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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/01763
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: May 10, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01763

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IYMrnAl RN 1843


PORT AU-PRINCE ( 1


Samedl 10 Mal 9139


ae ment-MnIGLOlhB. -

ABONNE*NTS:
poH I'-A t-I'tl NCK: :
| i n 4 n c . .. .- ; f O*
Troibi 0 ..1 ........ .... 5.00
jn moit .. ....... .0 G 0
irw Mois. . .... 3i.00
ETRANGEB:
ro isM oi ... .. o00
LI NUMtRO 15 CENTIMES


J


QUOTIDIEN.


RADA ACTION ADMINISTRATTIiN
8, Rue Americamne, R
Les asseaces sell *ccces
a
A Pora -u-P.scu: aus btircius du Journa
A PAils chez L. Niavence & Cie
Q. Rue Troncbet
A'LoNorns : clhez I. N Jere &! :cC. 19&
I aeHill
A Rvntiw. .chIe Rudolt Mosse
S. W. 19, Icrusleme StrAsse 46-49
A Naw-YoaK '*Uni'ersat Publicity Comp~a
4S."'Cit I is trctt
I es nantiscrit5 i1n-t. '1 ou ron rc'Ont

Abonncments et insertions payables d avarce


!CE QUI REST DES DISPARUS
---00OO---

On dit d'une fern ne qu'elle fail < Arrive au Pouvoir apros la levn-
cliriment oublier une autre. La native indubitablement heureuse de
dSei.nest pas vraie dans tous les Aincinciatus Leconte. il avail corn-
ordres d'id6es; car je viens, i I'oc pris qu'il ne pouvait tire aulre-i
a en l de la disparition si iniaten- inent que de continuer I'ceuvre de
Sdu tr6s regrett6 Pr sident Tan- reconstitution, ou plus exaclementi
.tde Auguste, d'assister A une ie constitution national crrmein-
WHe explosion de sentiments sym- c' par son pr6decesseur et si bru-
.ihiques en I'honneur de son bril- lj lement interompue.
ut et infortun6 pred6cesseur e .
presidentt Leconue, que ja ne Duis L'llisloire dira s'il I'a fait dl:nsr
grsister A la tentalion de vous fire le m6ie esprit etavec la inhne l:dr-
rvivre avec moi les souvenirs evo- geur de vues...,
e6s dans les direrents discourse
f -1 1 -- -I A t


rononces dimanche sur la to:nmb
a Chef de i'Etat.


Cest d'abord M. L6ger, le refor-
Mrtairsi entendu dans le domaine
des choses de la diplomatic et des
serices administrations qui s'y rat-
tIchenl. 11 a vu les deux deniers
aefds d Etat tornmb sei cfis e'
il a pu, mieux que personnel, me-
surer I'6tendue de leur oeurre:
< Pour la d.uxieme fois. dit-il,
e peu de temps, la R6publique
48t rvoeillde consternee de la bru-
Wiledisparition d'un Chef aim6 et
populaire... Comnme son predeces-
sour, TancrBle Auguste est, en ef-
,Jt, tomlb en pleine lutte, d inis I~
,.orieux combat pour le bien pu-
Nc et la grandeur de la Nation
haitienne. .

Dans le court intervalle de
IWnf mois, dit ensuite M. Sudre
Dartiguenive, le president de I'As-
wmblee Nationale, la loi inexo-
ablede ia mort nous impose de
nous decouvrir devant le cercueil
de deux infortunds Chefs d'Etat, car
ils ne sont arrives au Pouvoir que
pour mettre des larmes dans les
yeux, en tombant au moment d'exe-
Cuter leurs nobles idees de progri's
It de relevement national.
En neuf mois seulement, vo IA
la deuxieme fois qu'il m'est d6volu
i troublante mission d'dlever la
oix pour d6poser une couronne,
su nom du Pouvoir 16gislatif, sur
,k tombe de deux Pr6sidents de la
Rlpubique, d6c6des grand et im-
Mortels.
Ce nest pas sani une poignan-
te motion et une vive douleur que
Sremnplis ce pieux devoir; mais je
eremplis avec gloire et satisfac-
ion, parcel que ces deux Chefs d'E-
tt ont laissa le Pouvoir en empor-
Pctant la reconnaissance de leurs
.Pcitoyens et ls regrets de la Na-
St *-. Cincinnatus Leconte et Tan-
rWO Augule deux noms que
O.W pronocons avec admira-

.L'4inent president du Tribunal
fcMeltion, Auguste Bonamy,
le noEa mst la fois synony-
Sde justice, de comp6 nce, de
tiUre at de ponderation, reserve
U Msuit. A l'dgard des deux
Lb jugemmat impartial de


Les r'dents


Ovexneements


Tristesse et joie.-Leqondes'faits.

Jacmel, le 6 Mai 1913. I

Tristesse lugubre !...joie d&bordantc!.. I
ces deux terms opposes rasument ito-
la game des. &motions par lesquelles
Jacmel a pass durant les journees des I
2, 3 et 4 mat courant.
D'ab,)r. ce sont les minutes d'an-
goisse vecues des qu'on cut appris l'ag- ,
gravation de la m.ladie du Prthident


Restait i combler L] va.mce lnrci-
dentielle si inopinmenent ouv crte.-Ljs
(Chainbrcs sont lcu:euscrr-nt.- conime
Fainntie dcrnit rc.asscinbhles en session n.
I.'Ass,,tnble Nationiile est onv.oqucL.
LLs candidats A la lrcsidence se pro-
luisent, s'atfirmenit.-lient6t nous ap-
prenons que les chancesles plus strieu-
ses se rcpartissent entie -Mi.hel-re~te.
IL. L. Ca-uv in. i tinviaI B.l ihord jeune.
Nous sonmics dans I'.t:ente fivrcVule
id mot Oe Lirne...qui.comme le gr.,nd
sphinx.nc V, Ut pas lIcicr son nitgllc..
Une h ur us- 1011 lie c st l~ent nte
,.itAIotiLue faite cntrc le; dcu, 111LI
orts candy d.,t.M\ Icli-O~esc et(: luvin
NouS v .lpp.'itidi n. t. e IC I II () I
in? tre soit t a~l u .ra utn ICIi fit U V..:


Eirfin, EI nmnuel Tiz i. celt Tancree Auguste. Puis la funebre men pour pub ca le
,'nergie qui soimmneille. doubleie nouvelle de sa mort, eclatant comme merits ecIatants de ces deux homes,
'un caur qui nie formre de rvesu cou p d reudre... i'klev.ion de clur caraicttre. la I erite
,(ue pcmur lua Parie exlore oe rcvesi Encore une fois, en moins d'une an- de leur civisme, lcur patrioti.ne int n-
suit ses st(ilnenls .Ie regrltls: o. nela Republique venait d'ftre secouee gible, leurs ia!cnt cons.aci;, t )ut les
Scomme d'une commotion p.tr l. monrt sis'gne a la suprcine fon.tion u itls
SIlier, 'etIait la grande figure de soudaine desonPremiec Magistrat.Hier. i n
Cincinnaita Leconte que ous ei- c'tait le Gnra Ciniinnatus Leconte Soadan,-- i i t ; he ircs du so r,
sevelisionsdants les plis du drapeiu qui disparaissait.commrn jadis le fonda- une rumeur tc:latc.elle r.diit et 1, n1 -
laioal u teur de Rome.'dans une fulguration tc. formidable... lihel-)rcste est tlu
tioa au milieu d'un in.unlnse formidable. Aujourd'hui, c'est son di- Prsident de la Rcpubiique !l-a ij i. po-
concolrs de Irires evi duil, d sl- gae su:cesseur, le (;G-iral .Tancrede pulaire d6bordc. itteint au p.rovmnic
dats ineurtris, te citoyens conster- Auguste, qui s'cteint, mine par un inal c'est du d l1tre !..\'iv\c j.ael \ive .Mi-
no~. Aijoirdl ui, c'est lancrede qui a deroute la pauvre science humai- chel Oreste Ce I eont les cris qui doini-
Auiguse, un grand nom, Messieurs, ne, mourant d'une mort qui sei:ble nent.
et un grand citoyen, que nous ac- plus pcrftJ. et non moins tragique... Les tambours b.ttcnt,- lce cliirons
compagnons A sa derni6re denriure On dirait que le malheur sinistre sonnent. le cinon groinde .. Ionit,
oar le religieux recueillement pro- s'acharne A tiprouver le Pays et I'on cette pompe gaerr .re dominee quand
ilit np:r la stuneur de lou o une1 est tent6. devant des coups aussi sou- mimne par Ics acclam.itions et I'e .th u-


Naiio, !... dains et aussi Cpdt&s. de se laisser to'n-
ber les bras de douleuret d'ttonnement
Lorszi'apres de Icinues ainnres pour parler come Bossuet.- et de
dle tourmente de toules sorts, d'hu- s'erier qu'Haiti iia dcidt ment pas de
miliation, de misrre, la Nation op- chance.
prime semblait sur le point de pd- Pourtanton -se ressaisit vite.La claire
rir; que I'imnage de la Patric ago- perceptionn du danger rLveille le pa-
ue e triotisme de chacun.- La Rpublique.
nisante s'elfgr ait ledunmennt: que lou- brusquemeiit priv6e de son chef, -va-t-
sa desagr6geait d'une mani'ere bru- elle-tre livree aux tragiques aventu-
ai et que nos yeux voiles (de pleurs, res ?.. La barque,privee du Pilote donit
;Ilraiblis iar la crainue et les priva- La main lerme la guidait,au travers des
lions, clherchaient vatinement une ecueils, va-t-elle tfaire naufrage ? Noi i
Iteiird'esp&rance, un hornet stirgit gardons-nous de tout abatteme-nt com-
brusquiement et, grandissantt i I'lto-1 me de tout alfolement Si nos Chets
rizon cornine un soleil radieux, vint I d'Etat les mieux disposs, les plus pa-
mettre un term Anos soulfrances triotes, disparaissent i.nsi comme par
et nous apporter le salut, alors iue u"e inexorable fatalitY, songeons que
to-it para;sslit irrernediablemnent le nie tutelaire, qui nous a indetec-
perdu. Et apr 'affreux ca tibement proteges de 1804 A ce jour.
perdu Et aps i reux A travers des pires vicissitudes. veille
mar don't ii venait de nous dtlivrer, toujours; songeons a l'.ma Parens,i
il nous semblait marclher tout eveil- la Patrie qui, elle, ne peut mourir ;
16s dans tin reve de paix et de h1on- songeons A Haiti, si malheureuse jus-
heur, tant nous avions perdu I'lh- qu'ici. qu ii faut sauver ...
bitude de la libcrt6! IIllas! ce Tels Ctaient les sentiments qui agi-
n'6tait vraiment qu'un reve, et au talent chaque citoyen qui sentait qu'A
moment oui nous nous mentions a cette heure solennelle qui sonnait a
esperer, 1'6pouvantable catastrophe I'horloge du Destin, tous devaient sap-
du 8 Aot unous rejeta de nouveau pliquer par leur sagesse, leur patrioti-
dans un terrifiant cauchemar.. me et leur abnegation, A conjurer le
pdanril, A panser ct cicatriser les plains
Si Cincinnatus Leconte a 616 profondes et rkertees qu'un sort aveu-
1'initiateur du progr. e.n ai.i, I le a fates aux flancs 6puiss de la
7ancrede Auguste en est le conti- P'atre...
nCateurest, on leIcomprend heureusement
nuateur..* de plus en plus.- le meilleur move
de rendre hommage A la memoire des
On le voit done, en politique, Grands disparus que nous pleurons et
.. chez lesquels le Patriotisme 6tait' l1ev4
comme en toute autre cose, ce qui A la hauteur d'un cute.
6mane de ce que I'on a fail subsisted, Dimanche martin, 4 mai courant, au
quelque chose come le parfumlieu de la fete pationale de Jacmel,
des Verlus. La catastrophe du 8 quon devait solenniser dans la joie et)
Aoil, en attendant le jugemnent des les laisirs, ce fut un service funebre
homes, se d6tache d6jA sur le clbrt la m6moiredefeu le President
foad de I'histoire, en relief, c'est-A- T. Agute,dans la tristesse et le deuil.
dire on apothoset et eiqael asist une fouled immense.


sia-me populaires.. I.es frse s. les bal-
lon, mu tiLolores sillonnentla nue lim-
pide du soir...La manitest.atio.i cet i:n
posante et unaimrne ( pour r',tter des
mots celebres dans nos fa.stes ) ; ii n'
a pas une note discorJantu !..
Des remarques sont faites par le p )
pulaire la coincidence de l'tlcctioi de
Me Michel-Orcste avrc Ic jour de la-ce-
lebration de la ktte de St-Jacques ct St-
Philippe, patrons de Jacmenl.ou le peu-
ple vcut voir une intervention provi-
dentielle le fait que c'est le premier
Jacmelien qui, dcpuis l'indepenJan,.e.
occupe le fauteuil presidential. de tout
celi. le Peuple tire le minilleur auure.
Et1 ces splendides manifestations Ime
font revenir i la l mtmoii,- d'.utre; qui
eurent lieu,plus discr'tes et non nioins
sinceresen fa.veur de Me Nlichel-Oreste,
il v a pres de I i anis.
C'*tait a la tfee du 29 DIcembie
1898, donn&e A 'usine tlectrique pour
aider A la reconstruction de l'Egl'se de
Jacmel detruite par le formidable incen-
die du 19 Septembre 1896. Le G-uver-
nement de 1I'poque n'avait accord a.u-
cun secours a 1 a ville sinistr&e, inalIr
I'enorme contribution qu'apport- I'acti-
vite commercial ct econoniique de
Jacmel au I'resor public. -
Quelques jours auparavant, Me Mi-
chel-Oreste etait arrtvA Jacmelet avalt
post sa candidature avec celle de feu
obert Lafontant. son cousin, de re-
grett6e memoire, comme deputies de
Jacmel. Candidates extremement popu-
laires,ils avaient.A cause de leur grande
valeur, une majority ecrasante dans les
elections prochaines. L'autorite militai-
re s'Cmut et, pour ob6ir au mot d'ordre
venu d'en-haut de confisquer les liber-
t6s electorales,eut recours, pour vaincre
la resistaece formidable, quoique paci-
tiqae du group Michel-Oreste, Robert
Lafontant.aux pires moyens : on jugea
qu'il ne fallait pas moins qu'un Croi-
seur le *Toussa t xLowrtwre et le x.e


i


II __ I II 1 -4---


I










Regiment des Cayes pour renforcer les nous tenir compete. Cette evolution
troupes de la garnison locale, s'affermira.se prctsera davantage,quand
Cest devant un tel deploiement de la revision rationnelle qu'attend notre
forces que Michel Oreste et Robert La- constitution, pour Otre plus en harmo-
fontant cederent le to Janvier 1899. nie avec les principles de la Libert6 mo-
Mais revenons a la fite du 29 D cem- derne qui triomphent ailleurs, aura tC
bre 1898. Donn6e pour I'Eglise de Jac- accomplice.
melelleeut un succcs eclatant; surtout Et cette evolution, consolante pour
que. spontankment, les organisateurs tous ceux qui ont au coeur l'amour de
en firent aussi une manifestation en fa- la Patrie. pour tous ceux qui r&vent
veur de Me Michel Oreste et de Ro- pour Haiti un Gouvernement parle-
bert Lafontant. mentaire normal et un avenir meilleur,
11 y cut done salle archi-comble.Sous semble etre nee de 1'exces d: mal...
la lumikre ttincelante de la salle teclai Nous avons, en effet, comme un r&-
r6e 4 giorno, c'est un auditoire fremis- gime tellement degradant, digne tout
sant; et l'on sent passer par moment au plus d'une horde de sauvages, qu'il
dans la foule comme un frisson... Dans nous a fait toucher les bas-fonds t6n&-
I'air,il y a de l'enthousiasme qui lotte, breux du plus abject despotisme... Ne
celui des grands jours. pouvant descendre plus bas, ii n'v avait
Robert Lafontant parait. II dit avec Lqu', remoter. Et c'est cctte peni'ble as-
une perfection et une 6nergie rares le cencion que nous avons recommend e
fameux D)isours aux .%finistres te Ruv avc c le ouvernement restaurateur
Bias inaugure par feu le President Leconte,
continue par feu Ie I'Prsident Tancrede
a Son .ppctit. Mesieur Auguste ct que le Patriote eminent
.. u miitrc iitegrcs qu'estSon Excellence Me Michel Oreste
Conseillers cErtuex Vils.i otre .lon h
De servtr,Serviteurs qui pilleA la nion etc ne peut que mener hcureusement a
bon terme.
Et quand Robert eut achcvt ce patht- Nous souhaitons ici, pour tinir, A S.
tique morceau. on lui fait une ovation E. le Prdsident Michel Oreste, que son
enthousiaste. On dit que ccs vers, qui administration s'ccoule dans la Paix,-
bralent commtn-Ie fer chaud. s'appli- qu'elle soit heureuse et fructueuse en
quaient a certaincs circonstances de l't- resultats et en amnliorations durables,
poque. et qu'au terme de son inandat, atteint
Mais voici le cloud de la ftte.Ln hor dans une activity f6condeil rentre chez
me se lve : il a a face cmpourprde, les lui accompagne des bndedictions du
cheveux bouriltls. ('est un poete ins- Peuple.combli des bienfaits de son ad-
ire, possdc, du leu sacred Deus, lJce ministration sage et &clairc.
eis !... C'est Ploininmavrac, I barde de lt Jacmel.fikre d'avoirproduit un tel fils,
Jacmcl. Dans unc ode i la Ville, iti- recueiller.i.avccun I6gitime orgueil,une
tulhe Surtunmi (,paat, ax strophes en- part de cette gloirt. qui rejaillira sur
tlammtes on passe un soutlle puissant, ell.
il electrise I'auditoirc, don't il a su tra- RonotiPiii. A.\LXANDRE
duire les plus intimes sentiments


a RIveilk-toi, Janclel !... N .zourhc pJ IA tate...
Songe aux bLAux jour-. p.i. ?- jue le Ciel t Ciccorja...
VerS Dieuqua peut. d'uzl geltC-.IAicr Is tetmptte,

* (is-iiortewn Ic prhi-. Iii'jure et IA ourricc I
A qui saai que j.,iiiais if ne Is. l ucrit.-, I
On WA PAS tout perdu qu.imid reste I'ciprrpAlICC

a Miontre-toi Jgre cii,;klr de toUte %on histoire.
'T*i, c La Libertqc. de tuus tenps, Ic solidat
Reste toujours hidele A cc pasv de gloire,
J Arnel, Sag, iupn C01, .114
* Oui uait~toi qui tihu et dotit I'ime est 1lurtrac
Si u n'Was pas reu Ic sublimute ,nmAndat
En faisint toti dcvir Je U\er] AP I'atric
J A,zMel, SUP'u,,, CoV,,d
4r~ad uu tou-., e hisF. ioIjo, r'd picin de
vAiIIlhnce,
LetO. d tournsic pwr t D'c.lllt It .on iza tn.u.urs.
3ur ton .ein &S~oli. Prrtjgcjiit tA ,ouffrance...
Clriant, Sur.(Imm Cutd.1J !


FAITS DIVERS

RENSEIGNEMENTS
ME rEOROLOGIQUES
OBSERVATOIRE
DU
SEMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL

Vendredi 9 Mai 1913


Baromietre iatiii

Inilijflnuin
Termru ratut a%


7ti, 1


maximum Iin L1.5


Chaque strophe qui s'envolait des Movenne diurnte 26.I
l1vres tremissantes du pocte etait sou a journ
lignee d'Iacclaations frenutiques, qui I el ttr(*, 11^aw1ux1 toultt la jou0r1lt'-"
line d accamatiodns dfrntiques, qui lalo solaire a Ili.. UnT pe de pluii a
devinrent i la tin du dire. :"Il. laromitre constant.
Et 1 5 annes d'intervalle, ii me crn
semble encore entendre cs acclama- I.SCHERER
lions de tout un people vibrant a I'u- Le prollain cabinet
nisson du poite et communiant avec l) pi I'1.|,ctio, du s. ateur Miclel.
lui dans une mome idee patriotique. ,),,. e. it la Il'.litr- .Ma sititaturi de
C'etait beau! I'Etlat, Ie public de I'olt-;u-I'rince at-
Cest pourquot les aclam itions qui, ti'id aive illil|atienc-,, lai formation du
hier, saluerent l'election de Me Michel Cabiiult.
Oreste A la Presidence de la Republi- N(el-' 'oinlrn'iioi-Is iiie cette ilmpa-
Sue. m'ont rminn-m rc c-lles de 1898 1 ti'ltnc. iii i n't"t ,iltu la inar jue (de
don't elles m'ont paru tre utne cons6-- ''lit*r'''*t *I4 t, out 1t Ill)ond(Ie porte anu
quence logique et un echo agrandi, il"4'" Lv'tat t i)aO\l\'i'lleent, sera alnsi
mais dkmesurmnent, en proportion de gti: uldF r.lts lI.aplovl rivieett llous avons
I'kv~nement actuel... e aux rensig^aiicnents pIur -tre agi-&
l cement actuel... abls it tos lecteurs des atitres villes.
III Nous tenons (de source autoristeque
I le PIrtsident d' ila Hti'-publique veut at
Certes,le temps semble A tout jamais tendre que le Calinet de son predt-
passe oi, pour elire un chef J'Etat il cesseur ait dtposo devant les Cham-
tallait une Rcvolution. Ainsi que dans bres les Coinptes gineraux et I'Expose
l'ancienne monarchi- on disait: Le Roi gn0'i'ral de la Situation.
est mort, vive le Roi de mime il Son Excellence so prt)sentera, en-
faut pouvoir dire dans notre jeune de- tour ld e e Cabinet, i lan messe de prise
mocratie : Le Prisident est mort, vic ei de deuil et an 're Deum qui sera chan-
Prisident ,I t me rcredi t1 courant.
C'est doneI la seinaine prochaine que
Aujourd'hui, ce nest plus n'impor- le Pr ident Michel-Oreste former of-
te quel trainer de sabretache qui, icielleinent son premier Cabinet.
escamote le Pouvoir par la force
et par la violence. Des hommes de Assemble Nationale
valeur, hier defenseurs ardents des Lundi A o1 hres du martin, les deux
-libertes publiques, rempart vivant de Chambres se reuniront en Assemblee
la Constitution sont appeals par le li- Nationale pour recevoir I'Expose Gene-
bre vote des Cnambres A presider aux ral de la situation.
destinies de la Nation Immediatement apr4s,lesdeux Corps
1 y a lA une evolution trappante, in- se s6pareront pour permettre A I 'Ex-
contestable et don't le monde civilis6, cutifde fire le dep6t des projects de
qui nous a jusqu'ici dinid toute aptitu- Budget et des Comptes GndCraux de la
do as a slfWeIYovuws no peut no pas R6publique.


Commission du Budget
La Chambre, A une de ses dernieres
seances, a form& I1 Commission du
Budget avec Messieurs les Deputes sui-
vants :
St Armand Blot.lh Severe.P. Savain,
Cimille Leon. M. Cilixte, D. St Aude.
D. Prudent, I). Dannel. I. Lauture.Em.
Benoit. D. Lilavois, J. leannot, G. Des-
rosiers, M. Nicolas, Chs Leconte, I. B.
Laurent. El. Baillv. M. Magloire. P. V.
Lubin, C'. C ,sar. Destinobles Ade. O.
Chassagne, V. Louissaint, HI. Mam-
point.

Les diff6rents Comit6sde la Chambre
out net egalement constitutes avec les
Smembres don't les norn suivent :
Intirieur : President I. S'vcre. Rap-
porteur P. Savain,liat-e,: : Pt. J. Lau-
ture, Rip. E-n. B!noit, Travaux Publics
E.n. Gabriel Augustin,Rap. Aurel Hyp-
polite, justice: Prdsident, BIilly, Rap.
M. Magloire, felaitont aehvric'ures : Pres.
L. J. Marcelin. Rap. D. Prudent. Guerre
Pris. Destinobles Ade, Rip. O. Chas-
sagne.
Secretaireril d'Elat de I'lnterieur
Te Deum
Invite les fonctionnaires et emplovyes
de I'Etat et le public en gndral :\ un
Te Deum qui sera chantt I la Cith6-
drale le mercredi i ( Mai courant A 9
heuresdu martin, A l'occasion de I'ave-
nement du Citoven Mici:ti. O();:sr: a
la Premiere Magistrature de la Rpu-
blique.
Apres la cer&monie, il v aura rcep-
tion au Palais National.
*
Les fonctionnaires t etmplovys de
1'Etat, le public en gancral, sont invi-
tes A une Messe Solennelle de Requiem
qui sera celebre A la Cathedrale, le
ve-dredi 16 Mai courant, ai 8 heures
du martin, a la mtmoire des soldats
tombs victims de leur devoir dans la
journte du Dimanche 4 de ce mois.
Fantasist'Tltihitre
lDs lundi prochain. Monsieur Char-
les Dugue, directeur du Fantasist'The-
Atre, reprend la srie de ses inttressan-
tes representations de Cinema.
On se souvient du succes qu'eut la
premiere soiree que Mr D)ugu donna
dans la vaste salle de fetes de l'Asile
trancais. C'est dans cette mc.m- salle
que la second representation aura lieu
lundi a 7 hres 1[2 avec un merveilleux
programme.
Inlanticide voloutaire
D)imanche dernier, le Sous Inspe.-
teur Charles Michel, au course d'une
tournee qu'il:eflectuait au March6 Saint
Louis, accompagne du Commissaire
Alcindor, s'entendit interpeler par une
femnm qui lui criait : aVoici un co-
chon qui mange un entant et lui
montrait le petit cadavre qui emergeait
de la pou re Aussie .\st6t le sous-inspec
teur perquisitionna et put arriver A de-
counvrir l. trame du crime.
LC'tait la nominnme Cline Destavines
qui, avant accouche d'un entant a ter-
Ime, bien constitute et vivantl'avait tue
et ntcerre. Mais les commeres du voisi
nlage 'cillaient et avaient dkcouvert
l'infanticide qu'elles d6noncerent au
Sous Inspecteur.
La coupable appelke pour s'expliquer
htsita, balbutia, raconta des histoires
en brcdouillant et conclut enfin qu'elle
enterra l'enfant parce qu'elle le crovait
mort.
II n'en fallait pas plus.Le sous Inspec-
teur fit son devoir en faisant arreter sur
I'heure et deposer en prison celle qui
avast si froidement assassins un pauvre
enfant sans defense son propreenfant!
C'etaient des chats qui
surveillaient la manilejue
Dii luanche soir, les rni:n nn s Tiphaino
et lortthonieiix qlu. i'adjoint dii llr.aui
du Port avait placids comme chefs du
bivouac de la diouj:ar. pdntraient dans
cet etablissemont et enlevaient une
quantit plus ou Ioins considerable
de ballots.


Aussit6t quo le sous-inspecteur ChIs.
M ichel fut instruit du vol, il se mit &
la pouruite des ddlinquants. Lundi,
YveO huit here du matln, i fit x6.I


I ~- -- `


La Chambre


Since du vendredi Ii Mai 19aS

Le dernier proces-verbal est L
tionlite et I'on procede au d6pol
miient de la correspondence oufi
lune demand de rente viagare qO
i)prtsidelnt de I'Assemblde d6Oar
voyver A I'examen du comiite de
rieur.
Le dpduttc Bailly orota.ste. LaC C
bre a eu trop de diflicultes 'annae
nlittr avec le Sdnat, a propose"
rentes viageres votes isole1tII
Randnd Corps fit certaines eiriai
sous )retexte qu'on 'avait pas
trouver les numdros ddu MosM
dans lesquels la promulgation e"a
etd faite.
iLui, Baillv,eut h s'dlever eontol
facon de voir: les rentes viag1 e
te:e.,bien que non-promulgute6a'
acquis force de loi, I'Exdcutif
pas product d'objection dans is
imparti par la Constitution.
aux derniers jours de la se asl
Chambre et le Sdnat ne tomdCb
d'accord; on dut se osparer Wl r
la question fut rgegle et deP
veuves, de vieux serviteurs d
tion se virent supprinter, pour 6
vel exercise, la maigre pita1
leur servait I'Etat.
Pour obvier aux inconvdnienq
t6me de promulgmtion partieue
pose & I'AssemMee de d4fdt
les demanrdes de rentes vi
seront promuliguee au co
se asion & une commission
en prdsatantt soo' rapport


---i-- L


cuter des fouilles & la Saline
trouva des chaussettes, des
toile, en tout, environ les 3~
lots voids Tiphaine avait eu J.
de prendre la fuite. SenI rtl
tomba entire les mains doe la

mnie temps que dix de ses
ces. Les objets retouvs ont t
au Directeur de la douane et e
Alcindor dress le proces-vert
tif A l'alfaire.
II faut esplrer quc la vigila
sous-inspecteur Mich< I saura r
retrouver lc coup ble en fiite i q
traitreusement entendu avec
pour tromp -r la conftlanic du
reux adjoint di Port qlui sne
nait pas. en placant ces miea.
ce post, qu'il nettait 1...des
pour surveiller la rantu'-ue.
Nominalion
En remplacementdu general
c'est le general Dorcly Alerte quit
n ommc chef du poste de Carre
On sait qu'il a eu d&j.i e c
dement de ce post oit il ne setf
reprocher.
L.e R P. Leq uien
Les nombreux amis du R.P.LU
ont dejA appris avec regret quell,
gne cur6 de Petion-Ville laisseb
Ssion d'Haiti pour celle de ia Gad
pe. C'est en etTet lundi que partke
;voic et infatigable prCtre don't k
ap)stolique, le hiut caractere a
Science lui ont conquis l'admi
et la sympathie de tous ceux qi
ont approcht.
EIcorc une fois.nous souhaitoes
heureux voyage au R. I. Lequein,'
dans sa nouvelle missio:i, contiGa
rendre i la congr6gition les anme
services qu'il a rendus en Haiti.

Echo des Antilles
Nous avons recu le premier nau
de l'Echo des Antilles,revue mes
des int s religieux del.aGuadelo
C'est sous la direction du Secrta
de l'Evl:he de la Basse-Terre queca
publication parait.
Nous remercions notre confrt t
la Basse-Terre de son envoi.
Marriage
Le mercredi 21 mai prochain
cltbre, en 1'Eglise paroissialede
game, le marriage de Madea
Agnis Lissaile avec Monsieur le
Arbthur Vieux.
Nouvelle A la main
I'n june hoinme vient d'6trel
ti6 assommtn par une persienone
s'est d6tachle d'une miaison.
Encore undrane de... jalousie!


Am "M


I