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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: April 5, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01735

Full Text

jgptMWAAM& o 184


06amentMAGLODIR
DIRUCTKUR

pORT-AU-PRINCI :
Un Uoi4 ... .........(;.
Troia to" ...........
D9P'~u'rEMENTS


2.o0
5.00


I, .:os. ......... 2.0
1o.-u Mols........ 6.;00
HI RANGE :
Trois MoIs. . .... G. .00
LE NUMtRO 5 CENTIMES


I


L


QUOTIDIEN


Vox POPULI...

Assez solvent, il arrive que la
science ne decouvre pas, A propre-
ment parler, et qu'elle ne faith que
pr#ciser et expliquer des verits
dibj existantes dans la croyance po-
pulaire.
C'est ainsi que, dans I'avant-der-
nier numero d'Haiti Medicale, Ie
Dr Lebrun Bruno nous apprentl
aue la science, depuis les travaux
e Chirles Itichet, fail sienne la fa-
ineuse question de 1'* idiosyncra-
sie.,


# L'iliosyncrasie, nous rappelled
le Dr Bruno, est I'intolerance n:i
turelle que prtsenlent tan indlividi
ou plusieurs membres d'une familli
centre I'ingestion ou m6me le sini
pie voisirage de certain alimnent:
tout-a-fait inoffensifs. Celte anoma.
lie, ajoute-t'il,...a 616 observe chez
presque toutes les races lumaines.
II est vraiment tres heureux que
la science soit venue consacrer ce
itat de choses et ait enfin pronoicd
ii son regard le dignus est intrare
qui Iadmette desormais a prendr
honorablement rang parmi le!
maux qui affligent I'humanit.Nous
pouvons desormais croire sans etre
hbretiques, chose qui eat 616 per
mise a Galilie si seulement il avail
Wet plus patient et avail atlendu,
avant de formuler sa tbhorie sur le
mouvernent de la terre, que la
science eut ratified.
J'entends une voix qui m'objete
que les situations ne sont pas sern-
blables; car, tandis que lidiosyn-
crasie se trouve conforme avec la
croyance populaire, la theorie gali
lenne sur le movement de rota-
tion terrestre a 616, au contraire,
jug#e hbretique parce que, precise-
ment, elle froissait le sentiment
universal qui 6tait, a cette epoque,
que c'etait le soleil qui tournait.
A ce compile, I'autorite serait 6ga-
le de part et d'autre et la thborie
biochlinique de 'anaphylaxies don't
nous fait part le Dr Lebrun Bruno,
ne serait qu'une revanche de la cro-
yance des peuples sur le progress
scienti Ique.
Quoiqu'il en soitj'enregistre avec
bonheur la nouvelle que, A l'avenir
et sans etre expose au reproche
d'avoir du prejug6, on pourra.dire
que le concombre ne nous va pas,
ou Iaubergine, ou le laman, ou en-
tin le poulet a clihir noire, et au
nom des gens ais6s, je fais les plus
sanceres excuse A la gent cuisiniere
d'avoir parfbis souri '-d piti6 den-
lendre dire par plus W'oun cordon
bleu qu'il ne lui elait pips permis de
faire cuire la torque ni Je mouton.
Sans compler que i~ous avons
advantagee de Darler d6sormais le
language scienifique. Je ne saia plus
qui a ecrit cette boutade que, les
medecins, ne'pouvant arriver i gue-
rir le rhume de cerveau, se sonu
venges en tappelant coryza. Dor-


a
I-

S

I
0


I
I


navant, et faute de pouvoir trailer
la repulsion naturelle de notre ciii-
sini6re a 1'6gard du crahe ou du ca-
ret, nous pouvons avoir la consola-
tion de dire qu'elle fail de l'ana-
phylaxie a ou de I'(idiosyncrasie. I
C'est au choix, et merci, docteur.


TOUT CE QUI NE TUE PAS...


Puisque nous sommes dans laI
corporation m6dicale, signalons,
avant d'en sortir, la discussion inl&'-
ressante qui s'6leve, et s'anrnoncc,
grandissante, entire le Dr Dorsaiin-
vil et le Dr Lissade. toujours Glt.
lien contre lypocrate, a propose
d'une etude parue darss Haiti Me-
dicale sur la mort subtle et ses cau-
ses.
Le Dr Lissade niue ue Weo-
tion puibse dtre une de ces :auses,
tandis que le Dr Dorsainvil y tient
mordicus et va jusqu a parlager le
sentiment de Beni-Barde, ntvropa-
the eminent, qui affirme qu'une
seule heure d'6motion morale vous
demolit un home beaucoup plus
que dix anndes d'exces de temme,
plus dix ann6es d'exces de boisson,
plus dix annees d'exces de n'im-
porte quoi... Voili qui est vraiment
faith pour encourager les exces.
J'ai hAte de voir comment cela
va finir, et si le Dr Lissal~, qui
crave de sante et roul6 dans de la
raise, aura le cynisme de se pro-
uire lui-mema come un argu-
ment triomphant en faveur de sa
thbse, puisqu'on dit que tout ce qui
ne tue pas engraisse.
II est vrai qu'A ce point de vue, le
DrDorsainvil est bien qualified pour
lui donoer la r6plique, car s'il pro-
*. i


Et le a cousanguinocrate d'ou-' La carriere de M.Delcassc est longuc.
vrir une ouscription publique pour Elle fut fertile en incidents. On se sou-
reclamer des compatrioles de vient d'une 6poque dejA lointaine, oi
bonne oon eur quo-part vo-la press d'tait pas preciswment tendre
lone vo ont eur e uomi e-part vo- I I'kgard de cet homme qui, progressi-
lotaire cointre reomise c1'u xernI- vement. s'est l1ev6 jusqu'aux premiers
plaire dui jouli al. II iIvoque pour rangs des homnms d'Etat. ('atait par
cela, bien eltendcu, Ie seltiientil pa- example au lendemain de FachoJa. On
Iriotique, ia solidariltc de la race, avait suivi, angoisst ct Iier. la tfntasti-
essayant de convaincre chacnii qui'il que randonnrde du commandant Mar-
a sa part dans une telle glorilica- chand arrivant a planter sur des terres
lion et que 'honneur de la publi- lointaines le drapeau de la Patrie, ct
cation de cetle notice biographique l'on estimait que M. )Delcassi avait eu
rejaillit sur le pays tout entier. le tort de se laisser trop aisement ct
Pauvrde ionine! Que colle aven- trop vile influence parT'Angleterre,qui
lure te guerisse ai jarnais! Ilentre 1. bluffait simnpemrent, ornmne on dit au-
ourdhu, n ctaInt pas prcte a ljguerr.
liste de souscription : tu nly rueil- jourd'hui n tant pas prtc i la guerr.
leras pas uine obole, car cliacun se! puisqu'e ple avait ntecommme li lranc.
surprise par les ,\-,lnemenlt,; ct 1p )i c,.I.
dira avec raison que c esl toi seui sequent ne dcsir.iit pas u11 conilit
qui es honored, et coribieni ridicule- Lorsque ~c-lata la guerr entree l. KRu;-
rertil! et iue c'est toi 4|ui dIoispa;iyer. sie et le Japon. il y cut. en :r.ance. iun
Quantl les cinci cent's exempla-i- movement de crainte ct de dc'-cption
reA, tapisse-en la modeste Ideneura grace a des apparences Lque nlu I'1s nous
alln que tes visiteurs puissent te plaisons a reconnaitre lneiCte ses, A
voir lire el notices Liograpliques, 'heure actuelle. Les emprunts russes se
et si tu liens a 6tre plus assure en- succcdaient a'e unc dconcertai e ra-
core do la postlritt, fais dtposer pidit,. Aussi. .Ia premieres dutaites.le
capital s'alarma. 1cp. r.'i s t, ct
trois exemnplaircs aux Arclives. ,,a,, l, ,,,6 ,,- d ,I, I imi,.ir, ,,,,,,,


Sans toute son etendue, dans touttie s
Scruaute, les recriminations prircnt Icur
essor contre le ministry don't 1'attitude
ON RICLAME : trop visiblemnnt favorable .i la Russic.
risquait, craignait on. de ailre diu .apon'
Pour cause d'infeclion, la sup- un ennemi de la France.
pression du sablier dt, la place dlu Survint le coup dAgadiir. II s-t v6-
March6-en-tliut, faisiant face A In dent qu'on a pu reprochcr a. cette po.
Catlledrale. 11 abrile deux ou trois que a M. Delcasst. de n'avoir pas tout
manages dle inendialn:s et de poniil- pre:vu. de ne pus 'ttre entourc dc for-
I~pet it. ;'cetons les militaires sutlisantces..Nl.is Ii se-
leux qii so per mellc d I outes les rait profondcmcnt injuste de faire
heures du jour et de I: iuut4. ct a1i retomber sur lui la responsabilitt des
grand scandal di v'<,iinage et dles apprehensions qui .1 ce moment. ~itri-
passants, lPs gauloiscrics les plus gnirent les ames frangaiscs. II fut sacri-
repugnanles. tit, mais il cut le beau ro)le quand mi-


JEAN LE FURETEUIL


POLITIQUE ETlrANCGERE

M. DELCASSi


me, puisque. dans I'opinion, s'accrndita
de suite cette idee,sa\vamnment exploited
d'ailleurs, que le gouverncment d'alors
en debarquant avec brutality le Minis-
tre des Atfaires Iitrangeres, avait obti
aux injonctions de Guillaume II. cour-
be 1'echine devant les menaces du Kai-
set.


lesse seulement une minute emo- Nous reconnaissons maintenant que
lion par jour, voill plus qu'il n'en Donc. M. Delcassse est nomme am- M. Delcassc prepara cette politique ex-
faut pour 6tablir combien 1'emolion basseur de France en Russic. Dans I'e- terieure qui, par son autonomie. sa
d6molit. tat actuel des choses,l'acceptation de ce claire vision des realites.nous vaut dans
En attendant, on peut parier : ose aussi eminent que ddlicat par le monde une place prponderante. 11
Tue-felle ? Te Ielle pas ?... En- lancien Ministre des AtTaires Eftrange avait accompli l'alliance franco-russe.
grai=e'elle ? Engraisse-t'elle pas ? res et de la Marine. ne peut que rejouir 11 prepara I'entente anglaise.et ce sont
les Francais patriots. les alli s et leurs 1a des actes qui competent dans la vie
s. amis. La press allemande, apres quel- d'un peuple,qu'on n'oublie past qu'on
ques recriminations et quelques mou- ne saurait jamais trop mettre en valeur
UNE MANIE PATYf CHER vements de mauvaise humeur, semble et en relief. C'est grace A lui, disons-le
en avoir pris son part. La France n'a- hautement parcel que c'est la vcriit,quc
Vous avez du lire, dans Ie Nt- vait, du rest, pas A se preoccuper de la France est appuyee sur des amities
v ellsste d'un do c jours le Ass- cette attitude d'abord,parce que char- fermes, vigilantes, et qu'en face de la
vellsute d'un de ces jours passes, bonnier est maitre chez soi,ensuite par- Triple Alliance mena;ante, elle peut
'hiatoire de cet interessant < cousant ce que la nomination de' M. Delcasse dresser cette TriFle-Entente qui fait si
guinocratei qui nous crie :au se- n'est pour 1'Allemagne nullement pro- bien reflechir ses ennemis ou ses ri-
cours vcatrice. vaux qu'ils nosent pas encore, qu'ils
11 a c&d A la manie d'une cer-; M.Del.assu sera tout A fait :i sa place n'ont pas osk ces temps derniers, met-
taine lite de se produire devant le 6. Saint-Petcrsbourg. Dans les milieu tre A execution des projects bclliqueas
public stranger et il a envoy sa officials russes. ii est w persona grata .. caresses en secret et qui mettraient le
notice biographique rour itre pu- II est lami intime de Nicolas II.qui a vieux monde A teu et A sang.
blide dani certain p&roJiolue de Oint oublic que.le nouvel amb sa- Mai, il est une autre c France. Ce qui fut fail. ut un d -s protagonistes les plu ar- don't M. Delcasse peut se reconmander
Mans, co. mme qu ca e de b s dents de I'aliance ; qu'il a travaill avec une ICgitime tirtc.Lorsqu'll arrival
Mas, comme r chan d riodi- sans cesse a resscrrer 1ls liens d'amitii& au Ministerede laMarine,iltrouva celle-
procds, la rdaciod u entire rles deux pays; qtuil connait ad- ci dCsemparc, dtcsorganis&e. et ii se
que cole A notre compatriot, par mirablement la situation pour l'avoir voua sans lassitudeiA laccomplisscenent
posted recommandbe, cinq cents lui-mCme cre~e ct.que son attitude,du- a'une Itche qui.jusqu'alors, avait etfra-
ezemplairesdu dit, agrmenis d'un rant laguerre russo-japonaise. I'appui ye des ministres pleins de bonne vo-
cb6quede trois qualrecents francs, qu'il a donnu. A la nation: allic,!ui con- lont& sans doute mais qui ne portaient
je ne me rapel pas trop, pour tIrent des droits imprescriptibes a la poas en eux, A in degree aussi puissant,
frais d'impreaea at depropagande. mrconaissance de cel e-ci. Le souci du devoir patriotique A ac.


LA SEMAINE QUI FINIT
--oo--


'ammedi 5 AvrU 91


- I ,


IIIIIc I I IIII I


PORT-AU-PRU40 i EEI


v


RgDACTION ADMINISTRATTON
8, Rue Amercaflne, 8
Les asmeres seol ,eces
A Pon-r-AU-PI',NCjA .i).LtT &I
A IA&IS IICZ L.
A II.,'L IN .? .'1-'e

S \.. Jc,!%.!cne Str.ts 46-49
A N.aw-YooK Uniersal I'ubh:izy (Ccnipir,
1,,:, ~..
p~ f~


IO







omplir et des responsabilitss i assu-
mer.
Dans de telles conditions,M.D,:lass6
peut regarder la route parcourue, se
r6memorer les tapes qu'il a couvertes
ct oublier les amertumes d'autrefois,les
ranco:urs di passe. 11 a bien merite de
la Rcpublique ct du pays. lEt il conti-
nuera a bicn servir l'une et l'autre i
Saint l-tcrsbourg, en travaillant A la
fois au maintien de la paix ct A la stccu-
rit6 de la France.
INCOG(NIL'S.


Cours de Bourse

Or Amricain 28 o/o prime
ChequesurParis. 3 3/4, 4 o/o prime
Traite sur Paris.. 2 1/4, 2 12 o/o p
Transfer sur Paris 4 1/2 o/o prime
Cheque s. New-York 3/4 o/o prime
Billet de P. 5. 2, 2 1/4 o/o escp
Nickel. 3/4 o/o escompte
Dctte Int. d'laiti 1912 97 olo ad val.



FITS DIVERBS
RENSEIGNEMENTS
METEOROLOGIQUES
O(ISEIRVATOIllE
DU
SkMl.A\IlI E \ 11-Iim rI.I'IC( '.(-r \ IAl .


Vendredi 4 Avril19l3


21,8
Temperature 3i3,8xiriirii .



miiii d ilt. 2 r-.~-ai is t par Ie' Nord a 7h

I SciIICIIIKII.
Elections eomisulaires

misS4nirt dIi (lit Gotiverntiit prtsI le tri-
bunal civil do (e' i'r'ssort'. It's cominer-
tat, f-moitlf iI.jourditu7 tires(du,
soimi liw I tldii tr'iIbiiall dte coimmiiierce.;
rut' lDantil's lh'ttotelit's, tet ont lwoi'OCdte
auxl c cli )i isti dl'ares nit les re-

11t-myInv -loistifi. rt' II I (14) \.,-it par ac-

Alix Il)v. .1 Istinl lThf31111io. nrIIt'ii lioux,

judges (fill 414 iivetfiit fire 1mw14'i(I-riodo de'
Code dle colmmiiaalt'ro a dtoii'. cornune
rtssulta~t. Simmi Vic'ix. hisJtinl 'momas,3
FI1Il1klItI1ttt i Nljict. AliX RO\\.
Inauguraliou du Pare Lecoute
Le Glcalleng'e il'naIltlli:ene
.\ IAa ue 11 1 1rulez tout j)Iw5u clii cimie-
tia.re' so. tl4iv Ito 'arIc Leconite. Du
pluslImui i )tle decf-livre av'c sesquiatre
graii des lIot rt s imijiisctiles 135511 qui
saillissci it sirl. sa l)arUiiVrthit )IiiIICnuIen-
tale ( illmi ttoit Ipitt(('estplip. fait de
ganl, Irais tide li tverdure qui stale
parloiit CIe cc site Iierveilleux. est lit
que Io' ;lrllelage (l'til'tisimIe, fond
la iii ltreI r'i.,,it' re par Io' lr-t'i-dent Le-

culitt" ll W 41 1 (' litcrit. le Illo s proell ain.
501f'iiifI Ic(litiPairv. (e (Challenige sera,
pouri aii titlll'f' r li (f'cspoints dii richei'
protti'Mililtit l~ fet's qitoti l orgaliise A
cot!'' 4 )CCilsif 141 4111fluSeort .itt.6t uI'.es
par le dt>111t't elorits It-,lif'llIbrts des,
3c0i6t0s spoi'tl vtsbaniu;it'.rcs ltltploykies,
dans lia sfIiIeIri d tie cor d ticiasse.
U.S.S.H -
I' Liioti prieh Is Sockittts sportives
affili~es do' Iiii fair'e avoir aii plus t6t
deux naod'les de leac's dracpeau.x. I'un
niisriiant A() tlvitimtnttrts, I'atitre 1 23cen-
timi&ti.tres :iuitarit q(ILIC )ossiblv en tka-
likiiie. pfn. it Id (eti'.vtioii (11i chalet et
de hi palouti edii tPare Lecornte, It' jour
ti( la tt-v iirianurale.
Marinage
Le samned'i '24 Aril courant, A 7 tires
du Iixatili, eii l'Eglise httropolitaine,
sera ct'h-brts Ie nmariage religieuz de
Mile THtR&SE SALGADO avec Mr ExUA-
NVEL CONSTANT.


Tribunal de Cassation Reve du M eh
. Audience civil extraordinaire
du lundi 24 Mars 191 Or amiricain. Nos derniers avis
Prestation de serment du juge Du- c6taient 272 010 coiumo dernier taux,
pont Day. pratique pour 'or americain. Le mou-
Le tribunal,sous la presidence de M. vement de baisse s'est accentulc davan-
le president Auguste lonamv. prend tage et nous avons eu I'occasion d'en
siege A dix heures du martin. Sur la re- register 2 jo olo pour des aflaires con-
quisition de M.Eugene D&catrel,Substi- tracttes cette semaine, taux auquel
tut du Commissaire du Gouvernement, la Banque a vendu.
M. Dupont Day, nomme juge pres ce lEi elfet 4.ooo dollars ont t6 ven-
tribunal en replacement du juge Em- dus en b!oc par la Banque. par faveur
manuel Chancy\. dtectd, prcte le ser- special, A une maison de speculation
ment exige par la loi. de la place; car au meme moment elle
Lecture de la commission donnie, refusait d l'or aa petit commerc- A
MM. Auguste Bonamv, Eugene Deca- 25S et 26oo0o. 0 -
trel et Mr. le batonnier de l'oidre des La situation gendrale du march se
avocats, Me. Etheart, adressent tour A prononce toujours en favebr d'une
tour.de chaudes paroles de felicitations nouvelle detente des course an-dessous
au nouveau juge que la haute confian- des taux actuels. On trouve difficile-
ce de M. le president de la RWpublique ment achcteurs A terms et le com-
vient de placer ici. Le juge Dupont Day merce d'importation se fait rraintenant
n'est pas un inconnu dans la magistra- prier pour convertir ses gourdes.
ture. De bonne here il a cmbrass6 la Avec I'Emprunt qui doit tre fait sur
carrire ; de commis-greffier il est deve place; nous voyons, enrayee pour le
nu juge au tribunal civil de ce resort moment toute possibility de hausse du
et s'est toujours distingue par ses deci- change.
sions remarquables. Sins nul doute, au Hier on a cl6ture le march i 260 oo0
tribunal de Cassation, ii travaillera A sans acheteurs important.
justifier la confiance generalement pla- Pavables-livrabhls. Ls liquidations
cee en lui. du 31 mars passeraient A la rigueur
M. le juge Day dans un language Ole sous silence, car en reality il
ve. a remerci6 la magistrature et le n' a presque pas d'aflaircs A ternes
barreau de leurs paroles elogieuses,qu'il pouvant exercer une influence sur les
rourrait mcme dire flatteuses pour course come autrefois. Quelques sps
lui. 11 promet enfin de rester le meme culateurs ambulants font de temps en
homme. Le tribunal l\ve le siege. temps de petites affairs A couites
hcheanccs.
audience civilek di huni .ars 191 Nous avons eu A noter que rlun
Le tribunal, sous la presidency d de deux Mr Echar des afaires mploe hz Miot,
le vice president F. B.iron, prend siege Lota, cheg des anaires de Mr Miot,
iA dix heures et demise du martin et en-11 1 achc0 sur fin mar. surpidos arla
tend les afllires suivantes : a 1 s mars. s
i. Celle de Nerv. a Dcesvarieux de- baisse, na pas pu taire face a ses en-
mandeur en prise apartic contre le ju- gagements. II a pas encore rgl jus
qu 'Acejour. Ccst ce qui devait, infail
ge Lein Pierre, au tribunal civil de Pe- .ulibl e aour. Ccst ce qui devit infail
tit-Goave. Le juge entte est entendu
tit-Goav'e. Le judge Wit est entendu blematent trop pousser le change u-a h tus-
en son rapport. Le minister public, M. lent p o c hus-
Eugene Decatrel, conclut verbalement se avec l situation atuelle.
A ce que le tribunal fasse droit A la de- lraites lc cbheques..- Les course ont
made du sicur Dcsvarieux. Le tribu- et6 un peu foibles A cause des demain-
nal ordonne le dep6t des pi&ces- des d'or en grande partic pour la st
2.Celle de Romain Lecordonnel con- culation dans le change. On a fait
tre les consorts Bottex. Le juge Cham- J34 ol0 de prime pour les ch.iu.s sur
pagne est entendu en son rapport. Le New-York au comptant.
minist&c public, M. Eugne D&catrel, Les traites A 60 jours sur Parik no it
conclut par ccrit au rejet du pourvoi. presque pas change de taux. ir.ooo fr%
Le tribunal ordonne le dtp6t des pie- ont etC places, mardi, A 2 I(4 Qlo de
ces. prime.
3. Celle de Charles d'Aott contre le Noys cctons 5 olo de prime pour
sieur Paul Emile Joseph. Le juge Viard les cheques sur Patis.
est entendu en son rapport. Le minis- En portefeuille, nous n'avo:is rten
tire public, M. Eugene D&catral, con A signaler. Qielques offres- de Tr ite
clut par 6crit au rejet du pourvoi et avec documents a 11i et I 314; mais
admission de la tin de non recevoir de petits coupons.
apres les observations de Me. H. Vol- En Province, on'a tteahli, A 285 ei
cv. Le tribun-! ordonne le dp6ot des 29(0 0O centre nickd'.des r.rites sui
pieces, puis le siege est le'. Paris direct avec cot~naissemcents.
SFianiillIs Ca: s. Les liiraisons ont subite-
launills ment diminue. Onico!nmence A sentir
Nous avons recu avec plaisir la carte un p a partout les facts do la morte-
de tianCailles de Mile E.IMII.INvE GAU- saisoi
TIER avec notre svinipathique aini et sa son
confrere Ls M.nIr s:.\ L ic.:oes. Nou:; avo.s tnrcgistr 10.75 dollars
pour 77 sacs de s >utes tel quel vendus
sur placc. il semble que c est le prixi
Nous avois galemnt rt-4tu, des (Go- I ~ 1 s
naives, celle de Mile 11IEnZILI.A Los le plus t ev que les exportateurs aient
JACQUES avec Mr IIE.MANN MoisE Payd dputs tt ne bii sse sUr
Nos sincetres compliments. les m irchis ctrangers.-
Bulletin religieux Les cafs-de la .C6te sont toujours A
uo cts, 10.25 or suivant provenances et
Le numnrd d'Avril du Bulletin de quality.
N. D. du Perpetuel Secours, s'editant Vi R.I i. Le nickel
au Catp-aitien. public les mati~res it k t Rilhts t i. Le nick
suivantes : est tojours maint.nu 5 j I[4 04o d'es-
Vraie M.re. .a 1'apanutt. Faites vos compete I.cs nouvelles de la realisikion
PIilques. Ilapt,'iie des enrfaunts. Ihe Vau- prochaine d'un Ein-prunt ci gourdes
doux. Les Gagunitres. La Grotte de La- sur place ont immiedliatement ratfcrmi
vite. Notre Ev\'Cque Ilgles de conduite. l'escompte sur les Bl!lets ce ). II n'y'a
It.onseils. plus de gros chiffres a vcndre dans le
Avis postal marched.
Le's dct'chlies pour St-Marc, New- On pcut facilement co: r i op es-
i ork et 1'Europe par le sis O Prins Wil- compete avec acheteur pour les fortes
Slem III seront fer'mies ce soir it 8 heu- valeurs.
res. Ce Av\rl iqi93.
Port-au-Prince le 5 Avril 1913. r______ _
Nouvelle la main -- -
Le docteur Vandel va pour visitor
un inalade qu'il n'a pas vu depuis I'a-
vant-veille. Arrive devant la porte de
la Liaison, il voit des tentures noires,
des chaises et se doute du tour que NEURASTHN F'AIBLES8E i
lui a joue son client. h-r ,. Oi _


-- M~r X?... dernande-t-i & I'entre-O ft I3E IIIn~UW#a!.ugu.
preneur de pompes (uncbres. us, ""I "r
Ce n'est pas la peine que vous am of.uWonm&
montiez, lui ot-al rmpondu, if va des-, i eve* up
owdr. W-


-r r~- h i~ mi g ~


Votre divoud -
LaiTwK


qbp m w


"-I
Bo6ffteW it Lett

Ce 3 Avril 191,
Cousin Rrsxi DARI.oLU'z
En vill.
Mon cher Cousin,
Avec 'expression d-i plaisir
.vous a fait le peu que j'ai dit, hie
la propriete litteraire et artistique,
cru trou ver, dans les lignes que
avez 6crites saus mon billet, cora
une invitation A epuiser m n salet.
Vraim:nt. voas m- mattcz ea go
etj'aurais mauvaise grAce a ne pas
tir delibernment des raig; de ce
quoi-bonistes. qui vous tinnent
gueur..
Nous avons va la con ,c-.,,ion i0
du droit de propritr i littic;ire ctar
tiquz. l-Eaminons en. aujourd hui.
nmoalits ou les conditi ns,. lD'ab
arrotons-njus sur le cara:te c et 1,
gine de la Cotvuntro t de c rte. G
convention a pour but d assurer
6crivains et aux artistes la propiietj
leurs tcuvres,A l'6tranger. o, da moi
dans tous les pays qui tf it partie'
I' Union.
II y a l. une id'- de prote-tion u
verselle pour les aeuvres ccrites d;
uelquc langue que ce oit : elle
due A la France. la granJc cmnunci
trice, qu'on est stir de ruincontrer pt
que toujours A la trte d'un 2 entrep:
'enerireuse.
En elcTt, en 1878, une a-~)liation
tdraire international et tt fondue
Paris, ct ce lut d'elle que sr,:tit la ca
f rencic qui se rjunit A B:r I en I8
s-)as la presidence d'unn ,ilnbre
G.jvr,:rncment Suissz. Atr, p u;le:
sant ces laboreuies, cett coiflrt
about ia a Cowvzinliit d: .& SS-teri
1886, dite Cor'i'entiont tr "I ,'.et en v
tu de liquelle les Eiat. outra.ca
constituent 1'Union pour l.a protect
ies'droits d'auteurs : cop' ,'at (1J
dSe copie) come disent Ic, 1 is angi
tes.
Or, grad:ec a notre loi du 20 0otol
1885. les truvres d'6eriv in, ct dart
tes haiti'ens sont grant cs centre
contrefa in. Maiis c'est l.i i:iun gira
de droit civil. ( nous dito is. dan
lan .ag- de 1 Ecole, faculty: e de dil
civil soLinises A lI rdc p oit.; dipl
matique) bien insuftisantm : n'eit-ilp
vrai ? puisque nous ne p.ibions p
toujours. nous ne gardoi,:. pas to
jours chez nous nos prodActionslia
raises pn artistiques. et qi i lc p
souvent mnime, nou; les fi ns sedd
A l'rtranier. Nous ne, povions p
avoir l.i pretentio.i de fiire rLp:.A
en France ou en Suisse, p tr exepl
nos droits d'auteurs, e-i ccipat I
nos lois nationals : Non '
Done, pour assurer la pr .tcli0non
oeuvres liatiennes, au point ne viae
.troit international. notre pay's n'2n
qu'A adherer A la Conventio Le BM
C'est ce qu'il fit, le 4 Juillct 1887,
vertu d'un d6cret du Corps legislatif
Depuis. nos auteurs jouissent d
tous les pays de l'Uni ', les rina
droits*'rLconnus aux nationaux et
I'avantage exclusif de fair, voire di
toriser la traduction d- leur- erW pendant dix ans.
J'ai parlt de contrfaon : cest I
delit que le code p.inal punit kd
confiscation et d'une amende de $
gourdes au plus.
Mais. prenez garden mon cousisl
beau jour, quand vous publter t I
vrage que nous attendons de vouC
soin den fire un dCp6t de cinq e
plaires au Delparteme.m t de l'lnt
Car si. par la suite, vous veniez il
victim du del1it de contrefaCon, 4
ne pourriez le fire rdprimer qua
que vous auriez effectu6 ce dep6t
l'anne de la publication.
En cffet, le respect de 1 pr
litteraire et artlstique est subord
l'accomplissement de c.tte fo
Ccci est du domaine de la loi
press, qu'un autre cousin, un
qui sera bien gentil, gagnte-je
haite-a- votre petite oraisaJe,
bien etudier avec vous, prenant