<%BANNER%>

BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
ALL ISSUES CITATION SEARCH THUMBNAILS MAP IT! PAGE IMAGE ZOOMABLE
Full Citation
STANDARD VIEW MARC VIEW
Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/01746
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: April 18, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01746

Full Text

IOftT-AU4PRJNC i &W)


ISM


g s--A.hAGLOIRE.
pMUCTKUR

PooRr-AU-PRINCE:

tV5 h .ro--a. ---* 5.00
DitPARTEMENTS :
e Mais. ..** *. G. SLSO
Mois......... 6 8:00
STRANGER :
trd iols. G. 8.00
it MUMtRO 16 CENTIMES


)


QUOTIDIEN


RFDACTU)N A DM N7I NlTSTATlOh
8, Rue mAmircaimIe. 8
Les aameares seol acccs
A Po I-tu- l AV c-P INC tIcFl t: % I X I 71..'X4'
A PAIls : die I- MJ CnTc C C
A LoNDRUS L .V.I', C X&
A BiERLIN. Cht7 IZ i t'Od liMt.%
S;. V.'. :-. IerucIZicm S:r!,e 46-49
A Now-Yoax:UnI- ers.l Publicity Company
Lc, wanu1:uic-l t It O U !'.CI Ile 011'
p-s rcndus
Abonnements et insertions pa .dbes d'avance


LA MORT SUBITE chezz un malade atteint de degenkres- ments fkcaloides, ccrit le professeur
cence graisseuse du coeur. Chautfard ; il se croit gutri et quitte
La mort subite dans quelques mala- 1Il'h6pital en pleine convalescence. ne
dies du cccur ( insuffisance aortique, conscrvant plus que des traces d'albu-
Beaucoup die nos leclters, qui onl sui- d'Haiti st souvent boulevers6 de guer. andvrysme etdilation cardiaques,1sion mine. mais sans que Ion ait pratique
el inWritr la courtoie et intiressanle res civiles,serait jonchepriodiqucment des arteres nourricicres du c(ur. etc.) chez lui la recherche de I urobiline. ou
Irainvil a Propos de la mort subile, aux emotions. be dans des exaggerations, au detriment le, il reprend I re imc comi:mun. fat
avant manifeslit led/sir de lire rarti- Pendant la Commune, en :rance,un de beaucoup d'autres alterations orga- tiois jours apres.un xces de boisson, A
k tila ditermina, rous nous empressons homme.coll6 au mur pour 4tre fusill, niques. la suite d Luc l it cnt fatigue et bien-
~ ksaisfaire en iextravant du numiro est subitement pris d'ictire motif,nmais Cest ainsi qu'autrefoiu tous les cas tot tlcs pir.st c. se me1t 0 u rlit prLsquc
h Mars de Hllaiti Mrlicale a ne meurt pas ; un autre a une vive al- de mort subite survenue au ours ou a sans 1aioe.tic n.lbe r.:pi~cmnut dans un
tercation avec un de ses amis, se con- la convalescence d'une imaladie infec- coma pioltCnd et mcinurt spt hleures en-
Elleest si imprcssionnante par sa tient pour ne pas arriver A des brutali- tieucs tctaient mis sur Ic compete d'une iron apies ce IcIour e.'accidents X.
godainet et la bratalit6 avec laquelle tis regrettables,devient tout jaune d'ic- alteration profondedu musclecardiaqui:c (t.1te citaion ie rI nuit eCn m i cmoire
dke jette le deul et le desarroi dans ere et ne meurt pas. Sous un gouver- ( myocardite.) C-,pendant, 1'tudeplus la lamcnibrh!c histoire d'T.1 ;cute n-
ee famille, que la mort subite est et nement c6lebre par ses fusillades bar- attentive de ces c.s a conduit a rechcr- fint qua. I a l iie une cntui't peni.
etera toujours une question d'an in bares, j'ai vu un prisonnier qu'on me- chcr ailleurs l'explicati,,: de ccs nortl ble ct prolonge. prc:~nait des tiou-
bet palpitant. nait a la mort, au milieu d'un deploie- qui sur\iennent paitfois a l'ocasioni du blues en .app~ .en..c ,~i lic. Un
Son actuality universelle eat sans ment lugubre de force armee, etre re- simple mouvement quc necccs i-c mindecin ic;nsiltant. .p. la reaction
casse d6montree par les fits, relates conduit en prison oil il delira pendant passage de la position couhIAc.i la1 po i- dies r;cl s ( rc;ction de 1i i tT oulet) pour
ans les journaux strangers, d'indivi- quelques jours et ce fut l~ la scule ma- tion assise. DI)ranct ce. dcrniccs .i:a a iccr.ch lt (.!t t I.nltinntinment de la
dis trouv\s morts sur la voie publi- nifestation de sa grande motion. nies, on est arrive a savoir que d.an ccllule hu p.iqt1uc.n., t..ita .s iui-
e- et s i, chez nous les faits de ce Les grands chagrins que provoquent la plupart de cc fits, c'est l'al:tcralti: n tudCe lit 1uin pr-n'ostic sLCe ct iecom-
Wnre constituent plut6t une excep- les revers de fortune et les deuils. les des capsules surr.nales. glandes situcs mand.i Ln;i ut dc n alitlnlter l'ntlnt
ton. c'est que moins tourmenite par preoccupations de 'ambition, l'amour au-dessu des reins, qu1 ctaicU t pluti',it uc ,,ues\nl.t I s indic.ii,:1s jurnaliares
esbesoins imperieux de la grande ci- contrarin,en un mot,toutes les passions responsablcs de si brusqucs terminal- d tu be a Ldai ie iii.c r-
vilisation, la vie s'ecoule de pr ftrence depressives peuvent dans une certain sons. lant, se 13-tiAI r-.ulat dc 1 exanen
dans le over familial. Mais la mort su measure favoriser l'eclosion d'une nc- Des allcctionw renalcs ( atrophic. dc- clinique ordiJnaic s-.u. :. ura a fa-
bite y revet, par centre, une allure des vrose,comme laneurasthenie par exmn- gcncrcesccnce mystique )Nont egalement mille en toute boniic loi t.'t :dwoa .l
plusdramatiques. pie. A la longue sans doute. par le .tit souvent neglig~cs dans l'tiologic de la reprise de li'.nit.ati.n odinaire
Quine se rcprsente, en effect, cette de la diminution de resistance d la- mort subite. vingt-quatrc tlIes IS'- CIlC assu-
Iouse folle dangoisse et de douleur quelle conduit toute maladie nerveucs. Elle nc peut surenir sans qu on en- race lornel.t. I. t st. ni .:t li.
i.voit s'abattre brusquement un ma- on peut contractor plus facilement une tcndc prononccr .vec une asurd,. ce c llt a \u:x tcin'. Ic. lar,'es dans
FRMlta sant! quelques minutes au- affection organique. Mais les chagrins, qui dt1concertC antvrvsme,rutrc u l s 1eux. lue I.C nal l-urc- e ne ne
aravant, semblait en tout point ex- les grands obranlements nerveux, ne c~tr, apoplexic c~rrrale :conu si conta ee-nnl 't :.:ant



bed, entiecoupe seulement de quel- animal au repos. Ce sont lA de simplcs de la ic. mn;is ctte supp sionu dc sans .cite i t.i d :il. et let cS-
letnction st cllc-reSere tre qitaire dans P unedaIXS vso ren ja seotspC1e.e-s don-
es ssecousses con vulsivesetsuccomber influences adjuvantes. fo L ion cst uitlc-nime nruent irc dI'au- prit d'ato) se t;ue p-ui n omen s don-
avrant qu'aucun moven thdrapeutique A Rome, le Dr Asuarelli a examiiie tres causes qu s null t di er de solides comn ssac,'S iIS
ait kt6 mis en oeuvre pour essayer de 8j cas de mort subite et a pu fire ciii- f~rcnt dc conixiitie. iv i qua:!quus t fiws w ,,hoie.
le sauver I C'est parfois une mre don't quante autopsies. Voici Ic r'sultat de C'est diue quc !a mort sub.te doit Utre i.coIre jeunl: it d un cTpliit ties ctuilivi'.
rembompoint remarquable, gage ses constatations e a21 fois la mort pr\vue. bile nc loit pas surpreudrc le en proie i desi ccis dc dyspnLce noctur-
louvent trompeur d'une robust san- avait Wt cause par des maladies des sagce...mnidccin in c consult d sn nlndei ui lc rasu-
- ne laissai pas pr6voir qu'eie suc vaisseaux, I5 fois par des maladies du Certaieis nd.les d asur eulionet a mcc ont C C J,1 a s ces d'asrth-
comberait en quelques heures dans les ct ur e du p"ricarde, 5 fois par des in- rester Iatcntes L o:dant asscz longtc.ps inedi ii ; 1n is u, i.,., ,ialbnr pri-
kas de ses enfants consternes. factions de l'appareil respiratoire. 1 fois et se tcr iner til jour brusiqucmeCt. rent un jour une alluree plus inlquic-
Ces fins inattendues produisent une par des maladies infectieuses, t ois par Comment pi ir e du clle en tuall- trnta Ie suite d une cntr.aric.e t-
otion d'autant plus troublante et ie verses infections, autre fois par des 1)ans uine inaladie dAu cur.en par- prouva Ic mniralide ne rndcie lire
iouloureuse que chacun se connait, se infections multiples ; t fois Is resultat ti cul ier.I 'i sufi,; de aortiquc.q uLi peit lIut sim pl'elnet rd dotnec. Le Iledc-
oudoie presque chaque jour. Avec fut douteux ; 68 e/o dhs ibndividus presenirr une survic de 1i 420 ans, mainl, il cut i ipine I ltemps, d(a.\lcr
luelle surprise fut accueillie, tout der- talent artcrio-sclreux ., c'st-aidire environ. quand Ia terminaison est ine son bcu :e u quis e uden ut l cl ui
oimrement dans Port-au-Prince, la nou- prsentaient des alterations des parois mncnc. 1 v a n enable de signs 'veux de son mcdecin nn et en qui
relle de la mort subite, un dimanche artnrielles. cliniques plusnarqudes d qu a clent il avit plae ioutc sia cdlianc analyse
matin, d'un des homes les plus char- De sorte que 1'art6rio-sclerose appa- l attentionn ct du nalad et du mltdecilp.s f I igeite ma ane c analyse
ants de notre socitl On doit se ralt come 1a cause pr6disposante 'a Ei 1904,e -is i la prison dr 'eort- plus prolotnde lu ni alade se fait sur-
appeler encore la stupefaction gn t- plus frquente de mort subite, surtout au-Prince, an honime atteint de ceittetout entire dans i ls maladics des reins
ale qui suivtt l mort brutale d'un quand elle intresse profondmrnent des grave lsion ct qu i mettait ses indispo- doa t 'ai rat1c 'lus haut cnmine causes
htefd'Etat haitien, au moment ou, se organs important come le cerveau. siti's sur le coin pte e ia colcre cet du t de mort suLIitC.o e
noyant fort d'une puissnte sante, il le cceur ou les reins. manque de ventilation du cacihot o2l il anutrsois on pouvait enoret soigner
iappretait A quitter la capital pour C'est sur out dans certaines maladies taitenferni. /'lartis sa femmcdu Igrand lt s maladies rCnialCe s enl chrchant eim-
tie ville de la province, du cceur que Ia coltre ou l',cm3tio anger qui le nacnaai .\lis iber p ent 'al dedan le uranes.ai
Dans l'imprevu de si brusques d6- seinbk jouer le r6le prpondrant dans sur mes instances. ses indiapositi iv,; fexp deicnce a dctnortr l q:e It presen-
iWuements, lsesprits dsempares, en la determination de la mort subite. nrev inrent avec autant dirtensitc. puis cc de c corps ia ps toijoun s auneC in-
I&pit du bon ens et de la logique. in- L'histoire d'un homme d'une cinquan- quelqucs miois apris. il ,nourut subite- fluency pr pondtr.inte d; iu 1'apprcia-
dnse de la i,^nentdas sa iison famile, au pied tion prollostique. au pint que, depuis
roquent come causes de la mort Ia taine d'annees environ est particuiirc- menitdans sa mason liale. au pied tion prop. Idja.u ioque avaiire
alre,les emotions, lea chagrins ou ment suggestive i cet guard. Atteint de son lit. longten'ips dla.unlobeiatcu/r avatre-
rautres circonstances banales de l ve d une Ksion reo-cardiaque, ilavait te Les renseign encnts fournis par ai connu quc stun tiini,,ie o itIdhiese i ron-
Omrante ; et, chose incroyable, pour. consulter A Ietrangerunmdecin qui lui clinique ordinaire ne suflisent pas dans peur.Les rechcirchs woue riies ont con-
11Oi n irps le dire! des m6decins. pra- avait express6ment recommend' d'svi- tous les cas pour dire si une maladies duitAicett i:onception qttic.dats Ic pro-
roiens hrutement cots dsan certins ter leas motions. railait cmdecin dot se'termintr ou nion par la mort nosricdes maladiesdes reins.il liut tenir
illieuX Se font les tristes propagateurs r u pine edbrqu poea Port-au subite ou rapid. On peut arriver jar comrte surtout des former cliniques.
leprMint doctrine. Pipanceils pprenait qu un incendie,dans la palpation, la percussion. ;i savor si capa les de etrminer la mort subite
Ii est une vdrit6 banale en m6dec ne si vile natale en provinccavat detruit un organ a augmented ou diminue deA ou rapid. C'est en prcnant la tcnslon
1et ucban devrait avoir grave dans Ie a es mason Lls plus nairs de ses re- volume ; mais que peuvent ces movens; artrielle, A l'aide d'un apparel special
Ietueo c:sans ues maladies organique venua ct qu'il nsavairt pa succominI sur la valour fonctionnelle de la cellule ( sphgmomanomtre ) qu'on pourra
lonarte, ni Ia s olre, ni I'motain. sous le cou, de ceta 6nio i Mis ;i hepatique par example, c'est-A-dire sur arriver A savoir si la mort brutale par
oin chagrin ne event dterminere m o queo lue temps de I, une altercation l ravenir du malade ? -
isLe rsuat de leexamen eeinique smobs-r ( "Coti ard.e ,di: dcr i, prte. .nr
amone. a emplesabondent o In- bruyante aves n voisin ameni subite- i rsultat de 'exn clinique sb d s p ;u
atiU do CoOs c isesaO n d'impop trance ment t e dnnou b rtcurcit paraldlcmentA I'abscencede mo- Irc mourut oubt-I ,c,.cI,., iU-JCc o te,. ~r cr i
vertiea de ces cause., importance ment le denouement fatcli n,.s ,o,. ,ranett.-mnlts onmfectionnue delognosi dc sj niaijdic av'etten pre it> a ,te, -uo
omre ss'ont eu sur Itorrganisme que Onu a vu la mort survenir a la suite yens c pronostc plus pcercctionoes. su lar d sar sn i a ld mo bU .'l p
Is d paoern ons. S iil en t autre- de cireonsltncCs beaucoup plus insi- LUn malade est atleint d'ict.re infec- CO dp .r'i.,ge rd.,,s..piu ue( ror,, x.e
ucCo ft DUagtS Sll eu- tavc (l, f L- m *cinas qui Ic sogte .naicn a'aient pu c-
tn i Ua lehs rora au.- geifiantes'telle m tson observee ticux A rechutes gavc gros foie, growe -- fIn ,tre, a ouj me qo de u
dst se s-al e bWe oor e are soio a ca bal tod'a(s coap, rate, albuaaminri et sa ai e vomoas* rre mari-m-.-


Veadredl 18 AvrMU i9


I





rupture vasculaire est imminent ; c'est
en desant I'uree dans le sang d'u- in-
dividu qui pr6eeate des troub!e;e ap
parence lgers qu'on parviendra a pr'-
voir la mort suite ou rapide dans le
coma par retention dans l'organisme
de ce produit excremenititel qui est un
poison violent pour nos tissues.
Au course ou a la lin des maladies in-
fectieuses, quand la mort subite par
insuffisance surrinale est A redoutcr. A
pait les signs cliniques qui donnent
I'veil au medecin, il va particuliire-
meut la measure de la tension arterielle
( hypotension ) et l'exame:i di sang
( anomie profonde et persistante ) qui
renseignent A tin haut point.
C'est done l'utilisation d& tons ces
moyens nouveaux qui mettra le m6de-
in A l'abri des nombrcuses chances
d'erreur qui rendent si difficile le pro-
nostic dans les ma!alies. mais une uti-
lisat;on consciente et degagee de tout
esprit de mercantilism.n proftssionnel.
II ne faut point, en elL't, dans I'unique
but d'en imposer aux simples,avoir un
bulletin d'analyse d'urine en mains et
ne pouvoir en donner que des interpre-
tations fantaisistes ; considered, par
example l'indoxyle urinaire cornmm si-
gne d'insuffisance hepatique. jecer par
ainsi l'alarme dans uae famille et avoir
plus tard inconsciemment toute la
gloire d'avoir conjure un danger immi-
nent qui n'existait point; ni fire fire
une analyse de sang pour etre simple-
ment Ala mode et conserver des clients
don't I'intelligence a pu slisir I'utilitt:
de ces recherches. L'int&rct du malade
et la dignity du medecin doivent pri-
mer routes autres considerations.
On entendra, p.ir ailleurs, souvent
repkter que les analyses de sang, d'u-
rine et de matieres ticales sont parfai-
tement inutiles, que les mcdecins d'au-
trefois ne cls utilisaient pas.qu'A I'heu-
re actuelle beaucCup de mnadecins sont
tellement habitues a la pratique mCdi-
cale, ont si bien e I'o;l,qu'ils peuvent s'en
passer aisement.
Est-il besoin de r&futer ces argu-
ments d'une naivete puerile qui ne font
point honneur i leurs auteurs ? Autant
avancerque l'antique quinquet fumeux
de nos peres eclairail mieux que la
maderne ampoule electrique. Et puis,
n'est-ce pas faire injure a c-s mtdecins
que de leur supposed cette ridicule suf-
fisance qui n'aurait d'egale que kur
inconscience ?
Une telle conception de la pratique
medical conduirait A des rcsultats dc-
sastreux. Les faits comparatifs que j'ai
rapport&s A dessein, plus haut, suffi-
sent, du reste, amplement, a la con-
damnation de ce jugement simpliste.
Non, le diagnostic et le pronostic
des maladies et par consequent la ques-
tion de la mort subite prtsentent une
trop grosse importance social pour
que e medecin ne s'arne pas de tous
les moyens multiples et varies que les
efforts des chercheurs de tous les pays
ont mis A sa disposition. C'est par leur
application qu'il se trouvera dans les
meilleures conditions pour supputer
les chances de reussite oa d'insucces
dans la lutte incessante que nous li-
vrent chaque jour la maladie ou la
mort.
Le meilleur medecinquoiqu'en pen-
se le bon public, n'est pas joujours ce-
lui qui guqrit,mais bien celui qui salt
prevoir la maladie et la mort alors me
me que l'individu semble jouir d'une
bonne sante. 11 y a de par le monde
d'excellents medecins et de grands sa-
vants qui conservent tout leur merite,
malgr6 leur impuissance A guerir la
1Ipre, la tuberculose, le cancer et cer-
tamnes lesions, qui une fois constitutes,
demeurent irrepables et doivent fatale-
ment entrainer la mort.
Quels que soient, d ailleurs, les pro-
gres de la m6decine, la mort sera tou-
jours le lot de l'humanit&.Elle s'efforce
de reculer le plus longtemps possible
cette echmance ineluctable, par la sup-
pression de toutes les causes d'infec-
tiors et d'intoxications qui assaillent
I'homme au course de son existence, au
point que la mort naturelle, par usure
de nos organes, apparait comme le but
supreme de la science et le reve impos-
sible du monde.


La viritable prophylaxie do I& mort


subite reside done tout entire dansls mles nlt quequs large bouffles de fu-
notions d'hygikne bien comprise et ce m6e. Alors seulment- ee lle comment
qu I'on doit surtout exiger du m&de- d'un ton & fire frdmir, son hiatoire.
cin. dans certaines circonstances, ce Elle dit so souvenir qu'une nuit elle
nest pointde r6aliser des miracles,mais sentit qu'on la retirait d'une boite tries t
de rcnd I mort suite un cement troite etqu'ensuite on I'amena sur une C
de rendre la mort suite un 6vnement habitation oil on I'enfertha des jours, I;
prvu, attend. LISSADE peut-etre des mois, elle ne pouvait point
D' LSSDE pr6ciser La elle fut commise a la sur- p
veillance de lavolaille etdesb6tesde la
-.. ---- -- fermb ou beaucoup d'individus travail- e
laient dedj, nais sans se cauer. Le mal- c
CQurs de Bo stre .etait dune telle rigidity sur ce oint l
ours d Bourse qu'un jour il coupa la langue un a
pani, surprise en flagrant ddlit de con- p
versation. a
Or A ricain 270 o/o prime La mIarcliando, ea entendant cttte p
Ch6quesurParis. 3 14, 4 o/o prime hiatoire, au lieu de continue pour r
Petite-Riviere, rebroussa chemin, se
Traite sur Paris. 2 1/4, 112 o/o p rendit & St-Marc avec la fille et la re-
Transfert sur Paris 4 1/2 /o prime iwit, dit-on, a I'hospice des Soeurs o0
Cheque s. New-York 314 olo prime quelques jours aprds, elle disparais- l
Billet de 2, 2 1/4salt, cette fois d'une facon plus mys- d
illet de P. 2, /4 o/o escp trieuse. Elle fut enledee en pleinjour, d
Nickel. 3, 3/4 o/o escompte par qui? Comment? On ne sait!
Dette Int. d'Haiti 1 Qa 97 oro ad val. La pauvre lille, ai cc qu'on dit,est de r
Marchland et se nomine Virginie. d
S-- -- Fantasist' Th6Atre
i Nous rappelons que c'est domain
FAI T iERS ni soir que Mr Du Gay donne, dans la
SD I E RS salle de frtes du Cerclo Bellevue, sa e
-- deuxi,me representation de Cineina. c
RENSEIGNEMENTS II prepare a cette occasion un pro- f
METEOROLOGIQUES grammne des plus riches et des mieux C
OBSERVATOIRE ordonns.
Chambre de Commerce d
DU FranCaise en Haiti p
SMIINAIRE COLLEGE St-MARTIAL La Chambre de Commerce Franeaise 1
Jeudi 17 Avril 1913 reunie hier en Assemblee Gknerale an- I
ifaromitre A mnidi 7U2,9 nuelle, sous la Prksidence de Mr A.Ci-
liere,Ministre plknipotentiatre de Fran- d
iniiinuIn 20o,6 ce.a prockd6 aux elections complimen- P
Termprature naxiiiiin 2.8 tires de son congeil et au renouvelle- d
ment de son bureau pour 1913. t
Ont ett nommes membres du Con- I
oyenine di --rne 22,3 seil d'A-lministration. s
T'emnls pinviieus: touted la jomrnde Messieurs : Achille Barthe,F. Cberiez, 1h
tiivioin,'tre 1,7 in. in. Conseillets sortants 'relus, Messieurs l
I;arontre lhgerem~cienit ent haIIuse. Cr pin et Blot. ts
I SCIIElEl Mr Eugene de Lespinasse, President s
La Communinlie prohlibe Ia creation s'est vurenouveler son mandat.Le Con- c
seil d'Administration pour 1913 se
de nouvellcs voies compose comme suit:
Le Magistrat communal, avec l'au- Messieurs E. de Lespinasse,prksident q
torisation du Dppartement de l'Int&- A. Bnthe r Vice-prsiden
rieur, vient d'interdire par arrct6 que 1 A. aville 2e et h
le aMoniteurs de mercredi public, aux Cr.in ee m re- ral a
particuliers. sous peine de poursuites, Crnp Secretaire-General a
S..i.. .- -. ..- .. .. .. A ._ a_ A G u rin T rksorier. t,


uouvrir sur ieurs propricets privees
des rues joignant la voie publique.
Cette mcsurc a etc dict~e par la ne-
cessite de faiie que l'arret6 communal
du 4 Decembre 1882 concernant la
voirie ne soit pas lettre morte d'abord
et. ensuite, que la voie nouvelle cree
des obligations pour le service com-
munal sans lui fournir de compensa-
tion.
I)sormais les particuliers auront A
solliciter, pour l'ouverture d'une rue
sur leur propriett. I'autorisation de la
Commune qui determinera elle-meme
les conditions dans lesquelles elle doit
se faire.
Desaflectaion pour cause de plule
Les habitants de la rue du Centre,
quarter comnpris entire les rues Dant6s
Detotches et des Casernes, sont les
tW.noins jourinaliers d'un fait curieux,
unique dans sorn genre. Les cavaliers,
voitures et autos rouleut sur les troit-
tuirs obligeant les inaliheureux pistons,
dans la crainte d'etre ecrases, de pa-
tauger dans la bone qui tr6ne sur la
voie. Chest le renversement des r6les,
une d4satfectation sans precedent. II
arrive, depuis deux jours, que pour
rentrer chez les Fr'res de St-Louis de
Gonzague ou it la legation cubaine, on
est oblige de se salir aux roues des
vehicles qui stationnent sur le trot
toir don't les briqu-s se fendillent,
n'ayant pas 4td construct pour recevoir
des poids aussi lourds
Nous attirons I'attention de qui de
droit sur cette pratique deplorable.
Uue mouvante histoire
II nous revient qu'une marchande
qui fait un petit commerce de toile A
Petite-Riviere (Artibonite) aurait re-
connf, sur la route de Saint-Marc
& Petite-Rivibre, une fillette de qua-
torze ans morLe il y a cinq ou six
ans. Ne voulant pas croire ses yeux,
elle posa diverse questions & Ia f1lle
qui, au lieu de rdpondre, lui demand
en plusieurs fois, du tabac i fumer que
celleci lui donna. Elle en bourra aoi-
goemuement aa petit pipe do terr
cuite, raluma et Ianca voluplumae.


MEMBRES
Messieurs F. Cheriez, Lemoyne,Bor-
day, Angibout, Massoni, Blot.
Alariages
Hier apres-midi a eu lieu dans les
salons de Madame Vve P. Barthelemy,
Ic manage civil de Mile Paulina Bar-
thelemy, sa fille, avec Monsieur Aurele
Hrard.
Lest6moins etaient pour la mariee MM.
D. Barthelemy, Nevers Constant, pour
le maria~ :G. Lalanne.L. Lubin.

Le 22 Avril prochain sera cedlbrd &
la Catihedral Ic leanriage de Mile GE-
NFVIvi\E FrI.Et'KI U avec Mr FiLIX DI'-
CHATKLLIER.
Le Syndicat desAgents deChange
Avise les banquiers, les commer
cants et le public en gneral qu'il est
autoriste recevoir, en son local, rue
Ferou, a partir de dernain 19 a deux
heurns jusju'au inardi 22 a midi, les
souscriptions a I'einprunt de 2.000.000
de gourdes destinies au retrait. La
listed des souscriptions, avec lea chlii-
fres souscrits en regard, sera remise
au Secretaire d'Etat des Finances et du
Colnnerce lui, ell conformity de I'ar-
ticle 7 de I'arrit-l puibli6 au Moni-
teur de nercredi I6du courant. aura
a fixer la souscription de c'lacun.
Lea Syndicat rappelle que le courage
(1/2 o/o) est a la charge de la l lpu-
blique.
Nouvelle h la main
Un curieux demand A un chauffeur
A brale-pourpoint :
Combien en ccrasoz-vous au
mois ?
Le chauffeur.trs sourd
-Je puis arriver A vingt A I'heure I
.. ,

Ches Mademoiselle IAonide Solages.
Roe Courbe N* 7o. Pour homes et
pour dam Arrives par le dernier b-
ar UC1


JACMRE -


La population de Jacmel aui
ait ces jours derniers de la
hef de 'Etat, est actuellement
a joie.* Lcs journaux de la
pitale arrives par le courrief
limanche a1 du courant, affir
en rdalit6 le retablissement
omplet du Chef. En effect la
nation de Jacmel s'intdresse
u President TancreJe Auguste
pour avoir declar iA Son avr
au Pouvoir, continue I'ceuvre de
r6d&cesseur le Prisident Leco
egrettee mem:ire.

Lundi x; de ce mois au n
e jeune et 6clair gn&eral Aki
le Lubin a 6t6 initalle Sous-Chel
douvements de ce Port. C'est ulft
euv choix qu'a fait le Gouvernes
plans cet officer d'avenir,
.*.
Le travail de I'Hospice A la Tah
,ne march avec une rapidity 4
gale grAce au Comite qui s'e-
upe, principalement a Monsiesr
red Lauture I'un des membres d
omit6. La rdussite de I'oeuvre esti
aine, car elle est d'initiative privde,
I6e de quelques grands fonctionnl
parmi lesquels nous citons le Pr4si&
Fancrede Auguste, le deputt la
Lauture.
Nous conseillons done au Coli
i'ouvrir des souscriptions sur d'auo
points de la R6publique. afin d'aw
les fonds suffisants pour la cootia
ion et I'ach6vement de cet tabld
nent public et qui est d'une utility
olue. 11 est done sdr, que ces aa
ocalit6s ne front pas marchad
eur concours car, Jacmel s'empra
oujours d'aider les autres villes
'adressent A elle en des circona
es semblables.

Par indiscretion nous affirmed
u'a I'heure actuelle on est en mesi
e fonder un theatre ici.- Nous s
aitons tres bonne r6ussite A <
mants du Beau qui sont des a1
eurs.- Cir depuis quelques te
otre chere ville de Jacmel est pW
e distraction.
A i'cvuvre Messieurs.
Ce i6 Avril 1913.


n
d


A 'Etranger


ROME I 5 (minuit). Une fois
plus, il s'est produit un facheux
brusque changement dans I'6tat 4
Pape.La temperature qui,presque tM
la journke, etait d'environ 36, ce
d6notait deja un etat de faiblesse
depression, s'est levee plus tari
37 I12 puis a 40.
Les sympt6mes alarmants des brM
ches qui avaient diminu6, pr6senal
ce soir de nouvelles et graves comln
cations.
La region affected du c6t6 gauche
la poitrine est plus congestionnke,a.S
peut-4tre une surface de consolidaAt
l'un des signes de la pneumonia, et I
sons provenant de la trach6e, sont pA
prononces.
ROME 16. L'etat du Pape devii
de plus en plus faible. La fi(vre 4
mente.
Le Pontife, se sentant i sa den
extremit6. a tenu A faire ses adi
tous les domestiques du palais.
Le docteur Amici a inform Is
mille de se tenir prete A etre a
pour une derniere fois aupris doi
lade la fin n'6tant plus qu'une
tion d'heure.
NEW-YORK 16. Les explica
officielles demand6es par I'rle
au Gouvernement FranCais n'ont
trait, comme on I'a nnoncd hC
'atIerrissage du dirigeable alle
Luntrille, mais i un incident s
-dans la nuit du au 14 Avril, f
cy, oI plusieurs civil
raient ah maltriits


--