Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: 4/01/1929
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04139

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~kMiN~ra ~sa~e


POWrT-AU-PJNC.E (HkTI )'


LUNDI 1l AL, 1921


Amniversaire du


i s, i A n'.y. I la volonte de se sentir
lhiera lb t eeselt d'exister. es
W tepdant melancoU- Am e subjugn6es soe mour
f l ,X9M I mouurs assenia, t U-
p lvid'lmir a^tt rseroquevillaient, les
eniar d retour g d yoix se taisaient, les
etome I ,eat pMtes A
car n r is ad tons. -
-MATI. Et L MA paqutt... Bien-
iP im a bitale It OiaInb iu-hU ut un bel
adolescent, fier, courageux.
i s~ l vgreu, t i t la lutte et
d 14 iT tore~ t* A ,au vent,
M Iprend blen so- one oriflamme qui claque sans
pilahf r N t,i wr4 El d'allleir ne marche-
autin' d'1taNr I-il pas, dejA drape dans un
1'e6pEo a t flus at | meryeillbex habit d'Arlequin
.. aPetit Chapeau a qui flamboic A tous les sole Is
Au monotone tic-tac et que lui out tissue avec tout le
i scule reveil-matin souffle de leus Ames vibran-
rr consoieOivaWe-I te, de sublmeo ideals et avec
-.m'indiquer I'hure, toute la flamme de leurs
s... coeurs generux tourment6s
is cet anniver- doe or s grandiose et bercds
ilait venir aujour- de chansons de gloire, tous
la riante petite fete ceux podtes, critiques, lit-
entire nous, a tou- terateurs, chroniqueurs, jeu-
s, chaque annee, A ies politiques, ecrivains les
Saux chalereuses plus courageux, les plus ins-
de mains, au voaex truit, les plus idolAtres de
ardent, eprim6s magaifquesaspirtions,-qui
d touclantestusins. 6taaiet les 6chantillons super-
Ms x aiule reose, bes de l'aduirable jeanesse
le s n oes doe autes haalti ne d'alers.PliAede tin-
belles et phls pr- eedbate qui seintillait 6perdu-
i allaient orler, out ment dans le ciel serein et
SMaisoma et soure iqui, m ,e lorsque M 'horizon
torbeie1, hail sa '*obbaciMait aoirs nsua-
pr vcrtfs. f/e,*reapparaiteMit toqjours.
aix asT... L ureat lt ,duo plus courageux
1 ....A.
Sy a vitgWdleu ai n `it
S-ma umtin 'avrl toutt p dsas s la $t e l Aer.,
t de clartes, ousn pa ale, emnt A to
Wlirmament tout par vents les ides lees la con-
i plus triomphal azur, forces A I ideal des ondlviduds
mr- fire ~anmagni- et des collectivit6s, luttant
II*Iu au nouveaun r, Door quo deviennent des rda-
LE MaTnm. Tant d'au- It6s lea convictions qui for-
plus t6t et qui, dans gent le cur et at=ne des
'se battalent epuis |ommes et les prdparent A
ps que de cape et accomplir dignement I e u r
r.Wmandamt. sTr mission toute le u r mis-
cce plus ironique sion, dans la soci,:6 qui
que valt-*. .f*r oe les group pour lea activists
t venu en cette galore et I'eftort communes et pour la
qui, voices toot n t Patrie qui leur reclame d etre
aux honbues, vo- sa gloire et ses defenseurs.
r une mer d6monte, Voila qua LE MATIN, jeune
ent pour la gloire t encore, trace, aux yeux Eton-
owur. nis de ses altns, un sillon f&-
E cond out poisent une seve vi-
lvaient, eas an, goureuse toutes les semences
M pr6clsment pour saines qui cclosent bient6t en
Set poor la glolre bouquets parfum6s,eo gerbes
vea u ven descea- odorantes, d an s un dclicat
ur Jice et posait le 6clatement des plus purs sen-
as deus,. sur l'easqf timents, feu d'artifice 6blouis-
par les vents et tes sant et magnifique de tout ce
S'ils savaiaet, .e ux quel'esprit.ie coeur, I'Ame, la
volont6, I'amour de l'ideal,
out de plus noble et de.plus
faw ldegerfeuts hor ducha" charmant, qui s'6parpille, bien
Idlparter lmmi rnhat, lhat, en mille toiles scintil-
b pte m u i antenn.


IreWs dun rdoM hdrolqw et
[ [brutal,

aiont qua, pour la rea-
|aleurs easi s de len-.
Ieep I VW


los cdw armrupels


rait


-.~1 A Ipnbules wfronces,

soft i Mchet a lq~ Ia traci~
di au mixoules, por-


"ii nabcee*
0%S~utsb


I


rage ne fut abattu; si jamais
le donte no brisa sa volonte
d'accomplir sans faiblesse et
sans reprbche, cheque jour,
inlassablement,sa teAcht etson
devoir; si, dans l'ardente pha-
lange grouped sans defaillance
depuis vingt deux ans autour
de Iqi et grossissant sans cesse
A measure qu'il advance, il tron-
ve uon inpoisable tresor d'af-
'ection, de sympathie, de de
vouemeunt, d'amitie, trbsor in-
comparable oo 11 peut pulser
A pleines mains; si, aujo,,-
d'hui, il a le fi r b nheurde
voir se lever l'auroie de ses
vingt-truis ans; s'il a pu .vc-
querir les condiions qu'il fatit
pour durer,c'est que LE MATIN
n'est pas simplement un jour-
nal qu'on lit et pus qu'on
troisse et jette au chiflonnier;
ce n'est pas seulemeit une en-
treprise de publicity, tine ceu-
vre de propqgande commer-
ciale. 1 'est plus quc tout cela,
c'est mieux. C'est une oeuvre
social, u..e Ins iLtuion, une


clat et parfum des roses
merveil uses, dans les bras-
sees de tteurs odcrantes qui
jonchei Wes meubles,son bon-
hear doi| etre bien grand de
jeter. aujourd'hui, un regard
stir la longue route parcourue
et qui ne fut pas toujours en-
soleilleet Ifleurie. Cela r6con-
forte po0r le chemin A par-
courir t a i t, peut-ktre, des
memes deboires mais, sans
doute, 8es mbmes gnires.
Et n s tous. de ce bon-
beur, u renons-en largement
notre part.



SNOTrE JOURNAL,!|

1929, le AVRIL LE MARTIN
a, aujourd hui, 22 ans. Fleurs
mullicolores, roses 9clatantes
parfuaent la Maison. Partout il
y a des fleurs offertes par des
mains amies et sont iautant de
vceux le bonheur au MATIN.
*


Cl6aent KAGLOIRE,
Directeur-Fondateur du MATIN
Ecole, o 'l'exp.rience indis- *
pensable s'acquiert, oi le ca- Vive
ractEre se lore par la sagesse
et i'exemple, ou se developpe, T M A'T' T I
s'affine le noble sens des rea- iAIt V. ;..
lit6s, o6 chacun apprend A
etre lui-meme et it domnier
ce moi perfois si egolste et Atiourd'hui 1 avril. C'est
souvent si malfaisa it en ses une dale heureuse qui marque
elaus irreflechis. A combien I'anniversaire de la naissance du
LE MATIN n'a-t-il pas ouvert MATIN, oeuvre, disons enfin
lainweat l(es porles de la re- le mot immorlelle de M. C16-
nommee et comibiei LE MATIN lenti Magloire. .
rm'a-t-il aidEs 6 ,tre des honm I er vil 1907-1d'avril I ,
rues, au sens latio du mot et IMa n vers le be n, Is
prepares acx plus gtaudes et ustle, le progrA., routes les
plus de scales LAchesl Cest hauloe et asblimps aspirations
pour tout cela que La MATMIN qul font IA dignity d'an people
a, dEjA, pour lui le temps. et la grandeur d'une nalWro, et
cqt lIqui qui cr6a celte q o toUa vrais patriots neoer-
,ar. adWE et qui.du- .deal jamai deovue, ontrdnsI
114 H a d a r6L e qua o- vingt-troisiemse an....
at a conracre, depuis ive LE MATIN L...
v ld as. toute son m6er-
lelle activity, son La MVTIN est le bel asmmple
glMs e* qui laime, de I'eort, de la volom et dde
cbaqbe Jour damantage, pierce Irspert de suite; exempbs quo
que c'est soas yeux q'ell dbalent soivre tous et oqui
4a AondLs'edsi- me / Vtodraient creer, en fHal, une
*reG"flu^ /aMv durable. So reposant smr
o tos tsoTruod a de sp .ri-
port te s rnier p immunables, II a toujooni so,
o mippJrmoer qu to. tos temps, #ewMr, avec la
asfuction /m plus term conviction, so voi
ri lea fruits de Iarbre qdM a4 pure, sloer,.vibrante. ft a tou-
lanId de msesn s et a as. pur. t. nmgUl6 le.s fantcs et les
Slilklkl t con-l mo- nvteie actions, ditenda le
|L5ri lM b *ec e l0 agedlag at les intir~ts college.
MA"4,1. amjoufii, usne grande place oi-m rs a anque. lounl kIts
dans toute l'apotheose o il, actes vert ueu,l encourageqMt i.s
staio e o ,oei N beiMMx giestes et blAmant lo vice.
41 e" s J Jour t odl l L Depois vinat deux ans, con-
compte s viugt-deux anrre- r .osoment, L. MATIN -pro-tto
.,. sisor la v national, la fulgureate
Swati a -iedns I nlamire de ss ideas qi pe4


trent les secrets replis de la So-
cit6l hailienne; lumitre puls-
saite don't. d'aussi loin quon
t oil, on admire I blouissante
clarte... I! na jamnis k iilli aux
lourdes responsabilithi qu'll a
assume es, depuis vingt deux ans
euvers tous. Chaque jour, 11 s'6-
vernue, s'mg6nit, couwe que
coate, A montrer tout le tact,
loute I'energie, toute la volonte,
loute I'ntelligence, toute la sin-
ceritV, tout le devouement, tout
le des ntdressement, tout le pa-
triolisme qui font de la Presse
un Pouvoir...
Vivc LE MATIN I...
Elles sont toujou s belles, im-
prebSionnultli s, elilnouvAs nt, It s
histoires lissees de difficultls
surmontees, d'aventures peril-
leuses vecues, de decourage-
ments vaincus, de lultes athar-
nees, ou ceux que hante un ideal
eleven et qui ont consent, cou-
rageusement, A renverser les
obstacles, affronter les perils,
porter ds coups ou en rect vcir,
ne sont plus que des heros doint
la gloite est eternelle. Eh bien,
l'histoire du MATIN est une de
celles-IA. Tout le long de ses
vingt-deux annies, n'a-t-ll pas
toulours rencontre qu'embhches,
hostilities ? que sais-le encore?...
* Souvent, LE MATIN, telle une
barque montee par de rudes
matelots, et que surprennent Io-
rage et la bourrasque sur une fu-
neuse mer, a eonnu des heures
tragiquos, houloverstes; mais
toulours 11 vainquit et, sortit de
la temp6te, ragadlardi, ressayt,
plus bnllant, rajeum pur le dan-
ger, 11 a continue a souvenir,
hbapt, de son bras vigoureux le
omaanbao q a ,ilaire, e t pour-
suivI son uva o de svuveoage *e
toutes leas vertus qui tont la
grandeur national. Contre la
tem tte dichaluee, les vagues
en urne, contre 'oi age, It a
toujours dress son liount allier
et montrd sa vigoureube volonte
de surmouter tous les obstacles.
Et c'es cette volonte, ces etlors
magnifiques qui ont acquis au
MATIN Suo ilmuLiolmifte...
A l'occasion de cet heureux
anniversaire, laibsez-moi done
presenter mes chaudes et sin-
c6res felicitations A Mr Clement
Magloire qui dirge, depuis
vingt-deux ans, sans jamais
faillir, les destinies de son ap-
p rciable journal et crier, avec
ona dailleurs:
Vivo LE MATIN 111
PH. CARPENTER
-I


Bonne Fete

Du paper, des caracltres ty-
pographiques et de lei re d'im-
prpnmtrie, cela ne suffli pas pour
crter un journal, bieu que ces
choses en soient des elements
indaspensables. 11 laut encore
la pensee, ce souffle divin qui
esl A I'organe typographiA ce
que lAm eat au corps humasin.
Chest ce dernier element qu i lui
done Ia vie. Et cette vie sere
d'autant plus longue que la pea.
see sere same, puissante elt ti
conde.
En dounant naissance Au MA--
TIN. yous vous etiez certaine-
ment inspire, mon cher Direc-
tear, de c principle fondamen-
tal auquel Voas etes d'ailleurs
rest attache comme A une ira-
ditioa.
En ftelt, eette plns6e. qu'ellad
sonl inaufte dana les colonnes
du MATIN par ihomme de le.
ties, per, I home do scienceJ
par rlbmme politlque,par thout
mde loi, pr le rehlieux,paz
thomme d'afaires on par hi au
maniste, on y roeave toulouis A
cO6 do4 tia artS, de la vigucus
et de la persuasati, la I uie,
mianti'e, la caune, irg6Uce,
tout ce qU1 caracterswe un Mrund
organe de pubhcitce.l htut aJou,
ter A tout cela lee qu.Aineb auti
vantes quia competent le -socc


1
I
I
I
I
C
I
j
a
I
a
C
I





I
I
a,
I


du journal : de la moderation
et de la courtoisie dens les po-
I6miques,du raisonnement dags
In critique et un jiug ment Sr.
Cost que Ie patron roe Ia Mat
son qui accueille avec bienvoel*
lace tous les jeunes talents, a
le souci de servir A sa clientele
une merchandise intellecluelle
de bon aloi.
Quo LE MATIN ait traverOs
lea dangers des temps p rim6s,
qu'il ait survecu A ceotte poque
dejA lointaine qui tuait lea en-
thousiasmes,paralysait ls iner-
gies, antantinait eas forces. de-
courageait les initiatives, en te-
nant 1'ou rier de la pena6e dans
une perpetuelleinquietude,seul,
inion cher ami, vous en avez s le
meritc.C'est grAce A vo re admi-
nistration intelligente que l
journal vit encore,grAce A votre
direction habile qu'il a pu voo-
lauw
LE MATIN eat votre enf>ot,
lentant gA.# de vos collabura-
teurs, mais votre er.tant clh.ri
que vous aver vu grandir et
prosp6rer.Jecomprends donc La
legitime fiert6 quo vous devez
6prouver A later aujourd'hat so
vingt deuxime anniversaire.
BONNE F9TE, mon cher Ma,
gloire, je partage cordialemeol
votre loie, et vous ofire mes vi-
ves tihcitauoas.
Bien v6tre,
Abel THI1PRD



NoMsrevoici.

C'O Ait au temps 0 loon
owpapit beaewwap doi Vq
qmu s9'tgufuratet et t e I'
engoutlhtMt dans la vaste
des paussions, qu'un reaft ,
tourmente par le beau,,as i
par le bien,guide par le vrl'
con ut liamee de constriu
une barque A l'instar dTI'A'
cue de No6, puur sauvTr s
cuucitoyeus, pour percevf
eu lui-memne, les rellets de
tatrie. Cetait au temps, o6
par moments, la mer, cetc
iner noire de rancunes,hou-
leuse de vengeances, clapotaU,
grondait, mugias.sit,d6cbalnei
; etait, en un mot, 1'6poque la
plus tumultuouse di notre vie
u4tiouale. Lependant,L.16ment
Alagloire eut ie mAle courage
de ealiser le reve magniique
qui boullonuait deans son ce(-
veau, it construisit la barqi
et la baptisa du norm Evoc-.
cateur de l'eternit6: m Lc .e'a
tin t. C'etuit le premier Avril
1907, date de la premiere sor-
tie de la barque. Et depuis
vingi deux voyages iaintet-
rompus out e eureislrt.s.
Vingt-deux ans de iutte
p6rilenase, hasardense et mi-
miorablcoat 60i signals. Jno
.mais une d6taillance, tjmrais
une inquietude. Aussi, Ie vall-
lant timonier a toujours cw
serv6 sa bouhomie,son calme'
au milieu do danger,car. meP
r|i6 les vents .des ,v6noemets
qui soufflaient, pleuraient ra-
geusement sur toas les points
malgre le rideau de vap *y.
jui couvrait la mer,malgrte& 1
rimes qui y planaient, tu.
ours des eclairs ramifies, lsi
adiquaient la voie A suiv,*.
Et c'est ainsi, chaque premier.
,vril, semblable A Ate, II, e i
Uiges vers la terre, pour t
,re uree aI ouur, aUad
c& aevouemnis et dire asst
atrew:as : e rvoicL *
*
*Le Matin pa :.a .clMtet
eraaonauite 1. biase l eabo.
iraiet sert de bousaoe au,
gen de carri6ee.Ausa;s,Jamaai
e capitainen'a ma' jue U S.
levoirsJamais it a l:At f de ao


pdron ie, 466 toujoW?5 f


faut "pasir tptiver ; IIt fanS ,e
con teater au p41. rayon de joie
traafemerpar 1 la ag de not
chim~ese un gigan tea que a'.
'eil.
(.L*uKTMg"O


-- ----- ,,,;.; _I U


i


~I~ -r IIIILIIIJL


M 7-




SPAGE -2


Sous le signe de la Louve...


EtILEE FIPLANY


.e bleu du ciel projette des reflects
d'6masux..
La taute du Soir est an secret
que l'oo -aesd' conner aux mots.
'haleine do Printemps circle
en partnms, et joue de la harpe dans lea arbrea.
'ne tloile qui meurt, grile d une virgnle
en luP,
I'afmosphcre reluisante come du marbre...
( L'nt toie filante, un vueu.
dit-on, qui se reallse au course de I'annee...)
Mon Dieu, redonnez done les plaisirs de son Age
A la petite fille aux prunelles lances
qui mourail da sa cotalgie,
et qu'une lois, en Italle,
j'ai renconlree, silencieuse et sage,
etendue sur la banquette d'un train
qui allait de Genes A Turin I I


SAVONNE


Cette apr.s-midi d'Oclobre A Savonne
sous un ciel oil dejA un beau soir se dessine,
un ciel m6lancolique et luxueux d'automne
que macule, en vain, I'ime sparse des usines.
( lnIe Oparse des usines, lise:: fuame i)
et contre lequel s'appuie,
attrist6e
par' les ans, et sale
Far la pluie,
fiert6 abolie
esorsours dcapies...
Et au bord de la Mer innnimbe
que rebrousse le vent d'un souttle maternal,
ce couple d'amants pareils 6 des demi dieux,
( qu'ils et'lieni lIumineur,
le'urs rires en algrette, el sonmbresleurs prunelles !)
ce couple A qui, quad mCme, tu voulus oflrir
ret enorme panier oi s'epanouissaient
en gerbes tani d'oeillets,
et (qui n'avail cotl6, en some, que dix lires I I
L6on LALUAU
.-lbisola, Sept. 19'."5.
II-I--I-II I-- I


me l cruit la hourrasquc d
la tempelte, et ionjours, il arr
va A bon port. Et 'est IA tout
sa floire.
Epris de I'nergie de cc
vaillant. admirant son espri
de d6cision,scrulant sa fecon
ditW de ressolrces, je m'enro-
lai. un jou-r dans I'dquipage,i
y a de cela vingt ans Quatr
lustres I pcnsez-y done, que
de lemons n'ai-je pas apprises
que d'expdriences n'ai-ie pas
acquises, A quel haut degr,
ai -je pas appris A v nerecie
culte de I'honoeur, du d--
vouement et le respect de la
parole donn'-e; car, I'etre hu-
main Ltant bhorrt de senti
ments charges de sensibility,
porte tonjours I'enmpreinte du
climate des milieux oi il gran-
dit ou il venlt. Nous avons
conflance dans l'avenir, en
nous-mcnmes, est-ce pourIquoi,
routes nos vues sont tendues
vers des plages lointaines,
tnous vognons dans I'uniquc
but de les dtcouvrir, un jour.
Et alors, oi fera Ie decompte
de nos gesles, de nos actes.de
nos divonements el I'histo
rien kcrira sa page....

Nous rcvoici encore utne I'is,
aersalertes,convaiincus, v\,iles
aux vents, pr0ts A reprendre la
mer;nous revoici g.ardant no-
tre position., conservant note
atti(tde, torls plus nele jamais,
puisquie noIus lotions Dieu,
nous appelons le people, ras-
sembloos le cle gi, pleurons
les defunts,, tcar ons In foudlre
ornons let f(tes...
Nous revoici donc.confiants,
esporant, que sets. un jour,
on nous verra, colmme I'autre
assis sur Its ruines...
Et puis, i y aurait quelque
chose de neilleur que de vi-
vre, ce serait de se rappeler
qu'on a vecu.
P. D. PLAISIR


La pi uslioa de Port ae-Pri.e
Derniere nent, le Service Na-
tional d'HyiEnc Publique a faith
ex6cuter, ia 'aide de sea Insp(cc-
nrs, an recensement de la po-
Spoajtion de Port-au-Prince.
II resort des ebiffre fournis
par le.diff cents nspt ctelrque
t ia population non comprun
St lesvoyageurs en transit- se-
; lve octuel ement A 79.797 Ames.
D autre Ipart Je nombre des
saouasile est estime A 2000.
Nous reparlerons de cette im-
f question de recense-

la poplatio,
I J














' s


Ad multos


annos


Que dire, vraiment, A notr,
I cher MATIN, A l'occasion di
Svingt-deuxieme anniversaire de
Ssa londation ?
Apres tous les souh'its, toni
les voeux qui lui ont 616 expri
mes, que reste-t-il ?
S Et puis, comment parler do
ils: fe journal, sona dire on
mot du pare qui est I'intatigable
pionnier,Cl6ment Magloire?Mais
en pensant A lui, on se sent plus
A I'aise pour parler de I'autre,
du petit.., oh I... de notre grand
Grand Quotidien. LE MATIN.
LI: MATIN don ae te aujour
(dhui le vingf-troisieme anniver-
saire de sa naissance par ce lundi
ensoleill1 d'avril 1929.
1letracer ici sa longue et comr
hien difficile carriCre me paralt
supeiflu. Disons seulement que
de sa fondatiou A ce jour 'ceu-
vre accomplie a A16 grandiose.
Toujours A l'aflti dtes id6es
progressistes, voulant I'avance-
ment de tout ce quil ya de beau
et de noble, LE M.vIN,-et, pour-
quoi ne pas le dire, Clement
Magloire a toujours second, se-
conde encore et secondera too
oursr, les efforts de tous.
LF MATIN, c'est le noble cina-
ele ou les homes de pens6e et
de conviction se rencontrent
dans une atmosphere de tranche
cordialite. LA, on est en famille
et I'on se comprend, sous lea re-
gards bienveillants, paternels.
(pa crnels, c'est bicn le mot) du
lDrecleur.
Que de misAre.s, LE MATIN
n'a-t-il pas soulagees ? Que de
decouraghs, LE MATIN 0n'a-til pas
reconfortes ? Que de deceptions
ameres, notre Directear na-t-il
pas connues I Nombreux sont
ceux-IA qu'il a lances dans la
Grande Vie. S'en souvienuent-
ils ?...
LE MATIN vivra. II sera tou-
jours ce qu'il a 1et hier, ce qa'il
est aujourd'bui: I'Organe de ceux
qui ont le sens des rdalilts, la
sentinelle place aux avant-
postes des vrais delenseurs de
a Nation Hartienne.
En ce jour dallegresse et an
1'honneur du MATIN et do CIe
ment Magloire, nous ne poun
vons que pounser an cri :
Ad multos annas.
CL.LEENr POTHEL


read bal A IUmlM Club
di Cap-Balltie
Samedi prochain. 6 avrl. un
grand bal ser donn6 A I'Union-
Club du Cap-Hallien.
La fete commencera A 8 heu-
res do soir et sera, cei tainement,
tries brillante.


1


I

























I


LE MATIN ler Avril 1929


REVERIES.


tCichment MAGL()[RE
Direceur ct a3mi


Partout le Printemps est
beau; ii emplit les Ames et les
esprits de son partum. Le
Printemps eat I'Amed' n Dieu
inconnu qui prom6ne A tra-
vers la terre aon 6clat, trisant
pousser les fleurs, couvrant
es arbres de teuilles tendres,
en taisant revivre leurs
troncs et en verdoyant leurs
branches aprbs lear agonie A
a I'automne et lear mort A
I'hiver. Les teuilles des oran
gers et des amandiers dispa-
raissent sous une couche de
fleurs blanches, pareilles
dans la nuit lunaire,A des l es
habilltes de blanco et evoydes
par Ia Nature, flanc6es ou
spouses, aux poetes et ida-
listes.
En Syrie, Ic Printemps s'at-
tarde plus que dans aucun
autre pay,. 11 se coudoie dans
I'espace avec les esprits des
p 'ophetes et des po)des."han-
tant avec les uns des psaumes
divins, ii se recueille axe,. les
autres deva.nt le Ctdrc im-
morlel plin de souvenirsd'uu
pass gloricux.


Au rours ae celfe saison de
leurs et de partum, je suis
rentr aHpri uine longue ab-
sence, A Beyrouth,la ville qui
n'a vu unitre, grandir et
oulla ir.


Beyrouth, au Printemps, est
plus belle qu'elle ne I'est en
aucune autre saison.DMbarras-
see de la poussiere de 1 EtC et
des boues de I'lliver, elle a
tout l'air, avec tous sea chA-
teaux, palais, villas, chAlels et
liaisons, d'une vierge qui,
apr6s un bain, s 'tend sur le
rivage, laissant au soleil le
scin de secher son corps et
sa chevelure.
Quel est I'homme qui n'a un
souvenir de sa jeunesse ? Un
souvenir plein de charges et
de douceurs. Quel est celui
qui ne desire revivre ces heu-
res dejA lointaines, heuresqui
furent douces dana Iaejn tu-
ne, sublimes danas douleur?
Quel est celui qui n'a vu le
Ciel dans les yeux d une tem-
me? Et le bonheur au bout
de ses levres fraiches et pour-
prees ?


Ces heures sout inoubliables
avec leurs larmes. Sluttrir
dans 1'Amour, c'est le Plaisir.
La jeunesse a des ailes taites
de plumes et de nerfs souples
et lendus qui I'Alevent au delb
des nuages ou elle voit la vie,
belle, coloree et facile, et oul
elle n'ccoate que le chant de
gloire et de grandeur. Miis
ces ailes soot vite brisbes par
la violence de la tempdte
quest I'Exp6rience. Celle-ci
I'amnene la verit6; et, la V6-
rite est un strange miroir o4
I'on se voit bien defigure.
Quiconque n'a conuu la
tristesse et le desespoir: qui
conque n a janais ete berce


I


Grande Foire


de Paques
Cest dimanche prochain, 7
avril, que se tiendra la Grande
Foire de PAques au profit de
a La Creche o. La fete durera
toute la journEe, avec les attrac-
tions les plus diverse et la plus
folle galte.Nous donneronsbien-
tot un apercu du programme de
cette rande et belle reunion de
charile.
Le m6me jour, A Varietes, se-
ra donned le beau film, aMlle
Josette, ma femme Film qui
soulave toujours un si bel en-
thousiasme, chaque fois qu'on
le preiente.


Touristes
Ilier,pr '4graguaya quiarri-
va en rode de Port-au-Prince A
7 hbures du malin,de nombreua
uouriste vislatrect notre Capi-
tale.
1)e 7 heares do martin A 2 hea-
res de lapres-midi, its es pro-
mearenat dans Port-au-Prince,
etant one vive curiosity A tout.
e Tu.Is vE" aient.


(


I


par les illusions, restera tou.
jours come one page blane
che dans le grand livre d.
la Vie, son cceur loin de Il
vdrite et son Ame vide de sen-
timents.


Part seul, stranger, loin de
ma ville et d'Elle, je cher-
chais A m'oublier en liant la
vie de ceux qui nous out d6.
passes.Je touilals et che chais
sur la sc6ne des si6cles quel-
ques faits qui meussent dis.
trait ouproccup#. Tout fat
vain A mon esprit trouble.
Je n'y voyais que des tan.
t6mes d6figur6s et n'entendais
que des pleurs et d s g6mis-
sements. J'aimais mieux les
6pisoles de Job que leschants
de David.J econtais les g6mis-
sements de Jercmie et non
les p aumes de Salomoa.Les
massacres de la S lint Barthd-
lemy me plaisent mieux que
la gloire des Valois et des
Bourbon. Je prfe6rais Benze-
rak A Omar-el-Kiam. Et i'au-
rais jur cl que Hamlet est la
meilleuredes tr g6dies crites.
L'isolemeut nous tratne au
d6sespoir qui nous aveugle
pour ne distinguer que nos
ombres terrifiles,uousassour-
dit pour n'bcouter que les bat-
lements e notre cceur tour-
ment.e


L'Atae triste est souflrante
et trouve une consolation en
se poignant a une Ame tell
qu'elle. Les cceurs qui se con-
londent dans !a meme don-
leur oe se s6parent (qu' la
north. Les liens de la douleur
sont plus torts et plus r6sis-
tants que ceux du bonheur.
J'ttais seul Et a mon retour
je n'ai Irouv6 que le vide.
Toute trace a l66 effache, ne
laissant que de tristes souve-
nirs. Et Elle,la plus douce des
creatures, 6tait parties vers les
nuages bleus, dans ce firma-
ment ind6fini et inconnu, lais
snnt dans mon cmeur que cha-
grins et tristesses. Et dans le
cimetibre un mausolde, entire
tant d'autres, sous les sales
qui I'ombragent, dans on si-
lence terrible el terrifiant. Ce
tombeau et mon coeur sont
leseul t6moin qui puisse par-
ler d'elle. Mais le silence qu
rigne dans le cimetiere ne
r6velerajamais les secretsque
les dieux ont enfoui dans
I'obscnirit du cercueil. Et les
branches qui absorbent la
mati6re du corps, le tr6mis-
semeut 'te 'eurs teuilles ne
jetteront au vent le secret de
la fosse.
La tristesse et le secret de
ce coeur, eux en tracant avec I'encre et en
rev6lant A la lumiere les tan-
t6mes de cette tragddie don't
la Beauty, i'Amur et la Mort
lurent les hCros..
SALts AUN


I


e leading minanadw


La Boisson conni

dans te monide e
"MT UN
RAFRAICHISSAi
Et ugw


RECONSTITUAF

FROID

i Rau lmr iAL WIT U'
Le seul Gineral faith 1


d'eau mineral


des Sources Dure

WHITE ROCK
DANS TOUS LES MEILLEURS HOTEI S,
CLUBS,CAFiS ET RESTAURANTS


Mohr & Laurin
Dislributeurs Port-au-Prince, Haiti.


Les matinees de cinema ea I'bhe
eaur des 22 ass duo iatil
Cet nprCs-midi, A 4 heures 1/2
comme on le sait, A l'occasion
du22eme anniversaire du MATIN,
il y aura dans nos deux Cine-
mas, a Parisiana et a Varidftes,,
grande matinee pour enfants.
Depuis samedi, les gosses ont
pris leurs cartes d'entr6e au MA-
TIN.
Parisiana leur offrira a Chou-
chou Poids plume, un comique
de grand choix qui fait rire les
plus vieux el Variet6s a pr6pa-
re un programme compose des
comiques les plus desopilants
de son r6patoa. -* -
Rappelons que les grandes
personnel ne seront point ad-
mises A ces representations qui
ont etR organisees exclusive-
ment pour les enfants par LE
MARTIN.


La Cathldrale dis Cayes


Dapr6 des imtormations qui
nous parviennen' des Cayes, lea
tiavaux de la nouvelle Cathe-
drale sont activement poursuivis a
sous la vigoureuse impulsion de
S. G. Mgr Pichon, archeveque-
eveque des Cayes.
Il a lilu improviser presqu'au
centre de I'ancien sancluaire un
nouveau maitre autel afia d'a.
chever, A 1'extremite nord de
'ldifice, lea travaux de cons-
truction entrepris.
Nos lecieurs se rappelleront,
sans doute, que S. G. I'Arche-
veque-Eveque des Cayes, pour
la construction de sa Ca hedrale
a organise une lotere don't le I
principal lot est une montre
aux Iniliales du Saint-P6re.


Toutes les Polices

DE LA


I


5


L-


La route Port au Prineet
Les j'jurnaux des Ca
gnalent que la route i
rince-Cayes se trouve
plus deplorable Otat. Oo
meme que si les pluiae
nuent, elle sera comply
impraticable. Le trort
Louis du Sud-Cavaillon
tierement detono et i
voyagent dans ces r gJ
mandent que des i
soient entreprises A la

Les Jsars-Sainrt
La Grande-Semaim
roul6e au milieu dw
de la devotogAd
pulatiou de Port.br
Pendant tons les Jao
dans routes les par
affluence considerable .
sait les eglises pour a
ceremonies et ofticesr
El, hier, la Cal
dans les eglises paro,
Grande-Seniaine se cI.
la pompeuse commit
de PAques glorieuscs.


ba l'hosear du Foedatenr
Ce martin, a 9 heuretw
roulerap a Lycee P6a4
belle manifestation, orm
par Ic Gouvcrnemeent, en
neur d'Alexaudre P'lioW
dateur de notre Iustit~t~
tiouale.
La reunion aura lKcu8
presidency de M. Char
chereau, Secretaire d
I'lnstruction Publique.
D61egation ira d6poserd
sur la tombe de Ption
solte de la Place de 1
dance.


conprennent la Protection centre

Foudre sans augmentation de t


IZuaqleosseM(


[Agents Generaux


-----F-7 -~-- 17- lr r ---;-i~----- CILIIIIIII


-


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LEMATIN ter Avril. 1929


Blli et Gloire FOCH
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trendre un supreme
,natw hm aewe a l/6.
SMearchal qul uWent de
qrbrp f Yeraw notre
d'anniversaire relo-
raite funibre prononce
w At, e MinFstnt
aire de France do-
i dhotdle de Port au-
Af[iute de la cer.monne
cdibrde #j,, reduo
Hide ldc dae..,

'nio des bois s',lancent
Irpament lde arbris aux
ptilssantes, an tronc m.-
t papr la robuste 6di-
r rmur, la mrgni-
de eur trondaison, I'en.
.Ie de leur ctme semblent
ft lC e ps et d6eer la
i. Uawour vient cependant
(,,iappes par le ten du ciel
_L mroi npar 'la rafale des
'sont terrasses dasi
L d'n moment, on qu.,
spr le poids des sidces,
.MI vi dt leotement de ler
*b pour ne plus 4lre, fdinale-
que des monstrueux sque-
de branchages tordus et
ulus. Le murmur des
dans les futaies apparall
comme le sombre gronde-
t. d'une stupeur immense
que le soudain silence des
ien d'oiseaux et d'insec es
sA la protection des ge-
i 4isparus revet la lorme
e it robal ion collective de
tconlre cet anlantisse-
t qu'ila ne pouvaient con-
ir. Dans la forkt humane,
arrive aussi que des creatures
doaipeopt multitude
kdir contemporains de touted
bkuteur de leursuperbe sta-
bmorale el, A les voir ainsi
lUr les foules eblouies 1'6-
u leur personnalitE d'elite,
a illusioni de penser que le
des vertus ayant assure le
ou le bnnheur de la col-
6 leur a peut-etre egale.
I onltre le privilege d'etre
'A limpitoyable tche-
Ido la destinte commune
mIt arkhal FOCH 6tait un
lu s que le sort avait
!tur les crimes ou, seuls,
It atlindre les genies.
i,quand, ily a deux mois,
volle de sa maladie s'est
oe1 t'avers le monde, en
come l fetranger tous
6 qul connssaiaient les
to de I'homme en peril
pas voalu croire i son im-
PtIiance dlevnt la menace de
thltlite. Tout I univ-rs civilis
,spouvait admeltre la pensde
la Mort ne s'eloignerai pas
Jl evet de llluDtre villard
SoE renoncerait pids; vant
WItmitd de son torlait, ao-
~aplir son euvre de des4ruc-


' ta disparition de ce grand
aimates une perfe 4ouloure.se
S a France mais eIleI'est
poor I'humanite entire.
l.et pour les nationaud do.,
comme l'Angleterre, les
nis, IRtali, la Belgique,
S s valeureusement com-
ous ses ordres avec cette
Sunanime des esprits et
mears qui, A travers lessit-
demeurera une- dee plus
manitestations de la soli-
'des peoples; elle 1'est
eitoycns es puissances
coltingencms amenbrert
comme spectateurs a'
Mdie do nagutre et.qui
r sina appredler impar-
les hautes vertus mi-
Set civique do ce grand
l- r est pour nou
Jrw d'hier, agqord'hui
dr'g d s deas la luitt
wassiut fs do haine


soS


puma koa ion, depuas cc
No No h 'volte do tAte do
pbe, votentEro dtp~
161 bdbmodos Invalidus me-


Ferdinand FOCH a done moins
de 1 a9 nuand clatela gI erre
de 18L7(~sengge, tail aign
meItt br*ement son devir
et, suand Ii de6aite de son pasa
est Qosopnmme, ii reprend viai-
lement le course interrompu de
ses etudes, s6itenu pa* I'spoir
doe ervir a cause de sa g6n6ra-
tiqa si durement 6prouvee. Ad-
mis a I'Ecole Polytechnique, il
accomplit A s sortie un stage A
I'Ecole d'application A Fontai-
nebleau. jDans ses premieres
garnisons, il ne tarde pas A con-
querir 'estime de sea chefs par
son activitW, la curiosity de son
esprit, son respect de la disci.
line, en un mot par ces qua-
liles de prix qui consacrent la
souverainete de la vocation. En
1885, il centre A I'Ecole de guerre
pour achever sa haute formation
militaire. Sa mentality et son
caractire le poussent irresisti
blement A toujours se reerer,
avec une fr6n6sie intellecluelle,
aum legons du passe qui, dans
sa pensee, doivent servir de
base aux methods nouvelles A
instaurer d'apres les contin-
gences de 1'epoque. Aussi, apres
quelques anneesde service dans
d-s centres divers, revient il.
cette fois comme prolesseur, i
cette Ecole Superieure de Guerre
oh, pendant %on stage, plus de
20 officiers recoivent les bien-
faits de son enseignement lumi-
neux, tout impregnE de ces prin-
cipes rkconfortants qu'a rappe
16s plus tard un general, a la
precision, la clartc, le bon
sens, la a vie r6flkchie et agis-
sants a Lieutenant-Colonel en
1900, colonel en 1903,il va com-
mander des regiments en pro-
vince mais il est, en Juin 1907,
promu general et ii revient alors
6 Paris pour diriger cette meme
Ecole Superieure de Guerre of
son passage eat signalE par des
travaux d'un puissant inleret
patriotique. En Jain 1912, il est
place a a t1te du corps d'armee
A Bourges quil quillte pour com-
mander celui de Nancy. 11 eat
dans la plenitude de son action
creatrice. 11 est por ainsi dire
porter par lee vastes conceptions
de son a.e personnel A des
hauteaurs 'of a i semblequ'il a
le privilegs de scruter plus pro-
fondement 'horizon et d'y aper-
cevoir lea premiers flocons des
nudes qui, dans quelques mois,
obscurciront l# monde. Au de-
but de Juillet 1914, l'entrain,
1'energie, I'endurance qu'il est
parvenu A insubler ses divi-
sions de fer pour les preparer
aux redoutables eventualites
don't ii presse limminence re-
coivent une consecration solen-
nelle dans des manoeuvres an
Camp de Mailly en presence des
lieutenants generaux anglais
Douglas Haig et Allenby.


Quelques jours apres, la tour-
mente est d6clhaine. 11 a pour
mission immediate de couvrir
la trontiere et'il sulfit de citer les
fails d'armes de C(hAteau-Salins,
de Morhange, du Grand Cou
ronn6 de ancy, de la troupe
des Charines, de Flainvel, de
Sommevillers pour rappeler les
success du chef du XXeme. Corps
au premier choc de la gigantes-
que rude. Le genera issime
JOFFRE ayant decide la lor-
mation en hate de la IXDme Ar
mee pour proteger le centre
francais loi en confle le corn-
mandetment. Cest maiatenint
vers Is nord et Iouest que le
gep4ral FOCH va d6ployer ces
pr oaeses de tactlqu'E et dlntr.
pidit6 det '6vocatio4r A
tout jamalss dclench6e di la
0em0alM d"s Ps eaus par' la
aiml r4ior dance de oes'voin
-l l de Saint-
~U-Kt. Sa
r lisse .abatire
o eUl11 n-
joamd sa meryi-
$Wsa oil lt P' ar sa o I
leauemDay basualdtt s dua
S's 'p e
ar iet S pr 04cd on

pe? mhilAg. 10 stagraphds
grand quarter gaoern* ie on
toad Sa I edeJ
W6.. Shadiv A Paim.t, tJat-


I
a1
I
Ir
I


jusqu'A la mer. De son nouv
quarter general de Doullt
puis de Cassel, le general FO
dirige la bataille qui. pend
plus de deux mois, devant Yp
et sur I'Yser, se droule dans
Flandres. Son ascendant,
mattrse, sa volont6 nccomp
sent alors des miracles: la ro
de Calais est solidement ca
nasase, Ypres est compl6tem
lib6r6e.


ma
Ins,
CH
ant
resa
les
sa
dis.
ute
de-
ent


Ayant accompli stAbe mi-
fitairo, Is Mar6acal FOCH remel
tranquilesneat son epe au tour
rMa mais Inconsingences mo-
dormo nio permettent plus sa
Sand catoyss quIt eat d iOiar
( i.ci nlaunIr a d6sormei suns
mission dep-ia d accomplir et
Ue a en Sqevkraw sC 11w"aim.
plicim Or iiModestIe =Gi 14i
vandroW redm i et
tion Sulftese. Coulve er lack
unique des Owsrarnsrawnso aibft
SAM -OWW 4A Iorwc~r ct~
ja SJ,1SL~ I. S''Illr
WAVAIM C51ft-bva t mow FewI
r11Mae8rV '1618 I lh reiti do
Wb 1OAVO MS 16 aEt@u12 dOW
Am -Ali -, s~ afr
s a wisdo r uens seada
am I& vicetdt ire scmaam &A6
rents aspects.
Penaduop Am do ean anas.
cette vi slqka. a iouiraiv
an uvijdfed., terruatm, llaneemt
dto ad Semebs a oeat
! Ieeah" u ib ulit s


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a

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b



.1.
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1


Apres avoir,au debut de 1915,
organism les deux offensives
d'Arlois, FOCH esi coutraint par
les rigueurs de la guerre nou-
velle a border pendant de longs
mais son action A stabiliser son
front mais ii met A profit toutes
les occasions de preparer mi-
nutleusement une autre often-
sive. Elle a lieu dans les pre-
miers jours de Juillet 1916: An-
glais et Francais avancelt de 10
ilometres el 'imuinobilisalioi
sur ce te parties delA lgne de leu
de 69 divisions enemies abou-
lit A tavoriser le degagement
d6finitit de Verdun. Le 15 Mai
1917, le general FOCII quitte
aou comlinlandldline dc giouue
d -rmees pour occuper la charge
de Chet d'Elat Major des Arnmees
francaists. Malgre les success pre-
cedents, la situation detneure
particulierement critique. Leb
echecs de la fin de I'annde ont
montri opportunitye d'une di-
rection unique dans la pr6para
tion c l'execution de la lute
FOCH est tout daibord charge
de coordonner Its llor's des
dux armies tranV ise et anglaise
mais, le 24 Avril 1918, sous la
pression des eveuimnents, il est
investi du Coinmanudenment en
chef des Ar:nees. L'heure 6ltnt
venue des supreinms decisions, il
lance son tameux or-ire du jour:
a Pas un mEtre dit s,)l A perdre.
Tenir A tout u prix ot I'on est a.
Apris des lenta'ives demeurees
sans r-sulhats al)prlciables pour
arreter I'oflensive de son adver
saire, il a, vers la mi-juillet, la
divination qu'il ne convient plus
de laisser d ce dernier l'initia-
tive des operations, Les objec-
tits proposes aux chet. des di-
verses armies sont alors at-
teints: Dunkerque, Cilla's, les
Mines du Nord sont mises corn-
pletcnieirt a 'abri d'une nouvelle
surprise. Au debut d'Aodl. sous
Ieflort combine des arnnees
Miaugtn, Guraud, Berthelot et
des troupes americaiues, les
troupes imperiales soul relet6es
sur I'A..ne' et la Vesle. Chailan-
Thierry, Soissons son. d'g g6E
definitivement. FOCH a gaga
la deuxieme bitaille de la Mlarne
et, le 7 Aodt, le Gouvernemnentu
de la Rehpublique lut decerne le
bAton de M1isch'Ll. Le genera
lissime pursuit son plan qui
est de harceler sans r6pit I'ad
versaire. Les troupes francaises,
anglaiSes, americaines et belges
rivalisent de bravoure, .passant
dans les fissures du front enne.
mi un bras, puis ,'aulre, puia la
tele et, enfln, le cotps enter. A
la fin de Septembre, ille, Bru-
ges, Ostende sont evacuees, les
positions de 'Argonne sont
abandonnees. Rien n':irrlte plus
les armees alliees tlans leur
elan. La poubsee est irr sisli-
ble. Les portes cedent et les el-
laves do la victoire penetrent
le toutes parts sur le torritoire
enfin Iibere. L'ataque de Lor-
raine avec 205 divalious tran-,
Vaises, anglaises et aznericaines (
doit avoir lieu le 14 Novembre.
'adversaire demand alors I'ar.
nistice qui est signed e l 11 Nb
reabre. d


lge doat Ie temps ne pourra
pas ternir la clarld. Comment,
,*air reprendre mes parole.
initials, est-il possible que le-
yeu de ce grand animateur se
soient eteints. que sa bouche
d'oi sont sorts tant d'ordres
souverains se soient 6 tout ja-
mais fermie, que ces bras qui,
nago6re, on# fait des gestes de-
cisils pour le sort du monde re-
posent inertes dans le croise-
ment supreme des mains sur un
corps insensible et troid ? Coin-
ment n'est-il pas I le chel illus-
Ire que tant de veuves el d'or-
phelins venbraient pour leur
avoir rhserv6 cette insigne con-
solation de penser que la dispa-
rition de leurs epoux et de leurs
peres n'avai. pas Wt6 inutile,-
qu'entoirait Ihummrige atten-
drissant de lous les survivants
de la magnifique Bpophe don't le
souvenir d'heroTsme tait en
quelque sore perpulud par sa
seule presence,- auquel tart de
trWres d'armes en Angleterre,
aux Etats-Unis,en Ilhlie,en Bel-
gique, en Pologne, en Yougos-
lavie, en Roumanie, en Tchd-
c(oslov:)qtie et t.ins ttnt d aui res
nwt ons 6prouvaie!nt un' si vivi.
flqnte all~gressue A thnligner
leur gralitude ifiniie.- :iuqel
ses anciens adver iircs appor
taient, avec celte nohlesse de
sentiments et d'id4Bs qii d stin-
gue les grands poifile, !* Ir'Ibut
de lknr admir mion ly i.- el sin
er ',' ? Tow' Pst il *'1, fl ,i 1I
nous faqi-il vraim hnt r l I'ler,A
I'ocnasion du dtr(' tide re grand
Cnpitaine la cbbre exclama-
lion de Bossuet : ( V:nilas va-
niltalm, vanilas vani alum :t
omnia vanitas ?
Non I non I pouvons nous re-
pondre sans hsiter. Notre flerld
national, que dis je,no're tierv'
humiine nous y invite el nous
y voyons pour nous une suprd-
me consolation.


e Dix heures venaient de line
u i 'horloge proche. DejA des voi;
avinees menaient, par les rues
Sle vacarme traditlonnel o6, s'en
tremelant aux sons lointains
des vaudouuesques tambours. l
r NolI des chretlins) s'dcvc
caline dans la nuit glorieuse.
Sur le ciel qu une pluie fine
semble avoir lav6 tout exprIes
pour la I'Me, pas un flo)on det
nuage. Et les eloiles brillaienl
d'un eclat si vilqu'on cut dit
un manteau ricliement pique
de (diamunts prdt A choir sur
1'epaule d RHoi des roisquiallait
naltre. Un souffle d'aise circu-
lait de partout et le carillon des
cloches mettait dans l'Ame tde
tous un peu de mys.lre repan-
du sui celte nuit paradisiaque.
Le village de C... d'ordinaire
si paisible, don't le silence n'6
tait jamais traverse que de crns
d'oiseaux noctuiurns ou du bruit
clair des sabots de chevaux de
voyage sanimait etrangement.
De chaque petit sentier ouvranl
sur la place d'armes des choeurs
de voix s'elevaient el'on voyait
apparaitre, se suivantcn file in-
dienne, les paysans venus de
tres loin pour assister 6 la mes-
se de minuit. Chacun. d'eux te-
nail en sa main levee'une chan-
delle crepitante, et cette foule
peu A peu s'engouffrait dans la
petite eglise eclairee giorno.
Seule une Lme etaft silencieu-
se parmi cette joie universelle.
Robert Laurey, debout A I'an-
gle d'un carrefour, regardait
cette affluence de gens en liesse
sans s'y meler. II entendait dis-
traitement les melodieux canli-
ques qu'entonnaient les passants
at la chorale de l'eglise; car sa
peas6e voguait loin, tries loin.
Qu'etait-il venu fire IA, lui,
rhomme du monde, le dandy,
tandis qu' Port au-Prince les
rev6illons et lea bals menaient
leor train?
Voici: un soir,;tandia qu'il
Eltasiaris sur au banc,du champ-
de-M a et quil revait au bon-
hbeU, uah boua e etait venj se
mettre tout preeds lui, un auci '
vieillard dent I barbe blanche
s'epanouieasit ea ventail. Ce
vieillard avait fair trees -a at
Ia mtAe lrs corrects fit comi-
prendre a iouert quil u'avuit
pas affaire a un de ces men-
danuts qu:on rencontre si sou-
vent en ces lieux. Entre eux,
sans peine la couve salmon 4ePa-
gagea.


FOCH a 6t6 et restera, aux yeu
le I'Univers, le symbol vivar
It patriotisme qui, pour chaiII
icuple, deneare la plus b II
source d'6nergie pour r6alise
ie bonheur de la eollectivit6.
a incarn6 et il continueca A in
earner cet amour du sol nata
ceite direction pour la langue
les coutumes,les mreurs des an
catres, celte v6enra ion p)ur I
patrimoine common des id-e
et des aspirations, cet attache
ment B tout ce qml, dans le pus
s6,a consacr lIa vitality de lara
ce el A tout ce qui, lans Ii'venir
doit contribuer A en favoriser Il
permanence. II a pe so n fi6 e
II personnifiera toulours la con
science national don't chaqut
citoyen recoit dOs sa naissunco
une parcelle en d6p6t, cell
conscience national don't le;
manitestations disltictes sur lI
surface du globe,ulilisees desor
mais au profit de la cause g6n6
rale de I'Humnanst par un aiual.
g:me heureux de ieurs aspect!
identiques, aboutiront, grace A
la sagesse des Gouverneiumeats,
taciliter I'estime r6ciproque ei
la solul;riatle tlts puupies.L.; Ma-
ch il FO .11 appartieul plus qu,
jam ,is inaintenant I' fHuiumanit6
ar iI a e1 I'Exeniple dans uP
des plus enloyables ruliaclys-
mes dont le monde ait 6te se-
couO. Nous avons la certtudle
qii'apres des decades de sic!es,
les v<,rs d'Anlr-6 h'inie s ront
vr wi pour lui combine ils le sont
l joli)lrs atujourl fh'i pouLr 1
(1,t# gree-C :
Trois mille ans onu passe sur les
cendres d'llomnre
Et depuis Irois milli ans, Ilomnre
respecfh
Estjeuneencorde gloire el d im-
inortalile.



La graine

de Bambou


IX
nt
Ie
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I-
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I,


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a
t
s
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e
e
s



s
I


Avis U

ta ,i ,ort-an-Priane.
le public etil coma-
ne paera sacones= q,
n'emane pas de Joai pers~ a
nellement on qui no'a t pea
ett' contreeMte par d4outre
avec son antorisatioo 6crite.*
Port-au-Prince, le 20 mar
1929.
H. PASQUA!81 nof
,Ot


- -- -~r; r~~na- -r --- ,- -- -- __


- -a*----r^--s--~e~ - -------


gonie...
Soudain, goutte A goulte, com-
men;aient de choir les graines
lumineuses. Mals chose lrrange.
des u'il bondissatt pour les
prendre, ells dispuraissaient
duns Ie sol.
La tort silluminai, Ilin de
tous ces bambous il pleuvait
de la lumirre. Ce lut stur tout
ce vert une ample pluic ld'toiles.
.Jamais les yeux du jeune
home n'avaient vu un si fee-
rique d6cor; ii en fut eblout.
Alors commenca pour lui la
course au Bonleur. II quit!ait
son arbre, oourait sou un ali re,
revenait en arriere essayant de
les prendre, Iais Jes grains
fondaieut, fondaient sons ses
doigts... Quand il croyait en
tenir une et qu'il la serrait dans
sa main crisp6e, c'eait hIlas!
un humble caillou que, de dlpit,
il inanuit rageusemenpt an loin.
Les grains tombaient, tom-
baieilt toujours sur ses mains
sur son feutre ii en glissaildans
ses poches, mais quand pi'tci
pitaiineiit ii les y cherchiit,
ses poches etaient vides.
)e tant courier, de tant s'exci-
ter, il teait devenu si faibleqt'iI
dut s'appuyer au tronc d'un ar-
bre, tandis qu'autour de lui les
graines pleuvaient interwina-
ulemenl...
Dans une vision rapide s4*ta-
lerent devant lui tous les beaux
projects qu'll avait 6chaffnudas
durant les mois d'attente: son
Manage. le chalet qu'il pans-
truirait pres de la mer, sonloug
voyage a travers Paris, Nice,
Vense, A travers les grande
villes de I'Europe... Et de peur
de voir sarreter cette pluje de
bonheur sans qu'il cut sawsi -le
sien, redoubla sa force. lD'an
bond, il salanca de n'ouvean i
travers la fortt mais, celtt Ilis
c'tail h6las.I pour choir epnise,
inanimk sur le sol, au pied lde
bambous ironiques...'
Et quand A J'aurore nflIest,
les fid les revenues de la mI-se
passaient par le petit boia, its
furent effrayi de voir 46endlt
sur I'herbe humide, t quplque
distance de sa canne et dro on
grand chapeau .de feutre. mo,.
un beau jeune homme, .altpune
ment v6tu, A qui il ne restnlt
plus qu'un soufe de vie.
Justinieu RICOT.


I


Comme ils parlaient de bor
ehur de richesses; de sutcc
mondains, tout A coup ta v'i
du vieillarddaviut graVe : Mo i
enfant, dit-il, une seule tiV
en ce monde assure tout celu;
c'est la gine du bamboo. L&
nuit de Nol, le beiod trat
en Agsine et done aa-
au [Tunheur sous la fone iq
grain ptas brillante qual
mant e plus pur; celui quali a
empare voil devant soi les obs.
tackles de la vie s'6crouler co:n-
me des Bastallesa.
Et le vieillard s'en 6tait alley,
laissant Robert plongi dans In
plus profonde reverie.
Des ce soir-lA, Ic jeune homr
me avait rtsolu d'aller la nnit
de Noel prochaine quenr la
graine enchantee. Et, apr6s
quclques mois d'attente inpa-
tiente, le voilA sur la route a la
conquete du Bonheur.
Aprs avoir jetl un dernier
regard sur ce fouillis de petites
lumicres, la place d'armes, I'6-
glise r6pandant par ses portes
une odeur apaisante d'encens,
et coinme 'lheure solennclle ap-
procliait, Iobert s'engagea dnns
un petit bois qui etait un vrai
fou rer de bamboui.
11 choisit pour s'y prosterner
le plus gros de ses arures, celui
don't les colonnes montaicnt
droites vers le ciel et don't In
chevelure bruissait aiement
dans I'air du soir.
11 etait IA depuis quelques ni-
nuiis. agenouilll, les veuxbnis-
scs, lorsqu'il entendii an loin,
toenner Ie canon et les cloches
du village sonner A toute volee.
Minuit, dit-il, tout has. Et,
frnmissant, les veux fixes sur le
sol, preLt : fondre sur la graine
qui va tombe il attendait...
Un cri sourd... on cut dit la
plainte d'une femine en couclie.
se fit entenurc pres de lui, der-
riere lui, devant lui et ce fut
par touted la fort 1n rI lI (a-


La eranfiion a laiss, ) quIl
ques pr vilegiesla lacull de s
survive par la perenniti di
leurs oeuvres. Nous avons cons
cieuce que no .s nous trouvoa:
A ceU.e here devant un de ce
prodfges de la nature. L'nrbr,
de la Ior6t w, u. lui, etre nb:lit
pour n'etre pliu qi'un nm ,, in
So r me de bois enchl-veirts
L'homme, qnain I il ale',nil,'mrn
me le 'larchail rOCHi, les (t
mes Its plus eleves 'u I D vo
et de FiHonneur, demeure invul
nerable et sa mort n'est plus
qu'un episode de sa vie 6 er
nelle.
Ah I si le iouverneinent h i l-
lien, avec une -spontla'iit: qui
a ennobli son iliialive et don't
je Ic remercie dce totni' la torce
tie Tm. Amrn viverm lit t I.lll, a
decide de parliclper a la c re-
monie de ce jour pour consa-
crer, sons diverse formes so-
lennelles,son admiration et amfr-
mer sa sympathie.
Si le clergI haitien a prete, A
la ceIlbra'ion de ce service fu-
nebre. un pieux contours si
emouvant sous la prosidence,en
r'absence de l'Arch-veque titu-
laire, de so vCnere coadjuteur
auquel j'ofre ma respectueuse
gralitu le.
S', auiour des FranCais el pro
teges Francais Port-au-Prince,
sont ici groupIs le Haut om-
missaire amnricain, les chels de
mission des E:ats Unis dAme-
rique,d'Angleterre, d'Allemagne,
italje, de Cuba, de Ja Republi-
iqe Dominicaine et un nombre
imposant de Consuls de plu-
ieurs puissmnces pour rendre,
Ga nom de leurs pays respectifs,
Sla m6moire de mon compa-
rhile, un hommage qui me tou*
;h*profondement.
Si lea condolences qui me
ont venues dee principals vil-
es de cette Rpublique, si no-
blemea ouverto as souffles vi-
isalse de ridd hamain, m'ont
port lie t6toigEae precieu
Ir rnpets de ns population
"or otre dead nasloal.
(Oet qae vitaMbei it le Ma-
tehal FOCH est an mombre de
a etres predeiunes dout le la-
wwr errectre a est pas iner-
r-ta la mort pu-sque lkar
.iii flmpIisahlO sulit a en
*wrer sa durre.
Le iluimtre de Fraace se crodt
e moment.utoris4 par la so.
iantiS de cette comma6ora.
on A se consider: er invest d -.
* sort de deegatioi de teual.
* nations aci reprsenateea poui
oaCrretaer les peasees et le..
matments de la sIsiance daos
e cocilcuos auoproprlec a i
ajoste de rheunr. Li Maricbal








PAGIE-4


I .


LE MATIN- ley Avail 1929


iotve 1I


... a vu un ambricain taire un
toup de volant que seul pour-
rait expliquer I1 motion qu'il
ressentait davoir aupres de lui
one belle femme, ou peut-6tre
quelques rhums en plus. 11 etait
au volant d'une voiturette a
deux places, Ford, avec aupres
de lui une femme qui se cachit
le visage ou s'6vertuait A le ca-
cher car NOTRE (EIL I'avait d6-
JA vu. II allait p6n6trer dans un
de ces petits dancing qui fonc-
tionnent qu coucher du soleil
et se reposent A son lever. Mais
aevant lan barrier d'entree il y
avait une table. Emu ou ivre,
qui le dira? il fonqa sur la table
qui fut projetee A quelques me-
tres sans pour cela desobstruer
la route. 11 march dessus A nou-
veau, les roues de la voiture
s'embarrisserentaux pieds de la
table et il dut, en desespoir de
cause, finir par ou il aurait dO
commence, c'est-A-dire faire
back et enlever la table. La ta-
ble naturellement ne sortit pas
indemne de la bagarre et le dom-
inge devra Otre rOparA.


... i longuement souri A un
true, inis minalbeureusement qui
n'a pas r6ussi. Pas si bete pour-
tant, le true. Mais voilA il tut
vite d(couvert et c'est pourquoi
il ne mordit pas. Un de nos
S hiommes politiques d'autrefois
r6put4 I))Lur sa force et sa roue-
rien'avait pus le sou en poche
pour paver une course de la Li-
gne. Et il avail besoin de mon-
ter dans les hauteurs,dans un de
nos (ercles pour jouer A la bAte,
au billiard ou au domino. II ren-
contra un anni qui ftait en auto
et suns crier gare lui offrit un
grog au Club ou il dcsirait al-
er. L'ami allait accepter. Mais
as dernier moment il cut l'id6e
de dire puisque nous sommes
en ville gallons de pr6lfrence A
2 rH6tel de France. Mass I'autre
insist pour le Club et l'invit6
fit mine d'insister aussi pour
l'H6tel de France. Cest alors
que iancien home politique
avoua pourquoi il availt choisi
son Club. On sourit de part et
d'autre. On but, mais en ville,
* et c'est linvile qui olTrit et le
Clubman allait ailleurs proposer
sa petite combinaison.
, ,
,.. c'ktait le vendredi Saint.
Dans un petit cafe. Quelques
noceurs qui avaient prolit6 de
la mort de Dieu pour boire da-
vantage voulurent mettre un
peu d'harinonie dans leur grou-
S pe et risolurent dtie fair de la
musique. 11 y avait un piano.
Us 1'ouvrirent et ils allaient en
jouer et chanter quand l'un
d'eux protest de toute la lorce
que dounent les convictions
traditionnelles et sinceres. Les
noceurs voulurent passer outre
A ses protestations. 11 ne I'enten-
dit pas de celte oreille. Alors
d6courag6s, ils sabsttinrent de-
vant 'attitude dknergie du con-
tradicteur catholique et ferme-
rent toul simplement le piano.
A
**
... a vu, A Bizoton le sieur G...
L... qui. se croyant peut-etie
dans l arche de son aieul au-
thentique No6, jetait des injures
et des compliments A tons ceux
i qui passaient.-

... sous I'ampoule Alectrique
S qui brale an coin de la rue
comme un soleil immobile, un
couple se livrait A des gestes
voluptueux cape les de fair
venir I'eau A la bouche des pas-
mants. La femme,- une petite
blonde, couate et grass, domi-
ukaine naturellement,- Ihom-
me un grand, brun, long, flexi-
ble come s'il etait de g61atine.
UIas'embrassaient.s'etreagnaient,
pe disaiSot des mots doox, de
bouche A oreille, se d~eenla-


awint. pu., s rEeulavaient, avec
i be~4ie... Et cola eut driA beeau-
Osup plus longtemps et pour Is
inside direction de NOTRE CElL
an enfant qui passait n'avait
ass le couple de rires,et
i ota ts ~w, subitement, de-
S hmB I6riutes et inmposa si-
aux 16vres, Ah- let en-
hihaI Et i'on pretend qu'il n'y
B glas.J


Les voyages

du Pape

O. dfaest que Ie Saint-Ptre ait
I'lateatioe de fire sue teorane
en Europe
II est inexact ainsi que Ian-
nonce aujourd'hui un journal de
Cracovie que le pape sit l'inten-
tion de faire un voyage en Eu-
rope en 1930 en visitant Trieste,
Zagreb, Budapest,Cracuvie,Var-
sovie, Vienne, Munich, Bruxel-
les, Paris, Madrid et Lishonne.
Les hypotheses sur le premier
voyage du Pape hors de Rome
se multiplient. Cependant A en
croire la I Tribuna n, les indi-
cations les plus vraisemblables
sont celles qui supposent com-
me but de ce premier voyage
Milan, Assise, le Mont-Cassmn
ou Lourdes.Ces indications so 1t
bastes sur les considf nations
suivantes : i
D'une part, peu aprn.s son lMt-,
vation au pontifical, 'ie XI a
eu l occasion d'exprimer son ar-
dent ddsir de retourner A Milan
et y oflicier pontiflcalemnent dans
la cathedrale.
D'autre part, c'est en 1926, le
jour de la 16te de Saint FIrancois
d'Assise, qu'ont commence les
pourparlers pour la r'concilia-
tion. Par ailleurs, certaines pa-
roles prononcees par le Pape
devant les membres dul conit
des totes du Mont-Cassin pour
le quatorzieme centenaire de la
tondation de l'ordre de Saint-
Benoit,pourraient 4tre interprk-
tees come une intention du
Pdpe de participer A ces 16tes.
Mais, come il resort d'un
article public par al'Osservatore
Romano), que le Pape a place
les traits avec I'Talie sous la
protection de N. D. de Lourdes.
il est fort possible que son pre-
mier voyage ait lieu en France,
au cklbre lieu de pelerinage
pyrenEen.


Banquet

pontifical
La cr.monie an Vatican a Wte des
plus brillantes
Le banquet oflert le 17 mars
par le Souverain Pontile, au
corps diplomatique aupris du
Saint-Sige, a ete une des cer6-
monies les plus brillantes qui
se soient deroulees au Vatican,
depuis la chute du pouvoir
temporaire, en 1870.
Le cardinal Gaparri, reprA-
sentant le Saint-Pire, occupait
la place d honneur a la table,
o4 avaient pris place, par ordre
de priskance, pros de 70 diplo-
mates, en giand unilorme cons-
telle de decorations.
Le cardinal a dit que, par son
invitation, le Saint PrPe avait
desire t moigner la satisfaction
que lui avaist cause le- t licita
tions du corps diplonlatique, A
occasion de la signature du
traitA entire le Quirinal et le Va-
tican.
At. Azeredo, ambassadeur du
Bresil, doyen du corps diplo.
matique, porta un toast de re-
merciements au pape Pie XI,
a pour son geste d exquise court -
toisie A I'Ogard des diplomat a
et des Etals qu'ds repr4sententm,


II a convi tous Pen cagaeft
tA lever leanr verrs ean Mhon.
neur et A la santa du Saint-.Pre,
eia t.,rmannt les meilleurs vce is
i pour le bonheur de sa person-
ne sacr6e, et en souhaitant poor
son pontificate, des initiatives
nouvelles et t6condes, une pros
peritA ininterrompue et une
gloire immuable s.
Au nom auguste du Pape,
nous d6sirons associer, ajoula
M. Azeredo, le nom de son fi-
dale, pieux, savant el sage mi-
nistre, notre illustre chef et lo.-
yal ami ).
Le cardinal Gasparri a remer-
cia le doyen do corps diploma-
tique en quelques brAves paro-
les, etla conversation s'est pour-
suivie, des plus cordiales, pen.
dant tout le repas. Les invites
ont quittd le Vatican A 2 heures
et demie.





Parisiana
DEl1AIN SOIR
MlYLORD L I'ASOUILLE
(Suite)
En'rte : 0,5- ; Balcon : 1.00
N EICREDI

Les Devoyes
avec Jean I)ax
(Suite)
Entrbe : t,0 -, Balcon : 1,00.




Vari tes
DEMAIN SOIR :
2 Avril, A 5 heures, en matin6e:

La Rose

Efleuill e
ou Un Miracle de Ste Thdr6se
de I'Entant-J.,sus.
Entr6e: .50.
MERCREDI A 8 Heures

La Terre
d'apr6s I'euvre de Zola.
Entre : 0,50.
JEUDI
A 8 heures, Grand combat de
lutte Greco-Romaine entire l'al-
lemand :


Willy Gu
et le tranqais:

R. de Par
Eniree : 3 et 5 gourdes

Panama Rallrqad
Steamship
1-Les ch .geu s son
de noter que Iv steamed
con est attend A P(
Prince, venant de Cri
Canal Zone, le merci
Avril 1929
2- Les permis d'e
quement seront ddlivr6
le t.It A destination de
York et des ports Eurc
sur demand faite a ce b
3 Ce steamer par
mnme jour, dire'temen
New York,prenant tht(
sagers.
JAS. If. C, VAN Rl
Agent General.


ESSENTHE
S un enfant est priv de
vitamins essentials, le
rachitisme, lafaiblessedess,
des dents- imparfaites ou
autres manifestations de n*
trition defectueuse Msveai.
L'Emulsion Scott
Sl'huile de foie do morna
active par lea vitamins aet
la nourriture id6ale pour la
croissance du corps et des os.
Donnez de L'Emulsion
Scott a votre gargon
ou fillette.

's pool et us Tuasel etrre
Brooklyn et States Island
-a commission des finances
de New York a vote hier, la
construction immediate d'un
pont. et d'un tunnel, reliant
rooklyn a ichmond.Staten
Islanit. Les travaux ,outeront
107 millions de d .liars.
c mnaire Wa ker a pr sent
une resolution dern;ndant que
les travaux soient entrepris
immdliatement,et la commis-
sion a vot6 A l'unanimit6 dans
ce senls.
Cette resolution prevoit que
le pont et le tunnel pr~lve-
ront un droit de page sur
tous les vehicles qui les em-
prunterons, ce qui permeltra
de couvrir leurs frais d'entre-
lien et d'exploitation.
La resolution de M. Walker
prevoit la r6daction d'un acte,
qui sera soumis A l'approba-
tiou du conseil municipal, et
qui dmlnand ra lautori ation
n6cessiire pour I'application
de ce droit de p age.

Pour la repression do
la contrebande du ta*
bac A la fronti6re
A la suite ides notes des jour-
naux du Cap ausujet de la con.
trebande du tabac la frontitre
haitiano-dominicaine, les auto-
rites douaniires du Cap et de
Ouanaminthe ont pris d'ener-
giques measures pour la r6pres-
sion de ce traffic illicit.
Chest ainsi rapport notre con-
frere, ( Les Annales CapoisesD,
qu'un contrebandier a Mt arre-
t6 r6cemment et trois impor-
tants lots de t-bac trouv6s en sa
possession ont 0t6 st.isis


itt Un dilemm.
A la mort d'un vieux profes-
seur de Cambridge, on trouva
*i dans son bureau une envelope
iS cachetle renferinant 10 soqve-
s. rains. Sur 1'enveloppe il avail
Script: Pour le voleqr a. De
son vivant, le d6funt avait pris
cette precaution pour qu'un vo-
1l10 leur ventuel, satisfail de trou-
at p ids ver cette belle some A lui des-
r aAn- tinde, laissAt, sans y jeter la
ort-au confusion, les tiroirs et les do
stobal, cuments du donateur.
55 11 n'6tait pas venu de voleur.
redi 3 Mais A supposer quil en fdt ve-
nu un, qu'il eit etW pinc6 et edt
embar- comparu devant le juge aurait-
*s pour il pu plaider non coupable, ar-
New- guant qu'il avait pris ce qui lui
opens etait adress6 ? oubien Otrecon-
u reau. damns pour setre appropri6
lira le un objet sur lequel il n'avait
it pour mis la main qu'en tant que vq-
et Dps- leur? Si. en pregnant I'enveloppe,
il est devenu vqleur, comment
Jui prouver qu'il eut tort de la
EED preadre ? Probl me dddi6 A nos
jeunes stagiaires.


Le grand Salon des Caves d'Haiti o0b I'on trouve table bien misc,
bo souper et service irrdprochable.
-- Pwt-; IV -- -- -, -


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bal de l'-4ssemblIe prce6-
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d'Administration et pr6senta
lion des competes;
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ministration ;
4-- Affaires couranles.
Port-au-Prince, le 26 Mars
1929.
Le Conseil d'Administration


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des Villes de Port-aa-Priace :
et de Cap-iallien.
MM. les Actionnaires deila
Compagnie sont convoqudsen
Assemblee G6nerale ordiuai-
re, au bureau de la Compa-
gfie a Port-au-Prince (Haili)
le samedi 18 Mai 1929, A 11
h. du main.
Ordre .du jour;
1 Lecture du proc6s-ver-
bal de I'Assembl6e pr6c6dente
2. Rapport du one=il
d'Administration et pr6senta-
tion des competes; .
3 Election du Consedl
d'Administration ;
4 Affaires couwantes.
Port-au-Prince, le 26 Avril
1929.
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tance te W)O inilles tie Bohia I
Rio A Ia vitesee de 100 inilles A
rbeaft". La- dimpi I otlet
ShviIpe A Rio ~esd_ to80le lie
U~ville A Rio est de 4800 millss:


La revolution
au lexique
MEXICO L'in'ervalle qui
spare les armies federales et
imurgdes se ritr6cit de plus en
pli. Les lAderaux ont occupy
Escalon o6 lea rebelles avaient
install leur quarter general,
D'importants mo Mnents de
troupes*'#bql ift tales :se
dessmenl an-deisus de Juarez
en direction de Chihuahua et
une bataille decisive semble im-
minente.La cavalerie tlderale a
occupy Escalon apres un vil t n-
Ies;Deu., tidirnx ont ltt b'c-
ses et les rebelles onl eu quatle
tlus. Les olilciers insu gAs g A
Juarez declarent .que le gntr:al
T'scobar est pm .i liver ha-
taille prs de Jimen z, ils nienl
categoriquement que le.I rou.
pea rebelles 6vacuent lau vile el
ajoutenl que la bataille In plus
imnporlante de la r#volulion se
livrera d'sci 24 heures. l.es avia-
teurs lederaux en reconnaissan.
ce ont fait savoir au gAural
Called qqe les troupes iasurg6es
abanddiankeAt et se'etirer.t vers
le nord ouest en direction tde
Santa Rosalia sur la route (de
Chihuahui.
MEXICO- La situation s'Pgy
grave dans le nord du Mexil'ie
t. de violent coribats soul in
minents en're Ie grus des torccs
!tderales et les inssurgs dans le
sud de la provhice de Ihihua
hua e1 eltte -Ortakis doianchi-
menIN aax environs de Naco
(Sonora ) sur la Irontiere des
Etats Unis. Les communiquEbs
lederaux et intiirg ~n 'acrordent
A laire ressortir que c'Lst aux
abords de Jimenez dans le sud -
est de hl proviff er de Chihun-
hua que va sc livrer la b ltaille
attenuftd dermai lngteinps et
qui doll. senible-t-il, dvcider du
sort de la revolution.


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PARIS.-t-esjoarnaus amon.-
ceWt que Ic le ntraIWe &A.
ilIS spiri'uet A (tb3Oailai
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nomm6 utardchal atin de rendre
un hoommage snpr-ew au #litu
paru. On envis'ge q io i6064
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