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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: March 19, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01725

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5jiumeASS& No 1801


IKMIT-AUJ-DBLRn (UMa~)


Merpredi 19 MIafrs M3


I mnent-1MAG LOIRE.
D1)R gCTKU ft
ABOr414XMKNT8
pORT-A l'RINCE:
(p', MOiW. ......... a
Troiq . . .
1)VIll'Ai EME INTS
fil 0; ........ G. 2.c'O
iMoii. 0i:( 0
E~rRtNG(EB:
Trois N1019- - G. S-00
LE NUMtRO J3 CENTIIIES


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/


QUOTIDIEN


REDACTION ADMINISTER NATION
8, Rue Amencaine, 8
Let aueucs sel 01ie tef:
A PoRT-AU-PINca : aux bureau du Joun.I
A PAlts : chez L. Mavence & Cie
9, fue Tronche
A LONDaIK : cIheZ MM. John F. Jones & Co
No I Snow Hill. E. C.
A BRsLIN chez Rludolt Mosse
S. W. 19, Jerusaleme Strasse 46-40
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4S \Vest 34 tl Street
Les inuinuscrit, int.:s ou non ne son
I-as re us
Abonnements et insertions payables d'avance


low- --- _


SUR LES BOULEVARDS DE PARIS

l';iie, le 23 l'&.riier 1913.


De notre Corr /
punt aid


SL' gran.Js botulevrnls I Paris blets, denis aurifies, IAvres ras.s, '
celebres planss le .non i ttier. ic.1auant sains cesse et avam lI'allurej
t le coeur dte Panri', c --' I lia .ulan ho'ille que rien tu'tonln*, tie
iparlent routes les ruine s qui, sinrpren I. On remarqlie anssi beau-
ite, se repandent dans Ift non- coup de j:tponais, petits, forts, bin
entier. h. :lillAs, les yeux bridAs, porlant deA
La premiere visite dle tout tran- lni.ltes et ayant toujouars un jour-
,r est pour les grands boulevards ,al dans les mains. Le chinois a
ceest I. qu' est le plus cert in ide conserve son costume, national, n-
ac0ontrer des compatt iotle. lqu,1 regardant ricn, ne s'in1t-essant ai
Cnaissant d6jA un peu l;C capita!e, rien; on voit encore I-s grand. Ara-
itnanqueront pas de ui donner bes avec leurs sandates, leur bur-
1 les renseigneanents toujo irs in nous et Jeur inevitable canne, ils re-
spensables a celui qui vient a Pa- girdent heaucoup,mais leur visage
is pour la premiere obis. nc sanime pis,on devine qni'ils sont
SLs trottoirs sont fort large et 6lonn6s,nmais ne veulent le paraitre:
eepen-lant insuffisants, tant la fou)e et toujours la foule continue sa pro-
Wt nombreuse. mrenade.
C'est surtout le soir anant linir, Vers minuit, heure de la sortie
A 'heure celebre dAe 'aperm if oit des theatres, le boulevard s'anime
pr6s diner que I'aniin;vion est plus encore, les grinds restaurants
rande. C'est un vrilable courant o I'on soupe sont merveilleuse-
.mmain qui ondule, se croise el ar- m-nt 6clairbs, et nos 6legants mon-
wive a circuler on ne sait trop corn- dains et nos jolies mondain.s von(t
sent. L'allure de tous les prome- souper. Le defile des luxueusesau-
Imurs est lente parce que d'abord il lomobiles est interminable et ce
ga 6norm6mentde monde et en- n'est gu&re que vers les deux heu-
mtite pirce qu'il y-a tant de choses it res du martin que la circulation di-
vair. minue rapidement. C'est I'heure de
Les vitrines des magesins res- It fermeture des cafes, et le Pari-
plendissent de lumieres, les calfs sien regagne son domicile, car on
rgorgent de consonmmateur s, les "se concte lard b Paris.
Ilxueuses bijouteries jettent mille Tous cetx qui sont venus A Pa-
feux de diamants et c'est un specta- ris et s'en sont ensuite relournes
Cfe magique, unique au nmonde. Sur 'liz eux regrellent toujours nos
I. boulevards on est sor d1 ren- boulevards parisiens si accueillanis
olntrer toutes les notabilitls lillt- ,t si interessants. On peut dire que
fires, artishiques, scitn i:i~,rls F1 I'blite de I'humaniti entire a passe
o litiques. Ls conversa ions sent suir nos boulevards ot il se d6pen-
i:nees, on discu'e les br'i is du- se lant d'espri t t o6 se manifesto si
ur, les Av6nernents iwjlains, bien la delicate et affectueuse symn-
tout ce qui, en somnie, fjti l. v.e de pathie francatse.
artis.
parils. G. LEMARCHAND.
Le parisien Ires fli drvie' pres- G LEA AD.
Qui toinjours a coup mir la h .iliona-
lite des prollnenelrs, on r -c4nnu l
lall,: ,nitid sa cor-ulte i .., a ses IMPRESSIONS
lunt'l t's, A son peIn d'il-gaince el
sulto it a son laiigag guttural.
Pais 'ianglais, grand, tni, e,;, -la fi -Avec toute ma sympathies
is anglais, grand ni acette petite page de ma vic
gure in'elligente et I'air caline et oa mami Franois MoSs.
observateur de I'hornine qui :i beaud
coup voyage et a beaucoup vu ; oi Cest une chambre de fille presque
distingue I'espagnl aux gr;maIs sans meubles, avec de vieux almanachs
etnou g s alsax rs ul en couleurs et des images encadrkes
yeux noirs et vils, causan ries ia aux murs, de rares chaises depaillees,
et le dissim ilant pas sa joie ou sou une table depolie, sur laquelle s'6par-
admiration; I'italien couple, a- teint pillent A meme le bois des verres mul-
ina, a la langue do ice et larmio- ticolore. un peigne kdent6 et grais.eux,
iicuse ; le russe aux yeux bleus on une botte de poudre de riz rose don't
verts, parlant le francai- saits le la houppe s'est depilde rafratchir.des
Inoindre accent,paraissant trbs heu- fronts et des seins en sueur. ztroit,
reux de se trouver A Paris ; le ture court et bas, le lit tout blanc, puisque-
portant le fez au profil Senile ef c'etait hierdimanche garde, je ne sais
parlant aussi Itrs phin le ifrari,:is quel parfum de lavoir et de vetiver.
Iar&nricain du Sid, lbe plu tian s IDans les coins quelques cruches un
amtrcai du SuSd les rplusa eege balai A demi-chauve, et chest vraiment
peut-tre de ious les rangers, aux tout. Mon d6sceuvrement m'y amena
yeux vifset cherclieur-:,ou p'ofil r- hier soir, un peu apr6s minuit, et
ueier et presque toujours fort beau; mairftenant que le martin vient d'eclo-
le Brtsilien au leint Irop I) it.i, et re un martin joyeux, si j'n crois les
anix bagues trap voya;te:ic', is gais rayons de soleil qui vien pnt, par
I'exprimrn-t par aitelnenn 't l 'Ia.1 i s tsrous du toit etles intersces des
oison voit aussi l'ainarncsn du portes sapplatir sur le plancher en
wd r amd, t, anguin, yeuI r mllUl lyml *u ptadadU
\ -- --* *'


je regarded s'evanouir les petits images' gueux, c'est 6gal, la bonne Providence
gris ou bleus de ma cigarette en son- que je vais atre tout A l'heure !
geant A la d6tress. de vivrc. Par la port entr'ouverte, le jour en-
Je ne sais rien d'elle,sinonqu'elle s'ap- vahissant pnettre, prodigue de soleil
pelleLouise,et qu'elle est eune.Couche jeune et tiede-j'en profit pour regar-
yament,boucheentouvertesur un her sor vraiment le quinquet blafard
yament,a boucheentrouee sur ui nous clairait, ma pu laiss oir
oreiller fleurs rouges oi ses mains se m a pa tss
cramponnentcomme des serresd'oiseau e ses traits.
de proie.Est-elle jolie? Est-elle laide? quea n nez desclavce erasL, cnfte ux
m'import-, jesais seulement,que ses ca- alles, des lres impertinentes t sn
resses sont distr.iites et lasses et que suelles, sans beauty, mais combien
dresses sontdetlasses et que vires, puis des s et pervs.
mon Ame est toute deCue ce martin des vanes v ls e perve
choses tendres qu'elle n'a pas su me plains de \cnisme, de dgotit et de mi-
dire. le sens en moi un bruit pris. Ah les veuK soutrants de filled
confuse come un bourdonnement de joe ct le cerne eloquent et profound
d'abilles, dd mysterieuses voix qui les crprisonne Ah leurs prunel-
qui sanglotent Iinanit6 de ce qui pas- les vicilles d avoir rtftlt6c de trop vilai-
qui ... tvraiment toute cete c chair a mes choses, leurs prunelles ternes ot
des larmes ameires semblent avoir de
plaisirs, pave pour me distraire. serait des larmes amres s.blent air de
impuissante d6normais, A fire naitre pose une lie.et oun la taim, n mis're et
surma peau,le moindre frisson ded6sir. ILenvie ont laissc des lueurs mauLaiviscs
En moi une tristesse s'arasse,comme d une implacable rancune en ai-je as-
uncieldeNovembredesnuagesdcpluie, sez sou fert
une tristesse sans cause, impersonnelle Sous les vcux de Louise, je deoure
come une tristesese de choses deux cicatrices,brutalcs et rapprochces:
h! hm e une ridess vers qi me elles mettcnt sur son visage la tristesse
Ah! orreur des vers qui mc des choses mutiles. La jalousie qui
mangeront un jour ; dans mes veines', des chooses plutlt qu'aneantioue qui
j'ai 'impression qu'ils closent Ma ci- e a v isager plutt q u'iaine tir mrappt
garette s'achevc et malgre qu'elle me seul au% visage. J imaginec uLn anant ja
garette sachve et malgr6 qu'elle me loux torture d'un douloureux soup on
brdle les doigts, j'*prouve comme un ln
chagrin de la jeter,-tout finit ici-bas, puis un soir de retour inespart, surpre-
les choses et les tendresses, et il ferait nant le couple dc lo.val.enla dans une
bon par ce mating joveux et desesp- coupable 6treintc.J'ai Foreille pleine de
rant, d'etre un tout petit enfant ave: le repro-hes sanglotants
seul souci en tate des lecons a appren- a Pourquoi Jis-mnoi pourquoine t'ai-le
dre, et de pleurer mon coeur, tout mon pas f Iile beireuse ? e puis la main se 12-
coeur,sur tes genoux ma mere et surtes ve et sur la joue d&shonor6e fait re-
seinscompatissants!.. tu comprendrais tentir les girfles veengeresses. L'n reveil
toutde suite. Car moncceurn'est qu'un brutal des instincts de sang, I'cblouis-
chagrchagriunchagrin quis'attenue quand segment d'unc tentation de meurtre et
je dors et ressucite quand je m'dveille, de destruction, puis des yeux fermes
et je ne me souviens pas d'avoir ete ja- obstintrnent come A une suggestion
mais heureux ; dans la fete la plus jo- imperieuse emanant meme du d6cor et
yeuse, I'ivresse la plus folle, je garde de l'ombre. sous la gorge de I'infidele.
malgre mon masque insconscient ou i'etreinte rude d'une main frtmissante
vouiu de g.;ite, une ame d'exil6 qui le geste inconscient d'un couteau bran-
regrette quelque chose... di, et de la double plaie vermeille et
S %Isplendide come deux roses de Benga-
Pourtant da:is le miroir ou je ne le.un s.ng clair. jaillissant chaud et rt-
regarde. mes yeux n'ont pas lexpres- dempteur- une fuite dperdue dans la
sion triste que je leur voudrais, mes nuit-et sur le lit, les draps ensanglan-
yeux n'o)t jamais reftiet mon Ame, et tis, une pauvre chose douloureuse gei-
j'y vois ?le ie sais quelle r6sagnation gnant sa meurtrissure, en un rythme
orgueilleuse, itonique et rancuniere. syncopemonotone et lent comme une
J'y retrouve l'obscurint lourde et mena- berceuse !
ante des nuits d'orage sans dtoiles et 'imagine encore quelque rival dd.
sans lune, et le jaune fatal des feuiles laisste, la ragel I'affollement des nuits
d'automne tdesjasmins fans des d'abandon et I'ironie cruelle des heures
races sy desesprent, toute 1Afrique d'attente vaine- dans 1 ombre un soir.
enchatnee et la Pologne opprimee. II y une femme se d6sole,cependant que de
a aussi du vacarme dans mes yeux, en la mason voisine aux fenetres riches de
des paysages tour A tour de soleil et de lumiere. des rires joyveux insultenti ala
neige, des cliquetis de sabre et des ga mis re de son coeur trahi-une r6volte
lops de chevaux, des caquementsde de 1 orgueil puis au depart de I'amant.
fouets et des bruins de chainesdes une aggression brusque et la main im-
rAles de vaincus et des gmnissements placable dans un cri de triomphe de la
d'esclaves I L'on gorge dans mes rancune, armee d'un stylet, abimant.
yeux, et je fr6mis de les avoir coutes d6radant le visage pruferc.
de si prs teu-tre n'en est-il rien mais mon
Louise s'est reveille, deux on trois Ame qui veut s'attendrir se plait A evo-
fois, elle s'est itirCe, avec des yeux quer, dans ce decor tragique,la douleur
6tonn6s. puis elle s'est decide A se le- ancienne ensevelie dans cette double
ver; moi je garde encore le lit. Vite, cicatrice. Une pitit, me phnvtre come
sur le plancher, ses pieds ont retrouve un froid...et je ne sais ce qui me retient
les pantoufles; un caraco sur sa che- d'appeler 1U, press de moi. cette creature
mise, la voilA habillee, Elle remplit honteuse et m prisde,et de la console.
d'eau un verre, u peu deau, au coin des de toutes ses pines devinees. Vendeu-
yeux pour chasser un rest de sommeil, se d'amour A qui l'amour ne fut jareas
encore un peu d'eau sur la bouche et r6v6el, je lui dirais des mots de corn-
sur les joues, quelques rites hitive- passion, cueillis au jardin de mon plus
ment accomplish, eJ satoilette est faite. attendrissant amour Ah mettre la
Moi je regarded obstintment mon p.n- petite et douce larme du trouble au
talon-un peu de moi plie. et com- coin sec de ces yeux durs qui ne sureat
meeenuy6 sur une chaise,au pled du lit; jamais que contr6ler et computer I quel
un rayon de soleil rit dans les boucles triompbheLui dire que la vie mt vaua,
d mU- I t qi'u oet queilaemme 1vmeesem t la AUM








FAITS DIVERS

Cinema-Theatre
La representation de mercrei dernier,
que nous annoncions dans notre ddi-
tion dy m me jour. avait attire. A la
salle de spectacles de Monsieur Rous
seau. un public aussi clgant que dis-
tingue. Aussi les films d'art qui figui-
raient au programme se deroulcrent-ils
dans le silence des spectateurs conquis.
Monsieur Rousseau a di voir, avec
cette representation, quel advantage
l'on tire d'un programme bien ordon-
ne. 11 n'avait donnk, cc soir-la, que
quatre films- atec un seul interind.-
et son succcs fut comrplet. On se retir.t
A dis heures. joycux, les yux non fati-
guts et sans surtout lc souvenir ener-
vant d'avoir soulfert deux lone,: inter-
Wmdes. 11 y a aussi. qui a contribute as-
surer le succes de la soiree, 'emploi
d'un trannfo>rmateur du courant alter
natif, don't on usait, en courant conti-
nu, le seul propre a la projection, que
Monsieur Rousseau vient de recevoii.
La lumiire aveuglante qu'oa avait jus-
qu'ici a fait pace A un-' lu:ntire blan
che qui ne fatigue pas les yeux. On
constatera la difftrencc A la rcpresenta
lion de gala d.- demain soir, dint voici
le programme:
I Le duel ( film rasse sensationnel)
a Le mal de mer ; 3 L'~charpe d'or
( sensationnel long. 10oo / 6 La fille
erriere le comptoir ( film sensation-
nel en trois parties IS tableaux 8 Ccur
de meres 9 Vente d ombrelles automa-
tiques ; I.e clhauffeui de C'pid .n.
Football
CJhtnaipionnal dIt 2e itg.r.'ie
Cette apro-s-midi a 4 hliures arrive-
ront, oar le chemin de for de LeogAne,
les illemi.c. dIe 1'lio-i Sportive de
Petit Goave qui disputeront, domain A
1 heures ct d_-mie, sur le land du Pont
Roug:, le Cha:npionnat de 2e cat6gorie
contre It Iui:s-e sportive Haitienne.
( club de lP'rk-a-.-Prince. ) Ce sera une
partic se.s itioinclle quei Monsieur
Constantiin lenriquez. Prcsidcnt de
l'U.S.S II. arbltrera. 11 apportera ai cette
tAche ditficile a:.tant qu'ingra'e, les
qualities de str,,ng an. perte.t sp.wrtina
et de jutic- qu, le distinhauent.
II v aura sure nent aftluence a lPo-t
Rouge. car on ne voudra pas m inquer
A cc match qui marquera la saison
sportive.
Notre premier aultolus


6tait cause de ce nouveau mefait que
nous signalons. pour la forme, car
personnel n'en tiendra compete.
Et l'autobus dut regagner la ville en
passant par le B.is-Verna. en execu-
tant d'adroites manceavres.
I'n e:lfi:ta In it (l[ I:a Iazoli:!
Mercredi aprei-mnidi, A Lalu,, prce
de la mnso:a de Mr i. C. Guitaud, une
auto cut ui ac:iient qui la fit rester
en p pnn padint quelqaes m)m.nints
Plusicurs infants du quarter s'ap-
prozha-r.-nt d: la m tchi ie et parrmi
eux. I'enf.tnt de Cl,.n.n:t Abrahim,hgi
de deux an;, v tro .-ant u.i vr:re d!
gazoline,.le saisit et ei but 1I m:n'itie.
Mr Virgile De.atrl aj n'~niitra im
m-diatem nit A I'en':nt d-: Ihaile de
ricin dans du lait.
Apres quoi o: peina au mi'ecin.
Le petit fut amene chez le Doctear
Camille et cornm: celui-ci Ltait absent.
ce fut le Dr P.rigor: qui do:n.i les
soins.
Rien d. grave n'a dt6 rrld~.
Ahll les genils tantous !
Uls se sjnt dit : i Faut que nous al-
6gionzs le travail des cquip;i corninu-
nales, car iles succmmb.raient sous le
poids c- oriu. d-- cette e-norm2 bete qui
a creve sar le champ de Mars. i Et ceci
dit, ils se s )lt Jdnni le mot de passse,
et par une indJulgnte soustraction
qu'ils y out f.rite a dent que v'ux-tu. le
cadavre du 'nalhcureux cheval s'est
trouve dini nu-- de moitie.
Mais a ltheure actuelle, on se deman-
de, :merveillCs presque, si, avant re-
cu mandate de la cm,)nTI te. lC's chiens
sont ei train d'iaau'gurcr u:i nouveau
mode a d',loignement des immondi-
ces I ou si les equipes atten cnt, pour
la transporter. que la chtrogne soit re-
duite au quart de son volume, par la
dent indulgente des gentils toutous.
Car c'e;t absolunimnt disiagrable de
passer pros .u kiosque oui se trouve
servi ce rep.ia violent da:it les relents
empoisonlecnt 1'existence des habi-
tants da qua rticr.
Tribunal ile Cassation
Au iie n:e ciile -extracordinaire
dui I.iindi 17 Mars 1913
Sous 1.I prcsidence de M. le president
Auguste Boa;amy,le tribunal prend sie-
ge a dix htenres et demie du matin et
prononce lc, arrcts suivants :
I- C(clus qui declare la dame Den.
laiza Etict.,' dcchue dupourvoi par elle
fornmee c-ntre les deux jugements ren-
dus les I,- t ) A-.ril 1912 entire elle


A 1 -- -I Y 1 1 -
leudi Ai o heures du martin, la Comr et le sieur N -,mil Jn Mathieu.
pagnie de Transports automobiles met Nouvelle composition
tait en circulation,. la grande joie d'un 2 Celui qui declare la dame Vve
public cnthousiasnmaL le premier au- Auguste .:Xiard. spouse Anaathase Ce-
tobus dela ville de Port-au-Prince.C'est lest n,lssieur-, Anibal BkliardetRivire
une voiture de la maison Berick pou- Beliard dechus de leurs pourvois con-
vant contenir seize personnel et allant tre le jugcment d'expropriation rendu
A une vitesse raisonnable.En attendant par le tribunal civil du Cap-Haitien, le
ue soit assure un traffic d'une organi- 21 Decembre 91 1.
station parfaite,grace aux nouvelles voi- Nouvle composition
tures qui seront ici incessamment. laoull composition
Compagnie fera circuler l'autobus de la 3.- Clui qui case et ann-ule 'or-
rue du Quai au Bois-Verna. Turgeau, donnance de referl du 6 Octobre ren-
Lalue en passant par l Champ-d du ar le judge Day,dit que dans l'etat
Mars. de a cause, il n'y a pas lieu a renvoi,
Ce fut unc veritable Ictc avant-hier dit non -recevable, quant au notaire Ed.
dans tous les quarters ou passait le co- Oriol, le pourvoi dirigd centre l'ordon-
quet autobus. nance du 4 Octobre par le citoyen Mo
Nous en sommcs heurcux pourla Ca- ravia Morpeau en favcur des sieurs Fer-
pitale don't la physionomie se transfor- nand Rivi re et consorts.
ma chaque jour, sous l'ntluence des Nouvelle composition
initiatives de progrcs qui honorent Presidence de Mr le Vice-president
ceux qui les entreprennent. F. Baron.
Le feu dans le train T.- Celui qui case et annule les
Hier les passagers du train de 4 lieu- deux jugemonts du 3oNovembre 191 ,
res, de la ligne Carrefour. virent un et le Ier Avril 1912, rcndu entire le
spectacle Ltrange : le feu avait pris au sieur!Lauristone Vaugueset ladame Jo-
car qui fait suite A la locomotive. On sephine, dite Alexirene Nord Alexis,in-
se d6pecha pour se rendre A la fontai- terdite, avant pour tuteur Ic sieur St-
ne du Poste Jean Ciseau ou I'on cut Martin Dupuy et pour etre status A
bien vite raison de ce commencement nouveau conformement A la loi, ren-
d'incendie. voie la cause et les parties devant le tri-
Ce fut une touted petite minute de bunal civil de Port-de-Paix.
curiosity di\vertie. 2.- Celui qui declare la dame Fran-
ciette Guerrier ddchuc de son pourvoi
Service Hydraulique exerc6 contre l'ordonnance du 6 Mai
Au moment ou l'autobus engage 1912 rendu par d6faut contse elle au
dans la route de Lilue,descendait tran- profit des sieurs et dames Joseph lean
quillement en ville, une crevasse occu- et consorts.
pant touted la larg4ur de la rue interd 3.- elui qui rejette comme mal
sait la circulation. Renseignements fondf le pourvoi form par la dame
pris, c'etait le service hydraulique qui Vve Raymond ain6, nee Brigitte Vieua


et le sieur Edgard Raymond,contre I'or-
donnance de rtf6r&, en date du a7 Sep-
te.nbre 1912 entire eux, d'une part, de
I'autre, le sieur Arthur Bouchette,et la
dame Elie Lamothe nee Aline Ray-
mond.
4.- Celui qui rejette purement et
simplement le pourvoiexerc6 par la da-
me Franciette Guerrier. contre le juge-
ment par d6faut, faute de conclusion,
rendu centre elle et la dame Victoire
Jean dite Petite Sor par le tribunal ci-
vil des Gonaives, le ier Mars 1909.
j.- Celui qui declare nul et de nul
effect. l'exploit de l'huissier i. Denis. en
date du 12 Septembre 1912, portant si-
gnification des moyens de pourvoi ;
en consequence declare la dame Eli-
z irre Dlmorev, spouse du sieur Fne6-
lon Demorav "dchue du pourvoi par
elle exerce, contre le jugement rendu
par le tribunal civil de Jacmel. sous la
A d i l


La semaiie Saing

Nous voici au Samedi Saint.
Tumultueuses, les cloches ce ra
succedantaux crepitementdes crecel
ont sccoue Icur torpeur et jet6 auxq
tre vents la note vibrant de leurI
d'airain.
Pres de l'Eglise et alentour les bada
en piaillant, avec des cris de triorm
ont ecartele les Juiis et lance aux
mes leurs ertrailles de paille et la a
deur de leurs face de marmites, taa
qu'un peu partout.en des fuses deni
se manifestait on ne sait quelleji
peut-etre celle de voir s'acheverac
tristesse des deux derniers jours sai
que ne ridait aucune voix connue pa
ne pas trouble l'agonie doulour
d'un Dieu.


e L li U 1 II d j a lll el 1 'l 2t-^,, n1eli e,, .u x et e .1
sieur EstArilLSt Pierre. l-a cH lier la Cathcidralec tait comble.D
sieur IEst..riI St Pierre.
6.- Celui qui case et annule le ju- trois hcures, la foul s'y ttait dji r
ement rendu par le tribunal civil de due pour assisted office du j
Port-au Prince contradictoirement ren- Apres le Cbemit de Croixn, le Prej
du entire les tpoux T.A.S. Sam et l'Etat nin qLi,tout le long du Car me,a
ous la date du 7 uin 191 a de la fin de l'homme *,avec le tal
Sjuin I toute la science qu I 'on sait, d'r
DI1eS's voix blanche,on eait dit de circonstam
ILes funerailles du (;ncral Ciciron a entrctenu l'auditoire de la a fiol
Chbirlot, deccJ cc martin I Frbres, ; Christpc'etait poignant.Micmelesmo
l'ige de 67 ans, auront lieu domain. crovants ne se sentaient pas de tristq
L'oltice funibre scra chint64 a Petion- lorsqucleprctre,lentement,comnnepe
Villc vers to heures du matin apres .la les insinucr jusqu'au fond des cact
grand':nss;. L'inhumation s fera au prononga ces derniers mots d'un Di
Cineti&re lxtcrieur de Port a I-Prince qui d&faille
ou se rendra le convoi en passant par : O mon pere pourquoi m'ave.-r
le Bois-Verna. abandonnk?*
Le GUntral Chariot aprcs avoir 6te
directeur de l'Ecole de l'habitation Et le soir, sous la clart6 lunan,
Freres, siegea A la Chambre comme tout Port-au-Prince chretien se rn
depute de la commune de Petion- au Calvaire pour adorer, entire lesi
Ville ct fut pendant quelque temps larrons, le Dieu mopt pour lhua
commandant de cette derniere place. et qui, la tete penchee, semblaitp
Priere de considerer cette note com- donner A tous le baiser de r l
me une invitation aux tundrailles. tion.
o


Nous apprenons la mort de Jean. -*
Baptiste Blrtrade Gourgue survenue au- L .A i
jourd'hui A 6 heures du matin. II est La rlCeelon IS Rue
mort des suites d'une longue maladie.
11 fut un homme de bien. La rue Roux est fi115,r.. t .l n
Ses funcrailles auront lieu domain nation depuis la rue l.-Iillicaitn
dimanche A 1'Eglise M tropolitaine A 'inau bas Ileui a itci (l. ,I .l(t l.
3 heures de relevee. lintcnse qui animait JW. (1 ca'tth
3 heures de relev6e. lest morte il v a des r,,j,< h'ji,
La reunion se fera chez Mmne Vvela Compagnie de r0t l,- Maignan, rue Lamarre. ,ainsi decide. Pour prom,\,.r qi,
Les amis sont pries de considerer fait quelque chose il tai lhien lam
le present comme une invitation. I carte : iinterdite por r.ause e :
i vail, en attendant quE \i rie ial I'au'
Fermle pour causeF I.i .aIldrtniir:
Nous avons recu des Cayes le faire- car nous persistons i crire Iu,
part de la mort de Mr Lionce Lubin, sd- travaux ne valent rie.t
nateur de la Republique. deced6 le 13 Mais aujourd'hui c< 1 e-t aIa ,
Mars courant, A l'Age de 77 ans. soliditY, de leur hoi oit,d Ie
Le sinateur Lubin avait etc elu en qu'on y a mis quo non l
1gro, au renouvellement du tiers du ler. Nous I'avons fait iim: ,ites 1:-]
Senat Son mandate devait prendre fin et le ferons encore (hll;,.ii fo,-
en 1916. les intertts de toils nol- obhlir
On salt le teimps qile la C01p:o
Nouvelles A la main de r6fection a employ, ia la me
An .)ue. )a I- d-- pouv iri. rn I Quai. Si ellc derait l rl'~ ',1 la wI
luenleur A hiprue Hol xlo di n [imilI
unevisite au juge de paixdelasection X leter it fe rum e Roxei. I1i vitlC
afin de le sollicater p)ur une affaire. public. Or c'est I'appr(,lr,ion
I. juge vient d. partir, lui est-il fait qui nous determii, a de:n:
rcponJu. qu'on invite la Compagii,, it c1't
Aristobule. d'un air reveur: Corn- peu plus d'activite, cett Iois. d.an
ment peut on a la fois etre juge et execution de ce travail. Notre ir
parti ? tion en souffre et de t,lths parts
viennent des reclamations.
Ftc passe a la rue des Miracles et
voit cette enseigne : eEpiceries A une
mason ou, quelques jours auparavant, I
demincu.it u- artiste musicien. A IEtranger
Fl:e melancoliquement :
Ah Ah c'est du lard ... pour lart. WASHINGTON 17.-San, s ia:diquLr


Avis postal
Les dcpechcs pour Cayes et Puerto
Columbia par le sis a Albingia a se
ront fermees ce soir A 8.heures.
Port au Prince le 22 Mars 19 3.


Course de Bourse
Or Amcricain 310 o/o prime
ChequcsurParis. 4 1/4 o/o prime
Traite sur Paris .2 1/2, a. 14 o/o p
Transfer sur Paris 4 I/2. 4 314 /loprime
Cheque s. New-York i olo prime
illet deP. a /a o/o escmp.
Nickel. 3 i/a o/o escompte
Dette Int. d'Hiati la p97 oo ad vat.


tre motif que I'occasiro extraordi
qui exige cette inesur le Prt
Wilson a convoquJ le Coingrals e
sion extraordinaire, a partir du -
prochain.
PARIS 18. Au .:nut. Mr I'
ayant demand it ce qu ltletGot1
titue le vote proportiolnel d0
project de rdforme ,lectorale. k k
vernemient demnanda inminadiateod
vote de conflance.
Le ministry fut renverst'i partly
contre 128.
Peu apres 7 heurcs, le
Briand offrit sa admission a
dent de la Republique.
PARIS 18, Rente : 87!M)
NEUFCHATEL 17. U'ne V
unique a'est empar6e des h
Fleurier, itule I& peu de


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