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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 12, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01790

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Cj~meiit-IIAGlPOJRI.
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Loig---"..a 6:00
ETRAN( LB :
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g NUKSO 15 CENTIMES


POMT-AU-PREMCZ S fi i


B -


/


QUOTIDIEN


Jeudi 4 2 Jun 1948


RgDACTJON ADMINISTJRAT1(
8, Rue Amerleame. S
Les anosces s is .Ct Cae .
A PORT-AU-PPINCE: aux burcaux du lourtuI
A I'ARIS : chez L. Niavexice & C-
9. ftue Tronchirt
A LONDrS : cliw L.. -' e fce A' c. 19.
21, 23 Ludgatic lll
AP11KRLxN ctez Biudolt Mosse
S. W. 19, Jeroisaleme Stras-e AoE-d.
A Naw-YoRK:Universal Publicity (.on'1p41
4A S 34b Ik SlItti
j Les n a; us inz s cI cu ite ci:,
pas rendus
Abonnements et insertions payables d avancq


LA LOI DE
--o<




L'bistoire, dit-on, n'est qu'un perp.-
tel recommencement. C'est parfaite-
mat vrai.
En 1869, nous avions comme mi-
nistre de la guerre, un home de hau-
te intelligence et d'un patriotism tres
clairvoyant. C'6tait le marechal Niel.
Quand la Prusse eut vaincu 1'Autri-
che Sadowa, le mar6chal Niel com-
pitqu'une guerre devenait inevitable
tue t6t ou tard nous aurions un
co ~it avec la Prusse victorieuse.
Trks renseign6, le ministry de la
uerre fit voir le danger A 1'Empereur
poleon 111 et lui dit qu'il n'etait que
teitps de nous mettre en measure de
ripondre a une attaque qui se produi-
rait i bref delai.
L'Empereur h6sitait, il 6tait malade,
et nevoulait pas demander au parle-
ment de nouveaux credits pour aug-
menter l'effectif de l'arm6e.
Le mar6chal Niel ne se d6couragea
pas et insist avec une telle force que
'empereur c6da, et que le project mili-
tire augmentant l'effectif de notre
armi~tut enfin present a la chambre
des deput6s et au S6nat.
A cette epoque l'empire ne brillait
pas d'un eclat bien vif; on sentait que
le part republican faisait de grands
progres, et la loi fut combattue avec
.kcharnement par les d6put6s qui, avant
utot, voulaient la chute de l'Empereur.
.I maiechal Niel se montra eloquent,
4z1aux deputes qu'il s'agissait de sau-
.ir la Patrie, et que ce devoir devait
passer avant tout.
Rien n'y fit. Les r6publicains se
montrerent irrnductibles, et la nou-
vele loi fut votee avec tant de modifi-
cations et de restrictions, que lorsque
laguerre fut declaree, la France n'avait
aus d'armre, plus d'approvisionne-
.Oent, plus rien. L'Allemagne triompha
failement, la R6publique fut procla-
m6e en France, mais cela nous codta
i'Asace Lorraine et une indemni-
t0 de cinq milliards.
Si la loi militaire avait ete vote ttlle
que le demandait le marechal Niel,
na6us n'aurions pas ete vaincus. Or,au-
jourd'hui nous nous trouvons A peu
prts dans une situation identique.L'Al-
lemagne nous menace, augmente ses
.amements d'une maniere formidable,
ne dissimule m6me pas son intention
de'nousattaquer, etpar la faute du
PAiicment nous ne taisons rien pour
aous mettre A l'abri d'un coup de main.
M. Jaures pretend que 1'Allemagne
ne nourrit A notre 6gard que des senti-
artets d'une parfaite sympathie, et
tousceux qui professent ses opinions
POlitiques agissent comme leurs de-
yanciers d'il y a : ans.
"L'opinion publique en France est
faorable au retablissement du service
,-ilitaire de tkois ans, mais les socis-
istes, qui nient la Patrie, ne veulent
s que nous nous dffendions. Alors
9 u les socialists Allemands, avec
lae franchise qui les honor ont de-
claratrs solennellement qu'en cas de
rre contre nous, ils teraient leur
olir et n'hesiteraient pas A se battre
ar0nte nous, nos socialists trancais
4a12ent qu'ils dCtruiront les canons, fe-
ent muter les nts, les locomotives
,au smpecher 1a mobilization. Ce


TROIS ANS



De notre Correspondant.

langa-: indigne a fini par revolter
l'immense majority du people rest
tres patriote, et enfin, la chambre des
d6putes a vot6 sa confiance au Gou-
vernement et 1'a approuv6 dans sa de-
cision de maintenir sous les drapeaux
la classes actuelle qui devait ttre libterse
en octobre prochain.
On peut done etre certain que le
Parlement, sous peu, va c.6finitive nent
approuver le project de loi retabltssant
le service militaire de trois ans.C'est la
seule et unique faCon de nous mettre
en measure de repousser une attaque
Allemande-
En some la situation actuelle de
la France est tres nette. Si elle veut
vivre, rester une grande nation et tenir
1ite A l'Allemagne, il faut voter le ser-
vice de trois ans. Si elle ne le fait pas,
ce sera la guerre et notre d6faite, c'est-
A-dire une formidable indemnity de
guerre et deux ou trois autres provin-
ces de perdues, et la France tombre au
rang de puissance secondaire.
Or la France veut vivre et garder sa
place de puissance en Europe. M. Jau-
res est un grand coupable envers sa
patrie. C'est au Reichstag allemand
qu'il devrait singer.
G. LEMARCHAND.


Poudre Dentifrice et Antiseptique
du
DOCTEUR ROBERT R. EWALD
Dipldmd du ((Philadelphia
Dental College,
Le Docteur R. R. Ewald present a
sa clientele et au public sa PoUDoR
DENTIFRICE qui possede tous les pro-
duits n6cessaires pour la bonne hy-
gidne de la bouche et des dents.
Prix du flacon Deux gourdes.
-- --- -----~--- --

Lettre Ouverte


Au Senateur L. C. Lherisson
La Gonive, le ioJuin 1913.
Monsieur le S6nateur,

le viens de lire dans le compete rendu
de la seance du S6nat du 6 Juin cou-
rant public dans le No 4442 du a Nou-
vellisteoque vous avez attire 1'attention
du Gouvernement sur la decision prise
en 1890 de fonder une ville A la Goni-
ve.Et vous avez ajout6 qu'une commis-
sion technique compose de Messieurs
Wainright, Tippenhauer et Valerius
Jeannot avait d6sign6 le plateau de I'An
se-A-Galets comme 6tant le lieu le plus
avantageux pour l'etablissement et le
developpement de la cite. Mons:eur le
Senateur Morpeau, incite comme vous
par son patriotism bien connu.a appu-
ye votre proposition et a price le Senat
d'6crire a la Chambre des deputies pour
lui demander le vote d'un project qu'il
avait naguere depose concernant cette
lie '
Votre geste, Messieurs, est louable.
aansdoute I


Mais vous me permettez,A mon tour,
d'attirer votre attention sur la valeur
de vos appreciations.Je serais vraiment
chagrin, si quelqu'un pensait qu'en
616vant la voix, je veux plut6t servir
mes inter6ts. Car, si vous, mes atn6s,
vous avez toujours sacrifit aux dieux
de la Patrie, moi, bien que jeune, je
n'en ai jamais demerit6. Ceci est pour
expliquer que je m'estime etre oblig6
de parler.
Sans avoir la prdtention de me van-
ter aucunement, j'ose d&clarer qu'ac-
tuellement il n'y a pas un haitien qui
connaisse 1 ile de la Gonave mieux que
moi, tant au point de vue gi.ographi-
que qu'au point de vue psychologique.
De Decembre 1909 a DIcembre 1911
j'ai tr6quente les c6tes de 'ile en entre-
preneur de travaux et depuis Janvier
1912 je suis le Directeur de l'Agence
Central de la Societe de la Gonave.
Cette derniere quality aurait dd me
briser la plume. Mais je sens que j'ai
pour devoir d'emp6cher qu'une faute se
commtte et je parole.
Je vous prierais,Messieurs, de ne pas
fire un breviaire de tel ou tel manuel
de g6ographie et de ne pas trop vous
baser sur les rapports qu'on vous pr6-
sente. Moreau de Saint M6ry a &crit sur
la Gonave, par oui dire il est vrai, et je
suis arrive comprendre que plusieurs
de ses renseignements sont inexacts.Mr
Camille Bruno, qui pretendait connai-
tre la Gonave come sa main, a tota-
lement erred dans ses appreciations. Et
I pas plus les commissaires de 1890 que
I nos gouvernants n'ont bien vu !
Je suis en contact journalier ave: les
deux mille fermiers en titre de 'ile ; je
chevaucbe constamment dans les onze
sections ruralcs de la Gonave et j'obser-
ve, le crayon d'une main, le carnet de
I'autre. Je connais les lieux, je connais
les hommes.Et jecomprends que 1I'rec-
tion du Ouartier de la Gonave en com-
mune serait, pour le moment, la plus
grosse faute que les Chambres pour-
raient commettre. Pour cela, il faudrait
une preparation et vous n'aurez cette
preparation que par la main term ec
habile d'un A-4,ninistraleur. 1i ne fau-
drait pas que vous envoyiez, dans f'ile,
un vieux trainer de sabre comime
commandant de commune. Je n'ea
veux pas, je n'en voudrai jamais. Car,
ordinairement, cette esp6ce d'hommes
est barbare et incapable d'organisation.
II nous faut A la Gonave, un civil qui
joue le r6le d'un pr6fdtde d6partement,
en France. I1 nous taut aussi, tout en
restant dans la lettre de la Constitu-
tion, creer,pour File, des lois nouvelles
et des reglements speciaux. Et pour
bien laborer tout cela, pour les bien
appliquer, ii imported qu on connaisse
les lieux et les hommes, les homes
surtout
Quant au project de la foundation
d'une ville A I'Anse A Gilets, le me
permettrai de n'etre pas de l'avis des
membres de la commission de i890.
Si j'avais une ville A creer A la Gona-
ve, je ne choisirais jamais l'Anse-a-Ga-
lets. Les Commissaires de 1890 n'ont,
paralt-il, pas visit toute 'ile et ont 6et
tents par l'appat de la baie profonde de
I'Anse-i-Galets. De IA l'erreur !
L'Anse-a-Galets sera le lieu le moins
propice pour lc developpement d'une
ville. Et si c'est en vue du canal de Pa-
nama que vous rclamer un centre im-
portant a la GonAve, I'Anse-A-Galets ne
repondra jamais a votre desideratum.
Pour avoir I 'administration entire
de l'ile en mains, je connais les desa-


vantages 6conom iques, financiers,
commerciaux et politiques qu'offre
I'Anse-a-Galets par rapport A deux au-
tres points don't on ignore encore l'im-
portance.
Je prepare, en ce moment, une etude
complete de l'ile que je n'allais pas de
si t6t liver au public, mais que votre
cri d'alarme me forcera A presenter
dans une quinzaine de jours. Vous y
verrez tout ce que je ne vous dis pas
aujourd'hui et j'ose espirer que les
Chambres et le Gouvernement r6fle-
chiront beaucoup avant d'agir.
Recevez, Mr le Senateur, l'hommage
de mes sentiments respectueux.
Luc DORSINVILLE.



FAITS DIVERS
RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES
OBSERVATOIRE
DU
SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
Mercredi 11 Juin 1913
Barotmetre a inidi 763,3


itninianuinm
Temperature maximum


22.6
33,8


Moyenne dinrne 28,.)
Ciel clair. Brouillard e: trss-inten-
ce. Brise E. toute la journee..
Baromctre legdrement en hausse.
I.SCIEERE
Tribunal de Cassation
Audience civile du Afardi 97 miai 1913
L e tribunal irond siege a dix hleu'r~e
et derlie souts la presidence de Mr le
juge I. i)enis large de la prsidence de
la Section ci\vie et intendd les affaires
suivantes:
Celle Ido Cl ia lad(Iere spouse du
sieutr Etnile Audaint deinaideresse con-
tre fIlelrv liaustin, dcfendeur Mr le
P. J.i. .lanvier est enitendu en la lectu-
re de son, rapport Mes Moise, D Char-
les et Fotucard Iiilnpel sont entendus
en leutri observations. Le ininistere pu-
blic Luc Dotiniique conclut a la cas-
sation. Le tribunal ordonne le ddp6t
des piCces.
Nouvelle composition
Celle do G. Lespina demandeur
contie Amrlie Sievers d6fenderessse.
M lejuge L. Denis, charged de la pre-
sidence de la section civil est entein-
du en la lecture del s(on-) rappl):rt; sur
la dematine des parties an tribunal de
joindre les deux poutrvois le tribunal
ordonne la lecture du second rapport
de l'affaire de Victor Bouzi centre
Ainelie Sievers, le inOme juge L. Denis
(onne lecture de son rapport. Mes Is.
Vieux et Arrault ieune soit entendus
en leurs observations. Le minist6re pu-
blic Eugene Decatrel conclut sur les
deux pourvois au rejet. Le tribunal
ordonne le dep6t des pieces etc.
**
Audience du Vercredi 28 Mai 1913
Le tribunal sonsI la pr6sidence du
vice-prsident F. Baron pr.nd siege a
dix heuires et dernie di mnatin et pro-
iionce les arrdts stiivants :
Celui qni rejette le pourvoi exer-
cd par le sieur Hermiog6ne Geffrard
centre le juigement du 20 mai 1912 con-
tradictoiremnent rendu entire lui et
Toussaint Fatras.
Celui qui casse et annule le juge


7.


I 9~Pll ~L- ~-








ment du tribunal de paix section Sud'
de la capitale,sous la date du 19 fivrier
1912, cantradictoiremrent rendu entire
la dame Clara Louis et Cecile Deca-
yette et renvoie la cause et les paarties
devant le tribunal de paix de la section
Nord afin qu'il v soit statusu ( con'or-
mnment.4. la loi.
C elui qui case et annual le juge-
ment rendu par le tribunal do paix de
Marigot eri date diu tI1 DLceinlbre 1911,
par ddfaut a cheartge d 'apel cltlre lIa
dame Marie Louise J)ossot ITata et les
sieurs et drane Linzile Juliein onne et
FMlicit6 Ji lien, ren1voie la cause et los
parties devantt tribmaial d .lactinel
afin qu'il v s, itI proci';l (')contflf 'd-
inent i la loi.
*.
Audience civil du.jeadi '29 mai !913
Le tribunal prend siC. a dix hoit-
res et demie du mnatiut sous la prtsi
dence do Mr le jugc I)-enis, chargtu' de
la prdsidence Ido la section civil, iwo-
nonce les arrelt suivants ;
Celii (iuti rejetl.e coi()m ina tl fon--
de le pollrvoi exerce par leis sit IIurs
Simmontls tfr'-res contre 1111 jiugeellitnlt
du tribunal civil de Petit-Gotive( ot ses
attribution is com iii:,rciiales, I( 1 No-
veimbret 1911, Irendtu rntri' leI et les
sieurs Valindus Io)ttissainLt, etc.
Notvelle con,)o.sitioni
Colui q(ii r,'j'tto Il pe :;irvo)i extr-
c6 par la dame Emtile Audain controlo le
tribunal civil de tort-au-Prince, ren-
du le 5 nveoinbre 1912, conitre elle et
le si('ur Hltnry 'Faiustin.
Nouvei-lle coinol, si i)on

v ntos :
-t- ( ,'1l' t; l ).is ,r:s v',', (ili 1v,'-
v'aly, (dle tin it urs ,c n'i'r lI' r )i-;lrts
Dieuj't islr ik issaint ltt'e. tl'mliii.s. Mr le
J (illol, .a vits'i r st li'ltell IlI h 'lli la \i tc
de sonl r;tl : ; Il : ii ''- p tiil) li Ell-
ii 1 id' I),'.- tiir l ii )t "i t l t Ot i O j'l til) S i D '-
voi. l.; -- ( ll (I ,t !t 'l .i v 'i (' iin t v
deur co)itro, .1. 1. Al'xanitl '' el-',i! n(! tiir

-. I' .jll.' .1. 1 t s i t i ll .'i dit i c
la i tnit lr' '1.! s.)ii Sr lp ) 't.L. ini i.,' rIt'e
1)tb)li( M I. 't W .:".irc a l coic'lilt ;ant
r 'ijet (Il i.
Collh~ .olvsll 'riti (cc l l i-Cl ld,
deinainltiir-' ( )m ltr, I '- l!i'ritiers L.' -
blanc, (l('l''!:ll rs. M1. l, ji .I. .I. lV'
Many e.--l euntorliit t i l la l'ctlre t (It
son rl))apporlt. Me M11)'peitt. ())ur les tle-
inanduhr.-,ast tlitenili rn sos obsorva
tions ; le nlliistn', i p hblic Eiui no DlD'-
Z .trel conI nit ;i r.jt (11I )olrvoi. 1,t,
tibunal ot'loniIne thdlI')' !,. dos pitc 's.

A,.'di, nee cir'lle dl L.ta Di 2 jain 19 1.'?
Sous la i)t('Iee, 1' l N 1. le vie"' p. '-
sidenLt F .'0. It'ir l le trib' l l)r> l p1 'il si',-
ge a dix o f'ut-s (t (le (nie (it in itin l(1
prononco l'arrrt slivant :
Celli l(1i ldssaisit la jurtlictiont
des Ca yt-; d( la c faire ell n restitution liri i',r )iir la do-
minoiselle (,Clestini .Simn) i centre le
sieur En1iinwtl uel liotrjolly : en attri-
l)ue la col;>>aissilnce a lie 1d Port aun
Prince.
Nouvelle composition


ssubstitrts Dcatrel et Lat6rtue, ila
du accepter le dossier de :cette affaire,
nais avec le. .consentement expros de
Me Arrault jeune. Le:tribunal ordonne
le ddpot dles pieces, vu I'liure avatncie
le siege est lev6.
L'Ordre des Avocats regoit le Pre
sident de la IRpuqlique
La manifestation annoncte en I'hon-
neur du Prisident Michel-Oreste et
organism )pa'r I'Ordre des Avocats a eu
tin plein et enter success.
Tous les avocats inscrits au Barreau
dfe Port-au-Prince et ils sont nom-
breux --- avaiiet tenu a ird pondre a
I'appol (t Conseil, eon s'associant
I'liomminiae minrite p)ar 1'un des leurs.
II n'est point niecessaire do citer tous
cOux qlui, avocats et invites, se pres-
saient cdans les salons du charmant et
distingu% Blatonnier, Mr Em, Etheart;
disonls cepr'ndant Cqu e le Pr6sident de
la Iltptiiblilque etait accomnpagnie des
-crt'lt;ii ids (l'Eltt lHonamni, Morel, Ar-
ganit, Siijpplice, (tu ti cef de soit Cabinet
Iartictii rt, lMr Danrits ilAlegarde.
EIlm 11 IulIn ;Lgage sol)re et discreet, Me
Etlitda'rt dilt ItLoIt lA. joie de l'Ordre en
recrva.w t (,dans I'ilitite le President
et t cliert' c )lr'ltt' > ,. I. Presilent re-
n1ercia piar ni discoturs oni les inots
lho'nroiix coitlaient )coini:n de source,
chatupie p)atrole traduisailt iule (de ses
pelns.es fetnnes d'llolln 1i' public con-
vainllcl et sin t'lC' .
.Ie PLr'sid iilt st' ilno trt a satisfait et
t''jo, i. l.'orcbtl'str tzigan Oe elltretint
afitiablI.:nen.it los ilnvitc's lqui so retire6-
r'cilt enclltantts des (lt elpues lieur'es
(',)mlt'ules t s-'.'in d(it la plus cordial
(<-aail;tr l'ri risee dtan'ls eo beau sens
lilloes I't'lldes encore' plus char--
m a Itc.-;, t'i(:,' l'lho,)i italit(I' so) 'ia l'te
de M ille I'"l. ltlE i 'Mi (it 'assistaie t,
out "' sos se irs, \1 it -; lV.' 'St, N.u .il,
Mat ricn ( Chri z, S. Valladt.', Alex. Li-
lavois, Maria Caillniclme.
Le Prlsi l0-It d.. 11 lp)ibliqu
aix al'lie.rs; de Norlil Charles
tlier ap:cs-tnidi, vors les cinq heures
ct dcmici, le Pr6sident de la Republi-
que, accompagne des Secretaires d'E
tat de l. Guienre et de l'lnterieur et da
Chef d ', t M son Militaire, a visited les
atcliirs dIo sculpteur Normil Charles,
j5 Rau d, la Re.union.
Avant d- remettre A l'artiste cert.ii-
nes com:n0 nides de 1'Etat, comnme ii se
le propose,le President Michel-Oreste a
voulLi v )ir, lui-m1 ne, le m n:auiimnt
d'llie lDubois, ddlji acheve en terre
glaiie, d nit l'exe-ution, on le slit, a
6td confice au sculptcur par le Depar-
tem -nt dc l'Instruction publique.
L'ceuvre de Mr Normil Chirles. don't
inods av'os dcej, parl6e, lui a value de
chaudes fllicitations du President de la
lRdpublique qui n'a pas dissimur l son
admiration a son entoura-.:.
Cette reconfoctante visit demeure
come une preuve d'encouragenment
donnCe au brilliant artiste dent le ta-
lent so dcveloppe et s'afline ch.tque
jour davantage et a qui le Prcsident de
la Rcpublique a toujours montrI le
plus grand intcrct, alors que, 6tudiant,
i i 4rvdo n


jusqu'aux larmes, plurent d'une facon
partiiculihre par leur vie intense et le
natural qui en font les plus magnifi-
ques scenes de la vie reelle.
Parisia a-Th e tre


Ce soir, jeudi 12 juin 1913. a
res et deie, au CercleBelIevue,
sentation theaitrale comIposee :


8 heu-
repre-
Ie de


Rosalie, l'amussante comrndie de Maix
Maurey qui obtint un suc:6s de fou
rire grace i E. Toldy, Roberval et Pil-
leon, 2c Thc.)do-e ciierchedes allumet-
tes du joycux Courteline qui sera inter-
prct6 par Pillion et Duquesne.
Dans le concert nous aurons le plai-
sir d'applaudir C. Nesville, A. D Arras,
S Roberval et l'orchestre sera. dirigc
par S. Gautier.
On s'amusera beaucoup ce soir au
cercle Bellevue.
Prix des places G. 4
Concert iaml)tih
Deferant aux demandes qu'il a rescues
de ses nombreux amis et adlmirateurs,
Monsieur Ludovic L:tmothe, le brilliant
pianist don't on cut tant de fois L ap-
plaudir le talent, a accept de donner
un concert pour lequel ii prepare un
brillant programme.
Rompant avec les traditions, Mon-
sieur Larothe ne jouera pas, cette fois,
au Cercle Bellevue. C'est au Cercle
de Port-au-Prince que cette soirde d'art
probablement se donnera.
Nous v reviendrons.
Candio 1fte l'tlection presidenlielle
Aux applaudissetnents qui ont sa-
lut, de toutes parts, 1'arrivde au pou-
voir de Maitre Michel-Oreste mnanquait
la voix du populaire Cindio don't le
talent si souple sait traduire arvec sin-
cnrite les moindres sentimenis dc la
foule. lile vient de s'lcevcr, cette voix,
av'ec A.ill' Michel pringa), qui est en
vente cliez A. de Matteis et que Candio
chantera prochainement dans une soi-
r6e qu'il se propose de donner a F'llo-
tel 'Bellevue, sous le patronage du Pr6-
sident de la Rdpublique A qui,du reste,
.l chanson est dedidc.
MIr Pradel est v;infime d'u 1
accident de voilure
Ir Seymiouir Pradel, ancion Socr2e-
cretaire d'Etat do I'lmltirieur, a iOL vic-
timel, Ilier at mlidi et ldemi, d'utn terrible
accident de voiture iii efit pit avoir
(10 graves cons,(luenlces.
Comme ii rovenait (lid bureau du
Port, le tireur do son ll>uggy s'elnballa
it I'intersection tdes trtes dii Qai
et Roux. So rendant co(mpte du
danger, Mr lradel cliercliait L des-
cendre de la voiture quand unt c(loc
en retour 1o projeta stur la voie. 11 se
fit une assez grave blessure i la ligu-
re eL fut conduit i la Pharmacie Rlo-
berts oCt on lui prodigina les premiers
soins.
Quant au ti'ceur on put I'arrIter un
I)peu are- s l'Hot.cl de Firance oti le bruit
de I'accideiit avait altlir'- des curieux.
Noui-s soluha:iton' u iiirCl- :irt accide-nt


Le tribunal entellnd enl sections r'u- IC d SCUmIpLeU uiaOL vut IhL r nUU nait aucune- sui .fa' -'.use.
nies l'affaire suivanto : I'Acadniie- Julian. niait aucune suite Iia:!cs.
Cello de Cajuste Bijou demlaideur )Depart dii Secretaire d'Etat des Un maria trop violent
par Mos Volcy DominiIque contrec les relations Exterieures atSSOIIl011e sa feinlme
consorts (.effTrard, il'felndeurs par Me
Arrault j'lune ot \V. Micliel. 1. juigoe Par le paluebot francais,qui a laiss4 Rentrce trop tard du march, hier
L. Denis t'st entetndll en smn rapport, note pI)irt Imieri, iMr Etienne Mathon, apres-midi, stincille n'eut point le
Mes Volcv., )Doiniqiuee' et Arrault jeune Secrtaire d'Etat des Relations Ext6- temps de preparer a manger a son maria,
oumt l'prolilit leurs observations. Ie rieutres, est parti pour le Cap-Hlaitien Tival, qui s'en montra fort contrari6.1
iuinistOr!e public Mr l.uc I)om(inique, oi' il vta representer le Pr1tsident de la avait travailld tout le jour et s'atten
conclut par ci'rit it la cassato i di jii- lel)blitltlui a inte ftee lue cette ville dait, sit6t rentrd,i trouver sa table pre-
gement dl:il ; all fotnd s'agissant done ln soin lhonueur. te. Mais voilI : A ses recriminations
de second recotis, cuonclut at l'admis- Nous lui souhaitons un heureux vo- Stincille objecta que Tival,et ce n'6tait
sion du sill'r BIijou c(omme tiers op- yage. pas la premiere fois, en sortant le ma-
posanta lxuttion dedeux jugenents Faitasist-Tleatre remi s, e sortant l
sI tin, avait oublic de laisser de...l'argent.
sus -inolnc-s dli tribunal civil de Port- ainais representation ne fut plus A cet argument irresistible, Tivals'em-
au-Priet ordonnant partage de la rdussie que celle d'hier soir l'H6tel porta. S'attaquant aux chaises et verre-
succession l(e la Veuve llouanez ijou Bellevue. On peut dire qu'actuellement ris de la mason, ii brisa,defon a totv
dit que les 'coisorts Gefrar'd I oute le ntstT h tient le record du d la a l bsadfona tout
collateral naturels t s t ss droit ni le ciantasist'The. re otint le record du et, rageur au mil.eu des debris,fit plier
quality cmlm lairiticrs de lca oav cinematographe. Voila quele fut o- Stincille sour son baton.
Rouanez. Bijou, sltur Igitimile d(e Gef- pinion de l'innombrable foule qui sor- La police, ne se mettant pas dans les
frard Boute, autItule'r et nmetttre it neant tait de Bellevue A I heures et doet affaires de manage ne s'enquieta point du
les jugomiotets de partage prononcdsen 1'enthousiasme indescriptible venait d- tumulte et Stincille, vexe de l'indiff&-
leur faveoutr ot dire e0llin que leo siour consacrer le plus beau des triomphes A rnce des voisins qui ne vinrent pas A
Bijou ( C. ,.jmiste ), en sa quality dt' crd- Mr Chs. Dugue. o secours encore plus que des raite p
ancier d la t'coilm naut itIe 0le-; tpoux Nous voudiions analyser en dctai! son: seours enore us que ds
e 111211LS de sonr mari, a colrlnncti- son
Rouanez Ilijoi, est t tl nurl. slul)sti- ch.icune des parties de cette soir,'e re- dLi.'nagement de la Rue lrenasse
tu x, (doits do, l ,a V;we ilo mta te1 tenisisante. mais la plaza: noIu mint-
Bijo:i suit It, in.ni.ubles c uCt- .Ct, no sommies ob ig'i d-en don Noitnatiotii
ceux (const 'its ds ( iiant soenmes ob j- dsen dlon-
nez Bijo t' tortsoccasio-er une appreciation d-e semble. Tous C'st avec plaisir que nous avons
nes, 6valuir iquitablen mnt les doin:n t- les lilms ont 6tt applu lls ave,: frine- appris la nomination de notre ami
ges-inttetets reclains. I.e com:nissaire' se mais disons toutetois que a Les Louis Malval conmmte Commissaire du
du Gouvernement, M. Luc Dominique,' deux meres* et 4Le Bouftons, ce. dra- Gouvernement pr6s la PCS.
a d6clar6 que par suite du depart des mes qui ont eu le don d'6mouvoir A ce poste, Mr Malval saura remplir


t


S'lloimo jjne rt. I'Affaiire Louis T,
,is. par Adnoioe Michel, imprimene-..
.fiaciiequ. Considdrations gl6t6raleassi
le fouclionnemen t de la Maisni Central
pajr G(orges 11. Jacob. '
M1,' Antoino Michel nousafait leplt.'
sir do nous atldress.-er un exemplairede
la br)oclhure ofi il vient de rtjrnir'ses'
articles )arisd(ans notre confr~h,
( I'l'sor )u sois 1o litre <( Salomon jewu
S'l I..lffaire Louis Tanis. Comine leti-
tre I'inrdi(iIte ;ssoz, la tendance dece
travail est de dogager la iresponsabilith
active de Salomonol des dvnineentsqoi
t!ri'eint lieu dulns le pays,de 1875 i 189,
(ven tciments causSs par la segment,
tionl funeste du group de citoye0
eclairs (lili, depuis 41870, voulurentr*
fot'ler lotre svstOme de gouterae-
iienit d(ans It sens de la liberty eti d
control l)arloementaire des affairespa-
bl iques, 0\vineten ts qui se' dnoairit
par l'6crasement du libdralisrn et le
triomphe d6einitif de l'ancien mnlnistre
(le l'Empire et de ses theories polite
(lies, le general Salomon, btonficiait.
ainsi d'une inallieureuse situationqu'i
ii'av.il pas cr'('e, ainsi que montrelh
tlist (e do Mo Michel.
Le volume qui comporte 235 pages
est rice de documents inadits et-de
tdmoignages, lesquels pour la plutlpa
dinanent de I'ancien presidentSalomO,
et des contemporains qui l'approh-,
rent. (uelQ(tue soit le point de vue0
I'on so place pour juger ce tavail,
(uol(qu'abondantes qu'y soient les iw
perfections du style, ce don't l'ateur
s'excuse lui-mdm e du reste; quelques
nomrnbreuses que soient les attestatio0
verbales qu'il 's'agirait de verifier,il
faut reconnaitre-qu'it y a appoirte il
grand soucid'information, une clairel~
heureuse ordonnance-dans toutes,-le
parties et un serieux dans 1'effort d''
laborat.on dent on eut pu ne pas.st
tendre de la part d'un tout; jeunel ci
vain.
Aussi, nous en felicitons vivement
Mr Antoine Michel. Nousle filicito0
particulierement de la quality6 d'histo
rien-dont il se rclamne dans sa p*
face, quality qui consist, en m6prisW(
I'embarras de respecter la convictiO
d'autrui, d'avoir au contraire le court
ge de proclamer hautementles sieal,
Remercions aussi notre confrere -
son gracieux envoi.

Monsieur Georges Hyacinthe Jaco
ancien directeur de la Maison Centrat
vient de faire 6diter A l'Imprimeriee
mond Chenet, 138 rtie du Peuple0.-
intressante brochure : Considlrail
Gdndrales sur le Fonctiofntement aCtu-A
.la Maison Centralek qu'il- a fait ._s
d'un important project de reorgao~
tion de cet etablissement .
- On sait que Monsieur Tacob, quil
tenmperameat energique capable
louables initiatives, a marque son PO
sage a la Maison Centrale donti i
directeur. Ce sont les ob;ervations
tes durant son administration
traduai dans cette brochure critei'
une langue sobre non dinue~ c'
gance.
Mr Jacob signal, piflnant et


son devoir avec conscience
ment. .

Le President de la -fpublique-
pel6 aux foncitions tiilitaires s
les g6n rau : Joseph LouisC
commanant de la commune de
thier, St-Ilma Pierre, Plaine dut
Ovide 2 phir, Qua.tvier-Morin,
Baptiste, Fort-Libert6, Joseph A
Plaisance,Samnson Abel, Dondon,
Joseph, Limb6.

Les fun -1drailles de Jules Arthur'pa
avocat, decead hier a1'i hres.du.
auront lieu deain A 8 lieures dun
tin A 1'Eglise Ste-Anne.
Maison inortuaire : Avenue Magi
Ambroise, No '18 en face de la alat
nite.
Nouvelle a la main
Aristhi-ne racomte une histoire I
Il'iotnme fait feu sur moi; Ii
balle siffle a mes oreilles...
-- Ul peu plus, co scrait un m r
(lui vouss parleraitl
.


Bibliogrcaphie