Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: December 28, 1931
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:03799

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Clment Magloire
[DIRECTEUR
1358. RUE AMERICAINE 1358
TELEPHONE N-2242
Mtser II couiaiil du Iriujis, il
m tu esl pu moios lion pour 1rs in
dhMni (jM'uno vtii ron redise a
l'a|>|il;iinlissoiiiPDt qiit l'espce lui
uwiun- donne r-oimnl axe ail-
freifeC MI ailious H aux tfK*
incnls qui la inriuiil sa ruine.
(.iniiK
tt me ANNEE N 75(33
l'ORT-AU ri?IN( R( HATI)
LUNDI 28 DECEMBRE t'J31
LA CRISE...

Quelle influence les rcentes
mesures de compression des
dpenses auront-elles sur le
Budget de l'exercice eu cours ?
C'est la question qui nous
formulions dans un prcdent
article. Nous ne connaissons en-
core que le rsultat du mois
"octobre, le premier de l'anne
financire. Cela ne suffit certes
pis pour pronostiquer le rsul-
tat (gnral de celle dernire.
Pourtant, en lace du la situation
critique du .moment, lut don-
nes d'octobre touchant les re-
celtes de l'Etat sont une nette
indication.
Le Bulletin du Conseiller 1m-
na acier-Receveur Gnral l'ad-
met, le dit, le proclame, ii rap-
pelle que la loi fixant les dpen-
ds de l'exercice 1031/1032 les
g arrtes G. 32-743.1)10,42.
D-ns la suite, prvoyant (pie Us
recettes n'atteindraient |>as ce
cli flre, on a rduit les de penses
de G. 743 000. Aprs et la, l'cgii'-
libre est-il trouv et assur ?
Voyonsce qu'indique la comp-
tabilit du mois d'octobe celui
qui commence la priodr bud-
gtaire. Le Bulletin noi.s ap-
prend q epar comparai:n avec
oclob Je exercice pi. dent,
il co'nporie, sur i .i recettes g-
arali -, une i) i m : ii ut ion de
lti.7 ",.. tn dtail : 'es recettes
douanires oui li vlu de 17.9 "/
al les recettes intrieures de
SU4*/aGi ne sont pas l de
Bines propoilions, au m uil de
Vanne financire qui d< bute a
une poque o normalement
les activits s'accroissent.
On verra que celles-e- d-
croissent el d'une layon q ndque
peu alarmante. Le mouvement
de nos changes avec ll anger
est ce point de vue ion sigui-
Icati'. Le Bulletin rvef que
notre commerce extrieur ac-
cuse, pour le mois d'octobre
dernier, un recul de .'12% sur
le cliillre du mme mois de l'an-
ne prcdente. Ce qui se d-
compose ai si : l'exportation
1-S de moins value; l'impor-
tation 42 %.
Est-ce assez i miressionnant ?
Aussi b en, on ne s'tonnera
pas de trouver sous la plume
du rdacteur du Bulletin cetie
phrase qui Ira hit l'inquitude
et l'angoisse : il est vident
que Fans de nouvelles conomies
et de nouveaux moyens d'ac-
crotre les revenus, les rserves
liquides actuelles se trouveront
la fin du prsent exercice
un point tel qu'il sera peut-tre
ncessaire deflectuer un em-
prunt courte chance.
Il y a uue double prvision
dins ce morceau : l'quipement
proehiin de la rserve du Tr-
sor et le recours l'emprunt...
Peu important les mortalits
dchance de celui ci. L'aver-
tissement es! donn.
Il y a pourtant une restric-
tion. La prvision se ralisera
si on n'arrivait pas par de nou-
velles conomies et de nouveaux
moyens d'accrollre les revenus
y parer. Mais sur quels ser-
vices po:t< ront ces nouvelles
conomes 11 qu Is sont ces mo-
yens nouv' aux pour accrotre
nos revenus? Dans tous les cas,
la q lsion est pose et sa for-
mule est soitie de la brutalit
dis laits,
Il n'est donc pas permis d?
gardr l'immobilit devant un
tat de choses qui s'aggrave
chaque jour. La situation est
crit q ic Sous sa (orme finan-
cire, lu crise volue rapide-
ment. I! laut concevo.r une ac-
tion ractive et courageusement
l'entreprendre.
C'est ufluire de salut public.
AUX ROY
29 annes de succs.
Causerie
LES DONNEUSES
DE CONSEILS
Vous connaissez loulou mes
chres lectrices, une on plu-
iirurs personnes qui n'hsitent
pus a vous dire en lace quel-
qu'une do ces vrits dn gra-
bls qui gralignent l'p:derme
le moins sensible. Les un s par-
lent au nom de la franchie, les
autres n'invoquent point d'ex-
cuse en dehors de leur bon
Jliisir. Cette laon d'tre pro-
toque des inimitis caches, des
lutes sourdes, par loi.s des
brouilles dont on dissimule au
piblicle vritable motil.
Dnaturer la Irnnchise, celle
noble qualit du coeur et de
l'esprit, serait dj un mal ;
M traveslir en un sorte
d mre bougon qui ren arque
tout et ne laisse rien pa:ser est
|ns encore. Laissons u ceux qui
nous approchent le Min de sel
juger eux-mmes, s'ils le peu-
vent, mais ne les y contrai-
|nons point par des arguments
ans amnit.
L'excs dans la franchise est
un soulagement que nous don-
tons nos nerfs quand ils soui-
llent de ce pouvoir rlormer
chez autrui une chose qui les
choque.
La vraie Iranchise a une autre
Mure; elle sait se taire quand
il le laut et elle respecte chez
chacun les petites la blesses
dont nul n'est exempt.
Si la discussion s'engpge, elle
Je soutient avec mesure, se gar-
vnt d'affirmer une supriorit
discutable. Elle, sauvegarde lou-
h loi* ses ides et ses sentiment!9,
frais sans amoindiir son ad-
versaire.
. Cettetianchise-lade l't' Juca-
lin et du tac*. L'autre, ou :on
traire, bouscule tout sur son
p'-ssage et s'tonne ensuite de
e trouver seule sur les routes
de la vie.
J'ai une amie dont le cur
Ht excellent, l'intelligence vive
et le commerce agrable tant
qu elle ne met pas en mouve-
ment ce qu'elle appell-; nu
rude Iranchise . Si rude, en
tll t, qu'elle annihile ses autres
qualits, car, l'aide de cet ins-
trument dangereux, elle Iroisse,
elle blesse, elle assassine par-
lois des gens paisibles qui ne
s'y attendaient gure.
Les uns ripostent, les autres
eiicaissen', mais aucun d'eux
n'oublie et voil une femme ai-
mable mise l'index... Renier-
uez qu'elle se doute peine
II
es causes qui loigne-it d'elle.
Elle rcrimine contre l'instabi-
lit des relations, la versatilit
de certains ceractres et si on
se risque a lui faire remarquer
qu'elle eut elle-mme quelques
torts, elle s'indigne.
Vous dites qu'on m'en veut
d'tre tranche?.. Ci, c'est tort,
par exemple... Je dis ce que je
pense el personne ne m'en em-
pcnera... Sans doute prlre-
rait-on de l'eau bnite de cour I..
Cela, jamais !.. Je parle, d'ail-
leurs, sans airirespense et,
dix minutes aprs, je ne me
souviens de rien,.. Qu'on lasse
de mme.
Certes, Madame, vous ou-
bliez vite, j'en suis persuade,
mais votre victime a la mmoire
plus tenace et elle se souvient...
quelquefois trop longtemps, je
le reconnais.
De l ces haines mondaines,
rournoises, inavoues qui com-
portent de petites trahisons dont
la titulaire ne sait parfois d'o
elles viennent et dont elle n'a-
peioit pas les racine.
d 2;;> res de la rude
f onhis celle qui ne mche
ni ks mets ri les blmes, se
place uuc autre catgorie de
femmes non moins redoutes
et dont la sincrit est plus sus-
pecte. Ce sont les donneuses de
conseil?, je du ai mme, de le-
ons... Celles-l s'auloiisent de
l'Age ou de I intimit. Elle
toujours ptes a moraliser,
censurer et s'etlorcent le r
latre renoncer DOlre poil
vue pour adopter le leur. Le
plus mli.ne sujet leur est ma-
tire cooli'otf rse,
Vous avez tort de vous
hibiller ainsi.., Cette forme Je
v a nent ;.e vous sied pas.*
iTest trop jeune, trop os... \
votre plue, j'ai marais mieux
quelque chose de plus Simple,
U plus appropri A votre g ..
Vo.iS ne iu eu vouli l pai e
.u ;S d;re, v : '.'
La dame qui s'adressent es
onseilg vinaigres a combin su
lotit Us d'api i ses ressources I
ton goi. Liie Ij trouve bien il
ne d-tiiiuudait pas SOI avis
l'amie obUgeauie qui duign
dgrabhtinaut sou uvre, peut*
eut- par ja outie...
De i un lioiJ eu're les deul
C(Il III S
Ce qui s'applique la toile
peut s'tendre a t'infliii Le*
Joaneuscs de leons son! gn
rsnsee, elles ne limitent, p t
leur champ d'action el on m
leur en voudrait point si on i t
devinait que le to i&eil ains pro-
digu u'ekt BUtie chose quuie
turuae dguise de la cmiuu*.
O.i n'oserait due : Votie en-
tant est ui.d lev, mais ou m
permet de suggrer : Vous
.ic croyez pas que s'il a.lait u
collge, cela lui r us s ira.I
m eux-.,
Dans le domaine sentiments),
le conseil devient tutoierabl ,
moins qu'il ne soit dict j;i
uue amiti vraie ou la sollici-
tude autorise de p seuls pio-
ches.
La donneuse de conseils s<
plait le plus^ouveni a susciUi
la doute, '.aire ndre l'iuqui-
iu le :
Votre mari sorl boucoLpl,
A votre place, je ne rece-
vrais pas celle petite mada I
X ...on la dit lorl coquetle...
Votre lils a l'air ennuy ;
n'y auraii-il p. s quelque atnou-
lelte sous roche?.... Je vou
conseille de le surveiller, etc,
etc..
Quand la daine s'en va, on n
le COtur anxieux et 1 esprit in-
quiet. De motil, point, la plu-
part du temps, nais le gemn
du doute mis en nous.
Certaines leinmes que l'on
abreuve de conseils inutiles ou
tendancieux s'v enlisenl et m ul-
Irent sans ievg r Dautres se
cabrent ex>geumenl, ce qui
permet la donoi use le honi
de croire avoir louch juste.
Je vous engage, lesdamta,
agir autre.nent. l'our logi-ei
les lcheuses, il suffit d'expnuiei
neltement sa vi lonl de n'ac
cepter de conseils ou de le-
ons que des personnes qua
lilies pour imprimer une di-
rection^ noire vie. Alors, e//ei
ces leraraes se disperse-
ront et poiteronl ailleurs I as-
tucieux mlange de miel el d" s*
cidede leurs avis bnvoles.
Quant aux personnes qui pra-
lique.fla rude franchise >,, il
laut les rduire en n'acceptant
pas leurs boutades sans ripos-
ter. Moins dsn^ereuses que les
donneuses de leons et souveui
plus loyales, elles ont touklois
l'inconvnient de reprsente
dans une socit police el
courtoise les cailloux qui, sui
I? route lisse, nous lont lirbu-
cln-r.
En opposant aux mai uvres
que je Viens d indiquer une. vo-
lont trs nette de garder Si D
indpendance, on
Iroissements et ou aesei
mosphre. Alors, les co.
qu'on donne - ou reoit --- de-
viennent des papillons lgers
qui volent, puis disparais
et non des abeilles tenaces qui
se posent pour nous laite ien n
l'aiguillon.
0 f
Nous publions avec plaisir
la critique que M. le DtJG de
BAUFFREMONT a laite du
beau livre de M. Prosper
CHRISPHONTE,intitul RE-
VES ET CHANTS".
Le' Duc, dans sa dernire
lettre du 28 Novembre 1931
l'adresse de M. Philippe Can-
lave, Se :rl lire de I Alliance
Franai te, autori te celui ci
reproduire ce qu'il a dit lou-
chant l'ouvrage de M. Chris-
phonte :
Cher Monsieur,
" J'ai bien reu, avec votre
aimable petil mot, le char-
mant livre de Mr Chrisphon-
te. \' t, me luire de plus grand
plaisir: tout cet qui louche
ou appartienl la littrature
de' votre beau Pays in'iulc-
resse passionnment, el c'esl
toujours avec joie que j'ap- |
prends connatre un nou-
veau pole hailien.
Soyez-en d o a c rem -rci
mille el mille fois, el faites-
moi l'amiti d'tre, auprs de
railleur, l'interprte de nus ,
j> 1 u s chaleureux remerci
ments. |
N'est-il pas presque super
llu (le vous dire que je me j
suis empresse de lire RE- j
VI:s ET CHANTS"? A celte!
lecture j'ai consacr ma soi-
re d'hier,etje ne vous cache
pas que j ai passe la de bien
agrables instantes. Ce livre
esl vraiment plein d'excellen-
tes qualits. Sans doute. .M.
Chrisphonte, qui est j e u n e
fait-il encore preuve, a el l,
de quelque inexprience,mais
il n'eu reste pas moins que
sa posie esl vigoureuse el
Quide la l'ois, avec, de lis
jolis contours, L'inspiration y
est noble, leve : elle s'ex-
prime en des images qui ne
manquent ni de puissance, ni
de charme : el q u a n t la
langue, elle est de bon aloi
et (t'lflante allure. Mais ce
Propos
humides
n
Depuis trois jours on m parle que
du tmecs des boniHnnsfpopulaires.
Il | a rail qu'ils 6t u ni d'une iucou-
lencc a fait venir l'eau la b i
che. Moi, Je regrette de n'tro l'i^J
pass.pi ikI.mii n lie nuit Inoubliable,
a l'un les chdroili o l'on servait tus
ix ce bon h luillon >t la gn-
rosit | sid< ntielle. Je ne sais com-
ment ai-ja pu oublier, es soir-l, il -
ivec mes pareils, c'esl dire le
fnicuxJ'aurnispri k ch i [ue c intiue
mi IidI de bouillon, chaud el bi n
mijonn. C'et l reconstituant pour
de longs jours. D'aulanl. ce que l'on
ma rapport*, on lervail aprs un boa
coup de r.lll M SAUlili' CACHET
I)Oli,i't e< lai [alors plus que parlait.
EN EXIL
[ VISITE A ALPHONSE XIII
M. Go i iOndon a pu voit
quelques instants Alphonse
Mil a Fontainebleau. Il ra-
conte, dans le Journal :
fie me suis inclin, j'ai ail :
Sire... 1.1 le roi m'a con-
templ d'au regard que je
n'oublierai pas. i n regard de
douceur ci d'infinie triste i i .
- Que di ,'ou i, mon-
sieur?
En quelqui s mol > je formule
mon souhait : c m natre son
sentiment sur le jugement
des Corts ( pu met l'es
hors la loi ).
Le roi m'coute avec atl n
lion et, trs U n te nient, il me
rpond eu ces lei mes.donl la
noblesse sera vh i ineul i
sentie par l'opinion publique
ir i. .: se :
Monsieur, depuis que
j'ai quitt le sol de mou pa^ s,
je suis el entends demeurer
un simple citoyen,
< Nul vnement, mme
ceux touchant ma person
ne, ne me feront sortir de la
i ;erve que je nie- suis im-
pose, .
D'une vois plus lente el
pins grave, il ajoute :
... n mi l'autre jour la talle
de lcla 'ion in rdacteur q *
le bruit d'un baiser parti du car-
r directorial avait mis duo.?
tous ses elats.
n I. ne se gne pas! prolis'Hii*
il vo'.n basse, mais avec nui
indignation sincre... Ces'scan-
daleux, il y a des choses qu'oi
ne lait p s si prs des MM .. et
njrlont de gens qui ont du sanj
dans les veines.
Il alli it continuer sa pr< te-
lation contre le baiser insi Itte
quand Dpparut la porir de
communication la tte im.tiua
d'un garonnet de quatorze ans,
le propre fils du Directeur ta
question.
. ndali i x, se ramenait i une
simple marque d'all :l o IPmle.
Il l'ut le premier ;\ rire dl H ...
confesio i,

... :i v;i l'autre soir une Ii Hte
de sepl i is ipii profil ml dr j*
lumire j i lui venait d'une ejn>
le 'I garda d un tablies.
menl vo'jin, jouait aux pimtirs
tonte S' nie. Il v a quinze j elle avui encote un ln''re,etc>-
'ail la longueur dea jourbto,
1 i pat a deux, bruyantMi#l
'ii ii i R| puis la mon lea
i spars.
.. I*a vue qui 'arrtait osi-
lois le j ingler avec s'js cad'oua
ie i iai| songnuee. Qna
,) ss.iii il dans celle petite an e
de sui ? Rien n'est plus tris'e
que les leux dniant seul.
... voit que chez Jloline, rue
Bonne Fol. une porte de l'Un*
lel de France, on trouve toutta
espces d'articles indispensable*
1 la toilette des leinmes. Afffe*
vous, Ma l-iinf, les cheveux bou-
ill>, r. \ chea ?eh b en I passez
loue dur. iuhne et acliele/.-
- Dans l'exil, adouci par Fv<>o, pour moine don dolte
l'accueil de la gran le el g-
nreuse nation qu esl la Fran-
ce, la reine, mes enfants el
moi n';i\on. qu'une seule el
mme pense .- r i uour de la
pairie espgnole.
Ayant ainsi dit, Mpi m ie
XIII s'inclin > el me serre
la main,
d lgante
qui me plat surtout en Mr i
Chrisphonte, c'esl que, dou '
d'un remarquable talent po-l
tique, il sait ne considrer les'
choses el les sensations quej
sous le seul aspect de la po-
sie. Partie, ;i mon sens, il se
classe uemble au premier
rang. Et, si l'on ajoute,comme
l'a uil lies justement dans sa
prface, Mr .le Colonel Ne-
mours, qu'il^est le chantre de
sa Pairie, OO Concevra ais-
ment qu'une p l a c e d'lite
doit lut tre aussitt assigne.
Quels dlicieux passages
l'on trouve, chaque instant,
dans REVES ET CHANTS.)!
Une trs une et trs intense
psychologie, de somptueuses
vocations, des descriptions
magnifiques, C'esl se deman-
der ce pie l'on prfre ou
ce que l'on tient pour parti-
culirement suprieur, Pour
mon compte, j'avoue que je
n*airive point rsoudre la
question. Je me borne donc l
a goter! admirer le livre
dans son ensemble, et IOU-
ter de loul COSUTfCnie I.au-
teur ne s'arrte pas en si
beau i lu min, qu'il continue
;i produire, qu'il *
talent, pour arriver enfin
tre ce qu'il doit tre sre-
ment, l'une des lut de
U posie Hatienne, et, par
UN TUNNEL DE 45 KiLOaltTRES
A TRAVERS LA Crll)iUttft
DES AflUES.
Un nouveau tunnel qui
dtiendra le record de Ion
gueur du monde.va tre p
a travers la Cordillre
Andes pour relier l'Ai,.;- titille
.m Chili. Sa lougueur
de I. Uiloi.ii Ire i.
un 11 cou de Decurler. C'est ui
Duco capillaire, que Decurler,
.. voit q ie c'est chez PaI h
Auxila que l'on trouve les ac
lieiii'q s bas Ue soie de la I
iieu.se ma.que Allen A. Lja'J
[isse le ira vales, de chemise.
leloile u desoie.de chaussettes
i i de bai de soie, dirigez-von.
loujours quand vous arriv/
h/. Paul Auxila la vitrine
| Monito o trois tle
i ,nAl)
R4(fn*r!ttf>nr mo'lerno
[super dpuratif
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eoiisijtienl. de la p 0 s i e
franaise.
Voulez-vous tre i bon
pour transmettre l'aul
me plu i vives, mes plus
cres fli pour
lui dire \\ xlrme plai
m'a Ii lectui
beau \\\
Encore une lois, men !, cher
Monsieur. Veuillez me raj
1er au bon sou\ enir de \ os
ents, e't croyez, je vous
prie', mes bien cordiaux
sentiments,
l>i BAUFFREMONT
.e poui o vous feront de lue ',
ni laut que kvous lerez vu*
choix.
... voil qu'il peut en cu're
nmi un dipiomi'e de tiwj
1er Ii verve, el de Iouhh-
1er les opinions sans bienveil-
lance.
Vos journaux sont ple,
lisait s1/ un mode un peu i -
^astique, un certain secrtaire
le Lgation un journaliste
ju'd avait |)0ur voisin de tablo
a un grand diner ofliciel.
Oi l'une iusigniliance df-
Beenrante. tenez, quand j'tan
,:a France..',
Coin nent I vous avez t e
France ? s'enquil le journalisle.
i'dilalternent, rpondit Pe>
ire, avec un imperceptible ac-
cent yankee, et jai mme eu le
plaisir u assister la prenne e
de La telle Aventure.
,2Ah! La Belle Aventure .
celle Une comdie de R. du
Mers, de Caillavet et d'Etienu
ney. Je crois m'en souvenir, r-
c p uniahste. Ne s'y tronv-
un rle de grand'mr*
i i j e..anl que son petit fl i
bus la dip'omaiie, met le
I gemenl qu ua diplomate . t
ira souvent ju propre rien!*
VA loul cela administr avec
e sourire el dor comme une
pillule. Le diplomate en taiitrt
avaler de travers.


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i'\ 19- Dt.coibre rJ a
;?1ZT'
!!LUUSLi- a&m
-*<**
Seuvesir s> goise.
o
Gomme la venue
du Messie
L'Origine des Autochtones d'Hati
i srefesfi r Lac DOBSNYLLJ
l Dire-lui de l'Institut Guy Joseph Uonnet.
m--..
-0 -
En ce temps-1 -, il allait ap-
pirattre Jermie, o, pour m
premire lois, il tait alleu In
c unme la venue da M -ie. D
1 >rs, toute; .....
rdentirtnt. Et,
descendait,renn ntait, r des
diil, ballotte par cour
coitr-ures. la mirifl j ie
velle.
bur mutes i'.'s lvres, ie por-
ta en porte, elle vah lait. C<> n-
m^rants, potes, iiidet
avocats, allaient, v i 'nt, par
toates rues, se demandant si
c'st bien vu'. Les ; o les s' a
asmbluierit, joycu\, t -pida il,
piaillant.
A l'cole, thme-, versions,
narrnti. -, l< at ( I mis da
cit. Aassi, I
raient. Les vieillard* se miret
da la piiii.c, :e r. aisant les
jambes, se rai uni a ii les pru-
ndlps. D'avance.
T'es au courant.. ? Q tl jour?
A quel < heu
Ce leit-moliv mai ; ', domi*
mit tu i
lei plus di61 8 G
d'l!ei leu ai
Whail, ren .s nuu-
ve'lislt.s,les pi i
torons i it, ae
prolon-; ai nt d :.
a'aleni .
luit,
mous ;
uns pli ;: m I q
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1 Je l'ai LOS!:. NON.
Y: , A Paris, vu, ce qui
s'apelle vu.
lit les ili i .- i v i
a itOBT ds if q i
du, pour la prem i lo co
niella venue du M
Or, u1 matin, d l'air ;
ui brait se peri
symptomstique... Eu >r i i.
dible pour la plupr I. s plu
al irmi i, intuitrt i i
ro tirent les cieux, I
A l'Est, rien de do ive u.
Un bruit sourd, ro i int... Ci -
pendant- que les ,
uns attitude du Spb m, restent
iin lass.blciuuut bleus. Et pleins
d'attraits,
Od.t h ville, dj ', i
les terrasses, les toi .
les pi i, tout i
aUoa lastl, ; il
site du en i, d 11, t
lait. Des 1
lies, dynamises L<
iaoaelles, hut
ejttaa, touillant, dit j
mosphre.
Tout a coup, lj] al
sa pays des rv : in m
q talque i liose d'informe,
vaporeux, Hotte...1': p< toi D >il
ponctue i boi izon. p >inl
mouvant, enveloppi i
m ire ronronnant
temps continu, i) i
Attendu comme !
arrivait, escort d
di lumire. 1)^ b : I >.
pays des rvt .
Le point se prie gros
Plus de doute. G III
Je me vois encoi U pet'1,
esmmeier&aisoua!
notions de la mu
s *ul,
dj 104 I '.( !.' Ci
lante, en marche i i ville
Le v
(eudus, c. ni
site, ou s'areboute Us uns
autres, pour mie le
mieux I enlendi .
ment, il s'avanci.{i
gloire d'or.
Une courbe m., ilu lie ba
layan l'azar.L'n vro ment
oadul. lin iniii'. remous
dans i.i toole.El lei I ji
o seulement vo\ agej il
nuages et loltraiei i. i i
o ne s'entendait nt ,i.
sou1 il es des boni I ; I
le baptme de la
tue par un immense remous
de la loule.
An dessus de m
tte, des rubans bn Ipab es
ne droulent en un mile
ment harmonieux ot
yant. Un 'grondera
musit.', parcouii i a t,
taisant vibier les clios nos
aaontagnes.
Las de sebatire dans I';zur,
)a vaste mouette, dans nn
o
Je tient d'une faon toute
particulire tliciter le Doc-
teur Rulx Lon pour son ta-
le s'.r la foideclne chez les
Autochtonts d'Hati parue,
1 ns une dition de la semaine
te de (lutine.
I i poisse dire
cette tude, c'est qui! est
table que les multiplet
soins que le i)r Lon est ooli-
de donner ailleurs aii i
eu lem influence si la 1 m
gueur du travail.
Je reconnais, dans cette
coni ru e lam I eflort intel-
lectuel, l'un des reprsentants
I . plus qualifis de cette pha-
lange de jeunes hommes ca-
pables qui. pris de sciences
et de lettres, ont commenc
r, il y a vingt ans
. En ce temps, on faim lil
bien les jeux, mais ou aimait
les e udes srieu-
ses. Ainsi un Unix L m a
pu devenir l'un des med ciD^
ent tre rem trqus
ceux l mmes qui cr i
, en venant ici. nvoir
o i .i laire et tout seuls !
A .;. urd'nni le disciple d'Es
se rvle galement
i i.ses, les hommes portent
an masque sur le visage, et,
lem mes se montrent en-
tirement nues: toutes cou-
tuin s on en convient, qu'a-
vaient les itochtones d'Ha-
ti I
Toutefois c'est Erlan l Nor-
iskiold, protesseur l'Uni
m et Conservateur au
fuse deGotehorog quLenrs
avoir eflectu des explora-
tions archologiques dans le
bassin de l'Amazone, nous
donne, d'une I on prcise,
avec Ans Ami.hicana la
ciel de l'nigme de l'origine
des aborignes d'Hati
Nous ne sommes en ralit
que les remplaants de peu*
pics Btid-amricaint venus, on
nr s'til quand, en Itaiti.
S ins don e, ils ont long,
un jour, l'arc des petites An-
t Ile qui d lu cte de la Co
Ion.ne a luelle tendent leur
chapelet d emraude jusqu'au
Gotfc du Mexique, par les
lit a udes Antilles: i'orio-Rieo,
11 dti et Cuba
Le protesseur Erland
N -riens KiolJ a publi
les planches ( 110
.v....^ .. .~ ........ r..H.
iple d'Hrodote et, c'est'objets en tout) parmi
i plus grsnd plaisir de|lesquelles on remarque plu
. o p, en temps qu'bisto-
, mi cr en Rulx Lon nu
ci de vrifier surtout
i tesse de mon jugement,
il y a viog a is prs,
ne j ai not j>lus haut, je
u eu i dit un jour du d :bui
li Gouvernement dOreste
or :
vu Cabinet Particnlier
lu Prsident o je suis chel
e Burean, tu viens avec moi,
\ il\ ; ce sont des jeunes
;s de ta valeur qu'il
. I ml !
Mais Rulx L m, quoique
n, dev ; dribution prcieuse l'-
tude de l'hi de notre
y i, S >ii rcent travail eu
< st la preuve la j>ius clatante:
Celte histoire dliati a tant )>'
soin que des personnes bien
i nes lui tiennent Icfl im-
' ". ant le trontispice !
t iblettes de bois d ni
le le Dr Lon et q
. s n peau enivre de
. ; it sur le
et locci .i d
. non:
., afin d'applatir leur j hatienne ne doit donc plu
sieurs qui atteste t que h s
tribus du bsrin de CAmazone
-.taient servies, avant 1492,
des mmes ustensiles de me-
nt j?, par exemp c, que celtes
d 'laiti D'autre part, ce! usage
de se trotter le corps d'ara-
cum, n'est-ce p s celui de
i emploi ici du rouou?... Ce
a m de C.heint donn aux
premiers bal : us n'est-ce pas
celui de Chanas que la loi de.
Iocrent qui iooa son rle
dans 'oues les langues du
inonde, avait Iran torm, aux
oreilles des espagnole?,... Ia
i ing ige d s C m is tant so-
note, il n'ed pai tonnant
que les compagnons de Co-
nb aient compris Chems
p rur Chanas, la syllabe ;e
centue dans le mot tant chu
et la mas tant l'atone. Quant
i / i i syllabe mas, il t'est
lacil ment chang en c, en
tu de la loi de lu moindre
action qui rgit la linguisti-
que, chez tous les peuples.
i lu : l T n Jiu' mon-
race
ls
g ; r i la prenne; c
i , savez vou i leur on^i -
. Elle veu dent nu BAS IN
de l'Amazone qui a tourni
tar migration, sa population
autochone Hati, U tros ou
Kiskeya !
Aujourd'hui ci ore on reu-
ie chez !
'humus, 0 t a b i[s prs du
l'I cahali, affluent
ta me,
Il i e -: li bu q i ne
t plus i itei que
. Iques survivants, a
, a ins d'autres pen-
l on connat sous
les noms aVOcauna, de II tros,
l Andoque, de ifi tshc tu.
. peau
.ni la lang >e
ve e Q U le le leu Jean
linturlnrent le
tre rdite aux entants des
coles. Les autochtones d'il il
ti avaient une oiUGiNESUD-
am Liucainb en mme temps
qu amazonienne; c'est ce que,
duis mes cours, j'enseigne
dj , en attendant la publica
ti ) i 1 un ou.r ige spcial au-
q il j- travaille lepuia l'an
pass.
Parmi les peuples de l'Ama-
zon , il y e i avait qui taient
d'autres
qui ne l'taient pas, notam-
ment les Chanas, il n'es', doue
as :. i muant que les carabes,
ayai la mme o: igi e
-> i i tin e q ie les Che-
. I i aient plutt
hag s et guerriers
kn.e, leurs lies
aj i probablement peu
mme an 20* sicle, plaes par des Jwaros, des Bo
rouge /n/dre ?"-"'. etc., alors que la popu-
i i ({raine appele urucum. lation de Kiskeya (1 a terre
Les jours de ttes ou de des temmeslj tait plutt
________________ douce, paisible, houutc et
plus herbivore que Carnivore.
Luc DORSINVILLE,
Professeur d'histoire cl
Directeur de l Institut
Guy Joseph Bonnet.
o i prilleux, va poser ,
i mer, ussi vite qu'un
il rant l-s Ilot, il
it Tara la p '
tt, viaill la its, gentlemen, toutes ces
loules, en courant, en nageant,
en clopinant, de toas les
0, i.i is l'il se reflte \
nenaiti du ciel, tontes
Avis
CHOS
Une Hatienne habitant
Koniana ( Hpub ique Domini-
caine ) a t tue par son com-
patriote, le nomm J. Silveris
qui est en lui v.
M. Frederico Velasquez
ex-vice-pisident de la Rpu-
blique Ho un n irai ne, qui rsi-
dait i N- w-York.sVst transpor-
t Porto-Rico o il s'est fix.
i On annonce la mise en li-
bert provisoire, depuis same
h IU dc., de vl.Vt. lienottSivi-
gny et Jules Ba';ce,inculps dans
l'a fia. re Elius Eli*.
La Liin* Naliona'* Am
ricains pour la pro'eciion des
Noirs a adress une lettre au
Prsident tioover loi deman-
dant tle recommjnder au Con-
grs uue loi contre le lynchag",
en bille tlnraison sous Herbert
Hoover.
.Signor Grandi a dc'ar
un journaliste amricain
qui a en t probablement bi-
hi : Pour moi un homme
est un homme, et je cous lire
tous les hommes comme gaux.
() t IOBCS la p tiii"
trochaine dme brochure de
vt. tieo'gea Sfjcurn, sons I-
titre ugg-stit; ijaili et lOccu
patlon .1
- d Hati-Journal n 'orme
m'un p oj i de loi est en pr
paraiion oui simplifiera ls-
trme les iormallta du mi-iag*
et c Ib's da divorce. L iutor
ou 1 lut ar ont, BSBi I ute,
en vu de rendre plus h e 1-
mari >: i; moins dilfijit le \\
vorce Notn temps est celui de
la rapidit.
ki.Caliiti Martin A icion
t nomm officier d lEtai
Civi! 1 11 S-lion Si n rem
placement de M. Paul io.hmi
A pari r d- [envier 1932
l'Eco < dea Sciences Appliques
sera ' ai -. 11 Direction
Gin ii il i T i x Pob '.es,
en ve t un >mu n rcem-
ment lot rvenu entre l'Etat et
1 s |)iopri .t lires
S ie i < mue de Si- X:irc
mercredi demie", I automobile
rieur a I ut ac.i eut. M. Rara.>y
quelle liansportaii n'a heurt n
sment rien eu
Autant qu->. le permet la
duret> tes temps,on s'est amus
plus oa moins t nuit de Nol.
Rveillons et bits en plusiaurs
endroits. G-oupe de pmes gens
circalaut en Hutos. Devani les
a ni opuli ires, une loule
bruyante E sur tout cela, un
peu de grosse joie.
Les glises et les temples
taient n a :1m d.- fi Mes assis
tint aux ciri.nonies le'.igieusas
e' p i :<'. prii i toujours.
LE RCITAL
THRSE VIEUX-CLESCA
l ne '; es n mb-Hi-e c li-
belle distance entendit et sp-
plau lit notre pretigi use canta-
trice, Madame Thrse Vieux
Clej i, al les lalentneni ar'iatei
q ii pi taient leur couru rs. la
Ici." n iwniq | \t .1,. r.-futre soir,
Hati khk.
L'incomparable roix de Mme
Th'se Vieux-Clesc, avec ses
nuances varies, sa sonorit d-
licate, a conquis, une nouvelle
lois, le public dj admirt du
! ilenl souple et gracieux de l'ar-
tiste. G est un enchantement uni
s-1, prolonge, d'entendre chanter
W i s ne l .lesca,
L > autres artistes ont i
toi; aussi merveillens dans
leurs parties : piano, violon,
posie, monolofus Des applan-
menta chiU-ureux on1 son
ligm* 'liaque lois le beau suc-
cs de chacun. Ge lut un bon-
heur dtre ilaitiana , ce
mardi soir : soir de rve, de
beaut, d'enchantement. Nous
n'avons pas souvent la veine de
pareils instants. C'est pourquoi
en nous, l'cho a'en prolonge.
Et c'est le meilleur ho nmaaje
rtndr*- Mme Glesci et aux
ariises qui concoururent avec
elle,
Ji PALAIS NATIONAL
Mercredi 4 heures '/le l'a-
pi s-midi plus de 20 coles
de tilles et de garons ont en-
voy des lves, une rcep-
tion au Palais National sur
l'iuvitalion tt sons les auspi-
ces de Mademoiselle Rsia
Vincent qui poursuit son
uvre d'assistance des ea-
tauts pauvres. La rception
sa lit dans la grande salle du
rezdecbaassedans un ordre
et une discipline parfaits.On
remarquait des tables char-
ges de boissons sucres et
de paquets de toutes dimen-
sions. Les lves lurent ap
pels par ordre dee.de et des
guteaux.des boulions,du linge
leur lurent distribus large-
ment. La joie tait son com-
ble et c'iait qui communi
piait au voisin la surprise
de son paquet et leur babilla-
ge emplissait le palais de
galt.
Pendant toute l'a prs midi,
la musique du Palais leur
joua des airs gass, mettant un
toi entrain parmi les mioches
qui dansaient gentiment entre
eux.
Le Prsidant del Rpu-
blique.Mr Vincent, avait re-
nausse ceite tte enlautine
de sa grce habituelle et en
uue tend esse toute jxater
telle pour les tout petits et
me attention aimable pour
les professeurs qui les accom
pagnaienti
'V 6 heures, les coles sent
a'Iesoflrir leur remercmeuts
t Mademoiselle Vincent et
ont pris cong du prsident
le la Repuolique. Tout le
iii inde se spara joyeux, cha-
cun avec le souri e
AVIS
LGATION OE FRANCE
Les jeuues Franais ns du
1er juin 1911 au 31 Mai ig|2
et ceux qui tant "ns ant-
rieureraent ont. t omis lors
des recensements des classes
prcdentes sont pries de se
piseuterila Chancellerie de
la .Lgation de France depuis
la data du prsent avis jus-
qu'au a janvier 1932 l'ex-
ception des dimanches et jours
leri s, dans la matine entre
9 heures et midi en vue de
leur inscription sur les ta-
bleaux de recensement dlia
prochaine classe.
Port au-Prince,le 2/ d*
cembre 1931.
! A l'occasion du Nouvel An le
Ministre de France sera heu
reux de recevoir la L,.
tioo de Frauce le vendredi
! 1er jauvier. onze heures trs
prcises du matin, les Fran-
ais et piogs trauais et
Iamis de la France et leurs
familles,
Port-au-Prince, le 27 d-
a cembre 1931.
llyacasimirs
et casimirs....
Aussi ceux qui vont choisir leurs
i toffes chez
Paul E Auxila
sont toujours i m pcea bls, qu'ils
choisissent dans les grisailles,
les bois de rose, les 151 eu-ma-
ri m.s les flanelles blanches
ou fantaisie les granits noir
ou diagonal (in.
.- **^....^rm.-*-****
Belphqor
OU LE FANTOME DU LOUVRR
( SUITE )
La Maison de la Haine
OU, L'HOMME A LA CAGOULE
( SUITE )
Entre : 0 50 ; Balcon: 100
L'Administration de la Lo-
se ruent'vers ['hy-l tarie Nationale d'Hati avise
; nt molli iclersi que l'heure pour
ti ses est dfinitivement
lut ainsi, ce temps- h\-- la huitime heure (8
9 "u heures prcises a. m. ). Eu
Pre I i '1 e';i>' consquence, tout billet qui
lu comme la venue da p n'aara pas 6t vendu la veille
' du iirnqr est considr vendu.
Aisne POMPEE
ae
I.AoMINSTlUTION
INCENDIE A PORT-DE-PAIX
Von ire lj soir nous est par-
venue par dpche la triste nou-
velle de l'incen lie 4111 a clat
Port-de-Paix en plein centre
nmercial. Dcn/.e maisons ont
t la proie des flammes.
Il n'y a pas eu heureusement
d'an i'Ien de p: rsonne.
Ce n'est pas du Bluff
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