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V'TIV v.m ... vo.l que dans to il lis f.i milles, on M prpare clbrer joyeusement le Grand Anniversaire. Ikins ici cours, ks dindi stradiliom.elles, dodues, fonl la roue en pouasunt leursdernicisglou gloux. Cesi le grand Jour duTriom plie des paons.les visiis, s'enlend,car, eux, ne mourront pas ee soir el les dindes slupidesen seronl quille pour m e royaut d'ne heure aur les labis lleuries. dans le grand plat dbordant de saine exquise. C'est bien lait. Pourqnoi oiitellcs loujoura voulu faire la roue quand les paons n elaieut pas l? •fc ... n vu, mercredi, l'agrandisse •£3J ment el les confortables amliov -,,. rations apportes par NI Sein.m >'i bherg son picerie, a Tnrgcau, •"-* enlace du Sacr- œur. Il a cl .-t aussi souche rEUbliasement H un caf •'Cordial Cal" o l'on P% trouvera liqueurs et vins lins. >i'4 C'est Nol! sandwichs dors, 22 cxqniscs victuailles! Vive la boni •Pi be chez Schomberg ... parcourait, hier, n i vie ix numro des ••Nouvelles". Il y lisait un articule! torl bien tour n d'ailleurs mais peu tendre pour Loucheur qui reprsentai! alors la France A Genve. Kl NOTRE ŒIL rveur s'lail fix au plafond, mditant sur la vieille histoire de la paille el de la poutre. Mais OU, voyez donc: Ch... qui parle r 1 1 de Loucheur" ... a V :. T . el H... R. M" autour d'une lahle, aux Grands Vins d-> Bordeaux parlaient n ariag* 1 — Mot, disait le |eune, lgant el cl ic, je ne me marierai qu'avec une femme qui aime les bles... . — i.omn e le te comprends (il II... H... qui n la rputation d'avoir de l'esprit. Kl rellement, celle lois, ii non manqi ait. ... a vu, samedi dernier, au bal de Bellevue. H... M... qi i a la mauvaise habitude d'clcrnuer bruyamment, lancer dans la salle ferique un formidable ler nuement dont l'cho, un instant troubla toute la lte. ... vit la gentille Madame L... se pencher l'oreille de Malle A... D... et lui murmurer : Quel poseur Il simule un rhume pour laire croire qu'il a un cerveau! • ... a vu, vendredi dernier vers 11 heures du soir, un des avocats du Barreau de t'ort-auPrince qui se tenait sous la lampe lectrique place l'anf le des rues du Magasin de l'K|| et des Casernes. Le matre avait son livra la main; et. les veux obstinment fixs sur la pa^e, il tait plong dans sa lecture. Mais pie lisait l'avocat V Etait-ce quelque plaidoyer OU quelque nouvel ouvrage sur le droit civil ou la lgislation criminalistede l'Univers ? Non. ...discerna enlin ce que dvorait ainsi M' D... : c'tait loul simplement: "Le Petit Code Ci; vil Juif." [ ... a vu, mardi malin, l'aimaI ble Directeur de la tic l.illiographiqie apporter jui-mme ut MATIN une Ira jolie et trs complteCarle d'Hati dite par lu Compagnie. Un beau sourire de remercie l'adresse de M. YA'idillumine encore No nu: ment inacr ŒIL. Les dois terribles Henri Becque agonisait. A ion c be \ u quebiucs amis, consterns, I ; ssislaienl en ses derniers moments. 13 |iie |n SS. l du n s sa main celle dV/lmond Rosland. Ii prophtisait d'une voix entre coupe : — Vous resterez, vous... Le Thtre vivra, grce & vous... Vous composerez 'Ns chetsd'œuvre... Vous connatrez la irlunc, lu gloire.. C'est sur... Une! [n m, p e n ch l"o" reille d ftoshnd. expliqua: Ledli: %  i;ui commence I... Messes k minuit Demain est la grande fte de Nol. Elle est aussi ancienne tie le Christianisme. : '< si un • des plus grand s l'les de l'Eglise el une solennit universelle, D: -is toutes les glises, il c clbre trois messes %  relie de minii '. c. Ile ( e l'aurore el celle du n atin. Il v aura messe rlc mil llil la Calhdialc el dans lesgli ses des trois autres PaioisseS. A la Mlrop ditaine. c'est le chœur des lves de lExIer nat Sle-Rosede Lima qui excutera les chants. Pomme chaque anne, une grande foule de fidles emplira nos glises pour assistera ces divers Offices. ... a vu aussi,mercredi matin, le sympathique Ingnieur Cotai truetcur Marcel S. Vdlard, venir en personne remettre la Rdaction du Malin" un blocnotesda bureau, trs original et trs dlicat. Objet des plus utiles. ...envoie un bon regard de le nierciement au p une et aclil Ingnieur. • • ... a'vu, l'Annuaire Gnral d'HailijC'est un Livre lis prcieux, l'n vritable "Je Sais Tout" que tout le monde devrait avoir prs de soi toute heure. Encore un bon regard a l'auteur. ... a vu, mercredi soir.au I'ostc-Murcliand.un jeune homme, M... S... contortablemenl install dans un bu s que tranait, pniblement, attel aux brocards, un... homme. On cou Dali bien l'Hommc-Sandwich. l'Homme le plus-riohe-du-Monde, riIoinine-Serpeni. Mais fHomme-Cheval tait encore rare. LU es commercent lot, les gaiets de Nol, Gavrocherie Au Lyc National : — On vous demande au tlphone, monsieur le censeur, dit le garon du Lyce, entrant en hte dans le ure.iu du svre censeur. Au tlphone: — All' — Ces! le censeur du I yce? — Oui! — Je voulais vous prvc.iir que Jacque ... ne pourra pas aller en classe cet aprs-mi ii : il H un gros rhume. — Bien, bien, fail le censeur. Mais, cependant, il trouve le limbrc de la voix qui lui parlv singulirement t nfantin. Bienl Mais qui parle s'il vous plat ? I-.I l'oreille |du censeur ahuri arrivrent ces trois mots lancs par la mme petite voix : — Mon papa, monsieur. La sant de V K m pereur du Jupon &'amb'o*e TOKIO — Le vice-ministre Sekiya de la maison impriale a dclar la Presse que l'tal de sanl de l'empereur Voshi Il 1 1 < > s'est amlior depuis hier. Le souverain peul prendre d s aliments (\cu\ lois par jour. Le Saint-Pre et le Gouvernement de Mussolini ROME — Un porte parole du gouvernement a inform 1'Assoaa'cd Press .• il jouid'liui que le gouvcrneinenl italien considrait connue tranges, surprenantes el immrites les critiques du Pape Pie \I contre la politique religieu se contenues dans 1 allocu lion d'hier. Les dclaration, papales qui, dit on, rvlent iv-qiou u'une proch due r cou. iiiid m entre l'£gllS? et [•Etal en Halle ont cuis;' une telle surprise dans les m lieux politiques en gnral que l'on observe nue grande i induis cence ci que les journaus iront publie aucun comnicu aire. Ce jte qa Pour la protection de la sant, le plus prcieux bien de la vie, c'est la Nature mme qui nous offre l'huile de Foie de Morue avec, laquelle on fait P. Et/iULSION SCOTT Directement du fond det mers, elle apporte la ' souiisn de nos forces, combat t'anmie, les affections de la poitrine et de poumons, la malnutrition, etc. C'est en vrit le toniaue idal pour tous le3 ge: (^ 1 : 2 M:? ,VI mtmm^mm^mmMmMmmm lmpo tonts changement* dan* la Dip'oihalfe fr&n aUe Pur cble PARIS— Un mouvement diplomatique intressai! l'Euro pe centrale a l dcid a icon seil des min.stres. M.de lleauinan hais mi is i e Vienne, est nomm Uircceurdes Alfiiin B p liliques el commerciales au Ministre des Affaires trangres ; M. de Cham brun, minialrc Athnes, est no inn Vienne : M. Clin chant ministre Budapest est nomm .i Bucarest ; M. I lenri Cambou est nomm lelgra de el \!. Ime.,1 Simon ;i Athnes. Sir Sai raul ministre de l'inli i i( ur a dcli r que le conseil des ministres s'tait occup du chmage. La situa lion esl beaucoup moins gra ve qu'on ne la reprsente. L'Œuvr. estime que le ma nitesledea professeurs del'U niversit Colombia peut avoir une impoi tancedtei minaiilc dans le MUS d'ui e Bolution sage el quitable! En Grande Bretagne SMETHWICK (Angleterre) .M. vald Mosley, travail liste,. nerabre au Par leineii son adverarire M..I. M.l servnU ur.C lecampagm .tonde lui des plus rc n nrquablcs qu'on nit vue en Angleterre depuis des annes; elle a t em irein te de lactiques brutales et d'ai laques personnelles des p'.is violentes.Mr Mosley est le ma ii de i ynthia Mosley. Aile de lord l'i/oii et pi lite Bile le leu Lc\ i Leilc.raillionnaire de Chicago, Pour la N Te Prince Charmant Entre 1 Gourde Dimanche 26 Dcembre i Les petits i 1res beau film Entre : 2, S et /f Gowde* Le 1er Janvier le plus beau et le plus riche film de 192H. la Princesse nuXftClouW AVFX Le roi et la reine du CMncfl Irarai* Huguette Duttoa el Charles de Hoclieforl. Entre 2, S et 4 Gourde*. Madame Tv..,.v el Mr Francis MIIMAT prsentent :'. tous les Clients del'arisiana leurs meilleurs vieux de bonheur pour 1^'Bonnes blagues ENTRE DCORIS R... vient de recevoir une dcoration d'an ordre tranger, la Lgion d'honnei r, je eroia. Ce < u'il en 1 . r (! la Li gion d'honneur. Voua, pur isempie, I tes vous GAI n-'. l)eu\ membres le Billevue: .1. et V.. Ils vident un Mire au Cri iid Hou i de France, J„.le ne t'ai i ;:s vu A Belle* Mie. samedi dernier V..Non, mon dur. je nie remets peine d'une longue maladie. Je ne suis que convoles* cent el je suis t ncoietrci faible. Alors J..: — Pourquoi n'essayez-vons p< inl la l-Vrine d'avoine a vous tendra vosli n ts. bailleurs voy./cou ne l'avoine russit aux chevaux CONSI IL M. A.. \;i bientt BC marier. Il achte des tableaux pour dcorer son futur intrieur. Il v.i chez liolJinuu. — Je vais me marier. J'ai besoin de decx tableaux qui doivent laire pendants dans ma salie- -manger. L'artiste rflchit un peu. Promena sur eea œuvres un regard circulaire et, aprs uneniinule. — Jai trouv ce qu'il vou* sut. Il dcrocha thu\ toiles et les tendit M.. A... — Voil, je crois que 01 vous ira. L'un tait intitul : Avant l'Orage . et 1 autre : Les deux idiots . • On a raison de dire : voir juste comme un peintre. CONSOLATION X.. esl triste — Mon inteHiffencs est mon seul bien, ma seule forlune. L'ami qui console : — Pourquoi vous lamenlezVOUS? (Pauvret nesl pas vice. HlMIDK Au Bureau de la Police. LOIlicier de service interroge: — Pourquoi avez-vous cass une bouteille vide sur la tte de cet homme ? — Eh bien ? Pensez-vous que lirais en casser une pleine ? MAIUMI: BE DI I.I isr: — Dites moi donc (ieorgrs comment devrui-je me dnjUMi %  pour le bal de... — Oh, (tare simple : retire-1' M dnis en or et ton ubich'u ne mets pas de rouge rai |hn es, de DOir aux yeux, pas de ;*• oudre el personne ne le renom natra. .,-T,.t.. % .,t.i..t. .•_ ._ .,... .',,.. &f .g '•'••1 II--•!• ^i ^^^(18113^? '? *V '? 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LEffATfK24 !tfrembii 1926 MUS^llU 1 j m : [ g. i ^3 Heureux Nol Bonne Anne .•H/; ((Le Mastic Il s'agit du Mastic d'impri' nu-iif. On appelle ainsi un me\ |an;,'c de ligues qui rend une i2a phrase inco nprhensible. Uobel exemple de "Mastic" ;-' i t dcouvert dernirement (*y) ; dans les colonnes de l'un des' glands quotidiens new-yorkais. On pouvait, en elfet, v" lire ce / i rcil ahurissant : La Congrga,%'£ t'oii s'tait runie pour lterso('' leonolle.weiil son vnr pas' %  leur. L'ne bourse pleine de pivfi ces d'or lut remise an pasteur ?j?3J Bourses œuvres de bienl'aisan^S ce. I.c pasteur remercia avec ($ji motion |)iiis se mil courir p;.r oi les lues en aboyant dsespr-$8 ment.Soudain un groupe d'lu-f^ dia-Us l'arrela et lui attacha une jg( croie la queue. La pauvre ŒjJ bf.c rep'it sa course toile jusffi qu'au moment o un policemau K)) 'abattit di)n coup de revolver. H On a, sans ou te, dj dvimf{ n que l'inlo. mation concernant fji le pasteur et celle se rapportant /§ au chien se mlangeront et pro ^2 duisirent en s'amalgamant, telle M savoureuse histoire. VTZ MrCoolidge et S l'augmentation de la flotte de guerre ie$ Eiatg-Unis WASHINGTON— Le prsident M Coolidgc ne pense pas qu'il g?> sot ncessaire de commencer *gt immd'alenie'it la coi slruc\L& tion ('e dix nouveaux croi Li ecrs lgers autorise par la 7§5 nppsit'ou Butler dpose iWi aciuiiihre samedi dernier. jt& 1* Prsident estime qu'avec -w les croiseurs actuelle ea| ment en coustruction.les Etats (8|fc Unis ont un programme de /gv constri • ions navales ample && ment suffisant po ir le moj&$ ment.L construel : o: uesnavi ^ res, po e-avions et des sous K^marins r i cours d'excutions M constitue pour la nrtion ( l c f 5; teutdes dpenses. Cep i dant\E| k.Coolldge est d'avisqre lors fa$ qut les navires porte avions seront Urm'ns, il sera possi \:.i. Me d'entamer la coiutruclipn •le nouveaux croiseurs sans Mgmenter d'une manire up Prciablc les crdits annuels del marine. se Voulez-vous passer une nuit de NOL B*m** sans pareille? m M ~ Voulez-vous le Premier Janvier commencer l'aime Nouvelle par un jour heureux 1027, est l'anne 1)1110 del priode Julienne. L'anne 37UCI les Olympiades. OU la Sme anne de la 67tte Olympiade, qui commence en Juillet 1027, en Qxanl 1re des Olympiades 77.') l\'2 av. J-C, OU vers le 1er Juillet de l'an 3938 de la priode Julienne. (l'est l'anne 2liS0 de lu fondation le Home, selon Varron, 2674 depuis 1re de Nahonassar, lixe au mercredi 28 Fvrier de l'an 3967 de la priode Julienne, ou 747 avant J-C, .selon lesehronologistes, el 740 suivant les astronomes. Elle esl l'anne 1927 du calendrier Grgorien tabli en octobre 1.">


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I E MAI INJl Dcembre 1326 •il AUX DE BORDEAUX Hargroo & Blanchard, Propritaires I Prsentent n tons leurs aimables Clients leus meilleurs souhails m te m A l'occasion des Un le IOB'I e! la J* le Ml ils y Irouveroai : LIQUEURS EXQUISES Mets Choisis VINS FINS % •te ^M -• Pour passer une bonne m 1 6/ I rfc our commencer l'Anne 1927 par un jour htuceui, : -Ii ?9i 4 //^ a 1&V Les autobus Graham Brr Hier* prdominen&partow o le trafic d'autobus est possible a •te te •te HypHile FLORVILLE Glt ND'ltf!E Qui vous souhaite ; Bonne Anne Une preuve viden'e de a puilttDCd de la solidit et du confort des auto: us Graham Brotherfl Ht que des millions ,1b es fhiculB transportent des pus R r dans tous les nayi ut les transports en autol.ussot.t tn BMgt, M sections montagneuses il les por.s de mer de Java, uoiatra et de Celebes sont rens par eux' I t-s.tiucks Graham Brothers ton J)o


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DIRECTEUR PROPRITAIRE MPFIVIEUP Clment Magloire BOIS VERNA 1358, Rue Amricaine NUMRO. 2 GOURDES 20 me ANNE No 5984 Matin QUOTIDIEN TLPHONE No. 242 PORT-AU-l'RINCt (HATI) > %  +&& £T^ Qlorjai >$djs Deo ; et in terra pax hominbus bonae voluntatis. VENDREDI 24 DECEMBRE 1926 7 > V *i**£' s % % %  %  as., y^^-s^^'^' ?5 • 5 *Sk' ffe I %  %  l'.\ ir i 4 V I Hft ; '?* ••-/



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LE^MATlN24Dcembi 192g Tiiiiiiiniir^^ C o & ^ jtfrti***"*^ **i CADLB ADURESS : %  LROTBO ^ %  ^ CODES : LIEBER'S BENTLEY* PRIVATE Manufactureras Agents Lon R.Thbaud, Prsident F. G. JVaude, Directeur ChReiher> Salesman ImportatU n Exportation Commission Port-au-Prince ( Hati ) 4 M KMllI.us OF : American Chair.berol Commerce of Hati. Chambre de Commerce d'Haiti Chambre de Commerce Franaise. \ous remercions bien sincicment nos eslims (Jients pour l'aide ellieace qu'ils nous ont donne durant l'anne qui s'achve et formulons pour eux nos vaux les meilleurs pour une boore et heureuse anne que nous leur souh nions des plus prospres. I ls peuvent lre assurs que les maisons suivantes que nous reiVventons, aides par nous auront un vrai plaisir a les servir et feront tout eu leur pouvoir pour I < . leur plaire. E< Raoul uval k Co Une des plus fortes Maisons d'Importation du H;\vre. Maisons de conhance et de rputation mondiale. (ial. coton, cacao, peaux, miei et tous produits du pays. Adrian & Cle Socit Franaise de Produits pharmaceutiques. Les spcialits et produits spcialiss ADRIAN & Cie sont connus du monde entier. •' curaiT Chaussures de Luxe. Brasserie FANDA La meilleur Bire franaise pour les nourrices. Bire do table de qualit trs suprieure. Ch. btUDEBEhT L'une des plus importantes Maisons d'Alimentation. Produits de qualit suprieure. hENTHElllC Parfums de grand luxe offerts l'lite de la Socit. Maison trs ancienne dont.la rputaliou, spcialement en Hati, n'wt plus faire. Socit Anonyme LA PLUME D'OR Porte-plumes Itservoirs, Porte-Mines Iranais Mtore et Zodiac dliant toute concurrence. Socit Vinicole de Champagne Successeur de G. H. IDM1 iV Oo REIMS COIIIION ROUOI — CoRDON VKIIT Vins de Champagne spcialement destin a l'lite de la Socit. Fournisseurs brevets de : Boi de iNorvge, Reine Mre d'Italie, Roi d'Angleterre, Roi de Roumanie, Roi de Sude, l'empereur du Japon. Smith & Procter Ltd Beurre de cuisine, Beurre de table le dlicieux c DLUEN08E , class le meilleur fabriqu jusqu' ce jour. Fromage Skim Milk Cheese Colonial Brand spcialement fait pour les tropiques.Produits fabriqus sous le contrle du Gouvernement, garantis ABSOLUMENT PLUS. Fromages Ei>\u 20, 30 et 40 o/n GOUDA 20 et 18 o/o AMSmith Co Ltd Poissons sals de premier choix. Poissons frais, Harengs en barils, Harengs saurs, Maquereaux Morue par lOOIbs, 200, 400. ii Ibs. Prix au-dessous de ceux du march. 'Jualil dliuut toute concurrence. Tbe Quaker Oats Co Farine QUAKER PATENT FLOUH. Farine UL1MPIC. Meilleur rendement garanti. Farine d'avoine %  (JuaUer Oats Produits de crales. Nourrir les enfaa'.s de QiaUer Oils '' pulvris dont ils raffole, t tant ; c'est les doter d'une sant robuste. Buttler Brothers Marchandise^ Gnrales.Promptitude, soins, satisfaction garantis. RBDavis Company Davii Baking Powder. Qualit et ^prix dfiant toute concurrence. La met 1 ure pour gttiOI el ptisseries diverses, et la p.us populaire .;oJo.l.\M : UOOOMALTI ! Le trsor et le rgal des entants. des graudes personnes. Le lparateur des forces par excellence. Pour toutes les occasions, se sert chaud ou froid. LGold Dust Corporation Savons COLIBRI , DANDY >, Bl I i %  : CL< LD ,t COPCO .— PAR) bOAP, SU.N.NV MONDA Y etc. imprial Consolidated Co Cuirs de toutes sortes pour tous les gots.Supriorit.indiaculable j F 0' Pinte Company Peinture sans gale. Qualit toujours irrprochable. Vernis pour meuble*, peinture el vernis pour aut u ei tous usitges industriels et com merciaux, Ocres etc. Prix dliant toute concurence. Rohe Brother Mantegue de Famille, Pure Lard, Clear Pork, Mess Pork, 'ExtraFamily Beef, Pork lleads Short cul & extra full cul, Jambons REGA'. stucisses etc. Western Tobaoce Co, Tabacs noirs et jaunes de toute qualit et meilleurs prix que partout ailleurr. Cirage < Inde San De tentes couleurs et de toutes dimensions da la YAVKK SHOD I OLISI1 Co. Jes articles de nos Maisons sont en stock chez nous,au bo/d de mer Ils sont aussi en vente dans les grandes piceriesel dans les Maisons srieuses de la place. I SERVICE SOIGM COVBTOfSIE PHONE 7& \§ 2 PROMPTITUDE m%%'%w%%%%tvtw****



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LE MATIN 24 Dec mbr< 1926 Mrtrir^^TMmiHirtraiin.11—i i i | t ^ ttffTt ^ ^^ y |< B M ^ t t A t ^ t t fc1 .x J .a. J ....... : . DE LA Due Sance L-Haut L'Eternel, agihnl sa clochette d'or, ouvrit lu sance. St-Franmis commena aussitt l'interminahle appel Dominai des collaborateurs clestes du Roi de (Univers. Tous les saints liaient prsents, excepts saint Nicolas et saint Martial occups ailleurs relire et signer le volumineux rappoit des ai changes sur les dernires communications ntrcMarset les autres plantes, notamment la Terre, rapport qui, soil lit en passant, avait provoqu au Ciel une vive motion, car, malgr la vigilance des deux grands saints, un mol avait l transmis de Mars la Terre... Pour la premire lois depuis laCialion deux saintes assistaient au Conseil cleste.t'.'taient sainie Thrse el sainte Jeanne D'Arc. Lorsque le silence lut complet dans l'immense salle claire giorno par nulle loi les scintilla nies, l'Eternel dit l'imposante assemble des Elut: — Je veux que nous nous occupions aujourd'hui des aliairesd'uu tout petit Pays de la minuscule plante Terre et qui s'appelle... Ici.il ouvrit un gros livre pos devant lui, promena ses doigis sur les feuillets d'or, puis : — ...oui s'appelle Hati. Tous les Saints se penchrent sur les cartes clestes dplies devant eux, cherchant en quel point de la Nbuleuse tait situ ce petit pays dont presque tous entendaient le nom pour la premire lois. L'Eternel poursuivit : — Depuis deux mille ans. chaque jour, je revois les rapports de tous les saints contrlant le* alVaircs des plantes et des toiles, et aussi ceux de tous les archanges qui, suivant noire Kernel le et sage administration de l'Univers, s'occupent du soit de chaque peuple vivant sur chacun de ces astres. Les nouvelles qui ne parviennent de la sorte du Soleil, le Jupiter, de Saturne, dT'ranus, de Neptune, de Mais, de la Lune, il" Vnus, de Mercure me laissent parfaitement tranquille. Sur la Terre, place, comme vous le savez >us le contrle de saint Gabriel, les communications des archanges sur chacun des nombreux peuples qui h< couvrent n'offrent non plus rien d'inquitant. "s sont parfois turbulents et mchants, mais, dans ma PrVoyance, je trouve toujours le chtiment qui les corrige et ramne la lin la paix parmi eux. t'n seul est la cause de tous nies 'soucis. C'est celui que je viens de vous nommer, c'est la petite Hati. m NOL. I : • te Il y a trois sortes (fignoran E —s : ne rien savoir.savoi liai g* JBceque l'on sait et sivoii a itre ^1< ^jjehosequece qu'on doit savoir. g£ MCI/* mmwi tm\m st k s clients Une Joyeus* i formule des vœi Pour que Leur soit une Anne de Prosprit, de Bonheur et de Russite te fcQ* te fcSr te te te te te te te te te te ( est Les saints, sur leurs visage* violemment clairs par les auroles, montrrent, a ces mots, du mcontentement. L'Klem i continua : >• Oui. mes Saints, Ha IIIl est un des | lu pays de loule la True; il cependant il m apporte plus deuil lis il me ri lame ; lus vailles que Luis les autri • i semble. Des journes et des niiiis entires, mes archanges compulsent les Registres dor contenant la minutieuse histoire de tous les ges de l'Univers sans pouvoir russir y trouver de quoi satisfaire ce petit peuple Rien de ce qui allait hier el va aujourd'hui BUS autres Nations ne lui va. Ce qui a fait el ce qui lait encore le tanneur le tous ses voisins esl pour I i objet de malheurs el de mcontentements. Depuis quntie cent treille quatre ans que je permis des na\ ig iteursdi (1er dans telle petite Ile, nu > gesse el ma Bont oui l i unissantes a re:i Ire lieun ux i e dernier-n de mes suj IN i il i< 1 paix, unio.i, une rois post sui >:i st>] ne produit plus que tristesses, ii iuliles, haines. J'ai tout i. ni pour lui: mais les remdes (|iu gurissent les gants rendent plus malades ce pygme. Ce qui ailleurs est vrit, l. de! mensonge el ce qui, ailleurs, est mensonge y devient ure vriti. I. i mmense Russie u> c son infernal bouleverseme il, la crance et l'Angleterre avec leur sempiternelle querelle de rron liere, l'Italie avec sou re.nuemnage politique, l'Angleterre ivec s m goTs ne el ses a nliiliotlS, les Liais 1 il! ,i\ et i soil de dominalio i, toutes 11 s grandes nations me procurent moins de soucis, troublent inoins mou Empire que ecl imperceptible coin de li ire. Vous rappelez-vous le chliment que fenvoyai jadis l' puise d'I l\ss( %  .' Kli bien, la minuscule Hati .1 trouve le m iv.'ii p M i po 11 ce lotit petit < %  1p!.' Je VeUX (I MIC H d'Iuii que nous Iracin hle la voie (I lils I iqu I • .1 1 s lerons dsorui lis ivun turbulent, a L'Eternel ayant ainsi pai l el les chrubins el les an hau s s'lanl. par trois lois, prosli dans l.i poussire d or 111 pu d du l'i nc blouis tant, les an s psal nodireul le gloria m celcis Deo el les musiciens clestes, diriges par Sir. .., j ,• mlodirenl sui les luths el les harpes d'argent quelques 11 s si suaves que l'oreille iiuiiijiiio qui les entendrait cul pris p i ir une heure l'exlasc de cls Puis SI. Is.i.n la parole. zMfŒe .', 0 1 1 sie(leniaudii & te te • %  te te te te te te i# te te te te te %  te te te te te te te te te te te te te te te te te te ,> te te te te te te te te te te te te te te te te te te te V/, KL' & ti C? ' AV £G* <** • *• '**'*•.'Z'*%t • !*•*• •*"X>-*?tA'H> *? JS te te j& 9S6 g* v- te i te en tout. gM Quand on dit Thomine : ^13V' |5 <. > tu 1 s..-, ce n'est pas seule£, i^Qf ne 1 mu 1 labnisser son or- gueil. c'eal aussi pour lui faire ^-* savoir CC qu'il vaut. te ^'* niCRUNjii 1 v* te te jfiK D y A r % G i+ iS v f.\ ~ v '^ &f W r^"^' "*



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*V*P LE MATIN-24 uKŒMBRE 1926 &* %  I• ^Sf*SSu4lH*-* iv: ***• WHi %  ?•#-• %  'Axy'i &f •-t-'*ftf>^



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LE MATIN — 21 Dcembre 192G —. -i V ; Pi fl H S p t P tH %  I T %  1 *fa VV %  *< %  &&'&& NOL c Tous les efforts de la vio #3 lenee ne peuvent nfl'aiblir la V3* >$ vr ; l el ne servent qu' la re ^ j$ lever davantage. | w | .MSCAL | a g* 'EST incontestablement le magasin le mieux pourvu de la place I %  Il a reu pour la fin d'Anne Les articles les plu* chics des dernires crations de Paris et ^es Elats-Lnis Par consquent si vous voulez tre la dernire mode? il faut vous pourvoir au 1086 I.e temps ne se compose .£$ |;is ceulemenl d'heures et de ju minutes, mais d'amour et de w$ volont. VIN ET 49 NEIGE OE NOL Dans un petit village d l'immense Russie, t'est Nol. Un Nol tout blanc. Il neige. Il neige encore, il neige toujours, Surabondance, dluge de Nol. Recroquevill) au coin du leu, on regarde la neige tomber en menus flocons, tourbillonnant sous la brise. Il cela rend triste el gaie la lois. C'est que la neige est !a grande tristesse el la merveilleuse panne des jouis d'hiver et des Noll russes. Glacial fleur des nues, elle tomba souple, molle, ensevelissante, sans que le moindre bruit trahisse sa chute. Du ciel morne, bas, sombre, elle descend avec la lente majest d'une blanche draperie seme d'innombrables points diamantsComme des milliers de lgers papillons, ses flocons tournoient clans l'espace. Le regard bloui se plat les suivre dans leur marche rapide al silencieuae. D'abord simple poussire argente, ils parsment le sol, s'arrtent sur les toits, s'attachent aux arbres, aux plantes, fleurissenl les buissons desschs, font aux arbres dnuds une parure scintillante Ils se suivent sans arrt, l'eu peu les chemins disparaissent. Baies et talus se confondent. Tout se nivelle, se mle, sous les ptales blancs de ces Heurs ariennes. S* I* s* I* et et S US* La nature s ensevelit dans les :. f ili* chatoyants de quelque royal *>*'.' inceul... %  Sg Noll Belles neiges de Nol ^B Nol blanc!... ?t Du ciel sombre ou cuivr, les fl flocons cristallins descendent M toujours, paississant leur masse blouissante, la posant sur la terre comme un lourd tapis d'hermine, donnant aux plantes. s* aux fleurs, le glacial baiser. Tout w£ frisonne. Une tristesse descend avec IJ neige des inaccessibles coins du ciel, l'n silence rgne dans la campague. L'oiseau Irileux reste muet, dans les buissons il a cherch un abri contre la neige et la nuit. Le bruit des pas M perd dans la coucha nnotlleuee, perfide, tendue sur le sol. L'oreille ne peroit que le sourd froissement de la neige tombant sur la neige, que le plaintif cra m lui ii nri^r, ijuc ir itiaimii cru•. quement des aiguilles de glace •££ qui crient sous les pieds lorsO qu'un passant, le dos rond, s'a "*v venturesous la neige. La nature ressemble un vaste tombeau. >j* Nol russe 1 Nol blanc! Dieu £^ que e'est mlancolique et beau Aveugl par les flocons qui Uli cinglent le visage, gar sur cette Manchcfnappe sous l'uniformit de laquelle se cachent les sentiers, le paysan qui poursuit sa route travers IVblouissante plaine monotone, avance pniblement, ne sachant o po1724 Rue du Magasin de l'Etat 1724 B f k lhkl.ll PROFITE de cette lldlMMI occasion pour renou vler ses souhaits de Bonheur et de Prosprit sa bienveiHaute clientle et la remercie pour son palronage durant celle anne et les prcdentes ************ ser le pied. Au loin, entre les arbres, il croit apercevoir leclo cher de l'glise o tinte la cloche pour la messe de minuit tt, plein d'espoir il se haie. Haletant, glac, il avance, trbuche, entrant jusqu' mi-|amhe dans le souple tapis qui cde sous ses pas. A l'horizon, toits el clocher paraissent l'air, car, ainsi que les sables, la neige ses mirages el le but est souvent lointain. Mais aussi quel s;>endide spectacle oflrc la neige tout admirateur de la nature! Quel charme trange ont ses blancheurs, quel attrait captivant on trouve au village, la campagne ainsi endormis dans leur manteau tout blanc lorsque, du ciel clair, tombe quelque lugilil rayon de lune! Il a cess de neiger. Les nuages ont disparu. L'toile du Berger luit, lbas, mystrieuse comme une grosse neraude enchsse dans l'immense crin bleu du ciel.La gele a durci le froid tapis tendu sur le sol, ses molles endulations se sont figes sous Us souffles mordants de la bise d'hiver et, maintenant, les chemins, les prairies paraissent tresculp ts dans l'albtre ou le marbre. Maintenant une lumire intense, la lumire crue des jours de grande gele enveloppe, baigne d'une lueur dore toutes ces blouissantes blancheurs, le ciel, qui a vers sur la terre 3= poR-aa-fRiicfc AgentsQntai DELA Lotie Slav Steamship \tmnj E nvoient tous leurs souhaits les meilleurs l'occasion du nouvel an remercie ses clients de la qrande eoniiance qu'ils lui ont toujours accorde et leur envoie ses sincres vœux de bonheur et de prosprit pour l,i liaison toute sa neige, semble d'un bleu plus prolond et, sous leur couche de glace, les ruisseaux, les rivires miroitent avec de superbes ullets. Le froid a paie les arbres de scintillantes girandoles el sem des diamants sur haies et buissons. Au loiid des grottes, le long des ruisselets, la glace brille en tincelantes stalactites et l'œil captiv ne peut se dtacher de toutes ces splendeurs. ussi loin que s tend regard, jusqu'aux extrmes limites de Thon/on o la nappe axu redu ciel se confond avec la nappe immacule du sol, il napercoit que scintillements. Du sommet des monts, ieblouissante neige laisse retomber ses draperies d'hermine au fond des valles, tend leurs longs replis sur toutes choses, met sa potique lene sur toute la campagne. Sa mlancolique beaut esi sans rivale et sous le voie splendide dont elle se pare, a nature, d'un attrait mystrieux semble reposer dans nn immense lrin de diamants et d'opales. Dieu que c'est beau. M neige de Nol. r, i



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.LE MATIN —24 Dcembre 1326 ^&fr&frttMA&&&tefet^ TLPHONE No 254 LPREETZMJUMICCERH TLPHONE § No 254 3 Importation Exportation Itjeut de Manufactures Kl Rix Importation eu gros de toutes les qualits de ri/, courants sur le march d'Haiti, du Havre ou de Hambourg. Je suis le reprsentant des plus tortes maisons de riz. dans ces deux ports et j excuterai Hvec plais r vos commandes pour expJitions directes. Siam, Garden, Ra igoon ou luxa .1.. „.. -'——*I J;_.... fil-..: __ _• I Ciment V )8 Saigon dans o importe quel e dimejsion. Toujours en stock pour prempts besoius Siam et Rangoon en sacs de 100 lbs et 224 Itu. POISSONS POISSONS 'gostiao Gubitz Co lac New-York fine maison qui donne satisfaction entire ses client 4 KiporUteur de poissons, Morue, Harengs en sel ou en Siumur.;, Harengs taurs, Larges, secs ou moyens, Marquereauxetc. Confie/, vos commandes de poissons cette maison et vous recevrez promptement des marchandises fraches aux meilleurs prix. 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Voorios Baktoii Company New-Orleans U S< A BisouiU da tout genre Biscuits non sucrs comme Puritan Soda, 'Crole Biscuits Soda, Biscuits sucrs, comme FigJ Bars, Lemon Biscuits, Vaoilla Wa'ers, Animal,etc. etc. JLa Danse £ des^Sauvges On connat, anus doute 1 cette 1 elle composition de Jean Rameau; niais ce que l'on sait moins ce sont les circonstances (kius lesquelles cette œuvre remarquable lui ralise. lu soir, il causait avec In belle et clbre danseuse Salle. — Ce doit tre tre difficile, n'est ce pas, lu composition musicale ? interrogeait la Cullerine. — Dilicile, rpliqua Hameau. Mais pus du tout. Tenez, voici une feuille de papier musique. Prenez une pingle a cheveux et laites des trous o il vous plaira sur toutes ces portes. Au hasard, Salle piqua lu touille et la tendit Hameau. Alors le compositeur donna chaque trou la valeur d'une note, ajouta les signes musicaux ncessaires, indiqua la mesure, les temps et se mit au clavecin et : lu Danse des Sauvages qui fil fureur longtemps tait cre. JLe eoqj du clocher Pourquoi y a-t-il un coq sur le clocher des glises ? Question embarrassante a laquelle il est impossible de rpondre d'une faon formelle. Car, depuis des sicles qu'on voit des coqs sur les clochers personne n'a pu encore en donner lu raison. La seule chose qui semble peu prs certaine c'est que cet usage a une origine religieuse. Mais que reprsente exactement te coq ? La Rsurrection ont dclar certains I res de l'Eglise. La vigilance du Pasteur, prtendaient St-uchei et Grgoire le Grand, Le coq du clocher ri j^fl pelle les fidles au devoir, comme il fil pour saint Pierre, disent encore quelques auteurs catholiques. Mais d'autres encore expliquent que le coq est un oiseau dcoratyf,qu'il %  bon air an sommet du clocher, et qu'au boni WM i l'une tige de 1er il peut servir |fjj d • girouette. •E tu rfUm, on ne sait pas. Ciment en barils ou en sacs. Norvgien ou allemand. Seulement de ciment de toute premire qualit en dpt. Pour commandes directes ou pour ach tts de stock veuille/ vous adresser au soussign qui vous transmettra avec plaisir ses cotations et conditions. Architectes et entrepreneurs consultez-moi quand vous aurez besoin dciment qui donuc uu bon rendement. Prix modrs. Conditions avantageuses. . Delor & Cie Bordeaux Le meilleur vin import en llaiti vient de la Maison A. DELOU & Cie liordeaux. Vin rouge en barils do bu et 30 gallons. Vin blanc en barils de 00 et 30 gallons. Vins fins par caisse, blanc et rouge. Qualit sans rival. Got exquis. Conditions inlreseantes. X EBruno * S Copenhague Fabricants du fameux beurre de Copenhague Brun. Beurre riche en crme. 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• LE MATIN — 24 Dcembre 1926 s. / iSJ Le quart d'heure de Rabelais .'•! — Mai c'est un droit acquis nous autres hommes quecelui d'admirer la beaut ou la toiletta d'une lemme, ma lit Pierre Fierai qui suivait des yeux la charmante et combien tentante Madame SarreauU. A peine allais-je rpondre, par une boutade sans nul doule, a cette rflexion, plutt purile, qu'incontinent mon camarade me placiua l'un des Cals de laGrand'Rueosur le zinc deux Manhattan venaient de nous tre servis. Qui ne connait l'opinitret de Pierre Fierai eonlinuellement plaire ses copaii.s et pu s'ollusquer de son geste prime-snutier. Mais, inluctablement, en mon par dedans, je m'en demandai — et, avec anxit,— la cause. Car, d'un vantard, d'un croton, d'un glantin qui se croit la coqueluche des [crames, il eut t, certes, naturel. Mais de lui. je ne m'en revenais pas. l'ourlant, je ne trouvai pas tonnant que seu', avec moi-mme, je m'engouffrasse dans >ine lgion de penses contradictoires, les unes obscurcissant les autres. Cette lemme, plutt belle que jolie qui, de celle dmarche provocante, lel un dfi jet des dsirs exasprs, longeait, sous un soleil ardent, l'une des %  rlres principales du boni de mer, aurait-elle si brusquement conquis Pierre Fierai, lui qui, si rarement, tombe amoureux,— mais ton jours respectueusement, d'une beaut vraie? Pour, pendant longtemps, avoir frl de pus cette "lorec qui pour mieux vaincre l'on appelle faiblesse" et ouest la femme, il ne s'en lui nullement emball... .!e m'apprtais partir quand midi, 1heure de l'implacable clart tinta aux horloges voisines. Pierre Fierai tait de retour. — Que vous tes aimable de m'avoir attendu dix longues minutes. — Le moyen de. ne pas l'tre avec vous, fis-je. Nous tions maintenant assis autour d'une des petites tables de marbre du caf o le barman, connaissant nos habitudes, nous prparait deux nouveaux petits verres. Les jambes haut croises, passant ngligemment la main sur le nœud de sa cravate, Pierre Fierai me dit : — Cette nuit de Nol, je regrette vraiment de ne pouvoir fa passer en votre compagnie. J'avais oublia que ce soir, dix heures, je suis invit chez Madame SarreauU, Je l'ai rencontre au magasin d'aprs o elle m'a rappel son invitation. — \ous avez une en perspective!? — Oui. Ko perspective,' car on ne sait jamais Irop ... Pierre Fierai se lui an instant, alluma une cigarette, avala un peu de la liqueur qui lui tait servie, puis d'un air confidentiel: les secrets de polichinelle mon vieil ami, c'est surtout ce qu'on essaie de toujours garder en soi. Car il sullil <| un geste, belle soire A ROGEK ANSELME d'un sourire, peine esquisss, d'une motion vraie ou recherche pour que rhoinme ou la lemme le moins perspicace vous les dcouvre. Vous n'ignorez pas que pendant ma jeunesse, j'tais de ceux qui accordent au Plaisir le plus et le meilleur d'eux-mmes. Club mon averti, sasanniet par excellence, il ne m'arrivait jamais de rler l'une de ces ltes o l'on (rle de si prs la charmante frimousse de nos Elgante, et o, toujours, le charme attnu de leurs gestes, l'expression fuyante de leur sourire s'harmonisent aux paroles que, loul bas, d'une voix casse, elles grnent, lentes el mlancoliques, de leurs lvres roses el peine entrouvertes. Je taisais partie d'une bohme en brindezingue, amoureux d ligna nocturnes. Souvent, nous dambulions par les rues dsertes du Port au Prince, nous attardant, un peu pins que du raison, l'une de ces petites la vernes o, avant de porter nos lvres ardentes, le verre multicolore, nous coutions les rcils parlois fantastiques de quelques uns d'entre nous dont la verve goguenarde, gouailleu se, semblait selle inspire de quelque baeahante. Par les soirs d'errance, de bombe el d'orgie, c'tait dans la promiscuit don leuse des quartiers excentriques que nous allions la recherche de notre Messaline, gourgandine dpenaille. Alors, parlaient en l'use de nos lvres avines des vers que cisela toute la dtress gny. rs qu volu ptueuse d'un Glati* — Celte bohme, je la regrette, el beaucoup, car. c'est elle, oui c'est elle qui, bien souvent, inspirait nos crivains des pages dont la beaut et l'lgance de la forme n'altrant en rien le souille antillen qui s'en dgage. — Quand je remarquai que da groupe restreint que nous tonnions, mes amis et moi, j'tais la seul qui, paralt-il, avanais, rapidement, vers l'ge du clibat, je pris la rsolution de me marier La demoiselle, devenue depuis Madame SarreauU, qui faisait mes dlice, les lit si tendrement qu'elle ne larda pas %  devenir ma promise. Vivant dune vie nouvelle, je me sen lais heureux... Nous nous aimions, et, surtout, nous nous comprenions... — Kl vous tes encore clibataire, dis-je Pierre Fierai? —Mais oui,la vie a de ses ironies bizarres. Parli pour l'Etranger o j avais t accompagner une parente qui soufflait d'un mal presqu'incurable, colle dont je devait tre l'poux avait accept la main de Monsieur SarreauU qui venait d'obtenir son diplme d'ingnieur. A vous dire vrai, je n'en lus nullement patc.Nc se mariait-on pas pour le simple plaisir d'avoir un chez soi? — Les fianailles, avanai-je, — —' •v • Tailleur COUPE MODERNE 1515 9 Rue du Peuple Presqu'en face du Bazar Mtropolitain Port-au-Prince l 9 occasion du nouvel An. M R Andr Isidore envoie sen meilleurs souhaits ses amis et Clients tant d'ici que de la Province. • i L leur promet, comme toujours le mme toin, la -. mme promptitude dans h s commandes M qui lui sera confie t. par rapport au mariage, ne sont-ce pas les prlaces de Dumas iils quelques unes de ses pices ? — C'est prcisment pour cette raison, reprit mon cama rade, que jusqu'en ce moment, je me plais de n'avoir t que Hant... — Et vous aimez encore Madame SarreauU. hasardaije? — Et bien oui C'est la seule femme que j'aie aime vritablement. Et elle le sail... Tenez, l'anne dernire dansant avec elle dans ses salons, elle n'a pas hsit un instant me dire q e son mariage est la plus grande erreur de sa vie... Et, nous avons longuement caus des heures agrables qu'ensemble nous avions vcues. C'taient, tantt dei regards expressils d'une spara lion force, tantt des paroles douces et lendrcsjuui ressuscitrent la magie au Pa?s... Monsieur SarreauU, cauteleux, sen tait aperu. — Et vous tenez encore passer cette Nuit de Nol dans ses salons? — Mais c'est elle qui a insist. Et, elle est si spirituelle cl m si charmante que j'y tiens, fermement... Bien qu'elle n'ait plus celle blonde chevelure. tan loi flottante, tantt parce, qui cachait aux regards indiscrets sa nuque d'albtre, elle me dit encore beaucoup. N'a vez-vous pas remarqu que dans sa dmarche allire. elle dployait e.icore un peu de cette grce langoureuse qui et pu faire revivre en un cœur blas les premires lueuri d'un amour teint... — Mais ce Monsieur SarreauU, n'est-ce pas celui qui a claqu au dbut de cette anne ? — Oh,nullement! Franchie, (c'est le prnom de son p.Mise) vient dem'annoncer qu il e.t i. frmie o il excute des travaux pour compte de la Rpublique et qu'il est fort probable qu'il ne soit ici avant le premier jour de l'an. — C'est le m ne prix pour vous? — Paul tre. M lis c'est elle qui me doit, car je me deman de si elle n'a pas gch mon avenir en me portant rester encore clibataire. C'est elle qui me doit... — Alors celle nuit de Nol elle vivra \e.qiirl d heure de Rabelais... —... pour lequel je lui donnerais... —... tout l'Or du Prou. — Vous l'avez dit, mon]?iei' ami. --Alors, demain? — Oui. A demain, aprs la messe de l'Aurore. Rv LALW. -o Purgatif Idal est le ... i Pilule du D r D ehatitj : M, Rue Su FauteurgSaiKt-Bmit i (,! facile prendra, 'I Ht oceiillant aoenn w*paratM I iU %  • Provoqua |amaii fa UgUi Supprimant la dleie, l. cU ne dbt(ita pu la aaU4. N'exigeant pai de repos II aUa ne caua aacaaa parte i Plaj activo que loua laa ;Ba eit, psr caatfquaat, DOSE : PUROAIIVI, a eai C.AXATIf. pliai,. OF EEW-YORK Manufacturant Balance pour le* usages, savoir': Achats de Denres Baisses Flau pour Usines Suerirea. Balance pour Comptoir*. Balance pour Boutiques. 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Venez y goter et vous verrez quelle Nol vous passerez. \ Moulin Rouge Moulin Rouge GRNORUE Tlphone 733 Ah\ que lu tais belle] Vous me demandiez une vocation de No8l: il me faudrait pour cela battre le rappel d'anciens souveiis, de souvenirs qui furent heureux ou qui lurent tristes, et qui, dans la nuit de heures rvolues, surgiraient telles de Irissonnantes Heurs d'ombres, plus belles de n'avoir pas connu l'clat blouissant des jouis. Alors, je fermerais les yeux, al subitement, dans le pay loge mystrieux de ma vie, se ranimeraient mes dfintes annes; dans une conlusion d'images, je verrais des choses anciennes, j'entendrais des mots dont l'cho a cess de retentir, et dans le miracle d'une minute illusoire, je serais plus semblable moi-mme, retrouvant le vrai visage de mon me, s >us les insensibles transforma* tions, apportes pai la succession lente des jours et des ans. • Nol I Nol ce que j'entends, c'est dans l'air nocturne un appel le cloches, une invite au bonheur fugitif, dans la trve des heures inclinenlcs; cest tout un rseau d'or sur le vieux Port-au Prince qui bouge confusment comme en un songe, et pour qui ce soir le ciel a un sourire plus doux, le ciel immense et bleu, illumin d'toiles sans nombre. Ah! ces cloches, qui dans l'a 1 mosphre mtallique de la vill e pandent leur harmonie sereine et bienfaisante, cloches de nagure, cloches de jadis, dont rame seule continue a rsonner en moi, et qui mlrent leur rythme d'airain au rythme allgre de mes jeunes annes, cloches des uols inoubliables, et qui ne sonnez plus que dans mes rves impossibles! &f Nol Nol Et ie songe cette nuit que je voulus mlancolique, et je nie vois encore, dans la chambre de l'tudiant, triste immensment, pench sur un livre de ce magicien es-choses hatiennes, tachant de saisir et de comprendre ces uols d'autrelois, si vraiment hatiens, dont nos pauvres chers vieux nous tout parfois le rcit mouvant, avec une indfinissable nuance d'idal regret. Ah, si vous saviez et ils continuent, ils continuent... Oui, pour moi seul, je voulus cette nuit unique... Au dehors une fte qui s'exasprait sous un fourmillement d'astres; dans la rue les cris d'une noce avance, braillarde et titubante, la loule des fidles se rendant, empresse l'appel des cloches, et toutes les maisons bizarrement illumines qui vous jettent de la joie, avec des phonographes qui glapissent des Minuits ihrtiens sans aine... El moi. je lisais toujours, entrant dans le Rouvre et vieux et cher pass oitien, ranimant la cendre de choses qui lurent, de vieilles coutumes si naves, des joies puriles en pleurer; puis gagn peu A peu cette vocation r fT VJ iiaru PHOSPKATINE FALIERES Le meilleur aliment des Enfants dapula l'an d 7 & 8 mol •t pondant la orolaaanoa FAIIUTI U DHTITIM RRM U • KteommanJi aux Mtru qui nourrit—nt •t aux Convalttctnt* SE TROUVE PARTOUT e, Une as la Tacberla PAHIH ] la fois pittoresque et tendre, une minute, j'oubliais l'tre (pie je suis, (pie je suis devenu, pour m'identifiera ces aines simples, ces cœurs frustes, vritables enfants de la terre hatienne, eux tous qui furent, qui sont noires tout de niine. et qui vcurent ces heures jamais en alles... • Nol Nol L'tait une vieille, une trs vieille auto, riche d'un pass de pannes, loque inomme. mais hroque toujours, et puis c'tait nousqui tions trois, ou plutt six. Oh, non, elle n'tait pas neuve l'auto, ni belles les lemmes ; mais nous tions partis Ption-Ville Ovthre, et, la nuit de Nol entendit nos rires monter jusqu'aux toiles... • Nol! Nol! Ahl maintenant c'est toi qui viens, toi ardemment dsire, dans l'attente im patiente, toi dont j'ai senti la chre prsence bouger derrire la porte close. Vien* tout prs de moi, plus prs encore, car ce soir,je veux, avec toi, faire ce plerinage des mes qni n'ouLient pas. Tu sais o je te guide. et je connais o tu me conduis: voici le portail illumin merveilleusement, la rosace radieuse, et la loule qui prie ou qui rit, hilare ou fervente. Bntrom dans la splendeur blouissante de la nef, et ensemble revivons l'extase ancienne. Ces lvres qui psalmodient machinalement une prire vieille comme le monde, ces Iront! penchs vers la terre, ces visages obscurs,c'taient les mmes que cette nuit de nol o la premire lois je te vis. Que tu tais belle, (pic tu tais simple : je te vois encore Mais les cierges brillent plus vivement, les feux grsillent mystrieusement, et dans le silence sacr epu se fait soudain, c'est le Minuit, Chrtiens des humbles et des enfants montant lent et majestueux vers la vote L'nc lerveur mystique luit tous les veux o mergent des aines, et toi-mme aussi, obissant au rythme intrieur qui un moment te rend pareille au populaiie, tu lves jusqu' i ciel la prire d'un cœur vers qui montent mes suprmes supplications. Ah, que tu tais belle! FLIX COURTOIS. w4 S (MBI NATi:WioHfil6.,_gts4*5# PENOULES fh REVEILS -•< xmm> dS& Vf ^SQ. ""*•• %  n> av"* "''ituS : .•% %  -**-•*%  %  %  -• -*k fgf u memui llf \l ^ 11. pewent te conserver dans tout leur charme et beaut en le lavant avec le -INDISPENSABLE POUR TOUS LES TISSUS DLICATS i.*v r-x c t* fa fit $ft § m m et m ..il r ^. tomme * y fl wgwi^gii^ lf V MB**? .v?f WWH|f?f



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LE MATIN' — 21 Dcembre 1320 >: i FANTAISIES DE N'OKL... UNE PETITE HISTOIRE VRAIE j. M A 1M lueur vcrle tamise par Lttt-jourde la lampe, Moselle, pics de la petite lubie ronde, lisait un roman d'aventures ainouieuses. Klle proiilait son visage harmonieux qu'ornait une superbe chevelure noire.— Mais elle n'avait pas l'envie de lire ce soir-l... elle paraissad trouble comme si elle eut pressenti quelque dboire invitable. Cependant elle lira quand mme, sans y prter nulle attention, jusqu' larrive de Jacques Du* bel, son liauc, qui tardait venir... Sept heures... L'horloge eut peine sonn les sepl longs coups qu'elle entendit le bruit le ses pas rsonner sur les mosaques du perron. Ou happa la porte. Moselle abandonna son livre et alla ouvrir. C'tait Jacques Dubel, visage nergique, aux traits rguliers, mince, lgant dans son complet gris. Il saisit la main de sa [lance et la pressa fortement, nerveusement... Puis il alla souhaiter bonsoir Madame Veuve Contour, la mre de Musette. Kt la main dans la main les deux finies fiances se retirrent dans a pice parfume, inonde le limiers verte o ils se tenaient chaque soir pour se conter des mots clins, mivres que leurs lvres balbutiaient peine... Jacques aimait beaucoup. Il tait bon, son me vibrait la moindre tendresse. Et jnsqu ici, c'tait sous cette nuance psychologique que Moselle le connaissait. Mais parfois, un obstacle rencontr dans la roule pineuse de la vie, le rendait aussitt violent, dur... Kl, saurait-on jamais connatre assez un homme an temprament complexe ?... Ce soir-l donc, mme prs de sa fiance Jacques conservait en lui un souvenir, pas trs heureux, de la journe, (.e lut comme un nuage sombre qui obscurcissait le ciel de leurs amours... L'humeur du jeune homme avait chang. Il tait morose, nerveux. Dans ses yeux ne brillaient plus la douceur et la bont. Les quelques mois que lui arrachait Rosette, taient pauvres de tendresse. Celle-ci dans un sentiment ml d'inquitude et de crainte faisait la mot, versait des larmes qui n'avaient point la magie d'attendrir le cœur lie Jacques. Klle lui adressa enfin quelqu'inolensifs reproches... Jacques, excit, se laissa dominer par la violence. Kt d'un geste inlgant et malheureux, surprit sa main aux longs doigts maigres sur le visage de Rosette... El la joue de celle-ci rosit connu,? une cerise trop nuire... Evanouie, elle s';il;iissa sur une chaise. Jacques, aussitt, prit son chapeau et alla saluer Veuve Contour qui sommeillait dans un fauteuil. II s'excusa de sa visite trop courte, prtextant un rendez-vous auquel il ne pouvait manquer... La mre de Rosette comprit tout de suite que quelque chose venait de se passer, car, dit-elle, une jeune fille ne laisse jamais partir son fiance sans raccompagner jusmia la porle; et si press soit-il, elle lui lait perdre toujours quelques minutes pour lui dire une banalit... Veuve Contour ulla trouver Rosette qui pleurait lentement, silencieusement, songeant son bonheur perdu, son rve envol. — C'est fini dit-elle en sanglotant, je romps avec Jacques... Tout en l'interrogeant, Mme 5 NOL &f 7 .M Faire lu loi el lui obir volontairement, ii'est-re pus lu lu plus haute eospressio/i j/ %fi ; If" 1 0^ H* a /• t'ou/s da !a n uit. E ET LA DISPARAISSENT EN 11 craignait ne pas pouvoir retour, ner au travail, mais il trouva un remde efficace et conomique. Tous ceux qui ont oblige travailler dehors InjvTOt uivre l'example d'un ouvrier de la ville de Mua, Franee, qui fut attrap i*r la pluie la fin dun dur jour de travail dana le champs, lui cauaant un refroidisaetuent et da .errittUa douleurs muaculairee qui l'inipoeaibililervut de doubler aun rorpa. "Ayant t tremp par la pluie je rentra chai moi et me mu au lit. llereuaenvnt que ma lenune eut la prcaution da m'appliquer du Uniment du SU>an qui m'enleva maUuitanmant la douleur et de retour au travail la jour auivaat. ma condition phyaique tait dj normale. 11 L'effet du Uniment de Sloan eat vraiment eurprenant. Il eumt de l'appliquer, aana frotter. pour ae rendre compte do aea proprit curativea. Uw muaclea ac tonifient et hument da faire mal et l'on sent un Men-tN gnral. Acheta* un nacon la pharmacie la plus prochaine. MB mLiniment de Sloan Anantit Toute Douleur miter Celui dont nous flonsaujourd'l ui la naissance! Comme lui. I ; rdoniie. El cimes!,, ma 1res dure Rrsette!.. Moselle mue, pardonna... Tous les invits du bal entourrent leurs amis Jacques et Rosette en applaudissant cette heureuse rconciliation. Kt Mme Contour qui avait accompagn sa lille pleurait de joie... Et on entendait encore les cloches carillonner joyeusement !... i i I lAi !" ; &f 1 i wj Point de duot, ni de dcou Vf alternent si tu viens d'chouer, •firecommence. •C^ Marc-AUliLE CAS N" ( II. La valeur ru tritive da Virol d'mont ? (fins une srie d' cas — dont les dtails ont i tournis i ar des membres de la profession mjspue. l/ii i !..'• h v V 1 m& %  • %  .m Age: 14 moi*. Poidi: 4" 5 (6. Avant l'emploi du V ir. |. a g* : 24 moi. Po d : I! %  %  608. Apre* l'emploi du Virol. mat RAPPORT DU MEDECIN t On m'* men H. J., un petit garon de 12 mois. Qiund je le vis, il '.sit fort puise. On essaya l'un aprs l'autre sur lui, tant aucun rsultat, les ren.J-.-s classique* habituels. Il ne pesait que 4 K 536. C'est al*rs que je le soumis au Virol en obtenant un sucts immdiat et encotir.iRcaut. Son poids se mit augmenter uniformment A raison de 170 grammes par semaine jusqu'au 6 Mai suivant, date laquelle il pesait lO^'O. C'est'maintenant un bel enfant sain, dans l'tat le plus satisfaisant possible, et qui pse 13 ""608. La Virol est une prparation compo^de Crai.ie ie Moelle, (TEstraJl Glycrine de Mocl.e Roue d'Oi d Elirait de Malt. iTlSofa, de Sirop de Citron, eta. Le Virol rat un alimeni prcieux da le. ca*d'Alimentation OfKiue if., Je Maraanw, d'Anmie, de Kachitnnie et de l'Innui. VIROL AOBHTSi W. QUINTTN WILLIAMS Si CX. Port au-Prince, HATI, Boa PoetaU 147. VIKOI t.TO IIW.I Us U.INC LONDRES, AN*lEERRt • W\m ffolzproof ffostery Les BAS VRAIMENT BEAUX qui possdent da qualits qui fixent votre choix sur celle marque Holeproof <• %  %  £ %  C i | d '* lcr,< ;e *•*< qualit •.antifait; et de I Dits brillante appaience. Ie genre .lisiingui ils cliauntLt Jilicii-uMtttBI bitt: Ils son: tellcmcnt Ortrdict eba^uM de c jolies paire 'le bis dure plus longtemps oue nimr orte quelle autre paire de moini % elle apparence Kt le tri est ircdi ce qui w tst Jouble coromit. —.; Au i! Urd h V' b * u P J nu^sioieeoiii A vjt•ereice uoe grande varit decouljuri et dgenre nou \ i/11 P PHI gMMMBttt tesfc^^ HSSEAM



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''•"'il.T lltl II II tli I lllt r '*****>* illlii|illll!V> •V 1 J*I> i Surmenage. nmieCrbi-ale. Ener/ement I puisement. Ides Noires. In: Q j Neurasthnie TCUSC. De personne MJPpaNM | r ^ ^^ misrables loques humaine-. areilles. Scsumront d us l'ternit! Afiis nous, tant d'amanls niendronl,au clair de lune, Se eonlier leur peine, changer un serinent, tA icrronl, comme nous, disparatre une une Les toiles dujirmamenl. Bien d'aulres,ici bas,ie,ronll'aube cl l'aurore. Et le splendide clat d'un soleil radieux I Les jours passent si vite \ oh parle, parle encore. Avant le moment des auieux I Encore un peu d'ennui, pauvre me abandonne 1 Comme un frle radeau, sans atteindre le port. Vans l'horrible ouragan de notre destine L'amour sombre, et le rne est mort. A G BJTESSAM-ZADW ,oo a et son blanc manteau Vous vous penchez,jrles, sur les tombeaux, Spectres piles comme des cierges 1 Et vous semez dans le ciel, irises. Ces purs joyaux, les larmes, les baisers. Et les rves des (unes vierges 1L /.. Henry DURAND les beaox sonnets L'Exile Dans le vallon sauvage o Csar t'exila, Sur la roche moussue au chemin d'Ardige Courbant ton front quai gnie une prcoce neige, Chaque soir, pas lenls, tu viens l'accouder l. Tu revois ta jeunesse et ta chre villa Et le flamine rouge avec son blanc cortge. Et lorsque le regret du sol latin l'assige, Tu regardes le ciel, triste Sabinula. Vers le Gar clatant aux sept pointes calcaires, Les aigles attards qui regagnent leurs aires Emportent dans leur vol tes rves familiers. Et. seule,sans dsir.n'esprant rien de l'homme, Tu dresses des autels aux Monls hospitaliers Dont les dieux plus prochains te consolent de Rome. JOS MARIA DE HRDIA Paris „ iVOll Rt / -£#&** f avez besoinMe beaux CHALES, nuances vanesjpour cadeau de fin d'anne, cmpressezrvous dliasser r •Paris-Bazar Envoyez-y vos portraits, ceux de vos amis, parents fc* etc. pour agrandissement.-IVix 1res modrs. f& fer **a*****?*s^^^^



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LE MVTIN24 Dcembre 1326 URODONA i fl^-ity combat le rhumatisme Cauffe Rhumatiame Gravite Artirio-Sclr—m L'f rodoiitl n>si pn* ruatoient li diasolvajit le plu* lnri;i.|ii fll'acide uruue Mluellement connu, pui.I u"U MI 17 (ci* plu* puissent ' I llthilir il !.;•! %  en OUtrv. hrivei,ilvi -I.I.-I i sur formation, 'opposant A >.-• production •xjk.-i-r.--ii ., ion se. jmulMicii duiii Ira n-n. prl-irtlculkirc* ut dans u-.. Jointures %  Iw P ?rn 4*' Iff. OU (Mil .!, KM '• -J!ont n.'il d/ Ji^p. HUM l'halr'al:: : . r V* •rn. HHM piii, i. ii* r.i.- URODONAL nettoie le rein, lave le foie et La articulation. Il assouplit les artre* et vite l'obsit. DIAI.IP')'. itin ctrMifl. lonl-rfdail Aru-iu. -.ri.-: -,— Anmie OmcmWrm. MalaJlt* u> la tourna. Aril M • <.MiJv*tuin — t*nr*C0t nmii. -!tant Rkumaiiaa**. 1 ...ui.r L^.-Ui.K^ .e.*lrie — L„. -%  ^ %  : ::.'.. %  %  -. a aad Insurance Co Une des plus fortes Compagnie canadiennes (.assurances sur la vie Eug. LeBoss & Co. Toussaint-Louverture ii m il est une grande, une il lus Ire victime Unit l'aurore de notre histoire. Klle n'est pus tombe, eette victime, sous la fureur Jlcs partis, en brave, lace ou soleil, comme la plfl*-* part Je ses collgue? de gloire e la Grande Epoque de l'Indpendance liai'..inn. Ses os n'ont pas pourri, comme les leurs,dans la terre natale. Klle a subi le dracinement d'tre emporte au loin et de finir dans la nuit d'une somh e casemate, seule, sans tmoin au tre que le gelier qui notait son agonie. — Dis o tu as cach tes tr.ors, lui demandait-il chaque mutin. — Hlas! rpondait le prisonnier, j'ai perdu bien autre chose que des trsors... Sa vie fut prestigieuse. Sa lin Jle lut aussi, — et hroque au del de lo .te expression, car I homme mourut durant neuf mois, lentement, POIIS terre, dvorant chaque lotir son cœur, sa pense et, dans les premiers temps, prive de toute nourriture matriel le. l^KH si cet hrosme est rest le secret de la mort, on peut cependant deviner ce qu'il fut puisqu'il s agit de Toussaint Louverture dont le erveau, de l'aveu de ses pires ennemis, lui extraonlinaire. Il ne laut pas trop le plaindre nanmoins, car cela lui a t profitable. Son gnie n'et p;is t complet sans son agonie. Il lui eut manqu la chose divine par excellence: la souffrance. Kl il p mirait pas eu la couronne de tristesses Immortelles, qu'au uvons l'admirer e\ le pleurer. Voici, Ure d'une plaquette aue je viens Te liie.la description de son cachot. I est le gelier qui parle au ministre de la Marine el des Colonies: Le chteau de Joux, o se trouve Toussaint,est situ sur une montagne au roc vil, dont une extrmit loi nie le pain de sucre sur la sommit duquel le chteau est assis. Ce chteau se trouve divis en 5 parties, runies par des lortiliealions el murs en lorniant extrieurempnt l'en semble. L'intrieur se 'o ivc divis en quatre parties par des fasses, trois nonls-levis, y compris celui de la porte dentrc, et UO pont couvert que l'on monte par e m >vcn dun esca lier, on parvient un donjon, duquel donjon, par un autre escalier on se trouve ,'i la cinquime enceinte o est le local d ni lequel se trouve celui de Toussaint-Uni venurc. Ce local est compose de sep' casemates votes en pier reade taille. La premire vo te d'entre est eiosa de deux fortes portes fermant verl*ouils et serrures et sert de corps de garde l'officier cliel du poste tabli pour la garde lu prisonnier d'Etat. Ce'te porte communique au moyen de deux portes lermant verrouils, serrures el cadenas, une deuxime vote de epin11,1,11 v une troisime r xtr m li: esl loi mec par le roc vif. I) i.\ polies se tr.ouver. | dans la longueur de celle 3' vote, aboutissant A deux casemates voles,dans chacune desquelles se trouvaient ions saint Lonverl ire ci son *i,. mestiqus qui, aprs Irois semaines esl reparti pour N'ailles. Chacune de ces portes ferme verrou ils et serrures; chaque vote a une croise, chaque croise dont les murs ont environ douze pieds d'paisseur, a Irois rangs de barratU croiss entre les deux rangs qui se trouvent dans la partie extrieure, ont cl poses des briques sur leur plat, jusqu' la parlie suprieure de la ditecroise moins lOpcuces en ligne perpendiculaire et 18 pouces en largeur, pour lui procurer le jour et l'air; sur celte partie o a plac un grillage en 1er pour ler tous mo yens de pouvoir faire pisser des lettres, papiers, etc. datte croise se trouve exactement close, une demi heure avant la nuit, par un contre-vent garni de fortes loles et clous el 1er ni par un verrou il cadenas en prsence de l'officier de garde, auquel la ciel esl re mise de suite; l'ouverture de ce contre-vent ne se lait qu'une demi-heure aprs le jour. Le poste tabli pour la garde n'est qu' 22 pieds de dislance de la croise du prisonnier. Il va de plus deux autres factionnaires, outre celui de.ait les armes, dent l'un devant la porte de la premire von le et l'an lie sur le donjon, dont la porte ext Heure donnant sur le pont couvert est ferme de nuit pour plus grande sret. Vous pouvez juger, mon, gnral, que la personne de ce prisonnier, qui n'a ni armes, ni bijoux que sa montre, ni aigeiil. du moins nia conai,sance.est lies en sret,atqu'il faudrait que l'ollicier de garde el la garde elle mme le lissent soi tu-de jour pour qu il puisse s'vader, car. mie demi heure avant la nuit, toutes les Clefs sont apportes a mon lo gemenl et je ne les rends En voyage En pique-nique On a'oublU pas le Rhum, U Cocktail ou! rAaisstte TESSERT Par ion extraiejpuret et son extrme nneuel c'est Ma fran.ki geeite assure ponr toute le route. *" ^d" BarTerminus Propritaire A.Widmater A l'honneur d'informer sa bienveillante clientle q il a invall l'tag de son tablissement, un salon ex :lusivem-?nt rserv aux familles o l'on trouvera dus consommations de premier choix et o des lundis seront servis sur demande. Tlphone No 786. vwtKnwS im Les Cheveux %ebeltes deviennent Soumis et attractifs avec le $%&& Avant, les cheveux dsordonn et hrisss offraient leur propre excuse. 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PAK1S '$M l'offlcler i|u'une demi heur* avant le jour i Tel lut leeachol o de Juillet 1802 au 7 Avril 1800. date de sa mort, agonisa celui qol s'appelait et que la postnt appelle :LB PREMIER DES NOIRS. Puisse l-il ne pas reslir le premiere\ le dernier des liai tiens. Frdric MARCELIN. ''•'l'ffJSRiSSIBNSMB: Je veux du1 "HOMME qui connait tf rJ gir.ie le plus bienfaisant la ant apprcie le* qualito constituantes du Quaker Oats. Il sait en outre qu'en mme temps que dlicieux, Quaker Oats dans du lait fournit .les lments si essentiels la croissance parfaitedu corps humain. Comme il est aussi peu coteux et facile prparer, Quaker Oats est une excellente nourriture de rgime pour tous les membres de la famille. Quaker Oats



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LE MATIN-24 Dcembre 1.126 NOL La tolrance mutuelle est [l'unique remde aux erreurs [qui petvertissent l'esprit des I hommes d'un bout de l'uniIrsTS l'autre. VOLTAIRE "/f>? Maison mritant rellement son titre 306, Angle des rues Dants Deslouclies I etJtomd'Rue a B0LL4I\GRI viennois et anv INSTALLATION DE PREMIER ORDRE COMPTOIRS DIVERS de : Liqueurs, Vins fins, Vins de Table, (ONFISEKIti et PATISSERIE ^ Tout ce qui multipli les =* nœuds qui attachent I homme $j £ij* l homme k rend meilleur ?t yfk £rf. pli heureux. JOIBERT V2 $ gl P EPICERIE el JOUETS 1 bur vos emplettes de NOL et du 1er Jaa er avant d'aller ailleurs 1 VENEZ AU RON MA R P .HP. Phone 732 Par une dlicieuse aprs-mi w de Mai tout imprgne le udes haleines et de souffles embaums, un petit papillon •en allait joyeusement. Il volligcai t droite, gauehe, a,i gr de son caprice, heureux de vivre, fier de la richesse et de I clat de ses ailes d'or aux magnifiques diafures. il faut reconnatra que ut dans la nature invitait ce fur-l aux longues promena •e*: sous l'azur pli d'un ciel *ns voiles de doux frissons auraient dans l'air d'une pu 01 t d'une transparence inli JJ : un clair soleil mettait JJ splendeurs sur les arbres JJ vertes parures ; et dans les J*quets dbordant de sen*urs et de mille rumeurs con *>es, les oiseaux blottis sous ', leuille ombreuse, gre%  •entdcs vocalises. Parfums, Couleurs, murmures et voix, 'Je divine allgresse jaillisP des choses, faisant mon5 r ; comme une bndiction, %  j oie de vivre au cœur de His. ..Partout sur le passage de '"Jsecte ail, les belles roses ^nouiesque des brises cour •'ent sur leurs tiges frisson-* de •' # aiemcnl ui faisaient la tte signe de s'approcher ^ u ,r causer un instant.Maislui 'arrtait que juste le temps y. 'eur dire un bonjour fugi | V ^ 1 prenait aussitt, a tralu, e espaces, sa course aven £use vers les bleus horizons. .cuvent ses cts leslgaji'*„, Mse,, s payaient. Hre"'• sans dtourner la tte, avec leurs tailles fines serres dans fa minces corselets moirs.Elles connaissaient noirs fo.irmis, qui vinrent, innombrables, vtues de tleuil 1 mime des croque morts, et s'empressrent rapidement la funbre leve du corps, remuantes, ait tires, coin n • ,i\ e une haie d'en liii'r. w? isv&sn Devant ce martyre ininie il se lit dans la nature m\ grand si leace courrouc que seul troubla le murmure as protestation tu ligne lev ptr la brise nocturs. Lsi brins d'bsrbas fraternels se penchrent en frmissant sur le passage du lugubre corl M avec un pleur au bout de lent s Mches d'meraude. El tout l bas, au ciel lointain, les toiles misricordieuses, allumes une une, versrent dans la nuit triste, des larmes de lumi re sur le meurtre inutile. Il La nuit est compltenu'.it venue, et la scne sa passe mainte nant dans un grand jardin o habitent le pre et la mre du petit papillon. I s sont l. tous deux cle--cte, assis sur une large feuille de rosier. N tait-ce l'obscurit de la nuit sereine on st pu voir de grosses larmes lei nissant leurs yeux de cristal et leurs pauvres ailes toutes d Iraichies par l'ge trembler con vulsiyemenl. C'est que l'inquitn de s'est enfin empare deux dans leur attente prolonge du petit qui aurait d tre dj ren tr.Depuis longtemps en eftet les belles de-jour matiueuses o n t ferm leurs portas et t se cou cher. Hauts sur leurs ti^es et tourns vers l'occident o s'teignent de vagues rougeurs mourantes, les soleils, rois du parler re, dorinenLtout debout.laissant tomber leurs ttes afiaisses sous le poids des lourdes couronnes dores.Il est bien tard et cependant les vieux ne se dcident point au sommeil, assaillis par l'a fl r e u x pressentiment qu un malheur est arriv a leur unique enfant. Ils se tieunenl silencieusement enlacs.attentilsau nioiii die bruit, essayant mais eu vain de percer les tnbres opaques pour guetter quand mme le re tour du cher absent. Li glaciale fraicheur des nuits fait Iris sonner leurs antiques corps d biles, dshabitus des veilles, et Ion peul dire qu'ils tremblent, les pauvres vieux. S | a lois de vieillesse, d anxit et de Iroid. I • 1 v ,, ,,enl la no ivelle se r 11 riD'.Ismsnl dans lejar dm,le grand jardin obs-ur.pleiu du sommeil des plantes fatigues par I s feux du jour.Dans la plainte alsilguie des frondaisons doucement agites par Je v n i de la nuit les tiges apitoyes sor fe & * £ ?'8^ ?? ^ ttSiMi+Jl-,



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LE MATIN— 24 Dcembre HHg OLOFFSON, LUCAS ET COMPANY Maison Fonde en 1878 • Agents Gnraux • DE Hambury itneritiaLinie fidles vidaient les lieux, comme les ptales des roses lunes quittent leur corolle. En dernier sortait Jsulia. Rflexions, soupirs taient son lot...—Ah se disait-elle, ie ne serais pas ingrate, je n oublierai jamais les services combien grands, combien nobles que Molin m'a rendus : le dsillement des yeux, l'ouverture de l'entendement qui m'ont permis de dguster le suc des paroles du prdicateur. Elle aura de plus en horreur la vie qu'elle menait Cuba, et les [ racines du serment qu'elU} avait prononc deviendront encore plus prolondes... Sur ces entrefaites, elle se fil inscrire chez une matresse d'instruction religieuse, avec l'intention noble de s'approcher de la Sainte Table. Elle apprit les premires notions du cathcchisme : Etes-uous chrtien, se demandait-elle, souvent ? Oui, je suis chrtien par la grct de Dieu. Et ainsi, toutes les choses de l'Eglise devinrent pour elle un sacerdoce. Elle apprit par cœur les commandements de Dieu et jles commandements de l'Eglise. Mais, deux vrits frapprent toute son imagination : L'œuvre de chair ne dsireras Qu'en mariage seulement. Tout cela se passait au mois d'Avril. Madame Cyril, la maltresse dintrution, annona un matin Jsulia. qu elle venait de faire part des intenions de celle-ci au Cur de la Paroisse. The Shell Company ( wesi-Mies) Lld Corn Products Refining Co New-York L'huile Argo Cornstarch John Robertson et Son, Lld, Dundee whisky *ellow Label* Bernet, Craft et Raufmann, St Louis {Farine) nvoient leur bienveillante clientle leurs vœux les plus sincres l'occasion de lanouvelle anne 1927 ON trouvera chez OlOSOIl, LllCaS & C Bire en barils et en caisses Elbschlossbrauerei — Beck-ttrauerd •c* iiXii S L'dflg du ma riage fijr S* P 8* C* C'est ce que, dernirement, un curieux a voulu tablir en recherchant quel ge les grandi hommes se sont maris. Dante a t un des plus presses, L'auteur de la Divine Comdiei avait prietenime i 24 ans. Mo/art s'est mari A .0 •• Francklin aussi. Napolon, lord Byron el Washington a 27 ans;" Itossini 30 et, en secondes notes M. Schilleri 81 et Aristophane 3Q, Luther 42, ButtoD ."). Mais le record est tenu par Goethe qui %  ett mari prs de 70 ans. E %  J La prit on pendant troi minute 1 i gais* m S* Pour uu minime dlit un prvenu fut condamn, Londres, 24 heures de prison] Mail il est d'usage en Angle terre de les faire courir de la veille du jour o elles ont t prononces midi. Comme les 24 heures de no Ire condamn lui lurent accor des lt h. 7, il avait juste trois minutes faire. Latude lui-mme n'aura.t pas tent de s'vader. £* Celui-ci, trs avenant proposa la dame Cyril, la conscration de l'vnement pour la NofL Or, Jsulia s'approchera de la Sainte Table le 24 Dcembre et cette mme date, elle aura trente-trois ans.4 Une Jsulia nouvelle natrait, une Jsulia au cœur pitoyable, i la volont puissante, mure pour toutes les luttes, prte tous les sacrifices pour l'amour de Dieu. Elle avait jur el ce serment 'ait solennel, elle avait jur en prenant Junon pour tmoin et ce serinent doit tre, toul au moins respect. P. D. P. S NOL S* GRAND BAZAR Grand'Kue Toujours aussi bien assorti que les Grands Magasins de Paris \ ous n'avez plus besoin de vo^is ad/esser l'tranger pour vos emplettes. Plus besoin de vous fatiguer l'esprit. Plus d'ennuis i m et Condamne par p. %a marraine g La ville de Charleslon condamne la danse qui porte son nom ou plutt l'aspect dlorm qu'elle a pris. Le maire de la ville amricaine dclare que cette danse, telle qu'elle tait pratique dans son paya d'origine, avait i\n caractre de dignit, perdu quand des prolessionnels I ex portrent dans les bouges de New-York et de ( hicago, I^t il a interdit ses administrs de danser le charleslon. '. : ;?* ** a La seule occasion ou nous ? J V8 ne devons pas craindre d'o.ln £< % -blse un ami, c'est lorsqu il s *$t s .gitde lui dire la vente et deg*. t 3 lui prouver a nsi notre fidlit. HC1CER' N g. m 4 wvwv .lus de tracas Pour tout ce qu'il BAZAR DE BONNE INNE! 199 faut allez au L POSTE B01NF INNE > — • gt I. y .1 1 n LMUI dans l:i pure ?^ • ni ne peHvcnt atte u 'jf. u il i* ceux qui sont n s mdio W* CITS. L\ BRUYRE s* ff^vvmv ,t wiwR J£ZS£**nm>**^^



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lEl **lir> 24Dcembre P. 920 oulez-vous conomiser voire temps et voire i 1 argent? | •Hsaq Allez chez IL fc s i l ez v o ns vous habiller fjj7 avec lgance et sans I frais normes ? Angle des Rues Traversiez et du Magasin de l'Etat C'est le rendez-vous des Gens chics is Siiirs de lYscdron I M GEORGE COURTEUNB. La Soupe L* rgiment, depuis unsemaine, tait al.rutidonuni•on.s.^uvsJtsueuxjonisd,, 52EJ". ' %  quatre jburs du ma ehal det logis. |)U is | ;1 huitaine du sous lieuteiianl et comme a jusqu'au major, te colonel, le dimanche suivant f l(U(;,sl ""del;i\,H.J,, 1; i.ssiHl la revue dans les lamines •I cet vnement considrable' gnralement pour eftel de itiire tomber les purs oc botte MIT i escadron comme ta pauMOUnr le monde. Si bien que, du mutin au soir, c'tait uo concert continu de iurements, de vocifrations, d'invectives de toutes couleurs de menaces laites et ralises. Or, un soir,comme,en leurs chambres respectives, | ( s hommes procdaient | e p| u enage des pommes de terre ranges en cercle autour d'un qirt demi plein dj et on es pommes lombaienl de leurs doigts, une une. avec te bru sec dune grle, Paes I lout a coup avec un petit rire malin: Eh bel dis donc, La GuU^ %  iijette, loi qui rencle, tait Sl la So !'l>c. voil | C col Toute la chambre ricana. La r, iu, r ik : 7 i,i •• %  H mis l | l t,,|m '' tS(l1 '^' nains sous la nuque, suivait le Ira val les camarades, dit Iran, qmilemenl : ''"F/lUoi que j'y dirai. I'.s. Cest, peut-tre, toi (|lli m en cmpicheras ? -Dlai!, lil l'un des cava""•quela soupe ne vaut pas Un clou. .1 s {1 i.sp ;i s ( I uest-ee "ilslHhentdedans.'mui.seu Joli tre pour sr tre quoue enose comme de vieilles La %  anea. El Ions les hommes firent chorus po U dc|arfr nielle imposaibU.eiju,.er eo„: Ire le fncoteur de'cuisinier B ju il faudrait, profllanl d revue dnoncer au eolouel & Quand j' vous dis que j'y g. WOEL L t '5Consolons-nousd tout par ?C a pense que nous jouissons A de no're pense mme et que - celle jouissance, rien ne peut la ravir. AI.KH,., I(J VIGNY Pour fter joyeusement les FTES rie ^ffil.^.ittli la saison (I p t w g s* fcte ue Petite Vigile tu COMPTOIRS divers i Soieries Bonneterie Pa/fumerit; Articles d'ameublement Chapellerie I •38 Chaussures de luxe I r il est impossible que vous ne trouviez ce qu'il faut pour satisfaire vos gots et vos fantaisies i Casimir f\ Flanelle Teintes vi ts que l'on vous trs avantageux, leurs ,failes leur serez eonvaiucu. Ce sont toujours les dernires Nouveausoumetlra desprix Avknt d'acheter ailune VISITE et vous dirai, fll.de s m i.t, la Gui!la timette Mils Kas haussa les paules. — T'y diras peaudfzbie, V l t. ait e'quo l'y.liras. J'y dirai pc.i.ulezhie | cria Lu Guilluumcllc furieux et en se soulevant sur ses mains. Est-ce que lu me prends pour un sale chouan comme toi? Je rois de la Mlle tons, mon vieux, lu sauras a. Tu crois qu' a me touehe? dit le chouan. Que fa te louche ou non, C est lut-kit, en!ends-tu'/Maintenant, quand j'ai dit une chose, je la lais \ our lors que j' ferai ilu loin dimanche, et que T colon n'y coupera pus. D' bord, quoi, il nesl pas mauvais hongre, I' c olon. a, c'est vrai, firent plusieurs voix; dis-y, la Guiilaumetle, dis-y. Certainement qu" j'y'dira, co.iclul La Guillauinelt. Et, suhilement clin, il exposa son plan, expliqua qu'etanl sr de pai 1er le premier, vu sa place prs de la porle.il dvoilerait le pot aux roses, la qualit de la gamelle, les tripotages du fourrier et du I r.gadier d'ordinaire avec les marchands de la ville, etc. etc. laissant seulement aux autres le soin de le soutenir. Les hommes, pour mieux couter, s'taient groups autour i\u lit. en bras de chemise, les mains noires, les basanes rctrousses au-dessus des sahols. lout coup, une clameur s leva : As pas peur, va, La Gui! I. unicit (i, te sou I iendra, Wini de u. m! en via assez comme a, de la viande pourrie. On nous prend trop pour des codions Dis y, La Guillaume! le, dis-y! Et la mlancolique extinction des feux parvint seule a remettre un peu de calme daiis I e nthousiasme bruyant de la chambre. Le jour de la revue arriva. Uepmi quatre heures du matin, les hommes lavaient le plancher grande eau. grattaient la planche pain du boul de leurs eouteaux.endui salent de cirage les pieds de lit,et rciu-iaient au Iripoli les 1996 •W ,„" va .peut---Ire plus ,P|,„n S ? qm ont manqu aux oc g 3 O P 1 : ,,,, ,s l"'il y en a qui le. ^| ••ions ont manqu. LA HI AIMKI.I.E m mm** m



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2a f [.E MATIN — 2 4 Dcembre 1320 RUE BONNE-FOI 3. ^^trijgg^ €& "^ rsente tous ses aimables Clients ses souhaits les meilleurs g pour 1927. A l'occasion des ites ie NOEt et du te h M ils y Irouveront : Conserves et Provisions de toute fracheur SBf^Gi | Pottewcc! ,a •pj> La nouvelle dition du dic,^ tionnaire de l'Acadmie Iran^£* aise, don le premier volume flj esl achev,sera tudie,scrute, .£!< analyse, certainement l'gale ^v (les ditions prcdentes. "V* "l'eul-lre mme.se trouvera-t-il •ftj; un statisticien de prolession ou jy^ un simple amateur pour compter _t le nombre de mots contenus >'J dans cette dition. L'Argent m] *s. m m\ *• m. . Vins fins et Liqueurs u Qu'est-ce que l'Argent tonnez en une dfinition . Donnez en une dfinition >• *•'" Telle lut la question pose g, dernirement I ses lecteurs par un journal anglais. iParmi les rponses, celle-ci : M L'argent est une idole ado" JE! il y e ul i 1 •H i •pi I Le fait s'est pass en 1786 et c'est, parait-il, un rudil de Ntmesqui a men bien ce travail de patience. L'dition alors comptait 18.71(5 s u b s t a n 11 Is, •1.80.1 adjectifs, 4.557 verbes et 1.0.'i 1 adverbes. L'dition 15)20 sera certainement plus touffue et les chiffre ci-dessus seront,sans doute, ani plifis dans une apprciable me sure. r_a vie courante d'une grande ville amricaine A Chicago on compte un meurtre toutes les 70 heures ; un accident latal toutes les 5 heures, un vol avec etfraction toutes les 3 heures; un incendie toutes les Oo minutes; un vol simple toutes les 20 minutes ; une arrestation toutes les 7 minutes; un dcs toutes les 15 minutes; un accident srieux, mais non fatal, toutes les I minutes ; et la paix est trouble, d'une la von quelconque toutes les 0 secondes. En ie vanche, on constate un mariage toutes les20 minutes; une naissance toutes les 8 minutes 27 secondes; un train de voyageurs arrive toutes les 50 secondes et, chaque heure et demie, on voit se terminer un nou veau btiment. re par tous les peuples MB" *j classe, bien qu l V> des meilleures distinction de cette idole ne temple . ~ H y eut cette autre possde aucun L'argent est ce qui rend la V" ', ,argei le dOC fatigue douce . "* Cette autre encore m marques Jolis cadeaux pour fe: L'argent lait prendre got g' la vie . (: Mais la rponse classe pre%  mire disait ; £i L'argent est un passeport £| universel avec lequel on peut £ aller partout, saut au ciel; et S c'est an gnrateur de toutes £ choses, saul de bonheur. £ Abdication probable du Roi de Roumanie •' PARIS.— Le Roi Ferdinand de Roumanie aurait exprim l'intention d'abdiquer et de rendre son fils le prince Charles, hritier de la couronne, la succession a laquelle il a renonc, le i*zA 1 Janvier dernier. On apprend tfgfl de source politique Roumaine S tOUt l'ait autorise que le roi a lait connatre ses intentions au cabinet au cours d'un conseil secret qui a eu lieu Bucarest la semaine dernire. h" H f fin d'anne et le Fameux i ? Phone 667 ^ y* '^s$ae^l8e^^*'*' i ^^^^* '^^ ^*^^ ^ ^%'^^ r.> Kj ip svmmwPvtmvvvttQi^^



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LEIAWIJN24Dccenl.c 192 6 i m kUOHHHHHHHHfeti^^ M G4 Angle des Rues REPUBLICAINE & FEROU "~-***$^& -s* > iwasr-r— %  Le diamant rose PARIS. — Le fameux (lia l mant rose qui lui vol il v a j quelque deux mois au Chteau ; de Chantilly vient d'elle retrouve dans des circonstances extrmement curieuses. Kauffer, un des individus arrts comme l'un des autours du cambriolage du Muse de Chahfllty quitta samedi dernier la chambre qu'il occupait dans un htel parisien en la laissant dans le plus grand dsordre et en annonant qu'il s'absentait pour vingt-quatre heures, dimanche matin. Une jeune lemme de chambre dont on n'a pas encore rvl le nom lut charge de remettrede l'ordre dans la eham bredeKaufler.Dans une valise non ferme ciel, la curieuse ieune femme remarqua une belle pomme qui excita sa gourmandise. Elle la prit et y porta un premier coup de dents mais aussitt elle sentit un corps si dur qu'elle poussa un cri de douleur. En y regardant de prs elle aperu l'enfouie dans la pomme une petite pierre de couleur rose et tout aussitt elle alla compter son aventure un gardien del paix. Celui ci prit la pierre et la porta au Commissariat le plus proche o immdiatement elle lut reconnue c'tait le clbre diamant rose . Des agents de la sret lurent envoys l'htel o ils trouvrent Kaullerqui y tait revenu et qui semhlaft chercher quelque chose, kaufer Emile Bouter et deux complices ont t arrts. UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE VENEZ VISITER SES RAYGS DE: Maroquinerie JOUETS [KKir ENFANTS JOLIS C4DEAUX de Fin d'Anne Mercerie PAPETERIE I Un Consistoire secret au Vatican Le Saint Pre prononce une allocution ',Par cble "" ROUE,— Le Pape Pie XI a tenu un consistoire secret aujourd'hui auquel ont particip tous les membres du Sacr-Collge rsidant Home et parmi lesquels se trouvait le Cardinal Vannutelli Monagenaire. Le Souverain Pontife a rcit une prire et prononc une allocution. Alors avec l'approbation des membres du Sacr-Collge il a donn deux cardinaux italiens Mgr (uiseppe Gamba, Archevque de Turin et Mgr Lorenzo Lauri.Nonce en Pologne; il a termin la crmonie en prconisant plusieurs vques dont plusieurs avaient dj t nomms par brefs. L'allocution du Pape a dur cinquante minutes. Il a numr les vnements heureux qui ont eu lieu pendant l'anne et les a'contrasts avec les incidents dsagrables qui s'taient produits dans diffrents pays, Il a dplor le Tait que, lundis que le Pape, les Evques, les Prtres et les Fidles avaient particip aux actions de grces rendues a la suite de la miraculeuse prser\ al ion de M. Mussolini, on avait commis des violences contre des catholiques dans diffrentes parties de I Italie. 9. t i v? 1 Avant daller ailleurs pour emplettes de MEL etduJOURdel'AlX Faites une Visite chez GARDiUR | Co POB63 Phone72i WBB&-: $w %  *$$*$. •ms-mm-m'-sTO BBBLH



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U:\M\TIX 24 Dcembre 192( £ & A £ $ & A A & 6 & $ 6 ft 6 ^iA^^^ U A -' A $ *i £ £ £' ft S Ai Qckeat and Best Throiujh Freight and Paisenjjer service bet'ween liti and Curopean Ports vis New-York (Jiy N'-T. and h-istobal, Canal Zonejslhmus of panama. Voici que, par chemins, au bout de quelque emps,ils ren contrrent un pauvre meunier qui courbait le dos, portant un sac de bl, et qui suait grosses gouttes en appuyant son poing sur la hanche. Ntre-Seigneur lui dit: — Mais, pauvre homme, hlas en charriant ainsi vos sacs sur l'paule, vous allez vous extnuer.' Ne pourriez vous pas acheter une bta ? — Certes vous avez bien -raison, rpondit le .meunier, mais comment faire quand on on n'a point d'argent V Le Seigneur lui dit : — Voulez vous q u e nous vous louions cet ne ? Le meunier posa le sic, re garda lebournquotet lit: Je veux bien si vous e n chantez pas Irophaut.carpjur un ne c'est un bel ne, Notre-SeigneUr alors lui dit : — Nous vous le louons pour Un conte indit de Mistra l LE MU VAIS HOTE m I On sait que le bo i Dieu, avec saint [ icrreet saint Jean, fonl parfois leurs tournes sur terre pour punir les mauvais et rcompenser les bons, (jn jour donc que Noire-Seigneur avec ces bienheureux, se promenait en ce monde, ilse itr re.it dans une auberge pour prendre leur repas. Et quand ils eurent dn, le bon Dieu dit Saint Jean : — Paie, lean. — Je n'ai pas un sou, dit saint Jean. Et se tournant vers saint Pierre, le Seigneur lui dit piralliement : — Paie.Pierre. — Je n'ai pas un sou, dit .•aint Pierre. Ht alors le bon Dieu mit la main la poche et sortit une bourse pleine de louis d'or. Il en donna un l'hte, se leva, et ils s'en allrent. Il Mais ils n'taient pas dehors que l'hte dit sa lemme; — As-tu vu cette bourse ? Oh quelle bourse Bien que des louis d'or, des lonis d'or en orl... Si j'allai le leur pren dre? — Dieu t'en garde, miserable.lui rpondit sa femme. — Eh nesse, laisse laire. Cet or reluisant me lait bondir lesang.notre fortune est laite... Je vais les arrter. Et, cela dit,le gueux prend un raccourci, va se mettre aux aguets, et ds que le bon Dieu parait avec ses compagnons, il se jette sur eux, son couteau la main et leur crie : Arrtez la bourse ou la vie ! Mais il n'avait pas ouvert lu bouchequele bon Dieu le touche de sa droite puissante e! le change en ne... L'hte, eu un clin d'oeil, devint un ne rouge,un gros ne poilu,oreillard, tout but et bien bride. 1 I i dit le bon Dieu. Et l'ne fila devant, et les trois bienheureux montaient dessus, un peu chacun, quand ils taient-las•• %  • . nu NEW-YORK CITY. If.-Y CRlSTOBl CUUL ZONE IST9MUS OF hm*, JIso To West O.'sto c-f Soufh America. THE FLLQWiNG RF UR AGENTS AT PRINCIPAL PORTS IN EUROPE•&: ENGL ND, SCOTLAND, FRANCK. Eg. •£? 5. £fj Meurs, G. VV, SMBLDOM & C"., *& fit 17 James Street, Liverpool, England. g*. In Fiance, Mcssrs G. W. Sheldom &C are reprcsenled E by iolowing fin: ftw Gellally Hankey & (£, Hernu Prou & C". Ltd. ££ 21 Rue de la Rpublique 86 Hue des Marais MAHSKIU.L Ilernn peron & C Ltd 53 Quai George V. HAVHK Hernu Prou & Cie. Ltd, Hue du Moulin Vapeur BOULOUNK SUH MER PARIS IJernu Peron & Cie Ltd Hue de la Tranquillit DuNKlK Hernu Peron & Cie L'd i) Pue Roy, BORDEAUX $& COPENHAGEN, DENMARK Messrs. F. A. Buexlix & C '21 Allegade, Copenhagen. GENOA, ITALY Messrs Henry Qqt et Clerice Piazza S. Matleo, No 15, Genoa, Italv. CHKISTIANA XOKWAY International Speditionsselskap. HMBUAGGERM>rfY Mr H. Vogemann Hamburg, Germany GOTTEMBOUBGE, SWKLI)EN Nordisk Express, CottemboUrge, Sweeden COTTLHDAM 1IOLLANI) Mr H. Vogemann, -Rotterdam llolland. *£M4S&£r w w Wishing W\ a \ferry Chris! was and very prosprons IVew-Year. 0. B. THOMPSON Gnral Agenh Port-au-Prince Hati. Private Tlphone iV 525. General Office Tlphone IV 0 425 •* sepl :ins. Ions les [oui s (pi %  I lieu ;i faits, vous mellres un SOU dans une bourse ; puis, au bout de sepl ans, vous nous donnerez pour | aiemenl re cju'il y aura dedans. l-.h lit le meunier, vous ne | Olivez tre plus raisonnables] Seulement, ajouta le bon Dieu, je vous prviens d'une chose : cet Ane ne mange rien. II se nourrit de Pair du temps. T .nies les l'ois qu'il braira, ut Irappez une trique, el /.ou iur h-dos. Il n'est besoin d'autie pitance pour lui donnerde la vigueur. Il BufTit,brave homme,r* poildil le meunier. El aussil s'arrachant quelques poils de la barbe, il les jala au vent, connue on I; H, en crianl : Pacte P t /< %  | Cent cus pour le ddit I El il emmena l'ne an mou lin. IV Ah! mon pauvre bardai il eu eul les coups de trique Durant sept ans de temps, toutes les l'ois et qualits il bravait de liitn, le meunier ittrapait un bton de quatre pans cl il frappait dur!... Basic, quand les sept ans fuient accomplis, le bon Dieu passa au moulin : — Je venais cberch.r mou ne, dit-il, avec le salaire dont nous sommes d'ace >id. — Mon hou, rien d plus juste, rpondit le meunier. — Celui-ciavait u.i loi lune juge/.! avec un o pareil.qui vivait de l'air du temps et travaillai! comme un dmon. Il paya rubis sur l'angle lu somme qui, sou sou, s'tait amaSle eu sept ans. Noire Seigneur la pril, saisit l'Ane par la bride et s'en vint avec saint Jean et saint Pierre, loui droit j cejte auberge o. une lois, ils avaient dlo. — Bonjour, la le.nme! dirent ils l'htesse, peut-lre ne nous reconnaissez-vous plus? C'est nous qui passmes, il y a sept ans... Vous ne vous rappelez pas'.'... Mcineinent pieu sortant, a la croisire on nousiirrta. — lia cria l'htesse, braves gens c'est vous! Dieu vous donne le bonsoir! Mais voyez-vous, vous bien dire depuis le jour que vous dntes ici dans mon logis -il doit y avoir sept ans il ne m'est arriv que des malheurs. Personne ne vient pins mon auberge, mon mari : %  disparu... — Voire mari, lit te bon Dieu, il est l sur la porte. L'htesse sort al saule dans les bras de son homme, qui Notre Seigneur avait rendu sa forme. Le bon Dieu s'avana et diia. I hte: — Eh bien le servira-t-elle. la leon que jetai donne? Seras-tu un brave bo unie, maintenant; — Ali Seigneur, ei 1.1 |*hlf en tombant genoux, pardonnezmoi, pardonnes moi : Tiens, dit le b„ n Dieu, voi w celle bourse; c'est l'argent 'I ' '" " gagn dans les seul "'tence. Kl qu'il lassa u b on otage, car l'argent pour qi' H fleurisse il laut l gagner, non le voler. ,, I : I %  ussitl leTrs-Haut, saint '"' vec saint Jean dise lurent. Frdric MISTRAL. C* s* t {* M MJ C* 05H p V^' & s



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LE MATIN — 24 Dcembre 1326 m&mmimmm.m^mm.&&Œ M W M&tt fM&x M %  1K Gll e V\\enrs V.^ I, Inyir s % o 4. % y £ tous ses Clients et leur i souhaite PROSPRIT $ RUMEUR m JOLIES BOITES (le Bonbons 2:V^ ,e,,res ,narques Grand Stock de conserves et d'Epicerie des marques les plus connues et les mieux apprcies il m VINS LIQUEURS ta m M m concentre dans son Magasin les meilleurs produits et vient de recevoir par les derniers haleaux toutes sortes de marchandises fraches. Houch l'Epicerie est le Rendez-vous des Gens Chics et l'accueil rserv* aux CLIENTS les invite se readre tout le temps. • M m m NOSL — La lumire de la vertu est £# encore en route quand mme £,*. I m §M? "£$ l'œuvre est ace mplie. m -02 NIETZSCHE /te Bordeaux Grand'Rne Port-au-Prince **J^*&JWS^^ 1020 H n'y a pom I -iMiminaqu'un JP vra > malheur, qui est <•* e ^f•v* trouver en faute et '' a y oir S •N quelque chose se reprocher, g* ^S U Btw YI-E g"



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T. F. MATIN — 2i Dcembre 102fi NOL Air Il n'y a tiers mue qui n'ait en .soLJjuchjuc chose (le bon, (,111 peut devenir excellent s'il est cultiv. I SAIXT-EVRKMOND m i Les Carillons 1 de Nol LE Ht El 88 /<>;>;> 8* Nuit incomparable!A la fe rique lueur des lanternes vni tiennes, des leux de bengales et dcsfuluiiiunes poudres en combustion, imprgnant toutes choses d'une teinta polychrome, la lune nonchalent au bord des citUX ajoute sa lumire opaline.Kl dans c< t immense tiucilemen! i lutt pers, la surlace des eaux, les cimes des montagnes et toute la ville semblent rtsplen tir. C'est la nuit longue.nealattendue, nuit unique, o dans le brouhaha mme des loules quivoques, il semble passer quelque chose de si divinement pur, o dans l'atmosph re mme, il semble se dgager de si ineffables douceurs, qu'on dirait qu'tonnes bien que joyeuses, toutes les aines sont dans I attente d'un mystre qui doit s'accomplir. Elle rveur solitaire, nmagiait on fouette par de mult ; les impressions — soit dans.les groupes de noceurs qui dj.un bu lent inconscients et guis, soit dans l'cho d'un quatuor que des voix mles entonnent soitdans les chants d'allgresse que des voix cristallines et grles de jeunes filles et d en* tanls adressent ITmtanl-Roi, dans la candeur de leur me ingnue, — sent vivre celle ni nie nuit d'une si auguste et se reine majest o Ni u ma* t vit elle venir, -il y a prs de 2000 a ns,— Celui qui pour sa rdemption devait accepter les plus grandioses des ^acri lices. C'est cette mme Lumire ternelle et partant incre qui illumina la Bethlem anti que qui va descendre encore du ciel.c'est le Verbtfull chair nui vient s'oftrirpour la ranon du monde. c'est'cc Dieu Eternel qui descend desoo ternit, sur la terre, sans rien perdre de sa toute |)uissance.quoi que rduit sous la lorme d'un petit enfant et si humblement qu' son troue lumineux, i 1 prtera une misrable crche et qu' son incomparable Palais,souice de toute mognilicence et de tout taste, il pr fera pour demeure, une pauvre table.C'est enfin \*\ Peu siuil.U clair bMl JM • Ki rdir b f .;• -I bUurbf il •"* riijnliw, t tue in cictroi blonds Ue pelil pied QUI I El la factur du ciel y s jriuwmi, D-sreod sur nuire Irrrt ni l'aai raice alleiJ { Le niabe ili Mi Iroil el M palme offrrln < \..iit i-biniMP ta lur in trois aalrea flHaul c Au druis de la recel des matois nerle . Mais voil que dans le sdeu g& ce qui s'est lail soudain, s'leBgg venant 1 air pur le tintement d'un l>etTroi lointain. Et de par toui.l'atmosphre s'emplit d ar gentines vibrations :• Ce sont les cloches de Nol nui annon cent la venue de l'Homme Dieu. Combien diflreots sont leurs carillons Combien sont multiples ces mtalliques von qui lascinent les mes! Tantt c'est un bourdonnement pro tond et grave, telle une voix d'aptre vaticinant daniqutl* N 1 1 0 Hue des Csars Dont la vieille ipulation a franchi les mers continue faire la joie des Mitateors. Il donne aiissi sanl,bouheur,courage. m Conserve ses Clients l'EleriieUe Jeunesse. l'ne belle action est celle qui a de la bont el qui de mande de la loue \> ur la i laite. MONTESQUIEU • %  t'A' ^99V-f9V$U procure le rire et la gat Four dire adieu i • (j(ti s en va. El saluer qui vient. Allez PRENDRE votre RHM RARDAMOURT, Le compagnon de ton les les fles. que lointains s ilitu le, I idiot, c'est une rsonuance ryllimi* que semblable In rhanson allgre du |itre et desbergies. tantt ce sont des notes claires, exquises et hautes (|ui montent droitcs.pjreselpmr ainsi dire ischvs des autres, dans le ciel Iplendife de la nuit.coinme pour traduire l'ul lime exultation de toutes tes mes. Puis, tous ces s >ns se rencontrant dans l'air, se con tondant, s'amalgatnint, s'hnr monisant enfin vous I ont une 9 mlodie inconnue, une musique d'une douceur le'le qu'on \ voudrait croire ^n magnij que concert. Ce n esl plusquune masse de vibrations sono res se dgageant sans cesse des clochers qui H itte, i ulule bondit, tourbillonne sur I i ville et prolonge bien au-del de l'horizon le cerc ata iur dissant de ses oscillation .1 h entend distinctement la cra celle, le bourdon el chacune des autres cloches cm presses, joyeuses, argentines cette heure d'habituel silence. h les carillons de Nol] Ne fautil pas clamer avec Pierre Loti que leur sortilge infiniment doux et nresuu'inenable, que les annes n arrivent pas a d trui.e, n'est lait que de nos souvenirs d'enfance, ou bien est-ce que derrire' tout cela demeure autre chose d'occulte et d ternel ?.... %  Herlhonv MALETTE Nol c'esl le nom que l'on donne BU '2.~> D 'erobre date de je naissance de Jsus Christ. On croit que ce mot esl une corruption le Notiuel, car. anciennement, on criait Nol l'annonce de quelque nouvelle beureusc el l'ange qu i apparut aux bergers pour leur annoncer la naissance de Jsus leur dit qu'il leur apportait une joyeu$e notinfll. Ces! de Rome que vient l'osa f ;e des trois messes (pii se clbrent le jour de Xol. On les disait j cause des trois stations qui taient indiques par les Papes pour le service divin : la premire, a Sainte-Marie Majeure, pour I nuit, la seconde, Sainl-Alliamis %  pour le point du jour et la troisime, t Saint* Pierrv, pour l'heure ordinaire des grandes ftes. On appelle aussi, N'OELS des airs destins eertaim (antiques que le peupla* chantait jadis aux ltes de Nol. Tout le monde conuatl le recueil deanols gais et piquants de Bernard de la Monuoye, us ie nom de Nods bourguignons, parce que ce pote laclieux les composa eu patois de son pays. Plus encore qui, dans l'uni vers, ne connat le beau nol d'Adam ? le Minuit Chrtii wx'k f & agragaM^^



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LE MATINL'i Dcembre l't'20 ^i La vie :i ponr lymbole une f?* Vg lige brise humide encore de M" S , t, ......,... v mwit •^ pluie et couverte de fleurs. V* A. m; Mi SSI.T il &t& 5! Ajourner sans ncessit ses ,^ devoirs.rest s'endetter envers, "j^ soi mmo et s'exposer, tt ou >'* tard, une faillite morale. MME NECKER h i Le Billet | de Jeannine ft Il se trouve l'heure actuelle, de jeunes mamuns, parka* des plu* charmant s el srieuses, oui, dans leur dsir de suivra de pus la mode, i.'onl plus lu noie voulue, non seu It meiil prs de tous, iiiiiis, Hiil plus grave, aux veux trouver la mre. Peut-tre Ut simplement en supprimant garon, la fillette el la poupe i la cachent ou la IraVvslis'{ C urieuse ducation e n'aurais jamais cru que les (Jies cotassent si cher... Et remarque bien, papa, ije suis de ceux qui tudient moins. H:g* B le M WMH mirez ittre 1 tie Eanc-fortes Marine Vois... la mer. l'horizon, est bleue. D'un bleu intense. Plus bleue que le bleu du ciel, plus bleue que le bleu des vitraux qui ornent les cilhdrales.lileue COniluC tes yeux. Vers le livage, elle est plus claire. Elle est. l. d'un bleu A peine gal celui du ruban qui Rtie sur la robe de la Vierge dans nos glises. Et, vois.l-bas : la mer est louai ponctue de points blancs.On les prendrait pour des mouchons l'agitant au dessus des Ilots tranquilles et nous disant dieu. Mais, non, ils s'approchent. El ce sont des voiles Blanches voiles gracieuses, pareilles de grands oiseaux immaculs .... El puis d'autres encore encoreil'auIres, beaucoup. Vers le rianttfivage de la mer sans," rides, elles s'empressent, lgres, rouingi poses doucement A la surface bleue. L"s voi l. Elles sont tout prs. Et ressemblent prsenta des querres penches. Ecoute I/onde bruisse si lgrement quoi, dirait le Iroissement d'une robe de satin. Et le ciel, alors, parait n'avoir rien a nous dire, lant il est vide, neutre, serein devant le grand IIK.II teau bleu de la mer. Voici midi .L'immense miroir se U)nce, sargenle violemment et renvoie des refiels d'un bleu insoutenable, imprieux. Admire admire I Le soleil rgne, et le ciel, si pAle. a encore pli. I. astre, triomphant, lreinl.crasc I immensit.Tout s'efface sous son immense lumire dore II il v a que le bleu de la mer qui rsiste, abolit les nuances teint les trop violenta reflets Ecoule I La mer semble chuchoter des se crels.Dis-nioi: ne reconnais-tu pas. dans sa frle mlodie, les mois que parfois tes lvres murmurent tendrement ? La Julie pour la beaut entre soleil ,1 la mer! Que c'est beau Et quel rve apportent, par un beau jour, l'or du soleil ml A I azur de la mer. Loyaut In jour, en arrivant auprs dune chaumire, je vis un petit paysan qui en battait un autre beaucoup plus grand et plus Ag que lui ; laine de ces entants se contentait d'viter les coups et nen portait aucun. Je m'approche de ce dernier : Esl-ce votre hre, lui dii-ie, qui vous l,at de la sorte? J %  Non, madame, c'est un de mes voisins. ,7.? l">mquoi ne lui rendezvous pas les coups? (•irtiK*'' ma(,ai,1 <-repartit le eplus a U n epe,Upa9:jeSuis z 400 dollars. Mme de';''\LIS. m 1 i **sffi



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MATIN 24 DCEMBRE 19 **k**W^^ >tis .& NOL 11 n'est de vritables biens [queceux do l'esprit. On peut les communiquer sans en rien perdre ; ils s'augmentent mme lorsqu'on les partage. .DEfitOPfjfLE &2 fit Ce que je dirai M Jeacqueline, ce oir Petite Jeacqueline exquise, dlicieux bb au regard espigle et tendre, la voix grave et pleine de charme, aux gestes enveloppants et gracieux, tu as le secret de remplir de clart les yeux embus de larmes et de ta'ire natre un sourire sur les lvres dsabuses et tristes. Petite fille intelligente et cline, dont les bras potels se nouent joliment autour du cou de ceux que tu aimes et dont la bouche mignonne dit les mots qui calment et qui consolent, dismoi: Pourquoi ne peux-tu rester ternellement petite et bonne et ignorante de tout ce que la vie renferme de laideur et de cruaut? Tu pousses comme une petite plante vigoureuse et saine, et lu ne sais pas encore bien comment, par Instants ou peut souffrir si cruellement ici-bas. Viens sur mes genoux, petite Jacqueline, pose sur ma poitrine ta \ adorable, ouvre Ion livre d'images et laisse-moi te raconter, pour la centime fois, les mmes histoires; ton cerveau en miniature s'y intressera pendant que le mien suivra gravement, douloureusement le cours de ses penses... |pVois-td, ma chrie, il y a actuellement sur la terre, une somme immense de tristesses. Un peu partout, dans tous les mondes, du haut ,en bas de l'chelle sociale, il y a des tragdies boueuses et sanglantes. On tue sa lemme, on tue son pre, on tue pour possder plus d'or, de cet or qui si souvent corrompt et diminue la valeur morale de ceux qui le possdent. Petite Jacqueline, aie toujours la lorec de dominer tes passions et empche que le bon petit cœur que Dieu t'a donn se dessche et que ta jolie petite aine s'avi lisse au contact trop frquent du monde... tu dtournes un instant les yeux de tes belles images pour les poser sur les miens, avec une nuance de reproche, Qu'ai-jc commis? Ali! oui! En songeant a autre chose, je me suis tromp en racontant l'histoire de la Belle au bois dormant. Pardonne moi. Non, je n'ai pas oubli qu'une bonne fe attnue le mal fait par la mchante tec, et dans la vie c'est la mme chose, mignonne 11 y a des tres qui lont souffrir et d'autres qui consolent. Je t'en supplie, sois toujours du cot de ceux qui consolent. Consoler, c'est le rle de la lemine, voistu, le meilleur et le plus doux de ses rles, mme s'il la lait parfois pleurer.... 1996 * %  OF JUKI PORT-AU-PRINCE, H\ITI. C. Edgard Eliott, Prsident Fianzvon Shilling, Vice-Prsident %  P. Faure, Secrtaire. s* *•'' Je hais les cœurs pusillam g mes qui. pour trop prvoir la W" suite des choses, notent lien M> entreprendre. Jg. MOLIRE V* fft f*3r" Hlltl IVIUI U Vice-Prsident et Directeur Gnral : R. B CHILDS -ETABUSSKMENl . U HAYTIAN AMOUCAN SUiAR A KUWJCCZ NOUS UN V L TABE PROGRS. La ollur, de kernel Sl ,crc une ..es V^V^J^^^^f ^^^t Z dfevœsisttSBSESgfi^ ' — existence paisible. La Hay UanA merican SutjarCo Heureuse des rsultats obtenus par ses efforts, adresse, a l'occasion de la Nol et de h. "SAS qui va bien,,,.' commencer ses .OUhait. et **£**—* ^ I t \ 'u as fini maintenant de leuilieter Ion livre d'images et ta voudrais que je l'amuse encore| Tu ramasses le journal qui s gliss Ct de moi et veux que kl te le lise. Ah non, petite Jacqueline pas cela! Les journ IUX ne sont pas bien gais, prsent. La politique est une laid', tics laide chose. Les hommes qniiM E i ceux cm' entretiennent wnc elle des relations d'aflaina. Elle envoie ici aux pouvoirs Publics, aux membres du personnel de ses Usines et de ses Bureaux, tous les Fermiers qui l'ont honore de leur confiance, la Presse,l'expression de tous ses meilleurs, vœux pour 1927. Elle souhaite tous une h !"!" !" *") !" mme temps qu'une anne de prosprit et de bonheur. I Le$ dent


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MtTIN—24 ) aVj 10M *\ -**tM&&M.fra^^&^JHfafafa^^ DUMEL MJE da QU1I Port-au-Prince, Haiti S *> 1 1 %  M ! 1 H NOL Gaiets de Nol fieux fins buveurs sont la blc chez Dereix. Le garon apporte une bou teille (pi'il dpose sur lu table. Derei.v dit : — C.'csl du Bordeaux, et du vieux.lt compte plus de $0 uns. Un des buveurs, spirituel : — Oui! muis elle est bien pe tite pour son ge, — o— Deux eereleu.v.A... L... et \... M... s'arrtent devant l'une de nos pharmacies. Dons une vitrine, il y a unjivlus dans un DOCal demi de-vie. L'un des deux noctambules : — I oii un qui s'imbibie de bonne heure] —o — Madame.* Vous n'avez pas honte d'tre ivre comme cela ? A'...— Eh bien, quoi, il u a que je souj/re d'un aces de... (joutes. —o— Cri (/// cwur — Dieu (pie c'est bon de boire quand on n'a pas soi/ — o • L... C... revenait un soir d'Un de nos dancings, Il tait ivre, ne plus pouvoir se tenir sur ses jambes et il braillait tm y> •%& :il pu soyflrepas. Il-m d1r:.M El, NOL i %  U L'utopie esl le principe de tout 03* progrs. Sam les utopistes d'au-££, A {remis,les hommes vivraient en:_ "Vveou misrables el MIS dans les5ff" cavernes t < %  sont des utopistes % ij; qui ont tiac ks lignes de la pu : .w niuK cit. Anatole 1UNTI. :5 iose %m%% %  % %  rrr0X. leur soit une anne de prosprit et de succs Un est (faut!* richesse que la E, • v ie, la vie avec ses facults d'W Wmour, dejoi-, ,i m ration. Le §5* •fr. | ays le plus riche est celui qui w-j c ompte le plus dames nohks et ^ heureuses. trci/iv &HWWmM%W%$ ^wm^w^m-vim i S. n%w



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LE MATIN 24 DCEMBRE 19 2 6 >&*.$$&*M*4ft^ 1020 ^..TtfftAfe \m Si %  t 1 1 *S 8 s i t *> ; Les L gendes Chr tiennes Le Songe d'Hrode La nuit du 24 Dcembre, alors qu'Auguste rgnait Homo, llrode le Grand, roi le la Jude, eut Un songe qui l'pouvanta. Jusqu'au lendemain, il en tait effray. C'tait la vingt-quatrime heure. Tout le sable avait pass au col du sablier et, mollement tendu sur son lit dont aux qua tre pieds, les plies de grillons de marbre s'aggrdaicnl aux riches mosaques, le puissant roi donnait. La couronne de Jude, pose sur un coussin de damas, taisait miroiter ses pierreries et l'or de ses festons massifs la lueur vacillants d'une antique lampe de bronze. Kt, sur un large plateau d'ivoire prs du monarque souponneux, le lourd glaive et le bouclier d'argent et le grand manteau royal reposaient, svres et majestueux. Au milieu de l'appartement dans une cassolette la fine ciselure brlait de la myrrhe d'Orient, au suave parfum. Rien ne troublait le grand silence de la nuit dans l'immense palais. Seule, derrire la lourde portire de velours la porte tic la Chambre, la vigie, les deux mains appuyes sur sa haute lance,l'œil attentif, inquiet, veillait sur les longs couloirs sombres. El Hrode dormall profond maint. Et pendant son sommeil, sous ses paupires closes, il vil tout a coup s'estomper lentement dans la nuit, s'effacer tout fait les hautes colonnes de porphyre al de marbre de sa royale demeure. Et, leur place, une grande plaine obscure travers laquelle souillait uu vent glac s'tendit devant lui. Soudain, toute cette plaine s'illumina violemment comme si quelqu'clataul soleil se fut brusquement lev audesstis du lointain horizon. Puis lui apparut UL grand rocher aux stalactites scintillantes comme des gemmes prcieuses et qui semblait flamber clans la nuit, tant il Ferronnerie MATRIAUX ^ CONSTRUCTION VINS LIQUEURS WHISKY Boissons de toutes Qu alits Nous somme spcialement organiss pour la VENTE en GROS AUX Comme/auls de la Province <** PRIX FIXES Demandez notre Prix courant STOCK Le mieux assorti de tout le pays Boa march Tlphone : Magasin 466 Rue du Quai Dpt de Planches, 701 Rue Roux. *$£f?-v' •!• • • *•*-• i* *** %  ** %  w ;>* NOL g £ S Si tu assures un r.'.e qu'A"fiwsoil : m-dessus de tes lo "•* %  ££ tu le jouesmal.el lu al> "><.< n-Vf •Mnes celui que tu pourrais rcmjg£ A*4|)lir avec (lislii.ction. ft $ KPicrrTE £§. L'OCCASION DE LA NOUVELLE ANNE, LA MAISON ESTVE ft CREME tCil SA CLIENTLE POU L'ATTACHEMENT QU'ELLE LUI A TOUJOURS TMOIGN ETSoriUTK QUE Ml APPORTE A TOUS, SANT ET BONHEUR. tait lumineux. Toute cette immense solitude vibrail a des chanta Harmonieux qu'il ne comprenait point et que psalmodiaient des voix au timbre plus pur que celui du cristal. A l'intrieur de cette grotte trange, le roi endormi voyait un entant n OU V ea u n radieux, le Iront ceint d'une blouissante aurole et qui reposa il sur un peu (le paille sche parmi les stalagmites rutilantes. Il y voyait aussi uw homme ci une iemme dont le costume annonait qu'ils taient galilens. genoux, dans une profonde extase-, ils contemplaient feulant Voici des bergers prosterns ses pieds et qui I adorent, voici un bœul qui le rchauffe de sa tide haleine, voici des brebis qui recouvrent ses pieds de leur laine chaude, unnedonl les regards stop ides s'allumaient trangement... ... l'uis voici trois hommes majestueux et graves, des rois comme lui, sans doufe, qui courbaient le Iro il devant le nouveau-n et dposaient prs de son humble couche de l'or, de l'encens, de la myrrhe, suprmes homm'ges des rois aux rois... Kl l'trange songe se poursuivait... (Ttait maintenant son palais. Mais ce n'tait pas lui qui occupait le tronc de Jude, ce n'tait pas son Iront qui portail le sceptre des Juifs, c'tait un autre roi devant qui dansait une jeune fille plus belle q ue Venus, plus gracieuse que Junon et qui portait sur un plateau de cristal une tte coupe, ple, sanglante et qui, tristement souriait encore... Autre vis on...Toute la ter.e tremblait. Les temples sacrs vacillaient sur leurs portiques de granit. Les dieux puissants tombaient de leur s icle l. pierre avec un pouvantable tracas. L'a igle et la foudre s'taient chapps des froides mains de Jupiter et I oiseau d'or s'tait bris en tombant... Une multitude houleuse, bravante, alfols se bousculait dans les voies poudreuses de Jrusalem. Kt, au milieu de soldats Vom SITIK, .\ I.APAOI; ni: H\/AH MTROPOLITAIN. s* fi* V* gt -m, et g* ftf tes S I mH • V; & & & skji HsYcA W •fc^ Lu des plus surs mowmj^t •i*4 n eur est d'avoir MICOUJC .£ ci ver l'estime de soi nicme.S, 3de pouvoir regarder sa vie eu-SJ Volire sans honte et sans r • >.3* •mords. £Q. #3 CONDORCKT {& -jK ., &f .... , >lttfMfU£..-...$* A*, v v v v v $ qftpit & \ lit* U9%t-y.fr . . g*



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LE MATIN-24 Dcembre 1926 mmemftHim vi NOL <_>n cherche tout hors de loi dans la premire jeunesse, nous faisons, alors, des appels au bonheur tout ce qui existe autour de nous el tout nous renvoie, peu peu, su-dedans de nous-mmes. GUIZOT tflSfc^!*Ma& La Compagnie Hatienne 1926 Celui qui croit pouvoir trou ver en soi mme de quoi se passer de tout le monde se trompe ; mais celui qui croit ^ (pion peut se passer de lui se trompe encore davantage. L\ ROCHEFOUCAULD e^y w i L'une des Entreprises les plus utiles ralises en Haiti, remercie bien sincrement l'Administration Hatienne, les Compagnies de Navigation, le Commerce et le Public en gnral de la confiance dont l elle a toujours tjhonore par tous. Arbres de NolIl y avait diins notre jardin. un jena pin frais et gai. On l'.i coup, hier, presqu'su ras du sol et, ce soir, dam le grand union blouissant de lumire, sur la table autour de laquelle babilleront les marmots merveills on le posera surcharg de bonbons et de jouets, dons de l'Entant. Bel arbre de notre jardin, il tut un temps o tu tais rayonnant de jeunesse el plus beau que ee soir, t'en souviens-tu V Ta robe verte enchantait le plus difficile des regarda. Les oiseaux pouvaient l'abandonner, les rayous de soleil l'oublier, tu me plaisais encore avec tes branches jeunes et ton feuillage toutlu! Je t'aimais tendrement. Tu connais mes joies et mes chagrins aussi, comme je connaissais tes nouveaux bourgeons et tes feuilles malades. El nous nous consolions mutuellement, moi de mes chagrins, loi de tes fouilles mortes. Je me souviens de ces moments de mon existence o je venais nie confier toi comme UD vieil ami. Prs de toi, sous ton ombrage, je t'ouvrais mou cœur respirant ton parlum et prenant un peu de ta fracheur. Tu ne m'en voulais pas au contraire, tu te laisais gnreux en multipliant tes rameaux et tes leuilles a travers lesquelles arrivaient jusqu' moi des parcelles de ciel. Sans toi, comment mon bonheur serait-il complet? Mais si l'amiti vient du partage du plaisir, il y a un autre fiartage qui la tait ternelle : l'est celui des douleurs. Tu m'as vu, parfois, les yeux en larmes, venir chercher vers toi un suprme appui. Tu jonchais alors la terre de leuilles mortes el des gouttes de rose s'chappaient de tes rameaux, comme des pleurs. T'en souviens-tu, l'in de notre jardin V Ht nous grandmes ainsi, ensemble, l'un cot de l'autre. Nous passmes la meilleure partie de notre vie a nous regarder, nous aimer, a nous comprendre. Mais, coules, ces heures suaves I On t'a coup pour la tte de No I, mon ami. Sous ta f iarure joyeuse, rayonnant la ueur des bougies qui t'encadrent, tu connatras, es soir, le plus clatant triomphe, lt, choy, lu teras, pour une nuit, la joie des petits. El puis, demain, arbre aim de noire jardin, tu ne seras plus qu'un vieux •• tronc dessch, avec lequel quelque pauvresse allumera son teu. Mais console-loi, Pin sacr de Nol, car, en cette nuit bnie, lu lus encore un symbole de paix, d'amour, de joie. Elle espre que ce concours ne loi lera jamais dfaut alla qu'elle arrive mettre a talion les amliorations qu'elle envisage pour assurer au public te plus grandes satisiac'ions A l'occasion de cette Nouvelle A nne qui va commencer P Elle envoie tous ses souhaits les meilleurs el fait des fi soit pour eux une anne de m vœux pour que | M bonheurs de prosprit el de succs M s Vice-prsident et Directeur gnral I. MMZ Nol royale Un jour de Nol, alors qu'il taii tout jeune, le roi actuel d'Angleterre,George V, dsirant acqurir un jouet coteux et se trouvant court, adressa sa grand mre, la reine Victoria, la lettre suivante : Chre Grand'inre, J'ai vu hier, dans un maga sin, un trs joli cheval mcani que. Je voudrais bien l'acheter, mais je n'ai pas d'argent. Vou driez vous avoir la bont de m'en envoyer un peu, chre grand maman. I Votre petit /ils affectionn. La reine lui rpondit aussit : Cher enjanl, J'ai appris avec beaucoup de peine que vous ne pouvez pas garder d'argent. Votre pre me dit que vous gaspillez tout ce au on vous donne ; cela n'est pas oien; il faut que vou* appreniez connatre lu valeur des choses. Votre trs affectionnt grand mre. VICTORIA. Le futur roi de Grande Breta gne et d'Irlande, empereur des Indes, fut tort marri mais vraisemblablement pas pour longtemps ; car, deux fours aprs, la svre grand maman recevait de son petit Jils la lettre suivante : Chre grand'inre,^ C est avec plaisir que fai reu votre dernire lettre et je vous en remercie trs vivement J_ l'ai vendue un libraire pour 5 livres... Vous comprenez, quelques mots autographes de la reine d Angleterre, a a son prix. Et comme vous le voyez, je connais maintenant l prix des choses. Encore une fois, merci. Votre petitfds respectueux. Et ce iour de v\ocl, le jutur roi eut son cheval de bois. %  .!'.•*•• .t..t.7t.^t.,-t..-t..t..*..t..t.,t.,-t..t. .t.. &f ..T..*.,&f ,.,-t.,-t. .-t.. &f .. &f .. &f ..t..t..t.. Tlphone \ 538 ta & mrnM fflm m%%%^*%m-wwm



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LE MATIN 24 DECEMBRE 1926 — { \ \ NOL Dans le monde vivant, si la lutte est la condition du progrs, le progrs n'a jamais t ralis que par l'association det forces individuelles et leur harmonieuse coopration. Edmond PKHRIER MM La pense console de ton et remdie tout.Si quelquelois elle vous fait du mal, demandez-lui le remde du mal 311'elle vous a l'ait,elle vous le onnera. CHAMFORT ; le la fiai qui a m m m m La plus ancienne Compagnie de Chemins de Fer toujours fait ses plus grands efforts pour l'amlioration de son matriel et de ses divers services, envisageant toujours la possibilit d'une extension de son trafic. A l'occasion de l'Anne Nouvelle, Elle remercie le Gouvernement de la Rpublique, sa Clientle qui Ta constamment honore de sa bienveillante considration, son Personnel qui ne lui a jamais marchand son concours et son dvouement. Et envoie tous ses meilleurs vœux pour s 1927, souhaite que cette anne leur apporte Bonheur et Prosprit. Directeur Gnral : Marchaux acadmiciens 11 y avait dj 80 ans que l'Acadmie franaise existait quand elle offrit, en 1714, un fauteuil ta marchal de Villars, le vainqueur de Denain. L'anne suivante, le marchal d'Estres succda soi oncle le cardinal, son frre l'abb tait alors directeur de l'Acadmie et se fit remplacer par Dangeau pour accueillir le rcipiendaire. De Villars et d'Estres morts, l'Acadmie resta plus de dix ans sans marchaux. Mais elle possdait le duc de Richelieu qui reut le bton en 1748 et elle lut bientt aprs le marchal de Belle-Isle. En 1755, ce fut le tour du marchal de Dinaa qui obtint pour l'Acadmie deux mois de vacances par an et (il porter de 32 sols trois livres la valeur du jeton de prsence. L anne 1793 vil l'abolition du marchal.il ut la dernire sance de l'ancienne Acadmie franaise. Depuis la rorganisation de l'Institut, il n'y avait plus eu de marchaux l'Acadmie ; la tradition s'est remue, aprs *la guerre, par la double lection des marchaux Jollre et Eoch. Le langage des sourcils Allons* boni il ne suflit plus maintenant que nos ... yeux parlent. Encore faut-il que les sourcils aienl voix au chapitre, si l'on peut s'exprimer ainsi. Autrement dit, pour tudier le caractre d'autruion recomman de de tenir compte du dessin et de la disposition de ces ornements naturels du visage humain. Sachez donc les interprter suivant les rgles de l'art. Ce n'est pas bien sorcier d'ailleurs. Les sourcils sontils bien horizontaux? Ils indiquent un esprit ferme et aclit. Lgrement incurvs, c'est encore indice de beaucoup de lermet mais tem frepar une excellente nature, oufl'us et broussailleux, les sourcils dnotent un temprament vif et assez mal contrl. Minces ou mal tracs, ils signifient faiblesse et indiffrence. Rguliers et pais, jugement sur et grand bon sens. Arqus et irrguliers, lortes dispositions pour l'tude, les sciences, les arts. Se rejoignent-ils leur naissance? Esprit indcis, mais plutt enclin aux bons penchants. Sont-ils trs carts? Temprament calme et bon entant Se rapprochent-ils des yeux 7 Plus ils en seront rapprochs, plus nergique est leur propritaire Leur couleur mme ne serait Pas ngligeable. Foncs, ces! signe de force, et s'ils sont comm dteints, ils dnotent une taible constitution. Et voil le langage des sourcils. Armez-vous donc de votre miroir, questionnez vos soiuc ils et, comme disait le Sage, vous Vous connatrez vous-mme l le Pape est un bon patron Les jardiniers du Vatican s'taient mis en grve dernirement, estimant que leurs salaires taient in su l'Usants. Saisi de l'incident, le Pape vieil aprs examen de leurs revendications, de dcider d'y taire droit et d'augmenter non seulement les salaires desjardiniers, mais de tout le personnel employ au Vatican. Le Tape est"un bon patron. Les Dates Chaque tre humain, homme ou femme, a, tout le long de sa vie, ce qu'on pourrait appeler une date fatale.? Que chacun rflchisse, et il s'apercevra que Ions 1er vnements remarquables de son existence se sont produits, quasiment, des anniversaires. \]n des exemples les plus Irappants de ce phnomne, d'ailleurs inexpliqu, est fourni par le Curriiulum V itm de Charles Q uint, pour qui le 24 Fvrier se manifesta d'une importance extraordinaire. Voyez plutt: C'est le 21 lvrier 1800 queCharles Quint naquit C'est le24 Fvrier 1618qu'il monta 'sur le trne de Castille. C'est le 24 Fvrier 1625 qu'il gagna la bataille de pavie. C'esl le 24 Fvrier 1629 qu'il lut couronn empereur d Allemagne. C'est le 21 Fvrier l.~>4<) qu'il toulla la rvolte de Garni. C'est ie 24 Fvrier 1666 qu'il abdiqua. El le 24 Fvrier 1557 qu'il se retira dfinitivement au monastre du juste. Et cela ne prouve rien sans doute. Mais qu'une telle suite de concidences est troublante, et quelles hypothses ne permet-clle pas sur le mystre 1 Que chacun cherche bien; et il trouvera, son tour, sa date fatale. S* g* m 1 m •Pi i* i g i? Il l BRIGNAC Tlphone, i\ 255



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LE .MATIN21 Dcembre 1026 V| Vfc v 1 A n & A A vv A * *V A A A A A A A A A A A A A A A -< A A A ,~, A v< A v\ A y A •* -l^A A A A A A A A M A, A Ai '•• •*> •il!. •H 3 %  M i i g ta %  t *:ta g g ri •1 NOL NOL Prsente sa bienveillante Clientle ses souhaits les meilleurs pour 1927 *s^A A m /./•; .so,v;/-: d'HERODE (Voir page Eslve) dont Hrode voyait rarmare pour la premire lois, s'avanait vus celui <|ui. i'i sa place, occupait le Irone If Jude, un homme pale, la Iront saignant sous une couronne d'pines, dont le torse nu, flagell, sanglant et Us paules meurtries pliaient sous une lourde croix de bois. une inscription trange Frappait les regards d'Hrode: Jaaus NA /AltKMS, REX JUDEORUM ... I'.pouvantel Epouvante I... Une femme B'approche de l'homme qu'in sultail la loule, elle essuya sou visage tout macul de sang el de crachats et l'image de la lace du MI ppl ici resta sur le linge blanc ... Et voici qu'en haut d'une montagne, l'homme paie dont le visage rayonnait d une "douceur el d'une boul infinies esl crucifi sur la croix qu'il portait. El nouvelle pouvante... Un grand frisson de terreur el d'effroi secoue toute la vieille terre de Palestine. Le soleil voile ses rayons. L'ombre paisse enveloppe Jrusalem. Le voile du temple se dchire de bas en liant, les morts encore recouverte de leurs suaires sortaient le leurs spulcres entrouverts ai se mlaient aux vivants. Le tonnerre, pouvantable, mondait. Des clairs lulgurantsdchiraient la nue sombre. Jrusalem tait dans la terreur et l'pouvante... Hrode se rveilla. La terriliante vision avait disparu. Autour de lui. tout tait tranquille. Son glaive, son manteau, la couronne de Jude taient l, prs de lui. C'tait donc encore lui le monarque obi de la Jude. Son graud chanaoo, immobile su pied de son lit, contemplait, depuis quelques instante, son sommeil agit. Qui est roi de Jude? lui demanda Hrode, farribla Toi, seigneur! Kl qui pourrait lelre ta place? Non, reprit Hrode, je le le dis, lu te (rompes, un autre roi est n en Jude. Il V a de cela deux mille ans N'oubliez pas que ni nous n'numrons point tous les articles que nous avons en magasins, c'est que la liste serait trop longue JVolre stock est consomment renouvelletjlnos marchandises toujours fraiches. Nos prix sont plus modrs que partout ailleurs.Une Visile chez nous vous convaincra que nos articles vous donneront pleine satisfaction. In service d'ordre moderne permet de servir clients avec la plus grande promptitude i es RATON COMPLET lis miles Fiss et d'articles d'Epicerie ei gnral DE VINS FINS, LIQUEURS, WHISKY, (UN, VERMOtJTH, ETC. CHOCOLATS DES PLUS (iK ANDES MAltgUKS BON BONS et DISCUITS, ARTICLES DE PARIS VERRERIE el ARGENTERIE QUINCAILLERIE et AIVIICLES EMAILLES, -USTENRILES de CU1 INE el de MENAGE, erc. ARTICLES en Ai rMlNIl'M BEURRE, LEGUMES et FRUITS en GLACIERE partons les VAPEURS 4e la PANAMA fis Grandes 5* ** NOL 6* & p'i •&$ S 1>lus n osl lu '' ( it s ,,ro e *fi* •£'.* **T SI '' dans su spcialit, moin*v*" >,*i •£*^<>u est enclin a vouloir primer! >pl| ')i i l< reste. I.a plupart dugrj. r ceux qui ont des pr *j* ^8 "glentions dans tout se conso-£|J •# "£& i ni ainsi de n'avoir de sup-R" ri* %  ti$riorit dans rien.; ffr ^ 7* AlberTGUINON >• &f ,-r. tj, •*••.?.•T'-Z--'!.' Cigares: sss* *• UN BEL ASSORTIMENT DE Jouets el tic Cadeaux d anne la porte! de toutes les bourses. de fin VOus tes cordialement invits venir visiter notre grand STOCK trs vari avant d'aller ailleurs /SWŒBSifBA qu'en celle iviit da 2i Dcembre, Hrode le Grand vil en songe, Salom %  la lle cov.pc dcJc-m Baptiste, l'adoration des beT* gers et des Ma^es, le crpuscule des dieux de l'Olympe, leur ehu te, puis la naissance, le martyr,Il mort, tout le triomphe de Jsus. Le premier jour de l'Anne C'est le roi de France Charles IX qui tixa le co umencement de l'anne au 1er Janvier. Ledit est de 1504 On suivaitencore cette poque le calendrier Julien. La rforme grgorienne, due aux Irres Lilio, sous le pontificat de (irgoire XIII ne lut adopte en France qu'en 1582 et plus tard dans les autres pays. Sous les Mrovingiens,, l'anne s'ouvrait le 1er Mars, sous les r.arlovinglens. Nol, sous les Carptiens, Pques. Jusqu' Charles XI, la coutume tait de bnir,an premier jonede l'an, le cierge pascal sur lequej on mettait une inscription qui marquait le millsime de l'anne. Vieilles coutumes de Hovl En Fra. ce, dans la paroisse d'un village de Provence a lieu, chaque anne, une messe de mi nuit bien curieuse clbre selon le rile traditionnel, par des ber gers t>lus de cape brune, et de gentille* bergres. Tout d abord, autour de l'alisc se droule une longue procession Elle esl pre cde d'un char illumin et fleu ri. Ira-n par le plus beau blier de la contre. Ensuite, c'est, de vanl I autel, brillamment illumi n. l'offrande de l'agneau blanc, tandis (pic jouent fifres et tam bourins accompagnant les chant* liturgique A celle messe le ser mon eut en provenal et on y en tend des chants provenaux, cer tains composs pour la circons lame. Et la fte se termine par de jogeuscs dantes et de copieuses agapes. M 1026 >'.f On ne domine •CO morales (pu;: s' i es douleurs*^ ourantd'ocW £/<< upations. L"!H iuvc th't'fr ^dcouragement. •J* Duchesse d'ABR. NTS g mm %m*w%f&



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MATIN 24 DCEMBRE 192U -rsS wn v? S<8<5(5tStSt% S 5* --i-' '&%&&%&&&%% fex' LIGHTING PORT-AU -PRINCE, an d Cap HA YTL MOTORS ELEGTRIGAL APPLIANGES Electric Installation ** !" B | THE NOW POWER HAUT lorsque Dieu m {crajjwmme m Au temps o il IJ e. L'arrhuiiye lui en de[aanda la raison. — Je reyarde celle Terre, dit \kSeigneur. Elle est dserte et [m m'attriste. t — Que n'csl-elle peuple re\ partit Cabricl. — La Terre esl impute, en nommes reparer lights an.l inolors al the lowest possible costo Ihe consumer. Pay usa Visitant)jouwill be satisfied Catl us day or night on the automatic tlphone AT Mo 226 FROM TO G a. m. TO 6 p, ni. AND N 437 FROM [Ct p. m. TO G a. ni. WE BE^VE IN SATISFIKDC NSI/M-RS Compagnie d'Eclairage Electrique ForUau-Prince et CapHailien La plus vieille \t*ndu!e du monde |J*.P lus vieille horloge du Er e '"arche encore la perron 11 s'agit de l'glise paJWile de Ryc. comt le Susg.j Angleterre ). Klle fut consh. I e ." ir>ir> el lull,a alols H^ de 200 francs. Les aiguilles J I a pendule sont en 1er forg, 'e balancier mesure Cm 1/2 •pu prs. |^2£ J )cndu,c doit tre retE. Ux lw par jour. •jrticularite: /-Ile fut mise, S premire fois, en mougjjl le 24 Dcembre 1515, Eclairage, Moteurs, Accessoires d'Electricit Installation X Electrique Depuis le 1 e r Septembre 1923 le uoirveau rgnrateur fonctionne. Potaeheries A l'Ecole de Mdecine. L'n examinateur interroge. — Voulez vous nie dircfjuel est le moyen le plus nergique pour arrter lccouIcmcMit du sang? Et l'lve, sans hsitation : ('/est d'appeler un gendarme* —o— Aux exam.Mis de !in d'anne : Le professeur. Diles-moi ce que vous savez sur les verbes L'lve. Les verbes? c'est tout le contraire des Chefs d'Etat Le professeur.— Comment cela 1 L'lve.— Mais oui, puisqu'ils s'accordent toujours avec leurs sujets/, —o — Entre professeurs : •Quel homme mthodique et compass que M... Pas un mot, pas un mouvement de trop.iJuaiid il marche,il eonip te ses pas, quand il parle, il ponctue toutes ses phrases. — Et il les ponctue avec un accent grave I —o— Simple examen L'institutrice.— Pouv e /.vous me citer, mademoiselle, le nom d'une leinine qui a port l'pe ? ajL'lve. -( aprs une minute de rllexion ) Dams odes. —o— A Saint-Louis de (onzague Le professeur de gographie parle d'astronomie. — La lune, dit-il. certains moments, est entoure d'une espce d'aurole qu'on appelle : halo. — Halo? interrompt un cr tin intelligent halo?c'est qu'alors elle demande sa comniu nication avec nous. 15 minutes d'arrt* JSjoifc NAfiNAL %  MlloUB.. ScA r OlOT -"'9W ,n SWS BgF I La Compagnie est maintenant en mesure de contracter de nouveaux engagements pour toutes installa lions dans les conditions les plus avantigeu ses pour le client. NOL %  M %  M L'homme ne sachant pas do-S Biner ses impulsions instiiic-fc?* bves est toujours l'esclave de £<$ ce "\ (|lli lui proposent de les £ JWisfairc. fSustave LEBON'S, Rendez une visite la Compagnie et -vons serez satisfaite x Tlphonez le Jour et to iVutt au No 220 d 6 a.tn.A G a p. m. et au No 437 de 6. p. m. 6 a m. 11 esl impossible que la Clientle ne soit pas satislaite. ASTHME Oppnalo*, Catarrht, Sufrocttiem, Toux niroiu$$s. <3u6rla farnUi Fharnm.ifm Le plus timide oublie sa h f* ""dite, le plus vain son or-R Rueil le plus malheureux sa Mmiarr. des qu'il est assez OC-y cupd un autre poui s'oublier :, soi-mme.Eugne MARIJEAU V 3 .|& & •%  %. *.^e^.jtttfttvA^^^t •kflW M



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f.F. M\T\'-24 Dcembre lfM mmMmti^ti&te&&&^ffbtemm NOL 8 m? Les vieilles autos L'auto dans;to_moade Le cheval qui a fait sa course, l'nheilk* qui a Mil du mie 1 et l'homme qui a lait le bien, ne tout point de bruit, mais passent quelques autres actions 4e mme nature. MAROAURLE v www wwv 9K Tous le? ans, il y a 500.000 automobiles mises horsd'usage sus Etats-Unis. l'nc Compagnie d'Assurances de New-York ;i dress, derniremeut, une statistique des automobiles dtruites au cours de i celte anne. Elle montre que 500.000 voitures ont t dtruites ou endommag es par suite d'accidents et •mires causes, (les accident* reprsentent la modeste somme de 216.000.000 de dollars. Une rcente statistique du Dpartement du Commerce des Ktals-l'nis a tabli qu' la date du 1er Janvier 1920; le nombre d'automobiles recenses sur noire plante tait de 25.973.923, se rpai'lissant comme suit : R Mhrique 20.234.000 En Angleterre 1.474573 lui France 855.000 u Canada 727.954 En Allemagne 589.830 lui Australie 308.293 En Italie 184.700 l.j pays d'Europe o il y s le moins d'autos est la Russie, o il n'y a que 1X.5JI0 vhicules, alors 7 qu'en Hollande, il yen s 90.900 L'.UiKDKSlM.MVlKS On parlait femme devant Sainte Beuve et quelqu'un dit : —Confier un secret une lem me.cesl cacher un billet de ban (.ne s >us une cloche en verre. __ il v a pourtant un secret qu'une lewtme suit garder, dit Sainte Ikuve. — Lequel ? — Son ge 1996 Les gnrations successives 1 ne sont pas polies au mme point. A quelqu'un qui n'est g. pas notre contemporain nous et ne devons pas rclamer notre 5* politesse, mais la sienne. %* Albert GUINON CARROSSERIE TYPE COMMERCIAL GRILLAGE SUR CHASSIS CAMION UNE TONNE :ARBOSSERIE POUR TRANSPORT MATERJ UX SIR CHASSIS CAMION UNE TONME J VENDEURS AUTORISES CD c )ssrt* lilicoln %/JU7H4/ Tbdso*. AUTOMOBILES CAMIONS TRACTEURS Berner cie sa clientle et lui prsente ses meilleurs souhaits %  fl • SX u .• Commence! la nouvelle anne en joignant les rangs d s FORDISTES satislails ei e^ nficiei des avtntauc* que nous oiirons. Achetez une iSlujinle, confortable, conomique voiture FORD periectionne et me'tz tn Banque—pOOC les jours de pluiela dillrence conomise. ffn simple dpt sullyt vous lancer! Consultez un de nos agents pourquoi payer plus cher? u 9 O C5 Tracteur Fordsoiv Chssis de camions Une Tonna .Les meilleurs en fin de compte Ilny/Lan Motors SA. "Distributeurs uasin de VEtat PorUau. Prince



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LE MATIN— XDeembre 1326 i M§m@MMitmmtmm BilAiO'Il Santo-Domingo R. D, Port-au-Prince Haiti MftftMMMMg Intrilmteurs exclusif. 1 s lanl de leur somnolence, M U rplent l'cnvi.cn des chuchotements attendris. Le pli s proebc voisin du couple pu; illon, un Loulou le rosi-, adnliscent nr le mme jour pie le pelil papillun dont il ail le meilleur •mi, l':i anuonce (Tune voix (K sale lui soucis gi ava el mlancoliques. Ceax-ci en font pari aussitt aux marguerites vieillotte qui la communiquent leur tour aux gronda lys candi des lout blancs d'motion.Enfin de proche en proche le monde des insectes *i des plante est mis au courant, et ce n'eal plus d'un bout l'autre qu'un long murmura compatissant, entrecoup de confidences mystrieuses OU doniii e celle exclamation alarme : le petit papillon n'es! pas revenu I le pelil papillon neal pas revenu Mais c'est surtout dans le voisinage des vieux papillons que rmotion est a S) n comble : depuis qu'ds sont venus s'tablir dans le quartier ils se soi t vite attir l'estime it lsyrhfalhit universelles. Au<*si rien de plus louchant que l'cmpress e .i.enf .des botes de cet endroit du jaiiliii a venir consoler les pauvres affligs en leur tmoignant une solidarit vraiment rcoulortante dans leur malheur, In petit grjllon qui chantait cach toul .prs dans l'herbe;'a aussitt interrompu sa monotone chanson en garon bien lev qui comprend qu'on ne doit pas faire de la musique quand le! voisins sont dans l'nll licliuii. Une coucouillc isl tout de tuile arrive, offrant d'aller avec *u lanterne voir dans les environs Kl sur un signe d'acquiaacemenl du pre et de la mre papillons, tout remus par tanl d obligeance, elle esl partie sans larder. Longtemps la lueur tremblotante rote visible dan l'obscmil qu'elle rave de ses zigHfe de A u. puis* elle disparall enfin dans la mut. Seule, une belle-dc-nuil essaie de jeter sa noie discordante dans ce concert de sMiipathies en n.ain.ollanl entre ses lvres une mdisance dans laquelle on entend seulement les mots : oisivet,... mauvaises frquentations... vagabondage. Ci si une COquetl et une paiesscuse qui passe loules ses Journe*, sans taire œuvre de ses dfx doigts, dormir ou se rarer. Elle se Venge, par celle calomnie, de n'avoir jamais niu la visite (les papillons depuis leur arrive dans us lieux, ceux-ci tant toujours rentrs et couchs depuis longtemps lorsqu'elle se dcide enlin n lire le nez la lenlre. I.e vieux l re-papillon n'a prl quune oreille disliaite ii Me ii.i'ili^iiiel, il h ihc (loulou: cusi ment la tte on proie aux ph.s s mires rtflesitna. Il soi ge en titmhlant aux (Upidits, aux lonvoil sel sans nombie qu'veille chez lis enfants cruels el mme cluz l'homme le brillant coloris qt:c la nature mis aux ailes soyeuses des sens Il n'est pas parvenu a cet ag? avanc, sans connatre les mille pour les Maisons suivantes m i* COLGATE & Co. s G* h F* avon a von 'avon OCTAGON COLOSSAL TUKCO g* Les plus grands Fabricants de Savon et parfumerie du Monde pour lessive pour toilette l'huile de Palme pour toilette ate dentifrice RIBBON MENTAL C EEAM aie pour la barbe KPID SUAVE CREAM oudre de toilette MOMENT Lotions, tau de toilette etc. Cosmtiques; elc. | Extraits Miller IUIMIEH | Salvilae ? Purgatif salin pour le foie, ffe les reins etc. i* | E Et g* iubrozoiti Sirop pectoral pour les bronches Tonikei Le meilleur fortifiant luise vgtale ARTICLES en CAOUTCHOUC Jouets, Ballons, Vessies, Tubes en caoutchouc elc. %  h'i •M 4 m M NOL 9. §t ft %  CM Le mieux pour u ne lennuegj ^\ est de ne faire parler il elle ni *& en bien ni en mal. i FKHItXfcS 8tt!hl^ 11 Nous olli'oiis i nos clients el amis nos bien sincres souhaits de prosprit pour l'anne 192? I *1 •i # %  si I Laboratoire.de Biochimie R. PLUCBOiX, Paris Les Seuls Fabricants du Sulpharsenol le remdelconnu dans le monde entier pour la yurison de la Syphilis' 3 f irils sems sur lu roule de leur ragilt existence : cruaut incouscienle des enfants. pies n -t'Ai ncs de la sanguinaire ai ai* g ne, miroir* trompeurs des H iin.iie.4 dcevantes vile couve i les n hilieis, enlin |lus teriible, plus meurtrire que lout le reste, la rage de certains hommes s'aflublanl d'une dliu:.)inalon baroque, des eiilumologisles, parait-il, qui sous prtexte de science el d'luiles, ont de toul temps fait une gurie sans piti sa race. Une lois, \ se le rappelle,tanl toul jeune.il avait t pris par l'un d'eux dans les mailles tratresses d'un filet et n'avait d son alul qu'i un hasard providentiel. El de u lie ilramalique aventure lui iLiil rest le | lus poi{ nant souvenir, la visioi i bsdar.lc de louleune longue ll.orie de It pillons, ses frres, crucifis | tc-mle, la poitrine trausperc e l'une lame, les uilis largvs ployi'cs dans, un? nienleuse i itu le de vie, av c des noms ai!) res iusiriU l'enlour d'e .x. A celle ide atroce que le pelil a pu teuher entre les mains d'un de CJS hommes ni hauts qui sa race doit les vid.-ssa.is nombre creuss dans ses rangs parla mort, un frisson d'horreur le secoue et il se laisse aller au plus violent dsespoir Cependant le temps a pass; la luciole, revenue seule el dsappointe, a t se mettre au lit aprs avoir teint son fanal. Tout dorl maintenant dans le grand jardin silencieux et les deux viillaids restent avec leurs ,-| angoisses solitaires sous les mille regards attendris dis toiles lointaines. I.e boulon de rose, ami de l'absent, leur est seul rest fidle; .pour apaiser !eur douleur il se penche, filial, et leur verie dans un attendrissement le baume consolateur de ses parluins les plus suaves. La brise amicale a apais son murmine et vient, mue de piti, caresser leur* ailes tremblantes de son baleine adoucie. El tout; ii ct des grands lys innocents,: brlant comme des encensoirs, des sentiurs subtiles montent lentement, comme des inuetks prires parfumes vers le ciel_!... Le pelil papillon ne revint pas; la nuit entire se passa dans la vaine attente, et le lendemain, quand l'aurore timide se leva toule rose, on eut pu voir sur la large leuille, la large feuille dentele de rosier, les cadavres enlacs des deux vieillards morts de chagrin, les ailes entremles dans une dern're treinte Le bouton de lose s'tait ouvert pendant la nuit et dans sa corolle satine un diamant scintillait, tout iris des premiers feux d.i jour naissant. On et pu croire que c'tait une., goutlc dpjij par la rosienUj filiale, mais moi, qui connais**? l'allreuse histoire, je vous assure que c'tait bel cl bien une larme, qui au souvenir du pet papillon et la vue de tant $ trouver in faute et d'avoir V& quelque chose se reprocher. •££ LA BRUYRE Branch Office a Port-au-Prince En face de la Banque Nationale d'Haiti Geo. Jim SEME, Branch Manager



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:*&„ •f^b LE-MATIN -24 Dcembre 19? I Ei&r &&&4u^*itfHiy^ hms$&i sensation de vague { — Je vais vous prsenter ces auies, voulez-vous? : —Avec plaisir, mon amie. Je suivis Madame Mai I y. Sa dmarche dansait sur le sable de l'alle. D'une chiquenaude de lion index prcieusement ongle de nacre, elle elieuilla une rose j qui joncha le parterre de ses p1 taies rids, rids comme s'ds avaient vieilli de n'tre plus, Yers le soir, qu'une cassolette puise d'avoir embaum, tout le jour, la danse lgre et fuy.in te des Heures. Nous tions au salon. Discrtement clair, il semblait continuer le crpuscule qui, au dehors, adoucissant le contour des choses, attnuant d'ombre la teinte de chaque objet, s'vertuait infliger a la Nature, comme une l'me. — Mesdames... Trois jolies personnes qui ne ; nous avaient pas vu venir se retournrent d'un mme geste, a la voix d'Hlne Barty. Avant que de voir leurs visages, je lis nne lente et profonde rvrence. — Madame l'Ielard, ctanla l'amphytrionne. C'tait une femme de tKs grande Utille. Pour la regarder, je dus casser mon salut, et lever sensiblement la tte. Des yeux trs sombres, luisants' luaineux, plants dan un front trs blanc, des yeux palpitants, ptillants, comme deux petites toiles qui seraient noires. Une bouche qui... Mon examen s'arrta net, Hlne m'ayant dsign une miniature, d'un geste lent de sa main, comme pour me l'oithr : I — Melle Dulac. Figurez-vous un* poupe.L'ne vraie poupe. Des yeux de porcelaine.^'ne chevelure trop blonde, blonde comme datis les contes de fe. Deux joues gnreusement et pteusement lardes. Une poupe, vous dis-je, ses gestes prs qui taient, tous, d'une souplesse fline; d'une lgret glissante. On allait me nommer, la dernire du groupe. Mais de son sourire panoui jaillit mon nom, on petit nom : Jan! J'en fusstupide. Depuis trois ans, c'est la premire lois que je la rencontrais. — Vous, ici? Quel hasard, Marie. Hlne s'tait esquive, son devoir de matresse de maison %  ccompli, s'tait esquive sans que Ion y prit garde, comme un bonheur s'exile d'une vie. Marie accentua davantage sou sourire. ~ On ne vous croyait plus dt ce monde, lui dis je," embarrass. lit, me tournant vers les deux •utre qui avaient l'air d;ie demander si elles n'taient pas de trop: ;)O0O Angle des Rnes Bonne-Foi et du Quai. C'est l'Etablissement idal pour tous ceux qui, en voulant bnficier i'tin Service irrprochable doivent se tenir au centre des Ail aires. i'ar sa situation exceptionnelle. Le Grand Htel de France • Es le Rendez-vous qui s'offre lous. | Les meilleure Vins de Bordeaux et de Champagne ' %  ^ %  A -m I C'est au Grand Htel de France qu'on les trouve. Le BANQUET qu'on offre en l'honneur de l'ami qu'on revoit avec plaisir. I' TOUS VINS TOUTES LIQUEURS I ^ramfc&mra — Voyez-vous, il y a trois sicles que nous ne sommes vus. Marie, lentement, d'une voix o la nostalgie mettait de petites brisures et que. comme d'une bue Iragile, veloutait un enrouement lger, murmura; Dire qu'autreloia l'on se voyait chaque soir. ,"a petite poupe dnnsi sur ses talons, uussi longs que des chasscs et n'cria en en I ruinant sa voisine, militairement : — Laissons-les, Louise ils doivent avoir des souvenir dmler ensemble. — Obi Mademoiselle, fis-je, mensongrement attrist, vous n'allez pas me priver du plaisir de.. Mais elles taient parties. Je n'entends plus que deux rires, saccads par leur brusque dpart, leurs deux lires lumineux qui, peu pou, s'vanouirent dans le mur.mue de gaiet qui montait de tout le salon. Je ne la croyais pas tellement intelligente la" petite poupe ? Je l'en aurais embrasse, l'as sur les joues, en tou.1 cas, ni sur la bouche. J'aurais craint d'engluer mon baiser daiii de la peinture, l'as daiw ses cheveux non plus. Je nie serais brl leur soleil. Haa li, sur l'paule qu'elle avait d'un ivoire si frais et si pur qu'il semblait interdits l'outrage invitable des Jouis. Il l'ne bouffe da souvenirs son gouflra dans ma pense, pareille ces brises frachissantes qui, la nuit, bosselant les rideaux jusqu'aux embrasses.parpilleiil, dans une chambre, l'aine parlume de toutes les Heurs mie leur passage chantant a Irlea, de l'aurore au crpusjule. %  a petite poupe et son amie sciaient peine loignes que je revcus, dans l'espace de mollis dune seconde, l'histoire, lointaine dj, de mes amours avec Marie. J'achevais, a ce mo.lient-l, ma mdecine. Chaque soir,aprs les cours, en compagnie d'un ca marade de qui la Vie m'avait, depuis, cart, je m'attardais au Champ de are jusqu' la chute complte de l'ombre. El chaque soir nous y voyions Marie p.isser. Elle tait institutrice primaire, alors. De la rencontrer aussi souvent, et pretqu'au mme endroit, tablit entre elle et moi un lien qui tait presque de la camaraderie, l'eu peu, mon salut se lit plus aimable, l'ne lois, il s'agrmenta d'un sourire. U le autre lois, je le soulignai d'un a va bien,Mademoiselle'.'" lit, un soir, je l'abordai paisiblement. Kl le ne s'en offusqua tioint N'tions-nous pas, et de lien longue date, de vieilles connaissances? Ello tait belle, vraiment. Et del, sous la jeune fille pauvre. l'on devinait la leinine spleu dide qu'elle serait, avec de l'aisance et du bonheur. Elle n'avait pas encore vingt ans et 11 simplicit force de sa mise ne lui laissait pour seules parures que sa beaut et sa fraicheur. Rien qu' causer avec elle, je m'emballai. L'ne telle culture n'tait pas coutumiere aux jeui.es tilles. Elle parlait de tout m u 'HHk& f *^l i NOL § — B Ce ne sont ni les gr.i.s liens ni l'clat de la nawn ce qui lont|les grands hommes : c'est le gnie et la probit. OVIDE .** w Restaurant de frmi* r Oidre Bire la Pression Tlphone 341 I — — f Nous souffre/ de l'injustkef& "Wl'un mchaut : pardonnez kiijfr tifialin (lue vous ut savez pasXj. *'? deux mchants. Si A ..ISTIN G 9K



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LE MATIN 24 Dcembre 1326 ARMOIR and COMPANY General Office UNION STOCK YAHDS CHICAGO, ILLINOIS m i Port-au-P/ince HATI Bureau d'Exportation 120 BROA,,WAY NEW-YORK, U.S.A. I A Maison ARMODR AND COMPANY donl la Succursale de I Port-au-Prince comptera bientt 10 ans d'existence, es( heureuse de prsenter ses aimables iirnlsdes souhaits de Bonheir, Sanl et Prosprit C omme ses produits sont avantageuse ment connus en tfali, il est superflu d'arrter l'attention de ses amis sur S es Conserves alimentaires que [eauvref t ta u marque^'V e ribest es dlicieux^ Jambons Star a mantgue ; Pure Lard Shield sa marque de famille Ses salaisons : Mcsspork—Clear Pork—Pieds et llesdc Porc-Huul en Saumure. Le Fromage Cloverbloom Le savon Plotilla. etc. Sont tous des Articles trs apprcis. Avant tout achat, Souvenez-vous de ARMOUR & C IWHBHBHn avec naturel, sans effort, comme elle riait, comme si elle n'avait pas appris ce qu'elle savait. Cela doit tre ainsi lorsque l'on a la science inluse. Elle atteignait au sublime quand elle vous entretenait de ses levs. Mlle les aimait. On le sentait bien, qu'elle les aimait, en dpit de l'air lointain et dtach qu'elle allectait pour en parler. 11 parait que je ne lardai pas lui plaire. Elle m'invita A I a ller voir. Ht, petit petit, notre amiti descendit la pente tourdissante du cour, prit le visage d'un sentiment plus tort, plus vertigineux, plus violent. Il fut, entre nous, question de mariage. Kl un soir qu'il taisait beau miraculeusement, comme dans un pome la gloire du printemps, l'Amour, enlevant ion bandeau, en aveugla sa conscience et la mienne. Kl, alors... Sur ces entrefaites, j'avais ache v ma mdecine. Comme ma situation qui n'tait pas des plus brillantes,— elle n'a pas chang, allez,— ne me permellail pas de m'asseoir, sous l'orme, dans l'attente d'une hypothtique clientle, mon pre me conseilla d'abord, et (levant mon indcision, m'ordonna ensuite de partir pour les Caves. J avais, en partant,— je le jure,— la VOlemfe de ne pas faillir la promesse de l'pouser que, plus d'une lois, et en pleine sincrit, j'avais faite a Marie et ?[ut i* lui avais renouvele, ort de mon cœur, le matin des adieux. Elle avait confiance. aveuglment, profondment. Sa toi en moi dcuplait mes devoirs •nvers elle. &&tJh& NOL Quand on se venge, on est frj. juge de sa propre ehuse ri alors *M. Il est bien aijficile de ne pas neWQ demander plus nu il n'est d. Mme de PVISIEUX %  Notre correspoiHlance.au dbut, trs nourrie, eut, de temps en temps, des trous. El puis, un jour, bien fol est celui qui croit que l'absence et le temps ne sont rien quand on aime,— et puis, un jour, sans raison, sans un prtexte mme, je cessai de rpondre ses lettrcs.Kllcs de vinrent pressantes, suppliantes, dsespres L'une des dernires tait toute remplie d'un gol de suicide. J'eus le courage, j'eus la lchet de n'y par rpondre. Il y a des gens qui croient qu'il tant tre un bien mauvais garnement pour commettre une vilenie. Hlas, non. L'honnte homme, lui aussi, en commet,el le plus naturellement du monde, chaque jour, .le crois lorl que le tribunal del conscience est encore celui qui prononce le plus de condamnations si avec lui et contrairement aux autres, il n'y a point d'accoinodeinenls. III Quelques bonnes minutes s'taient dlicieusement et rapidement vanouies depuis qui Marie cl moi, nous tions seul seule, dans un coin retir du salon Des regards o se recroquevillaient les tentacules de la Calomnie, dj, •'accrochaient nous. Un de mes amis oui n'avait pis iguo r le dbut seulement de mon aventure avec Marie, encourageait, de ses yeux et de son sourire, ce qu'il croyait tre un recommencement. Il n'en tail rien pourtant. Elle avait habilement lait dvier la conversation vers la banalit toutes les lois qu'insidieusement j'avais tent de l'aiguiller ve:s le pass. Elle eut un geste bref, un de ceux qui marquent que l'on v. I.I (.e soudainement s'arrte; a i n parti dcisif. Je m en vais, Jan, ditelle. Je m'tonnai: Dj, Marie. — Oh Il est bien temps. l'ois, au moment de prendre cong: — Mais, j'y pense. Vous ne connaisse/ pas encore mon niari.Je vais vans l'emmener. J'objectai : — Croytx-vous que cela soit bien prudent, mon amie? Elle leva le nez, et, clatant de rire : — H n'y a pas de danger. Kt, lointaine on dirait, elle ajouta, avec l'air de prononcer la phrase la plus banale du monde : Mon mari sait tout. Comme j'eus un sursaut, elle accentua : — J'ai lait mon devoir. Je lui ai dit tout. Ma fatuit me moula au vi sage. J'eus la sensation chaude qu'il s'en illumina. Je savourai pralablement l'instant d'orgueil que j'allais vivre en face de celui qui avait s' algretnenl accept le l'ait accompli. Le fait accompli par moi. Une question me crispa le sourire. Je n'eus pas le temps le la lormuler qu'elle y rpon dit... Non, Jan, je nie mprenais. Je ne lui ai pas tout dit. Car il n'a pas tenu savoir le nom de celui qui... Et elle avait tourn le dos. La phrase inacheve avait t dite d'un ton dtach, comme s'il ne s'lait pas agi de moi, et qu'entre nous rien n'et exist, jamais. 11 n'avait pas tenu savoir le nom du coupable,lui. Pourquoi ? Il le mprisait donc a ce point? El voici (pie, soudain, des scrupules qui, hier encore, ne m'taient pas connus, assaillirent mon me, brlrent les parois de mon cicur. M;irie tail revenue. Prs d'elle, souriant, l'aise, se tenait l'poux. — Jan, je vous prsente mon mari. Il me regarda. Il y avait de la loyaut et de la grandeur daus ses yeux. Il dit simplement, en me tendant la main: — le suis enchant, Monsieur, de vous connatre. |£t je vais en vouloir ma femme qui a tard nie nommer a vous. le voulus, moi aussi, lui dbiter une amabilit courante. Les mots qui bourdonnaient dans ma pense rinsrent de descendre mes lvres. Il n'en menait pas large, en vrit, le Don Juan qui s'lait promis de rire tellement. — Eh bien nous partons, Maurice, lit Marie qui n'avait pas chapp mon embarras. — Je suis tes nulles, mon amie, lui rpondit son mari. S m timbre ardent grelot tait d'amour comme avait Ircmi de tendresse Y> rerti de Marie. e senlis qu'ils s'aimaient. Je compris qu'ils taient heureux. Et, tout a coup, je me vis petit prs d'eux, tout pjlit, tel un malfaiteur devant un couple d'honntes gens qui ne condescendent mima pas Aie juger, qui ne daignent mme pas lui d •mander coin pie d'une vilaine action qui, en aucune lac.m d'ail'eurs, n'a lail de plis leur honneur. — Au revoir, Monsieur. Je sortis de mon silence comme du fond tnbreux d un cauchemar. El blement, je rptai aprs l'autre: — Au revoir, Monsieur. — Et alors quand? chaula a voix de Marie, sa voix de limpidit et de fracheur, sa voix de jadis! Je bredouillai: — Mais..........;, un de ces jours. Et ils s'en allrent. Je les regardai s'en aller. Leur dmarche tait bien la dmarche de ceux qui | a vie a souri. Leur conscience tait comme leur jeunesse. Elle n avait pas de rides Etc*kiiqui,dee trois,'avait &2t eu hon!e, v us l'avez devin. fe n'tait pas Marie, naturellement. Ce n'tait pas non plus le gentilhomme qui, parce qu'il l'aimait, l'avait tout simplement pouse. El sans se soucier d'une canaille qui avait dsert son devoir et forlait l'Honneur, si lchement. Port-au Prince, 7 Juin 1924. LON LALEAL*. -n u noslScomi STUPS tmuci INJECTION PEYRARD D'ALQIR • car ire la BLENNMRNAOiE •I tous futilement MClCIM OU rcente. 231 lr>bis iiirii sur 232 ([(.H a* •<" M;.uk. d'AW Le traitement eat complt" par lei ORAGEES PEYRARD N' 1J KITINE qui calment la douleur, clarifient Ici uriaee, purifient le ang et guerwent la cyetite. • TOUTES BONNES PHARMACIES • SPCIALITS fEYRARP. 4s. m c. CrcaaBCj PABj. oontre CONSTIPATION prenez les COMPRIME SUISSES da ELORT, Pharmacien, tl9. Rat Saini-AotOla P AHIB C'EST LE MEILLEUR DES PURGATIFS POKT-An-PRINOl. 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MATIN — 24 Dcembre 1926 mm $$ Port-au-Prince ( Hat i ) Tsente ses nombreux Clients ses vœux les meilleurs pour 1927 El leur annonce qu' l'occasion des Ftes de Nhl et du Jour de l'An ils y trouveront des articles de toute fracheur. jqueurs del Marque Chastenet frres et de toutes le3 autres marques. I Vins suprieurs rouge et blanc jltfUfTS, BONBONS, FRUITS CRISULLSES-CONSERVES. SARDINESBEURRE DE TABLE wand asortimeni d'maills et autres ustensiles de mtvuj C.-auaie§, Chaussettes, Bas et Ceintures. [ Tous articles de premire ncessit* Cigares et ig^relfes. La Maison reprsente les maisons suivantes : Jos.Hahn&Sons,N.). Fruit.pomme de tcrre.oignons tic PrS. D. Oelnjen A. Y. licurrc Daisy, Hed Kebin, Creamery, Uairi Atlas Tobacco Cny. A. V. Tabacs jaunes. Puritan Cernent & lilacking Co Glosscs et black-bol, toutes nuances et dimensions. South Te vis Cillai Ci frtti Manlgue et Huile Galument Dacking Powder Co Chicago Poudre lvation American Molasses Co of N. F. 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Une promenade vous cou vaincra des performances ralises que des mots ne peuvent expliquer. 9t> WILLYSKNICHTA GARAGEFort au Prince %  • i i %  OVERLAND FINE -MOTOR . 1TAR8 LA pre n'tait pas encore rentr. Penche sur le berceau, le taisant doucement balancer, la mre contemplait l'enlant. (Jn tout petit qui dor niait, berc par des songes roes, sous le souille caret seur de l'Ange invisible qui calme le sommeil et veille sur l'innocence de l'enlant pur comme le lys. Au dehors, les clochas, joyeuses, carillonnaient Nol, Nol o dans Bethlem solitaire naquit, jadis, un enfant, mig .on comme le poupon qui reposait l, et dont la naissance tait l'tincelle mystrieuse qui luisait soudain l'obscur horizon, clairant la main de Dieu qui se levait pour absoudre. — Que seras-tu. mon (ils en ce monde o tout est misre et souillante? Que seras-tu. parmi cet homme qui ne s aiment |).,V Dont les tnbres profonde! de la haine et du mensonge, (pin clairera ton pas, lorsque prt d'aller seul, ta mre ne sera plus l pour soutenir ta faiblesse, veiller sur la purel, garder ton jeune cœur eontre toute souillure ci eontre toute tche ei contre \ Poun MON AMI PLAISIR. toute soullrance? Gouvernera t-lu les Etats?Seras-tu Cliel de Peuple? Homme de guerre, te verrai-jc au milieu du racas des batailles, triomphant, portant haut l'pe pour Dieu et pour ta Patrie? Que seras-tu, doux ange en. dormi? Seras-tu mdecin? Te yerrai-je, un soir, te pencher, inquiet, sur une plaie atroce? Homme de loi, me sera-t-il donn, une lois, dcouler ta parole dtendre l'innocence ou accuser le coupable? Prtre, sur l'autel clatant te verrai-je, parmi l'or rutilant et les somptueuses draperies, lever le doigt pour par* donner et bnir, au nom de Dieu ? Ouvrier, te courberas-tu, le Iront en sueur, sur la tche rude ? Verrai-je tes bras gonfls sous l'effort, happant l e fer, so levant le lourd n t i'a il ? Entant, mou enfant, que seras-tu? Les cloches sonnaient, plus joyeuses, 'dent la nuit, au dehors. Noll Soil Mais, mon ange, mon coeur, quoi que tu sois, hros, ou tre iueouuu,



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LFJMATIX.24Tccn 1 K 1fl2 (; l'occasion de la Fte de Nol et dn Jour de l'An prsente sa nombreuse clientle et tous ses amis ses plus incres souhaits de *;j po.tcur de mission divine, •£$ nomme de guerre qui tue, pre•£# Ire qui pardonne, mon entant, ,^ eu loul, eu tout: sois boni ,:; Aime, pardonne! Soif juste et >& sois bon •pjt La Mont, c'est le prsent de .pjjj Dieu au cœur de I Homme. ,•$ L'enfaut dormait, tranqu Ile JjS et la mre berait son som"* incil, rvant pour son chru'Pj, bin le premier, le plus grand •i$ des trsors: la Bont 1 tandis•E# qu'au loin, les_ cloclies contig 1 MiaJent leur carillon triomI g •S Les chinoises ^ et les cheveux courts La mode des cheveux courts a SU. ce qu'il parait, des rpercussions dplorables eu Extrme-Orient. En effet, lHtMH) femmes chinoises, prcdemment employes la confection de filets et de rsilles, se trouvent aujourd'hui rduites au chma* de. De quels anathniesces mal%  J3| heureuses doivent charger leurs sœurs d'Europe, qui. en se rasant la nuque, leur enlvent le riz de la bouche Qui sait si cela ne va pas fournir une arme nouvelle il xnophobie des tils du Ciel ? Les choses en apparence les plus petites, ont parfois glands fiels. Toujours de Clopatre. POUR de le nez i •:& La querelle d s S secs <*t de* humide i WASHINGTON.— I Le reprsenflj tant John Philip Hill. rpubli•.l cain du Maryland, dposera un 53 projet de loi tendant a modilicr C£ la loi volstead conformment P3 aux rfrendum adopts par les •Ci* Etats de New-York et de lllli *. nois. Le projet, dit M. Hill, est "f destin permettre la fabnea•fii tion, la vente, le transport, 1 un•Ci* uorlation et l'exportt ion des boissons alcooliques qui ne sou! 6 V pas en ralit enivrantes d'aprs >*i les lois des divers Etats. m E Ile s Vf forcer a de toujours mriter leur confiance et s'appliquera a renforcer le crdit dont elle jouit dans le public et celui de Mes boutades A BAS LE... FAUX-COL! On a form, outre-mer, ni ligue contre le taux-col. L'AnW Carcan. Atiele unique — La Ligue londe pour librer le cou mas< culin de l'entrave du linge ami<| donn . La Ligue a tenu ses premiers. assises en Octobre dernier. Mas chez nous, que d'adhrent] Allons. Vive la filiale de LAn| ti-Carcan A bas le faux coII liorges ouvertes Pommes dM dam au grand air i Je propose : Comit de Direction: Serge Vaillant, Prsident; Andr Chevallier.Vice Prsrti. Edouard Laroche, Secrtaire; Ernest Chauvet. Staire.-ajou Andr Blsnchard, Trsorier^ JFIiilippe Charlier, bdnr Mangons, Emmanuel b\ mand, Andr Dreix.Conseill Et voila ma Ligue lormftj sans rancune, messieurs. UJ" eut lieu au scrutin secret; M votre haine seule du faux-ol< vous a dsigns ces or fonctions. Mais je vous prviens, tt" vous bien car, les faux...coUW de leurs ct se prparent f lutte. N.B.— Les adhsions reues au Sige Social de J gue lequel scia lixdslap mire, runion du Comit. 2070 trangre dbarquent en] France „ la %  Cnr.imoi-ne,.— Le Majest* dbarqu 2070 trangers vu* en Europe pour les vaanc" Nol. C'est un record. SU %  spciaux oidt ncessair cre ea vue d'aider au dveloppement de l'Epargne Hatienne I jj^f fr^^^ ;. A-;. A£££frfl



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LE MATIX -21 Dcembre 1328 Zt ?! !! f ** ' %  "" " %  " %  nu SmZ Wm 3* fa% $ 3t&ft& ii NOL Il y a dans la conscience du devoir accompli quelque chose de plein qui fait sentir que malgr tout, la vie est bonne! HERSOT STEJUH 1090 I •Jjhf Il huit se proccuper non £#, f'ijf.£§; seulement de la vrit dire. 7? £ft. 3 mais de l'humeur de celui J* 5 Aj. qui Ton veut la luire entendre, fcs* : J SANQUE & @ •Pi Royal Charter, dafed 20 th Sepferober 1839 f gourmettes des shakos et les coquilles de sabre. Toutes les cinq minutes, dans un vacar|DIC de portes qui battent et [retombent, des sous-olli iers kolraient, Jsuant, hurlant des hncr nom de Dieu et accaphnl de jours de boite le malHeureux homme de chambre Nui, ne sachant plus auquel | entendre, galopait comme un [illol, tla us les criaillcries continue!is de: Lhomme Jdechambre. l'eau! L'homme I* chambre,au cirage! L'homTe de chambre, au coup de liai Bref, midi, tout tait achef, et les cavaliers en veste Hcurie, les basanes claires tomme des glaces, altenTwent. debout au pied de leurs gA deux heures, le brida* TJ", en sentinelle sur le seuil •a pp, te, cria en lin: J—A vos rangs! Fixe! ; 11 se fit un silence prolond, oais que.d un seul mouvement, M les hommes se dcodaient. Le colonel parut, escorune ribambelle d'officiers amarrs de croix et de galons. U inspecta d'abord toute la Tue "un coup d'oeil, puis, apfemtnenl satisfait de la tenue Ws cavaliers, il s'approcha |ta Guillaumette. Il commen pr lui tirailler un un les Pions de sa reste bleue pour •pnvaincre de leur solidit, wa ensuite de visu que .* Won qu'il portait tait bien Menu a l'aide de bretelles, i*c lait, lui dit sur un ton Mal. [rEhbien, mou brave, vous ^•vous au rgiment ? Aveznnc rclamation m'aer? h Mon colonel, dit simpleJJ La Guillaumette, j'ai a ire que la soupe ne vaut '*oupe ne vaut rien s'exile colonel. "Non, mon colonel, rien du JT %  que du dchet, du suil l os. Le cuisinier e.st un eur. Voil tout ce que j'ai a I hommes, toujours immolœd Hxe, les bras tom% embluient n'avoir pas en^••1 vraiment, lit le color." 1 se tourna vers le iourH, * 11 Vous entendez, voil J"i Qui se plaint. La nour est pas bonne,parait-il? tourner changea de couFnasarda : Jlon colonel... W*£l b .' 1 cria ce'ui-et, nous "cette question tout-:\Uet u 11 vous > n,on K ar fD.U i pa """.••ment Puled, La Guillaumette), ,v *bicn fait de me pr(ce: 10 XDRES t II* • l> nu**) "Service rgulier entre tous le* ports de la Rpublique d Hati et l'Europe directement. mm Agences : JACMEL: AQUN: AUX CAVES JKMKMIK: MIRAGOANE: PETtT GOAVE : St MARC : GONAIVES: PORT de P.JX: CAP.rlAIIE\ ; DOOCARO & C DtJPR HfiPOLTTE E. COND LVVAUD frrea TOVAR & c D. BOMB CE MIOT Fi| s H. de LAIN A L J. PARAVISINI G. cl A. POUGET venir. A partir de demain, I %  soupe ara meilleuia ; vous pou ve/ y compter, c'est moi qui Voua le dis. Il tait remont de quelques pas, aitencteut, mordihuiil du bout de ses dents huiles le retour de ses longues moustaches couleur de loin. Brusquement, il excuta un quart de cercle cl ac planta devant FoCa. — Comme a, demanda t il (I une voix brve, lu soupe ne vaul rien, ici ? L'homme, boni,•vers, devint blanc comme un linge, et, l'œil lix sur le plancher, dune voix peine perceptible, rpondit : — Si, mon colonel. Le colonel tressauta. — Comment, si? Vais voil votre camarade oui prtend justement le contraire! Faee se tut. I e colonel reprit : — Voyons, ne vous trouble/ pas ; qu est-ce que vous pensez de la gamelle? — Elle est bonn ne!. — Vous If trouve/ bonne rellement? — Oui, mon colonel. — lion. El vous? Calai auquel s'adressail cal e question eut un moment d'hs • talion, puis balbutia: — Mais... elle esl... bonne. — Parlait. El voua l-bas h gros rouge ? le gros ronge, qui depuis longtemps couvoitail les .allons I avalier de premire classe. aiatcment. ie, mou colorpondit imun *E l'is, se lui ; 'a Guillauvous x Pou. foutes informations supplmen taires s'adresser : X DAALDER J r Agent Gnral Angle des Rues du Quai el de Fort-Per ct de la Panama Lime, Mais mou colonel, la soupe est excellente. J Le colonel, celte mais revenant vers mette. — Ah va! qu'est ce que me chantez, vous? — Mon colonel... — Quoi? Qu'est ce que c'est? \ ous rpliquez maintenant — Mais... .„~,\ >ule/ -Vous "'e loutre la paix! Nous tes une forte lle %  ) ec me |e vois; vous voulez lai', de la rousptance. Vous tombez bien, mou garon! Marchal UN AVIS Iartiste G... nMaa ,,, m J^emercie Ions ses aimables Clients du concours qu'il a trouv chez eu* pendant, l'anne 11*25. il souhait W Joie et le Bonheur qu'ils attendent depuis longtemps inge AtU-nlion i |„ peinture.'. ue *W 'ur apporte U %  ataMM fe^*^-^--



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LE MATIN—2l Dcembre 132G iv ; m m S m M P I 1 I I m Uaytian American SLGAR Slttng gency ^ La valeur d'un homme Comment mourut Le Corrge On vient de retrouver, cbes un antiquaire de I arme, un chl d'oeuvre du Corrge, va lue, dons et dj, dea somnies fabuleuses. A ce propos, il nous revient une anecdote d'aprs laquelle la mort du clbre peintre arait dur la manire dont lui fut pay son dernier tableau. pour 1 humilier, la somme qu'il avait fixe pour prix de sa toile lui fut verse en doublons, dont,, il reut aussi un lort grand nombre. Ft-ce avanee ou impossibilit de M irocurer une voiture? Touotira est-il que le peintre lit e trajet, qui spare la ville de panne de celle deCorrgio o naquit et habitait le peintre, a pied et portant (es 50 scudi > allous a sa demande pour son œuvre. Il marcha ainsi plus de 30 kilomtres, au milieu du jour, sous un soleil brlant. 11 arriva ehez lui aeeabl de fatigue, se plaignant de mille maux ; quelque temps de l, il tut atteint de pleursie dont il mourut en peu de jours. La population amricaine .. M. — %  asM • %  *• • as • fces originel D'aprs les dernires stntistiques amricaines, il y a aux Etats-Unis : 51.747.880 persond'origina anglaise ou nprd-ir landaise ; 5.063.68Q habitants d'origine irlandaise du Sud ; 33.261 originaire d'Auatraiie; ii.7M.de la Nouvelle-Zlande; 1S YVbXW peraonnea d'origina allemande ; 1.083.390 d'origina Irancalaa ; 1.316.093 d'origina autrichienne ; 3472.437 d'origina italienne ; 1.678.463 d'origina hollandaise ; 2.759.041 d'origina polonaise ; 1.260.695 d'origina norvgienne ; 2.434.660 d'ongl M russe; 1 million 867.532, donne sudoise. Angle des Rues Rpublicaine & Matajoux Port-au-Prince Tlphone SoulmiU / ses CIMiWS g NOL S La vie laborieuse n'a rien (pie de doux au cœur de. •£5 l'homme de bien qui s'y livre £ £3 en vue de remplir son devoir. Mj.j.uorssr.Ai' Sucre \()l el une Au con grs des infirmiers \ qui eut lieu Ottawa, le chef j (le l'A',soei:ition Amricaine des Chirurgiens, le docteur Allan (Irai g, dclara (pie si les lnienls c|iii composent! un corps humain ne valent| pas cent sons, la valeur d'un | homme au point de vue de sa nation reprsente 5000 dol-j lais. Simple calcul. La France a j perdu pendant la guerre 1.700J (100 hommes. Klle s'est donc! appauvrie de H milliards 500j millions de dollars. Les \ mericains nedevraieni ils pas en tenir compte dans! l'valuation de sa capacit daj paiement? Le tabac et les jennesflll'i A Atlantic-City, o hea* coup de jeunes filles iumenl un docteur autrichien ht uja conlrencedanslaqiieleilj* plora cette funeste habitua Le tabac, d t-il. tend cordes vocales et donne aj voix l mi ni ns un timbre FJ dur et plus vulgaire, analo| celui des hommes. La des jeunes filles doit lit Les demoiselles d'Allant* Citv tiendront ellescomp^ cet avertissement" m Pathologie. [J culin ai 1,1), clcur X.. dejeuneU les jouis aux Caves


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LEfrfATIN — 'M Dcembre'1920 m? DPURATIF du IOO D r MANCETi r "S"SSK ^^ • aooun produit -fa1 'La MAURESQUE* combat les Maladies de la Femme t.,.?' '""*•• "—:•> -•lu.nti (pulw.if. rnu.il. ttlour ulnl -~ •.ujuu,, M .„ „ u pruu „ mcni ,. ,,,,„ arrWVaal aSEssSEE r.l i.i il',"i r n ^" u "* 1 ',' lu ; %  "ff !" • •' " —lUfll. tfunl I, ,61, EgBT. Mi MU^Af 5 *San Qu'a* Muni N cnci ni i. DEFIIHATII nu pocTiui %  • %  orT —„ di un apparllkm. l, Mul .1,. D.HUI-III U>B.>OII ju.W tllrr. Voil %  qu'il M| km t,ut toui... IM ftiMMt tartral i •"•*' *•"""• GRAND* MIC, Pnu.ov^u, a„ M6WM. , p.*. tissus : Me... u En Tente PjMeB friwi P kl roueic W. BUCI •, f, "" J '" i a. .lu ? J. &£*"**•' >•" *"-ln* r tdrmt, I V C. FERCQQ. i ASNIRES (S-*) IM SaPa-WlSDOW-Hengg Us Seuls Peintures Inaltrables 'Ril! ?">.•* %  %  • %  .conynblement appliqu! recouvre 700 pieds carrsUe surface. Voici les importants difices o notre peinture a t employe Eglise du Sacr •• Cercle Bellevue au,) rince U Cœur, Turgeau-hjUae Sa.nl-Joseph, Port-au-Prince-Eglise de Port de Paix Koyal Hank of Unada -liduue. Nationale de la Rpublique d'Hati, Portii 1 % %  i! h %  KESl l U ??*r\ *&****" d la,U i l" ^ BaD 1 ue Nationale de a %  ttpublfqse d Ibuti' Petit-Gove -Banque Nationale de la Rpubliaue dlaiti Jrmie BZ: du a !:s a n de \ "r£r *"*•'r ? %  !. S5& 1 R:4V££ Bureau du Matin , Mue amricaine lOdio Corporation, Bue Feiou — Htel de France 'Rue du Qui Bar Terminus, Champ de MarsVilla -Marlineau, Turgeaa VU \lcid" l~ Marfineau, lusgeau Villa Lou Dj. au, BellevueVillaBn T Aueustf PtionalSwir V dm0D d Mangons, Peu de Cliose Villa Maurice Castera, l'eu de Chose £SSVilla MmeVeuve T. Auguste, Bois-\erna Villa Anloine Talamas, Peu de Chose Rodolphe Koney, l'eu de Chose -Villa Klcluer Anselme, Tuigeau Vuia Ed. Lespinasse, Bellevue — Villa Ben raubert, Belltvue Villa Mme. Veuve Barbancourt, Bellevue — — — — — — nvi -'— tv.wo Villa llermann Pasquier, Peu de Cliose — Ville Me A. Morel Bel] fVilla OswahPBrandt, rsidence Villa.Luc Thard,Bois VejDA— VillalLuc Th'ard Aftai lun Les meilleures constructions Architecte a Geo. Baussan — Les meilleures construci* .. 0 n Daniel Brun Les meilleures constructions architecte Lon Matbon aith,lee "> Pour'vos commander oulout autre renseignement, s'adresser 4 Geo. Jeansme Se Bue Frou, en lace de la Banque Nationale II Courroies de Trausmissions Qomme pour se § autres pictfiifj CiOd Te-T labrique ses eourroies d'aprs des mthodes spciales labores dans ses laboratoires. Les courroies ordinaires en cuir ipis av ^i r servi pendant un court espace de temps ^amincissent,se len aillent, et linalemerK, cdent. Ceci a pour rio* la Iriction laquelle ces courroies sont soumises ans qu'il soit possible de les lubiilier. Les Courroies Good Year,au coniraiiv, nt une substance graisseuse conteue dans leur construction, qui les ubrilie automatiquement, conservant lr*r ainsi leur soup'esse'jet^leur lasticit. 4 u *nd on se sert convenablement des courroies Good YMr, elles durent |"M longtemps et donnent, un* service surprenant, tes courroies de transmissions GOrf Year sont laites dans toutes les di e ns8ions etpour toutes sortes de travaux. Essayez les la prochaine lois. Courroies Good Year Boyaux en caoutchouc. S- The Wes NMU'PBIHCE adies Iradiug C GOMMES. CftPHirTJEI. Uo centenaire oubli \t Oii^a oubli de lUruu beau centenaire. Et lequel? Celui des... faux-cols. Cesi, en tlU'i. aurabut rie 1826 que la lemme /un force ron dans un petit liage d'An glelerre eut, pour In premire lois, l'ide,afin de rduire sis Irais de blanchissage, de (aire pour son mari des cols ne lenant pas la chemise. La nouvelle de l'invention parvint : 'i Londres et le cot pratique en trappe lin commerant de la Cit, nomm bbenezor Brown qui. peu de terni s aprs, ouvrait la premire I ou ioue spcialise pour la vente du taux-col. De la cuisine Igatftf Vatican — —i i n — /';/ jour le btoil,ily a une quarantaine (tannes, un ieune mtre // % 


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LE MATIN' — 2i Dcembre 1326 ms^^^^^^^ : ^ m{mm ^if'iM^Pli^ii^lP^^i^^^^^^^ m m m m P Capital : Or l| a. LeBossQ €o Agent Gnraux B n %  sm Ils Entrrent dans le village deCrouv. prs deSuissoiis, pur la gmmfraute, arms de lances, monts sur Uurs chevaux larli.res. La bandes* hxadevant una porte. Le premier cogna; peiHonna ne vint. Ils secourent d autres portes, l'n cho qui semblait retentir eu des chambres vides rpond t seul aux coups de leurs poings La village tait pttil et tris e. Eux marchaient toujours. Ils enlevaient leurs montures, bran(lissaient leurs lances cl grognaient de grands mois rudes! M lis ils nehtendaient .lucane )lud choc, voix, et les cours n avaicn d'oiseaux. Soudain, d'un ils s'arrtrent... Devant eux s'levait une maison Hanche, peinte la chaux, enveloppe de boutons et menue comme un nid. EU reposait au l'aube, sondaient les murs i aura mains immenses, et, soui les coups de soi! qui i au|iiaieii! ans leurs gorges, les lois ns (!c leurs barbes se hrissaient. — Moire boire Un les huit posa le poing sur la temme. Aucun pli de celte t ille de femme ne bougea,..: mais tomme deux soleils ses deux yeux se levrent sur l'hom me, incandescents, si pleins de lumineuses penses que son vi sage, ses seins uns, ses doigta, cl l'entant mme en resplendirent!.. Puis celle lumire l'effaa, les yeux redevinrent ternes. L'inconnue secoua sou cou. Partez, je n'ai rien. Sauvages, ils coutaient les m.ils tomber de ses lvres, et penchs si prs q le I surs souilles de brute lui Irisaient les cheveux, ils crirent en reprenant leurs lances : Boii e boire !! hoir.!!! Alors elle se leva cl disparut avec son eut.ml. Les Cosaques l'entendirent s'entoneer dans la terre, d un pas qui dcroissait, puis cropelons devant la croise, un mme rire empoigna IMail, en contemplation deva'il quelque image leve au I in. i!a:is la nuit, dans la solitude le coin d'un pr, sur un velours leurs barbes,les secoua de brusde pousses neuves, et la porte gus soufflets, et ils se lurent un en tait ouverte, nocturne, accueillante l'tranger... Vivement, d'un bond de bete, ils sautrent sur la route, et bride l'paule, poussrent trois iiouiH.ui! Leurs huit bonnets aux flammes rouges coururent dans le jardin, et en masse, par l'unique porte, ils entrrent.Celait l'heure du soir; les yeux distinguaient encore... La premire pice tait une salle manger vide. La deuxime tait mie cuisine vide. La troisime tait un cabinet vide. Etonns, ils montrent. La chambre qu'ils aperurent d'abord tait seulement pourvue d'un bois de lit et d'une chaise. Ls deuxime n'avait ni bois de lil ni chaise. Dans la troisime ils virent une femme. Celte leinnie tait au milieu dela chambra, assise sur un escabeau, et laisait tter un entant. Elle leva le Iront et dit, apercevant ces huit ttes qui la regardaient : — La COSAQUES !. Ce mot les dcida, et ils comprireHl qu'elle vivait, car dans et la bu lendit. a un, pour contempler la campagne... L'Empereur y tait pass; elle tait diserte. L'Empereur y tait veip avec ses Aigles, ses soldats, ses eanons, tenter une dernire lois le destin, accomplir jusqu'au bout l'œuvre d'pouvante que Dieu lui avait impose. Elle tait solitaire comme une veuve et n'allaitait plus qu une houle d'herbes de ses ruisseaux initaris. On sentait en elle tous les deuils de l'abominable Anne. L'invasion barbare l'avait meurtrie de ses coups de bottes, et elle ne riait pas, n'embaumai! et ne chantait plus. Voila du vin, dit une voix. C'tait la mre. Elle posa la cruche, et retourna dans son coin. Alors les Cosaques se rurent lous ensemble D'un coup de reins, le premier enleva le broc et le bascula vers sa tle, mais au moment o glissait le fil du vin, il regarda la femme, s'approcha d'elle, baissa la cruche son immoDiiue avec son teint &f le matin, bJalaid et vague, et la dsolation du logis, cette femme semblait une morte. Ils la considraient, langs. appuys sur leurs orgueilleuses lances, t'n air qui sentait la nuit glissait dans les chambres mes. Boire... dit-il. D'un geste, il lui montrait le vin. La Icinine comprit, alla chercher un verre, le plongea et le lira du broc tout ruisselant, Puis elle but, l'œil sur les huit homde la"maison et chantait... Tout cela tait si triste que la femme baisa son enlant. — Boire, dit une voix. D'autres Cosaques rptrent : — Boire boire La mre ne lit pa i un mouvement. Elle regard il leurs mchoires s'ouvrir, le.n s veux rouler Comme des boules. Avec douceur, elle saisit son petit, lui arracha des lvres la pointe de son sein gauche, le replaa dans ses genoux, et lui donna k s in droit. — Boire 1 dit un Cosaque en %  'approchant. Ils se mirent a parler tous la fois, et dans ce dsert leurs moindres mots r 10 n n i ianl comme des t.i nbnin S. Ils H\. Alors ils lancrent un hourrah uw hourrah si violent que de la cave au coq la demeure entire gmit. Le premier but, le deuxime but, e! pendant que le deuxime buvail, quelque chose qui pouvait bien tre une ide traversa la tte du troisime. Boire...fit-il vers la femme. Il dsignait l'enfant. La femme tendit le bras, saisit le verre qu'on lui donnait, son sein, p us, goutte ". i Ile lit hoir • I enlant de (orce, el le remit to il en pleurs contre sa poitrine. Les Cosaques suivaient sis mouvements, intresss comme une troupe d'ours par un papillon. Les p| miells de l.i niei e. loppaient la femm lutsds Axes, roulaient vers les huit loups, allaient d'un placard hommes sans les voir. Elle sem so i cieur, et immobile el in .ensi! le, raide, avail l'air d'un bloc habill. — Boire, demanda le troisime. Pendant qu'il buva t, d'une gorge claquante, le quatrime, les poings aux lianes, se prparai! son tour, et les aulres, masss comme des si.dues, le regardaient, avaler le vin de ce geste long el ravi qui cambre la taille les ivrognes et clt leurs yeux sous leurs bras briss. Le quatrime Cosaque but, le cinquime but, mais au moment le boire, le sixime qui se retournait impatient dcouvrit de l'on sur le cou de la diurne. Ho! fit-il. Un saul le buta contre elle. Il lui passa le doigt sous le men10 i. el bfusque arracha le petit col ier. i a femme ne bougea pas. 11 y avail Ull mdaillon au hou! de la chanette. Tous les cosaques revinrent. Adirs par l'or, ils le soupesaient dans leur paume. Celui qui avail vol ouvril le mdaillon d'un coup d'ongle, et un visage d'ollicier apparut. Hourrah...! hurlrent les huit hommes et. reconnaissant un soldat de l'Empereur, ils le mon lirent la leinnie. terribles. — Mon mari ....dit elle. Ils ne comprirent pas, demeurrent inquiets, le doigt tendu. Capitaine lit-elle encore, capitaine au 1er Grenadiers de la Garda. l'n des buveurs coula le mdaillon sous ses yeux el lui lan a quelques mots d'une voix trangle qui semblait un rle, d'une voix aigu connue le 1er le sa lance. — Mort, dit la Icir.inc. mort dans le bois enchant, aux Meulires batailles, Cliampau>crt. El elle chuchota singulirement : —... les Cosaques, Le sixime, une vaste brite BUS cheveux spars en paquets sur les deux laces ducranc laissa tomber la chaine d'or dans ses bottes, saisit la cruche, l'enleva d'un coup d'paule bienheureux et se mil boire. Il avalait s;,us loucher le col de terre, et la pomme de son gosier saulillail comme un crapaud mou. Une minute il ix-sla ainsi renvers, les yeux au plalond, puis touff, repassa le vin. El le septime qui tait le plus tort but d'un seul bran, le poing sur sa hanche. El pendant qu'il buvail, les cinq premiers La Compagnie Gillette n'assume la responsabilit du parfait loue Bonnement (le la vraie laineliillette que lorsqu'on s'en sert avec le vrai rasoir Gillette. A la maison et partout Servcz-vousjdu vrai GILLETTE et vous sourirez en vous rasant. Votre barbe sera parlajte.un agrable passetemps, que VOUS soyez In maison, dans votre cabinet de toilette, la campagne prs d'un Iras cours d'eau, la caserne ou en voyage. Ayez toujours avec Ull petit ncessaire Gillette chez vous ou au dehors, il vous servira toujours. Nous pouvez toujours vous procurer n'importe o les vraies lames GILLETTE superkeen dans tout le monde civilis. Demandez-les votre vendeur. 0 D "D Westclox Big Ben s'allongrent sur la terre, salislaits, saouls de plaisir, bonds comme des tonnes. Le septime buveur ayant Uni roula sa lan2lie dans sa barbe rude et s'accroupit. I a leinnie regardait ton jours sou entant... .Mois le dernier Cosaque s'approcha, courba la tte, observa le fond de la cruche, et reporta ses regards vers la leinme. Elle avail dcouvi ri ses seins tout a fait, l'homme las aperut... Llle tait belle ainsi, douce corn me un fruit de pleine saison, el ce qu'elle montrait de i h.m tait si blanc que Illumine lil un pas. la femme ayant de* in, la ie nappe de lunuci e lui des cendit des yeux, coula sur sa G RAND, joli et durable, pau. tcur 17,7 cuis. Connu dans tous Ks ]layi du monde par le %  ervice exact qu'il accomplit. C'est une pendule eieelenta et un rveil digne le confiance. Blg Ben vous appelle sans intefrupuoR DU avec dis intcnntteseca comme cous prfrez. Sa voix est assez forte pour vous et il sonne l'heure rveiller, prcit. Big Ben est lo chef de la famille Westclox d'excellents rveils et montres. Vous pouvez compter sur le fait que tout Westclox marque l'heure, exacte, sonne au moment voulu et dure bien des annes. Dis milliers d'acheteurs satisfaits affirment ceci. WESTERN Cl.ua; COMPANY, I.A SALLE, IU INOIS, i\. V. A. -10 i MOHR & LU'MN AGENTS EXCLUSIFS bouche, sur son cou. sur sa poi trine, claira l'enfant endormi. 1 l l'homme but, et il se coucha . I,e soir s'en tat all. Par les fentres ouvertes, la nuit maintenant se glissait, suis lune, sans toiles, paisse comme un triple manteau. a femme berait toujours son entant, et les nuit hini au mur comme des bai reaux dt prison. tfi&jiisWa: .Y^r^f?^^ ^^f^fSl'A• l Vautrs en tas. Us sauvages fie donnaient pour s'endormir. De buis huit ronfh ments a'exhalait nue espce de nuirmnif. quelquechanl de l'Oural embariass de vin, triste, triste... Kt aucun ne se rveilla Aucun, car une heure api. s. la femme, l'entant el les huit %  aquea taient morts, GEORGES DESPARBS, %  N ?*



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LE IfATW 21 Dcembre 192G ^^^^sm$^^ MSHT* %  Angle ftaes Roux & Courbe Port-au-Prince \ NO£L j Ceux qui jo,,t le bien param pou sont toujours mconm; un peu plus loi, un peu il tard, la fortune les trahit lits hommes sont inqrals. bENELON lu BouUdes... wte la vrit [Ily a des ens qui rptent %  Ile lois par jour: Je dis %  jours lu vent Ils apefll cela : tre franc. Ils ne pique brutaux. S il ne tant Encourager le mensonge, but, je trois bien, voiler la Bl d'un peu d indulgence, %  nier un silenee prudent Kjuil nous semble imposIde dire vrai sans blesser jio'au plus protond, la sen %  lil de ceux qui nous enBen t. pire poux, entre frres et nirs, enlre excellents amis, fce craint plus aujourd'hui bonslaler dis del.iuis, des Cesses, des manies et de se foncera la Qgure,8pQfl s'inJler de la blessure d'a(r-propie qui ne gurira i-li-e jamais... {Combien de lois n'ai-je pas pmdu un ami dire a l'autre, icours d'une conversation : p ne dit pas. je me rappelle Y Oubl la ni celui-l que Nigner, en ce cas la faute de wu'tin. c'est en commettre tplus grosse. Ifire la vrit ?... Si vous •zune personne qui s'hadune manire ridicule h"on Age ou pour sa lui— Jfi vous n'tes pas charg pnavertir, je pense, l'ourpne pas lui laisser des ilJM qui lui font plaisir, P que vous laisse/, s'PPtr tant d'occasions de des choses via ment foies? Pourquoi, cherf. mademoiselle, inquila nouvelle masie qui que son mari na que ^alits, en cherchant %  nier sa belle conliance ? Mais, on ne doit pas trop %  •ux hommes. Le votre f*tre comme les autres, 'lger, inconstant et men> (ceci, vous procdez pluP r supposition, et vous£t vous n'y croyiez rien. I ,,e parlez mme |)Iusau Ifc la vrit. F'z donc, censeurs, diI de vrit, une sourdine F* zele et lorsque vous •entes d'tre francs, def*z-vous ce que vous Plquon vous dise dans n e cas... Tlphone 628 r 5 Envoie > ses imables clients ses Souhaits de Bonne [y Faence el Porcelaine de Table si de Chambre %  Appareils Electriques cl Accessoires ET QUE EjLLE profite de cf le occasion pour %  lear rappeler qu'ils Irouveront toujours a leur disposition un STOCK important et vari: Articles mail ls \ei l:n toute circonstance, ne promettez jamais (//;<• <•< %  une vota comptez tenir, et ayez tou jours la volont absolu, %  de /< %  nir votre parole el de bien faire. Gnrai LIT. V V V V V # V V V v lagcnl ces vues, car elles s'alla chenl a garder, par ions les moyens, loua 1rs ui lifices les apparences de la jeunesse. En rel t, luge oit une lem mine esl la plus attrayante d pend d'elle-mme, de la nature de ses penses el de ses en liments.ipielle (|iie SU I l.i regU larjtde ses traits. L'gontme peut les durcir,la craut amiu cir ses lvres, l'envie, Iti mira valse humeur, I troilesse • 11m• %  s (jui eurent des heures de bonheur. C'est, sans doute, de celle beaut dont parle Zolaoga, celle qui se prolonge jusque dans la vieillesse, lorsque la se ruite remplace les inquitude! des heures plus tourmen tes. '' %e de la beaut Waoea, le grand peintre Ipol, est d'opinion. pic la "tdune femme s'amlioL le annes. Ce n'est %  rtanl la croyance coin • c; >il'on assimile ordiftl 7 L ';;> ci: don avec les fanants, la jolie cheve C! tU,|:, l pur de la VIlgli*<*• Kl les lemuics parsi est abondamment pourvu de Marchandises qu'elle vend aux meilleures eondilions possibles, Sur certains mme grand rabais l'occasion du nouvel an. Les Mots bistoriiues V : ——— & cintillemenls de l'eau tranquille sous les derniers rayons du soleil couchanl, le Dieu songcait.C'lail la lin d'un beau jour. Ijesgrsillem.-Dis harmonieux mou. taient des choses, ici dsherbes Iraiches ct.la-has. desjar dins d'oliviers. Le partani des dotte emplissait l'air et le pe til oiseau qui grenait sur la branche feuillue sa dernire noie dans 1 soir qui approchait, paraissait heureux, heu jeux devant l'incomparable beaut de ce crpuscule. Soudain une troupe liiinultueuse troubla le silence de la i dernire heure de eetlesplen d de journe, le chant de I oiseau, le rve ihi Dieu. Us s'approchrent, taient tcsyalileens qui tenaient une femme prisonnire et vocilraient des cris de Indne et de Dort : Matre nous voulons la lapider. viu'a-t-clle lui, ?di| jis(!s ?;a commis I adultre; ht M In de ^? Isc condamn d/ e m * .; du| ^ el ordonne P'der. Mai. la loi de m dtend de tuer. Que dex ""'Y u f Wre. Matre V ^J J w' croyaient avoir en " -it-Mis dan. tmdilemJ. S*" ordonnait de tuer lap J^T. i te soulevait ,,',„ tre laloideDieu,son Pre.Sil ffcKWQ^W'&WWQ'iii vvar;yy&v: £ 8 V -R'&f'tolt WESflw .-. "A'W



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LE MATIN 24 Dce m lire 1326 OH EVITE IN SOTGJI, l\ COKH ff Toutes les J^alac!ics J VOIES RESPIRATOIRES Q par i'tii:i'l"i dl s PASTILLES VALU A ANTISEPTIQUES M Jfo/s /e MMM tfsstmcri que si on emploie bien PASTILLES VALSA VRITABLES^ Los EXIGER dau tottol les Pliarmacies En BOITES portant lo nom YALDA > %  %  ^ %  pardonnait, il pcl cii c< ntre i:i loi df Mose. Matre matre Nous von Ions la lapid r : elle a commis l'adultre I Mali tandis que les juifs prolraienl ces cris de mort, Jsus, l.i llc lasse, un jonc la main, cnvail sur le sable. Kt lorsqu'il eul fini, ii ae leva et s'loigna lentement, te diri gant vers Gethsmane, loul mond, l-bas. Alors chacun baissa la tte, regarda en lui-mtHne.se frappa la poilrinc.Kt Ton renvoya. pardonnee, la lemme adultre. 9 M Le Vaisseau tourment aaa^ kl puis lu te repris soudain voyager, Maigri lu nuit obscure et les grands vents (Toragt, Le mue fyrannlque animant ton courage. Tu partis rsolu, sommes ns au milieu d'un IMMIple qui sembla, vouloir se coucher sur le flsnc ^ laissant s'accomplir je ne sattyquelle pro phtie criminelle. Une immense crise gtondc de liaut en bas, bouleversant les volonts qu'elle paralyae t el l'observateur inquiet en arrive craindre de nouvelles annotations doulonieusei. de noire lat si dplorable. La crise des consciences s'perouit, offrant s;i laideur e> sa large mchancet, ('.eux qui s'attardaient la conqute d'une ralit capricieuse finissent par se dcourager et ferment les veux pour ne plus voir l'universelle orgie en laquelle se dbattent les citoyens ivres. Les I) aux lans de la COB si ience sont touffs. Plus le s nohl a protestations clatant soudain.interrompant le ridicule bastringue des cceurs tars; plus de ces cris pleins d'loquence secouant eux qui s'oublient donsdes spectacles tranges. Les consciences sont devenues un jouet que des mauieurs adroits /ont voltiger, M gr de leurs A. kVlHKK Port-au-Prince Neuss, Besslein $ Ce Inc. 75-77 WORTH STREET New-York TS3. r \l%£)* rr^ssuS^ ES "S2E2^IS^S E2zsss2E>iljizs!S2& caprices, entre leu.s mains ha biles. Dsorients, elles ne savent plus o se trouve le vrai du faux et quand honteuses d'ellesmmes elles essayent un vigoureux effort, elles vont charges d'injustices et se trompent sur la vritable fixation des redoutables responsable es. Biles projette..1 leur ombre mauvaise sur les cceurs qui ont dsappris les voies d'amour et de pardon. La crise des cu'iirs, aussi pnible s'observe galement. Les tincellements rcoBtortants des COUTS sont teints par l'gosme naissant du conflit et du choc des intrts. El les cœurs ne savent plus aimer. C'est le moment d'appliquer le cruel mot : L'homme est un loup pour l'homme . Les charmants attendrissements qui mettent d'ineffables sourires aux coins de rayonnantes frimousses sont devenus inconnus; la joie de voir un des siens parvenir au but que longtemps il rva s'est change en haine; la noire el tnbreuse envie a remplac la belle el solide amiti qui conduisait jadis par les difficiles sentiers de la vie, les hommes s'eneouragtanl les uns les autres; la haine dborde dos cœurs et de mauvais regards accompagnent ceux que le hasard a peut-tre favoriss. La crise des cœurs s renvers tout es qui faisait la gres de notre pauvre socit. Dans toutes les professions et dans tous les emplois, quelque modestes, soient-ils, c'est l'envie qui guette le c imp i mon plus heureux. Les rates pleurent leur impuissance et ne savent plus se cona der. Toutes sortes de crises se voient, se devinent et s'observent l'heure actuelle. L'une est la consquence de l'autre et il en nat tous les jours. Scrupuleusement, nous les annotons, nous les pauvres bndictins de rentrants! pour qui on n'a jamais assez de haines et assez d'outrages. Observateurs attrists par Us laideurs contemporaines, nous allons firement la recherche de'grandes vrits. nc daigneas de toutes les pilepsirs qui nous entourent, de toutes les fanges et de toutes ces crises dans lesquelles se noient les consciences et les cu-iirs. nous crions perdment : l )e ailes Des ailes CLKMIM M.U.LOIKL.



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LE MATIN— Il Dcsmtm 1.12T. IRE STONE TIRE&RUBBERGoAKR0N0HI0 eFirestot Pneus Tubes Accessoires PNEUS et TUBES sont IM meilleurs. Achetez celte qua it de Pneus ft voui aurez toute garantie pour voire argent. Malfr li finisse considrable sur les caoutchoucs, les pris de FlltKSTON retient toujours raisonnables. Toujours en Stock chez I agent outtlgn toutes les dimensions courantes, ou chez Mes.irurs Jean Ivician; & Co, Ctp-lhitien. F. Maurasse, Port-de Paix et chez Monsieur Jean D. Lonard, lux Civet. L. Prcclzmaiiii-Aggcrholin Agent Gnral pour Haiti Port-au.Prince et ses Environ* mm repos S'is Jamais encore connue par ce mutin lointain, je n avais aillant prouv le besoin de nie diriger vers des rgions loignes, favorables aux songeries calmes I Misantes. soler temporairement du thtre des activits sociales quotidiennes, puis b'ignortr vivre au contact d'une nature propice aux impressions agrs les: tel est le dsir auquel j'avais obi par ce matin qui luit combien dj dans mon souvenir. Il y aura bientCt un quart d'heure depuis que je dambule a travers la Grand'Ruc, la grande ai tel S qui conduit diicclement la (iare du Nord. Dans quelques instants, j'aurai pris le train qui, ds (i boires, quitte destination de la Plaine du Culde-Sac. Cependant, comme il n'a pas encore commenc ses manœuvres, j'ai voulu gravir, l'endroit o la voie bilurque, pi esqu' proximit du terminus, la monte qui conduit au BelAir, afin de me repatre une nouvelle lois la vue du panorama de la ville. Kn effet, me voil au haut du monticule d'o l'on domine Port-au-Prince au milieu de ses difices parmi lesquels se dtache la itre architecture de la Basilique Notre-Dame, sous les portiques de laquelle il m'a t si souvent agrable de voir se courber, certains jours, les gnutlchissemenls des fidles, et d'entendre monter sous ses votes, ces paroles si touchantes : — Tour d'Ivoire, Arche d'Alliance, Maison d'Or, Ktoile du Matin, Rose Mystique, etc. Je voudrais m'arrter contempler plus longtemps le spectacle de la Capitale dont je dois m'absenter; mais la locomotive vient de lancer son premier appel, et, celle-ci devant s'branler au second, force m est de gagner vite la gare o ceux des passagers qui n'avaient pu affronter Ta cohue qui se bouscule ordinairement l'entre du guichet, s'empressent de rclamer leurs caries. La machine va partir maintenant, car les manœuvres sont termines. Lentement, elle se met en mouvement sous la pression de la vapeur qui augmente. L'aspect de la ville, si si perdu peu peu nos yeux, emport par la distance que recule sans cesse la marche de l'express. La haie de l'oit auPrince, elle-mme, dont les eaux amoureusement bleues, arrosent le sable lin de nos grves et baignent les iuvolucres de Luis jolis coquillages, apparat, puis, disparai I nos regards. Alors des impulsions nouvelles s'emparent de mon esprit, qui le dlassent agrablement de la vision suranne des horizons habituels. Mon attention se porte sur la route blanche de pous sire, dont le large rouleau se dveloppe inlassablement,imprim du sillon de lourdes charrettes, dans lequel s'insre en marchant le pas des pitons. Des sensations de campagne s'avivent eu mon tre, et la griserie s'-jecentue, mesure que nous pntrons au cœur de la vaste et fertile plaine que le chemin de 1er relie d'un bout l'autre. Voici Chateauhlond qui atteste avec Vaudreuil que l'effort hatien en vue d'implanter l'industrie suenre dans le pays, a prcd celui de la Sugar. Voici l'abarre, Croix-des-Bouquels, la Savanne Blonde; voici l'ontBeudet, le march rural bien connu, o tout un peuple de gros et menu btail abonde cha* que semaine, pour tre abattu quelques jours plus tard. Voici La Serre, Vaudreuil, Coustard, aux vastes tendues riches en bois brler, Coustard o je m'arrterai dfinitivement, vu compagnie d'au ami qui nie servira de cicrone. Nous avons parcouru une assez importante distance. Notre marche se poursuit travers un rseau de chemins troits, o l'on risque de s'garer chaque instant. De l'humanit vivant dans les endroits environnants, ie ne puis personnellement rien (lire, puisque je n'ai rencontr jusque-l qu'une femme portant mme la tte, une calebasse dont l'eau s'chappe goutte goutte sur son ample caraco retrouss mijambes par une liane enroule TEINDELYS sa taille. Nonobstant, ce que je sais, c'est que Beaug est non loin, car bientt il nous aura offert ses longues cannes aux liqueurs rafrachissantes, ainsi que ses Iruits si recherchs, cause de leur saveur particulire. Encore lin OU deux kilomtres. Mais Beaug, est-ce un bourg, une bourgade, quoi '.'... C'est un charmant village situ proximit de la commune de (ianthier oui le domine dans le lointain, du haut de son calvaire que visita tant de l'ois mon dilettantisme passionn. l'ne population des plus sympathiques y vil; une population compose d'lments aux habitudes peu Similaires aux ntres, il est vrai; toutefois, toujours prle tmoigner sa bienveillante courtoisie chacun. Bien, en eflet, de celte fantasmagorie, rien de ce faux clinquant des villes esc'aves de la faade qui ment et qui trompe. Bien de ces (aux bonshommes que l'on rencontre ici, chaque pas sur sa route, occups toujours vous faire part de leur .. amiti, mais qui prennent re doulableineiil ombrage, lis qu'on cite votre nom, ou qui n'adorent rien tant que de se tapir dans l'ombre, afin de vous dbiner. Non, rien de tout cela. En revanche quelle sincrit. quelle simplicit de manires. qui ajoutent la joie de votre sjour Aussi, )c ne sais rien de plus agrable, quand le soir srra venu -oh! l'heure charm inte! et que Us teintes changeantes du crpuscule, auront dessin I horizon quelques-uns de ces pastels qu'adorerait volontiers l'art lgant et nuirivaudeux d'un Daniocls Vieux, je ne sais, dis-je, rien de plus agrable, que de penser aux idylles que l'loignemenl rend eiicoie plus chres notre cour. Des attraits divers entraineiil vers les maisonnettes de Beaug. Les chaumes de leurs toits s'agitent dans une plainte sans fin, et cette musique vague charme les sens. Quel besoin de m'absorber dans leur contemplation m'avait dirig vers elles V — je l'ai dj dit. Je ne sais, toutefois, si j'prouverai nouveau le dsir de revoir ce charmant village silu quelques lieues de l'ort-aul 'rinie. .le ne sais si, dans l'assoupissement deses nuits claires le lune, troubles parfois < Meq E nvoient leur nom** breux amis en HATI leurs souhaits de bonnes fles, el les remercient sincre, neiil le leur pifronatje durant l'anne 1926 L. PREtTZMftNN-GGERHOLM Agent Gnral pour Haiti



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I.KAIATIN 21 DMBibrt Ht u 1 3 *3 fi fi • X .... fi i •M ta fi § 3 fi fi Dont la Rputation commerciale n'est plus faire, dans le but dlre utile et agrable sa bienveillante accorde, l'occasion des Ftes de Nol et du Jour clientle, lui de l'An Sur les articles suivants qui sont de toute fracheur el de loulc beaut m^iBMWiM^^Mmm&m Le Beaut du \joumalime DCS ET NUANCES Un monsieur s'adressait la rdaction d'un journal amricain, ayant une rclamation v faire. Introduit prs du Directeur du journal. — Monsieur, lui dit-il, j'apprends par votre respectable journal que je viens de mourir. — Si c'est mon journal qui l'annonce, rpond le directeur Imperturbable, le leii eal vrai. — Mais je vous pflirme (punon, puisque n:e voil devant Lingerie 6 barres et carreaux; Tricotine de soie; Crpon franais ;'i barres et carreaux ; Diagonal noir suprieur ; Serge bleu anglais suprieur; Palmbeacn anglais de toutes beauts ; Alpaga noir suprieur;Satin de Chine pouf tailleurs; Kaki blanc suprieur; Kaki faune anglais suprieur ;Tussur japonais pour chemises hor. ns; lleps de soie barres couleur pour chemises hommes el robes nouveauts; Batkiste Uns pour chemises; Pascale Qnt pour lingerie; Calicol percale peur lin rie; Zphyr anglais pour chemises; Orqaodi SOUM uni et couleurs; Sas joui : Lfhibre blanc; Popeline unie blanche, crme, noire; Soie lavable; Ratine coupleur el blanche; Driil sport; Drill lussor merceris; Ikis pure soie; Chaussette 80 e unie ; Chaussettes lil d'Ecosse fan taisie; Indienne franaise extra suprieur; Tte (fin lien ; Voile couleurs bures: Basdenlelles; Bas soie brode; lias lil brode 1 : Tulle pour voile de premire Communion ; Couvertures blancheet couleur suprieures ; Gabardine blanche; Bandes brodes: Madera pour chemises et jupes; Voile (le soie blanche barres; Voile couleur uni; Chemisettes suprieures; Brabanl non anglais; Imitation de toile crue; Nappes couleur: Serviettes de toilette blanches el couleur, Ta pis cir blancs suprieurs pour tables; Molletons blancs el couleur suprieurs; Peignes franais; Lainage couleur anglais suprieur pour jupes, Madrs barres de soie pour chemises hommes, dernire nouveaut: Satinette foulard pour robes, nouveaux dessins; Damass anglais pour matelas, double largeur; Crpon carreaux de soie; Crpe marocain blanc ; Soieries Rajah franais ; Soieries Berceuse; Percale raye pour chemises et robes, d r il i e i e nonvea : l ; Soieries Jacquard ; Radieuxchillon ; Voile ratine blanc et couleur; Voile brod franais; %  rpe .ouvre; flanelle blanche pour pantalon ; Chemises franaises blanches mille plis; Toile lil pour draps; Soieries de Lyon chic parisien; Cravates dernire mode; toile soie franaise pour jupes; Crpon franais de soie barres pour robes. P vous bien en vie. Aussi j'attends de votre journal une rtractation. — Impossible, monsieur. N o u s ne corrigeons jamais une ligne qui a paru dans notre journal. — Cependant. — Cependant, comme jentj puis pas vous demander i vous suicider pour prouver que notre information n'tait pas errone, pour arranger les choses et vous montrer que je n'y mets pas de mauvaise volont, je vous ferai paratre demain sur la liste des...naissances. ija £f La liaison SIL\II \ place ei q | invite tous < ?ux qui veulent se rendre et n pie personnellement d' celte Hasse vlab'e visiter ses Magasins sis Rue Courbe iY 1713 Phoite 296 o ih seront convaincus des grands avantages offerts aux clients ru illeurs pourfaire vos emplellesdeI\01JL etitu JOIRdelA Venez fiiez II. Silvcra



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.:ms> "? ^ %  a*TWHEB9ŒW,: LE MATIN21 Dcembre IMQ • • E * %  .1RMIMIOM r.RNTRAI.R s y lilill 1 lICluU ^ fr devoirs. ,? Les places leves sont corn r Vj. me ks cimes des montagnes : g, •P$ lcsaigksl les reptiles seuls W 1 ixuvent v atteindre. g NAPOLON 1er vil [i n'est pus si ais que vous £?** croyez peut-tre de reven£*$• touer des droits, car, c'est S --, ri j a & mme revendiquer des g Fonde en 921 et pourvue aune mnaUalon -A, v •1rs. *£} f. — >,% NAPOLON ici ; ,/..• LACOHDAIRE moderne en 1024. 1 t S RUE, DU PEUPLE g W^W&W*& BORHEY St IEM^, Propritaire. ocl Nol Nol c'est le uni d'allgresse qu : chaque |ne, u la mme date, sort de les cœurs et monte vers les jtox en volutes harmonieuses, or rappeler au monde la vende lEnlanl-Dieu. Peux mille ans se sont couls puis, laissant derrire eux, a sure qu'ils s'en sont alls, la iinc des vieilles croyances rlaquelle est venue se super%  er couche par couche, I entante des philosophies nouitlles o persiste et s'ternise la drinc d'amour ciui prit naisice avec Jsus dans la crche Nazareth. Chaque aime, l'univers entier fcl genoux pour commmorer ht anniversaire divine) chanter Il gloire du Ucdcnipteur, au lieu de l'eflluve parfum des M dfunts. Dans les rues le peuple en se 'tonne avec frnsie le l u Adam et fait vibrer la t cleste de sa voix puisse et sonore. Au fond du lirSnent les toiles, joyeusement, pfticfpt'.vl la fte^ et comme mvria"3w l'jtg"^ uni cl^.. ent (f;ins le lointain' elles profitent sur la terre, travers la frache et limpide, leurs |nyons rutilants et fugaces. Dans les glises, le carillon Itppelle les fidles Ils se presJtttdans les nefs illumines// Wnio, Mais voici l'heure divine h marqua la venue au monde p l'homme Dieu; et parmi les pet la magnificence enlumine |1B ornements sacerdotaux, hivers la fume odorante de jfwcens et la tonilruance r Et la prire de bb est un u plus longue 11 y ajoute ses mandes. N avait-il pas droit IHre rcompens, puisqu'il a t [ %  ge, oui hieu sage. En effet, le petit Jsus, l'heuI 1 venue, porte au pied de sa IPttite couche, des jouets, beaujtoupde jouets, quil place avec jj'complicit .te la maman, prs J* ses chaussures. La besogne |*rmine, le petit Jsus disparat %  la inaman regagne, heureu*• le lit conjugal, en disant : wninie bb va sauter de joie famd il se rveillera; il laut si N pour faire le bonheur des I tosses. Ali oui, approuve tkuis un Wjlleinent, le papa dont les *V V sont lourds do lommeil. ''lis, aprs un silence, comme fepa retournait sa tte sur l'qfeiller pour dormir ; mchan', fepiitelle d'un air de reproche. i*< mon petit Nol moi, l'ou i*ies-t u ? ABU. THEARD. Fr Celte Boulangerie donne pleiue satisfaction ses Clients, aussi, dan les familles dans les boutiques dans les seclioir, rurales de la Commune.| Les pains et les biscuits de cet Etablissement sonl toujours demands Ce qui contribue assurer le succs de celte Boulangerie, c'est l'amabilit de sou propritaire qui accueille les acheteurs avec courtoisie y ce sontaussi les soins spciaux apports la fabrication des pains et biscuits par des ouvriers de mrite. 1 l'occasion des ftes de fin d'anne, HT Borney St Fleur adresse ses souhaits les meilleur., sa Clientle et promet de donner les mmes soins h ses marchandises afin de toujours mriter la confiance du publir. |&&B68ftl h Malin Pk f vieux te fi '& \(fcj U pleut I La blanche aurore, t '.^, 7SB ce malin, s'lire, puesscuseI 1 A L* ment Irileusc encore du froid de la nuit. I es arbres se tordent et gmissent; leur musique bizarre voque quelque orchestre fantastique dont l Vent, maestro invisible, serait le chef. L.'s roses de l'alle semblent se dbattre contre le souille S-.J imptueux et ardent de I auW lan cemme se dfendent d'innocentes jouvencelles en proie au satyre entre les liras de (jiii, lasses, elles dtaillent. .. Il pleut Il pleut encore! L bus on devine plutt qu'on ni" '.'-'* voit le panorama de la ville (|iii repose au bord des Ilots houleux aux grondements sourds prcurseurs d'un nouveau dluge. Il pleut! Il pleut toujours! mais avec plus de violence, Le vent hurle comme l'cho d'une grande voix terrorisant les Feuilles et les branches qui Ireuibiotlenl. Dans la demeure bien close, la lamille assemble autoi r de la vieille lampe de cuivie dont lesdoux reflets ont gay de nom breusesgenerations.se livre ,i ..•.,.,..,, i.„ ;om ,| s; | lS vieux, ont retrouve leur b •• •. d'autrefois et rie sont pas les moins empresss. Souvent l'aeule,oubliant ses souffrances passes, sou lier an lusill sous ses yeux pa.des balles hatiennes, ranime quel ques souvenirs de nos luttis fratricides, li lu si el dans noire tragdie la noie ga i e trouvant sa place, les rire %  l'grennenl et vont se perdis au dehors. Le vent ce moment I. il raye. Les rires redoublent ; puis, aprs avoir parcouru toutes les gammes de l'harmonie, l'orchestre sauvage qui tout A l'heure explosait avec passion a mis des sourdines i ses basses. Les instruments berceurs et doux dominent : c'est une mlodie! La terre est jonche de feuilles de bois morts et de nids. Sur un arbre i\o couple de tourterelles roucoulent, tandis que la symphonie du vent rpond BU Inlle vlbianl et vainqueur d'un rossignol. On ouvre les portes, 'l'onle h maisonne,avide de lumire, se prcipite sur les galeries i i Ifonrrtth! Voici le soleil . Les n nages dans le ciel prennent une course chevele: on dirait des lgions vain £$ eues lavant dans le dsordre '.^, de quelque ifiarsale, devant r * un ennemi qui sme l'pou%  •'* %  vante. L'arc en-ciel respleiidit iC* de ses sc|.t couleurs. Lcfsoleil i".> parait dans une gloire "neuve •• tandis ( pie la ville, m loin, lait rver de quelque lerie ei Irevue a travers t mirage tl'uix conte oriental. Egl ie les bois. Septembre 1918. l'un,. DS'STOUOHES & te i h & mte te te & %  te P te t. rimmww^ ^^^^^^^-n %



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LE MATIN— 24 Dcembre 192G • w Reprsentants de Manufactures Port-au-Prince, m PO. Box 180 Tlphone 271 — % %  A l'occ iision de l'An nouveau souhaitent leurs clients Bonheur cl Prosprit et leur rappellent qu'ils ont toujours leur disposition rin choi: va,*i et frquemment renouvelle d'Echantillons de tous articles Adressez-vous nom et vous n'aura que l'embarras du choix ^ Ma h ^ ^^ ** '^M^^WM^ JSULIA II SON SERMENT. & De sa naissance jusque ven l'agi le dix huit ans, Jsulia av;iit toujours vcu dans la plus parfaite obscurit. Mprise par les les bienfaisantes, seule l'syeb, la compatissante, avait d pos sur ses joues quelques baisers et CM baisers s'y taient incrusts; ce lurent des grains de beauts Or, malgr les pripties qu'elle avait cou • nues, malgr les dboires qu'elle I gots, depuis le jour o une main criminelle avait cueilli la fleur de son amour, louait vu rurillr unr piqucrdlf ()ur l'on rllruillr rnsuilt a uni, malgr tout cela, elle a conserv, intacte sa beaut. Cependant, comme prime, sa chevelure tondue a t dote de quelques Mets d'argent. Elle ne Irual que la trente troisime D'un visage Irais, sans ride et des filets d'argent dont sa chevelure est orne l'ont rendue bien plus belle. Batce pourquoi, sans doute, les papillons voltigent encore autour >*iti4^%&S*&**ft NOL g* Lis coups d'pingle tont.cn(fi. l'epin tic femmes, des blessuresplus prolondes cl plus Inrariisa-C*i bls (pic n'en font entre honi£2 nus lescoupsd'pe. "M Ji ils SANDBAC 9M *ttt s* de cette lampe lumire scintillante... Mais elle avait jur... Il est des rsolutions extrmes aprs lesquelles il n'est plus de retour et qui dcident de toute une vie. Telles oui t celles prises par .lsulia... Lu eftet, elfe avait jur de ne plus se laisser griser sous le coup des compli.n .misdes uns et des promesses fallacieuses des autres, car, L"s imj's >| i ut ni'iirii'i iv r.i'ir* Piiilc il seuls arrarh El 1rs jeil ont MI s m MSlIiet Suis qu• leur mur M dit Itatai. Elis avait jur et ce serment tait solennel. Elle avait jur en prenant .binon pour tmoin, et ce serinent sera respect... Kl, depuis lors, elle resta sourde aux avances Faites par le nombre des conqurants, qui disputaient la laveur de convoler en premier, car, iei, A Port-auPrince, elle tait inconnue, seul un voleur de COMir lui avait tout ravi D gote elle partit pour Cuba o elle a pass quelqm s annes et. il n'y a que trois ans depuis qu'elle est revenue... Revenue, avec un srieux indomptable, qu'aucun amateur jusqu'ici n'a pu l'aire tomber.... El serinent de femmes, prtendaiton, serinent d'ivrognes... • Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Guide par ce viel adage, Jsulia, qui, lois de son sjour Cuba,avait observ qoe presque toutes les i ubaines qui se livraient au mme commerce qu'elle, savaient lire ci crire eut vendu souhait sonder ce' %  ' II : l, l i anus > : %  s***:, %  )*' igr*1c cuire toutes : celle tl'inluser dans le cerveau des nus et (les autres, l'aliment ncessaire : l'Instruction. Jsulia lit savoir s:m nouvel ami combien grand, chez elle, tait le dsir d'apprendre A lire.Kt l-dessus,un march lut conclu entre eux. Jsulia qui, jusqu'ici avait un amour passionn du travail -le travail qui Seul ennoblit le caractre — vint ajouter cet amour une passion : celle du livre... A quelques [ours de l. Molin, -c'tait le nom du-professeur l'ut frapp de l'ouverture d'esprit el de la vive intelligence de son grau lve. Il lui apprit lire et crire. Voil .lsulia j lire couramment, voil Jsulia gril'ionncr son nom: Maris Jsulia Joseph. Ali ces trois noms... Chose trange, Jsulia tait de beaucoup transforme comme oh l'est naturellement quand on vient de l'aire dans la vie un pis dcisi!. El puis quand on se rappelle la naissance de Celui qui vint au moude pour sauver les hommes, Sa Passion, Sa Insurrection, enfin Son Ascension et (pieu aucun moment de Ions ces stades. Il ne dviait, on ne peul ne pas croire sincre le serinent jet au vent par Jsulia, misque dans son nom il v a JESUS... S Des mois s'coulrent, I harmonie la plus complte rgnait enti e les deux cœurs : prcepteur el lve... La courtoisie la plus stricte tait l'htesse du professeur. La soumission la plus tendre lisait domicile chez l'lve. I.: s choses allrent si bien que par moment ils se cn>\ frre i I BOSUT. Molin chai qui la misera, a quelques] moide cela, frappa dur, commenait avoir fair jovial, puisque cluv, sou l< djeunait, dnait, soupait... Fidle I'. nenl qu'elle avait pris vis-A via d'elle-m uii" i-'ce m mvaisc e U*jMy Uns 1**1 nll pas M le Mo!i.i. Les quelques gonfles ,l t vin qu'il table de son lve, un ce vieux c.eur de cinqu a de ans une ardeur trs vive et l'uni.un* y battait des ailaju L'u soir, aprs le repas habituel, Molin lit prsentir i Ji-sulia ses sanlimenls. Celle-ci cogfla silencieusement, sans faillir, les paroles mielleuses de celui l. Les lvres entrouvertes de Jsulia sur un sourire radieux n'articulaient pas un inal, mais son regard tineelant a travers des larmes, c linme Ull rayon de soleil sur Un lac, rpondait as.e/. pour elle. D'ailleurs il lui l'ut impossible de prononcer un mot, sa voix s'tranglait dans sa gorge, ii lui semblait qu'on venait de lui percer le cœur avec un 1er rouge. Elle prtexta un commenaeinent (le migraine et se retira dans sa chambre. Elle alla se placer devant u.i miroir |l s'y regarda. Elle tait livide. Ses yeux, comme largis, avaient une expression de' terreur. Elle passa violemment sa main sur son Iront, puis elle dit tout haut, dune voix trange : Non, je ne veux pas Elle avait jur et .binon en tait Tmoin Impassible, assis dans le salon. Molin attendait le retour de son lve... de sa chrie blesse, pensa t-il.de la flche empoisonne lance bout portant. Elle rapparat bien plus forte. Mais. Molin y tient bon. En prsence da la tnacit de Molin. tant de choses pourraient survenir, la ni do choses qui seraient de nature faire reculer Jsulia A la rendre parjure et si elle reculait, si elle parjurait, ce srail une dchance... Elle prit donc la rsolution le congdier M dm. prtextant que maintenant die a reu jusle la dose a instruction qu'il lui fallait Malgr les rticences de Molin elle y resta sourde. Voil Molin 'l"> Partit la rage dans le CCBUr en maudissant A tout jamais ce mauvais quart d'heure, puis |ue toutes %  -ci comme ses especj •ennijrila de par Entre temps, deux Missionnaires catholiques tirent apparition Port-au-Prince. C'tsient les H. P. M... el L... Des serinons furent organise par ces redresseurs d' mes. Chaque matin, chaqlie soir l'Eglise ne itsemidissajt de monde. Les individus de toutes "conditions s'y donnaient rendez-vous.— Dans celte atmosphre humaine, Jsulia occupait toujours le premier ran^. L?s sujets traits par les prujbateurs furent trs durs. Des vrits toutes nues claqurent aux oreilles de l'auditoire. Jsulia couta religieusement toutes ces paroles dures de vrits.lesquelles taient venues corroborer ses sentiments. Vi\ soir, c'tait Saint-Joseph, l'glise tait illumine giorno Un silence de cimetire se faisait sous les votes sacres de ce saint lieu. Pas une impatience. A l'unisson tout le monde priait et par moments, des frissons de joie s'infiltrrent travers ce bouquet humain. Et ce soir l, le prtre parlait de la ncessit du mariage dans la socit. Tansdis qu'il jetait ces mots : L œuvre de chair ne dsireras {m'en mariage seulement. Jsulia eut pour toute satisfaction un II.VN ! 1... trs prolong. Ht c'tait la tin du sermon. Aprs les lites habituels, un un les 1926 % ire du mal de soi est le seul moyen de parler de soimme sans ennuyer les autres. CH\MFORT •&SW&



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LE MATIN —'24 Dcembre |192G • • l'on SECIffiDORFF, IMNDEL & Co. Successeurs de la WISATCO Hambourg Jacnel Santo-Domiiifi Port-au-Prince, Rue des IVoutsFor&s Tlphone 393 Si — Seigneur, lit-il, re petit peuple dont vous venez de nous parler mrite, mon avis, le plus svre chtiment— Heurtri pal les lert, courb dans l'ignominie el sous la verge d'eu 1res lu.mines venus l'un autre point de la Teric, vous nve/ daign, un jour, prter l'oreille ses lamentations et mettre un tenue A ses souillantes. Vous lui avez envoy un librale u r, Mail, depuis lors, bravant volic colre el mconnaissant votre misricorde, il a avidement bu la source du mal, versant jusqu' la lie le calice du vice, se rendant, chaque jour, coupable du plus punissable des ci unes: le Iratricidr, le crime de CaTu — La grandeur de ses fautes n'a d'gale que la grandeur de votre pardon— Vous ave/ loul tent pour ramener dans la paix et l'union celle b i I b i s gare; mais, comme le cliien l3> le suffrage universel sans l'ii*j traction, les gnraux et le m. litarisme, les emprunts l'tranfl ger, la 1. C. S., la cupidit tleJ citoyens, les tous, les mendiants! l'alcoolisme, les prostitues, l'tu j lomobile, l'inimigralion. • Dites-moi, quel cliatim.>nt| Irouverions-nous encore p*url punir celle nation?— N'avo. nous pas puis contre elle la | boite du vieux Pandore?— Pcar j lui.Je demande grce, piti, nisricorde J'entends d'ici son cri | lamentable monter vers nous, e mme que poussa noire DUM sur sa croix : • Mon pre, pour. quoi m'vez-vous abandonn il Ce douloureux souvenir de la ] Passion rappel par Saint Louis] impressionna vivement tous lis] Aptres prsents, leur motion tait visible. St. Pierre baissa ses paupires humides, les deuxsil-j Ions du repentir creuss sur ses 1 joues par les larmes se firent [ plus proluids, et Saint Thomas Irmissnnl porta a ses lvres le | bout de son index o tait en-1 cors la tache de sang de la Plaie j laquelle il avait touch. — • Au lieu d'un chtiment, | ajouta St. Louis, luisons denc I comme le bon pusleur qui raj mne doucement ses .'brebis El bercail el ne les bat pas. U[ malheureuse petite Hati s'est gare l'obscur carrelour s'entrecroisent les sentiers do] i*t K m ..jurde lche de l'aire ..gner la paix dans le Paradis, les ombres hatiennes me procurent plus de tracas que Unis les autres habitants de voire Royaume cleste, Elles n'entendent se plier aucun rglement, elles n'acceptent aucune discipline, protestent contre loutei dcisions. A loul propos, elles se chamaillent entre elles, se reprochent mutuellement leur ton duitc sur la Terre, se renvoient les pires injures, s'accusent jusqu'ici les unes les ailles des malheurs tle leur patrie. Il y a plus, dernirement Si Pierre (remit d'motion en surprenant dans les mains d'un lu un journal crit par les ftnies haitiennes, l'appelant l.a Libre Parole et critiquant toutes nos mesure clestes, l'n JOUI nalaii l'aradis?Depuis vingt sicles avons-nous jamais vu pareille chose? J'en tremble encore. En ce moment au dehors se fit un grand bruit. St. Uabriel alla s'informer tle ce qui en tait cause et revint bientt dire que c'tait une me haitienne tpii venait d'arriver au Ciel et qui rclamait a grands cris qu'on l'introduisit immdiatement auprs tle l'Eternel. Elle s'emporte il contre le chrubin Veillant la porte du Paradis Si qui l'avait prie d'attendre, disant qu'elle avait, sur Terre, occup les plus hautes tondions et qu'elle n'admettait point qu'on Ht attcndie un •£•? NOL S & lA-mpiic tle la lemme est £\<. un empire de doiiceur.il'adres*2" il et de complaisante ; ses or\^ dits sont des caresses, ses ^Q* maux sont des pleure. jJ.J. UOLSSEAi *& mmmmm Tlphone 397 Soupers de choir TTntPl ^ e P re m er or ^ re magnifique vue sur la mer ryara^ > pour automobiles, douJJ-Uuul c | ieH d'eau Iroide, piano automatique I* l 'lectricit, banquets sur commande, dners et djeiners 1.50 et 2 dollars A ccepte les pensionnaires pour le djeuner et le dir.er. Toutes les consommations sont de premires marques et l'Htel peut prendre 12 pensionnaires au mois. •2* Table d'hte 1 Dollar Pourles ftes de Nol et du Jour de l'An |§ rtablissement restera ouvert une partie de la nuit et l'on v trouvera soupers I 1 dol 18 ; ._ m. • vice et de la verlu, rappelons-la tendrement vers les voies duj Seigneur et lorsque l'enfant pro-j digue reviendra, au lieu u'ar-' mer notre bras de verge de 1er, tuons pour lui le veau gras. Mais, qui donc, mieux que les hatiens eux-mmes, peut savoir ce qui ramnera la paix, la prospril el l'union sur leur petite terre dsole. Commandons donc alors tous les lus liai— tiens habitant ce Sjour de se] runir et de dsigner cinq par-1 mi eux pour fixer d'accoro avec [ nous les grandes et efficaces gr| ces mie le Seigneur rpandrai sur Iiaiti. Le projet de Saint Louis lut j adopt. Saint Franois fut charj cde prvenir les haitiensdaj Paradis de nommer au plus tt j leurs dlgus. Puis la sance[ prit fin. Et, au milieu des clairs' et du tonnerre, des hosannaset I des hymnes de triomphe des anges el des chrubins, l'Eternel sortit suivi de tous ses Saints. | Mais c'est alors que commenj crent les difficults. Les me haitiennes se runirent ds le) lendemain ; mais, six longs moi j se perdirent en intrigues de'] toutes sortes pour la prsidence de leur Assemble. Puis elles | discutrent longtemps, et parfois tumultueusement, pour saj voir s'il (allait adjoindre au Pr* I sident un vice-prsident, un sej crlaire, un secrtaire-adjoint, un archiviste, mme un trsorier. Lis unes prtendaient que si grand personnage. Ce petit Incident vint, comme point, pour donner raison st. Isaac qui conclut en ces termes : —Vous le voyez.. Seigneur, quelque soit ce que vous enverrez aux hatiens, jamais ils n'en sero ii : tisl'aits, jamais vous ne •oui %  /. leur apporter paix, bonheur, union. Ce qui leur faut c'est un juste chtiment. Cela seul ramnera parmi eux l'amour, la concorde et la fraternit. Tous les saints acquiescrent d'un signe tle ttMe el, lorsque St. Isaac se rassit, la cause d'Hati semblait dlinitiveiiieiit perdue dans le Conseil divin. Heureusement nue Saint Louis, roi de liante, tait prsent. Il se leva et dit: <• Sur la Terre, |'ai gouvern, pendant '20 ans. le peupla i'e France, certainement, aussi turbulent, aimant autant que le petit peuple tlont nous nous occupons m ce moment,les luttes fra tricideset qui. comme loi, abandonna un jour celle que vous aviez daign envoyer bouter ses ennemis hors de sa terre. Que pojic sur Terre, celui-l qui es sans pch lui jette la premire' pierre I A ce souvenir, Sainte Jeanne d'Arc baissa lu tl. — Eh bien, reprit St. Louis, ce ne sont point les chtiments qui ont guid ce peuple de France de l'ombre vers la lumire. El, d'ailleurs je ne vois point quel chtiment pourriez-vous encore, Seigneur, crer pour ce petit peuple. L'un aprs l'autre. tous les flaux, grands et petits, lui ont t envoys : l'esclavage] la guerre en le, les pidmies. 4920 S* Etendez un peu votre regard %  et vous serez bientt convaincu que tous les maux dont vous vous plaignez sont de purs nants. CMATI-ALBBIAND



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LE MATIN -21 Dcembre 192i> r RUE da OU\I iV 1713 Tous riaiix de Conslruclioii v£^w*&$& New York a 300 ans SES ORIGINES— SON NOI En lisant rhigloire de l'Amrique, l'on constate que Hudson dbarqua Manhattan, o s lve New-York, vers la lin de 1609. Mais ce lui seulement en lii.d que s'leva la premire maison autour de laquelle les habitants ne devaient pas tarder se multiplier. D'ailleurs, au dbut, la non velle cit ne se nomma pas New-York, pas pins que Nouveau York, comme beaucoup le (lisent, mais bien, le Nou vel-Amsterdam. Mais dans quelles circonstances s'opra, dans la suite, ce changement patronymique pour la grande ville? Voici .-ce lui en 1664, lorsque le duc d'York,trredu roi Charles II. conquit lu jeune cit. Kl le lier seigneur la baptisa du nom i\c foduch. Quelque* chillres donneront une ide du ct*veoppement de New-York. On y dnombrait 1.300 habitants en 1696; 7.000 en l750; 10.000 en 1780; 60.000 en 1810; 200.000 en 1830; 500.000 eu 1850; 1.000.000 en 1854. El auj .m (i'Iini la population dpasse ( millions. lu dtail amusant pour linir. Nous disions, au dbut, qu' l'origine, l'agglomration naissante s'appelait le Nouvel Amsterdam C'est tout simplement parte qu'elle tait la proprit le Colons hollandais. Ils avaient achet Manhattan sus indignes pour la somme de '2 dollars paye en ... boutons de culotte et en verroterie. s c s c"c 5 s !" c e s CSC S il y a encore ^ de ta Place-l'n de nos braves artistes reut, un jour, la commande de tracer sur la plaque destine tre appose sur une croix lunraie, celte ddicai e : Repose en paix! Au revoir %  I M peintre s'tait mis de suite l'ouvrage; niais, une heure aprs, l'automatique rsonne: All C'est la maison de M. X...? ta. H: ferfa %* g* TONS Articles M. g* fa fa & g* %& fa fa fo fa § fafa fa fo fa *> fo fo fo fo fo fo fa fo fo 1 fo fa IW/#.s Isfeiisi mie Ferronnerie Merceries Tlphone 240 General Hardware NOL % Etendez un peu votre regard *.'-. et vous seras bientt couvainfo eu que ton* les maux dont ^j. vous vous plaignez sont de#j£ purs nants. CHMI tUBRlANl) S5 S •c? Kiiiltlin niaterial — Oui! — Qui parle? — Ces! Lui-mme. Bien Voulez-vous ajouter pour moi sur la plaque; aprs Au revoir : auCiel s'il y a encore de la place,' bien entendu. — Oui! — Merci Kl le lendemain ceux qui, au Cimetire, passrent prs de la tombe du dtunt purent voir une croix portant celle surprenante pirapht : Ci-dit L... Repose en paix Au revoir au Ciel, s'il y a encore de la place, bien entendu I s c o s essooeo Confiance! A l'Hpital Gnral, on est sur le point de faire L... G.*, une petite opration pour laquelle, trs douillet, il dsire tre endormi. Tendant que le docteur lait ses prparants, G... tire son porte-monnaie et se met compter son argeuj — Ne vous occupez pas i" cela en ce moment, dit le] brave chirurgien les manclien retrousses et dj arm de son scalpel, vous paiera quand vous sciez compltai ment guri. Certaine ment, rpond G..*! je ne pensais pas non plus j vous payer en ce moment; | seulement comme vous aile m'endormir, vous comprenez, je tiens savoir combien j'ai sur moi oooooooeoosooo iei hem Wgk L'ENNEMI la jeuieue ie lui i/oi Irneirem if, Iruerw ra ri l par de brillant If il" ; Ulonerreella pluie ni fail ui tel ratao; IJu'il mil m mon jardin kiti peu de In #* iwb. Itila aie iai Uuri luttait J iK Il t/il laul tapltitr la ptJle et leirt*"' Ptur mraUfr a ieul les le/m iuida lu l'.au mute i s trois jraidi a ** tl qui uit ni Iw Hein ntuullei I* ** Irouttrtirdi.ni nullit naat • f I r ni)!ilii|iir'aliBiil qui ferait leur titnin Idtileur/daileirtLf Itats %  !< "•• El l'uwur enewi aui an roite le re* In uig que MIS perdus mil fl '*"' X 1926 •1- Tous les hommes leijient isd'aimer la vrit; et c'esune Bjdcs plus grandes preuxS de j^l'ohhgation o ils sont d l' al %  vjnit'i vritablement. LAM ^j^4 w y^ | jj jff



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L E MATIN —24 Dcembre 1320 Mfttoi&WkmMmm H • V>*-H^i4W.^Mpk*W!&(?, OLOHBIAM STEAMSHIF COMPANY Incorporated L H. Raymond Prside ni Lfl.C. Pearsal Vice-Prsiden& Gen'l Mgr. !J. H. Nelson Treasurer 17 Battery Place N.Y. Service de Fret rgulier hebdomadaire Entre NEW-YORK, la COLOMBIE et HATI Service Rgulier entre Les Iles Vierges—les Antilles anglaises, franaises et la Guyane hollandaise Cayenne— SI Laurent avec transbordement Panamnribo Service de transbordement A Buenavcnlura — Tumaco Rio Hacha—Vis Carlhngne. m %  Alfred Weller I Freight Trafic Manager * W.E. Stewardson | Freight Claim agent TjJ. J.H. Kerwin | Superintendant t.'s 17 Battery Place N.Y. i$ lveloppemenl de Service de tfavigalion avec l'Amrique du Sud d^^j^^^——^ M ^— m — ssssisssfc*—^—ss— osst t~ *m mmn ] 9 ( nlnmllL'Ill I iiio a P r is rinlialive d'tablir un service \ \n\n\\\)\i\\\ L1IIC c a er dans l'Amrique du Sud Jlgenls des Indes Occidentales des Amriques Sud et Centrale sont : vt. 1 bornas: E. A. lier ne [Croix : V. I. If. L. Menvin et Cie. I Kitts : V. 1. K Perdra gua : U. \\. /. stephen P. Mends tloupe : F.W./.A. Ilarlmtteau et A. Negrie lira : B. W. /. S. L, Yaughan-Grcen Uique : F. W. I. /len Cottrell et o. \Lucia : B. W. I. M in nielle et Chastenet ios: B. W. I. Manning et Co. Ltd. \Vincent:B. W. I. Corea et Co. toribo : D. G. Wilfred E. Van Uomondl gna: Ed. Gerlein et Co. fo Colombia. Ed. Gerlein etCo. iaitien : H. Cianciulli et Co fonaiues : A bel Lacroix. [*arc; Socit Commerciale dHaili. fu-Prince-.Gcbara et Co. WQoot : Jean liccardi. ragoilne : Tovar et Co. Pnie-.Geo. Wiener et Co. Unes : Vite. F. Itirmimjliam fOeiuel : Bourcard et co. tore : Luis Cotes Gomez \cha : Nelson Gnecco C. la-Maria M. A. Zuniga. L augmentation constante du dveloppement du Commerce entre les Kiats-Unis et nos Rpubliques sœurs de I Amrique du Sud est d dans une large mesure l'esprit de pntration et de prvoyance des Compagnies Amricaines qui ont (orge la chane qui relie les deux continents de I hmisphre occidentale. Un exemple Irappant de cette observation se trouve dans l'ide d'expansion du service de la Colombien Une, entre New-York et les ports du nord de la mer desCarsIbes et des Rpubliques de l'Amrique du Sud — Colombie. En outre, les bateaux de la Colombien Line font escale rgulirement aux ports d'Hati, .. es ..' v,er K M Anglaises, Franaises et He la Guyane Hollandaise. La situation de la Colombie par rapport aux autres na_ lions du Continent Sud est unique en ce sens qu'elle est la seule dont les cotes touchent l'Atlantique et le Pacifique. Bien que la Colombie ne soit en aucune layon le plus grand pays de l'Amrique du Sud, l'importance de son coin merce est considrable. Sa superficie est de 640,846 milles carrs et sa population d'aprs le dernier recensement, de prs de six millions dmes. Bogota, la capitale, est situe l'intrieur au sommet des Cordillres orientales et on y accde par voies ferres ou par roules montagneuses. Le dveloppement du service del Colombien Line • fait honneur ses Directeurs qui ont russi a maintenir un itinraire rgulier et ont su doter cette Ligne de splcndides navires pour le trafic. • En faits les navires de la Colombian Line sont les seuls bateaux de construction Amricaine dans ce service, et prsent, huit bateaux vont constituer la flotle de la Colombian Line : Ce sont, le Bogota, le Baraoos, le Bridgetown, le Bolivar, le Martinique, le Hati, le Pacific Fir, al le Pacific Fine. Un service hebdomadaire est maintenu ealre New-York. Puerto Colombia et Cartagne avec escale Kingston, Ja., au retour. Un service similaire est aussi maintenu aux ports hatiens et un service mensuel aux autres iles des Indes Occidentales dj cules. Bn vue d'offrir an service de la c6te Occidentale de la Colombie aux expditeurs de New-York et en vue aussi de donner un service additionnel a ses autres navires en roule pour New -York, la ligne vient de faire l'acquisition du s/s Padillu et l'a plac sous le drapeau de la Colombian Line pour le service cotier de Colombie entre Bio Hacha, Barranquilla et Cartagne sur la mer des Carabes via I canal de Panama Buenavcnlura et Tumaco. Ce navire qui sera 1res utile dans l'tablissement de ce service d'alimentation, est le plus granddfl la Colombian Line. La cote pacifique de Bueuaventura vient de faire parler d'elle cause de la congestion qui finalement avait occasionn l'embargo sur les expditions destines a ce port par les compagnies de navigation. A celle occasion, ilest intressant de noter que les expditions pour Buenavcutura seront transbordes A Cartagne avec seulement un jour de dlai et que le voyage de New York a Bueuaventura se tara en 21 jours. Ce sont de ses entreprises qui font remarquer l'iuflnence Amricaine dans les marchs trangers et qui paieront des dividendes tous ceux-l qui auront donn leur temps et leur argent celle entreprise de navigation Amricaine. Un autre exemple de l'initiative de la "Colombian Line" dans le maintien des facilits qui sont alfectes aux importateurs de caf New-York c'est l'emmagasinage de ce produit dans le dock de la compagnie Jay Street Terminal Brooklyn. Barranquilla : B. L. Gerlein et co.a. A. rislobal et Balbao : Horacio Stevenson, Colon Huenauenlura et Tumaco ;h co de la Fena P. Cali Agents Transitoires Londres, Benjamin Ackerlcy et bon Br ad lord, lien ja m in Arckerlcy et Son. Manchester, Benjamin Ackcr ley et Son. Southainpton,Benjamin Ackcr ley el Son. Huit, Benjamin Ackcr ley et Sam Glasgow, W. I. Tcmplcton opmhagm, Adaim 'transport co. Bremen, J. Bachmann Hamburg, Jos. Schroder. /ntwerp, H. Debcnham & Co. Amsterdam, //oyman & Schuurman, Ltd. Rotterdam, Hoyman et Schuurnian, Ltd. Havre: Agence maritime L, Strauss, Paris : Agence maritime L. Strauss. Marseille, Watson et Parker. Bordeaux, Prytz, Millet et Co. Barcclono, Witty Shipping Ag'cy. Ltd. Genoa, Luciano Franzosini. Malaga, Antonio Font Perez Gothcnburg, Nordisk Express Benjamiu Ackerley & Son agent Gnral pour l'Europe Liverpooi Eng. 4 R . Dimgan Agent gnral pour la Colombia Baranquilla Colombia E. t. Clments Agent gn> al pour itaitt S.-J, • %  • . C' ~r



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£m*&^^^^ 8 te te E b : 1 QUOTIDIEN S MINUIT, CHRETIENS! Minuit, Chrtiens, c'est l'heuresolennelle O l'Homme-Dieu descendit jusque nous, I oureHucer la lche originelle, El de son l're apaiser le coui roux. Le monde entier tressaille d'esprance, A celle nuit qui lui donne un Sauveur. ] eu pie, genoux Attends lu dlivrauce ^icl Non Voici le Rdempteui De noire foi que la lumire ardente Nous guide tous au Berceau de l'Knfont, • omme autrefois uneioii-brillante Y conduisit leschefs de l'Orienl Le roi des rois natl dans une humble crche, Puissants i\u jour. ers de votre grandeur, ,\ votie orgueil c'est de l qu'un Dieu proche, Courbez vos fronts devant le Rdempteur Le Rdempteurs bris toute entrave ; La terreesl libre et le ciel est ouvert II voit un Irra o n'tait qu'un esclave ; L'amour unit ceux qu'enchanait le fer Qui lui dite notre reconnaissance? C'est pour tous qu'il nat, qu'il souffre el meurt. Peuple debout chante ta dlivrance, Nol Nol chaule le Rdempteur Demain, l'heure (le minuit, dans les grandes Cits opulentes, les carillons des cathdrales majestueuses, dans les villages, dans les bourgades, dans l"s plus humbles hameaux, les cloches sonneront toute vole un Te Deum inou. Car, c'est le soir, le grand soir,celui-l, o, il y a deux mille ans, dans un pauvre village solitaire dans h plaine silencieuse et glace de Jrusalem, naissait Celui qui venait au r.om de son l're, misricordieux, effacer la souillure au Iront des humains. Nuit glorieuse, nuit bnis o Dieu acceptait envoyer son Fils parmi les hommes pour les aimer malg leur ingratitude. Il fallut que "Ecriture s'accomplit et pour rouvrir son cœur l'amonrdu gsnre humain, il s'offre lui-mme son lils en liolo causte. Sonne/ donc, cloi lies bnies Portas, ce soir, haul vers Dieu, nos chants d'allgresse, nos hymne de reconnaissance el d'amour! laites qu'en l'cho rsonne jusqu'au pied du grand Troue blouissant Sonnez, cloches divines E pou ni 0 n n e z-v nus! I )e vos grandes voix de bronze, clamez pour nous, ce soir, l'ternelle, (ineffaable vrit, celle qui dit qu'il v a Vingt sicles naissait dans Bethlem un Enfant dont le sang adail,en tombant goutte goutte dune croix, creuser dans le courroux du Dieu son l're, le pardon les boni mes comme l'eau qui. tombant lentement creuse la pierre la plus dure. Ah oui, la voici revenue l'heure solennelle, l'immortelle nuit qui scella jadis la grande rconciliation et O rsonna aux oreilles de s coupables la grands parole du pardon : Pals PSIX sur la terre aux hommes de bonne volont I Tombez de VOS socles de granit, dieux impies dont la bris de lierre, immobile, jamais ne se pier.^ -. ., leva pour absoudre cl pardonner I Tomba/ lonc rie vos hauts pideslals. vieux dieu* sacrilges qui, jamais, idoles de polis sire, n'aves pu ouvrir, comme l'Entant de Bethlem, les portes ternelles qui mnent aux gloires immortelles Nol!... Il est venu l Homme. A l'humanit qui souffre el qui gmll il apporte la grande nouvelle de la dlivrance : Paix sur terre aux hommes -JJD^'.IS |a plaine obscure, sous le grand ciel protond o la lueur di s toiles se lait plus clatante, il liait dans une crche lumineuse, l'Enlant radieux qui, trente ans plus tard accomplissant jusqu au bout sa sublime mission, marchera, courb sous le lourd poids d'une croix, insult, martyris par ces boni.ns qui n'ont jamais aim — et c'est Voltaire qui le dit ceux, hommes ou dieux (pii.de tous temps, s'offraient a mourir pour leur salut. Nuit glorieuse Heure triomphale, unique, o pour un soir, les hommes deviennent meil leurs et se rapprochent de Dieu. Carillonnez, cloches des hautes Cathdralesl Chantez perte d'haleine, l'hosanna triomphant. Mais regardons en arrire. O sont donc les lambris somptueux qui devraient abriter son Iront ? O est le velours magnifique sur lequel devrait reposer sa t.' e auguste '.' O est la pourpre q li devrait resplendir autour de lui ? O sont les tissus d'or qui devraient recouvrir son frle corps qui tremblait; car. il lai sait froid, ce s >ir-lo, dans Beth lem .' Non, Dieu est Dieu. Et il n'a point voulu que son Fils apparut aux mortels clans les splendeurs el l'pouvante de la Puissance et de la force. Sa puissance ? c'tait sa mission. Sa lorce ? c'tait son sacrifice. La pourpre qui devait rayonner autour de lui, qui devait mettra des reflets rouges sur ses langes immacules '.' c'tait son sang. Le l\re avait abandonn son Fils aux hommes coupables : <• Va Sauve les puisque .le ne puis, ternellement, les maudira i VA dans la crche lumineuse o naissait Huilant, aux yeux des csars de tous les csars. reculant dj pouvants, vaincus, ce sont d'abord d'humbles bergers qui lui apportent l'olIrande de leurs cœvra purs et de leurs aines sans souillure. Ah oui, gloire Dieu el paix sur terreaux hommes de bonne volont Mais quelle leon pour vous, fronts orgueilleux qui rayonnez suis l'clat il ilourdes couronnes lincelaiic • Rois, Empereurs, Chefs de Rpubliq c'esl A VOUS surtout, aujourd'hui; a mdite i plus grand soir de notre Histoire. Quavex-vous lait pour vos peuples qui souffrent '.' Autour de vos trou. 1 dmn I !elle Marseillaise religieuse, comme rappela il Lamartine, qui ne pouvaitl'entendre sans ressentir une motion profonde, esl i hanlc chaque anne, depuis trois qunrl s de sicle. i oui le monde en sail pur cœur la mlodie, d un ryll si large et si pur.el la premire strophe, dont inspiration est vraiment d'un pote. Mais qui en counail l'origine. Donc.au mois de Dcembre LSI7.un ingnieur nomm Eugne Laurey, accompagne de Mine Emilie Laurey, sa femme,se trouvait Roquemaure, dans le Dpartement Franais du Gard o l'on construisait, sous sa direction un pont sur le petil bras du Rhne qui arrose ce bourg. Tous deux taient les htes du maire de la localit. Placide Cappeau.ancien ngociant en vins, retir des affaires, cl qui charmait les loisirs de sa retraite en rimant, tantt en franais, tantt dans le dialec te de la province, de grandes compositions lyriques, qu'il signait pompeusement: Cappeau de Roquemaure. Ce ("appeau Malt un fort digne homme mais libre-penseur, socialiste la mode de 48,et nourri, comme tons les rpublicains de ce temps, de la moelle de Volt lire. II n'en recevait pas moins le cur du l'un.et citaient, la veille, entre le voltairieu et l'ecclsiastique, de longues discussions sur la mtaphysique, que, fort heureusement pour les assistants, Mme Laurey, bonne musicienne et chanteuse aimable, interrompait de temps A autre, m inler prtant au piano quelques Irag ments d'opras, quelques ro uiances de Loi sa Puget. — Vous chaule/, comme les anges, madame lui dit, un soir, lecur, mais nous jouissons en cg n lies de ces talents. Ne voudriez vous p is ch m er a issi pour m fs ouailles ? Tenez, le s >ir de Nol, la messe de minuM ? — \ la messe de minuit Monsieur le cur... mais il (au drait un Nol. — J'en ai un, moi, S cria Cappeau, un Nol dont l'ide m'est venue, corn n s j'allais, le 23 Dcembre de l'anne dernire a Avignon, sur l'impriale de la diligence, par une soire to te tiiicclante dl'or rutile, avez-vous jamais rassembl tous ceux qui pleurent, comme l'Enfant voulait rassembler autour le Lui tous les fils de Jrusalem? Comme Uni vous tes-voua offert en holocauste pour panser toutes les blessures, consoler toutes les douleurs, briser toutes les chanes Comme Lui, ave/-vous jamais voulu voir un frre O n tait, hier, qu'un eSclai S '•' Courbez doue vos IIOIIK. Puissants superhes : A l'aurore de ce grand jour le Nol, lorsque tout* Cloches lieront leur eon M.i:>uii ne pour annoncer l'Heure du Pardon et de l'apaisement. I l'heure ou tous Us peupl [arda tourns profondeur du oasci itillenl plus brillantes les toiles divines, chanteront toiles. Je l'ai cril loul de suite, ce Nol... Voulez vous l'enten Ire .' L cur n m croyait pas s-.-s oreilles. Un Nol nm '• par cel hrtique, mais ci' devait tre quelque chose d'e Iroyublcm ut paen... Pourtant appeau tait all chercher le manuscrit, el dj il lisait la premire Stl'O plie : lii ; I, Chrtiens, c'est l'Iran ilnielk llii riraat-lieu desrtadil jnii'i MB... Quand il eut fini, ce lui un cri g -lierai d admiralio C est beau .. C est sublime !... — Ah: monsieur Cappeau. s'cria le cur, que d'erreurs vous seront pardonnes lhaut pour celle posie-l!... Luis, aprs un instant de mditation, les mains jointes et les yeux au ciel: — Voil de beaux vers et qui vnudraienl d'tre chants sur une m usiq u e cleste... Mais celte musique, qui nous la fera ? .'le en s >i el que les mauvais c lUps du sort l'ont surgir BU cœur des malheureux. Au furelA mesure qu'il lisait, la mlodie lui venait c mime d'instinct, se dessinait, s'largissait en un hymne tervent. Il l'crivit sans sortir de le grand cantique d'amour, de reconnaissance et de loi, courbez vos fronts aux diadmes rutilants; cor, il y I deux mille ans, commenait dans une froide grotte isole dans la plaine obscure Is sublime tragdie qui devait l'achever SO calvaire. Et, songes que c'est dans ce sillon de sang (pli va de la grotte lumineuse de Bethlem sa Uolgoths d'pouvante, que le grain de paix, d'amour, de pardon 1 i i:;e e| (pie c'est l aussi, li seulement, que sa fleur immacule puise sa sve et sen parfum. I nies doue rs >uncr, cloches, Vis vocalises pieuses car, c'est la Nuit sainte o naissait Celui le tg devait celler 1 1 i les de Bssin de Dieu nommes. — • v ( n lit.el.le soi mme, il I ex pdiad lloqiicmaure. Au lendemain de Nol. il recevait une lettre enthousiaste. Jamais pareille motion n'avail plan dans une glise. Ce st un chef-d'œuvre que vous avez crit l. mon cher matre, lui crivait Mme Lan rcy. un pu: ehcl-d'u-uvrc . Kl le compositeur reponduil Ma foi, nia lame, s'il esl vrai que j'ai l'ail un cli Id'umv e, voulez-vous tre assez bonne pour m'en renvoyer la copie, car je n'en ai pas g ird le double, el je l'ai dj oubli. Or,quand le manus-rit re vinl de Roquemaure, l'insouciant compositeur avait nuprsdelui son ami Alexandre, le fabriquant d'orgues. — Tiens, lui dit-il, il parait que le Nol que voici est un Chef-d'œuvre. Prends-le donc, je l'en fais cadeau. (arde-le ou vends-le ta guise. Le Nol fut vendu, -pas cher, un diteur, qui lira de sa vente d'apprciables bnfices. Quant Adam, il mourul quelques annes plus lard, sans avoir pu jouir de la popularit de son œuvre et sans quelle lui eut rapport le moindre profil. C'esl I-'.mre que le Nol d Adam dut sa clbrit. truand le Clbre baryton l'eut chante, la messe de la Nativit, dans une grande glise de Paris, tous les artistes voulu rent l'interprter leur leur. Adam, lorsqu il 1 crivit, ne Semble pas avoir eu conscience de la valeur de son œuvre, et pourtant, comme le disait Xavier Aiibryel.ee jour la, isa musique eut la foi. Dtail curieux: le pote ne songea pas plus que le musicien a tirer profil de ses vers. Placide Cappeau, (pi vcut encore un (| uarl de sicle aprs l'poque ou son Nol l'ut enan l a Roquemaure, cl qui, par consquent, en connut la popularit ne rclama jamais (le droits d'auteur. es droits n'taient perus sur les excutions du \ > i que p.r les hritiersd'A lain. Ce n est qu'en 1910 que I descen l mis de LI icide C ippeau rc\cn li (urenl leur part ei obtinrent de la Cour de Rouen un arrl leur assura ni la moiti des doits d auteur que, seule, la famille du musicien avait encaisses jusqu'alors. El c'est un Irait singulier el bien digne dtonner notre po.pie de sens pratique et d prel au gain, que cet exemple de dsintressement d'insouciance mme, donn la l'ois par les deux auteurs d un chcl d'u-uvre, dont m l'un ni l'autre n'avaient prvu le succs. MiQiiit, Chrtiens! Cette nuit, dans toutes nos glises, l'heure de minuit, sera c lia n t le beau N'ou. n Ai'\M, ce cantique i/niversel que nous reproduisons el qui est vritablement, comme l'a appel e, me, Marseillaise rel i IL MŒURS DE LA CAMPAGNE JSULIA Lire lin de ce I oue i la page Ololl'son, Lucas Co. l$$5$^^ *1BHt^^ %< • r \



PAGE 1

LE MATIN-24 i l'X MBRE 192G Wh+jii M^M^mm&.^m&M&^&i DE m Une alle de the National City Banp New-M Banq mon Dpositaire des Ponds du Gouvernement des Etats-Unis en llaVi. Iresonere du Gouvernemeat lalieii " %  "** Epitaphe i i i 1 Les beau sonnets Uieil'eir It au |ierail IU.I carrire? (MM ur Aie-,bfljs j ne wt riti teair ; Jei'ai rien (ailli dit M 'M puisw relerir, Il je vitrai MOI fruit ma ne atruluriere. lais 1 d u, ., : la, liii lu.ee i|iii lu'.tbsiul ; Ufrrr el ta beaut ni'jiiruul remplace tout, llciacui cmirroilra, it to>anl m charmait, lavi M l'faitiii pas d'tre peu reDomui**, ii la h sur ma limbe ou mouiuur se lawegte : ti-jil i,ii! uc lil rien poir aiuir trop aime. iaulhirr 1 MHUIlL '.< sn Conseilleurs U U propritaire du < March Moderne , rue Dan ls Destouches lit, dernirement ap poser cette enseigne devant son tablissement : Ici on vend du poisson jrais LtDtfigne tait peine poy^r, seeque quelqu'un s'approcha $U m marchand et lui dit : -7 Que vient faire l le mot /? Vendriez vous le poison s'il tait pourri ? Le mot trais fut enlev. Le lendemain, un client lit remarquer: Pourquoi on vend. pense/ Vo qu'on suppose que vous en lassiez cadeau ? U patron eflaa on vend --Quesignifie ce mot ici-' Wtt vous qu'on ira deman %  J u poisson l'Usine G| ace, en face ? Ou enleva ici ; et il ne "* plus sur le carr de bois S"le mot poisson 1. Mais, deux jours aprs quel Jfnqm passait, entra et dit %  brave proprio; MM! Pois * n ! mais vase JKduplusIoinquonsoitque JJJ vez ici du poisson' A porte ,ai,noncer votre •i^lus maintenant rien aur i enseigne. Et voil Excule foute Opration de Banque dans le Pays et l'Etranger. LOCATION DE COFFRE FORTS Nous avons l'honneur de solliciter vos comptes de chques et de CAISSE DEPARGNE Les oprations que vous voudrez bien nous confier auront notre attention particulire, OFFfCERS I CHARLES E. MITCHELL, PHBSIDBNT. (i. EDWN GREGORY, VICE-PRSIDWIT. % WALTKR f. WORRHlES, VICK-PRSIDENT, ADJOINT ET DIRECTEUR V. H. WILLIAMS, SoL-s-Dimr.r.:, ,< C. E. VAN WATERTCHOODT. Som DIRECTEUR' TLPHONE DIRECTEUR SOUS-DIRECTEUR PORTEFEUILLE 279 233 248 m E (( Kleptomanie Bien que les Kleptomanes aient passe un mauvais quart d'heure l'Acadmje d e s sciences qui leur reiuse moi d'eus le litre enviable de ma lades spciaux, il est un lait certain: c est que nombre de gens, qui n'ont pas d'excuse d'agir par ncessite, se livrent de menus larcins pour JU plaisir en quelque soi te de voler. Kl c'est peut-tre ;iussi que les grands magasins des grandes Capitales <>|]'i euf d'iirsistiblcs tentations aux cerveaux mal quilibrs. Mais <|ue dire de ces voyageurs apptrammenl fortuns et qui, dans les somptueux caravansrail*, o ils descendent, se conduisent parfois comme de simples ratsfd'htel? Les tenanciers de ces tablissements <„>sont obligs d'avoir une police £ bien laite. Autrement draps, K5 Serviettes, nappes et couverts V* m m 1 &* Et H 9 m k m disparaissent qui mieux mieux. lin soir de Noei, un vieil Amricain soupait seul dans un des plus beaux htels de la Cte QVAzur. Devant lui un garon tait plant. L'Amricain lin i t par s'enivrer de cette espce de surveillance exasprante dont .1 tait l'objet. — Voua pouvez VOUS retirer! lui dit impatiemment le client Imperturbable, le garon Qe bougea pas, M'entendez-vous? reprit l'Amricain, — Oui, monsieur. — Eh bie u I qu'attendezvous alors? — Que vous ave/ achev votre repas, monsieur. J'ai charge de I argenterie. Or, cet amricain qui obligeait le garon surveiller "argenterie, n'tait antrefaue le multimiladaire... ItacketeN 1er. An loin, les clochi s carillonnant dans la nuit pure, appelaient les fidles la messe de minuit. •' 1 i Sa* te NOL mtwm Succursales dans tous les ports ouverts de la Rpublique d'Hati. flW# twlr*f> 1986 i ^ < ^ 1 ii me confirme que & l jfl\:i mollisse ou l'indulgenceSJ 3 poi r soi et la duret pour \c*s£ Vf autres n'est qu'un seul el m-lt g me vice. UBAUYRB fa fa 1 Vf••5^W?^^4g

Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: Friday, December 24, 1926
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
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8

!

te
te
E


b
:
1
QUOTIDIEN
S MINUIT, CHRETIENS!
Minuit, Chrtiens, c'est l'heure- solennelle
O l'Homme-Dieu descendit jusque nous,
I oureHucer la lche originelle,
El de son l're apaiser le coui roux.
Le monde entier tressaille d'esprance,
A celle nuit qui lui donne un Sauveur.
] eu pie, genoux Attends lu dlivrauce
^icl Non Voici le Rdempteui !
De noire foi que la lumire ardente
Nous guide tous au Berceau de l'Knfont,
omme autrefois une- ioii-- brillante
Y conduisit leschefs de l'Orienl
Le roi des rois natl dans une humble crche,
Puissants i\u jour. ers de votre grandeur,
,\ votie orgueil c'est de l qu'un Dieu proche,
Courbez vos fronts devant le Rdempteur !
Le Rdempteurs bris toute entrave ;
La terreesl libre et le ciel est ouvert
II voit un Irra o n'tait qu'un esclave ;
L'amour unit ceux qu'enchanait le fer
Qui lui dite notre reconnaissance?
C'est pour tous qu'il nat, qu'il souffre el meurt.
Peuple debout chante ta dlivrance,
Nol Nol chaule le Rdempteur !
Demain, l'heure (le minuit,
dans les grandes Cits opulentes,
les carillons des cathdrales ma-
jestueuses, dans les villages,
dans les bourgades, dans l"s
plus humbles hameaux, les clo-
ches sonneront toute vole
un Te Deum inou. Car, c'est le
soir, le grand soir,celui-l, o, il
y a deux mille ans, dans un pau-
vre village solitaire dans h plai-
ne silencieuse et glace de J-
rusalem, naissait Celui qui ve-
nait au r.om de son l're, mis-
ricordieux, effacer la souillure
au Iront des humains.
Nuit glorieuse, nuit bnis o
Dieu acceptait envoyer son
Fils parmi les hommes pour les
aimer malg leur ingratitude. Il
fallut que "Ecriture s'accomplit
et pour rouvrir son cur l'a-
monrdu gsnre humain, il s'offre
lui-mme son lils en liolo
causte.
Sonne/ donc, cloi lies bnies !
Portas, ce soir, haul vers Dieu,
nos chants d'allgresse, nos
hymne de reconnaissance el
d'amour! laites qu'en l'cho r-
sonne jusqu'au pied du grand
Troue blouissant !
Sonnez, cloches divines !
E pou ni 0 n n e z-v nus! I )e vos
grandes voix de bronze, clamez
pour nous, ce soir, l'ternelle,
(ineffaable vrit, celle qui dit
qu'il v a Vingt sicles naissait
dans Bethlem un Enfant dont
le sang adail,en tombant goutte
goutte dune croix, creuser
dans le courroux du Dieu son
l're, le pardon les boni mes
comme l'eau qui. tombant len-
tement creuse la pierre la plus
dure.
Ah oui, la voici revenue
l'heure solennelle, l'immortelle
nuit qui scella jadis la grande
rconciliation et O rsonna aux
oreilles de s coupables la grands
parole du pardon : Pals PSIX
sur la terre aux hommes de
bonne volont I
Tombez de VOS socles de gra-
nit, dieux impies dont la bris de
lierre, immobile, jamais ne se
pier.^..............-. .,
leva pour absoudre cl pardon-
ner I Tomba/ lonc rie vos hauts
pideslals. vieux dieu* sacri-
lges qui, jamais, idoles de polis
sire, n'aves pu ouvrir, comme
l'Entant de Bethlem, les portes
ternelles qui mnent aux gloi-
res immortelles !
Nol!... Il est venu l Homme.
A l'humanit qui souffre el qui
gmll il apporte la grande nou-
velle de la dlivrance : Paix sur
terre aux hommes !
-jjD^'.is |a plaine obscure, sous
le grand ciel protond o la lueur
di s toiles se lait plus clatante,
il liait dans une crche lumi-
neuse, l'Enlant radieux qui,
trente ans plus tard accomplis-
sant jusqu au bout sa sublime
mission, marchera, courb sous
le lourd poids d'une croix, in-
sult, martyris par ces boni.ns
qui n'ont jamais aim et c'est
Voltaire qui le dit ceux, hom-
mes ou dieux (pii.de tous temps,
s'offraient a mourir pour leur
salut.
Nuit glorieuse Heure triom-
phale, unique, o pour un soir,
les hommes deviennent meil
leurs et se rapprochent de Dieu.
Carillonnez, cloches des hau-
tes Cathdralesl Chantez perte
d'haleine, l'hosanna triomphant.
Mais regardons en arrire. O
sont donc les lambris somp-
tueux qui devraient abriter son
Iront ?
O est le velours magnifique
sur lequel devrait reposer sa
t.' e auguste '.' O est la pourpre
q li devrait resplendir autour de
lui ? O sont les tissus d'or qui
devraient recouvrir son frle
corps qui tremblait; car. il lai
sait froid, ce s >ir-lo, dans Beth
lem .'
Non, Dieu est Dieu. Et il n'a
point voulu que son Fils apparut
aux mortels clans les splendeurs
el l'pouvante de la Puissance
et de la force. Sa puissance ?
c'tait sa mission. Sa lorce ?
c'tait son sacrifice. La pourpre
qui devait rayonner autour de
lui, qui devait mettra des re-
flets rouges sur ses langes imma-
cules '.' c'tait son sang. Le l\re
avait abandonn son Fils aux
hommes coupables : < Va Sau-
ve les puisque .le ne puis, ter-
nellement, les maudira i
VA dans la crche lumineuse
o naissait Huilant, aux yeux
des csars de tous les csars.
reculant dj pouvants, vain-
cus, ce sont d'abord d'humbles
bergers qui lui apportent l'ol-
Irande de leurs cvra purs et
de leurs aines sans souillure.
Ah oui, gloire Dieu el paix
sur terreaux hommes de bonne
volont !
Mais quelle leon pour vous,
fronts orgueilleux qui rayonnez
suis l'clat il i- lourdes couron-
nes lincelaiic Rois, Empe-
reurs, Chefs de Rpubliq
c'esl A VOUS surtout, aujourd'hui;
a mdite i plus grand soir
de notre Histoire. Quavex-vous
lait pour vos peuples qui souf-
frent '.' Autour de vos trou.
1 dmn
I !elle Marseillaise religieuse,
comme rappela il Lamartine,
qui ne pouvaitl'entendre sans
ressentir une motion profon-
de, esl i hanlc chaque anne,
depuis trois qunrl s de sicle.
i oui le monde en sail pur
cur la mlodie, d un ryll
si large et si pur.el la premi-
re strophe, dont inspiration
est vraiment d'un pote.
Mais qui en counail l'origi-
ne.
Donc.au mois de Dcembre
LSI7.un ingnieur nomm Eu-
gne Laurey, accompagne de
Mine Emilie Laurey, sa fem-
me,se trouvait Roquemaure,
dans le Dpartement Franais
du Gard o l'on construisait,
sous sa direction un pont sur
le petil bras du Rhne qui ar-
rose ce bourg.
Tous deux taient les htes
du maire de la localit. Placi-
de Cappeau.ancien ngociant
en vins, retir des affaires, cl
qui charmait les loisirs de sa
retraite en rimant, tantt en
franais, tantt dans le dialec
te de la province, de grandes
compositions lyriques, qu'il
signait pompeusement: Cap-
peau de Roquemaure.
Ce ("appeau Malt un fort
digne homme mais libre-pen-
seur, socialiste la mode de
48,et nourri, comme tons les
rpublicains de ce temps, de
la moelle de Volt lire.
II n'en recevait pas moins
le cur du l'un.et citaient,
la veille, entre le voltairieu
et l'ecclsiastique, de longues
discussions sur la mtaphysi-
que, que, fort heureusement
pour les assistants, Mme Lau-
rey, bonne musicienne et
chanteuse aimable, interrom-
pait de temps A autre, m inler
prtant au piano quelques Irag
ments d'opras, quelques ro
uiances de Loi sa Puget.
Vous chaule/, comme les
anges, madame lui dit, un
soir, lecur, mais nous jouis-
sons en cg n lies de ces talents.
Ne voudriez vous p is ch m er
a issi pour m fs ouailles ? Te-
nez, le s >ir de Nol, la messe
de minuM ?
\ la messe de minuit
Monsieur le cur... mais il (au
drait un Nol.
J'en ai un, moi, S cria
Cappeau, un Nol dont l'ide
m'est venue, corn n s j'allais, le
23 Dcembre de l'anne der-
nire a Avignon, sur l'imp-
riale de la diligence, par une
soire to te tiiicclante d-
l'or rutile, avez-vous jamais ras-
sembl tous ceux qui pleurent,
comme l'Enfant voulait rassem-
bler autour le Lui tous les fils
de Jrusalem? Comme Uni vous
tes-voua offert en holocauste
pour panser toutes les blessu-
res, consoler toutes les dou-
leurs, briser toutes les chanes !
Comme Lui, ave/-vous jamais
voulu voir un frre O n tait,
hier, qu'un eSclai S ''
Courbez doue vos IioiiK.
Puissants superhes : A l'aurore
de ce grand jour le Nol, lors-
que tout* Cloches lieront
leur eon M.i:>uii ne pour
annoncer l'Heure du Pardon et
de l'apaisement. I l'heure ou
tous Us peupl [arda
tourns profondeur du
oasci itillenl plus brillantes
les toiles divines, chanteront
toiles. Je l'ai cril loul de sui-
te, ce Nol... Voulez vous l'en-
ten Ire .'
L cur n m croyait pas s-.-s
oreilles. Un Nol nm ' par cel
hrtique, mais ci' devait tre
quelque chose d'e Iroyublc-
m ut paen...
Pourtant appeau tait all
chercher le manuscrit, el d-
j il lisait la premire Stl'O
plie :
lii ; I, Chrtiens, c'est l'Iran ilnielk
llii riraat-lieu desrtadil jnii'i MB...
Quand il eut fini, ce lui un
cri g -lierai d admiralio !
C est beau .. C est su-
blime !...
Ah: monsieur Cappeau.
s'cria le cur, que d'erreurs
vous seront pardonnes l-
haut pour celle posie-l!...
Luis, aprs un instant de
mditation, les mains jointes
et les yeux au ciel:
Voil de beaux vers et
qui vnudraienl d'tre chants
sur une m usiq u e cleste...
Mais celte musique, qui nous
la fera ?
- dame Laurey.
-vous?..;
Non, pas moi, mais je me
charge de trouver le musicien.
Noire ami Adolphe Adam ne
me refusera pas ce service.
Adolphe Adam, Inter-
rompit lecur n'est-ce pas ce
musicien qui crit des opras-
comiqm s'.'...
Mo i Dieu, oui. monsieur
lecur, el mme des ballets
pour l'Opra... Mais Monsieur
(Jappeau a bien crit des vers
religieux.
Au fait, c'est vrai.
Le c oui) isiteur du Chalet
ail,en effet, un ami des Lau-
rey. Ds le lendemain, la lem-
me de l'ingnieur lui envoyait
les strophes de appeau.
Adolphe Adam tait alit
quand il recul l'envoi. \ peu
prs ruin par l'insuccs du
Thtre Lyrique qu'il avait
fond cl qui ven il de sombrer
(la s la lailiite. 11] il de. il 110-
vail plus gure esprit a u x
lion .-Il .os le I i Ipra ('.uni
que. La lecture des vers de
Cappeau rveilla en I u i ce
vieux l'on.is de mysticisme que
cb icun p >.'le en s >i el que les
mauvais c lUps du sort l'ont
surgir BU cur des malheu-
reux. Au furelA mesure qu'il
lisait, la mlodie lui venait
c mime d'instinct, se dessinait,
s'largissait en un hymne ter-
vent. Il l'crivit sans sortir de
le grand cantique d'amour, de
reconnaissance et de loi, cour-
bez vos fronts aux diadmes ru-
tilants; cor, il y I deux mille ans,
commenait dans une froide
grotte isole dans la plaine obs-
cure Is sublime tragdie qui de-
vait l'achever SO calvaire.
Et, songes que c'est dans ce
sillon de sang (pli va de la grotte
lumineuse de Bethlem sa Uol-
goths d'pouvante, que le grain
de paix, d'amour, de pardon
1 i i:;e e| (pie c'est l aussi,
li seulement, que sa fleur im-
macule puise sa sve et sen
parfum.
I nies doue rs >uncr, cloches,
Vis vocalises pieuses car, c'est
la Nuit sainte o naissait Celui
le tg devait celler 11
i les de Bssin de Dieu
nommes.

v( n lit.el.le soi mme, il I ex
pdiad lloqiicmaure.
Au lendemain de Nol. il
recevait une lettre enthousias-
te. Jamais pareille motion
n'avail plan dans une glise.
Ce st un chef-d'uvre que
vous avez crit l. mon cher
matre, lui crivait Mme Lan
rcy. un pu: ehcl-d'u-uvrc .
Kl le compositeur repon-
duil
' Ma foi, nia lame, s'il esl
vrai que j'ai l'ail un cli Id'um-
v e, voulez-vous tre assez
bonne pour m'en renvoyer la
copie, car je n'en ai pas g ird
le double, el je l'ai dj ou-
bli.
Or,quand le manus-rit re
vinl de Roquemaure, l'insou-
ciant compositeur avait nu-
prsdelui son ami Alexandre,
le fabriquant d'orgues.
Tiens, lui dit-il, il parait
que le Nol que voici est un
Chef-d'uvre. Prends-le donc,
je l'en fais cadeau. (arde-le ou
vends-le ta guise.
Le Nol fut vendu, -pas
cher- un diteur, qui lira
de sa vente d'apprciables b-
nfices.
Quant Adam, il mourul
quelques annes plus lard,
sans avoir pu jouir de la po-
pularit de son uvre et sans
quelle lui eut rapport le
moindre profil.
C'esl I-'.mre que le Nol
d Adam dut sa clbrit.truand
le Clbre baryton l'eut chan-
te, la messe de la Nativit,
dans une grande glise de
Paris, tous les artistes voulu
rent l'interprter leur leur.
Adam, lorsqu il 1 crivit, ne
Semble pas avoir eu cons-
cience de la valeur de son
uvre, et pourtant, comme le
disait Xavier Aiibryel.ee jour
la, isa musique eut la foi.
Dtail curieux: le pote ne
songea pas plus que le musi-
cien a tirer profil de ses vers.
Placide Cappeau, (pi vcut
encore un (| uarl de sicle aprs
l'poque ou son Nol l'ut enan
l a Roquemaure, cl qui, par
consquent, en connut la po-
pularit ne rclama jamais (le
droits d'auteur.
' es droits n'taient perus
sur les excutions du \ > i
que p.r les hritiersd'A lain.
Ce n est qu'en 1910 que I ,
descen l mis de LI icide C ip-
peau rc\cn li (urenl leur part
ei obtinrent de la Cour de
Rouen un arrl leur assura ni
la moiti des doits d auteur
que, seule, la famille du mu-
sicien avait encaisses jusqu'a-
lors.
El c'est un Irait singulier el
bien digne dtonner notre
po.pie de sens pratique et
d prel au gain, que cet exem-
ple de dsintressement d'in-
souciance mme, donn la
l'ois par les deux auteurs d un
chcl d'u-uvre, dont m l'un ni
l'autre n'avaient prvu le suc-
cs.
MiQiiit, Chrtiens!
Cette nuit, dans toutes nos
glises, l'heure de minuit,
sera c lia n t le beau N'ou.
n Ai'\M, ce cantique i/niversel
que nous reproduisons el qui
est vritablement, comme l'a
appel...... e, me, Marseil-
laise rel i il
MURS DE LA CAMPAGNE
JSULIA
Lire lin de ce I oue i la page
Ololl'son, Lucas Co.
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l$$5$^^ *1BHt^^
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V'TIV
v.m

... vo.l que dans to il lis f.i -
milles, on m prpare clbrer
joyeusement le Grand Anniver-
saire.
Ikins ici cours, ks dindi stra-
diliom.elles, dodues, fonl la roue
en pouasunt leursdernicisglou
gloux.
Cesi le grand Jour duTriom
plie des paons.- les visiis, s'en-
lend,- car, eux, ne mourront
pas ee soir el les dindes slupi-
desen seronl quille pour m e
royaut d'ne heure aur les la-
bis lleuries. dans le grand plat
dbordant de saine exquise.
C'est bien lait. Pourqnoi oiit-
ellcs loujoura voulu faire la
roue quand les paons n elaieut
pas l?
fc ... n vu, mercredi, l'agrandisse
3J ment el les confortables amlio-
v-,,. rations apportes par ni Sein.m
>'i bherg son picerie, a Tnrgcau,
"-* enlace du Sacr- ur. Il a cl
.-t aussi souche rEUbliasement
H un caf 'Cordial Cal" o l'on
P% trouvera liqueurs et vins lins.
>i'4 C'est Nol! sandwichs dors,
22 cxqniscs victuailles! Vive la boni
Pi be chez Schomberg !
... parcourait, hier, n i vie ix
numro des Nouvelles". Il y
lisait un articule! torl bien tour
n d'ailleurs mais peu tendre
pour Loucheur qui reprsentai!
alors la France A Genve. Kl
Notre il rveur s'lail fix au
plafond, mditant sur la vieille
histoire de la paille el de la
poutre. Mais OU, voyez donc:
Ch... qui parle r11 de Loucheur"
... a V :. T . el H... R. M"
autour d'une lahle, aux Grands
Vins d-> Bordeaux parlaient n a-
riag*1
Mot, disait le |eune, lgant
el cl ic, je ne me marierai qu'a-
vec une femme qui aime les
bles... .
i.omn e le te comprends
(il II... H... qui n la rputation
d'avoir de l'esprit. Kl rellement,
celle lois, ii non manqi ait.

... a vu, samedi dernier, au
bal de Bellevue. H... M... qi i a
la mauvaise habitude d'clcrnuer
bruyamment, lancer dans la
salle ferique un formidable ler
nuement dont l'cho, un instant
troubla toute la lte.
... vit la gentille Madame L...
se pencher l'oreille de Malle
A... D... et lui murmurer : Quel
poseur Il simule un rhume pour
laire croire qu'il a un cerveau!

... a vu, vendredi dernier vers
11 heures du soir, un des avo-
cats du Barreau de t'ort-au-
Prince qui se tenait sous la
lampe lectrique place l'an-
fle des rues du Magasin de l'K-
|| et des Casernes. Le matre
avait son livra la main; et.
les veux obstinment fixs sur
la pa^e, il tait plong dans sa
lecture. Mais pie lisait l'avocat V
Etait-ce quelque plaidoyer OU
quelque nouvel ouvrage sur le
droit civil ou la lgislation cri-
minalistede l'Univers ? Non.
...discerna enlin ce que dvo-
rait ainsi M' D... : c'tait loul
simplement: "Le Petit Code Ci-
; vil Juif."
[ ... a vu, mardi malin, l'aima-
I ble Directeur de la tic l.illio-
graphiqie apporter jui-mme
* ut Matin une Ira jolie et trs
complteCarle d'Hati dite par
lu Compagnie.
Un beau sourire de remercie
l'adresse de M. YA'id-
illumine encore No nu:
ment
inacr
il.
Les dois terribles
Henri Becque agonisait. A
ion c be \ u quebiucs amis,
consterns, I ; ssislaienl en ses
derniers moments.
13 |iie |n ss. l du n s sa
main celle dV/lmond Ros-
land. Ii prophtisait d'une voix
entre coupe :
Vous resterez, vous... Le
Thtre vivra, grce & vous...
Vous composerez 'Ns chets-
d'uvre... Vous connatrez
la irlunc, lu gloire.. C'est
sur...
Une! [n m, p e n ch l"o"
reille d ftoshnd. expliqua:
Ledli: . i;ui commenceI...
Messes k minuit
Demain est la grande fte
de Nol. Elle est aussi ancien-
ne tie le Christianisme. : '< si
un des plus grand s l'les de
l'Eglise el une solennit uni-
verselle,
D: -is toutes les glises, il c
clbre trois messes relie de
minii '. c. Ile ( e l'aurore el
celle du n atin.
Il v aura messe rlc mil llil
la Calhdialc el dans lesgli
ses des trois autres PaioisseS.
A la Mlrop ditaine. c'est le
chur des lves de lExIer
nat Sle-Rosede Lima qui ex-
cutera les chants.
Pomme chaque anne, une
grande foule de fidles emplira
nos glises pour assistera ces
divers Offices.
... a vu aussi,mercredi matin,
le sympathique Ingnieur Cotai
truetcur Marcel S. Vdlard, ve-
nir en personne remettre la
Rdaction du Malin" un bloc-
notesda bureau, trs original
et trs dlicat. Objet des plus
utiles.
...envoie un bon regard de le
nierciement au p une et aclil
Ingnieur.

... a'vu, l'Annuaire Gnral
d'HailijC'est un Livre lis pr-
cieux, l'n vritable "Je Sais
Tout" que tout le monde devrait
avoir prs de soi toute heure.
Encore un bon regard a l'au-
teur.
... a vu, mercredi soir.au
I'ostc-Murcliand.un jeune hom-
me, M... S... contortablemenl
install dans un bu s que tra-
nait, pniblement, attel aux
brocards, un... homme. On cou
Dali bien l'Hommc-Sandwich.
l'Homme le plus-riohe-du-Mon-
de, riIoinine-Serpeni. Mais
fHomme-Cheval tait encore
rare.
LU es commercent lot, les
gaiets de Nol,
Gavrocherie
Au Lyc National :
On vous demande au t-
lphone, monsieur le censeur,
dit le garon du Lyce, en-
trant en hte dans le ure.iu
du svre censeur.
Au tlphone:
All'
Ces! le censeur du I y-
ce?
Oui!
Je voulais vous prvc.iir
que Jacque ... ne pourra pas
aller en classe cet aprs-mi ii :
il h un gros rhume.
Bien, bien, fail le cen-
seur.
Mais, cependant, il trouve
le limbrc de la voix qui lui
parlv singulirement t nfantin.
Bienl Mais qui parle s'il
vous plat ?
I-.I l'oreille |du censeur
ahuri arrivrent ces trois mots
lancs par la mme petite
voix :
Mon papa, monsieur.
La sant de VKm
pereur du Jupon
&'amb'o*e
TOKIO Le vice-ministre
Sekiya de la maison impriale
a dclar la Presse que l'tal
de sanl de l'empereur Voshi
Il 11 < > s'est amlior depuis hier.
Le souverain peul prendre d s
aliments (\cu\ lois par jour.
Le Saint-Pre et
le Gouvernement
de Mussolini
ROME Un porte parole
du gouvernement a inform
1'Assoaa'cd Press . il jouid'liui
que le gouvcrneinenl italien
considrait connue tranges,
surprenantes el immrites
les critiques du Pape Pie \I
contre la politique religieu
se contenues dans 1 allocu
lion d'hier. Les dclaration,
papales qui, dit on, rvlent
iv-qiou u'une proch due r
cou. iiiid m entre l'gllS? et
[Etal en Halle ont cuis;' une
telle surprise dans les m lieux
politiques en gnral que l'on
observe nue grande i induis
cence ci que les journaus
iront publie aucun comnicu
aire.
Ce jte qa e Prsidentdei Etats-Unis
Le gcuvernemenl amricain
accorde au Prsident de l'U-
nion 25.000 dollars par an
pour ses d p I a ce m e n I s el
123 000 doll us pour I entre-
lien ''e la Maison Planche,
d:.! le pe donne! domestique
coni] le60 units; 26.0000ol-
l.ii s doivent couvrir les frais
de correspondu.ite pistolai-
re, tlgraphique et tlpho-
nique; la police spciale qui
veille sur la Maison planche
et s r le Prsident est inscrite
pour 59.000 dollars. Ces som-
mes sont verses directement
par le Trsor. Mais le Chef de
l'Etal r it en outre une
mensu d- '3.250 dollars
pour si i de n< che :
cette dei n 6n '.unie lui est
apporte chaq in de nois
dans une env loppe par une
da ne, M K le \. Sliea. qui
rempli! celte Jonction depuis
25 ans. Le Prsident foolidge,
qui n'est pas riche, tche de
s'en tirer avec le contenu de
l'enveloppe.
- rn Jbi,.......wiiii
-tyn
Obtenez votre
sant des sour-
ces mmes de
la Nature.
kf^1 La Nature tant la source
y de tous les biens de l'humanit,
^^^3*^ il est logique que nous ayons
recours elle quand le corps humain a besoin
des trsors qu'elle renferme. ^ f>
Pour la protection de la sant, le plus prcieux
bien de la vie, c'est la Nature mme qui nous offre
l'huile de Foie de Morue avec, laquelle on fait
P. Et/iULSION SCOTT
Directement du fond det mers, elle apporte la
' souiisn de nos forces, combat t'anmie, les
affections de la poitrine et de poumons, la
malnutrition, etc. C'est en vrit le toniaue
idal pour tous le3 ge: (^ 1
' :
2 M:?
,VI


mtmm^mm^mmMmMmmm
lmpo tonts chan-
gement* dan* la
Dip'oihalfe fr&n
aUe
Pur cble
Paris Un mouvement di-
plomatique intressai! l'Euro
pe centrale a l dcid a icon
seil des min.stres. M.de lleau-
inan hais mi is i e Vienne,
est nomm Uircceurdes Al-
fiiin b p liliques el commer-
ciales au Ministre des Affai-
res trangres ; M. de Cham
brun, minialrc Athnes, est
no inn Vienne : M. Clin
chant ministre Budapest est
nomm .i Bucarest ; M. I lenri
Cambou est nomm lelgra
de el \!. Ime.,1 Simon ;i
Athnes. Sir Sai raul ministre
de l'inli i i( ur a dcli r que le
conseil des ministres s'tait
occup du chmage. La situa
lion esl beaucoup moins gra
ve qu'on ne la reprsente.
L'uvr. estime que le ma
nitesledea professeurs del'U
niversit Colombia peut avoir
une impoi tancedtei minaiilc
dans le mus d'ui e Bolution
sage el quitable!
En Grande Bre-
tagne
SMETHWICK (Angleterre)
.m. vald Mosley, travail
liste,. nerabre au Par
leineii son adverarire
M..I. M.l servnU ur.C
lecampagm .tonde lui
des plus rc n nrquablcs qu'on
nit vue en Angleterre depuis
des annes; elle a t em irein
te de lactiques brutales et d'ai
laques personnelles des p'.is
violentes.Mr Mosley est le ma
ii de i ynthia Mosley. Aile de
lord l'i/oii et pi lite Bile le
leu Lc\ i Leilc.raillionnaire de
Chicago,
Pour la N
Te Prince Charmant
Entre 1 Gourde
Dimanche 26 Dcembre
i Les petits i 1res beau film
Entre : 2, S et /f Gowde*
Le 1er Janvier le plus beau et le plus riche film de 192H.
la Princesse nuXftClouW
AVFX
Le roi et la reine du CMncfl Irarai*
Huguette Duttoa el Charles de Hoclieforl.
Entre 2, S et 4 Gourde*.
Madame Tv..,.v el Mr Francis Miimat prsentent :'. tous les Clients
del'arisiana leurs meilleurs vieux de bonheur pour 1^'-
Bonnes
blagues
Entre dcorIs
R... vient de recevoir une d-
coration d'an ordre tranger, la
Lgion d'honnei r, je eroia. Ce
< u'il en nuel 1er enl l'ii
l,u r, M.. S., n <-1 ail de lui | ar-
1er el d* que celui-ci eut le
i!ost< urne, I dil A un ami :
Cet I < r n e :iist qu'un
\oli iic c I ( valicr d indu6li ie !
Qtc\( ulez-voua, mon< i er,
CI l'aulic : 11 le n i : de ne pj ut
I ; s tre chr :> 1 . r (! la Li gion
d'honneur. Voua, pur isempie,
I tes vous
Gai n-'.
l)eu\ membres le Billevue:
.1. et V.. Ils vident un Mire au
Cri iid Hou i de France,
J- .le ne t'ai i ;:s vu A Belle*
Mie. samedi dernier !
V..- Non, mon dur. je nie
remets peine d'une longue ma-
ladie. Je ne suis que convoles*
cent el je suis t ncoietrci faible.
Alors J..:
Pourquoi n'essayez-vons
p< inl la l-Vrine d'avoine a vous
tendra vosli n ts. bailleurs vo-
y./cou ne l'avoine russit aux
chevaux !
CONSI IL
M. A.. \;i bientt bc marier. Il
achte des tableaux pour dco-
rer son futur intrieur. Il v.i
chez liolJinuu.
Je vais me marier. J'ai be-
soin de decx tableaux qui doi-
vent laire pendants dans ma
salie- -manger.
L'artiste rflchit un peu. Pro-
mena sur eea uvres un regard
circulaire et, aprs uneniinule.
Jai trouv ce qu'il vou*
sut.
Il dcrocha thu\ toiles et les
tendit M.. A...
Voil, je crois que 01 vous
ira.
L'un tait intitul : Avant
l'Orage . et 1 autre : Les deux
idiots .
On a raison de dire : voir juste
comme un peintre.
Consolation
X.. esl triste
Mon inteHiffencs est mon
seul bien, ma seule forlune.
L'ami qui console :
Pourquoi vous lamenlez-
VOUS? (Pauvret nesl pas vice.
HlMIDK
Au Bureau de la Police. LOI-
licier de service interroge:
Pourquoi avez-vous cass
une bouteille vide sur la tte de
cet homme ?
Eh bien ? Pensez-vous que
lirais en casser une pleine ?
Maiumi: be di i.i isr:
Dites moi donc (ieorgrs ,
comment devrui-je me dnjUMi
pour le bal de...
Oh, (tare simple : retire-1' M
dnis en or et ton ubich'u ne
mets pas de rouge rai |hn es,
de DOir aux yeux, pas de ;* ou-
dre el personne ne le renom na-
tra.
.,-T,.t..?.,t.i..t. ._ ._ .,... .',,..?. .g
''1 II--- !
^i ^^^(18113^? '? *V '? V '*> v' "v"'t- '^ 'WVVVVV '-. V V V V V V *


LEffATfK- 24 !tfrembii 1926
MUS^llU 1 j m : [ g. i ^3
Heureux Nol
Bonne Anne

.H/;
((Le Mastic
Il s'agit du Mastic d'impri-
nu-iif. On appelle ainsi un me- \
|an;,'c de ligues qui rend une i2a
phrase inco nprhensible.
Uobel exemple de "Mastic" ;-'
i t dcouvert dernirement (*y);
dans les colonnes de l'un des'
glands quotidiens new-yorkais.
On pouvait, en elfet, v" lire ce / i
rcil ahurissant : La Congrga- ,%'
t'oii s'tait runie pour lterso- (''
leonolle.weiil son vnr pas- ' '
leur. L'ne bourse pleine de pi- vfi
ces d'or lut remise an pasteur ?j?3J
Bourses uvres de bienl'aisan- ^S
ce. I.c pasteur remercia avec ($ji
motion |)iiis se mil courir p;.r oi
les lues en aboyant dsespr-$8
ment.Soudain un groupe d'lu-f^
dia-Us l'arrela et lui attacha une jg(
croie la queue. La pauvre jJ
bf.c rep'it sa course toile jus- ffi
qu'au moment o un policemau K))
'abattit di)n coup de revolver. H
On a, sans ou te, dj dvi- mf{
n que l'inlo. mation concernant fji
le pasteur et celle se rapportant /
au chien se mlangeront et pro ^2
duisirent en s'amalgamant, telle M
savoureuse histoire. VTZ
MrCoolidge et S
l'augmentation de
la flotte de guerre
ie$ Eiatg-Unis
WashingtonLe prsident M
Coolidgc ne pense pas qu'il g?>
sot ncessaire de commencer *gt
immd'alenie'it la coi slruc- \L&
tion ('e dix nouveaux croi Li
ecrs lgers autorise par la 75
nppsit'ou Butler dpose iWi
aciuiiihre samedi dernier. jt&
1* Prsident estime qu'avec -w
les croiseurs actuelle ea|
ment en coustruction.les Etats (8|fc
Unis ont un programme de /gv
constri ions navales ample &&
ment suffisant po ir le mo- j&$
ment.L construel:o: uesnavi ^
res, po e-avions et des sous k^-
marins r i cours d'excutions M
constitue pour la nrtion (lcf5;
teutdes dpenses. Cep i dant\E|
k.Coolldge est d'avisqre lors fa$
qut les navires porte avions '
seront Urm'ns, il sera possi \:.i.
Me d'entamer la coiutruclipn "
le nouveaux croiseurs sans
Mgmenter d'une manire up
Prciablc les crdits annuels
del marine.
se
!
Voulez-vous passer une nuit de NOL B*m**
sans pareille? m M"~"
Voulez-vous
le
Premier Janvier
commencer l'aime Nouvelle
par un jour heureux
1027, est l'anne 1)1110 del
priode Julienne. L'anne 37UCI
les Olympiades. OU la Sme
anne de la 67tte Olympiade,
qui commence en Juillet 1027,
en Qxanl 1re des Olympiades
77.') l\'2 av. J-C, OU vers le 1er
Juillet de l'an 3938 de la prio-
de Julienne.
(l'est l'anne 2liS0 de lu fonda-
tion le Home, selon Varron,
2674 depuis 1re de Nahonassar,
lixe au mercredi 28 Fvrier de
l'an 3967 de la priode Julienne,
ou 747 avant J-C, .selon lesehro-
nologistes, el 740 suivant les
astronomes. Elle esl l'anne 1927
du calendrier Grgorien tabli
en octobre 1."> elle commencera dans C'est aussi l'anne 19127 du ca-
lendrier Julien, mais, l, elle
commence 13 jours plus lard,
le vendredi 11 Janvier.
, Depuis le '2 Octobre 1023, les '
gouvernements serbe el russe
ont adopt officiellement le ca-
lendrier Grgorien, que l'L-
glise d'Extrme-Orient a gale
nient dcid d'employer en
Grce, Roumanie el Bulgarie^
1027 est l'anne 135 du ca-
lendrier rpublicain Irancaisqui
a commenc le jeudi '23 sep-
tembre 1926, et l'anne 136com-
mencera le samedi '24 septem-
bre 1027.
Cest l'anne 5087 de l'are de
Juils qui a commenc le jeudi U
septembre 1090 el I anne tis.s
commencera le mardi il sep-
tembre 1!'27.
1927 euilin esl l'anne 1345 de
l'hgire, calendrier musulman I
elle a commenc le 12 Juillet
1026 el l'anne 1346 commencera '
le vendredi 1er Juillet 1027 sut- |
vaut l'usage de 1 '.uislanlinople. j
Lu dcembre l'J'J l'Assemble 1
Nationale d'AngoraI ;i dcid
qu'A partir du 1er Janvier 1026, .
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LE MATIN 24 Dec mbr< 1926
Mrtrir^^TMmiHirtraiin.11i i i |t^ttffTt^^^y| DE LA
Due Sance
L-Haut
L'Eternel, agihnl sa clochette
d'or, ouvrit lu sance. St-Fran-
mis commena aussitt l'inter-
minahle appel Dominai des col-
laborateurs clestes du Roi de
(Univers. Tous les saints liaient
prsents, excepts saint Nicolas
et saint Martial occups ailleurs
relire et signer le volumi-
neux rappoit des ai changes sur
les dernires communications
ntrcMarset les autres plantes,
notamment la Terre, rapport
qui, soil lit en passant, avait
provoqu au Ciel une vive mo-
tion, car, malgr la vigilance
des deux grands saints, un mol
avait l transmis de Mars la
Terre...
Pour la premire lois depuis
laCialion deux saintes assis-
taient au Conseil cleste.t'.'taient
sainie Thrse el sainte Jeanne
D'Arc. Lorsque le silence lut
complet dans l'immense salle
claire giorno par nulle loi
les scintilla nies, l'Eternel dit
l'imposante assemble des Elut:
Je veux que nous nous
occupions aujourd'hui des al-
iairesd'uu tout petit Pays de la
minuscule plante Terre et qui
s'appelle...
Ici.il ouvrit un gros livre pos
devant lui, promena ses doigis
sur les feuillets d'or, puis :
...oui s'appelle Hati.
Tous les Saints se penchrent
sur les cartes clestes dplies
devant eux, cherchant en quel
point de la Nbuleuse tait si-
tu ce petit pays dont presque
tous entendaient le nom pour
la premire lois.
L'Eternel poursuivit :
Depuis deux mille ans.
chaque jour, je revois les rap-
ports de tous les saints contr-
lant le* alVaircs des plantes et
des toiles, et aussi ceux de tous
les archanges qui, suivant noire
Kernel le et sage administration
de l'Univers, s'occupent du soit
de chaque peuple vivant sur
chacun de ces astres. Les nou-
velles qui ne parviennent de la
sorte du Soleil, le Jupiter, de
Saturne, dT'ranus, de Neptune,
de Mais, de la Lune, il" Vnus,
de Mercure me laissent parfai-
tement tranquille. Sur la Terre,
place, comme vous le savez
>us le contrle de saint Gabriel,
les communications des archan-
ges sur chacun des nombreux
peuples qui h< couvrent n'of-
frent non plus rien d'inquitant.
"s sont parfois turbulents et
mchants, mais, dans ma Pr-
Voyance, je trouve toujours le
chtiment qui les corrige et ra-
mne la lin la paix parmi eux.
t'n seul est la cause de tous
nies 'soucis. C'est celui que je
viens de vous nommer, c'est la
petite Hati.
m
NOL. I
-_________________:----------- te
Il y a trois sortes (fignoran E
, s : ne rien savoir.savoi liai g*
JBceque l'on sait et sivoii a itre ^1<
^jjehosequece qu'on doit savoir. g
MCI/*
mmwi
tm\m
stks

clients
Une Joyeus*
i formule des vi
Pour que
Leur soit une Anne de Prosprit,
de Bonheur et de Russite
te
fcQ*
te
fcSr
te
te
te
te
te
te
te
te
te
te
( est
-
Les saints, sur leurs visage*
violemment clairs par les au-
roles, montrrent, a ces mots,
du mcontentement. L'Klem i
continua :
> Oui. mes Saints,
Ha II- Il est un des | lu
pays de loule la True; il ce-
pendant il m apporte plus deu-
il lis il me ri lame ; lus
vailles que Luis les autri i
semble. Des journes et des
niiiis entires, mes archanges
compulsent les Registres dor
contenant la minutieuse histoire
de tous les ges de l'Univers
sans pouvoir russir y trouver
de quoi satisfaire ce petit peu-
ple Rien de ce qui allait hier el
va aujourd'hui bus autres Na-
tions ne lui va. Ce qui a fait el
ce qui lait encore le tanneur le
tous ses voisins esl pour I i
objet de malheurs el de m-
contentements. Depuis quntie
cent treille quatre ans que je
permis des na\ ig iteursdi
(1er dans telle petite Ile, nu >
gesse el ma Bont oui l i -
unissantes a re:i Ire lieun ux i e
dernier-n de mes suj In i il
lui 1 onvieul pas; lo I ce qui
apporte lous ji >i< 1 paix, unio.i,
une rois post sui >:i st>] ne
produit plus que tristesses, ii iu-
liles, haines. J'ai tout i. ni
pour lui: mais les remdes (|iu
gurissent les gants rendent
plus malades ce pygme. Ce qui
ailleurs est vrit, l. de!
mensonge el ce qui, ailleurs, est
mensonge y devient ure vriti.
I.immense Russie u> c son in-
fernal bouleverseme il, la cran-
ce et l'Angleterre avec leur
sempiternelle querelle de rron -
liere, l'Italie avec sou re.nue-
mnage politique, l'Angleterre
ivec s m goTs ne el ses a nlii-
liotlS, les Liais 1 il! ,i\ et i
soil de dominalio i, toutes 11 s
grandes nations me procurent
moins de soucis, troublent
inoins mou Empire que ecl im-
perceptible coin de li ire.
Vous rappelez-vous le chli-
ment que fenvoyai jadis l'
puise d'I l\ss('.' Kli bien, la
minuscule Hati .1 trouve le
m iv.'ii semblable : 1 h ique iniil je d jl u.s
ce que, le jour, j'avais sjg 1 1
pi >p m i po 11 ce lotit petit < 1-
p!.' Je VeUX (I MIC H
d'Iuii que nous Iracin
hle la voie (I lils I iqu I .1 1 s
lerons dsorui lis ivun
turbulent, a
L'Eternel ayant ainsi pai l el
les chrubins el les an hau s
s'lanl. par trois lois, prosli
dans l.i poussire d or 111 pu d
du l'i nc blouis tant, les an s
psal nodireul le gloria m
celcis Deo el les musiciens c-
lestes, diriges par Sir. .., j ,
mlodirenl sui les luths el les
harpes d'argent quelques 11 s
si suaves que l'oreille iiuiiijiiio
qui les entendrait cul pris p i ir
une heure l'exlasc de
cls Puis SI. Is.i.n
la parole.
zMfe
.', 0 1 1 sie-
(leniaudii
&
te
te

te
te
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te
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te
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V/, KL' & ti C? ' AV G*
<*** '**'*.'Z'*%t!** *"X>-*?tA'H> *?
jS te te
j& 9S6 g* v--
te
i
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en tout.
gM Quand on dit Thomine : ^13- V'
|5 <. > tu 1 s- ..-, ce n'est pas seule- , i^Q-
f ne 1 mu1 labnisser son or- -- ,
gueil. c'eal aussi pour lui faire ^-*
savoir CC qu'il vaut. te ^'*
niCRUNjii1 v*
te te
jfiK D y A r% G i+ iS v f.\ ~ v '^
? "
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r^"^'
"*


LE MATIN-24 i l'X MBRE 192G
Wh+jii
M^M^mm&.^m&M&^&i

DE
m
Une alle de the National City Banp New-M
Banq
mon
Dpositaire des Ponds du Gouvernement des Etats-Unis en llaVi.
Iresonere du Gouvernemeat lalieii ""**
Epitaphe
i
i
i

____1
Les beau sonnets
Uieil'eir It au Il j'ai (tfur, in Marchant, des jour !. I jieiiir,
litiif lureilula, blaurbf.cn m mnair,
(.mit un beau clair Je lune a Ifiwi la clairire.
lus! iVIei irijiin n i|ii't>|ierail iu.i carrire?
(mm ur Aie-,bfljs j ne wt riti teair ;
Jei'ai rien (ailli dit M 'M puisw relerir,
Il je vitrai moi fruit ma ne atruluriere.
lais -1 d u, ., : la, liii lu.ee i|iii lu'.tbsiul ;
Ufrrr el ta beaut ni'jiiruul remplace tout,
llciacui cmirroilra, it to>anl m charmait,
lavi M l'faitiii pas d'tre peu reDomui**,
ii la h sur ma limbe ou mouiuur se lawegte :
ti-jil i,ii! uc lil rien poir aiuir trop aime.
iaulhirr 1 MHUIlL
'.<
sn
Conseilleurs U
U propritaire du < March
Moderne , rue Dan ls Des-
touches lit, dernirement ap
poser cette enseigne devant
son tablissement :
Ici on vend du poisson jrais
LtDtfigne tait peine po- y^r,
seeque quelqu'un s'approcha $U
m marchand et lui dit :
-7 Que vient faire l le mot
/? Vendriez vous le pois-
on s'il tait pourri ? Le mot
trais fut enlev. Le lende-
main, un client lit remarquer:
- Pourquoi on vend.pense/
Vo qu'on suppose que vous
en lassiez cadeau ?
U patron eflaa on vend
--Quesignifie ce mot ici-'
Wtt vous qu'on ira deman
J u poisson l'Usine
G|ace, en face ?
Ou enleva ici ; et il ne
"* plus sur le carr de bois
S"le mot poisson 1.
Mais, deux jours aprs quel
Jfnqm passait, entra et dit
brave proprio;
Mm! Pois*n ! mais vase
JKduplusIoinquonsoitque
JJJ vez ici du poisson' A
porte ,ai,noncer votre
i^lus maintenant rien
auri enseigne.
Et voil
Excule foute Opration de Banque dans
le Pays et l'Etranger.
LOCATION DE COFFRE FORTS
Nous avons l'honneur de solliciter
vos comptes de chques et de
CAISSE DEPARGNE
Les oprations que vous voudrez bien
nous confier auront notre
attention particulire,
OFFfCERS I
CHARLES E. MITCHELL, Phbsidbnt.
(i. EDWN GREGORY, Vice-Prsidwit.
% WALTKR f. WORRHlES, Vick-Prsident,
ADJOINT ET DIRECTEUR
V. H. WILLIAMS, SoL-s-Dimr.r.:, ,<
C. E. van WATERTCHOODT. Som Directeur'
TLPHONE
DIRECTEUR SOUS-DIRECTEUR PORTEFEUILLE
279 233 248
m
E
(( Kleptomanie

Bien que les Kleptomanes
aient passe un mauvais quart
d'heure l'Acadmje d e s
sciences qui leur reiuse moi -
d'eus le litre enviable de ma
lades spciaux, il est un lait
certain: c est que nombre de
gens, qui n'ont pas d'excuse
d'agir par ncessite, se livrent
de menus larcins pour JU
plaisir en quelque soi te de
voler. Kl c'est peut-tre ;iussi
que les grands magasins des
grandes Capitales <>|]'ieuf d'ii-
rsistiblcs tentations aux cer-
veaux mal quilibrs. Mais
<|ue dire de ces voyageurs ap-
ptrammenl fortuns et qui,
dans les somptueux caravan-
srail*, o ils descendent, se
conduisent parfois comme de
simples ratsfd'htel? Les te-
nanciers de ces tablissements <>-
sont obligs d'avoir une police
bien laite. Autrement draps, K5
Serviettes, nappes et couverts V*


m
m
1
&*
Et
H
9
m


k
m
disparaissent qui mieux
mieux.
lin soir de Noei, un vieil
Amricain soupait seul dans
un des plus beaux htels de
la Cte QVAzur. Devant lui un
garon tait plant. L'Amri-
cain lin i t par s'enivrer de cette
espce de surveillance exas-
prante dont .1 tait l'objet.
Voua pouvez VOUS reti-
rer! lui dit impatiemment le
client Imperturbable, le gar-
on Qe bougea pas,
M'entendez-vous? reprit
l'Amricain,
Oui, monsieur.
Eh bie u I qu'attendez-
vous alors?
Que vous ave/ achev
votre repas, monsieur. J'ai
charge de I argenterie.
Or, cet amricain qui obli-
geait le garon surveiller
"argenterie, n'tait antrefaue
le multimiladaire... ItacketeN
1er.
An loin, les clochi s caril-
lonnant dans la nuit pure, ap-
pelaient les fidles la messe
de minuit.

'

1


i
Sa*
te
NOL


mtwm
Succursales dans tous les ports
ouverts de la Rpublique d'Hati.
flW#
twlr*f>
1986
- i
^ < ^ 1 ii me confirme que&l
jfl\:i mollisse ou l'indulgenceSJ
3 poi r soi et la duret pour \c*s
Vf autres n'est qu'un seul el m-lt
g me vice. UBauyrb fa
fa
1
Vf-
5-
^W?^^4g .
*\


X


*V*P
LE MATIN-24 uKMBRE 1926
&*
I- ^Sf*SSu4lH*-* iv: ***
WHi
.?#-"
'Axy'i S1CLAIT
GR4NDHUE, Petit-Gove ((Hati).
%
Grand Stock de Marchandises
"ixede titulaires laitinu-
ilc les autres qu'il lah
indispensable. Enfin ces inu-
tiles lurent lus. Puis trois
autres longs mois se passrent
en discussion de projets, contre
protts, motions, amendements
propositions, contre-proposi-
tions dmissions bruyamment
olle.tes puis retir*, de voles
de confiance et de non continu-
e.
Enfin un an aprs les cinq
ombres-dlgues lu.itie.mes lu-
rent lues. Celaient celles de
firniin, de Hazelais, de Uois-
roud Canal, de Jacques Nicolas
User et de Lger Cauvin.
Lonse runitcnfinde comp-
te sous la prsidence de Saint
rterre. Chaque Ame-dlgue
Jailienne prsenta pour le bon-
heur dHati nn long projet, un
plan dtaill de gouvernement
et a administration auquel elle
prtendait que pas un mot ne
pouvait tre ni retranch ni
joule.
Les discours se succdrent
aux discours, les mmoires aux
mmoires. C'est en vain que les
bons Saints convirent les ha-
tiens I union, la sagesse, a la
concession; ils ne voulurent
nen entendre et aprs de Ion
gus et pnibles discussions les
stances de ce Congrs cleste
lurent suspendues ... sine die.
Et Haiti attend encore...
Longue vie
Jusqu' prsent on poss-
dait des donnes qui tenaient
quelque peu ae la lgende sur
la vie des divers animaux.
Ne parlait-on pas de cens
et de corbeaux notamment,
plusieurs fois centenaires?
Sur cette question, les na-
turalistes, aprs de srieuses
et scientifiques observations,
viennent enfin de se mettre
d'accord. Les moyen ns de
longvit seraient fes suivan-
tes pour les diverses espces
amicales:
U crocodile, 250 ans; 1 cl
phant, de KM) 200 ans ; la tor
jue,150; la carpe, de 100 150 ;
le corbeau, l'aigle et le cygne,
100 ans, lt lion, (M); le" cha-
meau, 50; le brochet, 40; le
weerf, 30; l'Ane de 25 30;
'cheval, 25; le buf, 20; le
Chat, 18; le chien, de 15 A 20;
'poule. 10et le lapin 8.
Pour ce qui est de l'homme
a cet gard, ii faut le ranger
entre le lion et le chameau.
WH
NOL
,'n ti
ta vie esl un ftjcallw sans
lin : un degr mont, nu 'Ii u
de nous y asseoir, nous vou-
lons enjamber le suivant, si
uaul qu'il soit. ST.MII,


s*
et

franaises el amricaines
Quincaillerie
Verrerie
Chapeaux en tous Genres
Vins de Bordeaux
ACHAT DE
CAF, MIEL, CT0JS
m
La Maison prsente ses meilleurs
Vux ses Clients, leur souhaite
i
Bonheur pour
Quelliestl'oriyine
du mot i chic )
Voil un mot que Ton entend
fort souvent.
( t /i'cs/ pas (hic!
'lu us du chic !
Quel chic !
Ce sont des ficus chics !
// esl lgant et chic !
C'est un mot qui revient mille
el mille fois dtius lu concasa-
lioii.Muis d'o vient-il ?
\ oll :
Le clbre peintre David te-
nait cole et taisait payer trs
cherts leons. Mois quand un
lve, jils de parente pauvres,
annonait devoir tre un grand
(irtisle, H i*cxonrau de toute r
trtbution. Du nombre de ces
derniers tait un nomm \.la-
que, Jils d'un fruitier. Les es-
quisses de CS jeune homme
peine ijc de 16 ans, ses essais
i I huile, plurent tellement
David, quil le traita avec une
prdilection toute particulire.
t 1 u seras l'honneur de mon
eule , lui disait il chaque lois
qtttl examinait ton travail.
Malheureusement, Chique
mourut i ISans,el Davidprou
vu un vif chagrin de sa mort.
Depuis ce moment, quand un
lce lui montrait une maucai
se tude, il disait.
Ce n'esl pas Chique (/ni au
railjail ainsi !
Quand un autre lui en mon
trait une bonne, il s'ecriait:
Vraiment,c'est du Chique
tout pur En vrit, e est (Mi-
que !
Les lves, entre eux, disaient
comme I) ivid. d'une mauvaise
lude: t Ce n'esl pat Chique ;
el d'une bonne i L'est Chique.
De I atelier de l)a id ce mot
passa (fins les lieux publics,
dons les entes, dons les restau
rauts que frquentaient letpein
1res et leurs lccs,cl, peu ipeii,
par ta suppression de que de lu
fin du mot, il se rpondit cl prit
le sens que nous lui connaissons
aujourd'hui
l'ist ce assez chic cela ?
mmmm^m^mi
1927
*?
1926
"**$# 535,

Ci* Le iitj uv, visite jusqu'au g* ;-$.
fli-'Vol lies mourants, comme 5f '%
un royon du soleil qui vienl y*
se jouer A travers les ruines. \
A.TOURNIERSfi >
?-t-'*ftf>^


LE MATIN 21 Dcembre 192g
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Tous les efforts de la vio
#3 lenee ne peuvent nfl'aiblir la V3*
>$ vr;l el ne servent qu' la re ^
j$ lever davantage. | w
| .MSCAL |
a g*
'EST incontestablement le magasin
le mieux pourvu de la place I
Il a reu pour la fin d'Anne
Les articles les plu* chics des dernires
crations de Paris et ^es Elats-Lnis
Par consquent si vous voulez tre la
dernire mode? il faut vous pourvoir au
1086


I.e temps ne se compose
.$ |;is ceulemenl d'heures et de
ju minutes, mais d'amour et de
w$ volont.
Vin et
49
NEIGE OE NOL
Dans un petit village d l'im-
mense Russie, t'est Nol. Un
Nol tout blanc.
Il neige. Il neige encore, il
neige toujours, Surabondance,
dluge de Nol. Recroquevill)
au coin du leu, on regarde la
neige tomber en menus flocons,
tourbillonnant sous la brise. Il
cela rend triste el gaie la lois.
C'est que la neige est !a grande
tristesse el la merveilleuse pa-
nne des jouis d'hiver et des
Noll russes. Glacial fleur des
nues, elle tomba souple, molle,
ensevelissante, sans que le
moindre bruit trahisse sa chute.
Du ciel morne, bas, sombre, elle
descend avec la lente majest
d'une blanche draperie seme
d'innombrables points diaman-
ts- Comme des milliers de l-
gers papillons, ses flocons tour-
noient clans l'espace. Le regard
bloui se plat les suivre dans
leur marche rapide al silencieu-
ae. D'abord simple poussire ar-
gente, ils parsment le sol, s'ar-
rtent sur les toits, s'attachent
aux arbres, aux plantes, fleu-
rissenl les buissons desschs,
font aux arbres dnuds une
parure scintillante Ils se suivent
sans arrt, l'eu peu les che-
mins disparaissent. Baies et ta-
lus se confondent. Tout se ni-
velle, se mle, sous les ptales
blancs de ces Heurs ariennes.
S*

I*
s*
I*


et

et
S



US*
La nature s ensevelit dans les :.
fili* chatoyants de quelque royal *>*'.'
inceul... Sg
Noll Belles neiges de Nol ^B
Nol blanc!... ?t
Du ciel sombre ou cuivr, les fl
flocons cristallins descendent M
toujours, paississant leur masse
blouissante, la posant sur la
terre comme un lourd tapis
d'hermine, donnant aux plantes.
s*
aux fleurs, le glacial baiser. Tout w
frisonne.
Une tristesse descend avec Ij
neige des inaccessibles coins
du ciel, l'n silence rgne dans
la campague. L'oiseau Irileux
reste muet, dans les buissons il
a cherch un abri contre la neige
et la nuit. Le bruit des pas M
perd dans la coucha nnotlleuee,
perfide, tendue sur le sol. L'o-
reille ne peroit que le sourd
froissement de la neige tombant
sur la neige, que le plaintif cra-

m

lui ii nri^r, ijuc ir itiaimii cru- .
quement des aiguilles de glace
qui crient sous les pieds lors- O
qu'un passant, le dos rond, s'a "*v
venturesous la neige. La nature
ressemble un vaste tombeau. >j*
Nol russe 1 Nol blanc! Dieu ^
que e'est mlancolique et beau !
Aveugl par les flocons qui
Uli cinglent le visage, gar sur
cette Manchcfnappe sous l'uni-
formit de laquelle se cachent
les sentiers, le paysan qui pour-
suit sa route travers IVblouis-
sante plaine monotone, avance
pniblement, ne sachant o po-
1724 Rue du Magasin de l'Etat 1724
Bf
klhkl.ll PROFITE de cette
lldlMMI occasion pour renou
vler ses souhaits de *
Bonheur et de Prosprit
sa bienveiHaute clientle et la re-
mercie pour son palronage durant
celle anne et les prcdentes
************
ser le pied. Au loin, entre les
arbres, il croit apercevoir leclo
cher de l'glise o tinte la cloche
pour la messe de minuit tt,
plein d'espoir il se haie. Hale-
tant, glac, il avance, trbuche,
entrant jusqu' mi-|amhe dans
le souple tapis qui cde sous
ses pas. A l'horizon, toits el clo-
cher paraissent l'air, car, ainsi
que les sables, la neige ses mi-
rages el le but est souvent loin-
tain.
Mais aussi quel s;>endide spec-
tacle oflrc la neige tout admi-
rateur de la nature!
Quel charme trange ont ses
blancheurs, quel attrait capti-
vant on trouve au village, la
campagne ainsi endormis dans
leur manteau tout blanc lorsque,
du ciel clair, tombe quelque
lugilil rayon de lune! Il a cess
de neiger. Les nuages ont dis-
paru. L'toile du Berger luit, l-
bas, mystrieuse comme une
grosse neraude enchsse dans
l'immense crin bleu du ciel.La
gele a durci le froid tapis ten-
du sur le sol, ses molles endu-
lations se sont figes sous Us
souffles mordants de la bise d'hi-
ver et, maintenant, les chemins,
les prairies paraissent tresculp
ts dans l'albtre ou le marbre.
Maintenant une lumire in-
tense, la lumire crue des jours
de grande gele enveloppe, bai-
gne d'une lueur dore toutes
ces blouissantes blancheurs, le
ciel, qui a vers sur la terre
3=
poR-aa-fRiicfc
AgentsQntai
DELA
Lotie Slav Steamship
\tmnj
Envoient tous leurs souhaits les meilleurs
l'occasion du nouvel an
remercie ses clients de la qrande
eoniiance qu'ils lui ont toujours
accorde et leur envoie ses sincres vux de bonheur
et de prosprit pour
l,i liaison
toute sa neige, semble d'un bleu
plus prolond et, sous leur cou-
che de glace, les ruisseaux, les
rivires miroitent avec de su-
perbes ullets. Le froid a paie
les arbres de scintillantes giran-
doles el sem des diamants sur
haies et buissons. Au loiid des
grottes, le long des ruisselets, la
glace brille en tincelantes sta-
lactites et l'il captiv ne peut
se dtacher de toutes ces splen-
deurs. ussi loin que s tend
regard, jusqu'aux extrmes limi-
tes de Thon/on o la nappe axu
redu ciel se confond avec la
nappe immacule du sol, il na-
percoit que scintillements.
Du sommet des monts, ie-
blouissante neige laisse retom-
ber ses draperies d'hermine au
fond des valles, tend leurs
longs replis sur toutes choses,
met sa potique lene sur toute
la campagne. ,
Sa mlancolique beaut esi
sans rivale et sous le voie
splendide dont elle se pare, a
nature, d'un attrait mystrieux
semble reposer dans nn immen-
se lrin de diamants et d'opales.
Dieu que c'est beau. M neige
de Nol.
r,
i



.LE MATIN 24 Dcembre 1326
*
^&fr&frttMA&&&tefet^
TLPHONE
No 254
LPREETZMJUMICCERH
TLPHONE
No 254 3
Importation
Exportation
Itjeut de Manufactures



Kl
Rix
Importation eu gros de toutes les qualits de ri/, courants sur le
march d'Haiti, du Havre ou de Hambourg. Je suis le reprsentant des
plus tortes maisons de riz. dans ces deux ports et j excuterai Hvec plais r
vos commandes pour expJitions directes. Siam, Garden, Ra igoon ou
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Biscuits non sucrs comme Puritan Soda, 'Crole Biscuits Soda,
Biscuits sucrs, comme FigJ Bars, Lemon Biscuits, Vaoilla Wa'ers,
Animal,etc. etc.
JLa Danse
des^Sauvges
On connat, anus doute1, cette
1 elle composition de Jean Ra-
meau; niais ce que l'on sait
moins ce sont les circonstances
(kius lesquelles cette uvre re-
marquable lui ralise.
lu soir, il causait avec In
belle et clbre danseuse Salle.
Ce doit tre tre difficile,
n'est ce pas, lu composition mu-
sicale ? interrogeait la Cullerine.
Dilicile, rpliqua Hameau.
Mais pus du tout. Tenez, voici
une feuille de papier musique.
Prenez une pingle a cheveux
et laites des trous o il vous
plaira sur toutes ces portes.
Au hasard, Salle piqua lu
touille et la tendit Hameau.
Alors le compositeur donna
chaque trou la valeur d'une
note, ajouta les signes musicaux
ncessaires, indiqua la mesure,
les temps et se mit au clavecin
et : lu Danse des Sauvages
qui fil fureur longtemps tait
cre.
JLe eoqj
du clocher
Pourquoi y a-t-il un coq sur
le clocher des glises ? Question
embarrassante a laquelle il est
impossible de rpondre d'une
faon formelle. Car, depuis des
sicles qu'on voit des coqs sur
les clochers personne n'a pu en-
core en donner lu raison.
La seule chose qui semble
peu prs certaine c'est que cet
usage a une origine religieuse.
Mais que reprsente exactement
te coq ? La Rsurrection
ont dclar certains I res de
l'Eglise.
La vigilance du Pasteur, pr-
tendaient St-uchei et Grgoire
le Grand, Le coq du clocher ri
j^fl pelle les fidles au devoir, com-
me il fil pour saint Pierre, di-
sent encore quelques auteurs
catholiques.
Mais d'autres encore expli-
quent que le coq est un oiseau
dcoratyf,qu'il bon air an som-
met du clocher, et qu'au boni
WM i l'une tige de 1er il peut servir
|fjj d girouette.
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LE MATIN 24 Dcembre 1926
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iSJ
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Le quart d'heure de Rabelais
.'!
Mai c'est un droit acquis
nous autres hommes que- celui
d'admirer la beaut ou la toi-
letta d'une lemme, ma lit Pierre
Fierai qui suivait des yeux la
charmante et combien tentante
Madame SarreauU.
A peine allais-je rpondre, par
une boutade sans nul doule, a
cette rflexion, plutt purile,
qu'incontinent mon camarade
me placiua l'un des Cals de
laGrand'Rueosur le zinc deux
Manhattan venaient de nous
tre servis.
Qui ne connait l'opinitret de
Pierre Fierai eonlinuellement
plaire ses copaii.s et pu s'ol-
lusquer de son geste prime-snu-
tier. Mais, inluctablement, en
mon par dedans, je m'en de-
mandai et, avec anxit, la
cause. Car, d'un vantard, d'un
croton, d'un glantin qui se
croit la coqueluche des [crames,
il eut t, certes, naturel. Mais de
lui. je ne m'en revenais pas.
l'ourlant, je ne trouvai pas ton-
nant que seu', avec moi-mme,
je m'engouffrasse dans >ine l-
gion de penses contradictoires,
les unes obscurcissant les au-
tres. Cette lemme, plutt belle
que jolie qui, de celle dmar-
che provocante, lel un dfi jet
des dsirs exasprs, longeait,
sous un soleil ardent, l'une des
rlres principales du boni de
mer, aurait-elle si brusquement
conquis Pierre Fierai, lui qui,
si rarement, tombe amoureux,
mais ton jours respectueusement,
d'une beaut vraie? Pour, pen-
dant longtemps, avoir frl de
pus cette "lorec qui pour
mieux vaincre l'on appelle fai-
blesse" et ouest la femme, il ne
s'en lui nullement emball...
.!e m'apprtais partir quand
midi, 1heure de l'implacable
clart tinta aux horloges voisi-
nes. Pierre Fierai tait de retour.
Que vous tes aimable de
m'avoir attendu dix longues mi-
nutes.
Le moyen de. ne pas l'tre
avec vous, fis-je.
Nous tions maintenant assis
autour d'une des petites tables
de marbre du caf o le barman,
connaissant nos habitudes, nous
prparait deux nouveaux petits
verres.
Les jambes haut croises, pas-
sant ngligemment la main sur
le nud de sa cravate, Pierre
Fierai me dit :
Cette nuit de Nol, je re-
grette vraiment de ne pouvoir
fa passer en votre compagnie.
J'avais oublia que ce soir, dix
heures, je suis invit chez Ma-
dame SarreauU, Je l'ai rencon-
tre au magasin d'aprs o elle
m'a rappel son invitation.
\ous avez une
en perspective!?
Oui. Ko perspective,' car
on ne sait jamais Irop ...
Pierre Fierai se lui an instant,
alluma une cigarette, avala un
peu de la liqueur qui lui tait
servie, puis d'un air confiden-
tiel:
- les secrets de polichinelle
mon vieil ami, c'est surtout ce
qu'on essaie de toujours garder
en soi. Car il sullil <| un geste,
belle soire
A Rogek Anselme
d'un sourire, peine esquisss,
d'une motion vraie ou recher-
che pour que rhoinme ou la
lemme le moins perspicace vous
les dcouvre.
Vous n'ignorez pas que pen-
dant ma jeunesse, j'tais de ceux
qui accordent au Plaisir le plus
et le meilleur d'eux-mmes. Club
mon averti, sasanniet par ex-
cellence, il ne m'arrivait jamais
de rler l'une de ces ltes o
l'on (rle de si prs la char-
mante frimousse de nos El-
gante, et o, toujours, le char-
me attnu de leurs gestes, l'ex-
pression fuyante de leur sou-
rire s'harmonisent aux paroles
que, loul bas, d'une voix casse,
elles grnent, lentes el mlan-
coliques, de leurs lvres roses
el peine entrouvertes.
Je taisais partie d'une bohme
en brindezingue, amoureux d
ligna nocturnes. Souvent, nous
dambulions par les rues dser-
tes du Port au Prince, nous at-
tardant, un peu pins que du rai-
son, l'une de ces petites la
vernes o, avant de porter
nos lvres ardentes, le verre
multicolore, nous coutions les
rcils parlois fantastiques de
quelques uns d'entre nous dont
la verve goguenarde, gouailleu
se, semblait selle inspire de
quelque baeahante. Par les soirs
d'errance, de bombe el d'orgie,
c'tait dans la promiscuit don
leuse des quartiers excentriques
que nous allions la recherche
de notre Messaline, gourgandi-
ne dpenaille. Alors, parlaient
en l'use de nos lvres avines
des vers que cisela toute la d-
tress
gny.
rs qu
volu
ptueuse d'un Glati*
Celte bohme, je la re-
grette, el beaucoup, car. c'est
elle, oui c'est elle qui, bien sou-
vent, inspirait nos crivains des
pages dont la beaut et l'lgan-
ce de la forme n'altrant en rien
le souille antillen qui s'en d-
gage.
Quand je remarquai que
da groupe restreint que nous
tonnions, mes amis et moi,
j'tais la seul qui, paralt-il, avan-
ais, rapidement, vers l'ge du
clibat, je pris la rsolution de
me marier La demoiselle, de-
venue depuis Madame SarreauU,
qui faisait mes dlice, les lit si
tendrement qu'elle ne larda pas
devenir ma promise. Vivant
dune vie nouvelle, je me sen
lais heureux... Nous nous ai-
mions, et, surtout, nous nous
comprenions...
Kl vous tes encore cli-
bataire, dis-je Pierre Fierai?
Mais oui,la vie a de ses iro-
nies bizarres. Parli pour l'E-
tranger o j avais t accom-
pagner une parente qui souf-
flait d'un mal presqu'incura-
ble, colle dont je devait tre
l'poux avait accept la main
de Monsieur SarreauU qui ve-
nait d'obtenir son diplme
d'ingnieur. A vous dire vrai,
je n'en lus nullement patc.Nc
se mariait-on pas pour le sim-
ple plaisir d'avoir un chez soi?
Les fianailles, avanai-je,
' - v
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15159 Rue du Peuple
Presqu'en face du Bazar
Mtropolitain
Port-au-Prince
l9occasion du nouvel An. MR Andr
Isidore envoie sen meilleurs souhaits
ses amis et Clients tant d'ici que
de la Province.
i
L leur promet, comme toujours le mme toin, la -.
mme promptitude dans h s commandes M
qui lui sera confie t.

par rapport au mariage, ne
sont-ce pas les prlaces de
Dumas iils quelques unes
de ses pices ?
C'est prcisment pour
cette raison, reprit mon cama
rade, que jusqu'en ce mo-
ment, je me plais de n'avoir
t que Hant...
Et vous aimez encore
Madame SarreauU. hasardai-
je?
Et bien oui C'est la seule
femme que j'aie aime vrita-
blement. Et elle le sail... Te-
nez, l'anne dernire dansant
avec elle dans ses salons, elle
n'a pas hsit un instant me
dire q e son mariage est la
plus grande erreur de sa vie...
Et, nous avons longuement
caus des heures agrables
qu'ensemble nous avions v-
cues. C'taient, tantt dei re-
gards expressils d'une spara
lion force, tantt des paroles
douces et lendrcsjuui ressusci-
trent la magie au Pa?s...
Monsieur SarreauU, cauteleux,
sen tait aperu.
Et vous tenez encore
passer cette Nuit de Nol dans
ses salons?
Mais c'est elle qui a insis-
t. Et, elle est si spirituelle cl

m
si charmante que j'y tiens, fer-
mement... Bien qu'elle n'ait
plus celle blonde chevelure.
tan loi flottante, tantt parce,
qui cachait aux regards indis-
crets sa nuque d'albtre, elle
me dit encore beaucoup. N'a
vez-vous pas remarqu que
dans sa dmarche allire. elle
dployait e.icore un peu de
cette grce langoureuse qui
et pu faire revivre en un
cur blas les premires
lueuri d'un amour teint...
Mais ce Monsieur Sar-
reauU, n'est-ce pas celui qui a
claqu au dbut de cette an-
ne ?
Oh,nullement! Franchie,
(c'est le prnom de son p.Mi-
se) vient dem'annoncer qu il
e.t i. frmie o il excute
des travaux pour compte de
la Rpublique et qu'il est fort
probable qu'il ne soit ici avant
le premier jour de l'an.
C'est le m ne prix pour
vous?
Paul tre. M lis c'est elle
qui me doit, car je me deman
de si elle n'a pas gch mon
avenir en me portant rester
encore clibataire. C'est elle
qui me doit...
Alors celle nuit de Nol
elle vivra \e.qiirl d heure de
Rabelais...
... pour lequel je lui don-
nerais...
... tout l'Or du Prou.
Vous l'avez dit, mon]?iei' *
ami.
--Alors, demain?
Oui. A demain, aprs la
messe de l'Aurore.
Rv lalw.

-o Purgatif Idal
est le ... i
Pilule du DrDehatitj
: M, Rue Su FauteurgSaiKt-Bmit i
(,! facile prendra,
'I Ht oceiillant aoenn w*paratM
I iU* Provoqua |amaii fa UgUi ,
Supprimant la dleie,
l. cU ne dbt(ita pu la aaU4.
N'exigeant pai de repos II
! aUa ne caua aacaaa parte i
Plaj
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Ah\ que
lu tais belle]
Vous me demandiez une vo-
cation de No8l: il me faudrait
pour cela battre le rappel d'an-
ciens souveiis, de souvenirs
qui furent heureux ou qui lu-
rent tristes, et qui, dans la nuit
de heures rvolues, surgiraient
telles de Irissonnantes Heurs
d'ombres, plus belles de n'avoir
pas connu l'clat blouissant des
jouis. Alors, je fermerais les
yeux, al subitement, dans le pay
loge mystrieux de ma vie, se
ranimeraient mes dfintes an-
nes; dans une conlusion d'i-
mages, je verrais des choses
anciennes, j'entendrais des
mots dont l'cho a cess de
retentir, et dans le miracle d'une
minute illusoire, je serais plus
semblable moi-mme, retrou-
vant le vrai visage de mon me,
s >us les insensibles transforma*
tions, apportes pai la succes-
sion lente des jours et des ans.


Nol I Nol ce que j'entends,
c'est dans l'air nocturne un ap-
pel le cloches, une invite au
bonheur fugitif, dans la trve
des heures inclinenlcs; cest
tout un rseau d'or sur le vieux
Port-au Prince qui bouge con-
fusment comme en un songe,
et pour qui ce soir le ciel a un
sourire plus doux, le ciel im-
mense et bleu, illumin d'toi-
les sans nombre.
Ah! ces cloches, qui dans l'a1"
mosphre mtallique de la ville
pandent leur harmonie sereine
et bienfaisante, cloches de na-
gure, cloches de jadis, dont
rame seule continue a rsonner
en moi, et qui mlrent leur
rythme d'airain au rythme all-
gre de mes jeunes annes, clo-
ches des uols inoubliables, et
qui ne sonnez plus que dans
mes rves impossibles!
*
?
Nol Nol Et ie songe cette
nuit que je voulus mlancoli-
que, et je nie vois encore, dans
la chambre de l'tudiant, triste
immensment, pench sur un
livre de ce magicien es-choses
hatiennes, tachant de saisir et
de comprendre ces uols d'au-
trelois, si vraiment hatiens,
dont nos pauvres chers vieux
nous tout parfois le rcit mou-
vant, avec une indfinissable
nuance d'idal regret. Ah, si
vous saviez et ils continuent,
ils continuent...
Oui, pour moi seul, je voulus
cette nuit unique... Au dehors
une fte qui s'exasprait sous un
fourmillement d'astres; dans la
rue les cris d'une noce avance,
braillarde et titubante, la loule
des fidles se rendant, empres-
se l'appel des cloches, et
toutes les maisons bizarrement
illumines qui vous jettent de
la joie, avec des phonographes
qui glapissent des Minuits ihr-
tiens sans aine... El moi. je li-
sais toujours, entrant dans le
Rouvre et vieux et cher pass
oitien, ranimant la cendre de
choses qui lurent, de vieilles
coutumes si naves, des joies
puriles en pleurer; puis ga-
gn peu A peu cette vocation
rfTVJ
iiaru
! PHOSPKATINE
FALIERES
Le meilleur aliment des Enfants
dapula l'an d 7 & 8 mol
t pondant la orolaaanoa
FAIIUTI U DHTITIM RRM U
KteommanJi aux Mtru
qui nourritnt
t aux Convalttctnt*
SE TROUVE PARTOUT
e, Une as la Tacberla
PAHIH
]
la fois pittoresque et tendre,
une minute, j'oubliais l'tre (pie
je suis, (pie je suis devenu, pour
m'identifiera ces aines simples,
ces curs frustes, vritables
enfants de la terre hatienne,
eux tous qui furent, qui sont
noires tout de niine. et qui v-
curent ces heures jamais en
alles...

Nol Nol L'tait une vieille,
une trs vieille auto, riche d'un
pass de pannes, loque inom-
me. mais hroque toujours, et
puis c'tait nousqui tions trois,
ou plutt six. Oh, non, elle n'-
tait pas neuve l'auto, ni belles
les lemmes ; mais nous tions
partis Ption-Ville Ovthre, et,
la nuit de Nol entendit nos ri-
res monter jusqu'aux toiles...

Nol! Nol! Ahl maintenant
c'est toi qui viens, toi ardem-
ment dsire, dans l'attente im
patiente, toi dont j'ai senti la
chre prsence bouger derrire
la porte close. Vien* tout prs
de moi, plus prs encore, car ce
soir,je veux, avec toi, faire ce
plerinage des mes qni n'ou-
Lient pas. Tu sais o je te guide.
et je connais o tu me conduis:
voici le portail illumin mer-
veilleusement, la rosace radieu-
se, et la loule qui prie ou qui
rit, hilare ou fervente. Bntrom
dans la splendeur blouissante
de la nef, et ensemble revivons
l'extase ancienne. Ces lvres qui
psalmodient machinalement une
prire vieille comme le monde,
ces Iront! penchs vers la terre,
ces visages obscurs,c'taient les
mmes que cette nuit de nol
o la premire lois je te vis. Que
tu tais belle, (pic tu tais sim-
ple : je te vois encore Mais les
cierges brillent plus vivement,
les feux grsillent mystrieuse-
ment, et dans le silence sacr
epu se fait soudain, c'est le Mi-
nuit, Chrtiens des humbles et
des enfants montant lent et ma-
jestueux vers la vote L'nc ler-
veur mystique luit tous les
veux o mergent des aines, et
toi-mme aussi, obissant au
rythme intrieur qui un mo-
ment te rend pareille au popu-
laiie, tu lves jusqu' i ciel la
prire d'un cur vers qui mon-
tent mes suprmes supplica-
tions. Ah, que tu tais belle!
Flix COURTOIS.
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PENOULES fh REVEILS
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pewent te conserver dans tout
leur charme et beaut en le
lavant avec le
-INDISPENSABLE POUR
TOUS LES TISSUS
DLICATS
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LE MATIN' 21 Dcembre 1320

>: i
FANTAISIES DE N'OKL...
UNE PETITE HISTOIRE VRAIE
j.MA 1m lueur vcrle tamise par
Lttt-jourde la lampe, Moselle,
pics de la petite lubie ronde,
lisait un roman d'aventures
ainouieuses. Klle proiilait son
visage harmonieux qu'ornait une
superbe chevelure noire. Mais
elle n'avait pas l'envie de lire ce
soir-l... elle paraissad trouble
comme si elle eut pressenti
quelque dboire invitable. Ce-
pendant elle lira quand mme,
sans y prter nulle attention,
jusqu' larrive de Jacques Du*
bel, son liauc, qui tardait
venir...
Sept heures...
L'horloge eut peine sonn
les sepl longs coups qu'elle en-
tendit le bruit le ses pas rson-
ner sur les mosaques du perron.
Ou happa la porte. Moselle
abandonna son livre et alla ou-
vrir. C'tait Jacques Dubel, vi-
sage nergique, aux traits rgu-
liers, mince, lgant dans son
complet gris. Il saisit la main de
sa [lance et la pressa fortement,
nerveusement... Puis il alla sou-
haiter bonsoir Madame Veuve
Contour, la mre de Musette. Kt
la main dans la main les deux
finies fiances se retirrent dans
a pice parfume, inonde le
limiers verte o ils se tenaient
chaque soir pour se conter des
mots clins, mivres que leurs
lvres balbutiaient peine...
Jacques aimait beaucoup. Il
tait bon, son me vibrait la
moindre tendresse. Et jnsqu ici,
c'tait sous cette nuance psycho-
logique que Moselle le connais-
sait. Mais parfois, un obstacle
rencontr dans la roule pineuse
de la vie, le rendait aussitt vio-
lent, dur... Kl, saurait-on jamais
connatre assez un homme an
temprament complexe ?...
Ce soir-l donc, mme prs
de sa fiance Jacques conservait
en lui un souvenir, pas trs heu-
reux, de la journe, (.e lut com-
me un nuage sombre qui obs-
curcissait le ciel de leurs
amours... L'humeur du jeune
homme avait chang. Il tait
morose, nerveux. Dans ses yeux
ne brillaient plus la douceur et
la bont. Les quelques mois que
lui arrachait Rosette, taient
pauvres de tendresse. Celle-ci
dans un sentiment ml d'in-
quitude et de crainte faisait la
mot, versait des larmes qui
n'avaient point la magie d'atten-
drir le cur lie Jacques. Klle lui
adressa enfin quelqu'inolensifs
reproches... Jacques, excit, se
laissa dominer par la violence.
Kt d'un geste inlgant et mal-
heureux, surprit sa main aux
longs doigts maigres sur le vi-
sage de Rosette... El la joue de
celle-ci rosit connu,? une cerise
trop nuire...
Evanouie, elle s';il;iissa sur
une chaise. Jacques, aussitt,
prit son chapeau et alla saluer
Veuve Contour qui sommeillait
dans un fauteuil. II s'excusa de
sa visite trop courte, prtextant
un rendez-vous auquel il ne
pouvait manquer...
La mre de Rosette comprit
tout de suite que quelque chose
venait de se passer, car, dit-elle,
une jeune fille ne laisse jamais
partir son fiance sans raccom-
pagner jusmia la porle; et si
press soit-il, elle lui lait perdre
toujours quelques minutes pour
lui dire une banalit...
Veuve Contour ulla trouver
Rosette qui pleurait lentement,
silencieusement, songeant son
bonheur perdu, son rve en-
vol.
C'est fini dit-elle en san-
glotant, je romps avec Jacques...
Tout en l'interrogeant, Mme
5 NOL
?-"---------7
.m Faire lu loi el lui obir vo-
lontairement, ii'est-re pus lu lu
plus haute eospressio/i bert ?
LACORDaIRE

A Marcel Gouraig e.
Vve Contour faisait glisser ses
douces mains maternelles sur
les cheveux soyeux de la jeune
plore comme pour calmer sa
douleur...
Mais Moselle n'avouera jamais
la cause de cette rupture. Klle
vivra, douloureusement, avec
ce mortel secret dans le cur.
Jacques reconnut vite son
tort. Le cur gros, plus nerveux
que jamais, il rentra chez lui,
ltre boulevers, en rvolte... Il
ne dormit pas de toute la nuit.
Souvent il se levait de son lit,
allait s'asseoir prs de h table de
nuit o tait poss une lampe
dont la douce clart clairait la
chambre. Des cigarettes se suc-
cdaient drues ses lvres et d'-
paisses fumes grises moulaient
en spirale... La nuit lui paraissait
ternelle... Dans un moment d'ul-
time dsespoir, Jacques p:it un
crayon et un morceau de papier
blanc,griffonna une petite lettre
de regrets et d'excuses.
Le lendemain avant qu'il et
le temps d'expdier ce bil el, il
reut le Moselle un petit coffret
o se trouvaient son portrait et
el bien d'autres menus objets
prcieux souvenirs d'amour bri-
s : Dtales de roses desschs,
billets doux jaunis par le temps,
encore ton m inides des larmes
de sa bance...
Il tenta de nombreuses d-
marches auprs de Moselle et de
Mms Vve Contour. Celle-ci au-
rait voulu renouer ce lien d'a-
mour rompu, mais elle v re-
Uona devant l'inllexibilif de
Rosette dvore de chagrin.
C'tait bien fini I...
Ces fianailles que les quoti-
diens avaient annonces avec
tant de plaisir sans omettre
leurs meilleurs vieux de bon-
heur aux jeunes liancs, n'exis-
taient plus... On en parlait beau-
coup, partout... et celait dj
une vieille histoire...
C'tait bien fini !...
*
.
Lorsquon aune prolondment
el qu'on l'ait souffrir l'tre aim,
le remords qu'on en prouve se
mesure cet amour... El celui
qui ne soutire pas lorsqu'il fait
souffrir n'a (amais aim...
Si Jacques n'avait pas lait soul-
frir sa tendre Moselle, peut tre,
il n'aurait jamais eu l'occasion
de comprendre combien im-
mense tait son amour... Kh
bien, le Chagrin lui servit de
mtsure !...
Il tait accabl sous le poids
du dsespoir. Les interventions
des parents, les conseils sages
des amis ne purent avoir raison
de la volont de Rosette qui, ce-
pendant, elle aussi, avait au cur
une plaie incurable. Kt ce qui
rendait la jeune lille plus coura-
geuse c'est qu'elle remarqua dans
cette lutte d'amour que Jacques
tait le plus faible... Donc c'tait
pour elle une sorte de fiert de
voir souffrir son lianc. Kt elle
considrait comme sa vengean-
ce, la souffrance de celui-ci... El
les amies de Moselle l'aidreaJ
dissimuler son chagrin en lui
crant les distractions de toutes
sortes : excursions en campa-
gne dans les prs fleuris et odo-
rants; promenades sur mer en
IrSle nacelle; bals...
Les ftes de Nol arrivrent.
Au grand bal qui avait tou-
jours lieu chaque 24 Dcembre
chez les Vardant, la gentille Mo-
selle lut, cette lois, une des pre-
mires invites. Mais Jacques
qui n'y manquait jamais n'y alla
pas celle anne, car son cur
uvail un chagrin trop lourd
porter... Ce soir de Nol, il d-
ambula, avec la pense errante,
dans les rues et passa dans les
cals o il but des liqueurs qui
grisent. Mais en poursuivant ses
promenades par toute la ville
le hasard le conduisit devant la
maison des Vardant o les niai-
sis du bal rgnaient... On dan-
* I l< nient... Jacques, se sen-
I ut lu ign, alla s'appuver contre
le parapet du pont voisin o, par
une des hin lies de l'tage, il
ne voyait pic les bustes des
gentils couples enlacs qui
tournoyaient la (cris d'une
MtmW&E&ffffl
uni ici e que rpandaient des
ampoules multicolores. Le vio-
lon et le piano grenaient des
noies douces et captivantes, et
tandis que sous le pont et aux
alentours dans les herbes folles
qui y abondaient, contraste hor-
rible, des crapauds donnaient
leur aubade rauque l'inlortun
jeun'* homme...
L, plong dans'de profondes
rveries, Jacques voquait ses
souvenirs. Il revivait tous les
bons moments passs avec son
ancienne fiance. Kl plus il y
rflchissait, plus il sentait com-
bien il lui tait pnible de vivre
sans sa Moselle. Au mme ins-
tant, par la fentre, il reconnut
la reine de son cur qui, dou-
cement presse contre la poi-
trine d'un autre... valsait.
Aussitt, tout son tre fut en
feu. Jacques n'en pouvait plus.
La mort et t prfrable. Vain-
cu, il. sortit un tout petit revol-
ver noir, noir comme le cri-
me. Le visage crisp, il porta la
petite gueule perfide son oreil-
le... la lune, sous un voile de
nuage droba sa face blafarde
pour ne pas tre tmoin de ce
suicide d'amour...
Mais au m oui en t de faire
jouer la dtente, il lut comme
dsarm par le retentissement
joyeux dun carillon appelant
toutes les mes qui souffraient,
la plus belle esprance ... C'-
tait minuit, le Dieu de l'Amour,
du Pardon et de la Paix venait
de Battre...
Jacques mdita longuement
sur l'acte inlme qu'il allait com-
mettre et surtout sur le grand
Mystre qui enveloppait toute
la Nalure'...
Tout--coup une pense lumi-
neuse traversa son esprit. Il lais-
sa tomber son arme.
D'un pas press il se dirigea
vers le bal. On v avait cess de
danser, car l'heure solennelle
venait de sonner... De l'accord
du violon et du piano s'envo-
lait (l'air triomphal du Minuit,
chrtiens. Tandis que chacun
semblait, en faisant sa courte
prire, sourire la vision du
Nouveau-N dans l'humble cr-
che, apparut dans la vaste salle,
Jacques, blme, latigu... Il se
prcipita vers Moselle en lui pic
liant les deux mains.
Rosette, cria-t-il d'une voix
brise, je ne le lerai plus souf-
frir dans l'avenir!! Tches d'i-
iMMtf

#&*&mmm!z
U

>j/
%fi; If" 1 '
0^ H-
* a / t'ou/s da !a n uit.
E ET LA
DISPARAISSENT EN
11 craignait ne pas pouvoir retour,
ner au travail, mais il trouva un
remde efficace et conomique.
Tous ceux qui ont oblige travailler dehors
InjvTOt uivre l'example d'un ouvrier de la
ville de Mua, Franee, qui fut attrap i*r la
pluie la fin dun dur jour de travail dana le
champs, lui cauaant un refroidisaetuent et da
.errittUa douleurs muaculairee qui l'inipoeaibili-
lervut de doubler aun rorpa.
"Ayant t tremp par la pluie je rentra chai
moi et me mu au lit. llereuaenvnt que ma
lenune eut la prcaution da m'appliquer du Uni-
ment du SU>an qui m'enleva maUuitanmant la
douleur et de retour au travail la jour auivaat.
ma condition phyaique tait dj normale.11
L'effet du Uniment de Sloan eat vraiment eur-
prenant. Il eumt de l'appliquer, aana frotter.
pour ae rendre compte do aea proprit cura-
tivea. Uw muaclea ac tonifient et hument da faire
mal et l'on sent un Men-tN gnral. Acheta*
un nacon la pharmacie la plus prochaine.
MB
mLiniment
de Sloan
Anantit Toute Douleur
miter Celui dont nous flonsau-
jourd'l ui la naissance! Comme
lui. I ; rdoniie. El cimes!,, ma
1res dure Rrsette!..
Moselle mue, pardonna...
Tous les invits du bal entou-
rrent leurs amis Jacques et Ro-
sette en applaudissant cette
heureuse rconciliation. Kt Mme
Contour qui avait accompagn
sa lille pleurait de joie...
Et on entendait encore les
cloches carillonner joyeuse-
ment !...
i i
I lAi
; ?
1
i
wj Point de duot, ni de dcou
Vf alternent si tu viens d'chouer,
fi- recommence.
C^ Marc-AUliLE
CAS N" (II.
La valeur rutritive da Virol d'mont ? (fins une srie d' cas
dont les dtails ont i tournis i ar des membres de la
profession mjspue.

l/ii i
!..'


h
' v V1'
m& ' .m
Age: 14 moi*. Poidi: 4" 5 (6.
Avant l'emploi du V ir. |.
. a
g* : 24 moi. Po d : I! * 608.
Apre* l'emploi du Virol.
mat
RAPPORT DU MEDECIN t
On m'* men H. J., un petit garon de 12 mois. Qiund je le vis,
il '.sit fort puise. On essaya l'un aprs l'autre sur lui, tant aucun
rsultat, les ren.J-.-s classique* habituels. Il ne pesait que 4 K" 536.
C'est al*rs que je le soumis au Virol en obtenant un sucts imm-
diat et encotir.iRcaut. Son poids se mit augmenter uniformment
A raison de 170 grammes par semaine jusqu'au 6 Mai suivant, date
laquelle il pesait lO^'O. C'est'maintenant un bel enfant sain,
dans l'tat le plus satisfaisant possible, et qui pse 13 ""608.
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Moelle, (TEstraJl Glycrine de Mocl.e Roue d'Oi
d Elirait de Malt. iTlSofa, de Sirop de Citron, eta.
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Encore un peu d'espoir, encore un peu de joie.
Puisque In nie est courte et le rne .si {troll !
Encore un peu d'extase, a- ont d'tre la pro e
De l'insatiable tombeau !
Encore un peu d'amour, encore une caresse !
Qui sail si le bonheui peut juin Js revenir?
Demain, ce qui nous semble encore une promesse
A<* sera plus qu'un souvenir I
Encore un doux baiser de les livres nermilles [
l.aisse-moi contempler la dit me beaut !
Aprs mais, tant de nu ils, celle nuil i>areilles.
Scsumront d us l'ternit!
Afiis nous, tant d'amanls niendronl,au clair de lune,
Se eonlier leur peine, changer un serinent,
tA icrronl, comme nous, disparatre une une
Les toiles dujirmamenl.
Bien d'aulres,ici bas,ie,ronll'aube cl l'aurore.
Et le splendide clat d'un soleil radieux I
Les jours passent si vite \ oh parle, parle encore.
Avant le moment des auieux I
Encore un peu d'ennui, pauvre me abandonne 1
Comme un frle radeau, sans atteindre le port.
Vans l'horrible ouragan de notre destine
L'amour sombre, et le rne est mort.
A G BJTESSAM-ZADW
,oo a Fleurs de Nol
Fleurs de Nol guirlandes et bouquets,
. a Peme l'automne deloses,
Qui frissonnez, ta nuit, dans les bosquets.
Lorsque d'amour meurent les roses!
tuyant l'ardeur du zphyr indiscret.
Le chaud baiser du rayon rose,
Vous vous pmez dans les boudoirs secrets,
Au par/um mivre de chlorose !
Lorsque l hiver re> et son blanc manteau
Vous vous penchez,jrles, sur les tombeaux,
Spectres piles comme des cierges 1
Et vous semez dans le ciel, irises.
Ces purs joyaux, les larmes, les baisers.
Et les rves des (unes vierges 1L
/.. Henry DURAND
les beaox sonnets
L'Exile
Dans le vallon sauvage o Csar t'exila,
Sur la roche moussue au chemin d'Ardige
Courbant ton front quai gnie une prcoce neige,
Chaque soir, pas lenls, tu viens l'accouder l.
Tu revois ta jeunesse et ta chre villa
Et le flamine rouge avec son blanc cortge.
Et lorsque le regret du sol latin l'assige,
Tu regardes le ciel, triste Sabinula.
Vers le Gar clatant aux sept pointes calcaires,
Les aigles attards qui regagnent leurs aires
Emportent dans leur vol tes rves familiers.
Et. seule,sans dsir.n'esprant rien de l'homme,
Tu dresses des autels aux Monls hospitaliers
Dont les dieux plus prochains te consolent de Rome.
Jos Maria de Hrdia
Paris

iVOll
Rt
/
-#&**
f avez besoinMe beaux CHALES, nuances va-
nesjpour cadeau de fin d'anne, cmpressezrvous
dliasser r -
Paris-Bazar
Envoyez-y vos portraits, ceux de vos amis, parents fc*
etc. pour agrandissement.-- IVix 1res modrs. f&
fer
**a*****?*s^^^^


LE MVTIN- 24 Dcembre 1326
URODONA
ifl^-ity
combat le rhumatisme
Cauffe
Rhumatiame
Gravite
Artirio-Sclrm
* L'f rodoiitl n>si pn* ru-
atoient li diasolvajit le plu*
lnri;i.|ii fl- l'acide uruue
Mluellement connu, pui.-
Iu"U mi 17 (ci* plu* puissent
' I llthilir il !.;! en
OUtrv. hrivei,ilvi-i.i.-i i sur
formation, 'opposant A >.-
production xjk.-i-r.--i- i ., ion
se. jmulMicii duiii Ira n-n.
prl-irtlculkirc* ut dans u-..
Jointures
Iw p ?rn
4*' Iff. OU (Mil .!, KM
' -j!- ont n.'il d/ Ji^p.
HUM l'halr'al:: : . r V*
rn. hhm piii, i. ii* r.i.-
URODONAL nettoie le rein,
lave le foie et La articula-
tion. Il assouplit les artre*
et vite l'obsit.
DIAI.IP')'. itin ctrMifl. lonl-rfdail
Aru-iu. -.ri.-:-, Anmie OmcmWrm. MalaJlt*
u> la tourna. Aril.....m <.MiJv*tuin
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Toussaint-Louverture
ii
m


il est une grande, une il lus
Ire victime Unit l'aurore de
notre histoire. Klle n'est pus
tombe, eette victime, sous la
fureur Jlcs partis, en brave,
lace ou soleil, comme la plfl*-*
part Je ses collgue? de gloire
e la Grande Epoque de l'In-
dpendance liai'..inn. Ses os
n'ont pas pourri, comme les
leurs,dans la terre natale. Klle
a subi le dracinement d'tre
emporte au loin et de finir
dans la nuit d'une somh e ca-
semate, seule, sans tmoin au
tre que le gelier qui notait
son agonie.
Dis o tu as cach tes
tr.ors, lui demandait-il cha-
que mutin.
Hlas! rpondait le pri-
sonnier, j'ai perdu bien autre
chose que des trsors...
Sa vie fut prestigieuse. Sa
lin Jle lut aussi, et hroque
au del de lo .te expression,
car I homme mourut durant
neuf mois, lentement, poiis
terre, dvorant chaque lotir
son cur, sa pense et, dans
les premiers temps, prive de
toute nourriture matriel le.
l^KH si cet hrosme est rest
le secret de la mort, on peut
cependant deviner ce qu'il
fut puisqu'il s agit de Tous-
saint Louverture dont le er-
veau, de l'aveu de ses pires
ennemis, lui extraonlinaire.
Il ne laut pas trop le plain-
dre nanmoins, car cela lui a
t profitable. Son gnie n'et
p;is t complet sans son ago-
nie. Il lui eut manqu la cho-
se divine par excellence: la
souffrance. Kl il p mirait pas
eu la couronne de tristesses
Immortelles, qu'au la couronne de vert laurier,
l'attendrissement el la piti
ont pose sur sa tl,.. Grce
bu fort de Joux, nous p >uvons
l'admirer e\ le pleurer.
Voici, Ure d'une plaquette
aue je viens Te liie.la descrip-
tion de son cachot. I est le
gelier qui parle au ministre
de la Marine el des Colonies:
Le chteau de Joux, o se
trouve Toussaint,est situ sur
une montagne au roc vil, dont
une extrmit loi nie le pain
de sucre sur la sommit du-
quel le chteau est assis. Ce
chteau se trouve divis en 5
parties, runies par des lorti-
liealions el murs en lorniant
extrieurempnt l'en semble.
L'intrieur se 'o ivc divis en
quatre parties par des fasses,
trois nonls-levis, y compris
celui de la porte dentrc, et
UO pont couvert que l'on mon-
te par e m >vcn dun esca
lier, on parvient un donjon,
duquel donjon, par un autre
escalier on se trouve ,'i la cin-
quime enceinte o est le lo-
cal d ni lequel se trouve celui
de Toussaint-Uni venurc.
Ce local est compose de
sep' casemates votes en pier
reade taille. La premire vo
te d'entre est eiosa de deux
fortes portes fermant ver-
l*ouils et serrures et sert de
corps de garde l'officier cliel
du poste tabli pour la garde
lu prisonnier d'Etat. Ce'te
porte communique au moyen
de deux portes lermant ver-
rouils, serrures el cadenas,
une deuxime vote de epin-
11,1,11 v une troisime
r xtr m li:
esl loi mec par le roc vif.
I) i.\ polies se tr.ouver. |
dans la longueur de celle 3' "
vote, aboutissant A deux ca-
semates voles,dans chacune
desquelles se trouvaient ions
saint Lonverl ire ci son *i,.
mestiqus qui, aprs Irois se-
maines esl reparti pour N'ail-
les. Chacune de ces portes fer-
me verrou ils et serrures;
chaque vote a une croise,
chaque croise dont les murs
ont environ douze pieds d'-
paisseur, a Irois rangs de bar-
ratU croiss entre les deux
rangs qui se trouvent dans la
partie extrieure, ont cl po-
ses des briques sur leur plat,
jusqu' la parlie suprieure de
la ditecroise moins lOpcuces
en ligne perpendiculaire et 18
pouces en largeur, pour lui
procurer le jour et l'air; sur
celte partie o a plac un gril-
lage en 1er pour ler tous mo
yens de pouvoir faire pisser
des lettres, papiers, etc. datte
croise se trouve exactement
close, une demi heure avant
la nuit, par un contre-vent
garni de fortes loles et clous
el 1er ni par un verrou il ca-
denas en prsence de l'officier
de garde, auquel la ciel esl re
mise de suite; l'ouverture de
ce contre-vent ne se lait qu'-
une demi-heure aprs le jour.
Le poste tabli pour la
garde n'est qu' 22 pieds
de dislance de la croise du
prisonnier. Il va de plus deux
autres factionnaires, outre
celui de.ait les armes, dent
l'un devant la porte de la pre-
mire von le et l'an lie sur le
donjon, dont la porte ext
Heure donnant sur le pont
couvert est ferme de nuit
pour plus grande sret.
Vous pouvez juger, mon,
gnral, que la personne de ce
prisonnier, qui n'a ni armes,
ni bijoux que sa montre, ni
aigeiil.du moins nia conai,-
sance.est lies en sret,atqu'il
faudrait que l'ollicier de garde
el la garde elle mme le lis-
sent soi tu-de jour pour qu il
puisse s'vader, car. mie demi
heure avant la nuit, toutes les
Clefs sont apportes a mon lo
gemenl et je ne les rends
En voyage
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INJECTION PEYRARD
D'ALGER
SSKlrt 1s HENNORRHAtl
I le j coulant ni, anciaai
s* rectal*.
231 r>iis mi m
m 332
(PWimti m MdKH d'Akw)
Le irailfnirnt est complt'
DRAGEES PEYRARDN'1 r.rKITINE
qui calment h douleur, clarifient le* uriaes,
punleni le lanf et ucnaaent la cyttice.
TOLTC.S BONNES PHARMACIL3
SPCIALITS PrYRAUD, 4, i, Cr.!!.. PAK1S
'$M
l'offlcler i|u'une demi heur*
avant le jour i
Tel lut leeachol o de Juil-
let 1802 au 7 Avril 1800. date
de sa mort, agonisa celui qol
s'appelait et que la postnt
appelle :Lb Premier des noirs.
Puisse l-il ne pas reslir le
premiere\ le dernier des liai
tiens.
Frdric MARCELIN.
'''l'ffJSRiSSIBNSMB:
Je veux du-
1 "HOMME qui connait tf r-
J gir.ie le plus bienfaisant
la ant apprcie le* qualito
constituantes du Quaker Oats.
Il sait en outre qu'en mme
temps que dlicieux, Quaker
Oats dans du lait fournit .les
lments si essentiels la crois-
sance parfaitedu corps humain.
Comme il est aussi peu
coteux et facile prparer,
Quaker Oats est une excellente
nourriture de rgime pour tous
les membres de la famille.
Quaker Oats



LE MATIN 24 Dcembre HHg
OLOFFSON, LUCAS ET COMPANY

Maison Fonde en 1878


Agents Gnraux


DE
!
Hambury itneritiaLinie
fidles vidaient les lieux, comme
les ptales des roses lunes quit-
tent leur corolle. En dernier
sortait Jsulia. Rflexions, sou-
pirs taient son lot...Ah se
disait-elle, ie ne serais pas in-
grate, je n oublierai jamais les
services combien grands, com-
bien nobles que Molin m'a ren-
dus : le dsillement des yeux,
l'ouverture de l'entendement qui
m'ont permis de dguster le suc
des paroles du prdicateur.
Elle aura de plus en horreur la
vie qu'elle menait Cuba, et les [
racines du serment qu'elU} avait
prononc deviendront encore
plus prolondes...
Sur ces entrefaites, elle se fil
inscrire chez une matresse
d'instruction religieuse, avec
l'intention noble de s'approcher
de la Sainte Table. Elle apprit
les premires notions du cathc-
chisme : Etes-uous chrtien, se
demandait-elle, souvent ? Oui,
je suis chrtien par la grct de
Dieu. Et ainsi, toutes les choses
de l'Eglise devinrent pour elle
un sacerdoce. Elle apprit par
cur les commandements de
Dieu et jles commandements de
l'Eglise. Mais, deux vrits frap-
prent toute son imagination :
L'uvre de chair ne dsireras
Qu'en mariage seulement.
Tout cela se passait au mois
d'Avril. Madame Cyril, la mal-
tresse dintrution, annona un
matin Jsulia. qu elle venait
de faire part des intenions de
celle-ci au Cur de la Paroisse.
The Shell Company ( wesi-Mies) Lld
Corn Products Refining Co New-York
L'huile Argo Cornstarch
John Robertson et Son, Lld, Dundee
whisky *ellow Label*
Bernet, Craft et Raufmann, St Louis
{Farine)
nvoient leur bienveillante clientle leurs vux les
plus sincres l'occasion de lanouvelle anne 1927
ON trouvera chez OlOSOIl, LllCaS & C
Bire en barils et en caisses
Elbschlossbrauerei Beck-ttrauerd
c*
iiXii
S L'dflg du mariage
fijr

S*

P


8*


C*
C'est ce que, dernirement,
un curieux a voulu tablir en
recherchant quel ge les
grandi hommes se sont ma-
ris.
Dante a t un des plus
presses, L'auteur de la Divine
Comdiei avait prietenime i
24 ans.
Mo/art s'est mari A .0
Francklin aussi. Napolon,
lord Byron el Washington a
27 ans;" Itossini 30 et, en se-
condes notes M. Schilleri
81 et Aristophane 3Q, Luther
42, ButtoD ."). Mais le re-
cord est tenu par Goethe qui
ett mari prs de 70 ans.
E
.___j
La prit on pendant
troi minute
1
i
ga-
is*
m
S*

Pour uu minime dlit un
prvenu fut condamn, Lon-
dres, 24 heures de prison]
Mail il est d'usage en Angle
terre de les faire courir de la
veille du jour o elles ont t
prononces midi.
Comme les 24 heures de no
Ire condamn lui lurent accor
des lt h. 7, il avait juste
trois minutes faire.
Latude lui-mme n'aura.t
pas tent de s'vader.
*
Celui-ci, trs avenant proposa
la dame Cyril, la conscration
de l'vnement pour la NofL
Or, Jsulia s'approchera de la
Sainte Table le 24 Dcembre et
cette mme date, elle aura
trente-trois ans.4
Une Jsulia nouvelle natrait,
une Jsulia au cur pitoyable,
i la volont puissante, mure
pour toutes les luttes, prte
tous les sacrifices pour l'amour
de Dieu.
Elle avait jur el ce serment
'ait solennel, elle avait jur en
prenant Junon pour tmoin et
ce serinent doit tre, toul au
moins respect.
P. D. P.
S NOL
S*
GRAND BAZAR Grand'Kue
Toujours aussi bien assorti que les
Grands Magasins de Paris
\ous n'avez plus besoin de vo^is
ad/esser l'tranger pour vos
emplettes.
Plus besoin de vous fatiguer l'esprit.
Plus d'ennuis
i
m
et
*

Condamne par p.
%a marraine g
La ville de Charleslon con-
damne la danse qui porte son
nom ou plutt l'aspect dlor-
m qu'elle a pris.
Le maire de la ville amri-
caine dclare que cette danse,
telle qu'elle tait pratique
dans son paya d'origine, avait
i\n caractre de dignit, perdu
quand des prolessionnels I ex
portrent dans les bouges
de New-York et de ( hicago,
I^t il a interdit ses admi-
nistrs de danser le charles-
lon.
'.
:
;?*
** a La seule occasion ou nous ?
J V8 ne devons pas craindre d'o.ln <
% -blse un ami, c'est lorsqu il s *$t
s .gitde lui dire la vente et deg*.
t 3 lui prouver a nsi notre fidlit. H-
C1CER' N g.
m
4 wvwv
.lus de tracas
Pour tout ce qu'il
BAZAR DE
BONNE INNE!
199
faut allez au
L POSTE
B01NF inne>
----------------- gt
I. y .1 1 n lmuI dans l:i pure ?^
ni ne peHvcnt atte u 'jf.
*u- il i* ceux qui sont n s mdio W*
CITS.
L\ Bruyre
s*
ff^vvmv,twiwR
JZS**nm>**^^


lEl**lir> 24Dcembre P.
920
oulez-vous conomiser
voire temps et voire i
1 argent? |
Hsaq
Allez chez
IL fcsil ez"vons vous habiller
fjj7 avec lgance et sans
I frais normes ?
Angle des Rues Traversiez et du Magasin de l'Etat
C'est le rendez-vous des Gens chics
is Siiirs de lYscdron
Im George Courteunb.
La Soupe
L* rgiment, depuis un-
semaine, tait al.rutidonuni-
on.s.^uvsJtsueuxjonisd,,
52EJ". ' quatre jburs du
ma ehal det logis. |)Uis |;1
huitaine du sous lieuteiianl et
comme a jusqu'au major, te
colonel, le dimanche suivant
f l(U(;,sl""del;i\,H.J,,1;i.ssiHl
la revue dans les lamines
I cet vnement considrable'
gnralement pour eftel de
itiire tomber les purs oc botte
mit i escadron comme ta pau-
mou- nr le monde. Si bien
que, du mutin au soir, c'tait
uo concert continu de iure-
ments, de vocifrations, d'in-
vectives de toutes couleurs de
menaces laites et ralises.
Or, un soir,comme,en leurs
chambres respectives, |(.s
hommes procdaient |ep|u.
enage des pommes de terre
ranges en cercle autour d'un
qirt demi plein dj et on
es pommes lombaienl de
leurs doigts, une une. avec
te bru sec dune grle, Paes
I lout a coup avec un petit
rire malin: '
- Eh bel dis donc, La GuU-
^iijette, loi qui rencle, tait
Sl" la .So!'l>c. voil |C col
Toute la chambre ricana. La
r, iu,rik: 7i,i H mis
" l|lt,,|m''tS(l1'^' nains
sous la nuque, suivait le Ira
val les camarades, dit Iran,
qmilemenl :
. ''"F/lUoi que j'y dirai.
I'.s. Cest, peut-tre, toi (|lli
m en cmpicheras ?
-Dlai!, lil l'un des cava-
""quela soupe ne vaut pas
Un clou. .1 s{1i.sp;is(Iuest-ee
"ilslHhentdedans.'mui.seu
Joli tre pour sr tre quoue
enose comme de vieilles La
anea.
El Ions les hommes firent
chorus poU, dc|arfr
nielle imposaibU.eiju,.er eo:
Ire le fncoteur de'cuisinier B
ju il faudrait, profllanl d
revue dnoncer au eolouel &
Quand j' vous dis que j'y g.
woel L
"---------t'5-
Consolons-nousd tout par ?C
a pense que nous jouissons
A de no're pense mme et que
- celle jouissance, rien ne peut
la ravir. Ai.kh,., I(J Vigny
Pour fter joyeusement les FTES rie ^ffil.^.ittli
la saison

(I
p
t

w


g
s*

fcte ue Petite Vigile tu COMPTOIRS divers i
Soieries Bonneterie Pa/fumerit;
Articles d'ameublement
Chapellerie
I
38
Chaussures de luxe I
r il est impossible que vous ne trouviez ce qu'il
faut pour satisfaire vos gots et vos fantaisies
i
Casimir f\
Flanelle Teintes vi
ts que l'on vous
trs avantageux,
leurs ,failes leur
serez eonvaiucu.
Ce sont toujours les
dernires Nouveau-
soumetlra desprix
Avknt d'acheter ail-
une VISITE et vous
dirai, fll.de s m i.t, la Gui!-
la timette
Mils Kas haussa les pau-
les.
T'y diras peaudfzbie,
V l t.ait e'quo l'y.liras.
J'y dirai pc.i.ulezhie |
cria Lu Guilluumcllc furieux
et en se soulevant sur ses
mains. Est-ce que lu me prends
pour un sale chouan comme
toi? Je rois de la Mlle tons,
mon vieux, lu sauras a.
- Tu crois qu' a me tou-
ehe? dit le chouan.
Que fa te louche ou non,
C est lut-kit, en!ends-tu'/Main-
tenant, quand j'ai dit une cho-
se, je la lais \ our lors que j'
ferai ilu loin dimanche, et que
T colon n'y coupera pus. D'
bord, quoi, il nesl pas mau-
vais hongre, I'colon.
a, c'est vrai, firent plu-
sieurs voix; dis-y, la Guiilau-
metle, dis-y.
Certainement qu" j'y'dira,
co.iclul La Guillauinelt. .
Et, suhilement clin, il ex-
posa son plan, expliqua qu'e-
tanl sr de pai 1er le premier,
vu sa place prs de la porle.il
dvoilerait le pot aux roses,
la qualit de la gamelle, les
tripotages du fourrier et du
I r.gadier d'ordinaire avec les
marchands de la ville, etc. etc.
laissant seulement aux autres
le soin de le soutenir. Les
hommes, pour mieux couter,
s'taient groups autour i\u
lit. en bras de chemise, les
mains noires, les basanes rc-
trousses au-dessus des sa-
hols.
, lout coup, une clameur
s leva :
- As pas peur, va, La Gui!
I.unicit (i, te sou I iendra,
Wini de u. m! en via assez
comme a, de la viande pour-
rie. On nous prend trop pour
des codions Dis y, La Guil-
laume! le, dis-y!
Et la mlancolique extinc-
tion des feux parvint seule a
remettre un peu de calme
daiis Ienthousiasme bruyant
de la chambre.
Le jour de la revue arriva.
Uepmi quatre heures du ma-
tin, les hommes lavaient le
plancher grande eau. grat-
taient la planche pain du
boul de leurs eouteaux.endui
salent de cirage les pieds de
lit,et rciu-iaient au Iripoli les
1996
W ,"-va.peut---Ire plus ,P|,n S
? qm ont manqu aux oc g
3OP,1!:,,,,.,s'l"'il y en a qui le.
^| ions ont manqu.
La Hi aimki.i.e
m
mm**
m


2a
f

[.E MATIN 24 Dcembre 1320
RUE BONNE-FOI

3.
^^trijgg^ & "^

rsente tous ses aimables Clients ses souhaits les meilleurs g
pour 1927.
A l'occasion des ites ie NOEt et du te h M ils y Irouveront :
Conserves et Provisions de toute fracheur
*
SBf^Gi
| Pottewcc! ,a
pj> La nouvelle dition du dic-
,^ tionnaire de l'Acadmie Iran-
^* aise, don le premier volume
flj esl achev,sera tudie,scrute,
.!< analyse, certainement l'gale
^v (les ditions prcdentes.
"V* "l'eul-lre mme.se trouvera-t-il
ftj; un statisticien de prolession ou
jy^ un simple amateur pour compter
_t le nombre de mots contenus
>'J dans cette dition.
L'Argent


m]
*s.
m
m\
*
m.
.
Vins fins et Liqueurs
u Qu'est-ce que l'Argent
tonnez en une dfinition .
Donnez en une dfinition > *'"
Telle lut la question pose g,
dernirement I ses lecteurs par
un journal anglais.
iParmi les rponses,
celle-ci : M
L'argent est une idole ado"
JE!
il yeul i1

H
i

pi

I
Le fait s'est pass en 1786 et
c'est, parait-il, un rudil de Nt-
mesqui a men bien ce tra-
vail de patience. L'dition alors
comptait 18.71(5 s u b s t a n 11 Is,
1.80.1 adjectifs, 4.557 verbes et
1.0.'i 1 adverbes.
L'dition 15)20 sera certaine-
ment plus touffue et les chiffre
ci-dessus seront,sans doute, ani
plifis dans une apprciable me
sure.
r_a vie courante d'une
grande ville amricaine
A Chicago on compte un
meurtre toutes les 70 heures ; un
accident latal toutes les 5 heu-
res, un vol avec etfraction toutes
les 3 heures; un incendie toutes
les Oo minutes; un vol simple
toutes les 20 minutes ; une arres-
tation toutes les 7 minutes; un
dcs toutes les 15 minutes; un
accident srieux, mais non fatal,
toutes les I minutes ; et la paix est
trouble, d'une la von quelcon-
que toutes les 0 secondes. En ie
vanche, on constate un mariage
toutes les20 minutes; une nais-
sance toutes les 8 minutes 27
secondes; un train de voya-
geurs arrive toutes les 50 se-
condes et, chaque heure et de-
mie, on voit se terminer un nou
veau btiment.
re par tous les peuples MB" *j
classe, bien qul V>
des meilleures
distinction de
cette idole ne
temple .
~ H y eut cette autre
possde aucun
L'argent est ce qui rend la V"',
,argei
le dOC
fatigue douce .
"* Cette autre encore
m
marques
Jolis cadeaux pour
fe:
L'argent lait prendre got g'
la vie . (:
Mais la rponse classe pre-
mire disait ; i
* L'argent est un passeport |
universel avec lequel on peut
aller partout, saut au ciel; et S
c'est an gnrateur de toutes
choses, saul de bonheur.
Abdication proba-
ble du Roi
de Roumanie
'Paris. Le Roi Ferdinand de
Roumanie aurait exprim l'in-
tention d'abdiquer et de rendre
son fils le prince Charles, h-
ritier de la couronne, la succes-
sion a laquelle il a renonc, le
i*zA 1 Janvier dernier. On apprend
tfgfl de source politique Roumaine
S tOUt l'ait autorise que le roi
a lait connatre ses intentions
au cabinet au cours d'un con-
seil secret qui a eu lieu Bu-
carest la semaine dernire.
h"
H
f
fin d'anne et le Fameux
i
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Phone 667
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'^s$ae^l8e^^*'*'i^^^^*,'^^^*^^ ^ ^%'^^
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svmmwPvtmvvvttQi^^


LEIAWIJN- 24Dccenl.c 192
6

i
m
kUOHHHHHHHHfeti^^
M
G4
Angle des Rues REPUBLICAINE & FEROU
"~-***$^& -s* > iwasr-r.
Le diamant rose
Paris. Le fameux (lia
l mant rose qui lui vol il v a
j quelque deux mois au Chteau
; de Chantilly vient d'elle re-
trouve dans des circonstances
extrmement curieuses. Kauf-
fer, un des individus arrts
comme l'un des autours du
cambriolage du Muse de
Chahfllty quitta samedi der-
nier la chambre qu'il occu-
pait dans un htel parisien en
la laissant dans le plus grand
dsordre et en annonant qu'il
s'absentait pour vingt-quatre
heures, dimanche matin.
Une jeune lemme de cham-
bre dont on n'a pas encore r-
vl le nom lut charge de re-
mettrede l'ordre dans la eham
bredeKaufler.Dans une valise
non ferme ciel, la curieuse
ieune femme remarqua une
belle pomme qui excita sa
gourmandise. Elle la prit et y
porta un premier coup de
dents mais aussitt elle sentit
un corps si dur qu'elle poussa
un cri de douleur. En y regar-
dant de prs elle aperu l'en-
fouie dans la pomme une pe-
tite pierre de couleur rose et
tout aussitt elle alla compter
son aventure un gardien de-
l paix. Celui ci prit la pierre
et la porta au Commissariat le
plus proche o immdiate-
ment elle lut reconnue c'-
tait le clbre diamant rose .
Des agents de la sret lurent
envoys l'htel o ils trou-
vrent Kaullerqui y tait re-
venu et qui semhlaft chercher
quelque chose, kaufer Emile
Bouter et deux complices ont
t arrts.
UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE
VENEZ VISITER SES RAYGS DE:
Maroquinerie
JOUETS [KKir ENFANTS
JOLIS C4DEAUX de Fin d'Anne
Mercerie

PAPETERIE
I
Un Consistoire
secret au Vatican
Le Saint Pre prononce une
allocution
',Par cble
"" ROUE, Le Pape Pie XI a tenu
un consistoire secret aujourd'hui
auquel ont particip tous les
membres du Sacr-Collge rsi-
dant Home et parmi lesquels
se trouvait le Cardinal Vannu-
telli Monagenaire. Le Souverain
Pontife a rcit une prire et
prononc une allocution. Alors
avec l'approbation des membres
du Sacr-Collge il a donn deux
cardinaux italiens Mgr (uiseppe
Gamba, Archevque de Turin et
Mgr Lorenzo Lauri.Nonce en Po-
logne; il a termin la crmonie
en prconisant plusieurs v-
ques dont plusieurs avaient dj
t nomms par brefs. L'allo-
cution du Pape a dur cinquante
minutes. Il a numr les v-
nements heureux qui ont eu
lieu pendant l'anne et les a'con-
trasts avec les incidents dsa-
grables qui s'taient produits
dans diffrents pays, Il a dplor
le Tait que, lundis que le Pape,
les Evques, les Prtres et les
Fidles avaient particip aux
actions de grces rendues a la
suite de la miraculeuse prser-
\ al ion de M. Mussolini, on avait
commis des violences contre
des catholiques dans diffrentes
parties de I Italie.
9.
t
i
v?
1
Avant daller ailleurs pour
emplettes de MEL
etduJOURdel'AlX
Faites une Visite chez GARDiUR | Co
POB63
Phone72i
WBB&-: $w *$$*$. ms-mm-m'-sTO
BBBLH



U:\M\TIX 24 Dcembre 192(
& A $ & A A & 6 & $ 6 ft 6 ^iA^^^ U A -' A $ *i ' ft S Ai '
Qckeat and Best Throiujh Freight
and Paisenjjer service bet'ween liti
and Curopean Ports vis New-York (Jiy
N'-T. and h-istobal, Canal Zonejslhmus
of panama.
Voici que, par chemins, au
bout de quelque emps,ils ren
contrrent un pauvre meunier
qui courbait le dos, portant
un sac de bl, et qui suait
grosses gouttes en appuyant
son poing sur la hanche.
Ntre-Seigneur lui dit:
Mais, pauvre homme, h-
las en charriant ainsi vos
sacs sur l'paule, vous allez
vous extnuer.' Ne pourriez
vous pas acheter une bta ?
Certes vous avez bien
-raison, rpondit le .meunier,
mais comment faire quand on
on n'a point d'argent V
Le Seigneur lui dit :
Voulez vous q u e nous
vous louions cet ne ?
Le meunier posa le sic, re
garda lebournquotet lit:
Je veux bien si vous e n
chantez pas Irophaut.carpjur
un ne c'est un bel ne,
Notre-SeigneUr alors lui dit :
Nous vous le louons pour

Un conte indit de Mistra l
LE MU VAIS HOTE m
I
On sait que le bo i Dieu,
avec saint [ icrreet saint Jean,
fonl parfois leurs tournes sur
terre pour punir les mauvais
et rcompenser les bons, (jn
jour donc que Noire-Seigneur
avec ces bienheureux, se pro-
menait en ce monde, ilse itr
re.it dans une auberge pour
prendre leur repas.
Et quand ils eurent dn, le
bon Dieu dit Saint Jean :
Paie, lean.
Je n'ai pas un sou, dit
saint Jean.
Et se tournant vers saint
Pierre, le Seigneur lui dit pi-
ralliement :
Paie.Pierre.
Je n'ai pas un sou, dit
.aint Pierre.
Ht alors le bon Dieu mit la
main la poche et sortit une
bourse pleine de louis d'or. Il
en donna un l'hte, se leva,
et ils s'en allrent.
Il
Mais ils n'taient pas dehors
que l'hte dit sa lemme;
As-tu vu cette bourse ?
Oh quelle bourse Bien que
des louis d'or, des lonis d'or
en orl... Si j'allai le leur pren
dre?
Dieu t'en garde, misera-
ble.lui rpondit sa femme.
Eh nesse, laisse laire.
Cet or reluisant me lait bondir
lesang.notre fortune est laite...
Je vais les arrter.
Et, cela dit,le gueux prend
un raccourci, va se mettre aux
aguets, et ds que le bon Dieu
parait avec ses compagnons, il
se jette sur eux, son couteau
la main et leur crie : Arrtez !
la bourse ou la vie !
Mais il n'avait pas ouvert lu
bouchequele bon Dieu le tou-
che de sa droite puissante e!
le change en ne... L'hte, eu
un clin d'oeil, devint un ne
rouge,un gros ne poilu,oreil-
lard, tout but et bien bride.
1 I i dit le bon Dieu.
Et l'ne fila devant, et les
trois bienheureux montaient
dessus, un peu chacun, quand
ils taient-las-
. nu
NEW-YORK CITY. If.-Y CRlSTOBl CUUL ZONE IST9MUS OF hm*,
JIso To West O.'sto c-f Soufh America.
THE FLLQWiNG RF UR AGENTS AT PRINCIPAL
PORTS IN EUROPE-
&: ENGL ND, SCOTLAND, FRANCK. Eg.
? 5.
fj Meurs, G. VV, Smbldom & C"., *&
fit
17 James Street, Liverpool, England. g*.
In Fiance, Mcssrs G. W. Sheldom &C are reprcsenled E
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21 Rue de la Rpublique 86 Hue des Marais

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Hernu Peron & Cie L'd
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*M4S&r
w w
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very prosprons IVew-Year.
0. B. THOMPSON
Gnral Agenh Port-au-Prince Hati.
Private Tlphone iV 525.
General Office Tlphone IV0 425
*
sepl :ins. Ions les [oui s (pi
I lieu ;i faits, vous mellres un
SOU dans une bourse ; puis, au
bout de sepl ans, vous nous
donnerez pour | aiemenl re
cju'il y aura dedans.
- l-.h lit le meunier, vous ne
| Olivez tre plus raisonnables]
Seulement, ajouta le bon
Dieu, je vous prviens d'une
chose : cet Ane ne mange rien.
II se nourrit de Pair du temps.
T .nies les l'ois qu'il braira, ut
Irappez une trique, el /.ou iur
h-dos. Il n'est besoin d'autie
pitance pour lui donnerde la
vigueur.
Il BufTit,brave homme,r*
poildil le meunier.
El aussil s'arrachant quel-
ques poils de la barbe, il les
jala au vent, connue on I; H,
en crianl :
Pacte P t /< |
Cent cus pour le ddit I
El il emmena l'ne an mou
lin.
IV
Ah! mon pauvre bardai il eu
eul les coups de trique Durant
sept ans de temps, toutes les
l'ois et qualits il bravait de
liitn, le meunier ittrapait un
bton de quatre pans cl il frap-
pait dur!...
Basic, quand les sept ans fu-
ient accomplis, le bon Dieu
passa au moulin :
Je venais cberch.r mou
ne, dit-il, avec le salaire dont
nous sommes d'ace >id.
Mon hou, rien d plus juste,
rpondit le meunier.
Celui-ciavait u.i loi lune -
juge/.! avec un o pareil.qui
vivait de l'air du temps et tra-
vaillai! comme un dmon. Il
paya rubis sur l'angle lu somme
qui, sou sou, s'tait amaSle
eu sept ans. Noire Seigneur la
pril, saisit l'Ane par la bride et
s'en vint avec saint Jean et saint
Pierre, loui droit j cejte auber-
ge o. une lois, ils avaient dlo.
Bonjour, la le.nme! dirent
ils l'htesse, peut-lre ne nous
reconnaissez-vous plus? C'est
nous qui passmes, il y a sept
ans... Vous ne vous rappelez
pas'.'... Mcineinent pieu sortant,
a la croisire on nousiirrta.
lia cria l'htesse, braves
gens c'est vous! Dieu vous don-
ne le bonsoir! Mais voyez-vous,
vous bien dire depuis le jour
que vous dntes ici dans mon
logis -il doit y avoir sept ans -
il ne m'est arriv que des mal-
heurs. Personne ne vient pins
mon auberge, mon mari : dis-
paru...
Voire mari, lit te bon Dieu,
il est l sur la porte.
L'htesse sort al saule dans les
bras de son homme, qui No-
tre Seigneur avait rendu sa for-
me.
Le bon Dieu s'avana et diia.
I hte:
Eh bien le servira-t-elle.
la leon que jetai donne? Se-
ras-tu un brave bo unie, main-
tenant;
Ali Seigneur, ei 1.1 |*hlf en
tombant genoux, pardonnez-
moi, pardonnes moi :
Tiens, dit le bn Dieu, voi
w celle bourse; c'est l'argent
'I ' '" " gagn dans les seul
' "'tence. Kl qu'il lassa
u-bon otage, car l'argent pour
qi' H fleurisse il laut l gagner,
non le voler.
,,i:i ussitl leTrs-Haut, saint
'"' vec saint Jean dise
lurent. '
Frdric MISTRAL.
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LE MATIN 24 Dcembre 1326
m&mmimmm.m^mm.&&MWM&ttfM&x
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1K
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eV\\enrs V.^
I,
Inyir s
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4.
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tous ses Clients et leur
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souhaite
PROSPRIT $ RUMEUR
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JOLIES BOITES (le Bonbons 2:V^,e,,res ,narques
Grand Stock de conserves et d'Epicerie des marques les
plus connues et les mieux apprcies
il
m

vins
liqueurs
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M
m

concentre dans son Magasin les meilleurs produits et
vient de recevoir par les derniers haleaux toutes sortes
de marchandises fraches.
Houch l'Epicerie est le Rendez-vous
des Gens Chics et l'accueil rserv*
aux CLIENTS les invite se
readre tout le temps.

M
m
m
NOSL

La lumire de la vertu est #
encore en route quand mme ,*.
I
m
M? "$ l'uvre est ace mplie.
m -02 NIETZSCHE


/te Bordeaux
Grand'Rne Port-au-Prince
**j^*&jWs^^
1020
H n'y a pom I-iMiminaqu'un
JP vra> malheur, qui est <* *e ^f-
v* trouver en faute et ''ayoirS.
n quelque chose se reprocher, g*
^S U Btw yi-E g"


T.
F. MATIN 2i Dcembre 102fi


NOL
Air
Il n'y a tiers mue qui n'ait
en .soLJjuchjuc chose (le bon,
(,111 peut devenir excellent s'il
est cultiv.
I Saixt-Evrkmond
m
i Les Carillons 1
de Nol
LE Ht El 88
/<>;>;>

8*
Nuit incomparable!A la fe
rique lueur des lanternes vni
tiennes, des leux de bengales
et dcsfuluiiiunes poudres en
combustion, imprgnant tou-
tes choses d'une teinta poly-
chrome, la lune nonchalen-
t au bord des citUX ajoute
sa lumire opaline.Kl dans c< t
immense tiucilemen! i lutt
pers, la surlace des eaux, les
cimes des montagnes et toute
la ville semblent rtsplen tir.
C'est la nuit longue.nealat-
tendue, nuit unique, o dans
le brouhaha mme des loules
quivoques, il semble passer
quelque chose de si divine-
ment pur, o dans l'atmosph
re mme, il semble se dgager
de si ineffables douceurs, qu'-
on dirait qu'tonnes bien que
joyeuses, toutes les aines sont
dans I attente d'un myst-
re qui doit s'accomplir. Elle
rveur solitaire, nmagiai-
t on fouette par de mult ; les
impressions soit dans.les
groupes de noceurs qui dj.un
bu lent inconscients et guis,
soit dans l'cho d'un quatuor
que des voix mles entonnent
soitdans les chants d'allgres-
se que des voix cristallines et
grles de jeunes filles et d en*
tanls adressent ITmtanl-Roi,
dans la candeur de leur me
ingnue, sent vivre celle ni
nie nuit d'une si auguste et se
reine majest o Ni u ma* t
vit elle venir, -il y a prs
de 2000 a ns, Celui qui pour
sa rdemption devait accepter
les plus grandioses des ^acri
lices.
C'est cette mme Lumire
ternelle et partant incre
qui illumina la Bethlem anti
que qui va descendre encore
du ciel.c'est le Verbtfull chair
nui vient s'oftrirpour la ranon
du monde. c'est'cc Dieu Eter-
nel qui descend desoo terni-
t, sur la terre, sans rien per-
dre de sa toute |)uissance.quoi
que rduit sous la lorme d'un
petit enfant et si humblement
qu' son troue lumineux, i1
prtera une misrable crche
et qu' son incomparable Pa-
lais,- souice de toute mogni-
licence et de tout taste, il pr
fera pour demeure, une pau-
vre table.C'est enfin
\*\ Peu siuil.U clair bMl JM
Ki rdir b f .; -I bUurbf il "* riijnliw,
t tue in cictroi blonds Ue pelil pied qui
i El la factur du ciel y s jriuwmi,
D-sreod sur nuire Irrrt ni l'aai raice alleiJ {
Le niabe ili Mi Iroil el M palme offrrln
< \..iit i-biniMP ta lur in trois aalrea flHaul
c Au druis de la recel des matois nerle .
Mais voil que dans le sdeu g&
ce qui s'est lail soudain, s'le- Bgg
venant 1 air pur le tintement
d'un l>etTroi lointain.Et de par
toui.l'atmosphre s'emplit d ar
gentines vibrations : Ce sont
les cloches de Nol nui annon
cent la venue de l'Homme
Dieu.
Combien diflreots sont
leurs carillons Combien sont
multiples ces mtalliques von
qui lascinent les mes! Tantt
c'est un bourdonnement pro
tond et grave, telle une voix
d'aptre vaticinant daniqutl*
N 110 Hue des Csars
Dont la vieille ipulation a franchi
les mers continue faire la joie
des Mitateors.
Il donne aiissi sanl,bouheur,courage.
m
Conserve ses Clients l'EleriieUe
Jeunesse.
l'ne belle action est celle
qui a de la bont el qui de-
mande de la loue \> ur la i
laite.
MONTESQUIEU


t'A'
^99V-f9V$U
procure
le rire et la gat
Four dire adieu i

(j(ti s en va.
El saluer
qui vient.

Allez PRENDRE votre
RHM RARDAMOURT,
Le compagnon de
ton les les fles.
que lointains s ilitu le, I idiot,
c'est une rsonuance ryllimi*
que semblable In rhanson
allgre du |itre et desberg-
ies. tantt ce sont des notes
claires, exquises et hautes (|ui
montent droitcs.pjreselpmr
ainsi dire ischvs des autres,
dans le ciel Iplendife de la
nuit.coinme pour traduire l'ul
lime exultation de toutes tes
mes. Puis, tous ces s >ns se
rencontrant dans l'air, se con
tondant, s'amalgatnint, s'hnr
monisant enfin vous Iont une 9
mlodie inconnue, une musi-
que d'une douceur le'le qu'on \
voudrait croire ^n magni- j
que concert. Ce n esl plusqu-
une masse de vibrations sono
res se dgageant sans cesse
des clochers qui H itte, i ulule
bondit, tourbillonne sur I i
ville et prolonge bien au-del
de l'horizon le cerc ata iur
dissant de ses oscillation .1 h
entend distinctement la cra
celle, le bourdon el chacune
des autres cloches cm presses,
joyeuses, argentines cette
heure d'habituel silence. h !
les carillons de Nol] Ne faut-
il pas clamer avec Pierre Loti
que leur sortilge infiniment
doux et nresuu'inenable, que
les annes n arrivent pas a d
trui.e, n'est lait que de nos
souvenirs d'enfance, ou bien
est-ce que derrire' tout cela
demeure autre chose d'occulte
et d ternel ?....
Herlhonv MALETTE
Nol c'esl le nom que l'on
donne bu '2.~> D 'erobre date de
je naissance de Jsus Christ.
On croit que ce mot esl une
corruption le Notiuel, car. an-
ciennement, on criait Nol
l'annonce de quelque nouvelle
beureusc el l'ange qu i apparut
aux bergers pour leur annoncer
la naissance de Jsus leur dit
qu'il leur apportait une joyeu$e
notinfll.
Ces! de Rome que vient l'osa
f;e des trois messes (pii se cl-
brent le jour de Xol. On les
disait j cause des trois stations
qui taient indiques par les
Papes pour le service divin : la
premire, a Sainte-Marie Ma-
jeure, pour I nuit, la seconde,
Sainl-Alliamis . pour le point
du jour et la troisime, t Saint*
Pierrv, pour l'heure ordinaire
des grandes ftes.
On appelle aussi, N'OELS des
airs destins eertaim (anti-
ques que le peupla* chantait
jadis aux ltes de Nol.
Tout le monde conuatl le re-
cueil deanols gais et piquants
de Bernard de la Monuoye,
us ie nom de Nods bourgui-
gnons, parce que ce pote lac-
lieux les composa eu patois de
son pays.
Plus encore qui, dans l'uni
vers, ne connat le beau nol
d'Adam ? le Minuit Chrtii
wx'kf&
agragaM^^


LE MATIN- L'i Dcembre
l't'20
^i La vie :i ponr lymbole une f?*
Vg lige brise humide encore de M"
S
, t, --------- ......,...v mwit
^ pluie et couverte de fleurs.
V* A. m; Mi ssi.t

il &t&
5!
Ajourner sans ncessit ses
,^ devoirs.rest s'endetter envers,
"j^ soi mmo et s'exposer, tt ou
>'* tard, une faillite morale.
Mme Necker
h
i *
Le Billet |
de Jeannine ft
Il se trouve l'heure actuelle,
de jeunes mamuns, parka* des
plu* charmant s el srieuses,
oui, dans leur dsir de suivra
de pus la mode, i.'onl plus lu
noie voulue, non seu It meiil prs
de tous, iiiiiis, Hiil plus grave,
aux veux I)i les son: quelques Lncs que j'ai
vues, promenant une voilure de
bb ou accompagnes de je u-
nes enfants, tre d'apparence
trange, la llc rave d'un gar-
on, aui vtements <'ourla d'une
(Miette, bra nus, jambes nues
ou loul con.me, vage puni de
poupe; tires l.\ in ides indfinis-
sables d'me el d'esprit ; lres
dconcertants quand on songe a
leur ht lie d'ducalricea, A l'em-
preinte qu'elles laissent sur l'en
faut, el o loul compte, loul jus
ans l'extrieur de la mre. Quel
respect aura cet enfant, quels
exqii is souvenirs gardcia-i-d
d'un visage dont il n'aura vu,
sous le fardel l'apprt, ni i;, gr-
ce fminine, ni le charme nalu-
icl. Du frelat, une figure pas
vraie connue disait un terri-
ble el juste petit garon; quelle
inquitude pour ni venir el quelle
ncessit de rsgir.
De mme, quels gards peu-
vent avoir des Miettes pour une
mre en tout semblable* elles?
Telle une maman escorts de
sis trois IIIles : seize, douze et
rieur un*; toutes les quatre por-
taient les cheveux coups de la
mme manire et au mme ni-
veau. Kl si laine avait dj
telle physionomie ennuye,
celle moue ddaigneuse qu'il
est de bon Ion pour nos filles
de prendre en famille, peut-tre
| j-y entrait-il l'inconsciente jalon-
laie de sentir sa mre loul comme
Selle et plus jolie?
Enfin un dernier lait, l'neru
ion de fianailles : gens Char-
niants, lgance, la fiance, un
peu toile est en blanc et a un
lignon.
Sa mre, lis fine el jeune
Ballure, d un charme rare, est
JUsaicn blanc, les cheveux cou-
pp. Incontestablement, l'ex-
ception du fiance je suppose, la
Mrs enlve les sullrages, Mre
H' plusieurs enlanta el toute
|on devoir, sans doute, n'a-t-elle
as song qu'en la circonstance
|lle raanqiait de doigt et com-
pilait une faute de tact.
Ainsi les mamans de 11)20, si
Iles se plaignent du peu de res-
te! de leurs enlanls, su sort-
ies en grande partie la cause.
our les uns, c'est un garon
jmuneeux; pour les autres, une
nette A leur image; pour les
os et les autres, une grande
!,)Upe A la figure pas vraie ;
tant dsorient ne sait plus
> trouver la mre. Peut-tre
Ut simplement en supprimant
garon, la fillette el la poupe
i la cachent ou la IraVvslis-
'{Curieuse ducation
e n'aurais jamais cru que les
(Jies cotassent si cher...
- Et remarque bien, papa,
ije suis de ceux qui tudient
moins.
h:-
g*



B
le
M
WMH
mirez
ittre
!
1
tie
Eanc-fortes
Marine
Vois... la mer. l'horizon, est
bleue. D'un bleu intense. Plus
bleue que le bleu du ciel, plus
bleue que le bleu des vitraux
qui ornent les cilhdrales.lileue
COniluC tes yeux.
Vers le livage, elle est plus
claire. Elle est. l. d'un bleu A
peine gal celui du ruban qui
Rtie sur la robe de la Vierge
dans nos glises.
Et, vois.l-bas : la mer est lou-
ai ponctue de points blancs.On
les prendrait pour des mou-
chons l'agitant au dessus des
Ilots tranquilles et nous disant
dieu. Mais, non, ils s'appro-
chent. El ce sont des voiles !
Blanches voiles gracieuses, pa-
reilles de grands oiseaux im-
maculs .... El puis d'autres en-
core encoreil'auIres, beaucoup.
Vers le rianttfivage de la mer
sans," rides, elles s'empressent,
lgres, rouingi poses douce-
ment A la surface bleue. L"s voi
l. Elles sont tout prs. Et res-
semblent prsenta des quer-
res penches.
Ecoute I/onde bruisse si l-
grement quoi, dirait le Iroisse-
ment d'une robe de satin. Et le
ciel, alors, parait n'avoir rien a
nous dire, lant il est vide, neu-
tre, serein devant le grand iik.ii
teau bleu de la mer.
Voici midi .L'immense miroir
se U)nce, sargenle violemment
et renvoie des refiels d'un bleu
insoutenable, imprieux. Admi-
re admire I Le soleil rgne, et
le ciel, si pAle. a encore pli.
I. astre, triomphant, lreinl.cra-
sc I immensit.Tout s'efface sous
son immense lumire dore II
il v a que le bleu de la mer qui
rsiste, abolit les nuances teint
les trop violenta reflets Ecoule I
La mer semble chuchoter des se
crels.Dis-nioi: ne reconnais-tu
pas. dans sa frle mlodie, les
mois que parfois tes lvres mur-
murent tendrement ?
La Julie pour la beaut entre
soleil ,1 la mer! Que c'est
beau Et quel rve apportent,
par un beau jour, l'or du soleil
ml A I azur de la mer.
Loyaut
In jour, en arrivant auprs
dune chaumire, je vis un petit
paysan qui en battait un autre
beaucoup plus grand et plus
Ag que lui ; laine de ces entants
se contentait d'viter les coups
et nen portait aucun. Je m'ap-
proche de ce dernier :
Esl-ce votre hre, lui dii-ie,
qui vous l,at de la sorte? J
" Non, madame, c'est un de
mes voisins.
,7.? l">mquoi ne lui rendez-
vous pas les coups?
(irtiK*'' ma(,ai,1<-- repartit le
,eplusaUnepe,Upa9:jeSuis
z
400 dollars.
Mme de';''\LIS.
m
1 i
**sffi


MATIN 24 DCEMBRE 19
**k**W^^
>tis
.&
NOL
11 n'est de vritables biens
[queceux do l'esprit. On peut
les communiquer sans en rien
! perdre ; ils s'augmentent m-
me lorsqu'on les partage.
.DEfitOPfjfLE
&2
fit
Ce que je dirai M
Jeacqueline, ce
oir
Petite Jeacqueline exquise,
dlicieux bb au regard es-
pigle et tendre, la voix
grave et pleine de charme, aux
gestes enveloppants et gra-
cieux, tu as le secret de rem-
plir de clart les yeux embus
de larmes et de ta'ire natre un
sourire sur les lvres dsabu-
ses et tristes. Petite fille in-
telligente et cline, dont les
bras potels se nouent joli-
ment autour du cou de ceux
que tu aimes et dont la bou-
che mignonne dit les mots qui
calment et qui consolent, dis-
moi: Pourquoi ne peux-tu
rester ternellement petite et
bonne et ignorante de tout ce
que la vie renferme de laideur
et de cruaut? Tu pousses
comme une petite plante vi-
goureuse et saine, et lu ne sais
pas encore bien comment, par
Instants ou peut souffrir si
cruellement ici-bas. Viens sur
mes genoux, petite Jacqueline,
pose sur ma poitrine ta \
adorable, ouvre Ion livre d'i-
mages et laisse-moi te racon-
ter, pour la centime fois, les
mmes histoires; ton cerveau
en miniature s'y intressera
pendant que le mien suivra
gravement, douloureusement
le cours de ses penses...
|pVois-td, ma chrie, il y a
actuellement sur la terre, une
somme immense de tristesses.
Un peu partout, dans tous les
mondes, du haut ,en bas de
l'chelle sociale, il y a des tra-
gdies boueuses et sanglantes.
On tue sa lemme, on tue son
pre, on tue pour possder
plus d'or, de cet or qui si sou-
vent corrompt et diminue la
valeur morale de ceux qui le
possdent. Petite Jacqueline,
aie toujours la lorec de domi-
ner tes passions et empche
que le bon petit cur que
Dieu t'a donn se dessche et
que ta jolie petite aine s'avi
lisse au contact trop frquent
du monde... tu dtournes un
instant les yeux de tes belles
images pour les poser sur les
miens, avec une nuance de
reproche, Qu'ai-jc commis?
Ali! oui! En songeant a autre
chose, je me suis tromp en
racontant l'histoire de la Belle
au bois dormant. Pardonne
moi. Non, je n'ai pas oubli
qu'une bonne fe attnue le
mal fait par la mchante tec,
et dans la vie c'est la mme
chose, mignonne 11 y a des
tres qui lont souffrir et d'au-
tres qui consolent. Je t'en sup-
plie, sois toujours du cot de
ceux qui consolent. Consoler,
c'est le rle de la lemine, vois-
tu, le meilleur et le plus doux
de ses rles, mme s'il la lait
parfois pleurer....
1996
* *
OF JUKI
PORT-AU-PRINCE, H\ITI.
C. Edgard Eliott, Prsident
Fianzvon Shilling, Vice-Prsident
P. Faure, Secrtaire.
s*
*'' Je hais les curs pusillam g
mes qui. pour trop prvoir la W"
suite des choses, notent lien M>
entreprendre. Jg.
MOLIRE V*
fft
f*3r"



Hlltl iviui U
Vice-Prsident et Directeur Gnral :
R. B CHILDS
, -ETABUSSKMENl . U HAYTIAN AMOUCAN SUiAR A KUWJCCZ NOUS UN V
L TABE PROGRS.
La ollur, de kernel Sl,crc une ..es V^V^J^^^^f ^^^t Z
dfevsisttSBSESgfi^ .....- ' .....
existence paisible.
La Hay UanA merican
SutjarCo
Heureuse des rsultats obtenus par ses efforts, adresse, a l'occasion de la Nol et de h.
"SAS qui va bien,,,.' commencer ses .OUhait. et ***** ^
I t\'u as fini maintenant de leuil-
ieter Ion livre d'images et ta
voudrais que je l'amuse encore|
Tu ramasses le journal qui s
gliss Ct de moi et veux que
kl te le lise. Ah non, petite
Jacqueline pas cela! Les jour-
n iux ne sont pas bien gais, pr-
sent. La politique est une laid',
tics laide chose. Les hommes
comme les coquine. On les atta-
que cruellement.On ae se donne
jamais presque la peine d'es-
siver de les comprendre. On
suspecte leurs intentions, ou d
Hilare leurs ailes. On les juge
sans Indulgence, avec- une par-
tialit rvoltante ... Non, pe ite
Jacqueline, non, mme quand
lu seras grand, il ne laudra ja-
mais lire de journaux pour fa-
muser , car trop de journaux
sment la dfiance et la haine.
Sous prtexte de dtendre leurs
ides, ils sont souvent injustes
et l'injustice lait toujours du mal,
Tu devras bien les lire, certes,
car il tant tre au courant de ce
qui se passe et essayer de se
taire nue opinion. El puis, qui
sait'.' tu es lis intelligente, pe-
tite Jacqueline, tu sembls
avoir du caractre, de la volon-
t, le cur la bonne place;
peut-tre est-il crit dans ta des;
tin, que lu accompliras du
fraudes et nobles choses. Dans
beaucoup de pays, d'excellente!
rformes ont i ralises par
l'influence des femmes. N'oublie
pas que la lemme mme extr-
mement fminine, caressante et
tendre, place presque toujours
son idal trs haut et conserve
intgralement en elle un rve
trs pur de spiritualit...
Ta commences a l'apercevoir
que je suis un peu distrait; tu
exiges que je ne pansa qu'A toi.
que je sois tout toi. Tu as i ai-
son, ma chrie, et c'est moi qui
ai tort ; pardonne-moi. J'ai (ini
de songer, je ne suis plus triste;
je ne vois (pic les beaux yeux
de lumire et Ion sourire et>
qniiM
E
i
ceux cm' entretiennent wnc elle des relations d'aflaina.
Elle envoie ici aux pouvoirs Publics,
aux membres du personnel de ses
Usines et de ses Bureaux, tous les
Fermiers qui l'ont honore de leur
confiance, la Presse,l'expression
de tous ses meilleurs, vux pour 1927.
Elle souhaite tous une h**")
mme temps qu'une anne de prosprit
et de bonheur.


I
Le$ dent Bien que les Amricains aient
relus le prendre part aux ira-
vaux des la Socit des Nations, p"
c'est de Genve que vient, pa
rait-il. cette mode qu'ils ont sr
gnralement adopte de porter
des I disses dents en or.
Ce sont les dentistes suisses.
en effet, qui, les premiers, ont
propos leur clients de leur
taire des dents d'un mtal inal-
trable.
Depuis, cette m de s'est si."
bien rpandue pie l'habitude est
prise, en Amrique, de taire as-
surer sa mchoire lactice. Kt Us
dents, aujourd'hui, lont pari ie
des bi.oux.

d^*^4W*8**9t "A"
Tlphone, Office gnral No 531


MtTIN24 ) aVj 10M
*\
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*tM&&M.fra^^&^JHfafafa^^
DUMEL
MJE da QU1I
Port-au-Prince, Haiti
S
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1
1
m
!

1
H
NOL
Gaiets de Nol
fieux fins buveurs sont la
blc chez Dereix.
Le garon apporte une bou
teille (pi'il dpose sur lu table.
Derei.v dit :
C.'csl du Bordeaux, et du
vieux.lt compte plus de $0 uns.
Un des buveurs, spirituel :
Oui! muis elle est bien pe
tite pour son ge,
o
Deux eereleu.v.A... L... et \...
M... s'arrtent devant l'une de
nos pharmacies. Dons une vi-
trine, il y a unjivlus dans un
DOCal demi de-vie.
L'un des deux noctambules :
I oii un qui s'imbibie de
bonne heure]
o
Madame.* Vous n'avez pas
honte d'tre ivre comme cela ?
A'... Eh bien, quoi, il u a
que je souj/re d'un aces de...
(joutes.
o
Cri (/// cwur
Dieu (pie c'est bon de boi-
re quand on n'a pas soi/ !
o
L... C... revenait un soir d'Un
de nos dancings, Il tait ivre,
ne plus pouvoir se tenir sur
ses jambes et il braillait tm<-
tte Allons enjants de la Fa
trie, le jour de lu are est arri-
v
Un marine oatrol h,i in-
tima en anglais fordre de ren-
trer chez lui.
C... ne comprenait pas. Le
marine rassembla Unit ce
qu'il savait de crole et dcfan
cuis et lui dit :
Vous, rentrer la caille !
Alors, noire noceur stupfait
obit, en murmurant
naliill
l, voil
comprends l'anglais mainte.
nant.
de taslriirtion

TDU UTEME

Ciment
Ferronnerie
Peintures
Articles Maritimes
Le(|prt%ier
millionnaire amricain
On parle beaucoup de gros-
ses loi tunes amricaines.
L'Amrique est, par excel-
lence, le pays des milliards et
ces! par douzaines mie l'on v
compte, aujourd'hui, les gens
dont le revenu annuel dpasse
le simple million.
Sait-on,cependant, que mal-
gr l'ascension constante du
dollar depuis quelques an-
nes, le nombre des gros re-
venu* a lgrement diminu
au cours d i ('ernier exercice?
L'est un l'ait assez curieux.
Une remarque qui ne l'est pas
moins est celle que l'on est
aiiKH faire quand on re-
cherche l'anciennet des gros-
s.s fortunesyankees. Il y a un
sicle, il n'y avait pour ainsi
dire pas de millionnaires
amricains.
Le prend r d'entre eux fut
un franais,
L'tait un matelot, Stphen
diiard, qui s'tait install
comme marchand de vin
Philadelphie, en 1772. Plus
tard, il construisit des navires,
se substitua la banque des
Etats-Unis quand celle-ci me-
naa de suspendre ses paie
ments. Bref, sa mort. St-
phen Girard laissait 10 mil-
lions de dollars.
C'tait alors la plus grosse
fortune des Etats Unis- Elle
lut distribue par testament
diverses uvres charitables.

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'"-tas**.'! -i ~
* '" TV tr.
~U> y> %& L, c'est nalaiil. liul-H
(pie. je soissaoul, voil (pie je
/IOJ WMFIElOHrPUSiOHS
|Mula|emul immdiat gui-iion nh
Globules Rbaud
iMaultalainarva llaux,aurprnanla mima
IrNMina'HCiauilii.'a m OtmtnctrHotln
E. DALICHOUX, W, Kuc \ kIOt Hugo
ia-Cnlomboa ynii
A l''la I'hm l'I......... i M'en

Prsente ses meilleurs souhaits sa
bienveillante clientle, a l'occasion
du Nouvel An qui va bientt s'ou-
vrir. Elle forme des Vux pour que
, LL SECRET
rrends jirde.Si lu un parlera ma tristesse,
V lui demande pas It secret de ses pleurs,
.\i pourquoi son regard se dtourne et s'abaisse
El N live looo/emps sur le paie sais [leurs.
fourdislriiiresi.il nul, sa peiue el son silenre,
ftnqm de l'oubli Lu il urne et glace
p.^ \ul [.inl'.iiir d'iiuiour, d'orgueil ou d'espfraice
X-.y/ Iml le lisuje obscur soit l'ombre du piss.
Parle lui du .soleil, des arbres, des ImUihi,
le la nier laiiieuse ri du btis liekreii
^ D'un monte dans le ciel la lu.' soilerrane,
^ El de Iftul re qn'oi 'ol ijiia nd n ouire les jeil.
lis lui fie le priuteips pirlr toujours des me1
Il lui prtant les nains doueraient, el toit bu
tarla forme I odeur et la beaul des rboses
Sol le seul son.-uir !>:il pu soyflrepas.
Il-m d- 1r:.M El,
NOL

i .
U
L'utopie esl le principe de tout 03*
progrs. Sam les utopistes d'au-,
a {remis,les hommes vivraient en- :_
"Vveou misrables el mis dans les5ff"
cavernes t < sont des utopistes ?ij;
qui ont tiac ks lignes de la pu :.w
niuK cit. Anatole 1UNTI. :5
iose
%m%%

rrr-
0X.
leur soit une anne de prosprit
et de succs
Un est (faut!* richesse que la E,
v ie, la vie avec ses facults d'- W
Wmour, dejoi-, ,i m ration. Le 5*
fr. | ays le plus riche est celui qui
w-j c ompte le plus dames nohks et
^ heureuses. trci/iv
&HWWmM%W%$
^wm^w^m-vim-

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LE MATIN 24 DCEMBRE 19 2 6

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; Les Lgendes Chrtiennes
Le Songe
d'Hrode
La nuit du 24 Dcembre, alors
qu'Auguste rgnait Homo, ll-
rode le Grand, roi le la Jude,
eut Un songe qui l'pouvanta.
Jusqu'au lendemain, il en tait
effray.
C'tait la vingt-quatrime
heure. Tout le sable avait pass
au col du sablier et, mollement
tendu sur son lit dont aux qua
tre pieds, les plies de grillons
de marbre s'aggrdaicnl aux ri-
ches mosaques, le puissant roi
donnait.
La couronne de Jude, pose
sur un coussin de damas, taisait
miroiter ses pierreries et l'or
de ses festons massifs la lueur
vacillants d'une antique lampe
de bronze. Kt, sur un large pla-
teau d'ivoire prs du monarque
souponneux, le lourd glaive et
le bouclier d'argent et le grand
manteau royal reposaient, sv-
res et majestueux. Au milieu de
l'appartement dans une casso-
lette la fine ciselure brlait de
la myrrhe d'Orient, au suave
parfum.
Rien ne troublait le grand si-
lence de la nuit dans l'immense
palais. Seule, derrire la lourde
portire de velours la porte
tic la Chambre, la vigie, les deux
mains appuyes sur sa haute
lance,l'il attentif, inquiet, veil-
lait sur les longs couloirs som-
bres.
El Hrode dormall profond -
maint.
Et pendant son sommeil, sous
ses paupires closes, il vil tout
a coup s'estomper lentement
dans la nuit, s'effacer tout fait
les hautes colonnes de por-
phyre al de marbre de sa royale
demeure. Et, leur place, une
grande plaine obscure travers
laquelle souillait uu vent glac
s'tendit devant lui. Soudain,
toute cette plaine s'illumina vio-
lemment comme si quelqu'cla-
taul soleil se fut brusquement
lev audesstis du lointain ho-
rizon.
Puis lui apparut UL grand
rocher aux stalactites scintil-
lantes comme des gemmes
prcieuses et qui semblait
flamber clans la nuit, tant il
Ferronnerie
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Cil SA CLIENTLE POU L'ATTACHEMENT QU'ELLE LUI A TOUJOURS
TMOIGN ETSoriUTK QUE Ml APPORTE A TOUS, SANT ET BONHEUR.

tait lumineux. Toute cette
immense solitude vibrail a des
chanta Harmonieux qu'il ne
comprenait point et que psal-
modiaient des voix au timbre
plus pur que celui du cristal.
A l'intrieur de cette grotte
trange, le roi endormi voyait
un entant n OU V ea u-n, ra-
dieux, le Iront ceint d'une
blouissante aurole et qui re-
posa il sur un peu (le paille
sche parmi les stalagmites
rutilantes. Il y voyait aussi uw
homme ci une iemme dont le
costume annonait qu'ils
taient galilens. genoux,
dans une profonde extase-, ils
contemplaient feulant Voici
des bergers prosterns ses
pieds et qui I adorent, voici un
bul qui le rchauffe de sa
tide haleine, voici des brebis
qui recouvrent ses pieds de
leur laine chaude, unnedonl
les regards stop ides s'allu-
maient trangement...
... l'uis voici trois hommes
majestueux et graves, des rois
comme lui, sans doufe, qui
courbaient le Iro il devant le
nouveau-n et dposaient prs
de son humble couche de l'or,
de l'encens, de la myrrhe, su-
prmes homm'ges des rois
aux rois...
Kl l'trange songe se pour-
suivait... (Ttait maintenant
son palais. Mais ce n'tait pas
lui qui occupait le tronc de
Jude, ce n'tait pas son Iront
qui portail le sceptre des
Juifs, c'tait un autre roi de-
vant qui dansait une jeune
fille plus belle q ue Venus,
plus gracieuse que Junon et
qui portait sur un plateau de
cristal une tte coupe, ple,
sanglante et qui, tristement
souriait encore...
Autre vis on...Toute la ter.e
tremblait. Les temples sacrs
vacillaient sur leurs portiques
de granit. Les dieux puissants
tombaient de leur s icle l.
pierre avec un pouvantable
tracas. L'a igle et la foudre
s'taient chapps des froides
mains de Jupiter et I oiseau
d'or s'tait bris en tombant...
Une multitude houleuse, bra-
vante, alfols se bousculait dans
les voies poudreuses de Jru-
salem. Kt, au milieu de soldats
Vom Sitik, .\ i.aPaoi; ni: H\/ah
Mtropolitain.
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fc^ Lu des plus surs mowmj^t
i*4 n eur est d'avoir micoujc
. ci ver l'estime de soi nicme.S,
3de pouvoir regarder sa vie eu-SJ
Volire sans honte et sans r >.3*
mords. Q.
#3 CONDORCKT {&
-jK ., .?.... , >lttfMfU..-...$*
A*, v v v v v $ qftpit & \
lit*
U9%t-y.fr ... .

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LE MATIN-24 Dcembre 1926
mmemftHim

vi


NOL

<_>n cherche tout hors de loi
dans la premire jeunesse,
nous faisons, alors, des appels
au bonheur tout ce qui existe
autour de nous el tout nous
renvoie, peu peu, su-dedans
de nous-mmes. GUIZOT
tflSfc^!*Ma&
La
Compagnie Hatienne
1926
Celui qui croit pouvoir trou
ver en soi mme de quoi se
passer de tout le monde se
trompe ; mais celui qui croit
^ (pion peut se passer de lui se
trompe encore davantage.
L\ ROCHEFOUCAULD
e^yw____i
L'une des Entreprises les plus utiles ralises en Haiti, remercie
bien sincrement l'Administration Hatienne, les Compa-
gnies de Navigation, le Commerce et le
Public en gnral de la confiance dont l
elle a toujours tjhonore
par tous.
Arbres de Nol-
Il y avait diins notre jardin.
un jena pin frais et gai. On l'.i
coup, hier, presqu'su ras du
sol et, ce soir, dam le grand un-
ion blouissant de lumire, sur
la table autour de laquelle ba-
billeront les marmots mer-
veills on le posera surcharg
de bonbons et de jouets, dons
de l'Entant.
Bel arbre de notre jardin, il
tut un temps o tu tais rayon-
nant de jeunesse el plus beau
que ee soir, t'en souviens-tu V
Ta robe verte enchantait le plus
difficile des regarda. Les oiseaux
pouvaient l'abandonner, les ra-
yous de soleil l'oublier, tu me
plaisais encore avec tes bran-
ches jeunes et ton feuillage
toutlu!
Je t'aimais tendrement. Tu
connais mes joies et mes
chagrins aussi, comme je con-
naissais tes nouveaux bourgeons
et tes feuilles malades. El nous
nous consolions mutuellement,
moi de mes chagrins, loi de tes
fouilles mortes.
Je me souviens de ces mo-
ments de mon existence o je
venais nie confier toi comme
UD vieil ami. Prs de toi, sous
ton ombrage, je t'ouvrais mou
cur respirant ton parlum et
prenant un peu de ta fracheur.
Tu ne m'en voulais pas au con-
traire, tu te laisais gnreux en
multipliant tes rameaux et tes
leuilles a travers lesquelles ar-
rivaient jusqu' moi des par-
celles de ciel. Sans toi, comment
mon bonheur serait-il complet?
Mais si l'amiti vient du par-
tage du plaisir, il y a un autre
fiartage qui la tait ternelle :
l'est celui des douleurs. Tu
m'as vu, parfois, les yeux en
larmes, venir chercher vers toi
un suprme appui. Tu jonchais
alors la terre de leuilles mortes
el des gouttes de rose s'chap-
paient de tes rameaux, comme
des pleurs.
T'en souviens-tu, l'in de notre
jardin V
Ht nous grandmes ainsi, en-
semble, l'un cot de l'autre.
Nous passmes la meilleure par-
tie de notre vie a nous regarder,
nous aimer, a nous compren-
dre.
Mais, coules, ces heures
suaves I On t'a coup pour la
tte de NoI, mon ami. Sous ta
fiarure joyeuse, rayonnant la
ueur des bougies qui t'enca-
drent, tu connatras, es soir, le
plus clatant triomphe, lt,
choy, lu teras, pour une nuit,
la joie des petits. El puis, de-
main, arbre aim de noire jar-
din, tu ne seras plus qu'un vieux

tronc dessch, avec lequel quel-
que pauvresse allumera son teu.
Mais console-loi, Pin sacr de
Nol, car, en cette nuit bnie,
lu lus encore un symbole de
paix, d'amour, de joie.
Elle espre que ce concours ne loi lera jamais dfaut alla
qu'elle arrive mettre a talion les amliorations qu'elle
envisage pour assurer au public te plus grandes satisiac'ions
A l'occasion de cette
Nouvelle A nne qui va
commencer
P Elle envoie tous ses souhaits les meilleurs el fait des fi
soit pour eux une anne de
m vux pour que |
M
bonheurs de prosprit el de succs
M
s
Vice-prsident et Directeur gnral
I. MMZ
Nol royale
Un jour de Nol, alors qu'il
taii tout jeune, le roi actuel
d'Angleterre,George V, dsirant
acqurir un jouet coteux et se
trouvant court, adressa sa
grand mre, la reine Victoria,
la lettre suivante :
Chre Grand'inre,
J'ai vu hier, dans un maga
sin, un trs joli cheval mcani
que. Je voudrais bien l'acheter,
mais je n'ai pas d'argent. Vou
driez vous avoir la bont de
m'en envoyer un peu, chre
grand maman.
I Votre petit /ils affectionn.
La reine lui rpondit aussit :
Cher enjanl,
J'ai appris avec beaucoup de
peine que vous ne pouvez pas
garder d'argent. Votre pre me
dit que vous gaspillez tout ce
au on vous donne ; cela n'est pas
oien; il faut que vou* appreniez
connatre lu valeur des cho-
ses.
Votre trs affectionnt grand
mre.
VICTORIA.
Le futur roi de Grande Breta
gne et d'Irlande, empereur des
Indes, fut tort marri mais
vraisemblablement pas pour
longtemps ; car, deux fours
aprs, la svre grand maman
recevait de son petit Jils la lettre
suivante :
Chre grand'inre,^
C est avec plaisir que fai reu
votre dernire lettre et je vous
en remercie trs vivement J_
l'ai vendue un libraire pour 5
livres... Vous comprenez, quel-
ques mots autographes de la
reine d Angleterre, a a son
prix. Et comme vous le voyez,
je connais maintenant l prix
des choses.
Encore une fois, merci.
Votre petitfds respectueux.
Et ce iour de v\ocl, le jutur
roi eut son cheval de bois.
*
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*

'-*? A !'* *>.!'.* .t..t.7t.^t.,-t..-t..t..*..t..t.,t.,-t..t. .t..?..T..*.,-?,.,-t.,-t. .-t..?..?..?..t..t..t..
Tlphone \ 538
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LE MATIN 24 DECEMBRE 1926


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NOL
Dans le monde vivant, si la
lutte est la condition du pro-
grs, le progrs n'a jamais t
ralis que par l'association
det forces individuelles et leur
harmonieuse coopration.
Edmond Pkhrier
MM

La pense console de ton
et remdie tout.Si quelque-
lois elle vous fait du mal, de-
mandez-lui le remde du mal
311'elle vous a l'ait,elle vous le
onnera.
CHAMFORT
; le la fiai
qui a
m
m
m
m
La plus ancienne Compagnie de Chemins de Fer
toujours fait ses plus grands efforts
pour l'amlioration de son matriel
et de ses divers services,
envisageant toujours la possibilit
d'une extension de son trafic.
A l'occasion de l'Anne Nouvelle,
Elle remercie le Gouvernement
de la Rpublique, sa Clientle
qui Ta constamment honore
de sa bienveillante
considration, son Personnel
qui ne lui a jamais
marchand son concours
et son dvouement.
Et envoie tous ses meilleurs vux pours
1927, souhaite que cette anne
leur apporte Bonheur et Prosprit.
Directeur Gnral :
Marchaux acadmiciens
11 y avait dj 80 ans que l'A-
cadmie franaise existait quand
elle offrit, en 1714, un fauteuil
ta marchal de Villars, le vain-
queur de Denain.
L'anne suivante, le marchal
d'Estres succda soi oncle le
cardinal, son frre l'abb tait
alors directeur de l'Acadmie et
se fit remplacer par Dangeau
pour accueillir le rcipiendaire.
De Villars et d'Estres morts,
l'Acadmie resta plus de dix ans
sans marchaux. Mais elle pos-
sdait le duc de Richelieu qui
reut le bton en 1748 et elle
lut bientt aprs le marchal
de Belle-Isle.
En 1755, ce fut le tour du ma-
rchal de Dinaa qui obtint pour
l'Acadmie deux mois de va-
cances par an et (il porter de
32 sols trois livres la valeur
du jeton de prsence.
L anne 1793 vil l'abolition du
marchal.il ut la dernire sance
de l'ancienne Acadmie franai-
se. Depuis la rorganisation de
l'Institut, il n'y avait plus eu de
marchaux l'Acadmie ; la tra-
dition s'est remue, aprs *la
guerre, par la double lection
des marchaux Jollre et Eoch.
Le langage des sourcils
Allons* boni il ne suflit plus
maintenant que nos ... yeux
parlent. Encore faut-il que
les sourcils aienl voix au chapi-
tre, si l'on peut s'exprimer ainsi.
Autrement dit, pour tudier le
caractre d'autruion recomman
de de tenir compte du dessin et
de la disposition de ces orne-
ments naturels du visage hu-
main.
Sachez donc les interprter
suivant les rgles de l'art. Ce
n'est pas bien sorcier d'ailleurs.
Les sourcils sont- ils bien hori-
zontaux? Ils indiquent un esprit
ferme et aclit. Lgrement in-
curvs, c'est encore indice de
beaucoup de lermet mais tem
frepar une excellente nature,
oufl'us et broussailleux, les
sourcils dnotent un tempra-
ment vif et assez mal contrl.
Minces ou mal tracs, ils si-
gnifient faiblesse et indiffrence.
Rguliers et pais, jugement sur
et grand bon sens. Arqus et ir-
rguliers, lortes dispositions
pour l'tude, les sciences, les
arts.
Se rejoignent-ils leur nais-
sance? Esprit indcis, mais plu-
tt enclin aux bons penchants.
Sont-ils trs carts? Temp-
rament calme et bon entant
Se rapprochent-ils des yeux 7
Plus ils en seront rapprochs,
plus nergique est leur propri-
taire
Leur couleur mme ne serait
Pas ngligeable. Foncs, ces! si-
gne de force, et s'ils sont com-
m dteints, ils dnotent une
taible constitution.
Et voil le langage des sour-
cils. Armez-vous donc de votre
miroir, questionnez vos soiuc ils
et, comme disait le Sage, vous
Vous connatrez vous-mme l
le Pape est .
un bon patron
Les jardiniers du Vatican
s'taient mis en grve derni-
rement, estimant que leurs
salaires taient in su l'Usants.
Saisi de l'incident, le Pape
vieil aprs examen de leurs
revendications, de dcider d'y
taire droit et d'augmenter non
seulement les salaires desjar-
diniers, mais de tout le per-
sonnel employ au Vatican.
Le Tape est"un bon patron.
Les Dates
Chaque tre humain, hom-
me ou femme, a, tout le long
de sa vie, ce qu'on pourrait
appeler une date fatale.?
Que chacun rflchisse, et
il s'apercevra que Ions 1er v-
nements remarquables de son
existence se sont produits,
quasiment, des anniversai-
res.
\]n des exemples les plus
Irappants de ce phnomne,
d'ailleurs inexpliqu, est four-
ni par le Curriiulum V itm de
Charles-Quint, pour qui le
24 Fvrier se manifesta d'une
importance extraordinaire.
Voyez plutt:
C'est le 21 lvrier 1800 que-
Charles Quint naquit
C'est le24 Fvrier 1618qu'il
monta 'sur le trne de Cas-
tille.
C'est le 24 Fvrier 1625
qu'il gagna la bataille de pavie.
C'esl le 24 Fvrier 1629 qu'il
lut couronn empereur d Al-
lemagne.
C'est le 21 Fvrier l.~>4<) qu'il
toulla la rvolte de Garni.
C'est ie 24 Fvrier 1666 qu'il
abdiqua. El le 24 Fvrier 1557
qu'il se retira dfinitivement
au monastre du juste.
Et cela ne prouve rien sans
doute.
Mais qu'une telle suite de
concidences est troublante,
et quelles hypothses ne per-
met-clle pas sur le mystre 1
Que chacun cherche bien;
et il trouvera, son tour, sa
date fatale.
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Il l BRIGNAC
Tlphone, i\ 255


LE .MATIN- 21 Dcembre 1026
V| Vfc v1 A n & A A vv A * *V A A A A A A A A A A A A A A A -< A A A ,~, A v< A v\ A y A * -l^A A A A A A A A M A, A Ai
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NOL
Prsente sa
bienveillante Clientle
ses souhaits les meilleurs pour 1927
*s^A A
m
/./; .so,v;/-: d'HERODE
(Voir page Eslve)
dont Hrode voyait rarmare
pour la premire lois, s'avan-
ait vus celui <|ui. i'i sa place,
occupait le Irone If Jude, un
homme pale, la Iront saignant
sous une couronne d'pines, dont
le torse nu, flagell, sanglant et
Us paules meurtries pliaient
sous une lourde croix de bois.
une inscription trange Frappait
les regards d'Hrode: Jaaus Na
/AltKMS, REX JUDEORUM ... I'.pou-
vantel EpouvanteI... Une fem-
me B'approche de l'homme qu'in
sultail la loule, elle essuya sou
visage tout macul de sang el de
crachats et l'image de la lace du
mi ppl ici resta sur le linge
blanc ... Et voici qu'en haut
d'une montagne, l'homme paie
dont le visage rayonnait d une
"douceur el d'une boul infinies
esl crucifi sur la croix qu'il
portait.
El nouvelle pouvante...
Un grand frisson de terreur
el d'effroi secoue toute la vieille
terre de Palestine. Le soleil voi-
le ses rayons.
L'ombre paisse enveloppe J-
rusalem. Le voile du temple se
dchire de bas en liant, les morts
encore recouverte de leurs suai-
res sortaient le leurs spulcres
entrouverts ai se mlaient aux
vivants. Le tonnerre, pouvan-
table, mondait. Des clairs lul-
gurantsdchiraient la nue som-
bre.
Jrusalem tait dans la terreur
et l'pouvante...
Hrode se rveilla. La terri-
liante vision avait disparu. Au-
tour de lui. tout tait tranquille.
Son glaive, son manteau, la cou-
ronne de Jude taient l, prs
de lui. C'tait donc encore lui le
monarque obi de la Jude.
Son graud chanaoo, immo-
bile su pied de son lit, contem-
plait, depuis quelques instante,
son sommeil agit.
Qui est roi de Jude? lui
demanda Hrode, farribla
Toi, seigneur! Kl qui pour-
rait lelre ta place?
Non, reprit Hrode, je le le
dis, lu te (rompes, un autre roi
est n en Jude.
Il V a de cela deux mille ans
N'oubliez pas que ni nous n'numrons point
tous les articles que nous avons en
magasins, c'est que la liste serait trop longue
JVolre stock est consomment renouve-
lletjlnos marchandises toujours frai-
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>,*i *^<>u est enclin a vouloir primer!
* >pl|,')i i l< reste. I.a plupart dugrj.
r ceux qui ont des pr *j*
^8 "glentions dans tout se conso-|J
# "& i ni ainsi de n'avoir de sup-R"
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la porte! de toutes les bourses.
de fin
VOus tes cordialement invits venir
visiter notre grand STOCK trs
vari avant d'aller ailleurs
/SWBSifBA
qu'en celle iviit da 2i Dcembre,
Hrode le Grand vil en songe,
Salom ! la lle cov.pc dcJc-m
Baptiste, l'adoration des beT*
gers et des Ma^es, le crpuscule
des dieux de l'Olympe, leur ehu
te, puis la naissance, le martyr,Il
mort, tout le triomphe de Jsus.
Le premier jour
de l'Anne
C'est le roi de France Charles
IX qui tixa le co umencement de
l'anne au 1er Janvier. Ledit est
de 1504 On suivaitencore cette
poque le calendrier Julien. La
rforme grgorienne, due aux
Irres Lilio, sous le pontificat
de (irgoire XIII ne lut adopte
en France qu'en 1582 et plus
tard dans les autres pays. Sous
les Mrovingiens,, l'anne s'ou-
vrait le 1er Mars, sous les r.ar-
lovinglens. Nol, sous les Car-
ptiens, Pques.
Jusqu' Charles XI, la coutume
tait de bnir,an premier jonede
l'an, le cierge pascal sur lequej
on mettait une inscription qui
marquait le millsime de l'anne.
Vieilles coutumes ,
_________de Hovl
En Fra. ce, dans la paroisse
d'un village de Provence a lieu,
chaque anne, une messe de mi
nuit bien curieuse clbre selon
le rile traditionnel, par des ber
gers t>lus de cape brune, et de
gentille* bergres. Tout d abord,
autour de l'alisc se droule une
longue procession Elle esl pre
cde d'un char illumin et fleu
ri. Ira-n par le plus beau blier
de la contre. Ensuite, c'est, de
vanl I autel, brillamment illumi
n. l'offrande de l'agneau blanc,
tandis (pic jouent fifres et tam
bourins accompagnant les chant*
liturgique A celle messe le ser
mon eut en provenal et on y en
tend des chants provenaux, cer
tains composs pour la circons
lame.
Et la fte se termine par de
jogeuscs dantes et de copieuses
agapes.
M
1026

>'.f On ne domine
CO morales (pu;: s' i
es douleurs*^
ourantd'ocW
/<< upations. L"!h iuvc th't'fr
^dcouragement.
J* Duchesse d'ABR. NTS g
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MATIN 24 DCEMBRE 192U
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lorsque Dieu m
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Au temps o il ij point d'hommes sur lu lare,
une nuit de Xot le Seigneur
*r promenait dans le ciel avec
\lanye Gabriel.
Le Seigneur tait pensif et
Wa>e. L'arrhuiiye lui en de-
[aanda la raison.
Je reyarde celle Terre, dit
\kSeigneur. Elle est dserte et
[m m'attriste.
t Que n'csl-elle peuple re-
\ partit Cabricl.
! La Terre esl impute, en
nommes \ raient comme elle...
I Oh Seiyneur, supplia
Uaujcen se jetant aux pieds du
\ittaitn; s il en esl ainsi, cre:-
m vile, afin qu'ils aient tocca-
Uioi, (le se repentir avant le de,-
\nerJour. le jour dujiup m.nl..
Uailleurs, Vcut-tre ne se-
WM-ilsni iy, uts,nimccl,anls..
KM sait, Seiyneur. qui sait I
' Le Roi des rois sourit triste,
inentet subi nur lurchaime, il
Uescenditsurla Terre. Vn cail-
Vwse trou a sous son pied, il
flomT" d U e" "("1UU m
i 7 Sf'Wieur, Seiynmi ado-
llnfi ?C' uolre l'u'ssi'"ce esl
! Mais l'homme s'approcha de
fu- frmissant de colre et,
poinys serrs, il s'cria :
I Qui donc es lu, toi, qui as
* me pousser du pied.
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Voulez vous nie dircfjuel
est le moyen le plus nergique
pour arrter lccouIcmcMit du
sang?
Et l'lve, sans hsitation :
('/est d'appeler un gen-
darme*
o
Aux exam.Mis de !in d'an-
ne :
Le professeur. Diles-moi
ce que vous savez sur les ver-
bes !
L'lve. Les verbes? c'est
tout le contraire des Chefs
d'Etat
Le professeur. Comment
cela 1
L'lve. Mais oui, puis-
qu'ils s'accordent toujours
avec leurs sujets/,
o
Entre professeurs :
Quel homme mthodique
et compass que M... Pas un
mot, pas un mouvement de
trop.iJuaiid il marche,il eonip
te ses pas, quand il parle, il
ponctue toutes ses phrases.
Et il les ponctue avec un
accent grave I
o
Simple examen
L'institutrice. Pouv e /.-
vous me citer, mademoiselle,
le nom d'une leinine qui a
port l'pe ?
ajL'lve. -( aprs une minu-
te de rllexion ) Dams odes.
o
A Saint-Louis de (onzague
Le professeur de gographie
parle d'astronomie.
La lune, dit-il. certains
moments, est entoure d'une
espce d'aurole qu'on ap-
pelle : halo.
Halo? interrompt un cr
tin intelligent halo?c'est qu'-
alors elle demande sa comniu
nication avec nous. 15 minu-
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""dite, le plus vain son or-R
Rueil le plus malheureux sa M-
miarr. des qu'il est assez OC-y
cupd un autre poui s'oublier :,
soi-mme.Eugne MARIJEAU V3*
.|& &
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f.F. M\T\'-24 Dcembre lfM
mmMmti^ti&te&&&^ffbtemm
NOL 8

m?
Les vieilles autos L'auto dans;to_moade
Le cheval qui a fait sa cour-
se, l'nheilk* qui a Mil du mie 1
et l'homme qui a lait le bien,
ne tout point de bruit, mais
passent quelques autres ac-
tions 4e mme nature.
MAROAURLE
vwwwwwv
9K
Tous le? ans, il y a 500.000
automobiles mises horsd'usage
sus Etats-Unis.
l'nc Compagnie d'Assurances
de New-York ;i dress, dernire-
meut, une statistique des auto-
mobiles dtruites au cours de
i celte anne.
Elle montre que 500.000 voi-
tures ont t dtruites ou en-
dommag es par suite d'accidents
et mires causes, (les accident*
reprsentent la modeste somme
de 216.000.000 de dollars.
Une rcente statistique du
Dpartement du Commerce des
Ktals-l'nis a tabli qu' la date
du 1er Janvier 1920; le nombre
d'automobiles recenses sur no-
ire plante tait de 25.973.923,
se rpai'lissant comme suit :
R Mhrique 20.234.000
En Angleterre 1.474573
lui France 855.000
u Canada 727.954
En Allemagne 589.830
lui Australie 308.293
En Italie 184.700
l.j pays d'Europe o il y s le
moins d'autos est la Russie, o
il n'y a que 1X.5JI0 vhicules,
alors7 qu'en Hollande, il yen s
90.900
L'.UiKDKSlM.MVlKS
On parlait femme devant Sain-
te Beuve et quelqu'un dit :
Confier un secret une lem
me.cesl cacher un billet de ban
(.ne s >us une cloche en verre.
__ il v a pourtant un secret
qu'une lewtme suit garder, dit
Sainte Ikuve.
Lequel ?
Son ge !
1996

Les gnrations successives1'
ne sont pas polies au mme
point. A quelqu'un qui n'est g.
pas notre contemporain nous et
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Par une dlicieuse aprs-mi
w de Mai tout imprgne le
udes haleines et de souffles
embaums, un petit papillon
en allait joyeusement. Il vol-
ligcai t droite, gau-
ehe, a,i gr de son caprice,
heureux de vivre, fier de la
richesse et de I clat de ses ai-
les d'or aux magnifiques dia-
fures. il faut reconnatra que
ut dans la nature invitait ce
fur-l aux longues promena
e*: sous l'azur pli d'un ciel
*ns voiles de doux frissons
auraient dans l'air d'une pu
01 t d'une transparence inli
JJ : un clair soleil mettait
JJ splendeurs sur les arbres
JJ vertes parures ; et dans les
J*quets dbordant de sen-
*urs et de mille rumeurs con
*>es, les oiseaux blottis sous
', leuille ombreuse, gre-
entdcs vocalises. Parfums,
Couleurs, murmures et voix,
'Je divine allgresse jaillis-
P des choses, faisant mon-
5r; comme une bndiction,
joie de vivre au cur de
His.
..Partout sur le passage de
'"Jsecte ail, les belles roses
^nouiesque des brises cour
'ent sur leurs tiges frisson-*
de ' #aiemcnl 'ui faisaient
la tte signe de s'approcher
^u,r causer un instant.Maislui
'arrtait que juste le temps
y. 'eur dire un bonjour fugi
|V^1 prenait aussitt, a tra-
lu,e espaces, sa course aven
use vers les bleus horizons.
.cuvent ses cts leslgaji-
'*, Mse,,s payaient. Hre-
"' sans dtourner la tte,
avec leurs tailles fines serres
dans fa minces corselets moi-
rs.Elles connaissaient gue date la coutumire frivolit
de su race dont l'inconstante
amiti changeait le camarade de
1.1 veille en tranger du lende-
in nu ; aussi s'enfuyaient elles
son approche, rapides et lgres,
entoures du vaporeux frmisse
ment de leurs ailes de Rasa.
Longtemps notre promeneur
arien chemina ainsi sans autre
souci que de butiner au hasard
dans les calices entrouverts, et
les haltes fleuries se succdrent
nombreuses au bord des corolles
odorantes. Enfin l'ombre sillon
gant de plus en plus aux pieds
moussus des grands arbres, et
le soleil dclinant l-bas l'hori-
zon de pourpre et d'or rappel-
rent que la rose du soir est fu-
neste aux ailes resplendissantes
des papillons et qu'il fallait son
ger regagner le logis.
Hlas .'
Des rires sonores clatrent
ce moment, prolongeant leurs
roulades sous les votes feuillues
d'alentour: une bande d'enfants
apparut au dtour d'un sentier.
En les apercevant le petit pa-
pillon comprit qu'il tait perdu.
Il n'tait pas en eftet si jeune
qu'il n'eut pas entendu parler
de la guerre acharne, depuis
longtemps dclare aux siens
par l'nonce sans piti, ter-
nelle ennemie des papillons.
Bien des fois le soir, l'heure
des Crpuscules vermeils, pen-
dant les longues vjilkes abrites
sous les feuilles denteles des
rosiers les vieux papillons
avaient racont en sa prsence
les mille pripties de ces duels
sans merci dont la victime tou-
jours hlas portait comme lui
des ailes. Et dans son me de
papillon dj tout envahie par
l'angoisse de sa lin prochain ,
les souvenirs terribles se pres-
srent en foule : les embches,
les piges sans nombre de l'en-
nemi hrditaire, les poursuite;
toiles, les courses perdues,
perte d'haleine, travers les
campagnes ensoleilles, avec la
bande mchante ses trousses.
Et puis la fatale terminaison : la
captivit, les curiosits cruelles,
les rires froces sur les faces
juvniles des vainqueurs insul-
tant la dfaite du vaincu Enfin
la mort, la mort solitaire, loin
des parents, dans les carrefours
sinistres, les coins obscurs .le
jardins, avec les clameurs vic-
torieuses dans les oreilles! Et
les funrailles consommes en
hte, souvent avant le dernier
souille, par la troupe empresse
et vorace des fourmis, ces ense-
velisseuses des papillons I
Tout, il se rappela tout avec
horreur et son sang se glaa
dans ses veines. Voil le sort
qui l'attendait, il le savait bien !
Il avait bien entendu dire que
plusieurs en taient revenus,
ayant pu chapper par la luite
leurs inconscients bourreaux;
mais lui ne l'esprait point I
Fuir Mlas Ses ailes lasses
par la longue course dj four-
nie, d'ailleurs alourdies, para-
lyses par iepouvante, son cur
oppress ne lui permettraient
guce d'aller bien loin.
Oh oui, ce ne fut pas long !
Aprs quelques minutes d'une
chasse perdue, un chapeau
adroitement lanc ( les entants
sont adroits quand ils tuent )
l'ten lit demi mort de frayeur
dans I herbe. Bravo Bravo I Ou
se prcipite avec dss cris, des
trpignements joyeux. Des mains
brutales le saisissent aussitt, se
l'arrachent violemment.
Courage petit papillon, tu vas
gravit ton calvaire, tape par
tape comme dans les rcits des
vieux !
Si nous rattachions par la
queue ? dit une v.iix . Aussitt
il sent ses ailes dbarrasses de
l'treinte pnible qui les tenait
prisonnires con.ie dans un
tau.
Libre I il est libre Sauv !
Bons entants, il vous bait !
Hlas vaine illusion ce u/eat
qu'un jeu, le plus cruel dj tous !
Dieu l'allreux supplice '. Etre
papillon, avoir devant soi
PS
le
libre espace el ne pas pouvoir
s'envoler !
Le pauvre captif se dm :ie
e.i vain; cha.|u.- lan la cein-
tura doulourea s.' resserre
davj.1la.4e, eojpi.it e.i deux sa
rle taill-', l.iismt clater les
fines cailles de la peau !
- Ah tu veux fin aller, petit
papillon ?
Attends attachons le avec
une pingle I
Lfl pointe acre pntre tout
coup, enfonant sa brlure
dans les chairs vives; le sali" a
jailli.
Le pauvret se dbat dses-p-
ment sous l'aiguillon de douleur
qui le transperce; une dtresse
inexprimable se lit dans son
regard semblable une pierre
prcieuse.
Par piti niants, cessez Ne
Voyez-VOUS pas qu'il vous im-
plore .'Que sou tat lait vrai-
ment peine voir? Les pauvres
ailes souilles, dcolores, livi-
des, ont peu peu perdu sous
les froissements brutaux la fine
poussire dore al les bigarru-
res splendides qui les taisaient
pareilles un riche manteau
royal; les antennes brises pen-
dent lamentablement Et tandis
que la joyeuse bande est dj
loin, courant peut-tre d'autres
iniques supplices, le petit mar-
tyr, sentant la mort venir, en-
voie une dernire pense a son
pre et sa mre qui doivent,
sans doute en ce moment, l'at-
tendre avec anxit. Oh t comme
alors il regrette amrement de
n'avoir pas suivi leurs sages
conseils qui lui recommandaient
de ne pas trop s'loigner"!
Oh comme il est cruellement
puni de sa dsobissance!
Ne vous en allez pas, venez
donc voir, entants !
Il va mourir, il meurt le petit
papillon Ses mandibules s'en-
trouvent comme pour un der-
nier appel, un dernier cri de
gres dans son agonie solitaire,
mis ses jolis yeux de topaze se
crinent doucement, jamais.....
Malgr l'heure avance si la
rose du soir qui ton') lit alors,
les runrsiltas eurent lu-1 imm
dialeiiu'iit.Le convoi partit sou
la conduits d > noirs fo.irmis,
qui vinrent, innombrables, v-
tues de tleuil 1 mime des croque
morts, et s'empressrent rapide-
ment la funbre leve du corps,
remuantes, ait tires, coin n ,i\ e
une haie d'en liii'r.
w?
isv&sn
Devant ce martyre ininie il
se lit dans la nature m\ grand si
leace courrouc que seul trou-
bla le murmure as protestation
tu ligne lev ptr la brise noc-
turs. Lsi brins d'bsrbas frater-
nels se penchrent en frmissant
sur le passage du lugubre corl
M avec un pleur au bout de
lent s Mches d'meraude. El tout
l bas, au ciel lointain, les toi-
les misricordieuses, allumes
une une, versrent dans la
nuit triste, des larmes de lumi
re sur le meurtre inutile.
Il
La nuit est compltenu'.it ve-
nue, et la scne sa passe mainte
nant dans un grand jardin o
habitent le pre et la mre du
petit papillon. I s sont l. tous
deux cle--cte, assis sur une
large feuille de rosier. N tait-ce
l'obscurit de la nuit sereine on
st pu voir de grosses larmes
lei nissant leurs yeux de cristal
et leurs pauvres ailes toutes d
Iraichies par l'ge trembler con
vulsiyemenl. C'est que l'inquitn
de s'est enfin empare deux
dans leur attente prolonge du
petit qui aurait d tre dj ren
tr.Depuis longtemps en eftet les
belles de-jour matiueuses o n t
ferm leurs portas et t se cou
cher. Hauts sur leurs ti^es et
tourns vers l'occident o s'tei-
gnent de vagues rougeurs mou-
rantes, les soleils, rois du parler
re, dorinenLtout debout.laissant
tomber leurs ttes afiaisses sous
le poids des lourdes couronnes
dores.Il est bien tard et cepen-
dant les vieux ne se dcident
point au sommeil, assaillis par
l'a fl r e u x pressentiment qu un
malheur est arriv a leur unique
enfant. Ils se tieunenl silencieu-
sement enlacs.attentilsau nioiii
die bruit, essayant mais eu vain
de percer les tnbres opaques
pour guetter quand mme le re
tour du cher absent. Li gla-
ciale fraicheur des nuits fait Iris
sonner leurs antiques corps d
biles, dshabitus des veilles, et
Ion peul dire qu'ils tremblent,
les pauvres vieux. S |a lois de
vieillesse, d anxit et de Iroid.
I 1 v ,, ,,enl la no ivelle se
r 11 riD'.Ismsnl dans lejar
dm,le grand jardin obs-ur.pleiu
du sommeil des plantes fatigues
par I s feux du jour.Dans la
plainte alsilguie des frondaisons
doucement agites par Je vni
de la nuit les tiges apitoyes sor
fe
& * ?'8^ ?? ^
ttSiMi+Jl-,


LE MATIN XDeembre 1326
i
Mm@MMitmmtmm
BilAiO'Il
Santo-Domingo R. D,
Port-au-Prince Haiti
MftftMMMMg Intrilmteurs exclusif.
1
s
lanl de leur somnolence,mu
rplent l'cnvi.cn des chucho-
tements attendris. Le pli s pro-
ebc voisin du couple pu; illon,
un Loulou le rosi-, adnliscent
nr le mme jour pie le pelil pa-
pillun dont il ail le meilleur
mi, l':i anuonce (Tune voix
(K sale lui soucis gi ava el m-
lancoliques. Ceax-ci en font pari
aussitt aux marguerites vieil-
lotte qui la communiquent
leur tour aux gronda lys candi
des lout blancs d'motion.Enfin
de proche en proche le monde
des insectes *i des plante est
mis au courant, et ce n'eal plus
d'un bout l'autre qu'un long
murmura compatissant, entre-
coup de confidences myst-
rieuses OU doniii e celle excla-
mation alarme : le petit papil-
lon n'es! pas revenu I le pelil
papillon neal pas revenu !
Mais c'est surtout dans le voi-
sinage des vieux papillons que
rmotion est a S) n comble : de-
puis qu'ds sont venus s'tablir
dans le quartier ils se soi t vite
attir l'estime it lsyrhfalhit
universelles. Au<*si rien de plus
louchant que l'cmpress e .i.enf
.des botes de cet endroit du jai-
iliii a venir consoler les pauvres
affligs en leur tmoignant une
solidarit vraiment rcoulor-
tante dans leur malheur, In pe-
tit grjllon qui chantait cach
toul .prs dans l'herbe;'a aussi-
tt interrompu sa monotone
chanson en garon bien lev
qui comprend qu'on ne doit pas
faire de la musique quand le!
voisins sont dans l'nlllicliuii.
Une coucouillc isl tout de
tuile arrive, offrant d'aller avec
*u lanterne voir dans les envi-
rons Kl sur un signe d'acquiaa-
cemenl du pre et de la mre
papillons, tout remus par tanl
d obligeance, elle esl partie sans
larder. Longtemps la lueur trem-
blotante rote visible dan l'obs-
cmil qu'elle rave de ses zig-
Hfe de A u. puis* elle disparall
enfin dans la mut.
Seule, une belle-dc-nuil es-
saie de jeter sa noie discordante
dans ce concert de sMiipathies
en n.ain.ollanl entre ses lvres
une mdisance dans laquelle on
entend seulement les mots :
oisivet,... mauvaises frquenta-
tions... vagabondage. Ci si une
COquetl et une paiesscuse qui
passe loules ses Journe*, sans
taire uvre de ses dfx doigts,
dormir ou se rarer. Elle se
Venge, par celle calomnie, de
n'avoir jamais niu la visite (les
papillons depuis leur arrive
dans us lieux, ceux-ci tant
toujours rentrs et couchs de-
puis longtemps lorsqu'elle se
dcide enlin n lire le nez la
lenlre.
I.e vieux l re-papillon n'a
prl quune oreille disliaite
ii Me ii.i'ili^iiiel, il h ihc (lou-
lou: cusi ment la tte on proie
aux ph.s s mires rtflesitna. Il
soi ge en titmhlant aux (Upidi-
ts, aux lonvoil sel sans nom-
bie qu'veille chez lis enfants
cruels el mme cluz l'homme le
brillant coloris qt:c la nature
mis aux ailes soyeuses des sens
Il n'est pas parvenu a cet ag?
avanc, sans connatre les mille
pour
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liu:.)inalon baroque, des eiilu-
mologisles, parait-il, qui sous
prtexte de science el d'luiles,
ont de toul temps fait une gurie
sans piti sa race. Une lois, \
se le rappelle,tanl toul jeune.il
avait t pris par l'un d'eux dans
les mailles tratresses d'un filet
et n'avait d son alul qu'i un
hasard providentiel. El de u lie
ilramalique aventure lui iLiil
rest le | lus poi{ nant souvenir,
la visioi i bsdar.lc de louleune
longue ll.orie de It pillons, ses
frres, crucifis | tc-mle, la
poitrine trausperc e l'une lame,
les uilis largvs ployi'cs dans,
un? nienleuse i itu le de vie,
av c des noms ai!) res iusiriU
l'enlour d'e .x. A celle ide
atroce que le pelil a pu teuher
entre les mains d'un de cjs
hommes ni hauts qui sa race
doit les vid.-ssa.is nombre creu-
ss dans ses rangs parla mort,
un frisson d'horreur le secoue
et il se laisse aller au plus vio-
lent dsespoir......
Cependant le temps a pass;
la luciole, revenue seule el d-
sappointe, a t se mettre au
lit aprs avoir teint son fanal.
Tout dorl maintenant dans le
grand jardin silencieux et les
deux viillaids restent avec leurs ,-|
angoisses solitaires sous les mille
regards attendris dis toiles
lointaines. I.e boulon de rose,
ami de l'absent, leur est seul
rest fidle; .pour apaiser !eur
douleur il se penche, filial, et
leur verie dans un attendrisse-
ment le baume consolateur de
ses parluins les plus suaves. La
brise amicale a apais son mur-
mine et vient, mue de piti,
caresser leur* ailes tremblantes
de son baleine adoucie. El tout;
ii ct des grands lys innocents,:
brlant comme des encensoirs,
des sentiurs subtiles montent
lentement, comme des inuetks
prires parfumes vers le ciel_!...
Le pelil papillon ne revint
pas; la nuit entire se passa
dans la vaine attente, et le len-
demain, quand l'aurore timide
se leva toule rose, on eut pu
voir sur la large leuille, la large
feuille dentele de rosier, les
cadavres enlacs des deux vieil-
lards morts de chagrin, les
ailes entremles dans une der-
n're treinte Le bouton de lose
s'tait ouvert pendant la nuit et
dans sa corolle satine un dia-
mant scintillait, tout iris des
premiers feux d.i jour naissant.
On et pu croire que c'tait une.,
goutlc dpjij par la rosienUj
filiale, mais moi, qui connais**?
l'allreuse histoire, je vous as-
sure que c'tait bel cl bien une
larme, qui au souvenir du pet
papillon et la vue de tant fortune, avait perl au boni sa rose paupire.
Ait,. SCOTT. .
Septembre ltW* |
1920
A"{ Il n'y a pour Miommoqu'u
j^ vrai malheur, qui est ?e
>$ trouver in faute et d'avoir
V& quelque chose se reprocher.
La Bruyre
Branch Office a Port-au-Prince
En face de la Banque Nationale d'Haiti
Geo. Jim SEME, Branch Manager


:*&
f^b
LE-MATIN -24 Dcembre 19?
i
Ei&r &&&4u^*itfHiy^
hms$&i
sensation de vague
{ Je vais vous prsenter ces
auies, voulez-vous?
: Avec plaisir, mon amie.
Je suivis Madame Mai Iy. Sa d-
marche dansait sur le sable de
l'alle. D'une chiquenaude de
lion index prcieusement ongle
de nacre, elle elieuilla une rose
j qui joncha le parterre de ses p-
1 taies rids, rids comme s'ds
avaient vieilli de n'tre plus,
Yers le soir, qu'une cassolette
puise d'avoir embaum, tout
. le jour, la danse lgre et fuy.in
te des Heures.
Nous tions au salon. Discr-
tement clair, il semblait con-
tinuer le crpuscule qui, au de-
hors, adoucissant le contour des
choses, attnuant d'ombre la
teinte de chaque objet, s'ver-
tuait infliger a la Nature, com-
me une
l'me.
Mesdames...
Trois jolies personnes qui ne
; nous avaient pas vu venir se re-
tournrent d'un mme geste, a
la voix d'Hlne Barty. Avant
que de voir leurs visages, je lis
nne lente et profonde rvrence.
Madame l'Ielard, ctanla
l'amphytrionne.
C'tait une femme de tKs
grande Utille. Pour la regarder,
je dus casser mon salut, et le-
ver sensiblement la tte. Des
yeux trs sombres, luisants' lu-
aineux, plants dan un front
trs blanc, des yeux palpitants,
ptillants, comme deux petites
toiles qui seraient noires. Une
bouche qui...
Mon examen s'arrta net, H-
lne m'ayant dsign une mi-
niature, d'un geste lent de sa
main, comme pour me l'oithr :
I Melle Dulac.
Figurez-vous un* poupe.L'ne
vraie poupe. Des yeux de por-
celaine.^'ne chevelure trop
blonde, blonde comme datis les
contes de fe. Deux joues gn-
reusement et pteusement lar-
des. Une poupe, vous dis-je,
ses gestes prs qui taient, tous,
d'une souplesse fline; d'une l-
gret glissante.
On allait me nommer, la der-
nire du groupe. Mais de son
sourire panoui jaillit mon nom,
on petit nom :
. Jan!
J'en fusstupide.
Depuis trois ans, c'est la pre-
mire lois que je la rencontrais.
Vous, ici? Quel hasard,
Marie.
Hlne s'tait esquive, son
devoir de matresse de maison
ccompli, s'tait esquive sans
que Ion y prit garde, comme
un bonheur s'exile d'une vie.
Marie accentua davantage sou
sourire.
~ On ne vous croyait plus dt
ce monde, lui dis je," embarras-
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lit, me tournant vers les deux
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mander si elles n'taient pas de
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Voyez-vous, il y a trois
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Marie, lentement, d'une voix
o la nostalgie mettait de peti-
tes brisures et que. comme d'une
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rouement lger, murmura;
- Dire qu'autreloia l'on se
voyait chaque soir.
,"a petite poupe dnnsi sur
ses talons, uussi longs que des
chasscs et n'cria en enIrui-
nant sa voisine, militairement :
Laissons-les, Louise ils
doivent avoir des souvenir d-
mler ensemble.
Obi Mademoiselle, fis-je,
mensongrement attrist, vous
n'allez pas me priver du plaisir
de..
Mais elles taient parties. Je
n'entends plus que deux rires,
saccads par leur brusque d-
part, leurs deux lires lumineux
qui, peu pou, s'vanouirent
dans le mur.mue de gaiet qui
montait de tout le salon.
Je ne la croyais pas tellement
intelligente la" petite poupe ? Je
l'en aurais embrasse, l'as sur
les joues, en tou.1 cas, ni sur la
bouche. J'aurais craint d'en-
gluer mon baiser daiii de la
peinture, l'as daiw ses cheveux
non plus. Je nie serais brl
leur soleil. Haa li, sur l'paule
qu'elle avait d'un ivoire si frais
et si pur qu'il semblait interdits
l'outrage invitable des Jouis.
Il
l'ne bouffe da souvenirs son
gouflra dans ma pense, pareille
ces brises frachissantes qui,
la nuit, bosselant les rideaux
jusqu'aux embrasses.parpilleiil,
dans une chambre, l'aine parlu-
me de toutes les Heurs mie
leur passage chantant a Irlea,
de l'aurore au crpusjule. a
petite poupe et son amie sc-
iaient peine loignes que je
revcus, dans l'espace de mollis
dune seconde, l'histoire, loin-
taine dj, de mes amours avec
Marie.
J'achevais, a ce mo.lient-l,
ma mdecine. Chaque soir,aprs
les cours, en compagnie d'un ca
marade de qui la Vie m'avait,
depuis, cart, je m'attardais au
Champ de are jusqu' la chute
complte de l'ombre. El chaque
soir nous y voyions Marie p.is-
ser. Elle tait institutrice pri-
maire, alors.
De la rencontrer aussi sou-
vent, et pretqu'au mme en-
droit, tablit entre elle et moi
un lien qui tait presque de la
camaraderie, l'eu peu, mon
salut se lit plus aimable, l'ne
lois, il s'agrmenta d'un sourire.
U le autre lois, je le soulignai
d'un a va bien,Mademoiselle'.'"
lit, un soir, je l'abordai paisi-
blement. Kl le ne s'en offusqua
tioint N'tions-nous pas, et de
lien longue date, de vieilles
connaissances?
Ello tait belle, vraiment. Et
del, sous la jeune fille pauvre.
l'on devinait la leinine spleu
dide qu'elle serait, avec de l'ai-
sance et du bonheur. Elle n'a-
vait pas encore vingt ans et 11
simplicit force de sa mise ne
lui laissait pour seules parures
que sa beaut et sa fraicheur.
Rien qu' causer avec elle, je
m'emballai. L'ne telle culture
n'tait pas coutumiere aux jeu-
i.es tilles. Elle parlait de tout
m
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vait pas appris ce qu'elle savait.
Cela doit tre ainsi lorsque l'on
a la science inluse. Elle attei-
gnait au sublime quand elle
vous entretenait de ses levs.
Mlle les aimait. On le sentait
bien, qu'elle les aimait, en dpit
de l'air lointain et dtach
qu'elle allectait pour en parler.
11 parait que je ne lardai pas
lui plaire. Elle m'invita A Ialler
voir. Ht, petit petit, notre ami-
ti descendit la pente tourdis-
sante du cour, prit le visage
d'un sentiment plus tort, plus
vertigineux, plus violent. Il fut,
entre nous, question de maria-
ge. Kl un soir qu'il taisait beau
miraculeusement, comme dans
un pome la gloire du prin-
temps, l'Amour, enlevant ion
bandeau, en aveugla sa cons-
cience et la mienne. Kl, alors...
Sur ces entrefaites, j'avais ache
v ma mdecine. Comme ma si-
tuation qui n'tait pas des plus
brillantes, elle n'a pas chang,
allez, ne me permellail pas de
m'asseoir, sous l'orme, dans l'at-
tente d'une hypothtique clien-
tle, mon pre me conseilla
d'abord, et (levant mon indci-
sion, m'ordonna ensuite de par-
tir pour les Caves.
J avais, en partant, je le ju-
re, la VOlemfe de ne pas faillir
la promesse de l'pouser que,
plus d'une lois, et en pleine sin-
crit, j'avais faite a Marie et
?[ut i* lui avais renouvele,
ort de mon cur, le matin des
adieux. Elle avait confiance.
aveuglment, profondment. Sa
toi en moi dcuplait mes devoirs
nvers elle.
&&tJh&
NOL
Quand on se venge, on est frj.
! juge de sa propre ehuse ri alors *m.
Il est bien aijficile de ne pas ne- WQ
demander plus nu il n'est d.
Mme de PVISIEUX

Notre correspoiHlance.au d-
but, trs nourrie, eut, de temps
en temps, des trous. El puis, un
jour, bien fol est celui qui
croit que l'absence et le temps
ne sont rien quand on aime,
et puis, un jour, sans raison,
sans un prtexte mme, je cessai
de rpondre ses lettrcs.Kllcs de
vinrent pressantes, suppliantes,
dsespres L'une des dernires
tait toute remplie d'un gol
de suicide. J'eus le courage, j'eus
la lchet de n'y par rpondre.
Il y a des gens qui croient
qu'il tant tre un bien mauvais
garnement pour commettre une
vilenie. Hlas, non. L'honnte
homme, lui aussi, en commet,el
le plus naturellement du monde,
chaque jour, .le crois lorl que le
tribunal del conscience est en-
core celui qui prononce le plus
de condamnations si avec lui et
contrairement aux autres, il n'y
a point d'accoinodeinenls.
III
Quelques bonnes minutes
s'taient dlicieusement et ra-
pidement vanouies depuis
qui Marie cl moi, nous tions
seul seule, dans un coin re-
tir du salon Des regards o
se recroquevillaient les tenta-
cules de la Calomnie, dj,
'accrochaient nous. Un de
mes amis oui n'avait pis iguo
r le dbut seulement de mon
aventure avec Marie, encou-
rageait, de ses yeux et de son
sourire, ce qu'il croyait tre
un recommencement. Il n'en
tail rien pourtant. Elle avait
habilement lait dvier la con-
versation vers la banalit tou-
tes les lois qu'insidieusement
j'avais tent de l'aiguiller ve:s
le pass.
Elle eut un geste bref, un de
ceux qui marquent que l'on
v. i.i (.e soudainement s'arr-
te; a i n parti dcisif.
Je m en vais, Jan, dit-
elle.
Je m'tonnai:
Dj, Marie.
Oh Il est bien temps.
l'ois, au moment de pren-
dre cong:
Mais, j'y pense. Vous ne
connaisse/ pas encore mon
niari.Je vais vans l'emmener.
J'objectai :
Croytx-vous que cela soit
bien prudent, mon amie?
Elle leva le nez, et, clatant
de rire :
H n'y a pas de danger.
Kt, lointaine on dirait, elle
ajouta, avec l'air de pronon-
cer la phrase la plus banale
du monde :
Mon mari sait tout.
Comme j'eus un sursaut,
elle accentua :
J'ai lait mon devoir. Je
lui ai dit tout.
Ma fatuit me moula au vi
sage. J'eus la sensation chau-
de qu'il s'en illumina. Je sa-
vourai pralablement l'ins-
tant d'orgueil que j'allais vi-
vre en face de celui qui avait
s' algretnenl accept le l'ait
accompli. Le fait accompli par
moi.
Une question me crispa le
sourire. Je n'eus pas le temps
le la lormuler qu'elle y rpon
dit...
Non, Jan, je nie mpre-
nais. Je ne lui ai pas tout dit.
Car il n'a pas tenu savoir le
nom de celui qui...
Et elle avait tourn le dos.
La phrase inacheve avait t
dite d'un ton dtach, comme
s'il ne s'lait pas agi de moi,
et qu'entre nous rien n'et
exist, jamais.
11 n'avait pas tenu savoir
le nom du coupable,lui. Pour-
quoi ? Il le mprisait donc a
ce point? El voici (pie, sou-
dain, des scrupules qui, hier
encore, ne m'taient pas con-
nus, assaillirent mon me,
brlrent les parois de mon
cicur.
M;irie tail revenue. Prs
d'elle, souriant, l'aise, se te-
nait l'poux.
Jan, je vous prsente
mon mari.
Il me regarda. Il y avait de
la loyaut et de la grandeur
daus ses yeux. Il dit simple-
ment, en me tendant la main:
le suis enchant, Mon-
sieur, de vous connatre. |t je
vais en vouloir ma femme
qui a tard nie nommer a
vous.
le voulus, moi aussi, lui d-
biter une amabilit courante.
Les mots qui bourdonnaient
dans ma pense rinsrent de
descendre mes lvres. Il
n'en menait pas large, en v-
rit, le Don Juan qui s'lait
promis de rire tellement.
Eh bien nous partons,
Maurice, lit Marie qui n'a-
vait pas chapp mon embar-
ras.
Je suis tes nulles, mon
amie, lui rpondit son mari.
S m timbre ardent grelot tait
d'amour comme avait Ircmi
de tendresse Y> rerti de Marie.
e senlis qu'ils s'aimaient. Je
compris qu'ils taient heu-
reux. Et, tout a coup, je me
vis petit prs d'eux, tout pjlit,
tel un malfaiteur devant un
couple d'honntes gens qui ne
condescendent mima pas Aie
juger, qui ne daignent mme
pas lui d mander coin pie
d'une vilaine action qui, en
aucune lac.m d'ail'eurs, n'a
lail de plis leur honneur.
Au revoir, Monsieur.
Je sortis de mon silence
comme du fond tnbreux
d un cauchemar. El blement,
je rptai aprs l'autre:
Au revoir, Monsieur.
Et alors quand? chaula
a voix de Marie, sa voix de
limpidit et de fracheur, sa
voix de jadis!
Je bredouillai:
Mais..........;, un de ces
jours.
Et ils s'en allrent.
Je les regardai s'en aller.
Leur dmarche tait bien la
dmarche de ceux qui |a
vie a souri. Leur conscience
tait comme leur jeunesse.
Elle n avait pas de rides
Etc*kiiqui,dee trois,'avait
&2t
eu hon!e, v us l'avez devin.
fe n'tait pas Marie, naturel-
lement. Ce n'tait pas non
plus le gentilhomme qui, par-
ce qu'il l'aimait, l'avait tout
simplement pouse. El sans
se soucier d'une canaille qui
avait dsert son devoir et for-
lait l'Honneur, si lchement.
Port-au Prince, 7 Juin 1924.
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FINE -MOTOR . 1TAR8 *
La pre n'tait pas encore
rentr. Penche sur le ber-
ceau, le taisant doucement ba-
lancer, la mre contemplait
l'enlant. (Jn tout petit qui dor
niait, berc par des songes
roes, sous le souille caret
seur de l'Ange invisible qui
calme le sommeil et veille sur
l'innocence de l'enlant pur
comme le lys.
Au dehors, les clochas, jo-
yeuses, carillonnaient Nol,
Nol o dans Bethlem soli-
taire naquit, jadis, un enfant,
mig .on comme le poupon qui
reposait l, et dont la naissan-
ce tait l'tincelle mystrieuse
qui luisait soudain l'obscur
horizon, clairant la main de
Dieu qui se levait pour absou-
dre.
Que seras-tu. mon (ils en
ce monde o tout est misre
et souillante? Que seras-tu.
parmi cet homme qui ne s ai-
ment |).,V Dont les tnbres
profonde! de la haine et du
mensonge, (pin clairera ton
pas, lorsque prt d'aller seul,
ta mre ne sera plus l pour
soutenir ta faiblesse, veiller
sur la purel, garder ton jeune
cur eontre toute souillure
ci eontre toute tche ei contre
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Poun mon ami Plaisir.
toute soullrance? Gouverne-
ra t-lu les Etats?Seras-tu Cliel
de Peuple? Homme de guer-
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racas des batailles, triom-
phant, portant haut l'pe
pour Dieu et pour ta Patrie?
Que seras-tu, doux ange en.
dormi? Seras-tu mdecin? Te
yerrai-je, un soir, te pencher,
inquiet, sur une plaie atroce?
Homme de loi, me sera-t-il
donn, une lois, dcouler ta
parole dtendre l'innocence
ou accuser le coupable?
Prtre, sur l'autel clatant
te verrai-je, parmi l'or ruti-
lant et les somptueuses dra-
peries, lever le doigt pour par*
donner et bnir, au nom de
Dieu ?
Ouvrier, te courberas-tu, le
Iront en sueur, sur la tche
rude ? Verrai-je tes bras gon-
fls sous l'effort, happant le
fer, so levant le lourd n
t i'a il ?
Entant, mou enfant, que se-
ras-tu? '
Les cloches sonnaient, plus
joyeuses, 'dent la nuit, au de-
hors. Noll Soil Mais, mon
ange, mon coeur, quoi que tu
sois, hros, ou tre iueouuu,


LFJMATIX- .24Tccn 1 K 1fl2(;

l'occasion de la Fte
de Nol et dn Jour de
l'An prsente sa nombreuse clientle et tous ses amis
ses plus incres souhaits de


*;j po.tcur de mission divine,
$ nomme de guerre qui tue, pre-
# Ire qui pardonne, mon entant,
,^ eu loul, eu tout: sois boni
,:; Aime, pardonne! Soif juste et
>& sois bon !
pjt La Mont, c'est le prsent de
.pjjj Dieu au cur de I Homme.
,$ L'enfaut dormait, tranqu Ile
JjS et la mre berait son som-
"* incil, rvant pour son chru-
'Pj, bin le premier, le plus grand
i$ des trsors: la Bont 1 tandis-
E# qu'au loin, les_ cloclies conti-
g1 MiaJent leur carillon triom-
I g
S Les chinoises
^ et les cheveux courts
La mode des cheveux courts
a SU. ce qu'il parait, des rper-
cussions dplorables eu Extr-
me-Orient. En effet, lHtMH) fem-
mes chinoises, prcdemment
employes la confection de
filets et de rsilles, se trouvent
aujourd'hui rduites au chma*
de. De quels anathniesces mal-
J3| heureuses doivent charger leurs
surs d'Europe, qui. en se ra-
sant la nuque, leur enlvent le
riz de la bouche !
Qui sait si cela ne va pas four-
nir une arme nouvelle il x-
nophobie des tils du Ciel ?
Les choses en apparence les
plus petites, ont parfois
glands fiels. Toujours
de Clopatre.
POUR

de
le nez
_______i
:& La querelle d s
S secs <*t de* humide i
Washington.ILe reprsen-
flj tant John Philip Hill. rpubli-
.l cain du Maryland, dposera un
53 projet de loi tendant a modilicr
C la loi volstead conformment
P3 aux rfrendum adopts par les
Ci* Etats de New-York et de lllli
*. nois. Le projet, dit M. Hill, est
"f destin permettre la fabnea-
fii tion, la vente, le transport, 1 un-
Ci* uorlation et l'exportt ion des
boissons alcooliques qui ne sou!
6V pas en ralit enivrantes d'aprs
>*i les lois des divers Etats.
m
E
Ile s Vf forcer a de toujours mriter
leur confiance et s'appliquera
a renforcer le crdit dont elle jouit
dans le public et celui de
Mes boutades
A BAS LE... FAUX-COL!
On a form, outre-mer, ni
ligue contre le taux-col. L'AnW
Carcan.
Atiele unique La Ligue
londe pour librer le cou mas<
culin de l'entrave du linge ami<|
donn .
La Ligue a tenu ses premiers.
assises en Octobre dernier. Mas
chez nous, que d'adhrent]
Allons. Vive la filiale de LAn|
ti-Carcan A bas le faux coII
liorges ouvertes Pommes dM
dam au grand air i
Je propose :
Comit de Direction:
Serge Vaillant, Prsident;
Andr Chevallier.Vice Prsrti.
Edouard Laroche, Secrtaire;
Ernest Chauvet. Staire.-ajou
Andr Blsnchard, Trsorier^
JFIiilippe Charlier, bdnr
Mangons, Emmanuel b\
mand, Andr Dreix.Conseill
Et voila ma Ligue lormftj
sans rancune, messieurs. UJ"
eut lieu au scrutin secret; M
votre haine seule du faux-ol<
vous a dsigns ces or
fonctions.
Mais je vous prviens, tt"
vous bien car, les faux...coUW
de leurs ct se prparent f
lutte.
N.B. Les adhsions
reues au Sige Social de J
gue lequel scia lixdslap
mire, runion du Comit.
2070 trangre
dbarquent en]
France
la
Cnr.imoi-ne,. Le Majest*
dbarqu 2070 trangers vu*
en Europe pour les vaanc"
Nol. C'est un record. SU !
spciaux oidt ncessair
cre ea vue d'aider au
dveloppement de
l'Epargne Hatienne
I
jj^f fr^^^ ;. a-;. Afrfl


LE MATIX -21 Dcembre 1328
Zt!?!!!f ***' '' "" """ nuSmZ
Wm 3* fa% $ 3t&ft& ii
NOL
Il y a dans la conscience du
devoir accompli quelque cho-
se de plein qui fait sentir que
malgr tout, la vie est bonne!
Hersot
STEJUH
1090
I
Jjhf Il huit se proccuper non #, f'ijf-
.; seulement de la vrit dire. 7? ft.
3 mais de l'humeur de celui J*5* Aj.
qui Ton veut la luire entendre, fcs* : J
SANQUE & @
Pi *
Royal Charter, dafed 20 th Sepferober 1839 f
gourmettes des shakos et les
coquilles de sabre. Toutes les
cinq minutes, dans un vacar-
|dic de portes qui battent et
[retombent, des sous-olli iers
kolraient, Jsuant, hurlant des
hncr nom de Dieu et acca-
phnl de jours de boite le mal-
Heureux homme de chambre
Nui, ne sachant plus auquel
| entendre, galopait comme un
[illol, tla us les criaillcries
continue!is de: Lhomme
Jdechambre. l'eau! L'homme
I*chambre,au cirage! L'hom-
Te de chambre, au coup de
liai -
Bref, midi, tout tait ache-
f, et les cavaliers en veste
Hcurie, les basanes claires
tomme des glaces, alten-
Twent. debout au pied de leurs
g- A deux heures, le brida*
TJ", en sentinelle sur le seuil
a pp, te, cria en lin:
JA vos rangs! Fixe!
; 11 se fit un silence prolond,
oais que.d un seul mouvement,
M les hommes se dcod-
aient. Le colonel parut, escor-
une ribambelle d'officiers
amarrs de croix et de galons.
U inspecta d'abord toute la
Tue "un coup d'oeil, puis, ap-
femtnenl satisfait de la tenue
Ws cavaliers, il s'approcha
|ta Guillaumette. Il commen
pr lui tirailler un un les
Pions de sa reste bleue pour
pnvaincre de leur solidit,
wa ensuite de visu que .*
Won qu'il portait tait bien
Menu a l'aide de bretelles,
i*c lait, lui dit sur un ton
Mal.
[rEhbien, mou brave, vous
^vous au rgiment ? Avez-
nnc rclamation m'a-
er?
h Mon colonel, dit simple-
JJ La Guillaumette, j'ai a
' ire que la soupe ne vaut
'*oupe ne vaut rien s'ex-
ile colonel.
"Non, mon colonel, rien du
JT que du dchet, du suil
l'os. Le cuisinier e.st un
eur. Voil tout ce que j'ai a
I hommes, toujours immo-
ld Hxe, les bras tom-
? embluient n'avoir pas en-
^1 vraiment, lit le colo-
r."1 se tourna vers le iour-
H,
*11' Vous entendez, voil
J"i Qui se plaint. La nour
est pas bonne,parait-il?
tourner changea de cou-
Fnasarda :
Jlon colonel...
W*l b.'1' cria ce'ui-et, nous
"cette question tout-:\-
Uet u11' vous> n,on Kar"
fD.U i pa """.ment
Puled, La Guillaumette),
,v*bicn fait de me pr-
(ce: 10 XDRES
t ii* l> nu**)
"Service rgulier entre tous le* ports de la
Rpublique d Hati et l'Europe directement.
mm
Agences :
JACMEL:
AQUN:
AUX CAVES
JKMKMIK:
MIRAGOANE:
PETtT GOAVE :
St MARC :
GONAIVES:
PORT de P.JX:
CAP.rlAIIE\ ;
DOOCARO & C
DtJPR HfiPOLTTE
E. COND
LVVAUD frrea
TOVAR & c
D. BOMB CE
MIOT Fi|s
H. de LAIN A L-
J. PARAVISINI
G. cl A. POUGET
venir. A partir de demain, I
soupe ara meilleuia ; vous pou
ve/ y compter, c'est moi qui
Voua le dis.
Il tait remont de quelques
pas, aitencteut, mordihuiil du
bout de ses dents huiles le re-
tour de ses longues moustaches
couleur de loin. Brusquement,
il excuta un quart de cercle cl
ac planta devant FoCa.
Comme a, demanda t il
(I une voix brve, lu soupe ne
vaul rien, ici ?
L'homme, boni,vers, devint
blanc comme un linge, et, l'il
lix sur le plancher, dune voix
peine perceptible, rpondit :
Si, mon colonel.
Le colonel tressauta.
Comment, si? Vais voil
votre camarade oui prtend jus-
tement le contraire!
Faee se tut.
I e colonel reprit :
Voyons, ne vous trouble/
pas ; qu est-ce que vous pensez
de la gamelle?
Elle est bonn
ne!.
Vous If trouve/ bonne r-
ellement?
Oui, mon colonel.
lion. El vous?
Calai auquel s'adressail cal e
question eut un moment d'hs
talion, puis balbutia:
Mais... elle esl... bonne.
Parlait. El voua l-bas h
gros rouge ?
le gros ronge, qui depuis
longtemps couvoitail les .allons
I avalier de premire classe.
aiatcment.
ie, mou colo-
rpondit imun
*E
l'is, se lui ;
'a Guillau-
vous x
Pou. foutes informations supplmen
taires s'adresser :
X DAALDER Jr
Agent Gnral
Angle des Rues du Quai el de Fort-Per
ct de la Panama Lime,
Mais mou colonel, la soupe est
excellente.
J Le colonel, celte
mais revenant vers
mette.
Ah va! qu'est ce que
me chantez, vous?
Mon colonel...
Quoi? Qu'est ce que c'est?
\ ous rpliquez maintenant !
Mais...
.~,\>ule/--Vous "'e loutre la
paix! Nous tes une forte lle )
ec me |e vois; vous voulez lai',
de la rousptance. Vous tombez
bien, mou garon! Marchal
Irai quinze jours de boite cet
homme-la.
ft voila comment, au ftlama
chasseurs, la gamelle qui n.
valait rien, valu! pourtant quin-
ze jours de prison u compli.
saut La (iiullaumelte.
e*


1

P. 0 Box 193
Phone2t^>
, UN AVIS
I-artiste G... nMaa ,,, ,
m
J^emercie Ions ses aimables Clients du concours qu'il a trouv chez eu* pendant, l'anne 11*25. il souhait
W Joie et le Bonheur qu'ils attendent depuis longtemps
inge
AtU-nlion i | peinture.'.
'ue *W 'ur apporte U
ataMM
fe^*^-^---
.....


LE MATIN2l Dcembre 132G
iv
;
m
m
S
m
M
P
I
1
I
I
m
Uaytian American SLGAR
Slttng gency

^

La valeur
d'un homme
Comment mourut
Le Corrge
On vient de retrouver, cbes
un antiquaire de I arme, un
chl d'oeuvre du Corrge, va
lue, dons et dj, dea som-
nies fabuleuses. A ce propos,
il nous revient une anecdote
d'aprs laquelle la mort du
clbre peintre arait dur la
manire dont lui fut pay son
dernier tableau.
pour 1 humilier, la somme
qu'il avait fixe pour prix de
sa toile lui fut verse en dou-
blons, dont,, il reut aussi un
lort grand nombre. Ft-ce
avanee ou impossibilit de M
irocurer une voiture? Tou-
otira est-il que le peintre lit
e trajet, qui spare la ville de
panne de celle deCorrgio o
naquit et habitait le peintre, a
pied et portant (es 50 scudi >
allous a sa demande pour son
uvre. Il marcha ainsi plus
de 30 kilomtres, au milieu du
jour, sous un soleil brlant.
11 arriva ehez lui aeeabl de
fatigue, se plaignant de mille
maux ; quelque temps de l,
il tut atteint de pleursie dont
il mourut en peu de jours.
La population
amricaine
. .. m. asM * as
fces originel
D'aprs les dernires stntisti-
ques amricaines, il y a aux
Etats-Unis : 51.747.880 person-
d'origina anglaise ou nprd-ir
landaise ; 5.063.68Q habitants
d'origine irlandaise du Sud ;
33.261 originaire d'Auatraiie;
ii.7M.de la Nouvelle-Zlande;
1S YVbXW peraonnea d'origina
allemande ; 1.083.390 d'origina
Irancalaa ; 1.316.093 d'origina
autrichienne ; 3472.437 d'origina
italienne ; 1.678.463 d'origina
hollandaise ; 2.759.041 d'origina
polonaise ; 1.260.695 d'origina
norvgienne ; 2.434.660 d'ongl
M russe; 1 million 867.532, do-
nne sudoise.
Angle des Rues
Rpublicaine & Matajoux
Port-au-Prince
Tlphone
SoulmiU
/
ses CIMiWS
g NOL
S La vie laborieuse n'a rien
- (pie de doux au cur de.
5 l'homme de bien qui s'y livre
3 en vue de remplir son devoir. M-
j.j.uorssr.Ai'
Sucre
\()l
el une

Au con grs des infirmiers \
qui eut lieu Ottawa, le chef j
(le l'A',soei:ition Amricaine
des Chirurgiens, le docteur
Allan (Irai g, dclara (pie si
les lnienls c|iii composent!
un corps humain ne valent|
pas cent sons, la valeur d'un |
homme au point de vue de sa
nation reprsente 5000 dol-j
lais.
Simple calcul. La France a j
perdu pendant la guerre 1.700J
(100 hommes. Klle s'est donc!
appauvrie de H milliards 500j
millions de dollars.
Les \ mericains nedevraieni
ils pas en tenir compte dans!
l'valuation de sa capacit daj
paiement?
Le tabac et
les jennesflll'i
A Atlantic-City, o hea*
coup de jeunes filles iumenl
un docteur autrichien ht uja
conlrencedanslaqiieleilj*
plora cette funeste habitua
. Le tabac, d t-il. tend *
cordes vocales et donne aj
voix l mi ni ns un timbre FJ
dur et plus vulgaire, analo|
celui des hommes. La *
des jeunes filles doit lit
' Les demoiselles d'Allant*
Citv tiendront ellescomp^
cet avertissement"
m Pathologie.
[J culinai
1,1), clcur X.. dejeuneU
les jouis aux Caves deaux , Grand Rue.
In midi.il arrive et.
approche, le garon se ni
mblement.
_ Avez-vous des httjjj
des? demande le Docteur ;
peu press.
- .le ne sais pas, monaietf'j
vais voir la cuisine.
f9t6
Le temps ne se c n 'J
pas seulement d'heures et i
minutes, mais d'amour
volont.
VisF-r
4g
A leoo


LEfrfATIN 'M Dcembre'1920
m?
DPURATIF
du
ioo

Dr MANCETi r"S"SSK
^^ aooun produit -fa1
'La MAURESQUE*
combat
les Maladies de la Femme
t.,.?' '""* ":> -lu.nti (pulw.if. rnu.il. ttlour ulnl -----~
.ujuu,, M. u pruu. mcni,. ,,,,...... arrWVaal aSEssSEE
r.l i.i il',"ir.n" ^"u"*1" ','lu; ""ff ' " lUfll. tfunl I, ,61,
EgBT. Mi MU^Af5*San
Qu'a* Muni n cnci ni i. defIihatii nu pocTiui orT .
di un apparllkm. l, Mul .1,. D.hui-III u>b.>oii ju.W tllrr.
Voil qu'il m| km t,ut toui... Im ftiMMt tartral i
"*' *""" GRAND* MIC, Pnu.ov^u, a M6WM. , p.*.
tissus :
Me...
u
En Tente PjMeB friwi P kl roueic W. BUCI
, , f, ""J'" ......i a. .lu
? J. &*"**' >" *"-ln*r tdrmt,
I V C. FERCQQ. i ASNIRES (S-*) Im
SaPa-WlSDOW-Hengg
Us Seuls Peintures Inaltrables
'Ril! ?">.* .conynblement appliqu! recouvre 700 pieds carrsUe surface. Voici
les importants difices o notre peinture a t employe
Eglise du Sacr
Cercle Bellevue
au-,)rince
U
Cur, Turgeau-hjUae Sa.nl-Joseph, Port-au-Prince-Eglise de Port de Paix
- Koyal Hank of Unada -liduue.Nationale de la Rpublique d'Hati, Port-
ii 1 i! h KESllU??*r\ *&****" d'la,U' il" ^ BaD1ue Nationale de
a ttpublfqse d Ibuti' Petit-Gove -Banque Nationale de la Rpubliaue dlaiti Jrmie
bZ: dua!:sa nde \ "rr *"*'r ?!. S5& 1r:4V
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Bue Frou, en lace de la Banque Nationale
II
Courroies de Trausmissions
Qomme pour se autres pictfiifj
CiOd Te-T labrique ses eourroies d'a-
prs des mthodes spciales labores
dans ses laboratoires.
Les courroies ordinaires en cuir
ipis av^ir servi pendant un court
espace de temps ^amincissent,se len
aillent, et linalemerK, cdent.
Ceci a pour rio* la Iriction la-
quelle ces courroies sont soumises
ans qu'il soit possible de les lubiilier.
Les Courroies Good Year,au coniraiiv,
nt une substance graisseuse conte-
ue dans leur construction, qui les
ubrilie automatiquement, conservant
lr*r ainsi leur soup'esse'jet^leur lasticit.
4u*nd on se sert convenablement des courroies Good YMr, elles durent
|"M longtemps et donnent, un* service surprenant,
tes courroies de transmissions GOrf Year sont laites dans toutes les di
ens8ions etpour toutes sortes de travaux.
Essayez les la prochaine lois.
Courroies Good Year Boyaux en caoutchouc.
S-
The Wes
NMU'PBIHCE
adies Iradiug C
GOMMES. CftPHirTJEI.
Uo centenaire oubli
\t Oii^a oubli de lUruu beau
centenaire. Et lequel? Celui
des... faux-cols. -
Cesi, en tlU'i. aurabut rie
1826 que la lemme /un force
ron dans un petit liage d'An
glelerre eut, pour In premire
lois, l'ide,afin de rduire sis
Irais de blanchissage, de (aire
pour son mari des cols ne le-
nant pas la chemise. '
La nouvelle de l'invention
parvint :'i Londres et le cot
pratique en trappe lin com-
merant de la Cit, nomm
bbenezor Brown qui. peu de
terni s aprs, ouvrait la pre-
mire I ou ioue spcialise
pour la vente du taux-col.
De la cuisine
Igatftf Vatican
iin
/';/ jour le btoil,ily a une
quarantaine (tannes, un ieune
mtre // rochde Mantoue. Ne rece-
vant pas rponse, il cl u-rchc
ouvrir la porte, quand freoque
en personne nient le tirer d'em-
barras, tenant une lasse de ca-
f lu main.
Excusez-mottMonseigneur,
dit l'tranger, si je niais vous
troubler. Je suis Don Hati, bi-
bliothcaire l Milan. Je\ viens
de clbrer la suinte messe dans
votre cathdrale, ,-t je ne cou
lais nos partir sans saluer Vo-
tre Grandeur.
fartait,rpondit l'ecquc,
si vous une: dit la messe, nous
pouvez djeuner avec moi. Seu
lem ni.nous allez inUiidcr, par- ,'
ce (///c ota sur, qui s'occupe
de ma muisou,rst sortie cl n'est
lias encore de retour.
l'A, tasse en main, l'noue I
conduisit son in it ta cuisi
ne, ils firent griller un peu de
pain et chauffer le cal.
Mats ils ne se sont p,,s arrts
la. Lvique est devenu Pie X
ft le prtre PU Xl.Celle oui le
nat la maison piscopate, An
na Sarto, est morte rcemment,
i
La sant a porte de la main
N'hsitez pas: g
lument'pur" ^"^ ** ***** ,BltoK0' *" ^
En vente chez Simon Vieux, A. Bott, Ahred Vieux. ' '
h. Dcre.x etc. et des Bonnes piceries.
CoMMBR&AL GBNCIBa AMD Commission/
LftoN R. THEBAUD
PHone 791

s
Ce que v us poiiM/ tJ, .
I.ir dC plus pri,ici!\ .
"'inuifam. o'esi lawni.
'f i rcautioni C'.Cm n-
lairw d'hygine soni &cilct
prendre. C par I,
malpropre!* que vient la
maladie. Attaquez la
cmsvc ivam qu'eue att eu
reropade pntrer um'J
les porta de a peau.
V. le, c, qu, volr|; M
'V* uV't.t,ltfntflst;
ilFEBUOY
le Savon
pour la Sant
Henri Slftrk
Hue du Quai ( Avenue A) en lace de la Gare
Wnm8HllLD8 (Pare-Brise) de toutes les dimensions
pour autos.
Miroirs Biseauts pou. armoire Louis XV.Goieuse
Louis \\ Armoire amricaine, Table de toilette ele
miroirs encadrs pour salon.
Verres a Vrmaa de toutes dimensions pour tableaux
e viirines.
Cadres dors pour photos de 10x20 et 20x24
urand enoix de moulures,
Hparation de Miroir-, tachs.
iJnx tas raisonnables!
cl
iMie ne-
. ta mode
des cheveux courts
Sait-on combien de fois Us
femmes ont, aa XVII'et au XVIII*
sicles, coup leurs cheveux?
l'as moins de dix fois!
. ,,Um\ (',lL ?i"v'Klu''- dans une
lettre du ls MUIS 1671, ai'anale
une mode, qui i bien surpris
lance par .Vadame de Nevers.
lous las cheveux coups et Iri-
ss par cent pnpi.'lolfcs (im lui
lonl soullnr. la iiuil. mort
passion. Tout cela (ail
file lte (lechou ronde...
Mme de Svign dclare cela
ridicule, el. deux mois plus lard
conseille sa li'ie de laire cou-
pe ses boucles. Vsl I i mode
Cinquante ans paaseiit. Les
cheveux ont repouss, le rffenl
est mort. Qui relana la mode?
On ne Hit. Mais les mmoires
de viurepas enregistrenl le ph-
nomne: les coiffeurs coupent,
et Iiisoii, le coupeur la mode
des cheveux de leinnies. y feil
fortune. Dix ans plus lard, non.
vel accs : es lemnies se lonl
collier en mirlitons, les cheveux
courls et en boucles gales."
Marie -Antoinette est entre
en France sous le rgne des
longs cheveux, el elle lancei.i
plus tard les coil'l'ures monu-
Hicnlales n sujets : bateaux, vo-
lires, moulins, etc.
Cependant, j la naiaaan s du
dauphin, elle perd ses cheveux,
el la Cour, respectueuse, rduit
les'siens :< nant. En 17113, par
m e aorte d dll la guillotine, j
ou ruse la n ique. Apres Ther-
mal -r, on respire et les che-
veux repoussent. La Directoir
leur snl.slilue des perruques
dont une eoni le qu'on se ^ : \ qttoj
bon ?" si que for se recoupe
les cheveux...
'roits rentrez,
puis du travail
t.?.,-*.,? ?. ?.?..?..? *...
tl avec le
effort poraU v(
canle qu'un
attend U lendemain.
Unir I. cou./citat !E plU "nliel
hor. d'emploi TC *JPHZBO"!**
f** SseiaaH ^ro^JS^r""""'
l-t lomntU iir* _^.T** "Pe aue d Ovo-
out votre aUalre Mal . ES..1. '* m*Un Pre
" 1"! l'onernia 'tlhoam 2Ti r,1,nf. on vient i
*'<" prnuettea-eona /*^"B, U"CU* du (rai .ni
ou aider. Iv tl^nit- L* ,olr- ""t
'""^ P'dawant la Mata laite
ff* 'rcee cl vous assure
sommeil paisible cl r-
paraeaar.
i-" ration veiiUneWttaftr
on lasllc|t .riTT^
oie producir*^ u hd
L*
OVDM/ILT
lw
c'est ta sant.
Dr.AWANDBB&A.BERNE
Ac*a .iclu.il
'TOa, Owad ,, Pbrl.M.fMllcti
m



LE MATIN' 2i Dcembre 1326
ms^^^^^^^:^m{mm ^if'iM^Pli^ii^lP^^i^^^^^^^
m
m
m
m
P
Capital : Or l|
a. LeBossQ o
Agent Gnraux
B
n
sm
Ils Entrrent dans le village
deCrouv. prs deSuissoiis, pur
la gmmfraute, arms de lances,
monts sur Uurs chevaux larli.-
res. La bandes* hxadevant una
porte. Le premier cogna; pei-
Honna ne vint.
Ils secourent d autres portes,
l'n cho qui semblait retentir eu
des chambres vides rpond t
seul aux coups de leurs poings !
La village tait pttil et tris e.
Eux marchaient toujours. Ils
enlevaient leurs montures, bran-
(lissaient leurs lances cl gro-
gnaient de grands mois rudes!
M lis ils nehtendaient .lucane
)lud
choc,
voix, et les cours n avaicn
d'oiseaux. Soudain, d'un
ils s'arrtrent...
Devant eux s'levait une mai-
son Hanche, peinte la chaux,
enveloppe de boutons et menue
comme un nid. EU reposait au
l'aube, sondaient les murs i
aura mains immenses, et, soui
les coups de soi! qui i au|iiaieii!
ans leurs gorges, les lois ns
(!c leurs barbes se hrissaient.
Moire boire !
Un les huit posa le poing sur
la temme. Aucun pli de celte
t ille de femme ne bougea,..:
mais tomme deux soleils ses
deux yeux se levrent sur l'hom
me, incandescents, si pleins de
lumineuses penses que son vi
sage, ses seins uns, ses doigta, cl
l'entant mme en resplendirent!..
Puis celle lumire l'effaa, les
yeux redevinrent ternes. L'in-
connue secoua sou cou.
Partez, je n'ai rien.
Sauvages, ils coutaient les
m.ils tomber de ses lvres,
et penchs si prs q le I surs
souilles de brute lui Irisaient les
cheveux, ils crirent en repre-
nant leurs lances :
Boii e boire !! hoir.- !!!
Alors elle se leva cl disparut
avec son eut.ml. Les Cosaques
l'entendirent s'entoneer dans la
terre, d un pas qui dcroissait,
puis cropelons devant la croi-
se, un mme rire empoigna
I- Mail, en contemplation deva'il
quelque image leve au I in.
i!a:is la nuit, dans la solitude le
coin d'un pr, sur un velours leurs barbes,les secoua de brus-
de pousses neuves, et la porte gus soufflets, et ils se lurent un
en tait ouverte, nocturne, ac-
cueillante l'tranger...
Vivement, d'un bond de bete,
ils sautrent sur la route, et bride
l'paule, poussrent trois
iiouiH.ui! Leurs huit bonnets aux
flammes rouges coururent dans
le jardin, et en masse, par l'u-
nique porte, ils entrrent.Celait
l'heure du soir; les yeux distin-
guaient encore...
La premire pice tait une
salle manger vide.
La deuxime tait mie cuisine
vide. La troisime tait un ca-
binet vide. Etonns, ils mon-
trent. La chambre qu'ils aper-
urent d'abord tait seulement
pourvue d'un bois de lit et d'une
chaise. Ls deuxime n'avait ni
bois de lil ni chaise. Dans la
troisime ils virent une femme.
Celte leinnie tait au milieu
de- la chambra, assise sur un
escabeau, et laisait tter un en-
tant. Elle leva le Iront et dit,
apercevant ces huit ttes qui la
regardaient :
La Cosaques !. .
Ce mot les dcida, et ils com-
prireHl qu'elle vivait, car dans et la bu lendit.
a un, pour contempler la cam-
pagne...
L'Empereur y tait pass; elle
tait diserte.
L'Empereur y tait veip avec
ses Aigles, ses soldats, ses ea-
nons, tenter une dernire lois le
destin, accomplir jusqu'au bout
l'uvre d'pouvante que Dieu
lui avait impose. Elle tait so-
litaire comme une veuve et
n'allaitait plus qu une houle
d'herbes de ses ruisseaux ini-
taris. On sentait en elle tous
les deuils de l'abominable An-
ne. L'invasion barbare l'avait
meurtrie de ses coups de bottes,
et elle ne riait pas, n'embaumai!
et ne chantait plus.
Voila du vin, dit une voix.
C'tait la mre.
Elle posa la cruche, et retour-
na dans son coin.
Alors les Cosaques se rurent
lous ensemble D'un coup de
reins, le premier enleva le broc
et le bascula vers sa tle, mais
au moment o glissait le fil du
vin, il regarda la femme, s'ap-
procha d'elle, baissa la cruche
son immoDiiue avec son teint
?le matin, bJalaid et vague, et la
dsolation du logis, cette femme
semblait une morte.
Ils la considraient, langs.
appuys sur leurs orgueilleuses
lances, t'n air qui sentait la
nuit glissait dans les chambres mes.
Boire... dit-il.
D'un geste, il lui montrait le
vin.
La Icinine comprit, alla cher-
cher un verre, le plongea et le
lira du broc tout ruisselant, Puis
elle but, l'il sur les huit hom-
de la"maison et chantait... Tout
cela tait si triste que la femme
baisa son enlant.
Boire, dit une voix.
D'autres Cosaques rptrent :
Boire boire !
La mre ne lit pa i un mouve-
ment. Elle regard il leurs m-
choires s'ouvrir, le.n s veux rou-
ler Comme des boules. Avec
douceur, elle saisit son petit, lui
arracha des lvres la pointe de
son sein gauche, le replaa dans
ses genoux, et lui donna k s in
droit.
Boire 1 dit un Cosaque en
'approchant.
Ils se mirent a parler tous
la fois, et dans ce dsert leurs
moindres mots r 10 n n i ianl
comme des t.i nbnin s. Ils H\.
Alors ils lancrent un hour-
rah uw hourrah si violent que
de la cave au coq la demeure
entire gmit. Le premier but,
le deuxime but, e! pendant que
le deuxime buvail, quelque
chose qui pouvait bien tre une
ide traversa la tte du troi-
sime.
Boire...fit-il vers la femme.
Il dsignait l'enfant.
La femme tendit le bras, sai-
sit le verre qu'on lui donnait,
son sein, p us, goutte
". i Ile lit hoir I enlant de
(orce, el le remit to il en pleurs
contre sa poitrine.
Les Cosaques suivaient sis
mouvements, intresss comme
une troupe d'ours par un papil-
lon. Les p| miells de l.i niei e.
loppaient la femm lutsds Axes, roulaient vers les huit
loups, allaient d'un placard hommes sans les voir. Elle sem
so i cieur, et immobile el in .en-
si! le, raide, avail l'air d'un bloc
habill.
Boire, demanda le troi-
sime.
Pendant qu'il buva t, d'une
gorge claquante, le quatrime,
les poings aux lianes, se prpa-
rai! son tour, et les aulres,
masss comme des si.dues, le
regardaient, avaler le vin de ce
geste long el ravi qui cambre la
taille les ivrognes et clt leurs
yeux sous leurs bras briss. Le
quatrime Cosaque but, le cin-
quime but, mais au moment
le boire, le sixime qui se re-
tournait impatient dcouvrit de
l'on sur le cou de la diurne.
Ho! fit-il.
Un saul le buta contre elle. Il
lui passa le doigt sous le men-
10 i. el bfusque arracha le petit
col ier. i a femme ne bougea pas.
11 y avail Ull mdaillon au hou!
de la chanette. Tous les cosa-
ques revinrent. Adirs par l'or,
ils le soupesaient dans leur pau-
me. Celui qui avail vol ouvril
le mdaillon d'un coup d'ongle,
et un visage d'ollicier apparut.
Hourrah...! hurlrent les huit
hommes et. reconnaissant un
soldat de l'Empereur, ils le mon
lirent la leinnie. terribles.
Mon mari ....dit elle.
Ils ne comprirent pas, demeu-
rrent inquiets, le doigt tendu.
- Capitaine lit-elle encore,
capitaine au 1er Grenadiers de
la Garda.
l'n des buveurs coula le m-
daillon sous ses yeux el lui lan
a quelques mots d'une voix
trangle qui semblait un rle,
d'une voix aigu connue le 1er
le sa lance.
Mort, dit la Icir.inc. mort
dans le bois enchant, aux
Meulires batailles, Cliampau-
>crt.
El elle chuchota singulire-
ment :
... les Cosaques,
Le sixime, une vaste brite
bus cheveux spars en paquets
sur les deux laces ducranc lais-
sa tomber la chaine d'or dans
ses bottes, saisit la cruche, l'en-
leva d'un coup d'paule bien-
heureux et se mil boire. Il
avalait s;,us loucher le col de
terre, et la pomme de son go-
sier saulillail comme un cra-
paud mou. Une minute il ix-sla
ainsi renvers, les yeux au pla-
lond, puis touff, repassa le
vin.
El le septime qui tait le
plus tort but d'un seul bran, le
poing sur sa hanche. El pendant
qu'il buvail, les cinq premiers
La Compagnie Gillette n'assume
la responsabilit du parfait loue
Bonnement (le la vraie laineliil-
lette que lorsqu'on s'en sert avec
le vrai rasoir Gillette.
A la maison
et partout
. Servcz-vousjdu vrai GILLETTE et
vous sourirez en vous rasant. Votre
barbe sera parlajte.un agrable passe-
temps, que VOUS soyez In maison,
dans votre cabinet de toilette, la
campagne prs d'un Iras cours d'eau,
la caserne ou en voyage. Ayez tou-
jours avec Ull petit ncessaire Gillette
chez vous ou au dehors, il vous ser-
vira toujours. Nous pouvez toujours
vous procurer n'importe o les vraies
lames GILLETTE superkeen dans
tout le monde civilis.
Demandez-les votre vendeur.
0
D
"D
Westclox
Big Ben
s'allongrent sur la terre, salis-
laits, saouls de plaisir, bonds
comme des tonnes. Le septime
buveur ayant Uni roula sa lan-
2lie dans sa barbe rude et s'ac-
croupit. I a leinnie regardait ton
jours sou entant...
.Mois le dernier Cosaque s'ap-
procha, courba la tte, obser-
va le fond de la cruche, et re-
porta ses regards vers la lein-
me.
Elle avail dcouvi ri ses seins
tout a fait, l'homme las aperut...
Llle tait belle ainsi, douce corn
me un fruit de pleine saison, el
ce qu'elle montrait de i h.m tait
si blanc que Illumine lil un pas. ,
la femme ayant de* in, la
ie nappe de lunuci e lui des
cendit des yeux, coula sur sa
GRAND, joli et durable, pau.
tcur 17,7 cuis. Connu dans
tous Ks ]layi du monde par le
ervice exact qu'il accomplit.
C'est une pendule eieelenta et
un rveil digne le confiance.
Blg Ben vous appelle sans in-
tefrupuoR du avec dis intcnnt-
teseca comme cous prfrez. Sa
voix est assez forte pour vous
et il sonne l'heure
rveiller,
prcit.
Big Ben est lo chef de la famille
Westclox d'excellents rveils et
montres. Vous pouvez compter
sur le fait que tout Westclox mar-
que l'heure, exacte, sonne au mo-
ment voulu et dure bien des an-
nes. Dis milliers d'acheteurs
satisfaits affirment ceci.
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bouche, sur son cou. sur sa poi
trine, claira l'enfant endormi.
1 l l'homme but, et il se coucha .
I,e soir s'en tat all. Par les
fentres ouvertes, la nuit main-
tenant se glissait, suis lune,
sans toiles, paisse comme un
triple manteau. a femme ber-
ait toujours son entant, et les
nuit hini au mur
comme des bai reaux dt prison.
tfi&jiisWa:
.Y^r^f?^^^^f^fSl'A,l,
Vautrs en tas. Us sauvages fie
donnaient pour s'endormir. De
buis huit ronfh ments a'exha-
lait nue espce de nuirmnif.
quelquechanl de l'Oural embar-
iass de vin, triste, triste...
Kt aucun ne se rveilla
Aucun, car une heure api. s.
la femme, l'entant el les huit
aquea taient morts,
Georges DESPARBS,
N
- ?*


LE IfATW 21 Dcembre 192G
^^^^sm$^^
mShT*


Angle ftaes Roux & Courbe
Port-au-Prince
\
NOL
j Ceux qui jo,,t le bien param
pou sont toujours mcon-
m; un peu plus loi, un peu
il tard, la fortune les trahit
lits hommes sont inqrals.
bENELON
lu BouUdes...
wte la vrit
[Ily a des ens qui rptent
Ile lois par jour: Je dis
jours lu vent Ils ap-
efll cela : tre franc. Ils ne
pique brutaux. S il ne tant
Encourager le mensonge,
but, je trois bien, voiler la
Bl d'un peu d indulgence,
nier un silenee prudent
Kjuil nous semble impos-
Ide dire vrai sans blesser
jio'au plus protond, la sen
lil de ceux qui nous en-
Ben t.
pire poux, entre frres et
nirs, enlre excellents amis,
fce craint plus aujourd'hui
bonslaler dis del.iuis, des
Cesses, des manies et de se
foncera la Qgure,8pQfl s'in-
Jler de la blessure d'a-
(r-propie qui ne gurira
i-li-e jamais...
{Combien de lois n'ai-je pas
pmdu un ami dire a l'autre,
icours d'une conversation :
p ne dit pas. je me rappelle
Y Oubl la ni celui-l que
Nigner, en ce cas la faute de
wu'tin. c'est en commettre
tplus grosse.
Ifire la vrit ?... Si vous
zune personne qui s'ha-
dune manire ridicule
h"on Age ou pour sa lui
Jfi vous n'tes pas charg
pnavertir, je pense, l'our-
pne pas lui laisser des il-
JM qui lui font plaisir,
P que vous laisse/, s'-
PPtr tant d'occasions de
des choses via ment
foies? Pourquoi, cher-
f. mademoiselle, inqui-
la nouvelle masie qui
* que son mari na que
^alits, en cherchant
nier sa belle conliance ?
Mais, on ne doit pas trop
ux hommes. Le votre
f*tre comme les autres,
'lger, inconstant et men>
(ceci, vous procdez plu-
Pr supposition, et vous-
t vous n'y croyiez rien.
I,,e parlez mme |)Iusau
Ifc la vrit.
F'z donc, censeurs, di-
I de vrit, une sourdine
F* zele et lorsque vous
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moyens, loua 1rs ui lifices les
apparences de la jeunesse.
En rel t, luge oit une lem
mine esl la plus attrayante d
pend d'elle-mme, de la natu-
re de ses penses el de ses en
liments.ipielle (|iie SU I l.i regU
larjtde ses traits. L'gontme
peut les durcir,la craut amiu
cir ses lvres, l'envie, Iti mira
valse humeur, I troilesse prit mettre leur sic.m sur sa
physionomie... Mais si sa vie
est remplie d'amour, dbout,
dchant de dvouement.son
aine transparat Iruvers son
visage, esl la beaut que pos
sdaienl celles qui connurent
des temps moins durs que les
inities, celle que l'on retrouve
chez les t> 11m s (jui eurent
des heures de bonheur.
C'est, sans doute, de celle
beaut dont parle Zolaoga,
celle qui se prolonge jusque
dans la vieillesse, lorsque la se
ruite remplace les inquitu-
de! des heures plus tourmen
tes.
''
%e de
la beaut
Waoea, le grand peintre
Ipol, est d'opinion.pic la
"tdune femme s'amlio-
L' le annes. Ce n'est
rtanl la croyance coin
c;>i- l'on assimile ordi-
ftl7L';;> ci: don avec les
fanants, la jolie cheve
C!tU,|:,l pur de la VIlgli-
*<* Kl les lemuics par-
si
est abondamment pourvu de Marchandises qu'elle vend
aux meilleures eondilions possibles,
Sur certains mme grand rabais
l'occasion du nouvel an.
Les Mots bistoriiues V:
--------------- &
(Jue celui qui est sa.-s
pch lui jette la pre. fifr
" '" l*

k

k
r
m
^3'
niire pierre "
Jsus, un jour, tait assis
au bord du lac de (ielhsina
nie. Devant les >cintillemenls
de l'eau tranquille sous les
derniers rayons du soleil cou-
chanl, le Dieu songcait.C'lail
la lin d'un beau jour. Ijesgr-
sillem.-Dis harmonieux mou.
taient des choses, ici dsher-
bes Iraiches ct.la-has. desjar
dins d'oliviers. Le partani des
dotte emplissait l'air et le pe
til oiseau qui grenait sur la
branche feuillue sa dernire
noie dans 1 soir qui appro-
chait, paraissait heureux, heu
jeux devant l'incomparable
beaut de ce crpuscule.
Soudain une troupe liiinul-
tueuse troubla le silence de la
i dernire heure de eetlesplen
d de journe, le chant de
I oiseau, le rve ihi Dieu.
Us s'approchrent, taient
tcsyalileens qui tenaient une
femme prisonnire et vocil-
raient des cris de Indne et de
Dort :
- Matre nous voulons la
lapider.
viu'a-t-clle lui, ?di| jis(!s
?;a commis Iadultre;
ht m In de^?Isc condamn
d/e,m* .;du|^ el ordonne
P'der. Mai. la loi de
m dtend de tuer. Que de-
x ""'Y uf Wre. Matre V
^JJw' croyaient avoir en
" -it-Mis dan. tmdilem-
J. S*" ordonnait de tuer lap
J^T. i te soulevait ,,',
tre laloideDieu,son Pre.Sil
ffcKWQ^W'&WWQ'iii vvar;yy&v: 8 V *
-R'&f'tolt
WESflw
.-.
"A'W


LE MATIN 24 Dce m lire 1326
OH EVITE
in soTgJi, l\ COKHff
Toutes les J^alac!ics
J VOIES RESPIRATOIRES Q
par i'tii:i'l"i dl s
Pastilles VALU A
ANTISEPTIQUES M
Jfo/s /e MMM tfsstmcri que si on emploie bien
PASTILLES VALSA VRITABLES^
Los EXIGER dau tottol les Pliarmacies
En BOITES
portant lo nom
YALDA
- > " ^
pardonnait, il pcl cii c< ntre
i:i loi df Mose.
Matre matre Nous von
Ions la lapid r : elle a commis
l'adultre I
Mali tandis que les juifs
prolraienl ces cris de mort,
Jsus, l.i llc lasse, un jonc
la main, cnvail sur le sable.
Kt lorsqu'il eul fini, ii ae leva
et s'loigna lentement, te diri
gant vers Gethsmane, loul
mond, l-bas. pourpre du soleil.
Lorsqu'il pe lui plus Ii, ton
.luilsse |)icss r-ul autour des
mois tracsmir leaable, leurs
chines se courbrent pour
mieux lie. les uns longrent
le cou par dessus les paules
des autres. On lut. Tous lu-
rent. Le (nlikep avait crit
dans le sable : Que celui
d'entre vous qt. i eat sans pch
lui jette la premire pierre | >
Alors chacun baissa la tte,
regarda en lui-mtHne.se frap-
pa la poilrinc.Kt Ton renvoya.
pardonnee, la lemme adultre.
9

M
Le Vaisseau tourment
aaa^
kl puis lu te repris soudain voyager,
Maigri lu nuit obscure et les grands vents (Toragt,
Le mue fyrannlque animant ton courage.
Tu partis rsolu, Vert quel golfe profond te mena ton ennui
(Un-Ile Ile merveilleuse en songe enlveoue,
Quel couchant d'Agryhente ou d'Aurore inconnue
Avaient troubl tomlme et la paix de tes nuits?
Cure soir, lu reviens, lietw le, lourd,pench,
Fondant nonchalamment les pois de resluaire,
Tous les sanglots des nuis, dan l'or crpusculaire,
La Chimre ocele n lu proue ullm he,
//uns relancement beau di si n geste peidu,
Semble les exhaler en de longs cris /tes,
nue! coin inexplor, de quel chemin lente
i\0US rei'iens-tu brise, si lus et dtendu
Lo rigueur ('es frimas el (ardeur les ts
Ont brl ton travt {testons ce soir un port pour panser les blessures,
licstons, pauvre cur, u/eua valsseuu tourment.
Yi.is, lu mer s'assoupit aOfli nu calme tremblant...
Uue'tput recueillement Inspire ce silence !
L'air Irait hit : il es! lard. Su* ronde, rien ne aanse;
Seul i amour des dparts frisonne dans tes fiants.
Pierre BLOT.
^r^^mME^L
f ". 1' :,:,:v) M. 9s* Bu, Pari*.
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La Maison MOSE SAIE
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rsen'e sa Bienveillante Clientle
ses meilleurs Voeux el souhaits de
Nouvel An
avec ses remerciements sincres,
que la Maison vient de recevoir par le
dernier bateau des marchandises varies
pour la Fin de l'Anne I
PAttES RETROUVEES
LES CRISES
Les ternels marcheurs que
sont les hommes la poursuite
de rves plus OU moins levs,
s'puisent lorsque dans leur
course obstine, des difficults
imprvues surgissent chaque
nas el les nervent. Plerins de
la vie torturs par de vastes am-
bitions, plerins fatigus par des
spleens crescendos, non st.*m
me* bien plaindre, ->
sommes ns au milieu d'un IMmi-
ple qui sembla, vouloir se cou-
cher sur le flsnc ^ laissant s'ac-
complir je ne sattyquelle pro
phtie criminelle.
Une immense crise gtondc de
liaut en bas, bouleversant les
volonts qu'elle paralyaetel l'ob-
servateur inquiet en arrive
craindre de nouvelles annota-
tions doulonieusei. de noire lat
si dplorable.
La crise des consciences s'-
perouit, offrant s;i laideur e> sa
large mchancet, ('.eux qui s'at-
tardaient la conqute d'une
ralit capricieuse finissent par
se dcourager et ferment les
veux pour ne plus voir l'uni-
verselle orgie en laquelle se d-
battent les citoyens ivres.
Les I) aux lans de la COB
si ience sont touffs. Plus le
. s nohl a protestations clatant
soudain.interrompant le ridicule
bastringue des cceurs tars; plus
de ces cris pleins d'loquence
secouant eux qui s'oublient
donsdes spectacles tranges. Les
consciences sont devenues un
jouet que des mauieurs adroits
/ont voltiger, M gr de leurs
A. kVlHKK
Port-au-Prince
Neuss, Besslein $ Ce
Inc.
75-77 WORTH STREET
New-York
TS3. r\l%)* rr^ssuS^ ES
"S2E2^IS^S E2zsss2E>iljizs!S2&
caprices, entre leu.s mains ha
biles.
Dsorients, elles ne savent
plus o se trouve le vrai du
faux et quand honteuses d'elles-
mmes elles essayent un vigou-
reux effort, elles vont charges
d'injustices et se trompent sur la
vritable fixation des redouta-
bles responsable es.
Biles projette..1 leur ombre
mauvaise sur les cceurs qui ont
dsappris les voies d'amour et
de pardon. La crise des cu'iirs,
aussi pnible s'observe gale-
ment. Les tincellements rcoB-
tortants des COUTS sont teints
par l'gosme naissant du conflit
et du choc des intrts.
El les curs ne savent plus
aimer. C'est le moment d'appli-
quer le cruel mot : L'homme
est un loup pour l'homme .
Les charmants attendrissements
qui mettent d'ineffables sourires
aux coins de rayonnantes fri-
mousses sont devenus inconnus;
la joie de voir un des siens par-
venir au but que longtemps il
rva s'est change en haine; la
noire el tnbreuse envie a rem-
plac la belle el solide amiti qui
conduisait jadis par les difficiles
sentiers de la vie, les hommes
s'eneouragtanl les uns les au-
tres; la haine dborde dos curs
et de mauvais regards accom-
pagnent ceux que le hasard a
peut-tre favoriss.
La crise des curs s renvers
tout es qui faisait la gres de
notre pauvre socit. Dans toutes
les professions et dans tous les
emplois, quelque modestes,
soient-ils, c'est l'envie qui guette
le c imp i mon plus heureux. Les
rates pleurent leur impuissance
et ne savent plus se cona der.
Toutes sortes de crises se
voient, se devinent et s'obser-
vent l'heure actuelle. L'une
est la consquence de l'autre et
il en nat tous les jours.
Scrupuleusement, nous les
annotons, nous les pauvres
bndictins de rentrants!
pour qui on n'a jamais assez
de haines et assez d'outra-
ges. Observateurs attrists par
Us laideurs contemporaines,
nous allons firement la re-
cherche de'grandes vrits. nc*
daigneas de toutes les pilep-
sirs qui nous entourent, de
toutes les fanges et de toutes ces
crises dans lesquelles se noient
les consciences et les cu-iirs.
nous crions perdment : l)e*
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mutin lointain, je n avais aillant
prouv le besoin de nie diriger
vers des rgions loignes, favo-
rables aux songeries calmesI
Misantes.
soler temporairement du
thtre des activits sociales
quotidiennes, puis b'ignortr vi-
vre au contact d'une nature
propice aux impressions agrs
les: tel est le dsir auquel j'avais
obi par ce matin qui luit com-
bien dj dans mon souvenir.
Il y aura bientCt un quart
d'heure depuis que je dambule
a travers la Grand'Ruc, la gran-
de ai tel S qui conduit diiccle-
ment la (iare du Nord. Dans
quelques instants, j'aurai pris le
train qui, ds (i boires, quitte
destination de la Plaine du Cul-
de-Sac. Cependant, comme il
n'a pas encore commenc ses
manuvres, j'ai voulu gravir,
l'endroit o la voie bilurque,
pi esqu' proximit du terminus,
la monte qui conduit au Bel-
Air, afin de me repatre une
nouvelle lois la vue du panora-
ma de la ville. '
Kn effet, me voil au haut du
monticule d'o l'on domine
Port-au-Prince au milieu de ses
difices parmi lesquels se dta-
che la itre architecture de la
Basilique Notre-Dame, sous les
portiques de laquelle il m'a t
si souvent agrable de voir se
courber, certains jours, les g-
nutlchissemenls des fidles, et
d'entendre monter sous ses vo-
tes, ces paroles si touchantes :
Tour d'Ivoire,
Arche d'Alliance,
Maison d'Or,
Ktoile du Matin,
Rose Mystique, etc.
Je voudrais m'arrter con-
templer plus longtemps le spec-
tacle de la Capitale dont je dois
m'absenter; mais la locomotive
vient de lancer son premier
appel, et, celle-ci devant s'bran-
ler au second, force m est de
gagner vite la gare o ceux
des passagers qui n'avaient pu
affronter Ta cohue qui se bous-
cule ordinairement l'entre du
guichet, s'empressent de rcla-
mer leurs caries.
La machine va partir main-
tenant, car les manuvres sont
termines. Lentement, elle se
met en mouvement sous la
pression de la vapeur qui aug-
mente. L'aspect de la ville, si si
perdu peu peu nos yeux,
emport par la distance que re-
cule sans cesse la marche de
l'express. La haie de l'oit au-
Prince, elle-mme, dont les
eaux amoureusement bleues, ar-
rosent le sable lin de nos grves
et baignent les iuvolucres de
Luis jolis coquillages, apparat,
puis, disparaiI nos regards.
Alors des impulsions nou-
velles s'emparent de mon esprit,
qui le dlassent agrablement de
la vision suranne des horizons
habituels. Mon attention se porte
sur la route blanche de pous
sire, dont le large rouleau se d-
veloppe inlassablement,imprim
du sillon de lourdes charrettes,
dans lequel s'insre en marchant
le pas des pitons. Des sensa-
tions de campagne s'avivent eu
mon tre, et la griserie s'-jecen-
tue, mesure que nous pn-
trons au cur de la vaste et
fertile plaine que le chemin de
1er relie d'un bout l'autre.
Voici Chateauhlond qui at-
teste avec Vaudreuil que l'effort
hatien en vue d'implanter l'in-
dustrie suenre dans le pays, a
prcd celui de la Sugar. Voici
l'abarre, Croix-des-Bouquels, la
Savanne Blonde; voici l'ont-
Beudet, le march rural bien
connu, o tout un peuple de
gros et menu btail abonde cha*
que semaine, pour tre abattu
quelques jours plus tard. Voici
La Serre, Vaudreuil, Coustard,
aux vastes tendues riches en
bois brler, Coustard o je
m'arrterai dfinitivement, vu
compagnie d'au ami qui nie ser-
vira de cicrone.
Nous avons parcouru une
assez importante distance. Notre
marche se poursuit travers un
rseau de chemins troits, o
l'on risque de s'garer chaque
instant.
De l'humanit vivant dans les
endroits environnants, ie ne puis
personnellement rien (lire, puis-
que je n'ai rencontr jusque-l
qu'une femme portant mme
la tte, une calebasse dont l'eau
s'chappe goutte goutte sur son
ample caraco retrouss mi-
jambes par une liane enroule
TEINDELYS
sa taille. Nonobstant, ce que je
sais, c'est que Beaug est non
loin, car bientt il nous aura
offert ses longues cannes aux
liqueurs rafrachissantes, ainsi
que ses Iruits si recherchs,
cause de leur saveur particu-
lire.
Encore lin OU deux kilomtres.
Mais Beaug, est-ce un bourg,
une bourgade, quoi '.'...
C'est un charmant village si-
tu proximit de la commune
de (ianthier oui le domine dans
le lointain, du haut de son cal-
vaire que visita tant de l'ois mon
dilettantisme passionn.
l'ne population des plus sym-
pathiques y vil; une population
compose d'lments aux habi-
tudes peu Similaires aux ntres,
il est vrai; toutefois, toujours
prle tmoigner sa bienveil-
lante courtoisie chacun.
Bien, en eflet, de celte fan-
tasmagorie, rien de ce faux clin-
quant des villes esc'aves de la
faade qui ment et qui trompe.
Bien de ces (aux bonshommes
que l'on rencontre ici, chaque
pas sur sa route, occups tou-
jours vous faire part de leur
..
amiti, mais qui prennent re
doulableineiil ombrage, lis
qu'on cite votre nom, ou qui
n'adorent rien tant que de se
tapir dans l'ombre, afin de vous
dbiner.
Non, rien de tout cela.
En revanche quelle sincrit.
quelle simplicit de manires.
qui ajoutent la joie de votre
sjour !
Aussi, )c ne sais rien de plus
agrable, quand le soir srra
venu -oh! l'heure charm inte!
et que Us teintes changeantes
du crpuscule, auront dessin
I horizon quelques-uns de ces
pastels qu'adorerait volontiers
l'art lgant et nuirivaudeux
d'un Daniocls Vieux, je ne sais,
dis-je, rien de plus agrable, que
de penser aux idylles que l'loi-
gnemenl rend eiicoie plus ch-
res notre cour.
Des attraits divers entraineiil
vers les maisonnettes de Beaug.
Les chaumes de leurs toits s'a-
gitent dans une plainte sans fin,
et cette musique vague charme
les sens.
Quel besoin de m'absorber
dans leur contemplation m'avait
dirig vers elles V je l'ai dj
dit.
Je ne sais, toutefois, si j'prou-
verai nouveau le dsir de re-
voir ce charmant village silu
quelques lieues de l'ort-au-
l'rinie. .le ne sais si, dans l'as-
soupissement deses nuits claires
le lune, troubles parfois < frenes bamboulas, il m'aura
tmoign sa mme hospitalit.
Je ne sais si mon dilettantisme
prouvera du plaisir voir dan-
ser nouveau sous des ton-
nelles, aux sons de fltes, de
tambours de basque et de
tambourins la joie smillante de
ses jeunes paysannes.
Tout (le mme, puisse mon
souvenir lui savoir pleinement
gr des impressions qu'il a su
prodiguer nagure ma pense!
Puisse-l-il se rappeler longtemps
ses petites lorges, ses enclumes,
ses nombreux moulins, I, se
reporter souvent vers ses sour-
ces aux eaux murmurantes, o
sjournent des iiymphea,dea na-
ades indignes," en croire de
nombreuses lgendes locales su-
perstitieuses....
Fkunand LEROY
ENTUALLY why oot tw
Washburn Croby Company
Le plus grand Moulin du Monde
Fabricant de la fameuse farine
Snowdrp et Bon pain

fru> Meq
Envoient leur nom- **
breux amis en HATI
leurs souhaits de bonnes fles, el les remercient sin-
cre, neiil le leur pifronatje durant l'anne 1926
L. PREtTZMftNN-GGERHOLM
Agent Gnral pour Haiti


i.KAIaTIN 21 DMBibrt Htu

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Dont la Rputation com-
merciale n'est plus faire,
dans le but dlre utile et agrable sa bienveillante
accorde, l'occasion des Ftes de Nol et du Jour
clientle, lui
de l'An

Sur les articles suivants qui sont de toute fracheur el de loulc
beaut
m^iBMWiM^^Mmm&m
Le Beaut
du \joumalime
Dcs et Nuances
Un monsieur s'adressait
la rdaction d'un journal am-
ricain, ayant une rclamation
v faire. Introduit prs du
Directeur du journal.
Monsieur, lui dit-il, j'ap-
prends par votre respectable
journal que je viens de mou-
rir.
Si c'est mon journal qui
l'annonce, rpond le directeur
Imperturbable, le leii eal vrai.
Mais je vous pflirme (pu-
non, puisque n:e voil devant
Lingerie 6 barres et carreaux;
Tricotine de soie; Crpon fran-
ais ;'i barres et carreaux ; Dia-
gonal noir suprieur ; Serge bleu
anglais suprieur; Palmbeacn
anglais de toutes beauts ; Alpa-
ga noir suprieur;Satin de Chi-
ne pouf tailleurs; Kaki blanc
suprieur; Kaki faune anglais
suprieur ;Tussur japonais pour
chemises hor. ns; lleps de
soie barres couleur pour che-
mises hommes el robes nou-
veauts; Batkiste Uns pour che-
mises; Pascale Qnt pour linge-
rie; Calicol percale peur lin ,
rie; Zphyr anglais pour che-
mises; Orqaodi soum uni et
couleurs; Sas joui : Lfhibre
blanc; Popeline unie blanche,
crme, noire; Soie lavable; Ra-
tine coupleur el blanche; Driil
sport; Drill lussor merceris;
Ikis pure soie; Chaussette 80 e
unie ; Chaussettes lil d'Ecosse fan
taisie; Indienne franaise extra
suprieur; Tte (fin lien ; Voile
couleurs bures: Basdenlelles;
Bas soie brode; lias lil brode1 :
Tulle pour voile de premire
Communion ; Couvertures blan-
cheet couleur suprieures ; Ga-
bardine blanche; Bandes bro-
des: Madera pour chemises et
jupes; Voile (le soie blanche
barres; Voile couleur uni; Che-
misettes suprieures; Brabanl
non anglais; Imitation de toile
crue; Nappes couleur: Ser-
viettes de toilette blanches el
couleur, Ta pis cir blancs sup-
rieurs pour tables; Molletons
blancs el couleur suprieurs;
Peignes franais; Lainage cou-
leur anglais suprieur pour ju-
pes, Madrs barres de soie
pour chemises hommes, der-
nire nouveaut: Satinette fou-
lard pour robes, nouveaux des-
sins; Damass anglais pour ma-
telas, double largeur; Crpon
carreaux de soie; Crpe maro-
cain blanc ; Soieries Rajah fran-
ais ; Soieries Berceuse; Percale
raye pour chemises et robes,
d r il i e i e nonvea : l ; Soieries
Jacquard ; Radieuxchillon ; Voi-
le ratine blanc et couleur; Voile
brod franais; rpe .ouvre;
flanelle blanche pour pantalon ;
Chemises franaises blanches
mille plis; Toile lil pour draps;
Soieries de Lyon chic parisien;
Cravates dernire mode; toile
soie franaise pour jupes; Cr-
pon franais de soie barres
pour robes.
P
vous bien en vie. Aussi j'at-
tends de votre journal une r-
tractation.
Impossible, monsieur.
N o u s ne corrigeons jamais
une ligne qui a paru dans
notre journal.
Cependant.
Cependant, comme jentj
puis pas vous demander i "
vous suicider pour prouver
que notre information n'tait
pas errone, pour arranger les
choses et vous montrer que
je n'y mets pas de mauvaise
volont, je vous ferai paratre
demain sur la liste des...nais-
sances.
ija

f -

La liaison SIL\II\
place ei q
| invite tous < ?ux qui veulent se rendre et n pie personnellement d'
celte Hasse vlab'e visiter ses Magasins sis Rue
Courbe iY 1713 Phoite 296 o ih seront convaincus
des grands avantages offerts aux clients
ru illeurs pourfaire vos
emplellesdeI\01JL etitu JOIRdelA
Venez fiiez II. Silvcra


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"? ^a*TWHEB9W,:

LE MATIN- 21 Dcembre IMq

E__.
* .1RMIMIOM r.RNTRAI.R s
y lilill 1 lICluU ^

fr
devoirs.
,? Les places leves sont corn r
Vj. me ks cimes des montagnes : g,
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1 ixuvent v atteindre. g
Napolon 1er vil
[i n'est pus si ais que vous ?**
croyez peut-tre de reven- *$
touer des droits, car, c'est S --- ri ja
& mme revendiquer des g Fonde en 921 et pourvue aune mnaUalon -A,v
1rs. *} f. >,% Napolon ici ; ,/..
lacohdaire moderne en 1024. 1 t S
RUE, DU PEUPLE g
W^W&W*&
BORHEY St IEM^, Propritaire.
ocl
! Nol Nol c'est le
uni d'allgresse qu:, chaque
|ne, u la mme date, sort de
les curs et monte vers les
jtox en volutes harmonieuses,
or rappeler au monde la ve-
nde lEnlanl-Dieu.
Peux mille ans se sont couls
puis, laissant derrire eux, a
sure qu'ils s'en sont alls, la
iinc des vieilles croyances
rlaquelle est venue se super-
er couche par couche, I ent-
ante des philosophies nou-
itlles o persiste et s'ternise la
drinc d'amour ciui prit nais-
ice avec Jsus dans la crche
! Nazareth.
Chaque aime, l'univers entier
fcl genoux pour commmorer
ht anniversaire divine) chanter
Il gloire du Ucdcnipteur, au
lieu de l'eflluve parfum des
M dfunts.
Dans les rues le peuple en
se 'tonne avec frnsie le
l u Adam et fait vibrer la
t cleste de sa voix puis-
se et sonore. Au fond du lir-
Snent les toiles, joyeusement,
pfticfpt'.vl la fte^ et comme
mvria"3w l'jtg"^ uni cl^..
ent (f;ins le lointain' elles pro-
fitent sur la terre, travers la
frache et limpide, leurs
|nyons rutilants et fugaces.
Dans les glises, le carillon
Itppelle les fidles Ils se pres-
Jtttdans les nefs illumines//
Wnio, Mais voici l'heure divine
h marqua la venue au monde
p l'homme Dieu; et parmi les
pet la magnificence enlumine
|1b ornements sacerdotaux,
hivers la fume odorante de,
jfwcens et la tonilruance l'orgue, s'lvent toutes les voix
lacliur, comme une luse gi
jantesque qui monte vers la
route, clate en panache et s'e-
jarpille en une pluie de notes
[joyeuses pour clbrer I.i gloire
|S Celui qui sauva le monde.
Au loyer, ce soir-l, tout est
Ifftpour 'ter, le lendemain, en
IjjDiille. Des gteaux, de la con-
|"erie et des liqueurs garuis-
[Sntle buffet de la salle man-
l>r Et la prire de bb est un
u plus longue 11 y ajoute ses
mandes. N avait-il pas droit
IHre rcompens, puisqu'il a t
[ge, oui hieu sage.
En effet, le petit Jsus, l'heu-
I1* venue, porte au pied de sa
IPttite couche, des jouets, beau-
jtoupde jouets, quil place avec
jj'complicit .te la maman, prs
J* ses chaussures. La besogne
|*rmine, le petit Jsus disparat
! la inaman regagne, heureu-
* le lit conjugal, en disant :
wninie bb va sauter de joie
famd il se rveillera; il laut si
N pour faire le bonheur des
I tosses.
Ali oui, approuve tkuis un
Wjlleinent, le papa dont les
*VV- sont lourds do lommeil.
''lis, aprs un silence, comme
fepa retournait sa tte sur l'q-
feiller pour dormir ; mchan',
fepiitelle d'un air de reproche.
i*< mon petit Nol moi, l'ou
i*ies-tu ?
Abu. THEARD.
Fr
Celte Boulangerie donne pleiue
satisfaction ses Clients, aussi, dan
les familles dans les boutiques dans
les seclioir, rurales de la Commune.|
Les pains et les biscuits de cet Etablissement
sonl toujours demands
Ce qui contribue assurer le succs
de celte Boulangerie, c'est l'amabilit
de sou propritaire qui accueille les
acheteurs avec courtoisieyce sontaussi
les soins spciaux apports la fabri-
cation des pains et biscuits par des
ouvriers de mrite.
1 l'occasion des ftes de fin d'anne,
HT Borney St Fleur adresse ses
souhaits les meilleur., sa
Clientle et promet de donner
les mmes soins h ses
marchandises afin de
toujours mriter la
confiance du publir.
|&&B68ftl h
Malin Pkf vieux
te
fi
'&
\(fcj U pleut I La blanche aurore, t'.^,
7SB ce malin, s'lire, puesscuse- I '
1 A L*
ment Irileusc encore du froid
de la nuit. I es arbres se tor-
dent et gmissent; leur musi-
que bizarre voque quelque
orchestre fantastique dont l
Vent, maestro invisible, serait
le chef.
L.'s roses de l'alle semblent
se dbattre contre le souille S-.J
imptueux et ardent de I au- W
lan cemme se dfendent d'in-
nocentes jouvencelles en proie
au satyre entre les liras de
(jiii, lasses, elles dtaillent...
Il pleut Il pleut encore! L
bus on devine plutt qu'on ni" '.'-'*
voit le panorama de la ville
(|iii repose au bord des Ilots
houleux aux grondements
sourds prcurseurs d'un nou-
veau dluge.
Il pleut! Il pleut toujours!
mais avec plus de violence,
Le vent hurle comme l'cho
d'une grande voix terrorisant
les Feuilles et les branches qui
Ireuibiotlenl.
Dans la demeure bien close,
la lamille assemble autoi r
de la vieille lampe de cuivie
dont lesdoux reflets ont gay
de nombreusesgenerations.se
livre ,i ...,.,..,, i.;om,|s; |lS
vieux, ont retrouve leur b. .
d'autrefois et rie sont pas les
moins empresss. Souvent
l'aeule,oubliant ses souffran-
ces passes, sou lier an lu-
sill sous ses yeux pa.- des
balles hatiennes, ranime quel
ques souvenirs de nos luttis
fratricides, li lu si el dans
noire tragdie la noie ga i e
trouvant sa place, les rire
l'grennenl et vont se perdis
au dehors.
Le vent ce moment I. il
raye. Les rires redoublent ;
puis, aprs avoir parcouru
toutes les gammes de l'harmo-
nie, l'orchestre sauvage qui
tout A l'heure explosait avec
passion a mis des sourdines i
ses basses. Les instruments
berceurs et doux dominent :
c'est une mlodie! La terre est
jonche de feuilles de bois
morts et de nids.
Sur un arbre i\o couple de
tourterelles roucoulent, tan-
dis que la symphonie du vent
rpond BU Inlle vlbianl et
vainqueur d'un rossignol. On
ouvre les portes, 'l'onle h
maisonne,avide de lumire,
se prcipite sur les galeries i
i Ifonrrtth! Voici le soleil .
Les n nages dans le ciel
prennent une course cheve-
le: on dirait des lgions vain $
eues lavant dans le dsordre '.^,
de quelque ifiarsale, devant r*
un ennemi qui sme l'pou- '*"
vante. L'arc en-ciel respleiidit iC*
de ses sc|.t couleurs. Lcfsoleil i".>
parait dans une gloire "neuve
tandis (pie la ville,.m loin, lait
rver de quelque lerie ei Ire-
vue a travers t mirage tl'uix
conte oriental.
Egl ie les bois.
Septembre 1918.
l'un,. DS'STOUOHES


&
te
i

h
&
m-
te
te
te
&

te
P
te
t.
rimmww^ ^^^^^^^-n %


LE MATIN 24 Dcembre 192G


w
Reprsentants de Manufactures
Port-au-Prince,
m
PO. Box 180
Tlphone 271
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A l'occ iision de l'An nouveau souhaitent leurs clients
Bonheur cl Prosprit
et leur rappellent qu'ils ont toujours leur disposition rin choi:
va,*i et frquemment renouvelle d'Echantillons
de tous articles
Adressez-vous nom et vous n'aura
que l'embarras du choix
^Mah^^^

**
'^M^^WM^

JSULIA
II
SON SERMENT.
&
De sa naissance jusque ven
l'agi le dix huit ans, Jsulia
av;iit toujours vcu dans la plus
parfaite obscurit. Mprise par
les les bienfaisantes, seule l'sy-
eb, la compatissante, avait d
pos sur ses joues quelques
baisers et cm baisers s'y taient
incrusts; ce lurent des grains
de beauts..... Or, malgr les
pripties qu'elle avait cou
nues, malgr les dboires qu'elle
I gots, depuis le jour o une
main criminelle avait cueilli la
fleur de son amour,
louait vu rurillr unr piqucrdlf
()ur l'on rllruillr rnsuilt a uni,
malgr tout cela, elle a conserv,
intacte sa beaut. Cependant,
comme prime, sa chevelure
tondue a t dote de quelques
Mets d'argent. Elle ne Irual que
la trente troisime D'un visage
Irais, sans ride et des filets d'ar-
gent dont sa chevelure est orne
l'ont rendue bien plus belle. Bat-
ce pourquoi, sans doute, les pa-
pillons voltigent encore autour
>*iti4^%&S*&**ft
NOL

g*
Lis coups d'pingle tont.cn- (fi.
l'epin
tic femmes, des blessuresplus
prolondes cl plus Inrariisa-
-C*i bls (pic n'en font entre honi-
2 nus lescoupsd'pe.
"M Ji ils Sandbac
9m *ttt
s*
de cette lampe lumire scin-
tillante... Mais elle avait jur...
*
Il est des rsolutions extr-
mes aprs lesquelles il n'est plus
de retour et qui dcident de
toute une vie. Telles oui t
celles prises par .lsulia... Lu
eftet, elfe avait jur de ne plus
se laisser griser sous le coup des
compli.n .misdes uns et des pro-
messes fallacieuses des autres,
car,
L"s imj's >| i ut ni'iirii'i iv r.i'ir*
Piiilc il seuls arrarh
El 1rs jeil ont mi s m MSlIiet
Suis qu leur mur m dit Itatai.
Elis avait jur et ce serment
tait solennel. Elle avait jur en
prenant .binon pour tmoin, et
ce serinent sera respect... Kl,
depuis lors, elle resta sourde
aux avances Faites par le nom-
bre des conqurants, qui dis-
putaient la laveur de convoler
en premier, car, iei, A Port-au-
Prince, elle tait inconnue, seul
un voleur de COMir lui avait tout
ravi.....Dgote elle partit pour
Cuba o elle a pass quelqm s
annes et. il n'y a que trois ans
depuis qu'elle est revenue... Re-
venue, avec un srieux indomp-
table, qu'aucun amateur jus-
qu'ici n'a pu l'aire tomber.... El
serinent de femmes, prtendait-
on, serinent d'ivrognes...
*

Il n'est jamais trop tard pour
bien faire. Guide par ce viel
adage, Jsulia, qui, lois de son
sjour Cuba,avait observ qoe
presque toutes les i ubaines qui
se livraient au mme commerce
qu'elle, savaient lire ci crire
eut vendu souhait sonder ce'
' II : l, l i .
anus > : ' s***:,
)*'
igr*1c cuire toutes : celle tl'in-
luser dans le cerveau des nus et
(les autres, l'aliment ncessaire :
l'Instruction. Jsulia lit savoir
s:m nouvel ami combien grand,
chez elle, tait le dsir d'appren-
dre A lire.Kt l-dessus,un march
lut conclu entre eux. Jsulia qui,
jusqu'ici avait un amour pas-
sionn du travail -le travail
qui Seul ennoblit le caractre
vint ajouter cet amour une
passion : celle du livre...
A quelques [ours de l. Molin,
-c'tait le nom du-professeur -
l'ut frapp de l'ouverture d'es-
prit el de la vive intelligence de
son grau lve. Il lui apprit
lire et crire. Voil .lsulia j
lire couramment, voil Jsulia
gril'ionncr son nom: Maris
Jsulia Joseph. Ali ces trois
noms...
Chose trange, Jsulia tait
de beaucoup transforme com-
me oh l'est naturellement quand
on vient de l'aire dans la vie un
pis dcisi!. El puis quand on se
rappelle la naissance de Celui
qui vint au moude pour sauver
les hommes, Sa Passion, Sa In-
surrection, enfin Son Ascension
et (pieu aucun moment de Ions
ces stades. Il ne dviait, on ne
peul ne pas croire sincre le ser-
inent jet au vent par Jsulia,
misque dans son nom il v a
JESUS...
S
Des mois s'coulrent, I har-
monie la plus complte rgnait
enti e les deux curs : prcep-
teur el lve... La courtoisie la
plus stricte tait l'htesse du
professeur. La soumission la plus
tendre lisait domicile chez l'-
lve. I.: s choses allrent si bien
que par moment ils se cn>\
frre i I BOSUT.
Molin chai qui la misera, a
quelques] moi- de cela, frappa
dur, commenait avoir fair jo-
vial, puisque cluv, sou l<
djeunait, dnait, soupait...
Fidle I'. nenl qu'elle
avait pris vis-A via d'elle-m
uii" i-'ce m mvaisc
e U*jMy
Uns 1**1 nll pas M le
' Mo!i.i. Les quelques
gonfles ,lt. vin qu'il ,
table de son lve, un
ce vieux c.eur de cinqu a de ans
une ardeur trs vive et l'uni.un*
y battait des ailaju L'u soir,
aprs le repas habituel, Molin lit
prsentir i Ji-sulia ses sanli-
menls. Celle-ci cogfla silencieu-
sement, sans faillir, les paroles
mielleuses de celui l. Les lvres
entrouvertes de Jsulia sur un
sourire radieux n'articulaient
pas un inal, mais son regard
tineelant a travers des larmes,
c linme Ull rayon de soleil sur
Un lac, rpondait as.e/. pour
elle. D'ailleurs il lui l'ut impossi-
ble de prononcer un mot, sa
voix s'tranglait dans sa gorge,
ii lui semblait qu'on venait de
lui percer le cur avec un 1er
rouge. Elle prtexta un com-
menaeinent (le migraine et se
retira dans sa chambre. Elle
alla se placer devant u.i miroir
|l s'y regarda. Elle tait livide.
Ses yeux, comme largis, avaient
une expression de' terreur. Elle
passa violemment sa main sur
son Iront, puis elle dit tout haut,
dune voix trange : Non, je ne
veux pas
Elle avait jur et .binon en
tait Tmoin
Impassible, assis dans le sa-
lon. Molin attendait le retour de
son lve... de sa chrie blesse,
pensa t-il.de la flche empoi-
sonne lance bout portant. -
Elle rapparat bien plus forte.
Mais. Molin y tient bon.
En prsence da la tnacit de
Molin. tant de choses pourraient
survenir, la ni do choses qui se-
raient de nature faire reculer
Jsulia A la rendre parjure et si
elle reculait, si elle parjurait, ce
srail une dchance... Elle prit
donc la rsolution le congdier
M dm. prtextant que mainte-
nant die a reu jusle la dose
a instruction qu'il lui fallait
Malgr les rticences de Molin
elle y resta sourde. Voil Molin
'l"> Partit la rage dans le CCBUr
en maudissant A tout jamais ce
mauvais quart d'heure, puis |ue
toutes

-ci
comme
ses especj
ennijrila de par
Entre temps, deux Mission-
naires catholiques tirent appa-
rition Port-au-Prince. C'tsient
les H. P. M... el L... Des serinons
furent organise par ces redres-
seurs d' mes. Chaque matin,
chaqlie soir l'Eglise ne itsem-
idissajt de monde. Les indivi-
dus de toutes "conditions s'y
donnaient rendez-vous. Dans
celte atmosphre humaine, Jsu-
lia occupait toujours le premier
ran^. L?s sujets traits par les
prujbateurs furent trs durs. Des
vrits toutes nues claqurent
aux oreilles de l'auditoire. Jsulia
couta religieusement toutes ces
paroles dures de vrits.lesquel-
les taient venues corroborer ses
sentiments. Vi\ soir, c'tait
Saint-Joseph, l'glise tait illu-
mine giorno Un silence de
cimetire se faisait sous les vo-
tes sacres de ce saint lieu. Pas
une impatience. A l'unisson tout
le monde priait et par moments,
des frissons de joie s'infiltrrent
travers ce bouquet humain. Et
ce soir l, le prtre parlait de la
ncessit du mariage dans la
socit. Tansdis qu'il jetait ces
mots :
L uvre de chair ne dsireras
{m'en mariage seulement.
Jsulia eut pour toute satisfac-
tion un II.vn ! 1... trs prolong.
Ht c'tait la tin du sermon. Aprs
les lites habituels, un un les
1926
'?ire du mal de soi est le
seul moyen de parler de soi-
mme sans ennuyer les au-
tres. CH\MFORT

&SW&


LE MATIN '24 Dcembre |192G

l'on SECIffiDORFF, IMNDEL & Co.
Successeurs de la WISATCO
Hambourg Jacnel Santo-Domiiifi
Port-au-Prince, Rue des IVoutsFor&s Tlphone 393
Si
Seigneur, lit-il, re petit
peuple dont vous venez de nous
parler mrite, mon avis, le
plus svre chtiment Heur-
tri pal les lert, courb dans l'i-
gnominie el sous la verge d'eu
1res lu.mines venus l'un autre
point de la Teric, vous nve/ dai-
gn, un jour, prter l'oreille
ses lamentations et mettre un
tenue A ses souillantes. Vous lui
avez envoy un librale u r,
Mail, depuis lors, bravant volic
colre el mconnaissant votre
misricorde, il a avidement bu
la source du mal, versant jus-
qu' la lie le calice du vice, se
rendant, chaque jour, coupable
du plus punissable des ci unes:
le Iratricidr, le crime de CaTu
La grandeur de ses fautes n'a
d'gale que la grandeur de votre
pardon Vous ave/ loul tent
pour ramener dans la paix et
l'union celle b i I b i s gare;
mais, comme le cliien Evangile, elle est sans cesse re-
tourne a ses vomissements.
Combien de fois, Seigneur, n'a-
vez-vous point voulu rassembler
autour de vous vos entant! bai-
tiens comme une poule rassem-
ble ses poussins SOUS ses ailes, ils
ne l'ont point voulu. Je vous le
dis, en vrit, rien ne corr gra
te pet i t peuple si vous ne le
louettez avec les verges de fer.
Tous les saints approuv-
rent d !a lle.
Ainsi, poursuivit Si. Isaac,
Reniercienf leur aimable clientle de
la grande confiance, dont ils jouissent
auprs d'elle el leur souhaitent
bonne el heureuse Anne
Spcialits
Porcelaine
I Faence
Verrerie
Peinture
E maill
Ffr______ Huile de lin]
Quincaillerie Bire Eau minrale
Tles galvaniss
COMMISSIONS
Vente de cafz Coton z Campechez Miel z Cire
VJ l'ignorante, le papier-monnisj
>l3> le suffrage universel sans l'ii*j
traction, les gnraux et le m.
litarisme, les emprunts l'tranfl
ger, la 1. C. S., la cupidit tleJ
citoyens, les tous, les mendiants!
l'alcoolisme, les prostitues, l'tu j
lomobile, l'inimigralion.
Dites-moi, quel cliatim.>nt|
Irouverions-nous encore p*url
punir celle nation? N'avo.
nous pas puis contre elle la |
boite du vieux Pandore? Pcar j
lui.Je demande grce, piti, ni-
sricorde J'entends d'ici son cri |
lamentable monter vers nous, e
mme que poussa noire Dum
sur sa croix : Mon pre, pour.
quoi m'vez-vous abandonn il
Ce douloureux souvenir de la ]
Passion rappel par Saint Louis]
impressionna vivement tous lis]
Aptres prsents, leur motion
tait visible. St. Pierre baissa ses
paupires humides, les deuxsil-j
Ions du repentir creuss sur ses 1
joues par les larmes se firent [
plus proluids, et Saint Thomas
Irmissnnl porta a ses lvres le |
bout de son index o tait en-1
cors la tache de sang de la Plaie j
laquelle il avait touch.
Au lieu d'un chtiment, |
ajouta St. Louis, luisons denc I
comme le bon pusleur qui ra- j
mne doucement ses .'brebis El
bercail el ne les bat pas. U[
malheureuse petite Hati s'est
gare l'obscur carrelour
s'entrecroisent les sentiers do]
i*t
K
m
..jurde lche de l'aire
..gner la paix dans le Paradis,
les ombres hatiennes me pro-
curent plus de tracas que Unis
les autres habitants de voire
Royaume cleste, Elles n'enten-
dent se plier aucun rglement,
elles n'acceptent aucune disci-
pline, protestent contre loutei
dcisions. A loul propos, elles
se chamaillent entre elles, se re-
prochent mutuellement leur ton
duitc sur la Terre, se renvoient
les pires injures, s'accusent jus-
qu'ici les unes les ailles des
malheurs tle leur patrie. Il y a
plus, dernirement Si Pierre (re-
mit d'motion en surprenant
dans les mains d'un lu un jour-
nal crit par les ftnies haitiennes,
l'appelant l.a Libre Parole
et critiquant toutes nos mesure
clestes, l'n joui nalaii l'aradis?-
Depuis vingt sicles avons-nous
jamais vu pareille chose? J'en
tremble encore.
En ce moment au dehors se
fit un grand bruit. St. Uabriel
alla s'informer tle ce qui en tait
cause et revint bientt dire que
c'tait une me haitienne tpii ve-
nait d'arriver au Ciel et qui r-
clamait a grands cris qu'on l'in-
troduisit immdiatement auprs
tle l'Eternel. Elle s'emporte il con-
tre le chrubin Veillant la por-
te du Paradis Si qui l'avait prie
d'attendre, disant qu'elle avait,
sur Terre, occup les plus hau-
tes tondions et qu'elle n'admet-
tait point qu'on Ht attcndie un ?
NOL S
----------------&
lA-mpiic tle la lemme est \<.
un empire de doiiceur.il'adres- *2"
il et de complaisante ; ses or- \^
dits sont des caresses, ses ^Q*
maux sont des pleure. j-
J.J. UOLSSEAi *&
mmmmm
Tlphone 397
Soupers de choir
TTntPl ^e Pre,m'er or^re- magnifique vue sur la mer ryara^ > pour automobiles, dou-
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sont de premires marques et l'Htel peut prendre 12 pensionnaires au mois.

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Table d'hte 1 Dollar
Pourles ftes de Nol et du Jour de l'An |
rtablissement restera ouvert une partie de la nuit et l'on v trouvera soupers I 1 dol 18
......________;______ ._ m.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- *
vice et de la verlu, rappelons-la
tendrement vers les voies duj
Seigneur et lorsque l'enfant pro-j
digue reviendra, au lieu u'ar-'
mer notre bras de verge de 1er,
tuons pour lui le veau gras.
Mais, qui donc, mieux que les
hatiens eux-mmes, peut savoir
ce qui ramnera la paix, la pros-
pril el l'union sur leur petite
terre dsole. Commandons
donc alors tous les lus liai
tiens habitant ce Sjour de se]
runir et de dsigner cinq par-1
mi eux pour fixer d'accoro avec [
nous les grandes et efficaces gr- |
ces mie le Seigneur rpandrai
sur Iiaiti.
Le projet de Saint Louis lut j
adopt. Saint Franois fut char- j
cde prvenir les haitiensdaj
Paradis de nommer au plus tt j
leurs dlgus. Puis la sance[
prit fin. Et, au milieu des clairs'
et du tonnerre, des hosannaset I
des hymnes de triomphe des
anges el des chrubins, l'Eternel
sortit suivi de tous ses Saints. |
Mais c'est alors que commenj
crent les difficults. Les me
haitiennes se runirent ds le)
lendemain ; mais, six longs moi j
se perdirent en intrigues de']
toutes sortes pour la prsidence
de leur Assemble. Puis elles |
discutrent longtemps, et par-
fois tumultueusement, pour sa- j
voir s'il (allait adjoindre au Pr* I
sident un vice-prsident, un se- j
crlaire, un secrtaire-adjoint,
un archiviste, mme un trso-
rier. Lis unes prtendaient que
si grand personnage. Ce petit
Incident vint, comme point,
pour donner raison st. Isaac
qui conclut en ces termes :
Vous le voyez.. Seigneur,
quelque soit ce que vous enver-
rez aux hatiens, jamais ils n'en
sero ii : tisl'aits, jamais vous ne
oui /. leur apporter paix, bon-
heur, union. Ce qui leur faut
c'est un juste chtiment. Cela
seul ramnera parmi eux l'a-
mour, la concorde et la frater-
nit.
Tous les saints acquiescrent
d'un signe tle ttMe el, lorsque
St. Isaac se rassit, la cause d'Hati
semblait dlinitiveiiieiit perdue
dans le Conseil divin. Heureu-
sement nue Saint Louis, roi de
liante, tait prsent. Il se leva
et dit:
< Sur la Terre, |'ai gouver-
n, pendant '20 ans. le peupla i'e
France, certainement, aussi tur-
bulent, aimant autant que le pe-
tit peuple tlont nous nous occu-
pons m ce moment,les luttes fra
tricideset qui. comme loi, aban-
donna un jour celle que vous
aviez daign envoyer bouter ses
ennemis hors de sa terre. Que
pojic sur Terre, celui-l qui es
sans pch lui jette la premire'
pierre I
A ce souvenir, Sainte Jeanne
d'Arc baissa lu tl.
Eh bien, reprit St. Louis,
ce ne sont point les chtiments
qui ont guid ce peuple de Fran-
ce de l'ombre vers la lumire.
El, d'ailleurs je ne vois point
quel chtiment pourriez-vous
encore, Seigneur, crer pour ce
petit peuple. L'un aprs l'autre.
tous les flaux, grands et petits,
lui ont t envoys : l'esclavage]
la guerre en le, les pidmies.
4920
S*
Etendez un peu votre regard
et vous serez bientt
convain-
cu que tous les maux dont
vous vous plaignez sont de
purs nants. Cmati-aLbbiand


LE MATIN -21 Dcembre 192i>
-----r
RUE da OU\I iV 1713
Tous
riaiix de Conslruclioii

v^w*&$&
New York a 300 ans
Ses origines Son noi
En lisant rhigloire de l'Am-
rique, l'on constate que Hud-
son dbarqua Manhattan,
o s lve New-York, vers la
lin de 1609. Mais ce lui seule-
ment en lii.d que s'leva la
premire maison autour de
laquelle les habitants ne de-
vaient pas tarder se multi-
plier.
D'ailleurs, au dbut, la non
velle cit ne se nomma pas
New-York, pas pins que Nou-
veau York, comme beaucoup
le (lisent, mais bien, le Nou
vel-Amsterdam.
Mais dans quelles circons-
tances s'opra, dans la suite,
ce changement patronymique
pour la grande ville? Voici .-ce
lui en 1664, lorsque le duc
d'York,trredu roi Charles II.
conquit lu jeune cit. Kl le lier
seigneur la baptisa du nom i\c
foduch.
Quelque* chillres donne-
ront une ide du ct*veoppe-
ment de New-York. On y d-
nombrait 1.300 habitants en
1696; 7.000 en l750; 10.000
en 1780; 60.000 en 1810;
200.000 en 1830; 500.000 eu
1850; 1.000.000 en 1854. El
auj .m (i'Iini la population d-
passe ( millions.
lu dtail amusant pour li-
nir. Nous disions, au dbut,
qu' l'origine, l'agglomration
naissante s'appelait le Nouvel
Amsterdam C'est tout simple-
ment parte qu'elle tait la
proprit le Colons hollan-
dais. Ils avaient achet Man-
hattan sus indignes pour la
somme de '2 dollars paye
en ... boutons de culotte et en
verroterie.
s c s c"c 5 s ces CSC
S il y a encore
___^ de ta Place--
l'n de nos braves artistes
reut, un jour, la commande
de tracer sur la plaque desti-
ne tre appose sur une
croix lunraie, celte ddi-
cai e :
* Repose en paix! Au re-
voir '
I m peintre s'tait mis de
suite l'ouvrage; niais, une
heure aprs, l'automatique r-
sonne:
All C'est la maison de
M. X...?
ta.

h:-

fer-
fa
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Tons Articles
M.
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1
fo
fa
IW/#.s Isfeiisi
mie
Ferronnerie
Merceries
Tlphone 240
General Hardware

NOL
-------------------------------------------%
Etendez un peu votre regard *.'-.
et vous seras bientt couvain- fo
eu que ton* les maux dont ^j.
vous vous plaignez sont de#j
purs nants. Chmi tUBRlANl) S5

S
c?
Kiiiltlin niaterial
Oui!
Qui parle?
Ces! Lui-mme.
Bien Voulez-vous ajou-
ter pour moi sur la plaque;
aprs Au revoir : auCiel
s'il y a encore de la place,'
bien entendu.
Oui!
Merci !
Kl le lendemain ceux qui,
au Cimetire, passrent prs
de la tombe du dtunt purent
voir une croix portant celle
surprenante pirapht :
Ci-dit L...
Repose en paix Au revoir au
Ciel, s'il y a encore de la place,
bien entendu I
s c o
s essooeo
Confiance!
A l'Hpital Gnral, on est
sur le point de faire L... G.*,
une petite opration pour la-
quelle, trs douillet, il dsire
tre endormi. Tendant que le
docteur lait ses prparants,
G... tire son porte-monnaie et
se met compter son argeuj
Ne vous occupez pas i"
cela en ce moment, dit le]
brave chirurgien les manclien
retrousses et dj arm de
son scalpel, vous paiera
quand vous sciez compltai
ment guri.
Certaine ment, rpond G..*!
je ne pensais pas non plus j
vous payer en ce moment; |
seulement comme vous aile
m'endormir, vous comprenez,
je tiens savoir combien j'ai
sur moi !
oooooooeoosooo
iei hem Wgk
L'ENNEMI
la jeuieue ie lui i/oi Irneirem if,
Iruerw ra ri l par de brillant If il" ;
Ulonerreella pluie ni fail ui tel ratao;
IJu'il mil m mon jardin kiti peu de In #*
iwb.
Itila aie iai Uuri luttait J iK
Il t/il laul tapltitr la ptJle et leirt*"'
Ptur mraUfr a ieul les le/m iuida
lu l'.au mute i s trois jraidi a **
tl qui uit ni Iw Hein ntuullei I* **
Irouttrtirdi.ni nullit naat f
Ir ni)!ilii|iir'aliBiil qui ferait leur titnin
Idtileur/daileirtLf Itats !< "
El l'uwur enewi aui an roite le re*
In uig que mis perdus mil fl '*"'
X

1926
1- Tous les hommes leijient
isd'aimer la vrit; et c'esune
Bjdcs plus grandes preuxS de
j^l'ohhgation o ils sont d l'al'
vjnit'i vritablement.Lam

i une *fi >^j^4wy^|jjjff



LE MATIN 24 Dcembre 1320
Mfttoi&WkmMmm
H V>*-H^i4W.^Mpk*W!&(?,
OLOHBIAM STEAMSHIF COMPANY
! Incorporated
L H. Raymond
Prside ni
Lfl.C. Pearsal
Vice-Prsiden& Gen'l Mgr.
!J. H. Nelson
Treasurer
17 Battery Place N.Y.
Service de Fret rgulier hebdomadaire
Entre NEW-YORK, la COLOMBIE et HATI
Service Rgulier entre
Les Iles Viergesles Antilles anglaises, franaises et la
Guyane hollandaise Cayenne SI Laurent avec
transbordement Panamnribo
Service de transbordement
A Buenavcnlura Tumaco Rio HachaVis Carlhngne.

m


Alfred Weller I
Freight Trafic Manager *
W.E. Stewardson |
Freight Claim agent TjJ.
J.H. Kerwin |
Superintendant t.'s
17 Battery Place N.Y. i$
lveloppemenl de Service de tfavigalion avec l'Amrique du Sud
d^^j^^^^M^ m- ssssisssfc*^ss osst t~ *m mmn ]
9 ( nlnmllL'Ill I iiio a Pris rinlialive d'tablir un service
* \ \n\n\\\)\i\\\ L1IIC caer dans l'Amrique du Sud
Jlgenls des Indes Occiden-
tales des Amriques Sud
et Centrale sont :
vt. 1 bornas: E. A. lier ne
[Croix : V. I. If. L. Menvin
et Cie.
I Kitts : V. 1. K Perdra
gua : U. \\. /. stephen P.
Mends
tloupe : F.W./.A. Ilarlmt-
teau et A. Negrie
lira : B. W. /. S. L, Yau-
ghan-Grcen
Uique : F. W. I. /len Cot-
trell et o.
\Lucia : B. W. I. M in nielle
et Chastenet
ios: B. W. I. Manning
et Co. Ltd.
\Vincent:B. W. I. Corea
et Co.
toribo : D. G. Wilfred E.
Van Uomondl
gna: Ed. Gerlein et Co.
fo Colombia. Ed. Gerlein
etCo.
iaitien : H. Cianciulli et Co
fonaiues : A bel Lacroix.
[*arc; Socit Commerciale
dHaili.
fu-Prince-.Gcbara et Co.
WQoot : Jean liccardi.
ragoilne : Tovar et Co.
Pnie-.Geo. Wiener et Co.
Unes : Vite. F. Itirmimjliam
fOeiuel : Bourcard et co.
tore : Luis Cotes Gomez
\cha : Nelson Gnecco C.
la-Maria M. A. Zuniga.
L augmentation constante du dveloppement du Com-
merce entre les Kiats-Unis et nos Rpubliques surs de
I Amrique du Sud est d dans une large mesure l'esprit
de pntration et de prvoyance des Compagnies Amri-
caines qui ont (orge la chane qui relie les deux continents
de I hmisphre occidentale. Un exemple Irappant de cette
observation se trouve dans l'ide d'expansion du service
de la Colombien Une, entre New-York et les ports du
nord de la mer desCarsIbes et des Rpubliques de l'Amrique
du Sud Colombie. En outre, les bateaux de la Colom-
bien Line font escale rgulirement aux ports d'Hati,
..es..' v,erKM. Anglaises, Franaises et He la Guyane
Hollandaise.
*
La situation de la Colombie par rapport aux autres na_
lions du Continent Sud est unique en ce sens qu'elle est la
seule dont les cotes touchent l'Atlantique et le Pacifique.
Bien que la Colombie ne soit en aucune layon le plus
grand pays de l'Amrique du Sud, l'importance de son coin
merce est considrable. Sa superficie est de 640,846 milles
carrs et sa population d'aprs le dernier recensement, de
prs de six millions dmes. Bogota, la capitale, est situe
l'intrieur au sommet des Cordillres orientales et on y
accde par voies ferres ou par roules montagneuses.
*
Le dveloppement du service del Colombien Line
fait honneur ses Directeurs qui ont russi a maintenir un
itinraire rgulier et ont su doter cette Ligne de splcn-
dides navires pour le trafic.
*
En faits les navires de la Colombian Line
sont les seuls bateaux de construction Amricaine dans
ce service, et prsent, huit bateaux vont constituer la
flotle de la Colombian Line : Ce sont, le Bogota, le Ba-
raoos, le Bridgetown, le Bolivar, le Martinique, le Hati, le
Pacific Fir, al le Pacific Fine. Un service hebdomadaire
est maintenu ealre New-York. Puerto Colombia et Carta-
gne avec escale Kingston, Ja., au retour. Un service si-
milaire est aussi maintenu aux ports hatiens et un service
mensuel aux autres iles des Indes Occidentales dj cules.
-
*
Bn vue d'offrir an service de la c6te Occidentale de la
Colombie aux expditeurs de New-York et en vue aussi
de donner un service additionnel a ses autres navires en
roule pour New -York, la ligne vient de faire l'acquisition du
s/s Padillu et l'a plac sous le drapeau de la Colombian
Line pour le service cotier de Colombie entre Bio Hacha,
Barranquilla et Cartagne sur la mer des Carabes via I
canal de Panama Buenavcnlura et Tumaco. Ce navire
qui sera 1res utile dans l'tablissement de ce service d'ali-
mentation, est le plus granddfl la Colombian Line.

La cote pacifique de Bueuaventura vient de faire parler
d'elle cause de la congestion qui finalement avait occa-
sionn l'embargo sur les expditions destines a ce port
par les compagnies de navigation. A celle occasion, ilest
intressant de noter que les expditions pour Buenavcutura
seront transbordes A Cartagne avec seulement un jour
de dlai et que le voyage de New York a Bueuaventura se
tara en 21 jours.

Ce sont de ses entreprises qui font remarquer l'iuflnence
Amricaine dans les marchs trangers et qui paieront des
dividendes tous ceux-l qui auront donn leur temps et
leur argent celle entreprise de navigation Amricaine.
Un autre exemple de l'initiative de la "Colombian Line"
dans le maintien des facilits qui sont alfectes aux impor-
tateurs de caf New-York c'est l'emmagasinage de ce
produit dans le dock de la compagnie Jay Street Termi-
nal Brooklyn.

Barranquilla : B. L. Gerlein
et co.a. A.
rislobal et Balbao : Horacio
Stevenson, Colon
Huenauenlura et Tumaco ;h co
de la Fena P. Cali
Agents Transitoires
Londres, Benjamin Ackerlcy
et bon
Br ad lord, lien ja m in Arckerlcy
et Son.
Manchester, Benjamin Ackcr
ley et Son.
Southainpton,Benjamin Ackcr
ley el Son.
Huit, Benjamin Ackcr ley
et Sam
Glasgow, W. I. Tcmplcton
opmhagm, Adaim 'trans-
port co.
Bremen, J. Bachmann
Hamburg, Jos. Schroder.
/ntwerp, H. Debcnham & Co.
Amsterdam, //oyman & Schu-
urman, Ltd.
Rotterdam, Hoyman et Schu-
urnian, Ltd.
Havre: Agence maritime
L, Strauss,
Paris : Agence maritime
L. Strauss.
Marseille, Watson et Parker.
Bordeaux, Prytz, Millet et Co.
Barcclono, Witty Shipping
Ag'cy. Ltd.
Genoa, Luciano Franzosini.
Malaga, Antonio Font Perez
Gothcnburg, Nordisk Express

Benjamiu Ackerley & Son
agent Gnral pour l'Europe
Liverpooi Eng.
4
R . Dimgan
Agent gnral pour la Colombia
Baranquilla Colombia
E. t. Clments
Agent gn> al pour itaitt
S.-J,
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