Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: June 22, 1931
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:03646

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Clment Maqloire
DUIICTEUR.
13M. RUE AMERICAINE lis*
fELEPHON **M4
la vanit r mr If imhirilrft
une ptiisanl" istrsa* lisfariioa.
File letir permet de miIi-IiUm" a m
qualit qu ils nV.rqseroui j mais
lu iirrp mu le le. a air lo jour;
|SSC(il i S
(iustave Le BON
SHme AMKEE * 744)1
as
Le Cameroun
nous rclame!...
D'aprs une lettie publie,
ces jours derniers, au Mat n.
la Cameroun sollicite notre
protectorat.
Un tel vnement mritait
is vedette. Celui-ci ne l'a
mme pas eue, tant les esprits
sont absorbs par l'actualit
politique qui n'est qu'une
mascarade.
Price Mars a d se pmer
d'ai-e, [lui qui crivait na-
gure que l'Afrique est le lieu
propice notre volution
morale et sociale.
Quelles dlices de pouvoir
rester tout nu Quel enchan-
tement de ne jamais plus tra-
vailler et de possder 8i
femmes I
... Ab! si l'ge n'avait pas
diminu nos moyens !
.. Quels accouplement? sa-
laces aims des ngres sub-
tils et savants en l'art de c-
lbrer les grands cantiques
charnels I... Quelles troublan-
tes phallophories !... Quel
merveillement! Quelle dou-
ceur de vivre sans la terrible
proccupation du pain quoti-
dien l'ombre ^des palmiers,
des cocotiers, des I an Labs
gants fourmillants de maca-
ques, dans l'adoration des f-
tiches, gris gris et tous sorti-
lges la n tas iq ues avec, sur la
tl, la symphonie lumineuse
des grands ciels africains !
Saisi par le spectacle du
clair de lune sur la brousse
ou en contemplation du bam-
bou, du roseau, de l'araigne-
crabe dvore par ses petits,
des hippopotames, des cra-
pauds, buffles, des lphants,
des tigres, des lions, des cro-
codiles normes, des boas
moastrueux nageant travers
les marcages pleins de mous-
tique* gnrateurs de la ma
ladie du sommeil, comme
l'on serait heureux de couler
des jours tisss de repos et de
batitude, sous le charme de
cette belle nature la vgta-
tion luxuriante et si riche, au
sein de laquelle naquirent
nos anctres violemment
transplants sur le sol de
Saint-Domingue I
La demande du Cameroun
-o------
a entrouvert pour ma dilec
tion et ma dlectation un coin
de ce paradis qui n'est pas
artiiciel. Elle a illumin mon
cur d'un gai et chaud rayon
de ce soleil d'Afrique.
Auguste Magloire a tort
quand il prtend que l'Afrique
est derrire nous et pas de-
vant puisque le Cameroun
nous rclame
Tous les petits avocats, tous
les petits mdecins, tous les
petitspcl ticiensquin'arrivent
pas gagner leur vie ici,
pourraient voluer librement
au Cameroun, en y trouvant
un champ propice leurs ac-
tivits.
Mais que penser de la
multitudecroissante des d mi
lettrs, terni bourgeois demi
insolents, demi toot, qui ne
savent qu demi comprendre
ce qu'on leur explique, par-
lent et crivent un demi
franais, ne saisissent ni la
valeur exacte des mots, des
phrases, ni le sens d'un sou-
rire, ni la gr-e d'aucune
courtoisie, ni la fiV.esse d'au-
cun art, ni la beaut d'aucun
geste, non plus qu'ils ne peu-
vent c oire la siucrit tou-
jours possible, en somme, et
qu'il la ut proclamer telle,
d'aucune noblesse dame- car
l'ducation qu'on leur a don-
ne lut brutale, troite t*
bassement raliste... Les voi-
l, pour le coup, les vrais et
terribles barbares!
Tous, en masse, rendons-
nous donc au Cameroun. On
ne peut plus gagner sa vie ici
et nous finirons par mourir
de faim et de misre sur la
noble terre de Dessalines et
de Ftion.
Quant moi, je veux
excusez du peu lre cou
ronn roi du Cameroun, sous
e nom d'hallouba 1", pour
mettre en pratique un sys
tme spcial de gouverne-
ment capable d'enrayer I e s
trop nombreux avatars qui
nous ont empeb d'voluer
jusqu ici et assurer le bon-
heur de mon peuple.
l.
T. A. V.
Sur la Tombe de
l'Abb GREGOIRE
o
Un comit, prsid par Mon-
sieur Brunot, le si respect
doyen de la Facult des Let -
trs, s'est constitu pour com-
mmorer le centenaire de
l'Abb Grgoire. Il a voulu
l'honorer dans toutes les ma-
nifestations de sa vie, qui
turent varies. Une crmonie
eut lieu au Conservatoire des
Arts et Mtiers, qui tut cr
grce lui. Une autre cr
monie, grandiose, prside
par Monsieur le Prsident de
Ta Rpublique, se d roui la
Sorbonne.
La plus mouvante, car la
plus simple, nous runissait
an Cimetire Montparnasse,
sur sa tombe, trs modeste.
Alors que tant d'hommes
doivent leur mancipation
1 Abb Grgoire, nous tions
bien peu autour de lui; une
quarantaine. Quelques Marti-
niquais et Guadeloupens.Des
franais; Professeurs, Mem-
bres du Conservato re des
JArta et Mtiers, le Colonel
Carnot. Reprsentant la colo-
nie hatienne: Monsieur le
Ministre Constantin Mayard,
M. le Snateur Price-Mars,
M. I Ingnieur Doret, Mon-
sieur Nicoleau, avocat au bar-
reau du Cep-Hatien, et moi.
Des couronnes: uae tort
belle croix de fleurs, cflerte
par le Comit; des fleurs
blanches, envoyes par I c s
enciens Combattants ; une
couronne de fleurs bigarres,
d'un effet bizarre, offerte par
Les Hommes de toutes les
couleurs ; une gerbe cravate
aux couleurs nationales et
portant l'inscription < Souve-
nir du Cap-Hatien i que nous
tvons pieusement dpose.
Monsieur le Doyen 'ut un
[ discours d'une grande e v <-
tiou de pense, disant l'ensei-
gnement moral i tirer de
i i uvre de Grgoire et com-
bien la gnrosit de sou es-
prit doit nous servir d'exeiu-
pie.
Monsieur le Doyen oflrit
ensuite la parole aux admira-
teurs de Grgoire.
Je m'avanai et prononai
les quelques paroles suivan-
tes, dont j'ai peu pris rta-
bli le texte pour nos lecteurs
Mr le Prsident du Comit
Mr le Ministre de Hati,
Mesdames,
Messieurs,
I Permettez moi d'associer i
; la manifestation qui noua r-
l ii'jiiiirL'iiJt*!i 'J naiijtv.'jga.'.
FtUT-AC PRINCE (HA \,
LUNDI 22 JUIN 1981
LWa!
i
AUX ROY
29 annes de succs,
unit aujourd'hui autour de la
tombe de l'Abb Grgoii.
ma Ville natale du Cap Ha-
tien, parce que c'est en celle
ville, que ponr la premire
fois se ralisrent les prin-
cipes d gal d des rncec, pour
lesquels l'Abb GREGOIRE a si
vigoureusement combattu.
C'est en eft-t au Cap Ha
tieu,qu'en Aot 1793 Sontiio
nax a dcrt l'aflranchisse-
ment de tous les esclaves.
Cette proclamation eut lieu
sur la mme place a Arme*,
o deux ans aupiravant,
avaient t roues el SCSrtalt,
Ogk & Cii.vvannf.s qui avaient
os reclamer l'application
Sainl Domingue, d'un dcret
de ('.Assemble Nationale, at
firmaut les droits des tira .i
chis
Donc depuis que ie monde
existait, pour la premire lois
au Cap Ha ien, l'on voyait la
libiation de tout un peuple
d esclaves.
Vous tt s qui s^ vez les
ho reurs de I esclavage, vous
pouvez i.naginer le dlire de
joie qui s'empira de ma Ville
et quelles louanges taient
pro ligues l'Abb (ftEGOlRB
Quaut ne-tis. Hatiens, qui
descendons tous de ces escla-
ves librs, nous ne saurions
trop dire l'abb Grgoire,
combien protonde est noire
reconnaissance.
Ces fleurs, que j'apporte an
nom de la Ville du Cap Ha-
tien, eu sont un bien modeste
hommage. Mais elles sont cra-
vates aux couleurs nationa-
les hatiennes. Ainsi l'Abb
Grgoiie se rendra compte
que celte reconuaissance vit
dans ie coeur de tout un
peuple, je dirai mme daus le
coeur de toute une race.
Un juif se dtacha et dclara
que la meilleure manire
d houorer la mmoire de
(inK.oiui. lui paraissait d'ob-
server une miuute de silence
devant sa tombe. Pendant un
instant, nous nous recueil-
lmes.
La crmonie se termina
ainsi, discrte, intime.
ht le retour fut mlanco-
lique de penser que cei
-homme, qui s'tait dvou si
efficacement pour des mil
lions d'autres hommes, nous
n'tions qu'une quarantaine,
lever nos esprits sur sa
tombe 1
Luc NEMOURS.
Une bonne ide
o
La Fle (la Livre
M. Lhrisson va tablir, soua
les aospicea de l'Alliance Fran-
aise, la fte solennelle du livre.
Cette tte exiate en Pologne et est
clbre chaque anne, an tuuis
de lvrier, dan tontes les coles
L'i > de Mr Lhrisson c'esl
de dmpntrer la valeur de la
Itrture comme source de plai-1
sir rt son importance pour la
tion. C'est aussi une laoo
d'inspirer aux enlsnts l'honneur
et le respect du livre.
Chez nous, on lit psu. D'au-
tre part, las bibliothques man-
quent. A peine fi ou 7 villes
ont des bibliotbqoe*.
C'est trs peu pour un pays de
04 communes avoc de nom-
breux villages et de 2,500,000
habitante......
La vie ialellertuJie est p.u
vre.
Nous approuvent I excellente
ide de Mr L. C. Lhrisson.
ACHETEZ CHEE
J.D.Maxwell
Un disque j Lurky Strike-
Wriglev's en Batterie ou
La Daasalinieane Relui
Prsidentiel i Or 0.61 en
faisant inscriiejvotre nom sur
an bulletin et vous aurez la
chance de gagner, par tirage
au sort, un gentil phono-
graphe portatif.
J D. MAX vVELL
Le conflit
du Vatican et
du Fascisme
o
ROME, 14 juin.- Dans cer-
tains milieux, on entrevoit une
solution tant entre l'Eglise ca'holiqno rt
le gouvernant nt lawista, oit- la
crition d.- nouveaux cerclas
catholique! rntho le qui est ac-
Inettement te"ie dan plusieurs
diocses du nord d** Ita'i .
Le nom de ces dio-ses est
provisoirement tenu secret p;ir
le Vatican, mais on dit que ci s
nouvelles org militions sont ap-
peles congrgations ei qu'-
alle sont plus directement ie-
lit-s l'Eglise que ne/ l'taient
les cercles dtSSOtt'.
La situation par.il plus opti-
miste, mais le rglement des
d i ilicut ts n'eut pas encore en
vue.
Le pape, en attend.ml, a do \
n l'ordre de suspendre les non
v. aux travaux des glises. C'I
ordie est applicable la Cit du
Vatican et lou'e I Italie o Sa
Saintet a recommande la d-
pense de nombreux millions et
o prs de 2,000 nouveaux b-
timents devaient tre construit*.
Le Souverain Ponlile a discu-
t ce grand programme de cons-
truction avec le cardinal \]un
delein de Chicago lorsque ce
dernier tait rcemment Ho
me Le pape pense que ces cona -
tructions seront l'un des meil
leurs ri m les contre le t hina
ge.
On dit dans certains milieux
que le gouvernement fasciste
auiai' rpondu secrtement aux
dtojx notes de protestaiion du
Vaiican.
La Socit de l'Action Citho-
lique, a-t on dit hier son dans
une communication par radio
donnan le point de vue du
gouvernement dans sa rontro-
veise avec le p'pe Pie XI, est
une forte organisation rece-
vant ses ordres d'une puissance
trangre .
' a dclaration a t radio-
diftuse pendant le programme
rgulier du soir de la station de
T. S F. de Home. L'Ie n'tait
pas do-iiie comme offieielle,
mais on remaque quelle u au-
rait pas ete mise si elle ne re-
prsentait pas les vue ol 11-
cielles.
Les pr'res catholique* sont
accuss de noire ingratitude*
l'gard du haeitiBS qui.* t on
dii i la radio. garantit la li-
bert religieuse .
Cette rponse o'ficieuse au
Vaticm et au discours du pape
Fie XI a eie laite la veille du
second annive-saire^ie la nli-
licat ou du trait du Lutran et
du Cor cordt. Lea deux docu-
ment qui ont rois fin aux 5U
a no ers d'emprisonnement vo-
lontaire des Souverains Poeli'es
au Vatican.
Propos
humides
Le programma tait aUchant.Sos-
gez donc i Un concert donn parle
jazz clbre aie Scott et comme don
ues meaologues de noire Impayable
Papayoulte 7 aluu Clment Coicou *
lu pareil n (al rorcmeni devait at-
tirer du monde. Tontes let ramilles
donc s'tait nt, ce soir-la, doni ren-
de7-vou. au Champ de Mars Remet*
qa a Terminas, cnei Thibault,
naonia el chei l'es>dorapteur Gaf-
raad. on public press comme des
sardines.I>e I avia de tous, le concerl
n'accusa qu'un df.uii| celai d'avoir
t trop court. Hast I c'est dans les
petite pota que se trouvent les lions
onguents, bn tendu vingt rllexions,
toutes de satisfaction. Quelqu'un
P >urtant,un fana'ique, celui l, mil
l'avis (pie Scott ei Papayoute runis,
c'tait trs h en. Mais qu'il y avait
mieux :la RHUM SA RTHE CACHET
D'OR doni ils taient chargs de hi
re la rclama. El je n'ai pas trouv
cela si In'ie.
Anton I. Saba
\ntoo I. SABA n*ise le
Cornnarct et ses clients g
neraeinent quelconque (pie
sa maison de commerce ssc
BUtretqifl i.i Malle Boulin,
rue Tr ivertire. a i trans-
fre demi i le 1er juin cou-
rant | la rue dn Magasin de
PEfat, an No 173\ ct de
la Maison Antoine Talarnas.
Lsi clients y troaverout.com-
me loujoura. un bon sccneil
et des 'ix la porte de
toutee les boitrsaa.
Ce sera une oecasion lie
avantageuse pour les acbe-
teurs de \isiler la Maison
Anton I. Saba avant de laire
leurs emplette- ailleurs, ar
ils y trouveront i\n profit
qu'on ne peut leur ofl i; nulle
part.
Visite* donc ANTON I. SBl
avant de taire vos emplettes
a*, vaus scie/, satisfait.
Soire IhAlralc in 27 juin
Me. Holbec el son mari
'elle charmante comdie ejui
tin l'uflL'he Paria depuis
iy'2fi fer les dlires de !s so-
cit port-au puncienae.
Qu'on se slpcha de retenir
ses places! Le prix des cartes
est deux flOtrdea pour les
chaises de parterre, trois sour-
des pour les fauteuils d orches-
tre el quatre gourdes pour les
fauteuils de loge Les certes
deux gourdes swnt limites. les
antres commencent s enlever
et les organisitiurs, pour r
poidre aux nombreuses solli-
citt oas des personnes dsi-
reuses de e'aeaurer de bonnes
places, ont d tablir pour les
cartes trois et quatre gourdes
un systme de contrle qui per-
met chu na de le'enir sur
pan la place qu il dsira.
Consuln i l'Ho ! du (Jiams-
de-Mars le plan de la salle et re-
tenez ds i prsent votre place.
Vous viterez l'encombrement
du dernier moment et voes se-
rez sr de jouir agrablement
du spectacle. Ou commencera
huv: heures prcises. Four la
vente, la location et les autres
renseignements adresser blilo-
tel du Champ-de Mhis (CImibjp-
de-.Vars).
TlpU. : 3233.
ninii:iiiiimi!i!ii!i:i;n;:.' : ,!:::;:i:ii!;.ii:iiiiiniiiiin
4 .--71
ri
Lu travaux d iiotnl)reu iL-cini
Vant;als et (rungrri cntrapris il -puN la
ominuiiication mciir 'le de liHOWN-
SEQUARD sur la posaibillt l'(rr humain par l'abiorpllon fie friandes
fraches d'animaux, uni conduit cette
conclusion maintes fuis vrilice, qu'il est
ni.iinienant posalbla, sans avoir recourt
aux mucc-iIu opratoire! ( Steln.i, h,
Voioih.IT). de icatltuer i rorganisine.
etiii I homme omme chez la femme,
' n inertie et M vigueur perdues la
Uile de maladie*, de fatigue physique
ou crbrale, de ?UUIaaar priuati"- et cVeflacer le stlgrratas :hanci prcoa*.
Orochnrt grataita t vaaw l
F. Sr'JOURrn. Ph-. Port-mn.Prl/*
et ar.s toute* les boanes phirmuan.
LE "OLANDOPHILi-
tuli dhtrUutwn : A. THOMAS A O*
18. Rue Martel, PARIS
uiuuuunHi'iiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiriii'iiiiiiHiujimiiiiea
... a i encontre, vendredi ver-
midi, nn percepteur d'un ge
assez avanc et cjai, pourtant,
de temps en temps, essaie de
Jouer au coq devant les petites
eii'uies qui pasaenl. Il avait la
t presque sur l'paule, comme
>i le soleil lui avait rendu la
tte trop pesante et de, son in-
dex recourb il rcoltait toute
la sueur ajui coulail de sen troet.
un moment donn il enleva
sou chapeau, et s'adressant un
camarade qui venait de s'arr-
ter, pour tailler, avec lui, nue
bavette, il s'cria:
-Aht quel sale mtier, et
surtout pose un homme de mon
ge.
Et ta fut la premire lo s que
ce vieillard incorrigible avoua
eju'il tait l'ge OS les passions
doivent se faire enfla,
e
... Il montait " Vtion-Vil'e
pied. Arriv du eo du lros-
Morne on le vit s'arr'er et de m
poche sortir an flacon -*".
t'tait du Hhnm Sarthe. Cachet
dor. A mme la bouteille ii ti'it
un bon ooup el reprit son rhe-
mie, plus alerte, naturellement.

e
... a vu, appay re>n re mi
comp'oir un consommateur oui
ne se gnait pas Aprs baii r
mang deux OBtroissandWn n -.
il ingurgita Unis bou'eiltM 'Ih
A. K LoO au lait. Pais, il dit -n
patron qui avait I air d'itteudie
m i BlgMlt
Kl la monmie? mon vieux.
Quelle monnaie? fille pa-
Iro' ,
Le consommateur lut plus
tonn encore :
La monnaie du billet de
dnq gourdes que je vous ai don*
n, avant mme que do con-
sommer. Vous l'avez mis dans
vo're poche.
Le patron se demanda s'il
devenait, par hasard, toa. Il ne
se souvenait de rien. Par acquit
de cosscience.il retoaroa toiles
ses poches. Il y vit, heureuse-
ment, tontes sortes de billets, ex-
cept exactement un billet de
cinq gourdes. Le consomma-
teur, confus d'avoir t surpris
presqu'en flagrant dlit de vol,
s'en alla, en disant au patron :
Je me suis donc tromp.
Mais o a pass le billet de ci ne;
gourdes que j'avais ? R:i ton' cas,
m .rquer- iim .
Si je vous marque! dit phi-
losophiqaeinent le patron...
.. a vu, vendredi aprs-miJi,
l'tage d'une des maisons de
la rue Pave, eo lace de la 6la-
cire, un journaliste de luute
envergure, brave comme Us
armes, et que les .coups d feu
n on> jamais sA ay. Il tremblait,
pouriant. de tous ses nembrei,
eu se mettait sur le fauteuil du
sympalhiejue dentiste. A la pi-
qre pour l'aneslhsie, il vact
un petit cri. Msia loreeju il vit
le dentiste se pencher sur lui
i vec en snain le davier il ne pat
se retenir et cria. Le dentiste
sounl. et lui dit, pouacant son
soutire jusqu'au nrs :
Non, je ne l'extrais pas en-
(oie. Je suis ea train de vair si
l'eues lusie est complte.
Le journaliste fat rassur. Il
ouvrt tout grand la Woachc et
ne l.i 1er ma que lorsque le dea-
i^e, qui avait repris son sou
. i e. 'ui inonlr i.au boni de I ins-
Iliment, | denl carne o pea
Soient quelque* uetilea goaties
d> sang. Le journaliste, canine,
-'t n alla, continua trembler en
d sant :
El pourquoi ne m'avail-ii
us du que c tait comme ,
orsqae ('eat sans douleur?Je
ous assure que je n'aurais pas
n cas sic telle mefiC
Asaurcovoua contre eccicJo
Ma c General Acciden- . *
Lite Asusranoe Corporatio,, i*.
mited .- Vve F. rVrmtnrham.
Agi > '>rs)| no'i ^


PAG&.2
LE MATIN -. 22 Juin 1931
-avs-fa
WM
Ou demande que les llltals-
Unis laissent Hati
sans dlai.
o
l'ic rieliitiuj -.. le Trait- ni) ri le n-il ellel et !'< iitim
illgal*
L rapport < ratifia/ et a'mi
nV\il'' ilu* depuis i: .:,.
Par lierai .Y. Denni/,agent correspondant (C'ioe spcial du "Xeir-York limes".)
Port au Prince, Uaili, 1 "> juin.
Un solution dans h sifui-
tion politique trouble d'ici, 11
q elle a t corn pi ici i' par ! i
controvors s am i :olnes <( \\ ,\.
'iennes pour la cessation du
contrle amricain, eal sur [e
pblnl d'tre envisage eette se-
maine quand une \ solution de-
mandant la dbccupation i n
m 1: tte du tern ui parce que
lr Trit' en vertu duquel agis
sent les A D rie s est nul <
de nul i flet, sera m s< eu dis
tussiitii
I.1 i-olu ion a fc* fvornh'--
niem seeneillit dans le rappoil
fi devait r aoumise an jeu -
<1 liui A i Chambre dea i) mut,
maii sa discussion a ' diff-
re! a cante les dbita s ir des
amendements apporter aui
taxes sur I alcool et ! tabac. Il
e^i prebabia que la Rsolution
sea i discut* mercredi on ven-
dredi, alora lui partisans du re
tra"'t ; imm liai dea Btats-U lis
de 'ente p irUcipatiou dan l< i
blluns hatiennes auront une
nouvelle occasion pour alllr-
nier leur pu ipnn.
|)ana '< et avana de o-au-
coup d'ttaitMuael dAmricains
a usai, cette Rsolution a cl
prsentit,sui tout pour obtenir un
efietaurla politique iut'ieurt-
fin di- i Occupauon. Ko gnral
ou croit qu'ail ;i peu de chance
n if vote. Le mouvement il
co'pore dans eatte rsofuti
;ni dj en pourparlers depuis
uo inaiii avec la demanda d'un
dput nationaliste sur l'abroga-
tion du trait qui arriva a exoi
luiiou en mai 1936. La demande
lui renvoye par devant un co-
mit spcial pour tre tudie
ri ce comit h dclar que le
trait est invalide. Citle rso-
lution engage le ('rsident ;i
prendre dea mesures immdia*
les pour terminer l'Occupation.
LUS RAISONS ASSIGNEES.
Les raisons pour lesquelle, le
Comit dclare le trait invalide
sont les suivantes :
t Le trait original qui est en
vigueur dopuis l'.UB tait pour
pour dix ans avec la prvisio i
qu'il pouvait tie renouvel
ui autre terme de dix ans si
QUARTIIR GENERAL
Garde d'Hati
Port au Prince, Rpublique
d'Eaiii. Lr 15 .i.iu UNI
Informations pour tous les pan -
diduts l Ecole Militaire :
1. Les candidats nui prseu
teront des oertiflea s de li;i d -
tades secon lairea, 1er et lm
degrs, des Ecoles 11 itiienn.-
smvanies, seront exempts de
exauieus classiques d'entre A
l'Eeole Miliiiiir.- :
(n) Les Lyces national d
Port au Pnu:e, Gonalves, Cap
Hatien, Cuyes Jacniei et Jn
mie.
(b) Les Collges d'enseigne-
ment priv : St-Louis de Gon/.i
gue, Petit-Sminaire Collge St-
Martial, Institut Tippeuliauer,
Institut Aitred Viau ( Ml S te et
d'enseignement secondaire), lus
titut Marat Chenet.
Tous les candidate seront te-
nus de aubir l'examen physique
et moral. Les examens cla isiques
comprundrou1 les matires aai
vants : I artliograplie, les gran-
des li^iies de l'Insto:re gnrale,
l'antli iiiiqu, la gomtrie pla-
ne, I algbre, non compris les
quations du deuxime degr,
/pour des raisons spciiques
prsent*! par l'une ou l'autre
ea hautai parties contractantes
l -, Uns de te trait n'taient
pleinemnn' accomplies.
En 1917, cepen I mt, qu md
les ngociation! commencrent
j pour ua ampi uni de 30.000,000
le dollars po.ir consolider la
dette publique hatienne et avoir
les tond! pour les travaux pu-
i i, une i ... u lion de 10 ans i
convou ie, prolongeai!
trait |U -{ i' i llMfi afin de
ti> mer > celle obligation la s-
curit en pi i g ml 1 super-
v sion a a h ii ii ie. L'extension
.'.i pas t prsent e !Q S aal
itnricaia pour t>e ratifie, car
ce n'tait r i i e p iu le
cas.
La rsolution qui est m i de-
! n devant le Long es H nie i
ittaque le rait initial eouime
une mesure, hypocute piten-
lent mettre j i faible petil pays
sous la protection d un autre
ays gi ail i il i i< h al le dclare
i v l,,|e pare qua n. nt.fi ai.
parce que l'i itenai m n'tait pis
po ir la plein accomp isaemeot
i objet de e irsil auhqu'a
la lia de la premire anne o
ie pouvait aavoir si oui ou no i
. . ti ii seraient ralises dam
dix ans.
ON DIT QUIL N EXIST
AUCUNE COMVENTfON.
Le trait ayant expir !e
nai 1(J2<) et n'ayant | lundi t
i iv. l p n sncun acte ealide,
aucune convention an-ilogue ne
peut alisier alors >, dit la rso-
lution, en ajoutant :
l,i prsence des troupes de
l'occupation amricaine qui n'est
pas prvue par la Convention
de LOIS eat devenue une vexa-
tion mutile depuis l'tablissaa-
ment d'un go ivernemenl stable
CO unie raultat des lections
du il Octobre et du is novem-
bre 1930.
Comme conclusion, la Rso-
lution allrms que le trait a ex-
pir depuis 1W> et n i* jtfntia
t renouvel et somme le gou-
vernement hatien de Uire le
nceasaire pour supprimer lea
i ft'is de ce trait et de l'Occu-
pation.
{Extrait du Niw-York Times du
Ui Juin 931.)
i l'histoire d'Hati, la gographie
'gnrale, la grammaire Iran-
J faae et la composition laeo*
i e use. Les candi i*ts d v nnl ob
j tenir au moins 7 o/o ''es notes
ieiigea aux examens classiqnea.
T uis les candid ia seroo gro i-
I ps pour le classement dapes
/ '.<.' ir iptitade gnrale ei les >*
lections seront laites dans
grju i mi ii' i'.iJ u --.o i a E
cole Militaire.
Les candidats qui n'obtien-
dront pas au moins 75 o/o ha
note aux examina clatsiqu?*
d'entrs o i qui n'.turo il pis les
ce li ili nipii'ion'is p'u-. U ml.
ne seroo' pa< ad mil lEco
j Mil.ta-re.
2. Las tximen* classqui .
pbysiqu a ai morausauront li^u
un o lartiara Qni nax de I) -
partement, Port-au-Prince,
aux Cayaa, ! Hincbe, aux Go-
naves et au Cap-llaitieu le .'i
Aot, 1W.11.
.1. Avant le 20 Juillet, JM1,
chaque candidat avisera le Coma
uni ta n du Dpartement d
I endroit ol il dsire lre exa-
min de son nVutio.i da si.b':
es examees d'entre l Ecole
Militaire le 3 Aot, 1031. Il sou
ii ei mena temps les cer
tifleata des colaa mentionnes
ci-dessus, s'il eu a, so i acte de
naiaaance, et ses papiers de na-
t ualisation, si t'ast iicassaire.
II ne scia pas permia aux eau-
ECHOS
Le Comit hatien de l'AUian j Le Congrs s'ouvrira lel3juil-
ce franaise organise un plan de j let et durera trois jonrs.
lonc'ionuement daa ubliase- J Lu grand rapport a t expe-
ments pour adultea afin da leur di sur la situation de la langue
enseigner A lit et et i crire. C'est ; transise en Hati,
la mthode de la ligue tran-J
aise pour l'instruction des ill-1 Ce matin ont co n ntnc l a
trs qui sera employe. Cette li examens en vue de l'ontenlioi
gue promet son grand coneonrs du certificat d'tudes pri naires.
Vlr. L. C. Lhnssan. L'Allia i : Pr^s de trois cent cinquante
ce d'ici rient d'crire au Upar- candidats se son! inscrits a ce -
te.nent 'a l'Instruction Publique te fi i.
pour lui demander dans quelle Pour lea tille*, lea preuves
critee ae tout l'cole J. M.
Guilloux et au tige de l'Inspec-
tion Scolaire pour les garon*.
Quatre jury* ont t formel
sous la prsidence gnrale de
mesure il va donner son pr-
cieux concours.
N'oublio is pas qu'il y a pr' de
900.006( neut cent mille; adul
tes ne sachant ni lire, ni crire
et plus de 300.000 ( troll cet t l'Inspecteur Flix Magloire.
mille ) entants d Age scolaire qui Nous ne manquerons pas da
donner, l'isaue des examens,la
liste des laurats.
Le lascicule No 3 de "U Hi
y ce", dss Publicstiona Auguste
Maglo.ie, a paru avsc un trs
copieux sommaire.C'eat une vas-
te rcapiiulation, pour le moia
de Mars, d* lous les laits de la
vie nationale d-instous les do-
di prochain', 517 Juin, ds \) heu- mainea : politique, admmistra-
res du matin. j 'il. social, moud un. etc. Dn io-
Del, il y a pluie cinqaar.ta dex slphabtiqua facilite les r-
inscrits des deux sexes. Ce sera cherches Nous renouvelona nos
ane belle jonrne. j lliei'alions A l'auteur pour son
I) autre part, su- demande de utile et intressante publication.
Pd n vont pas '.'cole.
La masse des illettr-; se trouve
k II campagne. C'est, il faut l'a-
vou.T, un problme complexe.
Nous renseignerons encore
nos lecteurs.
L concours de dictioi Iran
aii'du Comit ha'ien de I A!
fiauce Iraui e aura lienaame
pisenter au Congrs organis
I occasion de 1'rxpo.sition In
ternationale.
la n litre l-.'.j) i itias Coloniale
literailifialc
ua rside''t|j la Chambra
Franaise eCommerce de Port
au-l'rioce, M. Georgei dt Les-
p-nasse, neus a fut I plaisir de
noua envoyai- un numro sps-
cial, albijna lu.s srie, qie 17/
lustration a consacr l'Eips
sition Coloniale Inlerion'anale
Noua avons reu h "llcvue de
la Socit d Histoire et de Go-
graphie d flaiti '. No 3, du mois
de juin 1U31. Ce numro com-
porte une conlrence sur Le
noir d'Hati Henri Christophe "
prononce par M. Duracin Va-
val la Socit d'Histoire et da
Gographie d'Hati ; une In-
troduction la botanique h
tienne", par le Or B. L. Kk nan
e des notes Nous re.nerciois
pour le gracieux envoi.
Nous avons rej copie d'une
lettre adresse par Mr la Dr Itrun
Kicot notre confrre le "Aon
qai.coeime oue sait,es' ouverte] uellisle' en rponse une note
depuis le 1er mai, Paris, Vin de ce journal o il est dit qu'une
cenneg polmique ex-" entre l'admi-
C est'une Vritable osavre d'art nistrateur de la Loiarie Natio-
o ou peat admirer dea a q us na^ et l'Amicale du Lyce M
relies de 'oui premier ordre et lion Le Ur Hicot expliqua qu'il
des photographies d nue lu ni n'y a I ombre d'une, polmi-
re xcelleole, fixant les colis les que entre la Loterie ei l'Ami-
plusorigi ;aux et les plus exo- cale, ainsi quen tmoignerait la
tiques des divers pavillons. Oa correspondance change entre
y trouve aussi des articles d- elle*- Nous enregistrons avec
plusieurs crivains clbres da salutaction cette dclaration qui
France, les frres Tharaud, vient mettre les choses au point.
Clin le Farrre
Oi aurait i itrt veir eet
Album.surtou' si l'oa s'in'resse
aHX progrs des l'ays africains.
Le marine Donild E. Hubiu
n'aime pas fert-au-Prinee Ls
publication New ot America de N w-Yorlt avait
inatUu un coueoun parmi e-
didifs qui auront manqu de sboins. Il s'agissait de rpeai
prsenter les documents ci-dea dre cette question ? 1 our-
sus, avant le 20 Juillet 1931. de quoisime-yoUSOUasimeaWfttl
prendre part aux examens. Tous Pas vo're vil e?
les candidats doivent re cli Le manne Rabin, dsni sa r-
bataires et 're ag's da moins panse d une page, et quelques li
de '27 ans au 3 Aot 1931. gaes, ne mnagea ni Port-an
4. L'examen physique aura Prince, ni les Por-au-pnncia.ia.
,ieu la 3 Aot, 1911, et pice- H commena ainai ton papier:
rtera les examens classiques. Si J'ai ea herreur Peri-au- rin-
ce; et durant toute la page il
n'est quesfe ) que des mauvai-
ses odeurs qui s* dgagent de
uotre capitale al da la sypfeilii
qui ronge les Visagei des gens de
Port'sn-Prince Si le manneKe<
bin iteala ce point P- u-
Un candidat ne passe pis ave
su; > son examen physiqu*, la
commission gnrale da I Ecole
Militaire Port-au-Prince sera
aviss pir tlphone de l't i-
du e' il la nature des I tk :
Inusits physiques, j a i dci lera
si !edsisiem-at mdical pourra friace.qae nalelatac-!-il.el ton-
ui're accord Oins ce cm de auite?Prv'in. no.is n-par
e candi lit ne sera autoris Ions q-e des H ni-is, n* lui ac
passer les estmsns classique order.ii1 1 pus b i i.l regret
,m aprs qu'il aura ob'entt le 1 "' m d.; so i dpart. Au vo i-
dsistement mdical. Le candi- iraire.
d;>' qui n'aura pas russi pas-
serl examen physique sera li- Saris proposition da m* Mu
minde toute autre particioi- dicoirt le Snat avait f>i|i
lion a ix examina d'entre I E- adopter h rselu'ipn de entra is
cola Militai.e dans cette classe, porter sur la ^lace de 11 Gath
(raie, dans la locl que la S T.
A devsii ift'O'er l'une de se*
celes. Quelq les-uns de nos
Pres conscrits ont ia ne t
visiter le local la *enx*ine der-
nire. Hase aent, aatura'lcmeat.
5 i-e cous dinstme'ion du-
re deux ronos, eomm-ncant
le 1er Octobre, 193L et h*iii
san le 3d Septembre 1933
g Les Cadets l'licole Mili
taire seront rgulirement enr-
ls eomme aimplea aoldats dans co-epte que la msisoa
la Garde d Hati, pour une p- n'ailpas approprie! ce quei
riode de deux annes et rece- ' snateur ludicourt voulait la
?ront la solde et les allocations dasUeer. Les pice aont trop
d'un simple soldat. Des dduc 'ru.tes .Aucune telles ne pour-
llona seront lai es de ce crdit rail servir a une aille de sauce,
pour couvrir les prix des arti j
cls de toilette, le blanchissage, i
l'habillement extra, etc.. et le s~\ i
reste sei a vers au cadet comme i)^\ ClClYlCX 11 ClS
argent de poche. i ,__, _
8 R P. WILLIAMS, A ACrtEl'EK
Gnral de Division, Trait des Sciences Oceultas
Garde d'Hati, Papus
Commandant de la Garde I S'adresser au bureau du
d'Haiti. 'journal.
Cin-Taldy
DEMAIN SOIR
Avaat de retourner le film et pour rpondre de nombreuses
demandes :
JUDEX
(SUITE & FIN ).
itrr : 0,5; Daleon : 1,01).
Bar Terminus
PLACE DESSALINES
Caf chic. Restaurant
de premier choix o l'on
trouve toute heure les
consommations les plus d-
licates.
Sandwiches sans pareils.
Uuzano Blanc
C'est le Vermout'i le plis agrable, le plu; ti qi et
par oenequent le plus a r rci.
LE C1NZANO BLANC a eu les plus haute t rco n-
petvsoe tontes les expositions e: se veud sur place an
pitx des plus raisonnables.
Eu gros chee A. de MATTEIS.
^ -7- |
-' .- -
-r\ ir _
Ll
h U M l/""" " - m <*
* .'t.
lotx&ves
Co:i3.ei
%\ 3L.ij* .Srla at Ooten
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Raoul Lemoine :
Sou*-Aflont Cp Hatien
L'OUTRE-MIR GUiMiret toutee lea Teinturea| GtIMET sont
les plus universellement rpandue. Ils donnent "plus de rende*
ment, sont plu* parfumas et procurent aux lingesjsoil la plaa pare
blancheur de neige, soit un clat vil, lranc,|mdteignable.
L'OCTRE-MER artillciel est une invention de J. B. GU1MET.
N'utilises que l'Indigo GUIMET pour vos lessives et,'pour
teindre vos'taaussures ea toftes on raviver vos toiles de'aoie,
de laine, de coton, demande t les Paquets Peraans et les tionlea
raviver.
Les Teintures se vendent Port-au-Prince chez Melle Luce La-
tort, Mme Thrse Montas, les Demoiselles Valls etc., Petit-
Gove, chez Savinien Martin, Saint-Marc, ,ches Clment Pi-
nard, au Cap-Hatien, Raoul Lemoine.
LTNDIGO poar le blanchissage : Partout. I
Le Rhum BarbaucoiiH
freeua
Daaaaadee partoat
eatnrasa pi enuere .eaaa1
parioat :
UN BARBANCOUttT
l>dpf Roe Ue* i^sura.


Lfc MATIN 22 Juin 1931

Vent l'encan
En vertu d'ordre de l'Ad-
ministration Gnrale des Cou
tri butions il sera prcd
la vente la crie publique,
ct Nord-Ouest, "de la Halle
1 de la douane VieflPortau
Prince, le 24 jainj 1831, 10
neuies du matin, d'un lot de
tabac en feuilles. L'acheteur
dt ce lot de tabac en feuilles
devra payer tous les frais de
transport, 4e l'endroit o ce
tabac se trouve l'adresse o
on voudra le transporter.
w_Ce tabac sera vendu au rit
que de l'acheteur en ce qui
coucerae l'tat de dtriora-
tion dans lequel il peut se
trouver. Ce tabac sera vendu
en un seul lot. Aucune rcla-
mation ne sera admise con-
cernant l'tat du ttbac.
Le vendeur se rserve le
droit de refuser une offre ou
toutes oires faites pour ce
tabac.
Ce lot de tabac vendra se
trouve dp j les localits sui-
vantes ainsi que sa quantit
approximative comae ci-
dessous :
Loclil 'Poids appoximatif
Jacmel 39 kilos
Jrmie 1-1/2 kilo
Dame-Marie J/2
aux Cayes 25 kilos
Aquin 58
l'on da Paix 215
M-Marc 118
Gonaves
lielladre
cap-Maitien
l'oit-au-Pria ce
St Germain CHAMPAGNE
Encanteur Public
.j*.-a-,.j. *>-nfc*. w **<**
-~*
r.>
264
2,970
664
H0MELAN0
*>"""""".,
I
woA
I JJ^lWCITY
I ILL&ELEVAID.OO^
WlAHOMACITtl'iA.
fi',
FLOUrt
a
SOFTWHEAW/fli
PATENT FLOU*
3^m
i**Z$7m.'*

!
Poupes
Carnaval Gotd CerlificateHomeland
Socit Biblique et des
livres religieux d'Heltl
Fasses la 19 Mari 188
Nous venons de.. lancer
dans le publia une brochure
sous la titre de :
Notice mr ma carrire de
Prdicateur (1873-1929) corn
me prliminaire d'un ouvrage
Sus important que publie
r A Jackson, Agent Gnral
de la dite Socit. Cette par-
tie du travail embrasse la 2c
priode de sa carrire de l'in-
dicateur (1877),
L ouvrage se vend, au prix
d'une gourde l'exemplaire,
chez :
Au sige de la Socit Bi-
blique et des Livras Reli-
gieux d'Haiti, i l'angle des
rues Rpublicaine et St Ho*
no , et chez l'auteur, rua da
la Reunion, No 840.
Au (.ap-Haitien: Me Ma&sil
lou Gaspard, Notaire.
Aox Gonaves : Mr Edgard
Si mouise.
A St-Marc : Mme Voluy Paul.
A Saint Raphal : Pasteur
Domay Pierre-Alexis.
Au Dondon ; Pasteur J V
lus'ache. S
A t.iras-Mon e : Mr Paul
Audig Case. {
A Jacmel: Dr Nerva Gousst,
Pharmacien. % ,
A Petit-Gove:Pasteur Pierre
Nicolas. >
A Logne: Pasteur Ledoux
Paraisou.
Port au Prince, le 15 juin
1931.
La Directicn ni t'uvag.
Les meilleures farines et les plus convenables en rapport
au rendement et prix.
J. KARAYANY
-
Port-au-Prince,
Anqlc Giand'Ruc & Hue Prou
& sssaasesses jx aaasaeasBMSWBSBBaMwtwMsisist>^,
Mademoiselle
Alice Gardre
Diplme de l'Acadmie de
coupe Daydou de Paris, et
desiAteliers desArtschee soi.
ouvrirai partir du 1er juillet,
un cours de coupe et un
cours d'arts appliqus, com-
prenant: peinture sur bois,
tarin pyrogravure, mteaux,
euirs repousss, etc.
Si
t
Vous voulee prolonger vo-
tre vie, amliorer votre sant
que vous fumiez la cigarette,
le cigare ou la pipe, deraan
dee une cigireite A/IOX a
que vous adopterez imm
diatcaaut pour votre conti
nuel usage.
f u un lunu it u rus imuci %
INJECTION PEYKARO
D'ALGER
M
Images pitram i t
turl mmmml Im
BLENNORRAGIE
TOUTB PHAUUOa
IMjII( KTMM, M, m a NA MM!
Manufacluic Hailien
ae Ciaai elles
! GEBARA&G?
LES CIGARETTES
Bat Bas Fantal-Lon
* Dessalnienne*
' Colon *
Rpublicaine
Porl-au-Princienne
Voire premire visite
A
Nous donnera raison, confirmera votre bon jugement 11
[utiNBers la eonlianee que vous i an* suite accorde n
nous garantissent voir apprciable patronage, I ll!l ie
plus self et de l'ort-au Prince,
Nous vous suggrons d'anler voire rhaWbre levants
Bire la pression.
grce A la
de !car arm? fout les dlaces
des vrai aaaaleurs
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Sous la direction avise et inl Nisvnft fc Mossieur "raigsta
j ii al i qui Ml devenu PaBxocf de Monsieur l*eh . la n-mn-*-
taira rie eel tablissement qui n',- i Hs.d'agai, t** l)E FRANCE* ours ses simnbles e' distinfua clients, '
ron.^omi^alions ls pins tires, lev vins df toutes prnvensacsa '
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Lundi
22 Juin 1931
Le Matin
. \ '-'
4 PAGES
2trae ANNEE N 7401
#trt ao-Prince
lohoee : 2*H2
*t
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iOMK.<
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tous genres qui doivent remplacer ceux en magasin, elle tait
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Ses Psliee* pam Autonebilec Couvrent vols, jittIbx *4v^r*KX causai jutiui dauv ..-. pusounr eu dans *i#i ...
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Ses Poli ers contrr < cid'enlsstaunl valait* s dnns I nui\ers ^t Tina. Rk vt:>.
geur.s devraient don< prendre la pistruitinii ne se n i nir d'une ss#sa -Miftr asMraH
d'au moins 4(Hi() dollars, la prime annihile u'fiaui que de 1/7 / *'! 3*s**Br* ('. :'.
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Por-au-"rince, liai i.
PhonI! A 348V
Auto inhi'c Otmr**l Hepairs
Vticaiisez vetr lobe d'autssieb la
Aprs ta ann n ValcaniM'ion df tasaa et
paeua noua vau* garanliaasas
aoo srieuse rpamiian.
LISEZ CaSrfE LISTli:
Tssriaf Car lr
0 la f|2# Bail
l pnaclara O l.tO
Each punat ire thiraafier 0.05
VlYe |)ase 0 25
Valve instsuled 0.20
Vidv mw II 30
Vfclve iasidea 0.10
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vesx la souplesse, le brillant
et l'ondulation voulue.
Le Pai.m? cibk est une pom
ma If basa d'oli\es vrita
b sa, peut tre employ pour
la lepassogc le lissage et I on
dulat'on des cheveux
L'application ne cote que
quatre cinq gourd't.
afesdemoiM Iles, Mesdames
et MesMeurs,faites veus aimer.
La Coquette
JJSsst] de coifture de M. Sa-
muel l'ereira d'o l'on sort lou-
jours aeln|;i'.
Tlphone ; 26W. Argle dea
ruesSi.-Hops-*>ei Bepubiicainf.
A La CoQUssrrs sont annexe
on Bsr et an Restaurant orga-
niss de faon i donner toute
satisfaction^ la clientle.


.'
Avis
a **


S^?:nL7 J- r r u
'
Chapeaux va <* v< ui uoromes. Icmmeet an (ans i br
u* par des u,ai>ons lutienne-, tt avec de la paille en
pays.
Pattes uuc vis'.le i LlndiflrM.
Les tudiants de 1re anne
des Ecoles Nationales de Droit
et tous ceux qui s'intressent
Ptude de celte scienoe,sont
aviss qu'ils trouvrent 'ant
chz moi ( Avenue Lafl**ur
Duohesne ) que chez Lonce
(Judo & Cfe, Hue du Quai,
Port-su Prince, mea Cours
de Drs.il Pnal expliqus i
Or 1 50 et de Procdure Cr/mi
nelle ( 1er tascicule) or 1.
I e 'Je ne tascicule de cette
dernire matire paratra in-
cssnmn,ent.
Pour toute demande per
correspondance,prire d'ajou-
ter u < k ""le pour lesirsie
d'expdition.
Ils (ieorgaa O'CALLAGHAM
Prote>seur de .>roit Pnal
l'luolu Nationale de Droit
de P. it-au Prinee.
W I
r )TB**H<
:/
Mosaque
n ns

Charlicr-Malebranche & Co,
1224, Chemin des Dalles, 1224
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