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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 10, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01787

Full Text



SAni6e W1867


IPRT-AU-PRINCARI Untl 1


Mardi 140 Jun 1913


t"cent-MAGLOIRE.
I)IHECTEUR

ABONN__MEKTS:
PI(-T-A tU-PINCK :
Un Moi ........ I* ^.

S oi . ;. 2.20
rois oi........ 6:0
ETRANGER :
Trois Mois. . G. 8.00

tI NUMIRO 15 CENTIMES


14


UOTIDIEN

QUOTIDIEN


REDACTION- A DMINISTR A1 I' 11
8, Rue Amerncamtit r
Let auuoscts :seootoers:
A PORT-AU-PPINCIk: aUz bureaui locI Jnu I
A PAMSS: chem L. Mhavence & Cie
9 Rue Tronchlir
A LONDnoi : CIeZIL Nljvcnce & f P. 1,y
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45 Wcst 34 th trctci
V es wanuscrits insc~ris on non ne corn
pas rendLs
Abonnements et insertions payables d avance


Le roi d'Espagne, que Paris recoit d'
lheure oci je vous 6cris, detient tres
certainement, sans concurrent possible,
lerecord du premier deplacement ro-
yal: ilavait, en effet, deux ans A peine
quand son train special se mit en route
et 'emmena de Madrid A Barcelone
inaugurer I'exposition de 1888. Voyage
incomparable s'il en fut, od le bambin
couronne, tout de blanc v6tu,et qu'une
somptueuse et robuste nourrice drapee
d'carlate, presentait aux portieres du
wagon, recut tant et tant d'ovations
qu'il y prit un.gout tr6s vif pour les
acclamations. Deux ans apres, A Barce-
lone encore, la reine s'aperqoit un
jour, avec quelle inqui6tude, que le
bambin a disparu; en meme temps de
grandes clameurs s'elevent du dehors.
On court. on s'affole... 11 faut quelques
minutes pour d6couvrir le petit roi ins-
tall sur un balcon apres avoir soi-
gieusement referme les volets derriere
lui et envoyant nombre de baisers a
la foule enthousiaste qui l'acclame :
--- le leur disais bonjour, dit-il en
maniere d'excuses, A sa mere qui le
morigne. -.
Alphonse XIII a toujours montrC
des vell6ites d'ind6pendance. lusqu'A
son marriage, habitue qu'il etait au
grand air et a l'espace, home de
sportdans l'tme, il se hAtait, la beso-
gne de l'Etat terminee, de se livrer Ai
ses g0its favors, y mettant toute l'ar-
deur, toute la fougue de son Age, sans
souci d'etiquette ni de protocole, a la
grande joie de la foule. Sit6t la der-
niere bouchee du repas de midi avalee,
quelque soit le temps, il 6tait parti
pour une randonnee quelconque, soit
acheval, soit en automobile, caraco-
lant dans le domain royal de Rio
Frio auquel il avait fait adjoindre
un hyppodrome oc sont rassembles
tous les obstacles: haies, fossts, rivie-
res, executant de veritables prouesses.
'Point done n'est besoin de dire qu'il a
du examiner d'un ceil connaisseur le
carroussel offert par les officers mon-
t6s de la garnison de Fontainebleau.
Quand il ne sortait pas A cheval,
Alphonse XIII faisait de l'automobile,
et A quelle vitesse Ses randonnces
sont revenues legendaires. Un jour,
etant en villegiature A St-Sebastien, ou
ii se rend frequemment pendant la
belle saison, il monte en automobile
avec le prince des Asturies qui partait
'our une cure A Salies de Barn, et
prenait le chemin de fer de St-S4bas-
tien A Irun Arrive A la gare, le roi
serre la main de son parent, attend le
depart du train, et, des que la locomo-
tive a siffle, il precipite son autoAtoute
vitesse sur la route qui, pendant tout
son parcours, long la voie ferrie. II
fait tant et si bien qu'il stopped devant
a gare d'lrun en meme temps que le
Sud Express.
Cest dire si les r6glements de police
au sujet de la vitesse des autos et Al-
phonse XIII n'ont jamais pu etre d'ac-
cord. Un jour, A Bayonne, il traverse
la ville A une vitesse qui fut jugee ex-
cessive. Un agent de I'interpeller en lui
demandant son nom et son adresse:
'Alphonse XIII d Bourbon,roi d'Espa-


gne, palais de Miramar), de r6pondre
le d6linquant au sergent de ville, le-
quel, d6concert6, en laissa tomber le
carnet pret pour le procis-verbal.
Mmne venture lui arriva A Madrid,
un jour qu'il allait s'engager dans une
rue interdite aux autos. L'agent de po-
lice de fire arreter la voiture et de
dresser proc6s-verbal au conducteur
Excuses, confusion du pauvre agent :
Pourquoi avez-vous fait arreter
ma voiture ? demand le ioi.
Parce que le passage de cette rue
est interdit aux automobiles, Majest6.
Eh bien dit le roi faisant faire
demi-tour au vehicle, je dois obeir
comme tout le monde aux lois de mon
pays, et je n'ai qu'A rebrouser chemin.
Et saluant gaiement de la main, il
laisse IA le policies 6bahi.
Pourtant, certain soir d'hiver, il ne
fut guere, comme on dit, A la noce.
Comme il se promenait dans la mon-
tagne, toujours A grande vitesse, sa
voiture fit bel et bien panache. Fort
heureusement il alia tomber dans un
tas de neige et ne se fit aucun mal. Et
le soir il rentra tete basse au palais
royal: la reine-mere ayant 6te avertie
de l'accident, I'y attendait pour gron-
der serieusement l'imprudent sports-
man.
S'il est le premier automobiliste du
royaume, Alphonse XIII en est peut-
etre aussi le premier tireur. Les Bour-
bons et les Habsbourg, ancetres du roi,
ont tous ete grands chasseurs devant
1'Eterne'. Le roi Alphonse XII, pere du
souverain actuel, passait ses plus belles
journees dans sa mason de chasse,
perdue dans la fort peuplee de daims
et de sangliers. Chaque jour, dans son
enfance, Alphonse XIII y etait conduit
en voiture, pour respirer l'air frais,
embaum6 des senteurs des arbres. II
est rest fiddle A ces plaisirs de sa race:
il raflole des chasses A courre qu'il suit
dans les riches domaines de la cou-
ronne, au Prado, A la Granja, A Aran-
juez. Daims, cerfs, biches, sangliers
sont distributes aux casernes. ou les
soldats du roi fetent bruyamment ce
our-la leur maitre. II chasse aussi
'ours dans les montagnes de Santan
dor. Chevauchear forcene, il est en
outre un tireur impeccable, et, les soirs
de battue, il rapporte un atableauu qui
ferait honneur A un bon Nemrod.
De tous les sports oh les armes sont
en honneur, celui que prefere le roi
est le tir aux pigeons. Le tir aux pi-
geons de Madrid est situ6 derriere le
pare de la Casa del Campo, clos de
murailles levees, qu'un pont de pierre
jete sur la Mancanares le pont du
Roi- relief aux jardins reserves du pa
lais royal. II n'est pas rare de voir le
roi se diriger, le matin, du c6t6 du tir
installed dans un terrain par lui concede
aux tireurs. Les membres de la society
du tir aux pigeons appartiennent tous
A l'aristocratie madrilene
Des qu'il a-franchi le seuil de 1'en-
ceinte, le roi monte I'escalier de la tri-
bune et s'assied A une petite table d'oci
il peut juger les coups, ou il se rend
dans la chambre d'observations, situ&e
dans la parties du terrain consacrie au


CHRONIQUE



UN ROI SPORTSMAN N
--Coo)---


tir A la cible, pour, apres chaque coup,
examiner le carton. La derniere fois
qu'il vint A Paris, il ne manqua pas de
visiter le tir aux pigeons de Bagatelle,
oh il abattit huit pigeons sur neuf.
L'6quitation, les courses en automo-
bile, la chasse, le tir, voilA certes de
quoi remplir les heures de loisir d'Al-
phonse XIII. II affectionne aussi des
recreations plus pacifiques: les echecs,
le billard. A ce dernier jeu il est d'une
belle force, et fait de brillantes series.
Mais ce passe-temps n'est guere que
pour les jours de pluie, quand il n'v a
pas moyen de monter a cheval ou de
filer sur les routes...
P. de M.



Pour marriages,
bapt6mes, etc.
CHEZ MADAME

Webly Pressoir
Avenue John Brown (Lalue)
On trouvera des chaises, verres el
passes, serviettes, nappes, argenlerie
cuillares,fourchetles, couteaux, vais-
selles, etc. nouvellement arrives, en
LOCATION ties prix mnodrds


M'eltes


De quelles tnis*'res, jadis atroceinent
subies, lui vierinetrt ces desesperances
soudaines? larfois, (Cotte espi'gle et
rieuse s'assoinbrit tout i coup. Et iie 1
vague do tristesse noie ses vyoux ada-
mantins, et dans sa voix se lainonte,
le rdle ressiiscit (te sanglots anciens...
Ses longues mains pales etiprisoin-
nant mon front, liier, elle mue dit
a Aimni, ne penses-tu pas liqe le ineil-
leur souliait a fire a l'uminanite, serait
de devenir uln liumaniLt( dtinenite''?
Je sais quelle nialadie d'ilne ri'vtelnt
ces questions ktranges. Je sais qlu'elles
precedent des divagations inornes, et
j'attends, silencieux, ces ( litanies iii-
menses a impossible ).
Cliaque matin, je regarded passer
devant ma porte, un foil. Ma ndvrose
epie son passage, cornmme ma lesbia-
nite attendrait celui d'une jolie femnmie,
Pouilleux, gateux, liaillonneux, it de-
amnbule. Malingre, puarnt, inias content.
Ur.e b6atitude idiote illumine sa face
nigaude. Perdu dans je tne sais quel
rtve miiritique, ii va, sans liaine et
sans envie. Et c'est aI le bonlietir, peut-
etre! Vivre content de soi, si deplora-
ble que devienne son existence inimlb-
cile...Tant d'autres,- cvIommne toi,ainii !
tant d'autres ineurent lentemient de
pater sous la 1guretd du masque rieur,
de lourdes mnes de haine,...
-...et des cOPurs de revolte.
-...Ces onus! Sons leurs liaillons, ils
sont lieureux, s'ils s'inaginent etre,
A puisqu'ii n'est en notre conscience
d'autres v6rites que nos sentiments. ,
L'obscnrite intellectuelle on its se d e-
battent? Mais ipenses-tu, aimn, que
devant I'Inconnaissable, il y ait entire
leur nuit et notre pauvre science, une
difference appreciablee? lhlas! comme
le savant gtnial est pres du dernier
cuistre! En vedrit, il faudrait invented
un rem6de pour rendre fous tous les
homes!
Eh quoi! ne le sont-ils pas dejA'?
Si tu avais lu Taine!
Peut-.tre! mais its ont ladtmence
furieuse! Il faudrait leur inoculer la
folie satisfaite de soi!


Inutile! Depuis toujours, tous Font
toujours ene! Petite douce, tu n'as
done jainais observe se gonfler. avec
I'evidente certitude d'etre le centre du
monde, chaque triste imbcile? L'hy-
pertrophie dln noi? inais I'tpid4mie
est ici endtinique! Qu'iinporte! Reali
ser ton i'ree, Cotte Devenir, moi,nous.
le pa"vre tou qui passe devant ta porte,
avec sur son visage, ce rire lieiireux et
be te! A l! coiiine Zarathoustra,g Faire
litiire sa folie, pour tOlurier ('n derision
sa sagesse! Petite spliiiige tentatrice,
quel rove1
'T'. 11. L.



Trlibiual( Ci vil


audiencee cii'ile dii jeu:i 29 mai 191 j
Presidence doyen Leon Nau, avant
pour assesseurs Ie juge H. Bonhomme
et le supplant de juge Geoiges Pouilh
assists du substitute Nevers Constant.
Jugements proroncCs.
Celui qui donne acte aux sieurs
Helvetius Placide et C, de ce qu'ils
s'opposent A l'extcution du jugement
du 2 Aout :912 du tribunal de Paix
de la capital section Nord rendu en
faveur du sieur C. L. Verret, declare
nulle et de nul effect la signification
du sus dit jugement, mais maintient
celle faite le trente Septembre 1912.
sans en induire pour cela aucun ac-
quiescement du sieur C. L. Verret A
1'assignation du 30 septembre 1972 des
consorts Helv6tius Placide, etc. etc,
compense les d6pens.
-Celui qui done d6faut contre
le sieur Einmanuel Daver, dit nean-
moins qu'il n'v a pas lieu d'adjuger au
steur Luzincourt Btauvoir ses conclu-
sions, vu qu'apres vCrification elles ne
sont pas trouv6es justcs et fondees, tn
consequence 1en d boute.
-Celui qui rnaintient dans toute sa
forme et teneur le jugement rendu par
le tribunal de Paix section Sud en date
du 4 septemdre 1912 rendu entire Ma-
dame Emnile Romain et le sieur Dssir
D&sire pour qu'il en sorte son plein et
enter effect et condamne la dite darre
aux depens.
Celci qui declare que la cause
pendante entire Pruneau Surpris Fleu-
rant et Cineas Clerveau sur I'assigna-
tion du II OctobJe nw pouvait venir A
l'audience avant une reprise d'instance
n6ces-aire du fait du deces notifi& de
Cindas Clervaux 1'une des parties, or-
donne aux parties de se conformer A la
loi et annule' les procedures ct actes
post6rieures du 27 d6cembre 1912.
Celui qui declare que Charles An-
noual est dispense de payer une pen-
sion alimentaire pour l'entretien de
1'enfant du sexe masculin, nee de ses
ceuvresavec la dame EmilieMercier,dit
qu'il continuera A le recevoir en sa de
meure ; en ce qui concern I'entant du
sexe feminin, issu de ses oeuvres avec
la meme dame- le condamne A payer
la some de trente gourdes par mois
pour pension alimentaire. A partir de la
demand en justice.
Celui qui condamne Henri Mer-
cier A payer quarante gourdes d'amen-
de pour infraction A la loi sur le tim-
bre, dit qu'il ne sera admis A poursui-
vre I'instruction de son affaire contre
Charles Annoual, qu'apres avoir rap-
porte la quittance du receveur de 1'en-
registrement attestant qu'il a execute
la present decision.


I -- I


--









Celui qui maintient le jugement
rendu par la justice de Paix de Saut-
d'Eau le 23 Octobre 19r entire Pru-
neau Surpris Fleurant et Estin Charles
Louis Charles et condamne Pruneau
Surpris Fleurant aux depens.
-Celui qui ddlare que le terrain
litigieux entire la dame Remise Remy
et les consorts Fleury etNelson Lamen-
dier, est la propriete de ces derniers et
que le compete de scquestre sera rendu
aux consorts Larnendicr 't condamne
Remise Remn' aux dppens.
Celui qui maintient dans toute
sa forme et teneur le jugemetnt du tri-
bunal de Paix de Siut d'E.tu en date
du jo octobre 1911 rendu entire Pru-
neau Surpris Fleurant et Estincharles
Louis Charles et condamne Pruneau
Surpris Flcurant aux depens.
Celui qui dit quc M.oravia Morpcau
n'est point dcbiteur du sieur Maxime
Crcpin du fait de l'impression du icr
volume de son code de procedure ci-
vile, qu'a cCt cga.rd le bordercau non
contest: du 22 ScptCemlbrc storm : preu-
ve complete de s.a liberation, done
main levce de la saisic pratiquCe sur
lui le 2 Dccembre 1912 et condamne
Maxime Crcpin aux dcpens.
(Le juge supplant G. Pouilh faith
place au juge supplant i. B. U. Erri6.
Celui qui recoit los sieur et dame
Neuville Guillaume ct Cirida Guillo
bel appelant des jugements de la justi-
ce de paix de l'Arcahaie rendus les 20
et 22 Octobre 1910 joint les deux as-
signations des : ct Novembre 1911,
met a neant le jugemennt su:; dtt el
faisant ce que Ic premier juge avait
pour devoir. done ated Neuville
(Guillaume ct' Carida G(ullobcl de ce
qu'ils considerent le flat du 28 Sep-
tembre 191) Io CO m~ ce 'stituant Ie
Trouble ai -leur p( ',ession : ordonne
qu'ils soient mnainitenus en la posses-
sion du terrain ilitigiLux qui lcur sera
restitud dans les 11lt jours de la si-
gnification du presCnt jugement, co:1-
damne l'Hitat ct EIrncst Paul aux deC-
petns.
Le judge supplc.int Elrriic .a fit place
au supplant A. (G. V\at.I.
Celui qui dC:lare avant lfirc droit
qu'il soit procede A l'enqucte et a la
centre enqu(te des flits don't se plaint
lesicur Similicn Pierre Dorilas Pierre
centre son epousc. i audience A huit
clos du 12 juini prochain a dix heures
du martin.
( Le juge H. Bonhomnme tait place
au juge T. Sylvain ct le supplant A.
G. Vatel au supplant de juge J. B. U.
Errid.)
Celui i u admet la demande en di-
vorce presentee par la dame Lucie ChC-
rirnond Ch6ry centre son :poux, le
sieur Auguste Edouard Hind Ligner,
ordonne aux parties de proc:der au
fond.
Celui qui admet la demand en di-
vorce de la dame Marie Catherine ClI-
mence Bernard centre le sieur Joseph
Picciole Rioul Pierre et ordonne aux
parties de proceder au fond.
(Le juge T. Sylvain a fait place au
juge H. Bonhomme et le supplant de
juge i. B1 U. Errid au supplant de
juge G, Pouilh.)
Cclui qui ordonne, avant fire droit
qu'il soit proc:dd A l'enqucte et a la
centre enquCte sur les ditlrrentes sc:-
nes relatdcs dcns la rcquete en divorce
presentee p:lr la dame 13ibiane Anatole
Toinette, Ics.luels constitueraient des
sdvices. ex:es, injures graves et publi-
ques notanmment i" sur cells inter-
venues au jour que la demanderesse
pretend avoir ctc: trouvec dans los rues
par Devezin qui l'obligca sous des ou-
trages rcp-tcs a g igner l.t demeure pa-
ternelle; 2" sur cello du iS Decembre
1911 o1h l'pouse avait iet frappCe au
visage, sur la place du Panthdon, etc,
etc, dit que l'enqucte so fera A I'au-
dience lihuis close du 12 juin pro-hain
A dix heures du martin.
Celui qui permit A la ldame Virgina
Rosemond de citer son dpoux le sieur
Antoine Dorfeuil par devant ce tribu-
nal.
Celui qui permit A la dame Brunette
Volcv de citer son epoux le sieur Se-


bastien Lavaud par devant ce tribunal.
Cilui qui permnet au sieur Albert


'Baker de citer son spouse la dame Lily s'oublia jusqu'A assommer la pauvre
Wood par devant ce tribunal. fille qui ftt transpartie chez elle dans
Celut qui permet au sieur Bruno un etat d8sespere.
Rousseau de citer dans la forme ordi- U* qavroehe trouble
naire devant ce tribunal la dame Lilia ed'
Taluy son pouse. la Uete d't do eor
Affaires entendues Un ain ri' ti. (t OTI d'Alta de neu-
Aaires -ant id l' ta, la i tis ) Miot, rue
Pierre Louis Emmanuel Nicolas,con di Fort-Pe,. rentrait c lez lui, dim-in-
tre son ipouse. (Admission w la. de che soir, e:i c,)!n,):g lie do deux fern-
mande) i nes q(u'il vz.iait d( raccoler dans la
E.-gard Dapoux, centre son dpouse. riue, quand ui:1 v unii, quli avait enten-
(Admission de la dernande.) (ltI s5s prop )SitionI- gilantos une mi-
II'At< aill)pai aV tilt, so i it at dir.' d,.s ii-
jlt't ureL4 aux dteux fllo'in s. Ioain de so
mII)iliter dies propose (du petit devoyd,
Sta lui dct d'attendrc et, apr6s s't3tre
FF i'I 8 an )pariit SOiln le falcon et lit fou.
F Coe IvoiUoient ipsslit l!0 CotmGandant
-- d Iead l 'lace. II lit appeler imrnidiate-
R ESNS E I E M E DNr IlInelt I .!jiio de I)aix de la section Sad
MErEOROLOGIQUES "li 'lO rss L proc-'-veorb.t d1d l'acte et
fit (II|),)s.er (,i I)ris,:i, At defx lii3ures
( )ISERVATOUlIE d(iu L ilum, M, .Altai s !llnile:it. car les
DU deox Ifoln n,'s avatiient iprolitc de I'inci-
SI'IlNAIEll COLLG St-M.LiTIAl. denit Pl)lr s'os llliver.
Luan.d 9 Juin 1913 Un visit"ll:i trd;) Jl lill,
Barometre a midi 762,1 scalIndalise uai qlrirlier
.\ qliitro li u ires (de l'apris-.nidi, lier,
\minininuml 21,4 NStaiewit ri:i"lait visit i la noi, n, w
Tei perature nax il n 31, Iosaito, 22 ains, s in profte-ioi et d,-
ilt'dIi Z1rnt aU ni has (de la rue dFPl'ro(i.
A aia il l ain it \ vie le to l c. 'tois qu'il
IMoyeniie diurnIo t i ot entitrant, Sinaleurpassa aux tpro-
I.SCII EEliI pis ialanlts ot aux .-otes debraill('s. ilo-
Ciel un peu nuageux toute la jour- sailreni ut lttelletniitsiUl catilise c(ql'elle
n:. II )'1 -i m trs-clair. se oretirla dlias la rue oLu Iiti pairvetonient
lBaroinmtre constant. les a)ppIs c dilis, )liiis violeIts dl so I
l t terrile h a rre visith'iir. Qi tlnd il ftt it r, it d.h p)ri.ieS
I l(i ilI l llll tt dtl soi l options, .S t,'tteur- Vo til t s'
ail fal(lllif Salomon doniilI ei spectablo. Jetanilt l),hle-l'le
Ilier soir, il 1 tait neut heures et de- 111iito il so'tit dla s la rIu nu, s.-
inie quand. i coups de revolver suivis '0'ut toult s:l CO;'lS Comm I1 fo'-
de cris d'alarme. p.rtis au ftubourg (tcl tiites LS ; iii- ins Ot e l il utllnit*i
S.Ilomon, nmetait sur pieds plu; de niitl iies fa.reo it s. p'aindra aln po;te
50oo personnel. ,,a. )!i ie It. Pla -. S.-L) is ( it lo
C'ctait l capitaine D):lphin. de la ): n iiSs;:ti- s t' in p >;)w it sui1 I ,
mniusique dc la R I form qui s-- dcfen- lii ii1. 11i n c.-. t pi- de s )n devo r. (-
d.ait, chez lui. centre l'agression du g6- Lp'1i laint, d l' ~-j it a au:unu actrc;-
nCr.al (Charles Ferdinand, commandant ttltio, N, al ''Lt'r' ayvant dtIdcCir(t ( qt'il
en llef- du F:ort-Saln.ve. Miais une seuie ''ail t hee- lie etl r,'.l;ait s.'n ndza,'r.
bAlle de 1)elphin atteignit son hmoinme. Cost sounis i t ptectio:i do. c(tte
lequcl fondit sur lui, et le bless de ~l'laratio (ln iil oplta sa retraite au
dc plusicurs cups de manchette. La oi',t3,l li I
d 1 prit s,)n linge.
poh!ie im:nd diltcmnt sur les lieux,
nli put trouver 'agresseur qui avait pris Parisianla-r'littre
la futc une fois l'acte consomm'. l'le Ce soir mardi o1 juin L 1913 A 8 hrs.
dut donc procCder i l'arrestation du I[2 au Cercle-Bellevue representation
blcss: qui. soutenu par da nombreux tlhdltrale composCe de : io ( Poil de
amis, dtUit escort au milieu de cris Carollre le plus grand succes du thea-
assourdiss.ints de femmes en d:lire et tre Antoine, jout par Mesdemoiselles
du t.ipage internal d'une foule inno:n- C. N2sville, L. Taldy, D.renin et lMr
b.l ble. Duquesne, 2e C Depuis six Mois o, de
Mais. parvenu A la rue St-Honorm le Max Maurev; cette piece redemandce
blessed d6taillait; on dut le reconduire oar la majority du public sera interpre-
chcz lui, en attendant le proces-verbal t6e par les artistes qui la firent tant
qui dcvait ctrc dress. apprecier. Mesdemoiselles L. Taldv De
II nous est revenue que cette scene renne, Messieurs Pilleon et Duquesne.
douloureuse n'a cte que le riglement D'Arras, Pilldon et Roberval front
d'un compete en litige depuis qudques plaisir dans leurs chansons et Gautier
jours et que les adversaires avaient conduira l'orchestre.
conmmnenc: A rcgler, a coups de pals de Prix des places G.
maiuC'lh chex Mine Marseille, place Fanitasist-Thsitre
PN tion. ,
Tandis que le chefdu Parquet,arrive C'est ce soir, A 7 heures 1/2, qu'aura
sur les lieux, s'occupait de l'aftaire, le lien, A hotel Bellevue, la magnifique
gc:nral Charles Ferdinand se rendait representation de Cinema que nous an-
aux homes du post du March6 De- noncions hier. O; connait la richesse
bout. Quant aux capitaine Delphin, it du programme. Parmi les vues A sen-
recut les premiers soins du Docteur Al- station figurent les deux m'res et le Bouf-
cibiade M.flette qui, avec empresse- ifob quon ne manquera pas d'aller ad-
ment, r:unit les levres des nombreuses mtrer.
places par des sutures soigneusement Livre Bleu
faites. Le Departement des Relations Ext6-
Le Ministre de l'Intcrieur 6tait sur ricures vient d'6viter a l'Imprimerie
les lieux. National le Livre 1leu don't les publi-
Suite il ille schne de jalousie cautions out etC suspendues depuis de
A la suite d'une scene de jalousie longues annCes. Los documents diplo-
quil venait d'avoir avec Julie, sa mai- matiques qui ont CtC mis au jour of-.
tresseui le nomm Chaudeau, arin de rent un certain intCrCt; on v verra les
tresse, lenomm Chaudeau, maria de affaires suivantes Afaire commission
profession, soupConnant Mtria, 24 ans, international, svrienne, des frontisres
demeurant au bas de la Rue Dantes aitia.tdoalii sycaines,. des frontires
Destouches, quil savait entretenir d'af- et Everanodo micsHermann Franc-
fectueuses relations avec Julie, d'avoir et vermnn Michel Kuri ( Epul-
poasse celle-:i A la querelle en dnon- sion ), uguste Ahrendts, ( Slisie de
cant ses rapports avec une certain coffres-orts ) Cipolin, Achile, Barths,
jeunesse, fut samedi. A 7 heures du soir, II. homasset.
demanded des explications A la mal- Nominations
heureuse tille. C'est au G.neral Normil Theodore
Embarrassee par l'imprrvu de cette que la confiance advise du Prsident I
demarch. qui semblait I'ctonner, Maria de la RCpublique vient de confier le
bredouilla des mots de detense qui commandement de lArrondissement
exaspercrent plht6t qu'ils ne calmerent de Fort-Libert.ssement
le bouillant Chaudau qui envisageait, Le G:neral Normil Theodore.qui est
non sans peine, la perspective de per- le fils de notre ami le ,V .:


dre, avec cette aflaire, et son mnhjre et nlar Theodore, laisse, au D.partement
sa bone aiie- Aussi ne se possedant de llntrieur oi ii occupa la charge de 9
plus A un certain moment, le maria comptable.payeur, le souvenir d'un ca


ract&re droit. Cette droiture, it l1'
tera dans l'exercice de sa nouv Ir0
important charge aide comm. il
sera par la connaissance des lieux qu'il-
a a commander et les graaide svymp
this qu'il y compten -
*
Notro ami l1mri Tetlo;j:i vie, t .
tre nomade Sous-inspctenrt des E
de Port-au-Prince. *
A ce poste con n a ceux ddi6 re
plis dans I'alministration et dans 'E
seigueinerit o: particaUlier, nul doute
quea e nouveau Sjas-inspecteur ne
s-it un fonctionnaire consciencieunet
d6votue.
Grandiose ru.lIifestation en
R 'honneur du President Lec~je
Repondant A l1iinitiative d'un gro,.
pe d'amis du regretted Cincinnatuc Ir.
conte, une foule no-nbreuse se presiait
ce matin 1l'Eglise Ctthi rale oi l'6,
c'16brait une messe sole inelle de R.
qisem,n annon:,ae depais quelquesjour.s
C. Fut un- tou:h intoe m niiestatioi
au course d2 laquelle l.i Msique du
Palais fit c itndre s.; airs le plus
i6ouvants, t.ndis ql'au dehors, pre.
nant part A ce cult du souvenir. le
people recueilli evoquait la grandefi.
gure du President martyr.
Necroloi|ic
Sauveur Daguerre
C 'e.it avor p1)lls p)ro'onld regret que
n 's avonl ai))pris la in )rt, survenue
liter, (1d, tSivwetir 1) ta. re, le savant
l)'ol'esseur v',iiee' d' lulLs de 10 gn-
rationis.
C'est an Iydo ltioil (lue, poar
ainsi (dir, s ist o t i totte la vie de"
1) Ity 'e vitie dce dvo(,e:nent, vie sa-
crilie eniti('c r ,n t i it l ia jeuncss des
-oles (Iui, n i il so sOuvelcnant, entendra
long itoln,)s oi -.)e rotoittir ht forrnidi-
bl, e lio (1 si voix tierilble, c)mne
aux iioul)liables apin'-;-ti Iih o01 I'oi
e .,)atait rec eilli, les Ie:; ) is d( clh'mie
dIu in litre.
0):I leut dire (IoqaS S ivwlr Dlagiarre,
it lui seal, iric.irn iit la scien- e, le d-
voino)iOnt, la dtroiture la plus rigou-
rouse et la 1plus entire m destie. On
s:iit qu'len I)lusieurs circoastances,il
re'Lis lal directions du IL.yce qu'il ne
consentit enulin i aaccepter <(:ie provi-
soirolenet ip:)i la lreinettret t .t r Tes-
sier, I'actuI directeutr dtl L\vceo Na-
tional.
Ie-; in(di' ills auront lion ;lijor-
Ld'lt it :a t u:ll' 't A I 'Eglise St-Joseph.
Maison n )rtitaireo (i, :ire des Reim-
pa-ts.
Nouti saluons hien tas cotte grande
ligrure (dont le souvenir ne saurait
s'efracer parimi nous et nous adressons
a sa fainille l'expression einue de nos
plus sinceres condoldances.
Nouvelle a la main
Uni mniri accompagn( do sa femme,
discute arec un cocher:
Combien mn prenez-vous pour
noe conduire, aller et retour, a Petion-
Ville'!
-- Dix' oirdes.
-- Et avoc ma femine?
Le mnime prix.
Vous voyez, ma chore, la valeur
q ue vous avez.


Boite aux Lettres

Port-au-Prince, ce 10 Juin 1913.
Au Directeur du journal Le Matinr
Monsieur,
Je suis lieureux de joindre ma voti
a cell de Mme C. Delienne pour vous
t'liciter du mouveinent combien ad-
mirable que vous avez accomnpli a
l'endroit de Mmne Aurelie Guillobelen
la recommandant, dans votre edition
dii six du courant, i attention des
p)o voirs publics. 'Touite la vie de cette
in stitutrice, en effet, a etd uniquement
consacree a I'dducation de la jounesse'
Moi aussi, j'ai ete son eleve et je comd
te vingt annees de marriage. Cependant
la pauvre institutrice se trouve duJn
la situation que vous savez et quti n'8
pas a depeindre. .
Puisse votre recommandatioll Pr0-
duire son etl'et. Dans tous les casP
vous prie d'agreer rmes remerciements
de la bonne action que vous avez eZ-
treprise en faveur de Mme AurFlie
Guillobel, inmi bienfaitrice.
Vuiullex agreer, Mr le Directeur nies


Salutations distingdees.
Mime M. GL


~c --


___







DE PRBX -iX




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mule Dr. AUDAIN
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.-- 00, Rue du Ma asin de lEl
Port-au-Prince;
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ransforer sa reason de La rue des !di-
racles au No 1 79 de la Grand'Rue. ,1
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militaires. I abits brodds, Dolinan,
niques, Habits carrds, etc., etc.,
,toua grade.