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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: May 5, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01758

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gae ae N* 1838 PORT-AU-PRINCI (MaW J Lundl.5.- M .AS4


CI6meot-MAGLOIRB. RtDAC ON AnDM'lNISTRA&'TAl
DIiRCTRUR 8, Rue Am#r.can*e, 8
ABONNBMENTS: Let asmertes sental ecc.es
ITn ,. A11.r A PanT-rAV- 'PaP c : auX b:reans dJu JNrn a
S,0T-A A Pass : chc I.. MlVente &21 Cu
n i4 .. o. tue Trcnchet
Troi % 1%, . . 5. A0 A LoNk% : lIze I 1. '. cr;.e q 'c. c .
I)Tro I.I. I'.X.N.... : 21. :; IiJgate Hill
In 20 A BahLIN. cOWE R,1o !6o10c
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troiis ..o. . 6.00 A use.ou : Emversat rancicy cmpe y
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ETA N( E : West 4 th% Stree
ITris blois ... .... G. 00 Us Lc n u,.6u i i sl ., vu i:;n anc -on:
-p.is rcnJus
LE NUMtRO 15 CENTIMES QU OTIDIEN rcn----vC.l
QUO fn ID E ENAbonnenic:,ts t incrtions pFa'-lc li J avAMa



LA JOURNtE DU 4 MAl




MICHEL-ORESTE


Est elu President de la Republique




Ceet une terrible, grande et belle Cette attitude admirable du g^tinu ral g neral Maurice Ducasse chef de lai res armies et bruyantes, du cliquetis de
jouride que celle que nous venons de Poitevien. que la foule qui sO (press I Garde du Gouveraement. baionnettes et de l'larne intermitten-
vivre. Un magnifique convoi venait anux abords et dans la course la(:li;.n- Le nouvcl lu pr~ ta s.,rincnt et fut te de clairons sonnant Ic gardc a vous.
d'accompagner & l hCath6drale lea res- bre acclaine, r coiforte. Et (''*,tait l.,'i accomp g:ue ch,-z iui p tr u:ce ftoil en- c 'st un souvenir mouvant qpe ne
tes du regrett6 President TANCIEni: do voir unte gtnm'ral veni"r mtl.' ai t ousiasc. peu\vent ou l lier ceux qu>i assistErent i
kcuGUsw et une foule tr6s nombreuse son dp6e anl service de lia li,. l"i~ nsI ul pre.t iri. t s tt
debordait de la Cathadrale. 'affollemenrt g~thlral il st ganl,.r sl 1 ce pros isvtorique. 1:1 dias toutCS
Pendant office, lea bruits les plus sang-froid, i r'esta soldat, lovalemnzt I Le ggL ve Lt les causre. ca m 1Ct tliours lea mtme ar-
alarnants circulaient au dehors, et ete sa conduite ron doit la lin dl la pett dur. la meme conviction. mome doc
I'angoisse ktait dans tous les cuear*. tourmente.. P S(lef t vouemnent. \Au coutrant des resources
1)DjI le desappointement du peulde A c6te du gniiiral l'oiteviei. I'on net de la procedure ct des subtilites des
ataL grand de voir que la veille les doit pas o;ntettre le gtal'ral Mauric -- lois, rien n'echappait a s clairvoyance
C nambres n'avaient pas pu obtenir le Iucasse, chef des quatre 'or|,s le la et Ai son talent.- Coit aussi un maitre
orum pour proceder a Ieloction Garde, qui vint, lui aussi, (loni.r til'.- C'est une pero):innalit des plus coi- des tfules.
an Chef d'Etat, et on 4tait dans la semble Nationale la scurit sanis fla- nues et dcs plus sympathiques que A la Chambre des I)putKs.au Senat
&lo mortelle inquietude. Le spectra quelle elle ni poutrait travailler. Eitr- celle qui vient aujourd'hiui augmen tr de Ia RKpubliquc. Michel OrcLr s'est
ieranarchie so dressait, nenac;ant, a gique et cahle, il protege cot'te dhli- la ga'erie de nos Chef, d'litat. luiome faith apolaudir ~e admirer pour les atti.
1" pipotique. ---bd"e ino aitable. -- de' c.tine ertr-mie dt'nergie., avant tudes dun courage rare quil em pren-
Tout dun .coup, des coups de feu Alors que les gendraux Poitcvipln t sa pl.ac dans tlodt les manilcstartions dre dan des ircolst i bliabls
ddltent, et desbataillonsdela Rforme, Ducasse se montraient si resplectuetix patri.,)iuLc1 o0 .ntilitj social i est dnt no ronurs pluns h out.
Ics devant la Cathddrale se mettent de la loi, le general Dely, lui. i.her- p i- ratrs oin fti t socUe. irert I)ernidont nous palons plus haul t
tirer dans toutes les direct.ons. L'6- chait&gagner lesabordsdelaC:lilabre. un d 'e raes b atins aLant su garder Dernicrement encore, -oui le Gou-
Motion est indescriptible, mais nous Intimidd peut-.tre par les fors qi v au m li de la inle des parties, une vernenment du gcniral Nord Alexls.ai
nsns vai cette chose merveilleu s que Otaient massees, il s'arr0ta it I 'anlle ncutrflit, d gr.ti prestige qui lui per- sc distlngua par independencece ave la-
I fooile mi uss6e devant le pAristyle de des rues des Casernes et dlI Ceitrc mlettlait de c nsel'.er,dan cs les nmets quelle ii dfendit des collcues corltre
t~glise lit bou1a pas, juiqu'a c3 qua oft commenca une dchaulTour ti' danrs difficiles, .vec nitrrite ct loyautc. lesquels on demand.lit la levee des'in
in Ministry de lnterieur, ayant pu fen- laquelle on cut malheureusemieunt a d.- Michiil Oreste ct n-i ; laciil, le 8 unites parlemcntaires. .
dre lafoule, m)nta A cheval et pirco:i- plorer quelques victims: Avril 1SiS 11 itCait dcrnicrcment I: OQ. n'oublicra pas noi plus !e geste
at le front des troupes surexcittes. L t Malgrd tout cependant et grice nivrir J: sa ince lAv- Imag, ue qu'il cut. Iorsqe l Si ;a
fauillad. s'arrlte. et lofli.e funhre, protection de I'armde, rAsseollrhie Na- ct du b trrcau d .I ,c:nel. 1i 2l an.il scrnag: t i oue. qAl cute lors it. maI r
t"rmin. I c, mi pt pr e c- tionale se constituait O 4 heures de fit remarquer et aiquit uie popu:rit sc efort. limni r du S na t. II aissa
us oh r inu r teion eat lit dl l'apr tell qu'prcs .ir t (Comiissjire la salle n signed de protestation, ce qui
plus grand r~eueillenment. ^^^ dodu Gouvernement en i SSS-8c, sa ville fit dire a Mr lrederic Marcelin que le
IL Assemble natale 1'envova a 1l Chiinbre des Re- Senateur Oreste secoua sa toge sur
Le drnier hoanur rndus presentants aux elections libresde iS890 'Assemblke.
drnir hoaneu rendus au ea soOOn se rappelle les stances d'interpella- Appelo de nouveau au Sinat en 1912
dPrsident Tancrde Auguste, lee sol- tion ou I ardent tribune craint et redou- il conserve sa meme attitude de loyau-
dat, reitanent leure casernement. On t.,tomb tit les ministres vt cpouvantait t6 et d'ind6pendance et sut aussi aprks
eot, h cete hIeure, que le Bvnenenene' "!ceuK dent lta coscienc, nctait pastte vie eelpta di faiblesse, sttirr
omiencent,ar e bruits plus Depis 2 heures, hier aprqs midi, le droite. A l fi de i nd a, P tt vie exempted fablesse.
sTimistes courent sur la rduniohhu h midid droite.A la fll de son alndat, 'a.-mscslie
seombule Natsronale e t do enviro s de la Chambre presentaint dji connu avc" advantage reprit sa ser- rent candidate a la Pr6sidence.
heures de apr6s-midi. ll n'y aurapas l'animationdesgrands jours.Cen'est ce- viette. Et sa rennomn alla en gran e io i
do majority entend-on, du partout. pendant que vers 4 heures qu. la ma- dissant. S ecioni Al prcinirc Magistra
L'angoisse 6treint tous les ceurs, car iorit6 de I'Assembl6e Nationale put atre II serait trop long danumcrer les ture de FEtat nest autre chose qu une
on comprend que si cette derniere eonstat6e par 95 presence. causes cribrcs da:s le'quIleIs le cou rcompense de la droiture de son carac
journ4e s'ach6ve sans l'lecton tant Au moment de loaverture de la rageux iava ct ;t I lair- s.n devoir ter, de son courage civique, le cou-
d 6ire et qui dolt mettre fl i une si- seance quelques coups de feu, tires aux avec indepc:Janc ct d;.voarment.C'et ronnement de sa vie d'homme public,
tuition qui menace, d'heure en heure, environs du Palais l6gislatif, jeti rent Isurlput dav nt les triban ux que sc tit qui,comme nous le disons un peu plus
de 'aggraver. c'est I'anarchie hideuse une certain panique; mais grace a Ic- 'valor ia mervciil.-ue itellci n.e de haut., et toute immaculCe.
. rgirait a11 ors. Et on emet A trmbe' sergie des g(neraux Poitevicn et D- c~ tte perso.inalitc rcanirqu ible qui sut. __________
s fque e r d casse et A la presence d'esprit des SLa:t-I dans tos les groups. sc fair appre i
Sso rSunr un vivat n debate confs d'ane teurs et D^put.s, I'ordre fut bient6t rd- cier et aimer. Riches ou pauvres trou- Funhralles
bord, las clair. Un dernier candidate tabli et Ie Prtsident de i'Assemble Na- vaient en lui Ie d,:nseur a la convs icra
vt enterr en latte: c'et le ral tionale fit donner lecture du Message tion ardente qui n'abandonnait jamais, di 'e A
mod D .ty, commandant d[ r- duConseil des Secr6tairesd'Etat denon- I'accu~ C dnt i cause etait devenued Pr e Tanerble Aageste
r1adisemeeat Ilparcoartcertains qur- ant la vacince Pr6sidentielle. Puis on si~n:ie. II faisait entendre de grades;
t de la e la ylle la 1 te d'uwe cntaine proceda A election du Chef de lEuat. v itas en une eloquence enflammee, frill di Ps.ident Tan-
dho.ames. On et saupris, IfoMU. oe' Luroe d6pouille par MM.t e Snateurs a iq e. parfois violent, ou persuasi- lce fundraills, du l'r,0dent Tan-
del I ct cte qU lon Paul Laaque et le Dput6 Erm.Mercier e, toAlours sincere ct vraiment pre- nelle dgu ta n lieat ierai titaon
Mais attitude du gn.ral Defly vient don nante. Lns le b trreau, il 6tait respec- de lovalisme et de regrets. I'ne aius-
'nent. Le g~ndral Justin Poitevien, chef 17 voix an Sinateur Lusembourg ture. i .runie an Palais National on Ia .,
du premier corps d'armee du D6parte- Cauvin Q'i n'a ps cu la bonne fortune d en j du corps se lit & 8 bres 1,2 confote-
roent de l'Ouest, se rend aussit6t, a la ,u Gtral F. B. Laroche tenure Michel-O:cste dans un de ces ment au programme. Le deuir rtiit
tte des soldata de la R~forme, au Pa- I au S.as,, r M Morpeau. proces.sensationn1els.ou la viela liberty conduit par le Collwil de Secr taire
las de la Clambre. Dans un language et I'honncur des citoyens sont exposes, 1'Etath o MM. le Dr Louis Augqute, Au-
energique, il Droteste centre 'acte du, Erweansie9 cttl ar Micl I n peUt s'imaSs iner; a puissance d s ~sUte Roumain, Edmond Maonpon 0t


onmmnandant'de larrondissement,pro-I Orete est prodam Pr6sident de ls iaoyensde tmiineint avo:ia et ses fa- Sn uit & pied el me ancbrde A II
Ilet touts les garanties de idcurithd R6publique d'Hati pourune p*riode de ca& di o ate e.es di pied a s an br ude M. AI
I'Assemnibe Nationalse et lu donnemlent an a r I illejoint #p rharv fenbre uetqael umn
Parole de soldat et de genilhommne sept an. Otme say Ant de sauver la dedes grand itulbre (ldu is romposaient uo
que e Clhef d'Etat ui sortir d on Ie decret de IAssble Nutionale ciau polis.qu.es de laff.sir Maxi convoi magnliitique. Le corlege parcou-
vote sera maintenu. irt immn diatement vot et remis au u oaplair a ilies de f(cscmiitai- rut ed Clhernin des Dalles, la rue Ma






m, tIreram Champ-do-Man, la
oi do Panthon et gona enin Is
ClHeldrl par Ies ruesDantes Das-
toaches et de 'Abreuvolr. Les cordons
du potle talent tenus par M. Auguste
Bo amy, pr6sdent du Tribunal de Cas-
Mtion, I Sudre partiguenave, presi-
dent du Sdnat, par K. Charles R6gnier.
president de la Chambre des Comptes
et par M-. A. Boco, Secrttaire d'Etat
de 'Agriculture et desTravaux publics.
Un tre grand nombre de couronnes
avaient 6tW envoyaes en tdmoignage
de la douleur publique, nous avons
not6 au hasard cells du Cabinet par-
ticulier, de la famille Auguste, de la
Mason militaire, de la Musique du Pa-
lai., du Conseil des Secretaires d'Etat,
de l Douane, de la lAgation domini-
caine. de Mr et Mine (onzalez, de la
Chambre des Comptes, de la Chamnbre
des deputts, de I'Ecole d'Arts et Me
tiers, de IEcole des Sciences appli-
qudes, du general (Commandant de la
Place, du gent:ral Edinond )Dely, du
*snateur F. I,. (auvin, de ( Mr et Mine
Michel-Oreste, de la I'. C. S., du il'r-
let de police, de la (Conimission de
R6forme militaire, du IBureau du Port,
du Premier corps d'arinee de 1'O )est,
de Mr le ddlpute I'lilogene, de la ian
ue de la Compagnie des lPompiers.
u Teltgraphle terrestre etc, etc.
L'office fun1bhre a etc cilelbr' avec
toute la pompe due ai la haute situation.
social qu'avait occuipee Ie residentt
Tancrnde Auguste i.es I'i,"rcs t e I'E-
glise, les chants liturgiques miarquie-
rent d'emotion intense et poignant,
les derniers lionnetrs rondus ia c(l
home d'Etat.



Une lettre du General

F. B. LA ROCHE
A I'Assemblee Nationale

Hlier, vers deux heares, au moment de
la ruanion des Chlambees, le Gendral
Laroche, Secretaire d'Etat de la Guerre.
pour faire taire de stupides runeurs.
edressa au l'resident de l'Assemblie
National la belle et ialriotique leltre
swivante.
Monsieur 1 I'Pre6sidcnt,
Malgre la grainle reserve |ie' j'ai
toujours gardee, I'opinimo piiblique, a
an certain moment, et i IIIn ciomp)l|)ir
dru au nioimbre tdes candidates ipossibles
a ht Presidence tie lalItipublique, rlen-
due vact'ate par la mort de notre re-
grett; Ta' Icrtde.\ guste.
Maintenant quite 'ai lini de rendre au
dtfunt Chef de I'Etat les devoirs que
rn'ilnposaient d'abord une longue amni-
ti" tfaite toute de lovaute et de dd-
vouenment et ensuite lia lualitt de
son SecrOtaire d'Etat de la Guerre et
de la Marine, je sens la ntcessite,
Mr le lPresident, en pleseitce des
difflcultes qtue le moment conmporte
pour mon Pays, que j'ainme Iar des-
sus tout. de venir dclharer a I'As-
semblee Nationale et au Piays tout en-
tier qu'ayanmt toujours ,tl- denu;e do tou
to ambition, je retire la candidature que
pretnatur;mlent I'opinion avait Iormiee
pour mnoi i la I'rsidence tde la Itepu-
blique.
J emporte la satisfaction d'avoir tou-
jyurs ete pIour mon Pays un loyal sol-
At respectueux des principles et qui, en
routes circonstances, servira, avec le
nuime d.vouement, lit cause de I'ordre
et de la LiberttW.
Je suis helreux de I'occasion qui
mr'est ollerte de vous prier, Mr It I'i r-
sident, de transmlttre a Messieurs les
Stnateurs, Messieurs les Deputes,
"Iexpression de ma consideration dis-
tinguee.
F. B. LAROCHE



Pikee historiquc

Void la letter par taquell. 1e gindral
Edmond Defly, commandant de I'arron-
dsement de Port-au-Prince anoneit ,
o 'il 4elait andidat d la Prdsidence de
to R'ubleque.
Le Sctdaire Ea dE e la Guerre ni'y
/1 auuenae nrpoN .
Au Secrtfaire d'Etat de la Guerre
Secr6taire d'Etat,


Tai t'honneur de porter & votre con-
naissance que, tandis que je nme pro-
mettais de saluer le Sucoemsur du Gd-.L


a6 Tancrde Auguste, Notre Vender
CoC des Candidats A la Presidence'de
Ia ipublique sont venus me commu-
niquer leur impressionde ce qui resul-
terait de la situation actuelle si les
Chambres IAgislatives ne se rdunis-
saient pas pour eviter au Pays de nou-
velles catastrophes.-- Ils me declarent
que j'ai ddji toute la responsabilite des
malheurs qui viendraient alors 'abat-
tre sur la nation etant donn6e la na-
ture de mas functions t mn'imposent,
come neutre, la direction des af'ai-
res publiques. Is prennent I'engage-
ment que les Chaumbree L1dgislatives,
p)entril'tes des sentiments qui les ani-
ment,travailleront paisiblement et dans
toute leur liberty si je mne portals can-
didat.
Malgre mon refus, ils mine decident
d'accepter cet honneur pour eviter an
Pays,ajoutent-ils, de glisser verse I'anar-
chlic.
Veuillez agrdr,.Secrktaire d'Etit,mes
respectueuses salutations.
EoxMOKD DEFI.Y.


FAITS DIVERS

RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES
OBSERVATOIRE
DU
SEMINAIRE COLLEGE SLtMARTIAL
Dimanch- 4 Mai 1913


Barometre midi

Smininmuin
Temperature maximum


701,8


21,6(
3:1.6


Moyenne diurne 23,7
Ciel tres-unuageux. Plui a lieures,
mariquant an ipluvioinetra 28 in in.
Baroimtre en baisse.
I SCHERER.
Prisonniers en liberty
Hier apres-midi, tandis que l'Assem-
blee Nationale elisait le President de la
Republique.un nombre plus ou moins
considerable de deteaus s'evadait de
la prison.
.omme ii est probable que parmi
eux ii se trouve des prisonniersde droit
commun, la vigilance de la police ne
saurait ctre trop en 6veil aux fins de
faire r6integrer a maison d'arrat i cei
coupable;, pour le plus granr bien de
la society.
Feux de r6jouissance
Hier, pendant toute la soiree, des
coups de feu se faisaient entendre par
toute la ville. C'tait le people qui, de
cette facon.manifestait si joie de l'heu-
reux kvenement quest election du
nouveau President de la Republique.
L'attitude de la population
II faut noter la belle attitude de la
population pendant toute la journnee
du J et toute la nuit du I au 4. Nous
avons dijA dit dans une pr&cCdente
edition que chacun, pendant ce temps,
vaquait A ses affaires personnelles. II
nest pas jusqu'aux paysans, gens d'or-
dinaire si timores dars les circonstances
semblables, qui ne marquerent leur
confiancedans les heureusesdispositions
de la population, si bien que les hases
furent combles toute la journee de sa-
medi et que les families parent, sans
etre inquietees,s'y approvisionner com-
me d'habitude.
C'est avec plaisir que nous notons
cette admirable conduite de la popula-
tion, qui marque un progres reel dans
nos moeurs.
La journoe de samedi au
Palals National
Toute la population Etait accourue
au Palais National pour voir une der-
niere fois la physionomie imposante
de celui qui fut le Chef de la Nation
et don't elle appreciait toutes les nom-
breuses qualitis.
Au milieu de la chapelle ardente
arrangee avec les derniets perfection-
nements de I'art.le cadavre du r1reett
President Tancrde Auguste en habit
etait tend dans le magnifique cer
:ueil orne des couleures nationals. (
Le drapeau rouge et bleu le recouvrait ,


IAdemi.a Sarmt nimu al tai do e i o o'ns#qf dan.
n-avait etd repmresioa m. lequita jo i. u e lls
come Ia carnealritiqu eetrlemr equ "ea-' at -M -.
ponait toajouts cate physioomie N'est-ce p s dram?
d'homme n4ergiase et avis&. Tribh gvO
lamais specacle plu iapnt Au mm Ci N 1 ,
6te offert iA ne foue plus conatroe A .. 14 :
et I la fois plus respectueums. a PEts loe C st c.. Ialt poi4
e plearant que chacun pratsnt aMs se U as.le T. Slvl it leS 'S
compliments A la famille presideetillek rr -bt t C t'1, Pas"ts 6
quiabattue par la douteur,eatouralt k 'le stf Nces Constant.
cercueil. tandis que la musique de Pa. Cest Ai Obe adiaD l s o,
lis exzcutait ss airs les plus patti-. e us da tinl Comr
ques et les plus tristement poignants, oIt t.nserhwant eigq pl IJl 1o1
ces airs ui font pleurer quand mime iLe At cDoyen. re Parque- t ,
autour d un cercueil. meatons auer oat address des oM
,monts aux nourux elms, SXquels I
Le message de Assmble Doyen. Monsieur Remy Biaien sa
SNatioadle pondu parades proles de remer, I rne'
Aprts le'ect ion presidentielle. une Easuite tribunal .a a par
dtigation a eti charge de remettre au A Mm B Camille qui a fait lI develop
Pr6sadent Michel Oreste le Message de pement de ses conclusions dans l a
I'Assemblte Nationale.Cettel 4dligtion d'Alttne lain centre la P.C S
qui .tait compos. e de MM. les S6na- MeEthart pour cette deiniere a
teurs Roumain. DornAvalJ.N. Apollon anssi entendu en les iennes.
et des deputts Chs Leconte, Dannel ..
Lauture, Desinor Destinoble Ade, Chs Audiece civil du Mardi
Salnave, 0. Chassagne,Dr Savain a et Arl 1
re~ue par Ie President Michel Oreste $ /rilo19
qui lui adressa des paroles de bienve- Prbsidence .J.Desir ayant pour ass
nue et de remerciments. seurs le iuge J. Z. p:ir et Ie supply~
Si 17Ii-G J*A. V trl *e:AA-.. -


L premier a du tut. Jean Baptiste. u
President Oreste Affaires entendues
La ville, hier soir, etait plong6e dans Pierrette Pierre centre Stenio l)oai.
les tenEbres les plus prolondes. Ceux unique.
qu'une necessity quelconque obligeait Felicie Constant centre Lconce Dv,
A sortir dans les rues d6sertes ne s! re
connaissaient plus. Le Pr6sident de la Auiece c du r
REpublique informed du fait, fit appeler A du Mcrl
A minuit Mr Dupeyroussel, ingenieur 16 Avrd n1913
de la Compagnie lectrique et lui dit Presidence D. Mtignan ayant pour
son desir de voir li ville immediate- assesseurs le juge L6oo Montei et l
ment kclairEe. supplant de juge A. G. Vatel, assist
Monsieur Dupeyroussel s'empressa du substitute Solon Vieux.
de donner suite laa demand du Pr- Jugement prononc
sident en explihuant toutefois qu'uni homoogue la delib *rt
court circuit et es fils que les balles d Celu d fhomol e a delibra
du conseil de fagmille des maineurs4ai
avaient coupes durant I'apres midi bius E. Ducasse.
etaient les seules causes du fait,
Le Gfntral Denly A la Affaires entendues
S. Overt contre la dame C. (cleut
LUgation Cubaine Michel Kouri centre Lyon Hill.
Hier,i sept heures du soir,le General Antoine Audain centre Rose I)Mrivil
Edmond Defly ecrivait au President de lugement prononce
la Republique que deviant le vote de Ceui qui homologue la dibrao
I'Assemblee Nationale il venait se ral- d elui qui e omololue ades mineabrt
lvu conseil de falnalle dci mineun
lier au Gouvernement. Edouard et Germaine Coby
Sans attendre la riponse de sa lettredoar et Germ Cob
le Gekiral Defly se retira.i la Legation .
Cubaine. Audience civil du je.li
Hommage aux Chambres 17 Avril 19 1


Le people doit tenir compete A se:
mandataires qui,hicr apres midi, en dd
pit des coups de feu dirigEs sur la
Chambre.sont rests a leur posted et on
continue de travailler A 1'election du
Chef de 1'Etat. C'est grAce A leur sang
froid,A leur patriotisme,que la paix pu-
blique est completement assuree au-
jourd'hui.
A 'lo6tel dte i'Arrondissement
A pine le general Defly s'etait il ren
du A la. L ,ation Cubaine que le Gou.
vernement exp4Jiait A l'H6tel de l'Ar-
rondisscmnent sous le commandement
du SEnateur Moliere, un detachement
charge de prendre possession du bureau.
Au bureau du Port
C'est a Mo:sieur Duquerrouet qu'a
etc confine la direction provisoire du
Bureau du Port, occupy prE6cdemment
par le general Fleury Lavelanet.
S.uateurs 6lus Chefs d'Etat
II semble mnaintenant que du Sdnat
au fauteuil presidential, il n'y ait qu'un
echelon et que cet dchelon, il eat aise
de le franchir. C'est ainsi que le sena-
teur Poincard a 6td ~lu President de
la Rdpublique francaise; le sunateur
Wilson, President de la Rppublique
des Etats-Unis; le senateur Bordas,
President de la Republique Dominicai-
ne; le aEnateur Menocal, Pr6sident de
la Republique cubaine et le s6nateur
Michel-Oreste, President de la R4pu-
blique d'Halti.
Toutes ces elections se sont faites au
course de la mem ann6e 1913.
Anomalle comstitteliom le
Notre Constitution dit en terms for-
mels que le Chef d'Etat est lu poq7
ms. Par une de e nome to
communes aux choses haltiennes I'Elu
d'hier n'aura & faire que six ans, car au


S Presidence Doyen Leon Nau, ayaat
pour assesseurs.le juge H. Bonhbmm
et le supplant de juge A. G. 'Val,
assists du substitute Nexers Constat.
Faute de divorceen tat le sige
et level.

Audience civil extraorJdiire
du Vendredi x8 Awil 19 I
Pirsidence A. Poujol. aynt pour
assesseurs le iugeJ.Zephir et lI suppi-
ant de juge A. G. Vatel. assists di
Commissaire du Gouvernement A
Thibault.
Jugement prononces
Celui qui joint la cause du sieur R~
bert St Fort Colin i celle de Madame
Cecile St Albin et A cell des poul St
Fort Colin pour statue par us seul et
m6me jugement.
Qelui qui declare que Iarragrgemel
intervene entire J. B. Vilbruna t le Dr
Jules Fleury en date du treie Decem-
bre 1913 a mis fin A toute comestation
relative au bail du 24 Otobre I90
condamne I. B. Vilbrun A 2S gourdes
de dommages intrets poor rfation i-
juste et tEmwraire causete a Docteul
Jules Fleury.
Celui qui ordonne A ce qeu les con-
sorts Catulle Murville feas Ia preuvc
par temoins devant Moesieur le u
Jean Zephir, que c'est Ia machie de I
Companies P.CS. qui a &coaMuniqu
Iincendi.e A a malso de teot pEre C
tulle Murville. set A la P.CS. i (git
la preuve contraie.
Affaires enteudus 4
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(Defaut )


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