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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: May 16, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01767

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Ambe 1A 1847


PORT-A1-PRIC1IC(DAM1 j


Vendredl 16 Mal 113


lBI.3AGLOIIlF.

ABOMNMENTS:
.. ..tr-A.U-i.... ..' ..


M s. . . 2.G
*Mois.........* tO
ETRANGEB :
ej^Mois.. .... G. 8 00
nUltRO 15 CENTIMES


J


QUOTIDIEN


R P.DA CTI()N- ADMINISTR ATTflh
8, Rtue Americaine, 8
Les aueufes sooil icscs :
* !Pomor -..; I 'p ci.: a tx hibrejus du oursama
A I'Aois : cliez L. Ml.imence& C-
9. ue Tronchet
A LaoNumtt :Iidz I M. aUctv~e PN c. 1,
A hut aiw diez tadotill alosse*
W. io. :, jerusatleme Strass* 46-49
A Mvw-Yoms :nUnicrsatl Publicity Corupsy
It r z.nusiubca i1111Ct. Gl 1 14c H Mu U11
pasrendus
AL'olnezicaiitn:aLt. Ju:u Y~AL.S J AVA1Ce


POLITIQUE


COUP D' EIL S


UI'eon totnl'l-t lhes. yi\lux dil c4Wtt dte
ltinople, on du cc 't des capi-
isblkaniques, vet'rs St-Ptersbourg,
t Londres ou Paris, le spectacle
pIatout le mimne. Ce nest qu'hesi-
et confusion. Chaque gouverne-
ie borne it surveiller son voisin
I haite que IAutriche, surtout dte-
'son ultiinatum au Mountenegro,
prenne pas initiative trol) dange-
Peadant ce tlinps le'a vri3 eialilennt s'.
pitent. e1 semiblent vourloir nienier
peoples et leurs condultetirs sur
chemnin abouiatissant i la I'dlouta-
catastroplhei' d'une conillagration ge'-
le, que la Turquie appelait Ide tons
Mvux, dhuns I'espoir qlii'lle lui per-
ttraitd' d;clippler au sortllii I'attend,
ralliance des Etats balkanlques tient

Cest la preleitre fois, dpuis lI
'une grande puissance so' pernett de
re une initiative isolt'e. II est cun-
trop tot pour savoir comment
'en accuoninddera I'opinion rlisse, qui
suit pas prdcisaenent la diplomatic
ielle d( Saint-Petersbourg. Elle nie
Tpas imailuer de remar quer que la
obilisation des troupes de Polo-
gie n 6te ordonnde lqu'aprles la pro-
nesse de I'Autricihe de ne pas Inena-
er 'ses voisins du sud t't I'agitation
qui rtgne en ce moment en Russie au-
tantqu'e Its deinonstratiotns anti-au-
trichiiennes qui s'y d6roulenit, ne sont
ue le prelude de la grande vague de
d qui va soulever le pays tout en-
tier centre cet oubli de la parole don-
ane.
On ne sait pas davantnge ce que va
4dcider I Italie don't le gouvt'erneentl
parait s'empetrer de plus en plus dans
les tils tendus de tous les c6to.s par ce
trop subtle diplomat et qui a peut-
6tre aussi quelque peu Ihonte d'avoir
allndoinni la cause du roi Nicolas. II
*e pourrait encore que le cgoverne-
ment italien ait en vue I'occupation de
Valona, et ce fut dans ce but qu'il a
convoqu.,sous les drapeaux,deux clas-
ses de rdservistes, alin de pouvoir as-
surer, a l'occasion, les c6tes orientales
de I'Adriatique faisant face O)trante.
Mais ce qui interesse beaucoup plus
directeltent la France et I'Angleterre,
'est I'attitude que va pnrendre 'Alle-
miagne. On dit bien qu'elle exercera
ur son alli~e I'Autriche une action
anoderatrice, que c'est 1& l'intention de
I'empereur et de la Wilhelnstrasse.
Toutefois on ignore ce qu'il rdsultera
du jeu de toutes les influences contrai-
res qui tirent i droite et a gauche le
,har de l'Etat germanique, et ce ne
serait point hours de propose de cher-
cher i les mettre en lumiire.
L'empereur Guillaume II semblerait
prouver qu'une intelligence vive, dou-
bl e d'une imagination riche et prime-
"utiWre, n'est pas pour un chef d'Etat
is meilleur present des Dieux, si elle
n'est pas accompagn#e d'une autre
quality qui s'appelle le sens pratique.
On ne peut nier qu'il ne sache bros-
ser i merveille de grades fresques
politiques, propres & corner le temple
qu'il sa propose d'elever i l'he6gmonie
Ulemande, mais qui tisquent de ne
point pouvoir se placer dans la grande
usine ou se forgo l'avenir des peuples
sdsroYI Tbmoin, le # Unsere Zu-
Sknt liegt auf dtm Wasser ,, qui, ayant
da6 de 'iaquitude aux Anglais, a
Mtgmust cJment4 L'entente cordiale


ETRANGERE 1' social Deinocratie exulte de I'r;a-' inteidite et quc celui qui tend la main
sant iinpot sur le capital inlagina lir dans la rue est possible d'etre condam-
(uillaurne II, et ne protest qu avec ne A la prison.
une ardeur toute platonique, alln de I arrive souvent que ces malheureux
sauver la face, elle drlclare le vouloir commettent un petit d6lit, brisent. par
~UR L'~E UROPE ~voter si Is couverture financire rie-emplela vitrine d'un magasinet alors
pond a ses principles 4conomiques qui xemple.a vitrie d un magasinet alor
Jo--- vont i I'encontre des lois fondamenta- on les arrte, on les met en prison, et
les de I'Eipire. II faut convenir qu'en lI, au moins, ils mangent.
franco-anvlaise. I'uis, le peril jauno et ce q concJe s concee se options poli- La nkcescitz rend ingenieux. trds
Ia maltris, de I'Ocdan Pacilique, qui tiques" les initiatives de I'empereur ingenieux meme. et on est stup6fait
a iprovoque 'alliance anglo-japonaise et nont Ipas et toujours leureuset s et souvent quand on apprend de quelle
prtpard le rapprochement russo-japl.- "n't PaS atteint Ie but iu'il st plropl taon s'y prennent des homes ou des
nais, et nmaintenant, pour la Triple Al- salt. .a
liance, le poril slave. C'estdlone de cetteintervention conis- temmes pour se procurer le pain quo-
D)ans la pensde de 1'empereur alle- tante d':-c6ttl dans totes les atraires idien qui les empechera de mourir de
miand, la Turquie avait come fone- dul inJlide. (qI'OSt sortie cette ,con)t1f- faim.
tion principal de prolonger en )riient siO 1 c i chai(qut Etat hlierche sts sa- Dans ces piauvres cervy-les jaillit par
I* systaeme triplicien. Or, colmmn elle tisfactions iinmindiate i par des ,no- fois une idte lumineuse.ct it est certain
est atijourd'hui ,crasAe, elle ci.dt la yells ti' dicitables, criteant oil,' en- que no; plus cclebres politiicins ne se
place en E urope a ces pltissaieltes hl- Ii."llCt gt i'ale qi el trai elt-donnnt p.s aut.int de m.al pour trou-
Lkaliques (itle leurs arliniti.s dt racet (oil ,ti'c le~. gi'd. s ver u pisJanils i Il ver uisn que s
de teinp&iraiment, vont i ut-ttrle fairlle Ilc iI-itr dale'lreiX lell n ,tes ver un com aison que s dnt a rte
graviter letmain darts I'orbite de la t'ri-I coe'itive; qui les oblig.r.aienlt i in- que tlonne la f.ain er qui so:=t 1 l re-
ple Enteitte, iimmuobilisant ainli, dt-is Ilover etnvers Ie Montdnsw:gro l 4Es lo- cherche d'un gigne pain.
l'avenir, unie parties de 'arne .uistio.- .*ds violenits centre les.uels la )s- Tout d'abord il taut constater que
ioiugroise. Quallt it I'ltalie,a I tr'(isi.to 'ienle des peoples se revolterait. beaucoup de jeunes gens pauvres, trees
allite de I'Alleinagne, don't les convic pauvrcs, mais avant une certain ins-
tionls sent de pluis itn plus iranits. -- ----- -- -- traction, veulent a toute force deveiir
qluel fond peut-on fire suir elle Ian- des employes de bureau plut6t qLe de
.Iourd'hui qu'elle est inilitairetnent af- Prsime ( no'08 travailler 'manuellcinent coming des
taiblie par I'occupation de la Tripoli- ouvriersce qui leur senbh:e tine decht-
tai ne' A boOnn s ance. UQiellc errcur ils cominnl-tent ? .
II n'est donell u'un roc solid dans Paris,un terrassierc'cst .i dire un hom-
la Triple Alliance uliii est le roe all.- me travaillant A creuser la terre. chose
inand, ilais Iattu ipar les vagites grOS- A, lout abonn6 qui nolis plrses- qui ne demande aucune aptitude sp -
sissaeites du slavisine centre lesqiuelles fr. p r
il faut le fortifier. De MI est sortie la tera se: q.altriiace dll nois ule Ml clahgalgne usqu' dix trancs parioLr.
formidable loi niilitaire alleinalnde en nous ollroins, Crnine prime, le et est sur de trouver toijouris de l'ou-
lprdparation et que le Reichstag va vo- Manuai'l doe Mldlecite, d'Hilyiie d'tre conn empbloy dle \burau. oblige
ter sans opposition rdelle. t e Ph:'n e d sius. pa tre convenablenmet vtu g igne sou-
Toutefo sas est rin certain qe la ci do I:lriarecie domesliqu es. par vent moinis de 1 io francs,c'est 1 Jdire A
couplee Allianc est a n certainse costie le DJ:)e. Deh /i si, de la iacullt de peine j francs par jour. et il n'.t aucu-
Trilpe Allianice a une faiblesse coin.ti-
tutionnelle dans l'irrtductible antago- Paris, plianrnacien de Ie classes. ne scurit: pour F'avenir,
nisine de I'Autriclie et de I'ltalie; cet C'est ni volume de 921 pages A Paris il existed des h.nll:. sa.d-
antagonisine date de loin 'et des pr&- superbeanenit c:artonne. Louvrage which. c'-st dire d pauvrcs ge)s qui
cautions ont d ct ttre prises pour I'em est & la porlde dt tout le mondle et parcourent Ics rues a\ec des atfi.ih.ssur
p~cler de roinpre alliance. DL plus, di speas ble dais tocou t ls es s I- dos et. on lur does at fra par
il n'est pas inoins evident que la bon-frc par
lie position de I'Alleinagne at Constan- nilles. 11i ei.signie ce qu'd l tlut evi- jour. quelque lois 1 fr 5o s'ils s nt ro-
tinople aura noins d'importarnce de- ler pour ConlServer la satle, ce qu'il busies ; avec cette some derisoire il
main qu'lier. Cependant, il est permis fault Iaire pour soulagoer les in la- leur faut manger et se longer. Je connais
dle penser qu'apres le rdtablissement dies claruniqmles, les iaioyeni die re- un industrielquiemploie c-tte publici-
de la paix, les entraves que pourront tndier aut accldeils les plus co:l- te ambulance et il m'a racontd que p.tr
inettre les Etats balkaniques a la liber-t ds s mi les dix homes sandwich qu'l ei
tt d'action de rAutriche, ne seront pa U el les propries des renedes mi les dix hnes sandwie d uil etu-
eaucoup plus ganantes pour elle ue usuel les plus ellicaces. ancien notaire et n e un homme
dans le passe, car I'on ne sait ce q.le Le Matin tSn s:uratt doniner A ses
deviendra I'union balkanique lorsqu'il abaines uun cat u plus until. qu a le drot de porter un litre lobi-
ny aura plus de Turc A devorer et liaire I Lun deux, I'ancien notaire. A
I'avenir est bien capable de nous lion- __ .. une ide qu'il qualilie de merveilleuse
trer une Bulgarie plus ou moins hos- et don't il garde naturellement le se-
tile A la Gr6ce et a la Serbie, et, par LETTRE DE PARIS cret. Pour Lancer son idWe, ii lui faut.
cd fait, susceptible d'entrer dans le dit-il, un capital de 3oo francs, et il
jeu autrichiun, portant ainsi oinbrage economise quelques sous sur ce qu'il
a la politique sculaire de la Russie Le luttes de a Vi e gagne chaque jour. On se d-mand.*
obligee alors de resserrer encore plus quellesdoivent iatre les penstes' de ce
les liens qui I'unissent & la Triple En- desherte de la vie qui a connu jadis
teQuiconqu connait 'esprit public al- Paris le 7 Mars 19a1 !'existence luxueuse et qui croit encore
lemnand, sait qu'il est de nomnbreux al- l .l'avenir. Ces dech6itnes qai s upC-
lemiands rests beaucoup plus his- S'l est une -vritc bicn ,tablic a no- licnt ne peuvent scxpliquer que par
ntarckiens que leur souverain, et le, r poe, Irep c'est qu'il devient horrible- cette remarque que la debacle n'a pas
chez eux, la haine de la France est ment diflicile de gagner honorable- etc iistantAdie mnai s'est aczentude
plus vivace que la crainte de la Riussie. ment sa vie. Toutes les places sont pri chaqae jour un pcu davantag-. A les
is ne voient, dans les enornes prslea- ses et quand un patron a besoin d'un &couter, ces pauvres debris de la vie
ratifs inilitaires qu'une precaution cwil- employc,c'est par centaines que se prd- conservent, avec t6nacite. ave: achar-
tre I'ennemi hierdditaire, d'autuat plus sentent tous les candidates, et involon ment mnme la lueur d'tsper.ance qui
iqule I avortement des plans pM. M ,. taircment on sc demand comment vi- les reconforte. Its vivent av c I'idie
Kiderlen sur le Maroc, a lais. ta.1AI
leinage sune ranetcur persistaint. II vent tous ces inalheureux don't le d&- quls remontront A la surface et qu'u
va done s'v creer une opinion llli- jeuner quatidient constitue un problc- jour viendra o justice leur s:ra enfin
queuse qui pourrait bien puiss,.r la me trop ouvent insoluble. On dit qu'a. rendLee et oi iis pourront reprendre
Vilhelinstrasse of elle ne voudrait ias Paris, tous s t jouri cent mille indivi- leur place au soleil.
al'ler. Or, comnne l'annonce delay laoi dus s. demandent comment ils mange- Cest I'eter-ielle histoire de la bite
mnilitaire allemande a secout la France ront, et come, en some. le noinbreide pandore. d_ ce:t. esp6rance qui ne
de son aveugle torpeur, si I'lain de ce des personnel inourant de faim n'arri- nous abandonne jamais, jamais.Le tu-
pays arrivait i faire reformer le statut ve pas A deux par jour, corn cnt ont berculeux sur son lit de mort, alors
de I'arnme, et i lui donner des- eflec- bien pu fire ces pauvres qui ne de- qu'il na plus que quel ues hepr.s A vi.
tifs plus nombreux et surtout tie, c-,-!
dies pt ds ntroupeu plus surlidts ils c mandent qu'A travailler ? II y a la cha- vre. declare A ceuxqui 'entourent qui
pourrait que tout ce branll-las ,uli- r.te pubi que, chest vrai, mais trop sou- v.a beaucoup mieux.qu'il v. pouvo.r se
taire profltAt plus a la France qu'a 1'Al vent les plus malheureux ne veulent lever et enlin gucrir completement
lemagne. pas mendier,ou n'osen: pas et ii faut se Dc meme l'homme sandwich espere
De meme, ml Ion observe que la rappeler qu'en France la mendicite est trouvtr le capitalist qui lui fournira


--~ -- -- --- -- II I IL -







raqent n6cessaire la rkalisation de
l'oventionmerveilleuse qui lui rap-
-petera ensuite des millions.
L'admirable Dante dit qu'A la porte
de Ienfer il faut abandonner toute espi
rance, et c'est en effect la plus epouvan-
table torture qui soit.
Sans I'esperance, ia vie serait impos-
, sible, et si nous voulons bien nous re-
ceuillir et voir clair au fond de notre
eceur. nous v trouverons toujours la
petite lueur de I'espCrance.
G. LEMARCHAND
_


FITS DIVERS
RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES
OBSIRVATOl1RE
DU
StMINAIRE C)OLLLI,: St-MAIlTIAL
Jeudi 15 Mai 1913
iaronimtre it iidi 7t1,l


InaillinIIIIanI


t"'.1
30.12


Movenne diulrne 24,4
Ciel 1111aa 11i\ t 11t' lia j)a11 i"o t'. (Ora-
e Iassalit plar I Nod ia (11. Pilue
orangee sur 1l liii a 81i 15 in. mar-
quantI uai piviiAl'-tr. 't. 111111 Moiv'e
Inent Sis1ilillIc..
laroluot1'tc constaltt.
I .SCIIE Eli .
Aux ateliers dr. sculpteur
Normitil Charles
Ilier martin Messieurs les Secrtaires
d'Etat de lInstructioz, publique et des!
Travaux publics onut te visitor. dans
les ateliers du sculpture N. Charles,
48 rue de la R6tunion. le monument;
qu'on doit erigcr A la inmmoire d'lie
ubois.
On sait que depuis quelqiu.-s temps;
l'artiste travaille activemcnt. a cette teu-
vie don't la commander lui fut premise
ar le DEpartement de l'lnstruction pu-
lique don't le chef, Mr T. Guilbaud,in-.
forme de I'achevement du buste,a you-
lu personnellement le voir. Conduit,
ainsi que son college au Departement
des Travaux publics A qui il demand
de I'accompagner, devant le buste par
le distingue sculpteur. il ne put semn-
pIcher de teliciter Mr Mormil Charles
de son admirable travail. Cette satisfac-
tion, Messieurs Guilbaud et Boco F'ont
encore manifested en presence de la
maquette de 1'ecoliere qui doit occuper
le socle du monument.
Cette ceuvre, qui est dune extrinem
dtlicatesse, vous trapped, vous impres-
sionne par la vie qui semble l'animer.
Elle sera d'un effet d'art puissant a c6te
du buste.
MM. Guilbaud et Boco se sont mon-
trEs heureux de cette visit et ont price
le sculpteur de mettre la main imnnc-
diatement A la derniere parties du mo-
nument.
Conalrence Post-scolaire
C'est hier A shres. 112 que, devant un
public aussi nombreux que choisi,
M.H&nec Dorsinvil,le Directeur de 1'Es-
sor, commencait la sErie de ses conf&-
rances sur l'oeuvre des romancicrs hai
tiens.
II a fait ressortir avec le talent et l'ai
sauce qu'on lui connait l'utilite du ro-
man et a pose les bases de ses prochai-
nue conferences qui rouleront chacune
sur un romancier haitien, sa vie et son

Le succts du conferencier a ete com-
plet.ll a nwontre qu'avec de l'espritbeau
coup d'esprit, on peut etre un conferen
cier non seulement interessant, mais
encore pregnant et tou ours applaud par
un public compose de gens capable
d'apprcier les beautEs les plus subtiles
et de comprendre les daflicultes les
plus rides pourvu qu'elles soient dites
avec art,simplicitE et elegance.
La 56me Conlerenee
du CoAs EseIPgnamt
C'st dimanche prochain 18 Mai
S'aurar lieu A Xo hres du martin, dans
ia mUle de r'atiutiton de Mae Ch Du-
*S .


- 2


be. 49 Rue du Centre, la e6 me conf6- Mr Antignat, qui est otnacer a A.-
rence de 'association d Corps Ensi- d6mie. est un home du monde tfte
gnant. distingu6 qui a deja donn6 Aart bien
La Conference sera faite par Mr le Dr des ann6es de sa vie. Aussi Ihabitude
Dorsainvil, professeur de philosophies d'affronter des difficult pur les vain-
au Lycee National. cre, Ici a-t-il donn 1'nergie qu l fl4
En m6moire do Prtsident dans les situations extremes coi
E me d rdent Ae celle qu'il vent trouvCr avc m
S Taner6de Au'guste treA moitie detruit lPa L
La messe de Requiem. chanted ce aApr*s les larmes, I pe-i
matin, en memoire du President Tan dit. On ne doit pas abattre
'crude Auguste, a. Cte l'o:casion d'une par un accident, quelq ouloureux
pieuse et emouvante manifestation. qu'il puisse etre.
Dis huit heures,une assistance nom- Puisse cette belle 6nergie, cet en-
breuse se press dans I'Eglise don't les thousiasme A reprendre flceuvre au
abords sont occupies par les soldats de moment oi une fatality stupid mena-
la Rdforme, sous le commandement du ait de la fire sombrer, trouver par
Gnt ial Poitevien. Monsieur Michel tout des adherents, susciter des mar
Ojeste, President de la Rtpublique, ques d'encouragement. avoir son 6cho
entoure du Conseil des Secretaires d'E- aussi dans les cercles officials.
tat,le Clerge,tous les Corps constituts,
assistant A la c6r6monie don't toutes Le nouveau livre du
les phases se deroulent dans le recueil- ID' Lion Audalt
element de toas, recueillement que la
musique du Palais suscite aussi par Nous extrayons dceR vista Midico-Far-
l'exicution de Marches Funtbres dont MEacdutica Dominicanas, 'excelkl article
les notes semblent s'imprtgner de tris- suivant conrsacri au nouvwau livre, aforga-
tesse lourde en cette atmosphere de niine dans s sinfectionss, que viena dr pu.
pitd, blier noire rninent compatriot' J Dr Ldon
On s'est rendu, aprs la messe, sur ai.
la tombe du regretted President, au ci- a Le Docteur Leon Audain, d'Haiti,
metiere int6rieur.Les prikres de I1'.glise deji celbre par ses nombreux travaux.
dites, chacun present ses hommages nous regale d'un nouveau livre dans le-
kmus A la famille Auguste don't la quel il pursuit, avec son enthousias-
douleur s'avivait en ce lieu. me de toujours,ses etudes personnelles
Les d6elgations sur les maladies de notre clmat. II est
De tous les points de la Rt lblique indisputable que cet eminent haitien
il arrive des dld6gations charges realise un trWs beau travail au benEfice
d'apporter les felicitations des poplu- de la science dans une matiEre aussi ar-
lations au Pre;sident Michel Oreste, a due que celle de la pathogenic vraie et
I'occasion de son hleeureuxavi'neniit au de la symptomatologie de nos maladies
louvoir. tropicales.
Parniii ('es delegations que I: Prl':-si- ro s.
.dent a tl hieurenx de recevoir nous La science europeenne a encore beau
nlototns, entire autres, avec plaisir les coup A apprendre et a dkcouvrir dans
no1ns suivants : le domain de nos rEgions tropicales et
Cap llaitien : Josias Montreuil, pre- ne peut, en aucune tacon,dedaigner les
sident, Ducasse Chl. Pierre, Hici Etien observations et enseignements de ceux
ne, Lauristoi Valigues, Cli. Andrd, Iqui, come Audain. out consacr tous
Dr oioucet, Lud. Pasquis ietnbres ; leurs efforts,A faire le jour sur le chaos
Jacinel : P. N. Ilerisson, prdsidoent, embrouill6 de nos maladies locales.
M C. "Tlit'bal, I). Lafontant, Atnibroise
Me I iginon, Pierre iouis, D. Buret. D. Audain est une autorite en matiere
Laroclhe. (. ( o.clie, Fauche i lls. J. Ba- de maladies tropicales. Souteair le con-
rolette, Vertus Celestin, Carindard, traire est, non seulement de la simple
remibres ; p6danterie, mais encore du prejudice
J.rWmie : P. Garoute president, Pres parce queen meconnaissantsestravaux,
oir J, Ern. M David Csri, Petion B on peut donner l'assurance que nous
sy, Eug. Marais, aembres. sommes de la plus crasse ignorance sur
Accident d'automoblie des questions que les savants d Europe
Hier apres midi. vers une heure,com sont incapable de resoudre.
me I'automobile portant le No 22 Ion- II vient done A son here, 'excellent
geait la rue Republicaine,allant du c6th nouveau livre d'Audaini.
ae la gare du Nord. elle renversa une
temme pres du march et continue tout Nouvelle A la main
bonnement sa route. Ce ne fut qu'au A la conference d'hier, X interpelant
niveau de la Place Geffrard que lehe
chautfeur fut arrete et conduit A la PrE- un Monsieur qui venait de iui marcher
fecture. Le juge Benjamin requis sur dessus, lui dit brusquement :
l'heure, dress proces-verbal, et les -Vous dites Monsieur ?
parties arriverent A une entente Mais... rien
I'amiable. Le chauffeur fut mis en li- h excusezmoi, je croyais que
bert vons avier dit : pardon.
All's well that ends well. vons vie dit pardon.
Tentative de suicide _, ...
Avant hier vers 6 hres du martin, des
cris insolites attiraient I'attention du Le Svnat
Chef de quarter du Marche St Louis. -_
C'tait la nommEe Sor nma qui, ayant
absorb du mort aux rats, poussait ces Stance du i 5 Mai 1911 .
hurlements qui mirent tout le quarter
en emoi. Plusieurs fois d6ja,poussee par La sance du Grand Corps a consisted
on ne sait quel desespoir, elle .vait es- en la lecture d'une depeche du Dkpar-
save de mettre un term A ses jours. Et tement de I'lnterieurinvitantauxmesses
ii etait plusieurs fois arrive des alterna de Requiem qui seront chanties le 16
tives d esperance consolante qui la fai- en inmmoire du President Tancr&de Au.
salt difflrer l'execution de son triste guste et le 19 en memoire des soldats
project. Mais son secret rest toujours tombEs victim :s le 4 Mai courant,et en
vivant et plus tort au fond d'elle meme une demand de permits agrtec en fa
et la poussa une fois encore A la recher veur du S.nateur M. In Francois.
che du libYrateur. Ce fut A la Pharma
cie Centrale que, rEsolue, elle avait ete _
prendre le poison.
Le Dr Perigord. mande en toute hate
fit le diagnostic de l'empoisonnement C9rS do Bmr
et donna les premiers sons A la mal
heureusedont le cas a Etc juge fort --
grave.
grave.. Or AmCricain o/o prime
Arrivee du Direeleur Chque sur Paris. 4. 4 o/o prime
Sdoe Parisiar a Traite sur Paris. 1 ./4, 2 o/o p
Notre sympathique ami, Me Suirad Transfert sur Paris 4 i/a *. prime
Villard, nous a fait le plaisir de nous C.bilA e a New-York 14 oo prime
presenter, en notre redaction. Mr An- .que


tinat, arrive ce matin d'Europe, via Bua t de P. 5. 2, 1/ o/o rCp
Nw-York, pour diriger le Thetre Pa- Nickel. J 3/4 o/o eco.p~s
risiana. DetIn Itt dt.4*arI .,t. A .


Silhouette de
contfre

Mr H6aee DmrsIuviHle '
Mr Dorsinville eat un lhumnor
Ut ce que disait Mr Georges
pres la conference, que m
I'oeuvre des romanciers haltwi
sur I'utilith du roman, a faite hi1
lHnec Dorsinville.
Jamais mot ne fut plus just t
point de vue de la jusatea quo
justice. Oui, Mr Dorsinville netj
humoriste, inais un humorist
gant, qui anesthesie parfois de
souriants, sea cruautes, acc
d'un air d'innocfnce et de ne
toucher ses plaisanteries trop
demouchetees et sans qu'on y faMu
tention casse brusquement, d'un
de main, sea points d'ironie
vous les avoir insinudesbien avan
le cueur.
II est un fanatique de 1'esprit,
de I'esprit it outrance. 11 praad
bien Ia ou il le trouve, et quand li
le trouve pas a portte dv la mr
cherche et s sies rechercles soot
nes, le creo sans se g4ner. II court
jainais s'esquinter. come & un
de tout son etre vers le paradoxu
gant, souple, fuyant, qui ie coo
jainais maise claire les lvresdes
legers de la gaietW et true les
des fossettes pourpres de la joie.
Avec une aisance de clown,
de tout un tremplin pour
sauter de la gravity aux propose
polisonnants, aux badinages ma
exlqiis,et (udlque fois jusqu'au
pour toinber enfln dans les flot
nitltlneux du rire ofi bien souve
se ddbat visiblement pour ne pia
over. II est de ceux qui, pour e
(lii souleve et fait treprgner li
sacrifice une idde forte, ulne
vraie, coitne I'autre sacritiait q
lois la correction a I'harin mie.
Oui, ii ainie le rire, nmis le rire mn
qui sonne coinnme une tibaled'
Ieurtant une pierre; le rire
nerve et pe s'6nerve pas, ne
pas brusquenlent, ne se case pam
crier gare, Inais ineurt eln i
confine les ondulations quie faitl
le caillou qui troupe le caline bleoa
lac. L'on dirait que le rire debort
sa vie, qu'il remplit ses jours, ses
son esprit, son cceur.
Je sens que Mr Dorsinville qui pi
tant I'utilite du roman ferait un Bl
romancier. Car parmi ses persononb9
prIs de ses hdros, on le sentiraitl
souvent, entire les iddes et les pi
qu'il echlangeraient, on surpreWi
trop les idles et les propose del'afc
Je suppose qu'en le lisantt, le lecr
quelquefois s'arreterait pour cbent
si, derriAre lui, il ny a pas quelqd
qui rit a gorge deploy e, qui fat
pieds-de-nez. M me dans les 3M
les noins personnelles, on croirilt
core voir entire les lignes la face L
dde, grimne, ride, des rides doa l
d'lHdor, de cet Hedor fainilier des
tape amicale sur I'epaule, don't Il*
vre s'empanache sans cesse 2i
d'une plague bien totrnde, bien liW
a tout le moins et le plus souveatl,
anot cinglant, ironique, qui peint -
situation ridicule tell qu'elle est,
elle ineme hietrodoxe.
Aussi sa conference a eu du sucC*
beaucoup de success, autant do sc00
qu'il a dit de blagues, je prends le 1
dans son sons avantageux, dans ISe -
que le conferencier lui m.noe ra G
ploy.
Ce don't je suis presque str,c'et
si Mr Dorsinville a choisi le suj$t
il a indique hier les grades i"(
s'il s'est jet a franc trier sur cetIt
ot I'on coudoie Marcelin avec sos
prit gouailleur, L'nrisson avoe
gross rire et Iiibbert avec son rin i
si libre que celui d a Lhdrisson, t
lu'il 6touffe plus souvent dana
mnouchoir bro d, c'est qu'il a pane4
il n'a pas tort, qu'il y trouverait
ce qu il faut pour fire p6tiller 9mS
prit, mousser *a verve et afficne2r
taines theories, cell entire autre0
lea mauvais livres et les michanSl
teurs qui, si elles n'4taient UP.
guirlandeaede rire,feraient dire do
f6rencier spiritual d'hier qu'il -*
mnchant lecteur et un future aur-!
mauvais livres. .
Mais non, ne prenons pas leI
ries de Mr Dorsinville at pied
lettre, car il nest qu'un humors M
a propose de I'osuvre deb


hlitieins, a ameu- on ik-blic pho
no l[a instruikt, l'amemer 0a U
qu'il as Lamibre tueWS k'%


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