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I LE MATIN 6 Avril 1920 tousses passagers qui furent quilles pou-un petit voyage aller-retour ..; l'œil. ... a lu un papier qu'un vieux, Emmanuel Lafontant prsentait la signaturedei habitants du Wharf-auxdlerbes et qui n'tait autre qu'un mandat qu'en voulait taire signer par ces pauvres gens en faveur d'un candidat alin de lui permettre de parler au nom du peuple dans les rues de la Ca pitale. ... n'a pu lire les quelques signa tures qui taient sur le grimoire. Klles taient illisibles. ... a vu un placard du candidat Tribi invitant les ^a vanls, les intellects, les demi-sa vanta, les femmes, les enlanls, les pauvres de la Cathdrale, et me. me ks candidats, ses collgues, un mettieg. Ce matin. Noire Œil n'a plus revu le papier. La pluie a lav oettl mascarade et les mura sont propres. ... a vu, hier vers T> heures, de vant la Iianque Nie, un embarras de voitures. 11 \ avait 0 autos, 4 bus*, \ buggb.t camion t'.S.M.C. 2 bicyclettes, 1 motocyclette, 1 tombereau de l'Abattoir transpor tnut di lionnes quartiers d: boeuf tout roues et qui si ait sang et eau. [Toute celle cohue s'tait im mobilise d'elle mme, et ; i bat lait, trompetait, klaciODOalt : mais personne ne voulait cder le pas et personne n'avanait... 5 Communitpi de f 'Archevch Un acte qui s'impose ., wB manifestation grandiose qui s'est droule dimanche travers les rues de la Capitale ne doit pas rester sans lendemain. L'autorit ecclsiastique, sre par l de rpondre £ l'attente des catholiques Port au-i'rinciens, se propose donc d'riger, daus le voisinage de la Cathdrale, une croix monumentale laquelle on fixera le giand Christ qui fut port eu triomphe le jour le Pques. En mme temps qu'un souvenir del grande mission, ce monu • ment sera uu mmori d permanent de l'inoubliable procession qui la couronna. Monseigneur 1" Archevque ose espier que bon accueil sera fait a la souscription qui sera organise dans cette intention dans les qua tre paroisses de la ville. C'esUudl AParisiana que dbuteront las Danseuses runes dt> vaol le public port-au-princieii. Ce sera lout limplemenl merveilleux. %  ^\ 't. *5 tt il 1 %  A .' Qu'on se donne rendez-vous Jeudi Parisiana pour assistera an un spectacle sensationnel. Le Triomphe du Christ-Roi Conseil dEtat Le public est avis qu'un registre d'inscriptions sera ouvert, au Conseil d Etat, les lundi, mardi et mercredi de cette semaine, de S heures a S heures p. m. a l'effet de recevoir les demandes de cartes d'entre pour la Sance de l'Assemble Nationale, le 12 avril pi ni li in. Le Prelienl du Conseil d'Etat bdmond MONTAS Une infraction la loi Le Journal • Le fourrier Maitien I, ayant enlreint les disposi lions de l'article i de la Loi du 27 juin 1V13 sur la presse en paraissant samedi dernier, malgi l'interdic tion du Dpartement de 1 lait rieur et un acte d'huissier signifi au Directeur-Imprimeur et Crant du dit Journal. Monsieur l'ratt (Luc),celuicia t cit la lequte du Commissaire du Couvei nement comparatre au tribunal corree lionuel et l'audience du jeudi 15 Avril prochain, pour repondre cette infraction. L'Imprimeur, eu contrevenant a U dlense du Upaitement de lin trieur, tombe touB les disposi lions finales de l'article 2 de la Loi du t~, Juiu 19U qm prvoit Une amende de deux cents dollar. ou un emprisonnement d'un six mois pour chaque contravention. Dimanche, jour de Pques, larl le dernier jour de la grande Semaine douloureuse pendant la quelle l'Eglise el l'Univers ralholi(|iie. en deuil, pleurrenl le ;ouvenir de la mari du Crucifi de Jrusalem. Ds le matin, les cloches de la Mlropplilaine,revenues la veille de Honic. comme la dit 1;| pieuse lgede, sbranlrenl dans un carillon triomphal. Elles chantaient Paquea, el la Raurcction. L'apothose allai! commencer. Une foule immense emplissait les nefs de la haute l'.ulhdralc pour assister, l'office solennel par lequel notre Clerg vouhui commmorer l'anniversaire du grand vnement, le plus grand de l're moderne, qui s'est accompli.il ya vingl sicles, dans Jrusalem frmissante! la rsurrection du l'ils de Dieu, venu sur la telle pOUT Le s.ilul les humains el crucifi par un peuple eu Furie. \ S heures 1 2, nu iiiailre-ail; ici par le ses ornements les jours le glorieux triomphe, avec tout l'apparat, toute la pompe magnifique de la liturgie romaine, Sa Grandeur M_gr rArchevque de Port-au-Prince, revtu des plus brillants ornemente sacerdotaux, de la capa magna eailale. coi H de la mille rutilante, portant en main la lourde crosse d'or, clbre le divin Sacrifice. Quatre Chanoines de la Mtropolitaine, portant camailsel bar* I elles violets el le grand eordoil moir dm soutiarU le grand cru( i ii\ d'argent, et de nombreux i prtres en surplis immacnlsenlourcnl l'Archevque. Ceal la messe pontificale, laquelle asgtfl la foule silencieuse et reeueillie. La choraledes Smurs de i tvxlernal chante les diverses parties 'K la messe.Tandis que ces voix pures montaient ver la h.mie vote de ralise, buis je miroitement les franges de la lourde chape qui battent les paulesdu vnrablePrlat.dans l'etincellemenl les ors, dans le parfume les fines volutes bleues de l'encens, l'orgue module les cantiques qui clbrent hVgloire, l'apothose, le triomphe du Dieu ressuscit. Au momenl du sermon, lePre Manise, Suprieur de la Mission iVdeinploriste, gravit la chaire. Sa voix se fil moins svre, plus oyeuse ; el il montra le Fila de 'Homme poussant lu pierre de son tombeau, el s'en chappant, ressuscit, radieux, toul envalop r d'une blouissante aurole. Il faut, dit-il, comme Jsus, pousser la pierre de noire orgueil, de nos vices, de nos passions, afin que nos Ames s'chappent du tombeau du peeh et ressuscitent la lumi.ie, a lu vie. au triompha ternel comme le sui)iiine]iiiiirtvr du liolgnlhn Kl c'est au milieu de ce pieux concert le cantiques, de chanta de reconnaissance, de prires, d'un rayonnement ardent de foi, rie pit el d'amour,clairant tous les visages, que cette imposante eeimouu' s'acheva. Ht Mgr l' Archevque, toujours entour du plus brillant clerg, prcd de lii grande croix d'or dont le Christ esi tourn vers lui. et bnis sanl la foule, quitta l'glise par la grande nef et le grand portail. Dans l'aprs-midi, le Grand Christ, le CluisMloi quitta son glise el vintpannieon peuple. Les cloches sonnent loula vole, la v.lle est frmissante de joie et d'allgresse, nu-dessus les rues s'leii.h'iil des semeiltins eii papier multicolore. Plue le SIKH) fidles, hommes, jeunes hommes, vieillards, femmee, jeunes filles, enfantai!* loul ge processiqnnonl autour de l'Ilonime-Dieq, tendu, dans aa pose de martyr, sous une civire flan lie porte par des mains pieuses, Lmotion si gnrale. Celle immense procession quitte la Cathdrale il heures, Elle suit les rues des l'roills-l'oits, du Peuple, "les Csars, Courbe, l'roii. Sur loul ce loqg parcours, les galeries, les balcons, lus Tendres les ni.lisons, sonl noirs l'une multitude qui sa dcouvre pieusement el s agenouille lors qu'arrive le hrtsURoi. Djss mres lvent leurs foui petits au-dessus .|c la loi||e. pii|i" loUP montrer le Dieu couch, piintflanl. sur la civire et ces |K-lits font le signe de la enaix. Celait impressionnant. Kl |a.na.s.K-ut-lre.enlIa.li.lerbnst uaeu.coinilieDiinaiielie.a PoflauPriawe. un triomphe plus ciahml. ['immense foule atteint la ,,laee de la Cathdrale' hllcl occupe toute entire. Sur une des liantes tourelles de l'Esplanade de la Mtropolitaine, se tient le Pre Manise. debout, devant un drapeau hatien donl la hampe est fiche en terre et qui claque firement au vent. La foule silencieuse attend. Le Christ-Hoi soulev par des mains vigoureuses est porte au haut del tourelle. Il apparat a la multitude dans toute I impies %  tonnante grandeur de son martyre, de son agonie el de sa mort. Cependant Mgr l'Archevque.revlu de sesoriiemeiils sacerdotaux, moule aussi an haut de la tourelle ouest arriv depuis un instant le Saint Sacreistanl port sous un pclil lais rie salin. Le pre Manise adressa quelques mois la roule. Cl puis il lui demande : Voulez-voua JauS, oui ou non? L'enthousismc alors est Indescriptible. Jsus! Jsus I clament ces milliers de voix. LeMissionnaire, toul noir dans le soleil radieux qui claire le spectacle de ses derniers mais plus beaux ravons. est lui aussi transport d'enthousiasme. Il crie alors : — Vive JsilS 1 Vive Noire Sainte Mre l'Eglise! Vive Noire Saint l're le Papel Vive Mgr l'Archevque I Vive Hati Kl ces cris el ces acclamations montent aussitt de toutes les poitrines el ces 8.000 bouches les profrent comme un formidable roulement de tonnerre. La musique joue la Dessalinienne. foules les ttes se dcou vient. Huit mille chapeaux sont tendus au bout les bras, ("est presque du dlire... Puis le calme revint. Kt audessus des ttas prosternes, dans l'etincellemenl du grand ostensoir qui rutile dans les ravons rougesdu soleil couclianl, Mgr lve rOstie-Sainte et trace au-dessus de son peuple agenouill, le signe du pardon. LcCInisi-Koi reprend le chemin de son glise sous une pluie de fleurs jetes par les lves de l'Cxterna't el de Idole Klic Dubois. Oui. Dimanche, Jsus, une nou velle fois, est rellement ressuscit. Le l're Manise que nous avons eu la chance de voir aussitt qu'eut plis lin cette grandiose manifestation, nous a dt qu'il en tait trs satisfait el que si l.i Mission n'avaif point encore port, Port-au-Prince, tous ses fruits,l'imposant spectacle que tous venait d'avoir s.nis les yeux montrai! bien qui ce qui avait dj t ralis tait nronie. Les lois financions (h Gouvernement franais sont votes par la Chambre et le Snat Par cable P\R|S, 4 Avril — Le snat s vot l'etwmhli' h mbrw des dputs a vot hier soir par 260 voix contre lii les projet le la loi de linanc-s du Uouvernii enl dans leur f rme revbje. PARIS—Le projet liauncierdu gouvernement a t dfinitivement adopt pur la en imbre par 'dUO voit contre lti. IHRIS— Mr Raoul Prel, minis tre des linaaces, avec sa minire modeste et s^ns prtention, a ra si faire adoplor pur la chambra et le sutt, en moins d'un* semaine et les obligeant d->rneurer(n aanqe joqF et nuit, des nesures financires qui permettront l'quilibre du budget dd 1926. Le parleLettre au JIATW Mon cher Directeur, Le 1er Avril 1907, Le Matia .araissaitsur deux petites pages f| comptait... lecteurs. Au ter \vril 1926, le nombre des MO* leurs a d.cupl et il paa.t sur deux pages d'un format... *0 ans Quelle dpense d cou rage, de sagesse et d'ne-gie quotidienne „ Comment ne seriez vom pas touch de l'estime que voas tmoignent vos lecteur! Il est vident que vous inspirez confiance et cette assistas a constamment etlray les adversaires qui, de temps autre, se dressrent devant vous. Sans vouloir en tirer vanit, vous pouvez aflirmer que cette Ion gne laveur repose sur la bonne Toi, la lovaut, le dvouement el la sincrit, 1a rgularit irrpro cbable que vous avez toujours apports dans l'accomp issement de vos devoirs professionnels. Dans toults les campagnes que vous avez entreprises, sans nous mbarrasser de formules hypocrites, mprisant la Crusse liltrature et le asbotinags, l'impartialit a toujours ti votre rgle dj conduite. Traitant dos questions l'ordre du jour, vous avt/ su rsis* 1er aux enir.lnenenls des basses passions, n'ayant toujours eu comme principal objeeltl que .'intrt public Vous Stes su ton) )tus vous lever au datant de l'esprit de parti H l'aire preuve a'un seulimenl de conciliation et d'apaisement capuble d'assuier le triomphe des solutions de bon sens. Volie amour de l'indpendan :e, votre isat de U masure et des ralits oui contribu, au cours de toute notre existence, forlitier la confiance punliqua qui a l'ait du Matin ' un orgne de premier ordre. L'inlluence bientiisante dut.Matin sur l'Upioba coilinuera s'exercer chaque jour davantage. Plus notre jeune dmocratie se d veloppcra. plus la raison et la mesure dont vousdonn i un si pui saut exemple primeront le9 illusionet le tapage des utop sle et des dmagogues. Toujoari attach vos princip s, seuls aptts assurer dans votre milieu le rgne du prestige, de U loyaut et de la conscience pro fet.iojoels au seu I de votre 20a aune. cet ge o votre eiprience rflchie discipline U moindre de VOJ initialives.je vous adras 8e, mon cher Directeur, l'exprs sion mue de moi invariable *y n na un llnlmenlj \ ks est tout aussi bit, I ej.endu, pour les rlrniw l a lutes. S;s proprits ei anti eptiq "f* en Utt guenl m: ved.eux poun b.lures, plai s furoncle*,! de tte et iuf ammaliow L peau. Tout bien conntMi de premire ncessit, poert sortes d'usages dan* U fiai En vent • dans toute* l| macies. ment a ralili hier matin les derniers articles Ce sonl ces mesures ou des mesures similaires qui ont caus, su cours des six derniers moi), la chute de lioanciers aussi nuloircinc.it habiles que M vt. Cs.il* laux, Loucheur et Doumer: il ne reste plus miiotennot Mr Pret que de faire ratifier le budget par le snat ds sa rentre le \t ttill ; le budget tel q l'il a t lix dfini tive:Peut par le vote d'hier au se nat et la chaubre, prvoit jl milliards 831 millions de lunes de dpense4 contre 11 milliards 9 9 mulions de francs de reveuus. Il est possible <)u %  les cbilhes qui dpendent surtout de la situation du franc sur le march internation 1 dea changes soient moditis t -viune entame mesure, mais on ne pense pas que les dpenses alUiguent 4t n'ihards de tran s. Remjroieiniits Nladaiiu' C.lfinont Magloire cl Monsieur k'-menl Magloire dans l'Impossibilit de rpondre aux nombreuses marques de sympathie revues l'occasion du dcs de Monsieur JEAN UIUNI-I. plient leurs amis dtrouver ici l'expression de leurs remerciements mus. V/IC W VAPOI Para Torf Afccld^ Graves bagarres Uiodoux et Musr Pur cbla CALOCTTA, 5 Awd -] glantes bagarres se sont f nouveau ce matin l entre hiadous et muiuliM nombta de lues al_ W" plus lev qi'hier.Lmt" 5 naissance dans le ww? Cooololta et le Mechoji et a rapidement gagn aquar.ier Howrsh M'trouilles avtcmilriillaof^j raol les rues, ditptrtjDUJJ fetmtt qui pillent les megaaio* ; Jf*^, comp lment dmoli %  hiudsi' le* iataat de S ont mis le feu a uoe^l moques, ASTI Sut!?* lii JGAREnES rt u POUDBE lo.ciinv.sJ.Bo^f SSH 1 O M Le I-iil en Poudre le plus en vogue aux Etats-l llS Pour l'alimentation des Bbs cl des Convalescents. Le seul lail en poudre qui contient les trois vitamine Les trois indispensables lments la nulrilio' 1 Dessche et strilise d'aprs le procd Jusl-HalmaW 1 IOMILK esl le seul lail dt vache etlpoudi*. Se rapprochant la plusdu h.it maternel. De digestion fcite, c'eal l'alimeni idal potvlaibWt, %  En vente chez : Simon Vieux, Alfroo* Vie, A. 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LE MATIN — G Avril 19*6 k l laminum Lia m m ^^m^m^ i P1-H3 ./ :^i^&fM^'< ^iMSf^M^, 1 rOrltns South American Steansbip Co loc •liHai dpart direct pour utprt-avi Prince "Maiti H ; mer "Uila" laissera Rew-Orlcans lefs jjrectemfnt pour Porlau Grince. || jmer laissera 1 Orlans le 6 avril j;) 9 les ports d'Haiti. Ce 30 mars 1926. A. de IITTEIS 1 Co agents Cclombian steamship Oo h\ '%  ... .'..;: INSIHAXCE OMlVvM a FRANKUN I P.'.;. :\ SI KANCE Co A . Nous ovons le plaisir d'informer nos clients i;ui I %  |.:.r.iidu 1er avril ils onl le choix entre les L'oLccs| ,;\ .i ...vuiraKv contre l'incculic de la '.paiiy t |"rui.U!i Rua LE BOSSE & Go £ GRAND MAGASIN ne Ail aussi bond de mai gg aussi bonnes, aussi ussorlies el surtout aussi g .,, %  ; en de ses articles ne date d'un an.et c'est la *'* .preuve:' nionlier aux quelques boutiquiers fg 1 incelejiot Trop cher sur le Grand Magasin fi$. y f| te steamer Bridget8\*il venant d.rectement Je ) g^i a^m-auv contre ri.uv.ul.e. & #R'W oik ,.st attendi I > ,. I ail-Prince le Aj ( ." m ,,lS,,rm <: i& fi8 a r aurait II rrj'Mtira le mme jour poir^S />j\ j Petit-Goave, lirajoane, Cay s et Jacmel en @| route pour les porls de la Colombie, pren mt £3fj )|lrt tt passagers. <||' Port-au-Prince, le 5 avril .'.26. Il m C.olombian Steamshio Comoary Inc. .W, SSIi^l^! P. /l I ^ /v (5Soinj)attiiii', Porlau-I'rineetllaili). le sametli M dai fIGebara&f.o f A u o n U | I ^' ,,, : I w $S5 ^H? ll'Ciiiirc du proes-vei 'bal d • l'Assemble prcdente. /jv Etesvons intresss! 8 W Coiiwuluuc des Chemin* de Fi /• eV /;.' PAn'.'ie (.':; Ln/-*/.* %  '.<' <&* vJ MM. les Actionnaires de la Compagnie sont convoM ^^({ns en Assemble gnrale ordinaire,au bureau de lai m m V tion des comptes. 3. Election du Conseil d'Administration. 4. Affaires courantes. Port-flu-Prince, le 1er avril 1038. LE CONSEIL D'ADMINISTRATION voir couler leurs camelotes ordinaires. fg. jnieun record pour un magasin qui a desannes Z* :t p& ce de ne possder que de nouveaux articles. Kl \ ^ ^ JUalcment que le (irand Magasin malgr la %}# jK luaLtde ses articles vend meilleur march. V-3* g}' t K GUILDIVES SUCRERIES DEPOTA DE MIICM DEPOTS >E PLANCHES Kg _ M MComiwmie d E tarage Electrique des villes If ENTREPOTS SI i w iiARFp 7 Prux gj de Port-au-Prince et du Cap Hatien /&& \?# MM. les Actionnaires de la compagnie sont convoqus Ol i fty v u emble gnrale ordinaire au bureau de la < uni /,,\i yA paimic. port au erince ( llailil. le samedi X Mai prit, S wdMafiasin poursuit dans sa marche le yout V* ^ l a i prenant une police de la Royal Exckange Assurance gg J^ 10 heures du malin. c3| |uieniierinit et avec raison de plus en plus sur ^l3jp> Corporation de Londres ( Angleterre ). ^ (/;.)V Ordre du jour M choses. £13. Js. L;i (.ompatjnie dirige 34 Compagnies dans les autres Xsg ). : v 1. Lecture clu pro-s-verbal de I' s semble prcdente. ^ J,;. 5-rpavs. ( \^? 2. Mapport du conseil d'Adiniiiislration et prsentation fcfij E GRAND MAGASIN ^ j^ Adressez nous une simple carte postale et no is vous T^ (M des comptes. ",-' %  ti' tk donnerons tous les renseimiemenls voulus. CS{ 'ri\. 3. Klection du conseil d'Administration. \$ MAISON DACCARETT tl5^... A .^M H4M ,„,II...* A '• %  <&>) l. flaires courantes. ^ MAISON DACCARETT 200/208 Rue Traversire W3 ?%i?mm>$ww%%*'-< /K donnerons tous les renseignements voulus. Iw.QUIRTIK W1LLIMS&C ( Agents Gnra .'{. Election du conseil d'Administration. ^ 4. flaires courantes. roii au-i'iince. le 1er avril 1020. Ides Noires. Surmenage I WJJT ^ /LicnikiCfcbpale.EjK"!seisnt |^ ^ Enervemiat Insomnies m:' LE CONSEIL D' .DNIMSTHATION ^y 7~\ '-) LE CONSEIL O* .DMINISTRATION \M fe| 4#__ y) %  s.. c TK-iaraaww^Tt^^njy|i MM [alades des Nerf |ip:6i Impuissants •(•1 ii-t IT •. '.iiv 1 iv. >:• %  •• c "-a".'. nn< IncrgU. (.• l4**'i"'"t \-.s t'M j'.'TiliV. I. i|'p 1:1 a il.*,>.ru, v.i\ PI.'U PMt'.'.lr'l. 1 o •• % %  ( %  %  < %  i.-rr'!. V. s ijf#s >r bf %  uill.-lit, HB'**-.' %  ( 'i P" 'i'* ""' l''' 'I' .ortli ne en nil, firm il 1 %  .• 1 t. •. '>. s '1",un n'en n'-i perd g. Ie*h df P pi s le la nnisnu Nesil. Jj. j !^""^t tt'v J "Z^J^T" *•,[ Anclo-SwissConden.^d Milk t]o, pour les maison* stii K ,<^.. \V ; V >v% •Cl*..„. ,...? V...i.. A R Jl. Ali. Viuv. I.nn.> Mivnra. II. A-tQ* r^Ia^' Vs -/ S^k. •Pli vatAes: SVieux. A. B .li, AUVieux, Lope Rivera, B. k V* ^ tf *f' ,>if ''' % .s s -<^'''" : -"' : ''-"--'""'.^ ^0 N. Sada k Co, Bazar Maropolit in etc. £t5 W ^J^S^SSS JS\ L ^"^-^y *g >i4 Les assortiment arrive s pour les ftea do cette inne £13. 1 -eact et t t s ,s varis Le chocolat a A*. %  mut | .; four toliair* tbiM iisaiu J lANk\ COtON, SOft.. etc.. MI 1 '. a ;.i. ..un „•**l 'ia MAURESQUE' ^ .1 *. 4. .U..i. U.B.WU* U. il.lM. •4MMI S ji sont de la dernire nouvea... 6 u.-.. t .... , "^* un got exquis tt l'embail ge tst coin-ne d habitude de *£'. %  toute beaut. En pros chre LfREGTZIAHN^ AG CERQOUI A^ent (i-n^ral 4 i) |* li^i!^S^Si : i)jS!il> ; i5^^!'# ^ i^ %  1 llOSf.10 du L> OMNS iDALiIBar Termiaas Propritaire: II Widmagr e Cric i c; pai\-ir.t rJKi'niirateur, von* scnt'i rapidonunl vo ncrfi L ICltnjr. ., U i dormi J, l'uppitil renat. Vol iJc l'fclaireilWBI, PM incu >... ,'.\.iunii ssent. Vou< rrprene/ pcMStltion do VOUS |*i*e,ov • i.ric.iu es! aclil.vos fouis mu %  .t.^ji.rt-. Sont .L*(j^K'is. Le n.,oi, 11 fr. BO % '"VilItCj r.i.c. IIX .itloil.iti >n\ .'.r ir.iJc.iiii el .' inalsdes. adie%*edf putyi.ialiit Ncuro'.osi.juai Ju U Salles, 11, B .ul. 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La maison attend psr le s e 1 : • anama attendu le 2t fin es I l> i(!U8 J'Eurcpe, et Ajyeourant un (;r:ind assortiment de eonserves el autres ipielle MsA MII i IM.PII mf nt l'i Li t on (?} < ,s i>re dbiter au pubiic su courant de la semaine sainte. ( !ekiri ; r .ariiruli.r. M HONOHr.Z-NOlS DEV riJE CONFIANCE, r \ lil-Prom titudi W vnl s S,HK/ hl,:N SKHVI ^-X l.lPille Fromrutud*. ]& p„il-au-Prin W Ilaiti. Ie2 Mars UW. j^i m



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LK ivriN U Vv.il 196 I Poudre donne un teint Poudra Tiuan>* (Hcnrjir tktr, ntt naturrl rote pour 0TMM. rackti riair. raNii PMMf, ocr) CrMa T'iodfiri. Tuba p' la MJ„ luin Tc'ndrlrs Eau Tdudalyt Util Ttmdclya ... Satoa TnnOrivs iMrd (roi pour Momlr. rur T-'" brvar. roif MOMatortlM o. clair, ocre fot< 6lJir#. mauve. raYacl lonce. raihti duc roM *alurtl. rouer Mf, t ui/ ) : %  ' % %  %  • %  <£ . • •• ;Touuu i"kt f in., -i%  Urtuds Magi'lus { %  V t, Ufl pu ./ | _'. • %  • • '•.• I • %  %  %  • .. . >; • *" % %  "" O O J, : %  • %  >!. i'.'< %  •. PAR13 COUITO 1 m raus^ission ^5ts* . Hast en outre rappe' i ce-, contribuables, que le dbi de 3 i jours que la Loi leur accorde pour payer le montant de leui impt h la Banque Nationale H d'il, expi rem !>; 30 avril prorh lii du 1er au 30. Passe (elle date, tout retarda tnire encourra ui e surtaxe de 10 o/o pour chaqie mois ou frac tion de mois de retard conforme ment l'a ticle 8 de la Loi du o Juin 1944. Port au Prince, l< 20 mars 1926 Administration Gnrale des Contributions Port-au-Prince. f t\,$90nkM%jniMr*Hr$tma Soulagement immdiat* guurisou % %  w.| Globules Rcbaud Rsuliatsmr>rvetllnz.surprenants m*m I Ta-ttuPharmacti nui -NSK Dem3mJarHotiC§ | E. DALICHOUX, 27. RuVu. : Hugo Bols-Colombes (Seia0| t : A Port u Priiu u : Pt.avmatv BL'CH fente de terni i situs \ la Grand'fiue ( ctl Sud Des terrains de 10 et de 25 pieds de largeur sur 7,"> et f>0 de profondeur, born/s par I* Grand Rue, par la Hue — Brodard et pala Hue du Centre — en ce qui trait ;'i leur facide princip le, — sont mis en vente .'i des prix excessivemeut rduits.— les personnes qui dsirent bnficier de cette vente peuvant s'adresser <'ii cAux Armes die Parie* ou Mr Fdouard >',, Nelson, au >'o. 335 de la Rue des Casernes. CONSTIPATC prou 9B les M p SI 5 %l t SUISOEtt i ;. b .'. '.;.. Pnwr i u a, ii ', Rna • .ini-Ai toi.-. C'SBT LE MBILLTn naa PonrATira tj J Aux.PItTHI. :, i PU irmi^i' 1I4 w Ju ' # touteh %  I ,1 UM m -vm* agi Pharmacie Sjoui Ucnr e avis sa clientle et nui mdecins et t\ inisorm son Laboratoire d'Ulogie en ta | h ; ( logie appliqu sous la Direction du LrRicotet E. Sjourn l e laboratoire est ouvert tous les jours de 7 hres ni urcs du soir pour toutes les rcl erches et acalyi t %  '; nrorre ci jointe, aul pour! | Y. : sst iuanp et ia eonstante Ure-I Ser ut reues que le mardi de ckqi e'sema'm S'adre^r la Pharmacie pour les reDsei.netBeati i nave* d'urines et 5uegastnque Hactioi de Wassermann Baftion deTriboulet Eumendiisangetduprji FX!^P des matir f ^CIIJ faamen le eratl a41bttmioo 1 Co-, s ante Urtij r-j/ • 0 n fond 1 ^O 1783 ( v^Rcims WerlC^S % mJ.& X-U < % %  : / ^— \• tt /connus '#C 1 xiM>rct *' P. Labourde Agent Fmcluif 30 S Rue Montmartre Autrefois on ne connaissait d'autre remde contre les Maux de Dents que l'extraction douloureuse. Aujourd'hui, la plupart du temps, il sufft de prendre une dose de w %  M %  <•• ED vente dans toutes les PharmaciesJitiS^.. si-l&m i*.rujLis&$d$£ l Dpt .• Ch^z R. C. Sladermanu & C 0 Agents %  %  es 1. de MalteJs ef C„ Alj^^tS pour Hati



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WH ECTELH PROPRITAIRE IMPRIM ,:1 H 0om:nt MACHOIRE BOIS-YKKNA U58, Hue Amricaine, 1338 NCMRO SO CENTIMES QUOTIDIEN TELEPHONE N" 242 Le cœur de Hitiminp DS si p 1 ••. cendre t poussire : son esjx'rance est 1 1 us vile ()ii lu terre, sa vie plus nmrabfq que la Itou 1 lorsqu'il ne niait pas celui qui, pur son snu't'e, a imprim en lui l'espiil de la vie. 'Mgenc" me MINE N" .")7(i7 PORT-AL'-PRIXCE ( HATI ) MARDI 6 AVRIL I92B rire leur histoirecVsi'rr!jiistoire tumultueuse et \ue de nos premires relations. Dis le lhul — fccipio nous trouvons dais de l'idnl ;'i leur | d'honneur. Posle aussi MIT. l'ncri\:iin a Iroumol juste, un adversaire \is, il les appelle : les BUflaircs de la Pallie )•. Iles trouvons parloul (.11 [une injustice rparer, oit rclamer. Partout sut payer le sa person" M s'esl sacrifi plus BOKNO pour l'aire relire aux Loin mes de cou IUXnoirs libres leurs Civils et polili(|ues.l)ns %  miiles poli tiq ues, ; dans l'arme et aussi I champs de bataille, ils Moursaii premier rang. %  Mes suivrons pas dans leurs allions. Ils sont Cela nous entralnene tude longue et apie, une vritable lusJledpasserait le cadre us nous sommes fix. le leur, quelques antons glorieux — trop rapotre gr sont encore I parmi nous. Ce sera lehonneurde notre Pays, fpti l'aire jaillir de son |avoir pu trouver dans nts, les dfenseurs urI dsintresss qui dew vaillamment reven* droits et les l'aire ez-Tous un affranchi MiSaiiii-Domingue, connat d'autre droit injustices, les excepf Rgime eolonial. Vous J'ezpas la lettre de Choif 10 Avril 177(),dcvenue iprie; || importe de Jffaihlir ltal d'humiUjtachc I espce noire que degr quelle se [jKeprsenlez-vousccII voit se former, le 17 JJ I Assemble Nainstituante . la preAsseinhle dlibrante V reprsents tous les >s. Jl Kt non pas seulement W U| seraient blonds ou Nulles o la curiosit, Jgonlon, entran,d'un l'assiste, k20 Juin,.uu fj lu Jeu de Paume. |J"" r s aprs il entend la V a "e rponse de Miragler Dreux de In esc "pKeunt coup de fouet: AJTO a votre niallre... L'"'' "y en a plus en L • U j,li,,t l; aprs C sa tonnire luille verte et son cœur [•prime folle, avec le *• tempte, il se prciiH'li ljllro > en v en' a >olir toutes cellesTO restrictions, excep. S u -. dans son Ile loin. LWenncnt les siens cap<*-vous celui lu qui pir, ? 0u J veau e| qu'il ti e A mendrc l; Bonne L, A I, I >> obstacle ne r,!. :,,IX,,rr es bravera 'W tout ensemble J2.">*slices que ses dans Ifeloirr illli 1 lait mais qui aujourd'hui lui paraissent, proprement, insupportables ; et tout ensemble gonfl d'espoir au souvenir des radieux vnements qui dans la Mtropole ont cr un droit nouveau et l'ont gris, le 21 Octobre 17510, Vincent Ogdbarque au Cap. Il semble que le dmon de la Libert le possde. Gnreux dmon qui le poussera vouloir — et tout de suite librer les sien-. Alors que rien n'tait prpar pour une si grande œuvre, pas mme la volont de ceux qu'il dsirait sauver. Il a l'ait passer daiisleurcieur l'enthousiasme qui le soulve et il a pu runir une petite troupe. Il dsarme les blancs, il se bat et il crit le longues lettres. Dans le style ampoul de la Rvolution oh quel mal ont fait les souvenirs le Home! la .littrature boursoufle et hirsute le l'poque est l pour le prouver,-Chavannes.lami dvou, pauvre De Thon de ce nouveau Cinq Mars, plus stratge qu'Ogc mais aussi enthousiaste et uii voulait, lui, toit brusquer, ne pas prendre demnagements et appeler de s.iite la libert tous les esclaves, Chavannes crit aux autorits de la Colonie. Malgr le style grandiloquent, les revendications des Libres sont maigres. Mien que l'excution du dcret du 8 Mars 1790 et des instructions du 28. Toujours 1 seulement, ces fameuses promesses faites en 1685 et jamais ralis "s.Chavannes crit galement aux affranchis de l'Ouest et i\u Sud, pour leur apprendre le mouvement de revendications clat dans le Nord et leur demander le le soutenir. Les affranchis de l'Ouest sont organiss, plus instruits, Ils ont une exprience douloureuse que les autres ne possdent pas encore. Aussi n'approuvent-ils pas les lettres exagres crites par Cha vannes. Le style grandiloquent, solennel et pompeux. l'un Joseph Prudhomme menaant, ne porte pas. Mieux vaut tre bref, ou se taire et agir. Les Libres de l'Ouest convient Og a une entrevue. Mais le malheureux tait dj arrt. Rien ne pouvait plus l'empcher de subir son rigoureux destin, U\ lettre les libres de l'Ouest qui demandaient une runion pour coordonner leurs etloi'ts tait signe de leurs principaux chefs: Pinchinat. Beauvsia, Mare Borno. Aussi, ds l'excution Jd'Og et de Chavanncs, le Conseil Suprieur de Port-au-Prince Ait charg d'informer contra Pinchinat, BtaUVaiS, Duguih, Borno, Bataille jeune, Drouillartl et Labaslille (Ils ; quelpics-uns furent arrts: les autres, notamment Beauvais et Pinchinat furent s'abriter dans le Mirel.alais. ( 1 ) Saluons, ayeerespect, ces immor tels hros prcurseurs de notre Libert intgrale | |> 25 Fvrier 17U1, Sans leur avoir permis d'avoir des avocats Louis XVI en obtint ;ayant subi les tortures de la question extraordinaire abolie cependant par la loi du il Octobre 1789,avant mme que fut aeheV> leur procs; la sentence ne lui rendue que le 5 Mars,onze jours aprs : sur la grand'place du Cap. () ; ; et Chavannes moururent d'une mort Ignominieuse e! cruelle. Que le souvenir de ce crime dera 'ure jamais grav dans notre coeur. A toutes les librt! ms il faut des martyrs. Poiir que l'homme accordai la libert ri):)innie et lt pour lui. non plus un loup, mais un frre, il ne suffisait pas que le Christ fui couronn d'pines et flagell el pril erueifi.ll fallait, a son exemple, que des repiv sentants le la raie a sauver fussent eux-inme sacrifis. Pour sanctifier la place sur laquelle devait tre promulgue notre premire Constitu [ion, il fallait qu'en face du gibet o saignerait bientt la tle de Bousman, se dresst l'chalaud sur lequel Og it Chavannes achevaient de mou rir, les membres briss, les reins rompus. Mais l'lan tait don ni' Mil gr le dfaut de prparation, le manque d'armes, les hommes de couleur crurent devoir profiler le l'motion produite. Dans l'Ouest et dans le Sud ils se soulevrent, sous la conduite des chefs valeureux que nous connaissons: dans le sud, Higaud, dans l'Ouest, Pinchinat, Beauvais, Lambert, Marc Borno. Celui qui fut plus lar I le plus grand, Ption, n'tait alors que simple capitaine sous leurs ordres, Leurs rassembleinents.encore mal agen ces, furent partout disperses par des forces suprieures. A Saint-Domingue I ordre rgna le nouveau,comme il devait rgner plus tard Vasorvie. Un silence le cimetire recou vrit tout, comme d'un lourd manteau. Mais la Libert cpie l'on eroyail dj morle, peine tait-elle ne — allait bien loi se rveiller. I l^ et Chavannes avaient t immol ls; d'autres avaient pri; daubes avaient t rduits en esclavage. L'espoir demeurait, quand mme. La libert ne pouvait pas tre tue, avec de pareils chefs. Bigau.1, Peau vais, Pinchinat cl ce Marc Porno, de qui l'historien C. • rtlouin dira (jue c'tait d'un des plus beaux caractres de noire premire rvolution(l) (1) Essais historiques, page (1) Voir Ption et HtdltLVat St Bmv, tome I, pages 7.'J et H2l CHOCOLAT CACAO HOLLANDAIS de Premire Qualit^ .\\\ sachets de 1 livre Odes. 2j Lu sachets de 1/2 livre 1 Vmtingtoii aujUtatl PHARMACIE CENTRALB D'HATI &fi i il 49 Un Dollar peut gauner t5000 dol/ • S %  oi 1 49 1 •i La Loterie du March Crystal de i'ort au Princo est la plu< populaire qu'Haitipalt jamais vue. La prix Ifs b.'Ibtl |st fix i l)\ DOLLAR, les met i Is |)>ite de toutes le* bourses. C.haque membre de \orie (mille doit eu avoir un. Il y aura 17 lots gagnants Le gros lot.consiste en l'installation complets du March Cttuttl telle quelle est tablie II Grand'Rue h Port SB Prince C'est a dire, l'installation l'rigoriliqne.comptoirs, vitiines, glacires t l'ameublement complet. L'n outre, il y aun un grot stock de marclnndises de tous gnies compa'iHe avec le commerce tait par le March Crystal. N'oub ie/ pas que le March Crystal jouit d'une des plus belles cliente es de l'oit au Prince. File s'lc-ve actuellement entre 400 et 480 clisBtS par jour. Le BU* gnant le c Ile loterie aura un beau revenu t i.uir l'.ivenir. Les autres prix ou lois RtgDSBtS, sont : Ln lot de ( t 000 en espce c < S lots de H lots de Les billets sont en vente ; La l'awlev Sale On,Rai Bonne Pot;*0 March Cryg lai, (Jrand'Rue; t'harmacie Centrale, Grand'Hue; Caves deliordeaux, (irand Hue, Alphtjse Dsir. Grand'Uue. fablo Torrif. Kue du Magasin de l'tital.L. Daniel,Hue Pavt: Bsr Tirmlaus, t^hamp de Mars,(Jardiner A Co Giani'llue. .iOi 850 100 %m%%%%%%%%%%%%%ww i i 1 (jlraiide Literie t S Connataoi en un snlendiiltt immeuliie sis 1 ; |3# jv Port au* princo • : t j|3 avenue jolin Brown No 18/0 •&'£ Et 72 lots gag nanti en esiVes sous le Hau' H5 *&} patroaaao i un Comit com|>.)s1 de •Ci* M Vf. Kmi'e Deslandes, Alexandre Villejoint E louard li-tve, P. J. Mei'e| 8,000 BILLETS $. 5,00 LE MU, Kl' i Lot 90 Lots P.80 P.800 40 iO 1000 100 c 10 1.000 •S 2 000 w3 t 1.000 >V 10 H0 1,000 •tf 10 l s0 1,000 ^l5 •p.* Achet /. un Billet pour avoir la chance de gagner une maison "i5>,-4value \ JOO'O. £jw ^WfWPW*xW***|BP|P|fT*^ Monsieur LOUIS SOR'O Prsident di la Rpublqm Nous svoni soutenu ici qui Is physionomie politique lu Prsident Bctusl do l.i Rpublique csi d'une si lionne ha iinc morale qu'elle lui u valu, ;'i part lu considrstioo respectueuse de ses concitoyens, l'admiration et l:i sympathie lincresdes trangers avec qui il eut retient des relations officicllei et prives. Dans lu galerie de nos Chefi d'Etat, le Prsident Louis Borno occupa, iiicoiitesliihleineiil, l'uiie des premires placs; et il eon.servo, parmi les meilleursj'avanluge considrable d'tre arriv un pouvoir sans compromissions politiques, sans intrigues en dehors de toute comptition de partis. Cest pourquoi. If parti nation il progressiste, rcemment constitu, est ouvert Luis les lments honntes et comptents, disposs aider le gouvernement i continuer foravpi le rgnration qu.il .1 ulolumonl sntrepriae et dont il tient poursuivre li| ralisation en dpit ds obstacles qui pourront tre dresss devant lui. Le Prsident Borno se distingue par la nettet deSI convieI on, hi persvrance de sa voI n, le souci de tout sacrifier a un luit unique el essentiel : l'i ilrl national. On peut discuter SI conception politique, ma s nul ne peut dire ju'il a. au un moment, abandonn sej premires directives. \j! rojf de l'opposition s'est trouv singulirement compliqu des l'lection de M. B uno ht prsidence de la Rpublique. A partir de ce moment, il lallail renoncer rechercher les laideurs morales qui sont comme une blessure allai lie au flanc de certains de nos hommes politiques et par laquelle ils ion vulnrables.—(Une vie ri 1,11 C iln renient consacre SU de.oi n'est pas prcisment un thme il • dissertatio 1 favorable a une uQposttiofi plus proccupe d< nuire .1 eeus pu oc upenl le pouvoir qui de considrer les intrt! essentiels le la Nation. • L'une des erreurs les plus loure\cs de l'i 1 position est de croire que sou attitude esl capable d'eiitaiiKi l'œuvre ticp iste rparation entreprise en laveur du peuple hatien par k Prsident Borno. On rapporte que Morcao de Siiint-MeTv, ayant encouru la disgrce de Napolon, lui dit un jour :" Sire, je ne vous demanda f ioint de rcompenser ma proiit, je demande seulentcnl qu'elle soit tolre; ne craignes rien, celle maladie nVsi pas contagieuse : la reconnaissance esl hi rieur des tombeaux . I 1 parti national-progressiste qui %  outienl avec com i< tion la ulection du rsident Borno, 1 e rclame nullement l'approbation des agitateurs de l'opposition; il exige seulement qu il si il 1. s se ielui qui dirige si habilement Ks destines du pavs le temps n i essairc pour que son programme de gouvernement* dj en pleine excution, reoive une plus lai'g %  1 i ..h alion. Lu leconnaissance est la de ur des tombeaux L'n homme d'Etal im 1 i. ain voyage en Hati; c'est M. William ,\. Rodenberg. Am :>w 1 e prsenliul d\\ peuple, il a sig an Congrs pendant '_'."> anni 1 1 conscutives et I C I, 1,11 de s plus rehiurquables leaders de l'Assemble laquelle il 1 ;ippsrtenu. Ses relations avec l'hnle BCtuel de la Maison IHIIIC lie Un ont valu d'tre considrcomn e l'œil voyageur du Prsidei.t CooMdge . Au Chriatia Science Mbnitbr , il lit la relation de Sun vo'vage e 1 lorsqu'il lui arriva de donner son opinion sur M. Morno. il n'hsita pas dclarer que rhonoj*abla 1 nuis Moi no, Prsident de la K publique, esl un homnic iflttal trs instruit, patriote el avis qui serait estim, pour son caractre ci ses capacits, dans n'importe quel pays . M. Roden))rg ;i donc \ iie rconnu les capacits du Prsident le hi Rpublique, mais ( e ,ui n'a pas moins 'retenu son attention ces! lecaraeti re mn • r|e l'homme. De' combien de ran i id.its In prsidance pourrait< n dire antonl '.' Ce n'est pas 1 ux faiseurs (Yaffldahil ni aux Iranatuges du /,/ -frealu qu'un I areil nommage srail Au. licarter le Prsident Horno do pouvoir, c'est priver le pays les lumires el du patriotisme don de ses Hls les plus ,|' ( t ._ cuper In premire Magistralui-w de l'ElaL 'e serait le' trio|ii|fl)c de la mdiocrit sur la onrptence. N esl ( c pas .. I .,• Temps i oui, hier encore, pai lail du prestige intellectuel (du Prsidei.t Borno '.' L'Assemble Nationale du 12 Avril doit au pa\ de cou 1 \ e r II prsidence de la Rpublique celui ilui 1 U s qualits intellectuelles, le caractre, la conception politique 1 wslituei t une garantie prcieuse pour a prosprit el l'indpendance m tionales. Noire œil %  s m ... a vu sortir de la Douane, un carxion automobi'e ferm arriva pour compte des Maisons Simon el Alfred Vieux et dssltal a fnire les livraisons 4 domicile. ... a vu. Mercredi dernier, le c mion d'il.miNnn P. .., q U j 8e tendait au 1 Hi-llarlirn. aimer, versOheures du oir l'AreasaJs aprs avoir prouv deas pannra de pneurraliq, e L. te haurlei r laoSii V .' r Jl,LU tn rou ' 100 dollars et. cahin c h,., |' on ie brous.a chemn v.rs Port au Prince o Notre U.il revit le camion i(


Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: Tuesday, April 06, 1926
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:06684

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WHECTELH PROPRITAIRE
IMPRIM,:1'H
0om:nt MACHOIRE

Bois-Ykkna
U58, Hue Amricaine, 1338
NCMRO SO CENTIMES
QUOTIDIEN
TELEPHONE N" 242
Le cur de Hitiminp dS si p 1 .
cendre t poussire : son esjx'-
rance est 11us vile ()ii lu terre,
sa vie plus nmrabfq que la
Itou1, lorsqu'il ne niait pas
celui qui, pur son snu't'e, a
imprim en lui l'espiil de la
vie. 'Mgenc"
me
MINE N" .")7(i7
PORT-AL'-PRIXCE ( HATI )
MARDI 6 AVRIL I92B
rire leur histoire- cVsi'rr!-
jiistoire tumultueuse et
\ue de nos premires re-
lations. Dis le lhul
fccipio nous trouvons
dais de l'idnl ;'i leur
| d'honneur. Posle aussi
mit. l'ncri\:iin a Irou-
mol juste, un adversaire
\is, il les appelle : les
BUflaircs de la Pallie ).
Iles trouvons parloul (.11
[une injustice rparer,
oit rclamer. Partout
sut payer le sa person-
" M s'esl sacrifi plus
Bokno pour l'aire re-
lire aux Loin mes de cou
IUXnoirs libres leurs
Civils et polili(|ues.l)ns
miiles poli tiq ues,
; dans l'arme et aussi
Ichamps de bataille, ils
Moursaii premier rang.
Mes suivrons pas dans
leurs allions. Ils sont
Cela nous entralne-
ne tude longue et ap-
ie, une vritable lus-
Jledpasserait le cadre
us nous sommes fix.
le leur, quelques an-
tons glorieux trop ra-
potre gr sont encore
Iparmi nous. Ce sera le-
honneurde notre Pays,
fpti l'aire jaillir de son
|avoir pu trouver dans
nts, les dfenseurs ur-
I dsintresss qui de-
w vaillamment reven*
droits et les l'aire
ez-Tous un affranchi
MiSaiiii-Domingue,
connat d'autre droit
injustices, les excep-
f Rgime eolonial. Vous
J'ezpas la lettre de Choi-
f 10 Avril 177(),dcvenue
iprie; || importe de
Jffaihlir ltal d'humi-
Ujtachc I espce noire
que degr quelle se
[jKeprsenlez-vouscc-
II voit se former, le 17
JJ I Assemble Na-
instituante . la pre-
Asseinhle dlibrante
V reprsents tous les
>s.
Jl Kt non pas seulement
WU| seraient blonds ou
Nulles o la curiosit,
Jgonlon, entran,d'un
l'assiste, k- 20 Juin,.uu
fj lu Jeu de Paume.
|J""rs aprs il entend la
Va"e rponse de Mira-
gler Dreux de In esc
"pKeunt coup de fouet:
AJto a votre niallre...
L'"'- "y en a plus en
L U j,li,,t'l; aprs
C sa tonnire
luille verte et son cur
[prime folle, avec le
* tempte, il se prci-
iH'li ljllro> en v en-
' a>olir toutes celles-
TO restrictions, excep-
. Su-. dans son Ile loin.
LWenncnt les siens cap-
<*-vous celui lu qui
pir, ?0uJveau e| qu'il
ti eAmendrc l;' Bonne
L,A,.I,'I>> obstacle ne
r,!.:,,IX,,rr- es bravera
'W tout ensemble
J2.">*slices que ses
dans Ifeloirr illli
1
lait mais qui aujourd'hui lui
paraissent, proprement, insup-
portables ; et tout ensemble
gonfl d'espoir au souvenir des
radieux vnements qui dans
la Mtropole ont cr un droit
nouveau et l'ont gris, le 21
Octobre 17510, Vincent Ogd-
barque au Cap. Il semble que
le dmon de la Libert le pos-
sde. Gnreux dmon qui le
poussera vouloir et tout
de suite librer les sien-.
Alors que rien n'tait prpar
pour une si grande uvre, pas
mme la volont de ceux qu'il
dsirait sauver. Il a l'ait passer
daiisleurcieur l'enthousiasme
qui le soulve et il a pu runir
une petite troupe. Il dsarme
les blancs, il se bat et il crit
le longues lettres.
Dans le style ampoul de la
Rvolution oh quel mal
ont fait les souvenirs le Home!
la .littrature boursoufle et
hirsute le l'poque est l pour
le prouver,-- Chavannes.lami
dvou, pauvre De Thon de ce
nouveau Cinq Mars, plus stra-
tge qu'Ogc mais aussi en-
thousiaste et uii voulait, lui,
toit brusquer, ne pas prendre
demnagements et appeler de
s.iite la libert tous les es-
claves, Chavannes crit aux
autorits de la Colonie. Mal-
gr le style grandiloquent, les
revendications des Libres sont
maigres. Mien que l'excution
du dcret du 8 Mars 1790 et
des instructions du 28. Tou-
jours1, seulement, ces fameuses
promesses faites en 1685 et ja-
mais ralis "s.Chavannes crit
galement aux affranchis de
l'Ouest et i\u Sud, pour leur
apprendre le mouvement de
revendications clat dans le
Nord et leur demander le le
soutenir. Les affranchis de
l'Ouest sont organiss, plus
instruits, Ils ont une exprien-
ce douloureuse que les autres
ne possdent pas encore. Aus-
si n'approuvent-ils pas les let-
tres exagres crites par Cha
vannes. Le style grandilo-
quent, solennel et pompeux.
l'un Joseph Prudhomme me-
naant, ne porte pas. Mieux
vaut tre bref, ou se taire et
agir. Les Libres de l'Ouest
convient Og a une entrevue.
Mais le malheureux tait dj
arrt. Rien ne pouvait plus
l'empcher de subir son rigou-
reux destin, U\ lettre les li-
bres de l'Ouest qui deman-
daient une runion pour co-
ordonner leurs etloi'ts tait si-
gne de leurs principaux chefs:
Pinchinat. Beauvsia, Mare Bor-
no. Aussi, ds l'excution Jd'O-
g et de Chavanncs, le Conseil
Suprieur de Port-au-Prince
Ait charg d'informer contra
Pinchinat, BtaUVaiS, Duguih,
Borno, Bataille jeune, Drouil-
lartl et Labaslille (Ils ; quel-
pics-uns furent arrts: les
autres, notamment Beauvais
et Pinchinat furent s'abriter
dans le Mirel.alais. ( 1 ) Sa-
luons, ayee- respect, ces immor
tels hros prcurseurs de notre
Libert intgrale | |> 25 F-
vrier 17U1, Sans leur avoir
permis d'avoir des avocats
Louis XVI en obtint ;- ayant
subi les tortures de la question
extraordinaire abolie cepen-
dant par la loi du il Octobre
1789,avant mme que fut aehe-
V> leur procs; la sentence ne
lui rendue que le 5 Mars,onze
jours aprs : sur la grand'pla-
ce du Cap. ();; et Chavannes
moururent d'une mort Igno-
minieuse e! cruelle. Que le
souvenir de ce crime dera 'ure
jamais grav dans notre
coeur.
A toutes les librt! ms il
faut des martyrs. Poiir que
l'homme accordai la libert
ri):)innie et lt pour lui. non
plus un loup, mais un frre, il
ne suffisait pas que le Christ
fui couronn d'pines et fla-
gell el pril erueifi.ll fallait,
a son exemple, que des repiv
sentants le la raie a sauver
fussent eux-inme sacrifis.
Pour sanctifier la place sur
laquelle devait tre promul-
gue notre premire Constitu
[ion, il fallait qu'en face du
gibet o saignerait bientt la
tle de Bousman, se dresst
l'chalaud sur lequel Og it
Chavannes achevaient de mou
rir, les membres briss, les
reins rompus.
Mais l'lan tait don ni' Mil
gr le dfaut de prparation,
le manque d'armes, les hom-
mes de couleur crurent devoir
profiler le l'motion pro-
duite.
Dans l'Ouest et dans le Sud
ils se soulevrent, sous la con-
duite des chefs valeureux que
nous connaissons: dans le sud,
Higaud, dans l'Ouest, Pinchi-
nat, Beauvais, Lambert, Marc
Borno. Celui qui fut plus lar I
le plus grand, Ption, n'tait
alors que simple capitaine
sous leurs ordres, Leurs ras-
sembleinents.encore mal agen
ces, furent partout disperses
par des forces suprieures. A
Saint-Domingue I ordre rgna
le nouveau,comme il devait
rgner plus tard Vasorvie.
Un silence le cimetire recou
vrit tout, comme d'un lourd
manteau. Mais la Libert cpie
l'on eroyail dj morle,
peine tait-elle ne allait
bien loi se rveiller. I l^ et
Chavannes avaient t immol
ls; d'autres avaient pri;
daubes avaient t rduits
en esclavage. L'espoir demeu-
rait, quand mme. La libert
ne pouvait pas tre tue, avec
de pareils chefs. Bigau.1, Peau
vais, Pinchinat cl ce Marc
Porno, de qui l'historien C.
rtlouin dira (jue c'tait d'un
des plus beaux caractres de
noire premire rvolution(l)
(1) Essais historiques, page
(1) Voir Ption et HtdltLVat
St Bmv, tome I, pages 7.'J et
H2l
CHOCOLAT
CACAO HOLLANDAIS
de Premire Qualit^
.\\\ sachets de 1 livre Odes. 2j
Lu sachets de 1/2 livre 1
Vmtingtoii aujUtatl
PHARMACIE CENTRALB
D'HATI
&fi
i
il
49
Un Dollar peut gauner
t5000 dol/

S
oi
1
49
1
i
La Loterie du March Crystal de i'ort au
Princo est la plu< populaire qu'Haitipalt
jamais vue.
La prix Ifs b.'Ibtl |st fix i l)\ DOLLAR, les met
i Is |)>ite de toutes le* bourses. C.haque membre de
\orie (mille doit eu avoir un.
Il y aura 17 lots gagnants
Le gros lot.consiste en l'installation complets du March
Cttuttl telle quelle est tablie II Grand'Rue h Port SB
Prince C'est a dire,l'installation l'rigoriliqne.comptoirs,
vitiines, glacires t l'ameublement complet. L'n outre,
il y aun un grot stock de marclnndises de tous gnies
compa'iHe avec le commerce tait par le March Crystal.
N'oub ie/ pas que le March Crystal jouit d'une des
plus belles cliente es de l'oit au Prince. File s'lc-ve
actuellement entre 400 et 480 clisBtS par jour. Le BU*
gnant le c Ile loterie aura un beau revenu ti.uir l'.ivenir.
Les autres prix ou lois RtgDSBtS, sont :
Ln lot de ( t 000 en espce
c
<
S lots de
H lots de
Les billets sont en vente ;
La l'awlev Sale On,Rai Bonne Pot;*0 March Cryg
lai, (Jrand'Rue; t'harmacie Centrale, Grand'Hue; Caves
deliordeaux, (irand Hue, Alphtjse Dsir. Grand'Uue.
fablo Torrif. Kue du Magasin de l'tital.L. Daniel,Hue
Pavt: Bsr Tirmlaus, t^hamp de Mars,(Jardiner A Co
Giani'llue.
.iOi
850
100
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i


i


1 (jlraiide Literie t
S Connataoi en un snlendiiltt immeuliie sis 1 ;|3#
jv Port au* princo .:t-
j|3 avenue jolin Brown No 18/0
&' Et 72 lots gag nanti en esiVes sous le Hau' h5
*&} patroaaao i un Comit com|>.)s1 de .
Ci* M Vf. Kmi'e Deslandes, Alexandre Villejoint
E louard li-tve,
P. J. Mei'e|
8,000
BILLETS
$. 5,00
LE MU,Kl'
i Lot
90 Lots P.80 P.800
40 iO 1000
100 c 10 1.000
S 2 000
w3 t 1.000
>V 10 H0 1,000
tf 10 l s0 1,000 ^l5
p.* Achet /. un Billet pour avoir la chance de gagner une maison "i5-
>,-4value \ JOO'O. jw
^WfWPW*xW***|BP|P|fT*^
Monsieur LOUIS SOR'O
Prsident di la Rpublqm
Nous svoni soutenu ici qui Is
physionomie politique lu Pr-
sident Bctusl do l.i Rpublique
csi d'une si lionne ha iinc mo-
rale qu'elle lui u valu, ;'i part lu
considrstioo respectueuse de
ses concitoyens, l'admiration et
l:i sympathie lincresdes tran-
gers avec qui il eut retient des
relations officicllei et prives.
Dans lu galerie de nos Chefi
d'Etat, le Prsident Louis Borno
occupa, iiicoiitesliihleineiil, l'uiie
des premires placs; et il eon-
.servo, parmi les meilleursj'avan-
luge considrable d'tre arriv
un pouvoir sans compromissions
politiques, sans intrigues en
dehors de toute comptition
de partis. Cest pourquoi. If
parti nation il progressiste, r-
cemment constitu, est ouvert
Luis les lments honntes et
comptents, disposs aider le
gouvernement i continuer fora-
vpi le rgnration qu.il .1 u-
lolumonl sntrepriae et dont il
tient poursuivre li| ralisation
en dpit ds obstacles qui pour-
ront tre dresss devant lui.
Le Prsident Borno se distin-
gue par la nettet de- si convie-
I on, hi persvrance de sa vo-
I n, le souci de tout sacrifier
a un luit unique el essentiel :
l'i ilrl national. On peut dis-
cuter si conception politique,
ma s nul ne peut dire ju'il a.
au un moment, abandonn sej
premires directives.
\j! rojf de l'opposition s'est
trouv singulirement compli-
qu des l'lection de M. B uno
ht prsidence de la Rpublique.
A partir de ce moment, il lallail
renoncer rechercher les lai-
deurs morales qui sont comme
une blessure allai lie au flanc
de certains de nos hommes po-
litiques et par laquelle ils ion
vulnrables.(Une vie ri 1,11
C iln renient consacre SU de.oi
n'est pas prcisment un thme
il dissertatio 1 favorable a une
uQposttiofi plus proccupe d<
nuire .1 eeus pu oc upenl le
pouvoir qui de considrer les
intrt! essentiels le la Nation.

L'une des erreurs les plus lour-
e\cs de l'i 1 position est de croire
que sou attitude esl capable
d'eiitaiiKi l'uvre tic-piste rpa-
ration entreprise en laveur du
peuple hatien par k Prsident
Borno.
On rapporte que Morcao de
Siiint-MeTv, ayant encouru la
disgrce de Napolon, lui dit un
jour :" Sire, je ne vous demanda
fioint de rcompenser ma pro-
iit, je demande seulentcnl
qu'elle soit tolre; ne craignes
rien, celle maladie nVsi pas con-
tagieuse : la reconnaissance esl
hi rieur des tombeaux . I 1
parti national-progressiste qui
outienl avec com i< tion la u-
lection du rsident Borno, 1 e
rclame nullement l'approbation
des agitateurs de l'opposition;
il exige seulement qu il si il 1. s -
se ielui qui dirige si habile-
ment Ks destines du pavs le
temps n i essairc pour que son
programme de gouvernement*
dj en pleine excution, reoive
une plus lai'g 1 i ..h alion. Lu
leconnaissance est la de ur des
tombeaux
L'n homme d'Etal im 1 i. ain
voyage en Hati; c'est M. Wil-
liam ,\. Rodenberg. Am :>w 1 e
prsenliul d\\ peuple, il a sig
an Congrs pendant '_'."> anni 1 1
conscutives et i c I, 1,11 de s
plus rehiurquables leaders de
l'Assemble laquelle il 1 ;ip-
psrtenu. Ses relations avec l'hnle
BCtuel de la Maison IHiiic lie Un
ont valu d'tre considrcomn e
. l'il voyageur du Prsidei.t
CooMdge . Au Chriatia .
Science Mbnitbr , il lit la rela-
tion de Sun vo'vage e 1 lorsqu'il
lui arriva de donner son opi-
nion sur M. Morno. il n'hsita
pas dclarer que rhonoj*abla
1 nuis Moi no, Prsident de la K
publique, esl un homnic iflttal
trs instruit, patriote el avis qui
serait estim, pour son caractre
ci ses capacits, dans n'importe
quel pays .
M. Roden))rg ;i donc \ iie r-
connu les capacits du Prsi-
dent le hi Rpublique, mais ( e
,ui n'a pas moins 'retenu son
attention ces! lecaraeti re mn
r|e l'homme. De' combien de ran
i id.its In prsidance pourrait-
< n dire antonl '.' Ce n'est pas
1 ux faiseurs (Yaffldahil ni aux
Iranatuges du /,/ -frealu qu'un
I areil nommage srail Au.
licarter le Prsident Horno do
pouvoir, c'est priver le pays les
lumires el du patriotisme don
de ses Hls les plus ,|'( t._
cuper In premire Magistralui-w
de l'ElaL 'e serait le' trio|ii|fl)c
de la mdiocrit sur la onrp-
tence. N esl ( c pas .. I ., Temps i
oui, hier encore, pai lail du pres-
tige intellectuel (du Prsidei.t
Borno '.'
L'Assemble Nationale du 12
Avril doit au pa\ de cou 1 \ e r
Ii prsidence de la Rpubli-
que celui ilui 1 U s qualits in-
tellectuelles, le caractre, la con-
ception politique 1 wslituei t
une garantie prcieuse pour a
prosprit el l'indpendance m -
tionales.
Noire il
s
m
... a vu sortir de la Douane, un
carxion automobi'e ferm arriva
pour compte des Maisons Simon
el Alfred Vieux et dssltal a fnire
les livraisons 4 domicile.
... a vu. Mercredi dernier, le
c mion d'il.miNnn P. .., qUj 8e
tendait au 1 Hi-llarlirn. aimer,
versOheures du oir l'AreasaJs
aprs avoir prouv deas pannra
de pneurraliq, e L. te haurlei r
laoSii "V.'r J-l,LU tn rou'
100 dollars et. cahin c h,., |'on ie
brous.a chemn v.rs Port au Prin-
ce o Notre U.il revit le camion i(


I

LE MATIN 6 Avril 1920
tousses passagers qui furent quilles
pou-un petit voyage aller-retour
..; l'il.
... a lu un papier qu'un vieux,
Emmanuel Lafontant prsentait
la signature- dei habitants du
Wharf-auxdlerbes et qui n'tait
autre qu'un mandat qu'en voulait
taire signer par ces pauvres gens
en faveur d'un candidat alin
de lui permettre de parler au nom
du peuple dans les rues de la Ca
pitale.
... n'a pu lire les quelques signa
tures qui taient sur le grimoire.
Klles taient illisibles.
... a vu un placard du candidat
Tribi invitant les ^a
vanls, les intellects, les demi-sa
vanta, les femmes, les enlanls, les
pauvres de la Cathdrale, et me.
me ks candidats, ses collgues,
un mettieg. Ce matin. Noire il
n'a plus revu le papier. La pluie a
lav oettl mascarade et les mura
sont propres.
... a vu, hier vers T> heures, de
vant la Iianque Nie, un embarras
de voitures. 11 \ avait 0 autos, 4
bus*, \ buggb.t camion t'.S.M.C.
2 bicyclettes, 1 motocyclette, 1
tombereau de l'Abattoir transpor
tnut di lionnes quartiers d: boeuf
tout roues et qui si ait sang et
eau. [Toute celle cohue s'tait im
mobilise d'elle mme, et ; i bat
lait, trompetait, klaciODOalt : mais
personne ne voulait cder le pas
et personne n'avanait...
5 Communitpi de f'Archevch
Un acte qui s'impose
., wB manifestation grandiose qui
s'est droule dimanche travers
les rues de la Capitale ne doit pas
rester sans lendemain.
L'autorit ecclsiastique, sre
par l de rpondre l'attente des
catholiques Port au-i'rinciens, se
propose donc d'riger, daus le
voisinage de la Cathdrale, une
croix monumentale laquelle on
fixera le giand Christ qui fut por-
t eu triomphe le jour le Pques.
En mme temps qu'un souvenir
del grande mission, ce monu
ment sera uu mmori d perma-
nent de l'inoubliable procession
qui la couronna.
Monseigneur 1" Archevque ose
espier que bon accueil sera fait a
la souscription qui sera organise
dans cette intention dans les qua
tre paroisses de la ville.
C'esUudl
AParisiana que dbuteront las Danseuses runes dt>
vaol le public port-au-princieii. Ce sera lout limplemenl
merveilleux.
^\-
't. *5
tt
il
1

A
.'
Qu'on se donne rendez-vous Jeudi Parisiana pour
assistera an un spectacle sensationnel.
Le Triomphe du Christ-Roi
Conseil dEtat
Le public est avis qu'un regis-
tre d'inscriptions sera ouvert, au
Conseil d Etat, les lundi, mardi et
mercredi de cette semaine, de S
heures a S heures p. m. a l'effet
de recevoir les demandes de car-
tes d'entre pour la Sance de
l'Assemble Nationale, le 12 avril
pi ni li in.
Le Prelienl du Conseil d'Etat
bdmond MONTAS
Une infraction la loi
Le Journal Le fourrier Mai-
tien I, ayant enlreint les disposi
lions de l'article i de la Loi du 27
juin 1V13 sur la presse en paraissant
samedi dernier, malgi l'interdic
tion du Dpartement de 1 lait
rieur et un acte d'huissier signifi
au Directeur-Imprimeur et Crant
du dit Journal. Monsieur l'ratt
(Luc),celuicia t cit la lequte
du Commissaire du Couvei nement
comparatre au tribunal corree
lionuel et l'audience du jeudi
15 Avril prochain, pour repondre
cette infraction.
L'Imprimeur, eu contrevenant a
U dlense du Upaitement de lin
trieur, tombe touB les disposi
lions finales de l'article 2 de la
Loi du t~, Juiu 19U qm prvoit
Une amende de deux cents dollar.
ou un emprisonnement d'un six
mois pour chaque contravention.
Dimanche, jour de Pques,
larl le dernier jour de la grande
Semaine douloureuse pendant la
quelle l'Eglise el l'Univers ralho-
li(|iie. en deuil, pleurrenl le ;ou-
venir de la mari du Crucifi de
Jrusalem.
Ds le matin, les cloches de la
Mlropplilaine,revenues la veil-
le de Honic. comme la dit 1;|
pieuse lgede, sbranlrenl
dans un carillon triomphal.
Elles chantaient Paquea, el la
Raurcction. L'apothose allai!
commencer.
Une foule immense emplissait
les nefs de la haute l'.ulhdralc
pour assister, l'office solennel
par lequel notre Clerg vouhui
commmorer l'anniversaire du
grand vnement, le plus
grand de l're moderne, qui
s'est accompli.il ya vingl sicles,
dans Jrusalem frmissante! la
rsurrection du l'ils de Dieu, ve-
nu sur la telle pOUT Le s.ilul les
humains el crucifi par un peu-
ple eu Furie.
\ S heures 1 2, nu iiiailre-ail;
ici par le ses ornements les
jours le glorieux triomphe, avec
tout l'apparat, toute la pompe
magnifique de la liturgie ro-
maine, Sa Grandeur M_gr rAr-
chevque de Port-au-Prince, re-
vtu des plus brillants ornemente
sacerdotaux, de la capa magna
eailale. coi H de la mille ruti-
lante, portant en main la lourde
crosse d'or, clbre le divin Sa-
crifice. .
Quatre Chanoines de la Mtro-
politaine, portant camailsel bar*
I elles violets el le grand eordoil
moir dm soutiarU le grand cru-
(iii\ d'argent, et de nombreux
i
prtres en surplis immacnlsen-
lourcnl l'Archevque. Ceal la
messe pontificale, laquelle as-
gtfl la foule silencieuse et re-
eueillie.
La choraledes Smurs de i tvx-
lernal chante les diverses par-
ties 'K la messe.Tandis que ces
voix pures montaient ver la
h.mie vote de ralise, buis je
miroitement les franges de la
lourde chape qui battent les
paulesdu vnrablePrlat.dans
l'etincellemenl les ors, dans le
parfume les fines volutes bleues
de l'encens, l'orgue module les
cantiques qui clbrent hVgloire,
l'apothose, le triomphe du Dieu
ressuscit.
Au momenl du sermon, lePre
Manise, Suprieur de la Mission
iVdeinploriste, gravit la chaire.
Sa voix se fil moins svre, plus
oyeuse ; el il montra le Fila de
'Homme poussant lu pierre de
son tombeau, el s'en chappant,
ressuscit, radieux, toul envalop
r d'une blouissante aurole.
Il faut, dit-il, comme Jsus,
pousser la pierre de noire or-
gueil, de nos vices, de nos pas-
sions, afin que nos Ames s'chap-
pent du tombeau du peeh et
ressuscitent la lumi.ie, a lu
vie. au triompha ternel comme
le sui)iiine]iiiiirtvr du liolgnlhn
Kl c'est au milieu de ce pieux
concert le cantiques, de chanta
de reconnaissance, de prires,
d'un rayonnement ardent de foi,
rie pit el d'amour,clairant tous
les visages, que cette imposante
eeimouu' s'acheva. Ht Mgr l'Ar-
chevque, toujours entour du
plus brillant clerg, prcd de
lii grande croix d'or dont le
Christ esi tourn vers lui. et bnis
sanl la foule, quitta l'glise par
la grande nef et le grand portail.
Dans l'aprs-midi, le Grand
Christ, le CluisMloi quitta son
glise el vintpannieon peuple.
Les cloches sonnent loula
vole, la v.lle est frmissante de
joie et d'allgresse, nu-dessus
les rues s'leii.h'iil des semeil-
tins eii papier multicolore. Plue
le SIKH) fidles, hommes, jeunes
hommes, vieillards, femmee,
jeunes filles, enfantai!* loul ge
processiqnnonl autour de l'Iloni-
me-Dieq, tendu, dans aa pose
de martyr, sous une civire flan
lie porte par des mains pieuses,
Lmotion si gnrale. Celle
immense procession quitte la
Cathdrale il heures, Elle suit
les rues des l'roills-l'oits, du
Peuple, "les Csars, Courbe, l'-
roii. Sur loul ce loqg parcours,
les galeries, les balcons, lus Te-
ndres les ni.lisons, sonl noirs
l'une multitude qui sa dcouvre
pieusement el s agenouille lors
qu'arrive le hrtsURoi. Djss
mres lvent leurs foui petits
au-dessus .|c la loi||e. pii|i" loUP
montrer le Dieu couch, piintf-
lanl. sur la civire et ces |K-lits
font le signe de la enaix.
Celait impressionnant. Kl |a-
.na.s.K-ut-lre.enlIa.li.lerbnst
uaeu.coinilieDiinaiielie.a Pofl-
auPriawe. un triomphe plus cia-
hml. ['immense foule atteint la
,,laee de la Cathdrale' hllcl oc-
cupe toute entire.
Sur une des liantes tourelles
de l'Esplanade de la Mtropoli-
taine, se tient le Pre Manise.
debout, devant un drapeau ha-
tien donl la hampe est fiche en
terre et qui claque firement au
vent. La foule silencieuse attend.
Le Christ-Hoi soulev par des
mains vigoureuses est porte au
haut del tourelle. Il apparat a
la multitude dans toute I impies
tonnante grandeur de son mar-
tyre, de son agonie el de sa mort.
Cependant Mgr l'Archevque.re-
vlu de sesoriiemeiils sacerdo-
taux, moule aussi an haut de la
tourelle ouest arriv depuis un
instant le Saint Sacreistanl port
sous un pclil lais rie salin.
Le pre Manise adressa quel-
ques mois la roule. Cl puis il
lui demande :
Voulez-voua JauS, oui ou
non?
L'enthousismc alors est Indes-
criptible.
Jsus! JsusI clament ces
milliers de voix.
Le- Missionnaire, toul noir
dans le soleil radieux qui claire
le spectacle de ses derniers mais
plus beaux ravons. est lui aussi
transport d'enthousiasme.
Il crie alors :
Vive JsilS 1 Vive Noire
Sainte Mre l'Eglise! Vive Noire
Saint l're le Papel Vive Mgr
l'ArchevqueI Vive Hati !
Kl ces cris el ces acclamations
montent aussitt de toutes les
poitrines el ces 8.000 bouches les
profrent comme un formidable
roulement de tonnerre.
La musique joue la Dessali-
nienne. foules les ttes se dcou
vient. Huit mille chapeaux sont
tendus au bout les bras, ("est
presque du dlire...
Puis le calme revint. Kt au-
dessus des ttas prosternes,
dans l'etincellemenl du grand
ostensoir qui rutile dans les
ravons rougesdu soleil couclianl,
Mgr lve rOstie-Sainte et trace
au-dessus de son peuple age-
nouill, le signe du pardon.
LcCInisi-Koi reprend le che-
min de son glise sous une pluie
de fleurs jetes par les lves de
l'Cxterna't el de Idole Klic Du-
bois.
Oui. Dimanche, Jsus, une nou
velle fois, est rellement ressus-
cit.
Le l're Manise que nous avons
eu la chance de voir aussitt
qu'eut plis lin cette grandiose
manifestation, nous a dt qu'il en
tait trs satisfait el que si l.i
Mission n'avaif point encore por-
t, Port-au-Prince, tous ses
fruits,l'imposant spectacle que
tous venait d'avoir s.nis les yeux
montrai! bien qui ce qui avait
dj t ralis tait nronie.
Les lois financions (h
Gouvernement franais
sont votes par
la Chambre et le Snat
Par cable
P\R|S, 4 Avril Le snat s
vot l'etwmhli' ciers par 181 fols contre 12, Il
avait dM) ml alopl le prleva-
ment de .100 pour cent sur les
droits de douane et disjoint l'arti-
cle rehlii au monopole cur I im
port-tli m d(s sucres La > h mbrw
des dputs a vot hier soir par
260 voix contre lii les projet le
la loi de linanc-s du Uouvern-
ii enl dans leur f rme revbje.
PARISLe projet liauncierdu
gouvernement a t dfinitivement
adopt pur la en imbre par 'dUO
voit contre lti.
IHRIS Mr Raoul Prel, minis
tre des linaaces, avec sa minire
modeste et s^ns prtention, a ra
si faire adoplor pur la chambra
et le sutt, en moins d'un* semai-
ne et les obligeant d->rneurer(n
aanqe joqF et nuit, des nesures
financires qui permettront l'qui-
libre du budget dd 1926. Le parle-
Lettre au JIATW
Mon cher Directeur,
Le 1er Avril 1907, Le Matia
.araissaitsur deux petites pages
f| comptait... lecteurs. Au ter
\vril 1926, le nombre des MO*
leurs a d.cupl et il paa.t sur
deux pages d'un format...
*0 ans Quelle dpense d cou
rage, de sagesse et d'ne-gie quo-
tidienne
Comment ne seriez vom pas tou-
ch de l'estime que voas tmoi-
gnent vos lecteur!
Il est vident que vous inspirez
confiance et cette assistas a cons-
tamment etlray les adversaires
qui, de temps autre, se dress-
rent devant vous.
Sans vouloir en tirer vanit,
vous pouvez aflirmer que cette Ion
gne laveur repose sur la bonne
Toi, la lovaut, le dvouement el
la sincrit, 1a rgularit irrpro
cbable que vous avez toujours ap-
ports dans l'accomp issement de
vos devoirs professionnels.
Dans toults les campagnes que
vous avez entreprises, sans nous
mbarrasser de formules hypocri-
tes, mprisant la Crusse liltratu-
re et le asbotinags, l'impartialit
a toujours ti votre rgle dj con-
duite. Traitant dos questions
l'ordre du jour, vous avt/ su rsis*
1er aux enir.lnenenls des basses
passions, n'ayant toujours eu com-
me principal objeeltl que .'intrt
public
Vous Stes su ton) )tus vous le-
ver au datant de l'esprit de parti
H l'aire preuve a'un seulimenl de
conciliation et d'apaisement ca-
puble d'assuier le triomphe des
solutions de bon sens.
Volie amour de l'indpendan :e,
votre isat de U masure et des ra-
lits oui contribu, au cours de
toute notre existence, forlitier
la confiance punliqua qui a l'ait
du Matin ' un orgne de pre-
mier ordre.
L'inlluence bientiisante dut.Ma-
tin sur l'Upioba coilinuera
s'exercer chaque jour davantage.
Plus notre jeune dmocratie se d
veloppcra. plus la raison et la me-
sure dont vousdonn i un si pui -
saut exemple primeront le9 illu-
sion- et le tapage des utop sle et
des dmagogues. _
Toujoari attach vos princi-
p s, seuls aptts assurer dans vo-
tre milieu le rgne du prestige, de
U loyaut et de la conscience pro
fet.iojoels au seu I de votre 20a
aune. cet ge o votre eip-
rience rflchie discipline U moin-
dre de voj initialives.je vous adras
8e, mon cher Directeur, l'exprs
sion mue de moi invariable *y pathie reconnaissante.
L.N VlliL vDJM.Nt
Le Dr cloque triiti
extrieur onent ^ lu
Rhumes des^enfaiti
Il prescrit un onguen
vapoisaiil qui est ^.
plemeul Inctionn s
la poitrine uu monieil
du coucher.
U agit de daus faon
Les eufani' n : devraient j
prendre de ra-il^cin.s iotrtk
parue qu'el es cli.rgent et dna]
gent leur p ld estomac dlicat.
A la l'luce, les mdecins d'H^j
traitent les r bu in. s des enf*
d'une r.ioj suie et externe,^
Vicks Vaporub. Le Dr Aeloq^,
Avenue H. 2101, PorttsPru
dit ce qui sud sur ce fameux.
gaant vapori.*aal :
"cliaul don i \ti rJsu'UU]
alislaisints que j'ai obteuaiaal
Vicki Vaporub je considre
cejremde convitntadmirabl_
bien au climat d'tlaiti. Il m*
d'uue aide efficace dans l'eut
de mes fonctions,parliculiit
contre les refroidi semeats.
un cas de bronchite sur
tout jeune bibi, uae aimpl)
Uoj a vie S.iki sufii. -
l'enfant".
Los vapaura SaluUll
Pour le-, rhumes, la tout |
bronchite, il sullit de friclk,
la gorge e' la poilnue avec Val
au moment du coucher. Ses ii
dieuts sonl vaporiss par la I
leur du corps et directementii
ls aux voies respiratoires etl
mes et aux poumons. Ils ji
quent le geime immdiilaai,
lchant le phlegme et facilitaitli
respiration.
En mme temps, Vicki
travers la peau comme ta
plasme' vitux genre "ail
tension el meurtrissure et
ainsi le* vapeurs iulu eei i i
Iriser la congestion. Le l
ment se fait gneilment
ds le malin sous les cooajj
ts de celte double directe N.
G > n na un llnlmenlj
\ ks est tout aussi bit, I
ej.endu, pour les rlrniw l
a lutes. S;s proprits
ei anti eptiq "f* en Utt
guenl m: ved.eux poun
b.lures, plai s furoncle*,!
de tte et iuf ammaliow L
peau. Tout bien conntMi
de premire ncessit, poert
sortes d'usages dan* U fiai
En vent dans toute* l|
macies.
ment a ralili hier matin les der-
niers articles Ce sonl ces mesures
ou des mesures similaires qui ont
caus, su cours des six derniers
moi), la chute de lioanciers aussi
nuloircinc.it habiles que M vt. Cs.il*
laux, Loucheur et Doumer: il ne
reste plus miiotennot Mr Pret
que de faire ratifier le budget par
le snat ds sa rentre le \t ttill ;
le budget tel q l'il a t lix dfini
tive:Peut par le vote d'hier au se
nat et la chaubre, prvoit jl
milliards 831 millions de lunes
de dpense4 contre 11 milliards
9 9 mulions de francs de reveuus.
Il est possible <)u les cbilhes qui
dpendent surtout de la situation
du franc sur le march internatio-
n 1 dea changes soient moditis
t -vi- une entame mesure, mais
on ne pense pas que les dpenses
alUiguent 4t n'ihards de tran s.
Remjroieiniits
Nladaiiu' C.lfinont Magloire
cl Monsieur k'-menl Magloire
dans l'Impossibilit de rpon-
dre aux nombreuses marques
de sympathie revues l'occa-
sion du dcs de
Monsieur Jean Uiuni-i.
plient leurs amis d- trouver
ici l'expression de leurs re-
merciements mus.
V/IC
W VapoI
Para Torf Afccld^
Graves bagarres
Uiodoux et Musr
Pur cbla
CALOCTTA, 5 Awd -]
glantes bagarres se sont f
nouveau ce matin l
entre hiadous et muiuliM
nombta de lues al_ W"
plus lev qi'hier.Lmt"5
naissance dans le ww?
Cooololta et le Mechoji
et a rapidement gagn a-
quar.ier Howrsh M'-
trouilles avtcmilriillaof^j
raol les rues, ditptrtjDUJJ
fetmtt qui pillent ,
les megaaio* ; Jf*^,
comp lment dmoli
hiudsi' le* iataat de S
ont mis le feu a uoe^l
moques,
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utprt-avi Prince "Maiti H ;
mer "Uila" laissera Rew-Orlcans lefs
jjrectemfnt pour Porlau Grince. ||
jmer laissera 1 Orlans le 6 avril j;)
9 les ports d'Haiti.
Ce 30 mars 1926.
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i& fi8a*r aurait II rrj'Mtira le mme jour poir^S />j\ .
j Petit-Goave, lirajoane, Cay s et Jacmel en @|
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Etesvons intresss!
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vJ MM. les Actionnaires de la Compagnie sont convo- m
^^({ns en Assemble gnrale ordinaire,au bureau de lai
m
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tion des comptes.
3. Election du Conseil d'Administration.
4. Affaires courantes.
Port-flu-Prince, le 1er avril 1038.
Le Conseil d'Administration
voir couler leurs camelotes ordinaires. fg.
jnieun record pour un magasin qui a desannes Z*:t p&
ce de ne possder que de nouveaux articles. Kl \ ^ ^
JUalcment que le (irand Magasin malgr la %}# jK
luaLtde ses articles vend meilleur march. V-3* g}'
t K
GUILDIVES
SUCRERIES
DEPOTA DE MiiCM
DEPOTS >E PLANCHES
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M MComiwmie d E tarage Electrique des villes If
ENTREPOTS SI i w iiARFp7
Pr protges les fruits de vos Irav >ux !
gj de Port-au-Prince et du Cap Hatien
/&& \?# MM. les Actionnaires de la compagnie sont convoqus Ol
i ftyvu emble gnrale ordinaire au bureau de la < uni /,,\i
* yA paimic. port au erince ( llailil. le samedi X Mai prit, S
wdMafiasin poursuit dans sa marche le yout V* ^lai prenant une police de la Royal Exckange Assurance gg J^ 10 heures du malin. c3|
|uieniierinit et avec raison de plus en plus sur ^l3- jp> Corporation de Londres ( Angleterre ). ^ (/;.)V Ordre du jour M
choses. 13. Js. L;i (.ompatjnie dirige 34 Compagnies dans les autres Xsg ).:v 1. Lecture clu pro-s-verbal de I'ssemble prcdente. ^
J,;. 5-rpavs. ( \^? 2. Mapport du conseil d'Adiniiiislration et prsentation fcfij
E GRAND MAGASIN ^ j^ Adressez nous une simple carte postale et no is vous T^ (M des comptes. ",-'
ti' tk donnerons tous les renseimiemenls voulus. CS{ 'ri\. 3. Klection du conseil d'Administration. \$
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.'{. Election du conseil d'Administration.
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roii au-i'iince. le 1er avril 1020.
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/LicnikiCfcbpale.EjK"!seisnt |^ ^ '
Enervemiat Insomnies m:'
Le conseil d' .dnimsthation

^y 7~\ '-) LE CONSEIL O* .DMINISTRATION \M
fe| 4#__ y)
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l4**'i"'"t \-.s t'M j'.'TiliV. I. i|'p 1:1 a il.*,>.ru, v.i\ pi.'U
PMt'.'.lr'l. 1 o ,( < i.-rr'!. V. s ijf#s >r bf uill.-lit,
HB'**-.' ( 'i P" 'i'* ""' l''' 'I' .ortli ne en nil,
fir- m il 1 . 1 t. . '>.s'1",un n'en n'-i perd g. Ie* f.nija.t. lu \. '.c n''.l p.i noru, HIC cil iculciii.'nt
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fi l-'i oui !.;<. liimlxin. Saiii-isson. Poiiuiu'sdv lo it, Oign "'(:"')
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mii i im.pII mf nt l'i Li t ,'on (?} <,si>re dbiter au pubiic su courant de la semaine sainte. (
!ekiri;r.ariiruli.r. M HONOHr.Z-NOlS DEV riJE CONFIANCE, r \
lil-Prom titudi W vnl s S,HK/ hl,:N SKHVI ^-X
l.lPille Fromrutud*. ]& pil-au-PrinW. Ilaiti. Ie2 Mars UW. j^i
m


LK ivriN U Vv.il 196

I
Poudre


donne
un teint
Poudra Tiuan>* (Hcnrjir tktr,
ntt naturrl rote pour 0TMM.
rackti riair. raNii PMMf,
ocr) ............
CrMa T'iodfiri.
Tuba p' la mj
luin Tc'ndrlrs___
Eau Tdudalyt.....
Util Ttmdclya ...
Satoa TnnOrivs
iMrd ...........
(roi pour Momlr. rur T-'"
brvar. roif MOMatortlM o.
clair, ocre fot< 6lJir#. mauve.
raYacl lonce. raihti duc roM
*alurtl. rouer Mf, t ui/ )
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Touuu i"ktf in., -i-
Urtuds Magi'lus
{
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t, Ufl pu ./ | _'.
. .'. I
..... .. .
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*""" O
- O
J, : >!. i- '.'<.
PAR13

COUITO
1
m
raus^ission
^5ts*
"
tomme pour se* attires produit?, t'ovi-Y'.ar fabrU
que ses courroies dap es des tnhudQ* tpeiale iak -
r^e dans sen laoraloiw.
Les courroies ordinaires en cuir (aprs avoir servi
pendant un c u. l espace devient p*. s'aminetisent, si ( n-
diUent, et finalement cdent.
Ceci a pour cause Ja ludion (hqaetfo ces courroies BOAt soumise, sans qu'il
s0it possible dejes IuLrilier.
JLM courroies Good fear au contraire ont une substance pisseuse contenue
dans la toile qui enlie ,I,his lt'ui;'ci,nstruction,<|ii les lubrifie auloiiialiipieiiieiit,
conservant par aintjeur souplesse et leur lasticit.
Quand on se sert convenablement des* courroies ood Tear, elles durent trs
longtemps et donnent un service surprenant.
/Les courroies de transmission liood Tear sont laite dans toutes les men-
tions, et pour toute sort; de travail.
Essayez-Us la prochaine fois.
Courroies Qotod y car. joyaux eu caoutchouc.
The if VesiiudiesTrading iouipaiijg
PORT-AU-PRINCE, GQNAIVES, CAP-HAUTEH "
AVIS B ,
idmii.fetrat.on Gnrale
des Contributions
Serice impoi^sur le reveno
L'Adminiftration Gnrale des
Contribution-* irvile tous les Con
tril.uables, Nj'o-iaols Importa-
teurs. Exportateurs. Con&ignalai-
res, etc. de l'Arrondissement de
Port au Prince, se prsenter en
cet office, ( Falet* des Finances
a partir du 1er \vril 1M6, de 8
heures du ma'in, aux fins de r-
clamer le bordereau mis contre
eux. ponr impt sur le i avenu,
deuxime semestre de l'oxercl e
lisral 19."i \'M<>.
Hast en outre rappe' i ce-,
contribuables, que le dbi de 3 i
jours que la Loi leur accorde pour
payer le montant de leui impt h
la Banque Nationale H d'il, expi
rem !>; 30 avril prorh lii du 1er au
30. Passe (elle date, tout retarda
tnire encourra ui e surtaxe de
10 o/o pour chaqie mois ou frac
tion de mois de retard conforme
ment l'a ticle 8 de la Loi du o
Juin 1944.
Port au Prince, l< 20 mars 1926
Administration Gnrale des
Contributions Port-au-Prince.
ft\,$90nkM%jniMr*Hr$tma
Soulagement immdiat* guurisou ? w.|
Globules Rcbaud
Rsuliatsmr>rvetllnz.surprenants m*m I
Ta-ttuPharmacti nui -nSk Dem3mJarHotiC|
_ E. DALICHOUX, 27. Ru- Vu. : Hugo
* Bols-Colombes (Seia0|
t
:
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A Port u Priiu u : Pt.avmatv BL'CH
fente de terni i situs \
la Grand'fiue ( ctl Sud
Des terrains de 10 et de 25
pieds de largeur sur 7,"> et f>0 de
profondeur, born/s par I* Grand
Rue, par la Hue Brodard et pa-
la Hue du Centre en ce qui
trait ;'i leur facide princip le,
sont mis en vente .'i des prix ex-
cessivemeut rduits. les per-
sonnes qui dsirent bnficier de
cette vente peuvant s'adresser <'ii
cAux Armes die Parie* ou Mr
Fdouard >',, Nelson, au >'o. 335
de la Rue des Casernes.
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SUISOEtt
i ;. b .'. '.;.. Pnwr i u a,
ii ', Rna .ini-Ai toi.-.
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