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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN mm ES lin bon nom et une bonne valeur I Es m %  31 r ••? ^*fe>r,*' r ^fc CHRYSLER PLYMOUTH La nouvelle Uirvsler-1 Ivn 01 '! ajoute sa|longuc liste SOUlenuefde oei loi malices motoiisles en oevena.it une Six cylindres. Ceci l'ail que la Plymoulh a clbres victoire comme une voilure de valeur hors ligne de l'anne. Nouvel!* Puissance. Nouvelle Vitesse, Nouvelle Flexibilit, lool cela runi avec la plus grande combinaison de perlormance et d'conomie qui n'ont jamais l offertes.C'est une Fores Flottante de Six cylindres qui a t dsigne,construite pour ceux qu veulent ce qu'il y a de mieux. Vov< / la nouvelle Chrysler-Plymoulh Six. LA CHRYSLER-PLYMOUTH^ SIX a une nouvelle beaut et une nouvelle performance etest munie de la Force Flottante. C'est la voiture de l'an1 ne. CHRYSLER P LY M O U T H X La Reine des Voitures Bas Prix CONFORT SOLIDIT PUISSANCE BEAUT I Franck J. MARTIN Distributeur de la CHRYSLER MOTORS,:souhaite ses Fidles Clients de Joyeuses Ftes de Nol et leur envoie ses meilleurs Vœux de Bonne Anne. ANGLE DES RUES PAVtE ET RUE REPUBLICAINE. PORT-AU-PRINCE, HATI, — PHONE : 3302. m %  m—ai—i i miiisn



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MTIN ET VOICI NOTRE NUMRO Non pas tel que nous avions rv de le prsenter avec des vues locales et documentaires qui en auraient accru l'intrt; et un texte plus vari qui en ainait l'ait un bel album de lin d'anne. Cette carence est due foien des causes dont la principale rside sans doute dans la durcie des temps. Des Maisons de commerce qui, chaque anne, nous confiaient avec empressement leurs publicits, et contribuaient par ainsi aux frais accablants, iqu'entraine la prparation de t [cetto Edition spciale, nous ont cette t'ois fait part de l'impossibilit matrielle o elles se trouvaient d'alourdir leur budget de nouveaux frais gnraux. L'affreux, en l'espce, est qu'elles n'exagraient pas. D'autre part,le soleil luit pour tous. Presque tous les quotidiens de Port-au-Prince ditent cette anne un Numro de Nol, et ce qui, en des temps heureux, eut t simple mulation, revt aujourd'hui le caractre impitoyable de la plus dsastreuse concurrence. Quoi qu'il en soit, il nous est agrabledecroireque, tel qu'il est, le numro plaira nos lecteurs et que, les dtournant pour une heure ou deux de leurs soucis habituels, il apportera un peu de DE NOL... saine joie leurs foyers. hompuiu avec la tradition, nous avons, pour notre couverture, demand la Compagnie Lithographique dont l'loge n'est plus fane de reproduire au lieu i\\\\\v vignette allgorique de Nol un motif pieux de plus attachante actualit. Ht c'est ainsi qu'au lieu de cloches de Nol, ou de Crche, notre couverture s'orne, celte fois. II y a Vingt-cinq an? a— LE MATIN, 22 Dcembre 1VU7 THEATRE -HATIEN C'est brilla-mmenl, jeudi dernier, que le Thtre HaiUeii a terme son anne ni lis iique. Certes, on eiait conlenl. Un frisson de gan t courait %  .ur touie la salle, cl celait lj mme de l'enthousiasme, quand CI. CoiCoil cl l)lienne, par des posies croles, servirent au public ces nous morceaux si goules de vie locale. Avec peille, d'ailleurs, on se contenait l'audition de es inde limage de Ste.-1 hrse de l'Ecole Mutuelle, car les 1 1 Enfant Jsus. On compreu-, terprtes, celte fois, s taient dra les sentiments qui nous surpasses, en enlevanl agrablement celle fine comdie de Coicou. Lt ce fuient de nouveaux clats de rue, vc nant alors ponctuer le brio des acteurs, dans Torador par amoiu: La bonne farce, elle niellait dans les cœurs encore plus de gaiel, ce point que par elle seulement, le Thtre IJailien eul remport, I autre soir, un joli petit Ihr.ouiphe !... Mais, avec le client srieux, c'tait vraiment bouriftani Les inlerprles de ce bail Courleltue, avec un ralis ne piquanl.en faisaient d'ailleurs verve inla ont dicte ce choix, et l'on nous en saura certainement gr, si l'on veut bien se rappeler que Son Excellence Monseigneur Le Gouaze a rapport de Home une prcieuse relique de cette Sainte Miraculeuse, et qu'au nom* de Sa Saintet le Pape qui en a fait don l'Eglise d'Hati, elle sera en grande pompe remise, le 2 janvier prochain, l'Eglise du Sacre-Cœur de Turgeau, pour tre dpo e l'autel qui lui est dj ddi. Puisse cette image de la Sainte de Lisieux tre une source de bndictions pour ressortir toute la nos fidles abonns el leursJrissable, auxdiverses pripcloyers. | l les Jt cel) boufl.mnerie si Nous leur prsentons, avec p | eine (le MVeurt Ah! oui, somme Ion le, cenos sentiments les meilleurs, nos vœux sincres de joie, de sant et de prosprit. VISION | -0| A Grard Lafonlunt L'agrable vision!., .le la revoyais encore, ma bien-ai nie, frle, lgre, vibrante, sduisante, dans sa toilette blanche, en crpe de chine brod, le soir de la clbration du mariage de sa sœur... Quelle fracheur, ^quelle harmonie se dgageait de sa sylphide personne, de ses gestes,de son habillement! La robe longue lui caressait les talons, et les paules, deminues dans l'chancrure du corsage, jaillissaient comme deux demi-sphres d'ivoire. Une ceinture d toile gazeuse enserrait sa taille tlexible, se terminant au dos en un nœud gigantesque, semblable des ailes de libellule. La chevelure tait emprisonne dan un lger chapeau de paille crme, relev de ct, et orn de bouquets de fleurs mauves. Ses traits miroitaient des reflets myslrieux. Les yeux ptillants, malicieux; la bouche petite, mince, avive par le bton de rouge, avec jvec un inconscient frmissement, semblait appeler les frntiques baisers Son teint, ah! c'tait surtout son teint qui blouissait, teint mat, re couvert d'un velours nacr, avec une lgre pointe de lard. Belle enlre toutes, ce soirl, elle n'tait que jeunesse, que grce, que beaut.Rieuse, coquette et pourtant rserve. Sympathique, avenante, mais d une distinction telle, que les plus audacieux se sentaient liges dans un pieux respecl. Nature dlicate et chaste.ine d'lite,vierge de toute bassesse et de tout egosme.... L'agrable vision !.. Je la revoyais encore, ma bien-ai nie, Irle, lgre, vibrante, sduisante, dans sa loilelti blanche, en crpe de chine brode, le soir de la clbration du mariage de sa sœur. 19 octobre 1932. Louis (AROUTE. tait une bien bonne soire que celle-l, et qui reconlorle loul de mme eu nous amusant sainement. On en gardera un long, un agrable souvenir • Le A Malin, 23 dcembre 1901 ... Po/7 que les billets de la Loterie Nationale seul 'vent rapidement, au joint qu'il est presque impossible de Irou\ i er. en ville, un billet entier ; acheter. Le tirage, on se le rappelle, aura lieu demain dimanche, 25 dcembre. Poulies heureux gagnants des lots importa ni s, ce -icra un beau lendemain de Nol. • ... a mi deux usuriers, hier, qui se renvoyaient la balle propos de la campagne fltrissante qu'avec raison notre confrre Le Nouvelliste > mne contre leur maudite engeance. Vous assassine: ?5*/o pu rimas, ricanait le premier. - El nous 300 % tan; rpartit l'autre en se frottant les mains. | .1//.' quel beau monde * I ... voit qu' la reprise, /<• dlicieux parlant : Une petite femme dam le train, a eu. mardi soir, i C.in-l'aramoiml. le mme succs que dimanche dernier. Faute \de place, on dut encore refuser du monde. • ... voit (pie ces/ par caisses (pie le KIIUM BARBANCOURT est, par Chaque occasion, expdi l'tranger. Que serace, (piand la Prohibition sera leve aux Etals-1'nis ? ( n dsastre pour nos panures gosiers autochtones! LES BOUILLON!; Voici la lifte des endroits o ce soir (veille de Nol), HHiillons populaires qui les y seront tenus, permettront aux humbles gens des modestes quartiers de passer une joyeuse nuit de Nol. Mme Origne, (La Saline). Dimanche prochain 29 Dcembre, une messe sera clbre I gllse Sic-Aune a 7 Heures 1/2 prcises l'occasion de l'inauguration du square rig sur la dile Place La qute, sera l'aile au bnfice de l'Hospice Saint Vincent de Paul. — De nombreux parrains et marraines ont l choisis par Mines .lu* lieu Dusseck et Etienne Maillon, prsidente et vice-presidjnle de la Socit des Zela. Mines, dcile et Lida La joie, (Bel-Air). Alcius Lafontant, ( March St.-Louis). M""Lda,( Marche Vallieic). Louidor Jacques, (Poste-Marchand ). I Claire Amdee, ( Bel -Air N 2). FlixDjoie,( Ha ut de Lalue). Les hres Uuercv, (Fort Lerebours). Mme Paul Dambreville, (Marche Salomon ). Sylvain Hyppolile Demosthnes, (Abattoir). Irices > Saint Vincent de Paul et M. Stnio Vincent, Magistral communal. La fte promet d'tre des plus brillantes. Le Matin M dcembre l'.Uh ARRTE DE GRACE i S. E. le Prsident de la Rpublique, par un arrt en date du P.) dcembre courant accorde grce pleine el entire aux nomms L:imarlinire Desmornes, ex-gnral de brigade el (maries (iurin, ex adjudanl gnral, condamnes par jugement du Conseil spcial militaire de l'arrondissement de Port-au-Prince,— dont la peine de dix annes de travaux forcs a l prcdemment commue en cinq an nes de travaux forces — Kst commue la peiiv les travaux forcs perptuit la condamnation la peine capitale, prononce par le mme jugement contre \& nomm Georges Brice, ex-gnral de division et Dlgu du Gouvernement dans les arrondissements de la GrandAnse et de Tiburon.



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%  \ Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN Cin-Taldy PRSENTE A SA FIDLE CLIENTLE SES MEILLEURS VŒUX DE BONHEUR, DE SANT ET DE PROSPRIT POUR 1933. EN REMERCIANT LE PUBLIC OE SON ASSIDUIT AUX SPECTACLES, A LE PLIASIR DE L'INFORMER QU'IL TROUVERA A HAITIANA DES SPECTACLES CHOISIS ET UN BON ACCEUIL TOUJOURS BIENVEILLANT. Spectacles de Nol 4 heures 1/2 prcises Pour la dernire fols le film devant partir par le Bateau Franais. LE GRAND Fie M PARi ANT La douceur k d'aimer Avec Victor BOUCHER Entre 1,00 Balcon 1,50 A 8 heures Dernire du grand drame lyrique sonore et chantant Faitlasse Intei pr par la Troupe du Thartre'de San Carlo Entre 2, 3 4, Gdes Rue du Champ-de-Mars La BOULANGERIE ROYALE — qui vient d'tre rcemment installe remercie sa bienveillante clientle pour les nombreuses marques de svmpathie dont elle a t l'objet, lui envoie ses meilleurs souhaits en lui promettant qu'elle ne livrera comme toujours la consommation que des produits garantis et dfiant toute concurrence. I Gala de Nol AU CIN-PARAMOUNT DIMANCHE 25 DCEMBRE A 6 ET 9 HEURES P. M. I La lellre AVEC MARGELLE ROMKK. de. la Comdie Franaise; AxpBti ROANNE I.T PRINCESSE HOANO-THI THI Une lettre, une lettre maudite Serile par une ffin me dans un moment de dsarroi, sme la mort, le dsespoir, la haine, l'horreur autour d'elle .. L'Arehipel Malais et son Malflee Emre gnrale : Gdes 2.00 C'est un Film Paramount 100 "/„ perlant franais LES MESSES OE MINUIT La Nativit,— comme les annes prcdentes,— sera commmore, ce soir, dans toutes nos glises, et particulirement la Mtropolitaine, avec toute la splendeur des fastes liturgiques (pii font de l'Anniversaire de la naissance de l'Homme Dieu une fte ingale. Grce l'obligeance du R. P. Richard, nous avons pu avoir l'horaire des crmonies religieuses qui se drouleront, ce soir, la Cathdrale. Voici : dette aprs-midi, a 6 heures, vpres pontificales.— A 10 heures et demie, chant des Matines. La grand'messe pontificale—ou messe de minuit — sera clbre par Son Excellence Monseigneur Joseph Le Gouaze, Archevque de Port-au-Prince. L'aumnier de l'Institution SaintLouis de (ion/.ague. le R. I. Gui Ho, prononcera le sermon de circonstance. Et c'est la chorale de l'Externat SainteRose de Lima qui chantera le Minuit, Chrtiens I — Au Sacr-Cœur, SainteAnne et Saint-Joseph, le cur de chacune de ces pa roisses clbrera la messe de minuit qui se droulera au milieu de la magniticence. des rites grandioses de cha.que annes. i Griserie i A belle .Y... Le cocktail l'orange. Comme an vin capiteux. Avait mis dans tes yeux Une expression trange. Tendres, vils, inquiets. Tes jolis yeux humides. Devenus translucides, Lanaient des leux lollets. • lit sur la mer des larmes, Passait l'esquit amour, Coulan' sous le poids lourl Des invincibles charmes. Tranquillement assis Au salon sur ma chaise, J'avais une tournaise En mon cœur rtrci. L GAROUTE 27 dcembre 11)31. > i'. L E Pour la Nolet la St Sylvestre., des Rouillons populaires fonctionneront dans les diffrents quartiers de Port-au-Prince, %  I ii .i i i i < i -. u iIUI i-au-i i 1111 i conformment la gnreuse } tradition inaugure!parlePrsi-ff dent de la Rpublique, ds IJJ 1re Nol de son avnemenL Un bol, un grog et pour finir un cigare, il n'en laut pas plus pour rchauffer un cœur de dshrit, et Monsieur Vincent est bellement compatissant d'organiser ainsi chaque anne : La Nol du Pauvre NOL OES ENFANTS 1 NECESSITEUX La Commune de Port-auPrince offre cette anne et dans sa .salle d'honneur, un arbre


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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN BOaiKM # Ed. ESTfiVE &Cie QUINCAILLERIE—FERRONNERIE—COMESTIBLES MATRIAUX DE CONSTRUCTION VINS LIQUEURS WHISKY Boissons de toutes qualits Nous sommes spcialement organiss pour la VENTE EN GROS aux Commerants de la Province. PRIX FIXE Stock le mieux assorti de tout le pays. QUALIT — RON M ARCHE DPT : Rue du Fort Per 2101 Rue du Quai 2014 Magasin : Rue du Quai 2110 Comptabilit : Rue du Quai 2303 A occasion de la nouvelle anne, la MAISON EST EVE & Cie remercie sa Clientle pour l'attachement quelle lui a toujours tmoign et souhaite que 1933 leur apporie Sant et Bonheur. t %  ~ %  %  &_ % %  *0 i *•% %  L *'



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%  Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN %  i ><•£ MOAfLLES D'OR ET D'ARGENT. ENTIONS HONORABLES, MEMBRE DU JURY, HORS CONCOURS 110, 1 1 2 Rue des Csars Tlphone : 2756 XKKHK 112 RUE DES CSARS, r PORT AUPRINCE HATI Le Rhum Barbancourl apporte ceux qui en prennent ^SaIlt, Bonheur, Courage Demandez sais si les dlicieux PARFUMS de Paul Gardr en vente la mme ( dresse. BONNE ANNE, BONNE ANNE. Avarice de Chef d'Etat M. < rvy tait, : ssure-tDii. fori avare, 11 Uochet'orl, • i |ue. Iv le journal d'ajouter qu'il avait ete in mdiatement ie lch et qu'un avait laij une celle:te eu sa Lweur. Qui pourrait croire que les quelques dclarations rfriewsons .M>P de Mr Herriot ? Ci/tnno l'aniime cependant, qui les cite: La salle des rances? Une demi Inn o on cherche Islune qu'on promet aux lecle m s. a L.e Pisident? Un vieux -*mPHARIYIADIE CANONNE 49, Rue Raumur 88-90. Boulevard Sbastopol PARIS vendait! LE MEILLEUR iTIARCHE OU mOtlDE Produits des Premires minais it toujours di primin triicniur UNE SEULE QUALIT i r '.A MEILLEURE Hayon Spcial POUR LES COLONIES DROGUERIE, HKKBORlSTbRI' SPCIALITS Franaises et Etrangres SELS OE QUININE PURS Tous pr\)duits en flacons, ampoule, comprims, cachets SOLUTIONS HYPODERMIQUES B'.Nr\QES, CEINTURES O -AS A VARICES \PPAREILS HYGINIQUES pour tous usages Appareils Orthopdique Seringues hypodermiques Pharmieit de Poche, di Voyigt Coffres Pharmaceutiques oour usines, commun, aie. Projets de Factures et tous renseignements sur demande adresse Pharmacie CANONNE 40, Rue Raumur 88-90, Boulevard Sbastopol PARIS MAISON UNIQUE AUCUNE SUCCURSALE i* %  France ni a l'Ef* • v^ma^m^mmmmmmmmmmmimmmmmBB^mrj^Hg^i radical parmi les vieux radicaux, qui se met en habit comme un marguillier un jour de tte. < Les ministres? Des acro* baies qui se tiennent plus ou moins bien sur lajcorde raiite. 5£L Les dputs ? L'lecteur choisit le plus bte et celui qui tait le mieux ses corn missions i %  DISTRIBUTION DE CHAUSSURES Lundi prochain, 26Dcembre, 4 heures, de 1 aprs-midi, l'Htel de Ville, rpondant un noble vœu du Chel de l'Etat, le Conseil Communal organise, I intention des entant* ndkssileux, un arbre de Nol o rien ne manquera : chaussures, vtements, jouets... i ,'JUA-W I I '.



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NOL Samedi 24 Dcembre i932 LE MATIN LA NUIT DE NOL d'eux, piesque chaque jour, des Heurs et de jolis cadeaux... Les Heurs! Les roses frDE JEAN DRAUX zJXHr*'-' NOUVELLE A Mr Lion Lahens. glises traversent une vaste pice o baguenaudaient des Pan<7/io/es rieuses, et O, le coude sur un comptoir, et la tte dans la main, somnolait un bar-man, s'engagent dans un troit corridor... El c'esl la chambre de la BUe! Ils y pntrrent. Lll.iivcs, claquesons dligalerie de laquelle des rants, les autos, de-ci de-l r rgienspolissonaaieiit. dmarraient en vitesse... \ Sur le zinc des cabarets Us y entrrent. borgnes, les gueux, les braves gueux en vadrouille, buvaient tire-larigot des Iremr''s de cinq cobs, les tremps qui donnent l'ivresse... Et les cloches des sonnaient. C'tait un joyeux carillon, un carillon clatant, qui magnifiait, et-oil dit, la nuit splendidc, la nuit toile. Veille de Nol... A petits pas, Jean Draux suivait la rue Pave. D'un bout l'autre de la voie spacieuse, c'tait la mlope des blades des gavroches amuss; c'taient les flammes colores des feux de Bengale. C'taient les voix fausses de ftards grillards beuglant le Minuit, chrtiens !... C'tait... | (Ttait veille de Nol. Mais Jean Draux, ce soir-l, avait du vague--l'nie. C'est pourquoi il s'en allait, le cœur en charpe au milieu de la joie dbordante de la foule,— leccœuj en charpe sans savoir pourquoi. Il tourna gauche, prit la route de la (irand'Kue, et se mit errer dans une de ces venelles mal fames, o l'ombre est reine... Et il se demandait soudain ce qu'en somme il ferait de sa soire, quand il entendit une voix, une voix de femme, l'appeler dans la nuit : — Senor... 11 retourna sur ses pas, et vit une lille de joie, une tille en cheveux, aux joues fardes, aux yeux battus. Elle tait jolie. Elle portait une robe mauve. Son teint tait olivtre. C'tait sans doute une Domini' caine. Pourtant, elle dit en fran' cais Jean : t — Viens-tu chez moi? Ddaigneusement, dit, parce que l'amou lui dispensait une trop pitre et trop fugace volupt: fe — Obi Non! Merci! Il m ai* m'aii... Je me fianai Enrique Portez, Enrique Portez! mail passionnment niait aveuglment... t Je l'adorais. Nous nous marimes. La crmonie des noces eut lieu un 2it dcembre... ( ) h! comme ma mmoire Ils gravissent un escalier, revit avec nettet toutes ces collechoses 1 ... Mais —hlas! Enrique avait la sant chancellante. Un an aprs notre mariage, il mourut de livre hectique. Mon dsespoir, alors, fut atroce. Pendant de longues semaines, je dus garder le lit... Je dlirais. Et, ce qu'on m'a rapport, je lie parlais, durant mon dAu plafond, une ampoule |i,e, que de mon amour.... lectrique, qui jette sur la Mon amour! MicaroEnri chambre une obscure chut ... On y voyait un lit, une table, une malle, et dancings toniti uaienldesairsexoliques. El les lidles.a vau-de-roule, vidaient les glises... Nol... C'taient les rveillons, Et la boustil'aille, et la joie. Le jambon rose au bord tremblant. Le boudin noir el le vin blanc, Kl les marrons pondus par l'oie. CLMENT MAGLOIRE FILS Dcembre lit.. un >re un accs de fivre 1 Vous prenez de la quinine, ces! bien Mais tclle-cj atteint l'effet et non la cause Pour viter ou retarder le prochain ,i i %  vous devez tre fort, rsistant Et justement, les accs rptes vous puisent... Faites une cure de Fortia'ne c est un pm-isarit fortifiant, un rgnrateur. En organisa vau sant la resis/ 1^ tance de votre organisme. __ il Fortune est le meilleur re-^"^ mde contre les lierres Fortiane diminue la violence et la frquence des accs : fbriles. Son emploi rtablit trs vite les fonctions organiques abolies pair U fivre et par la chaleur. L apptit etles forces succdent a la prostration et I abattement. 9 Si vous vous laites des piqre* toniques, essayez FORTIANE, I sc(ion sera plut bienfaisante et plus sensible. Dans loutes les Pharmacie* % A Port au /'nnc : Pharmacie BUCH Qro : Laboratoire BONNAFt Millau Aveyron FOPT.AHE rORTIFlE L'ORGANISMF



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LEWUTIN Sourire Liga Souvent, pour consoler un bb, tout de suite, On lui met sous les yeux une image en couleur ; Alors, bb sourit et dit : li M... H tite ! Ainsi,, je fais pour toi, grand bb par le cœur, Aumne Je suis pauvre, voyez, j* n'ai pas mme un peu ;I)e paille pour m'tendre. Et je vais, tous les jours, psalmodier ctt aveu A qui veuille m'entendre. Ayez piti, passant, mon Irre. ayez piti En sou'ageant ma plainte. Le don dt votre obole accomplit tout entier Un vœu de la loi sainte. Avenir Qui peut dire, demain, ce que nous serons tous, Hros magnifis, esclaves genoux ?... Nul ne sait, car l'avenir est fantme et fe. Semeur, tour tour, de ruine et de trophe. Mais c'est beau.toulde mme.en tout temps.de rverDans le rve 1 on voit des astres se lever ; Dans le rve l'esprit se pare d'une aigrette, Car tout beau rve inclut une fleur de conqute. Pome en prose NOCTURNE MTILEEl O Rve O rve.gloire' vous, dans le lemps, dans l'espace, Et dans l'ternit 1 Le Vent de saint amour qui dans votre vol passe Bnit l'humanit Georges LESCOUFLAIR. Hachures de |clartsMun aires rfractes dans la mer. Clairobscur d'toiles. Loques de nuages gris-perle pendues dans le ciel. Mases tantmales de choses eslounpes. Oinbre>^ mouvantes de gens. Eaux glauques ou se rettenl les luears balraues de lumignons accrochs aux mats des canots, l'ne maculature de tons et de demiteintes. Une cor Migration de lumires macabres. Dans cette ambiance, couleur de son me, je crois voir l'me de Baudelaire, errer. Au-dessus de ma tte, autour de moi. Dans le port. lit, par contre-coup de suggestion, tUne nuit dans les torets du Nouveau Monde surgit dan? mon souvenir. Je songe Chateaubriands Et, humoristique ment, je souris. Son paysaSe de lune si reposant, si ordonn 1 Un moment de repos spirituel ... ,E\ je reprends conscience de' la lalit qui s'impose, implacable. Au-dessus de ma tte, autour de moi. Dans le port. Dans le soir, une acre odeur d'ocan nage.Toule la traicheur de la Gonave lointaine, sur le quai, dlerle. Uae traine de trlts embarcations, cte cte, comme des sœurs, tout le long de la jete,s'gine en un mouvement rgulier de tango. Des chants nostalgiques tont leur balade dans l'air. 0 mlope de matelots 1 A mme les ponts,— asstors improvis, — le" cala > tait rage. Altern aux sanglots dtl vagues qui s'entrechoquent. L'atmosphre est pleine d appels, sature de mystre. La scne, du coup, change. A la primeur de mes impressions; dautree impiessions se super posent. A mes yeux, le tableau baudelairien Js'eflace. /abolit. Ces bateliers, chantant aux reflets; ces voilures cargues auour des guis, ces lueurs mme jui, dans les flots, dansotent, tout cela, maintenant, compose pour moi, une vision du pass. Pareil ce paysage irrel qui sertflte dans Tonde, une ma rine alricaine, dans mon espri se rpte. O incantation souveraine des soasl D'o vient cette duatit ou plutt celte succession de sensations qui, en noas, rsonnent? Pourquoi certains tats de nature suggrent dans notre subconscient des sentiments si contradictoires? C'est que chacun des deux lments de notre sang rclame sa pari, la capte, au moment de certaines rceptivits. Cependant, dans le ciel, autour de moi, dans le port, le dcor se mtamorphose. | Du sein des nues, la lun.\ [lentement, merge... Elle n'est plus quun disque d'argent somptueux parmi des bouquets de Pocons soyeux. A mon insu. le nocturne qui si jouait en moi, se transpose. j Un radiant au clair de la luue j tait vibrer le clavier de mon ame AltSNI POMPEE. ABONNEZ-VOUS AU JOUHJ NAL LE MATIN* Le Grand Htel de France ANGLE DES RUES BONNE-FOI & DU QUAI Tlphone : 2341 PROPRIETAIRE : P. P. PATRIZI Envoie tous ses Clients et au public en gnral ses bons souhaits de Nol et ses meilleurs vœux pour 1933. C'est l'Etablissement idal o, tout en trouvant le service le plus irrprochable et le plus moderne, on a l'avantage d'tre au centre des affaires. r £



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN nninrsMi £* •:•* •>-•.. HisHIIerie de L41G M. FONTAINE, Propritaire MDAILLES O'OR ET D'ARGENT A L'EXPOSITION DE SANTIAGO DE LOS CABALIIROS. 1927. u H RHUM CHAMPION— SOL, nom dit tout. Ill'avis des connaisseurs,c'est le meilleur, prix gal. hSSA\ Z-LE EAU DE COLOGNE Produit exquis rivalisant avec les meilleures marques trangres. LIQUEURS, SIROPS, LCOOL, BAY RUM,eic. IMPORTATION de VINS GROS & DTAIL Grand'Rue, ancien local du Capitale. Tlphone: 2152 H. SILVEKA Anale des mes Courbe et Roux Tlphone : 2628 i L a Maison se tecommande aux familles soucieuses de se procurer de la bonne marchandise aes prix extrmement rduits. Stock renouvel par chaque baleau. Si vous vouiez des tm us de bonne qualit et la porte de votre bourse, visitez la MAISON SILVERA qui profile des /tes de fin d'anne pour prsenter son aimable Clientle ses remerciements et ses souhaits les plus sincres. vmx£svm.%.\unm <-. . M m IIWJMdM



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NOL Samedi 24 Dcembre 1 1-E MATIN ijam iXUitt DSIR l' te donne n cœur, bourgeoise pai lume. l'on sourire lard m'a l'ail mal I ien des l'ois Mais ma soullran %  •• \ n,i, par h i harin <•, Monter comme un parfum iiottuue dans le i o s. I ii parfum si fluel, In grce si frle (hi'il oublie lentemi ni dans son as ensjon Qu'avant d'tre volute, avant d'avoir une aile, li a ramp, bourgeon, puis Heur dans le gazon. .!> %  le donne mon i œur, bo e ompasse. Le Kbol a bien souvent voil dessous les cils Ton regard vide o plus ne veillent les penses. Ton regard, toile crue el sans rien de subtil. Je te donne mon ^œur qui connu! i mt dt bouges..* Mais de grce, bourgeoise, .1 vos vres, ce soir Lavez I eau des nuits cel artifice rou Qui peint si tristement lardent baiser d'un noir. Je veux ta bouche nue el que les dents claleut Comme des fleurs de cafiers dans le malin.. Des dsirs en les yeux s'allument, oarates" Kl me blessent dj 1rs bagues do tes mains... Mais l'ennui a pris gite en 1.a 1 lu ,,,, |K '. S El quand lu me souris, Ion sourire esl si vide Ton sourire esl sons lant d'artifice no Qu'A lacre la bouche ainsi qu'amres rides.., Je te reprends mon cœur et j'irai par les bois Ou le lerroir parfume encor les chevelures.. O la payse porte au ruisseau de sa voix, Le murmure de l'eau, l'odeur des mangues mres. •Iran F. BRIERRI PU mm o — iMlnio •1 • n fiais pas venu, un son-, pour le tromper... Ce sen il plus qu'indigne de mon an ur, li mme bailleurs, contemple un 1 1 ux qui le regardent, I mine, c mtemple li i ... lis oui Jes lueurs I mve.s ainsi qu'il 1 • enu tapie : l.i ur llaimne a consum avaul que de oa rallie l'oues 1rs [leurs • 1 le mes rves anciens... Mais rien d'impur, mes sens, n'a troubl dans mes nuits. Je n'ai pas dsir goiller comme un fmil mur Ton corps gonfle de sve palpilanl comme un sein... () femme, non, co le... !_'•! rve aulremenl p ir, j'ai senti me bercer, J'ai voulu de leiicl poi er ton existence, 'I >ss ;oir, hii itiij 1 divan molleux, Te sentir palpil rd'eXIase el do dsir A chacun de soupirs qui go itl raient mes soins... Car, femme, muel, •1 me tiendrais pensif el seul les genoux, ';''• le vondl lillir, pale, prs des Heurs ples, l.i vers la face luire adorable, monter I n frais ehueholeiiienl loul parfum d'amour Que lu recueillerais en fermeul les paupires.. 1 • ce srail si doux el si II isle a la lois, Que, brune, dans le son venu .1 pas feutrs, I .1 laisserais ion or, .s s'allonger souple el enl Dans le velours des losea la pies pour le bercer.. I-.I m n, si douccmenl que lu n en saurais rien, J^iurais, extasi d< anl la nudit, 1 silence, pos u 1 : longueme il dans l'ombi e l .1 baiser udiraru 1 us ion mysire inlime... Robert LATAILLADE dont [œuvre posthnmc L'URNE GLOSE parail bieult eux ditions La | } rese.* A r ODETTE CHEVALLIER OE PUYLBOREAU U' *| I Ne croyez pas que Je sois l'homme du langage brutal qui dans les mots l'ait ronfler 1 asstor, certes, vous prenez un masque pour mon visage. Je ne suis qu un tmoin lidete et c'est a tort que les reines de cœur s'liraient ;i mon passade. dil la bacchanali BUX soirs de houe el d'or pour que nos petits-fils puissent voir dans la Irisque le lemps o nous vivons, bestial el grotesque. Il Pour bercer vos loisirs de brouette aux yeux verts je choisis la lgende au temple de mmoire el dans un jeu subtil l'enrichis de beaux vers. Les jets d'eau jaseront dans les vasques d'ivoire el I mir entour de ministres pervers jouiia de la danse o Mabrouka-la Noire d'un rue pnntanier dissipe les ennuis comme un conte vivant de mille et une nuits. III Ma brou ka noire aux yeux ombrs de lils de soie el s'ouvranl clairs dans un visage de quinze ans ; elle danse el 1 mir qui sent monter la joie lui donne hracelels, anneaux, colliers pesai.ts. La musique se lait mais la vierge tournoie el la perle s'irrise aux feux des diamants, sa chair de raisins noirs s'offre toute en la danse el les brle-parfums fument dans le silence IV — Al-Mansour glorieux la tte d'argent, invincible soulieu des armes du Prophte dit Mohammed le-Fourbe, il vaudrait mieux changeant en or tous ces bijoux, mettre les cœurs en tte, distribuer le prix d'iceux aux pauvres gens Ihn Djehel l'argentier, juif aux regards de bte laissant ses airs traqus, lit chorus au conseil des ministre* confus d'avarice cl d'orgueil. El l'mit de sourire en sa barbe chenue : — Les joyaux les plus purs sonl esclaves aussi dans les mains des vieillards qui ne voient pas la nue clatante, courbs sous l'ge et les soucis — L'mir aux regards clairs comme une lame nue attirant Mabrouka lui lissa les sourcils, dans l'odeur des œillets el des fleurs azales au son dlicieux des musiques voiles — Quels diamants vivenl aux yeux de celle enfant quels flots harmonieux ont jet sur les rives les perles de ses dents aux malins triomphants. ces jasmins frissonnants dans lcrin des gencives sa chair noire est le musc suave d Krivan Allah mme se plail ses grces navi s ;' sou corps esl un jardin de grenadiers en'fleurs quelles pierres vaudront ls gammes de ses pleurs Pour soulager mon cœur j'exulte en vers sauvages cnanl parfois vers Dieu ma plainte d'isol veis l'Eglise de gloire aux bienheureux rivages o secouant son Iront dloiles constell la Vierge lait neiger les HeursJ 'cris ces pages au soir anlilecn de palmes ventil pour la brune aux yeux verts et dans sa vnusl en humant le parfum exquis des roses-th Port-au-Prince, ce vendredi Dcembre 1032. Emile ROUMER M. LE MINISTRE IIETT S. E. Monsieur Wielt, Ministre de France en llali, atteint par la limite d'ge, prend sa retraite et rentre incessamment dans sa lamille. Il nous a l'ait l'honneur, de |iasser en nos bureaux prendre cong" de nous.el nous procurer par ainsi l'occasion de lui prsenter nos souhaits de bon voyage,et celle de lui renouveler nos plus profonds hommages. La France eut rarement chez nous reprsentant diplomatique...de si haute sduction,et de si parfaite distinction. Il emporte la sympathie et les regrets de tous.



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NOf, Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN SIMONE... I .c vent frachissait la tombe du jour. Et le soleil, l bas, en maillot pourpre, Taisait un plongeon dans la mer. Michel sortit du petit caf de bohmes, portant firement sur la conscience deux victoires de lots, une provocation non releve et quelques coquetels. H se sentait des muscles d'athlte et capable, comme Atlas, de charger le Monde sur ses paules. Il croisa deux marines, saouls qui titubaient. !l les vita prudemment, comme des chiens hargneux, ctoya la petite Ion laine o se baignent, impudi ques, des nymphes blanches el mignonnes el arriva au Champ de Mars. Ce jeudi-l, la musique du Palais olrail un concert la population. Dj, sous lœil attendri des mres de familles panouies dans leur graisse, sur les bancs de ler-lorg, des jeunes filles longeaient le trottoir, lit le vent indiscret jouait dans leurs jupes roses, bleues jaunes el blanches. Michel souriait de ces gaies attractions. Une brunette aux grands yeux tamarins montra ses jarretires rouges. Mais vite, comme dans la chanson triste, prenant d'un geste lger, entre le pouce et 1 index, le bas de oa robe, elle ferma le bel horizon. Michel regretta presque d nvoir assist a ce film un seul pisode.II estimait si joli ce buui de limbe. Simone tait l. Michel venait de l'apercevoir. Allait il oser la trouver el lui crier laveu qui lui brlait les lvres et le cœur ? Longtemps, du regard, il suivit sur le petit trottoir, la jupe de vieux rose, les jambes pleines et jolies et ce petil corps si menu et si charmant qui avait quelque chose d'exquis quand il s'eflaait lbas, comme une douce lumire dans un peu d ombre. Kl puis voici encore Simone qui revenait. De loin, il lorgnait ce corsage o papillotaient deux petits seins ronds, dlicats el frais. Quand elle lui toul pies, Michel se sentit soudain envahi par la timidit et peine murmura-lil eu soulevant lentement son chapeau. — Bonsoir, Simone Tout de suite, un peu de bonheur et de joies inconnues taient entrs, en coup de vent, par une lenlre de son cœur. Simone avait compris, depuis Une machine 3 culotter les pipes s -0C'est la dernire invention que nous ofre l'Amrique : la rrachine culotter les pipes Il s'agit d'un ; appareil aspirateur pour tumeurs paresseux, comme si le plaisir du fumeur dign te ce nom n'tait pis, prcisi nent, de culotter lui-mimf, M gemtnt, mlhod-querne"', av.%  • r', s? bon**e pipe en te're oi en cume de mer. Hisloil e mait doucement ce tendre,, parfum de chair que Simone avait laiss aprs elle.La seule chose qui fut un peu pour lui Il respirait longuement, avec loi ce. comme pour en conserver toujours le dlicat souvenir. Kt voici Michel ne savail plus ce qui s'tait pass, mais maintenant, il longeait le petit trottoir, cte cte, avec Simone. Kl ils causaient ensemble de toutes choses du temps qui se faisait beau du cinma, du prochain bal.de la vie Kl riaient tous deux grands clats. — Allons sur la pelouse,pro posa Simone. Dans le ciel tout plein d'toi les, un morceau de lune avait paru comme une pelure d'orange jete dans une porcelaine blanche. La musique achevait une douce meringue o soupiraient des clarinettes, telles des petits oiseaux blesss. El toujours sur le trottoir chantaient I harmonie des jupes roses, jau ns, bleues et blanches et le rire sonore et trais des belles filles. Dans un pelit coin,Michel noyait ses lves d'amour dans les beaux yeux .noirs de Simone. Il aurait voulu les regarder jusqu' ce qu'il y et l-dedans des traces de son regard 11 pensait quil avait l, tout prs, l'image du Bonheur. Il voulut la saisir, mais les mots d'amour montaient t, o p vite et trop U nSll/MlM n //> nombreux de son cœur Tout ce•* Itf tiCtllilCIl IIC la s'emmlait. Aussi cette douce ( naturelle Lili, qui depuis quelque temps va en classe, a commenc la botanique, et l'histoire naturelle. Au dessert, papa l'interroge. — Voyons, Lili, d'o viennent les figues ? — Des figuiers. — Ht les citrons ? — Des citronniers. — K< les dattes ? Elle rflchit un moment, puis tout coup : — Des calendriers musique qu'il avait rv longtemps de laire jaillir de ses lvres pour Simone, un soir de clair-de-luue, s'tait fle la gorge else tranait en murmures. Le concert s'acheva par une valse 1res sentimentale. Simone rentra chez elle, laissant Michel, les jambes lasses, rveur, sur le petit trolloir du Champ de Mars. En alls les belles jupes multicolores o jouait Messire le Vent, le rire gai et bruyant de la jeunesse comme un hymne de joie, la musique, les amis. Il regarda les bancs vides, Laulo vient de capoler. La femme, s'adressanl son mari radiomane, gisant sur le bord du chemin, sous sa radio r> native.— lis-tu bless '! Le mari radiomane. — Chut Je viens justement de capter Nt w Vok. I ongtemps, |cetle passion qui n'osait s'avouer.KUe avait vingt ans et parlois songeait dans le dsordre de son petit lit tout blanc un bonheur qui serait ilcux. Klle sourit el passa l'ombre des verts sabliers avec celle voluptueuse nonchalance qui amenait toujours en la mmoire de Michel cette strophe du Beau navire : Ouand tu vas balayant l'air de ta iupe large Tu fais l'elTet d'un beau vaisseau qui prend le large Charg de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, paresseux et lent. Michel s'lait retourn el hu comme au sortir d'un rve el autour de lui, les marchandes de pt-du-soir, la barque tendue, qui sonnaient autoui de lui, comme un vol de mou cherons au bord d'une gamelle de tritures. Dans l'ombre, prs du kios que, une proslilue l'invitait dsesprment l'amour. Il et envie de lui jeler, non quelque menue monnaie, mais un gros juron sale. Mais lorsqu'il se lui mis songer, un instant, la tristesse de celles qui glissent dans la bout des chemins, il et piti. Et ses lvres, au lieu d'une insulte — oh n'insultez pas celles qui tombent I— tait venu cette prire que fit. pour elles toutes, la sainte Vierge nue dame charitable, un jour de tendresse : 0 Dame regardez celles qui tournent mal. les pouses en qui la chair ne peut Milse ta re Michel tait l, avec son rve, comme un jouet bris, disloqu. Quelque chose comme un piment lui brlai! le cœur. Avant de s'en aller, il devait revoir Simone et lui parler enfin. La lle lourde, tout droit, il courut vers la lumire rose qui, secoue par la brise, dansait au balcon d'une petite villa pose dlicatement dans un parterre. Simone tait au salon. Bar les persiennes, Michel la regarda longtemps rylhmer^en irappant de ses pieds le parquet luisant, une musique d'outremer. C'tait dans le soir doux, l'vocation de ces vierges romaines.couronnes de lys qui dansaient, mlancoliques, leur dernire danse avant de s'en aller oflrir leur virginit quelque patricienne. Il et envie d'enloncer la porte, de saisir Simone dans un embrassemenl ternel et de partir avec elle, comme un voleur, dans la nuit, loin, trs loinUne auto passait.phares lumi neux.Michel sauta de la galerie et s'enfuit avec son rve dans la rue dserte el silencieuse, comme un jouet bris, disloqu... (Extrait dun roman (?)en prparation.) \ JEAN FouCHARD el Ki>\i;n Biun s UNE LETTRE CURIEUSL Un attelage original Le clbre auteur dramatique Scribe recul un jour une lettre assez curieuse. Elle tail ainsi rdige : Monsieur. J'ai l'honneur de voua proposer une association fonde sur les bases suivantes. Dsirant voir mon nom figurer ct du vtre sur l'allihe d'une pice de thtre. je me chargerai de tout les frais le reprsentation de la pice crite par vous. Vous loucherez seul tous les droits d'auteur; moi. je me contenterai de l'honneur d'avoir l pris pourvotre collaborateur. Recevez, monsieur... Le riche inconnu qui se permettait une semblable proposition avait spcul sans aucun doute sur le caractre assez intress que l'on attribuait Scribe. Mais il avait coin pie sans l'amour-propre de l'crivain ... Celui-ci rpondit en ces termes : Monsieur. Je n'ai pas encore pris l'habitude d'atteler mon char un ne cote d'un cheval; aussi ne puis-je accepter la proposition que vous avez bien voulu me faire. Assurment, aprs une pitre dun libell aussi cinglant, Scribe se croyait dbarrass du candidat collaborateur. C'est pourtant celui-ci oui sul avoir le dernier mol. Il adressa l'auteur de • La DameBlanche une seconde I lire : ".l'ai bien revu le mol par lequel vous refusez d'unir nos destines littraires. Vous tes, la vrit, libre de mal comprendre vos intrts; mais vous n'avez pas le droit de me Irai ter de cheval'. •• Recevez..." Scribe prfra ne pas cou limier la correspondance. Le tapeur "n f arisien est abord sur le boulevard par un "tapeur" renomm : — Mon cher, prirz-mois do c cinq louis .. Iljm'arrive la chose la plus dsagrable du monde. J'ai oubli mon portemonnaie la maison et je me trouva sans un centime. — Dsol de ne pouvoir vous rendre ce service... Mais je puis vous mettre mme d avoir la somme dans quelques minutes... — Von tes vraimni troj bon... — Tenez, voici cinq sots.. Prenez vu. c'ramu a y etieiourner chez vous chercher voire porte moi uaiel FORCE VIRILE JEUNESSE par la "GtANDornui Action vitale contra impuissance, pultemnl


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NOL ->* Samedi 24 Dcembre 1 A LE MATIN LE VOYAGE \ Je m nous aime pas et nous m m aimez nos. ) >„•, rencontrs sur l Pve. Kl! |ic.id:i,,i bien ,1,-s nuits, e| pendanl bien les murs Oui cjuil lallul un jour mettre un ferme au vo affe Ayant pour matelote le Dsir et l'Amour. p r, 88J>r les partants, les baiiers, les csressea Unis -fans la tendresse et dans la volupt •NOUS avons savour toute une ternit hl M tonte notre me en la divine ivresse! rV'sn.rrr' %  | 1 "' ,,ii l s ,, 1 ,,f{ ,ui (,arer '*.•. i-i s. nos cœurs taient dans l'treinte sincres Nos de mes restaienl lune l'autre trangres LtI nbre du Dsir nous fil croire I Amour? Car, un jour, cte cte en l'ternel navire Lentemenl entrouvrant ensemble nos vu Hos Nous vmes luir au loin nos frles matelots tlbutesmes le Iront pour nous Uiie el S o Ur ire. Je descendis d'abord, en vous tendant la main • Voua parttes, lgre, et sans tourne %  ;.t |e menlu.s, p,y, llx mais tout le cœur in ftl. bn penaant aux donneurs dont **7toitVml Q Tous deux nous reprenant mircher dan. u i ^Portant dans nos cœurs inTlte uo„ve a n H Vd2S Nous passons, voyageurs de songe e denlatfr Sam mme nous connatre et 1 au.e M V stouvi e Si nos regards moins lourds s'affrontent sans eflroi Lt si le Souvenir, dans le aoir, nous ramne l> us ksilence inuial o leurs ilAhfi • • Nos anciens tervVs l ^S^^*"*' r'' s i ''"'l'' : lfl l ''elle, enivrante et lu .,,... • .' %  s'^se/.! Que m :w„ sV„| ; ,, ni | s,, ^ I,, Q e sur nos lvres ne tremble pbH | a cffnion* • %  l beiaew dmente n'aient laiss nuUe trace ; Q^porlelUUoulieurenmailreapassll J —ous en veux pas.. V^ ^ m 1 ;;^;;;-;^-;--'He nry DURAND Sonnel Siivain ~ Sous la neige des ans el colle des faircn N —:> %  ,,„ j:;:m q r.v' !" %  InMiuiblMaui bruil, loiali. Je riiniwr. Le *pn. glorieux des sots el de.pcm,^' Aux rides le nos fronts les nf D ..i j.i.ror q u.M,. 1 d'.;cK, i7;7 ourroaMipe '' U %  %  %  '•'- %  ".-^rOv,-, lM11 s ,,,„„,,. Daus I s j irdins sacrs! de la M,.s,. n ... %  bQrutonld -^.<>us attendras ii' mor Armand SYLVESTUF DES FRODOIIS N0UV£4UX LES UOARETres Avl >n Kaw Je reviens, mes Amis .le reviens, mes Ami., .lu rher paya lointain. J'ai roul le parvis les temples millnaires, Ma lvre a murmur des prires d'amour, Chant dis chant d'ivresse aux autels dVs ends dieux. .' SI pin ihe mon Iront feau des urnes saintes et ceint de foulard rou^e et ma tte et mes reins ; danse le anvalou aux sons de l'Assotor **~ i — mang de l'igname ai x gamelles des hounST" l.e Mng des moulons l.'anes en apaisa ni ma soif Il redonne la loue a mon e.eur anaibli. Mon pauvre corps chlil oint de l'huile bnie n revtu I habit du Sacrificateur. 4'ni entendu lu vois des dieux en plein • nuil Irtsie, se lamenter sur leur profond oubli sous les arbres gants des sources cristallines Ils ont allolenient pleur leur abandon et leurs gmissements ont souill la tempte sur la nuit des forts o rampe la couleuvre Je reviens, mes Amis, du paya des Aie; x O couch sur la dure l'ombre des ma. us I ai jeune pour calmer la colre des dieux Je vous reviens, ICI, pour sonner l'hallali laver vos Iront, bronzs que recouvre l'opprobre %  t vous tenant la main, aux autels des dieux lares leur demander pardon de les avoir reni, s. Camille WAIWVHIf.HT. Douce folie Madame P... Et cela me reprend, celle douce folie Voua tiez, s.iye/-vous, la premieie e'n'ma vie • puis est venu l oubli qui d'un geste inconadlnt effeuilla nos dsira et nos rves d'enints Dei revoir aujourd'hui la beaut de vos veux el I entendre le son si doux de votre voix il nat en ma pauvre Ame un dsir curieux de revivre .1 amourcet amour d'autrefois • On sait si roui n'avez pas le profond se c ,t' de pouvoir redonner ce pale cadavre mon < ii'ur desabus mie le noir rhnm-T.. un gr.rd souille de v! e ? Cc^a' 1S ^'.etT vraiment, que vous aurez lenu sur vos ienoux g mour .,ue vos yeux auront ressuscite Et po*r vous dire Merci de tant de lu,,2* Camille C. \VM\\vi!:.i,r P 1 i r noir as Papier b u U SELVES MADE IN M. Jules Vran lail cette ccmslatalionquela plupart de œux qui son( a ,., l(He de leur pays, lm pe| p;irlou| ouiw des origines lis „„,. destes. Le prsidenl*Hoover. critil, dans Comœdia, a eu l>or pre un forgeron, el lumme a commenc sa carrire comme petit employ Mussolini, liis lui aussi 1 ,m .^rgeroD, a t matre d cole. Mac Donald esl n dans ne ferme, fils d'un paysan! riis de paysan aussi Staline qui a commenc par tre loueur de livres. Paysan d'origine galement le docteur Bruening ^ P^ent Masaryk efct 'e I.K cl .„, cocher et <\\, ue cuisinire. M. Paul Doumeresl le lils a un modeste employ des Chemina de fer et M. Pierre Laval d un aubergiste. Mali les Amricains qui, P or ,8 d ; "en. sont devenus les rois du colqn, de l'acier i\u verre, deacbemisde fer' des pommes de terre, et ni ji_' lardatres, regardent avec ni. lie ces p;..ivres petits parve%  'Msqmne sont que des chels d Etat provisoires el ne peu. vent BCbiter une terme, avec NOUVEAU PROCD DE DIAGNOSE Le professeur D.-O. Reche de l'Universit de Ltiil'fl a tait une intressante srie de dcouvertes sur la proprit du sang malade de luire dans I obscurit. D. s essais faits avec une centaine d'chantillons de sang prlevs sur les malades soigns la clinique universitaire de Leipzig ont tabli la ralit du phnomie, alors que lesang.N.in reste obscur et opaque. Le savant a tabli, en outre, que la lueur mise par le sang malade varie de ton selon la unladie, et que le stade de celle-ci se traduit aussi par une diffrence de coloration. Cette dcouverte ouvre de nouvelles voies la diagnose. I NOUVEAUX ALAMBICS, Pour DISTILLER t RECTiriER LI EAux-oe-vie, "HUMS, ALCOOLS, ete DEROY FILS AN ^^ /S, rui Du TMtir < '"' btHlES le. HANtTTI j. r., ^ quelques cochons sans tre accuses d avoir empoisonns 'e propritaire et sa famill, i wtm



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN s—— LA PRATIQUE DES TRADITIONS La pratique des traditions implique la connaissance du passe et une familiarit avec ses acarues cpii constituent l'histoire, l'histoire' crite ou orale. 'Pour fouiller dans le pass, il faut naturellement une discipline de l'esprit, une volont d'action peu commune. La discipline est la consquence de I effort la contention de l'esprit, la pratique exigente d'un principe. La volont d'action est une propension ou un got raliser ce que l'on conoit. L'un et l'autre naissent de l'tude, l'lude de soi, l'tude de son milieu et l'amour de ce qui a le plus impressionn lame. Ces impressions sont varies et multiplies. Mlles embrassent l'amour de Dieu, de la pairie ou le patriotisme qui opre des miracles; l'amour de son prochain, la rpugnance du mal ; l'amour harmonique de l'ordre et du bien ; le sentiment de la famille, de la socit, du travail qui entrelient l'homme en 1 ennoblissant. Dans ,ces postulats essentiels que — nous venons d'numrer il y a toute la vie des tres. La traditon gouverne ces concepts en ce quelle veille leur perptuation. Quand une vie d'homme srail domine par l'observance de ces grandes rgies, elle serait digne d'tre offerte]en exemple l'humanit. Cet homme rsumerait, comme Christ dans la chrtient, Mahomet dans l'hislamisme, Krishna dans le brahmanisme, ou Calvin, un ge de I humanit et passerait dans l'histoire pour devenir une tradition de son pays. Faut-il dire de nous que nous avons des traditions et cpie nous en faisons nos lois gouvernantes ou mme des reliques saintes que nous vnrons aux grandes heures de nbtre existence? (C'est ce que nous allons voir.) v S'il est vrai que tout peuple a son histoire, nous en avons de s nratiODS futures. Ils luttent, tels ces hros lgendaires homriques Jque ies sicles n'effacent pas dans la mmoire de s hommes. Le got de la libert cultive en leur cœur, telle une fleur desserre, dans la rouge clart des incendies, dans la fulgurance des batailles qu'ils n'ont pas su apprendre et jusque dans riirosmcMle la victoire, est dsormais l'obsession de leur raison* d'tre. Ils crent un idole, un temple o ils vivront libres, eux et leurs frres, leurs femmes et leurs lils. Ils fondent une patrie LA NOTRE. Elle nous est lgue au berceau, entoure de la convoitise des mangeurs des petits peuples et de l'estime des philantrophes rpandus dans le monde. Comme une toile son front, l'esprance brillait, tel un joyau de fe. Son jeune corps n'avait pour le protger qu'un emblme, une ide Ce fut tout. Nous nous sommes peu essays la conserver et la dvelopper. Nous n'avons afin de les offrir l'acheteur qui frquente ses comptoirs. Nous ferons donc une macdoineftde nos belles traditions et repousserons nos dtestables travers. Tout ce qui rappelle notre primitivit bestiale et dshonorante s'effacera dans l'oubli, l'avantage de nos efforts vers l'amlioration dans une rvolution lente et sre. Nous n'offrirons pas la persistance de leur pratique jusqu' notre lin. qu'une leon a l'avenir : notre ardente soif de rgnration morale el psychlogique pour la rdemption de notre pass fautif. Nous nous tudierons %  mieux pour nous mieux couI natre et laisser dans nos Iraj ditions un ensemble qui sera des IDEES FORCES en hritage nos successeurs et qui embelliront les temps OU nous serons seulement des souvenirs dans les traditions hatiennes. C'est par la pratique des vertus que nous y arriverons. L'tude ouvre l'esprit des horizons o s'largissent el lias compris la tradition de, •. 1 ,. su i) ICI les moi n (ies nos pres. Le ma heur nous', ..' ... ... traits de I intelligence. La persistance de l'effort, de l'effort I Ls a rappeles. Ne sentons nous pas le mouvement qui nous convie la tradition maintenant, aprs les preu ves? Nos actions prsentes passeront nos lils pour augmenter le domaine de nos traditions. Je crois qu'aprs nous, nos lils garderont plus firement encore le prcieux hritage reconquis. Ils auront pour inspirer leur foi deux sources : le point de dpart hroque des anctres et notre action dfensive aprs nos grandes faiblesses pour ramener notre exclusive jouissance dans l'ordre et le sentiment de notre dignit le patrimoine anceslral. Nous avons aprs les aeux, constitu un ensemble de faits qui se concrtisent en tradition. TOUS ne sont pas honorables et ne peuvent consquent ment servir de modles aux des. tendances futures. Faudraitune; la notre est n recommander nos turpituo u c h e n o u v el 1 e, d nQS achelcs cl nos lalltes partant sans richesses pluri-1 innombrables qu'il ne tant sculaires. Le point de dpart pasml mrer, tant le tableau de notre pays et de sa formalion l vie politique et sociale est une de nos plus belles traditions. Nous aurions gav g n en noblesse et grandeur la mieux comprendre. Des esclaves asseivis au en serait laid ; ou plutt, choisir, slectionner pour l'avenir, nos belles actions, les traditions de demain? J'ai dit en une phrase liminaire que toute tradition est fouet de matres inhumains, I sensment conserve lorsde qui les coups de verges i qu'elle ne marque pas une ont tant de fois saign le corps astreint un travail de bte, sont unis en secret aprs des annes de martyre, dans nue pense qui les confond dans un rve sublime et permanent. Ils souffrent en silence, couvant leur pense de libration sous la plainte qui s'exhale de leurs cœurs. Leur sort appelle l'union dans les preuves, l'effort et le sacrifice. Ils songent s'affranchir du joug qui les opprime.dans la mort, dans l'oubli de soi, pour assurer l'avenir auxgen vue du bien, devient l'homme une sorte de sport qui ne l'puis gure quand il en a trouv la pratique du mcanisme subtile et mesure. Par elle, l'lvation de nos sentiments atteindra plutt les hauteurs dpassant la mesquinerie el la petitesse qui contraignent l'tre moral une vie sporadique el re tarde, hargneuse el Iracassire, haineuse mme. Ce qui nous ramne trop souvent l'injustice, la passion jalouse, l'envie, l'intolrance. Ira ves cpii dparent un tre cultiv. Etroit et pauvie, le concept n'engendre alors que des spculations rudimentaires o le souille d'un esprit en travail se seul peine. ('.'est comme la matire cpii lui insuffle toute action comme toute cration. Le pouvoir crateur est insignifiant, sans haleine et sans envol. Il csl alourdi de tout le poids de sa source, o la gangue emprisonne la minuscule pierre que le brunissoir de la pense rendrait brillante et cristalline, mais qui reste encastre dans le calcaire primitif et rude, au sein de la fange surnageante. JLes traditions ont celle merveilleuse puissance de la force cohsive qui accomplit des prodiges de fusion entre les lments htrognes par leurs dissemblances ethniques, mais homognes dans leurs penses ou leurs rves. Les lments de race latine ayant t des intrts territoriaux opposs se liguent pour repousser d'autres groupements qui convoitent leur territoire. Les peuples balkaniques se rclament des Bains y kans, conlre les cumeurs de n-[ leurs rich.sses ou de semblent gure au point d? vue essentillement ethnique. La nation serbe qui comme Hati, fonda son indpendance dans l'odeur de la poudre contre la domination turque, conserve un nom de plaine clans son histoire comme une magie au devant de aquellc tout se courbe. KOSSOVO KOSSOVO! C'est le berceau de la Nation. C'est la page d histoire immortelle. C'est la pins haute tradition serbe. Elle a men la Serbie travers les sic'es de lutte, et I orsqu'en 1014 les forces autrichiennes battirent le roi Pierre Chahuts, au mont Tser et sur la Drina, les vaillants soldats serbes eurent pour raminer leur courage et les exhaller, le mot sacr: KOSSOVO! La France, enrichie des traditions de la Gaule qui, matresse de l'Europe, l'origine par ses victoires millnaires, recueille chaque jour les traditions de sa race pour en nourrir les Franais el leur rappeler qu'ils doivent tre un en plusieurs millions d hommes La tradition a donn Jeanne d'Arc aprs les saints dont la vie peuple d'exemples difiants, sert l'enseignement de la foi chez les peuples chrtiens. La tradition a en gendr au vingtime sicle les hros de la grande guerre chez toutes les puissances qui se combattaient. N'est-ce-pas un rappel synthtique de la tradition guerrire et hroque que ce cri du lieutenant Pericard en 1915, au BoisBrl en face des Allemands: DEBOUT LES MORTS I Sublime vocation du pass! Appel suprme tous ceux qui ne sont plus et sont entrs glorieux dans l'histoire en dtendant le sol sacr des aieux Tressaillement mouvant t\c I aine au devant de qui nasse ce moment suprme le dfil des ombres Hroques, qui, vivantes, eussent fauch l'lan allemand viopersistance la stagnation. Toutes Celles que notre foi d'hommes pensant, la conscience plus prcise de notre rle de devanciers des gnrations lointaines et sres, condamnent, doivent subir le feu des ghennes, tels des sarments nuisibles aux jeunes pousses confies la terre. Nous serons semblables au joaillier au milieu de ses pierreries, qui en choisit les plus prcieuses, les plus pures, les spare des nonvaleurs, puis les catalogue'teires, tandis qu ils ne seresvolutions qui ont continu leurs lantle sol de la France! LjLglise fonde seulement sur les traditions, rgente les consciences et les mes, constitue la plus forte socit humaine, mais divine et immortelle par ses principes, ses origines, ses lments de constitution, ses lois qui demeurent les grandes reliques du monde. La tradition partout conserve la physionomie des peuples qu'aile caractrise, les traits distinclils des uns et des autres se survivent travers les poques. Tradition figurative du pays, tradition du caraclrenational, de ses premiers pas dans le inonde, de ses hommes, de ses mœurs, de sa vie passe; tradition perptue les associations, des ordres, des lois dsutes. Tradition des co les, des inventions artistiques primitives comme celles des *v 1 I ./ % 



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NOL Samed 24 Dcembre 1932 LE MATIN :s no1 noire patrie. Nous fuyons les i cela I souvenirs chers que sont nos sacro-imodles. La vanit mesquine ide cratrice chez, les ions de la terre. Tout constitue les domaines sacro-'i modles. La vanit mesqi saints o chaque peuple cou-1 que sait peine draper une salle son pass pour se sou-1couche superliciellc de cultu're moyenne et restreinte parai! tre l'unique vertu symvenir qu'il'doit vivre et malgr le cours des sicles et les lois changeantes de l'existence cause des poques, il lui est lait l'obligation de se reconnatre par des signes certains et indlbiles, et d'ajouter son histoire pour tre perptus, les traits de la vie nouvelle. Comme les premiers chrtiens reconnaissaient par le signe du poisson dessin sur le sable ou dans le creux de la main, el depuis la venue messianique, par la Croix symbolique et sacre, le peuple se reconnatra par ses reprsentations lointaines de vie, d'volution dans les temps accomplis. Comme il est "triste, que chez, nous tout s'ettrile, tout palhique notre caractre. [)'cs\, me semble-t-il, lalection nationale perditrice. TIMOLON C. BRUTUS. Octobre 1930. ( E X T 11 A I T ) Choses [entendues Une nouvelle bonne se prsente chez M""' X... : — Une chose essentielle! Avez-vous l'habitude des entants ? crois bien Maoo — Alors tu tolres qu'il passe sa vie au pied des femmes? — Dame, il est pdicure] oo — Oh! moa chri, comme j'ai peur que tu ne viennes pas: i'ai reu ce malin la note C ez nous IOUI seunie, /V"' I dam^^^atteuds un. se meurt, tout disparat. ( est | Aft cela qui nous emporte dans le nant, tant il est vrai que les traditions heureuses entretenues sauvent une Nation ou le prestige d'une famille jusque dans sa dernire gnration. Ou si elles sont dlaisses, effacent le nom glorieux et engouffrent son souuenir. %  Not, n e cas nous autres/e ma modiste. hatiens 1 o sont nos traditions chres, celles par lesquelles nous tenons la de et qui nous font vivre? O sont les forces actives qui nous lient ce qui fut et nous engagent poursuivre le prsent pour garantir l'avenir? On dirait que mme l'vocation de nos gloires nationales les plus belles nous laisse sans frisson, tant elles ne no is tiennent pas toutes Un^ vieux marcheur suit une ieune tille qui passe, cartoa au bras : — Oh la gentille poitrine que je devine sous ce corsage charmant. — Qu'est-ce que a peut bien vous taire? A votre ge, il y a longtemps que vous devez tre sevr. oo C'est un apprenti diplomatie no IS iK'iiiirui HUN a tuuica %  r.v.. .. •",... nos bores. Yertires, Ravine^ !" Qu ll '• gj nl e -Couleuvres. Cr.e- Pierrot, J 0 1 .'^? , ilrtS t nX 1801 ne nous font pas vibrer £*J^ ^jtf'ftjS" d'orgueil et du dsir d'an tre digius en les perptuant Toussaint, Dessalines, Ptiou, | Christophe, Laraartinire, Ca' pois ne sont que des mots creux! Il en esl ainsi de tout. Nous ne vivons nullement de notre pass. On l'clabouss, on le soulllte et nous courbons le front, sonmis. Nous oublions tout.... La simplicit endolorie de nos origines, notre naissance la vie des peuples, les mœurs si belles de \ nos grands'mres, nos victoiics el leurs hroiqnes conqurents, la mmoire des ligures qui ont illustr le nom hatien dans tous les domaines; nos joies el nos peines, nous oublions mme nos esprances. Nous dformons noire pense et la voulons transmuer en une autre qui ne s'adaptera jamais notre psvehisme. Nous ne culti vous rien dt n'a rien du tout rvler. Au ministre des Relations Extrieures, en l'a surnomm a le sot du secret . Bien rpondu hatien, tandis que nous avons sous la main des matriaux que nos devanciers ont accumuls o se trouvent enchsses des richesses originelles a exploiter pour l'ornement de noire pays, pour Eo Italie, une brave lemme (a dernirement mis au monde trois jumeaux. Le Duce lui lit porter ses flicitations oilicielles. Mais la mre, se redressant, rpondit l'envoy de Mussolini : — Ce n'est pas moi qu'il fait fliciter, c'et mon mari... Et il n'est qu'un .. YOTRE GUISINE. MADAMEZ* Voulez-vous rgulariser vos fonctions digestives si elles spcialement | sont drgles? Mettez-vous a l usage, d-ins votre cuisine, de la Manlyiie des Laines de Port-au-Princeet de St.-lharc! Vous u'avez plus besoin de vous miner e [produits mdicaux. Bec-Fin. PRUDENCE —o— La crainte d'tre enterr vivant O N a clbr dernirement San-Frn-isco les obsques de M. Edou


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NOL Samedi 24. Dcembre 1932 LE MATIN tta i ,vf& I n V. Idal Rhum HUE ROUX : 317 Tlphone : 2635 Se recommande par sa puret et ses qualits apprcies par le public, seul juge. 30 ANNES DE SUCCS La MAISON ALIX ROY prsente ses meilleurs souhaits ses fidles Clients l'occasion de l'anne qui s'ouvre. FER ET —oUnefois dplus, au cours de la dernire crise allemande, on ;i pu admirer le ressort du chancelier Brueiling. Ce lurent pour lui des journes de dix-sept heures de travail, employes n des ngociations serres et parfois pnibles. Sa rsistance est devenue proverbiale dans le tteich et ses ennemis mmes y rendent hommage. Un de ses Interlocuteurs franais lui disait, ces jours derniers, avec esprit : — C'est vous vraiment le chancelier de fer. Et pouriaut lui rpondit le Dr Bruening, je dors, comme vous dites chez vous, d'un soeil de plomb!... Le Centre C'est avec infiniment de peine que nous apprenons que le journal LE CENTRE que dirigeaient avec talent nos jeunes confires Hudicouri et Dartiguenave, vient par dcision de l'Administration Suprieure,d'tre frapp de suspension. Quand on se rappelle que nos tfeat contrres prparaient un nu nro copieux de NocM et q iau.1 on sait ce que <*Ha reprsente d'eftorts et de dbours, on ne peut s'empcher de com plir doublement l'interdiction qui les trappe. Nous prions les Directeurs du CENTRE de tiouver ici notre vive sympalhie, et les vœux que nous loiruons de voir prompte ment lever la mesure qui les accable. Simple oubli LA CUISSE DEMIE ( Lfl patron. — Dites donc, mes deux bons rien de ngres, o allez vous ? Pourquoi ne tnu | La Caisse d'Epargne Popu-\ vaillez-vous pas ? t iaire inaugure ses oprations Mose.Nous travaillons j, e g janvier ?r0c Q Oi p a PMSB?^ m ; ,les e co,ie s et '[ ava i 1,eurs Le patron— Une planche ^ervez une partie de vos Je ne vois pas de planche du trennes P"r commencer lou. (vos dpts ce jour et vous Mose.— Pour l'amour du prparer, pour ] l J3o, une ma ciel, Sam, avons nous donc ou bli la planche V gnitique fin d'anne. Les Rveillons \ TERRACE-GAIWEN, Grand Rveillon ce soir: Champagne. Vins de grand cru Liqueurs. Menu de choix. Dancing !... Dieu! quelles heures dli* cieuses vous coulerez, ce Loterie Nationale Avez-vous dj visit au Club. i Union, 1 Exposition de Mr Giordarii ? Qu'altendez-vous ? Toutes les toiles vous plairont s. pittoresque I de Ptionun mtier sr, de scnes de la Ville!!! —Prs de la Grande Bleue, ce soir, THOCAOKHO le spec tacle sera tout uniment ferique : Boissons exquises. Surprises, plus jolies les unes que les autres. Souper royal. Jasuband 0, le merveilleux festival — A KENSKOI i ,chez Dereix, au milieu de la grande Nature gnreuse et parfume, ( belle soire vie locale, mais peut-tre prou verez une secrte prfrence pour le tableau portant le titre : l'n tirage de la Loterie \'a ttonale. Un numro vient de sortir..* le gros lot sans doute, car vingt ttes anxieuses se penchent pour le contrle... Cependant, que d ns la foule, un pauvre" hre rianse une gtgue... un pauvre hre qui probablement lia chance vient de sourire... Allez donc admirer cette merColombiaii Steamship I Company Inc, Ljgne Colombienne) Tlphone No 2323 Le vapeur i Hati Voy. 1 partira de New*York le 22 Dcembre 1932. directement pour Port-au-Prince, o il est atteudu le 2(5 Dcembre, en route le mme jour directement pour Kingston, Puerto Colombin, Cartagena et Cristobali C. Z., prenant fret et passagers. ooo Le vapeur Colombia7> Voy. 2 de retour des ports Colombiens,; Cristobal, .CZet Kingston est attendu;; a Port-au-Prince le jeudi ; 29 Dcembre 1932,2 e route le mme jour,' pour New-York, prenant frtt passagers. Port auPrince, le 24*. Dcembre 1932. %  Wm. E. BLEO, Agent. HAMBURG AMERIKA UNIE 0—0 4 Le vapeur touriste RELIANCE i en route pou NewYork via La Havane sera ici le 28 courant. Occasion exceptionnelle pour La Havane niiez aonc admirer cette mer-i " K ".i?"' *%  *ivuc veille d'observation et au retour Ifi ? evv Y ork ^desiprix moachetez le billet de la Loterie I d r 8 Nationale, qui vous permettra' !" urg plus 'amples renseielle soire de rveillon en peut-tre de danser la g.gue 1 gnements, s'adresser erSpeCl,Ve 'votre tour. { REINBOLD & Co. Agents.



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LEMAW m IK. Bureau Rue Rpublicaine No 1510 Tlphone : 2727 ENVOIE ses nombreux clients ses sincres remerciements et leur promet, comme toujours, le mme soin, la mme promptitudes/dans ses services et [leur souhaite une heureuse Nol & ses meilleurs souhaits pour 1933. Euphmisme \ Une dfiniUne jeune Franaise qui vient de faire un voyage eu Russie dclare que ce qui l'a le plus merveille, c'est l'art que savent dplover les bolcheviks dans la contectioo des euphmismes. El comme on lui demandait des explications, elle prcisa : En Russie, il n'y a plus de prisons. Les cachots, maisons d'arrts, geles, cellules et autres locaux disciplinaires sont des


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Samedi 24 Dcembre 1932 E MA'' IN *r **l ta9 W" 'I !! %  %  %  %  HfUMV; art • r#n imim asraa %  •i ;* %  • tmpttmt %  i Une bonne voiture monte sur pneus & tubes i mm Devient une excellente voiture. — Son lgance et son rendement s'en trouvent augments. LES PNEUS ET TUBES Tresfotte BALLOON FONT MERVEILLE SUR TOUTES LES ROUIES DHAITI. — LEURS PERFORMANCES AUGMENTENT TOUS LES JOURS LE NOMBRE M DES CONVAINCUS OUI Wff 4 C$tf|£ DCHHE LE P! U3 DE KILOMTRES AU DOLLAR. NOTRE STOCK COMPREND TOUTES LES DIMENSIONS ET VOUS TROUVEREZ CHEZ NOS DISTRIBUTEURS LA DIMENSION QU'IL VOUS FAUT CHOSE TRES IMPORTANTE. En vente dans toute la Rpublique. L. PREETZMANN AGGERHOLM & C, RUE DU QUAI. Tlpho ie ; 2254 NE VOULANT PAS LAISSER PASSER CETTE OCCASION SANS REMERCIER SINCEREMENT LEURS CHERS CLIENTS OANS TOUTE LA REPUBLIQUE POUR LEUR FIDELITE SOUTENUE DURANT TOUTE L'ANNE OUI A T I N DIFFICILE-, ILS LEUR RENOUVELLENT LEURS SINCRES SOUHAITS POUR CELLE OUI S'OUVRE, ESPRANT QU'ELLE SERA ME'LLEURE **(



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 '•T r **• LE MATIN Bonne Anne !... 1933 mne an arC o Direction : ASC PLANTATIONS En Plaine du Cul-de-Sac et en Plaine de Logne SUCRERIE, RAFFINERIE, DISTILLERIE, SUCRE RAFFIN E SUCRF BRUT ALCOOL RECTIFI TOUS DEGRS. DEPOSITAIRES EXCLUSIFS : R. T. AUGUSTE & Go PORT-AU-PRINCE. TLPHONE: 2307 DIRECTION: HASCO, Tlphone : 2421 Bureau Gnral : Tlphone : 2531. WiMuJMMMI



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NflSL unr Samedi 24 Dcembre 1932 ] 1 FIIN < **t L~imr.gja La BANQUE NATIONALE DELA !l( i j n i l ) i i i | M k dHali NE AFFILIE DE THE NATIONAL CITY BANK i)F NtW-YQRK' oo %  1 Dpositaire des Fonds du GOUVERNEMENT des ETATS-UNIS en HATI Trsorire du GOUVERNEMENT HATIEN Excute toutes les oprations de Banque dans le Pays et l'Etranger. LOCATION de COFFRES-FORTS NOUS AVONS i:iioxxi;i;ii DE SOLLICITER VOS COMPTES DECHQUS ET DECAISSE I) EPARGNE. LES OPERATIONS QUE VOUS VOUDREZ BIEN NOUS CONFIER AURONT NOTRE ATTENTION PARTICULIERE. SUCCURSALES DANS LES PORTS OUVERTS Ot LA REPUBLIQUE • >!M< -i——. 1 :..ij — k^l^ \ J



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NOL Samedi 21 Dcembre 1932 LE MATIN DIRECTION : (litre du \onl *"'••.%  TLPHONE: 2255 ..J



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:-\ NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN iWfctjryT ywn ii > .T.-*-agafiaNf .jrtp* ;:t 'Lf^uatUttou* r^ llaylinn Aniertcan SUKAtt Selling Agency i %  §^ oo>— I ANGLE DES RUE^S RPUBLICAINE & MAGAJOUX PORT-AU-PRINCE. # # TELEPHONE : 2307 SOUHAITE A SES CLIENTS UN JOYFUX NOL ET UNE BONNE ANNEE immiifi : k J



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NOL Samedi 24 Dcembre 1931 LE MATIN s THE TEXAS Company Caribbean Ltd. Ptrole & ses Drivs BUREAU : PORT-AU-PRINCE Tlphone : 2690 ANGLE DES RUES DU QUAI & DES CSARS DPOTS : BIZOTON. — Tlphone : 3196 Nous remercions nos Clients du concours empress qu il nous ont toujours donn pendant l'Anne pour l'extension de nos affaires en Hati et leur faisons nos meilleurs souhaits de Nouvel An. \



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NOL Samedi 2\ embre 1931 LE MA iN *ty T^n r ^-"TTl DPOSITAIRES : Maison R. T. AUGUSTE. EDMOND CELCIS PORT-AU-PRINCE, (Hati) MM WMS msTiuuims de la H A SCO Sarthe, Plaine du Cul-de-Sac. LIQUEURS, BAY-RUM, EAU DE COLOGNE, elc. etc. I V



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN — COMMUNIE HATIENNE DU WHARF DE V : %  • 1M1CC oo • t J. %  MU• y DIRECTION : l i Tlphone : 2738 • %  Bonne Anne !.. i 933 tJUkrUi|tk.i IOBW



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NOj Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN lA-iliPIHT T-WLJKSxr^^ram. m LA BANQUE NATIONALE ( DE LA Rpublique PI i t7 SOUHAITE ses CLIENTS 1 JOYEUX NOL & FORMULE DES VŒUX POUR OUE1933 LEUR SOIT UNE INNE de PROSPRIT, de BONHEUR et de RUSSITE EN TOUT. \y A qnnrap— 'K3C2?ir.x' 1 — L.



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NOL \ Samedi 24 Dcembre 1932 -TU.1 La Maison I) E R I X Prsente &es&inci\s Vœux de Bonne Anne ses Aimables (Clients et leur souhaite Prosprit et Ponheui pour 193: —oo— 9. PJJ.1 LES FTES DE NOL & DE L VIENT de recevoir de splendides boiies de CHOCOLATS des meilleures Maisons de Fronce U de Hollande, des BONBONS, des CONSERVES AMIEUX, OLIDA Um\ AUSTIN XICIIOLI.S, FLIX POTIN, etc. DES UQUEURS MARIE BRIZARD l'I-.S MAIU IIANDiSKS FRAICHES ti Iles que: S FROMAGES, FRUITS, HUITRES, BEURRES. LGUMES, EIC. HARANGS FUMES, SAUCISSONS DE LYON El D'ARLES, PAIES DE FOIE, CHARCUTERIE VARIE. renomm pour sa bonne Cuisine Franoise, on trouve of|oursun MLM exquis et varis, ansi que des attentions toutes I ; ticulires. A ji D A H Service irrprochable U U n H, O Boissons de premier choix. PICERIE RESTAURANT BAR SE RECOMMANDENT DEUX-MMES A UNE CLIENTLE TOUJOURS SATISFAITE Tlphone : 2631 LE MATIN II *~



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NOL ^œedi 24 Dcembre 1932 !" m I LE NE S'ACHTE PAS A PRIX D'ARGENT I ET CEPENDANT SANS ARGENT IL EST DIFrolLE /UJJRD'HUI D'TRE HEUREUX. HU LA NIVELLE MlOiUll 0,1 uJdriE D'PARGNE A LA BIHQ'J: r.OYALE D'J CA1AJ.I ET ASSUREZ VOTRE AVENIR POUR LES JOURS DIFFICILES3 L 'AN. Clients Satisfaits L'EXPANSION et le progrs de la banque au cours des soixante dernires annes sont dus, en grande partie, une clientle satisfaite. Aujourd'hui, plus que jamais, nous nous efforons de transiger avec nos clients avec sympathie et connaissance de leurs besoins. Voul prtfhtm fd.re afiairts J 1,1 Cin^uf R. Je La Banque Royale du Canada HE im PAS IMPRUDENTS I METTEZ VOS PAPIERS ET BIJOUX EN LIEU SUR LA BANQUE ROYALE DU CANADA VOUS OFFRE EN LOCATION SES COFFRETS DE SURETE AUX PRIX ANNUELS DE OR 5,10,15, SELON LEUR GRANDEUR.VENEZ LES VISITER. Saude & Rciher IMPORT. COMMISSION, ASSURANCE. EXPORT Port-au-Prince, Hati Tlphone: 2175 Remercient leur aimable clientle "mo?^i!ti de son constant patronage et lui un* douceur Inconnu* I i i 1 TV 7 I I un parfum distingu SOUtlClliem U/7 JOIJCUX JMOCl Cl — une bonne et heureuse anne. LEURS PRODUITS DE QUALITE : PNEUS & CHAMBRES A AIR MICHELIN CHAMPAGNE MOET & CHANDON <£ EMULSION SCOTT & BOWNE VINS DE BORDEAUX LATMLLE SAVON DE TOILETTE MONSAVON EXO'S FAUtt SALT LA PATE DENTIFRICE K 0 L Y N O S Agents Gnraux de laJSiew Brunswick Pire Inc. Co Et Distributeurs Gnraux des produits ci-


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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN 1933 1933 PEl10A-VILLE 1600 pieds d'altitude. — Temprature idale TLPHONE : 2874 ———— %  i^ i i %  i M Mr et Mme W. KAfiL prsentent leur aimable Clientle leurs meilleurs souhaits toccasion des fles de Nol et du Jour ae F An. Ils donnent l'assurance leurs amis que TERRACE GARDEN continuera tre l'tablissement renomm o l'on passe toujours des heures agrables. \ A MDITER Talleyrand et l'Amrique Talleyrand, oblige de quitter l'Angleterre en vertu de d'Alun Bill, ai; commencement de 1791, passa aux Ltats-Uuis ei y sjourna, comme on si il. jusqu'en I7i)(, c'est-di'e pendant plus de deux %  ni es. Il est micressar.nt de rechercher, dans sa correspondance et du US ses Mmoires ", le jugement qu'il porte sur ce peuple et les vues, rellement prophti*" ques, qu'il exprime propos de ses relations futures avec la vieille Europe. jour o l'Amrique posera de est un peu l'envers et il son pied en Europe, la paix ; laut attendre avec patience et la scurit en seront bau-j qu'il en ait assez et qu'il nies pour longtemps . veuille bien, un jour ou l'au^ 1 es vnements se chargent j ire, se remettre l'endroit, de commenter ce texte. P. G. ODE POUR HOMMES Nol Allemand Hein Kiiiger vivait dans l'Etat de Rio Grande do Sul, sur la terre brsilienne. Mais Petite i diffrence Le petit Bob, profitant d'un \ ii s';'nt c il n'est pas surveill, va chez I picier do coin : — Doiimzmoi pour vingt ous rie Lonbnns, dit-il. La bonne ppssera payer. L'picier ne parait pas trs convaincu. Il toise Bob et debien sur ? Sur quoi Bob, aprs un brel instant de nVxion : videmment plus que, avec un sapin etiuce[r r que vous me lassiez cadeau allemande ni ses cbies couj tmes. Aussi tous les ans ce Les matres tailleurs de Palis viennent de dcerner le premier prix, lors u'un cou(ouis, un nouveau costume du soir pour l't: costume \ lbrait il la tte de Nol la en ottoman de soie grge 'bonne vieille manire germa-l—C serait blanc. 11 s agit d une combiI nique .avec un sapin etiuce! MIq ue vous L naison. Le haut est rattach | ant de bougies et de pail-d'uu bonbon, au pantalon par une partie | jettes... Ce qui a lieu... souple, etc. L'anne dernire, pour Je n'ai pu admirer qu'une montrer aux Brsiliens ce Voici le passage des M| ph tographie de cette inno^ qu'est un vrai Nol allemand, moires qui peut prWr I vatiou qui, d'aprs cet exaJI ava it invit une grande mditation l'heuie que nous men superficiel, ma l'air tort quantit de senores et de setiaversons : gracieuse, crit Mr Louis Fo. uoritas. Mais.au momento Du ct de l'Amrique,' r*st, dans le Matin: | a tte battait son plein, voici l'Kurope doit toujours avoir Une jeune personne qui qu'une bougie communique examinait la photographie | e feu uue branche du sapin, s'cria: I puis l'arbre tout entier, puis --Mais c'est un costume aux rideaux, puis la pice, pour nous! Le haut est un puis la maison... joli bolro... Mettez une jupe Cinq minutes plus tard, le la place du pantalon, ajouc i e l nocturne tait clair par tez sur le ct de la lte un. j a | ueU r d'un immense bravis de l'Kuropeen commu-l petit bibi la mode, une de s j er Les senores et les senonation plus facile par le I ces petites casseroles en paille [ r jt as> heureusement en sret, les yeux ouverts et ne tour* nir aucun prtexte de rcri mination ou de reprsaillesi. L'Amrique s'accrot chaque jour. Elle deviendra un pouvoir colossal, et un m unent doit arriver o, place vis moyeu de nouvelles dcouverlei,elle dsirera dire son mot dans nos aflaires et y mettre la main . La prudence politique impose donc aux gouvernements de l'ancien continent le soin de veiller scrupuleusement ce qu'au qui sont d'un ellet si charmant, et votre homme sera uue temtne! — Bah! lui tut-il rpondu. Les temmes s'habillent de plus en plus en homme. Sur les piages elles exhibent des pantalons. Pourquoi leurs cun prtexte ne s'oflre pour compagnons narboreraieDtune telle interveution. Le J ils passes corsages? Le monconsidrent, distance respectueuse, cet imposant et tragique spectacle. Jusqu'au.. moment*o\Pun d'eux, prononce^ces paroles significatives, sur un ton admiratil ': Humour berlinois Verpendikel travaille un I vu; qui tera < pi que dans la littrature. Il y 11 a vaille depuis toit longtemps... — Que devient ton livre ? lui den mute quelqu'un. — Si la crise continue, rpond-il tristement, je vais tre oblig de l'crire I . L — C'est gal si jolie et pouser un homme si laid! Pauvre fille! £ — Je vous conseille de la plaindre ; c'est un titre de renies de 100.000 lianes qui tombe — Pur tous les diables, ces • dans sa coi keille comme cadeau Allemands.s'y entendent pour I de noces organiser des ttes! Il faut I —Vous avez raison ; le "prleur laisser celai... 'seul" tera oublier le t ulur. %  r m~i % 



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NOL Samedi 24 Dcembre 1932 LEIMTIN nBHH La Loterie Nationale 4i, RUE BONNE FOI OU ROUX Tlphone : 3358 oo Rappelez-vous le tirage du 25 Dcembre et courez votre chance pour gagner un des nombreux lots qui apportent dans les familles chaque mois la joie et le plaisir. — Cette chance est offerte aux hommes de toutes conditions de fortune. Chacun, sans grever son budjet, peut gagner 2.000 gourdes. __ oo — La Loterie Nationale Prsente ses souhaits les meilleurs aux nombreux amis qui onl toujours su apprcier ses efforts et compris son caractre hautement humanitaire Bonne Anne! * I EL



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NOL E i • %  Samedi 24 D-j-mbre 19 1-3 LE MATIN il Dernire Heure Par Radio. FRANCE.— Aprs: avoir entendu la dclaration ministrielle, la Chambre par 3(>f> voix contre 2l5 a exprim sa confiance au Cabinet Paul Boucour. Dans sa dclaration, le Prsident du Conseil a confirm la volont du nouveau Cabinet de poursuivre la politique de M. Herriot. Lon Blum, chef du groupe socialiste, a apport l'appui de son parti au nouveau Cabine*. La dclaration ministrielle a trait la fois de la politique extrieure, de la confrence du dsarmement, du problme financier, des dettes le guerre, du chmage. La Commission des finances de la Chambra s'occupera aujourd'hui du 1/12 provisoire. GRANDE BRETAGNE.-De violentes manifestations de chmeurs ont eu lieu Glasgow. On compte de nombreux blesss. — La Chambre des Communes s'est ajourne hier aprs-midi. Elle se runira le 5 fvrier prochain, — La proportion de rserve or qui tait, la semaine HUMILIT j'aime les humbles, ceux qui soutirent, et qui peinent, Et qui ne savent pas blasphmer sur leurs maux. Ma piti va toujours aux braves cuurs qu'engouffrent Les remords tendant sur eux tous leurs rseaux, Ils sont plus pus de Dieu, qui gravil le calvaire, i eux-l:i dont les instants ne enl MB dt gaiet, Kl qui, quand mme, trou ni que vlei dm la nuii claire Apres les nuits d'orage oft pila leur 1 ont. J'aime icux ; Ils ont seul le secret d'ui| cher que l'en sonde Avidement leur peine, en cou'.anl leurs cris. Ah les espoirs qu'on garde et qui se ralisent, Far ce que lervemment, humblement on y croit ; La force de sourire aux ondes qui s'irisent. Sur le sable o son deuil, effar, se rassoit 1 J'aime les doigts,— pourtant vtus de bagues rares — Les doigts menus de femme aux constantes douceur s, Qui. sur tous nos destins amers, jamais avares, Versent le baume pur dont s'attnuent nos peurs... Et l'esprit qui ne venge et la voix qui n'accuse Qu'avec la volupt de servir la vertu ; Le coupable, front bas. qui sanglote et s'excuse Avec en soi l'horreur de s'tre longtemps t. J'aime ceux que les maux les plus tristes engouffrent, I courant.aux lins d puiser l'ordre du jour qui n'a pu l'tre. Prire d apporter avec soi son mandat ; car une nouvelle vrification des pouvoirs sera taile Le Prsident de TU S. S. H Alphonse HENR1QUEZ Navv-Bar I llm


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NOL Sam Ji 24 Dcembre it) LB .MATIN UNE SAVEUR ONCTUEUSE UN TON PLUS DUliX Du Gingembre ... Le meilleur de* la Ja maque ... du Gingembre choisi ... les fruits les plus fins, les armes les plus fins, soigneusement mlangs, puis mis vieillir pendant (i mois, avant toute addition d'eau et de sucre... Voil ce qu'est Clicquot SEC ... Gnreux .. ouctueux et... SEC comme ce CHU taraeux. Gotez du SEC. Tout seul, il est dlieieux. Mlangez-le avec votre boisson favorite et vous verrez CE qu'il y ajoute. SEC vous vient dans de jolies bouteilles llotes scrupuleusement propres puisaue NEUVES I F H C\vccvuo\ CVuta SEC GINGEK ALE SUPREME AGENTS (1) Iffcr I LauriD, I. 0, IM)\ |, PortauPiintp r Un don gnreux Nous publions avec infinimeut de plaisir la lettre suivante qui nous a t communique par le Conseil d'AdminisIra lion de la Croix-Rouge Hatienne. On se rappelle que Zrike Biolliers avait dj lait la CroixRouge un don magnifique de cinquante dollars. Le nouveau don de mille gourdes, en laveur de la Nol des pauvres, silue dsormais Zrike Brothers, non seulement comme des trangers de parlaite distinction, attentifs marquer leur gratitude de l'hospitalit reue chez nous, mais encore comme des philanthropes du plus gnreux altruisme.. IWl-au-Piiiice, le 21 Dcembre 1932 A Mr le Docteur R. Charmant, Prsident du Conseil d'Administration de la Croix Rouge Hatienne, Hue Cspois, En Ville. Monsieur le Prsident : — l'ermetlex-nous de demander voire trs importante socit humanitaire de vouloir .se charger dedistribuer aux pnuvrea une somme de Mille Gourdes qui accompagne cette lettre. C'est poui la Noi'ldts pauvres, c'est pour contribuer ce jourl donner quelques aliments des personnes qui en sont peut elfe prives. Puissiez-vous lre assez heureux pour leur l'aire remettre temps ce laible secours. Veuillez agrer Monsieur le Prsident, avec nos vœux pour la Croix Houge, nos sentiments respectueux et dvous. Zrike BROTHERS Elle ne digrait plus J'en tats arrive ne plus rien digrer du tout nous crit MadaR ma ('.... d'Oran. Je mangeais cora me une entant et malgr cela je sentais les aliments dans mon estomac de nombreuses heures aprs les avoir pris. J'tais sans aucune force, Incapable de ne rien faire. Un tel cas semble sans remdes. Cependaut, voyez ce nue la FORTINEafail pour MadameC... : Je mange maintenant comme je ne l'avais jamais fait, ma demidiarrhe a dtapartl, je suis coulente. pleine d'entrain...a Si vous manquai d'apptit, si vas digestions sont lentes et pnibles, vous risques de voir vite diminuer vos Ici ces. votre vigueur. Il faut vous soigner sans retard Faites une cure de KORTIANE. Reconstituant, diB esti| et Ionique, l'OhlANE vous rendra avec vos forces la joie de vivre. i oui IANE est aussi un poissant lebriluge; se trouve dans toutes les pharmacies et Port-au-Prince la Pharmacie itl'CH. INSTITUT GUY-JOSEPH BONNET Dirig par le prolessearLvc UORSINVILLE Prsente tous ses meilleurs vœux de bonheur, de] prosprit et de sant pour 1933. Etublissemeul. d'enseignement en progression couplante depuis la


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Iffr, Samedi 24 Dcembre 1932 LE MATIN ./i MA VIEILLE MAISON A Joseph s. Sdtomn et 'jCamllle ('.. Wtlniorifht, Kncor je le reviens,Vieille Maison d'amour Aprs bien des annes coules loin de loi. •le le reviens troubl, les yeux lourds de chagrin Pour revivre les jours de tendresse et de calme Parmi nos clairs ts saturs de soleil Et parmi nos printemps si purs et si riants. Je l'apporte mon cœur bris par la soufirance Esprant eu ton sein oublier nies soucis Je reviens pour jouir encor des caresses De la brise qui chante aux branches des viiux arbre, El te foire loJtraadede mon me peuple De rves si beaux, qu'ils demeurent incompris. .le le reviens les seins gonfls de liers dsirs. En ce malin frileux o les arbres ont vieilli, bas d'avoir prodigu trop longtemps lerrs sves A nourrir ou les l'euilles.ou les ll.-u's, ou les Iruils ; Je reviens pour le dire nouveau mes espoirs lui ce malin si pale o les roses s tiolent. Doux asile de paix et de lendre bonheur, O je viens abriter mes amours d'avenir Havre enchanteur qu'estompe la brume lgre De cette heure suave o mou :ne est trop Insle l-.t o le souvenir d un doux visage aim Arrache de sanglots mon cœur angoiss. Je l'aime : car tu lus pour moi, Vieille Maison, l ne bonne maman qui tendrement accueille. D'avoir trop elleuill de roses sous mes pas Je sens que je suis las. Je l'apporte mon cœur Avec mes dboires, mes larmes, mes chagrins. Et tu sembls pourtant ne pas nie reconnatre Thor, Nov. 1932. ODILOS S. CASIMIR. BEAUX YEUX o— Pourquoi m'avez-vous pria mon lepos, jolis yeux De la princesse aime. Pourquoi celle insomnie et pourquoi ces tourments, O mon esprit s acharne A reconstituer vos galbes si troublant* O mon rve s'incarne, beaux yeux, vous m'avez l'ail l'existence d'en 1er Et je vous en adore. Oui, vous ave/ brl tout mon sang el ma chair : Je veux souffrir encore Car, rien ne m'est plus rien depuis ce jour bni, Beaux yeux aux cils de soie. O vous ltes dans I or des plaisirs infinis Ces gemmes qui chatoient. Juslinien RI !0T. RVOLTE P -r un* • b cure niiM, l* la m bis oni hurl : D lug'ihre tfang'ot, le nappes successives 0 I franchi les coteaux el le* moots nftols h i laisa.it Irisioonef le* colea lascives. !>• . Le cœur ballant, les admirateurs ouvraient cette porte et ils se trouvaient dans la rue. LE PREMIER DISCOURS DE r HERRIO Le premier discours que pr no a, en juin 1924, Monsieur Herriit, prsident du Conseil, tut l'objet de coin mentaites aussi varis q passionns. Un parlementaire de gauche le rsumait ainsi dans les couloirs le la Chambre : — Suppression des dcrets Rrard, suppression dts dcrets lois, su double d;ime. haut commissariat d'Alsace Lorraine.suopressioo de l'ambassade au Vatican, suppression... — Mais, intiironvit que!qu'up.esi-ce un gouvernement o une ent epr se de dmoli ti os? — Vous devriez me 'taire uue interview, me dit le directeur de rintermondial . — Une interview? C'est que e ne sais... — Mais si, mais s ce n'es Ipas difficile, allez I Un peu d'audace, par exemple! Vous choisissez votre sujet et, alors, tout prix, t ut prix, vou^ m'entendez? il tant le joindre et le faire parler Si l'on vou •i t la porte, iet tr j z par la lentre; suivez le dm* la rue, abordez-le au restau-aut... — Mais, dites donc! c'est l un mtier o Ion doit recevoir respect parler pas mil de coups de pieds... Aucun Les gens, dans le tond, sont flatts! Ah! vous ne les connaissez pas. allez! Il y a des hommes qui rsis tmt l'argent; il y en a mme qui rsistent a une jolie femme; il n'y en a pas — lu moins, je nen ai jamais rencontr — qui rsistent au reporter ou au photographe. Donc, allez-y: vous ne lis quez ?ien! Malgr ces encourageantes aroles je rentrais chez moi tout mlancolique, quand je rencontrai mon illustre amie, la comtesse de Memphis. Je lui fis part de mes embarras: — Mais, mou cher, me ditel e, pourquoi, au lieu daller JJ courir chez les gens, n'iotervievvez-vous pas un dsincarn? — Un dsircarn ? 0,i', un dsincarn! un Je ceux que vous appelez les morts. Vous savez que je suis I !MIOU Tl "T: lune des meilleures spirites "^^LHnkauiourdhui, e-, parle Lu^T^-dment d. mon guridon je suis en rappotl avec les plus beaux esprits de l'au-del. Tenez hier soir, j'ai longuement bavard avec Stendhal ei 1)jLcroix. Stendhal ou De. a croix, cela vous i ait? Certes Veoz 'enc ce soir. l'n jeuveuceau raide comme \ un palmier, ses bras obstinment colls ses cuisses, l'ait la rvrence une dame en guenille, la lte enveloppe d'un lambeau d %  loulard madras et les pieds chausss de vieilles pantoufles. NOUBLIEZ PAS... Que le 1" Janvier 1933 une grande tte rcrative runira ds*.') heures de l'aprs< midi, l'Htel Rialto, tout le public pris de la beaut et Brusquement, elle se lve et Me la russite des manifestasourit son cavalier qui, dj tions charitables donnes dandine. Il la prend par la taille dans cet igant tablissent la tourne presque sur place ; Jment. puis subitement la lche et l'ait 1 Dans cette circonstance avec son ventre des trpidations! nouve n et oulre que | es pro qui dessinent les mouvements] f lls des comptoirs serviront d une couleuvre rampant Ivre | aider des £ uvreg humani de volupt, il resserre 1 treinte .• „ • r~Z L. 1 et trpigne de joie. ta,res ma s des lrennes sous Ces airs de danse sont d'une orme de ouets seronl oft erbeaul inconnue, d'un rythme lM au P etils On dit mme si saisissable, si pntrant que ; q u >' Y aura quelques surprid'autres couples se sont lorms. ses pour les grands. Des al Maintenant tous les assistants tractions varies fer mt la joie dansent la danse du ventre. Les de tous et une musique encurieux venus de toute part ne tranante charmera les amapeuvenl rsister la sduction teurs taudis que les fervents de la musique el la contagion de | a danse se laisseront em de I exemple. porter sur les ailes du rve Les doigts osseux des tambou„„, i„ „„. rineursse'crispentsurleslarg J" t [\ !" d nce deS moave cuirs coniques du Diaouments rythmiques. ton • et arrachent des notes si Rendez vous en toule, le passionnes el intenses que cil our ' / an, l Htel Rialto, tadins et paysans se perdent ces 3 heures de l'aprs-midi. dans la cohue endiable. il y aura de la place pour Th. ACHILLE tous. > i I ri '^V.



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Clment Magloire DIRECTEUR 1538, Rue Amricaine, 1538 TLPHONE No 2242 26 EME ANNE N 7853 Malin Nous passons tmoins dsols illa dtresse lui passons: savons i notre rang et notre heure. Nou? songeons d'abord sux plus dshrits. Servons -ans Qu'importa, aprs tout, si demain la justice, la raison triomphantes apportent aux gnrations qui montent que nous n'aurons pas connues. PORT-AU-PRINCE (HATI) SAMEDI 24 DCEMBRE 1932


Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: Saturday, December 24, 1932
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
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notis - ABZ6468
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Clment Magloire
DIRECTEUR
1538, Rue Amricaine, 1538
TLPHONE No 2242
26EME ANNE N 7853
Malin
Nous passons tmoins dsols il- la dtresse lui
passons: savons i notre rang et notre heure. Nou?
songeons d'abord sux plus dshrits. Servons -ans
Qu'importa, aprs tout, si demain la justice, la raison
triomphantes apportent aux gnrations qui montent
que nous n'aurons pas connues.
PORT-AU-PRINCE (HATI)
SAMEDI 24 DCEMBRE 1932


NOL
Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
mm
ES
lin bon nom et une bonne valeur
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31

r ? ^*fe>r,*'r*,^fc
CHRYSLER
PLYMOUTH
La nouvelle Uirvsler-1 Ivn 01 '! ajoute sa|longuc liste
SOUlenuefde oei loi malices motoiisles en oevena.it une
Six cylindres. Ceci l'ail que la Plymoulh a clbres
victoire comme une voilure de valeur hors ligne de
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son de perlormance et d'conomie qui n'ont jamais l
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a t dsigne,construite pour ceux qu veulent ce qu'il y
a de mieux. Vov< / la nouvelle Chrysler-Plymoulh Six.
LA CHRYSLER-PLYMOUTH^
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tante. C'est la voiture de l'an-1
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m maii.......imiiisn


NOL
Samedi 24 Dcembre 1932
LE MTIN

ET VOICI
NOTRE NUMRO
Non pas tel que nous
avions rv de le prsenter
avec des vues locales et do-
cumentaires qui en auraient
accru l'intrt; et un texte
plus vari qui en ainait l'ait
un bel album de lin d'anne.
Cette carence est due foien
des causes dont la principale
rside sans doute dans la du-
rcie des temps. Des Maisons
de commerce qui, chaque an-
ne, nous confiaient avec em-
pressement leurs publicits,
et contribuaient par ainsi aux
frais accablants, iqu'entraine
la prparation det[cetto Edi-
tion spciale, nous ont cette
t'ois fait part de l'impossibili-
t matrielle o elles se trou-
vaient d'alourdir leur bud-
get de nouveaux frais gn-
raux. L'affreux, en l'espce,
est qu'elles n'exagraient pas.
D'autre part,le soleil luit pour
tous. Presque tous les quoti-
diens de Port-au-Prince di-
tent cette anne un Numro
de Nol, et ce qui, en des
temps heureux, eut t sim-
ple mulation, revt aujour-
d'hui le caractre impitoyable
de la plus dsastreuse concur-
rence. Quoi qu'il en soit, il
nous est agrabledecroireque,
tel qu'il est, le numro plaira
nos lecteurs et que, les d-
tournant pour une heure ou
deux de leurs soucis habi-
tuels, il apportera un peu de
DE NOL...
saine joie leurs foyers.
hompuiu avec la tradition,
nous avons, pour notre cou-
verture, demand la Com-
pagnie Lithographique dont
l'loge n'est plus fane de re-
produire au lieu i\\\\\v vi-
gnette allgorique de Nol
un motif pieux de plus atta-
chante actualit. Ht c'est ain-
si qu'au lieu de cloches de
Nol, ou de Crche, notre
couverture s'orne, celte fois.
II y a
Vingt-cinq an?
- a
Le Matin, 22 Dcembre 1VU7
THEATRE -HATIEN
C'est brilla-mmenl, jeudi
dernier, que le Thtre Hai-
Ueii a terme son anne ni lis
iique. Certes, on eiait conlenl.
Un frisson de gan t courait
.ur touie la salle, cl celait
lj mme de l'enthousias-
me, quand CI. CoiCoil cl l)-
lienne, par des posies cro-
les, servirent au public ces
nous morceaux si goules de
vie locale.
Avec peille, d'ailleurs, on
se contenait l'audition de
es in-
de limage de Ste.-1 hrse de l'Ecole Mutuelle, car les
11 Enfant Jsus. On compreu-, terprtes, celte fois, s taient
dra les sentiments qui nous surpasses, en enlevanl agra-
blement celle fine comdie
de Coicou. Lt ce fuient de
nouveaux clats de rue, vc
nant alors ponctuer le brio
des acteurs, dans Torador par
amoiu: La bonne farce, elle
niellait dans les curs encore
plus de gaiel, ce point
que par elle seulement, le
Thtre IJailien eul rempor-
t, I autre soir, un joli petit
Ihr.ouiphe !...
Mais, avec le client srieux,
c'tait vraiment bouriftani
Les inlerprles de ce bail
Courleltue, avec un ralis ne
piquanl.en faisaient d'ailleurs
verve inla
ont dicte ce choix, et l'on
nous en saura certainement
gr, si l'on veut bien se rap-
peler que Son Excellence Mon-
seigneur Le Gouaze a rap-
port de Home une prcieuse
relique de cette Sainte Mira-
culeuse, et qu'au nom* de Sa
Saintet le Pape qui en a fait
don l'Eglise d'Hati, elle
sera en grande pompe remise,
le 2 janvier prochain, l'E-
glise du Sacre-Cur de Tur-
geau, pour tre dpo e
l'autel qui lui est dj ddi.
Puisse cette image de la
Sainte de Lisieux tre une
source de bndictions pour ressortir toute la
nos fidles abonns el leursJrissable, auxdiverses pripc-
loyers. |lles Jt. cel) boufl.mnerie si
Nous leur prsentons, avec p|eine (le MVeurt
Ah! oui, somme Ion le, ce-
nos sentiments les meilleurs,
nos vux sincres de joie, de
sant et de prosprit.
VISION |
-0- |
A Grard Lafonlunt
L'agrable vision!., .le la
revoyais encore, ma bien-ai
nie, frle, lgre, vibrante,
sduisante, dans sa toilette
blanche, en crpe de chine
brod, le soir de la clbra-
tion du mariage de sa sur...
Quelle fracheur, ^quelle
harmonie se dgageait de sa
sylphide personne, de ses
gestes,de son habillement! La
robe longue lui caressait les
talons, et les paules, demi-
nues dans l'chancrure du
corsage, jaillissaient comme
deux demi-sphres d'ivoire.
Une ceinture d toile gazeuse
enserrait sa taille tlexible,
se terminant au dos en un
nud gigantesque, semblable
des ailes de libellule. La
chevelure tait emprisonne
dan un lger chapeau de pail-
le crme, relev de ct, et
orn de bouquets de fleurs
mauves. Ses traits miroitaient
des reflets myslrieux. Les
yeux ptillants, malicieux; la
bouche petite, mince, avive
par le bton de rouge, avec
jvec un inconscient frmisse-
ment, semblait appeler les
frntiques baisers Son teint,
ah! c'tait surtout son teint
qui blouissait, teint mat, re
couvert d'un velours nacr,
avec une lgre pointe de lard.
Belle enlre toutes, ce soir-
l, elle n'tait que jeunesse,
que grce, que beaut.Rieuse,
coquette et pourtant rserve.
Sympathique, avenante, mais
d une distinction telle, que les
plus audacieux se sentaient
liges dans un pieux respecl.
Nature dlicate et chaste.ine
d'lite,vierge de toute bassesse
et de tout egosme....
L'agrable vision !.. Je la
revoyais encore, ma bien-ai
nie, Irle, lgre, vibrante,
sduisante, dans sa loilelti
blanche, en crpe de chine
brode, le soir de la clbration
du mariage de sa sur.
19 octobre 1932.
Louis (AROUTE.
tait une bien bonne soire
que celle-l, et qui recon-
lorle loul de mme eu nous
amusant sainement. On en
gardera un long, un agrable
souvenir !

Le a Malin, 23 dcembre 1901
... Po/7 que les billets de la
Loterie Nationale seul 'vent
rapidement, au joint qu'il
est presque impossible de Irou-
\ i er. en ville, un billet entier
; acheter. Le tirage, on se le
' rappelle, aura lieu demain di-
manche, 25 dcembre. Poul-
ies heureux gagnants des lots
importa ni s, ce -icra un beau
lendemain de Nol.

*
... a mi deux usuriers, hier,
qui se renvoyaient la balle
propos de la campagne fl-
trissante qu'avec raison notre
confrre Le Nouvelliste >
mne contre leur maudite en-
geance.
Vous assassine: ?5*/o
pu rimas, ricanait le premier.
- El nous 300% tan;
rpartit l'autre en se frottant
les mains.
| .1//.' quel beau monde '
* *
I ... voit qu' la reprise, /<
dlicieux parlant : Une petite
femme dam le train, a eu.
mardi soir, i C.in-l'ara-
moiml. le mme succs que
dimanche dernier. Faute \de
place, on dut encore refuser
du monde.

... voit (pie ces/ par caisses
(pie le Kiium BarBANCOURT
est, par Chaque occasion, ex-
pdi l'tranger. Que sera-
ce, (piand la Prohibition sera
leve aux Etals-1'nis ? ( n d-
sastre pour nos panures go-
siers autochtones!
LES BOUILLON!;
Voici la lifte des endroits
o ce soir (veille de Nol),
HHiillons populaires qui
les
y seront tenus, permettront
aux humbles gens des mo-
destes quartiers de passer une
joyeuse nuit de Nol.
Mme Origne, (La Saline).
Dimanche prochain 29 D-
cembre, une messe sera cl-
bre I gllse Sic-Aune a 7
Heures 1/2 prcises l'occa-
sion de l'inauguration du squa-
re rig sur la dile Place
La qute, sera l'aile au b-
nfice de l'Hospice Saint
Vincent de Paul. De nom-
breux parrains et marraines
ont l choisis par Mines .lu*
lieu Dusseck et Etienne Ma-
illon, prsidente et vice-presi-
djnle de la Socit des Zela-
. Mines, dcile et Lida La
joie, (Bel-Air).
Alcius Lafontant,
( March St.-Louis).
M""- Lda,( Marche Vallieic).
Louidor Jacques,
(Poste-Marchand ).
I Claire Amdee,
( Bel -Air N 2).
FlixDjoie,( Ha ut de Lalue).
Les hres Uuercv,
(Fort Lerebours).
Mme Paul Dambreville,
(Marche Salomon ).
Sylvain Hyppolile Demos-
thnes, (Abattoir).
Irices > Saint Vincent de
Paul et M. Stnio Vincent,
Magistral communal.
La fte promet d'tre des
plus brillantes.
Le Matin M dcembre l'.Uh
, ARRTE DE GRACE
iS. E. le Prsident de la
Rpublique, par un arrt en
date du P.) dcembre courant
accorde grce pleine el enti-
re aux nomms L:imarlinire
Desmornes, ex-gnral de
brigade el (maries (iurin,
ex adjudanl gnral, condam-
nes par jugement du Conseil
spcial militaire de l'arrondis-
sement de Port-au-Prince,
dont la peine de dix annes de
travaux forcs a l prcdem-
ment commue en cinq an
nes de travaux forces
Kst commue la peiiv
les travaux forcs perptui-
t la condamnation la peine
capitale, prononce par le
mme jugement contre \&
nomm Georges Brice, ex-g-
nral de division et Dlgu
du Gouvernement dans les ar-
rondissements de la Grand-
Anse et de Tiburon.
'


Iffr,
Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
./- i
MA VIEILLE MAISON
a Joseph s. Sdtomn
et
'jCamllle ('.. Wtlniorifht,
Kncor je le reviens,Vieille Maison d'amour
Aprs bien des annes coules loin de loi.
le le reviens troubl, les yeux lourds de chagrin
Pour revivre les jours de tendresse et de calme
Parmi nos clairs ts saturs de soleil
Et parmi nos printemps si purs et si riants.
Je l'apporte mon cur bris par la soufirance
Esprant eu ton sein oublier nies soucis
Je reviens pour jouir encor des caresses
De la brise qui chante aux branches des viiux arbre,
El te foire loJtraadede mon me peuple
De rves si beaux, qu'ils demeurent incompris.
.le le reviens les seins gonfls de liers dsirs.
En ce malin frileux o les arbres ont vieilli,
bas d'avoir prodigu trop longtemps lerrs sves
A nourrir ou les l'euilles.ou les ll.-u's, ou les Iruils ;
Je reviens pour le dire nouveau mes espoirs
lui ce malin si pale o les roses s tiolent.
Doux asile de paix et de lendre bonheur,
O je viens abriter mes amours d'avenir
Havre enchanteur qu'estompe la brume lgre
De cette heure suave o mou :ne est trop Insle
l-.t o le souvenir d un doux visage aim
Arrache de sanglots mon cur angoiss.
Je l'aime : car tu lus pour moi, Vieille Maison,
l ne bonne maman qui tendrement accueille.
D'avoir trop elleuill de roses sous mes pas
Je sens que je suis las. Je l'apporte mon cur
Avec mes dboires, mes larmes, mes chagrins. .
Et tu sembls pourtant ne pas nie reconnatre !
Thor, Nov. 1932.
Odilos S. CASIMIR.
BEAUX YEUX
- o
Pourquoi m'avez-vous pria mon lepos, jolis yeux
De la princesse aime.
Pourquoi celle insomnie et pourquoi ces tourments,
O mon esprit s acharne
A reconstituer vos galbes si troublant*
O mon rve s'incarne,
beaux yeux, vous m'avez l'ail l'existence d'en 1er
Et je vous en adore.
Oui, vous ave/ brl tout mon sang el ma chair :
Je veux souffrir encore
Car, rien ne m'est plus rien depuis ce jour bni,
Beaux yeux aux cils de soie.
O vous ltes dans I or des plaisirs infinis
Ces gemmes qui chatoient.
Juslinien RI !0T.
RVOLTE
P -r un* b cure niiM, l* la m bis oni hurl :
D lug'ihre tfang'ot, le nappes successives
0 I franchi les coteaux el le* moots nftols
h i laisa.it Irisioonef le* colea lascives.
!> F, douloureusement, les i har pentes massives
Qui contemplaient jadis des "^res empals
.v tordent sous la deal des tl mimes coriosivc*.
Aux soudaines lueurs de l'immense b-asier,
Les esclaves gant-, de meurtres rassasis,
1).h seul le toise uu, sur les cendres brlantes.
Lo;r, la Mer Carabe a de rouges rtllets.
K or le table gris, d'humides leux.lollets
V ut briser, en pleurant, leurs l es indo!en\*s...
Anniin liOXHOMdlv
DIOUBA
O
Pour ALFHBD BSRNATFAU.
i
i
L'assotor gronde et rsonne,
rsonne et gronde sous la Ton-
nelle mystique d'une troite
cour. La voix des chantres jus-
qu'aux s Hipin oppresss bour-
donne dans chacune des pices
de l'Ajoupa.Ici les hommes qui
boivent goulment du Irem-
p . L-bis des femmes qui
tiennent en guise de torches
de4 cierges blancs dont la cou-
lu e limpide leur tombe des
mains.
Les tambourineurs jouent un
air de bamboula si brus-
que et si doux, si caressant et
si imprieux que la loule en d-
lire, par un imperceptible mou-
vement de son corps, en mar-
que la cadence.
1 Amnsie
Invit un mariage chr-
tien, Lvy-Meyer trempe ses
doigts dans le bnitier, fait le
signe de croix correctement
et marmonne :
- Au nom du Pre, el du
Fils, et de... Allons, bon! Voi-
l que j'ai oubli le nom du
troisime associ.
'L'Etrange
Interview
LE BON TRUC
Le mari d'une jolie fem-
me a trouv un moyen ori-
ginal pour dbarrasser son
pouse de ses admirateurs
trop tenaces.
Sur une des portes de leur
home il lit apposer son nom
et au-dessous cette inscrip-
tion : tl Entre des admira-
teurs.
Ces derniers entraient, mon-
taient un petit escalier, puis
se trouvaient en prsence
d'une deuxime inscription :
Couloir que doivent suivre
les admirateurs .
Le couloir aboutissait une
porte sur laquelle on lisait :
Salon d'attente des admira-
teurs >.
Le cur ballant, les admi-
rateurs ouvraient cette porte
et ils se trouvaient dans la
rue.
LE PREMIER DISCOURS
DE r HERRIO
Le premier discours que
pr no a, en juin 1924, Mon-
sieur Herriit, prsident du
Conseil, tut l'objet de coin
mentaites aussi varis q
passionns. Un parlementaire
de gauche le rsumait ainsi
dans les couloirs le la Cham-
bre :
Suppression des dcrets
Rrard, suppression dts d-
crets lois, su
double d;ime.
haut commissariat d'Alsace
Lorraine.suopressioo de l'am-
bassade au Vatican, suppres-
sion...
Mais, intiironvit que!-
qu'up.esi-ce un gouvernement
o une ent epr se de dmoli
ti os?
Vous devriez me 'taire
uue interview, me dit le di-
recteur de rintermondial .
Une interview? C'est que
e ne sais...
Mais si, mais s ce n'es
Ipas difficile, allez I Un peu
d'audace, par exemple! Vous
choisissez votre sujet et, alors,
tout prix, t ut prix, vou^
m'entendez? il tant le joindre
et le faire parler Si l'on vou
i t la porte, iet trjz par la
lentre; suivez le dm* la rue,
abordez-le au restau-aut...
Mais, dites donc! c'est
l un mtier o Ion doit
recevoir respect parler -
pas mil de coups de pieds...
- Aucun Les gens, dans
le tond, sont flatts! Ah! vous
ne les connaissez pas. allez!
Il y a des hommes qui rsis
tmt l'argent; il y en a
mme qui rsistent a une jo-
lie femme; il n'y en a pas
lu moins, je nen ai jamais
rencontr qui rsistent au
reporter ou au photographe.
Donc, allez-y: vous ne lis
quez ?ien!
Malgr ces encourageantes
- aroles je rentrais chez moi
tout mlancolique, quand je
rencontrai mon illustre amie,
la comtesse de Memphis. Je
lui fis part de mes embar-
ras:
Mais, mou cher, me dit-
el e, pourquoi, au lieu daller
JJ courir chez les gens, n'ioter-
vievvez-vous pas un dsincar-
n?
Un dsircarn ?
- 0,i', un dsincarn! un
Je ceux que vous appelez les
morts. Vous savez que je suis
I
!MIOU Tl "T: lune des meilleures spirites
"^^LHnkauiourdhui, e-, parle Lu-
^T^-dment d. mon guridon je
suis en rappotl avec les plus
beaux esprits de l'au-del.
Tenez hier soir, j'ai longue-
ment bavard avec Stendhal
ei 1)jLcroix. Stendhal ou De.
a croix, cela vous i ait?
- Certes !
- Veoz 'enc ce soir.
l'n jeuveuceau raide comme \
un palmier, ses bras obstin-
ment colls ses cuisses, l'ait la
rvrence une dame en gue-
nille, la lte enveloppe d'un
lambeau d loulard madras et
les pieds chausss de vieilles
pantoufles.
NOUBLIEZ PAS...
Que le 1" Janvier 1933 une
grande tte rcrative runi-
ra ds*.') heures de l'aprs<
midi, l'Htel Rialto, tout le
public pris de la beaut et
Brusquement, elle se lve et Me la russite des manifesta-
sourit son cavalier qui, dj tions charitables donnes
dandine. Il la prend par la taille dans cet igant tablisse-
nt la tourne presque sur place ; Jment.
puis subitement la lche et l'ait 1 Dans cette circonstance
avec son ventre des trpidations! nouvenet oulre que |es pro.
qui dessinent les mouvements]flls des comptoirs serviront
d une couleuvre rampant Ivre | aider des uvreg humani,
de volupt, il resserre 1 treinte . __ r~Z L. 1
et trpigne de joie. ta,res' ma .s des lrennes sous
Ces airs de danse sont d'une orme de !ouets seronl ofter-
beaul inconnue, d'un rythme lM, au* Petils- On dit mme
si saisissable, si pntrant que ; qu >' Y aura quelques surpri-
d'autres couples se sont lorms. ses pour les grands. Des al
Maintenant tous les assistants tractions varies fer mt la joie
dansent la danse du ventre. Les de tous et une musique en-
curieux venus de toute part ne tranante charmera les ama-
peuvenl rsister la sduction teurs taudis que les fervents
de la musique el la contagion de |a danse se laisseront em
de I exemple. porter sur les ailes du rve
Les doigts osseux des tambou- , i .__ *
rineursse'crispentsurleslarg J" t[\d*nce deS moave*
cuirs coniques du Diaou- ments rythmiques.
ton et arrachent des notes si Rendez vous en toule, le
passionnes el intenses que ci- lour ' / an, l Htel Rialto,
tadins et paysans se perdent ces 3 heures de l'aprs-midi.
dans la cohue endiable. il y aura de la place pour
Th. ACHILLE tous.
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Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN

Cin-Taldy
PRSENTE A SA FIDLE CLIENTLE SES MEILLEURS VUX
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EN REMERCIANT LE PUBLIC OE SON ASSIDUIT AUX SPEC-
TACLES, A LE PLIASIR DE L'INFORMER QU'IL TROUVERA
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TOUJOURS BIENVEILLANT.
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Pour la dernire fols le film devant partir
par le Bateau Franais.
LE GRAND Fie M PARi ANT
La douceurkd'aimer
Avec Victor BOUCHER
Entre 1,00 Balcon 1,50
A 8 heures
Dernire du grand drame lyrique sonore
et chantant
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qui vient d'tre rcemment
installe remercie sa bien-
veillante clientle pour les
nombreuses marques de
svmpathie dont elle a t
l'objet, lui envoie ses meil-
leurs souhaits en lui pro-
mettant qu'elle ne livrera
comme toujours la con-
sommation que des pro-
duits garantis et dfiant
toute concurrence. I
Gala de Nol
AU
CIN-PARAMOUNT
DIMANCHE 25 DCEMBRE A 6 ET 9 HEURES P. M.
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La lellre
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Margelle Romkk. de. la Comdie Franaise;
AxpBti ROANNE
i.t Princesse Hoano-Thi Thi
Une lettre, une lettre maudite Serile par une ffin me
dans un moment de dsarroi, sme la mort, le dses-
poir, la haine, l'horreur autour d'elle ..
L'Arehipel Malais et son Malflee .
Emre gnrale : Gdes 2.00
C'est un Film Paramount 100 "/ perlant franais
LES MESSES OE MINUIT
La Nativit, comme les
annes prcdentes, sera
commmore, ce soir, dans
toutes nos glises, et parti-
culirement la Mtropoli-
taine, avec toute la splen-
deur des fastes liturgiques
(pii font de l'Anniversaire de
la naissance de l'Homme Dieu
une fte ingale.
Grce l'obligeance du R.
P. Richard, nous avons pu
avoir l'horaire des crmo-
nies religieuses qui se drou-
leront, ce soir, la Cath-
drale. Voici :
dette aprs-midi, a 6 heu-
res, vpres pontificales. A
10 heures et demie, chant
des Matines. La grand'messe
pontificaleou messe de mi-
nuit sera clbre par Son
Excellence Monseigneur Jo-
seph Le Gouaze, Archevque
de Port-au-Prince. L'aum-
nier de l'Institution Saint-
Louis de (ion/.ague. le R. I.
Gui Ho, prononcera le sermon
de circonstance. Et c'est la
chorale de l'Externat Sainte-
Rose de Lima qui chantera le
Minuit, ChrtiensI
Au Sacr-Cur, Sainte-
Anne et Saint-Joseph, le
cur de chacune de ces pa
roisses clbrera la messe
de minuit qui se droulera
au milieu de la magniticence.
des rites grandioses de cha.-
que annes.
i
Griserie
i
A belle .Y...
Le cocktail l'orange.
Comme an vin capiteux.
Avait mis dans tes yeux
Une expression trange.
Tendres, vils, inquiets.
Tes jolis yeux humides.
Devenus translucides,
Lanaient des leux lollets.
*
lit sur la mer des larmes,
Passait l'esquit amour,
Coulan' sous le poids lourl
Des invincibles charmes.
Tranquillement assis
Au salon sur ma chaise,
J'avais une tournaise
En mon cur rtrci.
L GAROUTE
27 dcembre 11)31.
>
i'.
L
E
Pour la Nolet la St Sylvestre.,
des Rouillons populaires fonc-
tionneront dans les diffrents
quartiers de Port-au-Prince,
I ii .i i i i < i -. u i- iui i-au-i i 1111 i .
conformment la gnreuse }
tradition inaugure!parlePrsi-ff
dent de la Rpublique, ds Ijj
1re Nol de son avnemenL
Un bol, un grog et pour finir un
cigare, il n'en laut pas plus pour
rchauffer un cur de dshrit,
et Monsieur Vincent est belle-
ment compatissant d'organiser
ainsi chaque anne : La Nol du
Pauvre
NOL OES ENFANTS
1 NECESSITEUX
La Commune de Port-au-
Prince offre cette anne et dans
sa .salle d'honneur, un arbre
lunch, aux entants ncessiteux
de Port-au-Prince. L'habit n'y
-sera pas de rigueur, mais un so-
lide apptit et des poches assez
larges pour contenir des sachets
de bonbons, et des jouets. Nous
croyons savoir qu'un comit de
dames spontanment groupes
prsidera l'ordonnance de
celte Nol attendrie des enfants
ncessiteux et que le Magistiat
Communal lui-mme actionnera
1 ortophonique charg de mettre
un peu de rose au cur des
petits dshrits.
Lt 26 dcembre, la lte re-
prendra pour une distribution,
toujours au nom du Pre Nol,
de vlements et de chaussures.
C'est bien trs bien !


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NOL
Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
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Samedi 24 Dcembre 1932
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majeure. Je s niais de dit.er
(h / le | n si lent, de la Repu-
1 > i |ue.
Iv le journal d'ajouter qu'il
avait ete in mdiatement ie
lch et qu'un avait laij une
celle:te eu sa Lweur.
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caux, qui se met en habit
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jour de tte.
< Les ministres? Des acro*
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raiite. 5L
Les dputs ? L'lecteur
choisit le plus bte et celui
qui tait le mieux ses corn
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i
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Lundi prochain, 26Dcembre,
4 heures, de 1 aprs-midi, l'H-
tel de Ville, rpondant un
noble vu du Chel de l'Etat, le
Conseil Communal organise,
I intention des entant* ndkssi-
leux, un arbre de Nol o rien
ne manquera : chaussures, vte-
ments, jouets...
i ,'juA-W I
I


'.


NOL
Samedi 24 Dcembre i932
LE MATIN

LA NUIT DE NOL
d'eux, piesque chaque jour,
des Heurs et de jolis cadeaux...
Les Heurs! Les roses fr-
DE JEAN DRAUX zJXHr*'-'
NOUVELLE
A Mr Lion Lahens.
glises
traversent une vaste pice o
baguenaudaient des Pan<7/io/es
rieuses, et O, le coude sur un
comptoir, et la tte dans la
main, somnolait un bar-man,
s'engagent dans un troit
corridor... El c'esl la chambre
de la BUe!
Ils y pntrrent.
Lll.iivcs, claquesons dli- galerie de laquelle des
rants, les autos, de-ci de-lrrgienspolissonaaieiit.
dmarraient en vitesse... \
Sur le zinc des cabarets Us y entrrent.
borgnes, les gueux, les bra-
ves gueux en vadrouille, bu-
vaient tire-larigot des Irem-
r''s de cinq cobs, les trem-
ps qui donnent l'ivresse...
Et les cloches des
sonnaient.
C'tait un joyeux carillon,
un carillon clatant, qui ma-
gnifiait, et-oil dit, la nuit
splendidc, la nuit toile.
Veille de Nol...
A petits pas, Jean Draux
suivait la rue Pave.
D'un bout l'autre de la
voie spacieuse, c'tait la m-
lope des blades des ga-
vroches amuss; c'taient les
flammes colores des feux de
Bengale.
C'taient les voix fausses de
ftards grillards beuglant le
Minuit, chrtiens !...
C'tait... |
(Ttait veille de Nol.
Mais Jean Draux, ce soir-l,
avait du vague--l'nie.
C'est pourquoi il s'en allait,
le cur en charpe au mi-
lieu de la joie dbordante de
la foule, leccuj en char-
pe sans savoir pourquoi.
Il tourna gauche, prit la
route de la (irand'Kue, et se
mit errer dans une de ces
venelles mal fames, o l'om-
bre est reine...
Et il se demandait soudain
ce qu'en somme il ferait de
sa soire, quand il entendit
une voix, une voix de femme,
l'appeler dans la nuit :
Senor...
11 retourna sur ses pas, et
vit une lille de joie, une tille
en cheveux, aux joues fardes, !
aux yeux battus. !
Elle tait jolie. Elle portait
une robe mauve.
Son teint tait olivtre. C'-
tait sans doute une Domini- '
caine.
Pourtant, elle dit en fran- '
cais Jean : t
Viens-tu chez moi?
Ddaigneusement,
dit, parce que l'amou
lui dispensait une trop pitre
et trop fugace volupt: fe
Obi Non! Merci!
Il
m ai*
m'ai-
i... Je me fianai Enrique
Portez,
Enrique Portez!
mail passionnment
niait aveuglment...
t Je l'adorais.
Nous nous marimes. La
crmonie des noces eut lieu
un 2it dcembre...
()h! comme ma mmoire
Ils gravissent un escalier, revit avec nettet toutes ces
colle-
choses 1
... Mais hlas! Enrique
avait la sant chancellante. Un
an aprs notre mariage, il
mourut de livre hectique.
Mon dsespoir, alors, fut
atroce. Pendant de longues
semaines, je dus garder le lit...
Je dlirais.
Et, ce qu'on m'a rapport,
je lie parlais, durant mon d-
Au plafond, une ampoule |i,e, que de mon amour....
lectrique, qui jette sur la Mon amour! MicaroEnri
chambre une obscure chu-
t ...
On y voyait un lit, une ta-
ble, une malle, et chaises.
Ils s'assirent.
Elle semblait] [infiniment
lasse. Elle poussa un soupir.
Et, tout de go, dit a Jean
(et quelle mlancolie errait
dans ses yeux! et quelle tris-
tesse voile passa dans sa
voix!):
Mon chri, la vie n'est
pas gaie... Ainsi, vois-tu, ce
soir, je pense des choses
bien tristes, oui, bien tristes.
Ecoute...
Il n'yja pas longtemps que
je mne cette vie ehonte.
Non.
(///c... Mon Enrique ador...
Et voici que des pleurs
mouillaient ses cils et cou-
laient sur ses loues, dont ils
lavaient le fard.
Elle cacha sa ligure dans
ses mains. \i[ murmura, san-
glotante :
l'obi c de mi a !
Des boquels soulevaient
sa gorge. Emilia pleurait, telle
une enfant.
Elle dfit le nud de son
mouchoir, prit une petite clef,
alla droit la malle, el fit
jouer la clef dans le cadenas.
Elle souleva le couvercle du
coltre de bois.
Une pile de linges el de me-
nus objets de femme apparu-
rent.
Emilia y plongea ses deux
T'ai-je dit que je m'appelle y mains,et,se tournant vers Jean
Dmilia, que je suis Cubai ne, et [ Draux, sidr et mu, lui
montra...
ne Santiagode-Cuba?
Il retourna sur ses pas el vit une lille...
iN-non I < ' | E heureuse ; j'y ai connu ces ple,
ur vnal ca|,1K,s dlies, que procurent
fillette bleu-
Mais elle insista.
Elle le supplia. Elle le sup-
plia du regard, du regard et
de la voix.
Amne, elle lui dit:
a ne fait rien ... Viens
quand mme! On causera...
Viens...
Jean accda son dsir.
Et lui rpondit, bnvole :
Je te suis!
Et les voila longeant la
ruelle baigne d'ombre opa-
que. Ils enfilent un chemin
qu'claire d'un jour sale un
rverbre plot. Puis, c'est,
au coin de l'autre rue, une
maison de tolrance, sous la
que pr
la Beaut et la Grce.
J'y pense souvent, sais-tu!
Kt c'est ainsi que, sur l'aile
du Souvenir, je m'vade du
prsent amer.
Je songe ...
a Je songe ma sur Ele-
na, et qui connat maintenant
les joies tranquilles du foyer,
Ciir il y a lo glemps quelle
est marie, Elena, el elle doit,
maintenant, avoir plusieurs
enfants.
Je songe aussi je songe
surtout! que j'ai t, dans
mon pays, courtise et aime
par de jeunes et sduisants
caballeros, beaux tomme des
Appelons.
Je songe que je recevais
Les sanglots l'tranglaient.
Dune voix dsole, elle -
nonna:
C'est lu la robe que
je. que je portais quand
j'tais quand j'tais gosse.
C'est manire qui 1 a cou
fec qui l'a confectionne ...
e... Pobre madr I
Kl le se pencha encore sur
la malle,et lit voir, cette fois,
a Jean, bouleverse, un mignon
livre le prires dor sur
tranche.
Elle chevrota :
Un souvenir. d'Elena...
Et ajouta dans un rictus:
Le livre de messe de la
prostituta ! !
Et ceci...
C'tait une paire de bolti-
rcs aux bouts mordors.
Elle larmoya :
J'avais douxv ans! J'avais
douze ans quand je les por-
tais!
El ceci ...
C'tait un vtement resplen-
dissant de blancheur de
communiante:
La robe de premire
communion de la prostitutal...
El Jean Draux essuya un
pleur quand il vil glisser sur
le parquet une neige de den-
telles:
Celaient le voile de la com-
inunianleet celui de la marie.
Debout, le regard ti\e, un
pli douloureux aux lvres,
Emilia contemplait totales ces
choses. Deux grosses larmes
boni
de
ses
brillaient au
paupires
Elle ne parlait pas.
Elle broyait du noir.
Et elle semblait la statue de
la Douleur!
Mais voici qu'elle se penche
derechef sur la malle.
Elle en retire une pholo
encadre, la photo de En-
rique !
Elle la regarde longue
ment. Elle la regarde avec
une indicible mlancolie.
Puis, elle dpose, la place
des lvres, un humide baiser.
Un humide et si affec-
tueux! et si tendre baiser!
Et elle murmura, dans un
souille si lger (pie Jean l'en-
tendit peine:
() Jemcristo! Sipodia mo-
rirltt
... Dans le soir, montaient
les noies discordantes des
musiques de bastringues.
Les orlophonics de> dan-
cings toniti uaienldesairsexo-
liques.
El les lidles.a vau-de-roule,
vidaient les glises...
Nol...
C'taient les rveillons,
Et la boustil'aille, et la joie.
Le jambon rose au bord tremblant.
Le boudin noir el le vin blanc,
Kl les marrons pondus par l'oie.
Clment MAGLOIRE fils
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tant Et
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Samedi 24 Dcembre 1932
LEWUTIN
Sourire Liga
Souvent, pour consoler un bb, tout de suite,
On lui met sous les yeux une image en couleur ;
Alors, bb sourit et dit : li M... H tite !
Ainsi,, je fais pour toi, grand bb par le cur,
Aumne
Je suis pauvre, voyez, j* n'ai pas mme un peu
. ;I)e paille pour m'tendre.
Et je vais, tous les jours, psalmodier ctt aveu
A qui veuille m'entendre.
Ayez piti, passant, mon Irre. ayez piti !
En sou'ageant ma plainte.
Le don dt votre obole accomplit tout entier
Un vu de la loi sainte.
Avenir
Qui peut dire, demain, ce que nous serons tous,
Hros magnifis, esclaves genoux ?...
Nul ne sait, car l'avenir est fantme et fe.
Semeur, tour tour, de ruine et de trophe.
Mais c'est beau.toulde mme.en tout temps.de rver-
Dans le rve 1 on voit des astres se lever ;
Dans le rve l'esprit se pare d'une aigrette,
Car tout beau rve inclut une fleur de conqute.
Pome en prose
NOCTURNE MTILEEl
O Rve
O rve.gloire' vous, dans le lemps, dans l'espace,
Et dans l'ternit 1
Le Vent de saint amour qui dans votre vol passe
Bnit l'humanit !
Georges LESCOUFLAIR.
Hachures de |clartsMunaires
rfractes dans la mer. Clair-
obscur d'toiles. Loques de nua-
ges gris-perle pendues dans
le ciel. Mases tantmales de
choses eslounpes. Oinbre>^
mouvantes de gens. Eaux glau-
ques ou se rettenl les luears
balraues de lumignons accro-
chs aux mats des canots, l'ne
maculature de tons et de demi-
teintes. Une cor Migration de
lumires macabres. Dans cette
ambiance, couleur de son me,
je crois voir l'me de Baudelai-
re, errer.
Au-dessus de ma tte, autour
de moi. Dans le port.
lit, par contre-coup de sug-
gestion, tUne nuit dans les to-
rets du Nouveau Monde surgit
dan? mon souvenir. Je songe
Chateaubriands Et, humoristi-
que ment, je souris. Son paysa-
Se de lune si reposant, si ord-
onn 1
Un moment de repos spiri-
tuel ... ,E\ je reprends conscien-
ce de' la lalit qui s'impose,
implacable.
Au-dessus de ma tte, autour
de moi. Dans le port.
Dans le soir, une acre odeur
d'ocan nage.Toule la traicheur
de la Gonave lointaine, sur le
quai, dlerle. Uae traine de
trlts embarcations, cte cte,
comme des surs, tout le long
de la jete,s'gine en un mou-
vement rgulier de tango. Des
chants nostalgiques tont leur
balade dans l'air. 0 mlope
de matelots 1 A mme les
ponts, asstors improvis,
le" cala > tait rage. Altern aux
sanglots dtl vagues qui s'entre-
choquent.
L'atmosphre est pleine d ap-
pels, sature de mystre.
La scne, du coup, change. A
la primeur de mes impressions;
dautree impiessions se super
posent. A mes yeux, le tableau
baudelairien Js'eflace. /abolit.
Ces bateliers, chantant aux re-
flets; ces voilures cargues au-
our des guis, ces lueurs mme
jui, dans les flots, dansotent,
tout cela, maintenant, compose
pour moi, une vision du pass.
Pareil ce paysage irrel qui
sertflte dans Tonde, une ma
rine alricaine, dans mon espri .
se rpte. O incantation souve-
raine des soasl D'o vient cette
duatit ou plutt celte succes-
sion de sensations qui, en noas,
rsonnent? Pourquoi certains
tats de nature suggrent dans
notre subconscient des senti-
ments si contradictoires? C'est
que chacun des deux lments
de notre sang rclame sa pari,
la capte, au moment de certai-
nes rceptivits.
Cependant, dans le ciel, au-
tour de moi, dans le port, le
dcor se mtamorphose.
| Du sein des nues, la lun.\
[lentement, merge...
Elle n'est plus quun disque
d'argent somptueux parmi des
bouquets de Pocons soyeux.
A mon insu. le nocturne qui
si jouait en moi, se transpose.
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j tait vibrer le clavier de mon a-
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le plus irrprochable et le plus moderne, on a l'a-
vantage d'tre au centre des affaires.

r


NOL
Samedi 24 Dcembre 1
1-E MATIN


ijam iXUitt
DSIR

l' te donne .....n cur, bourgeoise pai lume.
l'on sourire lard m'a l'ail mal I ien des l'ois
Mais ma soullran \n,i, par h i harin <,
Monter comme un parfum iiottuue dans le i o s.
I ii parfum si fluel, In grce si frle
(hi'il oublie lentemi ni dans son as ensjon
Qu'avant d'tre volute, avant d'avoir une aile,
li a ramp, bourgeon, puis Heur dans le gazon.
.!> le donne mon i ur, bo e ompasse.
Le Kbol a bien souvent voil dessous les cils
Ton regard vide o plus ne veillent les penses.
Ton regard, toile crue el sans rien de subtil.
Je te donne mon ^ur qui connu! i mt dt bouges..*
Mais de grce, bourgeoise, .1 vos vres, ce soir
Lavez I eau des nuits cel artifice rou
Qui peint si tristement lardent baiser d'un noir.
Je veux ta bouche nue el que les dents claleut
Comme des fleurs de cafiers dans le malin..
Des dsirs en les yeux s'allument, oarates"
Kl me blessent dj 1rs bagues do tes mains...
Mais l'ennui a pris gite en 1.a 1 lu ,,,,|K'.S
El quand lu me souris, Ion sourire esl si vide
Ton sourire esl sons lant d'artifice no
Qu'A lacre la bouche ainsi qu'amres rides..,
Je te reprends mon cur et j'irai par les bois
Ou le lerroir parfume encor les chevelures..
O la payse porte au ruisseau de sa voix,
Le murmure de l'eau, l'odeur des mangues mres.
Iran F. BRIERRI
pu mm
o
iMlnio
1 n fiais pas venu, un son-, pour le tromper...
Ce sen il plus qu'indigne de mon an ur, li mme .
bailleurs, contemple un 1 1 ux qui le regardent,
I mine, c mtemple li i ...
lis oui Jes lueurs I mve.s ainsi qu'il 1 enu tapie :
l.i ur llaimne a consum avaul que de oa rallie
l'oues 1rs [leurs 1 le mes rves anciens...
Mais rien d'impur, mes sens, n'a troubl dans mes nuits.
Je n'ai pas dsir goiller comme un fmil mur
Ton corps gonfle de sve palpilanl comme un sein...
() femme, non, co le...
!_'! rve aulremenl p ir, j'ai senti me bercer,
J'ai voulu de leiicl poi er ton existence,
'I >ss ;oir, hii itiij 1 divan molleux,
Te sentir palpil rd'eXIase el do dsir
A chacun de soupirs qui go itl raient mes soins...
Car, femme, muel,
1 me tiendrais pensif el seul les genoux,
';'' le von- dl lillir, pale, prs des Heurs ples,
l.i vers la face luire adorable, monter
I n frais ehueholeiiienl loul parfum d'amour
Que lu recueillerais en fermeul les paupires..
1 ce srail si doux el si II isle a la lois,
Que, brune, dans le son venu .1 pas feutrs,
I .1 laisserais ion or,.s s'allonger souple el enl
Dans le velours des losea la pies pour le bercer..
I-.I m n, si douccmenl que lu n en saurais rien,
J^iurais, extasi d< anl la nudit,
1 silence, pos u 1 : longueme il dans l'ombi e
l .1 baiser udiraru 1 us ion mysire inlime...
Robert LATAILLADE
dont [uvre posthnmc L'URNE GLOSE parail bieult
eux ditions La |}rese.*
A r ODETTE CHEVALLIER OE PUYLBOREAU
U' *|

I
Ne croyez pas que Je sois l'homme du langage
brutal qui dans les mots l'ait ronfler 1 asstor,
certes, vous prenez un masque pour mon visage.
Je ne suis qu un tmoin lidete et c'est a tort
que les reines de cur s'liraient ;i mon passade.
dil la bacchanali bux soirs de houe el d'or
pour que nos petits-fils puissent voir dans la Irisque
le lemps o nous vivons, bestial el grotesque.
Il
Pour bercer vos loisirs de brouette aux yeux verts
je choisis la lgende au temple de mmoire
el dans un jeu subtil l'enrichis de beaux vers.
Les jets d'eau jaseront dans les vasques d'ivoire
el I mir entour de ministres pervers
jouiia de la danse o Mabrouka-la Noire
d'un rue pnntanier dissipe les ennuis
comme un conte vivant de mille et une nuits.
III
Ma brou ka noire aux yeux ombrs de lils de soie
el s'ouvranl clairs dans un visage de quinze ans ;
elle danse el 1 mir qui sent monter la joie
lui donne hracelels, anneaux, colliers pesai.ts.
La musique se lait mais la vierge tournoie
el la perle s'irrise aux feux des diamants,
sa chair de raisins noirs s'offre toute en la danse
el les brle-parfums fument dans le silence
IV
Al-Mansour glorieux la tte d'argent,
invincible soulieu des armes du Prophte
dit Mohammed le-Fourbe, il vaudrait mieux changeant
en or tous ces bijoux, mettre les curs en tte,
distribuer le prix d'iceux aux pauvres gens -
Ihn Djehel l'argentier, juif aux regards de bte
laissant ses airs traqus, lit chorus au conseil
des ministre* confus d'avarice cl d'orgueil.
El l'mit de sourire en sa barbe chenue :
Les joyaux les plus purs sonl esclaves aussi
dans les mains des vieillards qui ne voient pas la nue
clatante, courbs sous l'ge et les soucis
L'mir aux regards clairs comme une lame nue
attirant Mabrouka lui lissa les sourcils,
dans l'odeur des illets el des fleurs azales
au son dlicieux des musiques voiles
Quels diamants vivenl aux yeux de celle enfant
quels flots harmonieux ont jet sur les rives
les perles de ses dents aux malins triomphants.
ces jasmins frissonnants dans lcrin des gencives
sa chair noire est le musc suave d Krivan
Allah mme se plail ses grces navi s ;'
sou corps esl un jardin de grenadiers en'fleurs
quelles pierres vaudront ls gammes de ses pleurs
Pour soulager mon cur j'exulte en vers sauvages
cnanl parfois vers Dieu ma plainte d'isol
veis l'Eglise de gloire aux bienheureux rivages
o secouant son Iront dloiles constell
la Vierge lait neiger les Heurs------J'cris ces pages
au soir anlilecn de palmes ventil
pour la brune aux yeux verts et dans sa vnusl
en humant le parfum exquis des roses-th
Port-au-Prince, ce vendredi Dcembre 1032.
Emile ROUMER
M. LE MINISTRE IIETT
S. E. Monsieur Wielt, Minis-
tre de France en llali, atteint
par la limite d'ge, prend sa
retraite et rentre incessam-
ment dans sa lamille.
Il nous a l'ait l'honneur, de
|iasser en nos bureaux prendre
cong" de nous.el nous procurer
par ainsi l'occasion de lui pr-
senter nos souhaits de bon vo-
yage,et celle de lui renouveler
nos plus profonds hommages.
La France eut rarement chez
nous reprsentant diplomati-
que...de si haute sduction,et de
si parfaite distinction. Il empor-
te la sympathie et les regrets de
tous.


NOf,
Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
SIMONE...
I .c vent frachissait la tombe
du jour. Et le soleil, l bas, en
maillot pourpre, Taisait un plon-
geon dans la mer.
Michel sortit du petit caf de
bohmes, portant firement sur
la conscience deux victoires de
lots, une provocation non rele-
ve et quelques coquetels. H se
sentait des muscles d'athlte et
capable, comme Atlas, de char-
ger le Monde sur ses paules. Il
croisa deux marines, saouls
qui titubaient. !l les vita pru-
demment, comme des chiens
hargneux, ctoya la petite Ion
laine o se baignent, impudi
ques, des nymphes blanches el
mignonnes el arriva au Champ
de Mars. Ce jeudi-l, la musi-
que du Palais olrail un concert
la population. Dj, sous lil
attendri des mres de familles
panouies dans leur graisse, sur
les bancs de ler-lorg, des jeu-
nes filles longeaient le trottoir,
lit le vent indiscret jouait dans
leurs jupes roses, bleues jaunes
el blanches. Michel souriait de
ces gaies attractions. Une bru-
nette aux grands yeux tama-
rins montra ses jarretires
rouges. Mais vite, comme dans
la chanson triste, prenant d'un
geste lger, entre le pouce et
1 index, le bas de oa robe, elle
ferma le bel horizon.
Michel regretta presque d n-
voir assist a ce film un seul
pisode.II estimait si joli ce buui
de limbe. Simone tait l. Mi-
chel venait de l'apercevoir.
Allait il oser la trouver el lui
crier laveu qui lui brlait les
lvres et le cur ? Longtemps,
du regard, il suivit sur le petit
trottoir, la jupe de vieux rose,
les jambes pleines et jolies et
ce petil corps si menu et si char-
mant qui avait quelque chose
d'exquis quand il s'eflaait l-
bas, comme une douce lumire
dans un peu d ombre. Kl puis
voici encore Simone qui reve-
nait. De loin, il lorgnait ce cor-
sage o papillotaient deux pe-
tits seins ronds, dlicats el frais.
Quand elle lui toul pies, Michel
se sentit soudain envahi par la
timidit et peine murmura-l-
il eu soulevant lentement son
chapeau.
Bonsoir, Simone !
Tout de suite, un peu de bon-
heur et de joies inconnues -
taient entrs, en coup de vent,
par une lenlre de son cur.
Simone avait compris, depuis
Une machine
3 culotter
les pipes
s -0-
C'est la dernire invention
que nous ofre l'Amrique : la
rrachine culotter les pipes Il
s'agit d'un ; appareil aspirateur
pour tumeurs paresseux, com-
me si le plaisir du fumeur dign
te ce nom n'tait pis, prcisi
nent, de culotter lui-mimf, M
gemtnt, mlhod-querne"', av.-
r', s? bon**e pipe en te're oi
en cume de mer.
Hisloil e
mait doucement ce tendre,, par-
fum de chair que Simone avait
laiss aprs elle.La seule chose
qui fut un peu pour lui Il res-
pirait longuement, avec loi ce.
comme pour en conserver tou-
jours le dlicat souvenir.
Kt voici Michel ne savail
plus ce qui s'tait pass, mais
maintenant, il longeait le petit
trottoir, cte cte, avec Simo-
ne. Kl ils causaient ensemble
de toutes choses du temps qui
se faisait beau du cinma, du
prochain bal.de la vie Kl riaient
tous deux grands clats.
Allons sur la pelouse,pro
posa Simone.
Dans le ciel tout plein d'toi
les, un morceau de lune avait
paru comme une pelure d'oran-
ge jete dans une porcelaine
blanche. La musique achevait
une douce meringue o soupi-
raient des clarinettes, telles des
petits oiseaux blesss. El tou-
jours sur le trottoir chantaient
I harmonie des jupes roses, jau
ns, bleues et blanches et le ri-
re sonore et trais des belles
filles. ,
Dans un pelit coin,Michel no-
yait ses lves d'amour dans les
beaux yeux .noirs de Simone. Il
aurait voulu les regarder jus-
qu' ce qu'il y et l-dedans
des traces de son regard 11 pen-
sait quil avait l, tout prs, l'i-
mage du Bonheur. Il voulut la
saisir, mais les mots d'amour
montaient t, o p vite et trop U nSll/MlM n //>
nombreux de son cur Tout ce- * Itf tiCtllilCIl IIC
la s'emmlait. Aussi cette douce

(
naturelle
Lili, qui depuis quelque temps
va en classe, a commenc la
botanique, et l'histoire naturelle.
Au dessert, papa l'interroge.
Voyons, Lili, d'o viennent
les figues ?
Des figuiers.
Ht les citrons ?
Des citronniers.
K< les dattes ?
Elle rflchit un moment, puis
tout coup :
Des calendriers !
musique qu'il avait rv long-
temps de laire jaillir de ses l-
vres pour Simone, un soir de
clair-de-luue, s'tait fle la
gorge else tranait en murmu-
res.
Le concert s'acheva par une
valse 1res sentimentale. Simone
rentra chez elle, laissant Michel,
les jambes lasses, rveur, sur le
petit trolloir du Champ de Mars.
En alls les belles jupes multi-
colores o jouait Messire le
Vent, le rire gai et bruyant de
la jeunesse comme un hymne
de joie, la musique, les amis.
Il regarda les bancs vides,
Laulo vient de capoler.
La femme, s'adressanl son
mari radiomane, gisant sur le
bord du chemin, sous sa radio
r> native. lis-tu bless '!
Le mari radiomane. Chut !
Je viens justement de capter
Nt w Vok.

I
ongtemps, |cetle passion qui
n'osait s'avouer.KUe avait vingt
ans et parlois songeait dans le
dsordre de son petit lit tout
blanc un bonheur qui serait
ilcux. Klle sourit el passa
l'ombre des verts sabliers avec
celle voluptueuse nonchalance
qui amenait toujours en la m-
moire de Michel cette strophe
du Beau navire :
Ouand tu vas balayant l'air de ta
iupe large
Tu fais l'elTet d'un beau vaisseau qui
prend le large
Charg de toile, et va roulant
Suivant un rythme doux, paresseux
et lent.
Michel s'lait retourn el hu
comme au sortir d'un rve el
autour de lui, les marchandes
de pt-du-soir, la barque
tendue, qui sonnaient autoui
de lui, comme un vol de mou
cherons au bord d'une gamelle
de tritures.
Dans l'ombre, prs du kios
que, une proslilue l'invitait
dsesprment l'amour. Il et
envie de lui jeler, non quelque
menue monnaie, mais un gros
juron sale. Mais lorsqu'il se lui
mis songer, un instant, la
tristesse de celles qui glissent
dans la bout des chemins, il et
piti. Et ses lvres, au lieu
d'une insulte oh n'insultez
pas celles qui tombent I tait
venu cette prire que fit. pour
elles toutes, la sainte Vierge
nue dame charitable, un jour
de tendresse :
0 Dame regardez celles qui tour-
nent mal.
les pouses en qui la chair ne peut
Mil- se ta're-
Michel tait l, avec son rve,
comme un jouet bris, disloqu.
Quelque chose comme un pi-
ment lui brlai! le cur.
Avant de s'en aller, il devait
revoir Simone et lui parler en-
fin.
La lle lourde, tout droit, il
courut vers la lumire rose qui,
secoue par la brise, dansait au
balcon d'une petite villa pose
dlicatement dans un parterre.
Simone tait au salon.
Bar les persiennes, Michel la
regarda longtemps rylhmer^en
irappant de ses pieds le parquet
luisant, une musique d'outre-
mer.
C'tait dans le soir doux, l'-
vocation de ces vierges romai-
nes.couronnes de lys qui dan-
saient, mlancoliques, leur der-
nire danse avant de s'en aller
oflrir leur virginit quelque
patricienne.
Il et envie d'enloncer la por-
te, de saisir Simone dans un
embrassemenl ternel et de par-
tir avec elle, comme un voleur,
dans la nuit, loin, trs loin-
Une auto passait.phares lumi -
neux.Michel sauta de la galerie et
s'enfuit avec son rve dans la
rue dserte el silencieuse, com-
me un jouet bris, disloqu...
(Extrait dun roman (?)en pr-
paration.)
\ Jean FouCHARD el Ki>\i;n Biun s
UNE LETTRE CURIEUSL
Un attelage original
Le clbre auteur drama-
tique Scribe recul un jour
une lettre assez curieuse. Elle
tail ainsi rdige :
Monsieur.
J'ai l'honneur de voua
proposer une association fon-
de sur les bases suivantes.
Dsirant voir mon nom figu-
rer ct du vtre sur l'alli-
he d'une pice de thtre. je
me chargerai de tout les frais
le reprsentation de la pice
crite par vous. Vous louche-
rez seul tous les droits d'au-
teur; moi. je me contenterai
de l'honneur d'avoir l pris
pourvotre collaborateur.
Recevez, monsieur...
Le riche inconnu qui se
permettait une semblable pro-
position avait spcul sans
aucun doute sur le caractre
assez intress que l'on attri-
buait Scribe. Mais il avait
coin pie sans l'amour-propre
de l'crivain ... Celui-ci rpon-
dit en ces termes :
Monsieur.
Je n'ai pas encore pris
l'habitude d'atteler mon
char un ne cote d'un che-
val; aussi ne puis-je accepter
la proposition que vous avez
bien voulu me faire.
Assurment, aprs une pi-
tre dun libell aussi cin-
glant, Scribe se croyait d-
barrass du candidat collabo-
rateur. C'est pourtant celui-ci
oui sul avoir le dernier mol.
Il adressa l'auteur de La
DameBlanche une seconde
Ilire :
".l'ai bien revu le mol par
lequel vous refusez d'unir nos
destines littraires. Vous
tes, la vrit, libre de mal
comprendre vos intrts;
mais vous n'avez pas le droit
de me Irai ter de cheval'.
Recevez..."
Scribe prfra ne pas cou
limier la correspondance.
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boulevard par un "tapeur" re-
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Une jeune Franaise qui vient
de faire un voyage eu Russie
dclare que ce qui l'a le plus
merveille, c'est l'art que sa-
vent dplover les bolcheviks
dans la contectioo des euph-
mismes. El comme on lui de-
mandait des explications, elle
prcisa : En Russie, il n'y a
plus de prisons. Les cachots,
maisons d'arrts, geles, cel-
lules et autres locaux discipli-
naires sont des <- tabli sements
de rducation du type terme .
tion de Fart
Panait Istrali vient de taire,
l'Union culturelle autrichienne
deVienne, une confrence au
cours de laquelle l'crivain d-
veloppa cette thse :
L'art ne doit s mier et en dernier lieu, qu'
allger les souffrances de l'hu-
manit. Il n'est pas un but, mais
un moyen. L'artiste doit entra-
ner l'humanit matrialiste et
goiste vers l'esthtique, vers
l'amour .
a ne prouve
rien
oo
Le contrleurOn ne lume
pas daiiK ce compartiment.
Le voyageur. Et-ce que je
tume ?
Le contrleur. Vous avez
votre pipe dans la bouche.
Le voyageur. a ne prouve
rien. J'ai bien mes pieds dans
mes souliers ; est-ce que je
marche pour a V
SUR LA TOMBE
A ma mire...
Comme lu le lisais,
un malin, l'aurOK,
tu l'en es alle doucement
uns soull'ranoe et laos'lotte...
El Celui qui toujours
calme nos cumrs douloureux
ou apaise en tout temps
nos aines trop meurtries,
avait ce matin-l
mis sur tes lvres closes
le grand baiser divin
oui Mailler mji. uinour.
<) brisement brutal
les chres esprances '
Mon aine endolorie
le if brusqua dpart !
C'est triste d'avoir les ailes
ei iui se brisent !
Tu partis. Mre d'amour,
pour le pays lu Rve
emportant avec toi
mes plus chers espoirs !...
Kn ce matin brumeux
je t'apporte ces fleurs,
Heurs d'automne exhalant
(s senteurs parfumes,
Heurs encor loutes humides
Je perles de rose
les larmes le mes yeux ' '
Odilon S. CASIMIR
Nov. 1932
Angoisse
A Ernest Bonhomme
Il pleut sur Port-au-Prince.
Mon pauvre cur ce soir
Lyre, que le temps pince,
('.hante le dsespoir.
Mon amour est le spectre
D'un homme chevel.
En qute d'une Electre,
Pour un acte enfiell.
La dtresse en mon me
Etend son drap de deuil ;
Ms yeux n'ont plus de flamme'
Ma chambre est un cercueil.
Le sommeil m'abandonne'
El je sens an collet,
Lue main qui chillonne
El m'entrane au gibet.
Elle dort, elle lve...
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ei y sjourna, comme on
si il. jusqu'en I7i)(, c'est--
di'e pendant plus de deux
ni es. Il est micressar.nt de
rechercher, dans sa corres-
pondance et du US ses M-
moires ", le jugement qu'il
porte sur ce peuple et les
vues, rellement prophti*"
ques, qu'il exprime propos
de ses relations futures avec
la vieille Europe.
jour o l'Amrique posera de est un peu l'envers et il
son pied en Europe, la paix '; laut attendre avec patience
et la scurit en seront bau-j qu'il en ait assez et qu'il
nies pour longtemps . veuille bien, un jour ou l'au^
1 es vnements se chargent j ire, se remettre l'endroit,
de commenter ce texte.
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sur la terre brsilienne. Mais
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\ ii s';'nt c il n'est pas surveill,
va chez I picier do coin :
Doiimzmoi pour vingt
ous rie Lonbnns, dit-il. La
bonne ppssera payer.
L'picier ne parait pas trs
convaincu. Il toise Bob et de-
bien sur ?
Sur quoi Bob, aprs un brel
instant de nVxion :
videmment plus
que, avec un sapin etiuce- [rr que vous me lassiez cadeau
allemande ni ses cbies cou-
j tmes. Aussi tous les ans ce
Les matres tailleurs de Pa-
lis viennent de dcerner le
premier prix, lors u'un cou-
(ouis, un nouveau costume
du soir pour l't: costume \ lbrait il la tte de Nol la
en ottoman de soie grge 'bonne vieille manire germa-lC serait
blanc. 11 s agit d une combi- I nique .avec un sapin etiuce- mi-que vous l
naison. Le haut est rattach |ant, de bougies et de pail-d'uu bonbon,
au pantalon par une partie | jettes... Ce qui a lieu...
souple, etc. L'anne dernire, pour
Je n'ai pu admirer qu'une montrer aux Brsiliens ce
Voici le passage des M- | ph tographie de cette inno^ qu'est un vrai Nol allemand,
moires qui peut prWr I vatiou qui, d'aprs cet exa- ji avait invit une grande
mditation l'heuie que nous men superficiel, ma l'air tort quantit de senores et de se-
tiaversons : gracieuse, crit Mr Louis Fo. uoritas. Mais.au momento
Du ct de l'Amrique,' r*st, dans le Matin: |a tte battait son plein, voici
l'Kurope doit toujours avoir Une jeune personne qui qu'une bougie communique
examinait la photographie |e feu uue branche du sapin,
s'cria: I puis l'arbre tout entier, puis
--Mais c'est un costume aux rideaux, puis la pice,
pour nous! Le haut est un puis la maison...
joli bolro... Mettez une jupe Cinq minutes plus tard, le
la place du pantalon, ajou- ciel nocturne tait clair par
tez sur le ct de la lte un. ja |ueUr d'un immense bra-
vis de l'Kuropeen commu-l petit bibi la mode, une de sjer. Les senores et les seno-
nation plus facile par le I ces petites casseroles en paille [ rjtas> heureusement en sret,
les yeux ouverts et ne tour*
nir aucun prtexte de rcri
mination ou de reprsaillesi.
L'Amrique s'accrot chaque
jour. Elle deviendra un pou-
voir colossal, et un m unent
doit arriver o, place vis
moyeu de nouvelles dcou-
verlei,elle dsirera dire son
mot dans nos aflaires et y
mettre la main . La prudence
politique impose donc aux
gouvernements de l'ancien
continent le soin de veiller
scrupuleusement ce qu'au -
qui sont d'un ellet si char-
mant, et votre homme sera
uue temtne!
Bah! lui tut-il rpondu.
Les temmes s'habillent de
plus en plus en homme. Sur
les piages elles exhibent des
pantalons. Pourquoi leurs
cun prtexte ne s'oflre pour compagnons narboreraieDt-
une telle interveution. Le J ils passes corsages? Le mon-
considrent, distance res-
pectueuse, cet imposant et
tragique spectacle. Jusqu'au..
moment*o\Pun d'eux, pro-
nonce^ces paroles significa-
tives, sur un ton admiratil ':
Humour
berlinois
Verpendikel travaille un
I vu; qui tera < pi que dans la
littrature. Il y 11 a vaille depuis
toit longtemps...
Que devient ton livre ? lui
den mute quelqu'un.
Si la crise continue, r-
pond-il tristement, je vais tre
oblig de l'crire I..
L
C'est gal si jolie et pou-
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fille!
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plaindre ; c'est un titre de renies
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Lentemenl entrouvrant ensemble nos vu Hos
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Je reviens, mes Amis
.le reviens, mes Ami., .lu rher paya lointain.
J'ai roul le parvis les temples millnaires,
Ma lvre a murmur des prires d'amour,
Chant dis chant d'ivresse aux autels dVs ends dieux.
.' SI pin ihe mon Iront feau des urnes saintes
et ceint de foulard rou^e et ma tte et mes reins ; *
danse le anvalou aux sons de l'Assotor **~i
mang de l'igname ai x gamelles des hounST"
l.e Mng des moulons l.'anes en apaisa ni ma soif
Il redonne la loue a mon e.eur anaibli.
Mon pauvre corps chlil oint de l'huile bnie
n revtu I habit du Sacrificateur.
4'ni entendu lu vois des dieux en plein nuil
Irtsie, se lamenter sur leur profond oubli
sous les arbres gants des sources cristallines
Ils ont allolenient pleur leur abandon
et leurs gmissements ont souill la tempte
sur la nuit des forts o rampe la couleuvre
Je reviens, mes Amis, du paya des Aie; x
O couch sur la dure l'ombre des ma. us
I ai jeune pour calmer la colre des dieux
Je vous reviens, ici, pour sonner l'hallali '
laver vos Iront, bronzs que recouvre l'opprobre
t vous tenant la main, aux autels des dieux lares
leur demander pardon de les avoir reni, s.
Camille WAIWVHIf.HT.
Douce folie
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Madame P...
Et cela me reprend, celle douce folie
Voua tiez, s.iye/-vous, la premieie e'n'ma vie
puis est venu l oubli qui d'un geste inconadlnt
effeuilla nos dsira et nos rves d'enints
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il nat en ma pauvre Ame un dsir curieux
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On sait si roui n'avez pas le profond sec ,t'
de pouvoir redonner ce pale cadavre _
mon < ii'ur desabus mie le noir rhnm-T..
un gr.rd souille de v!e ? Cc^a' 1S ^'.etT "
vraiment, que vous aurez lenu sur vos ienoux
g mour .,ue vos yeux auront ressuscite
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Camille C. \VM\\vi!:.i,r
. P 1 i r noir
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Pour DISTILLER t RECTiriER
- li EAux-oe-vie,
"HUMS, ALCOOLS, ete
DEROY FILS AN
^^ /S, rui Du TMtir <
'"' btHlES le. HANtTTI j. r., ^
quelques cochons sans tre
accuses d avoir empoisonns
'e propritaire et sa famill,

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wtm


NOL
Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
s


LA PRATIQUE DES TRADITIONS
La pratique des traditions
implique la connaissance du
passe et une familiarit avec
ses acarues cpii constituent
l'histoire, l'histoire' crite ou
orale. 'Pour fouiller dans le
pass, il faut naturellement
une discipline de l'esprit, une
volont d'action peu com-
mune. La discipline est la con-
squence de I effort la con-
tention de l'esprit, la prati-
que exigente d'un principe.
La volont d'action est une
propension ou un got ra-
liser ce que l'on conoit. L'un
et l'autre naissent de l'tude,
l'lude de soi, l'tude de son
milieu et l'amour de ce qui a
le plus impressionn lame.
Ces impressions sont varies
et multiplies. Mlles embras-
sent l'amour de Dieu, de la
pairie ou le patriotisme qui
opre des miracles; l'amour
de son prochain, la rpu-
gnance du mal ; l'amour har-
monique de l'ordre et du bien ;
le sentiment de la famille, de
la socit, du travail qui en-
trelient l'homme en 1 enno-
blissant. Dans ,ces postulats
essentiels quenous venons
d'numrer il y a toute la vie
des tres. La traditon gouver-
ne ces concepts en ce quelle
veille leur perptuation.
Quand une vie d'homme s-
rail domine par l'observance
de ces grandes rgies, elle se-
rait digne d'tre offerte]en
exemple l'humanit. Cet
homme rsumerait, comme
Christ dans la chrtient, Ma-
homet dans l'hislamisme,
Krishna dans le brahmanis-
me, ou Calvin, un ge de I hu-
manit et passerait dans l'his-
toire pour devenir une tradi-
tion de son pays.
Faut-il dire de nous que
nous avons des traditions et
cpie nous en faisons nos lois
gouvernantes ou mme des
reliques saintes que nous v-
nrons aux grandes heures de
nbtre existence? (C'est ce que
nous allons voir.)
v S'il est vrai que tout peu-
ple a son histoire, nous en
avons
de s
nratiODS futures. Ils luttent,
tels ces hros lgendaires ho-
mriques Jque ies sicles n'ef-
facent pas dans la mmoire de s
hommes. Le got de la liber-
t cultive en leur cur, telle
une fleur desserre, dans la
rouge clart des incendies,
dans la fulgurance des ba-
tailles qu'ils n'ont pas su
apprendre et jusque dans
riirosmcMle la victoire, est
dsormais l'obsession de leur
raison* d'tre. Ils crent un
idole, un temple o ils vi-
vront libres, eux et leurs
frres, leurs femmes et leurs
lils. Ils fondent une patrie
LA NOTRE. Elle nous est
lgue au berceau, entoure
de la convoitise des man-
geurs des petits peuples et de
l'estime des philantrophes r-
pandus dans le monde. Com-
me une toile son front,
l'esprance brillait, tel un
joyau de fe. Son jeune corps
n'avait pour le protger qu'un
emblme, une ide Ce fut
tout. Nous nous sommes peu
essays la conserver et
la dvelopper. Nous n'avons
afin de les offrir l'acheteur
qui frquente ses comptoirs.
Nous ferons donc une mac-
doineftde nos belles tradi-
tions et repousserons nos d-
testables travers. Tout ce qui
rappelle notre primitivit bes-
tiale et dshonorante s'effa-
cera dans l'oubli, l'avantage
de nos efforts vers l'amlio-
ration dans une rvolution
lente et sre. Nous n'offrirons
pas la persistance de leur
pratique jusqu' notre lin.
qu'une leon a l'avenir : notre
ardente soif de rgnration
morale el psychlogique pour
la rdemption de notre pass
fautif. Nous nous tudierons
mieux pour nous mieux cou-
I
natre et laisser dans nos Ira- j
ditions un ensemble qui sera
des IDEES FORCES en h-
ritage nos successeurs et
qui embelliront les temps OU
nous serons seulement des
souvenirs dans les traditions
hatiennes. C'est par la pra-
tique des vertus que nous y
arriverons.
L'tude ouvre l'esprit des
horizons o s'largissent el
lias compris la tradition de, . ,
1 ,. su i) ici les moi n (ies
nos pres. Le ma heur nous', ..' ... ... ,
traits de I intelligence. La per-
sistance de l'effort, de l'effort I
Ls a rappeles. Ne sentons
nous pas le mouvement qui
nous convie la tradition
maintenant, aprs les preu
ves? Nos actions prsentes
passeront nos lils pour aug-
menter le domaine de nos
traditions. Je crois qu'aprs
nous, nos lils garderont plus
firement encore le prcieux
hritage reconquis. Ils au-
ront pour inspirer leur foi
deux sources : le point de d-
part hroque des anctres et
notre action dfensive aprs
nos grandes faiblesses pour
ramener notre exclusive
jouissance dans l'ordre et le
sentiment de notre dignit le
patrimoine anceslral. Nous
avons aprs les aeux, consti-
tu un ensemble de faits qui
se concrtisent en tradition.
TOUS ne sont pas honorables
et ne peuvent consquent ment
servir de modles aux des-
. tendances futures. Faudrait-
une; la notre est n recommander nos turpitu-
o u c h e n o u v el 1 e, d nQS ,achelcs cl nos lalltes
partant sans richesses pluri-1 innombrables qu'il ne tant
sculaires. Le point de dpart pasmlmrer, tant le tableau
de notre pays et de sa forma-
lion l vie politique et so-
ciale est une de nos plus belles
traditions. Nous aurions ga-
vgn en noblesse et grandeur
la mieux comprendre.
Des esclaves asseivis au
en serait laid ; ou plutt, choi-
sir, slectionner pour l'avenir,
nos belles actions, les tradi-
tions de demain?
J'ai dit en une phrase limi-
naire que toute tradition est
fouet de matres inhumains, I sensment conserve lors-
de qui les coups de verges i qu'elle ne marque pas une
ont tant de fois saign
le
corps astreint un travail de
bte, sont unis en secret aprs
des annes de martyre, dans
nue pense qui les confond
dans un rve sublime et per-
manent. Ils souffrent en si-
lence, couvant leur pense de
libration sous la plainte qui
s'exhale de leurs curs. Leur
sort appelle l'union dans les
preuves, l'effort et le sacri-
fice. Ils songent s'affranchir
du joug qui les opprime.dans
la mort, dans l'oubli de soi,
pour assurer l'avenir auxg-
en vue du bien, devient
l'homme une sorte de sport
qui ne l'puis gure quand
il en a trouv la pratique
du mcanisme subtile et me-
sure. Par elle, l'lvation de
nos sentiments atteindra plu-
tt les hauteurs dpassant la
mesquinerie el la petitesse
qui contraignent l'tre moral
une vie sporadique el re
tarde, hargneuse el Iracassi-
re, haineuse mme. Ce qui
nous ramne trop souvent
l'injustice, la passion jalou-
se, l'envie, l'intolrance.
Ira ves cpii dparent un tre
cultiv. Etroit et pauvie, le
concept n'engendre alors que
des spculations rudimentai-
res o le souille d'un esprit
en travail se seul peine.
('.'est comme la matire cpii
lui insuffle toute action com-
me toute cration. Le pouvoir
crateur est insignifiant, sans
haleine et sans envol. Il csl
alourdi de tout le poids de
sa source, o la gangue em-
prisonne la minuscule pierre
que le brunissoir de la pen-
se rendrait brillante et cris-
talline, mais qui reste encas-
tre dans le calcaire primitif
et rude, au sein de la fange
surnageante.
JLes traditions ont celle
merveilleuse puissance de la
force cohsive qui accomplit
des prodiges de fusion entre
les lments htrognes par
leurs dissemblances ethni-
ques, mais homognes dans
leurs penses ou leurs rves.
Les lments de race latine
ayant t des intrts territo-
riaux opposs se liguent pour
repousser d'autres groupe-
ments qui convoitent leur
territoire. Les peuples balka-
niques se rclament des Bai-
ns y kans, conlre les cumeurs de
n-[ leurs rich.sses ou de
semblent gure au point d?
vue essentillement ethnique.
La nation serbe qui comme
Hati, fonda son indpendan-
ce dans l'odeur de la poudre
contre la domination turque,
conserve un nom de plaine
clans son histoire comme une
magie au devant de aquellc
tout se courbe. KOSSOVO !
KOSSOVO! C'est le berceau
de la Nation. C'est la page
d histoire immortelle. C'est la
pins haute tradition serbe.
Elle a men la Serbie tra-
vers les sic'es de lutte, et
I orsqu'en 1014 les forces au-
trichiennes battirent le roi
Pierre Chahuts, au mont
Tser et sur la Drina, les vail-
lants soldats serbes eurent
pour raminer leur courage et
les exhaller, le mot sacr:
KOSSOVO!
La France, enrichie des tra-
ditions de la Gaule qui, ma-
tresse de l'Europe, l'origine
par ses victoires millnaires,
recueille chaque jour les tra-
ditions de sa race pour en
nourrir les Franais el leur
rappeler qu'ils doivent tre
un en plusieurs millions
d hommes
La tradition a donn Jean-
ne d'Arc aprs les saints dont
la vie peuple d'exemples di-
fiants, sert l'enseignement
de la foi chez les peuples
chrtiens. La tradition a en
gendr au vingtime sicle les
hros de la grande guerre
chez toutes les puissances qui
se combattaient. N'est-ce-pas
un rappel synthtique de la
tradition guerrire et hro-
que que ce cri du lieutenant
Pericard en 1915, au Bois-
Brl en face des Allemands:
DEBOUT LES MORTS I Su-
blime vocation du pass! Ap-
pel suprme tous ceux qui
ne sont plus et sont entrs
glorieux dans l'histoire en
dtendant le sol sacr des
aieux !
Tressaillement mouvant
t\c I aine au devant de qui
nasse ce moment suprme
le dfil des ombres Hro-
ques, qui, vivantes, eussent
fauch l'lan allemand vio-
persistance la stagnation.
Toutes Celles que notre foi
d'hommes pensant, la cons-
cience plus prcise de notre
rle de devanciers des gn-
rations lointaines et sres,
condamnent, doivent subir le
feu des ghennes, tels des
sarments nuisibles aux jeu-
nes pousses confies la
terre. Nous serons sembla-
bles au joaillier au milieu de
ses pierreries, qui en choisit
les plus prcieuses, les plus
pures, les spare des non-
valeurs, puis les catalogue'teires, tandis qu ils ne seres- volutions qui ont continu
leurs
lantle sol de la France! LjL-
glise fonde seulement sur
les traditions, rgente les
consciences et les mes, cons-
titue la plus forte socit
humaine, mais divine et im-
mortelle par ses principes,
ses origines, ses lments de
constitution, ses lois qui de-
meurent les grandes reliques
du monde. La tradition par-
tout conserve la physionomie
des peuples qu'aile caract-
rise, les traits distinclils des
uns et des autres se survi-
vent travers les poques.
Tradition figurative du pays,
tradition du caraclrenational,
de ses premiers pas dans le
inonde, de ses hommes, de
ses murs, de sa vie passe;
tradition perptue les asso-
ciations, des ordres, des lois
dsutes. Tradition des co
les, des inventions artistiques
primitives comme celles des
*v


1

I
./


NOL
Samed 24 Dcembre 1932
LE MATIN
:s no-1 noire patrie. Nous fuyons les
i cela I souvenirs chers que sont nos
sacro-imodles. La vanit mesquine
ide cratrice chez, les
ions de la terre. Tout
constitue les domaines sacro-'i modles. La vanit mesqi
saints o chaque peuple cou-1 que sait peine draper une
salle son pass pour se sou-1couche superliciellc de cultu-
're moyenne et restreinte pa-
rai! tre l'unique vertu sym-
venir qu'il'doit vivre et mal-
gr le cours des sicles et les
lois changeantes de l'existen-
ce cause des poques, il lui
est lait l'obligation de se re-
connatre par des signes cer-
tains et indlbiles, et d'ajou-
ter son histoire pour tre
perptus, les traits de la vie
nouvelle. Comme les pre-
miers chrtiens reconnais-
saient par le signe du pois-
son dessin sur le sable ou
dans le creux de la main,
el depuis la venue mes-
sianique, par la Croix
symbolique et sacre, le peu-
ple se reconnatra par ses re-
prsentations lointaines de
vie, d'volution dans les
temps accomplis.
Comme il est "triste, que
chez, nous tout s'ettrile, tout
palhique notre caractre.
[)'cs\, me semble-t-il, lalec-
tion nationale perditrice.
Timolon C. BRUTUS.
Octobre 1930.
( E X T 11 A I T )
Choses
[entendues
Une nouvelle bonne se pr-
sente chez M""' X... :
Une chose essentielle!
Avez-vous l'habitude des en-
tants ?
crois bien Ma-
oo
Alors tu tolres qu'il
passe sa vie au pied des
femmes?
Dame, il est pdicure]
oo
Oh! moa chri, comme
j'ai peur que tu ne viennes
pas: i'ai reu ce malin la note
Cez nous ioui seunie, /V"'I dam^^^atteuds un.
se meurt, tout disparat. ( est | ,Aft
cela qui nous emporte dans
le nant, tant il est vrai que
les traditions heureuses entre-
tenues sauvent une Nation ou
le prestige d'une famille jus-
que dans sa dernire gn-
ration. Ou si elles sont dlais-
ses, effacent le nom glorieux
et engouffrent son souuenir. ,
Not,ne cas nous autres/e ma modiste.
hatiens 1 o sont nos tradi-
tions chres, celles par les-
quelles nous tenons la de et
qui nous font vivre? O sont
les forces actives qui nous
lient ce qui fut et nous en-
gagent poursuivre le pr-
sent pour garantir l'avenir?
On dirait que mme l'vo-
cation de nos gloires natio-
nales les plus belles nous
laisse sans frisson, tant elles
ne no is tiennent pas toutes
Un^ vieux marcheur suit
une ieune tille qui passe, car-
toa au bras :
Oh la gentille poitrine
que je devine sous ce cor-
sage charmant.
Qu'est-ce que a peut
bien vous taire? A votre ge,
il y a longtemps que vous
devez tre sevr.
oo
C'est un apprenti diploma-
tie no IS iK'iiiirui hun a tuuica * r.v.. .. ",...
nos bores. Yertires, Ravine- ^ * Qull' gjnl *e
-Couleuvres. Cr.e- Pierrot, J0.1.'^? , ilrtSt nX
1801 ne nous font pas vibrer *J^ ^jtf'ftjS"
d'orgueil et du dsir d'an tre
digius en les perptuant
Toussaint, Dessalines, Ptiou,
| Christophe, Laraartinire, Ca-
' pois ne sont que des mots
creux! Il en esl ainsi de tout.
Nous ne vivons nullement de
notre pass. On l'clabouss,
on le soulllte et nous cour-
bons le front, sonmis. Nous
oublions tout.... La simplicit
endolorie de nos origines,
notre naissance la vie des
peuples, les murs si belles
de \ nos grands'mres, nos
victoiics el leurs hroiqnes
conqurents, la mmoire des
ligures qui ont illustr le
nom hatien dans tous les
domaines; nos joies el nos
peines, nous oublions mme
nos esprances. Nous dfor-
mons noire pense et la vou-
lons transmuer en une autre
qui ne s'adaptera jamais no-
tre psvehisme. Nous ne culti
vous rien dt
n'a rien du tout rvler.
Au ministre des Relations
Extrieures, en l'a surnom-
m a le sot du secret .
Bien rpondu !
hatien, tandis que nous a-
vons sous la main des mat-
riaux que nos devanciers ont
accumuls o se trouvent en-
chsses des richesses origi-
nelles a exploiter pour l'or-
nement de noire pays, pour
Eo Italie, une brave lemme
(a dernirement mis au monde
trois jumeaux.
Le Duce lui lit porter ses
flicitations oilicielles.
Mais la mre, se redressant,
rpondit l'envoy de Mus-
solini :
Ce n'est pas moi qu'il
fait fliciter, c'et mon ma-
ri... Et il n'est qu'un ..
YOTRE GUISINE. MADAMEZ*
Voulez-vous rgulariser vos
fonctions digestives si elles
spcialement | sont drgles? Mettez-vous
a l usage, d-ins votre cuisine,
de la Manlyiie des Laines de
Port-au-Princeet de St.-lharc!
Vous u'avez plus besoin de
vous miner e [produits m-
dicaux.
" Bec-Fin.
PRUDENCE
o
La crainte d'tre
enterr vivant
On a clbr dernirement
San-Frn-isco les obs-
ques de M. Edou son.industriel et millionnaire.
Il y a six ans. il se piodui-
sit dans la famille du mil"
lioonaire uo vnement qui
fit la plus protonde imp e
sion sur McPherson.
Un cousin de l'indu*'riel
qui travaillait en qualit d'in-
gnieur dans une tabrique,
fui accidentellement [lectro*
cut. Toutes les tentatives
pour le rappeler la vie de*
meurrent sans succs et les
mdecins constatrent le d-
cs. M. Me Phers il tait ve*
nu assister aux obsques de
son parent. Mais, au moment
de la mise en b re, le raori
ressuscita. L'ingnieur tait
en tat de catalepsie,des soins
lui lurent prodigus; il se ra
nima compltement et sur-
vcut. Z
L'vnement impressionna
Mr McPherson au point qu'il
dut se taire traiter pour d"
pression nerveuse dans une
maison de sant. Toutefois, il
ne gurit jamais complte-
ment et ds lors le million-
naire vcut dans la hautise
d'tre euterr vivant.
En vue d viter ce sort peu
souhaitable, il commena par
faire enlever de sa villa toute
installation lectrique : lam-
pes, tlphone, sonnettes,etc.
Il fit galement supprimer le
gaz, se chauffa au bois, s'*
claira au ptrole.
A la mme poque, il d-
posa chez son notaire un tes-
tament dans lequel il don
nait des prescriptions trs
prcises sur la faon dont il
voulait tre enterre. Il ordon
na de disposer dans son cer*
cueil un dispositif qui lui
permit de donner l'alarme
dans le cas o il se rveille-
rait d'entre les morts.
H ordonna galement qu'on
y mit deux appareils produc-
teurs d'oxygne. Enfin, il
prescrivit que deux de ses
Nouvelles
tranqres
Par radio, 22 et 23 Dcembre
serviteurs lui tinssent com
pagnie dans le caveau mor
tuaire pendant trois jours au
moins.
Il leur tait allou cha-
cun 5.000 dollars dans le cas
o, grce leur prsence, il t
se rveillerait. Enfin, MonP
sieur McPherson laisse la
plus grande partie de sa for
tune son cousin, l'ingnieur
miraculeusement ressuscit.
FUANCE. Les ministres et
Its sous secrtaires d'Etat se
sont runis hier en Conseil de
Cabinet pour laborer la dcla-
ration ministrielle. La sance
dbuta par un hommage Mr
Herriot et la rsolution des
membres du Cabinet de suivre
sa politique.
ue gouvernemental la dclara-
tion, ne rclamera qu'un seul
douzime. Dans la politique
extrieure, il assurera le main-
tien de la politique entreprise
par la France Genve pour le
maintien de la paix. Il con-
tinuera ngocier avec le Gou-
vernement des Etats-Unis dans
l'espoir d'arriver un accord
satisfaisant.
Le Cabinet se prsente au-
jourd'hui devant le Parlement.
Mr Paul Boncour a reu
hier matin au Quai d'Orsay le
ministre des Affaires Etrangres
d'Espagne, arriv la veille de
Genve.
Aprs avoir commenc
dcrotre, les inondations ont
repris nouveau dans les villa-
ges de Caneb et de Ste Marie de
la Mer. Les dgts sont consi-
drables. Beaucoup de familles
sont sans abri.Les faubourgs du
lac de Braisier sont envahis par
les eaux.
Une grave collision s'es1
produite proximit du por1
de Marseille entre leBernardin
de St Pierre et le cargot espa-
gnol N'aviga. Le cargot a cou-
l en quelques minutes.
L'aviateur Lefvre a atter-
ri au Caire. Le voyage s'est ef-
fectu dans ,de bonnes condi-
tions.
C'est aujourd'hui l'entre
officielle de l'hiver en France,
tel qu il est crit au calendrier.
Les ngociations commer-
ciales franco-allemandes qui se
fioursuivaienl Berlin ont pris
in hier. Les deux gouverne-
ments ont conclu un accord
qui entrera en vigueur le 1er
' lvrier.
I Mr Roosevelt dclare qu'il
I est hostile la liaison du pro-
blme des dettes avec celui de
{la confrence conomique du
Dsarmement.
I
Z\D
La franchise
rcompense
II
H. LOUIS MERCIER
J^NoUi avons eu le plaisir de
recevoir en nos bureaux, t la vi-
site de Me Louis |Mercier, qui
regagne en qualit de vice con-
sul son poste New-York. "i*
Nous renouvelons Me Mer-
cier nos flicitations et lui
souhaitons un excellent voyage
et une brillante reprsentation.
Une aimable irt'iti qui avait
se plaindre du directeur
d'un thtre subventionn
s'en tut le trouver. ,^v
Elle* remplit la^fichejque
loi remit l'huissier, mais ce-
lui-ci aprs avoir jet, un;
coup-d'il sur le papier re-
marqua:
- Hjtaut, Madame, ajouter
le motit de votre visite.
Ce n'est que cela... 2
De sa plume, l'artiste traa
alors ce simple mot: En
yueulade. Elle tut reue quand
mme.

J\


NOL
**

Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
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QlW c'est pour dimanche 25
Dcembre prochain que l'As-
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Franois de Sales organise un
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Cour de l'Externat des Filles
de l.--i Sagesse, Turgeau,
prs de l'Eglise du Sacr-
Cur. Nous savons que ce
sera une tte trs intressante
car toutes les dispositions se
root prises pour procurer la
plus grande i itl aux entants
et aux grandes personnes qui
les accompagneront: Attrac-
tions diverses, consomma-
tions varies, jouets bon
march, cinma, thtre, jeux,
etc.. Tonton Nol...
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Notre ami Fernand Edouard
qui se trouvait intern l'H*
pitaUGnral la suite d'une
dlicate oprati n. qui n'avait
pas laiss d'inquiter ses in-
times, vient de recevoir son
exat et de rentrer dans sa
lamille.
Nous le flicitons de son
rtablissement, et lui souhai-
tons une convalescence ra-
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annexs un Bar et un Restau-
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4


NOL
Samedi 24. Dcembre 1932
LE MATIN
tta
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souhaits ses fidles Clients l'occasion
de l'anne qui s'ouvre.
FER ET
o-
Unefois dplus, au cours
de la dernire crise alleman-
de, on ;i pu admirer le ressort
du chancelier Brueiling.
Ce lurent pour lui des jour-
nes de dix-sept heures de
travail, employes n des n-
gociations serres et parfois
pnibles.
Sa rsistance est devenue
proverbiale dans le tteich et
ses ennemis mmes y ren-
dent hommage.
Un de ses Interlocuteurs
franais lui disait, ces jours
derniers, avec esprit :
C'est vous vraiment le
chancelier de fer.
Et pouriaut lui rpondit
le Dr Bruening, je dors, com-
me vous dites chez vous, d'un
soeil de plomb!...
Le Centre
C'est avec infiniment de peine
que nous apprenons que le jour-
nal LE CENTRE que dirigeaient
avec talent nos jeunes confires
Hudicouri et Dartiguenave, vient
par dcision de l'Administration
Suprieure,d'tre frapp de sus-
pension.
Quand on se rappelle que nos
tfeat contrres prparaient un
nu nro copieux de NocM et
q iau.1 on sait ce que <*Ha re-
prsente d'eftorts et de dbours,
on ne peut s'empcher de com
plir doublement l'interdic-
tion qui les trappe.
Nous prions les Directeurs du
CENTRE de tiouver ici notre
vive sympalhie, et les vux que
nous loi-ruons de voir prompte -
ment lever la mesure qui les
accable.
Simple oubli LA CUISSE DEMIE
(
Lfl patron. Dites donc, mes
deux bons rien de ngres, o
allez vous ? Pourquoi ne tnu | La Caisse d'Epargne Popu-\
vaillez-vous pas ? t iaire inaugure ses oprations
Mose.- Nous travaillons j,e g janvier ?r0cQOi pa.
PMSB?^ m;,les'eco,ie's et '[avai1,eurs'
Le patron Une planche ^ervez une partie de vos
Je ne vois pas de planche du trennes P"r commencer
lou. (vos dpts ce jour et vous
Mose. Pour l'amour du prparer, pour ]lJ3o, une ma
ciel, Sam, avons nous donc ou
bli la planche V
gnitique fin d'anne.
Les Rveillons
\ Terrace-Gaiwen, Grand
Rveillon ce soir:
Champagne. Vins de grand
cru Liqueurs. Menu de choix.
Dancing !...
Dieu! quelles heures dli*
cieuses vous coulerez, ce
Loterie
Nationale
Avez-vous dj visit au Club.
i Union, 1 Exposition de Mr Gior-
darii ? Qu'altendez-vous ?
Toutes les toiles vous plairont
s. pittoresque I de Ption- un mtier sr, de scnes de la
Ville!!!
Prs de la Grande Bleue,
ce soir, Thocaokho le spec
tacle sera tout uniment fe-
rique :
Boissons exquises. Surpri-
ses, plus jolies les unes que
les autres. Souper royal. Jasu-
band !
0, le merveilleux festival !
A Kenskoi i ,chez Dereix,
au milieu de la grande Na-
ture gnreuse et parfume,
( belle soire
vie locale, mais peut-tre prou
verez une secrte prfrence
pour le tableau portant le titre :
l'n tirage de la Loterie \'a tto-
nale.
Un numro vient de sortir..*
le gros lot sans doute, car vingt
ttes anxieuses se penchent pour
le contrle... Cependant, que
d ns la foule, un pauvre" hre
rianse une gtgue... un pauvre
hre qui probablement lia
chance vient de sourire...
Allez donc admirer cette mer-
Colombiaii
Steamship I
Company Inc,
Ljgne Colombienne)
Tlphone No 2323 *
Le vapeur i Hati Voy. 1
partira de New*York le 22
Dcembre 1932. directement
pour Port-au-Prince, o il
est atteudu le 2(5 Dcembre,
en route le mme jour di-
rectement pour Kingston,
Puerto Colombin, Cartagena
et Cristobali C. Z., prenant
fret et passagers.
ooo
Le vapeur Colombia7>
Voy. 2 de retour des ports
Colombiens,; Cristobal, .C- Z-
et Kingston est attendu;; a
Port-au-Prince le jeudi ; 29
Dcembre 1932,2 e route le
mme jour,' pour New-York,
prenant frtt passagers.
Port auPrince, le 24*. D-
cembre 1932.
Wm. E. BLEO, Agent.
HAMBURG AMERIKA UNIE
00
4
Le vapeur touriste Re-
liance i en route pou New-
York via La Havane sera ici
le 28 courant. Occasion ex-
ceptionnelle pour La Havane
niiez aonc admirer cette mer-i " k-----".i?"' *- *ivuc
veille d'observation et au retour Ifi ?evv"York ^desiprix mo-
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Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN
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Samedi 24 Dcembre 1932
LE MATIN

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a
Les curs sont ins-
tantanment conquis
par la douceur d'une
peau tendre"
. .dit Hollywood
LES directeurs d'Hollywood sont unani-
mes reconnatre quelle impoilance
a un teint doux pour l'allure lminine.
"La douceur d'une peau est le charme.
le plus dcisif qu'une jeune tille puisse
avoir", dit un fameux directeur. "Parce
que ce charme agit si instantanment,
qu'aucune jeune lille ne peut devenir une
toile clbre de I cran sans cela. Une peau
sans dfinit est le rve de toute toile I"
!) wood, y cernons les toile5), 605 emploient
le Sivoa < Toilette Lux Donnez votre
pe: u le u mi soin que !a leur. Comman-
dt /. aujou d liui plusieurs gteaux du Sa-
\0 bianc de Toile te j.. i.uru Lux.
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Un Rveillon t
0
Dont en pnlt'ci longtemps,
est celui qu'organisent u TKO-
GADEHO samedi M. et Mme Ma
rino dont i'iniliat ve dj lait
se* preuves.
Dans un loe&! entirement
transloim et artistiquement
dcor pour l'accasion, l'entrain
et la gait rgneront jusqu'au le-
ver du soleil.
Un souper exquis el de dii..
cieuses assiettes garnies it|oui-
1 oui les lins gourmets.
Les t niants ne seront pas r-
Rligs. Dm anche aprs midi il
y au a four eux un Tm: Dansant
t un magnifique Arbie de Nol.
<
Donnez-en
aux enfants
TANT QU'ILS EN
VEULENT
Le FROMAGE KRAFT VELVF.KTA
est bon pour eux... lion pour tou-
te la famille, aussi, lit tout le
monde aime lu surprenante saveur
de ce nouveau fromage. Il est di-
gr facilement et est nourrissant
Essayez le Velveeta... fait par
raft, I ibri cant des autres dli-
cieux et sains fromages.
Mr Oui Lind qui est revenu
c es jours derniers en Hati a t
expuls par dcision du Dpar-
tement de I Intrieur
Dans une interview notre
cou livre Hati-Journal, Mr Les-
te!, ministre de l'Intrieur, a
dclar que les alles et venues
de Mr Lind, don! |a nationalit
Ml douteuse, auraient certaine
corrlation avec les activits de
certains groupements locaux
qu'on souponne de bolchevis-
mi'.
La .'lme internationale opre-
rait-elle chez nous.
KRAFT
-L
CHEESE
PAIUY SAI.rS CORPORATION
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Port-au-Prince Hati.
LA piqre du moustique est veni-
meuse et souvent plus dangereu-
se qu'un coup de poignard. Non
seulement elle apporte la livre, mais
aussi elle propage de nombreuses
maladies mortelles. Protgez-vous
contre cette menace. Vaporisez du
Hit. '
l'lit tue mouches, moustiques, puces,
Icurmis. miles, punaise, cafards et
leurs ufs. Mortel pour les insectes
mais inoffensif pour l'homme. Em-
ploi facile. Ne tache pas. Ne confon-
dez pas Flit avec d'autres insecti-
cides. Exigez le soldat sur bidon
jaune bande noire.
Vaporisez
FLIT
Pour voire garantie, Flit n'est vendu quen bidons scells.

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VO8IE8
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TWIfT^i- in



NOL
E i '

Samedi 24 D-j-mbre 19 1-3
LE MATIN
il
Dernire
Heure
Par Radio.
FRANCE. Aprs: avoir
entendu la dclaration mi-
nistrielle, la Chambre par
3(>f> voix contre 2l5 a expri-
m sa confiance au Cabinet
Paul Boucour.
Dans sa dclaration, le Pr-
sident du Conseil a confirm
la volont du nouveau Cabi-
net de poursuivre la politi-
que de M. Herriot.
Lon Blum, chef du grou-
pe socialiste, a apport l'ap-
pui de son parti au nouveau
Cabine*. La dclaration mi-
nistrielle a trait la fois de
la politique extrieure, de la
confrence du dsarmement,
du problme financier, des
dettes le guerre, du chmage.
La Commission des finan-
ces de la Chambra s'occupe-
ra aujourd'hui du 1/12 pro-
visoire.
GRANDE BRETAGNE.-De
violentes manifestations de
chmeurs ont eu lieu Glas-
gow. On compte de nom-
breux blesss.
La Chambre des Com-
munes s'est ajourne hier
aprs-midi. Elle se runira le
5 fvrier prochain,
La proportion de rser-
ve or qui tait, la semaine
HUMILIT
j'aime les humbles, ceux qui soutirent, et qui peinent,
Et qui ne savent pas blasphmer sur leurs maux.
Ma piti va toujours aux braves cuurs qu'engouffrent
Les remords tendant sur eux tous leurs rseaux,
Ils sont plus pus de Dieu, qui gravil le calvaire,
i eux-l:i dont les instants ne enl MB dt gaiet,
Kl qui, quand mme, trou ni que vlei dm la nuii claire
Apres les nuits d'orage oft pila leur 1 ont.
J'aime icux Qu'ils ait ndant la n trt.i i n n eu lu rbeur sans pn> ;
Ils ont seul le secret d'ui| cher que l'en sonde
Avidement leur peine, en cou'.anl leurs cris.
Ah les espoirs qu'on garde et qui se ralisent,
Far ce que lervemment, humblement on y croit ;
La force de sourire aux ondes qui s'irisent.
Sur le sable o son deuil, effar, se rassoit 1
J'aime les doigts, pourtant vtus de bagues rares
Les doigts menus de femme aux constantes douceur s,
Qui. sur tous nos destins amers, jamais avares,
Versent le baume pur dont s'attnuent nos peurs...
Et l'esprit qui ne venge et la voix qui n'accuse
Qu'avec la volupt de servir la vertu ;
Le coupable, front bas. qui sanglote et s'excuse
Avec en soi l'horreur de s'tre longtemps t.
J'aime ceux que les maux les plus tristes engouffrent,
I Ceux qui, toujours mordus par les angoisses, souffrent
Et qui portent en eux un secret idal.
Thobv VIEUX
Dew Diop
lnn
Coque! tablissement silu
la Hue du Magasin de l'Elit,
prs la Banque du Canada et
dirig par Madame Maria Ber-
Ihel.
Consommations de premier
choix.
A nsonia
Ce soir, grand rveillon au
bel tablissement du Champ de
Mars que dirige M. Sleele.
On passera des heures agra-
bles Ansonia.Ne manquez pas
de vous v trouver avec vos amis.
DLL'
!
""Il est bon de lire le Moniteur. On
s'y amuse souvent et on y rencontre
parfois l'inattendu. Telle cette ques-
tion que l'an dernier un dput posa
au ministre de l'agriculture : A
quel point tes-vous partisan des
coles librales ou socialistes ou col-
lectivistes? J'ignore la rponse que
cette question. Mais
e en la circonstance
HONNEUR & MERITE
))
dernire de 33,36 o/o est tom-jjj! ^jJfJ*
be 14,18 o/o, par suite du e*'celfeS '^libralisme, socialisme,
paiement en or effectu aux I collectivisme, ces mots n'ont pas
L'ioc ITrtc 1p 1R Hpremhre I d'entendement chez nous. Et.en fait
htatS-UniS, 'VL^nprrP d'cole, du point de vue principe, la
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Son Excellence Monsieur
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ce officieusement que M. Hoo-
ver a dcid de ne pas nom -
mer la Commission des det-
tes envisage dans son pro-
gramme, parce que, dit-il, il
ne prendra aucune mesure
pouvant embarrasser son suc-
cesseur.
D'aprs le rapport pr-
par par la Confrence Inter-
nationale du Travail, il y au-
rait actuellement 30 millions
de chmeurs dans le monde
entier.
DIVERS. Les inondations
dans les Pyrnes Orientales
couvrent 1/8 de la superficie
totale du Dpartement. Les^1
travaux de protection effec-
tus en 1930 ont t com-
pltement dtruits.
L'Acadmie Franaise a
dcern son grand prix an-
nuel M. Albert Sarraut pour
son livre Grandeur et Servi-
tude coloniales.
seule a laquelle appartiennent
les Hatiens, c'est celle du RHUM
SAHTHE CACHET D'OR qui ralise
l'union murale de tous les citoyens.
U. S. S. H.
Convocation
Les dlgus de l'Union des
Socits Sportives Hatiennes
sont nouveau convoqus, lun-
di *2(> courant.aux lins d puiser
l'ordre du jour qui n'a pu l'tre.
Prire d apporter avec soi son
mandat ; car une nouvelle vri-
fication des pouvoirs sera taile
Le Prsident de TU S. S. H .
Alphonse HENR1QUEZ
Navv-Bar
Illm- (En face Aiaison Centrale)
. rjUVEHTE
Grand'Officier \ Auve'hte toute ,a Duit- At"
S. Exc. Mr Albric Neton,(U tractions dive.ses. Bois-
ancienf Ministre de France entons prix rduits.
Hati ; i -
Son Exe. Mr ouiglielmoj
Vivaldi, ancien Ministre
d'Italie en Hati;
S. Exc. Mgr. Fietta, Nonce
Apostolique.
STADIUM DSIR PARIS
C'est demain dimanche que le
svmpalhiquf boxeur Papacilo,
le vainqueur de El Burro et de
Paul Granda, mettra les ganta
j pour un match d'exhibition en
plusieurs rounds.
Le match aura lieu su Sla
dium Dsir Paris et dbutera
L'EXERCICE Ot ON MANDAT*
Le Snateur Mars nous a tait
parvenir un exemplaire, du
Compte-rendu ses Electeurs du
Dpartement du Nord, de l'exer-
rjce des son mandat de Snateur
de la Rpublique pendant deux
ans.
Prsent dans la forme pis-
Itolaire, l'opuscule est de belle
criture,
Officier
Mr Alfredo de Matleis, Char-
g d'Aflaires d'Italie;
D'Ennery Djoie, ancien & 4 heures de l'aprs-midi.
Consul Gnral de Colombie;} N. B.Les dames ne paieront
Emile rtouzier, Consul G- * '
nral du Paraguay ;
Edmund D. Watt, Chance-
lier de la Lgation Britanni-
que;
Georges de Lespirasse,Con-
sul de Bolivie.
et traite de matires
Chevalier
Altred N. Cook, Vice-Con-
sul d'Espagne.
Mercredi matin au Dpar-
tement des Relations Ext*
rieures. Sou Exc. Mr Albert
BLANCHET.Secrtaire d'Etat, re
mit an nom de S Ex. le Prsi-
dent de la Rpublique, leurs
pas l'entre.
A L'HOPITAL DU CAP
KSStaS avec K d.pl,* MM d'Eonery D-
LS TRAITS SIGNS
ENTR TATS AMERICAINS
Le Moniteur du lundi 19
dcembre publie le dcret par
lequel l'Assemble Nationale a
sanctionn la Convention con -
. rnant les Trait* signs entre
W, Etats Amricains et suivi du
tente de celte convention.
Elle prvoit, enlr'autres, que
la lorme crite est la condition
essentielle pour ces Traits. Cjue
la confirmation, la prorogation,
le renouvellement ou la|tac t*., 'uite est tt"sTmplemen sake.pour lequel
reconduction seront ga ement *&* K visite cion/bien sinrenu ,i I B.n
s*ul V.___ ...,,.o r, randraT rfimrte.
Nous remercions du gracieux
nvoi l'ho norable Snateur
HEUREUX NOL -BONNE ANNE
Voulez-vous vous photogra*
phier ? Adressez vous
Clodomlr D. Juste
Photographe
Nous avons reu du Cap-
Hailien une leitre que nous te-
nons la disposition du Doc*
leur Rulx Lon, et qui signale
l'Hpital Justinien. des abus re
gretlables de nature indispo-
ser la population. Nous nevou*
drions nous laire l'cho d'au.
cune calomnie, mais nousper-
sons qu'une petite enqute s'im-
pose aux lins de vrifier les laits
dnoncs.
A nos abonns
Nos abonns, en feuilletant ce
numro spcial de Ncl que
nous avons essay de rendre
aussi intressant que nous le
permettait la diliRence de nos
ateliers, se rendront compte
,,,................._ qu'y figurent les numros de
i De la Banque Royale du ) jeudi et de vendredi et vou-
| Canada Jronl bien nous Prdonner de
, Contortable et solide block \ ne leur en laire la livraison
def notes. Et agenc de laon telle, qu'aujourd'hui. Nous ne pou-
vions agir autrement... sans
compromettre l'ensemble de ce
joie, Emile Rouzier, Edmund
D. Watt et Georges de Les -
pinasse, prsents Port au-
Prince.
ALIANACHS REUS
l
Rne des Miracles en lace h.hww v?"?'iT'.T ----.-*
la PrtecluVe Le fini des travax excuts) Somme toute, prcieukeep
nous remer
faits par crit,
contraire.
irvoa,vou.enVdrcomple. qo. Roy,. d Cnad. ..
numro spcial
Ce qui tait diftr
donc pas perdu.
a
i


NOL
Sam Ji 24 Dcembre it)

LB .MATIN
UNE SAVEUR ONCTUEUSE
UN TON PLUS DUliX
Du Gingembre ... Le meilleur de* la Ja
maque ... du Gingembre choisi ... les fruits
les plus fins, les armes les plus fins, soi-
gneusement mlangs, puis mis vieillir
pendant (i mois, avant toute addition d'eau
et de sucre...
Voil ce qu'est Clicquot SEC ... Gnreux ..
ouctueux et... SEC comme ce CHU taraeux.
Gotez du SEC. Tout seul, il est dli-
eieux. Mlangez-le avec votre boisson favo-
rite et vous verrez CE qu'il y ajoute.
SEC vous vient dans de jolies bouteilles
llotes scrupuleusement propres puisaue
NEUVES I F H
C\vccvuo\ CVuta
SEC
GINGEK ALE SUPREME
AGENTS
(1) Iffcr I LauriD, I. 0, IM)\ |, PortauPiintp
r
Un don
gnreux
Nous publions avec infini-
meut de plaisir la lettre sui-
vante qui nous a t communi-
que par le Conseil d'Adminis-
Ira lion de la Croix-Rouge Ha-
tienne.
On se rappelle que Zrike Bio-
lliers avait dj lait la Croix-
Rouge un don magnifique de
cinquante dollars.
Le nouveau don de mille
gourdes, en laveur de la Nol
des pauvres, silue dsormais
Zrike Brothers, non seulement
comme des trangers de par-
laite distinction, attentifs mar-
quer leur gratitude de l'hospita-
lit reue chez nous, mais en-
core comme des philanthropes
du plus gnreux altruisme..

IWl-au-Piiiice, le 21 Dcem-
bre 1932
A Mr le Docteur R. Charmant,
Prsident du Conseil d'Admi-
nistration de la Croix Rouge
Hatienne,
Hue Cspois,
En Ville.
Monsieur le Prsident :
l'ermetlex-nous de demander
voire trs importante socit
humanitaire de vouloir .se char-
ger dedistribuer aux pnuvrea une
somme de Mille Gourdes qui
accompagne cette lettre. C'est
poui la Noi'ldts pauvres, c'est
pour contribuer ce jour- l
donner quelques aliments des
personnes qui en sont peut elfe
prives.
Puissiez-vous lre assez heu-
reux pour leur l'aire remettre
temps ce laible secours.
Veuillez agrer Monsieur le
Prsident, avec nos vux pour
la Croix Houge, nos sentiments
respectueux et dvous.
Zrike BROTHERS
Elle ne digrait plus !
J'en tats arrive ne plus rien
digrer du tout nous crit Mada-
r ma ('.... d'Oran. Je mangeais cora-
me une entant et malgr cela je
sentais les aliments dans mon
estomac de nombreuses heures
aprs les avoir pris. J'tais sans
aucune force, Incapable de ne rien
" faire.
Un tel cas semble sans remdes.
Cependaut, voyez ce nue la FOR-
TINEafail pour MadameC... :
Je mange maintenant comme je
ne l'avais jamais fait, ma demi-
diarrhe a dtapartl, je suis coulente.
pleine d'entrain...a
Si vous manquai d'apptit, si vas
digestions sont lentes et pnibles,
vous risques de voir vite diminuer
vos Ici ces. votre vigueur. Il faut vous
soigner sans retard Faites une cure
de KORTIANE. Reconstituant, di-
Besti| et Ionique, l'OhlANE vous
rendra avec vos forces la joie de
vivre.
i oui IANE est aussi un poissant
lebriluge; se trouve dans toutes les
pharmacies et Port-au-Prince la
Pharmacie itl'CH.
INSTITUT GUY-JOSEPH BONNET
Dirig par le prolessearLvc Uorsinville
Prsente tous ses meilleurs
vux de bonheur, de] prosprit
et de sant pour 1933.
Etublissemeul. d'enseigne-
ment en progression couplan-
te depuis la dation I Su (es complet aux
derniers examens officie is
i* mr 'obte itio id i biccatan-
rat Compltement l'-
preuve du leu et munie de
tontes les amliorations mo-
oernes, la maison est situe
au flanc de la montagne sur
le sommet de laquelle se
dresse, protectrice et majes--
tueuse. l'Eglise de St. -Grard.
Aussi le sjour y est agrable
et les coliers faibles de san-
t y trouvent le moyen de
refaite leurs forces, tout en
poursuivant leurs tudes.
Cours assiques ; Cours
pratiques au eboix; met .ode
nouvelle qui lait progresser
rapidement les attards et lis
dgotes des tudes.
Prix dcolage calcul s sui-
vant la capacit de paiement
actuelle d s patents.
Les enfants de tous les ges
scolaires y sont accepts...
Tels sont les principaux a vni
tages qu'ollie l'Iustilut Guy-
Joseph Bonnet o du reste
l'eflectif a plus que doubl en
un au
En y envoyant vos enfants,
vous gagnez plus que l'ta-
blissement lui-mme.
... voit que c'est leM 28 d-
cembre prochain que sera re\
prsente, au thtre de Cin"
Paramount, le drame histori-
que Le Calvaire, du talen-
tueux crivain Jean Brierre.
Tous ceux qui ont assiste aux
rptitions disent le plus grand
bien de la pice, et lui prdi-
sent un succs du meilleur
aloi. Compliments!

... a revu avec, plaisir, i
noire rdaction, tuer, noire
vieil ami h Ut ion Gustave, re-
venu au pays natal aprs
une absence de douze ans.
Irop de souvenirs m'en-
chanent i. IWUS a confi Mr
Gustave, avec une discrte
motion, trop de souvenirs,
pour que je me seule jamais
le courage de repartir i,
C'est toujours du bonheur
quand le cercle de la famille
s largit.
Caisse d'Epargne
Populaire
Si vous ne voulez pas tre
pris au dpourvu quand la
bise sera venue, ne soyz pis
Cigale ; soyez tour mi. Pre-
nez pour cela le ch< min de
i; Caisse d Epargne Populaire:
332; rue des Csars, versez
l, contre un joli livret, ce
que vous avez dans votre
poche, si modique qu'il soit-
mme un simple nickel;
renouvelez ce geste chaque
semaine ou chaque mois ;
et au bout de l'anne, vous
aurez toutes prles vos tren-
ns et celles des vtres.
Et mme, au lieu de con-
g lier brutalement la Cigale,
vous pourrez lui tendre ta
. main en Fourmi devenue
I misricordieuse, parce que la
pauvre n'a qu'un tort, qui
est son excuse : c'est d'igno-
rer la Caisse 'Epargne Po-
pulaire.
L SpSHIP UNE
Le ss. ANlON est al tendu
a toit au Prince, Hati, venant
ne New-York le lundi 26 D-
cembre 1932, avec
121 sacs de correspondance
4 passagers
el partira le mme jour direce-
menl pour Cristobal, Canal Zo-
ne, prenant fret, malle el passa-
gers
Jas. H C. Van REED
Agent gnral.
Vos vieux livres
Avec Tanne 1933 qui va s'ou-
vrir que chacun pense mettre
oidie et propret sa biblio-
thque. Pour cela, adressez-
vons Mr Etienne Ca-
mille, Relieur de premier
oiure,- Rue Ronne-Foi.
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objets suivants sont vendre:
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ces en rotin.
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prenant 10 pouces en noyer,
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neau lectric ( Gnral Elec-
tric)
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S'adresser au Dr DANA,
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NOL
Samedi 24 Dcembre 1931
LE MATIN
s
THE TEXAS Company
Caribbean Ltd.
Ptrole & ses Drivs
BUREAU : PORT-AU-PRINCE
Tlphone : 2690
ANGLE DES RUES DU QUAI & DES CSARS
DPOTS : BIZOTON. Tlphone : 3196
Nous remercions nos Clients du concours
empress qu il nous ont toujours
donn pendant l'Anne pour l'ex-
tension de nos affaires en Hati et
leur faisons nos meilleurs souhaits
de Nouvel An.

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