Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: May 14, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
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Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04008

Full Text
Clment
DIRECTEUR]
368, RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE N2242
oire
**f L raison humaine
peut gurir les 11 lu-
loue, mata non pas gu-
rir las souffrances.
Altrsd do MUSSET
o
',, ,__a
24me ANNEE N* 0993
FORT-AU-PR1NC1 (H*ITI )
VENDREDI 16 MAI 1930
lA SITUATION
La Question du
PROMENADES
SUR PORT-AU-PRINC1
Le meilleur gouvernement,
dit un adage, est celui qu'on
iccepte.
C'est une vrit; mais,
comme telle, elle est relative :
au-del de l'Atlantique, elle n'a
pas la mme valeur qu'en de-
Et nous souponnons pr-
cisment qu'elle a t expri-
me en vue de choses qui
sont dans un tat suprieur
aux ntres, de choses de
France, d'Angleterre, d'Alle-
magne ou des Etats-Unis.
Dans ces pays, en eftet,
entre candidats a mrite gal,
a gale capacit, c'est la vo
tonte populaire qui se pro-
nonce, souveraine et, au sur-
plus, claire. La formule du
gouvernement populaire a l
toute sa raison d'tre.
Mais, en dehors de ces pays
qui sont la tte de la civili-
sation, il y en a d'autres, qui
ne sont pas la tte, qui sont
mme la queue ou peu
prs, tels que nous.
Or, comme celte situation
intrieure est justement due,
nous sommes oblig de
parler comme La Palisse, au
peu d'volution de la masse po-
pulaire, c'est--dire son d-
veloppement insuffisant, nous
sommes lgitimement expo-
ss, le cas chant, ce que
cette masse, consulte sur le
choix d'un Prsident, donne
la prfrence un moins ca-
pable sur un plus capable,
un moins vertueux sur un
plus vertueux.
Et alors, serait-il vrai de
prtendre qu'un tel gouverne-
ment serait le meilleur?
Il ne faut pas perdre de vue
que nous ne sommes pas un
p ys arriv, mais un pays en
iraiu d'avaucer et mme en
mal d'avancement. Au point
de vue strict du dveloppe-
ment matriel, nous sommes
ce que les gens d'affaires ap
pellent un pays neut, c'est--
ITIPll IPM1F PpPQlHi^rif Dimanche 18 courant le Commodore (Sao Paolo) de 22
i i l i. mi i l it il catv I ^ IL I passagers sui volera la ville de dix heures a midi. Ceux qui
dsirent profiler de ces promenades sont pris de s'inscrire
de prtrence au bureau de la Compagnie ou ils pourront
se muir de leur ticket jusqu' Samedi 1 heure de l'aprs-
midi.
dire un pays exploiter.
Considre sous cet aspect,
la question prsidentielle de-
vient plus une question de ca-
pacit et de qualits person-
nelles qu'une question de con-
sentement gnral. Bien plus,
il laudrait s'attendre un peu
ce que les qualits d'organisa-
tion et de direction dont il
importe que soit par le chef
de l'Etat hatien, ne fussent
F tas trop du got d'une popu-
ation qui, toute misrable
qu'elle soit, n'aimerait pas, si
elle tait consulte, tre d-
range de sa routine et de son
inactivit.
Lors donc que le plan For-
bes vient nous parler d'un
gouvernement tablir ici par
les Etats-Unis d'accord avec le
peuple, nous trouvons qu'une
telle proposition au lieu de
nous enthousiasmer, devrait
nous rendre perplexes.devrait
mme nous porter rflchir
sur les vritables motits qui
inspirent le gouvernement
amricain et nous demander
si son plan malicieux ne t-
moigne pas, avant tout, de
l'ombrage et du dpit qu'a pu
lui inspirer le nationalisme
de nos groupes bruyants.
Quoiqu'il en, puisse tre,
puisque nous tenons au plan,
nous devons lui faire rendre
ce qu'on en attend, et rien
d'autre.
En roule donc pour le gou-
vernement tablir p a r le
peuple, avec, comme fiche de
consolation, la chance bien
mince qu'il se trouvera un
candidat la fois capable et
populaire pour obtenir la fa-
veur de la masse, condi-
tion, bien entendu, qu'il se
soit dcachet ouvertement,
la poitrine dcouverte, sans
masque de dput ni de sua-
teur, afio qu'il y ait, en dfini
tive, tranc jeu et non escamo-
tage.
Petite
Chronique
Dernirement un de nos
grands potes qui rpondait
une svre rplique lui faite
dans lequel il dnigrait un in-
tressant compatriote, intres-
sant puisque champion du
monde, nia catgoriquement
tre l'auteur de cet article afin
de ne pas avoir se dtendre.
l\ir consquent,, si h phrase
qui a inspir cette petite chro-
nique est absolument vraie
pour le Victor Hugo espagnol.
certains
vien t de
par la Jeunesse catholique et possible pour le pote qui
crivait peu prs ceci, dans |a exprime, elle est videm-
ne lettre adresse un de ses
dfenseurs, pote aussi, jeune
*t dj clb e: 11 n'y a entre
nous et des hros que la dis-
tance qui spare la plume de
l'pe.
l'ai longtemps mdit sur
cette phrase, en la gnrali-
sant, dans le but de dtermi-
ner jusqu' quel point elle est
vraie; c'est--dire si relle-
ment il y a peu de distance
eutre le combat l'pe et le
oiubat la plume. Tout
pup je pensai au regrett
Blasco lbanez, cet crivain es-
pagnol qui passa sa vie en
exil pour avoir combattu et
['our continuer combattre,
a plume, le roi Alphonse XIII.
et je me. suis dit qu'il est vrai-
ment aussi dangereux d'atta-
quer avec !a plume qu'avec
5 *P.e. Ainsi, rflexion faite, et
sans connatre le degr de
tarage personnel de celui
PRIX CINO DOLLARS rU RlRSONNE
NEW-VORK, RIO & BUENOS AIES UNE, Inc.
Angle des Rues Dants Desto iches :t M g sin de l'Etat.
L'Idal Kliiun
ALIX ROY
28 annes de succs.
M
Les Meilleurs
Pour Adolescents
parce que l'avoine entire
riche en lments nutritifs
a t
CUITE. SANS FEU
AU MOULIN-PENDANT 12 HEURE0
Fmh o\s d'Avoixe 3 Minutes
Constatation
- o
ment fausse pour
crivains dont l'ua
se rvler.
.le note avec regret qu'il est
au rang des jeuues.
Mous savons dj que plu-
sieurs journalistes qui pu-
blient des articl s auonymes,
laissent incarcier les Direc
teurs des journaux o leurs
articles ont paru sans jamais
partager les peines qu'ils ont
vain. C'est excessivement l-
che ; m lis loi squ'un crivain
est souponn tre l'auteur
rt'uu libelle et que, pour en
viter les consquences, il nie
l'entant de sa plume, cela de-
vient honteux et dgotant.
Je pense qu'il est actuelle-
ment ncessaire que la recher
crie de la paternit s'tende
jusque dans le monde des
lettres Puisque l'homme est
responsable de son enfant
quia crit la phrase susdite, naturel, 1 crivain doit gale-
J> lui donnai raison. I ment rpondre d un article
Cependant, un incident sur-1 s'il est nettement tab' ** *
^nu quelques jours aprs enest.aneur.
* porta Mler plus dojice- Je termine en disant q i.
taeat dans mes dductions, somme toute, la bataille x u
ttueei, un publiciste ayant plume nest dangereuse que
toan le jour un article | pour ceu* qui sont ci nes.
ritile et spirituelle des pelle-
tes de financiers,de docteurs,
d'experts, d'ingnieurs, de con-
tre-matres de pdagogues de
dixime zone, de percepteurs.
Sous ce titre, notre confrre de gendarmes, chargs de nous
L'Artiuonitepublic les r/le- inilier aux beauts du progrs
xions suivantes : et de la morale. Chez la plupart
' d'entre eux. nulle gnrosit de
Depuis celte matine sinistre cur ou d'esprit,nul eflort pour
de Juillet 1915, qui vit descen- comprendre les conditions par-
dre les blue-jaketi sur notre sol, ticulires de notre milieu, nulle
lusqu' la raction magnifique pili pour celle petite Hati si
des Etudiants de Damien, un malheureuse. Tranchants, Irouls
tait domine l'histoire de Tinter- et durs, avec un dogmatisme de
vention : l'eflort des amricains primaires, ils ngeuient en lois,
nantis, en possession des places leurs plus lantaisistes volonts,
et de l'influence, pour se main- dans tous les domaines de lac-
tenir au pouvoir, pour s'y per- tivit nationale. Aussi, lersul-
pluer obstinment, malgr et tat, malgr tous les camouflages,
contre la nation.Dois une phra- a t un pur nant.Car.quelques
se cruel'e, charge d'ironie et routes mal faites nous ayant
I de surprise, les membres de la cot les yeux de la tle.la cons
Commission Forbes, ont clair truction de quelques ponts et
d'une lumire crue, cette inten- difices,ne constituent pas le pro
tion des officiels du Trait. Ils gs Seul le Service d llygi-
crivent dans leur rapport au ne a tenu ses promesses.
Prsident Hoover : les Arnri- I u p.,yg avi,ie ^e bonheur,
cains oui sont en Hati, y pot avlde d- progrfavide de rtios,
travaill comme si 1 occupation |m un pU||u|ement de tyran-
de ce pays ne devad jamais fi- : nes pa,ii: uhres.duns le* dou
nir . On trouvera cette ide de llj;S|(iails |esservices techniques,
s'terniser chez nous, la base 9[c B'puiait,e inou rait.en pr-
de tous les actes de I adminis- i nce de ses sauveUrs impiloya-
tralion amricaine. Gorgs de .. n,...-ihin nourris, anims
ANECDOTE
I. humour le Vietar Hua*
o
Cette anecdote nous est rap-
porte par M. Andr T drive
dans ses spirituelles et si peu
; populistes Lettres parisien-
ns sur les divertissements en
t l'amour , qui viennent de pa-
railre :
Vers 1884, ou demanda au
pre Hugo (selon une coutume
priodique des journalistes et
qui, vous savez, n'est pas per-
due) :
A quel moment, matre,
avez-vous le mieux senti l'im-
pression Ce la gloire?
Il rflchit, le Iront dans la
main, l'il inspir et rendit
oracle :
L'an re nuit, je rentrais du
thtre. Via voiture m'avait d-
pos ma porte. Le concierge
tardait m'ouvrir. Las de son-
ner ( car j avais oubli ma cl),
je me mis rver une minute.
Et quand je rve, mon a^e,
surtout par les jours froids, j ai
facilement envie de... Oui, la
vessie des vieillards est capri-
cieuse comme la cervelle des
jeunes gens. Je m'installais
donc contre le mur de ma mai-
son. A ce moment.jn vieil ou-
vrier passa, qui regagnait son
logis, charg des nobles instru-
ments de son labeur. 11 me con-
sidra, me lrappa sur l'paule,
et me cria indign :
Vieux salaud, tu n'as pas
honte I Contre la miison de
Victor Hugo I
In Iod de Korkfeller h Cit
universitaire
o
PARIS, '2 mai La dotation
Rocketeller vient de taire un
don de 3.500.000 dollar en
plus du prcdent don de 2.000
0 8, la Cit Universitaire. M.
Andr Honnorat, snateur des
Bases-Alpes, on des trustes
vient d'annoncer le lait.
Ce don destin construira
et meubler un btiment consa-
cr aux services gnraux de
l'Universit de la Ville de Paris
a tait l'objet d'une lettre de M.
Raymond S. Posdick, qui crit
au nom de M. John U. Kocke-
teller Jr.
Le don in liai avait t re-
connu insullisant, lorsque les
plans de l'immeuble eurent t
tablis Pour obvier cet tat de
cho es a dclar M. Honnorat,
r le grand philantiophe amri-
cain consentit gnreusement,
taire laie toutes les dpen
ses .
La Cit Universitaire couvre
une vaste superficie, aux ahords
de Paris. File aura un carac-
tre entirement international.

pi
rge
faveurs, matres suprmes de
nos biens, ces otficiels qui, pour
la plupart, ne pouvaient prten-
dre mener chez eux, la haue
vie qu'ils minent chez nous, se
cramponnaient notre terre
comme des crabes la racine
chnsmiirii.e *. Rien n'a t
pargn pour nous noircir da-
vantage, aux yeus de lopin on
amricaine et du monde, aux
fins de lgi'imer celte prsence
indfinie. Nous !:o is tantt des
cannibales, tnli une mass-? in-
lorme d'aualphabels qui n'ont
jamais rien cr sur aucun p'an,
intellectuel ou matriel, tantt
des idoltres plongs dans les
fdus abjectes adorations, que
'Amrique devait sauver d'eux-
mmes pour l'honneur du genre
humain. C'est toute une littra-
ture o dominait les adjectifs
les plus crucifiants qui a t iu-
nove notre endroit.El I* gou-
vernement amricain it*mp,
bls grasetbien nourris, anims
d'un froce esprit de conse va-
lion personnelle.\vc une clair-
voyance qui nous surprend, les
m(miibres Ce la l'ominission
Hoover, ont dml la cai;s-i '
relle de la faillite amricaine
en Hati ; les amricains qui
sont dans ce p ivs agissent com-
me si l'occupation ne devait ja-
mais iinii. Voici l'explication
bruiale d'une infinit le choses
passes et rcentes et qui nous
bit eu mme temps mesurer
Pet roi! esse morale de la grande
majorit de nos ducateurs.
Comme ils doivent har, ces
derniers, les Commissaires
du Prsident Hoover qui oni
mis lin au liai baco ? Je me
souviendrai toujours de l'aveu
dchirant, que poussa, les lar-
me aux yeux, un otrlcier lau-
tit de mille brutalit^, qu'on
expdiait .chef lui, api es une
( vernement amricain " Pe Ual .Ah *c-iait-ii qu'est-
beru, nous envoyait par cha- j faire mauienaid
que paquebot, eu fouclion d
notre aoi-disanl misre maie-
ce que je vais taire maintenant
aux fctala Uuia "' Je ne pourrai
plus y vivre. Ce )our I, mai-
gre notre dut t, nous emes
j,!ii de cet homme. Que vou-
u /.-vous, le n|fe est ainsi laii
hllecsl plutt amusante pour fond'.es! ~n type qui Vou-
les prudent*. Mats ellenesti rjm aimer lous 9es llre8,
pas faite pour les lcbes.| I quelque rawC qu'il apparueu-
Jean MAGLOlKli. uent. Mais hlas I la majorit
A louer
Confortable Maison au Ro's-
Ven a.
S'a lre^ser
Ch. N GAETJENS
Kir du ,Mgesia do l'Etat.
imesdes Enfantes
Sont Mieux Traita
Extrieurement
(- V Antcz-lea en uiw
nuit.Ne"droguw'
pas< frictionne
l'heure du coucher
VICKS
VapoRui
PourTout Refroidissement
des blancs contraignent le noir
se dfier de sa propre gn-
rosit native. Auguste Comte
l'a crit quelque part : notre
Hominantecesont les senlimentt
Jfiectits !
Mais nous devons gurir de
ces taiblesses, si nous voulons
tre vicorieux dans la bataille
pour la vie. Il nous faut an
contraire tre arms de d'gols-
me sacr, car la Fraternit de
Kaccs est une vnsip ntop(*\ Elle
ne viendra jamais, l'heurt dee
baisers, souhaite par notre ma-
gnifique Anctre : le roi Salo-
mou-
... a vu une dame qui dbaii a
une de ses amies qui tait :ui vo-
lant de sj voilure tdeVS place-r
Mis quand donc N'OTM
(K.i. cesseia-t il de voir ie qui
se passe devant la pompe I gezo
line de M. UcjfnTh. 1.a postant.
Et In pelite dame de l'auto r-
I ondil :
(^uand ses emplo} es seront
n oins timables et qu'ils cesse-
ront de se mettre aussi gaiement
aux ordies des nombreuses
clientes qui ne se pourvoient
de gazoline (pie chez lui.
... a vu, w lu Banque Nationale
de la Hpubhqm d Hati, pn de
nos prtendus hommes succs.
II tait venu toucher une valeur.
C'tait un chque. Naturelle-
ment l'emplov qui s'ennuie d
l'antre col du guichet lui de-
manda d'apposer sa signature
sur l'effet et lui tendit une plu-
me. Mais il s'carta du guichet
o il y avait deux ou trois autres
personnes et alla sur un des pe-
tits pupitres d' cot. Il resta au
moins dix minutes signer. L'on
pensait qu'il tait un de ceux
qui ont beaucoup de noms et
qui n'en laissent aucun quand
ils meurent. Mais il n'avait qu'un
prnom et qu'un nom, comme
tout le monde. Ils taient si pau-
vrement crits qu'on avait rim-
pression que cela avait t lait
par quelque primaire de la cam-
pagne. Voil o en sont quel-
ques uns de ceux qui croient
qu'il n'est pas ncessaire de sa-
voir crire pour l'aire la cour
aux femmes. L'essentiel, parait-
il, serait de savoir agir avec-
cette main qui ne s'attarde pas
savoir crire...
,
... comme on annonait un
type qui se tue l< ujours fain*
l'tui it qu'il paratra bientt un
arrt d amnistie, il devint su
bitement rveur et mut mura:
Comme je regrette de n'-
tre pas en piisou
Devant les rgi rdl tonns de
tous ceux qui I coulaient et
taienlen passe d clater de rire,
il continua:
J'auiais t graci et airsi
j'aurais une trs giande joie.

... l'a vue, la veille, avec deux
jeunes gens qui se baladaient
en automobile. El le 'endemain,
elle tait en au'on.obile. mai.->
avec un joli blond qui n'est pas
de ce pays. Et lorsqu'elle fut
vue, ces deux soirs-l, par le pe-
tit jeune homme qui lui fait de-
puis des jeurs et des jours une
cour dsespre, celui ci se mor-
dit les lvres jusqu'au sang et
comme il avait laiss Port-au-
Prince, il murmura, les deux
fois ces mmes mots:
Qui va ii 1 thase...


... voit, depuis quelque s jours,
que de grandes discussions se
noueni et se dnouent autour
les tabh s de cal, dans les cer-
cles, dai.s les maisons prives
et au Uiamp-de-Mars. Il y est
question, naiurelb ment, d'lec-
tions lgislatives. Ouand se fe-
ront elles?Sera t-ce tout de sui-
te ou di ns quelques mois? Pen-
dant ce temps les candidats se
dmnent, se dmnent |our
de bras. L'avenir est sur.les ge-
noux de Jupiter l lui seul don-
nera raison ceux qui ont rai-
son. El en attendant, les disais-
sions continuent, et les candi-
dats se dmnent.
m
*
... a vu, hier soir, sur la route
de Plion-Vdle, dans une auto,
un couple qui avait l'air de ne
pas ,'embeter. C'taient des rires,
ues ^eates caliu, si voluptueux
qu'a un mo uent donn le vo
tant vacillant aux mains du ga-
lant qui allait une vitesse or-
dinaire pou/tan'. Il stoppa alors.
Et pour viter tout accident
probable,sui i ioute,il se laissa
embrasser jusqu' ce qu'elle fut
faigue du got de ses lvres.
Alors seulement il mil eu uiarchv
et la promenade s'acheva sans
encombre jusqu' Pti

PAGE2
LE MATIN- 16 Mai 1930
New-York, Rio et Buenos-
Aircs Liri, Inc.
\u(jl (!> Murs Dssll Doiniiflics et Mi Pr1 an Priser, Hati, IMioiic 3401
I.'hy I ion f Uanl le i rvice Buenos-\ires Miami lais-
ser a i o rince le Vendredi 10 Mai vers (J heures p. m
prenait i h lie, le trot et les passager! pour les villes
oivanU
SantPe In de h / r/j (R n ,, San juaa (/'./?. ), SI Thomas,
SI John, s// Lacis, ".// ni S;)tn,( irinidad ) Georgetown,
ipramariho, uunleneqro Para,Sao Lui:, Amarraco, Pot ta
leza, .V.v /;.,-, kaceio, Atacaju, Bahia, Sao jorqe dos
ilhcs, Ci, wella [Marin, Campes,Rio de Janeiro, Santos
Honanopuiis, Porto Alegre, Rio Grande del s/. Montevideo
(/ Bueni i/
Le maximum de scurit vous esl ofteit par l'hydravion
<|Ui survole tonl le temps son camp : la mer.
N(jl.\. La mil e pour Si i ami est maintenant dlivre
dans Capres-midi du jour du dtoari de l'hydravion, au lieu
du lendemain, comme autrefois,
pour tous renseignements s'adresser au bureau de l'Agent,
Notre /////Alcius Beauha ruais,
des Gonaii'es, de pan \gt Ici,
nous a remis cette Justification,
dont il nom demande l'inser-
tion
Sous accdons volontiers ''<
son dsir
UNE
Justification
importante
(i
PmI Ai. us .il AUH \M\ IS.
Certain-. ^ md du d' c ons
lgislatives aux liui vives, < i pu s
loogtemp jalo n;dit-on delapo-
fiUarit doni j'- jouis dans tontes
s conches soc les de la eit,
btroeande mes i leni si le mien,
avaient t saisis d'pouvante
aux h uiis des applaudissements
dcodas par I priodes de
mou modeste et patriotique dis*
cours adrtss aux honorable;
Commjssoircs amricains dans
la langue d Byron. Des candi-
dats ahuris avaient tir les da-
mes | ai leurs |upes pour les
empech i de con.i. uer a spptau
dur. L'un d'eux, prtend-on,
avait chuchot par ironie: a Le
Ion se rveille. Mettons les
chiens aprn lui, sinon non-.
sommes pei >;us
Adversaires lches at dlo
yaux, ennemis cachs et petits,
des misrables venaient de faire
courir mentensement dans la
toule ce propos ei : Beauhar
nais a demand aux amricains
vingt cinq ans de plus rt'occu
palion I La socit et tous I
gens de bien avaient trouv la
chose invraisi mbli ble 11 avaieni
rprouve i inainni lion : C tai
natuiel. Vingt cii q uns de plus
aprs quinze annes pu;,r moi
dim mortel chmage < .mm
on est m< hanl Mais nsso 11 s
de toi 1 s. guipes, qualqi es ma
landi ins, un las .U crtins 11 >:
dgnres, courant i la lt< de
quelques prostitues, de qui
ques (ila d'ancien cil eut s ti<
bottes et d'anciennes trie i
de cals, gens In m . i
anims dinstinc a
de prjug ii"!' s ci soi did
s'taient rus a ma | o
mon h ili n poui n ndi i
raison. In i< ni e i
coalises I Fort lieui nt 1
poln e i ail an i\ c lem] i
je m'tais i sign, av ni di I
voir tuer, ei'erminei sur l
marches de mon eacaliei qu
ques uns t! ces maudits bi
onvisti -, : |< toni d ivr< gnes (
le ( lie: | IS. B p de c.
freluquets qui fout les arrogants,
dpits, b nent bien Las
leurs II il .ni leur rscoatl il
les ci un. d'hu r cl i< i ignoi-
nies des vieux pres, nvec les
lurpilmhs d'autan et lt s vileni. s
des vieilles mres, i s petits
gradins graudisasrienl, et ces
vieux les trompa il ni i n se tai-
sant passer pour blancs 4comn e
neige et en noirciacanl groies-
uuemi 11 i' poi Irait du i rochair.
Ingrats, ils ne {vous ont | :.s dit
qui eel-ce qui dola!la villi des
uonalvea de l'itospice o vots
et vos femmes vous ailes lairc
gunr \ usj plaies et .tendre vos
bosses, ni cjui est-ce (qui donna
le calvaire et ce beau vieux
Christ tu mai t)i e divant Itquel
mme une lieue de distance
vous et vos lemmes vous laites
le signe de la crou, ni qui est-ce
qui ceignit votre cm el i dune
Spkndu.e muraille l'abri te
laquelle se reposant vi dispe*
. ,rus. Ce lut, en i s /'-Je bien, te
petit iR\uid petit lus de Tous-
saint Louverture el de Jean-
Franois, ces l.ios qui donn
renl la libert vos aeul 1
Que s lion nt/. d une autre part
les hatiens rsidant aux i.
Cnis pi or. os de mes articles
ciiis ( i ; i t,l' isel j ubht dans
les ejuodiei s de \\ ethin^fou et
de New-York concernant votre
race et votre pays. Beaucop de
ces intressants compatriotes,
tels que Joseph Mirault, Cassiam
Jean et autres, m'avaient adres-
s des lettres le llicilations en
ces circonstances. Lisez mon
discours prononc au Snat de
la Rpublique quelques semai
ns avant l'Occupation au sujel
du Commerce national; lisez-le
dans Le Nouvel sle ou dans
le Moniteur < Olliciel et vous
comprendrez pi ul- re le?
gaidsque vois m< d vea. Kap-
{ pelez-vous d'abu d ou appit-in z
tju j ai t le in.iie oe Imu-
mes de valeur di.iu s honon
voire population, je veux paiiti
des Paul Maurice, des Henri
Bonhomme, des Ascogne l'lis-
lier, des Francly Franois, des
O. D. Jacques et d'un bon nom
l)i e d'autres; souv> ne/.-vousen et
demandez cis hommes culti-
vs de vous enseigner les no
lions de civisme que je leur
BVaia inculques ilaus leur ado
lescenct; ils vous enverront
coup sr leurs propres lves.
A l'gard de mes crits pu-
blis l'Etranger tant eu anglais
qu'en espagnol, coutez un de
mes distingus concitoyens,
avocat et littrateur de mrite,
dcd prmaturment sur la
! terre de France :
Paria, le 30 Novembre 1022.
Monsieur A. Beau h nnais
l'uhhcisle
Santiago de Cuba.
Mon cher cenlrre,
Je ne saurais trop vous re-
mercier des deux articles vousavtz bien voulu consacrer
dans c F.l Cubai.. Libres la
Question noire cl la Po-
sie h 'ier.iu >. Vous avez parl
de moi en termes qui mon!
touch. Mais ce qui nie p!al
davantage c'est de constater qui
vos occupalioua nombreuses ne
vous oui point empch de
prendre pat de Cuba, la lutte
que Monsieur Bell-girde et moi
nous menons CU Europe pour
le renom dll/m qu'on ignore
d'une leon scanda euae.
Je n ai pas mai que de por-
ter a la connaissance de Mon
sieur Belkgarde en quels ter-
mes vous avi< z ju^ son action
a G< nve, el j'ai i ommuniqu
la Grande Revut de I Amrique
Latine les deux numros de
.< El Cubano bre < u-.cic, el<.
1U evi / loue, mon cher con-
trre, mes compliments distin-
guer
(Sign )[.>i i. MORPEAU
tnbre de la Socit des Cens
de lettres le France et de
la Socit des Potes
franais),
9 Rue Tronilier (Ve)
Qrand Htel Sou! lot. Paris,
Petits hommes a cerveaux
troits, nains mchants, envieux
et haineux par atavisme, vous
m'avez attaqu el vous m'aviz
manqu. A d'autres |e| crierais :
Patiencel Attendes le dpart
des Amricains; un jour V1CD
dra ju'ii la lte de ma division
je vous ferai apprhender l o
.loi omranl un crdit de iilMM
^jgMrVl pour les ia>e."lii|alioHs
I (MT.'iMon des derniers
ia3i* nt*ndies
narr borno
/'rsident dt la Rpublique.
Vu l'ai uclc de la Cousliti
tion ;
Vu l'article 20 de' la loi du 20
Juillet 1929 ponant fixation de
dpenses de l'Exeicice 1920
1990;
Considrant que les tonds al-
fects au Service des renseigne
meiiis el compris dans l'art. 363
du Budget dei Exeicice encouis
sont insulfisants pour taire tact
aux dpenses qu exigent les in-
vestigations spciales l'occa-
ioii des derniers incendies, tl
qu'il y a lieu de parer S celte
i isuihsance de tonds ;
Sur le rapport des Secrtaires
d'Etat de I intrieur et des Fi-
nances.
Et de lavis du Conseil des
Secrtaires d Etat.
A PROPOSE
Et le. Conseil d'Etal a; voU
d'urgence la loi suivante : sa^
art. 1er. ll est ouvert au
Dpartement, de l'Intrieur, a
l'art. ''''> du Budget en cours
un crdit supplmentaire de
cinq mille gourdes (5.000.00),
.nui couvrir les dpeuses que
ncessitent les investigations
ouveites par la Garde datait!
l'occasion des derniers tucen
dits.
.Art.2. te crtdit sera couvert
mS\
au moyen des uis, oniblili s du
lie oi l'ui.in'.
AiI.3.- La prsente loi abro
n. ... ,f-, loi ou Uispostlioiis Ut
. 'i^ui lui sont comiaires, tt se-
ra excute a lu diligence de.s
.i i i. ...n <, d Etat de I In erieui
ei des Finance.-, chut un en ce
qui le concerne.
Donne au i'alais Lgislatif
t'ort-au-Prince, le 12 Mai 1030,
an 1^7 me de l'Indpendance'
AL NOM DE LA REPUBLIQUE
Le Fraudent ne u Rpublique
< i iloune que la loi ci-ilessus soit
..on tu Sceau de lu Rpu-
blique, imprime, publie tt
Xecuiee.
Donn au Palais National,
Poit-au Prince, le 13 Mai 1030,
an 127eme de I Indpendance.
BORNO
Par le Pisideut'
Le .Sec11 i. ire d'Etat
de I Intrieur,
Ch. ni: DELVA.
-e Secrtaire d Elai
des Finances,
Ed. ROUSSEAU.
Mr Tullus Roche
Notre ami Tullus Roche nous
a annonc qu'il est prsident
d'une dlgation de Port-de-
Pai>, avtc MM. h. Beauvoir el
Ehe Legros comme membres,
charge de prsenter au nouveau
Chai de l'E at les llicitalions et
les vux du Dpartement du
Nord Ouest. Nous leur ad es-
sons nos meilleurs souhaits de
bienvenue.
o

\ n n i\ or >a ire le la morl
il'lli'iuc DorsiYille
Aujomd lui: esl le premier
anniversaire de la mori de notre
regrett ami et conlire Hnec,*
Dorsinville, enlev trop tt
laflection de ses parents et de
s s amis.
Nous ne pouvons oubli* rqu'il
tait nos cote pendant le der-
nier gouvernement, menant lu
campagi e dans L Essor avet
une intelligence et un courage
admirables.
En accordant un souvenir
mu a sa mmoire, nous prions
sa famille de recevoir la nou-
velle expression de notre affec-
tueuse sympathie.
o
M. Camille Lamarre
Nous avons reu la visite de
uotreami M Camille Lamarre
prsident de la Commission
Communale de Cavaillon.qui
vient comme prsident d'une
Au Radio
\ airi le programme du concert qui
sera e\*cut te soir, ls Sta-
ios II. I! K.
8.00 p. m. Orchestre de la Mu-
sique du Palais. (Dirig par le
Lieut. Luc Jean BaptisteA
1. Washington Grays. Marche.
2. The Dream of a soldier boy,
3. M, Trombo ology, solo.
4. El Primer Be>o, valse,
. Alice, o|es tu, solo.
0. Did you mean it, Fox Trot.
7. Malheureuse vie, Meringue.
B.80 p. m. Lecture par la DU
reclion Uurale des Travaux
Publics.
8.40 p. m. Rci al de piano
par Fabre Duroseau.
1. Grande marche de concert.
2. Mariage de la poupe.
28.50 p. m. Monologue crole
par < Papa Youle.
g.56 p. m. Slections de vio-
lon avec accompagnement de
piano par Arthuret Fabre Duro-
seau.
1. Princesse d'Hati,
V*g de Emm. Duroseau.
TDoux regard, Tango, deEm.
Duroseau.
3. Un viel amour, Srnade.
LOI accordant dchar-
ge certains Secr-
taires d'Etat.
DECRET
IE C0.\SUL II TAT
Vu l'article 5 de la Cons-
titution ;
Vu le rapport de la Com-
mission charge d examiner
les l>impies Gnraux de PEx.
19281029;
Considrant que les comp-
tes prsents par les Secr-
taires d'Etat qui ont eu la
gestion des diflrents Dparte
Cents Ministriels durant la
priode 1928/1929 sont justi-
lis ;
DCRTE
Art.l L'Exercice 1928/29
est dclar peiim.
Art. 2 Dcharge pleine et
entire est attoroee ,aux cito
yens qui ont tu grer les
allants publiques comme
Secitaiies d Etat dnuntla
priode oe l'exeickt 1928 /29,
chacun '.. n-, Lui s seiMces
respectils.
Savoir :
lusiruction Publique,Travail
Agrituiiurc ;
Charles BOL' HEREAU
Intrii ur et Truvaui t'ublics,
Lonce B^RNO
R. l.i ions Extrieures et
Cultes ;
Camille J. LEON
Justice ;
Artdur RAMEAU
Fiuauces et C nnmerce ;
Joseph lANOUE
A. i.. S.aN^ABICQ
Art. 3 Le prsent Dcret
sera imprim etpublie ladi-
ligence dt s Secrtaires d Etat
chacun en ce qui le concerne.
Donne au alais Lgislatif,
a fo. t au p. in.le 12 Mai 1930
n l27eiiiedc riiideptudauce.
Le prsident,
(S.) Emile MARCELIN
Les Secrtaires ;
(S)Dr S. C. AUGUSTE
M. tiOURAI -Cad hoc.
Au Nom DE ia R PUBLIQUE
Le prsident de la Rpubli
ne ordonne que'e Dec: et ci
essus soit revtu du Sceau
de la Rpublique, iirprim,
publi et execu .
Donn au ralaistNalioual,
Fort au prince,le II Mai 1930,
an 1 Tme de l'Indpendance.
BOHNO
Par !> t rsident :
Le Secrtaire d'Etat des
Finances p. i.
Ed. ROUSSEAU
a:
vous vous .rfugierez afin de | dlgation tant de la Conirau-
vous donner une bonne leon | uc que de la population pour
de Savoh>Vivre Non. Soyez prsenter S. E. Eue. Roy les
ans crainte. Je vous pardonne
au nom mme de l'Evangile,
parce que criminels mais pi li-
vres d'tspiit, vous ne sa vie 1 pas
ce que vu > a nez.
kl voua, l.nurs Dputs et S-
nateurs, vous n'oVitz, cutis,
pas besoin de tel acte n gi oble
de la voyoucralie indigne et
cosmopolile pour SS&Utei uir-
porairement vos triomphes lec-
toraux. Depuis quinze aus pus
|e vous ai cd de tranc rcsui
ma pice au soleil. I ientz-la
douce! usez-en. Seulementre-
tenez bien cette morale de ia
ug. Roy
lelicilatious de la Commune
de La va il Ion. M. Lamarre tait
accompagn de M. J. Scutt,
membre de la dlgation.
.Nous leur souhaitons un
agrable sjour parmi noua,
F; hie que
mdiiation
vous poi
de vos
lerez la
lecteurs
pour leur gouierne. La voici :
il ne faut jamais vendre la peau
( de lours auant de le tuer.
Alcii s BEAUHARNAIS.
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Mai courant, A 5 heures et de-
mie du soir, aura heu, en I glise
paroissiale de Saint Marc, le
mariage de Mlle C'otilde Na-
houm, Bile de M. et Mme Elias
Nahoum, avec M. Paul Elie, fils
de Madame Veuve Emile Elie.
Nos voeux de bonbeor ac-
compagnent lea tnturs poux.
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tel service que vous vous en flici
tere/veusmme de son acquisition
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tt brillante v; ni l'illumin tion que
nous ne pouvez obtenir qn>' il'u
centaine des v Lei <-
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Adresse Pour,a beaut
DE L\
Populaiion de Cavalllei Son Fa.
| Monsieur Blcfle R0, Pisideol
de la Rpublique.
Monsieur le Prsidenl,
I L'une des joies les plus pu
res que l'adniiuistration com-
munale et la Commune de
Cavaillon aient ressenties est
certainement celle avec la-
quelle elles saluent l'avne-
ment de Vo re f-xcellence
la Premire Magistrature de
la Rpublique.
Cet heureux vnement.en
raison des circonstances tou-
tes particnliies dont il est
entour,nous remplit d'espoir
et nous luit regarder avec con-
fiance l'avenir du Pays dont
'les deslioea sont confies
Votre rvpriente su e, Volrc
Patriotisme prouv, aux
vastes conna'SsancesqueVous
possdez it que Vous allez
[ mettre son service, votre
j loyaut bien connue, a votre
j uerg-c virile el indomptable
I quand il s'agit d accomplir le
bien.
Entirement convaincues de
la haute sagesse du Gouver-
nement que Votre Excellence
va inaugurer pour la Nation,
l'Administration communale
et la Commune de Cavaillon
se joignent au reste du Pays
pour adresser Votre Excel-
lence et La prier de iccevoii
l'expression de leurs vives
flicitations et l'hommage dt
leur respectueux dvouement.
12 Mai 1M0.
L). LAMARRE,
Prsident ut m Commis
I sion Communale,
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j elk ne **mu aacaue perte it u*w
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elle est. psr coniqu
PO F
TZ PClTlVt,
ri, meto1*
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