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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 28, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01804

Full Text

PORT-AU-PRINCE (Haiti)


-Cl.ment-MAGLOIRE.
IfiRlECTEUlR
S.I :I- IIE-r' NC 3 :

n ." .......... .2.00
,r Oi ~..t ......... 5.00
I lt Il'KM ,N'I'S :
fjn Mois. ........G. 2.20
11l'0 Moais.. ..... 6:00
pTH'I'AN LtsKH :
Trois MOIS. .. ... t '.- ... "
L NUMi RO 5 CENTIMES


0


'I


QUOTIDIEN


RI9DACTION'-ADMINISTRATION
8, Rue ArriC xulrenm, 8
Les antionrcs son! err efs
* POar-AL'-1'PRINCI.: dIMx IX tl ('III 'id
A PARIS : chcz I.. Alzavence & ( 'C
9. fluc Tronchet
A LONDRES : ciez 1 2i1cnce & "'. 19,
21. 23 1 udJOte Fij
A HK-RLIN. clhez ihidoir Mosse
S. WV. ig, jerlsalietie Strasse 46-4t
A NEW-YORK:Universal I'ublicity Ccmpany
45 \'tst 34 ;,


Abonnerents ct insertions pyavbles d advance


I~~~~~~~~~~. ..'-.-Ia~-~--~--YT--'lb~h~~r


LE RIE CI ET L'ALIBI
----00o>---

Ricit fantastique


J'avais passe l'apr6s-midi A re-' yens p-r des institutions sages et
vivre par la pensee les circonstan- liberals, une revelation affreuse est
ces tragiques qui accompagn6rent venue subilement trouble son es-
lssassinat du 3 Septembre 1.859 prit et confirmer ce qu'iI pressern-
dint fat victim Cora Gelfrard,fille (t:t lorsqu'il nous disait, il y a seu-
dlu Pr6sident de la Rtpublique, et element. quelcques jours : Je sais
qui fat I'aboutissement d'un vaste que la r6actioi est presque tonjou'rs
complot politique centre la per- Ii consequence inevitable de lote
sonneet le government de Gel- r6vol'llion; mais j'attends de pietl
rard I'erme l retirement de l'opiniotn;
*:Neuf mois seulement s'6taient toule ma confiance est en Dieu qui
icoules depuisl'avenement du Chef m'ia fait cc que je smis...,
'deflEtat; c'est dire que son gouver- ( Pendatt (lque I'lu dle la Nation
rfmebt ltait alors dans toute s-it no songeait qu'aui bonheur do la
splendeur. On c6ebrait encore le bell et grande famille linitiornne,
Itiomphe sur le despotis-ne impd- une coutjration odieuse, inouie, se
Aial.. nous rappelle F. Marcelin, au len- pouh voir quI,. le peoplee li; a confl'or
demaiiu de la victoire! Quelle ma- lie le proclamnant lI librateur de
ghanimit6 dans le success! Quelles la Patrie...
illusions! L'empire bas, comin-m I);ans la soiree du jour mnmne
oncroit avoir coaquis l'avenir N'6- de I'einbarquement de Prophl l.-.
taiLl-.e pas lui, ce pouvoir sauvage jour niil(sle, s'il en fit jarnais, quel-
:qui empechait ce peuple,- avide de ques nmcr6ants so rdsunissent datns
tout connaitre, de s'6lancer vers la une m tison dui Bel-Air et arvrtentl
civilization et -le progrrs? N'6tait- les dernirres dispositions de la plus
edpas lui qui l'enchainait a la bar- 6x6crable des machinations. Brin-
birie quand ii aspirait a monte t6t, ils quiltent leur repair, se di-
vers la lumiere? Cette d6cr6pitude visent p6ur n'd:re pas remarqiu4s
tenail captive celle jeunesse, con- et leurs groups divers se tlirigell
primait ses elans.. Aujourd'hui, par tdes clhemins diftrents, vers till
come lout va changer! Ecoulez ntme point, le grand pouit le la
ce cri, c'est le cri 4'utn people qui savane Monlalais, en t1te de la riue
se reveille, le jour eclatant a chass6 dui Port.
1s iene6bres 6paisses. Toute cette l Q.iel est leur but ? Is vont ren-
sye-:refoulde, continue depuis si verserie gouvernement...A quis'al-
lonigtemps, a brisE sa digue et va taqueront-ils ? Comment s'y pren-
ci6le- au dehors. Li lave bouil- tontr-ils ? Un male courage gtide-
libnne le volcano est en 6bullition. t'illenurs pas? Vont- Is marcher droil
Ceitf lave ne desschie pas, elle vi- au Palais, affronter les baionnet-
'vife. Ce volcan ne consume pas, il les des soldats fiddles qui veillent
elaire. h la stirel du chef de la RWpubli-
. 'Non, jamais l'histoire national que ?.... Non, Messieurs; ces hom-
1'a enregistre une 6poque plus bril- mes qui s'avancent ainsi dans l'om-
Jl~te que cell qui succeda a la bre, armi s de pislolets et de poi-
chute de l'Empire. Jatiais on ne gnard n'ont rien d'humain, ce
vit les citoyens concourir avec tant- sont des betes f6roces, ce sont des
d'irnulation et de ztl~e a la chose assassins !!..,
uiib!ique... Ja nais chef ne trou- < Arrives au lieu.du rendez-vous
va plus d'elBinents que le general ils s'arrtltnt, disculent les dilffrenls
Gelirard pour I'aider dans une oeu- points de leur traitreuse entreprise,
vre -de restauration, serieusernenl. puis se rerrettenl en inarche et font
entreprise. Jamais chef ne fut plus hale une second fois, non loin de
eindure a son avenement de tant la demure presidentielle.... ; ils se
4entehousiasme, de tant de sympa- concerlent une dernire fois avant
thieque celui-la...> d'agir. Da temps en temps, 'un
d'eux se d6tache pour faire le guet,
Le general Jean-Baptiste Lespi- pour constaler qu'aucun danger ne
nasse qui, avec le chef d'escadron les menace, car ils ont peur, ces Ia-
oi'quet, soutint 'accusation dans ches !.... Cependanl, le temps mar-
leproces militaire des assassins de che, chaque minute quis'6couleest,
Cora Geffrard et de leurs compli- pour ces sc6lrats, un sjicle d'an-
cU" parla come suit,-4a'audience goisses et. de lerreur...
du 5 Octobre1859 : r Enfin une voix s'est fait pnten-
dre: (ll faut en finir ce soir meme!,,
CTndis que 1'homme design ... Les conjures se preparent ; ils se
par la main divine pour la regene- dirigent eni i ajoritl sur le chernin
ration d'Haiti etait occupy a con- du palais, tandis qu'une petite ban-
s.i.r le. gouvernement que son de traverse la rue et p6netre sous
habie politique est parveriue a la galerie....
etalblir; tandis qu'il ne pensait qu'a Soudain un coup de feu a re-
asiurer- le bonheur de ses concito-.tenti dans lair. Legroupeque nous


avons vu s'av.Ctne.r veirs la mlaison,1 ,:ct61 le e plus glorieux de son o euvre
s'est d(isperse;il ia disparu.... Un gigantesque de reform.
crime 6pouvaniable, un attentat Ii pass cin revue, par la pensee,
unique dans I'histoire des peoples, routes ces masses de .eunes gens
un crime qui ferait freniir un can- eparpillees un peu plartotit aulour
nibale venait d'etre commis La de lui, le long des grilles ili tPalais.
fille de celui qii 'a tires Haiti de 1'a- dans les caserne-;, plis, essavant de
vilissem'ent, de l'esclavage, une fern- chasser toules ces somtlbres i'tdes, il
wa1 innocenle, un ange de bonte el se mit nau lit. el bieii't le chef de
de douceur, venait d'expirer victi- l 'Ltalt lorniait profiondtl'- nt.
me de la barbaric d'ulii impi loya- Au dessous dtl, s;i ch, l:ii er est.
ble assassin !.... que dis-je ? td'uLe la vase se alle dtaudiciic t ,liii, si sou-
bande d'assassins !.... i venlt vant li, r(soIa d'insipidPS
I discourse, el qui tI aiintewii ;it rest
Avant d'en arriveri' I', sprit t'i- vidl,. infl'r- entie e. dl serte, ;allen-
vention des colnspir.l-!,it's av; il lopt !:itid t sou'lcni lit, pour se p1irer, la
guement 'dljori d l';,iures pl;sls. !n veinuie l' quelitque grade le' na-
elte, to d'accusalioi, rc'll,-tiloliau i looins I[ devil ov ; e i'lx ii( h utes du
;it inois de juillet de cette annice. al;it t1uaiid, t;lail I, vilo obscure
Pour reuSsir, les conspir~itoers (ie c-lloe phCl, (iielt etaient rdsolus tine recItler deva\ti so mironit ; t'ltht'r 'orin:Ie des
aucuni moyenl de comrn!lellre los cri- speltres, ;ver i's *,-its lens. cal-
mes les plus olielux, I'ssassilatl ,fi eulds les is st cnt O carter' commnne
President d'lIliii, celui dles m.i e- poLr le crile du : spIo bl Slb )9,
bres, des dames de sa Ai'nille. el tunl s'Aloigllnanit, i:titI, soe rippro-
mrme le massacre de beaucotup chant, prilanrt de ei: ii~p ein lemps
d'autres citoyens... Ils concevaie l l'oreille aix briits loiiiis. Irmois
le pro.et de le fi'apper, taiilot titit s cli:iCun dI citelbis ,' i, p,,i rird.
une embuscade s ir Il e-OIh min de l l;n hi ot):netl [;iir,'-,iis s,i, 1 ,,s. I
Coupe, tlaii tL eno pleile rfe ldu cii:ilnbre dIu PI sii'li...li )f .t! com-
Port-au-Pri-nce, dunIs n l 111011111 ient v sOlit-ils e Lqu' voi l-ils ltlire?
o il serait :s:us escorle et presque Est-co que du dlclioi s ils oat pi es-
seul...." calader la l;dire de L; clia;tibre
1 :o plO, i i' e Ouverole on onu-ils ptu. se
L,'l ic e piei 10 d l 0 1 is *,i r r l
ces fails tra' iilues., e or distribl)a ut anlllx Itl .s till alais,
10 soir, C.L voic uch :11 i i g io ls a :t a It loignes
Stroubi Cello 11,11t 1: s i de es cli iilbreos c, sinls troibler le
Iroul)l l c,'!le irittt ser itdtiii e
inon soninci l. SOiII i 1( 1 I 'Iui
(lort (l;itis Lm c0oin, nt-ls p[II tii si
C'tl.nit Ie so;r du 7 :.a)C' 1912 g; agier Ie s;icttiuir' i re i o:; se le
Cicinincalus L'McoiiOe, apres a\voir premier ciloyeol de la Ilitlpuliliuie?
jet6 uin corip d'eil r.i'pide sur Ic.s J'av9ais i- pi):iie l tllllps d'exa-,
pices imnportanles de correspon- miner routes ct s considlr,tiions que
dance arrives dans la journ rde i .e vis un qti'une [ i '1in1 prevoyanlle avail td i- izalltileturs se p.'clh r sutr le Pre-
poses stir sa tabl;dede Iravail, se si!denl el. 1i 1 )iCienitrI v )Io11inenlt a
peiiclit 1 uno des oetilres do s la gorge, tladis iique lIs ,ItiLres as-
cnambre, soucieux et mndilalilf. suraienit l'iiniiiilcid dl ses mriiem-
Des rappor:s en tous gen res lii bres. I, t i ression des doigils cris-
6taient parvenus dans ;la jouirnie p)s I fut tell Iqe l~co tie no putt
que mnille forines de coimplots Laire (ju'nie coCnviivliol dIl sulffoca-
elaient trains contre lui et contre Liont et mourir, lets yetux intject(s,
son gouvernetnent.Depuis quelqtc us sans l N1110!o, saiis u cri, s;is un
jours, des leltres anoinymans et1 d6- mnouvemteu, seIrr slur son) ijt corn-
nonciatrices mellaient en garden lui me da ns un ttau.
et sa lainille, et il y avait A peine Comlie tous dorlolai iil profon-
qii(ellques inslanits, son inisrl e de deinent, les crimiinels, cominrie A I'a-
1'Iliterieur, ai te1itft ranientl iei ine, baltoir lon djdp ce uLin I) 'l'. lii rent
aclil, convaincu, ventill de I'cil rte- ;l ls Iurs grand Is cou!e il, ct pour
nir des ruineurs diu delors. enmpl cellr qu ielque. l)rusi I iIt resur-
Mais que pouvail-il craindire?Sont reciion apres rleu dpart, ils lui
gouvertneinet t.tait fort, flrt de couperent la 1l6e et les quatlre mem-
toute cetle touvre de reaction qu'il bres,puis s'enl'uiren't avecles .tudmes
avail ealtreprise centre le vice et la precautions et sans l1que iul dans
corruptioii et ce n'est pas dans le la maison pot se douter dlo dlrame
preuple reconnaissant que la s41i- tragioue dnot le Palais veniait d'e-
tion armnee trouverait jamais prise tre le sombre tlailre.
centre lui. Centre des factieux i5- Quari its furent arrives en bas,
meraires et isolts, il pouvaitcomp- le clwif des bandits pa;rla. Sans
ler, dans tout le pays, sur le d6voue- doute, bientlt ils seront loin, com-
ment de ses lieutenants; plus parti- me les assassins du 3 Septembre
culibrement a Pori-au-Prince, sur '18-), d6barbouill6s du salng de la
le courage el la lidtlilt des au ori- victtne et tranquilles dans leur lit.
tOs militaires; et plus particuli6re- Mais la presence dur cadavre ser.i,
ment encore dans le Palais inmee., ds I'aube, une le6noiciatiou vi-
stir ces alertes batailloris de la Rte vanlte. Oil verra i'assassinal t eon
borme pour lesquels etaient ses chercihera les assassins. Des indices
meilleures pensees et qu'il consid&- qu'ils ne soupconnent pas en ce
rair come devant 6tre un jour ie moment se dresseront demain con


1


I


Ann~e No 19800


SiramcclW-28~ Juin 1913








_ I..


tre eux; la tAche du sang, cor
dans Macbeth, reparaitra sans ce
sur leurs mains, sur le plane
de la chambre, marquera, a
mnarquer deja dans le Palais
trace de leur fuiite. II faut done
facer cette tache et ctlle Irace;
faut effacer tout le crime; il
faut pas que le cadavre se reIrot
IA au jour et que la Natio- vier
atnsi retrouver son Chef mort
mutild dans son lit.'On reconstiti
rail ainsi'trop facilement toules
circonstances de la lugubre affa
et I'on ne tarderait pas a avo r
plus claires r6vIlations sur les ass
sins, sur ceux qui ont pu les arr
pour une tell besogne et sur
co-nplices faciles qlIi leur ont dc
ne les aces et oiivert les portes.
Que fair done? Quel puiss'
:;libi cr6er pour d(etourner I'atte
tion nitionale do ce cri polr i'ai
rer sur cela? iour 6garer la justice
pour d4router les enquOtes? po
coinp'roin.ltrc to is, s'il le faut, in
)pour' 6p tirg; ,- ies vdritables ci i
viels? Et i fa ti sr pr'esier, car
j )ur appro'ho I et b:eni',t ce sera
diane...
Le clief des bandits, apres avc
r66clci ti u norrent, fit signed tot
ia-coup qu'll a trouv6. II sort, sui
de ses co np;m-nis et ile s prirent
direectiolln u cotin le plus obse
dles casernes et ils disparurent.

L.11 quart d'heure ipr6s, tout
'alais disparut dans un bruit 6poi
vantatble 11'ex plosion.

.It sortis de ce r'ovo aliuri
treinblant.
JEAN LE' F lETEI'l:L!.



Les Casernes
Desssaline;

J'e illt rappl lle I llore il jlo tr de I
bolldliction des itravanx. ( -'tait u
rihatisn de dimanciti e li' I "reinent pl t I)I
vieux et gris ; lt sIl'il Ititait conti
l's nuaet's (1n t 011 i h's l riu tli:it let nti
en0 t el brusIIen,'IAiin t lne .larte di.;
crtet illm ina l'ele16 anto illionette d
Pi'sident Leuo( te jiui hir iriai"t at se
soldats. D1.'s pals de iirs se iion
traient, les din sions de I'editic
a'&baucliai ent, 1iis i)0111 (ni n'avai
vu let plan lde cOs caserneis h la cols
truction dsIiitst lle h lo p1t"sidoint intr
tyr penrs.ia di.s son arrivOe ait p);)tvoir
il 110 iiouvait s'im i in'lr (1tine te serai
cUt i po l)OA t i 't c011ontorltablte in ) nlu111
don't les pro irlionis. vn -s d iu-; leln'
details, i~av,'lent I t I iloiu avorti d'tii
ar.'.hitt I., l ,:.. 1 e '!x 'ri :I.0: p: -
,..io~inu ltl. A voir la bh,1le fa'; di L
principal des Caste'lles, o1 est.cortos
:charine11 par I'liarn onii tioe I'elnseiiiblC
et lo bon g iI t dl's I )in res ligneti
mais 'itlnlress-ion est autre qluand
apres avoir ftrliut'li l'enitrde ou se tie:it
uase g tire i,,permatnente (d jeit'I-l sol-
dats, ,on s trSive dans la court iint-
rioerte, -- '1I' il ssavant d' e:ibl)'raser ( d'iiii
nioii x, les dit lelilrents latimen ts forman,,tt l'i.n:n nSe construction. C('est
t itt ssimllple in *nt a l.nirable; on rest
rveur tde\v.tt I grand rcove prt'sclue
ralise de (:1 ~ncinatns [Lelonie.
l.es tiii ent sions dt l Ibttil t ;ptl rinci-
pal sont d1 12' me'tres, celles dul bati-
ment d'aile dle 70 mItres, ce utli dait
unt iilnneine galerie intdriour'e de
-191 run tre- stir 10 do po'urtour les
bAtiments des depots, s:illes tie dou-
ches, cuisii.. Ain A ullirnt 2-> in'tres stur
10 et ceiles dii \v. c. 15 meintres sur 3.
Voila co t I'o:i voit dr la cotliur. E itrons
un instant tdans lesinlinenses sallos de
1'edifice, car it nious faut tout voir.
Au rez-dIe-chauss6e fa'alade sild, -s-
trouvent le C tLinet du mllecin, uni sa-
lon de collitreo, un vaste refectoire, le
bureau de I'administration, celui de
1'intendance, un second rilfectoire, uine
salle de course.


Au premier 4tage, facade sud, nous
comptons 11 chambres d'officiers, 2
antichambres, 2 dortoirs, 2 sales de.
poea. Au mOme 6tage, facade est, 4


mec hambras, 2 antichambres, 2 dor'oirs.
gsse A 1'autre tags du batiment principal,
her il v a un dortoir pour les officers.
der Tous ces bAtiments sont desservis par
du neuf escaliers, les pieces sont larges,
la aer6eS, s'ouvrant toutes sur la court
ef- interieure oCt seront plants incessam-
i ment de grands arbres et don't l'espect
s'agrednenterade magnifiques altes dis-
ne posies avec art.
uve Notre visit est achevee. Une seule
ihe chose nous a surprise et consternds :
el c'est l'idte de construire les water clo-
ue- set d'apres la vieille ntliode du pays,
esrntliode q-ii deviiilt excessivement
ledanetretuse quanid on pense.a l'agglo-
lire mniration d'hommes qui se tiendra dans
les ces casernes; il n'y aura pas, en effect,
as- moiins de -1.500 soldats a accunmuler,
ePr chaqtie jour, des decihets 1umains.
d-j. i_- ,- % f,-- fa,-0r n P.m n i t asq


SLe pr6venu a wte imm6diatement
d6pos6 en prison aux ordres de la Jus-
tice.
FIanasist' Th6atre
Le programme de la representation
de ce soil comporte des seductions par-
ticulierenent fortes.
ILaissant les autres parties de ce pro-
gratlum pour menageraa public les
plus agreables surprises, disons que
le clou d i cette soiree extraordinaire
sera Pi'P Doi Toloim)i ) film d'art ita-
lien, le plt i; go.is tc i parcisien.
Ce film, qui ne sera e.chib. qu'llze
seule fois, represente un dramni histo-
ri plus r'~,narquables : Tina Ordin San-
saldo, Fr'anceszo di Genuaro, Castone
M.onaldi, Citilio Gressi, Alfiredo Coin-
oioni, Attala Ricci.


nous avons ecrit que celle qui
se donner au cercle BAllevue avait?~
ajourn6e par suite d'une indisposit
dii conmfrenzier. L'interpr6titioa d'tgu
note communique, A cet effteln
avait faitcroire que c'6tait lui l'il lis a*
quand ii n'en tait rien. En effetf
sympathique coanfrencier se porte
:nerveille, ce don't noas n6us reloui.
sons. et protest centre le c.ts de nak4
die qu'o i lui attribae A son illsu.
Tribmlunal civil
audience crimindle duI 24 juii ,Q
P'rsidenco cloyen IAo'n NA.itIi
po:ir assesseiors Ie Juge Zi-'piret I ca1
plant de.i juge .U. Erris, assi~s
du Connmissaire du GI-)avecrie! t
Louis Alidouin..


les 'L t Luto L ', i-,, C'est uno veritable fterie qui se dd- ,t,. I lulic tt l l l p lu e Minis.
3n- Les Casernes Dessalines constituent roulera e: 11 tableaux dont it serait tne iiblie tendatt a cond
l'difice le plus important de la Repu- yvrailent trop long de donner les in-o d jiappel ier, le it parib l a or
ant blique. Au D6eparteinent des Travaux tdressaints tails. lp'alIpel plite, le t'ipob al a ordlon
cldth[t (e ICiS)cls I()itr cll ct're deiib_

nII publics, nottus avols voult swioir ce Parisiana-Theatre :l P-til IVil et le t le.i juemLnt reilldua till anitreaul.
- qu'ils out coltn a ):pays t les chliies Au Bi'i;FFICE uD3 ARTISrE iencO.S
oIliiciels nr1lls out "btdI soulnis. Du 28 Trib l te s "
Dceubre 111 aull .Jtin 191, les d Nous apprenons qu la troaup c m STribA il de Cassati
lit pelns3s so sont ilev';es it 15.,.S.:3 or pl6te de Parisiana- Thl-atre,sous le h tut .4,1 te.I:e cilile du te:t.i h12 i, 191; .
it a ndr.cain et 19)7.!:;.i.) min naie na- patrona&- du gandral Charles Gatjens, lI trribunal ,rent sige dix Ghew
i o. ionale; les valellrs g )rles conver- commaniant d2 la Place, donn-ra r,,. ett deinie du martin, sous la prai.
ties ani tauix ide 2-lJ o() wl'us domnent demain a PRtionville, une grand. repre- dence de M lejuge I, Denis clarg6e
t e cliiHlre total de 7T.(i0 .'ii or ainei- sentatioi, dans li:ncien Hi:el i-u- la p)residinlo dle la suctio:i civil. Si
l .:ai. N'est-c. p is I'oc'; tsiol die fi'lici- neck a 4 h.3ode l'apres midi,ce qui per- la reqt iiti !)o (Id iiiiiist''e p tblic, MF
ter los trois goii r'oiiineiiils do Lc- mnettra aux visiteurs de voir la k:rmess E.i,. 'iiow I)-:ratrol, l,.; tribe 1inal 6Ive le
)ir conte, 'rTaucr,'de et Michol-Ort'ste de la et ensuite d'assister A ce spcltacle.sigo ir ints, I' siondl
ut- t'aoni scripitileiLise dchit 11 out dispo- Le pro2ra--inm se comnposera de 2 'in t tl .\ Me Patri. L'at:lienc est rt
ia so dos tol)ils do 1et t. lt is fat-il s comedies; 13uffes et un interminde ; la prtie et onLrl' e adaircs suivantes:
Spas alint -lonor sans rsorve les- -Cello do Victorl 3oui deiandeir
la prit vrai1int I n\'rvilloux do con trole premieire cot6Jie qui a eu un success
ur attentif qui a pernlis il I'arciitecte de fou rire au C2rcle--1Hl'Lvue Rosa- C I )llt is ..\l.tie& ntendi en s.ol rapportj
C,eortges I tuss.in do I):)LrstlivrC et hlic retrouvera aupres des personnel qui I iniiiist' ipmllic, Eiueina Deatrd.
l'acliever cobtt, giS untu-i(lle onstruC- Font ddjai vu Ic meme enthousiasme. co,-rllt t la (dcli'anc(t dii poUVo0
e tion a'vec (los valours rolativ'rinitt peu La partic de concert sera tenure par sirn la 'in d(Le no l1 recevoir ot au reja
elev6es. Madei-naiselle Roberval, Mrs D'Arras, tldi p tr\moi. I. dtlep)t lies pieces est
U- Le L'sideniit ld la IiIubliqliue, ([iii Pillton et Duquesne, don't la r.puta- odon;:,.,
: visit avan~t-liier los noutvelles casor- tion n'cst plus a tt ire et pour finir cette --! 'le do M. ii Vve II. 1i'rthaud,
e is, doit Ldtre enciicantO d la buealit. representation unique la comrdie Bouf- (I- 1nainM(loresse c:ontroe \Ml n i'olinski
et e la sidit, (I co l ns foe L'rdonnace Bechet piece Millod, d l s: 1juge
(qie d i t0so11 1 dart (|1i do0itieiit i la one Lron e Be.ucbeI pitdeM nis 1- olhtt le e lo .ii. I ugde .son
superbe liaison dcls soldatts ctto al- militaire ou Pilldon d6ploieson type de a .is l ninistrre p:llide son
lure enipreint e v6tieritable grandeur. comique irresistible. Mesdemoiselle gL l. D" LD tiel, donno loiUtore ei con-
Co travail consacre definitivoinent Taldy Roberval et Derenne ainsi que cliusions p ):tr le substitute I.vs Latop.
le vigoureitx talent aux indptiisalJles Mr Duquesne donnent, dans leur r6le tte, ( iti concliut all rejet dil pourvoL.
ressource- d' I'architecte (;. Iauissan respectif,tout le talent don't ils sont c:a- L, tribui:i i orido:ino le d6pot des pie.
don't la iiwi)destie sulbit ainjoird'nuii une pables. ces.
iiiouvelle ll)preuve. Cc spectacle est des plusamusants et Clle do Ilorsitlia l.riunv es-qual-
visible pour toutes les families. Pour t (leinandelreresse. (onltrce .illien MI-
faciliter toutes les boursesl'entr6e g6n6- cliel, dl'enldeulr M.' Io j-uge I'. Joseph.
rale sera de 2 gourdes sculement, quel- Janvier est e iten(Iu ni la lecture de
\ In ques places reservees au prix de 3 so ra)p"ort. Ire miistire public, M
a jT q ourdes EiiuieA D.'catrel, conclut an rejet da
gourdes.
n --" f po i. I. (l,"jt des 1iees estor-
Tickets en vente chez Mme Madiou. Iji )i. L'. lr'1l)t a dse ic estr-e
ul- don 1. I.- t .bia l6we t o slige.
n RENSEIGNEMENTS Bulletin semestriel de
MErTEOROLOGIQUES l'Observatoire du S6intnair li-e civil du Ini r6 ji 19t3.
SI OBSERVfATOIIE L'observatoire meteorologique du Se- tribunal sous lat prsidence dt:
s DU minaire College St Martial vient de vice-pr.sident F. Baron charge de l
s- l- M.NAIiE CO IEGlE Si-pv1TAL publier dans son bulletin semestriel,les Ipr.csidenl e ditba tibana tde Cssatioa
S.EM A COLLELGE S-MARIAL observations mrtedorologiques, sismo- pronoI(um en sections rdun1ies l'artt
t Vendred.i 27 Juin 1913 logiques qui y ont et6 faites, ainsi que stivaunt
rontre inidi 7>8 dans les autres stations qu'il a creces Coluli qlti case et annule le juge-
.ro:nritnidi 7, dans le pays sous la direction aviste du I ntet rendu par le tribunal civil de
lniiinu:n 3 R. P. Scherer et de ses devouds colla- Jacitlel s:O)s la date du 11 otolbre '191$
t Fnipnurn 2.3,0 borateurs eL contrai'rltire:nent rendu entire ..
t perature si naxiinu:n 35,0 Nous signalons avwc plaisir, apris Clajuste 13ijo et M. Victor Geffrad
e I g i d I U te et consorts sagissant d( second
n le bulletin de la society astronomique, iecours ol statlanti sus lto ond dol
Moyonne diurne 27,6 cette remarquable contribution a 1'etu- la coilntestation, .ecoit et sieur C. Bijonu:
Ciel clair .a martin 'e et covert l'a- de des conditions clim.ittriques d'Hai- tiers o)ppos:ntt die i'ex.cution des juti
prs mnidi. Orag.2 au sul depuis It h. ti si negligees nagu&ire qu'une chroni- ineit.s des 20 mars et *18 mai 1906 W
e Petite pluie ici h. o1 m. que du Weather Bureau de Vashington trilbunal civil (d Port-au-Prit:ce ordo0*
1aromCtre constant. a pu dire, il n'v a pas bien longtemps niant enLre los adiversaires It partaU
SI.SCElERn que Haiti est le seul pays du monde de la successior de tMine Elisabeth S'
t I.SGnE ou les travaux mretor-ogioues sont jOUr lotll, Vv Roultiez Bliou, d6clR
Des valjill's il 3alisent plus abondants et plus scientil(.ues au tC loes '(1toilendors sans droit, ni quaW
une vill:A at Turgeau XVlIIl sicle qu'au XIXC. ta pour donvinder le partake d
ous fl s pa l dite session aux termes de I'lart. &A
Cette nuit proitant dL sour que ous flicitons pa ticulirement le proc ;tat onn qu'ils sont les
:les 6poux Dstinville MI rtineau,recerm R P. S:herer de continue ses observa- collat6raix niaturols de la DI-cuji ;
ment marius, font A Pition-Ville, des tions sur le volcanis n. h- tinl et les en conise(tlCuece, declare nuls et "OP:
voleurs sont entrts en leur demeure. a failles o0 il faut p'a :r la so-rc. ini- aven ls los jlgeinents sus-mentionn68s;
Turgeau.Comme la maison etait entia- tile des 6eraniemrnnts sinmiques qui s: en cc qlui concerlne- le partage de Is
recent abandonnee, le g rdien ayant r percutent dans l'ile. Chest un travail succession: d(e1 Mine Bijou jeune pr
t assisted une veill6e funbredans le aussi original qu'interessant don't il les dits d(t'endeurs et rejette les dofr
oisinage- s parent en touted suri- tutsouhaiter une 6eition prachaine niag.es-imntte'ts reclames par le sieqr
voisinage,- its purent en toute s6curi- en libraries, C. )ijou.
t6 consommer leur acte. en libraire. IjO
Vt I'hieurc avancee, le. tribunal

Outre certain meubles et objets pr 'Distinetion honorifiquie le i asking le
cieux, toute la girde robe de Mme Mar- Le Gouvernementfran-ais vient d'ac- Carnet mondain
tineau a &t6 enlev6e. Oa a retrouv6 corder les palmes acad6miques au R- Dans otr car mondain d'hi
dans la cour, des malles d6foac:es et A vdrend PNre Cabon, Superieur du Petit relatant le carnage de Mle Corin
'1intericur de la m.iison, tout avait 6t6 Suminaite College. 11 a et6 nom:-n of-relatant le marige de MileCea
bouleverse. La police a et6 inform6e ficier d'acad6mie Rpuzier avec Mr Destinville Martinealf
de ce vol A toutes fils utiles. Cest la r6compense m.ritec des lire au lieu de Trabaud Rouzier Qe.
Un ineurtre i Petit-Goave longs et nobles efforts que le savant et snateur Cuvier R6u ier, ois V
Mardi soir, A Petit-Goave, Me Mon- modest Pere, qui nous presentons Noivelle it la main
ts Auguste, notaire, tirait trois cops toutes nos f6licitations,depense, depuis II n'y a plus d'enfants :
de revolver sur s Monsieur Emmanuel tant d'ann6es, dans son oeuvre d'ensei. Bdb quti connait les prdoccupatio :s
Delva qui, grievement atteint,.mourait gnement. de ses parents Tn' est pas indire dit
quelques instants aprs. Coitdrences post-sealaires Le so, en fasanot sa pri re iiT e
L e qe Seigneur soit lousa et aiid
Les .funerailles de Mr Delva out eu Ea parlant,dans notreddition d'hier,de boutique et les apparte&ments sur
lieu le lendemain. la reprise des conflrencespost-scolaires, rue dont papa est propri6taire.