Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Publication Date: May 27, 1931
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:03626

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Clment Maoloire
DIRECTEUR
1355, RUI AMERICAINE ltft
;TELEPHONI.N-'AMt
Auloine hcirhiil le lisnkw
dais I HNV : Bittes iiM la glai-
re ; Csar sti lr istvtir. U prr-
micr IrtffVI I ii| i oui mil' : le "'coii',
lO frtt: li'tl'iii'Pi', liigraliliisV
cl lous leur ruinr.
CDLTOM
26me ANNEE N 7291
Pt>RT-AU-PRINGB ( HATI )
MERCREDI 27 MAI W61
HS5
mm ain
Violences et reprsailles 1
Ct qni particulirement re- C'est une gran.ie n isre et
une protonde tristesse. Il sem-
ble, au regard des vnements
actuels, que tous les hommes
suprieurs devraient tre appe-
ls aux affaires comme les plus
intelligents, les plus dignes. Par
les temps qui courent, devant
cette terrible crise qui bous
treint e dont personne ne pa-
rait en prvoir les consquence',
encore que nous en ayons sou-
lign, a maintes reprises, le ca-
ractre exceptionnel, les rancu-
nes, les intrigues, les querelles
mesquines, les perfidies de-
vraient s'abolir.
Nous mourons de politique,
de cette politique tene--tem,
tumultueuse, encombrauie, liai
neuse et interne qu'une foui de
mdiocres affams de brui',
d'honneurs et de privilges, ont
intrt a perptuer pour y p-
cher en enu trouble. Il y aurait
vraiment de quoi rire, tant ils se
montrent grotesques et d'tsprit
troit, eu crant l'instabilit au
si in mme du gouvernement
qu'ils prtendent servir, si on
n avait plutt envie d'en pleurer.
Le cercle vicieux dans lequel
tourne le Pouvoir depuis plus
de six mois est leur uvre
inepte, maltaisante. Un temps
viendra o ils finiront par se
tenu notre attention dans la
dclaration du nouveau Cabinet,
c'est le passagt o il est dit que
la gouvernement entend pour-
suivre une politique exclusive
de rcriminations et de repr-
sailles. Dans son discours
M-Marc, le Prsident de la rl-
pnfclieue lui-mme disait a peu
prs la mme chose.
Il cet temps, en effet, que
cesse celte politique raction-
aire, sotte et vide, que 1 union
des intelligences autour du gou-
vernement ne reste pas a l'tat
de lettre morte, de vaine for-
mule uniquement destine
sauverla face de nos diri-
geants, une sorte d'attrape ni-
gauds.
De toutes les fonctions publi-
ques, le gouvernement e Mr
Vincent a cart soigneusement
veux qni ont appartenu au rgi-
me Borno et comme nous le
luisait dernirement remarquer
un ami, les tonctionnairesnom-
ms par le Prsident provisoire
ont t conservs leur poste.
Les seuls vincentistes et quel-
ques individus rputs avoir
gard la neutralit au cours des
dernires lections, bnficient
de sa bienveillance. Nous assis-
ton une mise l'cart qui
confine la perscution syst- i prendre leurs ruses, leurs
matique de toute une catgorie mensonges.aux agitations in te m-
L'Idal
ALIX
29 annes
ROY
de succs.
_
-qui se sont rcemment vads
du bague dt la Guyane Par-
mi ces derniers figurent no-
tamment: Pierre .vliueider,
condamn mort e.i 1923 MI
assises de Metz; Pascal Raoul,
le Paris, eu damn en 1(.)27
aux travaux torcs; /italien
Emel i'a tmi, condamn
Toulouse en 1927, -
.Mailler, ,'ijijuiiaire
Victor
be Ige
CoUJauiUi: eu 1927 par le
Conseil d~ guerre d'Oran. -
li iaut que notre police soit
'o
eu
de citoyens. Cette mesure est
aussi injustifiable que perni-
cieuse.
Certains journaux, dans un
but intress, applaudissent
cette injustice, par des articles
outranciers, sans mesure, ni
distinction, pleins de passions
contre Mr Borno et ceux qui
l'ont second au Pouvoir. Ils
n'essoufflent a les dsigner com-
me les pires ennemis de la Na-
tion. Cette campagne se signale
par son indignit : violence toile
de leur part et approbation sour-
noise du Pouvoir.
pestives qu'ils ont dclenches.
Que le Gouvernemeut se res-
saisisse 1 A cette heure o il
semble vouloir a'sfiranchir de
la fivre chaude des reprsailles,
en dpit des fringales du Pou-
voir de ses partisans insatiables,
qu'il fasse appel toutes les in-
telligences, tous les hommes
comptents et de bonne l<>,
quelque parti qu'ils aient ap
il lui imposait I reno irialion
lensemb'e des avantages
qui lui avaient consentis
dans le pass.
11 faut noter que, jusqu
ce que ce nouveau contrat
soit rat fi , le Gouve nement
liai tien est encore li vis vis
de la Compagnie par certaines
des obligations contenues
; dans le coin rat de 1910 ei
dans 1" plan de rorganisa-
j tion, notamment: la franchise
i douanire ct l'avance taire
J de la somme de P.1.740 000. j ire active de L u ne plus
1 Le nouveau contrat a ju:te-| permettre l'entre chez nous
{ ment pour but d'affranchir] de tels indsirables.
l'Etat de ces diffrentes obli- J M.Ad. Bout.qui tut iuspec-
gations et toute toute peispec i tOUf Jt la sret pendant plus
tive de paiements futurs de huit a s,ue tait plus partie
taire la f.ompaguie. M e ce servie depuis le 12 Mai
On comprendra, dans ces Jcouraut.
conditions, que ce n'est pas la f Le Prsi lent de la M.isse
| Compagnie qui a demand ia Populaire a tait choix de Alu-
ngociatiou d'un Dotiveau con dame Anua Dominique, cum-
trat. C'est le Gouvernement me Directrice d'une de ses
- Haitien qui a insist pour racoles du 5oir. G est l'occa-
( l'avoir et qui l'a littralement siou d'attirer l'attention du
impos la Compagnie. ( elle- tiouNerueuieut sur tes coles
ci aiuait infiniment plus il a- qui, nous iulorme ton, tuno*
vantages vivre sous le r- liouueut dj avec prs de
gime des conventions ant-
rieures. A rheureactuelle.ee
qu'elle demande formelle-
ment c'est la cestaiion de la
partenu pour l'aider surmon- j situaliuu imprcise et prju-
ter la situation actuelle, grasse
de prils et qni semble dcou-
rager mme 1 optimisme. L est
la saint 1...
Compagnie Nationale des
Chemins de Fer d'Hati

(NationalRailroad Company ot Hati)
Hati, le 23
contrat lui avait concd de
nombreux avantages, dont les
deux principaux taient lo la
garantie du Gouvernement
j Hatien de payer les obliga-
tions qu'elle pourrait mettre
jusqu' concurrence de la
somme de P. 11.000.00(onze
millions de dollars ), 2o La
franchise douanire sur toutes
les importations de la .'om pa-
gine relativement au chemin
te ter.
Ce premier conlrat de 1910
Port-au-Prince,
Mai iv:n.
Mr le Directeur du Journal
Le Matin
Port au-Prince, Hati.
Monsieur le Directeur,
La Compagnie Nationale des
Chemins de Fer d'Hati vois
serait reconnaissante de bien
vouloir publier, dans le plus
prochain numro de votre t, ,,,.,, ,,lu, ,....,
journal, la note ci incluse. ayant donn lien des re-
Dans le but d'clairer l'opi i tar(jSt de i*, part du Gouvcne-
nion et pour votre informa-1 ment dans ses obligations
tion personnelle, elle vous
remet, en mme temps, une
plaquette contenant le projet
de nouveau contrat sign
antre elle et le Gouvernement
Haitien et deux lettres par
elle adresses au Conseil des
Secrtaires d'Etat.
Cette plaquette a t gale-
ment adresse tous les Mem-
bres du Corps Lgislatif.
Veuillez agrer, Monsieur le
Directeur.l'assurancede notre
parfaite considration-
fi. F. LILS,
Directeur Gnral.
La Compagnie Nationale
des Chemins de Fer d'Hati,
devant certains articles qui,
depuis quelques jours dj,
paraissent son ;sujet dans
les journaux de Port au-Pnc-
ce,croit devoir prciser quelle
est sa situation actuelle vis--
vis du Gouvernement Hatien.
La Compagnie Nationale
des Chemins de Fer d'Hati
liuti cents lves, dans des
lieux arcbi-comnles et m 1
amnages.
Allez clifz Eue Guitbau.
l'entre de Ptiun Vihe o
diciable ses intrts, cre j vous, trouverez d'excellentes
par l'existence de ce nouveau i provisions alimentaires eu
contrat, que le Gouvernement \ gros el en dtail. A l'Epie-
ne se dcide pas proposer t ne est annex un tiar de pr-
ta ratification lgislative. Ce J mier ordre o tontes les cou
qu'elle veut, c'est que le Gou-1 sommations sont a des prix
vernement dise s'il est dcid: raisonnables,
poursuivre cette ratification
ou si, au contraire, il entend
renoncer tout nouveau con-
trat, pour s'e.i tenir au rgime
des conventions antrieures
eu excutant les obligations
que celles ci mettent sa
charge.
Echos
ue Jury a acquit^ avant-
hier le jeune Coutard, accuse
de tentative d'assassinat sur
la personne de sa femme. D-
bals trs iuti essants.
Nous avons reu la carte
de fianailles de Melle Nan-
niua uuadaguoli avec Mon-
sieur Francex Ltcasale.
Meilleurs compliments.
contractuelles, notamment
dans le paiement des intrts
et amortissements sur les
obligations dj mises par la
Compagnie, celle-ci accepta,
en 11)21,une nouvelle conven-
tion, dite plan de rorganisa-
n. qui libra le Gcuverne-
ii nt d'en graud nombre de
ses obligations primitives;
mais il tut entendu qu'en
retour, le Gouvernement
tiendrait la disposition
de la Compagnie nne
somme de P. 1.740.00# (un
million sept quarante mille
dollars ) pour l'aider la
construction de ses nouvelles
lignes.
L'article 18 de ce plan de
rorganisation stipulait qu'un
nouveau contrat devait tre
sign pour remplacer le con-
trat de 1910 et complter ce
plan de rorganisation. Le
Gouvernement Hatien, en
vertu de cette disposition,
aprs de nombreuses tracta-
Il f.iul rendre hommage
la comptence et l'activit
de Marry K Kinney qui a pu
rparer d'une faon parlaite
notre grande presse Marinoni,"
grce son procd de sou
dure autogne. Nous re-
commandons Kinney tous
ceux qui ont des machines
rparer.
- Nous avens reu l'aima-
ble v si'e la semaine dernire
du trs sympathique Aler.an-
Ple-Mlo
e
die Elieune. le nouveau Se
crtaire d'Etat de 1 Instruction
Publique, de l'Agriculture et
du Travail. Il nous a laiss
l'impression d'un homme
plein d'initiative et de bonne
volont.
Madame Flix Coicou
part pour France o elle fera
un sjour de six mois.
Le Dr Carr, ancien Se-
crtaire d'Etat de l'Instruction
Publique dans le dernier Ca-
binet est venu au Matin nous
remercier pour la courtoise
impartialit dont nous avons
toujours lait preuve envers
lui pendant son passage aux
atlaires.
Notre confrre L'Ela
Rflexions
tristes
Qu'est-ee qee le bonheur?
feurceux qui croient qu'il exis-
te, je l'aurais ains< dfini : un
tat pass avec cette originale
particularit qu'il n'a jamais t
prsent.
Nous tous, en eftel, quand
nous | rions d'une poque qui
n'est plus, noua disons toujours :
C'tait le bon teiups. alors
que ce que nous appelons le
bon temps ne nous le parais
sait gure au moment o nous
le vivions. Lorsque nous avons
douze ans nous en souhaitons
vingt. Les vi gt ans atteints,
nous ne savons qu'en faire et
nous pleurons le temps o nous
ne pensions rien.
Si l'on considre 1 espoir (nous
n saurions le ddaigner puis-
que, dit-on, kil tait vivre) on
pourrait encore dire que le bon-
heur est un 'at pass et a ve-
nir, mais qui n'est jamais pr-
sent.
J'ai lu dernirement dans le
Matin une pense, qui me pa-
rait d'une profonde justesse :
I Ceux qui courent aprs le bon-
N heur croient l'avoir trouv
signale avec raison les excs
U.TS ila^f!!r2 ; S' ^i bien dgag l'esprit de
les chauffeurs de la Ligne, des ^ de ceU* bniaxinjCf J
t" encore, pour partie sous tions, prsenta l'acceptation-
femnie de son contrat de de la Compagnie, en 1&0, un
^cession, m en && Ce | dernier contrat, dan. lequel
l
six heures du soir. Nous
engageons les chevaliers du
volant se soucier davantage
de la vie des pitons.
L'oeil au coup: Nous
avons les noms des forats
I
quand ils ont simplement cess
Ue ie chercher.*
semble dire que ie bonheur se
trouva dans une philosophique
rsignation.
Ma toi, on ne saurait trouver
du bonheur ane meilleure for-
mule. 11UD.
Snat de la
Rpublique
Sance du 26 mal
o
La sance est ouverte dix
heureset demie.Lecture est don-
ne d'un message de la Chara
bre envoyant au Snat la loi
qu'elle a vote hier, accordant
des Irais de. dplacement et de
reprsentation aux membres d s
deux Corps. Me Hanipy,ministre
de l'Intrieur, en demande l'ur-
gence et le voie immdiat. Ce
qui est accord. Les consid-
rants et les articles de la loi mis
en discussion, sont vots
20 i reprend 1 ordre du jour.
Lecture e>-t donne d'un messa-
ge de la Unnibre annonant la
prolongation de la session ac-
tuelle d'un moi* par un dcret
qui a t envoy a la commis-
sion comptente; (-gaiement d'u-
ne lettre du Dpartemen de
I Intrieur responsive un mes-
sage du Snat concernant des
dpossessions opres sur cer-
tains points du pays, lui envo-
yant en communication une
lettre du Dpartement des Fi-
nances cet gard.M.Luc Dor-
sinville demande au Snat de
prendre une rsolution rendint
obligatoire dans toutes les co-
les de la Rpublique indistinc-
tement considres, tous cours
de gographie gnrale rdi
gs par des auteurs hatiens,
lorsque,bien entendu, ces livres
ont t dment appiouvs par
le Dpartement de l'Instruction
Publique.
Le troisime point de l'ordre
du jour amenant ie rapport des
Comits, celui des Finances, du
Commerce et des Travaux Pu-
blies, conclut L'adoption loi sut les postes, en < onlo -
dant les articles 103el 15)1.pu.m
matriel,Irais de bureau et Irais
divers. L urgence et le vo'e m
mdiat 'anf accords,la loi est
adopte et sera envoye |*E-
xcutif pour tre promulgu' .
Le snateur Zphyrin ht un
copieux rapport de la Commis*
sion charge d'examiner le pro
jet de rvision des rglements
intrieurs du Snat.Les modifi-
cations proposes seront exa-
mines ultrieurement.
L'ordre du jour tant puis
et aucun orateur r.e dsirant
enlretenr l'Assemble, celui de
la prochaine sance est procla
m et l'Assemble lve ses tra-
vaux.
Propos
humides
0
Je me rais achemin au Champ de
Mars dimanche soir. Plein du dsir
d'entendre t8M J'esprais en a-
voir l'audition ce soir-l puisque l'on
clbrait ie Drapeau le mme jour,
La foule nombreuse par.nssait atten-
dre la mme chose mais la musique
ne vint pn>. Elle avait t lArca-
liaie...
El parce qu'elle aviil l l'Arca-
haie, le concert du dimanche n'aurait
pas lieu, l.ii bien 1 oui, nous n'avons
qu'un seul corps de musique. Il est
au lour el au moulin. Mais bien en-
tendu quand il est au moulin, il ne
peut tre au tour. /.'/ met BSTM.
Nous devisions entre camarades rie
la drlerie des choses liai tien ne s
quand la pluie commenante nous
obligea abandonner la jplace. Nous
allmes chez Thibault o nous com-
mandmes du H11UM SAKTHE CA-
CHET D'OR, la seule chose locale
qui ne varie, ne change, ni ne doi-
ve.
-.
Leons d'Esp egnol
Notre collaborateur et ar.i
Monsieur Salim Aun sur les
instances de queiques a ni il
s'est dcid -ouvrir un coins
d'espagnol. C'est une des rares
occasions qui se prsentent
ceux qui veulent apprendre
cette langue car Mr Salim Aun
possdant parlailement bien
le franais et l'espagnol et
grce ses connaissances p
dagogiques est sans conteste
une garantie pour tous ceux
qui voudraient possder l'es-
pagnol*
Adressez-vous de ne Salim
Aun.
Phone, No 2317.
...voit se dessiner an bas
renouveau d'art. Il y eut la soi-
re.som (itueuse.de Madame Cls
o. humoristique d'Andi Che-
vallier, lgre et gracieuse, d
Madame Silvera. Et voici qu'os
nous pi omet uue soire d'An
ire Dearoys et de Lon Laleau.
Anni" D.'srovs et Lon Laleau.
il s'illi- d citer ees deux nom,
pour voquer dclatanies vie
toires gagnes devant un public
conquis et enthousiaste. Une
lois le plus, les lites port-au-
prineieunei iront applaudir nos
deux grands favoris, talents ro
bustes ou tendres, ht la monoto
me de nos soirs ser divinement
bouscule par le miracle d'une
nui parisienne gare en pleines
Iropi |ues.

... vu un imporlun aborder
l'antre jour, au Chainp-de-Mars,
un personnage. C'tait pour lui
grener un chapelet de propos
mchants, mensongers et bles
contre quelqu'un dont la anp-
riorii empche, paratt-il, de vi-
vre le pauvre garon. U sche
d'envie, de haine et d'impuis
sauce. Si silheuttle en devient
plus spect raie chaque jour. Ponr-
>ant, l'autre ne pense pas i lui.
Il n'y a pas place dam ses pr-
oceup Hong pour choses ou gens
insignifiants,
... voit que le S. d'H. en ban
service amricain se bat l'eeil
de ce que peuvent penser ses
administrs, les bons ngres.
Malgr la honte, dj dnon-
ce par noua,d a spectacle des
dtritus cibls devant les mai
sons jusque bien tard dans la
mai nie ou dans l'aprs-midi,
ce spectacle contin je. Quand on
sera la millime ... Pourtant
selon l'occupant, celle adrnuns-
Iratiou devrait nous tre envie
par I Europe. Et puis, si cette
exhibition est l'adresse de tou-
ristes, le Service d'Hygine de-
vrai! nous la rserver pour les
jeurso les bateaux sont atten-
dus.

... voit qu' la jupe longue, la
courte rsiste. Des mollets mon-
ts selon uue acadmie futuriste,
l'ont encore les dlies des jeu-
nes premiers. Les vienx mar-
cheurs reluquent des lphan-
liasis et des chevilles... onvri-
res. Mais les grands amateurs
sein.., de ce spectacle qni a d-
Eass la millime et de coua-
enl d'antiques matrones, lour-
des et (.l.ilu i s,c?.lnbant jusqu'au
dessus du genou des robes de
li lettes de quatorze ans.
... a vu, dimanche soir, dans
un coquet caf du Poste-Mar-
chund, deux de nos mdecins
les plus comptents et les pins
populaires pris dans nne sa-
vante discussion sur les vibra-
tions musicale^ de l'alcool cap-
lecs, crites, joues an piano
par le Dr Uonald H. Andreros
de rUniversit John. Hapkias.
Un brave homme leur dit, fi*
naud :
Si c'tait vrai, je serais une
harmonie vivante!
FI ce lut un silence. Mais sar
|ps tagres des bouteilles mul-
ticolores, on semblait entendre
monter, comme d'nn orchestre
exultant la joie de vivre, les vi-
brations musicales de l'alcool...
... veit qu'il a pin avant-hier
toute la nuit,et hier preqae tonte
la loin ne. I nepetile pluie drue,
terre, < on me les mailles d'un
lacis tntsi | ui I ennui,le spleen
mues, jupts suies, pantalons
itlevfs au)as, la rue n'offrait
que c< cc'iv.n-e spectacle et
ci.s ni: ils qui s'en allaient,
louides i i n i illes, ne montait
qu'un proh'ud dfont de vivre.
Assurez-vous rrntre accident
General Accident Fire &
Lite A" Mince (,'crport'tionLi-
mited . Vve F, berunrjjham,
AiJent Gnra! p< or Ha'ti.
j..
_
- -

.
- .*

r ' -



PAGE 2
LE MATIN- 27 Mai 1931
H :**.
T&K^xmmmt.
LI JUGEMENT
DE MERCIER
Impressions
.
mmieKtB5w
>. lit CnMiw PAIij
Cul.lo,u. a,,,, ,
mut* ,.,.. ,,,,
wntrt 4 (r. 7B
G
C'est l'auro^. Lus db its, qui
se sont drouls, pnibles H an-
goissants, durant une )ourae e
one nuit, on( pris (in depuis
quelques minutes et les Jurs
les matres de ia situation, soui
dans lior chambre de dlibra-
lion. Que s'y passe-t.il '.' ?...
Soudain,un coup de clochette ;
un silence glacial anvaoil la
Ralle; quatre heures sonna
la Cathdrale ; le Jury appar i .
Grand U.eu I L*s circonstan-
ces attnuantes Oui, c'ssl la
seule question qui n'intresse
pour l'instant.
Sur mon honneur el ma
conteie-c", a : > 11 la I re-
rrsider',devant D'eu et de van1
es lionnic. et il lit :
1" ) La meurtre esl-it cons<
t .it ? Rponse: Oui, Ij iiia-
j >ril.
2") Y . il eu pr ,i i M ilion?
Rponse : Mo . j la tnsjo it.
3" ) La "i urt' iei -1 1 i
provoqu ? Rponse : Non,
fi la m ijoril.
t" ) lleconn tiss -/.-vous des cir-
constances attnuantes en s i la-
Vr ur ? L'assemble tremble
d'iDiii l ; M iponse : ....\on,
a la m i)o 'i- > Utel le sort e u
fi*t jet.- :G ' les travaux for
vis a perptuit ' .'
l.fs travaux forcs perpetut
t : voil Ion lot, mon pauvre
A ercier. El q l'est ce qui te l'a
valu ? l' i crime sans sxctise,
c'est L'intime conviction du Ju-
ry Mais ce crime, pourquoi
I ts-tu commis ? pourquoi '.'...
Vois don* .' ce SOnl deuji chres
i.imilles que Ui IS jetes dans la
plus notre d s consternations;
tu les ;is p re -, comme l'a
si bien dit Ion dtenseur,,.. |)ii
v i cadavre II.. M ils pourquoi ?
Lbisse-moi l'aider alors r-
pondre en n'essayant ravi'
vu- rtrospectivement les h ures
Migoissantes d*s dbats que la
condamnation vienl de cl urer.
Sur I i sellette criminel! , la
jeune homme es' assit*, ni i ta-
t f. Le Mioitt ' Public h' son
acte d accusation : Arnol I Mer
Cier i coiniD'i ni meurtre sur
I.i p rso n d'un ho lor ibl -i- \
I i>d ; c est un" nomb SU a !
mille quil a ainsi dcapite;
poui lu sauvegarda de la s icit,
au no Q de la vindicte publique,
il l:ut qu'il roit chti. Kt c'est
tout. Acle d'accusilio'i qui pa-
rait limpide au priais abord, si
bi-n que lminenl Me htigsl, de
la partie civile, le traitera fer-
mement 'le trop tameux acte
l'accusation , et qui vrudra,
- chose rarement constate
ini* singulire msintelli *piice
erttra la niriie civile et le Mi-
nistre Public.
vlais quoi bon.puisqu j l'ac-
us lui-mme semble plus abat-
tu aprs en avoir entendu la
lecture ? Voyez le : aux ques-
!ions du prsident du Tribunal,
il essaie de rpondra avec cou-
Og'*; S ei In, te, loulelois, est
n .i disdm ilee : il s'embrouille,
il faibli.
Sini 'ion'-, d h' >re-n Ira con
tenance plus t ird, a l'an lilion
lu l oo n VI irie La porte ; il se
montrera mme, en fal circous-
1 > ice un tantinet arrogant,mais
c'est parce qu'il aura moments*
nmenl oubli l'acte; d'a< cusa-
tiou ponr ne p 'oser qu' la lia.
grante contradiction qui clate
entre n dclaration lui et la
dposition de Mme Marie La-
p a le : Monsieur Lilavois je
ne vous dois pas d'excuses ,
voil ce qu'il a dclar avoir
dit ; el Mme La porte d'atflrmer
I : elle a entendu, mais en trois
1 ) : Excumi / moi, Monsi -m
L 1 ivois . Dsolante contradic
tlo s il en tu', car lent le l.
moign >ge de Marie Liporte doit
peser d'un poidi rel dana le
jugement.
Le jeune homme s'nerve
do ic ; mais le Jag., svre,trop
svre mme, le met la rai*
s an L'a vocal de la dfense vou-
dra un insKiu' trouver en ce
Magistrat un adversaire, mais
;'est tort, selon moi, coin ne
du reste le reconnatra sans,
doute d ma Is suite Me Chtelain
lui mme qnand il se sera ren
lu compte que ce Juge. I arde ni
.1 lhomi-, n'est plu ot qu'un
b itailleur.qui ne mnagera ni le
Jury, ni le Ministre Public, ni
vie Isidore ni l'aoditoi e, pas
m ne Me M g il qui pourtant
s* si m mir, durent tout le
cou s des dbats particuliers,
tr* pos point du tout empor-
t, ;i u1 i I q i il conservera
d'ailleurs da-is les dbats gn-
raux.
Dpurez <<*r. Sang
curonal
Vnw > i hnpar. il .y. a m. -
" > dont il a t pu m ..-
i m impuriM s. wrtirtsfnl *n irriuuoii* Kt-
rliiirM. u|)wf, fi d,grbU. I .'.oiiieu-
Min i'U*ii: flou, feront le*. Ijoiitr.ui -v
iiiUmlNill lUiipporftMw. U uni
Iot uchtm. Iti l'ima.irs *\ \m flhrAmM ri
"r!4ttf>nli,irui...r|i1i.itif.mpoi.1ni r
n MI4J TU4. Ou pnT lter ,.ul Ml ou i
t fmt pr iinrnre*'i OurmL
'nnle m | plK rieii(ill(|u, nui u'.iliM lw
'ri IMpI m d It plant* fn:.,. il .,
tirt M 4m mdciii d I mi., jju. mU do*
tm.,r IM niyrtniM rtum lw auu ,laia un for-
m d quj lui cfit* dw ..-.,,. n,.M
m it uu. i. ur curoim foi-M.
i l Curomal ( ., mlrin. la par,,
im'rm i i i
rag ira. faronclM. ba.iou, uIm.m, dau-
laara du 'a*, 4|, rlUqua.
'* ^"i^""" aaaaaal .~ OUROMiL
Ma laaat ,,..".* fiMaia ar k
(NfMvABAl..k.r.aa.L LakaraMtraidl V. ,
I. I*,. Balai. iicT.s-ori.Lfft (Praaal ^
IKpt a vrt au-trlnm : lurniic SSSJBh -
Ils s'ouvrent en i R -I. el M
Higil laissera carier tout s ni
s )u contrera Me Fsidoi .
Le Ministre Public co a n Mi-
ce. F.? rnm.-n', usais loujoura
timidement, il rraose l pr-
blni". EA cette fois, J'en a l'oc-
casion de constater qu serve apparemment ex('*^si\aj
qu'il s'tait ingni t m ployer
dans son acte d'accnsaiion voi-
lait dlicalement une Ihse fort
judicieuse, un mezao lermine
que seuls si cons'-ience lui a
sens doute dict* Voici, eu eflvt,
peu prs, son rquisitoire:
D'un c , M. franche! con-
sidre i.i triste situation de la
la mille jlavois qui est l, de-
vant lui nombreuse, profonde
ment plongea dans le deuil et
l'alfliction rr le fi t d'un jeu-
ne homme qui lui a enlev sa
tt>' ; de Iautre, il voit le meur-
trier et les siens, certainement
accabls, eux aussi, sous le
p.)i-ls d'un atro :e tourment des
prit, mi, Ministre Public, re-
prsantanl del Socit, avocat
de la vindicte publique, mais
indpendant et libre, le voici
donc seul devant la loi et de-
vant sa conscience, que taire V
Charger rudement r accu se er.
pi il m', comme le voudrait
la paihe civile, la prmdi-
isiioa, c'est--dirs l'asasa inat ?
Ou l)ien reno icera-t-il pure-
ment et simplement I'hccu-
sa ion en arguant, ce m ma le
era tout I heure l'avocat d-
fenseur, de la lgitime dlense ?
.Mais non ; les dbats particu-
liers u ont pu tablir au-
cune preuve de pimdilatioi,
E

LA LAME
qui 'guie

yft
vv f le plus ? commodit
EN VENTE
PARTOUT
S Toutes les Polices "|
DE LA
*
~ comprennent la Protection contre la
Foudre ans auam ntation de tauii
| EugJbeBosf
Agents Gnraux
encore moins de lgitime d- vous saurez faire tout
lense ; seul reste patent et cons- devoir. N'empche que l'acca
tant le meurtre, le meurtre sim- se, pourtant, hlas n'en sera
pie, l'homicide volontaire. \ pas moins condamn au\ Ira
Le Ministre Publie rclame vaux orcs a pevptoitll...
doncqne le crime soit puni. De Qui. vous l'ave/du, cher Mon
la sorte, la loi sera applique et j sieUr Chtelain, en vous incf-
sa conscience lui sera sauve, : pat devant la dcision dn T-i-
| puisque la victime et sa famille j,una| : J'ai du moins l'intime
seront venges et le jeune Mer- satisfaction d'avoir fan mon d-
;cier chappera, de son ct, voir, tout mon devoir ... Tes
la Deine de mort. Rquisitoire, exact, car vous voiiti--7.. encore
somme toute, marqu au coin Uue fois, que 1 accus f a>
d'une sagesse claire, mais quiu.
qui n'aura la verlu de plai- \ -r r
r'e ni h dlense, ce qui est .. ^"^". ?'- comme -ous
naturel, ni la pnrtie civile, ^ vez si b.an insiai. la /u/a
| -ce qui parait trange. [drou_^?h^
C'est que Is partie civile n'en-
j tend point que le meurtre soit
i simple. Elle aussi, elle surtout,
s'apitoie sur le sort de la la-
mille de la victime. Et Me Re-
pour.mivait visiblement ce clic
jeune homme, n'aui ie/.-vous pas
plutl pens vous aufif ui.ir,
ds le dbal du procs el ju|- ]
qu' sa lia, son point sur la l-
e- gilime dlense, mais seulerafnl :
n Isidore, jeune avocat plein } et exclnsivemet sur les cil cois '<
d'avenir, savamment second,
du reste, par l'honorable Me
Kigal, ne semble pas tre au
dessons de sa che au con-
traire. :itende/.-le donc piai
der avec chaleur la prmdi
I talion; il remonte un peu dans
1 les luis ; les avertissements du
Docteur Mercier son fils Ar-
nold le soir prcdent ; la pr
sence inexplicable de celui-ci.
( le I* ndem in, une h mre m i
finale, dans les bureaux de l'of-
ficier de l'Ktit-civil, malgr les
avertissements de Ip. veille, tout
cela semble constiluer, fia.
f prs la partie civile, la tiva
i dit a t ion. Mais non, Cher Me lu-
j dore, il n'y a pis de prmdi-
1 tation. Elle existerait tout au
[ plus si la victun-'.au l.eu d'tre le
bon pre Lilavois. concili ml,
inoftensiio, tdil plutt soi: fila
Franck Lilavois avec qui i?
jeune Mercier tait en du<-i d
tances attnuantes?
t

__'.
Oui, vous, d'ordinaire s par
suasil, si onctueux, que n'aviez-f
vous point ta t appt pu a h (
Cili, la gnrosit du J.i y?
'our cela vous taries insist sur i
la lesponsabilit ut >u'>. \
vous au ie/. pail d- joi raintel
morale rsultait de oass.tm.)
violentes chas lai janirts liouinn.
D'aboi d, s.i lal d ne: lob- i
session, li hantise; n roil eqirj
constamment un enn.mi dabs]
chacun des membrts de la f.i
nulle lavois. l'ren '/-ie N- \v
York : l'aventure du poisson la
leitre rnpt-niuene adresse a
Maie Lilavois, lout cela, joint a .
sa profonde al irrvocable cou-
esBtin qu'on espre le coulrini
dre au mariage, fait de lui un
lourinenie; son aie es' comme
poaasbs de l'ide de la mari. Il .
reatm a PaeL-auc 'rinc*; il i eluse |
de l'aire des excuses, Fianck Li-
Mort'do
fl Frdric Oaetjens
Ln cJb'ogramme reu de pJ
ris nous i apporta la noave|l(
de. la mut de notre a ni fm
dfie fiifljcns. On se rappelle
qu'il lus ait Port-au.-Hrince.il i
a & peine deux mois, en ?m
ri'al er se faire soigner en Eu-
lope. I ne se porta pas bien
au cours du voyage,et,|arriv)B
Uvr , son cas s'aggrava. I
icourul quelques j(urs aprs i
Paris, iheiesa sur, Mme iLlii
Roy, ne Gietjans.
iT.'dric Gaeljens,qui joua ut
oie important a l'poque dei
dernires lection! o il avai
pris carrment position ca
cots pour Coos'antiu Mayard
lu', pendant plus de deux sj
Prsident du Cercle liellevue. [
laisse le souvenir d'un cami.
rade charmant et loyal, et d'un
travailleur nergique el pleii
o'entrain que les revers de h
vie n'ont pas abattu.
A a teoiiue. Ma la .ie Frdl
rie liaeljm-, nous euvoyoi
l'expo \ .>:uii de nos i o i
cts, et os sim . .-s symp 'li'i
ses auliet p..leuls,rpariiculif
remeut a ses IrCies, nos ami
Kdmo i) el \ h i;l via tj ns.
Dcs
Dimanch ; aprs-midi o t
li u A la Oth'd' ?le lea '>.n
r-ilhs r\i>. Mme l.amercie /'o
m tins, l^l^-e la veilla t\ Uaj
i 87 ans.
Nous :> ! sssons no ; l'ncrj
eoqdolancen aux p?r ni-, pai
H'Hresieet noire miah|
E nmanuel Tr^uilo, doit
d( m'e tait la ini <.
.-
.mtim*JmnatiB.lMu claret auquel se rapporiaieni lavo.s luidcla:e la guerre : A '
prcisment les avertissement! Ia piemiere rencontre,noua *i-
du Docteur Mercier. En rou* deiK0IjS la quord|e ,
appesant.ssanl donc sur la pr- mes. Alors, 1, eraittte seimpa'e
mditation, vous entendtt touit smpement,-et cesl bsm vu- j lour d'ennemis qui en v ^
re droit.-- rclamer plus pour, st V1 ,, cs, jj,d4 se
laire admettre moins. C'est
votre droit, dis-je. car,e! von-: |
ne l'ignorez pas, vous avez
en laje de vois ui adversaire
redoutable, l'avocat de la d-
! lense. Ecoutez le.
Me Chtelain commence son
plaidoyer. Ne disons pas que
,on talent s'est encore perfec-
tionn : il tail dj trop par
fait ; mais il prend en ce mo
ment son es>or vers la rgion
eu son libre panouis-^emen
doit apparatre avec sa relle
s I mleur' : il dfend ur jeune
homme symp h qu s i a
, l < de qui es' ^usp-. due.comm
une pee de D.mucl-, la peine
de mon ou des travaux tprcf.
_ perptuit. Langage fleur.,
d'o jaillissent, de temps S ai i
tre, des tirades enchanitresse* ;
enchanement et rigueur de ia
dialectique, rien n'y n anqc e,
c'est un muitre qui pa le.
Mais, hlas 1 le them^ qi
l'orateur dveloppe ainsi c le
toute la torce de son me r. ie
parait pasde natuie convainct e
le Jury ; il perl sansdoule d'il n
bon ua ur-l.VIe Chtela n voc
lanl ioU! prix lacquitlemet.,!
de >o;i protg, mais il >ist
certainement un peu ose. U
charmant avocat soutient., an
effet, la lgitime dfense, et rhen
moins* Mais_ vous le voyez,
cher Monsieur Chtelain, il u y
de lui; il se voit reUero s .; en-
e t
1 -
fendre coe que cote pour ne
pjs mourir. Le teiuiamain, il
reneoatra pre LUavota, C-
Vieillard c^t uolTe'-sif. Ce t n-
itndu; mnis le nio.ndre geste
o'i.iipstience de sa par la m > u
dre menace de coup ou de ro C
de hil n1 peu. i pour 1. j-i-
ne exaltqu'un atlen'a' s i v< ;
d n est p u- m.ii i e d soi, il i e
se possde plus, il tue don.: po ir
.avoir, lui, la vio sauve.
Voil certes des cort id a
lions qui, prs* i es l. ysgi imag do il Uf h itel in
: seul le dcret, eu i
vertu d'imoressionoer le Jury.
Mais, hla si Fatalre! Me i.lii-
talaifif voulant lolaiement inno-
center son malh-ureiix eccas,
convaincu mme sans doute de
son innocence, a mieux :ou'
soutenir !a lgitime dfense. Il
a fait rellement 'oui son de-
! voir, mais il 1 Ijit avec excs,
' et la Jus!ice inexorable a
autrement...
parl


"auvre Mercierl Tu a cammis
volontairement le crime de
meurtre, mais lu l'as commis,
je le sens, parce que contraint
de le faire, parce que obissant
des instincts impratifs qui
t'ont sembl te mettre un ins-
tant dans la pnible alternative
en de tuer ou de mourir,
vois avait-il rellement Aille ,'* veuille que la peine
jeune. Mercier? Aucune r lnaccable Pas P" ??*&> 9
ponse. Supposons un inst snt L10.'; 8I ,ilMorabLe T A V
Falliimal.ve; Celle g.fle co ns- j ^ "? c.eP",df.nl *'ablielle
tituereit-elle l'occasion de la m*me d ms Huions qu, peu
lgitime dlense" O est d. >nc J,nt,?'"" ,ard' alleger lon !:r
la "ncessit actuelle", le d an-1 aeau/'l,-
a ici aucune preuve de cet!" l-
gitime dfense. Monsieur I.i.Ia-
ger imminent dont parle la | oi ?
H y a djo u tje, dites v >os.
et le;;;doute. doitj toujours iro-
fiter l'accus" D'acco.-cl ;
mais ce doule ^e semble p .as
exister, puisqu'aucun autre U >-
moignage certain n'est ven u
contrebalancer celui de Mada
me Marie Laporte, le sou q i i
c mple dans le procs. De s tu
qie, lgalement s'entend, -
mme ia provocation pourrait.t
parittre.ici contestable. Voire -
che avouons-le, est donc vd -
tablemcnt dilficile. Cependas^
aile ne vous dpassera p.a,
Fraack SYLVAIN.
aUXdeGrgS
Double *
Traitement
La double action
de Vicks (inha-
l et absorb) les
soulage vivement.
VICKS
VARORUB
Pour Tout Refroidissement
Incendie
I) minch" soir, vers les d
nu *-s et dem e.Mndi* j ne. mil
if monde tait au cinma, lui
autos se mirent chksonn
b'""ya n nent O i -'u' qu'Aqu
bla pie de M -.'ors I s oli v
f i -1 --i do votant. C'tait au co
trire de l'alarme qu'ils do
i -il U i .nc-endie venait d1
clsfer .'i l'Avenu,- William Kii
(Avenue des Dalle; ) dans
m iso i oci u i pa la tabriqi
d; ci4 r:-'is el cig-tres ne SI
Sw l, h quel tait d'ailleati
Smlo-D imii'g ) <1 ep u ijs In
JOU'--.
O coil g r.ilpment i
c mc. | er e i.;.'-s du vo|>inage]
ti . r i ir se m qui in m'
durant la i mrne, de la mai:
m. e, une forte ode ir
cnoi'chouc brl.
L'immeuble, quiapparten
M ne Vve l'elonx, n'tait |
assur.
a, ai n i, m
Veiite de biens
do mineu
On tait savoir tous ce
qu'il appartiendra 1 qu*
vertu d'un jugement du T
banni de premire nslan
de l'ort au Prince en date i
.'{0 avril coul ordaunant
partage de lu succession
la dame Flora Joseph (
Clora ;2 d'uu jugement
Tiibunul de premire I
tance de Port-a Prince
date du 21 mai courant en
rinantjle rapport dts expet
il sera procd en l'Etude
par !e Ministre du noia
flermann Pas^uier, residi
loit au Prii.ce, Rue Rot
No 114. le mardi 9 juin II
ds la venle au plus oflrant
dernier enchrisseur des
meui#lesksuivants :
1 Uu en placement sit
Porta u-t'rince, l^d
dnommi I3as Peu .le l'i
mesuraut environ 40pieds
laae sur soixante tr
pieds de proloodeur, bc
au Nord Tpar ies pril
Brice, au Sud par une *
l'Est par Aristhnes B
veuture, et l'Ouest par
dric St Vil, snr la tmH

Le Illinm Karbaiicuurl
Dent la ren nna&acst naiverselle fl gard sa premire plaee
Beuian des partout :
UN tt4Ud0l
^t^Wrlwid
Csars.

1


LE MATIN
27 Mai 1931
m
prix de deux cent quarante
dollar.... Cyor240
2 lie proprit tondu
et btisses siiue Pert-au-
Prioce 1 C-aiid Rue ou rue
Rpublicaine, clan unecuur,
lavant accs sur la rue H
publicaine par uu corridor.
Les btisses consistent es nDe
aise en v< ie de construc-
tion j_\;iut cinq pices, dont
trois grandes et deux pe-
tites. L'emplacement mesurs
envii*n vingt deux pieds de
Jaade sui quaianttde pro-
fondeur, born au Nord par
Chrvsoslme Dsirct Antoine
Michel, au Sud par les hri-
tiers Rivire, l'Est par les
Lespiuusse et a l'i luest par
Arthur Ausclmc, ur la mise
p.ix de deux rent qi arsutc
dollasf:y vr 240.
A u requl 1 He 1a -Im
me LlflBentine Ssavlgeoo
propritaire, demeurant et
domicilie l'oit-au Prii.ce.
ayant pour avocat cunstiiu
Me Louis R. Vilgrcin avec
lection iic domicile au ta
Jiuet du dit avocat ei celle
ville;
'2 De la dame Amazile
Myard, agissant comme tu-
trice dative de la mineure
Cllie Saovignon,toutes deux
piopritaires et domicil ee
i' Port-au-Hiirce, ayant pour
avocat constitu Me Louis B.
Vilgiain, avec lection de
domicile au cabinet du dit
avocat en cette ville;
3 Du bieur Luc St-L*ger.
agissant comme tuleui datif
du mineur Groiges Sauvi-
gi on.tousdeur* piopritaires,
demeurant et domicilis
port au prince, ayant pour
avocat constitu" Me Ftiix
Diraibois, avec lection de
domicile au cabinet du dil
asocat en celle ville.
Pour plus amples rensei-
gnements s'adresser au no-
taire sus-dit. dpositaire du
cahier des charges ou lave
cat soussign.
i'ort-.u-1'iiuce, le 25 mai
1931.
(Sign) F. DIANlK)lS,av.
Louis B. VILGRAIX, *Yocat.
[Concours de Beaut 1931
Bulletin de vota dtacher
Tte donn i Mademoiselle :_____________________'
De nationalft:_______________________________
Nuanee:________________________________
Comme candidate au concours de beaut 1981.
N. B. Ce bulletin, dtach du journal Lk Matin , sera
adress M. Lac Dorsinville, qui le transmettra au jury
CE SOIR
Le beau film tant d mande :
L'EAU DU NIL
Avec Lee H'uy et J'en M ' '.
Bnlie : ).#; Bken : 2 0
DEMAIN SOIR
A h dtroarde d'an groupe de gen'illes demoiselle* :
La Cabane d'Amour
Avec Arlelta Marchai et Malcom Tod.
Eatrie : 0.50 ; Balco : 1 00.
(OU Util
L'appareil de choix, l'appareil qui oire
le plus de garantie.
L'INSTRUMENT SUPRME
Clart
Solidit
% r - .*
;=3t
Puret
Prsentation
CE SOIR
Jrusalem Dlivre
Entre : 0,50.
DEMAIN SOIR
LES 3 MOUSQUETAIRES
4e chapitre.
LE TIGRE SACR
4e pisode.
Bfctr'e: 0 60
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Grand match de boxe
En dix rounds de 3 minute*;
Learand Champion Ha ien : TH. GUERRIER 14'J livres
* LE TIGRE CUBAIN 145 Irma.
Entre : 2 et 3 goure.
AVIS AU COMMERCE
Hati, dire, tea ent, durant le poia de Jn.n 19.1 .
Dpri) de Sciv \o,k. Arrwoges i ho t au Fnnee
' teame* .Gu.T.c,uiU1.4i:iin m\ g W W 1*1.
Aureu le I jein ltM Jf J*1
m Ci>1ol,a%le2S juin 1931 '\f'ljUt ^
BrrnaveofiWS uillrt le 9 u Ut 1W1
J'S.H.YANREED
A entGnr. .
Hati a un nemeau Cabine!
Port-au-Prince, Haili, 18 moi
le hairicnl Slnio Vioceil a
form aujourd'hui un Cabinet
aprs une s msine de conf
rens avee desleade>s polili
U's et d'aftaire*. Le Cabinet en
pn* grande partie naliana iste
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-



Mercredi
27 Mai 1931
Le Matin
-
4 PAGES
HMM
M*r Hbi *M*%k. j -.. m .
The
Se**.! rfiVNiifi M- 72*9, 7291
r.-ut-eu-Pnoce
iiaaaar : 2242
PWW1P>

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A l'honneur d'annoncer sa charmante Clientle qu' partir du 1er Mai et en ve
de lui donner pleine el entire satisfaction, la Direction a prislla dcision de trans-
frer le Dpartement Victor de l'anule des mes Dants Destouches et de l'cralit son
magasin principal situ au coin de la rue du Centre et de la rue Dants Destouches.
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L'EXKi h MO
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icinent, il est expdie ds rcep
lion du Pi i.r.
Exi-kni H dteui Cmmuij
Allan'a, flrerfii L 8.1.
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Ecrit ezpnur ienseiqnemii x
Votre premire visite
A
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\'n!i': rir-nern faisan, ccr lirmeia votM I >' jugement et
j ^ li.i.i h ( niluHice qi:e \oi,s naus anr /. accorde eu
, i is garantisse ni votre apprciable patronage l'H >; 1 le
ii mi alt cl di Port eu- Pi in ce,
..ous vous suggrons danter xoUe eha robre lavande
Bire la pression.
GraBJ Caf de France
COnSUlUUJailOIIS lia piua iiuj, !>.' ...... w nram p vt*una .
plus chois-, Cigares et Cigarettts, Srviwiches, varis, de prix
dfiant lobie conc urtnee.
Laccue i le pius. >.yujpaihique continuera a '-e le meilleur
trait *' rand *l de rranee.
FaTiUZI A Co. Jleipoue 234.1.
AFFA1RI GftLDE.YKRG
Les crancier! dp Mrssieari
En?il et rdonard (io'denberp
sont ronvrqus eu mon
tude po m samedi 23 mai
courant, i 3 heures et demie
de l'aprs midi.
Port an Prince, ie 21 me i 1931
(Sign) Pierre HUDICOUKT
aMaaasawMMflei n if ihiiwihiiwh
Usine Glace
de Port au Prince
Mi ssfeurs 1e. Action unit e
de l'Usine Glace de Port
au Prime sont convoqus en
Assemble Gnrale le lundi
1er juin 1931, (.) heures du
matin, au sije social del
Cfctis me Dants Destouches.
Ordre du jour :
1 Rapport du Conseil d'Ad-
ministration pur l'Kx.expir.
2. Elections des Membres
dd nouveau onstil 0'Admi-
uis'rniio' .
3 Divers.
Port auPrince.le 14 mai 1931
l.o Vice Prsidant,
E. J. BOURQUE
VAPOCAMPROL
La nauvelle prparation, la
plus eliicace.cont'.e la grippe,
toux, ies refroidissements.
On ue devait jamais mur
quer cette pommade chez soi.
En voyjgeant ou devait tou-
jours avoir un tube de Va-
pocamphol .
Le tube ne coAte que Va
centimes hatie*.
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L F'tarotr Ma tf.nique n
\ arti . New \ ork le 23 mai .
rrt.direclerntnl pour Port au j
IriDca est attendu ici le ven-1
dredi 29 courant II repa '.ira [
le mme jour pour petit.Go- '
m, Miragona et Jrmie. en '
toue pour les po ts de la
( olombieel Cristuoal CZoue. I
Le n amtes'c thj ce navire
nj par avion Mardi matin
2*st la disposition des
chargeurs aux bureaux de la
Ce, rue Traversera.
port au prn t\le 25 mai 1931
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Le steamer Wuldtrant torn
venant d'Europe sera ici ver
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