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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: June 7, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01785

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PORT-AIU-PR[NCE I HaitiI


getljmeAlnn6e No 4865


C6Bment-MAGLOIRE.
DIRECT'lE I
ABONNEMENTS:
pORT-AU-PRINCE :
Un Mois. ..........G. 2.*
Trois MOIS ........ 5.(
DEPARTEMENTS :
IJ Mois. *......... 2.;.
Irois Mois . 6:(
ETRANGE :
Trois Mos.. 8
LENUMIRO 15 CENTIMES


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QUOTIDIEN


REDACTION -A Dr~m!.NISTH AJI 4)-N
8, Rue Armpricainc, 8
Les annonces sout lecces
A PORT-AU-PPINCE: aux bureaux du Journal
A PAISc: hiez L. Niaveiice & Cie
9, Rue Tronchet
A LoNDRES : che7 I-. \A!\iCC N c. 19,
21. 23 -1,1 ~' P1C Hlull
A ItFRIIN chez Rudolt Mosse
19\.Ic, jcr~iomvm-t ll Stralsbc I6-igq
A NI-w-YONK 1: UCnivrsa4' PLiitv L u'vpir


Abonnements et insertions pavables d advance


Pourla cent millieme fois peut-
6tre, A partir de l'ind6pendance, le
personnel de nos administrations
publiques se depuis longtemps; est devenue tde
banality6 courante, et A part les fe-
lictations adressees a ceux qui ar-
rivent, et les apiloiements sur le
sort temporaire de ceux qui parent,
Je spectacle aux yeux des gens sen-
ss est de nulle signification, sinon
qu'il renseigne plus ou moins exac-
tement sur les sympathies des gou-
vernants.
Mais, on deliors et bien au-des-
,us de ces petites considerations de
personnel, la question, pour Ious,
lJagrande question la question uli-
ique pour les ceWurls patrioles, c'esi
desavoir et de voir quelle orienta-
tion vai tre donnee A la close pu-
fihque, sous Ii poussee des noni-
veaux venls qu'hoinore la i'.tveur
gouverne mental e.

La.politique est une chose, oh
i'administration.en est une autre.
C'est sur la measure de l'oeuvre ad-
ministrative qu'il f'aut juger les
gouvernements et. de faith, c'est ain-
si que nous les jugeons. 'lhistoire
aussi-bien que les contemlporains.
Au reste, bien aliniilistrer est la
fin priiicilp'le pour laquelle sonri
organisms les pouvoirs publics, el
que celle fin se ralis1, ['attenlle de
i nation se rouve, par cela eil1ne,
justifibe, n'iuporte p ir (ilelles
mains le b en s'est acconimli.
Par conire,si 1'on l it d e i inmaii-
vaise aclnin is-ration, si les s intlrits
du pays sontl sacrifice au lieu d'etre
sauvegandltss,aucune consideration
politiqiie ne pourra compenser un
tel mal et il sera toujours impossi-
ble de persuader de I'excellence de
la politique don't on so sera servi
pour faire tant de nal. La politique
est un moyen, et non une fin, le
grand but patriotique, ce n'est pas
trop de le r6p6ter, tant d'adminis-
trer sagement et fructueusement les
interets de 1'Etat.

Nous 'avons dEjit dit A cette place
meme, sous des variations diverse,
le th~me de tous les programmes de
gouvernement et de tous les mani-
festes des parts, est le meme, dans
le pass come dans le present :
tous ces programmes se r6sument
dans un code d'administralion hon-
nOte.
Dire le bien qu'on v,ul faire est
Chose facile; rdaliser ce bien est en-
treprise autrement difficile et deli-
cate. Car, une fois que 1'on est ar-
riv6 au pouvoir, lout s'y oppose,
tout devient obstacle. L'atmosphere
mefme qui envelope le gouverne-
ment'hai'ien est pernicieuse : c'est
impatience des amis qui, hier
eartns de administration, croient
enfin chlis les temps attends;
c'est la crainte empressee el servile
de ceux qui veulent se perpetuer


dans les bureaux de l'Etat; c'est
I'empressemrent. de ceux qui oni
toujotrs des affairs a emmancher
avec I'Etat. Chacun lutle 5 incliner
le pouvoir dirigeant dans son sens.
et si le Chef de l'Etat n'a pas assez
de laille pour dominer celt c est elle qui le dominera, lui torn-
bera dessus et I'aplalira ia in point
tel que, so-li du pouvoir, le cito-
yen hier, que dte brillantes qualiles
paraient, se retrouvera, april' soil
passage au pouvoir, complteenetil
d6nue.
Nous ne faisons pas de person-
nalits et I'on n'a qui'A examiner la
situation morale d(1 plusieurs de
nos Ianciens Chel's d'Etat, pourcons-
tater ce denueinmtnt, quti noe taul
pas confondre avec cette respecta-
bilile froide et ceite sore d'aitirole
dii pass qui, ailleurs, resn;lt imn-
primees sur la personnel tde ceix
qui outei le ro.loutal-e lionneur
le tliriger les allaires de leur ptys.

Un Chef d'Etat nous apparut, il
y a bient6t deux ans. qui s'dvertua,
dans tous les actoi de s. fonclioni
presidentielle, de- rapprocher son
gouvernement d'ani ideal national
grand et 6leve. C'est CINCINNATrus
LEC ONTE.
Que, dants I'accomplissemcn! de l
ces acies, il.n'en' pas to j )urs e616
Sbien servi; qi'il se ftit trouv,, par-
Inm s.s ailxiliaires. des gen; irte-
resses i f tire ddvier 1 bs pils )lll'.es
dle ses inspiration o'i d'.tiili s ill-
capables de se irolinlenir a lai iu-
leur des chloses de son g.ollvernel
ment; queo enlin, loen aluilli d ,ia
let senls .1-sgrandesr dornes,il se It;
souvent lieurt6 a des considdrationl
personnelles au-dessous de son souf-
fle puissant, I'htomme reste comnme
le type idt Chef d'Etat haflien pa-
triote, car, patriote, ii le ifat intn-
sement au pouvoir.
Tout le bien qu'il a pu rn;liser
dansl'ordre administralif, le pays
le doit A son souffle palriotique.
C'est ce souffle qui, abundant corm-
me un torrent impelueux, d(bor-
dait les pelites digues et les petils
obstacles dresses devant son course
et, quand mtn(e, charriiit t leour
destination les ordres eman6s de la
volont6 une fois exprimee.
Chaque fois que le fonctionnaire
availconclu I'idBed'un bien ou d'une
amelioration a r6aliser, il allait en
entretenir le Chef de L'Etat, siar d,
cette facon de grandir dans son es-
timeet dans son anitie, et c'etait ~in-
si une 6mrnlalion g6enraledans I'ad-
min station du Pays. On secachait,
au contraire, de lui du mal qu'on
voulait fire, et quand il le decou-
vrait malgr6 tout, tout son atre fr&-
missait d'indignation; la congestion
alterait sa voix, ses yeux pergants
s'injectaient, ses jambes nie pou-
vaient se tenir en place et ses pieds
heurtaient sans cesse le parquet. Et
il parlait ne mBnageant personnel; le


PROPOS DE REFORM
--((ooD--


palais r6sonnait sous I'6clat de sa est Ia, au Palais National, pour le
voix hasillarde; les plus prs de lii renouvellement incessant des dd-
tremblaient, avec un rire jaune,sur- vouements pIirs et la fecon'iation
tout s'ils se sentaient complices, eti bienfaisante des elforts de clhaun.
c'est comine des coups dte mirteauI El les craintes pusillanimes ne
sur du fer que toinbaientsejs iml:6- doivent pas faire hisiter. Car, s'il
nations cointre la corruptLioin tes est vrai quo C INCINNA'rs LECONTE
temps, qpu'il voulail loig ieri de son fut arri~l dins son (plVvre par Ini
goivernement... | crimli s:ins precedent. il iaut se dire
11 recherchait lss lhoinotes gns qu, abrite terrire soiln Wuvre nii-
il disait quj le Itp ys est aussi a eux lnm et deveinu aiissi invulnidrable
qu'aux autres, et quand i ii lnoniinail nle lI'aitii'ore. il a I'llui renouiveler
aux emplois publics, il taif. prove rcontre liii l'einbuscade dte 1800,
nu contre les solliciteirs. il ne leir pour qiu'il tombn;it avec coe bruit de
Jonnait.salisfictionqu a'tcoiire c~l r toiinelrr', qui dii'e encore.
et sur le instances d'unire ia'ite re \, -.1'', M\AGLOI I
cominiandation en signiiI. los
contmmissions:ri il b )itgooriI-it enco-
re et. ii appelait toule Il'aillition du
Gouverneti-n-Lt sur ceux qu'il inolni FEUILLETON DRAMATIQUE
nait ainsi pour in-ttre tois all'Failt
di3s niotifs de r'voc tlioi : o: t il avail
la franchise d'en avertir le ftvoris'l Les TI di res
lui-merne. I P ri
Au contrairo, il 6pro;ivait uiie
joie il .licib a p.T~lscr lui-in1I, --,
spontanement, aux re.pectabilits L'Opira-Corique a donni lundi
oublijes i.'llur L lisi! olIri tell si- dernier la rdpctition gndralc du Pays,
tuatioll, c (jqu Utl oil Pfuiait, g iii-
tuation, et qu lid on rleusait, 1l iu- drame lyrique de M. Charles Le Gofiic.
sistalt. s'ach rtinit icl; avatage sur sa; pour les paroles, ct de M. Guv Ropartz
proie, even lit press int, faisait l: pour la musique. C'est un drametout
conqulei du personnage, el qlual Il int6rieur. le drame de la nosialgie. M.
it avait r6ussi, in t1la`1 unre joie d'en- Charles Le Gotlic l'a tired de son beau
fant A announcer la bonne nouvelle. volume ( Passions celtestcs ,, et, dans
ce volume, d'une nouvelle tris pathlti-
Sans dou'., s t> a lministratioln que : al'lslandaisc,. Le picheur breton
ne fut p'ls iauip ccabl:e. Ce quii put il'ual, don't la goclette a lait naufrage,
sy elrictuer 1 i;it lu ux oit tlie e st rest en Islande oft ii s'est epris de
coInidjeri' co w1: aul;ill. d'cleos. Kl ethe, la tile du chasseur Joigers qui
cimpo iabe-, oin a au! t s i qi d s Ili a sauve la vie.En est-il pris rdelle-
impta)les Ai ts pA lu- q lia daun- ment ? N'a t-il pas tei seulemenlt la
tre. uant i t p : gover proie de son ennui et de sa faiblesse ?
(e, lellequ'elle existail e f lur, cll. T-oujours est-il que Kaethe l'a soign1 et
fI'it s iln ', essenti ll ,inelit p l rio:i- quil i'epouse.ll 1'Cpouse, apres lui avoir
qu .ca lue jour, Cli l1 ieoj lirc, jiure sur le HrofLaigu. la tourbiere ou
cl iiqle niiinute. O.), pout re.jprocllir 'on s'enlise et o~ l'on meurt, qu'il ne
des ftitres i sa p litiqi l on n11 pa)ii la quittera janmais. Or, Kaethe va avoir
en reprocher aucune Ai son aIwlini- un enfa nt. Tual est nostalgique, et le
uistratioi -dontt la re.sponisabillit printemps renait, le pauvre printemps
puisse remonile S lui lnr-ctemenIt. d'[slande. O(liand il est devant la mer,
A ce point de vle, CINCINNATU.s l ual ne peutpenser qu'A un autre prin-
SLE:CN'e resale t pvre, Ior ie los temps, un peu grisaussi. mais beau en-
,LE 'Chef, dEtat, le Chuit d ltat liAilill i pays natal. La vague lui apporte une
inod.le, celui qui a tail tiouter epavc de la golette sur laquelle il 6tait
avec lui au pouvoir le prograi;- embarqu ; c'est comme un appel de
mened'ne adm iiistration honn 1te la patrie perdue. Et, tout en construi-
progranmine do t tou!es les p iriies sant une barque, ii forme le project de
on1t l dbiuclies, rn:ris donit tonles partir. Son beau-pare loigers, qui 'a
resent ina chievees. devin6. vient le distraire et maladroite-
i aels clue s)ietit les dipplace- ment. lui propose de monter un de ces
inents do personnel qui puissent *, chevaux rbiels qu'il el1ve. Tual, on le
lavenlir sop rp r dairnns l': l:nisnisltr- (-concoit, ne ldche pas l'aubaine. II s'en
liavei lir s'()p r 'rlans t l :i nistra- va, abandonnant lachement Kaethe et
tion, id Aut, si 1 on vet fare bi.son enfant. 11 est deja loin, it n'en-
reprendre 'luvre du grand admi- tend plus les appeals de sa femme : il
nistrateur: iil n'y a pis doeux f.ions ne voit pas les corbeaux voler au-des-
de sauver la chose publlill'l. jsus de la tourbicre, signe que le degel
est venu. II s'enfonce dans la boue et
LU president Ml:IIaElr. Oi(j srli,qui meurt, cependant que Kaethe, au loin,
a suivi les labeurs de ce'le adiniiis- se tord les bras d6sespr6ment.
traction d'unll i,; :lo'tllit' et enteiitu Tel est ce drame sobre, noble, d'un
el qii y mrn,31;an stvi v fi o.e e le ,oni dessin si net, si volontaire. Ce n'est
siege de sla'clur.s ti.I...pclSrons-le, certes pas la petite histoire agreable a
en quelques in;uitis iqu il cotlie la i- quoi nous ont habitues les faiseurs de
reaction des a liniltlratiots publi- livrets. Mais c'est assurrnment un drame
ques, soufflers i.les des ls essentiellement musical et le part que
quest, soufflor ses les de cr Guy Ropartz-en a tire, le prouve
ment, coinme une aine, au corps a bien.La musique est ici intimementlide
rninistralif lout entier,;ifir que,com- au podme. Bien entendu, c'est de la
me hier, cli'Iun sentoe, bieni au des- musique wagn6rienne. Mais le conpo-
sus des canaux divers qui distri- siteur du Pays est d'inspiration assez
buent la vie adtiiniislrative, qu'un, riche pour ne rien emprunter que sa
vaste reservoir de foi patriolique prosodie, si l'on peut dire, au maitre


._-. .


-~~C~~*~~~ 'I~ 1


- I -r -Y~


I



Sametci 7 Jtdn 194 8









de Bayrenth,et ce n'est pas.par example 'rents,le marquis et la marquise de Ker-
imiter Racine que d' dopter la coupe salee. Cette union semblait offrir M.
racinienne de l'alexandrin. Bref, la par- de Cermoize des garanties et des pro-
tition du P*nar est aussi originalequ elle messes de vie came. Mais,A peine ma-
est forte, ct les grands themes qui la riee, la comtesse s'eprend chaque jour
traversent sont d'une beauty: qui. A la davantage de la grande vie parisienne.
repetition geneirlle.a force I'admiration Diners, the6itres, b.ils, soirees.etc.. elle
de tous les musicians. accepted toutes les occasions de sortir.Le
Mile Lubin.M.NM.S.llignac et Vieuille couple se couche a des heures plut6t
ont t' les interpretes convaincus de matinales le come est fourbu ; il a
cettre c uvre que M1. RIuhlmann a din- besoin de suralimentation. Des que-
gde avec cnergie et precision. relies de mrnae eclatent, violeites.
Tout autre est la conception mus Le maria, comme ii convent, se montre
cale de a II Ctait une bergere ,.un acte. maladroit ; il exaspere sa femme et la
accompagCiant, le Pavs-.que M. Marcel pousse ainl sur la pente fatal qu,
LIattis a ecrit sur la charmante comndie conduit on sait oua L- voyage est clas-
de M. Andre Rivoire, qui est au roper- sique.
toire de la Comndie I:rancaise. 11 s'agit Un ami c'aivovant et charitable prt-
d'un bergcr ct d'une bergere qui vient le co nte.. 'lrs fin celui-ci volt le
s'aimnnt : survint une princess A qui danger. II se peut que sa temme cede .i
plait le burger. Nl.is Ie berger est indif- un movement de faiblesse et s'ab.an
ferent. La princess use d'un talisman donne au plaisir de se venger. M lis
qui lui permit ddetre aimre dI berger ; 1-rederic de Cermoize a trop l'experien
mais elle troupe quc 'aveu du berger ce des temmes, il a aussi trop d'amour
manque de sincerity. et touchee par les propre pour 6tre b.rnk comme le pre
larmes dc la bergcrc.clle rcunit les deux inier venue 11 aura- il en est stir, et il
amoureux. (I.lant i elle. clle rentrra a parie A ce sujet-- les honneurs de la
la court on die rctrouvera l'ennui. guerre A cet ciret. il consent, par u it
L.a iusiquc de M. Marcel Lattcs. qui feinte g6nerosite.; se laisser surprendre
est un debutant au thiitre.a paru char- en flagrant delit de trahisoi conjug.le,
mante ; clil est tris m lodique, giie, d'abord po.ir n'avoir p.s le m tuvais
elegant, j liient hlirmonisde. On a r6le, ensuite ali de d )nr A la corn
fait fete a cet acted tout a: fit, gentil que tesse le temps de la. rtlexioi et des
MmesNicolles-Vnauchelet.\Iathieu Lutz records. Elle retfl.chit si bien qu'elle
et le tenor I:,ix. ont chants avec art et renonce aux ventures et se r&cuncilie
que M.Abl (arrd a log C dans un decor avec son ma.ri.
ravissant. C.tte pi:ee a 6ti-e iljv' av_-c g Lit et
"* talent p tr A .\IIn .s .%ti \l ig lier.S~in n-
Quclqucs dJ.tils J hi/ R /iiu .St/cr. ne Irevallles, Arlette Dorgere,.M.M\ Ro
la piece nouvl dc M iirre l errDec zcnberg,Lerand.Jotlre, 1latetu, Alerme,
courcelle tLt Naurel.quc v\ient de reprd- etc...
senter lOJoon, pcuvent prteter .I la P ALt CHI.\LAME'T.
critique, in 'is l'eniiscnble est intrecs-
sant.
Mme I.)-issc.t ot .ine lcerbelin out Lette
ete toutcs dceui eimplo 'ccs d.ns leur 5 I ra Lelioes
jeuncsse.A l.i grand mi.,isoiI duL Sentier -
u A.u MNrier d.\rgent ,. Nlais .Nlala.t. i
Morisset ct la tfourni. qui est deveulLie Port-au-Prince, le 6 juin 191 ;.
proprietary de e la nmaison.Cest I. gran- ,Mon cher confrere.
de patronne .i laq ucllc aucun detail
n'c happen. .\M c I lcrbclinau contraire, le viens de lire I'article de Themisto-
c'est l.a cga.le et lt.udi quc le lils I,- ic Leon .1 propac de B.mboul el dts
risset est dcvenu uin co :nncrgant ac- I, lj, pub li dani votre journal.
compli. la. jeune tI. rlb:lin s'est destinee Je laiss_-r.uis a mon collaborateir seul
au theatrie.ct. au premier acre.les deux le soi d- tfaire la i~plique au triom
jeunes rens se rcicontrent alors que la ph.iteur de votre concours, mi s. une
jeune artiste est en butte a toutes les nalheureuse phrase de celui-:i m'obli-
louches compromissio!is de ceu\ qui ge Ia ui faire c sriit des armes :
veulent l'empcJier d'arriver sans cux. Mi l l.on ecrit que si Bouboul qu'il
Le fils Morisset .a.ne C.itherine Hter- soup )'lltdle ttre de l'Eisr veut re
belin : il se mn.rieront do;ic milgro g rder autour de lui oa bien dans la
opposition de la grande p.tronne qui Li a)sonl ii lui sera facile de remitrquer
n'admnettait p.is qu'une ca.b.t ine entree b).l no 1nbre de petite gens litt&raires-.
dans la fainillc .Morisseti rubans ct soie 11 tait r~erv6 Ai Mr L'o i de tourn:r
ries ).Aussi .i.aidae lorisset ne dCsir- une plumel co:tre nou-. Paurqu )i. en
mera pas et rcndra la vie impossible A som:nU. catte machtnte insinuatio;: ?
sa belle-lille. Si bien. qu'.pr-s lquatre p- Isez-vous pAs. min ch:r c n-
ans de mari.ie, celle-ci cede aux ins- frUe, quc si .'lisor est la m tio a des
dances du i p::ntre. V frov, et va le petites gns littIraire;, il fiut avouer
voir a son itcliel. NMi l Morisset a eu que la jeaness.: haitienne et nulle. lit
vent de la chose ct veut conduire son teralen-nt nulle, alors inm.m qu'elle
tils A 1ateller du p-intre pour lui fire compete en son sein Th.mistacle Ltan,
surprendre si fennmme. Mlis celle-:i, A avocat.
peine arrive., revenue par une lettre Je ne veux pis croire sin re la bou-
anonyme. sest sauvee. tade du .M litre, A moins qu'dl ait perdu
Au dernier acte. la grande pitronne le souvenir da son desir de s. commet-
fait des excuses a sa belle-tillc et cher- tre avec le- petite gens de m t R.vue.
che A la dissuader de divorce mais I) tms tm: p.piers, je viens de trauver
Catherine resiste jusqu.iu Imoient o ilde s:s V\.:r J-&dad t-'u C. Leco:ite que.
elle appreni que c est soi m iiri lui pOur une raiso:i oua pour une autre,
mtme qui .1 envoye la letre pour la l'l. -, r na p s cru neiesaire de pu-
prevenir d'i son arrive. limue par ce blier.
geste. la jcune lfein:e tombe dans les lst-c n utre g.ste q-ai a m_:".onte:nt
bras de son m.iri ct. pour lui prouver A Mr l.eon ?
quel point dille I'aime. se met a veritier V ous avouerer-:non ch.r confr3re-
les comptCs dl lii dc mJis. que cette prise A partic n'a pas sa rai-
Cette co ndlte a t tdi fort bien accucell so0 d ctre.
lie. Mines A\'.ice Norv. Grumbach, Xer- Cordialement,
which. Luce Col.s. etc.. MI. Vargas. HLSEC DORSINVILLE.
Denis d'Ines, etc. out e01 parfatits dans Directeur de I' Essor .
leur interpretation.


(Cest u'Ie comidie tout A fait anu-
sante que les Iionneurs de la Gu:rre.,
trois actes de .M. 1urice ileunequin.
que nousdonn e l Vaudeville. l.c.omte
Freddric de Cermnoize, apaii une jeu-
nesse brillantc et \varice. s'cst decide a
se ranger dans le mariage.11 n'a pas l'.e
de renoncer A la vie mondainc, mais il
entend temperer celle-ci par les joies
paisibles d'un foyerrepoq.int.l aepouse
une charmante tille de Brctagne,6lev&e
dans les orincipes austires par ses pa-


P4 11-31 Pri lice It' 2 jiiin191,3.
Ms imlisitur le Dirvecttur',
NoIll- ;tv OnS Ill. ills' oI0uS et nioi,
*%I'ItII I' lhus vif plaisir Ia panric ci.' vo-
IIn.' prii".nti.'rt' L a Sent tilt' ajuli nit 0
ip n (131. Ihe t iATIN (It' sietI (let-flrnier
41 ioutuslo alt, -011-ctI.eiii irmlw auproc~s du

Nmiia I4.) U etismpi-e-imotls tie presenter
tine i tm'illetias rt'riiterciemcrnnt.~ pour
alilimLi que ou. n ousw donnez en you-
lant hbietn recoaii:nanider le thi.0tre Pa-
risiana i a attentionr des pouvoir. pu-


blire pour une subvention don't 1le On se rappelle le groM
thAtrei Kn*'t:lrail nit' p.'"t O' p L'aer. I l'i:icolparable reprdena
tCpen lant il nl- I- par-it taile' de tre soir ont .r Dugud lit tout
fire un e rei ir .rl,' Ipmr dgag.i'r tout coInscieice d'artiste et tout
inalentenid, l'esprit qui a in tave no- dlt plaire
tre p4titionl al Corps .Lgislatif A la O)n ntie v'ondra pas, noiu
kuite do.s *rl-tes s ines (Iar I'incldlitlif. t nl in.t.| 'r a la .-toite de de
il tn'Wetri-, I t lals Il'notre l'nst C de Ie' i)rograi.lnmint' ,'t charge d'
sollicih'r p) ir Ie Ill i nl at uit' si bven- i'rr sistibles.
timon dl I'Elat. NAtr.- (Il-malnde consisted M.itropolitan Heiel e tr
esseittiellen *n-itI Iv iim i r.n't lque i i us o i
(dW-iirons r-emilto hinrs-'r avec iintt-rts. sei t', t 7 I'es 1 '2, il y
Gest (:1^ <-u. IV ,*..,. (I IC 11M)Io S all- de *.^**^sell tt*"l cilltUma
ri4.sl dt'.-ir. v il ." i tir e vos nm i I'llt l-\16.troiolitain.
blre0i1 s htt 'i. INi sitin-i1 it. corn- l'.mt 1 a tt;l prepared potir la
Iu v i: i- *:a la I r.-It. 1 t l *' noI- lite Ii cette soiree doe.
tre entrep' s | i id t .tr** v, -(*IIte- all4,ii I dolllonlls le p)rogramni:e avec
. o1 to lt la v le'.1 1 (vit. lhuatil- II mit 1 111 I'allo r. vue 3
Ve.illo' ;.'.t a c r. t' t Ditrctetir ielle, lolg.l 1 i t pei ds. La
n ill tat s. ax ler, co',llllue. -Q
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lno.o ali l/alalbi, vii sensatto: alle, lo0 l
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Si orchiestre tziga i sera de Il
Entre general, (U. 1.
CoPrs de Bourse DCsne s
Or Americain i. ; o/o prime Les fun&railles de EJmaon
he quesurParis. 1 4 o/o prime. lDsratines, ancient chef de di
rate sur Paris. 2 1/4, 2 1 o/o apartmentt des Finances au
rranster sur Paris 4 1/2 /o prime /O aujourd'hui A 3 heures de I's
Fransfert, sur Paris 4 1/- /o prime Le convoi partira de la as ioe
Cheque s. New-York 3/4 o/o prime Le convoirue tira de la istou
Billet de P. 5. 2, 2 1/4 o/o escp tuaire sise.ruc ieants Destouch
Nickel. 3/4 o/o escompte \'C) pour se rendre A I'Eglise
Dette Int. d'Haiti q1a1 92 o/o ad val. litaine.
Cette mort met en deuil les f
___ l__ __ I)Desravines, Martin, Nau, 1Ba
--Chauvet.auxquelles nousenvovonI
A I I z I Ao t c sympathiques condolences.


r l i UIVtl 3

RE NS E GNE E N TS
MErEOROLOGIQUJES
S~I SERVAT'IOI 1L
DU
SEMIVendredi 6 Juin 1A.;E91: SAT
Vendredi 6 Juin 1913


IBarorintrre A midi


761,8


Temperature n I axuimllini3

Niuveurio L'ditmune'127,8
Ciel nuageu-' I s-miii. Eclairs-
Gi)uttesr de plule.
Harom'trre c nn ;!a it.


Es4-ce 1ue 1 cimg.':iiVc&
dIu I mecanicieln?
Avatilt- lw-r.l' vers S ik-tirc (lit soir,
t itp lrtsqIle- itIIwistIId4' I( tic i e -
t-re.tairt diE:ta~t IALitalI, se 5iL55t itile
SCO*11141 de-,t I'lIII.- t tiritllire- elitolln'c le de
cii-coiIsttalice ti trut'aies.
tait et Ile trait N P) 1, (1'-w't'tdait, coni-

teltiwt (;it h. t I'eticeW I;aIo. I L.-e. Inn
traiii n 5v iaitt I'i4aolt, uaIgr6
tollS It', a rt'i ti i tntIl t -n t tijiittes les
prt'calititorts de %It- Dtr )1irp n- tmw te'rribl'Ie'
c4)Ilisio4)milt it hemi .1I.(,.s I.IaIlic'i.e Io' iti-
callicien, ,loindiio IIItuiem-14' rivi, laX-
ha la iiiuicini o i t foul (it!train, eli-
tmatniart danrs sLt c !0rS It' hig 't ell-
bamrrasst'.
Mr.I DLupi t(Ili tetait ace4tiIcpagni6 de
.ir Satmrev se d'V-baittatit iitsesp.prt-r it
(uarid nilt chItot rtcu: o'd It machine, lui
retira di's Ii iiut I'sm..s et It! proijeia

Il.itchlttIt 'tlt tt'rm-ib i u, o(cWcaiokimnant
de graves (4)itiisioin A lia ligure ct au
bras duoit. NIr I)ualpuma" tj(li a 6tW vii upar
le Dr Ainrnoutal, a Ies tiio avetrienis de
ia uulasticjt'tiomi trns difli 'ilte parce que
trt~s doulouretix.
ULne eriquEt est si(tc(e33ai.-e.
Pour le CInhuma-Rousseau
Nous coitrnin(-eroris lundi ha publi-
cation de' [a liste do souscription oii-
verte au profit de Itrtablissetnent de
notre symupathiquue alni, M. IRousseau,
souscription en tt~ie le laaiut'lle figure
S. E. le President de [a tOpubliique et
Mine SIichel Oreste'.
QueIques retards u(prouvs dalna le
reeouvrernetit ltes valeurs so 'udcriteg,
11005 otit seuls einut)tc't-'tie puiblier
cette lise )plus t tt.
Fanitasist Tlahtr.-
Nous apprenotu.; avec pliaisir quo de-
main soar uric reprtsentation extraor
dinaire sera donntke. Loujou% &i I'lltel-
IBellevue, avec des Wilins d'art franolais,
on coileurs quo Mr Dugu6 vient de
recevoir par le steamer cqudbaca.


.Nouvellc A la main
Trtls occup', le jeun- docteurlah
Vous devez gagner un
fou. lui dit-o i.
Oh non. Aucun de mes
ne me paie.
Ih bi n Et leurs heritiers




LE SIENAT

Se'ance dtu veI'n lredi 6 ruin 1911


Let;aut I ( : )ti)S eruteadst mm 'Of
I) p)m Idilt4'4'rtt laffairecdes fretrt,s Peu
IL. Mijuistre f414', helatioti; lSAtA~flemU
eii r et Iu't hed s ier fori *- tie 7-jj

raU quo rt ;tiio, Exrc'cic. Il-tl 4
prie iI,)t'-itt r.'s oitf rtllt'tt' r I iL Ia k '
Le' N! irstre dos Travaix timbliCstf
f~wiio lucHiiOnitir(;. Cativin err
.Hiargt' de dre'sser tIn cali'r r(is char
ges pour Ia c a'oistructioti du SQiaLt
C:oitii d t Ita justice aninon -'e (Pil at
tare It'it.i A f 41 -Iou 1.I I'. r;vllsiP
tiei'itts st Isr nlarltrce ti. thiInstrucbm
o it'rte stim- Ia cat tstro)pli.t du 8 A~i,

M01.\r HoMtl s? plaint de o L: Ie IN
tillnitustres ilitei-es.es vie teilefit P&G*
rifier vt otdomimIlicer st eit vanuce poa
I rais 41 'oevi(-(di,i( de -a 11sit fl N
(C ii grt-.s de's Races.
Mim (c titilt t'xpl-iitI' I' le vwuqie, 16
5t'.Itice lw' ci'aine', It's rtssemgliemuL*
demtiiauiuIs au Minisire de I8 Jiud
parvmieimnent au St;nat.-ll pro not
Itniem t dlt'-crirt' all Mnistre des
ti)1s 15Extricuure's Wavoir ordoaflW
cerla Ic Cn'i- codo Mde Mr BrCd et a
p6dier all LDespartetient des Fin8@
puoutr *tm-t tramusforinde en mi iiiafl

Le' Stnat admoet.
Stir ia detmamide de Mr LhdriSSW6
sera renotivelA au Mo ~inistre de IU*l
rieira Ie Message du SanatI liii decor
datut des renseigneruients setr 'arIt'
tatioti dIo' Mr ID. Jean JacqueS. dit*
tetir dto h l a Linterne a, aui CAYe6*
.Mr Lerisasos propose d'inviter le
istirt'sa it resenter des lois p1out
giilariser It's appointemeots des I W
iiortriail-t35 ci entployda de tout"
villes du- Ia rdpublique IIi de
des inlemnit!s ; 20dedem*d
Miuiistr-e de (cIntCsrieur & fire
phlls rapidement low rOCA04
dii Sdniat ; ii doanequll
4s dtiermijers comnptes examf6
lei' (uanijreset pour lesqU0lS
charge a kcs votdo. Dmanciens
rca d'Etat se plaignent: DePtu*
temnps, ilstie sont plus ail
cependant,fauted'avoir ObWO3
ge, teurs bjecns re~stent frappdo
diction ; 4o II propose dinviter
crdtlaires d'Etat & presenter 411
pour I'orgaiiisation des I'b"c
onze DIpar-tealents minhl''i


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