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LE MATIN C'Est Une Monsiruoss donner des mdicaments alcoholiques aux enfants. Il n'y en a pas une seule goutte d'alcohol dans L'Emufsion de Scott F I Ptisserie Fraaise Monsieur Richard Peters Dont la rputation n'rsi plis •> Faire a le plaisir d'annonce sa clientle et ses amis qu'ils trouveront chez lui au No 1422 Hue de l'Agilit t'insi qu'au Ili<,'li I. le Bar H c Bonne loi et che2 Messieurs Eu g Dagaod fk Go Grand'Hue X< M8 en '?ce de la Halle Sud du i arcli de la Place Vallire 'outes sortes de patbatvie* l'our les commandes de B pttne et mariage on pourra s'adiesser —Par le ^dernier courrier sont nrrives les Meringues populaires lidiiiennes harmonises pour piano par notre virtuose Justin Elie— La question des cloches de l'tf'iM SaiDte Anne est entre dans une phase satisfaisante, — Ce soir, la Direction de Parisia toujours chez Degaud & Co ne recommence la srie du aensa tionnel roman 'Le Domino Rouge" avec les 1 PI '. '2me et 3rae pisodes — \ir Windsor Hellegarde inspec teur gnral de l'Insiruciin publiCondilions excepiionne.llemerji avantageuses. FaitsX}V6rs Pourquoi MrHelibenny est parti? UDe nouvelle di Ion de son 'Manuel d'Histoire d-IIaiti l'usage des Eco les de la Rpublique. — C'est samedi soir qu'aura lieu le grand bal que prparent les Mem bres du Cercle Bellevue. — Un reproche certains boulan gers de cette place de livrer la consommation publique des pains qui n'ont pas le poids rglementaire. — On s'accorde dire que la nou Vf Ile comdie "'Les Mystre de Port nu Prince" de notre excellent ami Paullux Paul >era un vnement pour le thttre hatien et consacrera dlinitu t'inent la rputation du jeune it remarquable artiste. K.— La pose de la pierre rappelant le souvenir des trois haitiens : Price fila, Laforestrie et i.uc l'auyo laebe ment assassins le 9 octobre PI!' a eu lieu Lalhan. — La Maison listve & Co a failli tre victime d'un vol audacieux de Douze cents dollars — On at'ire 1 attention de In police et du Maiie de la Ville sur le peut March qui se lient au Poste Marchand de G 0 heures et qui est un vritable rendez vous de gens dp naills— Il y a bains gnrale des prix dit ou. Les commeiants font, parait il des rabais de ">0 o,o. Pour cette raison, l'aune de toile qui se vendait 9 dohars en co'e nujoudhui 5 dolars ".' --le Courrier rot s a apport la douloureuse uouvtlle de la mort de Mr Paul Cour al qi i passa pli s du 1.') ans dans notre pays comme chef de poiUfcuille |la Larqu • .Vus dploiona sircrt ment,la dieptriticn de ce sincre irai d'HatiAux Armes de Paris OIt ii a ^ hygindinedes dames elc. i*** neildlbhdlice f—-——i.^ TSBSW9SBB Voulez vous pataac 8 bom*>a hen ras, de saines distractions '.' AH*?/. AVIS t'arisiana Samedi SS du courant. La Maison G JdAKHLOCh o voi *nWet> %  : la Rtjjjawia. „ i ,n .1^11^ tion do 'lif Lurdidit "r-M Ml avise sanombreuseriienlclequelle lji8tre q ui 80nt |ntrpta par lea rient de recevoir par^ le dernier acteur8 d e i H Henaissar.ee. b Ueau un gros lot deGASOlJIVK Entie 8 gourdes marque \VIC0 et de t'huile Polarne pour aida. \ente en gros et dtail. Le steamer Allianca> de la Panama a laiss hier pour New Yoik avec les pivsagrs suivants : R. Hooper, Ctpt. Lai'sch. Mme Mathilde luvtl, W. Htrold, R. Laroche, L. Morgan, Melle Sanrhe. (1 Del Pino, L. L. Ciotroo, Melle C. B'anchet, Mme S. Clri. H. Charlem?g:;r, Melle I D, C dp Mate, Mme A. Woods. Joseph S Phir, Mme Michel Oreste. S. Wtlson, KdRird Rd. E. Villedroio, M-lle Rsia loiset'e, H. Murad. Parisiana CE SOIR 1 pa U r n mipra pisodes du DOMINO ROUGE Entre G. 1.0 Les candidats qui veulent ptparer le programme d'adrrission 1 Ecole { surtoul par caitse c h e z l'agent des Siences Appliques sont aviss qu'une section piep.-tatoir? sera i cette tin annexe i 1 Ecole, i partir de Novembre prochain* Pour les conditions s'adresser au sige de Ifi'abhssementj Vous trouvre: ^arlou'en bouteilles de toutes grandeurs Huile d'Olive cMacell Alioth L. Preetzmann Aqgerholm UIW2E PASTILLE VALDA EalVT COUCHE C'est la lBjM <[ % %  • Maux de Gor^o. Enrouements. Rhumes de Cerveau, lihumes, Bronthites, etc. cest le mam \mmt de l'Oppression, des Acres d'Asthme, etc., etc. Cest le BON REMDE pour combattre toutes les Maladies de la Poitrine. BECOMMAHDATIOKjeto. 1I eIMPOi>TA>CE 0E1ANDEZ. EXIGEZ dans toutes les Pharmacies Les Vritables PASTILLES tVALDA vendues seulement en BOITES portant le nom ii] I iHIr3 ( r %  ( .IZS^V <\ :TTES . Or 6.00 le millier Ed ESTEVE& PORT-auPRINGE Ne commandez pi encore de harut Passez d'abord au buren Matin o vous saurez qa conditions exceptionnellesvooakn re/. avoir, sans frais ni perte tempe, un livraiii en parfaittatLes Bureaux de Neuss, Hesslein & Co lue Sont IraDsfrsFangll des lues du Quai et Amricaine, l'tage ct d'Armour & Co. Entre par larue Amricaine P. ROtilVIE Reprsentant. ^ALMtPATICA Le Sel II-pati(iue est trs recherch cornue purgatif laiaun hon sl'n.ula itheoatique Ce sel est aussi recommande p. eflicEcil et mue liitnfaisant pou i la traitement de la condes rhumyhsnies. %  e la goutte, de la migraine des diji :esi les, des liTeclioDS siiiiila.res et surtout lea excs d'alcool, w ell'frvescet ce et parlant trs agrable au tfOt. Les coin andes sont rentes chez A. Victor Gentil / 'ne du Magasin de l'Etat il M §8Di aucun Irais de comirisMf^ dil V -V •*



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Quatorzime anne Nos 3913 Port au Priuce.Haiti DIRECTEOR-PROPRIETAIRfc Clment-MAGLOIRE MAGISTRAT COMMUNAL LE NUMERO 15 CENTIrfl Un mon -3 *.0U DEPARTEMENTS Dn.moiB Trois mon trois mois ITRANQER G. 2.50 7.00 8.0 Jeudi 2t Octobre 1920 On ne nous a pas donn une vie courte ^c'est nous qui l'avons faite] telle. Quotidien SENFQUE \\[fl on on ces sont reues au Comptoir IuLoaal 'de Publicit, 9 Rue Tronchet, PiS Eu 19. 2T, 23, Ludgate Hill. Londres, REDACTION;Rue Arnricaine|No. ltftt TELEPHONF: 48 • % % % % %  LITTERATURE HATIENNE Une soire chez Mme Maire! tymme nous l'avions .^annouc, nous liions aujourd'hui un fragment du un de miritrs hatiennes de noire. rleur Flix Courtois Us litres \tauroul gr de leur donner un got de ce noureuu roman \qui paratra bientt. (Uporte s'ouvrit. Mme Mairet pajccompagoe de l'aul Hruny. lit on homme dune quarantaine s, avec une neige prcoce rant sa clievelure noire. Toute ^personne — le f ont dur, le re1 droit et lixe, le ventre un peu [sous la pression don gilet [DMQCas fauves, sa f*oo ngli idi s'asseoir dans la ouate caresdu fauteuil toute sa person (trahissait un ce ces tres ploa que leurs semblables, babitus \iia servir comme de choses ipour les exigences de leur lime, l'aine dans la vie comme [lit ft t un dom-ine a eux aqus sur la faiblesse doa autre?, Dt apprcier ses conforta et lui tendre tout ce qu'elle peut K. [Nuit dput. Il tait de ces dfisses rares, intelligents et cor la sous une faade de ^ohtes.Comprenant tout le bien qu on Itirerd'un mutisme qui est prs (fin systme de conduite, lisant i Annales avec un air d'ennui aux Et infernaux raena par leurs |aes, se rservant de se faite irdana l'ombre mystrieuse des Binions, aux salons quivoques I m inisires, et surtout aux rcepi intime < du chef de I Etat, o (sourire entendu, une faci it. un •sment pntrer la panse ire du matre, la corroborer idtail lumineux jet propos, a sr le signal d applaulissements ainables, font d'eux des pe -on •sminents.mrs pour tous porJUai. 1 s'excusa d'arriver un peu plus i que de coutume ["•Si vous saviez, disait il; ce que P d'occupations depuis deux ou •S jours. Je reviens du. palais ou li'ii pas vu le Frsident qui ma Isdire qu'il ne pouvait me recevoir. A '' a a88 sl ^ ,a sance de chimbre,une sance bien typique. I^Rscontez nous donc a, noou •interrompit Mme Mairet qui, *0 veuve de dput, aintrenaux potins de U politique. [-Figurez vous que quand je suis W s onze heures, j'ai remarqu TCtrtaine proccupation aux viNs de mes collgues, des alles Fioueg de dpu's confrant avec "Jrtsideot, de petits groupes o ^Chuchotait en un apart inqui*rsf, l'atmosphre des grands Ue Compris qu'il y avait quel •CDoae dans l'air. Je m'approche •sux ou trois amis, j'essaye de ^urer quelques mots, une allu%  I meut permis de toit dlnr. Hien, rien. L'appel est tait \LL t0avre t c'est le dput. V petite Rivire qu'on estjtout JJJ de voira la tribune. Je prte ww : il donne lecture d'una pro "Jjn accordannt au Chef de l'Enquante mille dollar don de f£" rie 'connaissante. Que faire ? i'L P i 1 au dpourvu et je voyais •"mes gens courant au pi 1 jvestissant mon attitude, me Jetant comme indiffrent au itn J 8 Je rae reprends, une 'oudnine jaillit du fond de ma (j..]9 me lve e. demande que in* 0,t lev soixante dix oiiars et d'y ajouter une pe S 5 c ,? ,|Ui e8t accept sans %  won. \ ouata tour que je leur ai jo l, ces vilains bonshommes dont je vois eucoro la mine de dpit. ;. flsouriaitllnement ne se? petits yeux ronds, de s-s lvra*s malicieuses. — .Soixante du mille Joilars, souligna Jacques 11 y a des personnes qui seraient si heureuses d'eu possder senlement nulle. Mille dollar-, rptait-il, avec une naance de regret dans la vo x. Mme Mairet il t : — Que tera-l-il de tout cet argent, lui qui est dj PI riche 7 Loulou se garda de toute ril zion qu'elle jugeait vaine. Ei'e redevint songeuse avec non air d'habituel ennui qui uonnait sa beaut quel que chose d indfinissable, de tiou blant. Paul cessait de soutire et la considrait d'un regard o luisait un feu de convoitise. Loulou tait tout son d.-:i.', c'tait le rsea tuyautes un bonheur tninqui, une pro ne nade au bois avec une amie d'autan qu on n'a plus revue. Loulou jouait avec .n avec s >n ue o gisaie il des espo ci morts o dormut I alaogiiasa nmt de dsira inceriaius et troubles, deairs d amours, 1 l gance et de luxe. Elle s'arrta bruj • lueimnt avec uu jo.igaite qui rd lova soi b iste uulin sur 1J piano. Une voix ll e implora ; — Encore Loulou, encore C'tait Annette, U petite s eir so if frante qui n'avait pu tenir au lit, et qui et ut appuye la porte. Mme Mauet la gronda tendrement: — (Juelle imprudence de te lever Pourquoi as-tu fait cela ? — Four couter la musique. M ne Mairet l'attira elle, la fit asseoir son ct. Annette tait une enfant de qua orza ou qaiasi uns. U ligure ple et allonge, avec des yeux hrjllan s, trop vifa. K le dprissait depuis quel pies mois comme si la vie se ft retire d elle peu peu. A la suite d'une tiviv in testinale, elle uit reste longe nps sans pouvoir marcher. Mainenant c'tait la tU qui chancelait, avec des douleurs dont elle sortait briaj La mdecin croyait vaguement U muingite. Loulou docile au caprice da la petite iinla lo, se mit jouer. Cette fois, c'tait uno valse aime d'elle, une valse lente o Annette croyait entendre le dernier soupir d'un enfant. AnneUe adorait ce mor ceau, musique d'un son, musique Ue U rue,couapoae par uu musicien Les membres de l'Union syndicale du Corna d? Sant (mdecins, pharmaciens, d MUistes et iges feinmesi so t avis.i que la sance trimestrielle se tiendra l'Mospics St Franois de Sales t le v-ndredi -.'2 octo bre c mrant i 1[2 heures de l'apri midi. Ordre du jour : le questions int reesant la corporation 'Jo Communications acirntiliqupsVous trouverez prixmodre : De jolies chaim et doa dvoueunnt ab3!u ? Ma grand amiti qui veilh est inquita. Vous vous rapuilez ci que j3 vous ai dit, prs du piano un soir o vous jouiez le BOOM air avec la mme me. la mme posie 7 J'taia bien mu, j .> vous ai murmur deschoses qu s le m'tonnais de voua dire, et voua in avez rpoadu de vo tre sourire crise Ali/ c.tait si gra ve, si srieuxJe veux que voua parliez maintenant, que vous nu disie: un mo: qui ma permette l'espoir. — Nou, pti ci soir, je ne puis pas, ce soir, partez .. Il partit. Loulou poussa un soupir et sa mit sangloter Uas pleura descendaient lentement de ses joues malgr s >n eifor: pour les refouler. Craignant le retour de sa mre qui la troublerait davantage de 1 indiscrtion de ses questions, elle monta au balcon. LV elle s'abandoina la volupt .n irb de de ses larmes, e le pleura o.umo si elle eu perdu un tre cher, a/ec une prcipitation de son soufile q u faisait oaloitar sa p oi. nne intacto de jena tilleLin i onensedsesooir, comme une pluie Sua de novembre, noyait par degrs s)u '.re o so lamentait une grande p t —piti d elle-mme incomprise, de sa vi) qui 8't3ndait purante et vide, ainsi que le dsert inlini u'un Champ d/ast, de sa beaut qui dna le cri pm de sa chair et nson (vu,,;, attendait celui par qui elle vivrait vraiment,dont elle mendierait lea caresses naives ou brutales. Alors surgit devant elle lima ge de Paul invitiut et cordial, qui lur conaeillait l'o io!i de tout dioi l'treinte de ses lirai vigoureux' lue minute elle lui sourit, un jlair fugi tit illumica l'iriuiiit de ses prunelles, Fuis elle s'abma daus ses larmea qui revinrent rapides, aveuglantes. Elle sanglota doucement, le visage cach au creux de ses main, CJ.II UJ si elle et craint de voir quelque chose prs delH. Flix COURTOIS Extrait de t Ddax FauvreG Petites Filles Roman banian. U iio pistai Wiisoo Ua eatrainement physique et mental assidu ranci peu peu la saate au chef de l'Etat amricain Connatra t on jamait la vrit sur la curieuse malaiie oui depuis plusieurs unis a frapp d impotence le chef del grande Rpublique amricaine:' Peuttre. Lorsque le fondateur de la Ligue des .\attuns aura quitt la blanche demeure prsidentielle qui resplendit comme un joyau au centre de la capital ides l-'Aa'.s t %  lit, peut tre en effet aaro It-noitf quelques prci')ns int fuanUi et l'explication de cille phrase alanninte des premiers jour* del maladie de M Wikon : t Coprsident est Irci malade. Cependant, la Maison Blanche n'est plus le temple mgstrieux dont t accs tait rigoureusement interdit, mme aux grands de la terre en visite aux E.mts-bnit. .\ous sajous maintenant ommenl vit celui qui, il g a an~*, t u peine, Hait lou comme un demi dieu par la moiLe du monde .\ous savons notamment p ir les quelques fortuns qui ionisant de l intimit prsidentielle — particuli' rem j ,nt le docteur Grag* son — que M. Wils)n mne l heure actuelle une me des plus MUVSS, M • • Uv 7 heures, le prsident se mit auisitl d sa toilette, laquelle il comaori une baism dtmi heure. Dtail important et concluant : il se raie lui mime., avec un c sadlg' t razor , cela tsi vrai, mais sam le secourt d'un barbier. La paralysie du ct gauche disparat donc rapidement, li. vVi/w/a sort de son cabinet de toilette prsi travail. Pendant deux heures et demie il s'ijne et annote. Il signe les papiers d'h'tat et la correpondance prpare par M. lumulty. //| stnographie par fois quelques unes ue ses pensss qui sont ensuite transcrites par nn secrtaire particulier. Le prsident parait avoir retrouv sa force dt concentration men taie, et au dire de ses familiers, il jouirait pleinement de ses facults. En conseil des ministres, celte stabilit mentale s affirmerait de plus en plus. Il les prside tous et gay souvent ses secrtaires par son humour et ses anec doctes. Avant le repas de midi, U prsiient fait environ une demi heure de chaise longue au soleil, sur la terrasse me ri dionale de la Maison Blanclie. Alors il parcourt les journaux, trs rapide ment, car il possderait la facult ordi nairemcnt rserve aux journalistes d'extrait e la substance d un article par un simple coup d ueil sur le titre et les dbuts d'alinas. Le lunch, pris en compagnie de Mme W tison, est vite expdi, et l on sort de la salle d man jfer pour monter en auto Da retour au palais, le pr^sieent reprend ses exercices phgsiques de la matine, marche, escalier, etc., puis il se renferme dans son cabinet pendant une heure. L'entraimment mental est aussi prescrit et rglement par le doc teur Grayson, lequel maintenant est pleinement satisfait des progrs accon\ plis par son patient. %  Li grande distraction de Ai. WiLo . ceU le cinma. Aprs le dner, c'est pea dant une bonne heure que U prsilut suit avec l'attention et le ravisseur U \> plus comblets les volutions des loihs du film Bill Hart, Charles Rw et MI glas l-airbanck.l heureux pjux in /olie Mary Pickhri, sont les favjrn di grand Domine amricain, ht apri celte vision fugitive des plus mmuiti dra • mes du Far IV est que lunanatoi amricaine ait pu concevr, U prc.i.lent se retire dans M chambre pour sab.it dent toujours lgant, et, sans transi donner d un soin mil fou et rbiraleur lion, il se livre activement aux exer cices phisyqaes, la gymnastique, plu Fit, qui lui sont prescrits par le doc teur amiral, son fidle Gragson. Le Prsident s enlraine srieusement ; il ^L.i valeur tbrapeut que d: cette sance de cinma est,de l uns du docteur f,ru\> son, incontestable De mme, celle de la lecture dis romans. Les ronvis, le m%rche,il sasseoit, se l-je,~marchedej' rsuient lci dtvjrc dans la mesure nouveau,gravit et descend les escaliers. *P ermse par 'amiral cela va de soi. Ce dernier exercice est surtout recoin •• romans policiers surtout le fascinent. mani par le docteur de la Maison Blanche, car c'est sur lui que compte l'a mirai Gragson pour chasser dfiniti vemenl le reste de l impotence prsiden tielle. Mais anime tout danger n est pas compltement cart, un domeili que galonn accompajne toujours le malade. \ S heures, petit djeuner. Ira co U suit avec l intrt U plus con.entr la poursuite dnn tH criminel jusqu'au triomphe de la /uslice, et sa iubilation est m ense lorsque le droit est veng et le crime puni. Le prsident vit dans une almospbire calme tt rconfortante. Aussi, nous le rptons, ses nuits sont-elles rparatrices. i

Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Book
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: Thursday, October 21, 1920
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
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Quatorzime anne Nos 3913
Port au Priuce.Haiti
DIRECTEOR-PROPRIETAIRfc
Clment-MAGLOIRE
Magistrat Communal
LE NUMERO 15 CENTIrfl
Un mon -3 *.0U
DEPARTEMENTS
Dn.moiB
Trois mon
trois mois
ITRANQER
G. 2.50
7.00
8.0
Jeudi 2t Octobre 1920
On ne nous a pas donn
une vie courte ^c'est nous
qui l'avons faite] telle.
Quotidien
SENFQUE
\\[fl on on ces sont reues au Comptoir Iu-
Loaal 'de Publicit, 9 Rue Tronchet, PiS
Eu 19. 2T, 23, Ludgate Hill. Londres,
REDACTION;Rue Arnricaine|No. ltftt
TELEPHONF: 48


LITTERATURE HATIENNE
Une soire chez Mme Maire!
tymme nous l'avions .^annouc, nous
liions aujourd'hui un fragment du
un de miritrs hatiennes de noire.
rleur Flix Courtois Us litres
\tauroul gr de leur donner un
got de ce noureuu roman
\qui paratra bientt.
(Uporte s'ouvrit. Mme Mairet pa-
jccompagoe de l'aul Hruny.
lit on homme dune quarantaine
s, avec une neige prcoce
rant sa clievelure noire. Toute
^personne le f ont dur, le re-
1 droit et lixe, le ventre un peu
[sous la pression don gilet
[DMQCas fauves, sa f*oo ngli
idi s'asseoir dans la ouate cares-
du fauteuil toute sa person
(trahissait un ce ces tres ploa
, que leurs semblables, babitus
\iia servir comme de choses
ipour les exigences de leur
lime, l'aine dans la vie comme
[lit ft t un dom-ine a eux
aqus sur la faiblesse doa autre?,
Dt apprcier ses conforta et lui
tendre tout ce qu'elle peut
K.
[Nuit dput. Il tait de ces d-
fisses rares, intelligents et cor
la sous une faade de ^ohtes-
.Comprenant tout le bien qu on
Itirerd'un mutisme qui est prs
(fin systme de conduite, lisant
i Annales avec un air d'ennui aux
Et infernaux raena par leurs
|aes, se rservant de se faite
irdana l'ombre mystrieuse des
Binions, aux salons quivoques
Iminisires, et surtout aux rcep-
i intime< du chef de I Etat, o
(sourire entendu, une faci it. un
sment pntrer la panse
ire du matre, la corroborer
idtail lumineux jet propos, a
sr le signal d applaulissements
ainables, font d'eux des pe -on
sminents.mrs pour tous por-
JUai.
1 s'excusa d'arriver un peu plus
i que de coutume ,
["Si vous saviez, disait il; ce que
P d'occupations depuis deux ou
S jours. Je reviens du. palais ou
li'ii pas vu le Frsident qui ma
Isdire qu'il ne pouvait me recevoir.
a '' *a' a88'sl^ ,a sance de
chimbre,une sance bien typique.
I^Rscontez nous donc a, noou
interrompit Mme Mairet qui,
*0 veuve de dput, aintren-
aux potins de U politique.
[-Figurez vous que quand je suis
W s onze heures, j'ai remarqu
TCtrtaine proccupation aux vi-
Ns de mes collgues, des alles
Fioueg de dpu's confrant avec
"Jrtsideot, de petits groupes o
^Chuchotait en un apart inqui-
*rsf, l'atmosphre des grands
Ue Compris qu'il y avait quel
CDoae dans l'air. Je m'approche
sux ou trois amis, j'essaye de
^urer quelques mots, une allu-
I meut permis de toit d-
lnr. Hien, rien. L'appel est tait
\Ll t0avre t c'est le dput.
Vpetite Rivire qu'on estjtout
JJJ de voira la tribune. Je prte
. ww : il donne lecture d'una pro
"Jjn accordannt au Chef de l'E-
nquante mille dollar don de
f"rie 'connaissante. Que faire ?
i'LPi1' au dpourvu et je voyais
"mes gens courant au pi
1 jvestissant mon attitude, me
Jetant comme indiffrent au
itn j8 Je rae reprends, une
'oudnine jaillit du fond de ma
(j..- ]9 me lve e. demande que
in*0,t lev soixante dix
oiiars et d'y ajouter une pe
S 5 c,? ,|Ui e8t accept sans
"won. \ ouata tour que je leur
ai jo l, ces vilains bonshommes
dont je vois eucoro la mine de dpit.
;. flsouriaitllnement ne se? petits yeux
ronds, de s-s lvra*s malicieuses.
.Soixante du mille Joilars, sou-
ligna Jacques 11 y a des personnes
qui seraient si heureuses d'eu pos-
sder senlement nulle. Mille dollar-,
rptait-il, avec une naance de re-
gret dans la vo x.
Mme Mairet il t :
Que tera-l-il de tout cet argent,
lui qui est dj pi riche 7
Loulou se garda de toute ril zion
qu'elle jugeait vaine. Ei'e redevint
songeuse avec non air d'habituel
ennui qui uonnait sa beaut quel
que chose d indfinissable, de tiou
blant. Paul cessait de soutire et la
considrait d'un regard o luisait un
feu de convoitise. Loulou tait tout
son d.-:i.', c'tait le r voudrait orner son existence, et qci,
en lui dispensant une plnitude d il-
lusions idales, le ddommagerait
de l'atmosph/ de la p -litique. Il
pensait l'enivrante douenir quil y
aurait se p-jneher sur ses beaux
yeux si tristes, boire comme un
philtre de p-iu'.emps la aducliO
qui en manait, les baiser lente-
ment, encore, toujours Et quel
montantpou luijhibi ueuux amours
vulgaires, de t-uir un amour vrai,
original et dsintress, d'treindre
la souplesse d i ce te taille, de met-
tre une vie intense c; visage ua
peu pale, de forcer Loulou se don
ner toute, s avouer vaincuo dms
uue abdictto i, une dfait* de sa
pudeur.
Il s'approcha de Loulou la pria
de jouer du piano Tous applaudi-
rent. Elle excuta un air fugitif. Ce
quelle jouait n'tait non, quelques
notes voiles sur un ryih n ) uerceur.
Mais une motion ir* douje et tri
triste remua confusment au tr-
fonds de tou, c*r l'Ame harmoniou
se et dolente de Loulou fleurai', dans
le soir La nudit de ses mains pas-
sait sur la blancheur ivoirine des
touches, et c'taient des sou airs qui
fajiairnt rver a des cb >sea tuyautes
un bonheur tninqui, une pro ne
nade au bois avec une amie d'autan
qu on n'a plus revue. Loulou jouait
avec .n avec s >n ue o gisaie il
des espo ci morts o dormut I a-
laogiiasa nmt de dsira inceriaius
et troubles, deairs d amours, 1 l
gance et de luxe. Elle s'arrta bruj
lueimnt avec uu jo.igaite qui rd
lova soi b iste uulin sur 1j piano.
Une voix ll e implora ;
Encore Loulou, encore
C'tait Annette, U petite s eir so if
frante qui n'avait pu tenir au lit, et
qui et ut appuye la porte.
Mme Mauet la gronda tendrement:
(Juelle imprudence de te lever !
Pourquoi as-tu fait cela ?
Four couter la musique.
M ne Mairet l'attira elle, la fit
asseoir son ct. Annette tait
une enfant de qua orza ou qaiasi
uns. U ligure ple et allonge, avec
des yeux hrjllan s, trop vifa. K le
dprissait depuis quel pies mois
comme si la vie se ft retire d elle
peu peu. A la suite d'une tiviv in
testinale, elle uit reste longe nps
sans pouvoir marcher. Mainenant
c'tait la tU qui chancelait, avec
des douleurs dont elle sortait briaj
La mdecin croyait vaguement U
muingite.
Loulou docile au caprice da la
petite iinla lo, se mit jouer. Cette
fois, c'tait uno valse aime d'elle,
une valse lente o Annette cro-
yait entendre le dernier soupir
d'un enfant. AnneUe adorait ce mor
ceau, musique d'un son, musique
Ue U rue,couapoae par uu musicien
Les membres de l'Union syndicale
du Corna d? Sant (mdecins, phar-
maciens, d MUistes et iges feinmesi
so t avis.i que la sance trimestri-
elle se tiendra l'Mospics St Fran-
ois de Sales t le v-ndredi -.'2 octo
bre c mrant i 1[2 heures de l'apri
midi.
Ordre du jour : le questions int
reesant la corporation 'Jo Communi-
cations acirntiliqups-
Vous trouverez
prix- modre :
De jolies chaim et do Vienne nouvel Unie ni an tues.
Chez F. Breton
Rue du Centre 1815
SOS RIVALES!
Ce sont les Cigarettes
DE
LA NATIONALE
Apprcies leur juste
valeur par les vrita-
bles connaisseurs.
du palais et que glapissait parfois
dans la nuit avance un accordon
du quartier.
Jacques se leva, sorra les mains,
se retira Loulou ne vit pas le petit
signe que lui lit sou fianc, et qui
disait la je inn u'Ib de le reoon-
duive. Mma Mairet rsMena A-mette
dans sa chambre-
Faul reata seul avoc Loulou. Il lui
dit :
Il y a si loogtempi que j'appelle
ce moment. Causons un peu, ma
petite amie. D abord, dites moi pour
quoi ce nuage qii assombrit ces
beaux yeux ? N ost-Ca pas que je
suis 1 ami lo plus sr et que vous
ne doutez pas de m >a dvoueunnt
ab3!u ? Ma grand amiti qui veilh
est inquita. Vous vous rapuilez ci
que j3 vous ai dit, prs du piano un
soir o vous jouiez le BOOM air avec
la mme me. la mme posie 7 J'-
taia bien mu, j .> vous ai murmur
deschoses qu s le m'tonnais de voua
dire, et voua in avez rpoadu de vo
tre sourire crise Ali/ c.tait si gra
ve, si srieux- Je veux que voua
parliez maintenant, que vous nu
disie: un mo: qui ma permette l'es-
poir.
Nou, pti ci soir, je ne puis
pas, ce soir, partez ..
Il partit. Loulou poussa un soupir
et sa mit sangloter Uas pleura
descendaient lentement de ses joues
malgr s >n eifor: pour les refouler.
Craignant le retour de sa mre qui
la troublerait davantage de 1 indis-
crtion de ses questions, elle monta
au balcon. LV elle s'abandoina
la volupt .n irb de de ses larmes,
e le pleura o.umo si elle eu perdu
un tre cher, a/ec une prcipitation
de son soufile q u faisait oaloitar sa
poi.nne intacto de jena tille- Lin
i onensedsesooir, comme une pluie
Sua de novembre, noyait par degrs
s)u '.re o so lamentait une grande
p t piti d elle-mme incomprise,
de sa vi) qui 8't3ndait purante
et vide, ainsi que le dsert inlini
u'un Champ d/ast, de sa beaut
qui dna le cri pm de sa chair et
n- son (vu,,;, attendait celui par qui
elle vivrait vraiment,dont elle men-
dierait lea caresses naives ou bru-
tales. Alors surgit devant elle lima
ge de Paul invitiut et cordial, qui
lur conaeillait l'o io!i de tout dioi
l'treinte de ses lirai vigoureux' lue
minute elle lui sourit, un jlair fugi
tit illumica l'iriuiiit de ses pru-
nelles, Fuis elle s'abma daus ses
larmea qui revinrent rapides, aveu-
glantes. Elle sanglota doucement, le
visage cach au creux de ses main,
cj.ii uj si elle et craint de voir
quelque chose prs delH.
Flix COURTOIS
Extrait de t Ddax FauvreG Petites
Filles
Roman banian.
U
iio pistai Wiisoo
Ua eatrainement physique et
mental assidu ranci peu
peu la saate au chef de
l'Etat amricain
Connatra t on jamait la vrit sur la
curieuse malaiie oui depuis plusieurs
unis a frapp d impotence le chef del
grande Rpublique amricaine:' Peut-
tre. Lorsque le fondateur de la Ligue
des .\attuns aura quitt la blanche
demeure prsidentielle qui resplendit
comme un joyau au centre de la capi-
tal ides l-'Aa'.s t lit, peut tre en effet
aaro It-noitf quelques prci')ns int
fuanUi et l'explication de cille phra-
se alanninte des premiers jour* del
maladie de M Wikon : t Coprsident
est Irci malade.
Cependant, la Maison Blanche n'est
plus le temple mgstrieux dont t accs
tait rigoureusement interdit, mme
aux grands de la terre en visite aux
E.mts-bnit. .\ous sajous maintenant
ommenl vit celui qui, il g a an~*,t u
peine, Hait lou comme un demi dieu
par la moiLe du monde .\ous savons
notamment p ir les quelques fortuns
qui ionisant de l intimit prsidentielle
particuli',remj,nt le docteur Grag*
son que M. Wils)n mne l heure
actuelle une me des plus mUvss, M

Uv 7 heures, le prsident se mit
auisitl d sa toilette, laquelle il
comaori une baism dtmi heure. Dtail
important et concluant : il se raie lui
mime., avec un c sadlg'trazor , cela
tsi vrai, mais sam le secourt d'un
barbier. La paralysie du ct gauche
disparat donc rapidement, li. vVi/w/a
sort de son cabinet de toilette prsi
travail. Pendant deux heures et demie
il s'ijne et annote. Il signe les papiers
d'h'tat et la correpondance prpare
par M. lumulty. //| stnographie par
fois quelques unes ue ses pensss qui
sont ensuite transcrites par nn secrtaire
particulier. Le prsident parait avoir
retrouv sa force dt concentration men
taie, et au dire de ses familiers, il
jouirait pleinement de ses facults. En
conseil des ministres, celte stabilit
mentale s affirmerait de plus en plus.
Il les prside tous et gay souvent ses
secrtaires par son humour et ses anec
doctes.
Avant le repas de midi, U prsiient
fait environ une demi heure de chaise
longue au soleil, sur la terrasse me ri
dionale de la Maison Blanclie. Alors
il parcourt les journaux, trs rapide
ment, car il possderait la facult ordi
nairemcnt rserve aux journalistes
d'extrait e la substance d un article
par un simple coup d ueil sur le titre
et les dbuts d'alinas. Le lunch, pris
en compagnie de Mme Wtison, est vite
expdi, et l on sort de la salle d man
jfer pour monter en auto
Da retour au palais, le pr^sieent
reprend ses exercices phgsiques de la
matine, marche, escalier, etc., puis il
se renferme dans son cabinet pendant
une heure. L'entraimment mental est
aussi prescrit et rglement par le doc
teur Grayson, lequel maintenant est
pleinement satisfait des progrs accon\
plis par son patient.
Li grande distraction de Ai. WiLo .
ceU le cinma. Aprs le dner, c'est pea
dant une bonne heure que U prsilut
suit avec l'attention et le ravisseur U \>
plus comblets les volutions des loihs
du film Bill Hart, Charles Rw et mi
glas l-airbanck.l heureux pjux in
/olie Mary Pickhri, sont les favjrn di
grand Domine amricain, ht apri celte
vision fugitive des plus mmuiti dra
mes du Far IVest que lunanatoi
amricaine ait pu concevr, U prc.i.lent
se retire dans M chambre pour sab.it
dent toujours lgant, et, sans transi donner d un soin mil fou et rbiraleur
lion, il se livre activement aux exer
cices phisyqaes, la gymnastique, plu
Fit, qui lui sont prescrits par le doc
teur amiral, son fidle Gragson. Le
Prsident s enlraine srieusement ; il
^L.i valeur tbrapeut que d: cette sance
de cinma est,de l uns du docteur f,ru\>
son, incontestable De mme, celle de
la lecture dis romans. Les ronvis, le
m%rche,il sasseoit, se l-je,~marchedej'rsuient lci dtvjrc_ dans la mesure
nouveau,gravit et descend les escaliers. *Permse par 'amiral cela va de soi.
Ce dernier exercice est surtout recoin romans policiers surtout le fascinent.
mani par le docteur de la Maison
Blanche, car c'est sur lui que compte l'a
mirai Gragson pour chasser dfiniti
vemenl le reste de l impotence prsiden
tielle. Mais anime tout danger n est
pas compltement cart, un domeili
que galonn accompajne toujours le
malade.
\ S heures, petit djeuner. Ira co
U suit avec l intrt U plus con.entr la
poursuite dnn tH criminel jusqu'au
triomphe de la /uslice, et sa iubilation
est m ense lorsque le droit est veng et
le crime puni. .
Le prsident vit dans une almospbire
calme tt rconfortante. Aussi, nous le
rptons, ses nuits sont-elles rparatrices.
i pieux. L'apptit du prsident est bon, et fout soua lui esi pargn Car d aima
le repos aidant, il dpasse m%inlenant b,es- "uts inflexibles gardiens, veillent
son poids normal. Cent soixntedix a sa tranquillit, et I heure approche
neuf Ucresaccuse la balance. A j heures, o le chef je notre rpublique sieur ren
M. \Vdson pntre danf ton cabinet de trera bour toujours dans la vie prio*.
.
<"#


LE MATIN
C'Est Une
Monsiruoss
donner des mdicaments alcoholi-
ques aux enfants. Il n'y en a pas
une seule goutte d'alcohol dans
L'Emufsion de Scott
F
I Ptisserie Fraaise
Monsieur Richard Peters
Dont la rputation n'rsi plis > Faire a le plaisir d'annonce sa
clientle et ses amis qu'ils trouveront chez lui au No 1422 Hue de
l'Agilit t'insi qu'au Ili<,'li I. le Bar H c Bonne loi et che2 Messieurs
Eu g Dagaod fk Go Grand'Hue X< M8 en '?ce de la Halle Sud du
i arcli de la Place Vallire 'outes sortes de patbatvie*
l'our les commandes de B pttne et mariage on pourra s'adiesser
Par le ^dernier courrier sont
nrrives les Meringues populaires
lidiiiennes harmonises pour piano
par notre virtuose Justin Elie-
La question des cloches de
l'tf'iM SaiDte Anne est entre dans
une phase satisfaisante,
Ce soir, la Direction de Parisia toujours chez Degaud & Co
ne recommence la srie du aensa
tionnel roman 'Le Domino Rouge"
avec les 1 pi'. '2me et 3rae pisodes
\ir Windsor Hellegarde inspec
teur gnral de l'Insiruciin publi-
Condilions excepiionne.llemerji avantageuses.
FaitsX}V6rs Pourquoi MrHeliben-
ny est parti?
UDe nouvelle di Ion de son 'Manuel
d'Histoire d-IIaiti l'usage des Eco
les de la Rpublique.
C'est samedi soir qu'aura lieu
le grand bal que prparent les Mem
bres du Cercle Bellevue.
Un reproche certains boulan
gers de cette place de livrer la
consommation publique des pains
qui n'ont pas le poids rglementaire.
On s'accorde dire que la nou
Vf Ile comdie "'Les Mystre de Port
nu Prince" de notre excellent ami
Paullux Paul >era un vnement
pour le thttre hatien et consacrera
dlinitu t'inent la rputation du jeune
it remarquable artiste.
K. La pose de la pierre rappelant
le souvenir des trois haitiens : Price
fila, Laforestrie et i.uc l'auyo laebe
ment assassins le 9 octobre PI!' a
eu lieu Lalhan.
La Maison listve & Co a failli
tre victime d'un vol audacieux de
Douze cents dollars
On at'ire 1 attention de In police
et du Maiie de la Ville sur le peut
March qui se lient au Poste Mar-
chand de G 0 heures et qui est un
vritable rendez vous de gens dp
naills-
Il y a bains gnrale des prix
dit ou. Les commeiants font, parait
il des rabais de ">0 o,o. Pour cette
raison, l'aune de toile qui se vendait
9 dohars en co'e nujoudhui 5
dolars ".'
--le Courrier rot-, s a apport la
douloureuse uouvtlle de la mort de
Mr Paul Cour al qi i passa pli s du
1.') ans dans notre pays comme chef
de poiUfcuille |la Larqu .Vus
dploiona sircrt ment,la dieptriticn
de ce sincre irai d'Hati-
Aux Armes
de Paris
OI DU
PETIT SEMINAIRE
COLLEGE ST MARTIAL
RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES
Mercredi 20 Octobre iy2c
Baromtre
Temprature
Moyenne diurn
760.2
minimum 20,7
maximum ;2,3
36 s
Le Herald dit que c'est pour
lancer l'Emprunt Haitien
Traduction du Counier du Soir
Le Conseiller Financier Amricain
doit retourner pour le contracter
[^Washington 5 Octobre Jcha A
Me Uhenny, conseiller financier des
E ats Unis d'Amrique p;s du
.v.oyenne uiurn 20 s ~ ----- ..,.". ~
Ciel clair le jour, nupgeux la nuit. Gouvernement d'Haiu do t tetou:-
Pluie faible de-f,o mm. vers 11 h. ner , ^ashmg.oo pour confrer
Bavom.re en hausse.
J.SCHERER
Le gnral F. D. Lgitime
Nous MJiiimo bCUfCUI d'avoir I rectifier noire
inlormution d'hier concernant le gnral P. I.
Lgitime dont un de nos reporters mal rensei-
gn nous avait annonc la maladie.
Nous avons eu le plaisir de recevoir en nos
bureaux ce matin, l'ancien prsident d'Hati dont
nous avons admir l'excellente .^ant.
Nous lui adressons nos mei.leurs compiirmnts.
Avis de Police
avec les personnage officiel! sur
les conditions de l'emprunt d'H.t;
11 est dit au Dpartement d Etat qec
ces confrences auiont pour but de
fixer le montait de l'emprunt et de
dterminer l'assistance qui doit tre
donne par les E ats L'ois ea vue (t
si russite
Les personnsges du Dparu m nt
dmentent qu d"* plair.hs avaiei_t
Dei weieice. de oompien auront lieu demain, * 'aitcs COlltre M: Iih'.nr-y ai su-
jet d: la lcen'.e dcision du Gju-
vercement Amricain d suspendrj
les appointements des oifr.iels hii
tiens jusqj a ce que le Gouverne-
mtnt de la Rpublique d Hiiti ac-
cepte de se cojfouii.r aui prescrip-
tions conienues dtOJ le trait inter-
venu en're ce pay; tt les Bti U j
Z2 du courant, 4 heures Je I aprs-midi.
B. F. H1CKEY. Chei de la Ponce.
Le Substitut
Christian Rgulus
Nous avens revu aux p aisir ce nul n notre
ami et collaborateur Me Christian Kgulus, Subi
titut du Commisuiie ju Gouvernemeni Oua-
naninintlie, qui nous a rapport d agrables im-
pressions de :Oii sjour a Ouaranmintli. 11 est
en permis CI repsr 11 1 procli.iiminent pour son
poste. 11 est hiuifux nous a-t-il dit, de taire de la
toogne en montrai.t son activit et surtout
son dvouement pour le gouvernement. '
La Nouvelle Haiti
Notre confrre Peteri Kaveaud nous prie d'an
DOOCer pour demain l'apparition de son journal
l.( \nuve.le Hati .
" "e".Numro promet d'tre tre-, intressant.
Nous en recommandons la lecture.
Transport amricain
Ce matin viu ies 10 heures a pris mouillage
en notre rade le transport imtricain Hancock.
Les saluts d'auge 001 it changs.
Brevet lmentaire
Le lixamens du Bnnei lmentaire ont rris
lin. Nom mtndonuo ilesoccfi de Meile Mu
celle Kanipv, KUle admise, des doute qui ont
concouru. Compliments.
Ncrologie
Notre svmpathique agent aux Cayts, Monsieur

Dpart
Article* ru uvellement rectal
Bibelots : stalueV.es en bronze,
Dos de fil pour dames, Bas dite
cotes DOW entants,S u liai'mires liai- Deemo/e eu u douleur de prW, k 12 de
r 1 1,iii 1 % ee mois, sa iule .Wilniioa, ge de 2: ans.
tiens par hdmona Lnene.t, ma- Lc, Matin, C0,I11U, a ce deuii cruei et pr-
nuel d'Hygine par le docteur tente t fc 6unlUe prouve m aciut condol-
Gaston Dalencour, Pro laits de '^________________________,
(Abb Soury : Jouvence, drages, Dflft>tii,a.^
hygindinedes dames elc. i*** neildlbhdlice
f-i.^TSBSW9SBB Voulez vous pataac 8 bom*>a hen-
ras, de saines distractions '.' AH*?/.
AVIS t'arisiana Samedi SS du courant.
La Maison G JdAKHLOCh o voi *nWet> : la Rtjjjawia.
. i__,n___.1^11^ tion do 'lif Lurdidit "r-M Ml
avise sanombreuseriienlclequelle lji8tre-qui 80nt |ntrpta par lea
rient de recevoir par^ le dernier acteur8 de iH Henaissar.ee.
b Ueau un gros lot deGASOlJIVK Entie 8 gourdes
marque \VIC0 et de t'huile Pola- ________
rne pour aida.
\ente en gros et dtail.
Le steamer Allianca> de la Pana-
ma a laiss hier pour New Yoik avec
les pivsagrs suivants :
R. Hooper, Ctpt. Lai'sch. Mme
Mathilde luvtl, W. Htrold, R. Laro-
che, L. Morgan, Melle Sanrhe. (1
Del Pino, L. L. Ciotroo, Melle C.
B'anchet, Mme S. Clri. H. Charle-
m?g:;r, Melle I D, C dp Mate,
Mme A. Woods. Joseph S Phir,
Mme Michel Oreste. S. Wtlson, Kd-
Rird Rd. E. Villedroio, M-lle Rsia
loiset'e, H. Murad.
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