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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: May 12, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01764

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IPofT AUPRINCI (OrL a


lpC Aabe N N1844


c~aeent-B1IAGLOItF.

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QUOTIDIEN


REDACTION -A DWIFNJSTB ATION
Ruie Amertcalne, 8
Lesa1a82OK4 lst emig~es :
A POrT-AU-PPINcS: aUs bU rea dU JOUIM
* PASIS : ches L. Pd-vence & Cis
9. Auc Troca-et
A Lowomus : che& L. Wayence S (CO. 19,
21. 21 Ludgate [fill
A BERLIw. ches Rudolt oise
S. W. 39i, Jenusalme Strasf 46-49
A Naw-YoK : Universal Publicity Compimy
4 sWest I jh Sthtet
I es manuscript in jfllt ou rcn s et
ra%:rendL s
Abonnenents et insertions payables J avar~e


LE SERVICE DE
TROISANS EN FR AACE
--oo---

M.ELienne,ministre de la guerre,'jnera une armee aussi nombreuse
aprnononc, devant une nombreuse que celle de I'Allemagne et d'une
union d'officiers de reserve,un vi- valour militaire superieure puisque
brant discourspartiotiqueen faveur nos soldals ayant trois ans de prd-
de la loi de trois ans. sencesouslesdrapeaux,seront mieux
Le ininistre a d6montr6que noire aguere is et mieux entrain6s.
armne active ne s'elevait qu'a 450,- Le discours aue vient de pronon-
000 hommes et qu'avec les nou- cer au Reichstag le chancelier alle-
veaux armements, les Allemands en mand contribuera puissamnment i
suroot 950.0X) au mois d'octobre faire voter la loi de trois ans..l ai dlit
prochain, et que sous peine de tom- bien souvent quo Guillaumiip, tout
ber au rang de puissance de second en Mtant pour nois un terrible en-
ordre, nous ne pouvions pas ne pas neini, rend des services imalpprecia-
r6pondre cornme il le fault aux nou- bles et surlout involontaires i" no:re
veaux effectifs allemands. pays. La France est fiere le son ar-
L'Allemagne ne garde ses soldals tillerie qu'elle sailt lre,depuis quel-
que deux ans.Elle.a une population qlues annbes,la premiere dl In nde;
super ieure d'un tiers A la n6tre, cela n'a pas enpech6 le chaicelier
done nous devons rdlablir I'equili- allemande dt~ dire du haut dle la tri-
bre en gardant nos soldats dans I'ar- bune e La France qui croit qu'elle
mee active pendant trois ans. a une artillerie reinarqtiable '. Eli
M. etienne qui, en sa quality de bien qu'on deinande aux Turcs ce
membre du gouvernement,est tenu qu'ils pensent des canon< krupp ;
aune certain reserve diplomatique, qu'on interroge les Serbes, les Bul-
n'a pas voulu reliever trop verte- gares,les Grecs et tous vous repon-
ment le mensonge de certains jour- dront que les canons fabriquds en
naux allemands accusant la France France leur ont assure la vicloire.
de vouloir laguerre,il s'est content La France lout ,-ntiere ne veut
en terines 6mus, de rappeler les pas Blre A ia merci de l'Allenagne,
deuils de I'ann6e 1870 et ii a termi- elle est prete i tous les sacrifices,
n6 en disant qu'aucun francais quels qu'lis soient, potr conserve
ayant du coeur no pouvait d6sirer son rang de grande puissane, et
voir le retour de pareils d6sastres. voilA pourquoi, toute noire jeunesse
M. Etienne a 6t6 applaudi avec consent a rester trois ans sous les
un entlhousiasme extraordinaire. M. drapeaux. Notre vieux sang guer-
Jaures qui continue sa propaganda rier bouillonna de nauveau dans
antimilitariste,mais n'ose plus fair nos veines,et apres tout,nous avons
de conference en souvenir de la re- bin le droit de nous dt6endre,puis-
ceptioa si meprisante qui lui fil qu'on'nous menace et que lous les
faite ai Nice,ne veut absolunmeqt pas nouveaux airmemnenis allemanils
du service de trois ans et dans son sont visiblement diriges contre
journal t1 I appui de I'argent allemand, pre- G. LEMARCIIAND.
conise le soulevement en masse et
la formation de milices pour defen-
dre la patrie.
Cette id6e est tellement ridicule Mdchant solely,
que 1'on s'6tonne de voir M. Jau-
res, homme intelligent, s'attacher A douce pluie...
une pareille folie.
Malgr6 toute le propaganda de
uclgues socialites inconscients, -Avant les pluies de ces quinze
mquenso majority de la France derniers jours,la s6heresse,desesdoigts
ivet le rtajlmeant du service de brdlants, avait profond6ment touched
vet oie rapablice quat d serviced e cceur de toute la region. Depuis
trois anI, parce qu'avec son grand deux ou trois mois, sa royaute souve-
bon senreile comprend que 1k soul raine r6gnait en plein dans la coutr6e
est le salut. prostrCe.. Tout le monde se plaignait
Le 'ptriotisnme un moment en- de la mortifiante chaleur et de la torpeur
dormi dans noire pays, se r6veill6 inaccoutum6e des premiers mois de
avec un tel ndhousiasae qoe rina, l'annae ; mme les bltes en souffraient
maintemantApeutarrf son 6lan. visiblement, beaucoup en mouraient
Partout bas jeuJne g s n atin- dans les plaides dsol6es ; loes abres,
dent m e eMe la or loti MAi. surtout, las et immobiles, ouvraient
taireet contraee des engagement leur bras de feuilles kplor6s od I'on sea
tajreel contracdent des engagements tait battre le pouls de la fire ardente
de trois ans. Notre pays a comprise eta c'ttitr un cris general : Qfuand done
qu aucune alliance, aucun accord aurons-nous les reposantes faveurs de
durable nest possible entre la Madame la Pluie ?
France el'Allemagne tant que sub-
sistera la question de IAlsace et de
la Lorraina, et quepar conoaquenl. Moi, j'en pAtissais naturellement,
il ftut so pparear au Ciflit in6vi- abattu et morfondu come les autres.
table t amrte t na pa atteodre le Jamais, depuis longtemps, je n'avais vu
demiur- l .' unse icheresse aausi aride, aussi tenace
Ij~iS a. eat as Iao dO M a. -_ccbl"-te. Javais chaud de mar-


cher, d'aller vite, de venir douceme:t


der, s'agrandir s'unifierse noircar et en-


j'avais chaud de manger, de boire, de fin prendre, A eux seuls.leur plus gran-
digerer,j'avais chaud de rester tranquil- de part de ciel, et bient6t, sous de bru-
le. de m'allonger, de dormir,c'etait sen- ants coups de tonnerre avertisseurs,se
siblement inquietant liqutlier en nappes d'cau genereuses et
A la maison, au milieu de la jour- nous gratifier de l'averse don't on avail
nee,c'6tait le foyer mais pour de bon- tant besoin ?...
le ne tennis pas en place une second.
II me fallait sortir pour humer le grand
air, pour respirer plus a l'aise. Mais,
hdlas I c'tait bien pis. lle arrival. lundi en quinze, i la
Le soleil, de sa ferule chaude, me ta- tomble de la nuit, sans rien dire.
pait sur I'occiput. Je n'arrivais A cons- Un grand vent prdcurseur seul. nous
tater aucune amelioration ou bien-etre. avertit de la venue, mais noui n'y cro-
Au bout d'une trentaine de metres par- ions gure.
courus, le chapeau me pesait dru et llyavait bien pourtant,un troupeaude
ce leger fardeau. devenu torride, me nuagei moutons blancs qui se dtnmn-
donnait des velleites de m'en d6bitras- tibulaiint come des jouets au fur et
ser bien vite, de I'envover tendre i'air A measure en s'attroupant plus sombres
et se promener... Mes vtements ;sur- dans Ic ciel tranquillc.
chauffts, alourdis, conservaient tout le Le :rpauscule clait. peut- tre, plus
brasier et tout le feu des baisers solai- interdit. ce soir IA. de la chaleur amas-
res... me les entretenaient par dessus .l see tout Ic jour. Mais, vraiment 1-on
cuirassedechairqui n'enpouvait mais .. ne s'attenJit pas A voir. la belle Mme
me les rendaient intenables et meur- ia Pluie, apparaitre avec sa mantille
triers, ficvreux et funestes, torturants 6tincelante et a couleuse, et. cela. sans
et enflamm6s... et me voilA, m'oubli- la plus petite etincelle,sans le moindre
ant jusqu'A mcdire, avec une pseudo choc d'Ilectricitt ton.nant et la prdce-
conviction, des bienfaisances insolites dant
des ravons du grand Roi... Elle nous fit la bonne surpri-. Iile
Le sol, come s'il devenait braise, fut bCnie par toutes le. bcnJL1ie 1eIll,
alors, comme hiore et consciente de sA
commnaiquaitAimnes semelles touteson
incandescence, je donnais de grands visite, de sa liberalit de bs'att de trai-
coups pie devnt moi dans arheuret don elle s'attard,.tte la
coups d. -pie4 devant moi, dans I'air, nuit, prodigue de s:s bicntfaitr, iisartia-
pour fire le viJe et ramener une me- ble en seP faveurs, decide mnta.ts i ns
nue fraicheur de par les cordons des pl ss tairc, o. Ice a nr
chaussures... Si je marchais lentement p sa dourc cohns) b- avoi a le c'uret.
la masse d'cther opaque, sevrue de la j dour chsl, lle drVilae soC ia 1n.
p!us tniigiiliante brise, devenait pres-'e soleil qui nous lit rant de ma. plu
qu'irrespirable... Si je me pressais un mit des lunettes griscs.le noya de vro .
peu. une sueur abondante me venait sesgoutelleesenc ormes detegnoere
draper le front. Le bas faux-col dte sesgoutellettes en formes d' teig^o r.et,
draper ae front. Le bag faux-col de stt le malin ne se monntra plus de la jour-
avec, au. points, l'hpingled'or de si- n6e... Elle rignarta, elle-m.!nt ean e )nu-
rete, semblait me serrer srieusement nairiee orgucihuse de la prouessD
le cou, come avec des falcons d'etran- d'aoir foit fuir I e de la prouess
glement...Et je sentais sous la chemise d'avoir fai ir lrfe cotagu u dalu dur
les petites perles rondes de transpira- clumiqie eat qui, pr cnmsou, s'un dit ca-
tion, rouler a partir du thorax' et de chls aet qui, prade.. hnid tca-
che A s) ap';'i i... h iuni1ic.
l'omoplate, courier come de minus- Quant A moi, je batifolais de bon-
cules skys sur la neige, descenjre sur heur. Je n'avais plus chaud. II est vrai
toute la poitrine et dans tout le dos jus j'avais plutt trop frais, mine froid. .
quau rein... et le petit exercise sans et j frottais m"s deux paumzs ensem-
cesse renouvele entretenait tout le bus- ie, pour me ressouvenir, peu r un
te come le chapiteau d'un Deroy peu du hier chaleureux enr, pt-tre un
flambant... neuf. Alors, desesperd du peu du hier chalcureux et attl1di djns
plambant.. jneuf Alors, d&espder dut son crepascule !- Noanmoins. je sou-
supplceo je restais, une minute,debout, haitais quc I'averse durat encore deux
come figo,d&cid tout de m, me A ne jours, trois jours, une semaine... J'dtais
plus fire un pas... dans la fournaise. trp heurreux de cr ue ieifint renouvel-
Si j'ktais tout pros d'une ombre de sa- element d'air, je le repirais i I'aise t
blier... jy cocrais pour taire queique trop librenent je prdferais sincere-
chose, pour m'y blottir, et aussi pour meant ce temps gris, frissonn.ant et
ne pas marcher vite, ni lentement. moutll~. et m .me la mare de boun
C'tait cruel de trotter come cela d nos avenues A ia rere de lbre
mais c'tait obligatoire... Le move de nos av e l reprie del 'trein-
me decouvrir,et de me dev6tir A la mo- te riante et fivreuse d.e la reverb ra-
de am6ricaine dans 1i rue! plut6t mou- tion du Grand Disque--Roi d'un ptin-
rir d'insolation, n'est-ce pas ? Celmuici, durant ie sf our e Md-
ApMrs un repos de quelques minu- Cme I Pluic, pendant e s doure djour
chemin sous bienla brurdes reflects do- et plus, escomptant, sans doute, L las.
chmi an ss intia bpoir de trouver s do situde de celle-ci. ou sa faiblesse, mon-
r6& .avec I'intime espoir de trouver u131 trait le nez de temps en temps1 Ii1
compagnon de route: l'on bavarderaitlui aia me d'cairer de si huit
la teinp ature araltrait plos basse.lat- heures conrs6utivec. mais si lamp.
.aosphtr semblerait ti de plut6tL ... hures consecutive mais sa lampe
Mais,une fois dans mon four.. am- tait ndsitante, pAlolte.., iap.ble de
bulant, je ne voyais rien venir. J'aper- grand mal...
cevais, ia bis, la voCite bleue sombre epro ant les vranes de la dout une
qui donnait abri A quelque flocons de reposante sjverainete p.i d-nt ue
nuages Cpais, mais que je les trouvais nuat, toute une m laine, ou la plus
peu I et come je remarquais que le grande partie de I apres midi, Madame
armament, en un cin oa Pluieda, dans son triomphe. reversait
firmament, en unI din d'oeil, d~blaye de IA brise, de la serclnitd et de l'eau...A
de l'estompe de tous ces menus amas eau l, e vent...
noirs et blancs, avait l'air. plut6t, d l
rire et de m'ironiser ?..." Quand done
allais-je voir, sur le Fort National, ces
groin massift bruns, A forme de lion -Lundi dernier, je I'ai vue donner
et do panthere, me grouper, se co-usoli- la dernicre fouett6e au Soleill le disable


- I I


I I __ II I r 11 115~ -


Lundi 12 Mal QJ3











bttait sa moiti6, come on le dit com-
munerdent-Oue c'6tait beau! Ic m'ex-
tasiis. Et voili que tout A coup, je me
mettaisA me demander,lequel devrais-je
pr6ftrerA present : le prisme de lumiere
iimpide ou le prisme de rose claire?...
taisis A deux pas de mon petit jar-
din, qui n'en avait que le nom... et,
soudainement. jc remarquais ceci de-
rant moi. j'avais un vrai parterre !
Ce n'etaient plus les vieilles plate
bandes de plants dessdchdes qui se
ruinaient depuis quatre mois; Eln effet
tout avait repousse. tout avait refleuri,
tout reprenait une vie dc verdure et de
beauty I C'etait une Resurrection de
mon pauvre Lazare dc jardinct !....iMais,
ayant aussit6t comprise, qu'`pres avoir
acheve son oeuvre de bienfaissante. Ma-
dame la Pluie avait la base idde de
vouloir la gacher m.auvais je m'ccri-
ai : reluquant le Sp c'tlre' solaire t pl t-
vial rayonnant dans leur prime et met,
tant,dans mon regarJ. toute l'ingratitu-
de humane : ( Ouste Ouste I\
bas. Nous .'vons bKsoin du Solcil
maintenant
V. M.
N- i


FAITS DIVEWS


RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES
013SSUIihATO ( i :
DDirnanche


Dimanche 10 Mai 1913


Tompdrature It llj 11111


-7.8


tI iiit I t' ii''ii ii ti1 .1.i i i111 i11 4 1i tI; I -I


I I ri I t r. v
e I I 111 11111 1 111 it li I I II 1 4 .1 4ll-;.;c



Le 15 Ahi tine sera pias lt'-W

)II se smlt (1v ioil! 41~ 11'. It, I.
Conite avait sill tq tritilth Ii I tifil1.7, MNai,
date o(nList tit It 1W. i IId'ii e'


eesst'ii 11 aiflit .,I III)ui g ipe t tupt' as-

Ced Ito(tiiti'ti~t 411111 j tt'l9,tH( ii do

plus pj~ifi.li t Ia lit'plibtljtluc t 11t114.i4' (*(,*-
sloli de gt'uI iilt's (i'jt'q-i st s arna itt'oit'itnt
intitit's. II v a des eII plois I 'allcoup
JAIL116'aisoiuiiables it fire tlts fondIs pu-


La Commnne organise
son service de voirle
Par le steamer hollandaise de vendre.
di la Commune a recu de New-York le
premier envoi du materiel qu'elle y a
command&.Dans cet envoi se trouvent
des tombereaux pour le transport des
immondices. Ils seront surement mis
en circulation ces jours-ci.
Tout un service va etre organtis6
cet effet.Les tombereaux s'annonceront
par sonnerie et stationneront devant les
maisons pour recevoir les d&chets que
d'ordinaire. et contraircment A tout
principle d'hvgiene,on jette sur la voie.
Le Magistrat Communal se propose
d'apporter la plus grande severitd, la
plus entire activitt,au developpement
de cc ser-ice de voirie qui doit condui-
rc A des transformations de I'aspect de
notre ville. Au reste, il ne va pis s'ar-
reter en si bonne voie. Prochainement
il recevra un camion automobile qui
assurera 1 transport rapid des immon
dices.
'ous les efforts de Mr Louis Roy que
........ .. .r .. ....... i ..t.,n n. r


cooie6eA Mes Ernest Carmeleau An-
toineet Edmond Millet, avocat"
Is auront done A p'adresser A eux
pour toutes les afftlres judiciaires qu'il
peu-.ent avoir en son Etude.
Port-au-Prince le 12 mai 1913
Nouvelle A la main
E:itre boas caimarades.
Dis d ,n' toi, tu as appris les flan-
e:aille4 de It I ;n )isAlle ta bann 3 amie'?
Oni; j'ai reoii la c rte.
;i Iii.stii-ea w. ,%..n'eit-ca p 1%-
il fliit so):ig ', ata pIr.venances, a i ca-
d ii, tr.i lir i i:1o *I et p lis...
-- LLi c ),nl n irnlilr-re:it : oui on dit
lque (Ca coupe I'amnitit.



Au Palais National

Ilier inatini, quelmtes amis se trou-
v.i t an I'allais Natio)-al, Ic Prdsident
dtecentlit a la salle (i'attentt et porta
la parole eni ces te'i'nies :
Messieurs.


n1OUS nI(tons a ec piaisir, 142 CICUCIE VCIFS
une transformationi total de la ville deit'i sill-,PA ilmi' I'P',iiI1-,la tra-
de Port-au -Prince en vertu d'un plan dation d(l.s i'C
sur lequAl nous aurons Irevenir. j)lIIaI"t, ('t) Ii t alljour(fliilo
P1,0~11110C1 (11111 1 1! 1i jo 1)Isi- ;Ili
UI nvul -in P'ortail Lutoatpne Pt oiiVot'co 11,1i II jCSillati I-
D)es bandits on! profit de 1' tat d'd- si-iiit-, dI- vfo I i' 'voir chutlill n
ine dans Ickluel se tiouvait la popula- partivtil'pit' itisiiiplaisit' (It-
tion. pendant Ics &nernents de diman ")"iStrito.'iiii1)ji 'ill, ii tw4illb ,i ills-
clhe dernicr, potur Laire irruption i la t t Vw i V if It-s Ct Ii-
11 1 1111A dc Mir K~breau IDeveziii qui I-lftio''l~liVOil-iS 1V'/. I) )s VOCC".lt'-;
tient t~pilccriu a u portaiI L Uoganet ii C-01do.iw iuitzilo (II
lis on! pu te:rroriscr Mr D.'vezin et sa volls *' 11 tr'i Jo S' s l 'lts:11o.1 -fit s itis
remnc e par &cs menacwes d'assassinat e;t e rll I'ov')1i -;ifif Ii'will -I. -li '. IallII ; toiite
S*tdi rit !am 'Si rnd uS iai tres de lima-Ia MAI-: litii' ()1A i 't)1I.--id1I%1 'CO l1110
soinIjls ont c vI6Cv de Ia caisse une sorn mi, Lit li''irwIi'.l qu (I alvuaulc '
mfie de do lars et woo gou rdes.Aprt~s lt' it it'! I' u IM '(1 (f11' 4 ['ix jf jou:lt .
quoi il, sont parts ss voir touchCt'"; I"')iIt-;(it P '\
.ILI\ 11,1riarc l~idl lSCe .I ;d 'l ia i ls;
Liie phllinte a &tt. dcp~psi c entire les t~m 41,-Ifti' H ;a tectiwi, et le plaisir
1n11.1nS deh I police q ui recherche acti- c L r )I I lit'. t
v cment les coupables. (fis[' ,--; i vile-4 p
All ianc 1'rahluaiseh .1)' air'II.1i':tipariSo-) wl 1
I d.~xjCi i e i I. z' 'i t .5- ~t)ai~ tite. tq itll If-velit Pitts (do gueri'e0
so e Icia i jI d I~wIlt i i amI-)Mai dansIa ['ilnisa~ Ol ~s
-;;Ill,, do' (I i Gr~ti a1ifCer A 5 fir's Fort do 41. sI 'i
4,1 l oljet, p.J' vais Ill .I ll iii '?

a '(S Il l tittl'k I ) M 104ii I LeW lC'tetni (l Q' (i'te if itp)it 1) tys iiili ti-e t a jat-


wili Ii'resta io di' s',!si'e, lrelth ilt)iIi i i d' t.i ; I:'
1.'Il~ssfrl 0 41;11 1) irlora dt. l(E 1-v -e (1 (11 1111lis allandm ill..
itotsi lmit i" wr st.it II' Iu a I ta lit C'~t if Ci ilal.oal. i t ve t


birt Nlt'S.;iluI'5 I 41 IC.Litrisson et lj Di ttout's I 'o-; volo:jik!l;, d t)Ut1es 1,. fI,'-
.C(-';, de. tot It'-s I'S t's 4 '"" .rg le


I ii racli t out I artliciilier sera don-
itn", (1"o )1)Is-nous, t1 cette s0ance I la-
|ielle d la.i, colinptit assister.
Polr It l'risideint
Tancercde Aiuuste
Le vendredi 9 .Mai dernier a 7 hres
du martin, sur initiativee du Conseil
Coinmnunal dui Cap, une messe a 6t
chinte en la Cath-idrale de cette ville,
A *.l minmoire du regretted Pr6sident
Tancre de Auguste.
Toute la population a assist A cette
touchante manifestation en faveur du
d&funt Chefde l'Etat.
Lt**-m ".n


Informations diplonatiqnes t arrgt"
Son Excellencee Mr Fritz l'erl, E' F t En l'Eglise M tropolitaine, le samedi
Ministry PIlnipotntiairt d'Allem agnile Io mal A 7 hres du martin, a dt6 c6le-
iupres des (tGo;verneiinents haitien et brI le marriage de Mile Jeanne Etienne
tdominiicain et Mir G(iari'n (loizalez, avec Mr Georges Price.
GClargt d 'aaitie.s do la HIotlpuli(tioe Do- Compliments aux nouveaux epoux.
iniic'ainil tii cette r'tsidlence,, out ap- DIaecs
posted leur signature, samedi a 10 lires
du inatin, ani has d'line convention Du Cap, nous .pprenons la nouvelle
rostale centree I'Empire d'Allleagne et de la mort de L.n Satlnave,frere de nos
la Wpublique )omllrnicaine. i amis le Depute Chs Salnave et le Se-
C'est Monseiglleur Adolfo A. Nouel, nateur Thimoleon Salnave.
alors Prtsident provisoire, qui donna, Nous leur adressons nos plus sympa-
le 5 Mars dernier,pleinls I)povoirs i Mrm' thiques condoleances.
Gonzalez de traitor cette Convention
qu'on vient de signer.
Les fundrailles de MAdame A larjile
Sfils nde Francoise Adllaide Malary. d4ce-
Monsieur Helen D. Sanchez a ,t dee hier soir i i hres, auront lieu au
nommin Consul de la iltpublique Do- jourd'hui A hres precises de l'apres
minicaine au Cap-laitien en reinpla-, midi.
cement de Monsieur Segundo Inbert, '
rappele. Le convoy partira de la mason mor-
Mr Sanchez est trts connu et estimi tuaire sise rue Pavee ( maison Merlin
au Cap-Haltien oh, pendant huit an- Malary)pour se rendre A la Cath6drale
ndes consacutives, il a occup la charge Avis
do Consul dominicain. En effet, il rem- .
placait en it04 Mr St-Cloud et gardait Le President de la Republique, Me
la direction du Consulat jusqu'A I 'av-' Michel Oreste, informe ses clients que
nement doa Victoria au pouvoir. Ij a direction de son cabinet d'avocat est I


(:.-; Ip.l rol',le. ditw-i de I I voix c tli i e I,
vibrl r t,- .e t l '>:iailte <: ; I'onr co;1:i lit,
s. ) ll'-v 'lit ile vifl's ap):laii lis-i- 'ii its. I.
i ''I.-side' lit e. t alorI s t()'s lII d( .s )'I
tat-Ma ijr a aii ira '; d cm t, de (Ii'l-
licirs de la ir r ,. II "(iL"r Al Cj i:ll l,
M oli'-ir,, Com !! ianida t tw e l'ar;i'o;iliss
iln. lit, s'ad .res.s a So' I'E c llee:i'; :


4 A. ) )I '.' i'.i > l li,.i"r <4iai Vol;'. E -
celleniice a litici voulu contier a in)ii
patrioti.-i *,,n o:i p' '-,- servira au in un-
tieii (l 1'or'dre et de li stcurite des
familillo-s; cile ii s s'a janais mnise au
service de la 'dbellion.
Dii I'.t's, lPrl'sidint, levc, combine jo
I'ai t l;, ai I't;* ',Ie de la discipline mili-
tail'e 1 ist ll- ;t' jiis iu'aiu culte, il no me
sera l tis ditlicilhe de rulpondrt digne-
ineit i4 v, tr.,' ttenti et je veux ine
vouer ; jnitilier l,)irfraiteinmnt I.i haute
conlii.lln. '41' vouis avez place en
inoi. J ser'r'virli lid:rlc:elnt, loyalelnent
votr' e lilnvt'riern tlt; je vo.s le pro-
mnets, )I'r"sidtlent, je volis eon do.ine In i
parole dl'liortieur!
Le P';-sidoeit rep:ladit o) n e slit :
Mon clier gdndral,
de Collmnandant d I'arrndliassinnnt
de Port-auP-l'rici, j sjivais quo je
donnais du s'vie( i u:i offcier de
grande valeur iiitellh'ctuelloe et de haute
valour in-,rale. Toa.te votre vie tdmoi-
gne, en ce!rt, qua vous avoz minrche et
grand dans i'.co' nplisseminnt de vos
devoirs, conlin? soldat, come grand
fonctionnaire et cornme pl de fa-
mille honorable. Je sais done que vo-
tre devouement et votre fldmite ne fe-
ront jamlais defaut. Laissez-moi ajouter
que dans no& rapports prives qui da-;
tent de plus de vingt sns, j'ai eu plus


A VENDRE
Un bon buss A quar ressorts P
va nt tries bien server de buss de mnallt
s'adresser pour les renseignements.2S
bureau du a Matin a


d'une fois l'occaion de vou d
compliments que je vous adremew
jourd'hui en public. Je suis heureujt
tier de vous co'npter au norabre
names a nis et a'l n>Io'tr du Wgrri
foanti'i, aairj3i di g i /'er.a 3mr t. n
Li g,'neral D3lasse, c!l"t des qnai1
corpi de la G irdj, pra I1 9so0: toVrl
parole :
Excellence
e Jo m ftia I'org 3na d la Garde pe:r
vniiir vo ml jurer Iiclitt, la Garde rvc
lait rester danr sa)n ancioanis traditi I
d'"tre le rampart vivant du Chef *i
I'Etat. Placet con n n sentinolle ava,
cee, ello villara autour di vous .
aidera i mirinteair la p ix.p
En retour, elle compete absolurpte
sur votre I lute protection p )murrpre'-.
dre s on ancienne splenderur.
L3 IPresident r p mclit ent cs ter.lej:
Mon cher Gndiral,
K Le, s.rlnoent do fiddlitt qiue vous vi
nez de In Iiproter eoi votre nioi et a
norn de vos officers et soldats, je ra
tenii pour djai fait a I'iristalt inmrne o
le vote de I'Asseinblde Natiornaw; mrn'
lisait l'Prsident de la Rdpublique ; cr,
sairs votre concourse, satns votre atta.
(cl'hn lit et celui di preiniercorps d'a.
ilt ; te I'l) Ai.'st a la CJ)Iistitntio:l, saas
votr'e respI).t des principes,'(lti se soot
tr.illits p ir votre ferni I|ropos d
i 'ttre texc'llisivetllent all service d.
I'ornire et des representants legitimes
de la Nation les forces dorit vous tles
d6positaires, I';lection n'aurait certain.
ine ient ipas )u s'accoinplir t le Payl
poirraittrl' plonell cette lir'i(a e danas
Ie-s liort,'eiilrs de I'anarchi t ctt de la guer-
ri civile. \Voun avez IA, voiis tlou, G&.
nil'iratLx, of4liiricrs, sous-oflic'ie'rs et sot-
dlats, dnlint'; (iii bel extmili:F qui vowu
'ret'lili 'ra aln ve-ix d' I:I Nati )net
vois .; V" )iii:;1'rati'o, i d tous le-; rimis dit bieo,
C! partict uii ';li'neli t dt! c itlui (ltie votr
'-sti ('colrag tal et Iholiii"'-to- a iplacot
la t;'-t d tilpays.. Vous avcz mi);.trlu a
(' !I'li'r iensilon trl'. sainle, urn lus halt
c tii -Ili'.n ii lit de l discipline, m ilitaire;
c 'ti-li s'.st pI ss6 ditninc'li. dt'iinieurdf.
tli tenli'i-ig't'nent pour lious tous ; les
'al'?rvehl"s et les tilrbjlents savent dd
aiil-; dolite lIlt' la coii'sid',ratlion nation*
ialc est d-.iorm ikis ptwrlwu pour eA,
titIliSqiilevois,v:)iIs 1 V.mIS S itezgrandll
(datlrl votre ipropro, t e ;tiiii, t larin l'es-.
tilii d ( \'os corl 'itoy ns ; v\'-'s voiis,d
tl'is 4'te' s, soi tl;i.ic.it d'.s i iilns sylin-
Ipatliilqu s, 't I 'll e 1 i,)e o tri lir f ili
II' acclaine, a le c Ir pleilii l'adinirbr
tio)ll et de, rtecoi iaissilnce poiur lai Ghi trd
et 11po0ir la Itdornie.
Jo' n'lhtsite pis a dire (Iil i ij, vois I'&-
veriir brillain nent ouvert dcevaiit vous,
re:ii;lli be l],- p,'o:n stii c -s ,*t laisiJ l
inI j so)mtliyne: t ue vous t' ets plrinm les
i illll iri.- artilns d la si :ition no-
vclle. C'tst certain anlll.rt Iniie bonne
cli ) decons iter le bt.i' t irdid paiys,
dt' voir twi universAl soupir d- soula-
g oinl.t s'e.xlialotr de touts les poitrt*
iesi liiitiemnes l'tin bout du!! p ay?
I'aitr' et doe poavoir so dire a soi-imnline
t*ile I',o yv est p nr quel|itle chose
(Cest cte tliert' (Iile je vc.eax qc vouis
('c)lonsit'iez ent s."rvanit ino'i g)tiuverne
Ile'it pour que des cliefs jusqu'aa
Miniiis gradd, chacun sachantt que Ce
goiuverieinent est un pen son ueuvre
prisoninelle, s'intdressant lar cons*B
quent a sa conservation, a son dve-
loppernent, sa force, continue, per
iuni constant application t leddfendrt
a bien meriter de moi et de la Patri.
Cotirnnej'ai conflance en vous,je vous
deinande d'avoirconflance en moi,et di
ri'and re dans les derniers rangs de l'ar-
mee et du people les sentiments dona
j'ai le bonheur de vous voir anilnes a-L
jourd'hui envei's mnoi. ,
Ce discours est soulign3 par des ap-
plaudissements frdnetiques et c'el
drune seule voix que toute I'assistanf
criR : Vive le President d'Haiti.
Et I'on pouvait lire la plus grand
joie et colnme un stoonement 6ame
vtaill sur les visages de ces mniitairg6
tout heureuxd'avoiltcontribue a donnV
au pays un tel Chef d'Etat.
Apr~s avoir. cordialement serr4 It
nmai aux gdneraux C. Moliere et D'
casse, le President prendconge.
S,