Le Matin
ALL ISSUES CITATION THUMBNAILS MAP IT! PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/04064
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: July 22, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04064

Full Text
Clment Maglore
DIRECTEUR
1558, RUE AMERICAINE 1858
TELEPHONE N2242
l*a conscience de
l'homme n'a de calme
que dans la vrit.
biffe imMo
24meANNEfc N* 6749
PORT-AU-PRINCB (HATI )
MERCREDI 23 JUILLET 1980
Les lections lgislatives
ET
l'Ordre constitutionnel
o
Voil que, dans son dito-
riul de samedi, alors que nous
nous reposions encore sur la
satisfaction grande, rare et
inopine de marcher, pour
une lois, d'accord avec lui,
notre conlrre le Nouvel-
liste, brusquement orient
dans un sens difreut de sa
taon de voir de l'avant-veille,
se range, sur la question de
l'lection des Dputs d'arron-
dissement, du ct de la thse
de la majorit relative.
Ce serait n'y rien com-
prendre, si nous n'avions pas,
pour nous aider, les circons-
tances politiques du moment.
Car, en vrit, sur une ques-
tion constitutionnelle de cet
intrt, on s'explique diffici-
lement qu'un publiciste ait
pens oui jeudi et non samedi,
avec une gale sincrit.
Et un devient perplexe et
troubl quand on se rappelle
avec quelle constance achar-
ne notre contrre est reste
huit annes, le long de tant
de jeudis et de tant de same-
dis, tidle une interprtation
de la Constitution dtavora
ble la capacit prsidentielle
de M. Borno, en dpit du ju-
gement, deux lois exprim de
1 Assemble Nationale et d'un
arrt spcial du tribunal de
cassation.
Or, la Constitution n'est pas
moins respectable dans une
de ses parties que dans
telle autre et nous ne ferons
pas au Nouvellistk l'injure
de penser qu'il puisse se con-
tredire par ignorance ou sans
raisons srieuses. Les raisons
srieuses, nous les dirons tout
l'heure, telles que nous cro-
yons les deviuer par analo-
gie.
Sur cette question de l'arti-
cle :\2 de la Constitution,
comme d'ailleurs sur toutes
autres, disons nettement, pour
ce qui nous concerne nous-
mmes, que l'opinion du
Matin est exprime daus sts
ditoriaux, nonobstant le li-
bralisme avec lequel il met
ordinairement ses colonnes
la disposition de toutes les
opinions respectables.
No.tce distingu ami, MeSey-
mour Pradel, met, dans la
pREsst: et sous la lorine d'une
consultation juridique, une
opinion qui, dgage de toutes
les considrations qui l'ac-
compagnent, se ramne pr-
tendre que la loi lectorale
n'est pas inconstitutionnelle,
parce qu'elle a dispos en ver-
tu d'une dlgation mme de
la Constitution, peu impor-
tant, sans doute, que sa dispo-
sition contredise la lettre de
celle-ci.
A notre humble avis, l'ar-
ticle 32, et on n'a qu' le
lire pour s'en assurer, con-
tient deux parties distinctes :
une premire o il est ques-
tion de la majorit utile pour
tre lu dput, et il dispose
lui-mme en dterminant
cette majorit; et une se-
conde partie ou il est ques-
tion des conditions et du
mode d'aprs lesquels 1 e s
lecteurs doivent ALLER A
L'URNE, et, pour cette partie,
il s'en remet la loi. %w,^
Voici d'ailleurs l'article: cCe
Dput est lu la majorit
des votes mis dans les As-
sembles primaires de la cir-
conscription ( 1re partie ; )
d'aprs les conditions et le
mode prescrits par la loi < 2e
Partie).
_.,En d'antres termes, la Cons-
titution dit an lgislateur:
J^terminez dans quelles con-
ditions et selon quel mode
*es.votes doivent tre MIS;
P*1 cela tant tait et quels
que soient ces conditions et
ce mode, le candidat doit r-
unir la majorit de ces votes
pour tre lu dput.
Nous nous permettons'de
croire que la question sim-
pliste de comprendre ce petit
article relve plus de la lo-
gique que de la science ju-
ridique, et c'est ce qui nous
permet de braver l'autorit
doctrinale de Me Pradel.
*
Mais notre savant contra-
dicteur joue un rle suspect
dans cette espce o il cumule
la qualit de contentieux avec
celles de candidat au Snat et
la prsidence. Aussi bien,
ce n'est pas sa seule opi.
oiou, nous nous y atten-
dons, qui est contre notre
taon orthodoxe de compren-
dre ce que dit la Constitution,
mais encore celle de tous les
candidats la prsidence, au
snat et la dputation, et
aussi celle de tous les cou-
frres qui sont soit leur
dvotion, soit dans l'attente
des lections.
Nous sommes les premiers
comprendre leur impatience
pius que lgitime et dplo-
rer le mal venu de l'interven-
tion constitutionnelle.
Mais nous n'y pouvons rien
et avons mme, dans lescir
constances actuelles, la pr-
tention d'tre plus dsintres-
ss que plusieurs, n'ayant
aucune aspiration prcise
aucun ordre de choses rvo-
lutiounaire.
A l'heure actuelle, le senti-
ment dominant du candidat
est l'espoir et la certitude du
triomphe et aucun n'est dis-
pos nous donner raison.
Mais, aprs la lutte, qui lais-
sera sur la scne plus de
vaincus que de vainqueurs,
ar il y a bien pour chaque
circouscription lectorale de
la rpublique au moius cinq
candidats par sige, tous
les vaiucus, ou presque, se-
rout tents de relire avec com-
plaisance le texte constitu-
tionnel et "de prendre le che-
nain du prtoire. C'est ce que
nous voulons viter.
Nous savons bien que les
candidats escomptent 1 intrt
politique ci comptent que l'ar-
licle 52 de la Constitution,
ainsi conu ; Chaque Cham-
bre vrifie l'lection de ses
membres et juge souverai-
nement les contestations qui
s'lvent ce sujet, leur as-
surera, moyennant quelques
marchandages, la faveur de la
majorit.
Mais la mme Constitution,
en son article 99, -- le tri-
bunal de cassation, sections
runies, dcidera de la consti-
tutionnalit des lois, li-
mite, n'en pas douter, le
pouvoir souverain des Cham-
bres qui ne pourront l'appli-
quer qu'aux t contestations
d'ordre purement lectoral,en
rservant an tribunal supr-
me la connaissance des cas
o l'article 31 de la Constitu-
tion et l'article 32 de la loi
lectorale pourront tre mis
en cause.
C'est pourquoi nous persis-
tons retenir sur ce probl-
me dlicat l'attention des
Pouvoirs publics et de tous
les citoyens,
Des lections lgislatives
sincres et loyales comme
nous disons les souhaiter, ne
peuvent se faire que dans
l'ordre constitutionnel.
L'Idal Rhum
ALIX ROY
28 annes de succs.
Une Importante Circulaire
DE
M1 Constantin Mayard
------o------
IV
Ea vrit, je trouve que c'est
un grand privilge pour moi
d'avoir t le seul Ministre ha-
tien depuis 1915 avoir rcla-
m par crit, en invoquant le
Trait avec persvrance, le re-
trait de l'occupation et du gou-
vernement de l'occupation, de
mme je sens que ma carrire
d homme public reoit un grand
clat du lait que l occupation u
agi ouvertement con're mon
lection comme Snateur en
1917, et m'a dclar moi-ra
me qu'aile l'avait fait. Suis dou-
te qu'au jugement des partis
aveugles et borgnes, mais brn-
yanls el pleins d'apptit de no-
tre politique, celle occupation
voulait me payer de l'avoir servie
en disant seulementqu'elle exis-
tait dans toute sa beaut.
Mais ce qu'il y a retenir
c'est que je suis le seul candi-
dat contre qui elle ait agi ainsi
en 1917, alors que, dans la liste
des candidats au Snat d'alors
se trouvaient entr'autres MM.
Lon Nau, Seymour Pradel,
Stnio Vincent, Charles Z-imor,
Paulus Sanon, Louis Ed. Pou-
jet, etc. L'occupation ne fit au-
cun acte d'opposition contre la
candidature de ces remarqua-
bles citoyens, comme elle l'en
avait tait contre la mienne.
1921-1922 Je lis un courl
passage au Conseil d'Etat. J'ar-
rachai un vote l'unanimit de
l'Assemble contre le gouverne-
ment pour la remise de leurs
biens aux Allemands afin que
des intrts internationaux lis-
sent contrepoids aux intrts
amricains implants ainsi.
Dans une autre circonstance,
je livrai une rude bataille o je
lus soutenu par mes Collgues
Arthur D. Hameau el Djoie La-
roche contre un projet de loi
du gouvernement visant res-
treindre le surnage aux seuls
citoyens sachant lire et crire.
Rappelant que nul ne peut
profiter ^e son propre dol, et
que les classes dirigeantes taient
les plus coupables de n'avoir pas
donn l'instruction anx classes
productrices, lesquelles suppor-
tent le plus lourdement l'un, o ,
je prtendis qu'on n'avait pas le
I droit d'enlever ces dernires
classes le privilge d'tre repr-
sentes dans la fixation des
taxes et dans leurs dpenses.J'ob-
tins encore le vote l'unanimi-
t.
Quand je quittai le Conseil
d'Etat, il y avait dix-huit lois
frappes d'objection par l'occu-
pation amricaine.
1922En 1920,j'avais eu l'hon-
neur de recevoir une demande
d'entretien du Chjf de l'Occu-
pation, le Gnral Catlin. Cela
avait t pour ra'en'eudre dire
sur instructions du Dparte-
ment d'Etat, que, dans mes dif-
ficults avec l'Occupation en
1915-10, concernant l'organisa-
tion de la torce publique et son
expulsion des services civils,
c'est moi qui avais eu raison el
qu'on allait revenir mes plans.
Au surplus, leGnral Catlin me
dclara qu'au Dparlement d I
tat l'opinion tait que je suis
l'haiticn qui dit oui quand il
pense oui et non quand il pen-
se non, apprciation honora-
ble qui devint depuis ma fiche
dans la fichier lorm par le
Service d'Intelligence amri-
cain pour ilaiti.
En celle anne 1922, o de-
vait avoir lieu le renouvellement
de lExcuid, j'avais dj dans
le Pays une position des plus
enviables, craint par les partis,
ador du peuple et respect
par l'tranger, mme par ceux
qui mou attitude dplaisait.
Il y eut un momenl o je tus
une nouvelle lois ao'lici' par
tous les leaders d'accepter d'tre
lu comme Prsident de la K-
publique. Je relusai une nou-
velle lois lormellement parce
qu'il me manquai! encore six
mois pojr tre en rgle avec la
condition d'ge de la Constitu-
tion, et parce que je pensa que
tout coup d'Etat semblable,
inspiration d'intrt personnel
ne peut conduire le bnficiaire
qu' sacrili r l'int-t de l'Etat.
1923-1921. entr dans la vie
prive depuis le dix avril 1922,
J3 me mis me battre dans la
Presse contre le rgime de la
dictature militaire. Dans le jour-
Hililiographit
Lgislation
lectorale
o
Maurice Nau et Nemours Tel-
homme viennent de laire parai-
tje Lgislation lectorale, com-
pilation intelligente de toutes
a o s lgislations lectorales y
compris la rcente loi vote par
le Conseil d'Etat.
Un tel ouvrage dispense de
recherches laborieuses ceux qui,
toul moment, dsirent consul-
ter les lois et actes lgislatifs.
Aussi bien, ce titre, le livre de
MM. Nau et Telhomme est d'un
trs grand prix et nous recom-
mandons vivement aux hommes
d'tude la nouvelle collection
lgislative qu'ils viennent de lai-
re diter.
Un confit entre Mon-
sieur Claude et ses
ouvriers
BCTmi*^aM.^.;.%^.^ .
Il ni rfjle |i;w l'enIremise du
gouverneur (ironlier
IfATANZAS, Cuba, 11 juille'.
Les difficults relatives la
main d'uvre, Iencontre*!
pur le professeur Claude, ont
t heureusement applauies
grce M.Juan verneur de la proviuce de Ala-
tanzas.
Les ouvriers employs la
construction du tube avaient
relus d'accepler une rduc-
tion de salaire de 20 o/o. M.
Claude dclarant la r ludion
imprative a russi taire
entendre raison aux ouvriers
par l'entremise du gouver-
neur Gronlier.
A Loqne
o
Il est bruit que le candidat
Burr-Heynaud aurait apportsa-
medi 12 du purent une ptition
la Commission Communale
rclamant la signature de ses
Membres ; laquelle ptition de-
vrait lre.aprs signature, exp-
die soit u Minire de l'Int-
rieur ou au Prsident de la H-
publique.
-a Commission Communale-
a i elus.pour ne pas se compro-
mettre, de signer celte piition
et le candidat Huir mcontent
de ce relus, lait des dmarches
auprs de ses amis qui, eux-
mmes, en lont auprs du D-
partement pour laire rvoquer
la Commission Communale.
Il semble que M. Huit croit
que le gouvernement n'existe
que pour lui. Aprs avoir obte-
nu un diplme d'avocat, il veut
ob'enir une rvocation de gens
bien a leur place et qui tout
leur devoir.
On icviendra sur la question,
car elle est grosse d'importance.
LOGANAIS
5s*-
sn
k
\

-.*v
.' 't
Balle louer
Rue courte.
S'adresser
M. Cn.N. GAEJENS
I
J5
Dtruit les Germes
Dangereux
KOLYNOS dtruit les germes
dangereux qui causent la carie. Elle
dissout la pellicule et tonifie les
gencives. Elle donne aux dents leur
clat et blancherr naturels.
Essayez Kolyrcs elle ps dli-
cieusement rafrachissante, Un
centmtM- fit,
CRME ULENTiFRiCE
KOLYNOS
iu
Auis
Poar un prompt rglement
de vos ailaires adressez vous
Me Emmanuel THEARD.
Petit Gove.
SWS_i-----L-^4
nal lond par mes amis Charles
Moravia et Denis St-Aude e
par moi,sous le titre a La Tkmi'.n,
ic publiai des sries d'tudes,
qui formeraient un nombre un
posant de volumes, pour l'appli-
cation du Trait et contre la dic-
tature militaire. Mon activit au
service de cette cause n'eut pas
de cesse jusqu' l'arrive de la
Commission I-orbes.
Je vous rappelle|que notre
organe ne lut pas cr en vue
d'une candidature la Prsiden-
ce, mais pour cette lutte libra-
trice qui valut cent vingt jours
de prison au Directeur du
Temps, Mr Moravia. Ancien D-
put, Ancien Ancien Envoy Ex-
traordinaire et Ministre Plni-
potentiaire.
192(5En 192'i, ie lus candidat
la Prsidence devant le Con-
seil d'Etat. Seul de tous les
Candidats, j'osai atcher en tte
de mon programme : Dsoccu-
pATlON BTCHMKBta LGISLATIVES.
Lafina demain
,**?-
... a vu, lundi soir, en face du
monument du Di Dants Des-
loucha*, une automobile qui a,
paisiblement,conu.ie Si rite tait
un promeneur a'Iard, gravi
la trottoir. Ceux qui la condui-
saient en furent tel ement ber-
lus qu'ils en ici rent coi. Et
jusque bien lard. Il) heures,
Iautomobile lait encore dans
la mme posture, t'esl .. due les
quatre roues iur U trottoir, h
pens au sort ma.heureux qui
serait advenu des gosses s'il y
en avait ce son II comme aux
autres mwis, qui louaient sur le
gazon, tout prs du trottoir...
*
... a vu. a Sea Side Inn, same-
di soir, pecdanl la soire i\.n\
sente hebdomadaire, une belle
innovation. C'est un souvenir
que Ion donne a un couple,
non pas au plus joli, au plus
lgant, ni celui qui danse lu
mieux, mais celui que le ha-
sard i choisi. Sumetll son, le
ouveuir,Notki eu lt letup de voir ce qmi y
avait dans la boite,- a el ga-
gn par une jolie blonde l-
ganle qui est, en outre, une de
nos plus lines danseuses Le |ia-
sard lail quelquefois bien h s
choses, et bien qu'il soi; aveu-
gle, il DC manque pas de temps
en temps, de couronner la pins
belle et la plus mritante.

*
... a va, avant-hier vers midi,
dans uu de nos grande cals
quatre hommes, dts hailiens,
qui sirotaient, comme chaque
midi, leur cocktail, en causanl
paisiblement de choses et d'au
m' de Hitiq'-e et d'aflaires
Mai ils se troub mit tous qua-
tre, en mme temps, lorsque
prs d'eux passa une blanche
Ils n'eurent pas de cesse qu'ils
ne surent ce que faisait ici cette
femme, si elle tait seule, etc
etc.. La conversation agonisa
mourut. El les quatre umil u
sparrent. Mais l'on sentait
leur lacon de s en aller que cha-
cun deux reviendrait seul quel
ques minutes apra pour tenter
d avoir les renseignement! que
tous quatre dsiraient avoir.
*
... a vu un jeuuc homme qui
dans un salon luisait des siennes
nie cambrant prtentieusement
sur ses jambeede aporlman.Na-
turellement, ci si un (ils pres-
que papa, qui ne travaille pas
et \it encore des deniers pater-
nels, et des tendresses mon-
nayes de sa maman Aprs s'-
tre admir plus de vingt fois
dans le grand miroir du salon
o il se trouvait et s'lre fix
plus qu' dix reprises sur |a raie
qui spare en deux sa chevelure
reluisante et lourde, il s'cria,
en s'lirant, et en baillant:
Dieu, qu'il rail chaud! Il
laul que j'aille quand mme
Kenscoll. Je vais changer d'tir.
La daine chez qui il se trou-
vait se penchu alors vers une de
ces amies qu'exaspraient les
manires du jeune arriviste,etlui
murmura:
Pourvu qu'il nous revien-
ne avec l'air intelligent.

... voit que tant Porl-au-
Pnnze que dans les environs
la campagne lectorale bat ter-
riWIemeni son train. Du portail
Saint-Joseph a Mariani, et jus-
que Logne parfois, ce ne
tsont, tout le long de la route,
que danses trpidantes, chan-
sons excitantes, cris inarticuls,
vivats vibrants. Chacun cspie,
pense, a la certitude que c'est
le nom de son candidat qui sor-
tira vainqueur r'e l'urne, avec
la majorit relative ou absolue,
quimroile, mais avec la majo-
nl tout simplement. Beaucoup
cfespoirs ih ne, de pun et d au-
nes, bem il philosophe resie
nact il, attend* ut itsvutmeiit.s,
t- st ueiuandaiu avec au*.ui ue
asinvoliure que le pole:
Qui d nuua.qut dtnou* va dtpt/ur.
en diaX
-X- w*

PAGfc2
LE JA1N2.1 Juillet,193<1

hri*H
Institution
SlePhilomne
Avant-hier lundi, tlos 8 heures .In
matin, la Mlle de Cln-Varita tait
arhi-comlt!e. On ftait M Joor-W la
clture de l'anne scolaire pu une
distribution solennelle les prix et un.
reprsentation thtrale dei mieux
russies. .
Les demoiselles Dup qui dirigent
depuis pra de trente ans cette im-
portante institution sont tn droil
maintenant d'tre lires d'avoir cou
tribu pour une Ure large pari a u
formation intellectuelle de notre jeu-
nesse fminine. Nous nous sommes
toujours lait un devoir de rendrai la
lin de chaque anne scolaire,un hom-
mage pobUC leur dvouement, et
c'est pour cette raison qae sur leur
invitation, nous avons spcialement
dlgu un des ntres cette belle le-
te de l'esprit.
Le programme a t bien excut
Un monologue lit par M*1 M. dus
tave a merveill toute* sajle : on nt
s'attendait ;p|as en |effel trouver
chez cette entant une diction aussi im-
peccable. Ce qui nous avanons ici
n'est pas os, car une indiscrtion
nous a permit de savoir qae M"'1 M.
(iustave, ayant pris part cette anne
au concours de diction organise pal
l'Alliance Franaise a en a produire
la mme impression sur 1rs membre*
du jury qui crovaient elle eu prsen
ce d'une lve venue d'outre-mer.
Le numro principal, une oprette
en ' actes intitule: Lalille du ton
neur de cloches a soulev un ton
narre d'applaudissements. La scne
se passe :iii lieau pays de Kranee.dans
un de ces petits villages de la Cte
Normande que l'Iaubei I aimait tant
chanter, lui ce temps-l, la guerre
mondiale n'avait pas encore seine le
deuil et la tristesse dans lescoiiu les
filas recale de la France; en ce tempe-
y le moindre t'ait qui trancliail sur la
monotonie de la vie simple de ces In a
ves gens tait un sujetde joie.Etelle
taient vraiment ravissantes, les de
moiselles de l'Institution dans Irai
coetamede -illaaeoUee en fte.coif-
les du bonnet blanc. Melle Marie
Thrse Varna qui a tenu le rle prin-
cipal a charme l'auditoire aveesa
voix anglique. Tant au piano qo an
chant, elle nous a laiss I impression
d'unemusicienne.quiferait trs belle
ligure dans les conservatoires tran-
M-* Lace Thomas,M. Prtce.M. Ar-
noux,Hita Malary. E.Gabriel ont ga-
lement bien rempli leur rles et
surtout bien chant.Onaura une jus-
te ide de ce qu'a t cette fte quand
on saura que JcYsl le Lieutenant Be-
liott, ancien Chef del Musique du
Palais, qui dirigeait la partie musi-
cale. ,
L'loge des demoiselles Dup D e II
S lus taire. Institutrices patientes et
voues. leur tablissement a pria
une extension considrable.Cette an-
ne mme.aux examens du Brevetl
mentaire. l'Institution Ste Philomne
a obtenu la 1re place. Nous nous r-
jouissons de constater que leurs ef-
forts sont couronns de suces et les
exhortons persvrer dans cette l-
che noble et ingrate.
Les Assises
DE PORT-AU-PRINCE.
A/faire LafontantMonck.
(Serra)
Voici les noms des principales
laurates
Mardi 15 juillet 1930.
Les corps des dlits
Ils sont sur le bureau du Mi-
nistre public : deux manchettes.
Mlles ne sont pas en dentelles,
celles-l. Mlles sont de 1er aci-
r, mi-efliles. L'une, aux dires
de la dfense, avait servi La-
tontanl pour chtier l'inso-
lence et 1 autre pour prolger
sa vie .
kUl lmoinss
Ils sont nombreux. Une dou-
zaine. Ceux qui ont vu sont :
Mr Georges Roy, Madame La-
lontant, un employ de Lalon-
tant, et le garde Desrosiers. Les
autres sont tmoins par oui
dire .
Lalontant tait en rgle, dit
Georges Roy, : licences, autoii-
sation pour se procurer des
timbres, dea tagres remplie
de cigares timbrs, etc. Lalon-
tant avait t dnonc par Geor-
ges Erri, un attili du servire
des recherches criminelles. Roy
fait au Tribunal le rcit du stra-
tagme jou par Erri pour con-
firmer sa dnonciation; sa visite
chez Lalontant en compagnie de
Vlr Monck et de Gervais ( Star-
din ); des perquisitions de
Monck dans les diverses pices
de la boutique. Il dit que le dra-
me a eu lieu dans la deuxime
pice, tandis qu'il donnait dos
a la porte de celle pice. Gervais
tait all qurir un gardien de
la lorce, pour enlever les quel-
ques sacs de tabac Itouvs a
et l. ( Rumeurs, sonnettes agi-
tes ). Roy est questionn. 11
.'pond toujours sur le mme
Ion. A celle minute, le Juge Th'>
mas demande au Parquet s'il
n'avait pas pens citer Mon-
sieur Monck.
Un oubli du Parquet, sou-
ligne le Commissaire Dalen-
court.
Un coup de tlphone et Mr
Monck est la barre du tribu-
nal. Sa prsence tait sensation
sur l'auditoire.
civil Monck
Il ne ; nie pas tranais. Me
Flix Jean Louis est choisi pour
tre son interprtre. Celui-ci
prte serment. A voix basse,
Monck commence sa dposition.
( Plus lort, crie t-on ). Le Juge
le convie parler plus haut alin
que tout le monde puisse con-
trler sa dposition. Il lve la
voix, lit Jn-Louis traduit. En r-
sum, voici comment il expose
es laits : 11 dit que le bureau
Allez voir en foule, samedi
soir, Cin-Varits
: Ti-Plume dtective .
Entre : 1 Gourde.
Classe enfant me"'diTujn I n ^ inspiratrice
FriteOnJ^'Yv3a^aet Jo- courant de la situation dlicate
naJimnes, Victoria Lase, ^ Jrouvajl
. Jo-
sette l'incombe.
llme classe
Nelly Lamothe, Gertrude D-
lateur, Agathe Bonhomme.Anne
Marie Augustin, Marie Miltoil,
SimoneBelmont.
lOme (2e division)
Rolande Malary, Honorine S
ncal, Simone Carr, Maud Gu -
ry, Eugnie Plaisimon I.
I Mme (1re division)
Olga Blanc.Andia Alcxis/n'-
da Cuvilly.Laurette Viau,Andra
Plaisimond.Prix d'Excellence.
Demi classe
Elda Petoa, Sylvia Maimone,
RaymondcColiinon.l'auleUe Po-
lanco, Aid Paul, Marie St Luce
prix d'excellence.
Sri ne classe
Andre Canal, Georgette Lau-
renceau, Irma Louishomme,Au-
tomne Carr, La Chapoteau,
Fernande Cajuste, l'aulelte Mil-
lort, .Odette Hector, prix d'Ex-
cellence.
7me classe
Marie-Anne Laurenceau.Fran-
cine Toussaint, Carmen Ricot,
Elodie Perraut, Germaine Sur
ns, Luce Laurenceau, Anna
ills, prix d'Excellence.
(>me classe
Agns Gauchier.Anna Malary,
Lise Biamby, Constance Dar-
deau.Elda MainiOne.Gisle Gu-
ry.Marie Lucienne Dupuy, prix
(f Excellence.
5cme (2e'di\ ision )
Nina Titus,Anna Volcy,Odette
Lahens, Fernande Lahens, An-
ne Marie Mariette, Marie-Claire
Smith, prix d'Excellence.
5me (1re division )
Yvonne Blain.Luce Dfly, An-
ne Marie Painson, Blanche Lai -
reur, Francesca Leaprance.Eu-
nite Desrosiers,prix d'Excellr-
e.
4me classe
Claire Delatour.Elvire Bohre,
Wilmina G a r a u d. Christiane
Rimpel, Lyvia Carris, Lise Co-
meao, Wilmina Garaud. Carmen
Stanislas, Dulca Armand, prix
d'Excellence.
3me classe
Yvonne Gauchiei.M&rlha Bois-
|en, EJza Ritchie, Marguerite
Lafontant, par un coup de tl-
phone au bureau de la police.
Il parle, lui aussi, du stratag-
me. H dit comment il a t chez
Lalontant en compagnie de Roy
et de Gervais. Il nie avoir lait
des remontrances sur la per-
sonne de Mme Lalontant (sic)
il aprs l'acte d'accusation . Il
raconte la scne de la 2e pice
de la boutique. Il parle du con-
trle des sacs trouvs dans celte
ilite pice. Il dit avoir vu d s
feuilles de tabac noir, parse*.
Un premier sac, un deuxime,
un troisime lurent co trls et
le quatrime....
I.r Mie tragique
Lalontant n'a pas voulu l'ou-
vrir; que contenait il ? Ou l'i-
A MON AMI CONSTAN-
TIN DUMERV
;~Moii cher Dumerv,
'.V'ai lu avecinliniment de plai-
sir la belle page que tu as crite
dans Hati Journal intitule :
11 JUILLET.
Je l'ai lue, je l'ai relue et cela
m'a report six ans en arrire
et je me suis revu au Stade de
Colombe la 8rae Olympiade
o je regardais flotter avec fiert
notre beau drapeau bicolore au
milieu de tous les peuples de la
terre, o j'entendais jouer La
Marseillaise par la Garde Rpu-
blicaine.celte J/ar.srii/m'.s*qui en-
trana si chaudement le peuple
tranais, lui lit briser la Bastille
et lui lit imposer au monde le
rgne de l'galit, de la libert
et de la Iralernit.
Oui, mon cher Dumerv, tu
as raison de dire que M Juillet,
c'eit le jour de gloire des peuples
libres,oui tu as raison le t'crier
que a la libert rend les peuples
lorts et vigoureux .
Avec quelle motion derni-
rement je t'entendais jouer
chez notre grand ami Gellrard
i'hyuiue national amricain
pour saluer l'arrive du Dr
Moton,et combieu nous avons
t touchs et mus quand
tu excutas notre immortelle
Dessalimeune ; nous avons
tous senti vibrer notre me
de patriote, quand Geftrard
dclara au Dr Molou que le
plus grand crime commis su r
la terre a t commis en llaiti
par les hatiens contre les
hatiens, car les hommes de
l'lite oui systmatiquement
refus de douuer l'Instruction
au bon peuple haitien, ce qui
lui a valu l'Occupation Am-
ricaine qui est une honte
nationale; il pensait ce
moment l'illustie Nicolas
Geftrard et -sa voix tait celle
d'un hros.
Et plus tard quand tu ex-
cutas la Marseillaise pour
nous rappeler la France im-
mortelle.notre seconde Patrie,
de toutes nos
belles uvres, mre de notre
civilisation, cratrice des
nobles sentiments qui agiteut
nos aines meurtries et abat-
tues.
La
Juille
lition
cl- ation de tous les peuples,
leur droit de vivre libres et
indpendants.
14 JuilletUc'est le prcurseur
de 1804.
1804! c'est la date de la cr
ation d'Haiti, l'unique ber-
ceau au inonde ou l'homme
de couleur se repose fier, li-
bre et indpendant.
Ne dsesprons pas puis-
qu'Hati possde des fils tels
que toi.
Oui, mon cher Dumerv.
Djssalines soulvera un jour
la poussire sculaire de son
tombeau pour imposer ses
fils l'Union,l'entente et la Ira-
lernit qui doivent hter no
tre libration.
J lourage, et reois mon cher
Dumerv.avec mes meilleures
llicilatiouspour tou 14 Juillet
que tous les haiiiens devaient
lire chaque jour, l'expres-
sion de ma profonde amiti
et mes cordiales salutations,
Em. B. ARMAND, Avocat.
L'ARC-EN-CIEL
II
Lettre ouverte M- Stnio Vincent
Mon cher Monsieur Vincent,
\ ment chef de Cabinet et minis-
tre Concours de
l'Alliance Franaise
o
Le concours de diction Iran-
use du Comit hatien de l'Al-
liance qui en* lieu le samedi
19 Juillet, a revtu cette an-
Rnne un caractre spcial,grce
l'initiative des organisateurs.
Il y a eu jusqu' samedi ma-
tin, f>8 concurrents dont 28 jeunes
Mlles et 30 garons.
C'est un succs pour l'Allian-
ce Iranaise. Le concours a du-
r presque toute une jour-
ne. Le jury tait ainsi larme :
Mme Emile Rouzier.Melle Jean-
ne Munier, Mme Cl. Pothel, ins-
tiluti ice.Melle Dup.mstitutrice,
MM. Lon Laleau.avocal, secr-
taire gnral de l'Alliance.ancien
Directeur Gnral de l'Instruc-
liou Pub!;que, Dr L. Louissaint,
ancien protesseur au Pensionnat
National et au Collge Louver-
ture, Me Flix Diambois.avocat,
anciu prolesseur au Lyce Na-
tional.
Nous ae manquerons pas de
publier les uorns des laurats.
o
cous inssisis
Hier matin. 10 heures,a t
entendue l'affaire de Bnito
Ballhazar, accus de vol au
Marseillaise lorgea 11 prjudice des sieurs Auguste
.--14 Juillet .'c'est l'abo-! Magloire, E. Robelin.Edouard
de l'esclavage, l'man- lermaiii et consorts.
gnore.
Kl le tan uV poing
NON, dit Monck, je n'avais
pas frapp Lulontant.
OUI, soutient Lalontant,
j avais reu un coup de poing la
ligure. A ce moment, je me suis
servi de la manchette qui ae
trouvait tout prs de moi, sur
ma table de salaison.
NON, dit Georges l\oy.je sup-
Mr Monck aurait
Monck raconte que, a ' pose que si
cette minute, voulant regarder \ Irapp Lalontant, | aurais enten-
par une des fentres de la mai- j du te bruit du coup , ] tais
son, il reut un violent COi-p. quelque pas.
Le drame, souligne-t-il, n'tait j (>l Mit Mme Latontant.Mr ,
plus clair pour lui, il tait sans Monck avait trappe mon mari,
sentiment. | OUI. dit Acy, le blanc avait
Lalontant lait des signes de trappe Mr Lalontant
dngations.
(A suivre )
Germa
Le tribunal lail prside par
le juge Lon Lahens; Me P.
Romain, dtendait l'accus.
C'est la dernire aflaire de
la session.
s
Fte Scolaire
Avant hier aprs midi une
gentille petite fte scolaire
runissait l'Ecole Conolan
Dessources, dirige par Mr.
Justin Franois, les lves qui
se sont bien couxluits par leur
travail et leur application au
cours de l'anne scolaire 192*
1930.
Un groupe de parents et
d'amis y assistaient.
Je viens aujourd'hui utiliser
une vieille formule pistolaire
usite dans les relations des gens
de la campagne pour inarquer
la distance qui nous spare ou
plutt marquer le respect que
l'prouve pour votre haute per-
sonnalit. Je prends donc la li-
bert de vous crire. Cette li-
bert, j'en suis sr, vous me
l'octroyez avec plaisir; car, s'il
existe une harmonie entre vos
actes et vos patoles, je pourrais
agir en toute confiance, sans
prambule, ni circonvolutions.
Mais vous tes depuis quelque
temps pour vos amis, ceux qui
ont l'initiative de votre campa-
gne, une sorte de ttiche pour
.equel ils se redressent, aux
moindres propos de critique
prtant quivoque... Ceux-ci
vont encore plus loin dans le
fanatiamt qui les agita : ils pen-
sent que la cloison-tanche de
votre moralit ferme l'accs de
votre personnalit A tous autres
Hatiens, moins que ces der-
niers ne se dcident vous ren
Ire un hommage de suzeraine
tel Cest pour ce raotii que je
viens vous prier, vous l'homme
panache, vous lkomme de
courage, de me dtendre auprs
d'eux; d'tre pour moi une pe
de parade, mon bouclier con-
tre leur ressentiment. Il est
rapport, dans l'histoire des Gi-
rondins, qu'il n'y a pas da pires
tyrans comme les anciens es-
claves et comme nous sortons
peine de cet tat dgradant, on
conoit pourquoi l'hatien, le
simple gendarme dans le sens
propre, comme dan le sens fi-
gur tyrannise pour marquer
son autorit et faire oublier sa
servilit.
Mais cette tche que je con-
fie votre loyaut, je veux y ai-
der. J'affirme que vous ainsi que
les autres de votre cartel, et
tous ceux des autres groupes
qui, aujourd'hui, mnent leur
campagne snatoriale sont de
beaux hatiens. malgr les
travers et les faiblesses que l'on
constate chez tous ceux qui
sont mls la politique,et
qu'ils enorgueilliraient le pays
s'ils s'assayaient dans les fau-
teuils snatoriaux.
Donc, je voterais pour eux
tous, si dans le temps, vous n'a
viez dcid en accord avec l'a-
mricain, peut-tre, par raison
d'conomie, de pitiner la Cons-
titution de 1889, alors en vi-
gueur, par un simple dcret qui
rduisait le nombre des dputs
et des Snateurs son strict mi-
nimum. Et j'ajoute que Pon ne
saurait qui choisir d'entre vous,
candidats au Snat, candidat
la Prsidence, pour combler la
vacance de ces heures troubles;
o l'tendue d'un problme aus-
si difficile exige de celui qui bri
gue le pouvoir qu'il ne soit pis
seulement un homme politique,
un homme de culture.de carac-
tre et de courage prouvs;
niais mieux que tout cela, il faut
que dj de l'homme qui fient,
sondant son cur et ses reins,
qu'on sache qu'il est homme
d'Etat!...
L'homme d'EtatI C'est celui
qui refoule au fond de lui ses
sentiments personnels, ses ides
systmatiques, qui, par sa sou-
plesse et son tact dtourne le
danger, surmonte la dillicul,
vite l'cueil, saisit les causes
de changements, rentre son or-
gueil, dissimule son enttement
et boit au besoin son humilia-
tion, ampute avec prcision el
extirpe nergiquement...
tre de l'Intrieur du Gouverne-
ment Temporaire, sont dnon-
cs de vouloir perptrer de
manuvres lectorales en vue
de votre succs; manuvres
qui s'exercent par le choixjde
vos"amis ayant autorit dans
les lections lgislatives. Vous
avez, en tace de cette leve de
bouchers, daign, enfin, crire
tant M. Charles Moravia qu'
VI. Louis Callard, une lettre de
protestation appuye certaine-
ment sur ta dignit |de votre
pass et vous avez ajout dans
votre dixime considration que
vous n'entendez plus revenir
sur les sujets qui ont motiv vos
declarations.Ce serait net et suf-
fisant si des gens dfiants ne di-
saient pas que dans le pass.vous
n'aviez pas toujours rprouv le
concours de la lorce arme qui
fit de vous le maire de Port-au-
Prince contre M. Louis Joseph
Janvier, hostile l'entourage du
Gnral Nord ces mmes gens
prtendent que la concidence a
lavoiis dj nombre de vos
amis ou dans les postes lectif,
ou dans les Jonctions lucratives
vous donnant la lois l'arme
de combat et les munitions p-
cuniaires qui devront l'heure
dcisive vous mettre l'aise en
tace des adversaires...
Ces choses n'arrtent pas long-
temps mon attention. Mais
votre cinquime dclaration qui
dit : les formules qu'il m'arrive
An* mes lettres en rponse
les correspondants qui, sur la
toi d'une propagande habile, ont
tait quelquefois appel ma pr-
tendue ullueiice pour obtenir
ceci ou cela, sont alUire qui me
regarde . Cette cinquime d-
claration regarde l'lecteur, re-
garde tout le monde el intresse
le pays.D'abord quel ceci, quel
cela ? >
Vous sulfirait-il de promet-
tre et de ne pas tenir pour
avoir uue chance avec cette
manuvre lectorale l ? Elle
anantirait votre crdit de pa-
roles et indiquerait que l'lec-
teur est d'abord intress
envisager une candidature de
camaraderie ou d'intrt con-
trairement ce que vous
plaidez dans votre sixime
dclaration qui vise la lib-
ration nationale et le redres-
sement conomique de notre
malheureux pays.
Si comme vous le dites et
comme je le crois aussi : on
ne doit pas vous tenir respon-
sable du lait de parents on
d'amis qui seraient uomms
en charge.vous oubliez.et moi
aussi.cequcpeutla sympathie,
ce que peut l'amiti qui don-
nent...avec discrtio i, Et cette
dclaration sur vos lvres
d'homme rilchi, de mme
que les trois prcdentes d-
clarations que j'ai soulignes
sont sur le point de jeter un
doute dans mon esprit sur ce
que vous pouvez produire en
tace de l'Amricain que vous
dsirez pacifiquement...bouter
la mer 1
Lamy, Emilie Gabriel, Marie-
Thrse Colimon, prix d'Excel-
lence.
2me Classe
( Lina Lahens,Hlne Phillpols,
CI ira Pierre, Germaine Taylor,
Ermite Dsir, Miracia Pascal,
Marie Thrse Verna, prix d'Ex-
cellence, z
1re Classe
Ililda Liautaud, Georgette La-
l ns.Carmen Dulort.Marie Th-
rse l'rice, Mirzile Arnoux, Rita
Malary, Anna SI Jean, Marthe
Gustave, prix d'Excellence.
ii ix d Instruction religieuse
offerts par le Rvrend Pre
Mahot.dcerna Marie Thrse
Vrrna et Marguerite Lamy.
Prix O&rt par M. Benot Cas-
sus l'lve qui a obtenu :
plus de succs aux exa.nens d i
Brevet lmentaire, dcciu
le Arnoux.
Pria de *'.alcul,oflert par Melle
Lilia l'tion, dcern Marthe
Gustave.
Certificat d'Instruction reli-
gieuse : Fernande Laurenceau,
Luce Laureuceau, Mriane Ar-
noux, Carmen Sde.Elodie Per-
raut, Marie Anne Laurenceau,
Victoire Cahxte, Marie Louise
Jean, Anna Mills, Jeanne Dfly,
Ermite Levque, Julie Dartigue
nave, Germaine Surpris,Franci-
ne Toussaint, Simone Hector,
Carmen Ricoi, Elianthe Brice.
Certificat d'tudes primaires :
Dulca Armand, Caimen Stanis-
las, Andra Augustin,Lyvia Car-
ris.Claire Delaiour.Krda Csar,
Brrtra Molire, Christiane Rim-
pel, Wilmina Garaud.
Brevet lmentaire : etiraite
'.mou*, Marthe Gustave, Marie
1 I i-erse Price, Hilda Liautaud,
-V a Si Jean, Carmen Dufort,
Georgette Lahens.
alf

Sur
CE SOIR
demande et mme s'il
pleut
Prix d'Honneur :
lave.
Marthe Gus-
Le Dmon
& lalChairb
Entre : 2 & 'X
SOIREE TALDY
Voulez-vous voir une superbe
oprete ? Voulez-vous passer
une bonne aoirie.
Venez voir
DBMYIN S01B
ROSES ROUSEfi
Pau L Henri Duramo
Eu vente au ;ournal La Presse,
chez Marc Lys et , l'Agence de
Ve de Hasco. Prix :3 gourdes.
Vous savez, mon cher Mon-
sieur Vincent, ce que reprsente
la premire phase de cette af-
faire hailienne, de ce plan For-
bes, contre lequel votre journal,
au premier jour de sa discus-
sion, se rvoltait et protestait,
contre une formule qui anan-
tissait le prtentions hatiennes;
plan qui consacre les ralisa
tiona amricaines dans le pays
son droit de contrler nos al-
la ires... Ce plan que vous avez
ndmis, (enfin de compte, et au
uccs duquel aujourd'hui vous
collaborez, permet au gouver-
menent amricain une srie
d'entreprises, telles par exem-
ple, celle qui anantit les lec-
tions lgislatives si des fraudes
l'entachaient.


D Vais quelques jours des ru-
ais oui cncul par des gens
intresss : que des hommes de
votre parti,parmi lesquels et plus
directement MM.Lucieu Hibbert
et Rodolphe Barau, respective-
Gomme il nous faut choisir
des hommes de votre droiture
ou pou. le Snat ou pour la
Prsidence, je voudrais vous
demander de me dire si vous
ne croyez pas que le lait^d'es-
camoter le pouvoir n'est pas
une chese susceptible d'affai-
blir notre position hatienne?
Parce que vous tes certain
que celui qui, par son illib-
ralisme, aura employ de tel
procds.pour usurper le pou-
voir, sera en tace dune oppo-
sition nationale permanente,
l'empchant^de traiter avec
termet les questions hatien-
nes qui seront nouveau dis*
cules contre le Dpartement
d'Etat.
Je dsire, mon cher Mon-
sieur Vincent, rendre public
avant le vote, le bulletin qae
je vais dpose* dans l'urncce
Qui explique ma lettre ouverte
de ce jour en vous priant de
m'excuser auprs des vtre*
si, aucune minute.ils croient
que j'entends vous taire de la
peiue. Mais, je vous demande
aussi de leur dire que je veux
termement, opinitrement
couserver la sincrit dan
mes actions quand bien ni*
*


LE MAI IN- 23 Juillet IWii
fAGfc-4
M

|

DHlMti LIT
Insurance Co
Une des plus fortes' COMPAGNIES
CANADIENNES d'ASSURANCE
sur la VIE
EUG. Le BOSSE & Co
Aaents Gnraux
me le discrdit, la calomnie,
la misre doivent constituer
ma part d hritage dans le
patrimoine national.
Je vous prie d'agrer, mon
cher Monsieur Vincent, l'hom
mage de mes respectueuses
salutations
CastkraDELIENNE-
PHARMACIE
PRINCIPALE
H. CANONNE
40, Rue Raumur *
68-00 Boulevard Sbastc: m.
PARIS
vendant
LE MEILLBUIl MAJICJI DU MOMDB
Produits des Premires Marques
et toujoun de premire fracheur
UNE SEULE QUALIT :
LA MEILLEURE
Hamburg-America-Line
Le navire Adalia j, venant de Kingston, est attendu
vers le 28 courant, partant pour l'Europe via les ports
Nord, prenant du trt.
REINBOLD & Co., Agents.
ici
du
Colombian Steamship
Company Inc.
Le steamer c Bolivar venant de New-Yoi k es' attendu?
Port-au Prince le vendredi 25 du courant. Il partira le mme
jour directement pour la Colomb.e, prenant trt et passagers.
Port au Prince, le 22 juillet 1930.
Colombian Steamship Company l:ic.
GEIiARA & Co, Agents.
BAUMfcBlHGU
GKirlBOn Hadloalo do
OUTTE RHUMATISME
NEVRALGIES
Or. Bengu, >, Rue Daim, > Paris.
Demande d'emploi

Jeune homme actif, labo-
rieux, connaissant assez bien
la dactylographie et la comp-
tabilit, pouvant > occuper de
la correspondance tranaise
pt anglaise, offre ses services
au Public et au Commerce en
gnral.
Adresser oflres B. X.
Htel LAVENIR.RueFrou
Velveeta
LE
dernier mot
en dlice.
Velveeta est une ide nouvelle dans
la fabrication du fromage. Il a une
dlicieuse savon incounue, une tex-
ture veloute et d'une valeur nutri-
tive exceptionnelle. Velveeta contient
plus de ces prcieux lments nutri-
lils : Vitamine, Lactose, Calcinm et
autres minraux qu'il est impossible
de s'assimiler d'aprs les anciennes
mthodes. Le rsultats est pure-
ment du lait qui parait du fromage
et qui a le got du fromage, mais
cause de sa haute valeur nutritive
qui doit tre appel un super fro- I
mage.
Usez le Velveeta partout o vous
usiez le fromage. Il s tend comme le
beurre ou en morceaux quand il est
glac.
il se mlange, se divautet l'MMCil par
laitcine/il bien avec les autres alimeiuv Pour
la cuisine il n'a pas Je comparable. Il est
aussi digestible que le lait lui-niiiie. il est
bon pour les jeun.-s connue pour les vieux.
Velveeta est un reconstituant ponr la i-rois-
Mncfl des enfants.
Bmytl un paquet aujourd'hui -- voire
picier en a
PAWLEY SALES
CORPORATION
Distributeurs.
Port-au-Prince, Hati.
KRAFT
RAYON PCSAJb
POUR LES COLONIES
DROUUKttlE, HKHBOR1STEIUK
SPCIALITS
Fracnenlie et trangres
8KLS DB QUININE PUR3
Tous produits en flacons,
ampoule.:, comprims, cachets.
SOLUTIONS UYFODERMIQCES
BANDAGES. CEINTURES. '
BAS A VARICES
APPAREILS HYGINIDE4
pin- tous nsages
APPAREILS ORTHOPDIQUES
Seringues hypodermiques
PHARMACIES DE POCHE, DE VOYAGE
COFFRES PHARMACEUTIQUES
pour Usines, Communes, etc.
Projets de Factures
et tous renseignements
sur demande adresse
PHARMACIE PRINCIPALE
49, RUE RAUMUR
M-ll. IOULEVARD SBASTlPH
# PARIS
MAISON UNIQUE
AUCUNE SUCCURSALB
ni en Frauee ni l'Eu-auger.
I.a ('.omniisiou (.aiuuiuuale
de Port an Prince.
Informe le Public et les in-
tresss, qu'en conformit de
l'article8 del loi lectorale,
elle procdera le Mardi 30
inillet en cours 4 heures de
l'aprs-midi, l'Htel de Ville,
la formation de la Commis-
sion d'inscription lectorale
charge de recevoir les ins-
criptions en vue de la tenue
de l'Assemble primaire du 14
Octobre prochain.
Port au Prince, le 21 juillet
jyao.
A vendre
Glacire de 100 livres de
capacit n'ayant jamais servi
Or 30 oo
Complet d'habit, dimen-
sions 38, tout neuf, n ayant
jcmais t port. Prix original
12,oo Dol. on revend or 75.
S'adresser au
Major SULLIVAN,
Pacot au coin des rue 5 etQ
ou tlphoner M. C. 109.
A NiMilulioa Marat Carnet
Nous enregistrons avec
Vente
l'Encan
En vertu d'ordre du D-
parlement des matriaux,pour
compte de la D action Gn-
rale des Travaux i'uhlics, il
sera procd le vendredi 25
Juillet prochaiu 10 lires, du
matin, la vente l'encan
des articles suivants devant
le GaragedesTravaux publics,
rue Amricaine.
1 Voile de misaine, 1 Ten-
te, 1 Grand voile. 2 Voiles de
foc. 11 Ceintures de sa ivlage,
3 Avirons, 1 Chevalet pour
guide grand voile, 100 pieds
de cordage de 3-4, 3 Poulies
simples No l-Xl, 3 Poulies
simples No 7XI, BPoulbs
doubles No (>, 1 Ferblunc
contenant du goudron. 1 Fer-
blanc contenant de \%\ i'c
pour peinture, 1 Fanal et 1
verre blauc, 1 Verre rouge, 1
Boussole de Marine en mai-
plaisir le succs remport par vais *fj* '* Crampons pour
les lves de l'Institution I J"* 2 Pouliea doublet N, 1
Marat Chenet
de bacc
parties
Nous en flicitons *
Mr Marat Chenet.
examens | l'ilin .Pur grand to, 1 Filin
1 Mat de mi-
calauraWlre ai 2me|P.ur v I saine, 1 Grand
* .... .. __.______tlQ r.nnrs nr fi
vemen
Par Radio
20 Juillet 1930
FOODS
Mo de Janeiro. Cette se-
maine une vague de froid a s-
rieusement endommag la r-
colte de caf dans la rgion de
San Paulo. ('ne bonne partie
des plantations tait couverte
de glace.
Washington. Les chiffres
publies par le Dpartement d'E-
tat disent qu il y a eu un dclin
norme dans les prix de vente
la semaine dernire.
Berlin.UAllemagne est ren-
lie dans la priode de 90 jours
du gouvernement par un d-
cret dictatorial du Prsident
Hedinbourg dissolvant leHeichs-
lad, allguant que la raison est
la persistance de la mfiance au
sujet du programme du Gou-
vernement,
Tokio. Le mai
Yasu, le dernier surviva
gnraux du Japon qui ont pris
part la Grande Guerre,est mort
l'ge de Si ans. Le public ne sera
Ntw-Vork. Trois radios se- [ qu'aux preuves du samedi 2(>
crets que l'on suppose tre des
Examens
|Sll\ObAllilO(.HAI'IIIQlES
Le Directeur de l'Ecol
Spciale de Sino-Dactylo^r"
pli ti- porte la connaissance
des intresss et du public en
gnral que les examens
officiels de Stnographie etde
Dactylographie auront lieu en
cet tablissement le vendredi
25juillet 3 heures p.m. elle
samedi 26 2h. 45.
Le Jury compos de Me W.
Dauphin, Chet de Bureau au
Dpartement des Finances,
de Me H Large,|CheI de Divi
sion au Dpartement du Coin
merce, de Mr. M. Salnave,
Licenci en Droit et de Me Ch
Thvenin,} rolesseur l'Ecole
de Droit, examinera nne
vingtaine d'tudiants sous le
haut contrle de 1 Inspection
Scolaire.'
I.e laurat des examens de
Dactylographie recevra titre
de rcompense, une machine
portative d'une des marques
les plus apprcies en Hait
gui, 1 Madine.
2 Cnes pr. Grd. VI misaine,
1 Grand mal, 1 Qui de ni s*i
ne, 1 Beaupr, 1 volant ave
arbre gouvernail, 2 Barrique8
eau, 1 Lot de plaques.
St Germain CHAMPAGNEi
Encanleur Public
.Mmiiiislratisa (ienrale les ftislra
Avis de dpart
Les dpches pour New-
Vork et l'Europe ( via New-
York direct ) par le steamer
Ancon seront fermes
mercredi 23.
Le visage comme une
peinture d'artiste
*,i rmi,)la maraue iRemington ,(c al ce ,.,,., M nrim
cenal Comte i UrG5,00)gracieusement ofler:c Exelenlo Ellex'tt
"quiZtpr K l'tablissement par Mr. G. Slir , ,,. ,,,.,
erre,estmort G1LG. pellicule de pou
Le oublie ne sera admis /,, ., ummi
MwmmitDtKmMiiam a
IK Toutes les Polices
I DE LA
mm o
Unes >i communiquer avec les
bateaux faisant la contrebande
des liqueurs ont t dcouverts
et saisis parles agents du rgime
sec aprs une srie de raid dans
la rgion de Long Islana.
Neu. York La nu il dernire
un motor car pilot par une
/(mine a facilit l'vasion de l
voleurs qui ont enlev 6.000
dollars destins au paiement des
ouvriers del Langer Lithogra-
phing Co laissant le payeur et
deux employs menottes.
Lisbonne. Plusieurs arresta-
tions a'anciens officiers de far
nie ont t faites la suite de la
dcouverte d'une fabrique de
munitions o les conspirateurs
faisaient des bombes.
EicrrriowELLK
: mobilier com-
0GCA9I0N
' A Vendu
plet.
Meubles de choix consis-,
tant en: salle de rception,]
d'antichambre, de
coucher, salle
MMM
8
ii
comprennent la Protection contre la
Foudre sans auqmentation de taux
Euff.l
yenls Gnraux
meubles
chambre
manger.
Tapis de toute beaut, gla-
cire, ustensiles de cuisine,
rouleaux de toile mtallique
pour volire, etc. etc.
Prix trs raisonnables.S'a*
dresser Mme G. F. Blodel,
Pacot, en (ace de I. J. Bigio
eu tlphonner M. C. 100-2
Une poudre i/iii est fljajfj
dr.nee qu'une plume! Lger*
comme l'air. UuVCtciue com-> c
un dredon! \ <>il-e que disent
tend doueeme /
sont une fine
pellicule de poudre qui tvrd
lu peau aussi douce qu'une
neinlure d'artiste.
L'EXELENTO
l'.st un triomphe pour In toi-
lelle l'Ile amliorera u'imnale
qu'elle cotnplexion. ht elle tt
dtlicieuscinenl parfum e. 1:11e
est livre en quatre 'eintes.bun
fonc, liose, Claire et llrunelte.
En vente chez tous les dm-
guisie.l'our 0,3(1 ris. seulement.
Il est expdie ds rception du
prix.
EielriU), Mdifiar l MMBJJ
Atlanta, (ieorqia I S. K,
Agents demandes pour tous
pays,
lie rivez pour renseignements.
ftocuments diplomatiques Iraaeaia
Nous avons reu avec plaisir
de la Lcationd Franc* le'lo-
me 1er,deuxime srie,des Do-
cuments diplomatiques Fran-
ais, relatifs aux origines da la
Guerre de 1914.
Ce sont des documents d'une
trs grande importance et que
doivent possder tous ceux qui
veulent avoir des clarts prci-
Ises sur les vnements, petits
et grand*, qui ont prcd la
grande tourmente de 1914.
Nous remercions bien ainc-
wfte I rement Son Excellence Monsieur
(M) I F. Wiet, E. E. et Ministre Pl-
nipotentiaire de France, de son
gracient aavoi.
Cosmopolitan Bar
Mme BERTET, l'ancienne propritaire de (Side Step Inu,
vient d'ouvrir la Rue du Quai, en face de l'Htel de Ville un
coquet tablissement qu'elle a klnomm COSMOPOLITAN
BAR
On y trouve tout ce qu'il faut pour attirer et retenir la clien
tl la plusjditficife.
Consommations de premier choix.
ALUMINUM UNE
;Uparts|directs de Ne^-Orlans et de Mobtlef
.pour les ports Hatiens.
Un steamer laissera New-Orlans le juillet courant, et
Mobile le 7, ^directement pour|Miragone,JiPort-au-Prince,
St Marc et les ports du Nord.
Port-au-Prince, le 3 Juillet 1930
. da aUTTKlS Co, Ajants Gnraux


rTTff M
IL. .-^
*
Mercredi
23 Juillet llJ3U
Le Mali
4 PAGES
24ciuc ooNut N* b/4W
l ort-au-Grince
Tlphone : 2242
v.

i

Pago
Energique antiseptique urinare
Agit vite et radicalement
Supprime les doulerv
de la miction
Evite toute complication
m rnleumi Ihi ihiui et
voie* m m -i Qu'il rr
met cornpl'cmrni t. '
tn JUbUl'i'it tous IfR '
r >*> qw< la tlt '<
r* VAMANft E

....
'
,. m ptiu poui
La Pago!. qui d-
congestionna le rnu-
gueuies de vole sVtj
nuire s. renouvelle M
tissus, grce i un ra-
jeunissement complet
de cellule Le PagoL
meurtrier n >n cuis-
inent pour le gonocoque
partout oit II existe,
mal encore pour tous
les autre* ailrrot/e*.
uiquel'i ce dornler
rut s'associer, suffit
tout. Il est le fonde-
ment, la ba** du trai-
tement de l'arthrite ou
du rtiuniatlMn-blennor-
raglque. parer qu il est
celui de la Meooorra-
fie eUe-niAni'-
H' u.tinuM,
*W Arc'-rviiU.
f-,.. j r u vnifD

. ur.n.'i-
PR-CAT-LAN
Si vous avez quelqu ;'' loisir, Ie S()ir- el qU(
tous dtirez les passer agrablement allez au
Pr-Cat-Tlan
o vous trouverez la plus lie de bal, la musique i
meilleure excute par un ortl ophonic dernier cri et aussi
lesboissons les plus fraches et les plus, pures.
Champagne, t>ire allemande 6U nationale, liqueurs de ton
tes sortes.
Ce qui n'a jamais t tait
Ce qui ne peut tre dpass.
Kola Champaqne
F. SJOURN
Prpar dans des conditions m goure use s
D'ASEPSIE
Prparation et Vente
PHARMACIE l. SEJOURNE
Angle des Rues Rom et du Centre.
COMPAGNIE
LECTRIQUE
Nous venons de recevoirun j< .i complet de lustres lectri-
ques i ACME pour maisons (les lustres sont du dernier
mole *'t construits de bronze et aluminium. Ils rendront
la maison plus attractive eu muant en mme temps une
meilleure lumire.
, our introduire ees nouveaux lustres nous les vendons
i lus bon march
*
Le prix de-i matriels pou illations lectriques ont t
rduits peu prs 50o/o comme vous les constaterez ci
Conduits del/2" au para va 11 ets. le pied maintenant
7 i/a cts
Kil auparavant 3 ets. le pie I n In tenant 1 12 e.
Fil auparavant 3 l/2cts. i< ped maintenant 2 cts.
Lampes Edison Mazda 25 v, dis auparavant 10 e. mainte*
anl 25 ets.
Bouabous fusible auparavai 10 cts. maintenant 5 cts.A
Appareils de chaufiage au pri de New York.
Rfrigrateurs General Electric au prix de New York.
Compagnie Elbcti igi/E.
Les bureau resteront ouvn i les samedis jusqu' 9 hs. du
soir.
Vente d'immeubles
situs PetitGove
Par arrt du Tribunal de Cas-
sation de la Rpublique, rendu
la date du 90 juin 1930, fut
ratifie el consacre l'adjudica*
lion, prononce le 13 janvier
1928, par W Louis Vilmenay,
no'aire Port-au-Prince,au pro-
lii e Mme Veuve Aug.Ahrendts,
,, iliveroent aux immeubles ci-
aprs indiqus, qui avaient l
hypothqus par les poux Jo-
sep'1 Jrme, en laveur de feu
Aug. Ahrendts, suivant acte
rapport par M' Suirad Villard,
le 16 septembre 1911* L'arrt
ci dessus nonc a dclar va-
lable, devant sortir son plein et
effet, la sus-dite adjudication.
En consquence, les dits im-
meubles sont mis en vente par
Madame Veuve Aug. Ahrendts ;
lo. Une proprit, sur la-
quelle se trouve une aiaison en
maonnerie et en fer, sise Pe-
til-Gove, rue Mont-Lhry, ci-
devant rue Tonnerre, l'exti-
mit Nord du march ou de la
Place d'Armes;
2o. Une proprit, sur laquelle
se trouve une maison en ma-
onnerie et en 1er. sise l'etit-
Uove, :> l'angle des rues Saint-
Paul el Saint-Antoine;
9o. L'ne tendue de terre de
la contenance de six carreaux,
dpendant de l'Habitation Cour-
lis, situe dans la section rurale
de la Hivire Sche, Commune
de Petit Gove, ainsi que les
l dues Caf qui s'y trouvent
tablies,
Vve. Aug AHRENDTS.
i
BP TERMINUS
F lace Dessalines
Caf chic, Restaurant
de premier ehoix o l'on
trouve toute heure les
consommt! us les plus d-
licates.
Sandwiehes sans parc
Bire la pression.
Vient de paratre
La nouvelle Loi Electorale
Cinquante ceniimes lYxem
plais e.
Imprimerie Edmond HENET
Ai dm trlir le l'orl-au l'riuce
\ Mr le Directeur du Journal
i Le Matin).
Le Secrtariatde l'Archevch
est heureux de vous offrir un
volume de Mgr. Guilloux et
VOUS prie de bien vouloir
nnoucet que l'on pourra se
pro< Bit i te volume au prix
de (> Goui dis dans lesmaigoua
suivantes :
E. Robelin & Go, Lib. airie
C 'ludique, Librairie Viard,
Petite Maison (Hue du Centre)
M( lie Ki ucine Bi i fia ut (Place
de la C thdrale), Melle Am
lia Nau,
HARRY R KINNEY
Annonce ses i.lieutset
Amis qu'il :i transfei son ata
lier de Vulcanisation et son
Installation de Soudure Elec-
trique i319 (jrand'Rue.
a
air
LA KR EFFICACE
au. M rtSSD
M
I*
m.r T^DRACKPEYRRDiM
81 RiFNKCBRAGlE
l*3r( TOV.XS PHAJtMAClB
UMR0. 46 itM *t CmtU*, PARIS
, ^
Panama Railroad Steamsliip Une
Service de [rl el de passagers entie
K\ W-YOKK CITY N.-Y. ( RISuidai.. .ANAL ZONK et les PORTS de la COTE
OUEST de l'AMcRIOUE du SUD
nlus ranide el le plus dit ect service de trans >ortde passagers et du Ir entre Hait
ttles porta Europens via New-Yord cl Cristobal, Canal Zone, Isthme de Panan a
Voici la liste de nos agents pour, les prin paux ports de l'Europe :
Angleterre Ecos e France
Mis. Ci W. SHELDON Co- 17 Jame Street. Litbpool. Kuulaku
ilie iulloAiny sff ''"' Agents at pciai-ipal ports in Europe :
LNU;.aM),nSC H'LaND. FRANCK.
Messrs (i. W. StlELDON & Co..
17 James Stree', Livcrpool, England
SB
lu France, MesSTS G. W. Sheldon |&[Co. are rtprattuted by^the bllowiu flrms
Glel\tly Hrskf.y &Co
21 Rue de la Rpublique
Marseilles.
lll.KNU PRRON& CVLtvll
.">." Quai George V.
Ifavrc.
Hbrnu Pkron & Co., Ltd.
linc du Moulin Vapeur,
Boulogne sur Mer.
Messrs E. A. Bendix & Co ;
21 Allengade, Copenbageo.
Oslo, Norway.
International
Spediti >nsselkap Oslo.
MM.Atlantic FrEIOBT Corp'n
Ballinhius, Hamburg 1.
Germany.
MessRS Atlantic Fkeigiit
Corporation
Germany
Messrs Atlantic Freinght
Corp'n.,
24 Quai Jordaens,
Antwerp.Belgium
Hbrnu Prou & Cle Ltd.
95 Rue des Marais,
Paris. "
rlRRNt) PERON & Co L''!.,
Bue de la Trauquilit,
Dunkerque.
Ukhnu Pi:ron& Co Ltd.,
9 Rue Roy,
Bordeaux.
Genoe, Italy.
Messrs Henry Coe & Clerici,
Piazza S.Matteo.No 15Genoa
COTTENUURG. SWEDEN.
Nordisk Express,
Coiheuburg,
Messrs Atlantic Freighl
Corp'n.
Kon Emmaplein 3,
i ^Rotterdam Holland
Messrs Steimann Se Co


Rhum Saillie
Le Produit des Distilleries de la HASCOJ
CE RHUM est le rsultat de la lermentation et de la distillation, d'aprs les procds les
plus modernes, scientifiques el sanitaires, sous la surveillance de techuiciens de. valeur, oea
sirops extraits de cannes.mres points, qui ne proviennent pas d'une seule rgion, mais ou
toutes les rgions de la plaine du Cul-de Sac et de la plaine de Logne non seu'emen ^de
plantations de la Hasco, mais aussi de nombreux propritaires, grands et petits.e MbLAmxej
des meilleures cannes de ces deux plaines, comprenaut les plus fameux terroirs, donne a*
Bhum Sari lie un bouquet el un parlum incomparables. LA HASCO est la seule enirepriss
eu Hati capable de raliser pareil mlange de cannes. Aucune autre distillerie non plus, M
peut se vanter de possder un stock si considrable de rhum, emmagasin dans des loudrei
o il vieillit bien des annes avant d'aller la consommation. C'est ce qui donne au Khusa
Sarlhe son velout et son arme toujours pareils.
GOUTEZ ET COMPAREZ
C'est le triomphe d'une grande entreprise agricole et industrielle qui a fait ses preuves
dont le sort reste irrvocablement li au progrs et la prosprit du pays.
Trois Grandes Marques la bouteille Le tlacon de poche Le gallon emporl
C.V"HET OR (Gold Seal) (.des 7,50 ------------ Gdes 30,00
ROUGE (Red Seal) Gdes 5,00 Gdes 3,75 Gdes 20.00
c< BLEU (Blue Seal) 2,50 2,00 G les 10,01
Dbitants et Dtaillants, demandez les prix de gros la Maison
R. T. AUGUSTE, Port-au-Prince.
Vous y verrez votre avanlaqe. m
______ _------------------------------------------^
ASSUREZ-VOUS
la i
i General Accident Pire & Life 1
J Assurance Corporation Ltd. |
i de Perth ( Scotland ) j
a
ai -.a h General est une des plus puissantes ei des plus vastes organisations
d: ce genre. Le soleil ne se couche jamais sur son champ d'action qui embrasse
' monde.
Ses Polices contre incendie couvrent aussi les dgts occasionus par la foudre.
Ses'Ylus pour Automobiles couvrent vols, incendie, m i!\t.;! .nce, dommages
ii t fs .inrii < ,.. v!t nersonne ou dans ses biens.
Ses Polio Maritimes -.par ses branches d'Eiop: s.iul payables en Hati
S<>s Polices co s sont valables dans 1 univers entier. Tous les voya-
devraleut donr pre iclre la prcaution de se munir d'une police contre accidents
m P'oiis 4000 dollaii, lu prime rnuueile nelant que tic 1/2 /0 soit eH) dollars C C.
Vci > c F BERMINGHAM, Aux Caves
Agent Gnral pour Hati.
SOUS-j\GENTS: r'ort.au-Prince. G. G1LG
JEAN BLA1NCHET Wrmie


University of Florida Home Page
© 2004 - 2011 University of Florida George A. Smathers Libraries.
All rights reserved.

Acceptable Use, Copyright, and Disclaimer Statement
Last updated May 24, 2011 - Version 3.0.0 - mvs