troitesse vitale. La Firme Succs Abar-
ca Inc. est de celles qui peuvent rendre de grands services
dans une entente conomrique inter-antillaise,
Maintenant que nous avons parl de la grande potentialit
conomique de Puerto Rico et de ses possibilits de produc-
tions qui inL.ressent notre march, en-quoi consisteraient nos
exportations vers cette le sour? Nous vendrions bon prix
le riz, mas, pois, tous nos fruits et primeurs, objets en pite
et acajou qui dja connaissent une grande vogue.
Voici le chiffre d'importation en products alimentaires de
Puerto Rico en 1953.
Produits d alimentation en tous genres $ 116. 500. 00O
Viande de Porc frigoritie 9. 400 .000
Lard. -- -. 10. 000009
RIZ 25. 000 000
Pois. Haricot 5. 000 001
Total $ 165 900 000
La Ripublique Dominicaine y envoie, des oeufs, du riz et
d'autres products mais l'le confronte toujours un proalne
d'alimentation. La livre de viande cote 3 gdes, 75. La livre
de riz de la plus infrieure quality d'ici 0. 70 de g. (La
quality, Tizia) et est en passe d'tre augemente ces jours.
ci, les nioulins de Californie refusant de vendre ce prix.

La Rpublique Dominicaine. Potentialit conomique

Grce l'impulsion donne par l'administration du Gn.
ralissime Docteur Rafael Lonidas Tiujillo y Molina, la R-
publique Dominicaine s'est vite classe comme pays produce.
teur et exportateur en products agricoles. La production d-
passe largement les besoins de la consommation locale et
toute une flotte de Motor-Schooner appareille chaque semai.
ne vers Puerto Rico, les Iles Vierges, Curaao changeant
leurs cargaisons de vivres centre de bons dollars et d'autres
bonnes devises trangres,
Le voyageur qui passe prs de l'Avenida Mella reste mer-
veill en voyant les camions dchrger les products venant

.Page 9








des fermes intrieures. Les bananes, les papayes, les fruits
en gnral sont normes. C e c i vient de ce que chez nos
yoisins de l'Est les plus grands paysans sont ceux qui ha-
bitent la capital et les villes. Le mot anglais "gentlemen.
farmer" pourrait s'appliquer bon nombre de reprsentants de
l'lite Dominicaine, qui passent la plus grande pertre de leur
temps dans leurs proprits de champagne invertissent des
fonts important dans la culture; organisent techniqurnet
Se u r exploitation usent l'engrais chimique et amliorent
le cheptel par l'importat tion de reproducteurs sletionns
D'ailleurs l'exemple vient de trs haut. Le gnralissime
Trujillio est un grand fermier. Son orgueil est de se laisser
photographer avec les magnifiques products sortis de ses
fermes. Ses grande fincas" servent en mme temps. de r-
serve pour les producteurset e rapport assez sensible pour
l'conomie du pays.
La Rpub'ique Dominicaine s'est engage dans la voie du
dveloppement industrial. Sconde productrice de sucre dans
les ,Antilles ( enviro:i 17 centrales sucrires ) elle possede
deux filiatures, plusieurs savonneries, une fabrique d'allumet-
tes, de cigarette deux fabriques de bierre, une fabrique
d'armement- pour l'Arme, une usine de ciment une marmo-
lerie plusieurs usines de chaussures. Le capital de la Banque
agricole et industrielle vient d'tre auguement. en vue du
dvelopp ment industrial.
NMais la Rpublique Dominicaine restera e n co r e pour
quelque temps un pays de production agricole faisant de
bonnes affairs a v e c ses voisins plus fortunes en dvises
nais dpourvus de ce que la Nature et une bonne organisa-
tion lui ont donn
Indice de vie en Rpublique Dominicaine.

Riz Assez boone quality 14 ets or
Pois "' rouge 12 cts .. '"
Viande la livre 20 cts ,
Lait du producteur 12 cts C
Orange I cts l'unit

Page 10.









Figue banane 1 ets I'unit
Banane lgume" 3 4 pr 4 cts

Les riches dpourvus

AprP les grades antilles plus haut cities, viennent les
autres les soeurs. Les unes comme Aruba et Curaao pro-
duisent le ptrole ont de superbes magasins, de magnifiques
buildings mais g -es dans l'traitess: de leur territoire sont
obliges de dem:nder l'extrieur tout ce qu'ils doivent
manger. Un f r u i t, le moindre lgume frais ont une va-
leur important.
Sur le ''rocher de St Thomas", le commerce de base est
le commerce d'alimentation constitu en des montagnes de
boites de conserves. Tout est en glacire,
St Martin. San Kitts, Nassau Ste Croix "7.000 habi-
tants", Antigua 7.00 habitants Trinidad 105. 000." fa.
meux par son lac d'asphalte vivent du tourism. Pas de pro-
du action agricole
La Guadeloupe et la Martinique ont vu leur indice de
vie s,lever depuis la guerre. Tandis que la Martinique pos
se d'avantage dans le sucre, la guadeloupe exprim:nte la cul-
ture vivrire L.s Htits prix de la vanille ont mis ces deux
iles sours dans une certain aisance, mais le besoin de vi.
vre alimentaire se fait sentir.













r *., Page II








Rle d'Haiti dans une confdration antillaist

Nous avons vu que de toutes les Antilles seules la Rpu
blique Dominicaine et Hati sont aptes une production a-
gricole l'cielle d'exp3rtation. Notre voisine export dj:
Pendant la guerre, Hati envoyait son riz Cuba et aux
Bahamas; Le magnifique project actuellement en ralisation
de irrigation de la Valle de l'Artibonite pourrait f a i r e
d'Haiti un pays exportateur de riz, haricot, banane ect. Ce
project, une magnifique ralisation du Prsident Paul E. Ma-
gloire consiste en un barrage dans le plus grand fleuve
d'Haiti, 1'Artibonite. Ce barrage permettrait l'irrigation de 33.
000 hectares' et alimenterait une plante hydro lectrique d'-
une puissance de 12 800 Kilowatts.
Il a t calcul que le project atteindra un plafond de d-
penses d environ 20. 000. 000 de dollars Cette ralisation a-
joute d'autres du mme genre justifirait le slogan livres-
que d'une HAiiti pays essentiellement agricole. Nous avons de
grandes possibilits. Ceux qui come l'auteur ont parcouru
le pays en tous sens et ont mme t dans nos Iles vous di-
raient qu' peine le 113 des terres se trouve en exploitation
et encore d'une f on irrgulire. Des tonnes d'eau de nos
rivires se percent la mer et la scheresse brle nos mas
rabougris cent mtres des be rg e s de nos tours d'eau.
L'Haititn cmme un barbare ignore le; beauts de nos cam-
p gnes et se co ifinent dans les villes entire les poussiereux sacs
de farine inmporte et l'odeur pestillentielle des barils de
Harengs, Il a fallu Petteegrew et autres trangers pour
montrer nos compatriotes malheureusemrent pas assez nom-
breux k culture de la pite. Un pays n'volue pas avec des
commerants et des spcu ateurs, mais avec des ,producteurs.
Certes je connais l'argutie: il n' y a pas de scurit la
champagne, qui est faite pour les paysans et non pour les
citadins. Stupidit. Une exploitation en. commandite se pour-
voie en gnral de ses propres gardens arms, et le gou-
vernement mon avis ne manquerait d'organiser comme il
convient la scurit des campagnes ds que de gros intrts
seraient en jeu Les plantations Dauphin, Djoie et autres
fenctionement comme il faut et d'puis nombre d'a n n' e s.
C'est l l'argument le plus fort contre ceux qui se confi.
nent als l'goisme des petites ntrepris-s d'agiotage toute

Page 12









e tIanqiuilit et sans i a pp- t aeun pa&iour reconeim di
pays. n
Nos hommes d'affaires sont-ils aveugles au point de ae
voir que tout le commerce classique aboutit une impasse.
La saturation du mirch par des articles similaires, L'Encercle-
ment des commerants haitiens par les maisons syriennes. La
concurrence faite par ces derniers aux rares maisons haitien-
nes, concurrence rendue possible par les fatilits que les mai-
sons d'importatio en tissus (qui sont toutes syriennes] don-
nent leurs congnres, acculent une faillite certain tous,
les commerants haitiens qui se risquent dans ce gupier qu'-
est le Bord de Mer.. Une simple statistique montre le taux
de eliminationn du commerce haitien Gd Rue-De la Rue! 'pa.
vie au Portail St Joseph: 85 olo des maisons de commerce
sent syriennes et italiennes.
Rue des Fronts-Forts De la grand Rue la Rue Quai.5
maisons haitiennes sur environ 40 m a i s o n trangres. La
Ruepr,Courbe est compltement syrienne l'exception de deux
a trois maisons ha tiennes de minime importance Or mme
quand il existe u commerce haitien le capital est syrien et le
pau've rgnico!e vit dans l'angoisse perpetuelle des traites et
des onenaces de saisie, les 5 olo qui lui sont laisss par l'im-
pert4tateur syrien ne suffisant pas couvrir ses frais.
--C'est ainsi qu.en 20 ans le commerce haitien a comple-
tement disparu d'Haiti. Le marasme conomique par centre
,s'est accru avec le refoulement du regnicole hors des sph-
res du commerce. Qiels remdes apporter? me demand.
riez vous.?
D'abord ce qui est fait est fait Les syriens pour la plu-
part sort des citoyen haitiens. ne sont plus syriens tout en
elemeurait syriens. Ils s o n t utiles l'conomie du pays,
patient des impts. et sont les premiers rpondre une
souscription publique,
Ce sont d'honorables citoyens qui la lo i. doit toutes
sortes de protection. Et puisqu'ils ont t assez intelligent
pour s'accaparer du commerce des tissues d'abord de la quin-
caillerie ensuite et de l s'attaquer a u x automobiles la
pharmacie, la mdecine, ect ... Redde Gesare...
Mais "nous serons plus heureux de les voir se jeter la
champagne et organiser de grandes entreprises agricoles: plus


Pege 13









profitable : l'eonomie di. ays
Mais comme dit Kippling ceci c'est une autre histoire
.onc pour nous resume, le commerce de tissus et de pro.
visions amnent nos compatriotes la faillite et l.agiotage est
un poids, mort dans la balance conomique du pays.
Il nous reste donc reprendre la tradition pr-coloniale;
poque. o nos pres s'norgueillissaient de leurs habitations, o
le titre de grand planteur quivalait un t i t r e nobiliaire.
Nous avoas tout piar, avant peu d'annes, tre un pays ex-
portateur en vivres alimentaires et surtout nous avons un
march immense o la concurrence n'interviendra jamais.
La production agricolc du pays amenera la creation d'une
classes, d'oivriers agric.aols plus accessible aux avances du pro-
grs et la creation' de petites entrepriess( Beurrerie, lait en
pojdre fruits ei crisrrvei pair ex33:tation.
U-ne Confdration d-ss Antilles ne peut donc qu'tre pro-
fitable pour notr.e pays.















Pag 14






Page 14 ,








MAGIE DES MILES


La Nature s'est

mentre ginreuse en

ter les Antilles. La

pche sousmarine,le

aitchitig, les combats

de coqs constituent

degrandes attractions


'i




- -.w-i


-f
)t
'g








Mission culturelle d'Hati dans les Caradbes

Durant mon sjour & Puerto Rico, les intellectu-s, les
commerants et en gnral tous ceux qui avaient assist au
dernier festival des Carabes ne tarrisaient d'loge l'en.
droit du movement folklorique d'Haiti. Le sentiment gEn.
ral c'est qu'en Haiti les traditions se sont maintenues ures
l'encontre des autres les o le genre music Hall est
venu tout gcher. un critique a eu mne crire Le group.
pe d-Haiti tait tout le festival. Win Rpublique Donini-
caiae nos disques folkloriques connaissent une grande vogue,
Peuples' ngres plus ou moins m tiss s, les les sont
attires comme l'est d'ailleurs le monde entier vers les
beauts de leurs pays d'origine. iMais ailleurs l o 'influence
blanche a t plus prononce, la danse et la musiquti ont su.
bi une p us grande corruption, mais chez nous o les escla-
ves taient tenus dans. un isolement complete, l'Art ngre a t
conserv dans toute sa beaut et ses multiples tonalits ma-
sicales Certaines des mlodies se chantent sur un ton mineur
vocateur de nostalgiques contres jamais perdues d'autres
sur un ton majeur gai et primesautier, et la grande reserve
qu'offre notre pittoresque religion voudouesque est uae
source inpuisable qui assure Haiti une primaut incontes-
table dans le domaine folklorique sur tous tes autres peu.
pies mitisss.
Notre crole si imag et qui fait les dlices des visiteurs
trangers. d'ailleurs plus facile parler que le franais de.
vrait aprs avoir t rhabilit tre mis la p o r t e des
philologues voisins qui en vain dsirent se documented dans
cette belle langue tant image et criminellement ravale au
rang de patois par ceux mmes qui le parent ds le berceau.
.- je pense donc qu'Haiti aurait pu crer dans chacuae
des icapitales voisines une ." iAliancb hbitiennr o il serait
dispenser part l'tude du franais les connaissances de la
civilisation Afro.iaitienne telle la peinture primitive tant en
vogue aux Etats Unis. les multiples varits de notre in-
puisable folklore. Et combine n'aurions nous apprendre aus
si de nos voisins?
Rage 16








_Festival des Caraibes


Guadeloupe Jamaque et fl Coeur d'Hati
Dans la nuit da vendredi l'Ile franaise de la guade-
loupe et le Choeur haitieu que dirige Michel Djean of-
frirent un spectacle de vifs contrates, Deux traditions fran-"
aises: s'affirment l'une assimile et l'autre rvlatrice d'-
une personnalit: Haiti.
Le seul inconvenient c'est que le pro gramme fut
plus court que ne l'esprait le public. Le group folklori-
de la Gua'deloupe, remarqu.bie par sa gat nous prsen-
ta divers themes de chansons et de danses depuis le "roul"
jusqu'au type de "be-uine" caractristique de ce gala,
Mais tout cela runi nous portnet en peu de temps d'ap-
prcier sa valeur. De toute faon ee fut une soire agra-
ble. li est curieux de voir comment la france exerce dans
1 art priv, une inflieice sur ses colonies qui ne manquent
pas de recueillir l'essence inim de l'esprit raffin de la
Mtropole. Et je ne me rfre pas aux normes en cela peut
tre l'&spagne est la plas pntrant:-mais aux nuances des
salons de modes.
A ct de ctte demonstration coloriste du group de la
Guadeloupe surgit impressionant et puissant, le Choeur hai-
t en de Miehel Djean.
Ce festival renferme des choses d'Art mineur, caricatu-
res, stylisation, et autes manifestations de folklore pur,
mais ct de tout cela le Choeur haitien se rvla jusqu-
ce moment le plus extWaordinaire et le p!lu puissant que
nous ayons entendu,
Ce qu'Aaiti peut presenter est inTii du et plus haut intrt.
Pays plein d'voeation il a une richesse splendid en l-
ments populaires; people part, people dfini, capable d'af-
fronter Napolon et 'de susciter I orguei de la race dans cet-
te fameuse ddicade de Toussaint Louverture Bonapate:
Le premier des Noirs au. Premier des Biancs.
Le Choeur haiten est une institution 'amateur' qui peut
rivaliser avatageusement avec n'importe quel group si-


Page 17.








rrilairs professionel-Voix excellentes, accord parfait clart,
sentiment dans l'expression, nuances, musicalit chezz cha.
cun de ses membres, en commenant par son jeune direc-
teur, Michel Djean qui s'accrdite come un rare talent
en son genre.
Mais, en outre, le Choeur met sur la scene la chan-
scn ou la srie des chansons en une tame thatra-
le, remplie de dramatisme profound, comme la lgende de
Mackendal.
Le public resta stupfait devant la quality du spectacle
et de l'tonnement passa l'enthousiame le plus fervent. M
Les ovations furent bruyantes et les aclamations intermi-
nables.
Tout se justifiait rellement car'nous venions d'assiter
une des choses les plus intrtssantes qui se soient pasces
Puerto Rico sur le terrain des vnements artistiques. Le
Choeur haitien doit revenir Puerto Rico p -ou r que les
gens qui n'ont pu encore l'couter et le voir puisssent par-
ticiper l'enthousiasme de ceux qui, ont eu le privilege
d'assister cette representation.
Le Samedi fut le tour de la Jamaque don't "Ivy Baxter
Creative Dance Group" nous montra avec un group de
cinq chanteurs excutant un programme de chansons typi.
ques, l'influence exacte des ngres du Sud des E. U. ; com-
me les Rivellers. quatre estampes de ballet bases sur les
coutumes et rythmes Jamaicains.
C'est dire qu'il ne s'agissait pas de folklore mais de
stylisations plastiques trs bien conues et ralises, les unes
meilleures que les autres mais toutes pleines de vie et de cou-
leur, Un bon numro pour une revue de g r a n d spectacle'
L'influence du ballet est manifeste; le populaire passe ina-.
perue ct disparat presque, grce l'imagination sauf
dans le tableau final o le religieux tel le Vodou driv d.-
Haiti prdomine sur le scnique Quant la couleur voyante
le group de la Jamaique la possde du reste; son action
folklorique est limite mais le group est trs attrayant,
En rsum. le Choeur Haitien a t lui seul, tout le
festival jusqu ce jour.
Alfredo Matilla
tir de El Mundo de Puerto Rico du Mardi 12 Aout 1952


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