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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: April 9, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01738

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septi~8AnA&s No 1817


CI;nment-MAG LOIRE .
DIRECTMcTIR

ABPONTE- 1 TS1 :
b R-AUIIICI


Cn Moiu .. ....6.
Trois MotI. .... .
DIPARTEMENTS:
UJ.NMOis. ........ .G
Iroiso isis.........
SETRANGElt :


5.00

2.20
6:00


Trois Mois. . ... G. 8.00
LE NUMERO 15 CENTIMES


PORT-AU-PRINCE H( leti


2


QUOTIlDmEN


Mereredl 9 -Avrii 193


RLDA CTION- ADMNNISTR ATIOR
8, Rue Amenicaine, 8
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Les manuscrits inscrcs ou non ne sontt 1
-pas rendus
Abonnements et insertions payables d'avance


LA REFORME DU CODE RURAL 1ForEls,nous nous 6tendrons sur les for- droit ne m'ont pas paru outre measure.
malitas minuticuses qu'exige le code &mus... .
forestier francais ( Titres XIV et XV ) Eh oui Puisqu'il nont pas id e que
XXII pour obtenir le droit de ddfricher. En si cela continue ils peuvent, dans un
attendant.il ya A remarquer que quand seul cinquantenaire encore, en perdre.

Hatte et cloture. Bois-Neuf on fait un bois neqifchez nous on ne se sans mitaphore, le boire et le man-
contente pas de broiler des minots .ga.o 1- ger !...
nees et d'enlever du sol les broiu.\saills. Et landis que je me rappelle cette

SUn dernier mot au sujet de la ques-- torches, tendant en silence leur line Ce qu'on coupe et incendie prodigac- phrase que j'ai lautre jour lue dans un
J Un dernior mot au sujet de la ques -- torches, tenant en silence leu'ar line mont cc sont des bois dde futdi ii, enuIi article sur lc dboisenient : Depus
tion des clotures et des hattes. Dans d'investissement autour des cites. C'cst ent cde tutae qui, en article sur le dKboisement : o Depuis
son project de loi inspire par le d6sir l'epoque des bois nu.'lfs. A cc moment, outre de Icur function naturelle de r trois cents ans on a oublis cheque nour
quelque peu outr6 d'eparguer aux cul- chaque habitant qui posscde 16gale- r le rgime r ides aux et de retenir la advantage les sages prceptes de nos.
terre arable sur les pentes, font encore i nictrcs q ui rcecomma indaiicnt de laisser
tivateurs de trop fortes d6penses pour ment ou qui's'est approprie n'importe rre arable sor les plrle de conere ancltres qi reiommandlent de lainr
cl6ture, Edmond Paul, comprenant ce- comment un lambeau de terre procede jouer l la rnontagne l rol de conn- l pa a / lurc s monia
Sscur en facilitant la r solution ell cau tLIx f)r~ j'e vois 1, devant mnoi, par
pendant que ce serait calculer bien au detrichement. II taille,il coupe dans ds nuaaeschar, l ,
mal si, poursuivant syste6atiquement Ie bois taillis ; puis. ayant mis de cot ds nuageschargs d'huidite qui vin. a fen're dcvant laquel e' cc-is.le mor-
cbu on arrvnent s v heurter. Ces ( coupes a blanc ne de l'lopital. scmbblabl AL un corps
ce but, on arrivait A ruiner et d d- les troncs destinds a dtre reofendLIS pour e ciOr tr humi ir tot S Srcd
e-;toc ( iirci m Wlo 'r l tCer:n 0- 11- main taveld sur toute sa surface de
courage l'1elve des bestiaux, il reserva les boucans domestiques, il assemble r ticrqui n'p.rgnarbrcn i-;rougtres, plae .
une disposition ainsi concue: II sera sur la place mime plusieurs piles de i b.u n pt rout r s, plis a .n-
^ ,l .a ,r a e ivcio ont done pour coLuc-:l- cant que la torhe des barrrcs a pass
par arretes du president d'Haiti et, de biches et de fascines qui sCcheront L, i a o co qu nt qua tre ds bar s a pass
Scc ii:nmaiiatec de rdvoquer la mont, d *. A. Acmc. Ai laid de ju-Iellcs d- pais-
favis du Conseil des Secretaires d'Etat, deuC ou trois jours, et ou ii m at. i c d n r6le bien ais.nt qucr la nature lui sance movn on ni-iap do jinlcs d istincte-
d6signe les seules portions du territoire feu une apres-midi, a heree ou Ile so- dL pr it. IifcliI aussi IS1 liTitS dIim t les prints noirs des souchscal-t
que la nature ou les sinuositcs monta leil tombe. *,,. l ile l-
qu la nas m a l grand \-ent d L'dquiinoxe, 1,rrnc tropi-' ciCnes. ILa terre senble saignei et on
Ineuses rendent propres a l'tablisses L'operation vise A doux objets: Ie dc- cal qui dcvaste aiscment les plantations la dirait aussi tiquetdc de sonbres tra-
ment des hattes. Les limits de cc- frichement prophrement dit et, con:;- arbu.tives, les course, les couche, les ces de gangrene. Mait, come un chl-
hattes seront traces. Dans leur Cten- cutivement, 'engraissement de la terre annantit quand la denudation inten- timent suivant immdiatement le cri-
due et a cinq liheues autour d'elles, i1i n par la cendre vegetale. Et c'est toCit. sivc a prive les soinmetsde leurs grans me, une jonchde dense de pierres-
pourra itre eiabh de ard/ins, clos oi tnon, Le proc6dd et, come on voit, tres bois de ddcense. blanches qui paraiss-"t d loin des os-
ruaux rsques et perils des cullivateur-. simple et tries radimentaire; o: no l, semenots.rvle que les premieres plus
Les animaux qui franchiront spacee retrouve exactement m tpratiqu3 lque ch.-z n sunrpIlus, pour ce quLi t cse i ';- St emports la terre vctprile pluinde
laiss6 autour des hattes occasionneront les peuplades primitives a pline afran- ci cement qu on pourrait croire ob- romp report a tgrre ic talse rochonse
i leurs propri6taires et gardens le tort chies de ll'tat pastoral.I y a ccpendant dctn a 'Silte dsi furiux incndist ps, de la ontagnc Tant mieux cest sur
de supporter la peine de l'amende. dans les pays agricoles avanccs qucl- losq dot Ic d'un cailloutis quon planter !
Une pareille provision 6tant expri- que chose qui y ressenblc; c'est I.. att gn ms aumul d.) Nos pysans ne prtendcnt-iis s u
1 1 u.."rai isr oU toul t au rmoi ns,di m i nuor orTn1 no piundni- s is que
mee et l'article 105 du project de refor- buage don't dija parlait Vir~ile dans lis etr l:alis i~,u tdut .l n ilonsd i n ce sot ces terres li.'les terres etile
me le repetant presque textaellement, dorgiques et don't encore otnuse po ut L: s nnts i s p qs les rohe s .scrtS
I;eOrgiquePS ison jli trj:ux- n : .i'. t-at caS, voii uno ~ parce que los rochti.s sucriC.C u tilne
i cette unique difference pros que la cornger les terres trop argicLu.;s. 11 tIoI. i: t c, une cos ienraise le s r:-lau, V
distance d'une lieue est port6e en place m'a paru n cessaire de chcrcn: r cc q:e c: ,:c d e t N'im porter, c'est dans d Vlntrt de ccux
de celle de cinq lieues pour que les c'est exactement que l'cobLag o.r cn t e ir o qu viendront apr, nous qu e I e de-
risques et p6rits restent a charge des q le bois neui n'en tire pAs Li" r.1- made qu'a article 63 du Projet de
proprietaires de jardins non close, il de- son de subsister dans nos mie-.s c- quo ppr nest orme, on sub-titue ai m-nmbre d
vient encore plus evident que i article turales et, encore moits, dans notroe id- qu n,,''a- mnt.Ctli erl .n s phrase ll qu ( tl lta brae- an boi
62 n'a pas sa raison d'etre, la facuhld gislation. L'decobuagre, dit Mr V. vran,: 1 c le de II o nuei n chip e s c e, tes s-
de se clore &tant d'ailleurs commander Vaillant, preparateur do chimie indu:- t nuit u tout air c:p e d trainers \.smples menit
d. ., vient et '2omm e a r nea s i case c
au proprietaire pour d'autres motifs irielle et agricole A I'Unversilt de c c : qui voIron ricr n rrin
Sdes Lillest u de oaib.donnaint lboucan d!.il e
encore que celui de se preserver des Lille, est une operation qui a pour but .' d- c b n quand nous arriverins A ce qui
/lii Aen, .t ib o.rai J fi u VcL ai ilamme so drsll r, l .i quand nous arris-ermns A cc qui
degits des animaux. (i) de modifier la surface du sol en. 6limi- ptc qrantehe auLx Bois et Foruts ( chapitre
giant simultanment les vgtaux et r e s propr e o Section ) nous 6tudierons les con-
ivre, ivmr de sa propre aroeur, et soni
les insects nuisibles qui s'y trouvent. chevelenent se rpand on longues tor- editions ct formalites que l'opration rd.
On enleve la couchesuperficielle de la shades cearlates.On dirait qu'une dcmo- lane et les measures qu'on peut pres-
Une chose, en verit6, qu'on s'atten- terre arable avec une sorte de houe e de raaes s'emparedllen cren vue de la replantation publi-
dait A voir interdite en terms formels tranchante. (Scobue) on retourne les jouxian:s en rmeuvent et trcmbient que -t privce, erant donn 1'etat actuel.
plu6t que permise et rglemente par plaques provenant de ce travail et on e touts urs fuilles. Plus s rappo- des persons t des choses, en Haiti.
la Commission de- rforme, c'est la de- les expose au soleil pendant l'lt. Lors- ch l: mortclli e caresse rouge, autant Nous avons jug6 la question du
sastreuse coutume des abois-neufso don't qu'elles sont dessichdes, on les runit re iou!e ie ruissillcement de Iurs ibr- < ois Neuf assez important pour n-.
le project dit : a Les propri6taires, fer- en tas et lon v met le feu en ent etc- es rsineuses jusqu l'instanto Iladi- cesiter quelque ddveloppement. Dans
miers, locataires ou autres exploitants nant la combustion avec des brini- vinit rouche esa en ensrrs dns notreproch livason nous conden-
vin itt farouche le!; a enln Cnserr s dans notro prochaine livriason nous conden-
de biens ruiaux qui voudront briler ,n dilles. Les cendres refroidies mlaneges le lasso invincible de sa chevelure en- scrons un plus gand nombre d'articles
bois ncuf, in champ de vieilles cannes, des A l'argile cuite sont r6 andues unifor- ,ammnm Et la forIt flmbe et nous commencerons par ce qui re-
savamies oi lout autre terrain sont.tenus' mrrient sur le sol: elles en rnodifient garde le cultivateur en tant qu'ovritr
d'en avertir les voisins limitrophes 24 plus ou moins la compactt. Cette op-- C'est un spectacle.grandiose, mais correspondent aux salaries aruo!es qui
heures A 1'avance, sous peine d'une ration est surtout pratiquie dans le pitoyable a vous fire pleurcrme disait exstentailleurs.
amended de cinq gourdes. On sait midi de la France, l'Algerie et ia Tuni- dernierement un de ries anciens mrai- COiSN MAYARD
ce que c'est qu'un bois neuf,. Apres le sie. Ses avanlages sont asse7 restreints... tres. II v a quelques an:-ees i ai vu cela COXSTANT MAYARD,
regne des grands vents et des penibles (Chimie de l'Agriculteur-Paris. Io9). A Furcy. Un c Bois neuf > qu'on laisait Depld.
secheresses qui laissent les v6g6tations Voici done les- traits caractiristiqus dans un jardin appartenant A une cer
quage: ccqo n -Mtame adame jean, 'e crois. Le feu s*6-
adustes et A demi n6crosees, dans les qu'il faut retenir de. cobuage ce quonain Madame Jean je crois. Le feu s-
huit jours que s'annonce la saison r6- brile,, ce sont des plaques de terres. en- tait communique des tas de broussaille
demptrice des pluies,on volt durant les gazonn ees: ; on l brale en-tr s petis las e t de biches, i un arbre. Durant d ps Pour Inat'iagfS,
nuits, les mornes que l'Vtl dapenailla et on alimen:e le.feu avec dela menue heures, lincendie d6vbra des centaines
dicorer leur manteau de crachats flam- paille. De sort qu'aucun feu important de magniqus idivius tau sur bapt cmes, etc.
boyants. Ici, l c'est un incendie ne peut s'cha-pper 'de ce petit four un space de cinq A six hectares. Cela
multiplied qui fait encore penser A un neau et porter, aucine atteinte A la v- arrive souvent.dans tout le pays, mais
defile nocturne de soldats arms de g6tation environnante. Nous sommes ctest grave cela, tres grave !...
loin,inest-ce :pas ? du grand teu de bou- a Le hasard d'un voyage a l'Arca- I ebyI c .
.canier. cqu'est le bois.-:neuf de; chez haie, me conte un autie de mes amis, SC.'so8 ..
(t)A propose d'une objection qui m'a 6le fAite n ous. Et maintenant, que nous. avons m'a faitassister,lasemaine dernieremoi Avenue Joh BOrown (Lalue)
loucharit la d&pense qu ntcessiterait les cl6turesAvenue John Brown (Lalue)
rurales, je crois boti de citer cette note : Les plus parl du.seul amerdemnent qui pourrait aussi,au brileinent d'une fort de pins.
etites femern f-ermes padres snt d'un y ressembler,lequel encore est reconnu C'dtait sur 'lhabitation Malrcband, dans
lieu carreA ; c'est-A-dire de 2.uoo hectares ( notre n'avoir que des a avantages restreints,, le more des Dlices, appartenant au On Irouvera des chtises, verres et
art des e ancita occupenr t nersuperficie v arint signalons les effects d6sastreux du a bois systeme de la Selle. Un bois-neuf-avait tasses, services, nappes, argenere,
centre 5o.ooo et 0oo.ooo hectares... Quelque im- neuf. a Tout d'abord,.c'.est un mode de en brulant, d'abord de proche en pro- .
portants que soient ces domaines, ils sont mamnter "dfrichemient rapide-et e n'cst que se cihe, le gazon desseche par le soleil,mis cuillferes,fUoirchelles, couteaux, vais-
pn rmis unar ol detures en fral acr ce Klorni condairementunegrossire faon d'a- ensuite le feu la fort. L d6sastre elles, etc. nouvelleent ar'iv6s, en
ire de cLture.* mender. Quand-nouis serons a la par- dura d un samnedi au jeudi de la serai-
i .L'Eage dans la Rep. Argentine par FAof tik du project qui concerne.,les Bois et ne suivante I Eh bien t les gens de l'en- LOCATION a des prix moderds -, -
_~~F'~ ;. gdn la '-;. r~tn pa 'o x










hon-paiement d'un terme rendra exigi-
ble la totality de la dette, le condamni'e
en outre aux dcpens :
Ici le juge Justin Thomas fait place
A Alix Royet le jugement suivant a 6tC
prononce';
Celui qui rejette les exceptions sou-
levees par Auguste Guercy come rmal
fonddes,dit que la crdance rcclam6e est
due moins la some de 5o gourdes
touch6e sur ses appointments de con-
trOleur a la douane de ce port au mo-
yen d'une saisie arret, en consequence,
condamne le dit Guercy a payer a Bou-
louse Kouri la some de 720 gourdes
abstraction faite de 5o gourdes et,pour
en faciliter le paiement, accord au de-
biteur la faculty de se lib-rer p.r des
terms mensuels de 5o gourds avw'c
execution provisoire sans caution et
aux d6pens.
Pour Toussaint Louvertire
Une finesse solcnnelle a 6tc celelbr e
lundi la Cathliedral, I)or to repos
de l'ame du Premier (l ds Noirls. Las-
sistance otait tres nombreouse, on y re-
marquait Mgr Conan, arclievO(lle (de
Port-au-Prince, le cure de la Cathldrale,
des l'cres d(u Semninaire, des lFreres de
1'lnstructian clhretienne, des Soeurs de
Charity, les Ministres de I'lntericur et
des Travaux publics, le Clhef d Cabi-
net de Son Exc. le Prdsident d'Ilaiti,
des sinateurs,des dd(pitas,des avocats,
des Inmdecins, des professeturs et beau-
coupI de particuliers.
Le Chef de l'Etat s'est fait repredsen-
ter palr ui ofliciCr d'C sa Maison m li-
taire.
La fanfare d(u :Coll)ge Louiverture
sous la direction (lit Imaestro Astrce, a
joud a i'Eglise trois Inorceiix dc cir-
constance.
ApreNs la messe, il v a on art Coll t-e
Louviert.ure un. ioeuse uiai testation
patriotiqiie. Les ;('-cs omit cltant tin
hymne : loire a 'rotussairit l.'j)ttvi'rLir';
puis le pr)ioosseur d'llistoire d 'llaiti,' le
Dr G. (.ivit, a lrollo nce' un discoturs
eniuite 1'ilOve D. Ananinal a lit le pa-
tlhtique d(iscours doe \cindll Phlilipps.
A.pris (qIoi le 1)irectleur M. C. iLhd-
risson, a prononce imui allocation, et
M E. Mathon, amni dt, l'('tallissementt,
a pris la parole pour ftliciter le )Direc-
teur duI College Louverture, d(ont le
discourse a rouel sur < la voloute, t cc
que peuvent en tin Ihoinune la volont
puissainte et la perseverance itLelligen-
te qjui fltrent les qualities principales
de Toussaint Louverture.
La grande cour du College est oor-
nede de drapeaux laitiens et strangers
et de drapeaux de deuil.
Le portrait de 'Toussaint Lo.)uverture
du a I1'artiste lirnpel (sce e (de l'arrei-
tation du grand anct'tre) est expose.
Au salon de la direction, une photo-
graphie de d Toussaint est ontoilre'e
d'un drapeau francais et d'un drapeau
haitien; une inscription rappelle les
paroles proononees par le premier des
noirs en laissant le sol deSt-Domtingue.
Ce fut une tres belle et tres cditiante
manifestation patriotiqlue don't on ne
saurait trop felcitcir M. 1. C. L idrisson
d'avoir pris l'initiativQ.
Boites Poslales
L'administrateur g6ndral des posters,
Monsieur LaferriEre, vient de decider la
creation de boites postales don't la .nd-
eessit6, depuis longtemps, se faisait
sentir.
On se souvient, a ce sujet. qu'il n'y
a pas longtemps,qu'A cette mcme place,
nous r6clamions, pour notre service
postal, des armeliorations au nombre
desquelles nous citions justement cell
que, dans son souci de donner une di-
rection intelligence A cette important
administration, Monsieur Laferriere
achieve de decider. II convient de le fe-
liciter de cette i'aitiative,- prise deja'
dans tous les grands centres, don't
les heureux effects ne tarderont pas A se
montrer. ,
Nous avons eu hier une longue con-
versation avec l'administrateur general
des postes,qui nous a dit son desir,cha-
que fois que les necessities !'auront exi-
ge, de modifier le service actuel de fa-
Con A faciliter l'echange des correspon-
dances en assurant leur expedition ra-
pide. 11 vient d'entrer dans cette vote
de reformes urgentes, comme on le
voit. Les resultats, cependant, de cette


creation de boites postales, d6pendant,
en grande parties, des endroits ou elles
seront placees, nous conseillons A I'ad
ministration des postes les points sui-


vants : Bizoton, Carrefour, Croix-des-
Missions, Gare du Nord, quarter de
l'Eglise du Sacrd-Cccur, coin de Petit-
Four, Lalue ( intersection du Poste
Marchand et cheminu ces Dalles ) Place
Ste-Anne. Jn-Ciseau, Reservoir Nord
Alexis ( Bel-Air ).
Avec une distribution pareille, on
est stir de rcpondre aux besoins de la
ville.
Un cri d'(alarme
Port-au-Prince est menace d'une
epid6mie avec les dgouts que la com-
pagnie de r6fection est en train de cons
truire. C'est li l'opinion tant des md-
decins haitiens les plus en vue et qui
so consacrent aux questions d'hygiene
que de ceux de l'6tranger qui passent
chez nous.
Les egouts sont faits de tell fagon
que l'6coulement des eaux, comme du
reste nous l'avons 6crit, est impossible.
Elles vont croupir dans les canaux pour
constitucr, avec les detritus de toutes
sortes que ceux-ci sont appel6s a rece-
voir, un danger immense, un'peril in-
con nu dans tous les autres centres,pour
la population. Et ce ne sera pas seule-
ment des 6gouts qu'il viendra, ce p6ril,
il viendra encore des trous que la
compagnie a r.reuses sous les galleries
et qu'elle s'entdte a ne pas vouloir bou-
cher.Ce sont de; la r.:ies pub'iques que
ces trous et la commune, pour s'en
convaincre, n'aurait qu'A ordonner la
plus lCdgre inspection.Qu'elle fasse di-
ligence,car Port au-Prince est menace.
La Chamibre
Hicr matin. sous la prcsidence du
doyen d'Age, M.[l)nsieur Elmond Bailly,
la Chambre s'est rdunie. L'appel no-
minal n'ayant accuse que quarante et
un dtputds presents, on a dui dresser
un pro:es-verbal de non-lieu.
II y a a Port au-Prince, d'apres les
inscriptions faitcs au registre de la
Chambre, cinquinte huit deputds ac-
tuellement. La majoritC Ctant de 68, il
faut esperer qu'avec l'arrivee du grand
francais et de l'annexe, cette semainb,
on aura le quorum. L'ouverture solen-
nelle pourrait ainsi se faire lundi pro-
chain, le Senat etant dedj au complete.
Autour d'une charge
La Clhambre doit olire un secrdtaire
rlac;teur eon r'mplacement du regret-
to Alfrted Gardore. Sait-on conmbien de
postulants so sont presents pour cet-
to charge Sept cent quarante deux
Et ce n'est pas fili.
L'Eglise et 1'Etat
ITn arroto du president de la RdPpu-
blique fixe les formnes des rapports de
l'Eglise Catholique romaine avec les au
toritcs constitutes de la Rdpublique.
Los oinoindres ldtails de ces rapports
sont prevuis do facon a eviter les dif-
licultds ou des froissements dans les
ceremonies officielles ou autres.
Cet arrCtO d(e grande utility vient
combler une lacune qui donnait lieu
parfois a de regrettable incidents.
Un danger sur la route de Bizoton
On salt que bien avant I'arrivde des
tuvaux necessaires a la nouvelle cana-
lisation, tl Departemnent des Travaux
publics a faith creuser d'immenses
tranclhes sur la route de Jn-Ciseau a
Bizoton.
Ces tranchdes constituent un reel
danger pour les voitures et les pistons.
Nous n'en voulons pour preuve que
'accident qu'elles occasionnerent di-
manche dernier en attirant un buss
don't le cheval se cabra.
Actuellement ces trancliees sont rem-
plies d'eau et I'on peut prevoir l'espeCe
de inalheur qu'on peut avoir a deplo-
rer si, au lieu d'une voiture, c'est un
enfant en bas age qui tombe dans ces
dangereuses tranchees.
Nous ne saurions trop attirer l'at-
tention du Departement sur ces ap-
prehensions legitimes pour que l'on
prenne, a ce propos, telles measures
que de raison.
Rixe
Hier, vers cinq heures de l'apres-mi-
di, sur la place Geffrard, il y eut une
rixe violent entire un cocher et un mi-
litaire don't nous ignorons les noms.
Le motif de cette rixe qui ne codta
d'ailleurs aux deux adversaires aucun


dommage serieux, est rested inconnu.
Militaire et cocher furent conduits
imm6diatement A la.Prefecture.


Accident d'auto
Hier soir, A 7 heures,une automobile
pilotee par le chauffeur Cl6ment Elie,
versait- les quatre roues en I'air-en
prenant le virage du Poste Jean-Ciseau.
Fort hcureusemcnt la voiture seule
souffri't de 1'accidcnt. Le passage qui
s'y trouvaiten a Wtd quite pour lapeur,
Mais comme les secours ne venaient
pas, on tira un coup de revolver pour
en demander. Le chauffeur Zake,
accouru sur les lieux au signal de d&
tresse de son confrre,le recueillit ainsi
que le passage. Qaant a 1'auto on dut
la laisser dans la mMme position, les
reparations qu'elle reclamait n'ayant pu
se fire dans la minute meme.
Pavilions au mat
Sur la demand du Consul de Grece
en cette residence, les Legations et
Consulats out arbord leurs couleurs
respective a l'occasion de l'anniver-
saire de Constantin I, Roi de Grece.
Un loctaire inqui6ta'it
Avant-hier soir, Cinna R, gentilhorn-
me de vieilie roche, trs connu et es-
tinm, se pr'sentait an rez-de-chaussde
de la maison de Mime Lavaud, rue du
Magasin de l'Etat, ofi il labite depais
quelque temps. Mais quel ne ft't pas
son eto:lno:nenllt quaitd il l'remrnarqua
que Ia porte refusal de s'ouvrir. 11 s'es-
crinm I cperdutnent, livra un assault d -
sespterd. La porte no c da pas davan-
tage. Alors Cinna R. devint tou de rage
et le fit bien voir a la liaison (rq'il la-
pida sans merci. La proprietaire c'est
elle qui avait fait le coup riposta
par des cuvettes d'eau don't elle ilon
da le gentilhomme.
T'out cela fit un tel tapaige q(e la
police intervint et proposal amx deux
ddlincluants une entrevue it la Pr'teec-
ture. Cinna R. dut, tout ruisselant,
suivre les agents. On entendit les 2
parties, mais ii parait qui'il v cut con-
tre le locataire des charges tres aeca-
blantes, car Mine Lavaud d6clara que
non seuleient Je gentilihomine negli-
geait de payer les lovers inais encore
qu'il avail des vell6ites qui no la lais-
saient pas sans inqui6tude ot que, plus
d'une fois, I'homnine, ardent, 6tait venu
d'une main finvreuse, presser le bouton
de la porte de sa chainbre.
C'est pourquoi,conclut la propridtaire,
elle avisa au moven d'empechler net la
rentree du trop ilqui6tant locataire.
Comment le trouvez-vous'?
Carnet mountain
Sainedi, dans les salons de Mr et
Mine Grceger, on f0tait le depart lpro-
chain de Miles Fannv et Rose Sambour
et l'on dansa de six lieures du soir
jusqu'd cinq heures et demi du miatin.
Nous pouvolns nous harder de dire
quelle soci6te s'y trouvait, on suppose
lbien qu'il n'v avait que du select: nous
en disons autant pour la musique, c'e-
taient les frcres Astrde accornpagnant
les frei.. lav-ir e. I' on coinprend bien
(luel e:itrain il v eut.
Un c mpte ro'ndu serait trop long et
potLrra;t toucli;er la modestie de Mr et
M\ine ( G:' : qli, c'est chose bien
connue, re;()i\ve;t cllez eux d'une facon
p)u c(>:n:niinie, avec une courtoisie
don't les ii'itLrs se sont retires enchan-
tes dimanclie.
Que AMl et Mine Crocger recoivent
nos siicet'ros coltupliients et nous per-
mettent do soullhiter qu'au retour de
leurs cllarnantes nieces, a qui nous
ddsiro:Is n lheuroux voyage,nous puis-
sions recominencer dans les mmtnes
conditions.
Nouvelle la main
Entre com:muercant et home d'af-
faires.
-Qae pensez-vous de la France qui
a envovd Delecass6 SMt-Petersbourg ?
Elle va pouvoir voler. Elle n'aura
plus dc'ailes cassees.
,..- I


Cours do Bourse


Or AmCricain 258 o/o prime
ChequesurParis. .3 3/4, 4 o/o prime
Traite sur Paris. 2 1/4, 2 12 o/o p
Transfert sur Paris 4 1/2 0/o prime
Cheque s. New-York 3/4 o/o prime
Billet de P. 5. 2, 2 1/4 o/o escp
Nickel. 3, 3/4 o/o escompte
Dette Int. d'Haiti 1913 97 olo ad val.


f; .-`-t-.- ----- I II


minium ou des moteurs de ballon trF*
versant involontairement la fronti-ts
frangaise, mais aussi amener la dcotI'
verte des secrets de construction, si I
lousement gardes, qui font la supdrion'
te de I'Allemagne dans les dirigeabl.s
rigides.
Un correpondant allemand i Ltua*
ville t6ldgraphie a Berlin que par deu.,
fois, une foule hostile a essays de pa-"
venir au ballon pour I'endornimager
^'


ON RECLAME
Pour les Petits ommneroaats
Port-au-Prince, 5 Avril
Monsieur le Directeur,
La hausse ou la baisse du changeest
le r6sultat de l'agio pour ne pas dire
I'oeuvre des banquiers, surtout dais
un pays come le n6tre oi il existed
une monnaie d6preci6e, le papier-imoa.
naie, par example.
II est du devoir de tout Gouverne.
ment de sauvegarder les int&rttspu.
blics; celui d'Haiti, le comprenant ails
met en vente de temps A autre uie
some assez ronde en or pour 6quili.
brer les affaires commercials, s'oppo.
ser par consequent aux pr6tentions des
banquiers. Mais ce qu'il y a de plus
coeurant, c'est qu'on voit ces petits
commerc-ants, pour qui le Gouverne.
ment se demene tant, donner leur si.
nature en couverture a ces agioteurs
qui, tous les jours, les grugent pour
qu'lls achetent l'or du Gouvernement i
la baisse leur permettant aussi de le-
leur revendre plus tard a des taux usu.
raires.- N'est-ce pas IA le comble dela
sottise et aussi un mranqu e senti.
ment national !
Comment, Mes;ieurs du Petit Con-
merce, vous vous ravalez jusqu'a four.
nir aux autres, A des strangers surtout,
des armes pour vous combattre. Avez
done A un plus haut degr6 le sentiment
de votre dignit6 personnelle. Songez
que c'est vous qui devez fire cause
c)nmmune avec le Gouvernementqui'
ouvre une lutte de tous les instants
pour que refleurissent les beaux jours
d'antan, pour qu'enfin se rehabilite :e
Commerce National.
U' n ,Abonni.

Et Ics concerts min suels?
Port-au-Prince, 7 Avril 1913.
Monsieur le Directeur,
Veuillez nous donner hospitality
dans les colonies de votre quotidien
pour poser une petite question d'int&
ret g6ndral.
Nous voudrions savoir pourquoile
Departement de 1'Intdrieur ou la Com.
mune n'offre plus de concert le ierdi-
manch e chaque mois sur le Champ
de Mars, come cela se faisait tout
dernicrement. Nous avons soif d'amu-
sements.
Est-ce par measure d'6conomie ?
Avec nos remerciements anticip6s
POPULO.

Clo6urcz la propritl6
Mr le Directeur.
Je vous prie de bien vouloir, par
l'organe de votre important journal,
attirer I'attention des hdritiers Lafond
sur leur nu-propriktd de la rue du.
Calvaire qui constitute un rdel danger
pour les habitants du quarter. C'esti ,*
en effect, que les gens de bien loin
viennent jeter les ordures infected qui
compromettent la sante des voisins.
Nous croons fermemnent que les h-
ritiers Lafond se decideront enfin &
fair cl6turer cette propridtd, ou bien
la Comnmune fera ce que de droit.
Veuillez agrier, Mr le Directeur, 'el'
pression des meilleurs remerciements
et des respectueuses salutations de
Votre ABONNsf



A l'Etranger


BERLIN 4- L'aventure du ballon ati
rigeable allemand A Luneville peut prF
sager non-seulement le paiement de
dhoits de douane sur des tonnes d'alu*


~_----~'- '~ --~ ----C~ C