Le Matin
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Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: May 22, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04014

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Clment Magioire
DIRECTEUR]
358, RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE W2242
iij a de certaiae> vrits:
r fitflit |HS do SfTsIsfr, Mil
qilH*al eiirtre fiirr iretir.
MTESOVIKI
2icnie ANWEt N' G99i)
TORT AU l'RINCK (UAITI )
VENDREDI 23 I 1030
r V
,>otfs //.sons dam Le Matin
{liiucrs, sous la signature du
^sul-Gnral et Charg d'Af-
faires, notre ami Abel Thard :
PARTIS POLITIQUES
A HATI
Le Nouveau
Prsident
o
t'oe dpche officielle nous a
pris que M. Eugne Roy a t
du, pr le Conseil d'Etat, prsi-
dent de la Rpublique d Hati.
Voici quelques no'es biogra-
phique sur le nouveau ch t d E
Ht de cette petite Rpublique
joui les changes commerciaux
lec la Belgique se developpen
fe jour eu jou.
De stature moyenne, le visage
iax traits nergiques qu'ciai
rent des yeux qui refltent une
ime de bonne trempe, M. Roy
l'a jamais demande sa vie qu'a
tes propres moyens. Caractre
indpendant, la politique ne lui
i jamais souri. Jamais il n'oc-
cupa une fonction publique. Il
tort donc droit de la vie prive
pour aller s'asseoir dans le tau-
teuil prsidentiel o l'a appel
Il confiance de ses concitoyens.
Ds son jeune ge il se passion-
u pour les questions de finan-
ce o sa haute comptence es<
reconnue de tous. -Son autorit
dans les cercles d'affaires est
incontestable. Aussi a-t-il t
maintenu la prsidence de la
Bourse depuis de nombreuses
innes. Eu maintes occasions,
le portefeuille des finances de la
Rpublique lui tut offert; mais
sou par modestie, soit par souci
de ne pas exposer aux clabous-
tures de la politique se rputa-
tion d'bonnle homme, il op
posa chaque fois un relus obs-
tin.
Dans les circonstances pr-
tentes o la lutte des partis esi
s acharne qu'elle met en jeu la
ne mme de la nation, M. Roy
I compris qu'il ne pouvait se
drober a un devoir patriotique
lassi imprieux pour un cilo-
ym de sa valeur/ Son lection
tait assure. Il y a environ ui.
ois qu il avait eie design, d'ui
commun accord, comme l'ai
bure ou plutt comme le con
iliaieui des opiuions et des
thses qui menaient lace tare,
eParli national progressiste ac-
tuellement au pouvoir, ei 1 s
partis de l'opposition. (Le ma -
du prsident Rorno, chef du
puni national prog- esMsle, pren-
Hialiii le 15 mai 1930).
Le nouveau prsident fit plu-
eurs voyages en Europe, au
cour desquels il s'occupa plus
partluuiiiemeul a tudier les
systmes bancaires, et les ques-
tions ue haute finance. En 1910,
II s'intressa notamment au ui*-
Onisnie de la Clearing Houst
^Londres, avec l'intention de
fonder dans son pays une insti-
tution semblable, mais des cir-
constance* indpendantes de sa
'olont ne lui avaient pas per-
iu de mettre ce projel ex-
cution.
Les connaissances de M.Roy
J* se limitent pas aux aflaires.
Homme d'une culture varie et
P1 raBine, il sait tenir ses
wnis sous le charme de sa con-
'rsation toujours intressante,
lestd'ailleurs uu dilletante et
P esthte. Nous le voyons,
prs la journe de labeur pas-
|* n ville, regagner le soir,
J'ussa Che violet, sa |olie villa
'feiipn-V'iile o il va prendre
j10 repos bien gagne, daus la
toicheur embaume de la mon-
*& et parmi les fleurs de son
|din qu'il cultive avec un soin
t"ox. C'est de l, de son
V^eei home , qu'on a t le
r^her, pour lui oflrir la pr-
sence de ut Rpublique.
*> Hoy fan uouc le sacrifice
'One vie paisble et heureus.,
* acceptant le pouvoir'avec
[lourdes responsabilit ei
* boires qu il rserva par-
J? ,tt* ura les mieux tnem-
Tous les Hatiens apprcie
on dvouement dans ces
r^asiances exceptionnelles, et
'derout sincrement dans l a
"glissement de la rude tche
iwioiesi dvolue.
As*t THEARD.
Il nous revient qu'un grou-
pe d amis, dj mis en vi-
dence clans le cours des der-
niers vnements et dont la
Rsolution du Conseil d'Etat a
marque l'attitude, s'est cons-
titu eu un nouveau Parti d-
nomm : L'Action politique et
sociale.
Le public les connat dj
et nous sommes dispenss
d'eu parler daus le dtail au-
trement que pour apporter,
sur le dsir mine des int-
resss, quelques prcisious
ucessaiies sur le caractre
et lu signification de ce Paru.
A un momeut d'aveugle
exaspration coutre l'inter-
vention amricaine, le trait
de 191.') et tout ce qui s'ensuit,
iiyauncueil contre lequel
il est utile de mettre en gnrde :
e'esi l'excs.
Tomber dans cet cueil, ce
serait syuouyiue de levcun
saus rserve aux agissements
antrieurs 1915; son, au
point de vue politique, l'ins-
tabilit qui nous dota de pr-
sidences presque trimes-
trielles; au poini de vue ad-
ministra nf, au rgime des lu-
cohrences et des mesures
sans suite ; au point de vue
linaucier, l'absence de sys-
tme et a la dpendance pun
i:que.
Dans l'atmosphre de re-
vendications dont est fait le
preseul hatien, ce n'est pas le
moment de charger noire
passe et nous n'avons aucune
disposition a le taire aujour-
i nui. aussi bien, nous ciu
cessons nous de convenir
jue, daus le las de uos mau-
vaises pratiques anciennes, il
te mauquait pas, de temps en
temps, ue circonstances heu-
reuses exceptionnel es fanes
,.oni" entretenir 1 espoir dans
les mes pati otes.
Mais, malheureusement, le
i.m.j de luDleau restait non.
%Js legune decoiiaboiatiou esl
venu appoiier dans cet en-
semble quelques amliora-
tions dont il arait lujusie de
mconnatre lu valeur, de
juclquts sacrifices que les an
,>u)txs i auiwui propre uaiio-
ual.
La situation hatienne a de-
puis volu. La fivre des
changements menace de tout
elacer des ellorts et des r-
sultats que, l'ombre de la
paix el de la stabilit politi-
que, le rgime du trait n pu
accomplir dans l'intervalle j
des quinze dernires annes. !
Or, s'il est bon de suppri-
mer les abus ; s'il est loyal de
convenir des fautes ; s il esl
juste de chercher perfec-
tionner el a faire mieux, il
serait dangereux et mortel
pour le l'ays, pensent quel-
ques uns. de pioceder, au tu
des vnements prochains,
lune taon susceptible de
compromettre les Heureux r-
sultats que le pays a pu re-
cueillir d une douloureuse ex-
prience.
Cesl pour le rappeler et
pour essayer de prparer uu
ordre de choses qui rende
dfinitifs ces rsultats; pour
essayer de dbairasser de ses
excs 1 application d'un trait
que nous devons subir encore
durant six aus ; enfin, pour
travailler l'tablissement
d uu ordre de choses qui ren-
de inutile, eu 193(>, le renou-
vellement de 1 instrument di-
plomatique de 191, eu con-
tribuant, dans toute la mesure
de son actiou, au relvement
des forces nationales, que
le nouveau Parti vient d'tre
| cre.
11 veut tre l'ami du Pou-
voir actuel, encore qu'il soit
sorti douloureusement des
circonstances qui lui ont don-
ue naissance.
Il veui tre agissant, mais
uon systmatiquement .oui
Oaiif. 11 veu. eire, en toutes
cncoustances.pondereei utile.
Nous falieudous a 1 uvre
avec confiance et sympa.liie.
l'om noue pan. nous ap
plaudiSsous a chaque etlorl
national pour suuir el se
grouper-L.ar,eu publique sur-
ioul, i isolement esl condam-
nable, quoiquou fasse ou se
propose.
Noue devise nationale est
d ailleurs 1 union : que nous
en p.n lions moins, mais que
uoUs la pratiquions un peu
plus.
L'Idal Rhum
,
ALIX ROY
28 annes de succs.
Siuhons
bire d'une
capacit de
1,5 & 10 li-
tres.
Voil quelque chose qui a manqu pour les ftes In
maison, les pique-niques, etc. elc.
Vous les trouverez remplis avec une bire dlicieuse chez:
M. Schultz & C.
A titre documentaire, nous reproduisons cette dpche de l'As-
sociated Fress aux Journaux amricains : %
M. E.Roy entre en fonctions
en Hati

Dans iiii discours preuons devant la Chambre des Dpots, le oeuvean
h-Milnii ludique les cuadilious Ncessaires pour (aire d'Haii
une nation stable. Le dbut de la eaapayue lectorale
rgulire
( Service de l Associated Press )
Port-au-Prince, 15 mai. M. Eugne Roy, lu prsident tem-
poraire de la rpublique d'Hati, conformment aux recomman-
dations de la commission Hoover, est entr aujourd'hui en fonc-
tions, sacs incident.
M. Roy exerce la prolession de banquier et lut, une poque,
praident de la Chambre de compensation gouvernementale, Il a
t choisi par les chels de l'opposition et par le prsident Borno.
Ou pense que la campagne politique commencera ds que le
prsident aura fix la dale des prochaines lections rgulires. A
ce moment-l trente-six dputs et quinze snateurs seront lus
iM deux i hambiesse runiront alors pour lire un nouveau pie
sident, coctormment aux principes de la Constitution hatienne.
On s'attend aussi ce que
m erses modifications soient)
..purlea la constitution afiu ,
le donner au peupla une plus;
grande pari ,a direction des
affaires publiques. Cependant,
comme la uombrs de* llstires
esl torl grand, l'lection du pr-
aident commuera d avoir lieu
au sllrage restreint*
A la Chambre des dpu *,
I prsident Hoy, api es avoir prw
nonc te -.eimeoi de fidlit, a
tait la dckralion suivante n
l'assume la lourde responsa-
bilit de mener la nation ha-
tienne vers sa nouvelle ind-
pendance. La tche de l'avenir,
c'est de taire d Haid une nation
table par l'union de tous le*
gioupes sociaux, l'amlioration
de la production, l'ascension de
nojveaux lments convenable-
ment duqus qui apporteront
au coi. ilique la vigueur
deleuis dons naturels.
La premi e chose taire,
c'ect le renouvellement de as-
Prire de commander 24 heures par avance. \
Tlphone : 2059.
i
J-
*m
Madame, mine dans un tat qui
demande un traitement dlicat,vous
pouvez vous dfaire de la torture des
nauses, en prenant ce laxatif, quoi-
que doux et inoffensif.cependantsr
ENOs"FRUTSALT-"
W
111(1
NOUVEAU SERVICE
DE RESTAURANT
Hors d'uvre varis ou
Plats du Jour
DESSERT
VINS THES SOIGNE METS CHOISI -|\ p, PATR1ZI
Les Meillvurn
M*our Adohweni*
I
parce qu'ils pont moulus de l'avoine
de choix mrie au soleil Vitamin*
par des Procds Naturels.
CUITS SANS FEU
AU MOULIN- -PENDANT 12 HEURES
Ftecora ir Avoine :i Minutes
semble lgislative. Je promets
de laire tout le ncessaire. La
rpublique haitieone doit sor-
tir victorieuse de ses preuves.
Sa future giaudeur dpend seu-
lement de la sagesse de notre
direction.
Cet aprs-midi, Port-au-Prince
tait en lie. Une grande r-
ception publique a eu lieu au
Palais, cependant qu au dehors, I
les cloches et les sirnes se 'ai-
saitnl entendre d'une taon pio-
looge.
Quand le praident dmission-
Mire Bon o est sorti du palais
il a t conspu par la foule, :
un lger du-ordre, qui n'a pas
dur, s'en < st suivi. APftion-'
ville, la d n iiue de 1 ancien
prsident a t place sous la
aurveiliaoce de la garde locale.
Prs de 200 manifestants se
dirigeant vers Ptionville ont
t refouls par la police.
Immdiatement aprs l'va-
cu iion de la Chambre des d-
puts on a dcouvert un lger
commencement d'incendie qui
a pn tre teint aussitt.
Le nouveau cabinet
Le nouveau cabinet de y,
Roy est ainsi constitu :
M. Frdric Bernardin, mi-
nistre des aflaires trangres.
M. Rodolphe Ban au, minis-
tre de l'intrieur et de la justice.
M. Ernest Douyon, praideni
de l'Union patriotique, ministre
dtt travaux public*.
M. Damocl Vieux. m'nWre
de I Instruction publique.
M Franck Roy, ii.nustre des
finances. M. F Ruy. qui est un
c ousin loign du prsident, ap-
partient au personnel de la
Banque nationale d'Hati.
... .n. mus un de n i n,
uu Iioiiiimi i.,i.
une labi et qni n ont
une on de Une femme
puss;i. Il laissn ce, suivit
In i< m me dur."!' ICMl mtres < t
lorsqu'il ! vint < n avaU
i nlpoi l ss i i i n'tait
qir mollir I 11 s'il In table,
uissil le tii rot \:nt le
pi ix de la boisson.
... ne voit plus d puis qui |.
qdes jours, bi!< i t \ s com-
me pour un vol triomphal, le
bel hydravion oui profilait Ses
formes lgantes sur Ihorizot,
Le grand tl I" oiseau "-'est en-
vol depuis Si un il i il semble
depuis que n: nque la mer Ca-
rabe un de ses plus beaux or-
nements. Mais il reviendra..
... a vu, dans un de nos grands
cafs, un garon qui fatigu de
servir, il tait une heure et
demie et avait rudement faim,
inventa un truc qui ne fera cer-
tainement pas la fortune de ses
patrons. Chaque lois que les
clients demandaient boire.il
doublait les portions de telle
sorte que l'on pouvait voir des
cocktails dborda m les grands
verres. Heureusement ceux-l
qui buvaient ne se laissrent pas
taire. Mais au lieu de boire,
comme ils en avaient 1 intention,
deux cocktails chacun, ils n'en
prirent qu'un seul.

... a vu la ruelle Piquant qui,
comme on le sait, est une rue
sens unique, et que Ion ne
peut traveiser en voiture q&e
de Lalue au Champ d- Mais,
une grande auto de la f S. N'a-
vy qui long ait I ruelle dans le
sens contraire, ('! amp-de-Mars-
Lalue. Ce camio tait prcd
de quatre cavaliers sur des che-
vaux gris, (lis messieurs, pen-
sons-nous, 11/ dl VI, lent ils pas
donner le bon i m pie en se
pliant eux aussi onx rglemeAti
sur la circulai,du tablis parla
Garde l'Hati?
?
... a vu, la biand Rue, sous
la galne de la grau le Epicerie
Bott, une bi< n dominicai-
ne, presque non, et qui portait
des souliers diffrents. Le pied
gauche tait en peau ronge et
le pied droit en peau bien. Bit*
ce un hommage que la jolie voi-
sine veut rendre an Pays o
elle a t si bien accueillie, en
portant en souliers son drapeau
Nul ne peut Bavoir. Mais tou-
jours est-il que, sur son par-
cours, elle oblil 1 un succs des
plus sympathiques. On s'arr-
lait pour la voir p sscr et on lui
souriait au passais

... a vu une chose qui a lar-
gi d'tonnemt ni ses paopires.
Un homme qni ne sait ni lire
ni crire el ijiii u lphone qui
il veut. On n'a qu' lui dire le
numro de la personne a qui
l'on veut qu'il tlphone et,sans
hsitation,il s'empare de l'appa-
ieil et appelle la personne en
question, lit chose drle, il n'ar-
rive jamais se tromper.
.*. *
...a vn a la rue Amricaine,
hier aprs-midi, vers les trois
heureset demie, luute une foule
de gosses attroups sous la ga-
lerie d'une maison aux person-
nes hermtiquement closes et
d'o montaient ois cris et des
cris. Celait une mue de famille
lis svre qui administrait une
correction a tioihoe ses enfants,
en mme temps.
*

... a vu quelques pres de fa-
mille qni djeunaient trs co-
fiieuscment aux Caves d'sTsiti.
Issortirent de table complte-
ment satisfait' < eux qui pas-
sait!.: purent '. freina oirs,
l'scuUKSCi :.utrcs:
C'est lout siaiplemi iit mei -
veilleux de pou\oir ainsi man-
ger par ces temps de vie chre,
pour une yourde et demie s*ok.
ment.


PAGE-2
l Matin- 23 Ma. 1930
""m_________JJ!JJ
CORRESPONDANCE
non-1-
UNE MISE AU POINT DE M. CHARLES ZAMOR
Monsieur Kmile Cadet,
directeur de. La Gazette
C9p Hatien.
Monchti Directeur,
Je ne suis pas un passionn
de la polmique.Le serais-jc qu'il
me rpugnerait de 1 'entrepren
dre avec certains hommes de
mon milieu. Ce serait me dimi
nuer, mon cher Directeur. Je
vous le dis sans acrimonie, sans
vantardise, avec tristesse... Ce-
pendant, il convient que, poui
ce qui me concerne et concerne
d'antres, l'histoiie soit claire
Elle a dj enregistr le gesu
d'Oresle Zamor, prsident de U
Rpublique, s'oftrant en holo
cau9te plutt que d'accepter la
proposition amricaine de ven-
dre ou d'entraver son pays.Kilt
a dj enregistr les belles pa-
roles de Bussy Zamor, Snateui
de la Rpublique, quand on lu
demandait d'entrer
ion a propos de la lameus.
Convention propose : je vol.
contre le principe mme de cet
te convention ,disait montii.
Bnssy.
Reste Charles Zamor.
Il y a quelque chose que 11
gnore de moi, c'est lout le b
q**s j'ai tait mon pays et \ m1
compatriotes. Mes ennemis po-
lliques accorueiout a ce m
sens qu'ils voudront : i QNORI h
bien que j ai fuit, l'ayant accom-
pli simplement sans aucune id
mercantile, et si je me souviens
maintenant, je dois encore tint-
ennemis d'aujourd'hui, le m
rappeler l'attitude que j'ai tu.
durant la grande tragdie de
mon pays,afin de poser les laits
avec des noms et des dates, en
tace des calomnies indignes que
mes adversaires (ont autour d
ma personne <'t de ma vie poli
tiqoe.
4e me dtends, si l'on peu
appeler une dtente la impli
mise au point o les faits rela
ls fidlement ne s'attaquent a
aucune personnalit, ne dgra-
dent aucun citoyen. Je me d
fends, en nie plaant au dessus
de toutes les passions, car j'esti
me qu'aujourd'hui plus que ja-
mais, le peuple hatien, la masse
haitienne a besoin de croire en
la puissance de l'lite pour la
solution des grands problmes
qui chaque jour se compliquent.
Cependant, qui peut se vanter
de connatre mes ennemis mieux
que moi ? Que de bras n'ai-je
pas arrts, la torche la main,
empchant un incendie, un as-
sassinat. Je relis souvent les
vieux papiers d'un vieux tiroir.
Quelle tristesse 1 quelle ironie,
mon cher Directeur, d'entendre
les patriotes d'aujourd'hui par-
ler dp leur pass Mais quoi
bon prsenter ce peuple le
spertacle d'anarchie de notre
douloureux pass ?
.1 ai promis des I .its. Les voi-
ci.
Ko 1914, le Gouvernement
Z imor s'tait vu accul sader-
mre position et la Banque lui
avait terme ses guichets. Ce fin
une tactique qui prparait la vi-
site et les propositions de Mes-
sieurs Farnhara et Sherm mu.
Ces Messieurs me visitrent en
eftet, accompagns du Consul
Lemuel I.ivmgstone, et je les re-
us eu praenca du gnral Au
uibal Bliard et M. Josias Mou
treuil, deux omis qui m'Iiono
raient de leurs conseils durant
ces heures critiques que fraver
Miit le Gouvernement Z imor,
Mes visiteurs me promirent lor
mellement de me faire ouvrn
les portes dr* la Banque et de
me donner les secours nces-
saires si j'acceptais de laisser nu
Gouverne meut amricain le con
frla de nos douanes. Mais d|
mou II re Oreste m'avait pr-
venu qu il s'tait rfugie Limo-
uade puii! se soustraire des
suggestions du mme genre.
, Vertement, je rpondis tes
I messieurs qu'ils me proposaient
une flonie, un crime ; et je me
I levai brutalement, retusani de
[, continuer i entretien.Je le tis si
I brutulement, je l'avoue, qie le
3 Gnral Bhard.lout en npprou
i vaut mon relus.me reprocha d'a-
voir t incorrect en m expli-
quant que l'aurais pu repousser
poliment i offre de ces mes-
eicurs.
Voil ce qui est authentique
et l'en appelle la loyaut du
Gnral Annibal Bliard et la
i conscience du t.onsul Livings-
^tone pour crier cette vrit
mes pauvres adversaires qui on>
perdu dans cette lutte electora
le, le sens de ia raison et de
i Mtonntet.
Tandis que je relusais ce con-
cours dloyal des amricains, je
savais bien que le gouverne
ment tait sa fin et que c'tait
la dbcle.
Le Consul Livingstone m'a ra-
cout daus la suite comment l<
capitaine Russe! qui comman-
dait le bateau sur lequel aval
voyag l'a ni ha m eut a approu
ver mon'gesle.Ce gnral est ui
patriote, dit-il, et |'uurais tait h
.nme geste.
Peu de jours aprs, les rvo-
lutionnaires se portrent aux
portes de la ville du cap.et tau
lis que j'embaiquais mes tiou-
pes pour la tetraite, les amen
cains dbarqurent, et je m'en
allai saus prendre coulact avec
eux.
je ne veux pas dire, cher l)i-
lecteur, pour ne pas dvier Ut
la ligue de conduite que je un
iuis trace ds le dbut de celli
lettre, quel est le premier liai
en discus- *uen qui entra immdiatement
en relations avec ce* amricain.
at quel est le grand palnod
|.ii, dans la suite, provoqua u
constantes runions chez le coi.-
>ul i.l VlllgslOU LtldlSUt lt.S
neelings daman, cher Mon
tieur.Ceiai aussi le a-,bui Uuu.
are nouvelle un te paii.oiisiii<
palissait devant la possibliiU
1 une pi e-idence evemUclle.iaii
n9 que |. Vv-uui, moi, de le
>OU->ser loilie aillt'l icalne...
C'est aux Gonaives qu |e de
Oaquai. Puis je me icndi-, un
.ndidieineiii a Luneiy o ayau.
.encontre mon hre Oieste, je
iui lis compieiidre la necessn.
de do.mer sa dmission poui
einpctiei une cllusion de sai.g
mutile. U appela Auguste Ma
JiOire, sou Chel de ..ubuiei, e
c'est devant la chapelle d Enue-
y sur une marche de l'escaliei
pie cette dmission tut rediget
cl signe. Nous reuli unies aux
douaives et nous einb.n<|iun.
a bord u'uu navire eiiaugei,
diei chant le chemin de i'cmu
Eu ia le de t'oit au uucc,
non Irere testa a bord el ces
u.u qui descendis remettre m
lettre de dmissions el cheichci
sa femme,
La Journe j
aux Indes
I ne >ceu:ylranije devant un dpt
de sel. Le rouioniBisme i
Bombay, 19 mai. Les yeux
de l'Inde entire ont t fixs
aujourd'hui sur le petit village
le Dharasaana, o s'est passe
une scne trange.
Mme Sarojini Naidou, qui est
maintenant la tte du mouve-
ment de dsobissance civique,
avait 1 intention, avec laide de
ses partisans, de s'emparer des
dpts de sel.
La police 4s'opposa, Mme Nai-
dou et ses partisans restrent
ur le bord de la route tandis
que des policiers tablissaient
autour d'eux un cordon de s-
ret ; personne ne tut autoris
u a verser ce cordon avec des
aiiuieiiis pour les volontaires.
On croit que Mme Naidou se-
ra rejointe uemaiu par un se-
cond groupe de volontaires
moins quelle ne consente a quit-
ter Ohaasaana sans essayer de
s'emparer du sel.
Le congrs panhindou qui a
dlibr en secret pendant trois
jours s termin sa session.
Pandit Malvuya, membre du
Congrs, a infoi tu le gouvei n
|.ueut, qu'un comit eulierait
duu ia r. giou le Peshawar
pour venir eu aide aux mem-
bre qui ont t t prouve* peu
d.mi les rvent* dsordres. Jus
qua muiuteuani, le gouverne-
ment a interdit une manifesta-
tion sembub.e.
Ou Mguale un peu partout, de
nombreuses arrestations.
Le gouvernement a des preu-
ves certaines qu une agitation
comuiuuisie srieuse se mani-
feste daus le nord de l'ine.
*
L,es
Mais il tait trop tard.
Des coups de teu avaient dj
clate dauh la cour du Palata,
et Madame Oreste Zauior et moi
nous lie pmes que gaguei
communistes
aux Liais* Uni
Washington, 18 mai, Mou-
sieur Sucll, prsident de ia com-
mission du i gaillent de la
Chambre, a dpose une rsolu-
tiou autorisant une enqute sur
les agissements des comeiuuis-
tes aux Liais Unis par uue coin
mission spciale de la Chambre

lue coutemire navale
des puissances ndiferraoeaaes
mPans, 18 mai. Ou consiuei e
comme possible qu'une conf-
rence politique et navale des
ia legalion l'iaucuisi ,-nui nous l puissances mditerranennes,
mettre a couvert. L>c|a tes iiou
pes levoiuuouuawes aValeul le-
v la mai. lu- des Inuiaive..
vers Port au-Piiuce.
Je revus au Consulat un nou-
vel assaut, celte luis de Mousieur
Bailly Blanchard qui me propo-
sa la l'resideuce sous 1a garantit
Ues ttoupes iiueiicaiiioa qu il le-
i ail dbarquer. Je rpondis a
Uaiily Blanchard aussi nergi-
que qu'a Mr Kariiham, en lui
usant q..e mon trre Venait da
voir nn tiop beau geste quu
n'appartenait |>as a moi deiei-
uir. Le Ministre amricain m
sis.a en luisant miroiter devan.
mes yeux celte occasion excep-
tionnelle que je letusais poui
avoir le t'ouvoir et en me de
n m l.m i avec uisistauce de cou
sulter mes amis. Je racontai
e.te cOllVeisatlOll a mes COI"
ligues eiugics comme moi :
audelon Bigaud, tiasiou D.
leucour. Feteamiu Etienne et
(Edouard Laroche, leur deman
uni leur avis. Ils me lhcilreui
de ma rponse et quand Mon
leur B.uhy Blanchard revm
a 2 heures, je lui confirmai mou
ttus de sortir.
Voici les laits, cher Directeur
Jest une mise au point assez
ougue, j'en conviens, mais elle
e ait ncessaire pour cl urer l'o-
pinion.Ce qui ettraye mes adver
aires, c'est ma popularit, c'est
11 grande COttfl ince que je jotlui
. lis le peuple, parce que, cte
i cte |'ai vcu a-.. c celle mas
S paysanne, la dirigeant par
mes conseils, l'aidmt par mes
elatious, parce que mes nom-
>)ieux amis, les fanatiques de
/ luior comme on les appelle,
n oui tous vu l'uvre, et ceux
1 qui ont vcu tout prs de moi
oui entendu la prire de deh-
vr. i.* que j uiresse chaque
jour pour mon pays, nI.i popu-
larit, n'est rus l'uvre d un
jour, mais c de de tuuta uue
vie o, dm ia paix biemaisanie
d'aujourd'hui, mon ccaur d-
borde s'clater, de cet amour
,iOur mon pays que la hum*
a |alousie de quelques c doyens {
ne peuvent arracher.
Agrez cher Directeur,
bien sincres salutations.
HENRI ELIE
Vil iliuirsteir I > l'ostes
Ce&t avec plaisir que nous
enregistrons la nomination de
notre ami Henri Lhe, comme
AJiuiuistrateur Gural des
'ostes de la Bpubhque. Il a
t install jeudi une heure de
i aprs midi, par M Henri Lar-
ge, chef de Division au Dpar-
tement du Commerce.
Nos compliments les meilleurs.
o
M* Franois Hantgat
IMrei'Ietir de I Foseigneiaeut
Nous apprenons la nomina-
tion de M" Franois Manigat
comme Diiecteurde l'enseigne
ment. Il remplace cette fonc-
tion M' Georges OCallaghan.
M Franois Manigat est un
mathmaticien de haute valeur.
Il tait professeur au Lyce. Il
est certain que son entre la
Direction Gnrale de l'Ensei-
gnement n peut tre que profi-
table I Lns< ignement.
Nous lui prsentons nos com-
pliments.
la Gabiiel sarliiHlier
du Prsident de la flpibliqie
Cesl M'Emile S mit Loi qui a
France, Italie, Graude-Bretagne,
Lspagtie, Yougoslavie el Uiece
sone de ia premire tenta-
tive la. e t>our trouver une so-
lution au ui fie rend naval banco
ilalieu.
La France dsire particuli-
rement que toutes les puissances
uieie.->sees parucipeul a ces d.s
eussions.
Ou admet officiellement qu'au-
cun progis n'a t accompli
unis la fixation du statut legai
dus i esuieuis italiens de Tunisie
ou dans la question d'une lec
ulication de hontire du co
te lu Tripolitaine italienne. On
pense que le rglement de ces
Plistions aurait une influence
lavoiabie sur les ngociations
aValeS Iraiico-italienues.
| ne nomm < hef de
Bureau au
hinet Particulier du Prsi-
dent de la Rpublique. Il sera
install le 1er juin prochain.
CHAULES ZAMOR. i Nos complimenta.
1
La supriorit qui dureJongtemps
Aucune comparaison de la Dodge Six avec
aucun* autre auto de son prix ne rvle ces vri-
ts : La Dodge Six est construite pour tre la plus
capable pour servir avec plus de scurit pour durer
plus longtemps. La construction de la carrosserie est des
plus solides. Son moteur a grand dplacement de piston
des pistons accomplisJplus de segments sur les pistons-
plus de billes sur le crankshaft. Elle a un encadrement
protond avec plus de pices entrecroises de longs res-
sorts de meilleurs treins de plus gros pneus. Dans
chaque dtail, elle assure une belle performance, de la su
ret, de la dpendance, un excellent service, en dure, et
la Dodge Six excelle.
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302 $ CHRYSLER MOTORS 'DRODUCT
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PHONE: 2318 Nouveaux
succs
ll If MHII11 MIEKISSOX
'.es |ournaux du Canuta re
latent les succs du jeune Dr
Camille Lhrisson Montral
o il suit les cours de lUniver-
sit de. Mc-Gill, comme bour-
sier de la Fondation Ro> kl- lier.
Le 1er Mai, sur la demande
du professeur Sthaele. chel de
pharmacologie, notre jeune com-
patriote a tait, avec beaucoup de
succs, une contrence d'une
heure et en anglais aux tu-
diants de 3e et 4me annes sur
le traitement el la prophylaxie
des maladies tropicales.
Il y avait prsents, outre des
protesseurs de la (acuit, envi
ion cent cinquante tudiants
dont des dem< is II s anglaises,
canadiennes et chinoises. Les
jeunes Hlles taient les plus en-
thousiastes. Elles taient sur-
prises de voir un jeune ngre
obtenir tant de s iccs. au sein
d'une si i no fn L' vrsit.
Les Dre Sthaele et VVilley ont
publiquement tlicit le D Lh-
risson- <
Un tait qui a tr> note un
tndiant d Sme anne de m-
decine, un noir de la Bai L ide,
Mr nfflths est all, presque,
les larm** aux yen?, fliciter
aussi le J Lliii*Ma de mi
succs.
On dit qu'il est de tradition
que chaque anne, s'il se trouve
des ngree Mc-lil, l'un d eux
doit remporter les hautes dis-
tinct! ms. Depuis 1926, malgr
11 pr -seuce de quelques uns
cette Universit, aucun succs
ditant n'a t not. C), comme
Lin Iberg, le Dr Camille Lhris-
son peut dire : / did it, ou com-
me Cator : Vive Hati.
Le-* succ- de noire coupa
triote tont honneur l'cole na-
tionale de Mdecine de Port-
au Prince. Nous ajoutons aussi
nos compliments au Dr Mel
horn, pour son administration
bientaisante.
Depuis cette confrence, les
tudiants de Me Gill ont pour
le Dr Lhrisson une respec-
tueuse attitude. Ils sont venta
blement tonns de voir un jeu-
ne h utieii de langue franaise
parant correctement l'anglais.
La connaissance de l'anglais a
beaucoup aid le Dr Lhrisson
dans ses tudes Me- Gill. Cesl
pourquoi nous avons toujours
dit nos jeunes compatriotes
d'tudier cette langue avec l'es-
pagnol. Le Dr C. Lhrisson parle
aussi l'espagnol.
C'est un bon point pour le
collge Louverture et le Petit-
Sminaire Collgo St-Martial o
noure jeune docteur a fait m
tudes classiques.
*
Le Dr C, Lhrisson veut tre
licenci es-sciences biologiques.
Il vi*nt de subir quatre examens
avec beaucoup de succs. Le 29
M*., le rsultat gnral des exa-
mens de I Universit sera don t
au grand iha re Capitole de
Meutrad.li fera master efscien-
ces in biology. C'est, croyons-
nous, le premier hatien avoir
ce diplme.
Le Dr Lhrisson se rend le
mois prochain aux Etats Unis,
dans le Massachusetts. Sa
bourse a t prolonge d'une
anne. La Fondation Rockleller
lui a manilest le dsir de 'e
voir continuer ses tudes pour
prendre le diplme de docteur
es-sciences biologiques.
Nos meilleurs vux i accom-
pagnent.
Pour finir ces notes, disons
qu' l'Universit de Mc-Gill oa
rencontre les plus grandes au-
torits de la chirurgie et de la
mdecine en Amrique. C'est
l'une des meilleui es du monde.
Les professeurs reoivent de
12.000 15 000 dollars de salaire
par an.
Hati est inconnue des Cana-
diens. Il n'y a pas cinq volumes
d'auteurs hatiens dans la vaste
bibliothque de Mc-Gill. Le Dr
Lhrisson, dit le journal de cette
Universit, a promis, rentr en
Hati, d'envoyer des volumes
de see compatriotes la biblio-
thque de cette clbre Univer-
sit.
Les tudiants du Canads-, sur
la sollicitation du Dr Lhnwoo
vont entrer en relation avec
ceux d'Hati
D autre part, pourquoi ne ps
nouer des relations commer-
ciales avec ce grand peuple '
C'est un pays dont la moralit
grande et apprcie et la re*
hgon plus grande socore


sm&.vn
LE MATIN 2 S Mai 1930
t\Gt
Dlgations
au Palais
National
Hier, 9,heures du matin deux
pfltiouade la Croix-de.s-Bou-
quets et de Grands-Bois ont t
itvues au Palais National par le
prsident Eugne Roy.
La premire dlgation tait
compose de MM. Emm. V.
Blain, Magistrat Communal, Du*
pas Bertrand, Charles S. Mur-
ville, Georges Lacombat Will
Armand et Obban Romain;
| seconde : du Magistrat Com-
munal Sagesse Dorlien et de
deux autres notables des Grands-
Bois. Mr Clment Magioire,
fr-tetde Port-au-Prince, qui ac-
compagnait ces dlgus les pr-
teota au Prsident en une cour-
te allocution de circonstance.
Puis, le Magistrat Communal de
la Croix-des-Bouquets, lut un
discours bien tourn o il pr-
senta au Chtt de l'Eiat, les vux
et les souhaits des populations
qu'il reprsente.
Le Prsident Roy eut des mots
heureux pour remercier les d-
lgus en appuyant sur la n-
cessit de l'Lnion et de la Con-
corde pour arriver aux buts pa-
triotiques dsirs.
Belle et cordiale rception.
.__ 'TrMr-MtarrawraMn**ii
Le Monde
NAISSANCE. Est ne, mer-
credi 21 mai en cours, Marie-
Thrse, fille de notre jeune COU-
trre Bichard Salnave,deL'Ac-
tioa Hatienne , et de Madame.
Compliments aux poux R.
Salnave et meilleurs vux ; u
bb.
Varits
CE SOIR
Grande soire populaire
\ CANDIO
dans son rpertoire :
Pas pleur lilna
Du teu nan Conseil d'Etat .
< Nostrum devant l'Histoire .
Vol audacieux , (redemand).
Entre : 1.00.
LES PHOTOS Dl MIMAI
La Maison Doiel Vi ud de trs
jolies photos des diffrente^
manifesiations qui ont ma que
la belle journe du 15 Mai. En-
tre au Conseil d'Etat du Pi-
sident Roy, son arrive la
Cathdrale, la transmission dts
Pouvoiis au Palais, dans le
gran salon en vert, le dpart
du Prsident Borno,tout cela est
fix pour l'hihtcire grce ces
photographia s qui sont trs clai-
res et o l'on reconnat toutes
les personnalits qui ont vcu
ces h s-les tumultueuses ou
mouvantes.
Enfin, aprs avoir entendu la
conlerence du Dr Lherisson le
1er Mai, sur les maladies tro-
picales et assist ses examens
eu sciences biologiques, le Dr
Bemll, professeur, lui a ollert
en signe de satistaction, un vo-
yage de trois mois et ses trais
n Angleterre et en Eiance, la
An de ses tudes, l'anne pro-
chaine.
I Au Radio
Cabinet particulier de *>u fcun-
ifie le Prsident de la Keiubliqn e
Voici le programme du concert qui
sera mule ce soir, la Sta-
tion H. U. h -
8.00 p. m. Orchestre du 2 r-
giment U. S. Marine Corps ( lst
Sgt. Frank Walcutt, Directeur).
1. Watching m y Dreams go by.
2. There's Danger in your Eyea,
Chne.
3. Lucky me.'Bovable y ou.
4. Where the Golden Daftodils
Grow. ; ^.
5. Should I.
6. Pin in love with you.
7. Happy days are hre again.
8.30 p. m. Lecture par l'Office
dn Conseiller Financier.
8.4< p. m. Orchestre Elit
Jazz.
Sous la direction de Louis J.
Scott.)
1. Broadway Melody,
Fox Trot.
2. Georgia Pines, Blues.
3. Look what you hve done
to me, Fox Trot.
4. Pip pap, Fox Trot.
5. Birmingham Bertha, Blues.
0.Like a Breath of Spriug time.
Valse.
7. a c'est la vie, Meringue.
Il est port la connaissant't
des intiesss que, vu les eM
gences du service public, Son
Excellence le Prsident del R-
publique ne peut recevoir que
sur rendez-vous.
En consquence, nul ne sera
admis voir Son Excellence le
Prsident de la Rpublique oo
son Chef dt Cabinet sans lie
muni d'une carte d'audience.
Cette cart.* sera dlivre
tous ceux qui en leront la d
mande.
Le Chef de Cabinet,
Lucien HIBBERT,

Remerciements
Mme Vve Plon Pressoir,
ses entants Fernandeet Char-
les, les membres de la tamille
remercient tous les amis qui
leur ont prt leur concours
l'occasion de la perte dou-
loureuse de leur regrett
Ption Pressoir
Il leur en garderont une
sincre reconnaissance.
Port-au-Prince, le 23 Mai
1930.
La peau ru-
queusences"
site ce savon
POUR tre royalement servi,
Alle ai Magasin des
ROIS qui t doue le ROI des
Magasina, et
r^PAUi. E. AUXILA
vous pisenlera ses tissus,
ses chaussures, ses partums
et produits de beaut, ses
meubles, ses chapeaux, etc,
prix consciencieusement cal-
culs.
Pour cause
de dpart
Mr CAMBONIE. Chancelier
la Lgation de France,vend
cheval, voiture et quelques
meubles.
Il agit doucement sur les
pores de telle faon qu'il lait
mieux que nettoyer. C'est une
ombmaison de savon pour
la peau. Il dissout toute trace
de salet et aide la peau
tre tendre et douce.
L'Exelento
Savon de la peau
Produit une mousse paisse
excellente ,
11 adoucit et enlve las ru-
gosits et tonifie le cuir che-
velu. Il aide donc maintenir
l'tat de la sant.
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guistes. 'our 0,90 Mutines
seulement. Il et etpdle ds
rception du prix.
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\gent* demandes pour ton*
pays.
Eonv^z uour reuteumements.
Service dwtioo de graie
l'glise Wesleycub

Dimanche prochain, neu*
heures du matin, il y aura
l'Eglise Wesleyenne un ser-
j vice d'actions de gi ces Toc
casion de l'heureux avne-
i ment du Prsident Eugne
' Roy.
j Le Public est cordialement
iuvil dy assister.
Bonne occasion
A vendre, pour cause de
! dpart, un des plus importai! s
tablissements de port au
* prince, situ proximit de
Ila ville, eu face de la mer,
(lui rendement certain et
lucratil.Cet tablissement est:
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[sont excellentes, s'adresser nu
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YEUX!
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comprennent la Protection contre la
Foudre sans aurjmentation de taux
lEuyleBos8#Ci> s
Le Dpartement de l'Ins-
truction publique informe le
intresss que les examens de
la session ordinaire de l'anne
scolaire 1929 1930 sont fixs
aux dates suivantes :
Certificat d'Etudes Primaires
Lundi, 23 Juin.
Brevet simple de Capacit
Lundi 7 Juillet
Brevet Suprieur
Lundi 7 Juillet
Certificat d Etudes secondai
res classiques ( 1re et 2e
parties) Lundi 11 Juillet
Examens de passage Lyces
Nationaux Lundi 11 Juillet.
Examens de passage Ecole
Normale Lundi 14 Juillet
Examens de fia d E udes Nor-
males Lundi 21 Juillet.
Examens de Comptabilit
Lundi 28 Juillet.
Certificat d'Aptitude Pdago-
gique (1er et 2e degrs)
Lundi 28 Juillet
Fait Port-au-Prince, la
Secrtairerie d'Etat ce l'Ins
truction Publique, le 20 Mai
130.
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employ dans la gunson radicale des maladies des yeux,
quelque graves et chiouique qu'elles puissent cire. Le trai-
tement se tait avec une rapidit tonnante telle, qu'elle
vite toute opration chirurgicale qui effraye lant les pa-
tients. Ds sa premire application, les don irm s et fatigues
disparaissent, Lest un remde minemment efficace dans
les opntalmieset plus principalement dans les ^lauulations
granulations purulentes et biencihagiques, quratites, ul-
cres de la corue, etc, etc. i Les ophtalmies qui prennent
naissance dans les maladies vnriennes sont traites en
ns peu de temps par le tProdigaluzwqui est aussi une mer-
veille dans les inteclions po*t oprations.
Le fiouigaluz fait disparatre les cataractes ds leur
ap|iaii:..n Le Prodigaluz dtruit les microbes, cicatrise
uesintecte et guent radicalement.
Arrire toutes les autres prparations hase d'aisenic, de
mercure, et nitrate dargeut et de* bleu "de mthylne, et
et autres remdes si redouls, en usage dans les cliniques !
Les vues faibles et fatiques acquirent une puissance vi-
suelle piodigieuse.
Plus de voile obstruant les yeux (Toujours la vue tr.%
claire! L.es 98 pour cent de ceux qui souffrent des yeux
gurissent avant mme d'avoir achev le premier llacon du
trrudigaluzi et remarquent que, pai son emploi, leur vue
devient plus claire et plus puissante qu'avant le traitement.
Avec le Prodiyaluz on n'a pas be.oiu d'avoir recours aux
verres.
1a i'iodiyalu/ donnevpour toujours un coup mortel au
uaitimenl parles collyies appliques jusqu' aujourd'hui
dans les cabiuets des occulistes et qui sont de nature em-
pirer la majorit des cas en irritant l'organe si importante
de la muqueuse conjonctivale.
Le Prodigaluz rend nul l'emploi du nitrate d'argent,
cause de terreur pour les patients et aussi cause d'un grand
nombre de cecite.
Le tProdigaluz produit une sensation agrable.
Le modigaluz est compltement iuuflensil et produit &es
rsultats merveilleux sa us causer aux patients la moindre
somme de fatigue.
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m ih>m rli*4nliijtifl m < >-i hillair***
I | ihinl. n I, 1H 11) ViUli ||| II'
,. i Itllll ' pn-i .! I.i loi 11 tli'll
f- r ni , l [[...., | l! ' I .'
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1930.
Tlphone; 2311.
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