Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: July 19, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04062

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Clment Magloire
DIRECTEUR
1368, RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE N'2242
24meANNEE N# 6747
hot? erreur est dai
sirhMl .a {jfre>n; mii
[I > ei point ilr |ius prju.liria
ulr, ai ili'plus ppraiciriivp dans tu
MMfcs, qiir relie qui s'altarlic M
pnunpe ci |a ^,,1,, m^iui. ,,e<
imi-nis, qui tM la coisririrr.
IMM KIMI.OI |
PORT-AU-PRINCE (HAIT!)
LUNDI 21 JUILLET 1930
La thse constitutionnelle
del majorit absolue est
confirme par nos traditions
lectorales.
La ConsUtutionnallt de la loi lectorale.
COMPAGNIE
LECTRIQUE
Nous venons de recevoir un jeu complet de lustres leclri-
es i ACME pour maison. Ces lustres sont du derner
Nous nous sommes donn
la peine de consulter notre
pass lectoral en ce qui con-
cerne le mode d'lection des
Dputs et, jusqu'au rgime
actuel, c'est par la majorit
absolue que, constamment,
ont t lus nos lgislateurs
de la Chambre basse. Voici,
ce sujet, le rsultat de nos
recherches.
I
La Chambre des Reprsen-
tants des Communes est une
cration de la Constitution de
1810. Son article 59 exige
seulement, pour tre dput,
la qualit de propritaire et la
majorit de 25 ans Sous soi
empire, les lections eurent
lieu, jusqu'en 1834. snns au-
cune lgislation spciale
Notre premire loi lectorale,
rendue sous le rgi me de cette
Constitution.est celle de 18154
qui tablit comme suit la
majorit absolue :
Art 43 Au jour et
l'heure indiqus par sou pr
sident.chaque assemble Com-
munale, runie au lieu de ses
sances, procdera, dans les
formes prescrites aux articles
38.29,30,31,32, 33,34, 35,38,
37,38 et 39 ci-dessus, I lec-
tion d'autant de reprsentants
et de supplants que la Com-
mune a le droit d'en nommer
en se conformant aux disposi-
tions de l'article 59 de la Cons-
titution.
Art. 35 Lorsque la vri-
fication aura t trouve exac-
te, le juge de paix annoncera
le rsultat, et proclamera
prsident de l'assemble l'-
lectour qui aura runi la
majorit vbsolue, c'est--dire
la moiti des suflrages plus
un, ou qui aura dpass cette
majorit.
Art.36 Si aucun lecteur
n'avait atteint la majoriie
absolue, le ballotage aura lieu,
d'abord entre les cinq.ensuitc
entre les trois, enfin entre
les deux concurrents qui au-
ront obtenu le plus de suflra-
ges.
Art. 38 Le ballotage sera
recommenc jusqu' ce qu'un i
des concurrents atteigne ou
dpasse la majorit sbsolue t.
II
Notre seconde lgislation
lectorale consiste dans le
Dcret rvolutionnaire du
15 avril 1843, dont voici les
dispositions pour la question
qui nous concerne :
Art. 11 Nul ne sera admis
prsident /de l'Assemble pri-
maire ;, s'il ne runit la majo-
rit absolue du nombre des
votants t."*
Art. 14 L'assemble pri-
maire constilue.ellenomme-
ra le nombre d'lecteurs prs
crit par l'article 20 du dcret
iu 4 avril...
Art. 25 Le Bureau cons
titu, l'assemble lectorale
lira le nombre de membres
de l'assemble constituante
prescrit par.., etc.
Art 16 Si les individus
dsigns runissent la majo-
rit absolue des suffrages... ils
seront proclams lecteurs.
Art. 28 Chaque mem-
bre de l'assemble consti
tuante sera lu la maiorit
absolue des membres de l'as-
semble lectorale... i
III
La Constitution impriale
de 1849 et la loi du 3 novem-
bre 1849, tablissent gale-
ment un rgime lectoral bas
en tous ses points sur la rgle
de la majorit absolue. Voici
les textes :
Art. 52 ( Constitution )... Le
collge nomme au scrutin
secret et 'a majorit absolue
des suffrages le nombre des
reprsentants que doitlournir
l'arrondissement.
lArl. 176 (Constitution)
La runionides deux tiers des
lecteurs d'un arrondissement
constitue un collge lectoral,
et toutes les lections se lout
| la majorit absolue des suf-
frages....
I i Art. 36 (Loi lectorale)
Lorsque la vrification aura
t trouve exacte, le direc-
teurjfdu Conseil des notables;
annoncera le rsultat et pro-
clamera prsident de l'assem
ble l'lecteur qui aura obtenu
la majorit absolue des suflra-
ges.
Art. 41 Au jour et
l'heure fixs par le prsident
de l'assemble,chaque assem-
ble primaire lira spar-
ment trois lecteurs. . dans
les lormes prescrites eux art
3(i ( donc majorit absolue ).
Art. 48 Le bureau consti-
tu, chaque collge lectoral
lira le nombre de reprsen
tants et de supplants que
doit fournir l'aprondissement,
en se conformant aux arti-
cles 52,.. 176 de la Constitu-
tion, i
( La fin demain).
ques
mocle et construits de bronze et aluminium. Ils rendront
la maison plus atiractive eu donnaut eu mme temps une
meilleure lumire,
h'our introduire
trs bou march
ces nouveaux lustres nous les vendons
Le prix de3 matriels pour installations lectriques oui t
rduits peu prs 50o/o comme vous les constaterez ci-
dessous:
Conduits de 1/2 auparavant Mets, le pieJ mainlenan
7 1/2 cls.
!<:

fril auparavant 3 cts. le pied maintenant 1 12 c.
Fil auparavant 3 1/2 cts. le pied maintenant 2 cts.
Lampes Edison Mazda 25 Watts auparavant 40 c. mainte-
nant 25 cts.
Bouehons fusible auparavant 10 cts. maintenant 5 cts.
Appareils de chauffage au prix de New-York.
Rfrigrateurs General Electric au prix de New-York.
Compagnie Electrique.
Les bureaux resteront ouverts les samedis jusqu' 9 lis. du
soir.
sembl qu'avec du tact et du Nous ne partageons aucune
patriotisme, d'un ct.et de l.i des vues du Gouvernement
boune foi et de la loyaut de de M. Eugne Boy. nouscom-
i pourrait toujours battons la politique de repr-
sailles qu'il a institue, mais,
pour l'honneur national, nous
prfrerions qu'il restt en
core au Pouvoir, rien qu' la
pense que nous pourrions
arriver quelque chose de
bon pour le pays. Nous avons
donc compris qu'il fallait au-
dessus de notre amour-pro-
pre de citoyen mettre le bien-
tre de la Patrie elle mme.
On nous a fait passer pour
des tratres, nous avons sou-
ri, persuads que ceux qui
croient pouvoir laire mieux,
spculent sur la crdulit po-
pulaire ou se trompent de
boune loi comme c'est le cas
du gouvernement actuel.
On voit donc que nous ne
sommes pas de parti-pris
lorsque nous conseillons
ceux qu'intressent les lec-
tions de ne pas penser en
L'opinion deLindbergh
sur 1 aviation com-
merciale internatio-
nale.
Rpondant une demande
de la Socit des nations pour
ses vues sur les aspects inter-
nationaux de l'aviation com-
merciale, le colonel Clnrles
A Lindbergh a cbl la sec-
tion des communications de
la Socit des nations un long
expos de ce qu'il pense que
l'on peut faire pour l'aviation.
Il suggra, d'aprs sa dcla-
ration l'Associated Press,
que c'est maintenant le mo
ment, pendant que les lignes
d'aviation mondiales sont eu
formation, d'tablir des prin-
cipes et des usages qui olrent
une large base pour leur d
veloppement et qui reconna-
tront que l'aroplane dmo-
lira les barrires nationales et
les p'jugs de l'isolation.
Sou cble, envoy lundi,
devait arriver Genve la
veille de l'ouverture d'une
confrence internationale sur
l'aviation commerciale.
La crise
DES
tats-Unis
Malgr l'optimisme de lu Mai-
son-Blanche, les Etals l'nis tra-
versent actuellement une prio-
avoir, au blanc mausole, et de diflicile dont les statistiques
titre de Gouverneur mme montrent toute l'ampleur.
temporaire, l'Amricain le
plus loyal et le plus dbon-
naire qui soit.
L'Avenir
d'Hati
o -
appeler la Lgation Amri- 11A . _ ,.
caine, au sujet d'un litige qui 'Opinion le M. R.ILloton.ilireetenr
'Institut Tuskegee
jet d'un litige q
ne concerne que les hatiens
Et si dans notre numro du
vendredi nous avons publi
I article d'un correspondant
qui menaait le Gouverne-
ment du contrle des lec-
tions par des marines amri-
cains, ce n'tait que pour
prouver que notre maison ac-
cueille quelquefois des opi-
nions qui ne sont mme pas
lessienues, quitte les dis-
cuter aprs.
Nous persistons croire
que le pire des Gouverne-
ments Hatiens sera toujours
meilleur qu'un gouvernement
qui ne serait pas lout lait
hatien. Et dans lequel des
olliciels amricains auraient
la haute main.
de
Service de iAssociated Press.
Port-au Prince, Hati, 9 juil-
let. Le Dr Robert II. Mo-
ton, directeur de l'Institut
Tuskege, revient d'Hati o il
tait la tte de la commis-
sion charge de l'tude des
problmes relatifs l'duca-
tion. Interview bord du
bateau qui le ramne New-
York, le Or Moton s'est refus
faire connatre le contenu
du rapport qu'il destine au
prsident lloover.
Hati n de grandes possibi-
lits phyiques. ducation-
Si on a la certitude que des nellcs et spirituelles, a t il dit.
membres du Gouvernement En cooprant avec quelque
manuvrent en vue d'altrer grande puissance comme les
la neutralit qui nous a t Etals-Unis, il n'y a pas de
solennellement promise par raison pour nue aVe le ne
le Prsident Eugne Uoy.nous devienne pas la pr.ncip de r-
devons, avec des preuves publique noire.
l'appui, les dnoncer au Pr-
A propos d'une ptition
A LA
Lgation Amricaine
o
Dans son dition du ven-
dredi 18 de ce mois, notre
confrre L'Elan parle d'une
ptition que certains Hatiens
comptent taire la Lgation
des Etats-Unis Port-au-
Prince et dans laquelle ils
protesteraient contre l'attitu-
de de certains membres du
Gouvernement transi toi
re prsid par Mr Eugne
oy, attitude qui dnoterait
que ces fonctionnaires favori-
sent, au dtriment des autres,
certains candidats la Prsi-
dence.
Quel qui prside eette^ptition,
fious sommes obligs de dire
tout de suite que nous som-
j mes contre une telle initiative,
(comme, hier encore, nous
i tions contre les hatiens qui
prfraient ouvertement uu
Gouverneur un Prsident
rgulirement lu par le Con-
seil d'Etat.
."si nous acceptons une col-
i (-ration que les circonstan-
ces et notre situation gogra-
phique nous ont impose, ce
n'a jamais t de gaiet de
cur. Mais parce que, tout
simplement, nous n'avons ja-
mais pense juil tait de bon
ton de tromper le peuple en
lui promettant l'impossible,
et Pa S!il USES foftiQort
sident lui-mme, et si le Pr-
sident s'obstine ne pas pren-
dre una mesure immdiate
contre eux, nous en appelle-
rons la conscience de la
Nation elle-mme. Cela vau-
dra mieux, uous en sommes
srs, que de rclamer l'arbi.
trage des officiels amricains,
qui, eux, ne peuvent que b-
nficier de nos dissentiments,
et sourire lorsque nous en
appelons eux contre des
actes perptrs par des com-
patriotes.
L'Etranger est l. Il nous a
impos sa collaboration. Cer-
tains croient qu'ils peuveut
s'en passer,qu'ils s'en passent.
Nous, nous avons accept le
fait accompli, persuad que
de ce malheur nous pouvons
cucore tirer quelque bien
pour la Patrie malheureuse.
Mais de grce, ne donnons pas
ce spectacle de prendre com-
me arbitre de nos petites
querelles^quelqu'un qui n'est
pas de chez nous,
Le Dr Moton et les autres
membres de la commission
ont t grandement impres-
sionns par les possibilits
agricoles des fertiles valles
d'Hati,
La commission va bientt
prendre le chemin du retour
par Panama.
LA MAISON
Simon Vieux
Se fait le devoir d'aviser ses
aimables Clients que pendant
la priode de fortes chaleurs
comprise entre le 1er Aot et
le 1er Octobre prochain, son
Magasin sera ferm tous les
jours 5 heures de l'aprs-
midi, les samedisexcepts.
Elle se lient toujours
leur disposition pour l'excu-
tion de leurs commandes avec
la promptitude; et les soins
habituels.
C'est ainsi que la production
d'acier de mai 1 MO, n'a t que
de 4.024 778 tonnes contre
5 280.330 tonnes en mai 1020;
que la production duutornobiles
pour les oinJ premiers mois de
1930 atteint 1.970 849 voilures
en diminution de 81 0/0 sur la
priode correspondante de 1929;
que les tatllies commerciales
sont au nombre de 442 pour la
semaine dernire contre 330
pour la semaine correspon-
dante de 1929, etc.
Ces indices sont suivre de
trs prs.
L'a |in|r relev de ses loin I.....s
aux Etala Hais
NEW-YORK, 13Juillet.- Le juue
George F'. Ewald vient d'tre relev de
ses tondions, sur sa demande en at-
tendant la lin du procs engag hier
contre luipoiir fraude postale.
Kn un an.c'esi le quatrime juge le
la ville de New-York compromis
dans des all'airt's louches.
M. Joseph Corrigan, Jugeprtncipal.
a annonc qu'Kwald continuerait
toucher son traitement annuel de 1(1
000 dollars,mais qu'il ne sigerait pas
jusqu' ce que la situation ait t
claircie par la justice."
I,;i population le la ville
^ de Bew-Ytrk
I.a Ville de New-York a une popu-
lation de 6UM.7W habitants d'aprs
je recensement de 1090 termine le l.'l
juillet, soit une augmentation de
1.388.744 hahitantsoude 21 pour Cent
pendant les dix dernires annes.
I.' r||..mai|e i n \ll.ni n|||r
BERLIN, 17 Juillet. Le nombre des
chmeurs recevant des allocations du
gouvernement allemand s'levait la
lin de Juin a 1.888.000, soit 900.000 de
plus qu'il y a un an. Le total descho-
maurs la fin de juin 1930 atteignait
lechiiTiedea.lKtti.OOO.
Mot d'ordre
AK 100
Point de ralliement
La Oulnaude
Ils sont lgions les candi-
dats, tous* trs populaires,
actits.h telligents et... surtout
patriotes dsintresss; mais
la victoire aux urnes restera
ceux qui auront tait pren
die leurs lecteurs le plu-
drvKlCOau lait de la buis
naudee.
Assurez-vous contre accident
la General Accident frire
Cite Asusrance Corporation Li-
mited . Vve F. tteruunghani,
Porrt^u-pficlli.l jaille Ajnt Qintrti pour Htltff ^
.. voit, chaque aprs midi
vi i s les cinq heures, des ga-
mins revenant de l'cole et des
oisifs se rendre aux Tribunes.
La, ils organisant un tapagq #>
sourdissant. ructent des mots
obscnes, et quelquefois se li-
vrent mme, pour s'amuser, a
des corps--eorps stupides...

... a vu, dans la nuit du ven-
dredi au samedi, vers une heu-
re du malin, une femme nui
criait, en long anl la rue des
Casernes Un moins d dix mi-
nutes tout le mo'ide du quar-
tier 'ail qui, au balcon, qui, a
la barrire, se demandant qui,
I Otite heure, et en pleine rue,
s'en prenait a une pauvre lem-
me L'on se rendit compte tout
de suile que cette femme qui
criait n'tait pas attaque, qu'au
contraire, elle lait suivie d'un
gendarme qui. sans doute, la
conduisait au poste. Qu'avait-
elle l'ail, ou que tentait-on de lui
faire? Nantit il ne se le de-
manda mme pas et prfra ti-
rer ses deux paupires sur ce
spectacle, d'autant plus que le
sommeil lui alourdissait dj
les prunelles.

.
... il tait venu le sa m di vers
midi pour recouvrer une valeur
qu'on lui devait. Le patron lui
avait dit :
Pas au joui J hui, mou vieux,
un autre jour de la s-wnaine.
Maintenant ce n'est pas possi-
ble.
l'A il s'en tait all. Mais tait
revenu le lundi matin, ves les
huit heures. Le patron avait
alors clat de rire et lui avait
dit:
Mais alors, ee serait le di
manche que j'aurais tait l'ar-
gent avec lequel je vous paie-
rais aujourd'hui?
Le commis, lui aussi, avait ri,
et rpondu :
Vous avez raison ... Maison
ne sait jamais. Tel en Hati qui
est raseur samedi matin, a ces-
s de l'tre dimanche soir. Alors,
j'ai pens que...
Et il tait parti.se disant quil
allait laisser au patron au moins
une semaine de rpil.
... l'a rencontre trs soucieux,
lui dordinairesi gai et si pen-
ch vers les choses de l'esprit.
Il refusa de boire le cocktail que
le garon dposa devant lui. La
cigarette qu'il fumait, il la jeta,
par trois lois et par trois fois en
alluma une autre. On le ques-
tionna. Alors il dit :
Je passerai une mauvaise
journe. Je ne rate jamais, le
samedi, de passer une heure
avec un camarade que j'aime et
que je ne vois que ce jour-l. La
vie m'a emport ce matin. Je
ne l'ai pas vu, mon camarade.
Bh bien, ma journe est gche,
Notre il se demanda alors,
sceptique, revenu de tous les
sentiments autour desquels on
fait tant de bruit :
Amiti? Ou tout simple-
ment habitude?
*
... Ils taient quaire dans l'au-
to. Deux couples et une jolie
jeune fille qui, un soir, au bal,
avait attir l'admirative atten-
tion d'un romancier franais en
voyagea Port-au-1'rince.La pro-
menade les envoya, comme une
balle de tennis, du Champ-de-
Mars la jete du Quai, et du
Quai au Champ-de-Mars. Et
tous cinq se tuaient montrer
combien l'ennui est partout en
Hati, sons mme penser que
c'est peut-tre une faon de sa-
mnser que de parler de ses en-
nuis.
*
*
... voit que la propagande qui,
depuis quelques Minmes avait
its ailts toupets,lecoxumeuce
voler. M lin te n:- nt elle s'en prend,
tantt tout le cabinet, tantt
quelques-uns de ses membres;
Voil ce que c'est que d'avoir sa
presse qui crie par dessus les
toits que l'on touiber du un.
lUaln eu cas d chec. L ecUec
vint, .et le public rclama U


PA'ta-a
LE MATINM Juillet,1930
.:.-.%*:.xc.
......
JUBOL
rduque l'Intestin
< VOIX DES AUTRES
La Question des Marchs
" ruraux
Loi lectorale
Constipation
Entrite
Vertiges
Dyspepsie
Migraines
Fourn
;', CRAttU
i, min I
Puur rester en bonne
sant prenez chaque
soir un comprim de
JUBOL
l.r ctrsrli ii-iiqiH' ilu tabvt, i "".....
Ia%*llf, "ni li iltmil'iir <1 11 Inlilll'
I Jllh',1 ; ni ni I.......->,[..! ,..1. .. I* (a
\mt ll'lllM -iilnill RU .iliii|ii.- l;."iill''
Mini-p"1'-" "'''' 'ir-i|nr)rt il '<
h in m pli -i"'"/ii|iii ii \ii.'ii- h ii m-
<| -l.lli.llll ! II.'' -"Il1 ||ll '''; "I
mu: .' nl.ili'.i- ri pn-i lia I I.....I'".
|..r un -mil il* lin il" f IMIilll II" "
lunl i m" 'i.....niiMi ' i rilmil
il, ,.,imi ni Ml .h il '"I1"
Minn ' "I"1 fail 'I" ''''"' ''
,i, in.n .il f< un '' "
wr.llird. cl (!- liilulili"
|r i1 - ii.-i.
Anrirn ilirf ilr rlimqiir mM
:, In FtettM de l/.A'iiu ' I'"

CHAPITRE \.
(Suite)
SECTION III.
La question de la suppression
Ici march! ruraux, quoique
i,.llin. avec quelque vitesse
par Mr .1. M. Mexite et le Prlel
Turnier, de Jacmel.ne constitue
cependant pas des documents
urlragables.susceptibles de d-
cider le Gouvernement se ral-
lier leur opinion.Si Mexile e
le Prfet Turnier ont raison, il
est certain que je n'aurai pas jj'aUcuns preienuem 4 .*.
tort.Le premier est commerant, 1 paysan qUj s'adonne au ngoce,
il dtend sa clientle; le second, |d|aisse par ce |ait mme ses
absorb par la politique du mo-lcham> ErreUr I C'est la pay
.... ....; i ^..i..wtP inhrente!
DU RECENSEMENT.
Art. 05.S'il se trouve dani
lumire ceux qui prconisent
l'ide de fermer les marchs ru-
raux, leur opinion dont la laus- .. ius de bulletins que de
set clate aux yeux des plus . consiats par les mar-
clairvoyanls sera certainement ? ,g le bureau de recen-
batlue en brche par ceux qui X^ i.lecljon ds Dpu-
prennent constamment contacts ., Conseillers Commu-
avec les paysans des rgions
prcites.
D'aucuns prtendent que le
ivsan qui s'adonne au ngoce,
dlaisse par ce lait mme ses
ment qui est du'ieste inhrente|sanne qul se livre presque cha-
sa fonction ne dispose pas de l:c i
loisirs ncessaires pour bien se I s^
o"trer des besoins de sa po- I rame ses journes aux champs
L_..:__l-, r.uoBtinn tip la ter-I _-i_
||| lu polit Ramoneur do |'lttM Une Importante Circulaire
DE
M1 Constantin Mayard
Lettre
ouverte
A M0\SIIXR JOSEPH (.IlIRAUn
U
L'apli Dde R disposer de di
mmes, notre race l'avait, avec
clat, dmontre en 1804, a
depuis.uous disposions de no n-
mmes pour dea lins ngat n b.
Il fallait aux Hatiens d i i n-
velles diaclplinea et une oiga-
nisation.
19i5 C'est Bien (juc lin
vention amricaine se piodui-
si. Jetais le Prsident d la
Chmbre des D| nis. La
?oir Excutlt tait vacant,
foicasion da l'lection prasi
ticlie, la Chambre (|ue je pi si-
dais et qui loi mail les deux <
de l'Assemble Nationale ?ou | nel qui est devenu
e par un '
lait tou'.e force m lire pi
coup dlai Prsident de la R-
publique, croyant trouver
moi les qoalita que reqiMi.it
l'intrt national vu lace de lin-
lervention trangre. J'ava
peine 33 ans. Je ne rpond ta
pas la condition constitution-
nelle d'ge. Je refusais loi nul-
lement l'olre noigu-.Hissai te,
dclarant que si, pour une i
j'allais introduire un mens<,
dans ma vie publique, je per-
draia tant aux yeux de mes c<
patriotes qu'aux yeux des ai
ricains, l'autorit ncessaire
dans les dbats dont allait d-
pendra le destin national. Mea
collgues insistrent, mais non
relus tut si catgorique qu'ils
durent se le tenu pour dit.
Cette circonstance prouvi
que l'ambition eit chez in i de
trs peu de port" en regard de
l'intrt de ma Patrie. Le non-
V< au gouvernenienl lut CI
j'eu lis partie comme Mini
da l'Intrieur.
J'eus l'honneur de rdige; la
dclaration ministm Me je
dclarai au Paya, devant
Chambres, qu'aprs avon p o-
clam larmistie g< nrale poui
taira partir la nation nouve u,
nous voulions qu'il n'y t ul plu*
de distinction de nous ti de
multres, d'hommes do N rd,
de l'ouest ou du Sud et aut
billeveses aftaibliaantea, ma s
qu'il n'y eut que dea HetW us
envisageant laa lace leur d s-
tin. ,
Depuis on est ve; u a c eer un
nouveau prjug aussi crii i-
uel et stupide que les antres,
celui des jeunesconire les vieux.
11 laut aussi le rpudier.
C'tait, c'est encure mes
yeux le seul moyen da dlendre
notre Pays de l'absoption par
l'tranger.
L'Intervention avait un ;
franchement militaire. Comme
le gouvernement cousait i ait
qu'avant tout, il sagiss t de ne
pas tuir les reaponaabilita
mais de lutter pied p"
d'empcjier qu'il y eut une so-
lution de continuit dans l In-
dpendance d'Ilaili, nous tu-
dimes le projet de Convention
prsent par les amricains.
Notre gouvernement le it-
poussa et praanta un con
projet que la Force interven -
te n'admit pal
Nous sollicituics des uran-
des Puissances des deux mon-
des da noua obtenir de* facul-
ta de diecuaaion. Mi Soion mc-
nos, notre MlniaUt Washin-
ton,et Mr Price Mars, n
Plnipoteu ^ ** h
connatre qu'il n y aveu rien a
,a,re et qu'il hllait conduit
quanc'mme le Trait et au plus
*V
vite. Celte dernire opinion lut
exprime d'une manire t
i Ile par Mr Solon Mnoa. On
tait, l'aillauia, en pleine Guer-
re Europenne, h s Poiaaan
d Kurope absorb s par II urs
afiairea propres. Le projet et le
contre-projet de convention lu-
rent publie.
I es deux parlits aprs m Ile
difficults tenant notre, faible8-
se de petit peuple, anivi nt
se mettre d'accord.
Un de mes grands succB po*
litiquea est d avoir rdig, en-
tre autres, le texte franaaction-
(Ui est devenu l'ailiclc 1U
du Trait dfinitif et qui. don-
nanl un caraclie lempoiaiie
l'organe a m r i c a i n du
contrle i oblique al militaire
donne galement le carac ie
temporaire de ce cor,ltle. Itr-
sonne dans le moment, ne le
rendit compte de li po:lc
que je voulus donner celle r-
daction jusqu'au moment o,
aprs l'change des raiilkatious,
j'entrepril de dgager les ton-
squences proflianfa pour nous
de cet article. Etalon je lus
bris par l'Occupation militaire.
l'est peut-lit le lieu de par-
ler d'un incident dont on a lait
beaucoup de b.uil malgr sa
tutilil, base sur I ignorance
ic Ion est chtz nous des subs-
lilila du Iranaia. proclam
pai le[Conslitulio.i, Langui 01-
Bcielle du l'ays.
Mon ami, le dput Cau il.a
Lon avait dpos contre le Mi-
nistre une interpellation ins-
pire par un objet tout autre
que des vises nationalistes, on
le comprend. J<' rpondis si
heureusement l'interpellation
qu'il se dclara salislail al le
Uouvernement obtint un ordre
du jour de confiance et de plei-
ne s.iisi.iciii.ii. Pourtant, au
couis de son dveloppement, le
dput Camille Lon eui a me
demander : Bal ce vrai qu' l
y a nue const: aliuii militaire
eu 11 ;i? A quoi ja rpont
i Mais elle s'flei.d I Ule
ta beau . J avaia u malheur
de parler Fianaia .1 avaia t u a
aaei d'un idiotisme Iranaia li
courant qu'il est banal d'enten-
dre dire et de lire dans les
meilleurs auteurs : c'est le
monstre dans toule sa beau l ,
ce qui signifie c'est le monstre
daus toute sa perfection de
monstruosit : ma rponse li-
gnifiait non pas que l'ot
lion tait une chose belle noua
rjouir le cur, mais qu'elle
s'tendait chez nous dans tu i
sa compltude d'occupation mi-
litaire trangre. Dana la
au surplus, | venais de tenir
la plume pour une proclama-
tion du Prsident d'Hati ten
protestation contre l'envahisse-
ment des douanes et la disper-
sion tics force nationales par
l'Occupation amricaine).
A suit
Port-au-PrinceJe 19 juillet 1*30.
M. Joseph Gelrard,
En Vide.
Mon cher Concitoyen et
grand ami,
Je m'en voudrais de ne pas
rendre un public hommage, h
votre giande bont. Je le fais
par anticipation, devant vous
apporter, dans une tude que
je prpare, un tribu de recon-
naissance.
Vous m'avez, en effet, arrache
une mort presque certaine,
grce votre intervention au-
prs du Gnral Catbn alors
Chef de la brigade amricaine
d'occupation en Hati. J tais
depuis cinq mois en prison, en-
ferm dans un cachot trs pro-
pre, la vrit, et il ne me res-
|tait plus qu'un souffle de vie.
Comme nourriture, invariable-
ment on me donnait un kscuit
le cinq centimes le matin, le
midi et le soir; et l'on m'obli-
ov ait me coucher sur du bton.
Aussi, j ai conserv dcolle po-
que, du fameux capitaine Sor-
renson, surnomm Charles Os-
car, et du lieutenant Kenny, lit
Boute fera le souvenir le plus
douloureux.
En ce temps-l, les prison-
niers politiques ne jouissaient
d'aucun privilge, d'aucune fa-
veur, n'avaient droit aucune at-
tention; en ce temps-l. ceux
qui se sacrifiaient pour la d-
fense de leur Patrie n'auraient
p;s co senti se ravaler au-
dessous d'un vulgaire merce-
naire, en inventant, dans un but
lui MM v-------------- .
que son concubin passe fui-
I mme ses journes aux champs
pulation. La question de la er-|clcei0 est s, vraiquenousautres
meture des marchs ruraux est |ciladms: mdecins.avocats.ing-
trs pineuse.Pour ma part, | es-1 nieurscommerants, industriels
time, que dis-je, j'ai la convie- |el nous paSsons notre journe
lion aue la termelure des mar- no(re lravail alors que la
lemme de chacun de nous s'oc-
cupe des soins du mnage. Il
est donc faux de prtendre que
l'Vgriculture soit abandonne et
dans l'hypothse d'un dlaisse-
ment volontaire ou pas, le pay-
san peut-il aujourd'hui trouver
son existence dans le produit
spontan de la teire ? L'arrosage
de ses terres n'esl-il pas devenu
problma ique depuis l'tablis
sment du Bureau cadastral
central de la Rpublique ? Quid
de la loi sur l'alcool et le tabac.
Le problme de la suppression
des marchs ruraux est assez
troublautsinous devons exami-
ner,* la lumire de la saine raison
les sclut'.ons auxquelles il donne
lieu. Dans ce mme ordre d'i-
des, envisageous la situation
de nos paccotilleuses pour le
lion que la termelure
chs ruraux constituerait une v-
ritable catastrophe pour les ha-
bitants de nos campagnes. Celte
opinion, pour avoir t seule-
ment manilestedans la Presse.a
produit un tel toll dans les cen-
tres rgionaux que des plaintes,
des protestations en due forme
sont arrives jusqu' nous.GeltS
nouvelle a paralys foules les
nergies, jet la consternation
dans tous les curs. En -il t,
c'est ne pas connatre nos cam-
pagnes que de suggrer, si bi-
uvolement, une mesure si gros-
e de consquence. Fermer les
marchs ruraux, c'est faciliter
lexorde vers Cuba et Maons de
ce qui nous reste de paysans ;
c'est f.vvoristr- le vol ; permettre
plus d'un de donner libre
cours fou- s mauvais instincts ;
c'est 'aire soi tir le loup du bois;
c'est en un mot, exposer les po-
pulations de ci u lies rpit-
[ailles et augmenter considra-
blement la besogne de nos au-
torits quelque ordre quelles
appartiennent.
Loin de supprimer les
naux ou celui de 1 lection
des Snateurs retranchera cha.
cun des candidats un nombra
gal au chiflre des bulletin!
trouvs en excdent.
S'il se trouve moins de bulle,
tins que de votants, l'un ou
l'autre bureau de recensement
ajoutera chacun des candidats
un nombre gal au chiflre dei
bulletins. .
Art. m. Le Prsident pro-
clamera les rsultats du recen-
sement.
CHAPITRE V.
Dispositions Pnales
Arl# gf _. Toute personne qui
se sera tait inscrire sur la liste
lectorale sous de faux noms ou
de lausses qualits, ou aura, en
se laisant inscrire, dissimul une
incapacit prvue par la loi ou
aura rclam et obtenu une ns-
criptionsur deux ou plusieurs
listes, sera punie d'un empri-
sonnement de six jours a t.ois
mois et d'une amende de \ ingt
Cent gourdes.
Art. 08. Quiconque aura vo-
t dans une Assemble leclo-
raie soit en vertu d'une inscrip-
tion obtenue dans les cas prvus
par l'article prcdent, soit en
prenant faussement les noms et
qualits d'un lteteur inscrit
sera puni d'un emprisonnement
d'un mois six mois, et d une
amende de Cinquante a Deux
ci'S improbable o cette mesure aiuCiiuc v ~.
rvolutionnaire serait adopte J ( e/,fs gourdes.
par un Gouvernement quelcon
que. Nous avons en
nelcon i Art. 09.Sera puni des me-
effet vu f mes peines tout citoyen qui all-
oue certaines bonnes femmes, i ra profit d'une inscription mnl-
batlues par la vie.sout obliges, lip|e p0nr voter plus d'une ois.
a dfaut d'un protecteur de se j Art. 70. Quiconque tant
livrer aux hasards d'une exis- charg dans un scrutin de rece
chs ruraux, il serait plutt sage lence pa,seme d'cueils ; aux voir> compter, ou dpoui.ler tel
de les augmenter dans des en- i vjcjssiiudesd'uue situation dont bulletins contenant les suttrages
dioits o ils ne fonctionnent que |le moins qu'on puisse dire est'^s citoyens, aura sou-j*",
deux fois par semainecar] quene n'oftre que dboires et ajout ou altr des : 81
mme dans ce dernier cas le privations. Nous les avons vus lu un autre
is da I Anr>* \a* marchs ruraux taler rrit_ sera i
paysan ne souftie pas moins da aans ies marchs ruraux taler
cette anomalie, parce que, pour ) tf el ia des marchandises ache-
vivre, il est oblig de s'appro- j tes sur piace dans l'unique but
visionner en gros, et bien rares j de lirer un bnfice, si minime
sont ceux-l, ne disposant pas ; soitn. u Travail n'tant pas
de ressources suffisantes cette : organis chez nous, que veut-on
alors que ces bonnes femmes
lin. Trouvant sur place, dit-on,
ce qui lui lait besoin, le paysan deviennent l A combien de mil-
ne descend pas en ville.El bien,
c'esl la chose la plus naturelle
du monde, car lorsqu'on ne
trouve pas chez soi ce dont on
a besoin, on est donc contraint
de laire dans d'autres localits
des voyages d'agrment. C'est
ainsi que les campagnards qui
habitent dans les confins de
Grand'liois, Boucan, Boispin,
, Mirebalais sont obligtsde vo-
naire, en inventant, dans un but} iusau Port-au-Prince et
de lucre, la mthode des sot-!? rqtt0iipeniez.vous ? Pour 3
cripiions. 'aunes de siain ou 2 aunes de
J avais ele arrte sous incu I bku NvlsoI)[l paie 0 Un camion
lion juslifie d avoir voulu laci-; u) Jes ur son passage | dsihbrs. Cet tat de cho-
1,1er I entre en celte J Ile au al,e*re,oor| car, bien souvent, ses mpcherait .es Conseils
hros harlemagne Pralle et a j -onl pas d'animaux Et voi- communaux d'assurer le lonc-
son brillant second Benoit Da- p -----:r
Iraville de clbre mmoire. \ijrebalais, Belladre et
Pal ailleurs. l'OCUpat OU ai.U- JJ ^.^ ^
ricaine avait saisi celle occa- ^^ ail des marchs biheb-
domadaires, i e s campagnards
, utrenora que celui ns-
crit, sera puni d'un emprison-
mentd'unan trois ans et d une
mende de Cinq Cents a Mm
qourdes.
Arl 7i._ Sera puni du maxi-
mum des peines prvues en
l'art, prcdent, quiconque au-
ra enlev 1 urne contenant (M
Avec la supresnon des mar-
chs ruraux sollicits cor et
cri par des contradicteurs in
diffrents, irrflchis, l'Etat et
les Communes eux mmes
en ptiraieut. Qu'adviendrail-il
alors? H adviendrait que les
budgets des Communes seraient
Avis
r un proi!
de vis a fia ires adressa* \
Me Emmanuel THEAflD.
Petit Gove.

sion pour me punir d'avoir con-
u tout seul, bien entendu -
et excut, avec le concours.de
mes amis Cadus liellegarde.
Sdomon Janvier, Benoit Bi
ne au. Ihagne Dgand, El
moud Remy et d'autres don!
avec regret je ne peux citer
noms, le plan qui aboulit l'-
vasion de Codio de la prison de
Port-au-Prince.
Le Gnral Catlin couta vo-
tre voix, mon cher Concitoyen
et grand ami, et le 10 septem-
bre 1919, midi, .je fus libr.
Mais,j'tais dminralis. Je dus
me faire soigner dix-huit moi-
environ; lusqu' cette heure ma
sant se ressent des mauvais
traitements que j'avais subis.
C'est cette dernire arresta-
tion que je dois d'avoir perdu
ma premire femme. Eile ve-
nait d'accoucher, quand le Chef
de la Police se prsenta brutale-
ment chez moi, tandis que j'-
taisenlieusr.et fouilla ma mai-
son. La malheureuse en prou-
va une forte commotion. Ce |
mier clou mis son cercueil
, remporta aprs cinq an net
cours desquelles je me suis rui-
n, en essayant de la sauver.
je n'aime pas parler de moi-
ne; j'ai toujours prfr lais-
ser au temps le soin d-: c faire,
car cela Vaut mieux. J'ai d'au-
jnnf plus "i inci
us a conuuil a me dsignei
parmi ceux que vous avez obli-
gs, ayant utilis en leur faveur
.es
sont cependant dans la plus noi-
re des misres. Du reste, la si-
tuation conomique du paya per-
n t elle d'enviaager la possibi-
lit d'une mesure si dangereuse.
Si les marchs sonl indispensa-
bles pour les citadins, comment
comprendre qu'ils peuvent ne
pas l'tre pour les campagnards.
Cette logique, n'en dplaise
mes contradicteurs, est pour le
moins boiteuse.Je suis convain-
cu que quelques soient les don-
nes qu'essaieront de mettre en

il"'
vos rapports avec l'Occupation.
Toutefois, celte modestie ne
.aurait m'eni pcher de profiter
le cette occurence, mon cher
avons pas cr
ce National qui consiste
sepromthei travers lu Rpu-
blique pour qumander d.1 ar-
gent, ma's le Nationalisme tel
que l'avaient compris vos illus-
tres aeuls Nicolas GellVard, Ma-
gny, Beauvoir e! tous ces sur-
hommes qui i la3 ine-
ouleuvros, la Crte-a-Pierrot
et Vertires.
Cordialits.
Paul THODORE.
deviennent i a comoien ne mu- ra enieve i mue tuu.vwc... -~
lions d'mes se chiflreront bieu- suffrages mis et non encore a>
folle nombre des sans travail pouills. Les mmes peines se-
en Hati. Tout le monde doit ront appliques quiconque au-
vivre, c'est la loi du travail et ra aU.. ou tait disparatre e>
vous ne pouvez vivre que par le ;' regislres
travail. procs-v.
Art 72 Lenlre dans 1 As-
semble lectorale avec arms
apparente est interdite. En cil
d infraction le contrevenant sert
passible, outre la peine prvur
pour port d'armes illgal, dos
amende de 10 100 Gourde,
La peine sera du double
les armes taient caches.
Art. 73. Tout fonctionnaire
u employ public qui aura a
ou tent d'user de son auto
pour influencer ou paralyser
lections sera considr conira
ayant commis un attentat cofltn
la Constitution, et puni conlor
mmenl au Code Pnal.
Ceux qui auront nglig c
retus de remplir les forma"
prescrites par la prsente loi*
ront destitus el ne pourro
occuper aucune fonction paw
que pendant trois ans.
Art. 74.- Les contrevent*
ci-dessus seront dfrs aux J
bunaux correctionnels qui
tueront toutes aftaires cessai
et le jugement sera rendu "
les trois jours.
Dispositions Transitoires.
Art. 75. En attendant J
soit rtabli un Tribunal de i
Instance Aquin, le recense;
des votes de cet Arrondisse
se tera par les soins de la v
mission sigeant aux Caves.
Dispositions Gnenues.
Alt. 76.- Le Prsident
chaque Assemble diriger
oprations et tera observer
lois. ., .
Art. 77.- Le Prsident
toute Assemble fera apf
officiel s el agents de Ja
publique pour l'aide ne
au maintien de l'ordre
l'intrieur qu' l'extrieur
ci seront tenus de dtrw
rquisition.
Art. 78. Lorsque des
'aiies se prsenteront
lecteurs dans une Ass
lectorale, ils devront w
isolemeut et sans armes.
ArC 79.- Le PrsideO
expulser du local fout m
bonnement des services Com-
munaux, de liquider les dpen-
ses courantes el qui sont d'une
absolue ncessit. Les places
publiques, la rfection des rou-
les vicinales seraient dans un
at lamentable et les coles com-
munales, abandonnes. Ce se-
rait en un mot, le chaos, le
gchis-. La vie serait comme
suspendue. Voil quel rsultat
voudraient arriver ceux qui r-
vent le boycottage de nos mar
chsruraux. Que le Gouverne
menty tasse bien attention et ne
se laisse pas induire en erreur,
soit par certains fonctionnaires
qui n'ont cure des besoins de la
population de leur rgion, en-
core, moins par des intresss
dont le seul but est de vouloir
bnficier d'uue dcision morti-
fre. La dlicatesse de la ques-
tion ne peut du reste, tre exa-
mine et solutionn par un
te celte occurence, mon tnei minec ci suiuuuum.
Concitoyen et grand am., pour J Gouvernenienl carretre tran-
revendiquer l'honneur d'avoir | sitoire.Seules donc lesi
cr le Nationalisme avec noire *--
.minent compatriote Antoine
Pierre-Panl. Celui-ci forgea le 5
janvier 1916; je forgeai, moi, le
:W mai. Nous n'avons pas cr
chambres
lgislatives auront la comp-
tence ncessaire pour se pro-
noncer la dessus.
Marcel GELIN
nu
000
Soulage des maux de fte
et de la nvralgie en 30 mi-
nutes. Arrte un froid le pre-
mier jour et l malaria en 3
jours 606 en tablettes aussi.


L5 MAI IN- 21 Juillet 1930
inaui
Une des plus fortes1 COMPAGNIES
CANADIENNES d'ASSURANCE
sur la VIE ;
- **-
EUG. Le BOSSE & Co
Aaents Gnraux
i

Sont
Noiw

ii ))
DEMANDEZ LA NOUVELLE LISTE.
vile
I
La fantaisie pour les criardises exotiques et Amricaines a encore
pass. Il n'y a que la Musique d'Odou qui reste ternelle et ces
Disques sont toujours les seuls durables.
Bazar Odon
J. KARAYANY
Anale Grand'Rue & Rue Frou.
qui aura troubl l'ordre.
Art. 80. Les contestations
relatives aux lections des Con-
seillers Communaux seront sou-
mises aux bureaux de recense
ment prvus par l'ait. 00 de la
prsente loi.
Art. 81. Les Prsidents du
bureau de recensement feront
remettre sans Irais dans le plus
brel dlai chaque lu, un ex-
emplaire du procs verbal de
recensement de son lection.
Art. 82.Les doubles origi-
naux des procs-verbaux du bu-
reau de recensement constatant
l'lection des Dputs et Sna-
teurs seront au plus tard dans
la huitaine adresss au Secr-
taire d'Etat de l'Intrieur pour
tre par lui, transmis la Cham-
bre des Dputs et au Suat de
la Rpublique, lors de leur pre-
mire runion, et ceux consta-
tant l'lection des Conseillers
Communaux galement au Se
cretaire d'Etat de 11meneur.
Art. 83. Les Assembles Fri-
maires lectorales sont dissoutes
de plein droit aussitt que le
but de la runiou a t rempli.
Art. $4. La prsente loi abro-
ge toutes les lois ou dispositions
de lois qui lui sont coutiaires,
notamment les lois lectorales
du 4 Aot 1919 et du 21 Sep-
tembre 1U27, et sera excute
la diligence du Secrtaire d'Etat
de l'Intrieur.
Donn au Palais Lgislatil,
Port-au-Prince, le 4 Juillet 1030,
an 127m de l'Indpendance.
Le Prsident,
Louis THAKT.
Les Secrtaires :
L.kon Alfudd, Lonce William.
AU NOM DE LA HPCLIQUE
L.e Presideut de la Rpubli-
que ordonne que la Loi ci-des-
sus soit revtue du Seau de la
Rpublique, imprime, publie
et excute.
Donn au Palais National,
Port-au-Prince, le 7 Juillet 1930,
an 127e de l'Indpendance.
EUGNE KOY.
Pa le Prsident :
Le Secrtaire d'Etat
de l'Intrieur :
R. BAR AU.
( Fin )
Cour
d'Assises
o
Ce matin,sera entendue, sans
assistance de jury, l'aflaire dt
Mnevil St Flix, accus d'avoir
volontairement lait des blessu
res au citoyen Mlus Oxanard;
blessures qui ont occasionn
celui-ci 1 amputation de la main
gauche.
Le Tribunal sera prsid par
le juge Ed.Thomas et Me Jacques
Antoine prsentera la dlente de
l'accus.
m
t
Toutes les Polices
DELA
mwmmm

4.
*
comprennent la Protection contre la *f
Foudre sans auamentation de taux
Eug.LeikmrCo
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Combien
c'est dlicieux1
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des san4wlchei de K*>\
qiunJ vous leur MTWJ
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PAW.IiY &\l HS
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Poil au Prit.
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\ a luncha. auitM .-. mtrei occasions Kay emportetou j-
de Mincies faveurs Ce nouveau et dlicieux produii de Kraft aune fc
saveur piquante qui JuMu' ce que vaut l'ayes essay vou> sa saurai \
jamais que] sandwich vous demi i le K
Kay est en Manda part*e un riche, crmeus duvataux framajl
auquela t ajout dans la juste me ure des condimentsupn de viande
ni huile pour en faire un produit entii uveai avec une -c-
dujMiiiL' saveur nouvelle,
"ous devez, essayer le k.i ne Manques pu un ici rgal. Vntrat
picier ena. Mus regsrJ irque de fabrique, votre seuls m ''
U provenance KHAKf KOODS". \
I-B'C Jt
KRAFT
FOODST
i
Syndicat des
Chauffeurs
i&nuocation
Les Me m 1res inscrits du
Syndical des chauffeurs sont
pris de se runir en Assem-
ble C'a Cin Varits le lundi
21 juillet courant (i heures
trs prcises du soir, pour en-
tendre une importante com-
munication de l'ancien Pr-
sident et Fondateur de la So-
cit, Jules IJraux.
Vu l'impo tance et l'urgence
de la runion, les chaufleurs
conscients de l'volution du
dit syndicat.se leront le devoir
d'y assister en grand nombre.
L'ancien Prsident.
Jules IIERAUX.
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Georges DROU1N, Jrmie.
Oscar PORTS, Aui Cycs


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