Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: May 8, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:04003

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Clment Magloire
DIRECTEUR
368, RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE N"2242
2tme ANNEE N
lOVtf
ooMT *U-PRINCRmAITI)
Un caasta uni diverse* qualit*.
et l'Ane diverses in< linalioas rai-
ne i*m| simple de ce qui s'offre
a l'ne, cl l'Ame ne l'eurt pjoiaix
sisiple a aucun safet. De la tient
ju'on pleure el qu'on ni fielnefei
hune wtmtjmm. PASCAL
VENDREDI
LA SITUATION
Comment il faut la voir
Il n'y a, dit-on, pire sourd
que qui ne veut pas entendre;
on pourrait ajouter: pire aveu
glequequi ne veut pasvW;
et pire obstiu que qui ne
veut pas comprendre.
Nous disons cela l'adresse
de quelques confrres qui, en
dpit du droulement d-
monstratif des vnements,
persistent, l'gard de Mon
sieur Borno, de notre attitude
vis--vis du plan et de l'atti-
tude du groupe protestataire
du Conseil d'Etat, dire et
crire que ces attitudes furent
inspires par le prsident de
la Rpublique.
Nous avons cru dans le
temps faire justice de cette ai-
lgation dans une de n o s
chroniques; nous nous som-
mes mme dit, par surcrot,
que l'arrt de rforme lu
Conseil d'Etat, puisqu'auesi
bien le groupe piotestatau.
de ce Corps a agi dans le sen-
mrae du langage du Mati >.
tait bien la prt uve vi-
dente que CPtie double alti-
tude n'avait pas l'inspiration
qu'on lui p tait.
Car, il serait l'un supreuu
oon-sens de cousidier com-
me inspires par M. Borno
une rsistance du Conseil
d'Etat qu'il a d briser pour
taire ratifier le phu Forbes ei
une opinion du Matin qui.
encore que celui-ci et servi
sa politique avec fidlit,n'eut
as, nous en sum nu s srs,
l'heur d'avoir son approba-
lion.
Mais l'automatisme joue un
jjrand rle dans nos actes et
il se trouve encore des con
frres qui rplent tout le
temps la mme chose, sans
faire attention ce qui se
passe autour d'eux, indice
d un tat d'esprit ceriainemen i
fcheux.
C'est ainsi que, malheureu-
sement, l'ditorial du 6 mai
de notre confrre la Presse.
est venu, contre notre attente,
justifier ce que nous disons
n mlant dans une mme
contusion une circulaire pie
sideutielle aux prfets, des
rudes du Matin sur ie plat.
Jorbesel l'attitude Ju Conseil
dttat
Pouvons-nous esprer voii
observer dsormais, aprs du
moins ce que nous disons au
lourd'hui, un peu d'ordie t
<* logique dans ce qu'on crit?
A propos particulirement
ju Conseil d Etat, on se plait
8 repeter qu'il a ratifi le plan
forbes en dpit de tout ce
lue nous avons crit, et le
contrre que nous citons dit
<* sujet: Malgr tout, ou
11 ce qu'il en est advenu.
s une virgule n'a t chan-
te au pian, gice l'attitude
nergique du gouveru mm
'toericain. 4
11 y a prcisment une fla-
Jwte antinomie entre les
deux membres de cette der-
nire phrase, car l'attitude
nergique , en d'autres ter-
mes la suppression de la ma-
jorit du Conseil d'Etat, prou-
ve que plus d'une virgule a t
change au plan puisqu'il n'a
pal t vot par le Conseil
d'Etat dont il est question dam
le plan lui mme et que, bien
au contraire, la Rso ution si-
gne par la majorit requise
|;our la validit des actes l-
gislatifs constitue la preuve
mme du rejet du plan.
,, venue justement, par le rem-
placement de cette majorit,
pourvoir, par un expient en
dehors du olan, l'chec in-
contestable de celui ci. C'est,
en ralit, un Conseil d'Etat
'/'/ h< c qui a eu oprer, le 21
Avri ,au sujet du plan.
Tout doute cet gard, s'il
en nsta.t, serait dissip par
la nominnion, puis la dmis
sioo de l'honorable M Ma nas-
se St-For Colin qui, par sa
lettre rendue p bliq .e, a net-
temeni etaoh les conditions
de son court passage au i ou
seil d'Etat: nomme pour as
suier 1 excution du plan, il a
cru logique de se retirer une
lois celle mission accomplie.
Dans ^|uel pays du monde,
au re qu'H ii. pourrait il tre
question de considrer nor-
mal uu tel voie?
Mais, en politique, la coh-
rence est chose relative. Nous
ue voulons pas aller au del
neuore pen>e l'gard de
l'acte du 21 avril, dont nous
pensons que, ainsi accompli,
il fait rentrer l'lection par le
Conseil d'Etat dans la note
rvolutionnaire de tout le
plan et justifie pleinement
I opinion dj exprime par
le Matin qu uue Assemble
Nationale rgulire ne saurait
en toute dignit accepter pu-
rement et simplement la ra-
tification qu ou lui demandait.
Le lait que ie gouvernement
amricain et sous sa sugges-
nou,les autres gouvei ueiueuls
raugtrs, reconuaiuoi.i le
_, uverueraeut provisoire issu
ie lekction du 21 avril, ut
, eut eu neu iufiiinsT le ca-
lactre rvoluliounaire dece-
ui-ci : ce caiactie qui ap-
partient dj uous l'avons
us ammi.nl soutenu au plau
amricain, ne peut que se
trouver teuton ee par une r-
forme qui, snpprimaut douze
conseillers d'Etat sur vingt et
un, a substitue, saus quivo-
que une .Assemble a l'an
cieune.
La vrit ne nous apparait
pas autre et,nous croyons que
te patriotisme nous comman-
de de ne pas la taire, maigre
lout notre espoir que celle
lcheuse et dangereuse cun-
louctuie trouvera un coi re-
ut elticace dans la haute droi-
lure de noire graud ami le
i rsident Eugue Hoy.
L'Idal Rhum
ALIX ROY
28 annes de succs.
A IAKES
parc; que l'avoine entire
richr en lments nutritifs
a Ctj
CUITE SANS PEU
AU MOULIN-PENDANT 12 HEURE0
Flocons D'Avoktffi >li\r ris
!
La population
en France
PARIS L<* natalit est sta-
tionnaue, mais la mortalit s ac-
crois, du M. Bertrand Noguro,
dans la Bvue Bleue :
Le taux d- la natalit a ess
d tre anormal ; il est sensible-
m nt g l celui de l'Allema-
gne, suprieur celui de la
Grande-Bretagne, de la Suisse,
de la Sude. Cela tient ce que
la natalit a diminu partout,
parmi les peuples de race blan-
che et que la natalit ne reste
leve que dans an petit nom-
bre de p iys tels que I Espagne,
la Pologne et I Italie. D'ailleurs
la natalit en Fiance est dsor-
mais peu prs slationnaire,
alors qu'elle continue dcliner
ailleurs.
Cependant, la situation dmo-
graphique de la France reste
exceptionnelle et mdiocrement
satislaisanle.si l'on admet qu'nn
rapide accroissement de la po
pulation soit chose dsirable.
Cela tient ce que, avec une
natalit dsormais peu p es
normale, la France a une mor-
talit plus lorle que les aubes
pays a natalit modeste.
Ilollefin Officiel du DptrfMHfl
de I IfisIriM'tiou Publique
Le dernier numro du bul
letin oludel du Dpartement
de l'Instruction Pool qc. fas-
cicule mars-avril 1930, vient
de paratre avec le sonrmaire
solvant :
Instructions del D.G.E. au
personnel enseignant et au
personnel surveillant dts co-
les de la Rpublique d'Hati
sur les mthodes et l'ensei-
gnement de l'histoire ; rap-
ports des Inspections scol li-
res ; procs verbaux d'exa
mens; le nouveau ministre de
Instruction Publique ; Pda-
gogie : "Les centres d'intrt"
Ncrologie : Windsor Belle
garde.
Grand M k Mm
NOUVEAU SERVICE
DE RESTAURANT
Hors d'uvre varis ou
Plats du Jour
DESSERT
HN3THWSOIGNE METS CHOIS! P.P. PV^TZ'
Panama Rallroad
Steamshlp Llne
Le steamer Guayaquil est
atteudu Port-ail Prince, ve-
naui de N w-York le Lundi
12 Mai 1930 avec: 89 sacs de
correspondance, et partira
da s l'aprs-midi V mme
lour directement pour Cris
lobai Canal Zone, prenant fret.
et malle.
port au Prince, le 7 Mai 1930
Jas. H C. VAN reed
Agent Gnral.
a Grippe
Enraye des
le dbut
j-/ S3~> Frictionnez votre
S /Uy. aY\ Pitrinc avec Vicier?
. '.'n' qwv votre
y\ !\, rhume empire.
VJCKS
W VARORUB
Pour Tout Refroidisseme;&
Transatlantique
Le steamer Antilles at-
tendu Jacmel le 13 courant
partira le mme |our pour la
Guadeloip* et la Martinique,
prenant bel et passages pour
le Hvr<\ t n transbordement
Fort A** France.
Fort au-prince.le 7 M i 1990.
E ROBEUN & o.Agents
%
li faut prvenir la constipation che; les
enfants, d'autant plus, que rarement ils
s'en plaignent. Cultive: la bonne habitude
de leur donner de temps en temps un peu
de ce laxatif doux et rafrachissant.
M
FRUIT SAIT
I "N3W
Siphons
bire dune
capacit de
1,5 & 10 li-
tres.
Voil quelque chose qui u; manqu pour" les ftes a la
maison, les pique nqa -s, etc. etc.
Vous les trouverez remplis avec une bire dlicieuse chef :
M. Schultz & C.
Prire de commander 24 beurea par avance.
T*f*ptHM : 2059,
Dernires
nouvelles
scientifiques
I es plus grands aibres au
ple Nord sont seulement de
16 pieds de haut.
65 volcans au monde sont
( onnus pour tre actifs.
Un procd chimique a
t invent eu Norvge pour te-
nir le poisson trais pendant un
mois.
Des bancs de parcs ont t
invents avec des dossiers qui
e replient pour former des ta-
bles pique niques.
Presque chaque ville du Chili
de 20IK) mes ou plus de popu-
lation se sert d'lectricit com-
me lumire et loyer de calori-
que.
Les automobiles uux Klals-
Unis. estime t on, consomment
415 millions de gallons d'huile
ai nue lement.
Des expriences ont com-
menc en Norvge dans l't leva-
ge des renards, blancs et bleus
dans les fermes.
Un recensement lait l'an-
ne dernieie donne au Siam une
population de 11 .r>ub.AMmesen
augmentation d' peu prs 25
pour cent en 10 ans,
Des savants ban.nis ont
inveui un appareil a pho'O-
graphier 1 intrieur des pelles
pour reconnatre celles imites
des vritables.
Un appareil qui dveloppe
de la torce motrice pour l'auto-
mobile tire de l'huile crue a
t invente par un rsident du
Texas'
A peu prs 83 pour ceci
du vin export d Espagne sert
en France au mlange avec d'au-
tres vins faits en ce dernier
pays.
La Gme exposition inter-
nationale d'aprareils chimiques
sera tenue Franclort-sur-le-
Mein, Allemague, du 10 au 22
juillet.
Avec une Ibunure artifi-
cielle, sur une base de caout-
thouc un tapis a it prpar
pour protger les se uli rs dts
femmes qui conduisent les au-
tomobiles.
D'aprs des experts anglais,
un homme ne peut sans dan-
ger porter des fardeaux pesant
plus de 40 pour cent de son
propre poids continuellement.
Avec le dveloppement^
certains dp.s de mercure, le
Nevada espre devenir l'Etat le
plus grand dans la production
de ce mtal.
Trois rcepteurs radiot-
lgraphiques qui peuvent tre
install* en peimaneuce sur des
aroplanes oul.ei inventer, en
Angfeteire.
Un appareil pour avertir
les aviateurs que ta glace se for-
me sur les ailes de leur aro-
plane a t model par un lai*
seur d'instruments de New-
York
Le Purgaiif idal ^
|PLREJuBBEHAUT
/*/. Au du Faut. St-ta/s, Paris
Facfla praodre,
N* nl.cou4l-.Dt aucun prepu-ctif,
% dit ue provoque jamais de dgot.
2 Supprimant la fite,
g el? oc (teftlile pas le culatk.
NVsigMnt JM e repot A la rVambr.
Ile oc casse ascuoe perte de temps.
> rsrr't- Tk.wclr.r.
n nc.\Tvn, r 3 pimm
LAXAnVE, 1 Mut.
... la vu une table de r-
daction celle du Matin. cette
table oblongne ni. Notrb u,
note pour nos lecteurs les cho-
ses drles ou attristanfes de la
vie de chez nous. Il faisait tou-
tes sortes de rflexions, causait,
interrogeait et ne pouvait com-
prendre comment malgr tout
le tapage dans lequel il ;ivait la
plus grande part, l'on pouvait
crire encore, sans comprendre
que le journaliste possde une
telle facult d'abstraction qu'il
lui est facile de ne pas entendre,
tout en ayant l'air de l'couter,
le visiteur d'occasion qui vient
sedrsirarre tandisqne lui il tra-
vaille.

... voit de trs jolies cravates
depuis quelques jours au cou
d'un de nos plusiganlsgentle-
men. A une question que lui po-
sait un camarade il rpondit :
.le les achte cln / Pel
Brown, au Paris-bazar, o Ion
vend toutes sortes de jolies cho-
ses. Et, je vous le dis tout
bas, pour presque rien.
... voit, avec p aisn car c'est
un jeune hatien qui le dirige,
comment le Bazar Parisien,
rue des Miracles, prs du Smi-
naire, reoit de 1res jolies
choses. Sa clientle augmente
chaque jour. Ce que 1 on y vend
est de premire qualit, de pre-
mire fracheur et cela ne coHie
pas plus cher qu'ailleurs.
... a vu, hier midi, Termi.
nu, une petite scne qu'il est
ditlicile NOTRJ il de ne pus
noter. Deux amis buvaient un
B. V. D. Cocktail quand arriva
quelqu'un qui est i peine de
leur relation. Il ne fit m deux
ni trois, il commanda un cock-
tail du mme ivpe et la but, et
se mla la conversation sans
remarquer que d( puis son arri-
ve elle avait sensiblement bais-
se. Et puis il s'en alla sans r-
gler. Les deux anus recoimutu-
crent ri causer et lorsque le
gai von vint, ils refusrent de
payer le troisime cocktail.
i *
1 ... profilant du calme qui r-
gne les soirs, depuis que la ville
vit ou ne vit plus sous des me-
naces d'incendie, pour faire des
excursions dans les enviions de
chez lui, il lut surpris par une
bande djeune gens qui laisaient
une espce ,de patrouilles, et si
ce n'tait la piti qu'inspira sou
pauvre visage tout fatigu, il eut
reu une fameuse vole.

... a vu un homme qui venait
de recevoir une lelire. Il voulu
la lue, mais hesda. Car il ne lit
pas bans d paisses lunettes et
comme il y avait des dames lu
il na voulut pas sortir ses ver-
res. H tenta de lue mais en vain
saus luneiles. A la lin il les
chaussa carrment lorsqu'une
de ci s damas lui eut dit :
Mettez donc vos verres
cher Monsieur, vous n'en serez
pa moins beau.
... voit avec quelle joie, les
soirs, les enfants se promneat
autour de la grande pi mpe qui
devant l'glise ru Sucr Cur
de lurgeau lve au ciel, comme
si elle tui! en prire, ses triples
fanaux. Celle pompe donne l'an-
goisse a ceux qui passent en
lur rappelant que le quartier
est encoie menace par les in-
cendiaires. Et pourtant les tn-
ti.ijit>, en ven t..tet ge est .-ans
p.m, ) iiouvint uns nouvelle
0> t-l.-ltl. Ue s i.UiUati.C'eal peut-
ue eux Ut vima suges. i.a
bittiisue 1m terit valent-ils mieux
qu une Loi.ne pinte de gaiel?
Assurez-\i us Loutre accident
i la Geneial Accident Fire &
iLile Assuiai et C" JmileU *. V\el. beiUiU
Mgraf Gnr! pour ~
afe.


v
>c
PA\;t-2
)UI EST
MAKIUS 4>
Sous reproduisant, l'inlen-
\,nn des chercheurs et des eu-
,'-,n. ce n il, paralMl, au
ghenlique, publi mm forme de
l;,nh' par le Petit Parisien du
lu aurit 1930, de laoenture
ffun compatriote; tou le ttre
ie :
[ Pre Blanc
Pu; LON LAFAGE.
LE MATIN- y Mai 193(1
Non, il ne s'agit pas d'un d.
ers bons moines, buveurs dt
il. .1 .t de chteau-neul-dn-
Epe. qu'un voit cheminer pur-
in i l.-s grises lrigoules dans les
, iirs de llouiiianille et d A -
pi ,., Daudet. Non, mais/Ms-
j ,, 1 aussi vraiesuri non
IU,,, > que il elle se ft pQMsi
en l rouence i
\ I honital Guy-Patin, ou |
xlerne sous i'illustre Len
d iiine.se prsenta un pauvu
d able aussitt repr. Le mde
i | n Un le tas intressaut coin
, l'escroc la poire Parmi les
ivesque le flux de la misie
, sienne apportait a la cou
talion gratuite,ce jeune hom-
me. avec sa tle amaigrie, tour
,,, .nie de creux et de saillants,
s veux "e livre. sn teint
L, ,rbide, dj sombre, bronze,
,, n .-mi. un ensemble de symp-
tmes qui ne titrape point. Il
.il de In tuberculose de,
glandes surrnales. Lest la a-
maladie d'Addison, la-
ousbranitla peau mieux
,]., oaies les cure daptogttl
} tir boieil .
pressa autour da ma
,. .ti rpondait a peine, io-
de soulever une phrase
d, i -, mots. Un lger-souille
M ,,[,. se rvlai! lauscul-
I: '
Votre nom ?
Mayus.
On le garda. Tout l hpital lut
en moi, il y avait prsde sept
nidi cin-chef n'avait
eu | bonne tortune de traiter
pareil. L'interne, pimsia.
Sacr veinardI lui dit Len
do me, vmus allez mu suivre i
de prs.
Lu livre lomba 1res vile. On
traitai! le malade avec le clasai-
u nt surrnal: Il tait sou-
ntut. docile, heurtas qu'on len-
tourl de soins taii M. Mtyus, le malade ptrticu-
ji, r de M- i ioterne.
i, cjuea semaines Bufllrenl
i poui a rter lezsudaiion pig
on m nre. La peau ne lonait
plui. M mis prenait ont raine
. Je prbendier. Benot, quiet,
| conlii en scurn, repli sur ses
, il promenait au pre-
' mi. soleil de la saison, tous le
GARAGE CENTRAL
Ludovic CHENET, prop.
Grand Re Port au Prince, (Hat i)
SPCIALITS.
Rodages des soupapes
Dclaminage des soupapes
Y lectricit par le systme
Black et Decker
Lavage des Aulos par une pompe lectrique BHUNNElt
350 livres de pression d'eau el d'air.
Ue
>S^9
,onds, clb.aient leA splend.de Qu en pense Maria /
suies surrnales.
L'extrait glaudulaire, lormul
Labresque, entra en |eu. E
moins de deux semaines, le tein
de Mayus manilestement se
cltircit
Observez messieurs, le ca
raclre progrtssd de la depig
mtntatien. .-es externes, qui on
des yeux tout neuls malgr leurs
verres
merveilles de la cure.
Nous te rendrons aussi
blanc qu'une premire comrau
niante, enchrissait Labresque
Il mditait cependant une
communication l'Acadmie de
mdecine. La gunsou d c.
cas particulirement rebelle, d.
cette forme prolongea , clas
-.ni du mme coup i estratt e
r, (inventeur . Mayus se prt>a
B loutes les observation*. Ou I
tournait au |our prs des hautes
croises limpides, comme un
tableau qu'il laut mettre en Don-
na lumire comme u:i cuivre
bien fourbi. 11 avait petit rue
replet qui loi servait, le plus
souvent, de rponse et ne ca-
i hait point sa fiert dlie pour
ence un sujet d'tudes et
me occasion de progia. h cou
vient d'ajouter que son infir-
mire, Melle Maria, tait une de
ces ccitir-orunea* dont la seule
prsence est un Ionique radiant.
Uns seule disgrce doublait
ce bonheur : le manque de dis-
crtion et de tact de tioisou
quatre externes, lesquels se di-
saient entre eux les yeux lui-
tant eomtUt des scalpels et
sur es ton confidentiel qui dco
die les mots a dix pas a la
ronde
tion. Tout cela, d'ailleurs, est
tonnant et va laire un potin !...
Je vois d'ici le nez de quelques
coiilrres spcialiss... i
On appela Mayus. I
\iusi donc, poursuivait le
savant, pas de douleurs tombai
res, pas d'accident gastrique ?..
Etonnant, vous dis-je... Ah !
le voici. Mais c'est vrai qu'il es'
- l'.ii voil un dont l'autopsie pelles lu ?

i attendri des infirmires,
bonheur qui t'arrondiattii
i c mm. un domaine, il taitar-
: nvi i rainant aprs soi la Inde et
' triste odeur des garnis mauear-
' ds, mai que au visage, disait-
' on par unt tobtrcoloat sombre
! et ana merci, et voici qu'il un
loin!.ail du ciel ou toul com-
| llu un lit clan, des repas
s, i mais choisis, lorce gte-
ries de maraude, une sant ttt-
I luseite de i preuve et ctlte
e, .i. surcrot! : la bonne
humeur. Enfin, tnfln, n'allai -
on pta lui mettre une peau
II neu1.
Une lois ou deux par semai-
ne des tudiants eu blouse
blanche, A lunettes d'caill,
S'sssemblaient aulour de lui. El
il entendait ( non sans un sou-
nu de malice au tond des yeux),
il entendait Clbrer en termes
avants une guliton dont il
avi urail chaque jour l'honneur
et l< dl ces.
Notez, dclarait l'interne,
que -il n'tsl p-s encore lis
ro-, il (devient moins obscur :
ce n'est i's loul a BU ttl dj l'aube. Regardez
le creu* de set mains !
Il en tutoie la sorte duran
pres ue six'mois. Au bout de Ot
itttips, changement d'interne.
Le aouvetu, quand on lui pi
seniu M .vus, ne se nui pas .
une. D puis plus de quatre au,
il rtCueMlail, consignait, com-
mentait des ( bsi i \ btious de cli-
iiiqu 11 i hpital sur la maladie
dTAddison. h tombait J>ur le o cas
rtr. r m tortune !e Mivuit a
uvilI il v en v ' piptior ua
exti i glandulaire singulicre-
me. actd, baptbt d'un non
Su, ')i son piucesaeur a>ti.
ien oh-tnu " icdietttmtm
de i t ai organique et un lge.
del 'nent Ue la peau; U
loi., ktteitdtbti ''t"'eu,i'i, Cl
it
'MduL i lin ch ire
serait intressante !
Il ne tauduiit pas, pinsiid Ma-
yus, que es ZigolOS , par
amour ne l'art...
il n'en lut rien. Un jour,
pourtant, le professeur Leudou-
ine avisa l'interne.
- Ali ; dites donc, l/abres-
que, et votre phnomne ? J
voudrais bien l'examiner un peu,
imisque vous m avez soumis les
olciueuls de votre commi'iuca-
Allons. approche, Mayus. Trs
bien I Trs bien!... Mais, dites-
moi, Labresque, il me semble
aussi bronze qu'avant ?
Oh beaucoup moins; de- J
mandez ces messieurs... |
Je vous ci ois, j vous crois,
mon cher. Mais ne vous l-
chez pas il paraii S {mon
humble avis p'utdi rembruni
et comme nielle. Voyous depuis
combien de tempe est il eu trai-
tement ici ?
Depuis deux mois dans
mon service... j
Plus six mois avec voire '
prdcesseur, a fait huit.
Euh I.. L'est prcisment
ce qui..
Huit, Labiesque. C'est ex-
traordinaire. Ce gaillard l ne
tait aucune espce de tubercu-
lose... Ki-garde moi bien dans
les yeux, Ma vus. Fixe !. Eh l,
eh la dis-moi, Labiesque, est-
ce que voire malade ne serait
pas i:i-i.;re , par h is.u d ? a
expliquerait paitaitement pour-
quoi il continue ...
L'interne tritonna Mayus,
pour la premire lois de sa vie,
bliuil, passant du bronze obs-
cur au paie caf crme.
Nous allons recapituler,
dit le matre. Comment t'ap-
pro-
Ma-
,se

Vo

- c\ia^C
nSK BALlOON #
Pneu J
FISK ALL
COI m que
t nous vendons.
Franck J. MARTIN
DSTrtlBUrECTR- Phniie : Xo ^39.

AVIS UPOtTAOT
Lu vue de la Reconstruction
Nationale.M. Fred. Uauaud por-
u la connaltaanct de sou ai-
mable clientle qu'au l Mai
prochain api es l'iuttallation au
Clitl d'Ettt populaire, M.Eugnt
Woy, tous les bous en lelaiu Oe
paiement, de trois mois seront
allicht,
La Irquentation des Cals est
,n luxe dont on s'abs ient ds
que les pcunes ncessaires pour
v faire lace lont dlaut.
Mayus, monsieur le
fesseu.
Eh Eh c'est--dire
nus avec un r V
Oai, monsieur le...
Tes bien El o as-lu vu .
le jou ? j
A fort au /'rince, en llaili,
monsieur le piof'esseu ; mais,
p|uulM*t-ll, soudain leuresse et j
se pielaul tomme un coq,mais..
mats mon pre eluit blonc !
SKSG
CO^STfPATION
pfren&M lot
CCMPRK8
d' lJi.LOHT. Pharmacien,
ll'J, tu KHinf-Anfoma
PARI
C'Ef.T LE MEILLEUR
DOS FURGATirS
Ai<*.PETKUa; PI irmaci ALBFRTIWl
Pbarmacit du !) ustin vi*HD
ft ionisa loi bonuaa fliarn-.u^itt.
sa'-i'ii'- D < individus remar-
quables. des dociles qui, hier
veilles el infrieurs taient sous
mes semelles s'oublirent el ol-
frirent aussi un oreille com-
plaisante ces propag unies
tendance. Je ne dirai pas qie
l'autorit civile a contribu dans
ces odieuses machinations, je
nlais pas Jacmel. je suis i
Porl-au-Prince depuisle l'J avril
Je ne dirai pas que loutes les
dlibrations ont t fades aux
oreilles de cette autorit la fin
du grand bal qui eut lieu chez
M. Augustin As- Mon pauvre
Augustin! Catholique le matin,
protestant le midi, advenliste
le soir Non. je ne peux le dire
car il est mauvais d'avancer ce
qu'on ne peut pas prouver. Mais
je dirai que le de ce mois
minuit, un contingent d hora
mes parmi lesquels se trouvaient
trois gendarmes vio a ma cour
et se permit de rentier jusquau
rez-de chausse de ma maison
au cri de : 11 n'y a plus d'au-
torit Le j euple est souverain !
Ouest Fulbert? Qu'il soie!)
Je donne toutes ces explica-
tions pour que le pays sache
que jamais avant tout cela il n y
eut de tentatives d incendie a
.lacmel. Je ne lais que prouver
qut c'est une bande de sa s
aveu, mais.pourianl let'iesqui
ont simplement voulu laire du
bruit autour de mou nom. Car,
ils savent Oieii que |ebUisla
capitale depuis des jou>s, ils le
savent parfaitement. L)ailleurs
si le moindre doute avait ellleu-
r leur espul, lauiiis ils ne se se
raien, permis un geste tutti
audacieux et aussi tmraire.
Aussi je saisis l'occasion pour
leur douuer rendez ,ous Oui.
tttaeiruit les l'aiiulle-s, vous
vous cachez demie votre ni
vestilurc pour lancer contre m .
personnalit que vous redoutes
une populaiion ingrate et sans
toi. Vous vou.s drapez dans vo-
tre robe d avocat el avec un cy
msine lucoimu jusqu'ici vous
osez parier ue pnueipes qui
soni au-dessus de vos st uliiiieuts
iu711al.fi bl sables el c'est moi (j m aurai le
dernier mol. Le mo lient doit
venir.
Le 17 mai je serai chez moi j
.lacmel Si t.yr. Je vous y at-
tends el je voudrais vous voir
l.ure le mme geste. Vous devez
prouver la Rpublique que
vous pouvtz queique chose.
Certes, il y a dtt personnalits .
qui font exception, aussi les j
morve US nom qu' se moucher.
La irailreuse combinaison a i
mene de main de matres. Mes
adversaires ne sont pas cach- s
Seuls, mes parents, mes amis
et mes partisans ont t victi
mes de la perfidie d un groupe
de monsiies. lis se sont pris si
bien qu ils ont pu g gner a leur
uvre tnbreuse deux sei geins
de la Garde d Hati. J ai nomme
Aruil frotter et Kiebert Cles-
tin. Ces deux derniers ont pu
biiqueinein facilit lassass.uai
de mon jeune hre (tOfgtt Ht'
hure qui a t traine a la caser-1
ne baigu de saug. Le sang del
mon Irie a couie sans j-aisou,
sans motif! Ah! les incons-
quents! l'ouitaut )e suis de-
bout! Cest maintenant que |e
dois vivre. Mes amis Lon La-
larque, iieinierJeanuis, l'eivi
lus Joseph, Auguste Fauclie,
faui Euille Hyppoiue, t.exiuia
Si Itiiuiic ont ele lacliemeui
liaines eux aussi. Ll pouidt.oi?
Je laialhim en malUita eu-1
cousiauces; je suislaui del
Carde d liaiii, je suis l'ami de
la Follet,je suis i'aun du Cou-
vernemeur t)u noue est ma ga
raulie.' Si donc le ueuple esl li-
bre, su peui librement mandes
ter sa colre comme il 1 eineud,
qu ou lev la barde d Hati a
Jacmel, quou y tasse dispaiai-
ue les auioi'iies civiles, Ot alois
poitrine a poiinue, les adver-
saires poutioui se inesuier a
taise.
Je rentrerais l-bas et mon
frre el mis amis seraieul ven-
ges. iNou. ceia ne peui pas res-
icr sans solution, ll taui d abord
qoe I.' l'rsidenl de la Rpubli-
que, le Uaul Commissaire et I:
Chef de l'Occupation intervien-
ne"! dans ceMe grave aftaire.
L'henre es! solenn> Ile. Je le jure,
je l'affirme jamais il n'y a eu de
leniutivesd'incendieavant l'ex*
eu ion de celle combinaison ma-
cabre. Il va eu un autre genre
d'incendie, un incendie de haine
allum dans un cerveau endurci.
Il s'agissait de frapper unHilairo
et grce au concours de quelque*
malfams le crime a t perp-
tr. Ce crime ne restera pas im-
puni. Non. Bien que ces jour
derniers un vaurien aussi niai*
que mchant, un monslre en
robe qui souille le grand Tem-
ple par ses procds malhon-
ntes, bien que ce nigaud amo-
ral ait os tenter de maculer
la lpulaiion de personnes su-
p'ieures lui, je veux, encc-i''
esprer, car quoi qu'il en soit
nous devons admettre qu'il y a
encore des juges Berlin.
Mon hre tait paisiblement
assis chez une parente; d'adop-
I tion, on il va tous les jours, !
quand brusquement i! se vit cer-
ner par une troupe prcde de'
sergents Klber Clestin et Arnil
Prosper. Sans arme et prisait'
lpourvu, il lut frapp par une
armi* tranchante sans pouvoir'
mme essayer de se dlendre.
Que n'tais j- prsent Il lut pris
1 ut collet, tran hors de la mai-
json et maltiait. Des citoyens
digies de loi m'ailirment avoir
vu mon frre tout rouge de
sang Nonobstant il lut quand
mme arrt. C'est incroyable !
Il laut que la Garde d'Hati
prenne l'affaire eu mains, il loul
qu'une enqute minutieuse soit
ouverte, pour quu les responsa-
bilits soient fixes. J'ai conlian-
ce.et c'est pourquoi je ne me tau
pas justice.'Jonirairem-'ut, j'au-
rais dj I ni mordre la pous-
itre aux mcrants de Jicmal*
Veuillez recevoir, mon cher
Directeur, l'assurance de mes
meilleuo senti.t.ei: s.
J. B. Fulbert V. HILAIR&
Il n'y a pas eu de tentatives
d'incendie Jacmel
9 Toutes les Polices
;i)E LA
I t.rt-au Prince, le "/ Mai 1931).
Mon cher Directeur,
Quelques journalistes de la
CtpiUlU ont relat dans leurs
quotidiens qu' la suite de ten
lalives d'incendie, des individus
ont t arrts Jacmel. Un
pote a dit : l'erreur c'est la
, i ,- Qkh due. is se sont
pfi r ma fid< el je ne peux
h oi en vouloir, lis ont t mal
renseigne, le faute n'ttt pas
eux. La faute est ceux-l qui
ont ourdi le criminel complot
uu5mui. La taule esl 1.1.x im-
moraux pailisaus dune cer ai
ne candidature a je ne sais quoi.
Voici, ce qui s'est passe a Jac-
mtl : Depiiistnviro huii |ouis
rwppone un pareil 1. de** 1 -
IMlUt souiuuie, ue*
tratres onl lchement lanc
dans les rues de Jacmel la nou-
1 velle de ma prsence au porUil
de ma ville natale. Cette ville
o vivent tous ceux l qui me
sont cbtrt, cette vide laquelle
je m attache tant, cette ville ou
I ai de nombreux enfants et ou
vivent tous ceux-l qui me sont
cheis, cette ville laquelle je
m'attacha tant, cette ville o
marche t pas tr lent ma pau-
vre mre ge de 78 ans.
Oui, affirme-t on, api es avoir
peiu de l'autout une assez
Folie vH'eur, jai laiss clandes-
tinement Port au Prince aux
tiiia daller mettre Jacmel feu,
c'est ainsi que pour mettre
execuuon leur plan infernal une
utatttrttdt de patrouille sorga-
i,is poui cap.urei I incendiaire j
su
! OXUfllAIJ aiMUA!llH%4i
comprennent la Protection contre la ^
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L21,lts.paidup
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Fire Insurance Fund
Personal Accident Insurance FnndJ
Employers Lialiility Insurance Fund
Qeneral InsuraiceXFund
Marine Insuran Fund
General Reserve
Reserve tor UiiCilled Capital Rduction
Contengency Fujp tt
Profit and Lossfcccout MV" i r i
r^S'n.im^11^ / intiraated :bt not paid 192,353 5 2
SSS S ^mitted or mtimated but i.ot paid 173,719 5 8'-
Sundry Credito$, including provision for *
outstanding Upenses and Taxation 293 913 12 u
Due to Re-Insuance Compauies ^^O 10 9
Norwich Union
AND kOMUlll
COYS lOftfCINED.
d. L. sd.
AsSSETS
Norwich
Ntmwici Union
l *wk as SmiMun
COYS CuMBiNFli
946,000 0 0
443,148 0 0
818,055 14 1
/0.638 15 6
250,02b 17 0
329,890102
r"l7 ,021 1 5
1,000,000 0 0
J110000 0 0
100,000 0 0
946,000
440,148
8U.03U
77,125
250 026
00
00
74
32
17 0
23.791
1,020
1M28
4,485
612,085 11 11
171,021 1 5
1,000.000 0 0
110,000 0 0
100,000 0 0
412.924 15 1
20.5l4 210
500,096 19 8
, 10,956
1.029 571
57,054
328,950 3
194,780 4
, ns on ^ocks and Shares
lnvesiments
L7aXQhlJblBk <***
l. /,oua Bank of Enolnnd Stnrfc
M .t M* %mJ2l&m
Bank cl England Stock
Municinaland Counly Securilies.
inH.- el ,?r,'ta,n and Ireland
Indian and Colon.a Government Securities
1 Provincial
B (( fiunicidal
roreign f.overnment Socurilies
Provincial
Municipal
Railway and olher Dbeo, and Debcnlur*
and hi&%^,*?*> 1*5.120
House Hroperly(a. cosl,,es, a.noun,, wrilt, o,,).^ ^
1 d, L ft.d.
18 0
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0 1,029,571 0 0
O 0 57,664 0 e
91,791
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72.108
112.910
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30.753
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5 10 1,900.094 3 11
J t)f 142.344 0 0
J 0 88.491 0 o
393,508 1 4
Agents' Balances
Outstanding Premiums 400,089 6
Idterest accrued but nol oavahl m., u t- x /1852 0
OuU..ndiog .nterest KESftll?0 Tax> 0
.1,9*6,332 12 9 1,972,069 lolo
8
B.H, rcdl Cash
On Deposit ^
;in
s. rf.
8 4
312 10
1,099 19
99,303 0 10
885 11 H
i
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9
451,144 14 5
302,708 3 5
49,383 16 7
312 16 U
1.099 19 9
106,588 2 7
885 11 11
.and and on Current Account 268,118 13 5
Ordinary Shares ofSubsidiaryCorapanies- ^^ !> 400'759 10 6
at or underMarket Fme.
Value
Current Accounts ol Sudsidiary Cornpanies ^g 19 0
L 5,501,632 6 10 L 6.289,903 6 0
t 5,501,632 8 WL vSSSTT
AGENTS GNRAUX POUR HATI
SOUSAGENTS:
J.MDALfCo
PORT-AU-PRINCE-' PHONE"2217
C. DVIEUX & P. ROMRACE Pelit-Go
ve
TURNIER, Jacmel,
Georges WIENNER, Cayes
Georges DROUIN, Jrmie Volny PAULTRE, St-Marc.
Th. WOEL, Gonaves. D, SYLVAIN & C, Port de Paix
E M ENTRE, Cap-Hatien.
.. ____ I -


"



Vendredi
9 Mai 1930
Le Mali
24rae ctNNiiE N* 5988
t ort-au-Prmce
Tlphone : 2242
4 PAGES
In fin de la Grande Arme]
Iwmcn owwwx f jr.ricr assaut
**" ' ', dMicul. p, .artiaha orocurez vous chut nom
.. fsfias'wsft',."-*-*-.....
Razur Odeon
J. KARAYANY
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r
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." .,,.:, r uie cl Rue Frou.
. MM -
BAR TERMINUS
f lace Dessalin es
......
Caf chic Restaurant
de premier choix o l'on
trouve toute heure les
consommations les plusd-
licates.
Sandwiches sans pareils.
Bire la pression.
Avis
au public
Lu (iardeld'Haiti prendra I
mesures les plus svres pour a
suppression de l'incendie, bile
tait un prsent appel tous les
bons citovens pour l'aider de
leur mieux h V parvenir en cap-
turant les criminels dangereux,
coupables du crime d'incendie,
prvu l'article 358 du Code
Pnal. ..
Tout bon citoyen doit donner
l'exemple de l'obissance RW*
ordres de la police, sans discus-
sion. Ces ordres impersonne.*
sont pour la pro'ectmn de la
commuuaut.
h NOTICE TO THE PUBLIC.
-The (larde d'Hafti will taM
The most drastic measures m
suppression of incendiary arli
vities and appeals to ail law-
abiding citizen* to use tneir
utmost endeavors to je P he
iarde in this malter. VVlule H.e
Garde will do ail in ts power,
it will be ol greaf assistance to
tlu-m it ail citizens wouid assisl
the Garde in the apprhension
ol dangerous criminels w.io are
euilty ol the commission ol the
crime ol arson, which is a capi-
tal ollense under Article .<;> ol
lie Code Pnal.
AU lass-abiding citizens mus
set in themselves a fogood exam
nie by obeying without ques-
tion ail police orders. Thse or-
deis amused impersonnally ami
are for lie protection ol the ci-
tizens as a whole.
H.P.WILLIAMS,
Gnral de Division. Garde
d'Hati. Commandant de la
Garde d'Hati.
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D'ASEPSIE
Prparation el Vente
Phaimacii F. SEJOURNE
Angle (tet fou* Kimx e.l du Centre.
La Garde d'Hati s'est trouve
trs embarrasse pendant les in-
cendies de la dernire quinzaine
par la prsence d'une ioule con- .
sidrante et de nombreuses au 1
tomobdes interceptant la ci rcu \
lation et gnant grandement les '
etlortsdu Service de Imcendiel
et de la Police.
Il est demand tous les ci-
toyens de laciliter les manu-
vres de la Garde d'Hati en res
tant chez eux pendant un in-
cendie ou un dsordre quelcon-
que. L'obissance cet ordre
sera d'une aide eflicace l'au-
torit, et prviendra les malen-
tendus et la contusion qui r-
sultent d'un giand rassemble-
ment de personnes et de voilu-
res sur la voie publique.
NOTICE TO THE PUBLIC
The Garde d'Hati lias been j
grtatly hampered at lires during
the past lortnight by Ihe pre-
sence of large crowds ol people .
and numerous automobiles, :
which block the streets and se-1
riously impede the ellorls ol the i
Fire Dpartement and Police. j
AU citizens are requested to
cooperate with the Garde d'hati ,
by remaining at their homes on j
the occasion ol lires or any j
other disorder whatever. Com-
pliance with (Lis request will
greatly assist the Garde in ils
work and obviote nisunder-
standings and contusion resul-
ting Irom large crowds and au-
lomobile-blocked slreHs.
R. P. WILLIAMS,
Gnral de Division, Gardt
d'Hati. Commandant de ;
Gai de d'Hati.
*e< ro.*- -....... "rT ^r-STRFRMINGHAM, Au: Cnyes
Veuve v h\a\mi NV\E Gn4rJ.,,M,m.
SOUS- G1HT&:
AKeni Gnral i.r U
KHUM HENRI Garde
En p n de temps ce pro-
duit remaruuable a conquis
de haute lutte une renom-
me des plus enviables.
Deman Rhum HENRI Gardrc
Eupchez
qui-: .
votre eint re fltris!
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DESCHIENS
l'Hmoglobine

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Gazoline, Huile, Graisses,
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PR-CAT-LAN
|Horn-Lin
mm *^
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venant d'Europe, est attendu
vers le 10 mai. partant poui
KiDgston, Slo D
| prenanl Irt et
lomingo etc,
passagers.
*
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Si vous avez .quelques ht uresfdei loisir, l^soif, el que REINBOL0 & Co,Age
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naturel peuvent ll^
par l'usage de
bxelenlo
rm,uwvlr-h-ll>?aa\
#t essay! H e JjJ
5t mdicamen eax*
fa parlait sans daa ,
du usage lacile.
Lamyei-le vous sera
tif de ses rsultats-
n vente chez ou ^
u^tes. Pour U.^U i
nepuon'dBP'-i; ^
rr%^^ravor.n
bon g''014*'^
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EXELENTO.Mf|ClN'
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