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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: March 18, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01724

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SiA& na I*800


PORT-AU-PRLKCZ 4 HaIUl


Mardi 1 8 Aars i1 1


CUscfltMAGLOIRSB
DIRKCTCUR


GRnT-AU-1'a1NCE :
d, ois- 0* o0 0o G.2.t
Tro015blOBS. *- *.*.. *. 5.00
DgtPARTEM'NTS
fJ3nois5.. G... '9.20
t jrois MoiS. 6:00
ETRANGEB:
Trais ois ........G0. 8.00

LENUBtRO 15 CENTIMES


i0



P^^H ^^^^


/


QUOTIDIEN


RI9DACTION- ADMINISTR ATION
8, Rue Amercamne, 8
Les amiromcs setl rtces :
A PorT-Au-P>INcI : amu burcaux du Joun tl
A PAIS : chess L. Malvence & C-
9, Rue Tronchet
A LoNDRUa : chCe MM. John F. Jones & Ce
No a Snow Hill- E. C.
A RsaLI chez ludolt Mosse
S. W. 19, Jerusaleme Strase 46-49
A New-Yoaz : Universal Publicity Conmpssy
45 West 54 th Street
Les manuscripts instros ou non ne sont
pas rendus
Abonncments Ct insertions payables d'avance


A PROPOSE D UNE RE VISION

Ouclquc confiance qu'inspire la re- comporter des changements profonds
potation des membres de la Commis- d.alis les i:;ititutio* de notre droit
son de revision des coles, je ne puis privN. N>u; so n:-n-- forms de lui ac-
me dfendre d'un sentiment de c:ns- carder un dcoauvert de co;aian:ce.
ternation chihque fois qu'un journal M1lis si je reconnais volonticrs qu'ac-
lui consicre une note. C'est que cette tuellement la commission des codes
commission marque. pour moi, la filn est, a cc paint de vue, a I'abri de toute
d'heures exquises toutes re:nplies de critique, je ne puis mnempecher, au
srenite joeyuse et de quietude sou- contraire, d'emettre qu.lqu-s rscerves
riante. J'avais fini par arranged mon sur I'opportunite, la n6ccssite mnme da
petit bonhomme d'existence de manic- travail qu'on lui a dema id6 ; car la re-
ea n'avor rien de commun aveZ une vision d'une 16gislationi ne doit pas
commision- A moins d'en tre : il y etre provoquec par des tendances ra-
a tant de commissions dans notre r- tionnelles ou par le d6sir abrtrait d'ob-
publique ct de mine si rbarb iive tenir quelques meliorationsons logiques
Pas de co np.rutions ang ss.ntes a du droit. Ge qui sert de fondement a
la commission de recrutement: ma ce; sortes d'entreprise, ce qui les im-
classe est liberde ; pas d'anticha-nbres pose et les justifie au besoin, c'est une
Sla commission de verification des ef- ditferenciation de plus en plus accen-
fets publics arri:res ; je me suis d6bir- tude entire le droit des moeurs ct le
rassW depuis longtemps de ce que j'a- droit de la loi. en d'autres terms, c'est
vais en main de papiers publics; pas lorsque la loi cesse d'exprimer les n6-
d'invitations non plus A m'expliquer cessites ou les conventions de la vie
avec la commission d'enquete ; je n'&- social. lorsqu'elle se heurte A l''volu-
taispas fonctionnaire sous Simon lit tion de l'esprit public, lorsque, par c
le me rcjouissais, je m'cnorgueillisais exemple,-pour nous borner aux for-
de mi mediocrit et de son petit reflect mes ordinaires du conflit- le jury re-
original; car, en verite, il faut etre fuse d'appliquer la loi penale ct les :
d'une mediocrit6 notoire pour n'etre, plaideurs dinvoquer la loi civil, qu'u- c
en Haiti, ni membre, ni victim d'une ne revision des lois devient n&essaire
commission. pour y faire entrer a la place des textcs
Eh bien tout ce banhcur secret, vicillis, le droit nouveau qui les a dejA
toute cette satisfaction discrete, la remplac6s dans la conscience des po-
Commission de revision des codes est pulations. Or, je ne decouvre nulle
venue soudain les d6truire. C'en est part aujourd'hui les indices de l'inva-
fait desormais de mon splendid isole- sion d'un droit recent dans les cadres
ments. 11 me faut come tout le mon- de nos vieux codes. le ne sens nulle
de, cormme le plus humble haitien, part la poussde d'un esprit juridique
m'interesser et me passionner- aux tra- nouveau. l-st-ce qu'il existed mrnme l'i-
vaux d'une commission ; acheter le d6e d'un dr,'it ,ielconque dans notre
Moniteur pour lire les rapports ; trem- conscience c/lective .
bier aussi devant une commission; Quoique cette constatation soit trc
avoir des egards profonds pour les douloureuse, il faut que nous ayons Ie
membres d'une commission. Car vo courage d'avouer que n ussomm:-s p.u
vez-vous ma tote si, pour m2 punir familiarises avec la pure notion de la
d'une independence intempestive, la loi. Les lois sont faites pour n'&tre pas
commission de revision des codes me appliques ou pour n tre appliquecs
mettait en minority la vie durant et quaux petits. Des qu'on sort du do-
m'interdisait comme corollaire d'etre maine du droit civil oii. grA.i a la chi.
jamaus depute. senateur...ou m:mbre cane, les ordres du legislateur obtica-
d'une commission ? nent quelque respect, les lois n'eni im-
La loyaut m'oblige cepcndant de pasent A personnel, il n'y a pas dautres
confesser qu'il existe d'autres motifs.:et lois que le bon plaisir, il ny a plus de
de bien plus graves, pour qu'on s'o:- lois! Comment ne pas craindre que,
cupe de la commission de revision des dans ces conditions, le travail de la
coles. La mati&re oi s'exerce sa pers. commission de revision ne se rAJuise A
picacitw juridique et son sen; de leN'ui- une page de haut style, dun int ret
t6 est d'une importance de premier tout litiraire.
ordre. Ce qu'elle discute et entreprend Je me rappelle A ce sujet la remarque
de resoudre, ce sont les probl6mes ca- d'un jurisconsulte eminent: clorsque
pitaux qui se rfferent aux manifesta- j'arrive dans un pays stranger, je ne d-!
tions de la vie civil, A 1'6quilibre des mand-: pas si lei lois sont bonnes, je
actions et des interats individuals, m3- demand si elles sont appliques.s
me au fonctionnement du mecanisme L'exe.ution scrupuleuse des lois. voilA,
social. Les personnel, les biensles con- en ettLt, ce qui amporte Cest 1A que
trats, l'administration de la justice, l'eficacit6 du droit se r6evle; c'est 11
tout ce qui conditionne notre activity que se manifeste la civilisation des
objective st soumis au contr6le et peuples, car c'est 1h seulem:nt que les
peut se trouver demain remis en ques- oppressions et les injustices disparais-
tion. Cest plu; quil nest necessaire sent. Auriois-nous les meilleures lois,
pour fire a la commission de revision si elles ne s'imposaient pas i tous, elles
des codes un gros success de popularity, deviendraient aussit6t des lois malfai
plus qu'il ne Taut pour donner l'eveil santes.
aux intdrets en jeu et les mettre en La commission sera probablement
garden. tentee de mettre notre legislation au
II est evident qu'on ne peut main. courant du droit europ6en. Nous au-
tenant avoir une opinion quelconque rons peut-etre un manage tres large et
sitr ls modifications que la commis- un divorce tr' libre, la recherche de la
sion fera, en dernier lieu, subir A nos paternity et I'absolution de I'adulttre ;
lois. Elle n'a encore rendu publique des tribunaux pour enfints et une loi
aucune de ses intentions. Son action, de sursis pour le criminal d'occs1on. I
au surplus, n'est pas definie. Son clu- Nous urons I'abrogation de la peine'
vre peut se bo'ner a queiques amen- de mort, les colonies penitencires, leI
elements de d tail, comme elle peut travail dan. los maisons de correction,


I'assistance du coupAble precoce et mil- crtlt et lois au monde ainsi! Que
le autres cr~atio'1s excellentes. Mais vrai Inos dltii natures so resscitiblent pe I I
ment, pourquoi ces belles conqLeitcs 1 I Taumdis tie je frtltille. ;IIe je tressaille,
les textes ncufs doivent s'aligner dans j 'It"JIse tra1IspwItlee, (ile, fes
les codes ctomnmi lcscurioiitt-s dl'aI t dan o IIIt lIt vIe d'iri cliel-drwtevre. i
un nvisi,&- d'.Ati 1-ailtr s Nou i s--I-nmc ii powitv) ,(ie1 I- r(I Ii'ii. %,()It, C0l111i110
bic!i .ivan : a'wr aios lois sur l libcr- wi I') 's is,,)lommz-oime cotiahe,
t Inliv ic Ic. Lh voicric ou le retreat III,_I rI )l SoliiV.'iit. Sil st lIII,((.put
du paipicr nl'.Vlimna j en passc et s 'dc, 1 (I&t hod 'ii ll Cost a C1Up Svii' Ici Ivuv-
mcillcurcs.cor -n ne dirait don (; G,1 dez de troW. IIttiviv'' Itottit
Silva.- lorsqu u..1l-s agu;,mts de police (EI(foid Je-.'tecole
conservem I'iiabituele de nous ((cueiilirs touit cc 1'2ItiCt Ii \e1IX Ie iiallItIie11, cest
sans nous. c' hii: r un mnandait. lors. ( CI' sO Ititilltt "Idiiiaratit' jet A co-
quil eCt impossible de rc.ilistr le re- til iiiit tolli4c)mIoIrs ol ciImI : till I14
trait ou 1or-qu.. tout simplemnnt Ic s iI
voitures cortin arit CA circuLer. Ia nuit, r4 1
sur la voice publi]1u2, sans ph1Mr s aimu- t WAt& elluspii

Tant que les lois dem 2ur_-nt da'is 1,A .k a**uI 'IC sls zIIm in gIimraiii.'e.. 2
r&-ion des i d alsations. ii i nporte Pen It'ul iiri tis oi ti iir 'i 112 'liI lit.
qu ell' s oient boi "les o aU Inluvl. 1Iim-4i11ilthCrtit it O' Iscarti,
qu'clies soient c n avAn e ou ea r--t:i rd. v eht Ij it i~e; cia s'app illt' vim tc
11 impo)rte .-g!cmncnt fort peu que des .Ib''
con-) missions de revision les renetteltI
p'riodiqu nt.-nt au courant. I.*u-re (hI)121.'I)LllTslI5 Illt' dire s*ri1*e.
E lit-i&'I. pjuouSit' (111,. 1$.LIa!
de ces coin missions sera parfois dunec Sk i) 'I'lle bt-iit-tre c('ile.l
tr~s btlle tenue litturaire et juridique. Weii faire atitant!
elle szra toujoars une muvre vaine,IAssirt.Iii -it 114)1. hicil
une ocuvr.- inutile. Lorsque les lois ''I pl.'ict v ii ulto'v' It'l 4)2til-
sont lettrcs nortes, avant de les revi- Iv., tIh I211n procm1aihI1 JYcii atiritis 0.I
ser- A quoi boa ? ii faut reformer le terriibles reinords!
caract&c de caux qui sont chargc~s deI ais (1020' 1)14- iahit;
les appliquer.mV ,iX-II (411.jit.te *hiiit.'tltl ijkl po t
PAUL SALU:S VoI is 011ut 0411k.jv tt'retoilie.
av. 3IoNSIFI. ICA sujets! rLImIWCIe
doImmes it's ic SeZ t t'.'St jb itist.'iiit
.. ._de jlolAjo inie jdmiits, cat ils It sont
Deslarmnonie IlMusicale j.%it! t4)iI do' ('01ttaviIte'IIllI.. li
('ItaIm doe thessc et dloit 4'tlre ctairecld
D I).' 1%-()it-, ls#aigne4z-v()l1i ? I arhez;
Saytafle eonijii;a1( iI je %ts clwoute.
NI(NSIKI A. -- .AIl IllS. P )t !has dit
A fr i.Aran)Igestcs. TI(.l4)I-I tus 4-1 iA.
M A)A.I K( pex~aflI r lsw'h. iwI.m -J,
Y t2 ~i ;'tpour toi, m- iin 'ii ti t-.s pas lit. Je ieiitix i -ciit idr oti
T~m pr sinCatcidir.ni;Iiatc vo- acecr~ii-,aios e~t vmjs sommv ife
M. N-.*;Ii. Bo~n V16.iA (jlt(- ca ic- VO t'ixjpliqfu(?. Am)iI 4limmeIU tvanlt
Din I~ It1it!jintel iI k cCt.i Wit. I De41j110), A im .spait, ts'agit-ri
scu~ 't. : Iitt'. h S 6 lAI)1MK.-I1VimI sa;plli" I eCS


J'r piss t ant de jours, ttiit'-. J'tml uiirts o'ig d (fire de vmjs
Tint de nuits atc songer qu t top; 'lii i in'avez ciatcv* Il4'. d l)d (J e ma
M xsi iii' it I~ti enlitiTO s oti11me m)r 14!IIitvrils(' pour ilet
Ca~it~s.. at''rtj)Ci' t'Iit1i LII tj)S. t?(1i11I, potir lmeysuijquicier, (i t,- wotm
caca;tois... a Ut: IY~;p(,.t(.r Uni~t 1( te I I I p.-;.lr
M \I).\ i v. Trtts fort. 'rot, v..,iit 11.pi iii'avez fait verser totes les larnaer
serait vil-ritablcem-iA 1 it place til(: de nis veux...
..'All 1111 a :. loioieu..u.ohm ( N4.sH.uRI(fred aanl):


b l|."s OU iltl IOCkli .l' (I |IUI/. I Il.l Iit Mult-U1..
MSNI Kt:. .\lo(que-toi tiant ique ti
vonltra ; c'est tout de inlmne tape!
lAt%\\%II. Co tine les poires! Ti
as d(icid;.uent mie joliL parents : Ines
complain 'ts ( Elle reprend )
J'ai, tout au fond de moi,
Dz caczhr tant de larmes brulantes.
MosSt-:it.- Tu fais hien; continue
a fertier It robinet. II n'est pas n6ces-
sair e le ls m Attre dehors. tes larnes.
J'ai dijit trop du rest.
MAD.AM\:u. Bien stir, ces closes-lh
n'ont pas prise sur toi. Tu n'y cntcnds
goutte. Si l'on t0 dltgoisait : Viens
Poupoule P, a I es Petits Cochons i. et
autres insanitds de llenglan, ce serait
au niveau de ta jugeotte.
(Reprenant )
Que j'ai lassimon ccur
A tnt soufrir paur toi I
MONsI-EUR.- Ouida! Si ton ceur est
Iasse que dirai-je de mes oreilles et lde
mes nerfs? L'auteur de cette ineptie
ne so figure p.ts l'embetement qu'il me
procure!
MADAME. Pardi! Je vous sais r&-
fractaire t tout cc qui touche a I'art.
MONSIEUR.- Ohi! I'art??...
MADAME. Ce n'est pas de votre
co impotence. Pauvre ami I est-ce bien
de votre faute et n'avez-vous ps et6


J'ai tant pleurt pour tei
MAD.AME. Tiens! les Irtles chanl-
gent. C'est vous imaintenant. Voila le
cominencement du chiatiinnt. Ainsi
Dieu vous confondra dans tous vos
actes...
LA voix IDE LA IONNE. Madanimn
1nin visit.
(Monsieur et Madame passent au salon )
.AD.\AME. -- Commelnti! c'est vous,
cliH're belle. L'agrdable surprise!! Je
disais a llabal,il y a unlcheure it peine:
a Voilh uin siecle que je n'ai vu cette
clihre amlie .
1A% VISITELSE. Toujours aimable!
Au moins je ne vous dcirange pas, ries
trts chers, et vous surprends dans
de charmantes dispositions d'humneur.
'Vous chantiez imnem, il m'a semble.
MONSIEUR. Pas precisement. Je
fredonnais pour Ida cette ravissante
valse don't nous raffolons et qui s'ap-
pelle... (d sa femme) quel en est le ti.
tre. ma chdrie?
MArAME. 1- J'ai tant pleura .
LA VISITEUSE (lout aimable). Ou
pleure do joie comme de tristesse et
tant qu'il s'agit de vous deux ce no
peut etre vraiment que de bonheur=
MONSIEUR et MADAMrE (naeinbl.). -
N'est-ce pa? CROL
SCAROLUI


I r 'II -- r


i--~--Z --- --







Cours de Bourse
OrAmfricain 316 o/o prime
Ch6quesurParis. .4 1/4 o/o prime
Traite sur Paris. 2 1/2, 2 3/4 o/o p
Transfert sur Paris 4 1/2a. 4 314 primeie
Cheque s. New-York I o/o prime
Billet de P. 5. /2 o/o escmp.
Nickel. 3 1/2 o/o escompte
Dette Int. d'Haiti 1912 97 olo ad val.



FITS DIVERS

RENSEIGNEMENTS
METOROLO IQUES
O SEItVAiTO I ii
onu
SEMINAIRE COLLEGE S'-MAIITIAI
Lundi 17 Mars 1913


Baro:nAtre m indi
inirii.num1
Temperature m maximum


7U5.8
22.4
35,7


Moyenne diurne 26,2
Ciel clair Ia matiina~e c nuageux la-
pres-ini(Ji. Briaint.
Iaroaxclro limit et constant.
I S(:IIERtFI.
Air F. VeZlazIpitz y If.
Ce maii jtil*s.i t sm-It at cner ( P rasidcntv
tie It I alimbg-Amoarif-a LIine, Mr
Fedtlerico Volazii lt-io \1 IIandriez, ac-
COraijmc;I(e ti d IIIo I-jlomiki(,it! tieValaz-
411letz, sit di.still II'l clf". pasc"I ';""
tilii notl'o u11.\ Iiviit. do It Jaiaitlue


t't c Pul ; itaa-raiaiie
et t.-cIi.A Idit'r i i t C P(lcei


Ref:11 11,wd par Im(re n'-dw-tolir.
I.Pints: ,l .)* 1 Mr( iartin 4'rEiiza



h-z i'~l~l ll' (ImiliiliCllica! t i ellI~
Ccttt rc-. itlti -, Nit- V -Laziwiiz stontre-
ont jI j if ltoIa lI d. IIiie 1)iz-
f iI'tii pLao.i lit W l
Le liai tmic do t luauiiin'o tElt'iat Cs!
uimi l l III I c4,11 i family lot aIax laitiniis (11il
ia IcpIdIupaic Di. iaiaitiicaino ti sa iliy-
,SIHiolIiM a -i S ijoaitia Lices.t atissi e'

.SNit'-Voli alt aInaiipriob tatblv (ientle
Ia I i -'it 11 tia. 11 (t1e loe II CsL Ik






figielix. 4-posal r de 1.1 phis sorte Ina-
jori~tt' A 1&;1 .1Il!bro t all S4flat.
rtall -. awl -i a jle li laiji' elaiti all
potiv'tuo Ii.,itia aiitaiilis iveraieni
qu ioli cont iensce a(a4 .tiv i besoins,
car \It Velam~ioajl z, a11.1i a laiss(I les tra-
ces de smi aasswt' mxix allaires, est





une compt ~~ltonco vut mit, pr obittl
Ch iuna-Tla('iit re
lEn attendant Ia rcpr~s.~tation dc ga-
lit de dim indcli de Paques, Monsieur
Rousseau. poar r~~pondre aux sollici.a-
tions du raib'ic. donne dem-ain s-3ir, en
soir&~ spccilile, oLes hasairds de la' vies,
C lturs de intreso. Ar mmaIle oleur
ii-cuY eC3ect gLe mat de mre.
Bien qv cec programme soit compo-
sxk de films d'art exclusivement, le prix
d'entrae a ~taW r~duit coin in suit
Places ra~scrv~cs G. i.
IEntrt~e grale. 9 .5o
Conceert Lamuollie


cet effet, presentaient toutes les condi-
tions requires.
Malgr6 toute I'6nergie qu'il apporta
au service de son entreprise, Monsieui
Brutus se heurta A la routine des bou
chers qui lui opposrent la plus viv.
resistance. Ils aimerent mieux conti
nuer faire transporter la viande a dos
d'animaux, la trainant dans la poussie-
re de nos rues et les cloaques que sonu
nos rigo!es. indiflrents aux avantages
qu'on s'6vertuait A leur montrer dan!
le service de transport qu'on venail
d'inaugurer.
Les choses nat-rcllement ne pou
vaient ne pas attirer A la lin I'attention
d'un Conseil Communal soucicux de
ses devoirs. Monsieur Louis Roy vient
de le prouv-r en prnAi:nt un Aretet. ap
prouv6 par Il Dpartemcnt de f'lntl
rieur, interdisant aux boachers ce trans
port A dos d'animaux, condamnable el
anti-hygienique, qu'A force d'dnergie et
de fermetS on fiaira p.ir enrayer defini
tivement.
UIn d(ran- I't ltitel M~trapAlitain
Monsieur Harry Brown, de New-
York, arrive ici depuis huit jours envi-
ron, avait faith hier de nombreuses liba-
tions. II rentra :donc dans un dtat d'i-
vresse excessive A l'H6tel M tropolitain
oii il se tient depuis son arrive.
Tout A coup,il prit A parties le garcon
avec qui il eut une volente scene et, sa
iurrexcitatio:i augTimnntint, bient6t il
refusal de regagner sa chambre. Cepen-
dant. sur l'injonction tres courtoise de
\Ir James R. Gitchel, propriktaire de
l'Ntablissement, il ceda et se trouvait
quelques moments apr6s, dans s3n ap-
partemnent.
Mais quclle ne fut pas la surprise
quand. d'un bond, on vit M. Harry
3rown ressortir d: sa chambre, le re-
volver au poing M..iatchcl bondit pour
!e dcsarmcr. Une lutte terrible s'enga-
gea entire eux.L'arme continue de rester
-intre les mains de Harry et un coup
partit qui atteiglit M. G.iichel cu des-
sous du ccar.l bill pe.rfora Ie pou-
mon g tuc:h et sortit d-an le dos. La
lutte coiiiiiuait toajours et un dcuxie-
me coup p.rtirait, si le pouce du blessed
n'avait etc pris entire le chien et la cap-
sule.MrBrown regut plusieurs coups de
poing i la figure.
C'est le l)r HKraux qui a itt1 appele
en toute hAte. Lc cas de Mr Gatchel a
tc: ju, tre; grave: D ailleurs le ponos-
tic en est trs douteux ct tntme il a eti
reserve, ne pouvant ctre prononc6
avant un dtlai de ; jours.
Ce martin, le judge de paix de la sec-
tion sud a procdJ, a l'interrjoatoire de
Monsieur Brown.
Clauffeurs en fo.fuette
II est regrettable de constater avec
quelsans-gene, MM..les chauffears,pout
avoir le loisir de s'amuser, refusent de
prendre des passages.
Nous nous empressons de protester
centre cette maniere d'agir et nous de-
mandons A la compagnie des automo-
biles de la faire cesser par les moyens
les plus dnergiques.
Entre autres, pourquoi ne nomme-
rait--elle pasdes inspecteursqui seraient
charges de contr6ler les chauffeurs et
de les emptcher d'en faire A leur guisei
Ce serait tout profit pour la compa
gnie-meme.
Haitl Litteraire et Scientilique


Nous avons recu hier la visit de no- Voici le somnnaire du dernier numd
ire distingue pianist Ludovic Lamo- ro de cc confr re qui parait demain:
the qui nous a expos les grandes li- Thanatophe: Etzer Vilaire. Lettres
gnes du programme qu'il prepare pour d'un franCais sur les veiineinents d'llal-
son concert du 29 Mars prochain, qui ti ( 1837-18Mi4) Poesies : A la jeu-
sera donned dans la salle de ftes du nesse. Edmond La forest. Mort d'un
Cercle Bellevuc. poete, lager Canvin. A travers le pas-
En attendant que nous revenions Prsident efrard. Politiue e
Adinitistration. T'hales Manigat. l'ages
sur cette soir6e qui promet d avoir un retrouvdes: ion. Dieu lere, Antoine La-
succs aussi comrplct que toutes cells forest. Considerations sur ntotre l'gis-
dejA donnaes, disons qu'au programme nation administrative et son applica-
figure les noms des grands maitres du tion, Hannibal Price. Notes de la Quin-
piano quc le talent de Monsieur Ludo- zaine : vents et poussiere, Edmond La-
vic Lamothe, si puissant en sa souples- forest. A travers levue et Journaux.
se, nous fit souvent admirer. Notes et souvenirs : I'lnternat des h6-
'.ie Iesue (l pasalt pitaux de Paris, Dr IAon Audain.
I lne niesure qiul s'ianpasalt
On se rappelle que notre actif et in- abriage
telligent ami Louis Brutus inaugurait, Le mercredi 2 avril prochain, sera
il v a quelques mois. un service d4 ce!ebre cn la Cathvdrale de cette ville
transport de viande de boucherie en le manage de Mademoiselle Francine
wagons hygidniqucs qui, fabriquis A Cote avec Monsieus Paul Darthe.


. Football
La rencontre qui doit se fire diman-
che au Pont-Rouge, ne manquera pas
r d'intdresscr le public port-au-princien.
Spar la presence du onze 9 de la Pro-
vince qui se mesurera A la JSH dans le
c'.iampionnat de la 2e categorie.
VoICi DONC LA COMPOSITION DB L'E
t Q,:IPE DE I.'UNION SPORTIVE PETIT-
i G3AVIENNE :
s Avants :
t
LaventureDelbeau,( cap ) Martelly
.Bigord, Leblanc ;
Demis :
SMichau3,Jans:n, Guillaume, Gaet-
jens;
S' /Arri'res ;
Tessier, Mssidor ;
t But
Pierre Jacques remplacant P. Placide
Ce sont des joucurs plus resistants
et plus lourds, mais je ne les crois pa-
aussi souples, aussi agiles que ceux dt
la leunesse Sportive Haitienne, qui
vienent de dispute toute une serie de
matches, nous dit Mr H. Poitevien "
-qui arbitralemois dernier une par-
tie sur la pelouse du Tapion. Les Pe-
tits Goaviensont di certainement beau
coup s'entrainer depuis et peuvent ga-
gner
Cette parties finale constitute le vra,
Championnat d'Haiti de football. Aus-
si nous sommes persuades que tout
Port-au-Prince ira dimanche applaudir
les champions sur le land du Pont-
Rouge.
Arbitre : M. Andre L ro.he.
Entree: Une gourde et cinquante
centimes.
Billet A inon Cousin
Mon cher cousin,
Ma lettre d'hier est Cmaill&e de co-
quilles; il y en a qui ne sont que det
fautes d'orthographe ou d'accord, et
qui n'ont pas d'importance, le lecteur
rectifiant de lui-mem ; il v en a d'au
tres pl s graves, telles que: It: resultai
de cette analyse jetait au lieu de tait
(ire. colonne 4e. paragraphe;
le croierais dans le desert au lieu de
Je crierais (ire. colonne 8e. paragraph)
entire les mains de !'enfance au lieu de
S'enfant (2e. colonne ler. paragraphe)
fructifier au lieu de fortifier/ e. colon.
4e. paragraphe. '
Veuillez m'excuser et pardonner au
typo.
Votre d6vout:
REssi DARLOUZE.
DWces
Ce soir, A j heures et demie auront
Slieu. A la Cathedrale. les funerailles de
Madame V\'e L.:irojalni,,n6e Laurevana
Piron. d&c6d6e cc martin A minuit. Mai-
son nortuaire : Uranic Villa. Lalue.
C'est une des physionomies les plus
Ssymp.ithique ct les plus connues de
" notre so:iate qui disparait avec Mada-
Sme Lig ,jiinis.Ella mi rquason passage
dans Ie co nm:r,: pir une 6nergie, un
sens de; afftlire amnirables et sut gi-
Sgner le cjxer dei humbles pir une ge-
t nkrosit :iussi discr'-tc que bien avisee.
Nouvelles it la aain
I'horrible coquille!
Un journal caliardien, public en fran-
cais, racontc ri inicecidie qui d6truisit
uine maison Ilaiteit par sept femmes :
e On a retroivt souts les dtcombres les
corpa coipletemoent carbonise des
trois plus jeunes. II no rest plus que
les quatre inmtres aux environs, a cote
de ce feu terrible, un n.,gre marron
mourait de froid.
t A un kilonritre de i'incendie on
retrouva Ic cadavre du marron glace6.
Horrible!


Ilcmercienlets
Monsieur Pharnace Dorlian, Mon-
sieur et Madame Antitone Octave et
les autres membres de la famille remer
cient bien sinc&rement tous Ceux qui
leur ont donn6 des marques de sympa-
thie A L'occasion de la mort de Madame
Pharnace Dorlean,nee Motive Octave
Najac, ddcddee dimanche 16 mars cou-
rant. lls les print de croire qu'ils en
,grderout le souvenir.


4 propose de

notre Concourt

Nous avons public la page 6looque
'e et enthousiaste de l'americain Wea
lell Philipps sur Toussaint Louve.
ture. Cet dloge est d'autant plus r4
-ieux qu'il est tombe de la plume
citoyen des Etats-Unis. pays oiu sd
plus fort que partout 'horrible priju
de couleur. Cette page de Philipps
trfsconnue, ayant 6t6 souvent citi
par nos &crivains.* Quelque chose qi
I'est moins. c'est que les Etats-.U
nous doivent une grande parties d
leur territoire; c'est du mains ce qu'.
vance le *Christian Heralds, de New.
York. No du 28 Novembr- 1906, cit
par Monsieur J. N. LUger,dans son oe
vrage : Haiti, son histoire et ses dttric.
teurs, page 122.
... L'autr. grande expansion g6o.
graphique surlaquelle j'appellerai votm
attention est l'acquisition de la Loui:
siane. La cause indirecte de cette acquk
iition est presque inconnue de la ma.
joritd des citoyens des Etats Unit
Et afin de donner A cette transaction
son caractire historique, je dois vou
presenter d'abord une personnali*
Aussi strange et aussi magique qu
zelle de Georges Rogers Clark. Ce
'oomme n'est pas un blanc, mais a
ioir pur sang. II ne vecut pas ea
France, ni en Espagne, ni aux Etats
Unis. mais dans file de St-Domingiu
Cependant ce noir, cet ancient esclae
nommue Toussaint Louverture, que
Napoleon a tromp6 par de fausses pro
me-.ses et a brutalement laiss6 mourir
de faim dans la forteresse franchise d
Joux, a eu. dans I'achat de la Louisib
ne, autant fire que Robert Livings.
ton ou le Pres dent Thom is J.ffersot
a C'etait A 1epoque des Robespierr,
des Marat et des D inton, que sous h
direction de ce moderne Spartacus ap.
pel6 Toussaint Louverture, les esclavw
de 'ile se souleverent. combattirem
p our leur dignity d'hommes et celle d
leurs femmes,conquirent leur indepea-
lance et dusignerent leur brave ge~n
ral Toussaint Louverture comme lew
chet national. C'etait en 18ot... Maii
en 1802 fu: conclude la paix d'Amiens
Le Petit Caporal se dit alors A lui-mi-
me: 11 me faut combattre quelque
chose; je dois tenir mes soldats occa
pes. Jetant les veux sur la carte, d
s'dcria: VoilA St-Domingue. Je vr
reconquirir cette ile et replacer sa
noirs dans l'esclavage.
a La fleur de l'armte francaise part
pour cette lointaine lie... Toassaint
Louverture fut perfidement trahi et
emmen6 en France commr prisonnier;
mais ses lieutenants continu&ent sos
acavre patriotique. Ces nobles et bra
ves disciples de Washington de cet
lie du Sud, aides par la peste ct la na-
ladie qui combattirent en leur faveut,
presserent petit A petit les troupes fral-
caises au point qu'au bout de quelquo
mois, les six septiemes de tous ces peU
scrupuleuxenvahisseurs frangaisctaict
morts... Napoleon, le grand Napoleos.
Napoleon, le puissant conqutiant, qM
revait de fire du territoire de la LoWi-
siane l'etoile la plus brillantedesonro
yal diad-me, se dit : Si quelques noia
de la lointaine lie de Saint-DomingUt
ont pu dCtruire mes legions, je t
pourrai pas, en cas de guerre, conser f
a Louisiane; je dois la vendre imnt
diatement... C'est ainsi que tout le i
ritoire indien, Kansas, Nebraska, Iow
Wyoming, Montana, Dakota, la pl*
grande partre du Colorado, du Minao
sota et les Etats de Washington et d
i'Oregon nous echurent comme ca-
sdquence de l'action indirecte d'un noir
meprise. Louez. si vous voulez. I'0"
vre de Robert Livingston ou de Jer"
son, mais aujourd'hui n'oubliez pas
que nous devons A Toussaint Louv"
ture qui a et6 la cause indirecte de row
pension am&ricaine par l'achat de b
Louisiane:en I80o. Ne dites plus 45
les noirs du Sud ou du Nord n'ont .
le droit d' tre citovens des Etats LJ


Toussaint Louverture a pour toujoI
gagnd pour eax ce gage de note
connaiusance.


r-