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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/01742
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: April 14, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01742

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Anade No 1821' PORT-AU-PPJNC3( Mir ( V


Lundi 1t AvrU I 13


Climent-MAG LOIRE.
DIMECTIUR

ABONNEMENTS:
pORT-AU.-l'l.NCE :
In Mni. .. G. 2.00
rois Mn s. ....... 5.00

I ln Mois. .........G. 2.20
ois ls. . . 6:00
ETRANGXN I :
Trois Moia. . G. 8.00
LE NUMI9RO 15 CENTIMES


. .


1


./


QUOTIDIEN


RP.DA CTION A DMINISTR ATION
8, Hue Amnericaife, 8
Les annences soot iatCr:
A Por F-AU-1VINCF :F M .' X I LITCTII C di Tit
A I'Al : clez L. Nlivence & Ce
9. Rue *frcnchet
A Lo-4 Rus:i'(z I.N.' i!eN(C.
2 1 2. -1 I A 1 I C .
A BRILINM chez Rudolt IMoss
S. %. i-9, jeru.s.Ieme SrrAsse 16-49
A Naw-Yox :Universal Publicity Compir'.
.4i %% Cst 14 01 Strtet
Les : n-. o ne

Abonnements et insertions payable d'avanca


VOIX DU PASSI trois mois apres,ne se Irouvait plus'
avoir que la moitie, peut-Otre, de la
valeur de sa denree. Et des pertes
Snores 6taient journalires, car
Une phase de la lutte (du liberalisme en Haiti r'habitant hailien, corn e on lap-
S1870-1882 ) pel!e, cetravailieur honnlle et igno- (
rant,labitu6 depuis prs d'un denli-
Par Franck Solages. sicle A recevoir du paper, sans
qu'il lui en ait jarnais cotite de biei
grande pertes, ne )pensait pas Ai se
IX prrnmunir conrle les elfets desas-
treux du change, ni ne le pouvait
Sous 'Einpire de Soulolque. la tait 100. A ce point de vle, on pou- ,
leur du paper variait enlre 12 i vait admetlre qu'aucune atteinte --- -----
6 gurdes centre une piastre (dol- n'avait e6 portee A la fortune pu- Pour marriages
am6ricain. Sous Geliraril, la blique. P ma ag
aviation tuit peu pr's la mini'ne. Le Gotuvernemenit d6finitifcons- haptOmllS, elc.
uis arrive I'Adininistration du g6- titue, I'agiotage continue Io plus
6ral Salnave qui passa sur le pays belle. C'6taient des alternatives per- CHEZ MADAME
cornme un ouragan. petuelles de thausseet tie bais-e,par-
A cette 'poque, I'ois gotiverne- Iois dans ia memo journey. A part IVeblff Pregsoir
ments distincts existaient dans l- lles Iluctualions inlierentes A un pa- Avenue John Brown (Lalue)
R6publique. celui de Salnave ldolt pier ne reposant sur aucune sort rouverdes ei, ('I
ie sicge tait A Port-au-Prince. el de garantie, il suffisait, en outre,
les deux s-ouvernements rivolution- d'une coalition de quelques gros lasses, ser.viels. napp 's, il i'i*-
1naires u Nord et du! Sui. i:tvnt bonnets, detenteurs du capital ou cllres.fourceUes, 'O i', S-
leur sil,, I'iun a St-Man'., I'autre jouissant dul crdit ta I'liranger.-ce lles, etc. nO 'ele
aux Cayes. Tous trois mir(1t les (ui leur perneltait de inotuopoliser LOC\TION a des pix modar
presses eii braile ', dilurant ls dolux les remises,-pouir donner lieu a i: _
annes tie guerre civile, il se lit urne carts les plus prodigieux. On vit,
conso t liiiion eltroyable de p:pier-' dans la rnrne semaine, la piastre POLITIQUE ETIIANGERE
monnaie. les emissions se suivaient tonmbr ai 70 gourdes d'assignats et
avec uiie si grande rapiditl pour remonler ti 300. Je me sers, sans y
alimenter la guerre. que tout con- prendre garden, des expressions usi- L Eilprtint (de
trle devint impossil)le, Iqu'on ne ites a Haiti, .n ce temps d'agio ef'-
prit plus la pine de signer les assi- fren6. La piastre hausse, la piastre cer e lle itLtd
gnats, so contentant d'y apposer un baisse, telles etaient les expression --
simple paraphe ou uti sigui quel- qui designaient les phases de doepr- Le point cultinant die h situation
conque, veritable hiioglyplie. ()On ation du papier-monnaie, vterita- actuelle englfotl, t faith un tout (de la
se servalit du paper le plus ordi- bIles cris d'epouvante ou de satis- preparation de la loi militaire alleiiian-
naire, celui que I'on avait sous la faction de ces populations malbeu- de et du project ( tliiplit. Si I'ot cl-
inail pour fabriquer le iigrna i ',- reuses. nai es t'ldt.L ligaet-s de la ioi dI ili-
taire, it W'en e-;t I1a: (de i l itno (filt so-
change du people. A Port au-Prin- Ou plutot, ces cris de satisfaction cod,i et toutes lC.s ill'toriatioCis ln-

ce, tout paper, un jour, fEisanit d6- n'existaient que pour les spcu!a- coes par la pjrsse sont preinaturi'Cs.
faut, on mit sous precise le pierir leurs ou les capitalistes. Quant au Tout des arseunaux, dit papier-carlo;iches, reste, les petits n6gociants, comrinor certain, (" cst l'' 'rid('t' IpreIiit rc o
et il ne fat pas le plus mauvai 4;dnts ou trafiqueurs, la classes s cette Ci Otilml i peiv Guti ( illa tte sptr-
A colt des conimandes di1- l T'r- itomnbreus3 en iaiti des inarchran-- iranciers (qui it i imotiioitrrent (ls idifi-
sot, curtains fInclior ttairr's privil- des en d trail, les artisans,les i idus- ult s qlui surgiraient int'vitabl, )'(riit
ries, les emnployts des inliprii series ttriels, en iun mot, le mnondel dC tra;- d( I',niission di'un 1nouvl eitprunt
surout ot so fabriluait i m .rveil- vail, il etiit toujurs s.crll't. Q)u- d'n milliard, ct su la )aisse des va-
letise inonnaie. avaiernt, te part et de ruines accurnul6es dans les clas ldiis e soultt lri Cn se pt, a sitc.n 'le-
dis q ue sous lIoi'iQc &i'ilnl,Ot, corilili' It:
d'autre, leurs fournitures prives ses ntceessiteuses par uoe ;anlLn d( gotveri'nti ii\,o ent t'aura pa;.s besuinl (ld
O'aissignl:ls. l,' colitr.et'li O, qi'o hdllctuallionis du change I L- l nrir- milliard .i unie fois, les paie it'lIts
lie p lnslit n0lm e plus ;L reprIune'r, cliande, par example, achelait des. puurront s'pat'cer sur' plusieur's exer-
doublait le chilfre des 1nissiots. On mnarchandises h terms, la piastrel. cics et Ilt)bliWrl,,itt lpa Les tai)lttriba-
doit penser quelle dlepreiaion at- etatit au laux de 200,car il est it no- puisqu'ils aurl.,t la t'acultd de'les ac-
teignrit cette mnontaie. Dans les Elals !er que le mnarchand en gros ( ojut quitter pari acoumptes.
revolutionnaires, la piastre valut pourrail I'en blamer ) ne debitait. Mais les parts dt droite s mIrtient
cinq cents gourdes p:pier-inoulit:ie, lqu'en motlnnaie forte. Elle detaillait. et ne v'oienit tida cettle ne ure t(I11t
et dans les villes soumises z Silna- an campagnard, se basanti sur cc iOVe tn dotourii' de tt'tnis'G ri llt per-
ve, le pipier ne put etre echlangd taux; main quand i lui fallait,seule -coane'ibutin la ropriite, Uquitslt reps-
tuanent sin' la )n'c'piro Lt:', quits reptlsA-
qu'a raison de quatre mille et ~nrnde ment quelques jours plus tard,con- sent Onergiqueintit. Atlii de les rassu-
de cinq mille gourdes centre le vertirsonlpapier pour.payer sa dette, rer, it a etc propose de de donner untii
dollar, la piastre faisait 300. Perle sMche,. prime pouvant altk-r juslqua 'tingt pour
On se fera fadilement une idta 50jLo.Quant au campagnard, le pro- cent du montant de flisnp6t, i eux qui
des consequences dsastreuses dun ducteur de cafe, c'6tait la vicljime, t sete proposition institute Tout cois,
lel ktat de choses, de la perturba- perp6tuelle de I'assignat haitien promise assez bien accueilli dans les
lion ggnrale qu'il jetait dans le 'Dans 1I'bpoque appelhe en Ia- ~milieuxm linanciers, elle i'est',nvisagted
inirchW. L-iR6volutiontriomphante iti lita r6colte a, c'est-A-dire Id- qu'avec une certain repugnance par
dierlth1a 3 rentrte des p piers S l- po ue des fortes lvraisons.du cafM, les gros propriet1-ires fanciers. sur les-
iave et rainb >urs leurs. porteurs l'argent eltat en grau besoiu pou quels cole va lourdement pese. ll
avet ses propres billets, a raison de les alfaires, le paper prenait de la alsaciennes do France, don't la fortune
10 pour 103. Le risultat im nudiat valeur. Mais la recolte faite, les ca-i immobiliNre et territorial sera grvfee
dd celLo Imsure fut da fair b.isser' pitaux lant sans grand emnplois, le de ce faith de trois cent mille. i cinq
le taux de la piastre dans ut- pro- paper se d~preciaLt, de sorteqj le i cent mile francs, et pour r6p,ndre i
letux delay piastre dans u ro-a cet imp6t de guerre allemand pr6lev6
portion sernblable dans 'es villes pro lucteur, qu, poulr sx piatress sur des propcdtde s appa rtenanrt a des
oil avail circule le paper S iuave, prnx d un sac dt caie. avait part Francais, opinion examine s'il n'y
c'est- a-dire qu'on put achelir 10 example re;u douze cents gourdes aurait pas lieu de soultnttre totutes lea
gourdes ce qui auparavant en coi- lotrsqud revenait acheter en yille entreprises llemoandes s'ezeru lt ean


France, A un iinp6t equivalent. Uidt':e
'st en march: it se pourrait que, de-
nain, elle fut une r~allites.
Quoi (lU'iI en soit, ]a situationi i'co-
Iioiniique continue 'a ine pas tre btill-
ante en Allemagne. Les gt'anides bani-
pwtts tic lpblient plus de rapport
I eI)(ltiomadaitCs, poout' ti e pas im iU it'tei'
leurs clients, et Si I, Iauiqiqie ('EpIire
Wiaiigitente jas le taiix de Soil es-
Cooiptee c:'esit poi"il. elilpt~clti er clu'titie
eiblable inesuti' tIet' asse title. tI'op
grande itapressioti I 'tranigzer. Mais
o)n paic I'argeiit en liquidation i t 1 1'2
it U' et, poti~atit ce tolflps'lles balfd1 i I's,
availtt (1iu'Qt't I tl i t!ichIiCts ait t s4-
l't'iptiof in d ti otivell emlll'irltdklI'hire,
Won t jamtais -%it .wssi peoldcl.iii u'ks~se-
1nt0.t a. sI ist't'ire. (()t cite C t i'taills i th
1liis4'toimits intiatiets Ic 11*1i t pa-
lit prl UICSliIC jouiiSt'i1tie ttti 1i1~t

IIt'pi t atlss4 i )r zeI 'i'i issioit hi esoo Ill 'I us
dtiftic le.
C e tt o i S e&' t-1 %d jis o. (111t-' i A








tollsim l el ctn q)( I e m w (Illiv, 1~1 11 w, 1;1 loll-11
--ion (cC'' ll tImi( ji l' s'agrtgravt I.. i h' 1
caMuse' j41'4)14 t.de' 4 e (I~ Il~t -la it .1 a 4pro-
tittit towl'., st-'S cfets, S(oilo4.1t1tti'i'it'.
-oit CI I l'oit Ii a leai Ic 1rilit dt'a-t I'ii r" (1ii11
'Ar ijge1 r stirtti t m ittd 14) 1- it:-S' tt 41 tit LI L













n s( rvc li stI iii I i te mt I i L (I( I i i i iit i i r
li'4S''co l it t1 aiti li e I -sx i l'.lii tn lmh i.At i














11 (,ir t c'rrist, (It, m lr'mo pour Io-,r'u
fri'a -aise's i' (jill vit I itll i it e t'i dIit ar -

















Ieti'augi't'.l t Si IiI';IlhlU ~lI4' a~r citO 4I~'i' Ute
gi'icnti, ci Ic h I i alv cillt (.'1114 l i '-il i
(IC 54)11 (.11 jItalot. 4 e l .I j14) k.i4 411 diiV












rntelne~ ltllt it 2 1 2 m ticm ii q i
('ajs~rita ei gI'4IdoliVV 4111 1 t'rd to't t,'tit't'
tiAtII'lItag e. L eimS (1 11 (414' l diitz'












cuu'Epc, 4)1 dtjij vit~l4tl~4 ~'ttt Iran-
~aSI ii' j4)gIa. iL 1111 iCtCC i tdit le' i




;(011(1ierStt jids Ioit s 1ocis dt'jlli (jill' 1.
ricintdts P''tWit'iilaurits (it'S t`'ln-uccti !-




t 1,1% 1114 11IStI I
ts I 'ets dt. 1111t111 llP 4 tl'~
p il Hut olle :)l('pill-, (1,1111 m t''i ia d It'si













capitalix (ll mit t'tt'. I~t~tirt-
&alletatid SC 1r' oj4)' t'deut Irit-tnie
chieX. devait Iii 1)14 )Sll'iiie d' it ih (1
(;isI44itillIX ilalj(ts, r141't' cl(ta t a)111. 1 1
4ItS oll r steI i P'll5'' 4ji.t ii III j4C(tO!t''ieC"
C(4tCS i' 411S i'jt 4a1't a S V stlla S 14, ti;
jflilt' ts )i tI blrill JVIi)s d s(j "m )isiV 'lt of.


se (IC SOS t'tV4'IIC JlitS l l &iatp0
tio. diio'te w5011 ('Ij u th, (jIimti- Ic va SOU-1
&Iahix, detSit bitipf 'Osibitt' d' ptbti '(ds

veIts salt~irsoirndiitib 'siii 1 urit' jtI al-
par r I palrich pa(.'1 8C54,4 .t (lIt ivt' doA
Ct, I'Erni e, Ofl svvltjmli15thin ront
C'~rCuerpail'les noin's asouciis mcIv'iore.



imLltI'dminstrit lulation .du Main"~
-it quleulr sdersn deivrs 'su

abonnemen n t Parisone -tt dso rtnais
ituign,-desdo rl captalquigele v sou


-1 I r : '










FAITS DIVERS

RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUTES
OBSERVATOEi" I
DU
SliMINAIRE COLLEGE St-MARTIAL
Dimanch'e 13 Avrill913
Earomitre a midi 7GI,(i

uninimiimn 21,0
Temperature < axii,.ln -1,

Movyenne diurne 24,4
Ciel couvert pr ,sque toItt la j u "-
n1e, Objets lointain tri s-visibles.
lBaromrtre en I ais-;'.
I SCiHERER.
Le r Mlatin reeoit Ics


SI1 a foi dans l'avenir du pays, mais'il
demand la transformation des hommes
et des choses par l'Ecole, 'ivaygile et la
liberld Notre terror peut faire fleurir la
liberty pour laquelle est mort Tous-
saint Louverture.la plus belle et la plus
grande figure de notre histoire. II a
adress6 des 6loges A Dubois, Pl6sance,
Delorme, Paul, Bazelais, Firmin qui,
dit-il,ont tent6des louables efforts pour
changer notre mentality. M. Danache a
fait ressortir notre tgoisme, notre vani-
ite, nos lAchet6s, nos travers. Si ,-nnfe-
rence s'est termin6e, au milieu d:s ap-
plaudissement: dupublic, par un vi-
brant appel a I'Union,la conordle, lajfa
ternite.
Aprds Monsieur Danache,Mlonieur V.
Gervais,sur sa propre demande,a donn6
lecture de sa (a Igende de la Croix
cheZ les Indiens r recemment couronn6e
par 1'Universite des Annales. Cette lec-
ture, cout6e avec int6rdt, a close agrea-
blement cette matinde.


laurdlas du t onco.rs Le" train tie LUogaue d&raille
Samedi soir, A 1'H6tel de France, il v Hier apres-midi a 2 heures 1o, tan-
Samedi soir, d l'H6tel de France, il que la locomotive Chstophe o-
eut une petite manifestation en 1'hon- dis que la locomotive Christophe Co-
neur des laurdais du concourse du Ma- lomb,trainant de nombreux wagons,
tin. ffectuait son voyage de retour de Leo-
Des amis ava.ent dt6 convi6s A pren- gane, un rail s'est rompu net au kilo-
dre part A cette manifestation qui fut m etre 11.408, A la Saline de Gressier,
belle plut6t par sa sinc&rit et la cor- la hauteur de l'embarcaddre Mar-
bele putt par sa sct et la cor- entrelerger et Gressier.
dialite qui la caracterisa que par son :soin entre M ergr et Gressier.
clat. Ioutes les units du train d6raillerent
Au champagne, note directeur, dans la suite de cet accident qui eut fait
u chmpgnede nobreuses victims si le mncani-
un speech adressde Mr Ldon Lahens, .
ier laurdat du concours,dit I'amitid du cien Almdan'eutpu arr6ter a machi.
Matm pour les jeunes talents et affirm ne 5o mtres environ durail brisk
son constant desir de les aider et de les Aussit6t instruits de cet accident
mettre en evidence. Et. apres avoir fe- nous nous rendimes immediatement
licit6 Mr Lahens de son succds,il expo- sur les liux.
sa les sentiments gendraux du Matll Dans les wagons de premiere nous
S, trouvainles des passagers encore sous
qui sont fait d aminid,de cordiality fran- Z : .
qui sont faitd'amitid,de cordialit ran- i le coup de l'dmotion,mais aucun d'eux
che et de vues large et gdndreuses. e e moon.
Puis ce futle tour de notre rdac-teur i ne fut cndomrnagL.
M l. Charles Morait u e nbre du jarvey Les victims se trouvaient parmi les
M. Charles Moraienbre du jry voyageurs en fourco Ce sont le nom-
qui confirm de la facon la plus neu- lmn Su-ces en fourocier de la R nforme,et
reuse le speech qui venait d'ttre pro-m Su s i cie l for et
noncd. Ia dame N6siiia Macean que nous trou-
c. souffrants d'une
Le laurdat, visib'ement touched de ^ vams extremement souffrants dune
fracture du tibia ,Mr Fabien Azard,
ces marques de svmpathie,repondit par frraeure dunotre ami LouisFaben Azard
des paroles pleines d'a propos oiu il re- ire d notrs Aard o-
mercia le Matin au nom de la jeunesse nissaire du Gouvernement prds le tri-
talentuuse qu'il reprsente si digne- bunal civil de Petit-GoAve, qui a te
talentueuse qu'il represented dign- contusion Ala cuisse, ainsi que Mr
ment et assura le journal de la recon- conFr rion t ; a cuisse. asique Mr
naissance et de l'affection de toute Frdric Monpoint ; et M. Rosier A-
cetnaissance et phonse, de Ltogane, qui souffre d'une
cette deuesseee contusion A la joue gauche. C'est le Dr
Au deuxiCme tour d e champagne, Annoual qui donna les premiers
notre ami Camille Lon. dans une de
ces belles improvisations don't il a l'hLi- solns. d
bitude,complimenta Mr Lahens en ter- l'heureusse nvrale u mqanien,part
mes heureux et choisis. heureuse manceuvre du m canicenla
En some, charmante reunion of boue attdnua beaucoup la gravity de
l'on avait 6td convid, semblait-il, par ces accidents enouatant pour ainsi dire
l'Amiti meme, tant l'intimit fiut en- par sa noindre resistance, les lieux de
tire et iconfortante. lachute et en emppchant les victims
d'dtre littdraiment dcarbouilldes.
Etaient presents : Clement Magloire, d' s re littalenentl arbouilldes.
Felix Magloire, Constantin Mayard,Ca- Ds que la nouvelle de accident fut
mille Ldon, Dr Hvson, Ldon Lahens, parvenue en ville le ministry de l'Int-
Ernesto Lovelace, N. Carried, Charlesrieur s'tait rendu sur Ies lieux.
Moravia, A. Mc Guffie, Leon Laleau, Comme on le comprend, le train de
Victor Mangonds, Oscar Leclerc, Ne- ce matin n'a pas pu voyager A cause de
mours Vincent. l'excution destravaux en vue de 1en-
mours 'incent.I


La 46me conference de l'Associa-
tion des membres du
Corps Enseignant.
La 45me conference de l'association
des membres du corps Enseignant, qui
a eu lieu hier matin, a e6t un success
tant pour l'initiateur de ces intdressan-
tes matindes,Monsieur C.Lhdrisson,quc
pour le distingu6 confdrencier, Mon-
sieur B. Danarche qui a parl6 des ma-
nifestations de I'dme baitienne d travers no-
tre Histoire.
II a d6velopp6 ce sujet au point de
rue historique, psychologique et socio-
logique. II a parle de nos origins, a
fait la description de la vie mende par
nos ancetres en. Afrique, avant leur
transplantation, A St-Domingue, des
meeurs de la soci&t6 colonial, des lut-
tes de nos peres pour la liberty et l'In-
dependance, de quelques gouverne-
ments installs dans le pays depuis
1804. II s'est surtout arr&t A celui de
Boyer.
11 a flagell le despotisme, les vols,
les executions sommaires. 11 a adress6
de vifs reproches aux honnetes gens
a qui restent che; eux quand il pleut v
cette abstention coupable enhardit les
tar6s, les indignes qui se rencontrent
dans notre soci6t6. j


raillement des wagons.
Les deux maisons
Samedi soir, une vieille maison si-
tude pr&s du Calvaire,fut renvers6e par
le vent qui soutflait pendant l'averse.
Heureusement, aucun accident de
personnel ne fut enregistr6.
C'est l'occasion de signaler Ai 'atten-
tion de qui de droit une autre maison
tres ancienne, situde A l'angle des rues
Tiremasse et du Peuple. Cette maison.
qui appartient A la famille Blain,est ex-
posde, comme la premiere, A un effon-
drement qui pourrait bien, cette fois,
occasionner des victims.
.Un mur qui s'ecroule
Rue Roux, tout pres de l'dtude de
Me Volcv, en face de l'H6tel commu-
nal, sarnedi, vers 4 heures de I'apr6s-
midi, un inur s'6croulait avec fracas,
faisant accourir passants et voisins. II
n'y cut aucun accident de personnel.
Enfant abandonn6
Ce matin, en faisant sa tournde, le
sous-inspecteur Charles Guerin trouva
un enfant de 7 a 8 mois du sexe fd-
minin, abandonn6 en face de l'Orphe-
linat de la Madeleine. Le pauvre bbebe
a 6et port6e la Prefecture de police
o~i ii se troupe encore.
Quelle bonne Ame se chargera de
1'orpheline abandonude ?


Mille veux au bWb6
Samedi,vers 1 heures et demie,tout
pr6sde la Pr6fecture de police, une-bra-
ve femme de la Plaine du Cul de Sac,
du nom delustinc,s'arretaitsoudain,pri-
se de douleurs d'accouchement. Entree
d;ns la premiere maison venue, chez
Madame Sarah, elle mettait au monde,
quelques instants apres,un gargon bien
constituted.
Et dans 1'aprts-midi, la mre gaillar-
dement, reprenait,portant son nouveau
no, la route de la Plaine.
SLes Banquiers v6reux
Sous ct titre tL Journal de Paris du
'16 Mars dernier public l'entrefilet sui-
vant :
(La neuvi6me chambre correction-
n.lle, presidee par Mr Mesnard, vient
de se prononcer sur les responsabili-
tes p6nales encourues h 1'occasion du
Krach de la SocietW des Cafes et Plan-
tations d'Haiti don't le passif s'elevait a
600.000 francs.
a Pour escroqueries, Croix, le fonda-
teur de la Soci6et, defendu par Me Voil-
laume, s'est entendu condamner a deux
ans de prison et Boulanger, directeur
de la a Circulaire des Valeurs qu'as-
sistait Me Max Vincent, a quatre mois
de la m6me peine.
A noter que ce dernier est eri deten-
tion preventive depuis cinq mois.
Un certain nombre de victitnes qui
s'etaient port6es parties civiles a la
poursuite par 1'organe de Me Nlonney-
dier, obtiennent la somme de 34.500
francs a titre de restitution.
Fiangailles
Nous enregistrons avec plaisir les
fiancailles de Mile ALICE St-ROME avec
notre ami RODOLPHE GAGNERON.
Nouvelle h la main
fiancailles rompues.
Lucie aime Georges. Ces jours der-
niers, la douce enfant, qui a plus de
coeur que d'orthographe, 6crivait au
bien-aim6 une lettre se terminant par
cette agrdable declaration : (Je t'aime -
Seulement, elle l'Ncrivit de cette fa-
con : Je t'emn.)
Georges crut y voir I'abrdviation
d'un mot desagreable et it a ld ch6
Lucie.
Jeunes filles, apprenez la grammaire.
.. II I.


Cours de Bourse

Or Am6ricain .. 275 o/o prime
Cheque sur Paris. 3/4, 4 o/o prime
Traite sur Paris. 2 1/4, 2 1/2 o/o p
Transfert sur Paris 4 1/2 0/o prime
Cheque s. New-York 3/4 o/o prime
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Nickel. 3, 3/4 o/o escompte
Dette Int. d'Haiti 1912 97 o/o ad val.


FEUILLETON DRAMATIC QUE


Les Thuedtres
de Paris


confort moderne, occasion de pitt
tout A fait d6sopilahtes.
Sous le costume de la f6ministeNi
Tuvache. il n'est pas- moins follich
II v n fort A rire dnns la revue
le tableau des chanteurs des rues
1913. 6-ique quatuor de Mmesy
Huguette Dany, M.M. Tramel et
ner.
Mme Nina Myral, une fantais
ayant une voix 6tourdissante, don't
sait tres bien se servir, fit une par
truculente de Cdrmen avec l'aide de
Lerner, Don Tos6. dn clbre cdo
Foottit,un Escamillo de haute bouf
nerie. accompi7gn de ses fils qui
ment A eux deux un taureau pre
nature. Vina Myral n'eut pas moins
succes en Reine Claude, et sa transfu
du Conservatoire excite l'enthousias
des machinistes du Nouveau Thtbt
des Champs Elys6es, oft tout se fer
la russe.
Mine Praince. commerce d'alliur' ar
tocratique. et M.Reschal. el6gant co.
p.re, ne doivent pas s'ennuyer Ao
les tableaux poetiques des bords i
Gange. tres beau decor de M. Rons
oiu 6volue une belle et onduleusei4
le : Mne Mado Minty, tries applaud
dans ses danses hindoues.On la revg
avec plaisir au Palais de la ReineClau
de, don't le royaume est matiere i
perbes passages d'Amable et Coccia
toilespleines d'air et de lumiere,verge
merveilleux oi se deroulent les dive.
tissements de la cueillette des fraises
des savoureuses groseilles, frambois
et autres fruits.de l'aspect le plus aflrio.
lant. Oiu diable peut-on recrutertant
de jolies personnel que Landolfpares
spirituellement et si joliment dese
costumes?
C'est une veritable merveille quele
ballet des pastels mauves,jaunes, rose,
verts,aux teintes decroissantes,formait
une game exquise de couleurs. Le
danses sont r6gl6es avec art et lone
se laise pas de cet admirable table
que Madame Mado Minty animedes
bonds prestigicux.
Dans la danse on fit fete aussian
trois petites Diarnonds,A la troupeRus
sell-Girls, otonnamment disciplinkes,i
Mnme Lenclud qui, apr&s avoir chant
tout l'6td, dinse delicieusement.
Nous n'avons pas la pr6tentionk
taire une enumnration complete de
agr ments offers A son public parM,
Bannel. II a mont6 somptueusementat
artistiquement sa revue de printemps
Tout y est joli,frais, amuFant,luxueu,
Les auteurs, M. M. Henri Batailleet
Lucien Boyer.doivent ktre heureuxd'a
voir un tel collaborateur qui leur pro-
digue des attractions si variees,d'admi-
rab'es d&cors et costumes, desartistes
talentueux,des tableaux de maitre,dont
le dernier : La charge du 4eme hus-
sard, fait vivre de fagon extraordinary
les personnages de la toile c6lebre dT'
douard Detaille.
P. C.


T/rouvi ce
du journal :


C'est bien une fderie que cette nou-
velle revue des Folies Bergires : En
avant !..:Mlar !..Elle est pleine d'6clat,
de fraicheur, d'6elgance. Elle announce
le printemps, la jolie saison qui com-
mence en Mars En meme temds, elle
rappel!e, par des tableaux patriotiques,
le Dieu Mars qui, malheureusement,
fait beaucoup trop parler de lui, en ce
moment, et nest pas toujours aussi ba-
dinquecelui qui tombe du ciel,arriv6de
la voie lact6e. II vient sur terre aux Fo-
lies Berg&respourdechainer lesamours
printaniers.
L'apparition des jolies fleurs et des
hirondelles, le royaume des d6gumes
nous rappellent les anciennes f6eries
de la Biche au bois et la- fantaisie often-
bachique du Roi Carotte, figure ici de
tacon la plus comique, pat l'in6narra-
ble Dorville qui avait A lutter contre
un terrible enrouement le privant des
resources de sa voix d'or ; mais il n'en
fit pas moins la joie de toute la salle
par ses trouvailles hilarantes en mo-
narque giteux, en Durand enrichi dans
le si cocasse tableau de la maison au


martin dans le easier postal


Voix d'outre-tombe
SONNET A DARLOUZE.

N'en d6plaise A Monsieur Carrenard (de lBinet),
Trahi par Elle, 6tais-je encor soldat de France?
Vaine, la triste excuse et treve a ma soufiranct!..
Le grand remords des fits, d'ailleurs, le reconait,
J'avais &td frapp6 par leur indifference,
Cruel me fut l'Oubli: lame qu'on retournait;
Mais un Poete vint et sa voix soutenait,
Chaude, un concourse vibrant d'amour, de remncl
branch. )

Oui, j'etais general haitien...rvoltort !
C'en fut, du reste, assez pour 6tre diport6.
Si j'ai p:iti du doute un siecle et plus, qu'imP"'
Aujourd'hui je renais de mes restes tpars,
Darlouze et le Matin m'ont fait de justcs parts...
cLongue vie, est le voeu que mon ombre leur poTm
TOUSSAINT.


A Profiter
Devant partir prochainement
l'Europe la cordonnerie de Mons011t
Alphonsedi Guglielmo est en liqWR
tion.


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