Le Matin
ALL VOLUMES CITATION THUMBNAILS MAP IT! PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/04701
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Book
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: 04-03-1928
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04701

Full Text
- Ll-IB A- Y--
APRN A NI2

PAN AMERICAN UNION


0im=nt MAQI1DOI
DIRECTEUP.
13858, Rue Amnricaine, 1358

TELEPHONE N*,.2242


226me ANNEE


N* 6359 PORT-AU-PRINCE (HAITI)


DIMANCHE 1"


& LUNDI 2 AVRIL 1928


ll I


urn~


LE MATIN entire, aujourd'h4i, dans


sa 22eme


IL I

Annie


Encore une annee a passe
et aujourd'hui, 1r Avril, LE
MATIN, ayant parcouru un
nouveau cycle de sa coura-
geuse vie, voit s'accomplii ses
vingt-et-un ans. Au seuil de
cette vingt deuxi6me ann6e
9ui va co mjQP er J r
a t otoi n de sarreter un court
moment pour jeter sur la
route parcourue et surl 'ceu-
vre accomplie un regard qui
consolera des soufirances et
des tristesses, qui tortifiera,
rendra plusviriles, en ehacun,
les resolutions de suivre le
mAle example d'abn6gafiob,de
courageuse 6nergie, de ver-
tueuse loyaut6, montr6 depuis
21 ans, A toute here, par LE
MARTIN. '

C'est en regardant le sillon
traced cest en contemplant
l'ceuvre &difide pierre A pierre,
chaque jour, inlassablement,
depuis bien pr s d'un quart
de si6cle, que nous pourrons
voir se lever, brillante de r6.
contortantes esperances, I'au-
rore des vingt deux ans du
MARTIN. '

11 y a vingt-et un ans, par
un clairet radieux martin d'A-
vril, tout ensoleillt,6tincelant
de lumieres, d'esperances et
de joies printanieres, une
aube mag ni fi q u e, enfin,
naissait LE MATIN. Et fibre-


ment, avec, dans les yeux,une
flamme altiere, sur le tront,
1'empreinte du courage et, au
coeur, la volonWt de vaincre,
ce nouveau-ne vint se ranger
parmi les plus Ages, tonn6s
d'une si _l___ !A *_
d une si courageuse resolu-
tion.

Ils durent, les ainas qui
avaient connu les apres luttes
et les angoissantes vicissitu.
des, des soirs tragiques faits
de d6sesperances et d'inquie-
tudes, des jours tumultueux
de tempdte et d'orage, s'dlon
ner que l'un encore eut la for-
ce, et I'Ame assez hautaine
pour entrer daus la carrier
en chantant, A pleine voix, un
hymne vibrant d'esperances,
en levant, haul dans I'arene,
au bout de son bras dejAi vi-
goureux, un llambeau don't
la flamme, en sirradiant au
loin, sur la route de l'aveuir,
l'illuminait toute, la taisait
rayonner de belles et 6blouis-
santes lueurs ofi se refl6taient
tous les espoirs des demains
victori6ux, toutes les visions
triomphales, tous les rdves
grandioses. li' durent, sans
doute, s'etonner, les p I us
vieux, d'une si belle audace.
La foi de I'adolescent en I'ave-
nir, sa resolution de se creer,
d'estoc et de taille, une place
glorieuse dans la phalange,


durent ragaillardir bien des
coeurs d6sabuse*, bie*t des
Ames lasses. Mais voikl que,
d6s ses premiers pns, dans la
rude ascension vers les cimes
altieres, rougeoyantes des
lueurs des gloires et des triom-
phes remport6s apr6s les lut-
tes courageuses, il march au
premier rang, d'un pas aussi
sur que celui de ses atn6s,
claironnant de son souffle d6-
ej puissant la charge qui ral-
ie les d6faillis, fait se mettre
debout ceux qui, fatigues, se
laissent tomber au bard du
chemin; la charge dont ( le
I souffle de flamme tait venir
l'esperance A l'Ame et monster
le courage au coeurD .de ceux
qui n'osent plus croire et es-
pdrer.

Mais oui, aux Ames bien
n6es, la valour attend-elle
done le nombre des ann6es?
El LE MATIN, d6s ce premier
jour d'Avril 1907, ne de-vait-il
pas se computer parmi les stol-
ques, les forts qui
... deux iois ne se foot point connaltre
It pour leur coup ,'essai veIenti des coups de
[ maitre.
Mais oui, c'etait ainsi...
Et plus d'un, prophetique, en
lisant, il y a vingt-et-un ans,
ce MATIN du lundi 1" Avril,
'dut, certainement, dans


une grande vision de l'avenir,
pr&dire ai lui- minme qu e
quelque chose qui allait bra-
ver le temps, 6tait n6.
Depuis lors, vingt-et un
ans, au contraire des indivi-
dus, se fortiflant en vieillis-
sant, tout le long du chemin,
groupant autour de Lui, tout
ce que le pays coin pta de belle,
de orte jeunesse, ralliant en
une superbe phalange tous
ceux que hante quelque grand
ideal, se faisant d es pages
closes en leurs cerveaux
bouillonnant de raves subli-
mes, un .magnifique et pr&.
ciux habit deArlequin, Mein-
celant, oi le rulilement),
de l'or se mele aux scintille-
mentsdesdiamants, LE MATIN
s'avance, le flambeau A la a
main, drape de ce rice maiu..
teau, astre central d'une mer.
veilleuse pldiade qui apporta,
hier, 'apporte encore aujour-
d'hui, tera rayouner demain,
dans le ciel de la pens6e hat-
tienne I'Mblouissante I ue u r
d'6toiles nouvelles.
Cependant ie rtve as B ut
pas toujours sans les revels
qui d6couragent, Ic ciel ne tut
pas toujours azur6 et serein,la
route ne ful point toujours
sans ornibre. Parfois la bour-
rasque se d6chalna, parlois le
vent grouda, meurtrier, plein
de lrimas,menaqant d'6teiudre


__ ________ -


Sardes vos m6dalllse Les six Ages de la fen leme
La ran f e Ricemment, a l'uanimit6, la Savez-vous quels Sis sont,
LIG a d Chambre des reprdsentants, A vous qui ne rencontrez plus de
SWashington, avast .vote un cor- dames Ages
Se ai ne dit de 1.500 dollars pour qu'une Le b6b6.
mddaille d'or soit frapp6e et re- La fillette.
-- -**w*, iise A Charles indherli, en La jeune fille.
A parlir d'aujourd'hui ler souvenir dte sa itninorable tra- L la jeune lem:ue.
Avi il, dimanche des Rameaux, i verse de lAllantique. Des du- La jeune femme...
nous entrons 'dans la Grande plicata devaient palr a suite tre La jeune lemme....
Senmaine religieuse. IGrtapp6s en bronze et remis aux ,
Seinaine religeuose. membres du Con r~s. LE
Les Rameaux qui sont ports nim sdCongrcs. L
es jor aux usen sorts eOr, voici que, I avocat-conseil
ce lour au 6glises sont bnis de Lindbergh s'est prsent de-
par ie prtre officiant. Cet usage vant ia co mission des finan- T m pS tu
est trVs ancient, dos avant la finces de la Chambre et ilui a signi-
du Vile si6cle, on c66brait les fi6 que son illustre client relu- Nous avons requ le Bulletin
Rameaux. Dana les premiers sait formellemnt d'accepter au- mensuel public par 'lng6nieur
temps de'Eglise, il existait une a et ippenauer et quidonne des
urius outume, on plaai et deandait
'Evangiol sur on foutluii qu' qon corisiderAt le vote rendu p r v i s i o n s m~ltorologiques
I'Evaongile sur un fautealque come npl et non avenue. pour les mois A venir.
l'on portrait en triomphe, au Charles Lindbergh est le plui Pour avril, les p6riodes de
course de la procession. Celtelmodeste des brands aviateurs. pluie sont pr6vues du 4 au r,
cotumTe existe plus. Et puis, ayant habitude de pla- vers le 8 et du 19 au 20. 11l aut
ILa lfte des Rameaux a Wt ner dans les airs, peut-6tre s'attendre ade fortes averses du
triophaab e po r comm6morer la n'estime-t-il qu'A un prix mod6- 24 au 27 et au 30. Les p6riodes
rompl entre de Jss A le manifestations parlemen- pluvieuses du mois sont done
ruslem. laires d 4 au 6 et d 24 au 27. La
Sai. _, meilleure period pour planter
owam. d nam imL da nv [ g .e ral SandiBo lulters sera donec du 12 au 18 avril.


"=95TU "6 N... ... lFjusqu*ai boWut.
eet prts res Tsribnal .c Le general Augustino Sandino
deo Casioslfait savoir qu'il continuera Asc
C'est M. Clharles Riboul, an- battle tap( .gifune parcelle di
cien Commissaire du Gouver- sol nicaraguayeo,tul-elle grande
nement prs le Tribunal d'Ap- comme la maki, sera occup6e
pel des Gonalves, ancien Char- par 1'eAvahisseur s.
16 d'Affaires A La Havane, qdi a II a exprim6 cette decision
t6 nomm6, par Commission du dans une setare qui serait ecri e
President de ,la Republique, de sa main, adress6e A 1'orgaai-
Commissaire du Gouvernement station, A ,iexipo, de 1'LfTioa
pr6s Is Tribunal de Cassation, tie Amn6riRuej~_.ntrale, L'Amn-
Nous envoyons au nouveau riqcue du Sud et les Aaulles, el
Commissaire du Gouvernement qui vient d'etre livre-e A la p -
mos sinc6res compliments. blicite.


A nglh


EMi~MIEIL LAJOI1E
des flues !?epublicaire'
el D)ants Desioutihes
Porlt ai Prince


Pour dessert et 's'iree.
T'rls et lunchs ave, lei glace.
el entremets, il n'y a qu'un
cri: ((Les Biscuits lcrr')ot).
En Vente chez Em. Lajoie,
Au Bon Marche, E1. Dereix et
dans toutes les Epiceries.
Epicerie du Pont St (ieraud
Mme C. Jacquet


loir


... chante, aujourd'hui: cher
petit MA,, c'est,. aujour'ihui, ta
6tel Voici des fleurs pour cou-
ronner ta tete..
En effect, aujourd'hui, LE MATIN
a ses 21 ans revolus et chacun
lui apporle des flours. On en up-
porte en corbeilles, en gerbes,
en bouquets, par brassees, en
ionchees eclatantes. II y en a de
toutes les couleurs : roses pour-
pres qui symbolisent la vicloire,
rosesblanches, symbols de pu-
relt et de verlu, belles roses par-
fumees aux lourds p6tales roses,
embl6mes de la gaitl, du sou-
rire, du bonheur, fleurs eel a
tantes, roses parlumbes, il y eni
a partout, LE MATIN aujourd'lhii,
est un beau parterre fleuri. II
s6nivre du parlum des fleurs
que lui apportent des mains
amies.


... voil des flours sur ltos les
ineubles ellei mo:itreait le irs
p)!us belles ceuleur., c!lli I in-
sent s'exhaler leurs plus d(tRic. is
parfums. Leurscalices south des
encensoirs d'ou montent les sen-
teurs les plus saves, lears co-


le flambeau, mais, lace A l'o-
rage, guided'une main sore et
terme, sans peur, sans repro-
che, A travers la ratale, par
Celui qui le Ionda, toujours
LE MATIN sortit de la temple
soulev6e contre lui, ressuy6.
plus brilliant fortifl6 pour la
utte, par 1'6preuve.
11 ya s choses qui ne
peuvent mourir. Elles ne
south pas .pnes arce qu'elles
sont vii aele s out pu
vicillir parce qu'elles talent
bonnes et alors malgr6 oubli.
haine, snvie, il faut que ces
choses-.l durent.
LE MATIN en est de cescho-
ses-lu, institutions imp6rlsa-
bles.
A I'oecasion de son an-
niversaire, au moment d'en-
trer dins aa vingt-deuxibme
annie, LE MATIN remercie bien
sincerement ses abonn6s, ses
collaboateurs, ase lecteurs,
ses a at I, ous ceu x enflo
qui, jamis, ae lui oat onmur6
leur attll imt.leur sympa.
thie, l1114Rqnt pour
le pA Lre =A*'4"its
lui ont teujours largement
apporto en tout et partout, 11
les price de croire A sa vive et
p rotonde reconnaissance et
eur assure que son constant
souci sera de toujours leur
donner la plus complete sa-
tistaction.


rolles sont des cassolettes d'o&
s 'chappent d'exquis effluvesqui
embaument toute ia mason.
C'est la tete du MATIN. Ony rit,
on lolAtre, on y blague avec en.
train, on a la galtd des Ames se-
reines et des coeurs apais6s.
... verra la l te se poursuivre
jusqu'au soir : a cher petit MATiN,
c'est aujourd'hui ta 1Wte I Voici
des Ileurs, des fleurs pour parer
ton front i,


ECHO
DE

JACMEL


L'Erreur est du domaine
de 1li'hommte.
Cest une erreure de croire
ue le Magistrat Communal
(c Jacniel a recu des ordres
pour restituer a celui-ci ou A
celui-li cc qu'il aurait perqu,
po|r I'Administration Com-
iunale, comme taxe snr les
I)bwis, chevanx, Anes et mu-
lets.
C'est absolument iaux I
I Apres maintes dol6ances, le
I Magistrate s'est mis A 6tudier
plus scrupuleusement la situa
tion et a reconnu le bien ton-.
dI de,; rtclamations des int6-
resses.
Par consequent I'autorit6
(C VOIR SUITE EN 8mS PAOG )


0


Le bonhour I"? qulques-i-ns
d'entre vous pfut-Mlre'cnlt en-
trevu dans ie 're seas qvel rtve
de gloire arlistique'",, dens Is
satisfaction!' brou3nte d'anmb
tions resties encore irroiupr
'ses.Dfliez-vous de ces cbinaem
et de ces enchtaem ents de Is
vanity. Raymond Poic aRt
I I 11


i:' L --


~tC -- J-L-------~---ll


. ~


-


--


... I


i








PA- E- LI N)A'i IN -- br & 2 Avri I9-- ----------8--


Secr6taire d'Etat de la Justice.
V EU X Art. 2- Le present D6cre
.... -- sera public au Journal Offi-
l)irecteur, ciel de la 16publique:
Direeur Donn6 au Pala.e National,
En ee retour du premier jour Port-au-Prin e, l J:31 Mars
d'Avril, tout votre Otre, sans 1928, An 125,me de l'lnd6-
doun erelouveson indiciblejoie d
d'il y a vinge et un ans, joie don( pendance.
il s'enivrait, lorsqu'enfln volre BORNO
plus beau reve se rkalisa, se con- __ _____
crelisa en Li: MATIrN.
Vous aviez dA porter ce reve
longtemnps en vous et, certain M ie
meant, avec de bien cruelles in- Le o nilef ur
quietudes que de multiples dil- -
icullts pourraient surgir et le
condamneraient sans appel A ne 'Le Journal olficiel public,
jamais voir le lour ensoleilld de en son edition du samedi der
a ralit ... nier, la lot concernant la sup
Aussi. au premier Avril 1907, pression desTribunant Is sup
quand la grande press fut mise prel instin detus pr bunlax d ap
en mQuvement un journal en pelinslitus par Ia loi du 4
aortit et L: MATIN naquit, devine- septembre 1918.
je, sans peine, Directeur, et il Le' numro du MONITEUR
y avait lbien de quoi -- quelle content ausi la loi d'orgaui-
charge dallugresse battit voire station du Tribunal de Cassa-
coeur et vos longs soupirs de tion et I'arr&t6 du Pr6sident
soulagement,de lemps en temps de Ia R6publique par lequel
pousss, come si vous veniez sont nomm6s les nouveaux
d'tre ddbarrass6 d'uninoime
fardeau qui pesait lourdement Juges de ce Tribunal. Nousn
et si longtemps sur votre Ame avons public, samedi, la listed
dprise d'iddals grandioses. des noms des nouveau ma-
Vous avez vu s'eflacer vos in- gistrats qui component notre
quietudes. Le succ6s etait im- haute Cour de justice.
mense, pourtant ce ne fut pas Une troisieme loi a 616t aus.
un term A vos efforts. La gran- si promulguoe dans cette 6di-
deur de l'eeuvre imposalt de lion d Monitenr. C'est celle
grands sacrifices et des abn6ga- suon rtu tiomenr. es cee
tionsstoiques. Vingt et un ans, surorganisation du Corps
voui y avez consent, saij d- iciare.
faillance et, vous voilA aour- '
d'hui, entrant, dans votre vingt-'
deuxibme annee d'abn6gations,
d'eflorts, de luttes Apres et cela, L nconnue
afln d'6lever toujours plus haut
dans un ciel d'admirable nobles- I
se votre cher (( Le Matin Nous relations, on notre edi-
Nombreux sont ceax-lA, Di- tion de mercredi dernier, que
recteur, qui ont tail'i daus de des gens qui passaient sur la
parctlles uttes Epuis6s, vain- grand 'route de Ia Rivitre Froide,
cus ils se sont couches sur le apercurent, couch6e sur le sol et
board de la route que vous,in- baignant dans uone large flaque
lass5able, poursuivez, le sourire de sang, une femme paraissar.t
aux 1evres, lame hautaine et se- Ag6e de 30 ans environ.
reine. Ceres, vous avez parfois La maheureuse port dns
eu pili6 d'eut. Mais sils es- Lmalheureuse portrait dans
say.ent de vous jeter le mot de la rgln de la empe gauche
d agement en Yous demand, une profonde blessure qui, se-
dant avec une certain man- lop toutes apparences, a tt pro-
d maigni duite par une arme tranchante,
(I quest-ce qui vous nreter. une manchette, sans doute. La
aprI. (ue vous aurez 6puis6 u
apt quo vou s aurez puis police et les autorit6sjudiciaires
tout le 46sor de vote courage, nce et ce cares
tout lo res or de votre courage, averties se rendirent sur les
de vos efforts, aprs que vo lieux et ouvrient un enqute.
aure, enfiu tantlut ?Votspo Mais comme nousI'avondit,
riez, )irecteur, comnine le Vio. l'on no put recueillir dans le t
lonishe du Luthier, leur r6pon-ut c d
dre: voisinage aucun renseignement
re sur identity de Is a victim ou
i- L ea MATIN I qui permettrait de.suivre une
El voui pourrez ajouter : piste pour 6ltablir lea circons-
a Ilie x que le violin de 'ar- dances du crime, car, lea poli-
tisle, A Le latin ) est un instru- ciers et le magistrate ount la con-
ment don't les cordes sont: ila ovo- viction d'dtre en prAsence d'un
lonkI, l [fi, I'espdrance. II vivra. assassinate.
11 rvstera Haiti ... El voilA en- La malheureuse fat conduite A
core qui me consolera l... i'H6pital Gin6ral o&i son tat tfut
A occasion du 1' Avril, je jug6 assez gravejet le soir m6tme
form des v x sincresAvousde son admission A I16 pital G-
Dforei (1 MetATx sine/asA vn s n-ral, elle entrait dana le go*a.
Dir ecteur, aei au MATI-de qui an- On ne put done rinterroger et
tre dn s vingt-deuxie an elle demeurait pour tous, I'ln-
Pu. CARIlENTIER. connue.
Mais la police, ayant appris
i--- -. que certaines gens venaient fur-
Svement s'in ormer des nou-
Nouv. a Sosor6tairo velles de la blessie, tendit ses
SI d'tat do la lustUoo fil. t,.,R. t I .I d Inital.


BORN
SPrlside'd (ie la Republique
Vii les arlticlts 75 el 78 de
;a Constiltlion ;
Atle~ i qu'il y a lieu de
poun I'oit 'u replacement au
Conscil des Secretaires d'Etat
da tci'oyen Emmanuel Beau
voi. alp|kl|C 'aFautres tonc-
Ilons ;
Article Pler Le citoyen
AIthor lHameau est nomm6


Apresdeux jours d'active sur-
veillance, les agents ont ap-
pr6hend6, vendredi, un homme
qui venait s'enqu6rir de 'etat
e la femme blessee. Ii declara
se nommer Louis Milien et ne
rnpond qu'avec de nombreuses
rdeicences aux questions qui lui
sont posees. L'homme a 616 gar-
de aux ordres de ja police car,
on espere en'ia avoir de lui des
renseignements sur I'identite de
la vicinue qui est toujours dans
le coma, renseignements qui
permettront A la police de sui-
vre une voie sure dans son en-
quiile.


XEn venie : A la Pharmacie Centrale, Pharmacie Bourraine,
Pharmacie Buch, A Port-au Prince.- Thimol6on-
Brutus, A Jdremie et dans loutes les bones Phar
macies.


HIER
Or les pieds tout meurtris aux cailloux des sentiers,
Nous allions pensifs, parmi les chases b6nies,
Pareils aux Titans des vieilles Cosmogonies,
Nous portions dans nmtre 'Ane et sur nos fronts altiers
Les stigmates brillants des Douleurs infinies.
An sommet du Caucase oi nous etions li6s,
Nos cours e d6chiraient de doutes meurtriers,
Et nos chants n'6taient plus que de tristes N6nies...
De nos Raves passaient tous les debris flottants,
Comme s'en vont, au loin, brises par les Autans
Des debris de vaisseaux, hier ancrds dans les HAvres.
Et bris6s par I'Angoisse et par le D6sespoir ;
II ne nous restait plus qu'A poser. chaque soir,
Des baisers d'agonie aux fronts blancs des cadavres...

AUJOURD'HUI
De la Mort nail la Vie, et des coeurs angoiss6s
Et des cerveaux de ccux qui con'urent les transes
Du morne Desespoir, sorteut, ? hots presses,
Des pensers plus humans, (es espoirs plus immenses...


L'Ame se renouvelle aux souffles des Souffrauces ;
D'autres R6ves sont n6s de nos H6ves bris6s
Et d6jA, sur nos fronts, les blanches Espdrances
C(ommencent A poser des essaims de baiscrs...


C I ~'


mes-bafs qui seront of erts aux
Une Pili6 sereine, une haute Energie invites donneront droit aul son
Montent des prolondeurs de notre Ame largei, per.
El, I'arrachant aux cris pessimistes et noirs ...El aV Club Unaie
Oui, hier, se complaisait son lAche Scepticisme; Le dimanche, 8 avril, diman.
Lui montrent, par delta son vain Dilettantisme, che de PAque, le Club Union
Les Concepts immuorels des austires Devoirs... offre une grande soir6e dansan-
te.
SEYMOUR PRADEL Le bal commencera A 8 heu-
... ..r res du soir.
Ch6fmage vacances des Tribunaux et des Paradox*e t boutadeo
des Jours Saints Ecoles, sera public. A la dilllen- jEn notre 36me page, au nu.
cc du Secretaire d'Etat de ltni m6ro 39 des Para 9xe et bou.
L'ArrW PrMidentiel rneur.
Vu Particle 55 de la Constitu- DoDn4 au PalaisNational, tdeso ladutire. cOn r-
tion ; Port-au-Prince le 31 mars 1928 donne.aitficilement A Uof
Vu Article 2 de lia loi du 13 an 125me de l'Ind6pendance. qu 'an d'avoir ete aim6e la
Juillet 1926d6terminant lesjours BORNO temme que l'on courtise. etc.
t6ri6s de lannie Par le President:
Considdrant qu'il y a lieu dle (l Le Secr6taire d'Etat de 'Int I
donner aux fonctiouuaire.s pu- .rieu-, FOMBRUN a-e.U U
blics occasion de participer Nouleau Cogsal de Belivie Chien terrier blanc,avec tA.
aux c6rdmonies religieuses des & til..a. e crhes noires, d'environ cinq
Jeudi el Vendredi d. la Semai- Le D6partement des Relations. mois, et r6pondant anom
oe Saint. l.xtrieures vient de d6liwr de MIKE.
ARatrI ['Exequatur A notre charmant Rcompense raisonnable A
Art. ler. Les Services Pu- ,ami Henri Rouziercomme Con-. qui le rapportera.
b'ics cthincrint ics Jenui et sul de la R6publique de Bolivie Appeler: T616phone u~to-
Vendredi 5 et i Avril prochain. A Petit-Goave. matiqne No 2153, ou s'adres-.
Art. 2. Li present Arrce, Nous envoyoni ns n millers ser au Quartier-G6neral de la
q v n -* nolfdi. p is les disposi- comiimnents au nouvel Agenti Geadarmerie d'Haiti, a Port.
tiI) it ..xcutl ine. en ce qti .e! des consulaire. aU-P,'i e.


* A A A ~ ~-


* 4v.


____


I


__


__


PA, E -2


LL MA'I -- ler & 2 Avril 1928


L'AUWmiVRSAMIR
DE
SL'ESSOR
Aujourd'hui. 2 a v r i, notre
contrere a L'E'sor achive as
16me ann0e.
A plus d'un tilres, noire con-
Ifrre peut-6ire dijA tier de cet
Age, car, on notre millieu oil,
chaque jour, se dressent rontre
le journalisle des obstacles's ans
nombre, se liguent contre lui
toutes les forces de dasagfg-
lion, onze anndes deluttes quo-
tidiennes, d'efforts inlassables,
fortaent une belle carri6re nur
laquelle on penut jeter un regard
safisfait.
Mais, certainement, notre con-
tr6 re re 'arrttera pas long-
temps A contempler le pas".
D6s demain. entrant dans sa 12
ante, tel I'athl6te qui s'arrite,
on moment an course de la lutte
pour reprendre haleine, rassem-
blnt touts ses vigoureuses tor-
ces de courageuse 6nergie, il
reprendra son essor pour bou-
cler one douzi6me lois le uade
bucle.
A I'occasion de son he &eax
anniversaire, nous envoyons &
L'ESSOR eus nos sinc6res vCuz
de bonheur et de prosp6rit6.

An chap itre III de la Ioi sur
1'organisation du Corps judi-
cisire, chapitre qui concern le.
Tribunaux de paix, il eat
prOvu qu'il y aura, au moins,
un Tribunal de Paix dans cha-
cune des Communes de le R6-
publique. II jpourra, copendant,
en 6tre Atabli dans tous lea sa-
tres centres selon que 'exigera
le bien public.
II eat prescrit A l'article 27 do
cette loi que les parties qui ne
comparattront pas par elles-
m6mes pourront so taire repr6-
senter devant les Tribunaux de
Paix par des avocats ou par des
tondds de pouvoir.
Les avocats pourront doec
d6sormais plaider par devant
les Juridictions de Paix; ce qui
jusqu'alors leur itait interdit.

Bals
A I'Iaternatioal Athletic Club
C'est samedi prochain, 7 avril
qu'aura lieu le grand bal de PA-
ques de l'International Athletic
lub.
t La 16te sera des plus brillan.
tes.Rapuelons aue lea program-


I


I


. ^^01^j:.4











2leme. ANNt-E N" 6355
Port-au-P'riince
t elephone: 2242


,Le Malin


PAGES

Dimanche & Lundi


l e


Avril 1928


NOCTURNE
A RiciAnin CONSTANT


Le silence, ce soir, comme une Ameest sensible.
Ne parlors pas, ce soir, pour ne pas le trouble.
Ou, ne dis que les mots suprnmts, indicibles,
Que un ne saurais taire en ton caeur, sans trembler,
Les mots inachevvs, dits aux heures da flevres,
Plus troublants qu'un adieu, plus profonds qu'un soupir.
Qui viennent se briser, malgr6 soi, sur les l vres,
Pareils aux flots qui von', sur les groves, mourir ;
On les mots que le Songe, au fond des nuits paisibles,
En leur parlant de miel et de lys pailums,.
Inspire aux vierges pour I'ivresse des aim6s...
Ne me dis que ces mots supremes, indicibles...
Passant par les jerdins du soir, les grands jardins,
Imperceptible presque, une brise furtive,
Comme un voleur sournois, doacement nous arrive,
Charriant les senteurs 6parses des lointains.
Elle arrive, tratnant sur son aile embaumee,
Les partums endormis des fleurs mortes, pAm6es
M61es au pur encens des touffes de jasmins,
El lar6me des I yu ufle amerdes thyms.-
__. Ineure et s saturo e ....
- u'on semble respirer, en un soupir divin,
L'Ame odorante de I Etlk, de fleurs parke,
Passant sur les jardins du Soir, ,les grands jardins.
Au loin, la nuit Ntend et propage ses ombres,
Ainsi qu'un grand manteau qu'on d6veloppe obscur...
Un manteau noir, piqu6 par endroits de points sombres*
De vagues 6toiles jettent un eclat pur,
P n6trant faiblement l'immensitt nocturne.
II tait noir. J'aida main qui tremble dans ma main,
Pourtant je ne mes ens pas heureux. Taciturne,
Je pense qu'un de nous peut Wtre seul, demain...
Et songeant aux beautds sans nombre, disparues
Au fond des nuits, an jour inevitable, sir,
Quelque chose d'horrible 6pouvante ma vue,
Ainsi qu'un grand manteau qu'on d6veloppe, obscur...
Nous prendrons le chemin, le long chernin des grdvee
Cormiers, paisible dort sur le sable d'argent,
Comme une femme lasse entire les bras du Reve.
Et 1'horizon ouvert devient moins noir, changeant...
Les torches des pecheurs, en lueurs lulgurantes,
Trainent de longs eclairs, vifs, dans l'obscurite.
Des chants montent,lanc6s par des voix implorantes,
Dans fair calme.Une soil d'azur et dc clart.6
M'inonde de tendresse in efable, adorante,
M'emplit I'Ame, le coeur d 'xtase et de soleil,
D'un elan tel que je cherche tes yeux, pareils
Aux torches des pecheurs, aux lueurs fulgurantes...
Sombres 6clairs des yeux qui brillent d'un feu vif
Avant de consumer P'ivie ardeur des prunelles...
Douloureuses clartis I Encens, souffles pensik
Des fleurs, qui dans la nuil, semblent surnaturelles,
A force d'ex haler, prodigucs, des partums,
D'kpanouir la neige et I'azur des corolles...
Vertiges I bruits des flots dans les raisiniers bruns,
rrainant des lambeaux morals de vieilles barcarolles I
Vous r6veillez en mot par cette nuit d'Etd,
frop d'ombres qui dormajent au loin, ensevelies
Ah llaissez s'apaiser les sombres Erynnies,
Encens, souffles pensifs, douloureuses clartds I...
Le silence, ce soir, comme une ame est sensible....
Pnonus BLOT


Un soir

Un soir, tout un soir, tandis
que l'astre au front d'argent 6clai
rait la terre, dejA endormie, de
s"s plus clairs rayons, j'ai lon-
guement pense A toi, surtout ce
soir-la.
Oui ce soir-IA,j'ai comprise une
lois de plus que tu me manquais,
j'en tus tellement p6nWtr6. que
moi, qu'on a toulours tax, '6
tort d'indifferert,j'ai pleurd. Une
larmel Oh!, chose si divine,
une larme a coul6 de mes pau-
pieres. J'aursis voulu qu'une
main delicate et lggre, come
une caresse de velours, l'ait re-
coeillie, cette larme. Mais,te des-
tin toujours cruel, ne me r'a pas
permits. Et, lentement, presqu en
silence, ie me suis penche vers
une ombre qui semb'ait venir 6
moi pour lui en faire don. Vous
dire, qui I'a reVue, cette larme ?
Je no le sais. Mais, ce don't je me
souriens, et que- peut-etre, je
noublieai lmais;, c'est que la
lane qui s';l voil6 la face, ap-
parot soudain, elt sembla se pen-
cher poor prendre part la
scene qui aflait se derouler.


Un coq, de son cri strident,


hechira I'espace. J'eus un tres-
Saillement bizarre. Je courus A
na table de nuit. Ma montre
narquait MINUIT. Ah, me suis-
e dit, I'Ame lourde encore de
ensuess A peine closes. Minuit.
t'est I'heure ou les Ames vierges
de toutes souillures vont jouir
du clair de lune sur la plage" d-
serte ..... Et, je les ai vu paser,
les blanches nymphes.... De mon
balcon, je les ai suivies..... Et
l'une d'e les, je l'ai bien recon-
nue A son petit geste familiar,
traca un signed dans l'espace,
comnme pour me dire: Cette heu-
re n'est plus A toi. Vas to repo
ser de tes longues fatigues; alors
que nous autres, nous gallons
6ter nos sandales, pour danger
pieds nus, sous les derniers
rayonss de la lune..... Et come
mu par un resort, lenter.zent je
me suis dirigd vers mon lit; et.
un soir de plus, je me suis en-
dormi avecjune cklre imagedans
nion coeur.
23 Mars 1928.
S. M.

\ vcn4re


Meubles. Lieutenant H. W.
WHITNEY, U. S. M. C.
Route Simmonds.
Bellevue,-( Rue 5).


Paradoxes et Boutades

A Aldr# DAVID.
Qwi tout june encore, 92 ans, a
ocrit sur fAmour, les tres et la I ie, des
choses cruelles, prolondes et vraies.
Son ami
LL.


1
Les temmes son t moins
b6tes quo DiogAne. Qua nd
elles cherchent un home,
elles le trouvent.
2
II taut beaucoup de respect
pour conqu6rir une temme.
Pour la harder pas du tout.
3
En amour, l'homme n'ex-
prime blen que ce qu'il ne
seat pas, ni ne pense. Cest
tout Juste te contraire chez la
temme.


N'y a-t-il pas des parents qui
so d6testent.
15
Certaines femmes se don-
nent sans scrupule a l'homme
qu'elles ailment. Mais ne lui
laisseront pas un mouchoir
marqu6 A leur chifire. Ce sont
les femmes que I'on dit 6tre
fortes.
16
Les hommes d'esprit out
toujours I'air de ne pas com-
prendre pourquoi les temmes
leur preterent des sportmen.


4 17
Feindre d'aimer, c'est ac- Le talent nest pas seule-
cepter do transiger avec I'A- meat 'aptitude A certaines
mour. C'st done aelmer djA, chosesMais aussi I'abstention
ou presque. d'entreprendre celles A qfoi
5 fon eat malpropre.
C'est entendu. Le Bonheur 1
est une source, et d'une lim- Une nult. au coin d'un bois,
pidit6 tell* que le Ciel m6me, 10 D6ggot rencontra la Joie.
refi6t6 en son miroir mou- Et Is t1conda. II en naquit la
vant, en eat plus beau, plus Prostitution. Cette fille, forte,
pur. jole, rieuse, circonvenante,
Mais pour puiser A cette rappelle alternativement sa
source, ainsi qu'A celles qui double origin. Ouand on l'a
chantent au food des bois, il borde, qu'on la desire, qu'elle
taut se baisser, s'agenouiller, se donne, c'est tout sa m6re,
se poluer A cette vase dout la Jose. Mais lorsque 1' o n
touoes les sources se font une prend cong6 d'elle, come on
ceinture.Aussine peut-on s'in- sent bien que le DegoAt est
terdire de chercher des sou- son p6re.
venirs de boue sur les qnel- 19
ques personnesvraiment eu- Les femmes meurent tou-
reuses que Ion fr6le, partois, jours d amour. Mais jamais
aux hasards des chemins de d one rupture.
la Vie. 20
4 1 La confiance en soi est
Quelques-uns de nos enne- comme un tirre de noblesse
mis no soot que des presents ou un blason. Elle n est ridi-
de nos amis. cule que lorsqu'on I'affiche
7 sans avoir le droit.
Lorsqu'il entra it y eut de 21
eftroi dens les youx. Pensez LeA redresseursdetorts s'obs
donc.A son pantalon qui n'6- tinent tellement A d6plorer le
tait pas de premiere tratcheur I malautourd'eux qu'd en ou-
11 y avalt deux ou trois petites bilent de faire le bien.
tAche22.
tAches. Certains 6tres sont si bons
Mais quand, sur son voisin, Cerains tres sont si bons
les regards so pos6rent, on y qul's lous en veulenf, et a
ulot de a satisfaction. Et de mort, blean des ois, de ne pas
I'admiration. 11 avait pour. puser A le totaine publi-
tant, lui aussi, deux ou trois quo do leur piti6.
petites tAches. E.les n'6tatent 23
que sur sa conscience. dOn parts inhrentes A petitesAmour.
La fid6lit6 en amour ne se- Une temme qui avai beau-
rait-lpasa paresse coup 616 aim6e,en vanta ainsi
rat-elle pas la paresse du la n6cessit6: iC'est une favon
corr9 qu'na l coeur de prendre de
Bea, thomme do se r I air. Ce soot lea promenades
Beau, I'homme doll se taire hygitniques, de I'Amour .
cardonner sa beauty aux 2 u
ommes. Laid. sa laideur aux L'Amour?Tout simplement
temm. 10 la permission d'etre moms
poll envers une temme.Ou de
Le paradoxe east one revan- ne Ietre plus deu out.
che de la btise sur l'esprit.


Chest one manitre spirituelle
d'etre bete
11
L'opinilon publique est une
Reline. Come toute Reine,
elle a ses caprices. Elle peut,
certain jour, s'encoiffer d'un
pAtre comme c'est advenu A
une Princesse de la Grce an
tique.
Pour certaines gens, c'est
dejA du bonheur que d'avoir
des raisons de douter du bon
bear d'autrui.
13
Votre meilleur ami m~rme
n'est pas A 'aise quand la
temme qu'il courtise c6l6bre
vos qualit6s.
14
Deux hommes qui ont aimk
la meme temme sout un peu
parents, dit ~ps. Possible.


II eat des gens que l'on ne
peut imagine en proie A une
grande soufirance. Existerait
l one aristocratic do la Dou-
leur?
26
Peut on saisir ce qu'il nctrc
prcis6ment de g6n6rositO
dians un acte gn6reux ?'
27
Les temmes 6prouvent oti-
jours 4lonconscient besoin ide
rduire A la taille de leurs pe-
tites affairs de volupt6 et d'a
mour, les choses les plus sa-
cr4s. A son ami qui lui de-
mandait ou elle le rencontre-
rail, le lendemain, une temaie
r6pondit, sans rire, sans sour
ciller: A I'Etoile Devant le
tombeau duSoldat Inconnus.
28
La temme aimie,lo! squelle
eost de grand amour, tabsen


--


Ches Antoine Roy
1312, Rue It6publicaine
Port au Prince.
Jolies pantoufles
Pour Homme --pour Femme.

A Vendre A St Sarc
Une auto Buick, touring-car
model 1924 Six cylin:lres
Cette automob le vient d'dtre
compl6tement outillee et est
cn ties bon metal.
1 'rix 801) dollars cash
S'adresser 6i: N. G. Sheard
Major G. d'iH-


Llll -F


cc la rev~t d'un immuable
prestige. On ne condescend
pas, alrs A regarder, ne fut-ce
qu'un instant, et qu'un pe.,
uue de cells que 'on aurait
court is6es, peut-etre, si, apr6s
la passagere et slupide infide-
lit6, on tlait stir d'aflronter,
pour en souflrir, et s'en puri
er le sourire limpide et le
regard conflant de cellc qul
n est pas IA.
29
Ei.Ire une temme qui vous
ainec d un grand amour et ua
hom me qui vous detested une
haine violent, la difference
n'est que dans leur manl6re
devous assombrir l*exlstence.
30 '
II est des jours oi,6treignant
la temme, aimde depuis quel-
Sue temnps d6j, l'on s'6tonne
e sentir|batre on sol un peu
de 1'aveugle et violent ar-
deur des tout premiers soirs.
On n'aurait, A ces moments-
a, qu'A descendre danssa m6-
moire, tout au fond, pour
constater qu'en venant vers
l'aimde,on avaitdans la louls,
fr61 une trs jolie temme.
31
L'auto supprime les distant
ces. Y compris cells qul s'-
paraient, jadis, les classes so-
ciales.
32
Tel homme se croit alm6
qui n'a 616 que ravi, par une
temme, a une autre temme. j
33
Dis-moi qui tu lr6quentes.
Et je te dis qui to hais.
34
Certaines femmes usent du
flirt comme d'un cocktail. lis
sont i6gion les Don Juan qui,
se croyant des conquArants,
1'ont jamais i que de vul-
gaires aperitits.
35
11 cat des femmes qui nar-
vguent les r6 les de la Vertu
come ia l our de Pise les
lois de l'6quilibre.Ces temmes
IA penchent toujours, mais
jamais elles ne tombent.
36
On 6prouve quelquelois le
besoin,dans le simple dessein
de I'6prouver,de rudoyer son
houheur, come l'on heurte
dqjoint de I 'index une coupe
poor savoir si elle est de cris
tal.
37
Ceux qui ne peuvent rien,
il n'est pas ditflcile de les re-
connaitre, ils r6clament trop
des autres.
Quatre-vingt dix neut lois
sur cent, et de la meilleure
toi du monde,la temme prend
pour de i'adasiration le d6sir
qu'elle a d'un home.
*)9
On pardonne ditficilement
a quelqu'un d avoir 6t6 aimi
de celle que vous cour.isez.
Les femmes,au contraire, lors
qu'elles out 616 aim6es, -
alteruativement, par un
nnmec home sont tout pro
ches d*etre des amies.
Leon LALEAU
Home. Septembre 25


8L2


I


I I








I AGE --.


SOIR D'AUTOMNE

'A JUSTIN GODNFROY



Quand, baignant les beaux soirs vermeils
De leur or pourpre qui rayonne
Mcuren', sanglants, kes grands soleils,
En moi, je ne'sais quoi bouillonne.-

Je crois surprendre en les Couchants,
Ton Geste 6 Gloire I qui couronne
De lauriers lea tronts triomphants
Dans la mort des Soleils d'automice...
J'y crois voir des voices meurtris,
Comme des ailes fracass6es,
Frdmir,- et dans leurs plis fkltris,
BerVant les Victoires blesskes....
Et mes 1teves, en des rtveils
Fi6vreux, nostalgiques, frissonnent,
Comme l'or des o('tchants vermeils
Dans la mort des Soleils d'automne I...
II
O le tragique 6croulement
De l'Astre en ces soirs d'incendie I
Mais son triomphe d'agonie
Trouble mon coeur, profond6ment...

Je suis comme come un Caplit larouche
Que le jour lasse- ou sombre ou clair.-
Qu'on me chante, des airs, des airs
Natals, qui seuls, ce soir, me touchent.
Au loin, le crdpuscule meurt
Inconsolh, delA les graves.-
Que ne mourez-vous ainsi, Rdves
Ardents qui tourmentez mon coeur ?-
Non, series avides, cruelle',
Qui d6chirez ma chair, Vautours
Implacables, j'entendw toujours
En moi vos sourds botements d'ail.es 1..

D'impossibles d6sirs de gloire,
Tels des spectres, hartent mes nuits.-
M6me endormi, j'enteiids les bruits
Tumultueux de la Victoire.
Je vois en mes songes, 6pars,
Pareils A des torches qui bri'ent,
Dans les rougeurs des Cr6puscules
Passer de fauves ktendards.

Oh t comme en des apoth6oses,
Marcher vers des pays lointains,
Aux sons triomphaux des buccins,
Dans la splendeur sombre des roses I..
Gloire I voir des reines vaincues
fendre de beaux bras implorants,
Et tels des brasiers fulgurants,
Des Villes enflammer les nues I...

Ivresse I et sur d'immenses mers,
Du sang pur des vierges rougies,
Voir des escadres enemies
P6rir aux lueurs des eclairs I...

Non I c'est A croire qu'hWroiques,
J'eus de vieux rois, parmi les miens,
Des rois barbares, tres anciens,
Morts en exil, des soirs tragiques I...
Aowtt 1902.
PaoaBs BLOT


LL MA'l IN 1 er & 2 A\ ril 1928


A l'occasion de l'anniver-

saire du MATIN


REFLEXIONS

En cet heureux jour, de Di- I Ah I pourquoi suis-je enbutte
manche des Palmes, s'il laut en i res dillicuflts? Serait-ce que
croire lesEvangiles, Jesus-Christ moa bonheur, en ce jour, aurait
entra a JIrusalem, sous les ac- ('1 i grand, sij'arrivais A extirper
clamations de toute une toule de mon pauvre cerveau, de
en delire Chacun, pour mar- quoi salisfaire mon u Matin *lui
quer sa joie et pour vivifier a qui a d6pensa une some con-
tout jamais le triomphe de i'llonim idtrable en effort et en volont6,
me-Dieu, portait une branch lesquels se dressent en points
de palmier on d'olivier et tous cnlre ces vingt et un Printemps
criaient: Hosanna au plus haul de lutte. C'est done bien vrai,
des cieux. comnme I'a 6crit un auteur:
Heure solennelle, minute n I.e bonheur est dans Ia peine
grandiose u'lue I'on se donne pour I'acqu6-
s ir.)) Ou bien, serait-ce quc, ce
Et IEglise et les Fideles en i h.imp d'action ayant 6t6 tant de
souvenir, de ce jour, font, che- ,)is explore par d'autres plus
que annie, se quereller les l'al i quabiles, qui me soit impossible
mes ..... le trouver de quoi sataslaire
ni. s desirs ? Faut-il me courber
.u devant de cette tatalitd? Et
Voili quo, par une Otrange -'e soutient-on pas que : Vou-
coincidence, en ce jour proche loir, c'est pouvoir? Je veux, ce-
de PAques Fleuries, Li: MATIN pendant, je ne puis.....
entire dans sa vingt-deuxibine Efforts sur efforts ne valent
ann6e. En guise de Palmes ou point, me semble-t-il, car, je
d'olivier, qu'allons-nous oflrir, sviis avec Horace, la fatality en-
A notre cher MATIN ? Ifoncer ses clous de ter dans ma
Qu'allons-nous lui oflrir, car, tate infortunde et, je ne pourrai
par ce dimanche des Baies, ii plus dire avec l'autre" .
contemple haul et lier, la grande
route d6ji parcourue, 1a ,uanil de ma main fail ce que I'esprit rdlon
Qu'allons-nous lui offrir en Je la cooleoplairai sanshaimeelsaaretr).
guisede Palmesou d'Olivier, si-
non que notre douce part de re- Je me debattais encore, et par
connaissance. les soubresauts, je suis pris de-
I faut que chacun de nous, finilivement dans les engrenages
Sales parents, partant, les ferventb e ,-I Impossible bonheur a. -t
j disciples, il fail que nous mar- j, deviens de plus en plus triste,
Squions et cette date el ce joui" morose, meditatil. II taut ton-
dun sceau ind46bile. .jours computer avec les circons.
II le taut, car qui sail, si par tai.ces. En eftet, un ami eat ve-
atavisme, ((Le Matin ne soit nu me tirer de ce cauchemar,
l'incarnation vivante de I'auteur on m'pportant quelques ouvra.
de- ses jouis; si donc, comme ges. 0 consolation A peine ai.
-lui, it nest pas jaloux, il nest j ouvert le premier volume "Le
pas sensible A ses amours; si, jardin de Berenice" de Maurice
comme lui, il n'a pas ce sourire Barres. Je lis : ll est en nousdes
dedaigneux et meprisant qui dd- puissances qui ne se traduisent
sarme les cceurs les plus prove- pIas en acte; elles sont invisibles
nus; si, come lui, einin, il ie a nos amis les plus attenlifs, et
preconise pas cette philosophic, ~le nous-inmmes mal connues.
tendant A oublier les services ElIIt. font sur notre Ame do pe.
rendus, en laissant A ceux qui tils lAches caches dans une
les onut recus l1 soin de s'en sod- ombre presque absolue,mais,in.
Svenir. .,ensiblementautour de ce noyau
S. ent se cristaliser tout ce
Ne sont-ce pas, IA, des const- que la vie nous fournit de senti.
* durations qui doivent nous por. ments analogues. Ce sont des
ter 6 lui oflhr quelque chose de passions qui se prAparent, elles
nous-m mes ? clateront au moindre choc d'u-
Sne occasion."
Et, j'ai pouss6 un soupir.....
Sous le course de ces reflexions,
je devenais trisle, pensit, moro- Alors, tu me pardonneras. 6
se, car, j'ai cherch6, j'ai louille, MATIN, si en cel heureux jour,
j'ai 6gren6 mon pauvre cerveau Je ne puts te presenter mes ra-
et it m'est impossible de pre- ineaux. Car, tu sais, que nous
senter mes rameaux a mon ( Ma- devons fair place a I'amiti6 qui,
tin )). Tandis queje me d6battais, en disparaissant, laissera sub-
les iddes approprides me tuy- sister encore la parent.
aient. P. D. PLAISIR.


A1


Impossibilites
4w- -- _-_
A VicroR THoMAs
Son retour au pays, apr~s de'longues
anndes paaases l' tranger, avait eu
pour lui l'effet d'un brusque revedl,
chaMant 1'enchantement d'un beau son-
e. L'dtranger, c'avait eth pour lui la
rance, etia France, Paris vers quiil
avait ete comme A la femme hperddment
adoree.
Paris aim6, desire, avait combli toutes
ses ardeurs, nobles ou autres, Paris,
terre d'l66gance, de beauty et de gloire,
qui avait mis en passion tous sea re-
ves. qui lui avait suggere toutes lee
convoitises faisant irradier son ame de
la flambe pourpre de tous lea en-
thousiasmes.
En ce Parisia avantageux et fiber,
qui d'un pas assure arpentait les grands
boulevards, coimme s'il allait a la
conquite de routes les merveilles que
I grande Ville tend a la direction des
humans, ne se reconnaissait plus le
petit Port-au-Princien aux allures in-
dolentes, part quelques annees ava-it.
Maintenant. il n'etait plus qu'un Ean
vers lee choses, une ame tout amour
pour la vie ardent et immense qui
palpitait autour de lui, tout son etre en
avant ver ce miracle incessant, cette
civilisation unique que Paris epand d'un
geste royal et familier.
Paris qui accueille tout, les gloires
consacrhes et lea grandeur ephembres,
leas infortunes cElhbres et les humbles
mistress, me para pour lui de ses graces
les plus fines; lea nuances Iegeres de
son cel, la sympathie toute spiritue'.le
de sea monuments ot se lit une ame,
cette atmosphere subtile oil semble
frhmir le rythme eternel d'une volupth
enervde jusqu'a l'angoisse tout ce(a
quintesesncia pour lui une seduction
supeareure mhme ses reves.
If frequent les milieux les plus divers.
I. l r Latin, vibrant d'ardeurs u-
..... *-...-;-, o a 'Elaborent obs
curement lesgloires prechafuese mon-
de artificial des petits theatres, et fit
sans succ6s d6finitif une incursion dans
le journalism avance. II concut mille
projects sans s'attacher A aucun, se pre-
ta a tout sans se donner A rien. I lui
suflsait d'etre a Paris, de se meler a la
fouled elegante et rich du Boulevard,
de particaper au mouvemeut innombra-
ble de la rue, de meler le rythrne
particulierde son existence aux pulsa-
tions mystdrieuse de la grande Ville,
d'aureoter se caprices d'etudiant des
prestige d'ine here dlicieuse, et qui
passe.
La rue surtout lui plaisait pour le
renouveau quotidien qu'elle apportait,
l imprevu qu'elle laissait prdvoir, le
trouble de volupte, le fugace emol que
toutcela lui insnuait au coeur; iln'avait
qu' sortir pour que tout son sang bat-
ttt d'un rythme inconnu, rythme d'i.
vrese et de folie qui confondait sa vie
ind6cise de petit etudiant haitien au
courant vertigineux qui emportait au
tour de lui, tous lesa tres et touted lei
choses. II aimait le dhroulement de
cette grande fresque anime,.ce pano-
rama bougeast contfuiment d oil s
d6tachaient parfois de gracieuses sil-
houettes de femme pure lumiere
6clairant tout qui faisaient concevoir
l'infini d'un song d'amour, et qui con-
seillaient I'oubli de tout, l'abandon des
itudes commences, pour le caprice
d'un illsoire bonheur.
I Car1W avait toujours v6cu dans I'in-
quietude de son cceur que ne pouvaient
apa1ler es rencontres vulgaires de tous
les jours, at iI attendait encore celle qui
prendrait la forme de son desir, la fem-
me qui serait dana sa vie come un
bouquet dane une mason, apportant
avec elle 1'agrdment de tendresses fines
et cette legerete ailhe qui attdnuerait
1'clat trop vif de leur amour.
Un jour, il larencontra, ou plut6t la
reconnut parmi toutes cells qui para-
dalent devant son desir, et droit iF alia
a elle, de son jeune elan, et conquit une
belle proie frhmissante, heureuse autant
qu'ams.ee de s'abandonner a sea capri-
ces adolescents.
Alors, il vcut come dans une mys-
tique extase, dans la fherie d'une imaglk


Quatre Marlues de Reitres
Daire H )UBS .-.- IS


Plus que les chels heureux
doni les noms marquent dans
I|s 16gendes, sont aur6ol6s
d'tne atlirance myst6rieuse,
les soudards A qui rien ne
manqua, Ames de pourriture
et dec sang, pour d6crocher la
Gloire, et condamn6s pour
taut A I oubli des generations.
De ceonx-lA, comment ne pas
aimer, visagessi expressils des
origins, un Praloto, un Can-
dy, un Romaine ia Proph-
tesse, uin ialaou?
I
Voici Praloto, un aventu-
rier Italien et chel adul6 de la
crapule A peau rose. GrAce
aux Pelits blanks, Comman-
(dait de I'artillerie de la Garde
Natiniale, il est le tyranneau
mit le, capable de routes les
liasssei, de routes les canail-
Itraicsu. ct que met en luureur la
s.e -i -' des liomtnes die cou.
lein'. tir eux, en (dix rencon-
tres, iI a tone, cl)ileptique et
)aveux. Signc la ireve ent re
jJlancs el aflranchis, Pialoto
dans la quatrieme section oui
ii domine, multiple les exac-


tions, les rapines, les brima-
des, les provocations qui dt-
clancheront la rupture..
11 la saisit, grace A un inci-
dent de rue, un de ses sicaires
bless par m6garde par un
homme de couleur. Toute une
apr6s-midi, accroch6 A l'eu
nemi, il livre, le soir tomhb,
Port au Prince A ses trognes.
e brasillement de la ville qui
s inceudie empourpre les mas
sacres,le pillage.Toute.la nuit,
tune soldatesque hurlante se
vautre sur des temmes hagar-
des, 6ventre les vieillards, les
entants, et dans les maisons
croulantes se rue surnlor, les.
joyaux.
Sur la bouffissure de sa tace,
ses crimes comme des pus-
tules, Praloto,flanqu6 de trou-
pes nombreuses campe pebt
aprtsA la Croix des-B6uquets,
d'oU il a chasse les affrauchis.
II s'y d6tend avec fureur con-
Ire une ruee de noirs; ponfc-
tue d'incendies sa retraite A
travers le Cul-de-Sac; se terre
dans sa tannirec Port-au-Prin-
cienne, nauve accul6.


La bWte s'y saodle de meur- til le spectateur glac6. [I at-
tres, de dpredations, de luxi. tile comme un roi de f1arna-
res. Entre deuk alertes, le rut- val leJeannot par6d'oripeaux,
fian tragique se roule dains chamarre de pierreries, cou-
une d6bauche, grimace de- vert des depouilles des victi-
vant une t6te couple. Et sa mes, et qui tr6ne, se gonfle,
n6vroae tr6pignera dans IFuni- parade, tandis qu autour de
verselle terreur, jusqu'au jour sa simiesque Majest6, contor-
oi, vaincu par Rigaud, Beau sionnent leurs danses va-
vais il monte, prisonnier. un douesques,des prdtresses hys.
navire en rade. Devant lui, tlriques.
une nuit, surgit Roy de la Halare et railleur, Candy se
Grange. Crible de coups de dt6 file ra myst6rieusement
balonneltes,lardede coups de (uand Jean-Francois, ayant
hache, le cadavre de Pra!olo vaincu Jeannot A Vallihre, le
tut sans doute pour la voracit6 i usille, malgr6 ses cris, ses
des requins une )pature sa- |prosternements, ses supplica-
voureuse. l ions. Sous les ordres du vain.
q, (nieur, r6apparalt le Cavalier
II ,... )ale. la ta te de ses escadrons,
chargeant du c6t6 du Trou ou
Candy est un hommii dc versOuanaminthe.Il retrouve
rouleur et le lieutenant prini- li,.tr6missantd'unefiert6hau.-
cipal de Jeannot, 1'miule de ta ie, ses souvenirs du grand
Biassou et Ide Jean-Fraicois. S,)ir, le Grand Soir de I'insur
S'l, n'est pas i'inspirateur des eclicn g6nrale des Esclaves
monstruosites de son chet, il du Nord, quand, avec ses
en jouit en virtuose. Connais.- ccmpagnons, traqu6s apr6s le
seur, il choisit pour sa voltip- s' police d'Og&, il se jetait,
ke, les plus belles parmi Ic exultant d une joie salanique,
vier es promises a la salivc ,, d;ns la fournaise de l'imeute.
du B are. puis a I'egorge- Sur ce theatre de son pre
ment. La ruice des soudL.rds uvier tail d'armies, il renou-
sur la chair pantelaifite les v- lle ses exploits, s'exaltant
supplices d'unii rotisme rafli- de l'essor des talons, du re-
nt, len est I 'ordonnatecur sub lent, des poitrails, des crou-


pes, de 1'envol des crinikres
du cliquetis des glaives, ides
hourrahs, des rAles. Puis c'est
une risette narquoise entire
les troupes enemies. Tant6t
dans un camp, tant6t dans un
autre. II semble que tout in-
difftre a cet Aftranchi, hors la
volupt6de uer. lest leclown
qui 6merveille de ses tours la
toule anxieuse et oppress6e,
tandis que la pens6e absente
vole autour d'un lointain mi-
rage. Ainsi jusqu'a I'instant
ou il disparalt de la sc6ne
sanglante, Candy sera t-il le
spleennitique. d'u n e vision
Sobs6dante: La vision d'un
corps blanc d'adolescente qui,
une invincible pitit, un re-
mords que ne purent eflacer,
ni l'ivresse des batailles, ni
les trahisons ni les meurtres.
Aprs le blanc Praloto,apr6s
Candy, voici, pendants sinis-
tres et somptueux,le griffe et
le noir. Dans ce cercle d'en
ter qu'est A ce moment St Do
mingue, il semble qu'il 'y ait
entire les nuances,comne une
emulation da as horrible.
Avec pourtant sur chacune,
comme le signe 4aes origi-
nes. Negateur e 6.e,|iamai$
Praloto ne s'6tait avis6 d*as-
socier I ses crimes d'hypoth*


__


I_ _


___


_ __








LE MATIN. l1r&2 Avril 1925


~~pAGE5


qui emplissait les heures braves d(
son existence II (1couvrit toutes les
merveilles insoup,oinntts de li vie, con
gut la beauty mv-rytrieuise des chites, el
parmi elles, I'ainour come la force ir-
resistible, qui nirItait d'enmporter la vo
lont6 des &tres, digne de toutes les d6-
faites humaimes.

Mais un jour, tout ce rCyve tincelant
s'effaga, comme sombre dans le soir un
cr6puscule trop ardent. Une invincible
an goisse s'4mut en lui, et cette chose
infiniequi faisait mal, lui venait du pe-
tit pays lointain d'o) de vieux parents
1appelaient, et cela tenait dans un sim-
pie feuillet, et c'6tait tout le d6sespoir de
lhomme, toute la souffrance dont, des
l'aurore des temps, il paye ses joies par-
cimonieuses.
II n'opposa aucune force A I'acharne-
mnmt du destin contraire; il s'abandon.
na A sa douleur au fond de laquelle il
trouva comme un plaisir acre, une vo
lupt6 morbide. Puis peu A peu un apai-
sement se fit en lui, il crut complete sa
gudrison, et d6jA, ii souriait A son an-
cienne blessure, dans une convalescen-
ce d'Ame oO s'accentua l'affinement
d'une sensibility d6jai trop aigue.
II revint au pays. 11 crut facile la rd-
adaptation aux choses et y appliqtla une
bonne volonte ; mais il percutjtle goat
fade de tout. Port ani-Prince lui fit I ef-
fet d'une grisaille lointaine ; il voulut
s'mvertuer, s'interesser un peu,'acliver
une sympathie du cirur; alorss'imposa
A lui toute la cruaute dr contraste : la
terre d1ue qu'il venait de quitter, si sou.
verainement belle, qui avait abrit6 son
impossible amour,cet te civilisation don't
il avattcueilli la supreme fleur, son en-
chanteresse don't c'etait sacriltge de
parler oO toute beauty est inconnue,
oui, tout cela qu'il perdait A jaimis ; et
puis ce qui maintenant s'inp.)sait sans
merci : l'ennui (d'une cit6 oui la vie se fi-
ge et s'eteint quanrl elle conrnience ail-
eurs,0o nulle attirance ne s'exerce sur
l'hommne, qui nest plus qu'une vieille
bite fourbue, bonne pour e1-s
abrutissants et les s pll lus.
Certain ols, Ri s'6tonnait qu'il fNt A
p prs seul, par les rues, A contempler
le ciel d'6toiles ou a avoir la jouissance
exquise d'un clair de lune magique. La
suavit6 d'une douce feerie s'6pandait
sur tout'et seul, il ecoutait venir la nuit,
doucement, doucement, dans l'ombre
amie et le silence intime. Tout cela 6tait
pour lui seul, come un beau cadeau de
la nature maternelle ; tout de mime, it
songeait A tous ces Port-au-Princiens
absents de cette fetLe nocturne, qui refu-
saient ce d6lice ailleurs inconnu, et qui
etaient tous enferimes en d'6troites
ehambres, adonn6s an so nmeil invinci-
ble, sous le poids d'une 6touffante cha-
leur.
L'ennui s'imsinua en lui; t it le. eat't
comme un mal physique incurable, tapi
comme une bate tout au fond delui-me-
me; parfois, il lui semiblait venir des
choses, s'avancer perfideinent en obs-
cures menaces, et cet ennui se retrouvait
chez les hommes. Depuis son retour, son
observation implacable avait relev6 chez
le plus grand nombre une certain inso-
ciabilit6 s'6tendant A toutes les former
de la vie haitienne ; il semblait qu'un
jour de malheur s'etaient retirees d'eux
toutes les qualitcs heureuses, toutes ces
vertus de tolerance et de bonne grace,
qui leur avait permis de vivre ensemble,
malgr6 les disparate her6ditaires.ll ne
fr6quentait plus qu'un cerje d'amis que
lui liaient certaines correspondances
spirituelles et un d6sir d'aniitid parfaite.
Les autres de moins en moins I'intres-
saient ; quand it daignait y appliquer


I -


I'acuit4 de'unc i- ri exerce, trop sou-
s vent il ne rcnco-itr.ait que lourdes in-
. suftisanies, t ni. i :rites d'ames, innle-
t gances intellc:.:.1'l.is debordant en va-
-nite puerile, en etalagede biat' satisfic-
* tion, s'affirmnant t otesq uen.ent sous le
soleil mipitovab!)'
L'ne fois, il pw.::fa de rire : deux ,'en
tre cent descend.ie it graveme.t la rue
des Miracles, les ii tins derrir-e le dos
t retenant leurch ipcau ; c'tait, ute une
bootie triomphante, tou2 une ve:ttripo-
tence satisfatte. Su')ite:.,*it,to:i homeur
change, et il se vio'.,-t.a pour ne pas
Slur crier :" Vous etes done satstaits ?"
II songea aussit6t a la douce mniodestie, A
Il'humilit, tout &vangelique, A la timidity
enfantine ou s'effaqaient de vrais grande
homes qu'il avait rencontr6s sous un
ciel plus clement
Alors, it se refugia en lui-meme. De
peur d'dtre ridicule A son tour, il n'osa
avouer son impuissance A:vivreen notre
milieu. 11 lui sembla que son pays no
voulut plus de lui, et il se sentit seul vi.-
a-vis de son Ame. II1 ne sortit plus, et de
longues heures gardait la chambre,epui-
s6 de lectures, 6prouv6 d'incoercibles
n6vralgies, sans force centre l'inelucta-
hile ennui qui co-nme un suaire s'6ten-
dait sur sa vie.
Un amis'alarma, voulut le'voir s'intere-.
ser A quellue chose.II lui conseilla lapo-
litique, od s'exacerbent les passions da is
le choc des coups donn6s et reius. Au:u-
ne objurgation n'affecta le m6pris sin-
cere qu'il vouait A la politique de nos
politiciens qui, les parties n'existant pas,
n'interessait qu'autant que les personna-
litbs en valaient la peine.
L'amour ?
Ah. c',tait IA, la granJ-e affaire, et
un peu la cause de tout. L'impossibilit!
d'aimer, c'etait le sujet fanilier entire
se a:nis et lui. Les femmes, cependant,
ni maniuaient pas ; et si elles n talentt
pas belles, de cette beauty sauverai
ne,harmonieuse et fine; si elles n'avaient
p1s cette suavit6 de graces aerien-
nesqui fait delirer I'homine, du mo'as
elIi 'minmnininem( dsirab-
Res.Et. es pouvaient encore nous consoler
de l'ennui d'etre,nous apaiser de la dou.-
ceur illusoire de quelques songs heu-
reux. Cela mnme n'6tait pas permis, car
toutes vivaient dans la peur du voisin,
sentiment, qui dtait pour elles i'ultime
sagesse. II avait note chez elles une hy-
pocrisie latente, s'616vant A la hauteur
d'une institution, et qui leur faisait per-
dre toute spontan6it6, et repausser,
malgr6 elles,ce qui 6tait leur reve fami-
her. En soci6te, remarquait-il, le flirt
etait presqu'un scandal, et le plus sou-
vent, les homes se tenaient A distance
respectueuse des temmes. ,,Celles qui
6taient le plus passionn6ment aimnes,
ou adorees de la ferveur la plus delicate
ou qui inspiraient le desir le plus v6he-
ment, ne repondaient pas, paraissaient
ne rien comprendre.Aucune femme, af-
firmait-il, n'etait A aucun ho-nine.
Cependant, il avait essays. il avait
fait un effort du cceur, naturellement
sans succes, et ce coeur,il l'avait close a
jamais come on ferme un tombeau.
Port-au-Prince etait done le desert de
I'amour, puisque lachement les sexes se
fuyatent, perdaient les jeunes ann6es,
les seules qui competent parmi l'univer-
selle desolation ; puisque I'amour qui
permet de defier la souffrance et la
mort, cette chose si simple, naturelle
come l'eau qui couple, et le nuage
qui passe, n'6tait chez nous, que con-
traintes, ineptes, complications inouies.
Nou* sommes au pays de I'inutile
beaute"; r6p6tait-il, souvent, 'songeant
A la nouvelle de Maupassant.
De telles dispositions etaient peu faites


pour le tirer de I'ennui more "oU il vd
getait, et qui etait maintenant pour lui
un etat fixe, appelant la commiseration
de ses amis. is connaissaient, comme
ui d'ailleurs,' le remede A ce m-l subtil:
le beau voyage, l'etranger, l'..r:s, vers
qui i irait encore co n ne A la fe:nml
eperdament adoree. Mais les vieux pa-
rents etaient morLs, et le mod i ue heri-
tage dissipe...


Depuis deux mois, plus aucune nou-
velle de lui. II avait ferme 6es port o
mme A ses quelquei rares amis, car il
avait la pudeur de sej souffrances. sur-
tout de as douleur ai personnelle qui r.-
velait toute la nudity de son ccur, toute
la trag6die de son Lme. Un oir pour-
tant It part. II voulut voir encore, di.
sait-il, Port-au-Prince, qui lui avait #td
si dur C'etait un dimanche, et une fou-
le se pressait au Champ de Mars, sui-
vant les trottoirs encadrant le kiosque.
II s'etait m6l AI elle, et dans la deal
clart6 des lampes, lisait sur leo visages
une "dtente houreuse, une overture
de coeur. Sur le vert sombre de la pelou.
se. des couple mettalent A profit l'om-
bre complice. Dans la confusion du
trottoir, les femme6 sentaient parfols
le fr61ement des hommes et ce petit jeu
enervait les belles.Tous, d'un pas alerte,
martelaient la pierre, et semblaient
presses de saisir le vol de leur reve Une
illusion naissait et, dans la douceur du
soir, le Champ de Mars paraissait un
jardin d'amour.
II ne vaulait pascomprendre cette joie
simple des cours normaux, et debout
A Ia meme place, il contemplait ironi-
quement tous ceux IA qui #talent parties


devant luiet revenaient, le circuit ache-
v6, pour repartir encore. C'etait Il, le
voyage vora Cythere!.
Le concert finissait, sans qu'il e0t fait
attention A cette musiqu., on eit dit
lointaine,une symphonie qi- se" fane ".
Alors cefut come une vodil d'oiseaux
ou come une scene apr, la repre-
sentation : tout ce pet t i tiHe grouil-
lant, susarrant, frivole vait fui et avec
uelques groumpe, perJus sur les banes,
il restait seui dns la solitude du Champ
de Mars ou naissait le silence.
Le cinema ne ole tentait pas: il sui
vit sea camarades au dancing. L'or.
chestre vainement is'poumonnait, car I
oute leo femmea attendues avaient J
gagne precipitamment une plage plus
heuroue o f Ior americain prodiguait
un dice provisoire. 1 n'insasta pas et I
retra chez lui. I


q- _" m- --I


tiques divinites. Sarcastique, blanc, le mulAtre, le noir sa Le teu des troupes de cou-
Candy ne voyait (inns les pre- cruaul6 est nivelleuse come leur, blanche, notre, tut l'effa-
tresses de Jeannot que des la Mort. Comme il ignore la : ceur supreme du messianis
marioninettes opulenles. Mais couleiur, il ignore les classes: me du proph~le sacrilege, de
avec le grille ct le noir,le mys Maitre, allranchi, esolave. II ses magies, de ses d6monies.
ticisme trouble de la race lisse ne connait ni riche ni pauvre
son aura mivslericux el in- ni vieillard, ni entant Une IV
qui6tant nuit, il se rue sur Leogine. Comme Romaine la Proph6
Legrilleesesagol co- aii a gorge par at- tesse, Haleon joue des croyan
Lme Pgrlleesoto 6ait italien.S ranchi vigilant et fore au ces our dominer et simpo

tendant propl6tc, fillcul e sirsaectsl, ssvbri)e tente en des ser. Le grife espagnol se di-
i Purissiame il sallul)l(II I stsauItsdieses'uiis'tole.Rejt sail prophl6te,le ngre artnicain
nomn deRomaine l P)rophe- ha poige Jlirs, ioullc. Rejete se pretend ex6cuteur des vo
se m a liors desn urs,. cume delont~s du ciel que lui trans-
tesse, riMant les sexes co.- voir dlans les trissoiinenients
me il in mle Religion ct Supers idaln le s lli" e Ippn e met un grand coq blanc, tan
tuition Car la caractlristique assaultt et conm c lasse de 6t juch6 sur son 6paule gau
du monstre est sa manic dlei'6te'e nocturne. Stir tout che, tanlOt sur Ilencolure de
coupler les disparates. C'est e. son cheval. Est-ce la bhte itna-
cuer les (livace raui C ientourektres -etcihou sn n
apres moi dit la messe, une la rage d la brute sexas f qui, en son langa e
messe noire et blanche tenant re. Rie n a rage chappe sae as sybillin, ai done lor, rc de
de la magie cere6noniale au- ice. Rice structioha Ni la contnrer avec Sonthouix ?
fich6 au lout d une pique de- ence de d estructio Nie a Un soir, c est l'alerte sutir I'ha
fiche au bout tune pique de- s'etirant aux premiers bitationa Le meilleur o
vant la tente de Jeannot,6ten ra.vons dti soleil, ni I'arbre stationn a Le meilleur a ou
dard macabre, 6veilla en lui onl la t 1nt sous la brise du camps Halaou. Et telle une
tant que des rites oriodo- igration de prehistoire, la
xes, qu'il decrete les Lortures i atin. ()urait dit uneso- bande formidabled6vale vers
es 'icti i les ort res bre rotie, aveugle come la Port-au-Prince. En tMte, les
Ses victines,i les oltre ciaen alaite et broyant tout dans tambours vaudouesques, les
holocaust idole cre sai nquell- ia region vr e aux dprda- lambies, les sorciers. Puis
16roce dole crc e par sa n I6- rtgions, ai assassinatsraa
rose paisse. Puisu'il est tions aux assassinats, aux Halaou et le coq lane, entou
p1 stupres dune stquelle d-d s ,
grflie, I, prejuge (c couleur chain une s le d des soldats de sa Garde,
lui est inconni. II ne distin- 'c tous portant une queue de
gue,nil'aristocaltiede la pean Et qui se dispersera enfin taureau qui preserve des
ni la demagogic de 1'6pid6r- devant on bataillon cnvoyv balles;Puis legrosde l'arm6ne,
me. Tout ce qui tombe sous par Beauivais,Pinchinat,secon djuze mille descendants d A-
sa grille est broy6 a\ec la ined de d'aflranchis de Petit GoA. Irique, des congos, des ibos,
me indifference bestiale ; Le ve, de marines de la Galat6e. des nagos, agouos, azadas, s-


nbga'ais, dahomrens,des man
dingues,des moudongues.Les
torches claicaient ce deva
element de corps nus, les ges
ticulations, les danses. Les
chants, les chants de guerre,
les chants reli ieux,les chants
d'amour grandissent jusqu'lil
I'6pique ce torrent dans la
nuit,
Au martin toute la population
Port-au-Princionne lut sur les
mars pour regarder les Barba-
res. Par les rues,sous la douceur
du ciel antill6ea, its d6fllrent,
hirsutes, gigantesque, avec leurs
piques, leurs griagris.leurs lem-
mes aux croupes lourdes, aux
monstrueuses poitrines, leur
b6tail; des coqs, blancs comme
ceux du chef, ou rouges, on
noirs, des pores, des mwlos'es.
des bueuts. Cela bouillonusit
dans un ouragan de cris, de co-
coricos, de grognements, d'a-
boies, de beuglemenls, cauche-
mar d'apocalypse. lang,-es en
botaille, les troupes de la 16gion
de I'Ouest commandoes par
Montbrun, Pinchinat, inesu-
raient, impassibles, cette force
chaotique. Barde de 6tiches, le
torte et les jambes nus, Ilalaou
caracolait pres de Sonthonax
3ui lui suggera d'aller A la I'roix
es Bouquets, massacrer laeau-
vais.
Vers le dix-cors, las bande en
d6sordre fila, meute lance


pour l'hallali. Au quarter g6n6-
ral du Chef aifranchi, des ofl-
ciers rapidement envoys par
Montbrun, Pinchinal, des dra-
gons de Marc Borno arriv6rent
au moment oi tombait sous un
coup de revolver, Halaou su
co(q blanc.
Aussit6t attaqu6es par des
troupes robustes, charges sans
rtpit, ses bandes huriantes so
dispersmrent, en fuite ver des
icrlrailes, prolectrices sup6rieu-
res aux queues de taureaus, di.
vinitls d(risoires.
Somnptuosito de ces 6poques
des origins, toile de fond tas-
tueuse sur laquelle s'estompent
laures de sang et de mort, de
tels masques de reitres.
Tho nas If. LEICH iWU.


A LOIJER
Grande Maismn au BoisVer-
na Grande Halle au Petit-
(oa ve.

A Vendre
Un alambic Deroy de 60
gallons en parlait 6tat.
S'adresser an No 1i35 BRu
Ferou.

,n uhles. Lieutenant II. W.
TI'rTNlEY, U. S. M. C.
1'oule Simnmonds.
Bellevue ( Rue 5).


Rossslielftt Gingerale t


V" F. BERMINGHAM jG. GILG
Agent G neral.-Aux.Cayes Distbuteur .--Port-an-Prince

-*. ., . .. .4 t '* < .< ***.*


Jus de citron

BAILEY
Remplace avantageuscOent
le citron. II est plus manlis
plus portati et plus d6iciis
Tout le monde s*en sort,
Aux Caves de BordaUx.
Au Boo Marche
Au MarchE Crystal *t WX
products du Pays.
1313 Grand*Rnao


_ _


. I


PAGE = 5


b


i _i __








LE MATIN ler & 2 AVRIL 1928


Letriomphe du


:Rfhum Barbancourt

.Ecoutez,Flecteurs...

tE .BAR TERMINUS ,ou.
Ssa gattitudc L sa Client6le si bienveillante lia oflrc le
-...( verre (1i cc6l're RHUM iBARBANCOUA'I1' 5 ctoiles,,,,
p: rix de. 10 centimes or au lieu de 1 cenitimes. soit use
Tffience appreciable de 5 centimes or parl verre.


BAR TERMINUS


E RIATSIRPORP


A


Widmaier


' Tl'nneur d'intorener sa bienveillainte clientele qu'il A-
'iutaJll6 a I'tage dc son etablisseminnt,un salon exclusive
S'ligmt r6serv6 aux tamilles o il 'on trouvera des consomil
,imations de premier choix et ou des lunchs seront servis
surrdemande.
Bi&re A la Pression Sandwiches. Telephone 2786


"A vendro
S"- Le Moniteur Otficiel ann6es:
1869, 1870, 1881, 1882,, 1883,
.1884, 1885, 1887, 1888, 1890,
..1891, 1892, 1893, 1895, 1896,
1 1898, 1899, 1900 A 1925.
Le Peuple ann6es: 1886,
.1887, 1888, 1897, 1892, 1893.
L'( )piion Nationale,annes:
.1861, 18(62, 1863,1865.
L ,. Fenille du Commerce,
.auii c: 1828.
Pamnilile de La Croix. St Do-
mirngue : 2 volumes
Moreau de St Mery St Do-
rn:migngc: 2 volumes.
Lepelletier St R6my 2 vol.
i Ardouin,Histoire d'llaiti
11 volumIes.
Giouvel St Domingue 1 vol.
A alniilant St Don. 1 vol.
Ail' llaynal: tlistoire Phi-
loso)lhique et politique.
)Des Etablissements et du
t.ormiuerce. Des .!uropeens
das. less deux Indes 5 volu-
mes editions 1780 '.
Ch. I alvo. Le Droit Inteirna-
tioiml, i volumes.
Claun'cau Adolphe et Faustin
Elic. Theorie du Code Penal
6'v91umes.
SJLerov Beaulicu,Science des
Finances 2 volumes, etc, etc.
S S dresser A la Bonne me-
i.I ie M. LAURENT.

A vendre


I1 gr'anil piano avec tabou-(
re 175 dollars.
1 aito Stiudlebaker. cinq pas-
sg~'rs, i. iexcelleiil lat, tons
trii kId doa lie el autres corn
pris (650 dollars.
S'adr'csser-au Major
S H.lickey, Rue 7.
'Tellphoue M. C. 59

MOI II IIIAI & I.IF S. S. CO
oW tERMAN LINE)
PiOClIIAIN ,%Rl1VA(;1-:
LE S I Laoke llenono lasissc-
ra Al,,bi e 9 erl; Bp[umont 14
rt;r ept I ke Charles le 30. *era
ii hi 5 \.iil avec du fretM It par-
lira le. rft me jour. L'itlin raire se-
ja lho A l'rrivoe.
I'oi'- u-I' irce le 12 Mars 1928.
Ai i. J. KiHAWLY
G;ndral Agent.


1 a 11riCCe

Elienne fils
A.ii1li d/t's Riues dti M11agasin
de I'"l c NoUVEAITE1';S,
PABll F"M IE. ,


vis
Mr Samuel Pereira,proprie-
taire du salon de coiffure, La
Coquette* (Angle Rues R6pu-
blicaine et St Honoe ) s'em-
presse d'annoncer A ses aima-
les clients avoir apport6 a
son 6tablissement de nou-
velles ameliorations.


Soins


Hygi6ne Elegance


Coupes a domicile pour
enimes, homes c entants.
T61ephone 2974.


M AI)AME N. BROUARD
ortvre-b)ijouticre- de
vant s'absenter de Port-au-
Prince pour quelques mois,
saurait gr6 aux personnel de
sa clientele qui ont des tra-
vaux d'orktvrerie en souf'ran
ce chez elle, de bien vouloir
cs en tirer au plus t6t.


L'Instltut TIppenhauer
Reconnue de l'Uaiversit Haltienne
Enseignement Classique 9gg6ral
Anglais, Stino Daclylo
Comptabilite.
1344 Rue Lamarre *,'
T616phone 2801
Se recommande pour toutes
les classes: 11e A rh6torique
inclusivement par la rapidiht
et la sitret6 de sa mu6tlhode
d'enseignement qui ont value
le. succ6s de tous ses elsee
de I'an dernier.
La Section Prutique ouvre
i partir du 15 mars de nou-
veaux course de Daclylo,Stlno.
Comptabilit6 et Langue an-
glaise Heures des course: 7 h.
a. m, a 7 h.p.m.
Prix tres'r6duits pour tou te,
les Sections.
.] l ll _I Il I


S


A vendre: Piano-
la, marque STORY & CLABK
S'adresser a
Mr LELIO IIEURTELOU


AVIS
II est rappel aux creanciers
des Sieurs Oloflson, Lucas &
Co qu'un d6lai de. quarante
jours a partirdu ler Mars 1923
leur a 6tW accord pour l'ins-
cription de leurs cr6ances
conformement A la loi.
Port-au-Prince, le 20 mars
1928.
Les Syndics provisoires de
la taillite.
C.M. DUPUY: J. DAALDER J'


A la Paristenne


Le Pror4s liii-m me nous indique

qu avec'pen d'argent, on peut se

v6tir"'et se chtausser 6l6gamment,

et pour cela tLK PARISIENNE

vienl, de recevoiri un surprenant

assortiment deCostumes.inclus des

Smoking a lies prix 6conomiques.









Marque TRIANON


Chaustsures pour Dames 4 Hommes,
tles deniers styles et des nouvelles former

Achelez pour les prochaines fetes

de Paques, du nouvel assortment

de cette Maison, car, vous econ-

miserez.du temps et de I'argent.


SFrancso & Vicente

| Anqle des Rues des intrcles el Grand'Rue


Panama Railroad Steamship Line


Service


de fr&t et de passagers entire


INEW-YORK ITY N. Y. RISTOBAL, tANAL ZONE et les PORTS do la GOKA
OUEST de AMERIQUE du SUD.
et plus rapide et le plus direct service de transport depassagers et du fretentre Haiti
les ports Europ6ens via New-Yord et Cristobal, Canal Zone, Isthme de Panama
Voici la lisle de nos agents pour les principaux ports de 1'Europe :


Angleterre


Ecosse


Franoe


Mrs, G. W.,SHELDOMN & o--17 James Street, LIVERPOOL, ENGLAND


EN FRANCE :
Mrs. SIIELDOM & C* snl repiOsenls
Par les maisons suivantes:
GELATLEY HANM. Y & Co
21 Rue de la Republiq uc
Marseille
HERNU PERON '& Cie Lt
153 Quai Georges V
Havre
HERNU PERON ]& C'e. Ltd
Rue du Moulin a vapeur
Boulogne s/Mer
HERNU PERON Cic. Ltd
95 Rue de Mar:nis
Paris
HBtNv P'RON & C'e. Ltd
Ruede la Tra iq-'illite
l)unkerq ue
HERNUIPERON & Cic Ltd.
Rue Roy
Bordeaux


COPENHAGUE
Danemark
Mrs. E. A. BENDIX & CO.
21 Allengade, Copenhague
GENES
Italie
Mrs HENRI COE &- CLERSI
Piazza S. Matteo, No. 15
Genva. Italie
(CHRISTINIA NORWAY
I International
Speditionsselskad
HAMBOURG, GERMANY
Mr H. Vogemann
Hambourg,Germany
GOTTOURCE Swi-H1d-EDEN
Nordisk Express
Gottemburge. Sweeden
ROTTERDAM, HOLLANDh
Mr. H. Vogemann
Rottei dam, Holland


----~-~T- --"r --- -- I


- -r -


I I


I


PAGE (i


I


cr,


1
1









LE MATIN- ler et 2 Avril 19g


I- L~--- ----- P Gi--


DERNIE


Les megociatioes franc,-aMiricaine
peor l mise hors Ia loi de la guerr
PARIS- M. Briand a envoy
aujourd'hui A M. Claudel ap
prouv6e par fe cabinet la ripon
se trancaise A la derniire not
du secrqtaire Kellog au sujet d
la mise hors la loi de la guerre
On dit que cette reponse accept
te l'ide de M. Kellogg d'un pac
te multilateral et tait des con
cessions en ce qui concern I
genrede guerre A metire hors 1
Ioi. Elle maintient toutetois cer
taines reserves que le gouver
nement croit n6cessaires arin d
se contormer aux obligations di
la Franoe come membres d
la S. D. N. Dans les milieux olli
ciels on n'a voulu donner aucu
renseignement sur le contend
de la note, mais on pjnse qu
le mot aggression a 616 supprimO
Samedi, la terre Irembla pendau
deus heures pres de Washinglo
WASHI*ATON Le sismo
graphe de l'Universitl de Geor
getown a enregistr6 un asse
violent trembleuma- de. .rr
comminratit ce martin A midi 1i
atteignant son maximum d'in
tensit6' A 1 heure et d'une dur,
total de deux heures. I e direc
teur M. Condolf a situ6 le seis
me A environ 7000 milles dc
Washinigton.
!L'or des -tatts-Unis
: WASHINGTON Le secrdtaire
Mellon a declar6 aujourd'hui
uae malgr6 que les exportations
'or se soient monthes a dollars
90 millions en mars, les Etats-
Unis d6tenaient environ la moi-
ti6de for du monde et que 1'ex-
portation pouvait en continue
pendant, quelques temps encore
sans affecter sans affected le
march amdricain. L'or est part
surlout vers I'Amdrique du sud,
la France el IAngleterre. Le
movement a commnence l'au-
tomne dernier apres les grades
importations d'or au course de la
premiere moiti6 de l'ann6e der-
nimere.
Un discourse
: de Lloyd George
lILONDRES-Duins un discours
Sla conference industrielle, M.'
Lloyd George, chet du part li-
b6ral, a'declare cel apr6s-inidi
que la lUlte pour le libre chlan-
ge avail recoummence.Le protect
ionnisme, a-t-il ajoute, sera
sous un autre nom, le but dau
part conservateur aux proelai-




N'croloqie
Vendredi, a 4 Ahd'es. de 1'a-
prs-m nidi, est morte,,Mademoi-
selle Tertulia Dlejesl,"
Les funerailles ont eu lieu,
samedi apres-midi eki&l'eglipe d.u
Sacrd-Coeur de Tiigeau..
Nos sincires condol6ances
aux families 6prouv6es par ce
deuil.
Nous apprenons la mort
de Mr Saint-Hubert Pierre-
Philippe, dec&dM A Port-de-Paix,
le 26 Mars, l' Age de 82 ans. II
fat deux fois d6pute de Port-
ds-Paix. I
Nous presentons nos condo-
ances au Juge Thomas Pierre-
Philippe, ils du regretle de-
fnntl ainsi qu'aux autres parents
eprouv6s


RES Nouvelles JLiberle Egalit6 Fraternit6
dE N o' eR A lle R epub liqun d'll iti

(1p. T'F.TR A NCTFI I Aunomdeh, l i1publiquo


A%.S Jd J A X. A LA. '1 -AJiA d l ,


es nes 61ections iusqu'A pr6senI, a
.e continue Lloyd George ; le's con
, servateurs ont lavorise (uelqu1s
industries par des tarnts prolec-
Steurs. Bient6t ce sera celles du
e ter et de l'acier. Quand ces in-
te
e dustries seront prot6ges ce se
i ra la rupture de la dernire ba;
ri nre ; toutes les industries de ce
Spays seront talouchkes A leur tour
et beaucoup d'entre elles seront
e ecras6es sans espoir.
a Le eol transatlantique ducBreme>m
~- BALDONNEL (Irlande) Le
e monoplan Junker a Bremen
e est toujours pret A parlir pour
e I'Amierique demain au pelit jour
i- si lesconddlionsalmosph6riques
n sont favorables. L'avion ost res-
u (6 sur le terrain de Baldonnel
e Field A 8 miles de Dublin rele-
. nu par ses ancres.
S" L'ACTION. FRI N.AISE
n ET L'fLISE
_ Le ceardinal-archeique de Paris
-. prescrit aux pr#lres de son ar-
z chidiseose derefuser uHs lea sa-
1saI Wtles seeurs de l'Eglise
o antmembres de cetle association
- PARIS- Les rites de 1'eglise
e catholique seront refuses aux
- membres du group catholique
- de a L'Action Franqaise v. Dans
e une ordonnance signee par le
cardinal Dubois, archeveque de
Paris, il est prescrit aux pretres
de refuser le baptlme,la conflr-
Smation, le marriage, les ltunerail-
les religieuses, la communion,
1 I'admission dans les societs re-
ligieuses aux membres deL'Ac-
Stion Francaise qui refuseraient
de signer I'acle de renonciation
. A cette society. Ces membres se-
ront considkres comme pecheurs
publics et les pretres qui ne se
soumettratent pas aux nouvel-
les prescriptions s'exposeraient
A de serieuses mesures discipli.
naires.L'ordonnance renouvelle
aussi 'interdiction du paper en
ce qui concern la lecture ha-
bituelle deL\'Action Francaisem,
organe du part royaliste el tou
.fe aide donnee a ce journal.
U'N AUTEL COMMNIMORATIF
i A Sr-Gl'VAIS DE PARIS
PARIS- L'autel comm6niora-
if aux 61 personnel tuWes dains
tleglise de St Gervais pendant
la ceremonie du Vendredi saint
il y a 10 ans, a etW inaugurte
dans cette eglise aujourd'hiui en
presence de hauls personnages
parmi.lcsquels les represenlants
de tius les gouvernements allit's.


Vente & 1'Encan
Mardi 2 Avril 1h28
II sera proced6 Mardi 2 Avr,
1928 A 1Q heurcs du martin
Hue Bonne-Foi, attenantA ila
halle Bigio, It la vente iA Pen.
C1n de mairchandises suivan-
tes ;
1 Lot de 111 kl environ
de er ai repasser.
1 Lot de 40 jboiles environ
de Mortadelle 'avaries.
Montbrun ELIE
Encanteur public


Liberty Eglit d Fralernite
Republique d'laili
Des regis le as ac-
ltes des divor 1,, !,,tat


Le tribunal de premiere Civil d s la C )m "tine
Instance de Port a.-Prince de Port-au-1 in wC Sec-
compitemment rcani au Pa lionSul. a dtc \trait
lais de Justice, a ren.i vn au c- qui suit:
dience publique, en ses attri L'an miil neut cent vingt-
butions civilles le jugement huit, an 125e de I'Ind6pen-
suivant: dance, et le lundi vingt six
Par ces causes et motits, le Mars A quatre heures de I'a-
tribunal, jugeaut A charge pr6s-nidi.-Par (levant Nous,
dappel admet le divorced Charles Alphae Alphonse, Of-
sieur Hlugo Hubert avec son ficier de I'Etat Civil, Section
spouse, ue Marie Louise In- Sud de Port-au-Prince, sous
nocent en consequence, au- sign, A compare le sieur
torise le dcit sieur a se pr6sen Hugo Hubert, proprietaire,
ter devant l'ofticier de l'Etat demeurant.etdomicili6 A Port-
Civil de Port- a u-P ri n ce, au-Prince. nyant pour avocat
Section Sud, I'pouse deten- Me Franqois Moise, dlemaa-
deresse doment appel6e, pour deur en divorce, lequel
le faire prononcer, et vu la Nous a dit et declare, en pre-
qualite des parties, compense sen "e d e s t16 )ins ci apres
les d6pens. nommi.s et qualifies.
Donne de Nous; L.on Pierre, Que, par jugement contra-
Juge en audience publiq:ie dictoire renlu par le Tribu-
du douze Mars mil ncuf cent nal de Premiere Inistance de
vingt huit, en presence de Me ce resort, en date du douze
Georges Hlonorat, Snbstitut Mars courant, entire le coin-
du Commissaire du Gouver- parantet la dame Marie Rose
nement, et assist de Mon ouise Innocent, proprietaire
sieur Kunel Theus, commis domicili6e en cette ville, il a
Greflier du si6ge. 6t6 autoris a1 se presenter
II est ordonn. a toLs huis par devant Nots, pour faire
sier sur ce requis de mettre prononcer le divorce et la dis
le present jugement it ex6cu- solution du marriage d'entre
tion, aux Ofliciers du Minis- lui et la dame Marie It )se
tore public, pr6s les Tribun Louise Inuocent, son spouse,
naux de Premi6re Instanced'y duquel jugement, expedition
tenir la main;a tous comman- en lorme signed el scellee, a
dants el autres Officiers de la 616 signifie par I'huissier Ge-
torce publique d'y pi dter main tin Marseille du Tribunal de
torte oirsqu'ils en seront 16- Cassation le vingt deux Mars
galement requis.~ de la pr6sentc ann6e, ave"
sommation A la mnme date, de
En loi de quoi, la minute I'huissier sus-dit A la damec
du presentjugement a Wtl s Marie Rose Louise Innocent
gnee du J'tge elt du commi de se presenter par devant
Grefier. I'Officier de l'Etat Civil sec-
tion sud, pour enten'lrc pro-
Ainsi sign: L0on Pierre el noncer le divorce et la dissi-
Kunel 'Ihus. lution du marriage d'entre lui
ni et ta dite dame, le lundi, vingt
Poor Expedition conform. six Mars A trois hours de la-
Collalionnt prosmidi.


(igne6) lontas LIVIL.
Enregisltre APort-au-Prince,
le ving deux Mars mil neut
cent vingt huilt. I
el)Dirc;tcur Priacipal 'le
I'Enregistrenment,
( Sign6 ) Dan.ase PIIER'E
LOUIS.
Pour copie,
rranqois MOISE


S


Lui declarant que tant en
sa tprsence qu'en son absen-
cc, il y sera procede.
l.e comparant apr6s Nous
avoir exhib6 Ie jugemeut et
la nomination dument enre-
gistrcs. a requis de Nous le
prononce du divorce, aux ter-
imes du dit jugement. Et a
sign avec son avocat.
Sign6: HUGO HUBERT
FRAN OIS MOIS9
Surl uoi, Nous Officier de
I'tat Civil de la Commune
de Port-nu Prince Section
Sud, sonssign6, Vu l'Exzp6di-
tion du jugement sus 6nonoc.
la signification d icelui et la
sommatiol itla dameMarie
Rose L):lise lunocent et pro-
c&danl en execution du dit
.jugiwemn.'i, en son absence, en
vertu tic l'article deux cent
quairante six du Code Civil
(I'llaiti, avrns pronnac, quo
e ilariage existant eutre le
sieur Hugo iHubert et la dame
Marie Rose L'uise Innocent
est dissous par le divorce
Dont acte faith en notre Bu-
reau, en presence des cito.
vens Annibhal Brice et De-
cius Bouchette, tousdeuxpro
prietaires, domicili6s A Port
ai Prince, t6moins, majeurs,
clihisis et amen6s par le conm-
parant.
Apres lecture, nous avons
sigie I acte avec le comparant,
son avocat et les t moins.
(Si gn) Hugo Hubert, Fran-
cois Moise, A. B. Brice, D. L.
Blouchette et Ch. A Alphonse.
Un renvoi en marge bon.
Collalionn6:
Ch. A. ALPHONSE.
Pour o.pie contorme:
l'r'w jis Mo.sE, avocal.

Mr Christian Cimean an
nonce a ses clients qu'il cjmnp
te installer une pompe IAgaso
line it It Rue Bonne-FoC,
lace lIlot)cl de France, Vhoz
Frcieric Gacljeus.


ITC


Dr. CngUea A a toe,. Pars *



Dr. Bengu6, a1, Ras asn. Paris.


A louder
( u bon piino nrtind (*'aJre- er au j.ur.ia )
Ch z 1 E eb R a id,


*1 a ________________


4'
a,'. (,(*' A1


'tidis & Co


0






Represenlants pnur Haiti


a- e--- --


---.01


- ~ 19 --- -~--- I


E-- qmpm - - '4 -


9


811~ ~c~q~


PAGE -- 7


I


I


qM







PAGE-.8
721me. AN\Ni'E No .'l
..- *Port-au-Prince
ielrphone: 221?2


Le Main


Dimanche & Lundi


er &2


Avril 1928


-. --., - -~ -.. -- - --. - - .- - 1 .- - -. a --. - .-.. -a ap -*


I


uoldenberg et dun commande-
ment do payer au dit sieur en
date du vingt deux Fhvrler mil
neuf cent vingt huit demeur6
infructueux,il sera precede 6e sa
medi que P'on comptera sept A-
vril mil neut cent vingt huit, a
dis heures du martin, en l'Atuda
et par le amionslie ile Me Chry
sostote Rosemond, notaire & la


Pour plus samples renseigne-
mbnts' &adresser auz avocats
soussiga6ei ou i Me Cbysost6me
Roeemond. notaire d4postair
du cashier des charges.--
Port aa Prince le 31t .ars 1928
( Sign4 ): St6nio: Vincent. T.
LAIEAU.


T!,, .. - -_ q I


I r v a toujours du
dan er dans les foules!
"""^2i ~ r


V -


-


LA QUAI4UT DES

PNEUS & TUBES


Koho deo Jacmel ruiJ. ncr ..' -1'r ; r, I la
ve t, ,oii pl!us 'oif ait et dernier
morale du Magistrat nest nDul el.,hrisiur d' une I ropri4t6
lenient ateinte. Nols ne vo- lond. et h 1 iis. srse en cette
yons rien d inoii, Iorsqu'In i ille, Hue do la Revoiution.4e Ia
Administratcur soucieux de contecance de viogt deut plods
faire intgraIement lace iA ses bit" pou:es da faoade s9r une
devoirs avise a des moyens prorondeur de deux cent trois
pur laire renter dans la pieds, bornde, savoir: an Nord
pour air tda par Verret, au Sud par 1% L
caissepublique le plus dar. Mont-Libin, gost par a dit
gent possible. I rue de la Rdvolution et 1 I'Ouest
Mais, mallieureusement,l' n- par l'aucienne propriety Deluy
tormalitl d'une application ainsi d6~ignde dans le proc6s-ver
a tait que le Magistrat conm- bal d'adjudication ainsi du rest
munal de Jacinme a rapport6 qie cetle propriety se comporte,
sa derniere decision don't les pursuit et Eoten4 avec circons-
fins devaient 6tre utiles A la lancee, apparlenances et d6pen-
collectivitd. dances sans en rieo excepter ni
SAY NOUT reserve; A la requite des siours
ACarl-.Emil et Edouard Golden-
_ -- berg, propridtaires, demeurant
On ie par voic --- et domicihlis & Port.au-Prince,
Vnitf par voe Parse ayant pour avocats coo'itas 8Mes
, On faith savor Ibous ceux qu'il Stdeno Vincent et T. Laleau, avoc
appdrtiendra qu'en execution election de domicile en lear ca-
d'une o b.l i a t ion hvpotdcaire binet, centre le sieur Justin
soscrite Ise Quatorze Septembre Dorsinvil, propri6taire, demou-
mil neuflcent vingt six, au iap- rant & Port-au Prince. Sur 1b mi
port de Me. Marie Jacques Chry- se :prix de Seize cent treated
tomtme Rosemond, notaire & deux dollar~ (Or t'd3.OO)outre
Port-au-Prinee, par le sieur Jus- les honoraires dei avocsts pour
tin D o r s in v i I en faveur des suivants et leo autres charges do
sieurs Charles-Emile et E4ouard I'enohared
.1- _- -A .1.. 'eacbAro.


En achetant des Pneus et Tubes




Srestone

Vous dconomiserez beaucoup d'argent et 4viterez baaucoup d'ennuis
durant l'annee.
Lea products Firestone se vendent aux prix raisonnablesa t resistenot
surtoa.tlongtemps.
propriltaires descamions, proprigtaires des automobiles lourdes
et l4g6res,: toi out 8le3 ,aI nas avantages de roaltet sur les pneu
Firestone,ie Pneus du jour.
Nous avons un excellent aqsortiment de toutes le dimensions
de pneus"et tubes, et nous recommandons los stocks des prodaits
Firestone ehez les aqenLt s-livants :
a Jean Luciani & Co, Cap-Haltien. Mr. T. Gousse, MiragoAne
Mr Fi Maurasse, Port de Paix, M. Desquiron, J6r6mie,
Antoiae Getirard, Gonalves.| "Elias Saliba, Aux Cayea..
Cl6ment Pinard, St.Marc. e4. Liuture, Jasmel
L. Preetzmann-AGGERHOLM'& ,C*
Phone : 2251. AGENTS GENERAU, Rae lda Qasi.


"ar
5,-i P.


Terminus


Grand H6tel de. France
P. P. PATRIZI Preprittaire,
Cet Etablissement renomm6 dont I'61oge nWest
plus & laire vient d' tre oomplteament restaur6e
et remisa seul. Les ohambres ont tout 1 ocon-
fort moderns. Ie service irrbproohable, 1. Itos.
taurant soign6 est do tout premier ordre, 10H6
tel n'ayant rien n6gltq6 pour fair plaisir & *a
charpmante clientele.
D6jouner & la oarte, Table dM'6t*
Plat du Jour au choix
SPeansiol ao ois, A Ia semain, par jour
Garage mis gratu tement & l* disposition des
voyagours.- Bains. Deuches A toutes les heure".
T616phonoe iNo 2841
Dansles Magasins souch6s A 1'll6tel, on trou-
vera toutes series do provisions, Vins, Liqueurs,
cigarettes, Vins d'Espagne, de Bourgogne, d'dtalie, Grand
Choix de Conserves.
9n y trouve a arrive6, pen plant le sejour ou
au d6part tout ce qae l'on de -iraau aGrand Ho-
e do Franoe.- P. P. PATRIZI, Proprl6taie.


I Cmpagiie dsB Chemim de For
de la Plains de Cal-e-Sfe.

iM. les Actionnaires de la
Colipagnie saoot convoqu s
en Assemble Gdonrale ordi
naire, au bureau de la Com-
pa nie, A Port-au-Prince (Hai
ti) e lundi 14 Mai 1928, 9
h. do matin.
Ordre du Jour:
1. Lecture do proces-
verbal de l'Assemblde prce6-
dele :.
2. Rapport do Conseil
d'Administration et present.
tidn des compLts.
3. Election du Conseil
d'Administration ;
4. Affaires courantes.
Port au-Prince. le 10 Mars,
1928.
La '.Consl d'Administration.


I


II I -


- -


est represented

par

le
mot


n .




University of Florida Home Page
© 2004 - 2011 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated May 24, 2011 - Version 3.0.0 - mvs