Le Matin
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Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: January 10, 1930
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:03910

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Cl�ment Magloire
DIRECTEUR
358, RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE N-2242
2S�me ANNEt N� 6890
PORT-AU-PRINCE (HA�TI )
SAMEDI 11 JANVIER 1W0

Qu'est l'�lite
et o� est-elle?
Nous ne sommes pas peu sur-
pris, � et bon uombre d'amis
partagent certainement notre
surprise, � de lire, dans une
grande partie des informa :ons
de presse Tenues ces temps der-
niers des Etats-Unis, des expo-
s�s dans lesquels, s'agissant de
la situation ha�tienne, on oppose
couramment gouvernement et
�lite, cette derni�re appellation
�tant employ�e comme iyrouy-
ine d'opposition.
A en croire ces expos�s, nous
aurions ici, actuellement, in r�-
gime tait d'officiels am�ricains
et des pires �l�ments, ou lojt
au moins des �l�ments quelcon-
ques de notre soci�t�, au triple
point de vue intellectualit�, mo-
ralit�, patriotisme.
Les attributs sup�rieurs qui
caract�risent les opposants � u�
tel r�gime sont alors tacites i
deti mimer el a deviner : ils lor
nieraient le camp non suspec
des intellectuels, des moraux et
des patriotes.
On s'en va r�p�tant bruyam-
ment ces propositions tout le
long du mois, puis de l'ann�e ei
ainsi se constitue la l�gende,lait*
pour l'exportation, d'une �lite
qui n'a rien de commun avec le
gouveinement.en lace d'un got
vernement o� l'�lite ne serait
pas repr�sent�e.
Le xpoi talion, corn me un �cho
fid�le, nous renvoie cette ver-
sion, qri vient ainsi autant pour
nous i iinci >er et nous �tonuei
que porr confondre ses auteurs
eux-m�mes, pour qu'ils aient un
peu de modestie.
Car.enfin,voyons 1 Pour avan-
cer que nous autres, du gouver-
nement, ne sommes pas de l'�li-
te, on ne nous a pas regard�s ?
Et porr dire que, comme pr�-
par�e a recevoir le pouvoir, il
n'y a que l'opposition en tant
qu'�lite, c'est vraiment quelque
chose qui voudrait �tre de la
pr�somption, et m�me quelque
peu aveugle et complaisante.
La v�rit� est que nous sommes
une �lite dans le gouvernement
et que cette �lite doit de pouvoir
�tre maintenue � la direction du
pays deta�on ininterrompue de
�uis 191a, � l'intervention des
tats-Unis.Sans laquelle, depui
longtemps, elle reprendrait sa
position s�culaire d'�tre pi�tin�e
sous la botte du g�n�ralat r�vo-
lutionnaire et ignorant.
C'est en ce sens qu'il est su-
p�rieurement et malheureuse-
ment vrai de dire que ce r�gime
ne peut vivre que gr�ce � l'appui
des ba�onnettes am�ricaines,ap-
pui qu'escomptent certainement
les opposants du |our quand ils
r�clament des Am�ricains le
pouvoir pour eux-m�mes dans
des meetings renouvel�s du ca-
pitaine Beatch, sous pr�texte
que l'�lite, c'est eux.
Qu'on ne voie dans ce que
nous venons de dire l'expression
d'aucun d�sir en ce qui concer
ne la continuit� in tefinie de
l'appui mat�riel am�ricain ;nous
parlons du pr�sent.
De ce c�t� ci, d'ailleurs, nous
n'avons pas besoin de tels faits
ni de telles d�clarations poui
nous fixer sur la r�alit� des in-
tentions auxquelles ob�issent la
plupart de nos opposants : mais
les derni�res circonstances son
bien faites pour dessiller les yeux
autant aux gens impartiaux qu'a
ceux-m�mes des opposants qui
sont de bonne toi, car il y en a
certainement et c'est un peu pour
eux que nous parlons ce langa-
ge.
On rendra cette justice & l'�-
lite qui est au pouvoir de n'avoir
pas �t� l'agresseur dans le duel
dans lequel elle se trouve enga-
g�e avec ceux qui, partie eux-
m�mes de l'�lite nationale, ont
cru bon de prendre une position
hostile en s agitant dans d'autres
voies.
Tout en restant, aujourd'hui
comme hier, dispos�e a tou'e
transaction avec ieux qui vou
draient causer en toute bonne
toi et en tout patriotisme sur les
conditions de leur participation,
elle entend s'arranger et lutter,
maintenant piusquejamais.pour
que le pouvoir ha�tien continue
U �tre occup� par un de ses re-
pr�sentants les plus dignes et
Sous le signe
du Marteau
ET
de la Faucille.
QDCA3CK)
Ce qui est caract�ristique,
ce qui doit d'abord int� resser
le Gouvernement des Etats
Unis ek retenir l'attention de
iou ceux qui.� un titre quel-
ce .que, suivent le d�bat pu-
bl c ouvert pu sujet de la
forme q e doivent d�sormais
rev�tir les rapports entre les
ii � s-Ur �s et notre Fays.c'est
'e syst�me de d�fense embar-
nssee auquel sont contraints
ici les groupements oppo-
sants, d�s qu'on leur reproche
�eurs aifilialions.� l'ext�rieur,
aux groupements bolch�vis
tel et qu'on montre le danger
que repr�senterait pour la
surel� et niuLpendauee na-
tionale toute immixtion de
ces groupements dons la po-
litique ha�tienne.
Tous jurent leurs grands
dieux qu'ils sont de purs r�-
publicains, ennemis des bou-,
le', jr. ?rrents d�magogiques.
Os serments vaudraient.ces
processions de foi � l'adresse
de la R�publiqueconSt .ution-
uelle auraient leur poids d'or,
s'ils pouvaient elfacerde l'his-
toire de l'opposition l'�chauf-
tour�e des Caves o� r�appa-
ru ren�, souvenirs horribles
d'un pass� sangtant, nos un-
tiques piquets, mena�ant de
mettre � ^ac et � leu l'int�-
ressante et laborieuse Cit� ;
ils vaudrait ir, s ils pouvaient
eflacer les manifestations
communistes de Washington
et de New-York, au cours
I desquelles une i jeunesse
�gar�e i selon l'expression du
Pr�sident Hoover � chanta,
au uom d'Ha�ti, l'hymne san-
glant de la 111e Internatio-
nale; ils* vaudraient, s'ils pou-
vaient effacer (la collabora
tion de Jolibois et des fr�-
res jMorpeau dans l'odteu
journal bolcheviste de M ex k ����
< El Nationalista �.
Ces serments auraient leur
valeur, s'ils pouvaient laite
oublierles paroles impruden-
tes qui, cesjours-ci.�chappcnt
assez souvent a ceux qui ges
ticulent sur les tr�teaux de
lopoosition politicienne:
�venlure am�ricaine en hviti
sb terminant l'un de cts jours
dans une mare eh sang. A. ti-
cle : Ai. Cumberland et nous,
(Nouvelliste du � janvier>,� e
sabre de l'Empereur voulant
encore trancher de� t�tes � (dis
cours devant la statue de Des
salines ) ; et autres sinistres
�vocations o� passent la
lueur des incendies � t la tragi-
que vision de t�tes coup�es,
tout leur � grand soir, � quoi.
Et ce sont l� des faits que
rien m'effacera Ils sont les
preuves ind�l�biles des dan-
gereuses accointances, signa-
l�es ici d'abord pour la pr�-
servation de l'ind�pendai ce
nationale que comprorrut-
trait intHilliblenu-.it toute in-
trusion des doctrines rouges
dans notre vie politique, pour
la s�ret� de la collectivit� ha�-
tienne qui en serait grave-
ment menac�e.et ensuite pour
la garantie politique de e-ux-
l� m�raequi les entretien rient,
ar, puisque, unanimement,
l'on admet que les Etats Unis
ont une peur bleue du cri!
rouge, qu'on se dise que la
grande R�publique pro'�la-
rienne qui tient :;a puissance
del� forte coh�sion de toutes
.es forces sociales, gardon ne
et protectrice de r�volution
normale du Nouveau Monde i
dans la paix et la fraternit� !
rniimis
h lace Dessa lin es
Caf� chic, � Resta niant
de premier choix o� l'on
trouve � toute heure les
consommations les plus d�-
licates.
Sandwiches sans pareils.
Bi�re � la pression.
Hn�ti devant
le S�nat des
Etats-Unis
OD0MB
Washington, s janvier �
Le ' omiU des Aflaires Etrang�-
res du S�aat avait retard� toute
action, relatixe � la recomman-
dation du Pr�sident Hoover d'au
loriser la nomination d'une fom
mission qui doit enqu�ter sur la
situalion d'Ha�ti.
Le S�nateur Borah a pr�text�
que 1 absence de plusieurs mem-
bres du Comit�, n�cessitait un
d�lai.� Dans 1 intervalle, il est
bruit qu'une opposition s'est d�-
velopp�e pour remanier le plan
Hoover.
WASHINGTON, 8 Janvier. -
Le S�nateur Borah aurait d�-
lar� que le Gouvernement des
Etals-Unis devrait imm�diate-
ment nommer un Gouvermur
en Ha�ti, avec mission de sui-
veiller que les �lections se tas-
sent librement, afin que les ha-
bitants du pays puissent sa choi-
sir un Pr�sident.
WASHINGTON, 8 Janvier.�
Le S�nateur liorah.^'expliquant,
a dit ceci : � Nous devrions
nommer un civil, comme Haut
Commissaire ou Gouverneur.cn
Haiti�car, en r�alit�, c'est l�
a question. Secondo, nous de-
vrions accorder au Peuple Hai-
tien des �lection1-- libres et sans
entiaves, au moyen desquelles
il lui serait permis de voter
pour les membres du I orna L�-
gislatif ; et alors ce dernier au-
rait la laeulte d'�lire le l'r�si-
deni tel que le prescrit la Cons-
titution.� Nous avons rendu
beaucoup de seivices aux liai
tiens, sur certains points, parti-
culi�rement dans les am�liora-
tions apport�es � leurs condi-
tions sanitaires ; mais nous ne
les avons point aid�s, pas m�
me le plus l�g�rement possible,
dans les aflaires polit� juis !ou
chant le � Self-Gouvernnnnt �.
�'lus de douze ann�es se sont
ecoul�es,depuis que nous a vous
dissous leur Assembl�e Natio-
nale par la force des armes, et
|usqu � ceite heure nous ne leur
avons point permis, en aucune
fa�on pratique de r�aliser quoi
que ce soit, en vue de la forma
non de leur Gouvernement. Le
Gouvernement des Etats-Unis
devrait avoir honte de se tenir
devant le Monde entier.� l'heure
actuelle, avec la bouche pleine
de prottssion de loi en laveur
de la puis, et contre toute domi
nation militaire, alors qu'.l ne
fait que maintenir un peuple
sans delense sous la botte sol-
datesque.� Cette question fon-
damentale de la politique devra
�tre d�cid� par le Gouverne-
ment �.�Le S�nateur Borah dit
u'il ne s'oppose pas u plan
Pr�sident Hoover d< ormer
Secr�tairerie d'Etat
de l'Int�rieur
AVIS
Voulant donner DUC nouvelle
marque de bienveillance aux
�tudiants de l'Ecole de M�deci-
ne, d'art d�niai,e et de Phir-
macie, le U�par �meut de l'In-
t�rieur a d�cid� que les cours
reprendront le lundi 13 janvier
courant et en consid�ration du
temps perdu se poursuivront
jusqu'au 16 Septembre pro-
chain.
Avis
Conform�ment anx instruc-
tions re�ues � celte date du
Ministre de l'Intel leur, il est an-
nonc�, par le pr�sent avis, que
les cours � l'Ecole de M�decine,
d'Art dentaire e� de Pharmacie,
seront repris le lundi 13 jan-
vier 1930 � 8 heures a. m., el
que dans le but de ralrapper le
temps perdu depuis Ie7 novem-
bre li)29, tous les cours se pour-
suivront jusqu'au 15 septembre
1930.
Sign� : K. C. MELlIOHN,
Directeur G�n�ral du Service
d'Hygi�ne Publique.
M�NAG�RES!
Pour temdre tous tissus :
* LAINE, COTON, SOIE, tic...
aucun produit u'�i�nlo
"La MAURESQUE*
BUCH
tnllii-i-c.
En veine j l -. r. 7 ; Prlnci I me v
Phjruucie Eutf�n, T.IUM', 41. PUc�
et rouiM honon nileona �te n�m
KchanUlliiu vii ui. ci franco sur dtmandr ad'rst�:
� V� C FERCOQ. k ASNI�RE3 (Mm) fmv
Les
�lections
communales
do Port au Prince
Deux erreurs se soit gliss�es
dans les pi�ces publi�es dans
notre Num�ro d'hier, il laul lire
en eflet dans l'ordonnance
du Juge Pierre Philippe : Pro-
pos�e pur, nu lieu �le pour pro
pos�e ; la lettre dp la Commis-
sion porte la date du 9 Janvier
l'J.V, au lieu du 8 Janvier 1929.
une Commission d'enqu�te .mais
il soutient que quelque chosie
devait �tre tait avant sa forma
tion.
( Luited Press )
La Fronti�re
fortifi�e
�Mi
� La France va consacrer
un milliard de Irancs en 1930
pour la fortification de ses
Ironli�res le long du Rhin et
de l'Alsace Lorraine. Cette
mesure a �t� vot�e.
Il avait �l� d�cid� aupara-
vant que 3 milliards seraient
consacr�s aux Ironli�res entre
1930 et 1934
Un descendant du ma-
r�chal Macdonald,
mlnUtre � Dublin
Paris. � Le Parlement a
vot� des cr�dits pour l'�tablis-
sement d'� ut l�gation � Du-
blin. La France ser9 repr�sen-
t�e diplomatiquement dans
l'Etat libie d'Irlande � partir
du 1er mars.
Le ministre de l'Elat libre
en France est accr�dit� ofli-
�lsllemeot depuis le 11) octo-
bre.
Le Gouvernement a l'inten-
tenlion de nommer ministre �
Dublin DO descendant du mn-
rechal Macdonahl, duc de Ta-
� enle, l'un des mar�chaux de
Napol�on 1er, qui �tait d'ori-
gine irlandaise.
Le Cardinal
PACELL1,
Imturift du \ �liras
Rome. � On parle beaucoup
� Home el particuli�rement
dans les salons diplomatiques
du remplacement du cardinal
Gasparri par le cardinal Pa-
celli, comme secr�taire d'Etat
papal.
Le cardinal Pacelli �tait fort
entour� � une r�ception don-
n�e par l'ambassadeur de
Fiance aupr�s|du Saint-Si�ge
en l'honneur du cardinal Ver-
dier, archev�que de Paris.
AVIS INTIME
1 es Tomates ont commen-
c� chez BAILEY. Que chacun
vienne se pourvoir de sa sa-
lade pour les f�tes.
Demain � < Parisii nu i
Il MiHll DE 11 M illtol lit.
Li dapIMion � r�cria de cette
op�rette tr�s justement c�l�hre
a �t� si remarquablement r�us-
sie que l'on peut dire *ens
crainte d'�tre d�menti, qu'elle
constitue en elle-m�me un chef-
d'eauvre.
'fout le cuaruie de cette pi�ce,
qui est un hymn^ � l'Amour ?e
retrouve dans cette r�alisatio n
et les sc�nes d'�motion loile-
m�nl pens�es, celles non moins
�mouvante de tendresse pro-
fonde, se succ�dent dans u n
choix de d�cors parfaitement
ad�quats aux situations parfois
si doublante des protagonistes.
C'est donc une belle el bonne
soir�e que passeront les fid�Us
clients de � Parisiana � demain,
d'aulant plus que les pi�ces de
musique viennoise les plus en
vogue seront adapt�es aux sc�
pes pour en renlorcer encore la
nuitsance et le charme.
LOTERIE
a:
pour que la formule du pou-voir
an plus capable et au plus m< ci-
tant continue d'�tre par elle ria�
liae> avec �clat.
internationale, ne tol�rera ja-
mais que ce grave danger, le
\ bolch�visme, qu'elle redoute
tant, trouve.dansaucune par-
^fc- cl.! Continent am�ricain,
mu loyer Uexpausiou favora-
ble.
De 1* Associa tion des Membres du Corps
Enseignant et du Comit� Ha�tien de
l'Alliance Fran�aise.
Le^prochain tirage de cette loterie est Ox� au Dimanche
2 F�vrier 193'J. � 9 heures c'u mitin.au Th��tre Parisiana.
Le Comit� d'administration est heureux d'aviser le public
que la nouvelle r�partition comportant un pi us grand nom-
bre de Iota gagnants est la suivante :
4 lots de 20 (kmtim .H0
75 lote de 10 . 750
2Ap. duler!ot25Gdes 50
2 c du 2e lot 20 � w
21 du 3e lot 15 � :- 4 Lots se terminant par les 3 derniers chiffres de
1er loi Gourdes 10 40,00
45 lots se terminant par les 2 dernier chiffres
du 1er lot Gourde* 5�00 G. 226,00
1 Gros lot ourdes 2,000
1 �r �r � 500
1 i � ( 100
2 � de 50 Gourd� s 100
2 i 25 t 50
... a vu, mardi apr�s-midi, ver
deux heures, un homme, un ori
ginal certes, qui longeait lente-
u.-ent la rue P�rou, plus connue
ou-, le nom de rue des Mira-
cles! U �tait v�tu de blanc, mail
son costume n' lait pas de pre-
mi�re IVuichti .11 �tait iiii'iue
de la derni�re lalet�. Ses chaus-
sures �taient m�tes en plu-
aieurs end.oits. Sous son large
chepeau canotier que recouvrait
une patine de poussi�re, s� .
cheveux luisants de graisse
�paisse ondulaient le long de
son cou crasseux. 11 avait, entre
sesdoigls aux ongles endeuill�s
un bout de cigare �teint qu'il
fixait, de temps en temps,d( ses
yeux caverneux en murmurant
des paroles qui s< mblaienl < lie
tout-a-i'ait cabalistiques, lit il
marchait lentement, lentement,
comuuo en r�vant, ion lis que
le chaud soleil dts apr�s-midi
tropicaux tapa'tsur sa face os-
seuse. Les g�na qui passaient le
regardaient avec �tonne ment. Et
lui, s'en allait, toujours <.i me,
toujours flegmatique �, lus d�la-
br� que Job et plus fier qu' \i �
taban �.
... a vu avec quelle gi u i�re�
t�lechaulleiir de i'auloqui porte
le num�ro 3073 engui la mer-
credi soir une dame. Notre �iL
serait heureux de voir la Police
rappeler ce chauffeur au res-
pect �les r�glementa des convenances.
*
... a vu un de nos hommes
r�put�s pour su connaissance
approfondie du rhum s'extasier
devant un petit verre rempli
d'une liqueur dor�e et qni � ses
l�vre.-, mettait comme un go�t
de nectar� lu boisson r�serv�e
aux seuls Dieu. Un de n�s sm a
qui l'admiraient siroter la di-
vine boisson voulut savoir o� il
l'avait ache e. C�tail louf sim-
plement a la rue B< une Foi, et
lu boisson n'�Ull autre que le
fameux rhum AI X-Roy.
... a vu un vieillard qu! disait
avec une certaine satisfaction :
� Moi je ne m'inl�n se pli i
aux biensde la lui r. Je suis au
bord du tombeau, je...
Mais � ce moim m l� une pe-
tite poule passa, kouril au vieil-
lard qui arr�ta net son discoms
et dit uu levoir � it-ux qui IV-
coutaieutd'ailleuis d'une oreille
distraite. Sans a'expliqui r com-
ment il avail �t� entra�n� dut s
le sillage iud< ment parfum� de
celle qui Venait de passer, prou-
vant ainsi combien peu rint�-
ressaitntles biens del� terre.
*
... a not� des m l'irespubiiqiu s
suc lesquelles il huit attirer l'ai-
lention de la Police, Chaqi e
soir, � l'angle des ruei tre et Justin Uni isson des grou-
pes de gens se r�unissent et
pendant des heures el des heu-
res ce sont des injures qu'ils
�changent entre eux et tout cela
en propos obsc�nes et grossiers.
El parfois cela m complique �te
cailloux lanc�s sur les maisons
d'alentour.
9 �
... a vn avec quelle joie nu
opposant lisait le bulletin pu-
bli� par l'un de nos grands jour-
naux et o� il est dit que le s�-
nateur Borah d< mande un gou-
verneur civil pour Ha�ti sol
fins de contr�ler les �lections
prochaines � la pr�sidence d'il n-
u. Le rire montait dts l�vres
du type et ses yeux s'�largis-
saient de sa isfac Ilon.NoTME�u,
ne se rappelle pas avoir jamais
vu spectacle plus d�go�tant que
celui de ce �patriote a jubilant
parce qu'un s�nateur am�ricain
demande un gouverneur pour
son pays. El chacun s'1 deman.
dait, en passant, s'il aurait l�
m�me joie si on lui dirait qut-
subileiiKill le pays Venait detie
d�noccup�. Quel exemple pour
ceux qui viennent.





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Ut MA UN- 11 Janvier 1930

� V
TOUJOURS DE
i; ARGENT!
Mes �� ! rs amis, Vous n'avez
pas �l� � os tnleudre dire, el
peut-�tn m�me sans dira par-
rois; a I pr�tre ? / n homme
d'argent ' �
Voyoi . une bonne lois, ex-
pliguoa mous.
Oui. h pr�tre demande de
l'argent, 11 vous auriez tort de
vous tu tonner on de vous
en scandaliser.
Voyez plut�t. �
I. L'Etat a besoin d'argent
En eflel :
Pour loger qua�qua part,
vous/)(// l'imp�t sona 'ou�es
les forme . imp�t mobilier el
imrnobil er, laxes de toutes
natures...
C'est l imp�t obligatoire!
Pour manger et pour boire,
vou- paye:, car tout ou pres-
que tout ast impos� � l'impor-
tation: I rine, viande, �pice-
ries, coi serves, sucre, vin,
bi�re, et ....
C'est l'imp�t obligatoire!
Pour huis les �v�nement� no
tables, vous payez: vous laites
enregistrer a l'Etat civil, nais-
sances, mariages, d�c�s, �
vous v< n lez,vousaclietez.vous
demandez une derni�re con-
cssioii.... au cimeti�re. Vous
�oulez taire instruire dans les
icotes...... il tant payer.
("est l'imp�t obligatoire!
, Pour votre commerce, vous
paye/. : imp�t sur votre em-
placeme Qt pour vos denr�es.
sur vos poids et mesures, sur
vos gguil lives �, sur vos ta-
bacs, sur vos alcools....
C'est l'imp�t obliya'uirel
Pour vos distractions, vous
payez: les autos, les bycy-
tlettes, les ports d'armes, les
canots les cigares, les... cin�-
mas....
C'est l'imp�t obligatoire!
Pourquoi tant d'argent? �
Parce que l'Etat en a besoin
pour diriger la vie sociale el
industrielle, pour gouverner
la soci�t�. L'Etat ne vous de-
mande pas si vous voulez don
ner.
Bon gr�, mai gr�, il faut
verser.
II. liais /Eglist a aussi
besoin d'argent.
En effel :
Elle .i des �difices religieux,
qu'il lui faut construire et
restaurer, un mobilier qu'elle
doit acheter el entretenir, du
mat�riel qu'il lui faut renou-
veler. Cela n�cessite d* l'ar-
gent.
Hais donne qui veut '
Elle a un culte. U est n�-
cessaire � la loi ( I � la pi�t�.
Il demande des c�r�monies
religieuses, qui exigent des
Irais plus en moins impor-
tants I,..
1m/. donne qui veut!
. Bile a des minuties qui doi
voni se consacrer aux soins
exclusifs des Ames, qu'il faut
recruter et instruire, qui ont
.les besoins mit� iels puis-
qu'ils ne sont pas de purs es-
prits. Tout cela n�cessite des
ressources.
.l/fo.s donne qui veut !
Elle a des croies Ces �coles,
lui sont n�cessaires, car sa
mission est d'enseigner. Elle a
des institutions primaires, se
condaires, sup�rieures. Ces
�tablissements ne lonction-
nent pas sans argent.
Mais donne qui veut !
Elle a des oeuvres, qui grou-
pent les diverses cat�goiles de
iid�les pour maintenir et d�-
velopper la vie surnaturelle.
Ces �uvres n�cessitent des
ressources.
�tats donne qui veut !
Julie a les pauvres, des indi- '
sent?, des m ilades, �les orphe-
lins qui trouvent la chiril�.
chr�tienne moins froide et
moins partiale que certaines
autres assistances .. Pour les
autres, il fuit de l'argent.
.hais donne qui veutl
Pourquoi ces besoins d'ar-
8ent?
Par�e que l'Eglise doit di-J
riger la vie chr�tienne et sur- \
naturelle, elle doit gouverner
la soci�t� des �mes.
Pour subvenir aux Irais n�-'
cessaires, l'Eglise tail appel � :
la g�n�rosit� de ceux de ses '
enfants [ui peuvent donner.
Aux vrais pauvres, elle ne de-
mande rien.
Elle n'oblige personne '
Et le plus dr�le de !'.flaire,
c'esl que ceux qui ne don-
nent rien sont ceux qui se
plaignent le plus !
( Ha�ti Catholique').

Les fausses maximes
de la jeunesse
A une . poque o� le souille de
L'impi�t� el de l'�golsme d�lor
me et d� iorn nt* les c�urs, le
livre de M. Henry Reverdy aar
les Fausses maximes de ta Jeu
nesse (ii i i u.i icni�ile et un
secouru puissant.
Il �tait opportun les maximes les plus courantes
que trop de jeunes adoptent
plus ou moins aujourd'hui corn
nie r�gie de leur vie el il allait
en montrer II laideur et les de
sastreusi s cons�quences.
Mais, i n ors �tait-il n�cessai-
re que I irait de lumi�re soit
assez puissant pour lomber .'>
pic sui ' s .i n�s. '� etail indis-
pensabh issi qu � le don d*
convain � n an lan -, � cl ti
n*, soui � u ' ;s i ' � � ie c. I
lien � dont l'esprit moderne ne
lait que trop ti.
C'est pourquoi, en lisant ces
pages, trouverez vous la r�pon-
se, avec citations judicieuses �
l'appui � ce que l'on entend di
re par trop de nos jeunes gins
suis plus un inl.int.Moi, je peux
tout voir.�Dit il y a de la g�ne,
il n'y a pas de plaisir. - Mes pa
rents ne sont pus � la page.� Il
l.iul que jeunesse se passe, �le.
Peinture r�elle et juste du vice
que nous donne le premier cha-
pitre, capable d'inspirer led�-
uo�t pouf Ce qui d�grade et avi-
lit en uiouiranfcoml) en le j
ne homme qui boit aux ta upes
empoisonn�es eu sic ! - - se cli
m mue�) et g�cha si vie � Pava i-
IDeini�re
Heure
OaVSMBB
/'/// hudio
LONDRES.� U transmission
t�l�graphique �les photos a �t�
inaugur�e aujourd'hui entre le
continent el l'Angleterre.
LONDRES.� Le ministre de
l'avili lion a annonc� que quatre
inemb es de la ftoyi I Fliging
Sqnadron oui �t� tu�s dans nne
collision entre deux a�roplanes
an dei sus de Abu Suoir (Egyp-
te ).
WASHINGTON.� Les mem
bres am�ricains � la conf�rence
de Londres ont laiss� hier par
le �Georges Washington.�
WASHINGTON. Le S�nat a
vot� le 32�mc amendement au
tarif douanier qui augmente de
55 � 60 oo les droits sur les
bas de soie d'origine fran�aise.
CHANGAL� Le quartier g�
n�ral des nationaliste- a an >on
ce qu'� Hornn les troupes re-
belles ont subi une importante
d�faite bien qu'elles fussent
command�es par le G�n�ral
Tang Song Chi. L� m�me rap-
port dit que Tienson et les for-
ces rebelles ont �t� captur�es.
WASHINGTON.� Le S�nat a
confirm� la nomination du se
nateur Frederick Sackett com
me ambassadeur en Allemagne
et celle du congresman John Ro
bison comme s�nateoi du Ken
tut ky en remplacement du se
nateur Sackett.
WASHINGTON.� Rowland
V Boudon, avocat de Boc'.on a
�l� nomm� arbitre de la Com-
mission des r�clamations des
Etats Unis pour les r�clamations
de guerre des E ats-Unis � l'Ai
lemagne.
WASHINGTON.� Le com-
missaire de la prohibition Do-
ran a annonc� que les manu-
factures d'alcool de sucre de mais
ont beaucoup augment� bien
que la diversion des manufac-
tures l�gales soient en d�fail-
lance.
Convocation
Les Membres actifs, ndh�
rents et d'honneur de l'Asso-
ciation Mixte de l'�uvre
Chr�tienne sont invit�s � une
s�ance solennelle qui sera
donn�e din anche 12 du crt.
� il heun s du matin, ette
s�an< '� s� rs consacr�e � ho
nom la M�moire de nosaieux.
1 e Membre honoraire Mi-
le Docteur Jeannol pronon-
cer; ucentretien dont le su
jet ( si : Le R�le de la Femme
dans le tourment actuel de
a vi\- Nationale.
Le pr�sident,
Horatius LAVKNTURK
Une Page sLe 1erJanvier
� l'Arcahaie
"t- U'.l'M 1
et pos� i i v�ritable guide peur c
ce.
DEMAIN SOI M
A 1 lis 1/2 : Matin�e
le Fils .!i- la luit
( Suite )
BsTsafar
( Suite )
Entr�e : (),&) ; Balcon :
1 gd<>
v 8 HEURES
lue op�rette Viennoise :
Le Comte de
Luxemboura
De Frantz Lehar.
[/adaptation musicale est com
pos�e tlt-s c�l�bres morceaux
du grand musicien.
Entr�e : '_'. 3, I goui des-.

de l'Histoire
du Christ
Par Giovanni Papini
Adapt�e du texte espagnol
par J. Chaudler.
LES UIIIOCEKTS
Personne
jamais le
sacrifi� �
la jeun< 01 est ce qui
l'auteur.! idmirab ment.
Cette jei nesse, il en a sond� In
saantalii� avec son exp�rience
Quelles belles pea^�r s'en �sui-
te, palpitantes de r�alit�s les
plus profondes,sur l'unit� cous
tituant la caract rislique de la
famille, sur la tradition et la
de p�re, de psychologue, d'ap�-i
tre el il a �tudi� l'ambiance o� 'continu l� iannluV compar�e si
elle �volue. Avec beaucoup d t
disrerm- enl,M. Reverdy tait la I
I
vie o� toul se
el s ,t s.uis mterrup-
par' des � modifications acc�s j tioo. � <� r*lion qui monta
autres el tel iem es � qu'appitr- J - e-st "ppel�e A an �crira la sui
li avec t g�n�ration. 1 te : c'e*t �sa t�che, toute sa t�-
et t'est pur II qoe �k� i livre �si cbe... qu'elle se no Intlanne pour
bel i .1 actuel.M ia ans- j cela dans le cadri lamille,
i, bogue tn chacune d'elles � -lu � "*' "'� " renie ni n'en dedu-
* r.� qui est permanent . !e eu- page. �
ract�re tnmiliai et religieux... ia �'�-' vnns, |et;nes genset
stabilit� de l'homme et du chr�-; . - s m�ffite/ '�api
^^_____^_ _______ ia ii sens, si plein de
ii)�Lm. pci v.ii(.,. ,.jrl, alors, vousa'oserei;
plu-; lit e, sans i ougir, que iro
par nls ne son! pus � la i
o�. Cl qui est pis encore, q> .
sonl >iev nus des b 'g �ges inu i j
les .Vous acquerrez aussi l�sons
de votre responsabilit� en sa-
chant que la vie ne se ferme pas
comme un livre dont on tourne
la derni�re page... que le pass�
y a sur l'avenir une v�ritable
emprise.�
Cet ouvrage, d'une haute va-
leur morale, p�n�tr� de v�rit�
et de logique, devrait devenir le j
livre de chevet de la jeunesse
actn Ile, comme il rendra aussi
de grands services aux parents
- jx �ducateurs. Ses enseigne-
ments mis en pratique achemi-
neront le jeune homme vers
l'apaisement et le bonheur o� il
se r�alisera daas la clart�. I
ne sut
nombre des enfants
11 Irayeurd� H�rode. Ce n'�tait
pas la premi�re lois, qu'en Ju-
d�e, ou avait pass� au lil de
l'�p�e les b�b�s encore suspen-
dus au sein de leurs m�ies Ce
m�me peuple h�breu, dans les
temps plus antiques, savait ch�-
tier les villes ennemies par l'as-
sassinai des vieillards, des �pou
tes, des jeunes g�na et des en-
lents. On ne pardonnait pus non
plus aux Vierges dont ou faisait
�les esclaves et des concubines.
Dieu lui-iu�uie, le J�hovah ja-
loux, avait souvent donn� tor-
dre de destruction et maintenant
i'Idum�en appliquait la loi mo-
sa�que du talion au peuple qed
l'avait accept�e.
Nous ne savons pt-s combien
lurent les luuocen s, mais nous
v uns, si Maclovius est digue
de loi, qu'il y avait parmi eux
un petit enfant en bas Age, pro-
pre fbs d H�rode lui-m�me
qu'on �levait � Hedi�em.
Personne ne sait non plus si
cela servit de ch�timent au
vieux monarque uxoncideel in
fanticide ; personne ne sait en-
core si, au moins, il � ...II' �
quand on lui appui la la nouvelle
de l'erreur.Peu de temps apr�s il
d�t lui- m�me laisser la vie, .is
sailli de maux �tranges. Il pour-
rissait vivan*, des vers lui ron-
geaient les testicules, il avait les
pieds embras�s, la respiration
suffoqu�e et lis aliments lui
^latent insupportables. Se r�-
pugnant lui ni�nie.ii voulut met-
tre un terme a ses jours avec un
couleau pendant qu'il �tait � ta-
ble, et finalement il mourut
api es avoir donn� l'ordre � Sa-
lom� de mettre � mort quelques
jeunes gens qu'il gai dan en pri-
son.
Le Massacre des Innocents
lut la derni�re prouesse du vieil-
lard corrompu et sanguinaire:
cette immolation d'Innocents,
cet holocauste de sang a cause
d'un nouveau-ne qui otliiia son
sang pour le pardon dis cou-
pables, ce sacrifice humain poui
et lui qui, a son lour, sera sacri-
fie, a un sens proph�tique. Des
milliers el des milliers d'inno-
cents devaient, � leur tour,
mourir pouc le seul crime d'a-
voir cru en sa H�-sui rection. Je
sus naquit pour mourir poui
les aubes et voici que des mil-
liers de b�b�s meuient pou<
lui, comme pour expier sa nais-
sauce.
11 y a un prolond myst�re
dans .celle otlrande sanglanle
d'Innocents, dans cette d�cima*
lion de contemporains, lis ap-
partenaient � la g�n�ration qui
devait trahir et crucifier J�sus;
nuis ceux qui lurent �gorgea, en
ce jour, par les soldats d'Herode
ne virent pas le Seigneur ni ne
le virent sacrifier. Ils le sauv�-
rent par leur moil et se sauv�-
n nt pour toujours Ils turent
innocents al n sl�rent innocents
pour toujours. Leurs j.�.es et
leurs fr�res survivants, un jonr,
les vengeront mais ils seront
pardonnes v parce qu'il:: ne sa-
vent pas ce qu'ils font �.
Servies T�l�phonique
Le Service des T�l�graphes a
envoy� aux Abonn�s du Servi
ce T�l�pho lique l'avi- suivant :
�Le Service des T�l�graphes
n eu pour coutume jus m"� l'hen
re actuelle d'appeler dans le
cours dn mois suivant U s ;.bon-
oaoaao
Une manifestation patriotique
bien r�ussie a marqu� l'aurore
de l'anniversaire de 1804 dans
la Cit� du Drapeau. L'organisa-
tion bien conduite, selon le pro-
gramme arr�t�, a valu � la l�le
un sucr�s sans cr�c�dent.
Le 'M D�cembre c'est la �Veil-
l�e des Armts � qui d�bute �
G heures ; un peloton de la Gar-
de est aux pieds du Drapeau sur
la Place d'Armes ; les Membres
de la Municipalit�, les autorit�s
locales, les notables, des entants
en loule sont aussi pr�sen's ;
tout le monde d�couvert et dans
un pieux recueillement assist�e
la c�r�monie : aux sons lugubres
et doux du clairon, le Drapeau
e>t descendu, chacun a une pen-
s�e qui se porte dans le lointain
du p Selon le progmmme, il tau
buser le Drapeau pour toute la
nuit. Salut par la Girde, la Mu-
sique entonne la � Dessalinien-
ne �, deux tambours � la cein-
mre de deux v�t�rans de la Cie
des Canonni�re de l'Arcahaie
battent le au-champ national et
les cloches de l'Eglise m�len-
leur joyeux carillon � ce con-
cert.
Il est 7 heures la cit� s'illumi
ne de mdle bougies et de l'H�-
tel de Ville s'�lance la coudialle,
vive, anim�e, les sons per�ants
des trompettes, des clairons fonl
entendre notre �Boisrond Ti Ca-
nal� ou noire � C�c� T� Dit � les
gamins et la loule �voluent �
'aise par la Ville, aux cris de
Vive 1804,Vive Ha�ti, Vive Bor-
no, et les feux d'artifices et de
Bengale sillonnent le ciel �toile ;
la meringue de la musique r�-
chaufle les plus timides et voil�
que des Campagnards en foule
viennent grossir le nombre. On
retourne a l'H�tel de Ville et l'en-
train se maintient ; le bal est,
ouvert dans l'appartement Est,la
cavalcade se torme.ils sont nom-
breux les cavaliers de la ville et
de la campagne ; le trompeltier,
un ancien attach� au teu d�l�-
gu� Jean Jumeau, perce l'air de
nom belliqueux del'ordonnance
de 1 Empereur ou du Roi Chris-
tophe ; ces sons l'ont tressaillir
et m�mes les chevaux s'�nervent;
ils Irappent tort le sol qui r�-
sonne sous leurs pas ; on revit
les jours d'anlan avec un certain
enthousiasme, et malgr� soi, on
les regrette, on voudrait les re-
vivre pour leur beaut� perdue.
A dix heures, c'est le � D�-
gonde �, ce sont encore des vi-
vats, et devant l'H�tel de Ville
et devant 1 Eglise, la foule est
ninite. On attend l'heure, qui
marque l'anniversaire, on est
impatient, de temps en temps
on sonne le garde � vous, l'heu-
re va sonner, c'est un prolond
silence, dans la nuit qui se pro-
longe on entend le Coup de t a-
non de Port-au-Prince ; ici, au
m�me moment Minuit sonne
aussi : comme p;ir un coup de
foudre, les clairons sonnent le
au-champ la musique : �1804�
la toule crie Vive 1804, Vive nos
aieux, Vive Borno et dans ce
tonnenv de Vivats lesc'oihes
m�lent leur vibrant carillon ; on
s'�lance par les rues api es les
lambouis et trompettes qui bat-
tenl la charge, c'est I Assmbl�e
G�n�rale, qui conduit � l'assaut.
Il n'y a rien de lel que ces
coups de baguette et lestrom-
ftelles pour entra�ner l'ha�tien,
e belliqueux fils de ces H�. os.
Elle est chaude, 11 g�n�rale,
les portes s'ouvrent et dans les
rues ce sont hommes, femmes,
entants, vieillards, c'est surtout
la jeunesse qui s'anime.� Le
ciel est beau, les �toiles sem-
blent sourire � cette date o� uu
groupement d'esclaves avaient
pris place dans l'Humanit� Li-
bre.�Enfin on regag.i^ l'H�tel
ir vdle el l�, on casse la m�l�-
dieuse " Diane " et on se s�pa-
re pi ur se retrouver � Ci m�me
ce le !( r Jjnvier.
1er Jauvier ? c'est la messe,
vaillant
DEMAIN SOIR
en Matin�e :
� 4 ha. 1/2
Iteiae-Lumi�re
0 50.
A 8 HEURES
(j.da Unique.
Lilian & iDorolhy Gish dans la
plus formidable production ci-
n�graphique qu'un ait pass�e
sur l'�cran en Ha�ti :
n�s dont le compte du mois
pr�c�dent n'a pas encore �t� l'Eglise est comble, le
r�gl� soit par oubli soit parce } Cui�Leroux.un h�rosde lagran-
que leur bordereau aurait �t� ^ de guerre, a des v�ux choisis
�gar�, pour leur demander de
bien vouloir le faire dans un
Orphelines
1 DE LA
Temp�te
12 parties,
mise eu sc�ne de Griftith.
C'est une reconstitution de
cette �poque de la R�volution
fran�aise, qui�oiarqua l'histoire
de grandes taches de sang et
nous laissa les superbes envo-
l�es de ces tribuns latigu�s du
despotisme outrageant de la no-
blesse.
Titres : anglais, espagnol,
fran�ais.
Entr�e : 2 gdes ; Loge : .'1 gdes.
pour notre Pays et pour Aica-
haie. A 9 heures, Te Deum.� l'is-
sue duquel la Gaide d'Ha�ti sa-
lue le Drapeau devant lequel
tout le monde se d�couvre.�Le
Cort�ge, musique en t�te, d�file
� 1 H�tel de Ville, o� un �mou-
vant discours plusieurs lois ap-
plaudi retrace L glorieux pass�.
Vive llaiti.Vive le Pr�sident Bor-
no, r�p�te l'assistance entra�n�e
et la musique salue ceux l�
qu'on comm�more et le grand
Patriote qui les aime tant. Une
brillante r�ception est faite �
ious, au Champagne, pas de dis
cours ; � 4 heures, on est nom-
breux BUT la place d'\rmes, co-
quette avec sa fontaine, son
square, sa pelouse et gentil han-
gar, le tout chiquement peint
offre un tableau de lraicheur et
de gaiet�. Au concert la musique
recueille les applaudissements
et on voit monter dans les eieux
et les tus�es et les bengales. En-
fin � 9 heuie-i '�lite se iencou-
Ire chez M. M. Rernadolte au baf
offert par ses pe.iies filles les
Melles Agnanl.
La popula ion m�rite les plus
vives ielicitationt pour l'entrain
qu'elle a misa l�ter nos Anc�-
tres ; une mention honorable �
Me Pierre Agnanl, Vol. Berna-
dotie.L.Pierre,les organisateurs,
au lieutenant R. Fils Aim� qui
y a pr�t� son concours, � la
Garde d'Ha�ti, � la Jeunesse, aux
; Musiciens,tona ils ont contribu�
au succ�s de la l�le.
JETAI*.
�BJMB
A Cavaillon
Cette ann�e la F�te de'l'lnd�-
P".ndance � Cavaillon a" en ses
meilleurs �clats. D�s la veille, la
f�te s'annon�a par des r�jouis-
sances publiques. Quelques feux
d'artifice ont �t� lanc�s sur la
Place d'Arme, par la Commis-
sion Communale. Le lendemain
matin, � sept heures, une messe
d'Action de Gr�ces a �t� chant�e,
suivie du Te-Deum au milien
d'une assistance nombreuse se-
lon le programme d'invitation.
Dans le ch�ur ont pris place la
Commission Communale, la Jus-
tice de Paix, l'Ollicier civil, le
Pr�pos� des Contributions, le
Repr�sentant de la Garde d'Ha�ti,
le Directeur de l'Ecole de Gar- '
�ons et le Conseil d'Agriculture.
Apr�s les c�r�monies reli-
gieuses le cort�ge se rendit �
l'H�tel Communal o� des ratrat-
chaissements ont �l� offerts aux
convives.
A celte occasion Me Pr�sident
dej 'a Commission Communale
a prononc� un vibrant discours
re tra�ant l'acte h�-o�que de nos
A�eux qui noua ont l�gu� celle
Patrie Krlee � lear courage et
a leur Union* Il n a pas mauqu�
de conclure que cette Patrie ne
peut �tre maintenue que par la
paix et le travail : programme
certain d�lai pour �viter a ce
Sei igation de d�con-
necter leur IM'
A partir du 1er Mars 1050
cette coutume sers abandonn�e
et vers la fin du mois pour le-
onel l'abonnement est d� i:n

L'ID�AL RHUM
ALIX ROY
^.t^lrrZrpourti Doit sa' r�putation � ses 27
rappeler que le service sera sus*
pendu le 1er du mois suivai
si le compte n'est pas compl�te
ment r�gl� avant ce temps.�
��i uoii sa repuiaiio
qann�esde succ�s.
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Sous l'eMet magique de cette boisson d �a Di sus.
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