Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: February 17, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:03941

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Clment Magloire
- DIRECTEUR
368, RUE AMERICAINE 135ft
TELEPHONE N 2^42
La allia rt'deskeaj mes rncphifit
l*Bflllenrf partir de leur vie S
reidre l'antre misrahlf.
UHRIHrU
23me ANNEK N 8922
PORT \V PRINCR THAIT! )
MARDI 18 FEVRIER 1
Le jeune Catholique
dans sa profession
Tout le monde sait que pour
tre chrtien, il faut joindre
la prire et la frquentation
des sacrements l'habitude d-
penser, de parler et dagii
cootormment aux principes
de l'Evangile. Le chrtien c'est
l'homme nui vit dans la lu-
mire, il doit la faire rayon
ner autour de lui : partout et
l tout instant, par l'exempt
de sa vie, et. chaque lois qui
les circonstances le lui per-
mettent, par l'influence de M
lensee, qu'elle .-voit exprime
r la parole ou par la plume.
Or, la plus grande parue de
v i e s coulant pour l.
nasse des hommes dans le
cadre d'uue profession, il esi
Dtressaut et utile de voir,
ds le dbut de votre vie pro-
fessionnelle ou mme avant
l'avoir pris votre onen atiou,
comment, jeunes Catholique:,
lotis devez rsoudre le pio-
>lme de la conciliatiou uu
devoir chrtien et du devoir
professionnel.

a
Il est incontestable que seu
'homme qui a une valeur pro
essionnelie peut exercer un<
nfluence dans le milieu o il
vaille et que cette influent t
d'autant plus protonde qu<
i valeur est moins discute.
eut-tre trop de jeunes c<
pioliques, l'a me ardente, ou-
lient ils ce principe et se
incent-ils prmaturment et
uns mesure dans les uvres,
0 risque de ne pouvoir ac-
urir celte solide lormatiou
rofessionnelle, condition in-
lispensable de leur influence.
Ils se dispersent et tout en
ptant toujours trs occups et
1 se dvouant l'excs, ils
fcerdent le got du travail me
hodique et persvrant.
C'est un vrai malheur. Car
letravail.ee travail formateur
Jont je parle, est pour l'hom-
oe un devoir. Je dirais volou-
tiers: qu'importe le mtier
' n'y eu a pas de sots, dit le
proverbe pourvu qu'il soit
our celui qui l'exerce la fa-
on de satisfaire la lot du
avait. Pratiquement, c'est le
tier qui douue au travail
'l'homme sa forme utile et
Ile. Ou, eu d'autres termes,
lie loi du travail nous oblige
os, qui que nous soyons* i
foire le choix d'une profession
1 d'un mtier que nous de-
ans aimer, parce qu'il est un
'ivoir utile, beau et noble.
Aimer et respecter le tra-
vail ne suffit pas; il faut pra-
iquement aimer et respecte
on travail soi, son, mtiei,
lui que l'on a choisi, ou que
jw ciicoustances ont impos.
U faut le faire avec justice,
puisque c'est itn devoir et
qu'avant de travailler pour k
patron qui nous occupe ou
pour l'argent que nous ga-
gnons, nous travaillons par
devoir chrtien, pour plaire
Dieu et pour gagner le ciel.]
L'homme qui a du travail
Cette haute conception acjuer-
*a dan la mesure de ses pos
'ibilits une valeur technique
Nui le fera respecter et qui lui
un isol dans sa protession
d'autres travaillent avec lui,
sont ses chels ou ses collabo
rateurs. Uu lien l'unit tous
ceux-l : c'est l'esprit de corps
dcelait, rien de ce qui inte
lesse son milieu ne lui e>
tranger ou iudiflrent. So
mtier, c'est comme un in
vivant aupuel il s'intresse
pour lequel il se dvoue e
qu'enfin il aime.
euxj qui, comme lui, e
ivec lui, travaillent dans !..
mme protession, sont consi
ders par lui comme les meiu
hre-, d'une mme la mi Ile: i
voit eu eux des Irres. i'oui
exprimer ce noble sentiment
nos auciens avaient un bien
beau mo iconf rie. Helas.
ie mol comme la chose u ont
lia pas disparu de uotre sock
t?
Cet tat d'me est inspire
lirectement par l'esprit chre
tien.esprn vivant et irateruel
il se manifeste negalivemen
par 1 esprit de reforme, de r
mratloo, de finie contre >e
iul.il s'exprime positivement
,jar la volont de poursuivi
le bien, par la lecherehe i
uieux dans tous les domaines
de l'activit.
Sachous bien ne jamais ou
l)iier une lgle essentielle:
dans les etlorts multiplis eu
vue de reformer le mal, dan
la recherche persvrante du
bien et du mieux, il faut d'
no d s'amender soi mme,tie
hou et tendre devenir mefi
leui.
La grande condition d'un
apostolat lcond est, n'en
pas douter, le travail moral
et religieux personnel. Alors
on sera aptre auprs des
tunes dans sa protessiou
on sera respect, &im, bien
taisant. Ou aura celte force
des vrais aptres: l'attraction.
Que de beaux exemples de
cet esprit chrtien, fait d'hu
milite, de respect, de charit
et d'amiti ne trouvons nous
pas-dans nos uvres de jeu
nesse. Ils sont uonibeux les
jeunes gens qui acquireu. U
ces qualits morales udis
pensables celui qui dans lu
profession, veut vivre en v-
ritable chrtien.
Actualit
|Hr, -----r..I i A (,eS IUUIV1
nonnera autorit; auprs de |a soc,ele#
l*ous ceux q u i exercent la
Et si notre iaunesse veut
se maintenir dans cette uobli
voie, et faire encore de uou
veaux progrs, voici que se
prsente nous, dominant
tous les autres, l'exemple uni-
que et essentiel qui rside eu
Jsus, Jsus-Ouvrier. 11 a su,
lui, se faire tout tous, r-
pandant le bien partout o il
passait, trou\ant aisment le
chemin des curs, grce sa
boul parfaite, sou dvoue
meut sans bornes, grce aussi
sa douceur et sou humilit.
Que ce divin modle soii
sans cesse prsent a l'esprit
de nos jeunes et alors, la sui
te du M tie, ils sauront atti-
rer lsmes a Celui qu ils de
sirent voir mieux connu et
surtout plus aim. Ils contri-
bueront ainsi tablir le
rgne du Christ dans la vie
des individus et dans celle de
prne profession que lui et
auprs e tous ceux qui, eu
lehorsde la profession, au-
ront recours sa compe ence
|U ses conseils.
*
Comment liutlueuce exige
|r l'apostolat atteindra-t-elle
jitablement son but ?
Il est de toute ncessit que
otre professionnel soit aim.
f le sera dans la mesure de
valeur sociale ; il n'est pas

Tu
A vendre
mobilier complet.
S'adresser :
^DrP. W. DRE1FLS
{Avenue N prAs de la 5e Hue
Phooe 2815.
Dans un article paru ici mme
et intitul:Le Gouvernement du
Prsident Iiorno, j'eus dom.i ,
comme citoyen, mon Opinion
sur la politique gnrale du
Pays. Loin, bien loin de moi
la prtention de croire q \n \'a
v>ais dil le dernier mot. J. m'at-
tendais certainement ta ri-
poste, fi ripos'e consciente,
'disonnabk et raisonne et non
pas 1 invective grossire. De
autre ct on n'est pas tolrant
et le moindre des dlauts, c'est
que l'on pihe par o l'on r-
clame. Sans doue l'cnvi'i de
LAetio i ne me connut! p ;
i I me connaissait, il aurait su
qu dur. ni l s cinq dernires
annes du gouvernement du
Piesldeilt Moi no | al Vcu ex-
lusivemwnt de ma profession
I avocat que je suis un avocat
le carrire figurant parmi peui-
*ir* les plus uuinbles mais ho .-
. ; que si j'avais en vue une
question d'inteit |ier>ouu< I, je
i attendrais pis cette heur--ci
our ire en qute d une ga-
inelle... le mot est de lui. Mais
ip.s avoir constate l'incohfi-
euce ei l'elat d esprit de ceux
|u veuleut se faire passer com-
me tant les seuls hatiens aptes
laisounei sur la situation liai
henn, | ai del bereinent dit ce
|iie | avais dire et je redirai
encore plus de choses si plus de
choses peuvent tre dites, li y a
pias, s u pou va u tre en mon
pouvoir de ta e durer le Chef
Je l'Etal encore vingt ans au
pouvoir, je le lerais pour per-
mettre enfin a mes coni.i itriotes
le rentrer en eux mmes, de
oucevoir et envisager auire-
II : nt le pi ogres matriel de
leur pays. Ce n'est pas en cla-
umil sou pati iolnme tous les
vculs; ce n est pas, ngligeant
les intrts suprieurs de la Na-
tion, en menant une campagne
Je candidature, qu'on arrivera
clairer la situation halieune;
c'est plu ot, lorsque mettant de
cte toute rancune personnelle,
subalternisant en nous, ce MOI
oigueilleux, nous aurons mis
en commun toutes nosru rgies,
.outes nos MtiVttS eu vue
d'eeuvres utiles et profitable*;
nous aurons d< tendu effective-
ment les luteris de la masse,
sans considration de la per-
sonne de celui qui prside aux
destines ue la Nation; c'est en-
core lorsque rclamani un dio.t
ou des dioits hops n auro.is en-
visage autre chose que cela sans
lUCdil but intresse, laissant
nos concitoyens le soir de ca-
ractriser noire acte comme il
convient, que nous aurons vrai-
ment prouv que nous travail-
lons au bonheur d fLti; car il
cal bien temps pour nous d'avoir
une filature, une beurrene na-
.louaies; une scierie, une maiiu-
tacture de papier, d'pingles,
d aiguilles, et bien d'auli es pe-
tites industries indispensables.
Loin de gaspiller nos lorces
u paroles, unissons-nous, tor-
uous des syndicats, des com-
pagnies : ainsi nous aurons
mieux servi les intrts du pays.
Ne laissons pas l'Etranger le
lemps de prendre la place; ex-
ploitons le pays nous-mmes.
Sous ne faisons rien chas nous;
.tous importons tout du dehors.
-. Hinche, plateau central de la
Rpublique, il y a un vaste el
^ras pi urage; les bceuls y pais-
seul abondamment nous avons
du lait porte de la main; avec
;e lait on lait le beurre, le tio-
mage. Le passage d'un fonction-
naire la tte de cette rgion
t'ait que chaque rcolte de co-
ton qu- depuis, ils cultivent in-
te ise.uent, les habitants roulent
sur Trois Quatre Cent Mille
Gourdes. De Vallire a Mombin
Crochu, de Mombin Crochu a
Cerca-la-Source, les plaines
-.ont couvertes de pin.'; ces j -
bres attendent eucoi la taux
du travailleur pour couvrir le
p -ys de planches. En remontant
i cours de l'poque qui a pr-
cd 1 intervention amricaine
en Hau, d faut reconnatre qu'il
tait presqu impossible d'obie-
Asenrez-vous contre accident j nir la ralisation d'une ide
la General Accident Eue & I quelconque. Nos Chefs d'Etal les
Life Assurance Corporation Li jplus instruits, les mieux inten-
mited .__Vve F. Berrningham, | lionnes n'avaient jamais pu avoir
AfMt tteoeel pour liaiu. I ta temps moral ncessaire pour
m

5/

SPECULATION
pVE nos jours l'appt du gain rapide en
entrane plus d'un dans le tourbillon des
spcultiens folles. Demain le mirage de
la fortune sera brutalement dissip.
Quel sera votre part dans quelques annes;
un crdit en Banque intressant ou de vains
regrets?
*sire
La Banque Royale
du Canada
de Cigarettes
GBARA &C
Les Ciqarette
Dessaliniennes
Colon
Rpublicaine
Porl-au-Princiennel*
ilrce la finesse de leur arme lont les oences des
vrais amateurs
mettre a profit les nobles ides
qu'ils caressaient, ni concrtiser
en lait matriel les uvres qu'ils
concevaient. Le mme esprit
actuel, l'esprit d'ambition, l'ab-
sence de tout sentiment de jus-
tice et d'quit, le npotisme, le
favoritisme, l'esprit de prdo-
minance, voil ce qui a toujours
contrari l'essor de ce pays.
S'il taut partir main enant de
l'poque de l'intervention pen-
dant les sept annes de rgne
de Dartiguenave, nous nous
trouvons toujours en tace de
cette mme classe d'individus,
toujours les mmes qui a divis
le pays en trois lacteurs : d un
ct l'intervenant contractant
qui, prolitant de uotre division,
va droit S son but, sans taire
attention ^nos clameurs incon-
sistantes, nos cris dsesprs
deinaladesgangrer.es; de l'au-
tre le Gouveruement qui, n'-
taat pas compris par le peuple
et n'ayant pas l'appui de l'occu-
pant, s'est trouv fig en une
pose de momie; enfin une op-
position sans programme dfini
el qui, loin de servir la cause du
pays, n'a contribu qu' 1 amal-
gamer davantage.
S'il laut enln arriver aux huit
annes de Prsidence de Mr
Louis Borno, il y a lieu de.con-
sidrer tout de suite une men
taill nouvelle : nous voyons un
Chef d'Etat comptent, bien
compris par l'amricain avec
qui il collabore troitement dans
le plein entendement du Irail
de lui."), combattu par la mme
opposition et poursuivant pour-
tant avec la satisfaction du de-
voir accompli l'oeuvre de la r-
generaliou d* fiuitive.
Oi, la i.uciiion, 'die quelle
nous apptait aclut lleuieni, pr-
Isente u caiacre vi. huent
anormal. Le peuple a pour de-
voir d'entourer le pouvoir pour
permettre la ralisation de tous
les desiderata voulus et nces-
saires. Ce n'est donc pas en pr-
chant l'agitation en incitant le
peuple la bravade que nous
parviendrons recouvrer nos
institutions nationales; c'est plu-
tt par la sagesse, la modra-
tion, par l'union sacre, ind-
fectible autour du Chel de la
Nation que nous obtiendrons
un rsultat apprciable.
Nous sommes, quoiqu'on
puisse dire, un lat indpendant,
souverain; nous avons notre
place ct de toutes les Nations
civilises; nous sommes lis au
gouvernement amricain par un
contrat bilatral. Nous avons
une vie nationale normale. C'est
de la lgret, de l'incohrence
de croira que le gouvernement
amricain puisse nous imposer
une directive politique.. Il sait
trop quoi s'en tenir lorsqu'il
s'agit du droit public interne
i d'une.autre Nation. Il laul doue
avoir.la patience d attendu. Que
i nous le voulions ou non, le Con-
, seil d'Etat existe et puise l'ex-
. culion de ses pouvoirs dans la
I Charte qui nous rgit. Il est re-
! connu par les Congrs de toutes
| les Nations civilises : il'a d-
\ clar la Guerre en 1014. Nous
i aurons recouvr la plnitude
; de nos droits souverrains de
faire et de dcider, lorsque dans
;. une anne paire, 1930, 1934 ou
1U30, le Chet de la Nation que
nous nous sommes librement
donn, aura appel le peuple
\ dans ses comices pour l'lection
de ses dputs et ses tejuiuu .
I Pour le moment, D'ajQn*
j qu'un seul coeur, qu'une seule
me pour vibrer : Kir muons le
Gouvernement tabli.
A. G&L1N, av.
AVIS INTIME
es loin ues oui rmninen-
ce che/. b.ULEY. Q u- chacun
' vienne se pourvo.r de sa sa-
! lade pour les ftes.
...a|vu un homme se fcher
parce qu'on lui a dit qu'il n'-
tait pas pote. Et chose drlu cet
homme n'a jamais fait un v ra
et il na que sarcasmes pour
les assembleurs de lignes inga
les. Que dire alors?
... a vu deux petites filles ajui
s'en allaient l'cole. L'une
d'elles, l'aine sans doute,
tenait la main de l'autre et veil-
lait sur ses pas. Mais ellestaieiit
toutes deux si petites que I on
tait en droit de se demander
laquelle des deux conduisait
vraiment l'autre. Touchant petit
tableau qui mit, on dirait, plus
de fracheur et plus de clart
ce matin de Fvrier...

* *
... a vu, aux environs de la
Poste, une femme qui jadis tait
jolie et qui maintenant deman-
de humblement l'aumOne. Elle
tend une main ravage de bou-
tons et les curs gnreux qui
parpillent du bien autour d eux
sont ulcrs lorsque s'allongent
vers eux ces dix doigts cnlls
et calleux.
*
... a vu. aprs la ten ible aver-
se de jeudi soir, uu gentleman
qui traversait picnulionneuse-
menl le Champ de-Mars l'an-
talon relev du bas, col du ves-
ton habilement remont et feu-
tre mou pisque sur les yeux, il
allait, et chaque lois qu une voi-
ture rasant le trottoir avait l'air
de lefiler il s'cartait vivement
et lorsque la voiture avait pas-
s il inspectait sou costume pour
voir s'il n avait pas t cla-
bouss.

...a vu.su pencher devant une
marchande de pistaches un de
nos plus lgants commerants.
Il plongea une main habile par-
mi les cacahue les el en prit an
moins une dizaine. Contraire-
ment son habitude au lieu de
crier la petite marchande se
contenta de soutire au commer-
ant qui s'en alla, ne senlant
mme pus deriicre lui le par-
fum discret el sincie de ce
pauvre petit sourire.
... a vu, jeudi kou. au Quai
une automobile bien tente et
d'o montaient des uns et de
Kelilscris des plus significatifs.
Iothe il a vu au iriue mo-
ment mais avec un regard de
dsapprobation 2 jeunes gens,
oisits certainement qui s'obati-
naient avoir qui tait danscette
voiture, et comment on pouvait
obtenir ces petits rires nervs
et ces cris trpidanlset nerveux.
*

... voit qu'il recommence ces
manges I homme qui n'a |a-
inais de monnaie et qui circule
avec une pice de vingt dollars.
Chaque fois que c'est son tour
d'offrir il sort sa pice, s\ xcusc
et un autre offre sa place.
... voit le moment o un lai -
ceur lui trouvera dr la monnaie
et ce pour la grande joie des
camarades qu'il commence
embter avec sa piee perp-
tuelle de vingi dollars.
*

... voit passe. chaque matiu,
et toujours la mme heure, et
toujours au men e endroit, une
bien jolie lemme. N'othf (Eu. ta
regarde des plus respectueuse-
ment et souhaite ra h voir son
visage se dtend:e plus souvint
et se donner erlin la joie du
sourire.

... a vu [la ma Dents Dts-
toidieson homme mr et un
pei trop entrent enant. Sons une
g.'n i ie et en pi sence d'une foule
de gens, car celte heure le
passants encombient la rue, il
poila canin'* m la n; m au ior-
s;ij,t o une lui.n e.t elle ci ne se
lai>M> pas imit Elle leillil g filer
le M< nt ci 1 Ht mu a ibta elle
Mbsaa la porie avec tant de
billes lui tout le monde cra
un clatement de pneus.



Clment Magloire
DIRECTEUR
368, RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE N2242
La jlBiart'desieiiuie> rir.ploif ni
Is'aedlenre partir de leur \\c a
retire l'antre ejisrahle.
LA 1IKI YtK,
Tt
23me ANNEE N* 6922
PORT AU PRINCR (HATI)
MARDI 18 FEVRIER 1
Le jeune Catholique
dans sa profession
Actualit
Toul le monde sait que pour
|trechrtien, il faut joindre
prire et la frquentation
|des sacremeuts l'habitude d-
penser, de parler et dagii
lonlormmeut aux principes
de l'Evangile. Le chrtien c'esl
homme qui vit dans la lu-
mre, il doit la faire rayon
ier autour de lui : partout ei
tout instant, par l'exempt
sa vie, et, chaque lois qm
les circonstances le lui per-
Dettent, par l'iufluence de sa
leose, qu'elle .soit exprime
iar la parole ou par la plume.
Or, la plus grande parue de
vie s'coulant pour lu
basse des hommes dans le
adre d'une prolession, il esi
otressaut et utile de voir,
es le dbut de votre vit- pro-
lesiionrielie ou mme avant
'avoir pris votre orien atiou,
|mment, jeunes catholiques,
ous devez rsoudre le pio-
me de la conciliation ou
evoir chrtien et du devoir
rofessiounel.

*
11 est incontestable que seu
homme qui a une valeur pro
essiounelk' peut exercer un.
nfluence dans le milieu o il
ravaille et que cette influent i
st d'aulant plus profonde qui
valeur est moins discute,
eut-tre trop de jeunes c<
|holiques, l me ardente, ou-
lient ils ce principe et se
Jaocent-ils prmaturment et
as mesure dans les uvres,
n risque de ne pouvoir ac-
urir cette solide forraatiou
roiessionnelle, condition in-
ispensable de leur influence.'
lisse dispersent et tout en
tant toujours trs occups el
d se dvouant l'excs, ils
Jerdent le got du travail me-
odique ei persvrant.
C'est un vrai malheur. Car
e travail, ce travail formateur
lontje parle, est pour 1 nom-
De un devoir. Je dirais volou-
ers: qu'importe le mtier
n'y eu a pus de sols, dit le
>roverbe pourvu qu'il soit
wur celui qui l'exerce la fa-
on de satisfaire la loi du
travail. Pratiquement, c'est le
Mtier qui donne au travail
el homme sa forme utile et
felle. Ou, eu d'autres termes,
lie loi du travail nous oblige
pus, qui que nous soyons,
aire le choix d'une profession
JO d'un mtier que nous de-
'ods aimer, paire qu'il est un
levoir utile, beau et noble.
Aimer et respecter le tra-
vail ne suffit pas; il faut pra-
iquement aimer et respecte
on travail soi, son mtiei,
;elui que l'on a choisi, ou que
es ciicoustances ont impos.
1 faut le faire avec justice,
uisque c'est itn devoir el
u'avant de travailler pour le
atron qui nous occupe ou
our l'argent que nous g-
tions, nous travaillons par
voir chrtien, pour plaire
WU et pour gagner le ciel^j
L'homme qui a du travail
ette haute conceptionacjuer-
a dan la mesure de ses pos
ibilits une valeur technique
ui le fera respecter et qui lui
onnera autorit} auprs de fo^
ous ceux q u exercent la
me profession que lui el
upres e tous ceux qui, eu
ehors de la profession, au-
ont recours sa compe ence
* a ses conseils.
un isol dans sa profession
d'autres travaillent avec lui,
sont ses chels ou ses collabo
retours. Uu lien l'unit ions
ceux-l : c'est l'esprit de corps
le ce lait, rien de ce qui inte
resse son milieu ne lui e-.
tranger ou iudiftrent. So
mtier, c'est comme un en
vivant aupuel il s'intresse
pour lequel il se dvoue e
qu'enfin il aime.
euxj qui, comme lui, e
ivec lui, travaillent dans I.
mme profession, sont cousi
ders par lui comme les mem
bre> dune mme houille:
voit eu eux des trres. r'ow
exprimer ce noble sentiment
nos auciens avaient un bien
beau mo iconf rie. Mlas .
ie mot comme la chose u uni
ds pas disparu de notre socit
t?
Cet tat dame est iuspiu
lirectemenl par l'esprit ehre
tien,esprn vivant et iratemel
il se manifeste negalivemen
par 1 esprit de retorme, de r
Mi..i; m. de Imte contre .e
iul.ll s'exprime positivement
,iar la volont de poursuivie
le bien, par la iecherche i
mieux dans tous les doinaino
vie l'activit.
Sachous bien ne jamais ou
bucr une tgle essenlielle:
dans les eflorts multiplis tu
vue de reformer le mal, dan
la recherche persvrante Uu
bien et du mieux, il faut d'
no d s'amender soi mme.tit
bon et tendre devenir meil
leur.
La grande condition d'un
apostolat lcond est, n'en
pas douter, le travail moral
et religieux personnel, .-tlors
on sera aptre auprs des
jeunes dans sa protessiou
ou sera respect, aim, bien
taisant. On aura cette force
des vrais aptres: l'attraction.
Que de beaux exemples de
cet esprn chrtien, fait d'hu
milite, le respect, de charit
et d'amiti ne trouvons nous
pas-dans nos uvres de jeu-
nesse. Ils sont nomb eux les
jeunes gens qui acqmreu. U
ces qualits morales indis
pensables eelui qui dans s.>
prolession, veut vivre en v-
ritable chrtien.
Et si notre jeunesse veut
se maintenir dans cette uoblt
voie, et faire encore de uou
veaux progrs, voici que se
prsente nous, dominant
lous les autres, l'exemple uni-
que et essentiel qui rside eu
Jsus, Jsus-Ouvrier. II a su,
lui, se faire tout tous, r-
pandant le bien partout o il
passait, trouvant aisment le
chemin des curs, grce sa
bout parfaite, sou dvoue
meut sans bornes, grce aussi
sa douceur et son humilit.
Que ce divin modle soii
sans cesse prsent a l'esprit
de nos jeunes et alors, la soi
te du M tie, ils sauront atti-
rer lsmes a Celui qu'ils de
sirent voir mieux connu et
surtout plus aim. Ils contri-
bueront ainsi tablir le
rgne du Christ dans la vie
des individus et dans celle de

Comment 1 mtlueuce exige
jr l'apostolat atteindra-t-elle
'entablement son but ?
Il est de toute ncessit que
jotre prolessionnel soit aim.
e sera daus la mesur de
valeur sociale ; il n'est pas
.v^r
A
V
endre
Dans un article paru ici mme
et intitul : Le Gouvernement du
Prsident Homo, j'eus a donne!,
comme citoyen, mon Opinion
sur la politique gnrale du
Pays. Loin, bien loin de moi
la prtention de croire q le fa-
vais dit le dernier mot. J m'at-
tendais certainement .'a ri*
, jisonusblc et raisonn* et non
pas 1 invective grossire. De
auire ct on n'est pas tolrant
et le moindre des dlauls, c'est
que l'on poche par o l'on r
clame. Sans dou e fenv im de
L Aitio i ne me connat p. ;
>ij me connaissait, il aurait su
qu dur. ni I s cinq dernires
annes du gouvernement du
l'.eiident lioi uo |ai Vcu ex-
lusivenient de ma profession
I avocat; que je suis un avocat
le carrire figurant parmi peui-
liine les plus uumble* mai* ho i-
ieii ; que si l'avais eu vue une
question d'niteii personne-1, je
i attendrais p is celte heur -ci
our tre en qule d une ija-
uielle... le mut est de lui. Mais
ipi> avoir constate i'incoli-
iace et l'elat depntde ceux
pi veuleut se taire passer com-
me tant les seuls hatiens aptes
iaisouiie-i sur la situation ha
tiwunr, | ai dlibrment dit ce
pie j avais dire cl je redirai
encore plus de clwscs si plus de
choses peuvent tre dites, li y a
p.us, s'il pou va u tre en mon
pouvoir de ta e durer le Chef
Je l'Etat encoc vingt ans au
iouvoir, je le lerais pour per-
mettre enfin a me convdnoles
le rentrer en eux mmes, de
oucevoir et envisager auire-
ir.nl le progrs matriel de
leur pays. Ce n'eet pas en cla-
mant >ou patriotisme tous les
vents; ce nest pas, ngligeant
les intrts suprieurs de la Na-
udii, en menant une campagne
de candidature, qu'on arrivera
clairer la situation hatienne;
c'est plu Ot, lorsque metlant de
cte toute rancune personnelle,
>ubalternisant en nous, ce MOI
oigueilleux, nous aurons mis
en commun toutes nosm rgies,
ouUn nue aoiVilCs eu vue
d'nvres utiles el profitables;
nous suions d< tendu effective-
ment les intrts de la masse,
eana considration de la per-
sonne de celui qui prside aux
destines Ue la Nation; c'est en-
core lorsque rclamant un dro;t
ou des droits nous n aurons en-
visage autre chose que cela sans
tucuu but intresse, laissant
nos concitoyens le soir de ca-
ractriser notre acte comme il
convient, que nous aurons vrai-
ment prouv que nous travail-
lons au bonheur d Hati; car il
est bien temps pour nous d'avoir
une filature, une beurrene na-
iiouales; une scierie, une manu-
lacture de papier, d'pingles,
d aiguilles, et bien d'auli es pe-
tites industries indispensables.
Loin de gaspiller nos lorces
n paroles, unissons-nous, lor-
inous des syndicats, des com-
pagnies : ainsi nous aurons
mieux servi les intrts du pays.
Ne laissons pas l'Etranger le
temps de prendre la place; ex-
ploitons le pays nous-mmes.
Sous ne faisons rien chef nous;
nous importons tout du dehors.
fm Hinche, plateau central de la
Rpublique, il y a un vaste et
41 as pi mage; les boauls y pais-
sent abondamment; nous avons
du lait porte de la main; avec
le lait on lait le beurre, le bo-
rnage. Le passage d'un fonction-
naire la tte de cette rgion
fait que chaque rcolte de co-
ton que depuis, ils cultivent in-
ie se.uent, les habitants roulent
sur Trois Quatre Cent Mille
Gourdes. De Vallire Mombin
Crochu, de Mombin Crochu a
Cerca-la-Source, le plaines
sont couvertes de pins ces ar-
bres abondent eucoi la taux
du travailleur pour couvrir le
p le cours de l'poque qui a pr-
cd I intervention amricaine
en Halu, il faut reconnatre qu'il


i SPCULATION
TTVE nos jours l'appt du gain rapide en
entrane plus d'un dans le tourbillon des
spculations folles. Demain le mirage de
ki fortune sera brutalement dissip.
Quel sera votre part dans quelques annes;
un crdit en Banque intressant ou de vains
regrets?
FSIM
La Banque Royale
du Canada
Manl,/adme /fo^
de Cigarettes
GBARA &C
Les Ciqarette
8 Dessalin iennes
*Coton
Rpublicaine
Porl-au-Princiennel*
vrais amateurs
m ma yaw vav>-iTii ^uaa,^
mettre a profit les nobles ides
qu'ils caressaient, ni concrtiser
en fait matriel les uvres qu'ils
! concevaient. Le mme esprit
actuel, l'esprit d'ambition, l'ab-
seuce de tout sentiment de jus-
j lice et d'quit, le npotisme, le
favoritisme, l'esprit de prdo-
minance, voil ce qui a toujours
contrari l'essor de ce pays.
S'il faut partir main enant de
l'poque de l'intervention pen-
dant les sept annes de rgne
de Dartiguenave, nous nous
trouvons toujours en face de
cette mme classe d'individus,
toujours les mmes qui a divis
le pays en trois lacteurs : d un
ct l'intervenant contractant
qui, profitent de notre division,
va droit i son but, sans taire
attention ^uos clameurs incon-
sistantes, nos cris dsesprs
de malades gangrens; de l'au-
saires. Ce n'est donc pas en pr-
chant l'agitation en incitant le
peuple la bravade que nous
parviendrons recouvrer nos
institutions nationales; c'est plu-
tt par la sagesse, la modra-
tion, par l'union sacre, ind-
fectible autour du Chel de la
Nation que nous obtiendrons
un rsultat apprciable.
Nous sommes, quoiqu'on
puisse dire, un lat indpendant,
souverain; nous avons notre
place ct de toutes les Nations
civilises; nous sommes lis au
gouvernement amricain par un
contrat bilatral. Nous avons
une vie nationale normale. C'est
de la lgret, de l'incohrence
de croire que le gouvernement
amricain puisse nous imposer
une directive politique., lisait
trop quoi s'en tenir lorsqu'il
s'agit du droit public interne
*A
un mobiliercomplet.
S'adresser : 3
^Dr P. W. DRE1FUS
BAvenue N prs de la 5e Hue
Phone 2815.
tait presqu'impossible d'obte-
Aseurez-vous contre accident j nir la ralisation d'une ide
la General Accident l'ue & I quelconque. Nos Chels d'Eat les
Lile Assurance Corporation Li-jplus iusirniis, les mieux inten-
miled. Vve F. Berm;ngham, Jtionns n'avaient jamais pu avoir
t Gnre! pour HaiU. I le temps moral ncessaire pour
tre le Gouveruement qui, n'-1 d'une.autre Nation. Il laul donc
laat pas compris par le peuple avoir.la patience d attendu. Que
et n'ayant pas l'appui de l'occu-, nous le voulions ou non, le Con-
pant, s'est trouv fig en une seil d'Etal existe et puise l'ex-
jyose de momie; enfin une op- culion de ses pouvoirs dans la
position sans programme dfini | Charte qui nous rgit. Il est re-
et qui, loin de servir la cause du | connu par les Congrs de toutes
pays, n'a contribu qu' I amal- f les Nations civilises : illi d-
gainer davantage. j clar la Guerre en 1SU-L Nous
S'il laut enf n arriver aux huit aurons recouvr la plnitude
annes de Prsidence de Mr j de nos droits souverrains de
Louis Borno, il y a lieu de,con- faire et de dcider, lorsque dans
sidrer tout de suite une men ;. une anne paire, 1930. 1934 ou
tabl nouvelle : nous voyons un j 1936, le Chel de la Nation que
Chel d'Etal comptent, bien
compris par l'amricain avec
qui il collabore troitement dans
le plein entendement du trait
de 191.0, coiiibaitu par la mme
opposition t poursuivant pour-
tant avec la satisfaction du de-
voir accompli l'uvre de la r-
gnration dtfiniiive.
Oi, la .situation, 'elle quelle-
nous apptait actuellement pr-
sente uu caractre vraiment !
anormal. Le peuple a pour de- '
nous nous sommes librement
donn, aura appel le peuple
daus ses comices pour l'lection
de ses dputs et ses m ium u. .
Pour le moment, n'ejon*
qu'un seul cur, qu une seule
ame pour vibrer : En ou ions le
Gouvernement tabli.
A. GcLIN, av.
AVIS INTIME
es Tomates oui i-ommen-
voir d'entourer le pouvoir pour c' chez B AILE Y. Que chacun
permettre la ralisation de tous vienne se pourvo.r de sa sa-
les desiderata voulus et nees-I lade pour les ftes.
... a'yu un homme se fcher
parce qu'on lui s dit qu'il n'-
.tait pas pote. Et chose urlu cet
homme n'a jamais tait un v re
et il na que sarcasmes pour
les assembleurs de lignes inga
les. Que dire alors?
... a vu deux petites filles qui
s'en allaient l'cole. L'une
d'elles, l'aine sans doute,
tenait la main de l'autre et veil-
lait sur ses pas. Mais ellestaient
toutes deux si petites que Ion
tait en droit de se demander
laquelle des dtux conduisait
vraiment l'autre. Touchant petit
tableau qui mit, on dirait, plus
de fracheur et plus de clart
ce malin de Feviier...
*
* *
... a vu, aux enviions de la
Poste, une femme qui jadis tait
jolie t qui maintenant deman-
de humblement l'aumne. Elle
tend une main ravage de bou-
tons et les curs gnreux qui
parpillent du bien autour d eux
sont ulcrs loisque s'allongent
vers eux ces dix doigls enlls
et calleux.

... a vu. aprs la teri ib!e aver-
se de jeudi soir, uu gentleman
qui traversait prcautionneuse-
ment te Champ de-Mars. Pan-
talon relev du bas, col du ves-
ton habilement remont et feu-
tre mou pisque sur les yeux, il
allait, et chaque lois qu une voi-
ture rusant le trottoir tiv.ul l'air
de le filer il s'cartait vivement
et lorsque la voilure avait pas-
s il inspectait sou costume pour
voir s'il n avait pas t cla-
bouss.
...a vu.se pencher devant une
marchande de pistaches un de
nos plus lgants commerants.
Il plongea une main habile par-
mi les caca hue les et en prit an
moins une diz iinc. Contraire
ment a son habitude au heu de
crier la petite marchande se
contenta de soin hv au commer-
ant qui s'en alla, ne sentant
mme pt>s derrire lui le par-
fum discret et sincre de ce
pauvie petit sourire.

.
... a vu, jeudi soir, au Quai
une automobile bien tente et
d'o montaient des rires et de
Relits cris des plus significatifs.
otre il a vu au mme mo-
ment mais avec un regard de
dsapprobation 2 jeunes gens,
oi?ils certainement qui s'obsti-
naient avoir qui tait dans celte
voiture, et comment on pouvait
obtenir ces petits rires nervs
et ces cris trpidanlset nerveux.

... voit qu'il leeommence ces
manges l'homme qui n'a ja-
mais de monnaie et qui circule
avec une pict de vingt dollars.
Chaque fois que c'eal son tour
d'offrir il sort sa pice, s'excuse
et un autre offre a sa place.
... voit le moment o un lai -
ceur lui trouvera de la monnaie
et ce pour la grande joie des
camarades qu'il commence
embter avec si piee perp-
tuelle de vingi dollars.
*

... voit passer, chaque mutin,
et toujours a la mme heure, et
toujours au men e endroit, une
bien jolie lenune. Notrf QiiL la
regarde des plus respectueuse-
ment et souhaiterait voir son
visage se dtend:e plus souvent
et se donner arlin a la joie du
fourire.
*
... a vu ;ia rue Dants Des-
toidiesun homme mr et un
pet trop entrepi enant. Sons une
galt ne et enpisence d'une foule
de gens, car celte heure les
passants encombient la rue, il
poilu carieim-m la m*in su cor-
sjijji o tlie ieli.n r.l e''e e'i lie s*
lai.vb pfeS Ifcne Elle IliiIiI , ffltr
le Mi na eti. Elle mua ehez elle
1 ssa la porte avec tant de
fracas nue tout le monde vrai
a nn clatement de pneus.
c


1- '-'
LE MA1N- 1 Fvrier 1930
Httfnll -.
Vous n'avez jamais Got l'quivalent ad Kay
Celle nouvelle tl dlicieuse
fabrication de Kraft apporte un
nouutU gotkdt sandwiches.
Quoique voua ne pourriez jamais
le tici'iiiii.hiuj est en grande
partie riche de fromage blanc,
crmeux et duveteux, auquel a
ete ajout dans la jiistt mesure
des condiment (pas de viande
m d huile ) poui en taire un
produit entirement nouveau
avec une sduisante su i>cur nou-
velle.
Comme tous les fromages et
aliments de Kraft, Ray est scien-
tifiquement pur et pasteuris et
bien prserve. Il vous arrive en
KRAFT
jarre de verre hermtiquement
ferm ce qui prserve son exqui-
se saveur.
\ olre premire bouche de
Kau sera un vrai festin. Eua-
yet'le aujourd'hui voire pi-
cier en a. Seuli me ni s 0 // e z
;;<'r de regarder la marque de
fabrique et de provenance
a liAt'T l'OODS
Distributeurs
PAULEY SALES
CO&pOPATION
Port-au-Prince
FOODS
Rcital
Chopin
PAR Itffe CRIEI i'.iioi \m>
Samedi soir, a Harisiana. noire
6ronde artiste Melle Carmtn
fouard a obtenu le plus franc
des succs nu cours uu Kcital
Chopin qu'elle a orteil au public
de Port-au-Prince. Une lois en-
core l'on a eu l'occasion d'ad-
mirer la facilit avec laquelle
Ile se joue des dilticults, l'in-
telligence avec laquelle elle se
aisit de la pense des matres
au'elle interprte peur la rendre
ans toutes ses nuances et ainsi
la mettre la porte de ceux qui
l'couteiit. Et a tout cela il laut
joindre une aisance de tout pre-
mier ordre, une agilit qui tient
du prodige et une sensibilit si
faire, si personnelle que le m-
ier de Melle Brouard qui est
act actuellement son plus haut
priode ne lait pas oublier une
seconde.
Aussi la salle qui, ce soir l,,
tait compose de ce que nous
avons de mieux dans notre lite
et o se remarquaient des mu-
siciens de rrand talent et des
amateurs dun got parfaite-
ment sr, lut-elle une nouvelle
lois conquise par la souplesse
du jeu de Melle Brouard, ses va-
rits, aa grce et cette science
si certaine d'elle-mme qu'elle
donne l'impression de n avoir
fias t acquise et de n tre pas
e rsultat d'tudes patiente'-,
mthodiques et savamment di-
riges.
Elle a surtout t remarqua
ble dans la Marche, funbre.
rEtude de la main gauche, le
Prlude en la mineur et la Bal-
lade hfo 3 que la salle applau-
dit avec tant de sincrit que
l'on tenta il bien que nul n'avait
pu rsister :iu charme irrsisti-
ble de l'artiste.
Il n'est aucun doute, le grand
Chopin lut fidlement interprt
samedi aoir et le plus bel loge
que l'on puisse taire d< l'inter-
prte c'est qu'elle lascina par
les diverses qualits qui con-
courent la forma!ion d? son
trs grand talent mme ceux
qu'une ducation musicale in-
complte n'avait pas prpar
saisir jusque dans leurs p< Il
dtails la musique tour lotir
mlancolique, piolonde H re
mantique de celui qui iuspira
un si hem pome a cet autre
malade de gnie que lut Kolli-
nat.
Sua sucer* lut donc trs franc,
trs pur, trs mrit. Elle ne le
doit qu'a si valeur qui e-.! au-
dessus d tout loge, et i
ifot qui De ex nnatt paa d de
iaillance.
Le coin rt fut prcd J'uue
trs balle et t es intelligent*
CO'ifrence de notre collabora-
teur AuguaU' M gloire qui traa
demain de matre et aussi ra-
pidement que le permettait le
sujet la vie tourmente de Cho-
pin. Cette belle page, remar-
quable par sa haute tenue lilt-
souleves au sujet du rle jou
par Chopin dans la Musique
Romantique contribua de faon
etlective au succs de la soire.
Nous ne pouvons achever ce
trop court compte-rendi' sans
renouveler Melle Carmen
Brouard l'hommage de notre ad-
miration et lui marquer une
nouvelle lois toute la fiert que
nous prouvons de voir une
des ntre. et qui est trs
leune, atteindre dj a ce
haut degr de virtuosit et de
perfection dans cet art si diffi-
cile.
Bote
aux lettres
l'orl-au-Prince, le 15 Fvrier
1930
Monsieur le Directeur,
Dans un entrefilet p nu au nu-
mro d'hier de votre intressant
journal, j'ai lu l'intorm ition sui-
vante concernant la session cri-
minelle qui s'ouvre a Port au
Prince, lundi 17 Fvrier : a On
entendra atliai l'affaire du no-
taire Lon Charles, prvenu de
taux en criture authentique et
probablement celle de vol de
mdicaments a 1 llopi al Gn-
ral et a l'Hospice Justiaien du
Cap-Hatien. >
Le Matin lait e r i e u r. Il
n'existe pas d'affaire de vol de
mdicament! l Hpital Gnral
et l'Hospice Justinien du Cap-
Hatien, mais bien l'Hpital
Gnral tout court. De plus,
je suis lond vous dire que
l'Hospice Justinien de ma ville
n'a soutien d'aucun vol de celle
espce.
Veuillez, je vous prie, en ma-
nire de rectification, publier le
plus tt la prsente et me croire,
Monsieur le Directeur, Votre
lout dvou.
A. ACACIA
e
'ort-au-Prince, le 17 Fvrier
1930
Directeur du Malin
En Ville
Monsieur le Directeur,
Votre dition du 15 f\ner en
court, donnant le compte ren-
du de l'audience du 1* lvrier
du tribunal de paix Section
Nord, rapporte que Lonard
nia 'o dment, en disant qu il
il tait absolument dans aucune
ifl nie et qu'il venait de chez
un tailleur.
PermetteS-moi de relever que
ce n'est pas tout--tait exact.
v i vrit,j ai assis la messe
et j' u enteudu les discoure.
de p.'ix ne m'a
i que Mi l u x
Cliets SUlvMi),
m i l'or.lr -!v' i i pj
lice* et Obstruction de lu Cir-
culations.
J'ai rpondu que j'ai t arrt
a I' -ncoignuredes mes aPaveel
i Egaille, au moment o j allai!,
ch' z mon tailleur, et que je n'ai
pa: rsist l'ordre de la Police,
ni obstru la Circulation, puis-
que | tais pied.
i!
Un candidat
J'ai rencontr ces jours-ci un
candicat la Prsidence qui me
parait runir toutes les condi-
tions voulues pour tre un bon
Chef d Ktat.Vous allez en juger.
Comme je l'interrogeais sur
son programme de gouverne-
ment, il me confia ingnument
ue son intention tait d'essayer
e luire le plus de bien possible
la Rpublique : mais, qu'il d-
sirait le pouvoir en vue surtout
de faire planter un palmiste
(l'arbre national ) cot de la
ban 1re Est du Valais, pour faire
pendant celui qui existe du ct
de la barrire Ouest ( les deux
barrires dont l'une sert pour la
rentre des vhicules et l'autre
pour la sortie donnent sur la
place Toussaint Louverture).
Pour moi, voil le Chef d'Etat
idal. Car celui qui pousse le
souci du pouvoir |usqu pr-
voir un si mince dtail : savoir
le remplacement du palmiste
qui tait dfaut la laade du pa-
lais de la Prsidence, est an un
l'homme appel diriger avec
tact et sagesse les destines de
notre pays.
Je ne sais pas si mes lecteurs
partagent mon enthousiasme ;
mais, si j tais en position de je-
ter un bulletin dans l'urne au
moment de l'lection prsiden-
tielle, je n'hsiterais pas une mi-
nute.
Je me proposais de signaler
mon C indidat a I attention de
mes concitoyens, mais, quel-
qu un ct de moi, me fan re-
marquer que la consigne est de
se taire jusqu' l'arrive de la
Commission.
C est idiot, mais c'es comme a.
LAPIfc
1 Dmasquons
les batteries
A TERRASSBOAHDEN
raire, et les gestions qui ,> suai Sur la loi du tmoignage et
l'a triomphe
lue griserie dlicate, contenue. La
grce des longues robes d'organdi
diaphane ou de lourdes toiles de
soie, se balanant au rythma d'un
jarz entranant. Ces coups secs, bien
doux .i notre cur et le Champagne,
qui mousse... et les rires distingus,
qui fusent. Le jazz a t'ait courir uo
sang plus vit' dans les veines.
Et les yeux se rjouissent de voir
tous ces couples 1 g an ts, harmo-
nieux.-rendus plus beaux sous une
lumire douce, voile, qui incite
de tendres confidences. Une temp-
rature frisquette, el cet air pur, char-
g de toutes les senteurs des mon-
tagnes voisines.
OoeQt dit,-tant 1? spectacle est pa-
reil, un grand bal de Bellevue ou
l'oit-au-Princien. Eh bien non :
(! est au dancing de KAHL, Ption-
Ville. :. TERRASSE GARDEN. o,
Samedi,s'tait runi un Public smart,
s. lect, .t tri sur le volet.
veccela, l'accu il aimable, poli
des propritaires, et uu service
tout-a-fait irrprochable.
aprs de judicieux plaidoyers,
le juge m'a renvoy hors de
i qn*> me9 co accuss.
Veuillez, MoiMteur l-i Direc-
teur, en donnant publicit Ut
prseute. agrer mes civilits.
1 M. LEONARD, av,
( SUITE A FIN )
Mais, dites donc. Auteur de
l'entrefilet, n'avez-vous jamais
passe un lundi matin au-devant
du Magasin de M. A. Geflrard
pour voir un las dniants en
guenilles ramassant des graines
de cal tombes dans la rue.
N'avez-vous jamais demand
au Docteur Latortue, vous qui
apparteniez son conseil, ce
qu il a lait pour la ville des Go-
naves ? La comparaison que
vous lailes entre le Docteur et
le Grand Charlemagne, j'ai
peine besoin de le dire, est
quantitative. Charlemagne vou-
lut instruire ses peuples encore
barbares et plongs dans les t-
nbres de l'ignorance. Il fil ve-
nir auprs de lui des savants.
Les Evoques fondrent de nom-
breuses coles dans les monas-
tres.
U tiblit lui mme une cole
dans son palais d Aix-la-Cha-
pelle, assistait aux cours et en-
courageait les bons lves pai
des rcompen8:s.Tel n'est pas le
cas du Docteur qui institua les
coles du Haboteauetdusoir
parce qu en cela il voulait don-
ner suite une suggestion du
Pre Hubert.Vicaire des (Jonel
ves qui lui-mme voulait de-
vancer les inlenlioue adveulla-
tes . Vous savez, en eflet, que
les adventisles voulaient fonder
des coles dans ces endroits.
Le Pre demanda, un jour, au
Docteur, qui n'a ni loi ni initia-
tive, de crer des coles au Ka-
boteau. Il s empressa de raliser
les suggestions du Pre Hubert,
mais il n'y a junns, un seul
jour, mis les pieds el il ne poita
au budget qu'une centaine de
gourdes pour les coles bien
qu'il ne dpenst, ea ralit,
qu'une quatre vingiiiiue degour
des pour elles. Du reste, les lo-
caux de ces coles soni dans un
tat tellement lamentable que l.i
nouvelle commission couunu-
nale va les dplacer pour les
mettre dans des locaux plus ap-
propris, plus sains.
L'auteur de cet entrefilet afin
de trouver une justification au
Dr s'est livr cette rflexion
errone capable de susciter le
rire de tous ceux qui e con-
naissent : Quant au Parc, dit-
il, aux dires de nombreux ing-
nieurs, c'est un travail de lon-
gue haleine, par rapport la
cou- lie saillie qui recouvre le
sol aride et sablonneux des (jo-
naivesjD.Mensongf assure Tu
baud n'avait il pa- a ce parc La
S lus luxuriante vgtation et la
oraisou la plus admirable? Les
Frres, les Surs de 1 Instruc-
tion Chrtienne et la Gai de
d'Hati, qui ont les plus beaux
jardins aux Gonaives ne sont ils
pas dans le voisinage du Paie
que vous ugez ari ie ? Pour
pouvoir vous redune au alin-
e, je continuerai opposer des
arguments vos paralogismes.
Vous dites que le Docteur
comptait ds sa rlection doter
la ville d'un meilleur tonneau
d'arrosage et d un corps de mu
sique bien recrut et bien orga-
nis . Alors d'aprs vous une
administration de onze ans,
vous semblez le dire, ne lui
sulfisiiil pas pour taire ces deux
choses sou seul programme? Moi
je dis que le tonneau d'arrosage,
ou il a vendu sans raison, aux
Travaux Publics.lonctionne mer
veilleusement jusqu' prsent el
le corps de musique compose
des meilleurs lments ne sau-
rait tre mieux organis.
Pour vous convaincre tou
jours, je cite les noms de quel-
ques-uns qui y ont appartenu :
vous avtz d'abord M. hlix Pe-
lissier le professeur de lettres
bien connu du Lyce et de qui
Occide Jeanty a dit une loia en
l'en'endani jouer : Si |'a/ais un
clarinettiste comme lui,je serais
content pour la musique du r*a
lais . D. Otliviei. compositeur
de grand talent, Elle Coen, Di-
recteur de la musique de I Ecole
industrielle qui a lait ses preu-
ves, Ken Bousquet, lve de
Mme du Bousquet, laurate du
Conservatoire de Paris, el bien
d'autres jeunes gens intressants:
B. Berthaud, prolesseur au Ly-
ce, Frank Richard, Conseiller
communal sousl'adm nistration
du Docteur, Phdre Kichard,
etc. Aloia il butait au Docteur
les musiciens de Garde Hepu-
blicaine pour avoir un corps de
musique bien recrut ?
Aprs cette avalanche de bout-
fonneries qu il : teur le l'entrefilet, smstait.s ar-
te, comme le tioivn de Ban-
ville en plein lan pour rire de
ses belles exaltations, il vanta 1a f
Le Monde
FIANAILLES. Nous avons
reu la carte de fianailles de
vielle Constance Avin avec Mr
Dieudonn Pomro.
Nos compliments.
DEvES. Les funrailles de
Marie Hose Mcrenline llyppoli-
te, prolesseur l'Institution Ste
Philomne dirige par les de- j
moiselles Dup, ont eu lieu hier
aprs-midi la Calh drale.
Condolances aux parents '
prouvs,
^NECKOLOUIE. Nous enre-
gistrons avec infiniment de re-
gret la mort de notre ami Char-
les M. Dupuy, survenue avant-
hier dimanche u 1 heure de l'a-
prs-midi. C est une grande per-
te pour notre socit si prou-
ve ces temps derniers, ha les
Dupuy tant un de ces rares hai-
tiens comptents et modestes,
dont l'activit et le dvouement
se dpensaient au service des
causes les plus diverses et tai-
saient valoir sa remarquable
personnalit. On se rappelle le
rle important qu'il eut a rem-
plir la Commission des Rcla-
mations o ses connaissances
varies et son intelligence tu-
rent mises contribution et ai-
drent beaucoup la bonne '
marche des travaux qae prsi-
dait M. Aoel N. Lger.
Noua pieseu ous nos sympa-
thique coudot-inces aux pa-
i ci. al cj utilement prouve et
particulirement a .vime Veuve
wharles Dupuy, M. et Mme Fnlz
Dupuy, M. et Mme Emile Gar-
dere, M. Andr Dupuy, I. Eu-
gne Denis, M. et Mme Albert
Deuis, M. et Mme Louis Roy,
vlehe Claire Deuis.
Encore uue perte pour no-
lie pay et poui la socit ha-
tienne : Notre uni W ds r B i
legarde ei mort avanl-bier di-
uia.iciie,laissant le -.ou venir d'un
nomme dont toute la vie tut
consacre a l'tude et au devoir.
Ancien .lev de l'Ecole Norma-
le Suprieure de Pins, ancien
prolesaeur de Rhtorique au Ly
cee Peiion, ancien inspecteur
gnerai de l'Instruction Publi-
que,ancien depu' au orps L-
gisialil, oltic er d Acadmie,
vViii 'oui lie K-gaide iravai la ou
jours i avancement de sjii
pays avec une largeur de vues
et une conscience profession-
nelle qui laudieut l'admiration
generjle.il avait consacr sa vie
aux choses de renseignement et
ses ides acquises par I expe-
rt nci, par i eiude et au contact
de uoa ecouers et des prott
seurs, n les exposait avec me
ihode el cl Fie.Il laaseditl^reuis
ouvrages nisione et de mora
le civique adopts par la Sucre
tairerie d'Etat de l'Iustrucooti
Pubdque.
Nous prsentons l'expression
mue de nus bien vives condo
lances la veuve de 1 emmeni
professeur, M. et Mme Dan-
ts Bellegaidf, M. et Mme G or
ges Bellegarde.aux familles Bel-
legaide, Prophte, Lallemand,
Fourr.au et Biamby.
Lea funrailles uecesdeuxre-
marqaables hatiens,MM. Char
les Dupuy ei Windsor B llegir
de, ont eu lieu hier en 1 Eglise
du Sacr Cosur de Turgeau aa
milieu d'une assistance o se
remarquaient toutes les classes
de notre soc>el unies dans un
mme sentimen. de douleur ai
de regiet.Ces funrailles ont l
clbres en mme temps et ce
lut uu spectacle trs mouvant,
d uue incomparable grandeur
qui suggra des reflexions em-
preintes de tristesse et d'amre
mlancolie toute la toute re-
cueillie autour des deux cer-
cueils..
Pour
manifester
l'amiti.
Pour un aaaiveraatre,
un cong, Juste pour ma
nil'ester l'amiti, le e idenu
le plus acceptable est un
Parker pour luireau.
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tache est comprise avec
rhaque Parker de bureau
et convertit le Duol'old en
stylo de poche.
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iluux' fois h- bienvenu car
il est d'un
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Port-au-Pce,
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POU H BUREAU

M Charitte Jean
Nous avons eu le plaisir de
recevoir en nos bureaux M.
Charitle Jean, le distingu Pr-
sident de la Commission Com-
munale de Pilate, et un excel-
lent ami de notre Maison.
M. Charitte qui voyage pour
ses n 11.ures personnelles, ne se
ra que deux jours Port au-
Prince. Nous lui souhaitons un
agrable sjour.;
Accident d'auto
Dimanche vers les 8 heures
du soir, I automobile Chevrolet
portant le No. 308.'i alla, pour
un motif qu'on n'a pu encore
expliquer, se heurter violem-
ment tout prs de Carrefour,
contre un des poteaux de la
route.
L'unique passager qui se trou-
vait dans cette voiture publi-
que a l assez grivement bles-
s pour lre admis durgencei
l'Hpital Gnral o il reut les
premiers soins.
Le Juge de Paix requis fit le
constatations juges ncessaires
pour tablir la responsabilit
du chauffeur.
Le propritaire de l'auto est
M. Dreyfus.
beaut physique et morale du
Dr et dclare qu il est l'admira-
teur du beau sexe. Tant mieux
pour lui. Mais tout le monde,
qu'il en soit convaincu, n'a pas
un beau sexe livrer en pture.
Quant la question d'auto elle
n'empche pas qu'on dise : a Le
docteur a lait beaucoup de biens,
puisqu'il a soign beaucoup de
g ns gratuitement , beaucoup
de femmes surtout ( illusion il
s'est toujours fait payer et bien
cher ), il faut lui donner une
auto car il ne peut pas marcher
pieds. N'empche aussi que
cette i-clarae, humiliante pour
lui, n'veille chef lui des ides
d apothose el de clbrit.
Qu importe, je serais moi-m-
me vex d'une telle oflre. Vous
n'avez pas ide, Docteur, de l'-
tendue du mal qu'on vous lait,
laissez ce monde avec leur auto
pour laqu**l'e ils ont qumand
la chante publique. C'est le
meilleur conseil que je puisse
vous donner.
Chambre de Commera
franaise
Nous avons reu le fascicule
Dcembre 1829 Janvier 1930d
la Kevue commerciale e Bulle-
lin Mensuel de la Chambre de
commerce franaise d'Hati qui
publie les matires suivante:--
Procs-verbal de la runion do
28 novembre 1929. Chroni-
que Commerciale et financire.
La Situation du Caf. Uni
politique cotonpire, Foin*
de Lyon et du Havre. Uni
grande culture moderne. Unifi-
cation de la nomenclature doua-
nire. Foire de Paris. Fran-
ais, venez voir Hati. Circu-
laire du Receveur Gnral de
Douanes. Devis hatien et fran-
ais.
Jeune-Hati1
Nous avons reu le premi'f
numro d'un journal tri hebdo-
madaire qui parait sous 11 m
rection de MM. Max Charl-
mersel M. lermont. Jeune Ha-
ti , tel est le titre de eette po^
blication. s'intitule lui-mm:
Organe des jeunes et dfinit ion
programme avec clart et con-
viction : Nous sommes les '
claves de notre opinion, cri-
vent nos jeunes confrres. Non
voulons fortement ce que non
voulons. Prisaant mille hoc
mes plutt qu'un principel
On comprend aisment qa'
avec la tournure actuelle d*
vnements et la position q'
nous entendons prendre, non
s s des
pr<
ne nous occuperons P
hommes, mais plutt des cho-
ses. Pas de candidat la pr
dence. Pas mme un coll 'b0
rateur de plus de quarante n*
La libration du, tafritoir6*v 1


lil Uni
LE MATIN- 18 Fvrier 1930
PA tues sur uni rformi gnrale
pouvant noua donner une Hati
nouvelle n'ayant pas de liens
psychologiques avec un paas
douteux.
La hommes! que veulent-
ils? Ca ont des pantin dont
on tire la ficelle pour qu'ils
jouent la macabre comdie.
Le choses I Elias sont mau-
raises. Nous pouvons les u-
l'ormer. Kformons lesl La Jeu-
ue&se qui doit guider le Pays
rers des destines meilleures
entend que ds prsMiit, on
Lanue compte de ses opinions.
'muEn avant, les jeunes! M
*"tu rponse au salut de "Jeu-
n Hati", nous lui prsentons
tous.nos-.souhaits de^uccs.
MkOM fini* omnss
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d au moins 4000 dollars, la prime annuelle u'taot qae de 1/2 /. soit 20 dollara U. C
Veuve F. BERMINGHAM, Aux Cayes
SOUS- t;ENTS:
Agaat Gnra! pour Haiti.
Port-aa-Pnncas G. fJLG
JRAM BLAiNCHKT Jrimia
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^W

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