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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/01704
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: February 21, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01704

Full Text



goo*AMM t U' 1f
v pmo


Vomfn 32 V6vulu' 1942


I -I


OmeI'MAOGLOIRU



PORT-AU-PRINCg:
un Mobs. ......... G. lao0
TroisI oIUs......... 5.00
D9PA RTEM ENTS :
IUnMois .. ........G. 2:20
-irois Mois ......... 10 6:00
ETRANGER,:
Tro's 14ol0. *&*o*DOG. 8SO

LE NUMtRO 15 CENTZPM


0


a 4


2


i)


QUOTIDIEN


R91ACTION ADJNISTslAtlO -
8, Rue Amarucufle, 8
Lea a oments sioo t si :
A PORT-AV-PaINCIl u :at zburvatiaa 4;U jt-I'
A PA's : chez L. Mavenct & Ci
96 AlmoTrosache
A Lowoas : chea MIX. Jcln F. Jones & (0
No I Snow 1lill- E. C.
A BRELIw. chcz IcldoMe Masse.
S. W. 19, JerWSulScrne SIrSse 460
A Nxw-YomK: UnivursAl'Public-ity onipsm
Lc- ,11AlIUSiJit' iI, O rc1. U 41011 II l1 '01-
pi, ICIIoUS
Abronnementt, et inwtlloiirl pay-Able s~~ri


- a---


LETTRE A MON COUSIN


gill
X1II

Le Baron Hendrsk I'an Renken Slaw I tenant il devenait de plus en pluIs clair,
mldein a board diu ?/s IVesterwald a r- jdc plus en plus proche. Je pens ii que
rile nn sacrifice d'enfant qu'allaient per- j'allais sortir de ma situation ct je prK-
pdrer des adleptes du I'audoux dans le, cipitai Ines pas.
jungles d'Haiti. 11 explorait les torits ,de Alors je remarquai une faible la
ril/, cber-bant des specimens de planes. mnire et j'tlais certain qu'un vill.ige
quan.l il tomba sur un group de sauvzagei ctait proche; je me hitai dava'\ t 1-'.
executa t des riles barbares.- Son appa-, car je ne pouvais pas me fair a l'ide2c
rilion parmni ces nigres savages les jela d'etre perdu dans les bois d'Haiti.Comn-
Jads hi c.,islrrralion, et pendant qu'ils re- me j'approchais de lalumicre,leson des-
veniatlnt de ieur fraW, ure Baron-D,.Ile,. t.imbours devint de plus en plus fort.
qui est unI alblile, se sauva i t outes a;linb,'S ct alors je distinguai des voix clevce&.
Iers Porl-an-Prince. Jhantant un chant sauvage.CornIme n l
,:lair. la pense me vint que j'.et i
'cll cest la lIgende imprimre :(C tonb au milieu d'une band d'.td ..
manclette sensationnelle danls l n d .du vaudou, ex&eutant leurs rite, br
judi, 4 fcvrier dernier ; de l' -ning bi .tres.l 'avais depuis des ann2s entei
vorld. de New-York Et voici les dc- ,tn l'histoire dcs adeptes da vaJo.i,.
tails je vais traduire in extenso. Lis.z i l'idoe e voir lesindignes p: iti.la
sans rrc et sans vous indigner : ;urs crrimonies, j'oubliai le dn'Ir Ce
.I.e vaudoux dans touted so- Ii rreur d;idai de voir par moi-imme C. qu e
est pratique dans I'i ntrneir d'l.ii par tait l culte du vaudou.
les indigencs superstitii;Ax ; c.Il .1 ton :Plus jupprochais de l1 1 nii, qs.i.
jours tte su ou soupCo ie I pi tr is, res- ie i.'en apcruus, proven.it d'in g ti
dents on les visitlurs le ccttc ie tu* prti
multucuse. Les blancs qui on Cu la L de boti. plus Riejtaos prd Iv d
chance de voir les adeptes du Vaudoux incssaire de me mettre qu tIe p.i \'
au ,nilieu de leui effrtwable ori- ne
au milieu de leu etroablc oie ne t de ramper a travers les bLss ,s. 11
sont pas plus de huit. U- des rares qui m'arriva de marcher sur une tote bran-
ont eu cette ex erience est arrive A che sche qui se brisa sous mon p)id's
New-York hier A bord du s/s a Wester- tve c I bruit d'un coup de revolver.
wald de la Hamburg-amkrican Line. \Ion coeur s'arita de battre a l.i pensec
C'et Ie baron Hendrik Van Renken jallais tr d0couvertmais les ta-
Stain. mndecin du bord. Dr Stam a eu ours ne s'arr dtrent pas, mni e clhnt
beaucoup d'experiences d'tpouvante. Itrbire.
mais il revenait aux adeptes du Vau- De plus prrs en plus prs, je r.an c
doux cn Haiti de lui procurer le frisson ves le fe e e e trouva cache
de supreme 6pouvante. ans un goupe de buissons du je
P Iarlez du frisson des vertebres, dit lansun group de buissons d'oi je
le doPleur en racontant son venture, pd uvais voir les naturels dans leur or-
paledc en raontant son aventureais i tris peu de distance, A quelques s
parlzn ; moi, je sais ce que c'est, je peds. Environ trente noirs &taient de
l'ai eu. la parties, ct ils 4taient debout on .ai-
a VoilA deja deux semaines que j'ai sis pres du feu, une demi douzaine t.a-
eu cette vision, et mon sommeil jus- pant sur leurs tambours, tandis que 1
qu'aujourd'hui est trouble d'effroyables les autres tlevaient leurs voix dans un t
cauchemars. Pendant des annres, j'ai chant effrovable Pendant tout celai.un d
W6t familiaris6 avec les histoires de sa- negre, la face rayee de traits en vermnl-
cifice d'enfant et du culte du serpent Ion, avec des colliers autour de so i
v-rt. mais j'avais toujours suppose que cou, sautait devant le feu, chantant t
c'taient des histoires purement imagi- quelque sausage incantation. Tout a
nrires. le sais le contraire maintenant. coup ii sapprocha d'un natural tenant 6
g Ma passion, depuis le college,a etd un paquet dans ses mains. c
la Botanique,et dans mes voyages dans Le chant devint plus savage et les
le monde j' ai toujours recherche l'oc- tambours battirent plus sourdement. d
casion d'explorer les campagnes des Quand j'aurais et frapp6 par la
villes pour y cherchei des specimens foudre, je n'aurais pas ete plus for- b
de plants. C'est cette passion qui m'a tement emotionn6 que je le fus l'ins- t
ralu d'etre t6moin d'une ceremonie de tant d'apres. Le paquet que le chef du q
raudoux. Le bAteau etait dans la rade vaudou venait de saisir etait un enfant b
de Port-au-Prince,et je sassis I'occasion vivant.Dominantle bruit des tambours
I'aller A terre avec mon herbier pour et des voix,j'entendais son vagissement. ri
:hercher des fleurs rares dans les col g Je vis le pretre vaudou lever un p
lines noircs de la capital haltienne. couteau sur 1'enfant ; alors,aveugle de d
SJe parts de bonne heure le matin, rage et oublieux du soin de ma propre i
tt vers le milieu de I'aprks-midi, je me securitW, je me dressai et bonds de ma d
rouvai errant dans les montagnes.Sou- cachette vers les barbares. Si le diable it
lain la pens6e me vint que j'6tais assez lui-meme avait apparu au milieu d'eux cc
oin du navire, t que je n'avaispas as- ces vaudoux n auraint pas et6 plus d
e-z fit attention A ma march dans ce stupefaits. Le chant sarreta tout A s
Pays savage. Je m'en retournais a I'a- coup, les tambours cess~rent de groa- p
'eugle, et au bout de quelques minu- der, et la moitie des adeptes prirent p
s, je comprise que j'etais perdu. Alors leurs jambes i leurs cous, s enfuvant ec
a nuit tropicle comment A tomber vers les bois. Le prttre du vaudou s'ar
t je n'taispas dan une station en- reta,la bave A la bouche,attendant mon b
iable. Je me hAtai dans a direction approcheet l'instant d'apr6s, je le trap- s
lue je croyais etre celle de Port-au- pas la t6te d'un coup de ma bite A P
Snncc. collection, et il s'affassa come un p
SComme iallais au hazard Atraver bacuf astom .. a
s collins boi s j'aenndis l sons A peine lavais-je frapp6 que je v
petrcoutC de tambouin.D aboard le on compri mon propre da .r et je me q
Stai ard t loiutsit, miao maD- mi.s ouarir. J pami tw avers les c


autres adeptes et dans l'obsc.rit&. Plus
je courais, plus in peur augmnent.it;et
plus j'avais peur. plus s'acc6ldrait ma
vitesse. Q.iand j'etais collkgien. j'etais
repati come corureur, mais dans mces
plus nobles efforts de clligica, j: n'ai
jamais couru commII cc joar I.i.
a Loin derri&er m3i, je pou vais en-
tenitre les hurleinmnt ic ceux qLui me
po.irsuivaient, m tis j'avais uie biine
.vatnce, et ma grand peur pour acc-
I~rer ma course.
a Heureaseme t,. 'avais pris la bon-
ne direction en courant, et au moment
oui je me sentais cpuisc, je vis les lu-
mieres de Port-au-lPrin:c, et jc redo u-
blai d'efforts jusqu'.i ce quc j'eusse at-
teint la ville et mna i le rn\-aA_-.
STellle Itit moln experience du vau-
dou ct Je s.iis amplem n nt s itistait pour
quelquc te:n)pJ;.
a l) tear St.iin cst un h )ll.nd tis
avant line ressemnLi'.ice assez tr.ippante
.ivec le pri,'i co.isort de Hollinde. iLe
D)octeur- -u le Icaron.car il a ce titre--
est gr.ti.l: Ae 1 L ii L rsit:d. Vanderbilt
dian, le I' 'i ss c .Au college. il se fit
uL:1 1. 1n J1 is e I. chainps Athlctiques
ct Icn ni me nbre du club sportif.
A. .\*re wiir obteniu son grade, il
servit penda nt deux ans a l'H3pital.
Bel Clevcue cf minL n inIdecin d'ambulance.
D)Cpuis lc )ocItear--pardon,le Baron-a
ta un :n il'cin de marine, et en cetal
quality a ,v..e l.I tans les sept mers. ,

lit voil. '


cauchemars Vous n'4tes qu'un vul-
gaire poltron, et ce que vous racontea
niaisement a un rdtacteur de I'Evening
If'orld ne miriterrait mme pas qu'on
le relee.
La seule chose qui m'indigne est de
penser que des IIaitiens peuvent voya-
ger sur Ie a I'esterwald ., et que s'ils
sont maladies, ils auront A demander
des soins a ce docteur-baron qui pro-
tesse une opinion si desavantageuse A
I'egard des noirs.
Ce qu'on est expos tout de ineme
dans son pays !
Tout v6tre,
Ri l. DARIOUZE.



.4 propose de la Doe-

trinte de Monroe

l.Itrait 1'un scoursus prononcp par rbto-
nora ble Cbarl'hs 1. Sb'er rill, le 9 jantits
dernier, a l'o, asion d'un banquet qui
lii flt ole/Irt par un grand n,,mbre
d'bonmmes dalaires de .ew-York, ses
amis, por It' I/liciter d'avoir re-cie an
album. et une mindaille d'or dela part dr
pluisieur ,centaines de citoyens e /.-Ir-
gentine.
La presence ici, en ce jour, d'un si
beau group d'hommes d'affaires, les
aettre. d.t fl i.-i t ti n mrni t-ales dt t.. ,


t LLLJ U ICA ,I LILl.,01,. U1,.&-N L nIt-lI t
(_1-: peise,/-v "i,. imno cousin. de ce de Chambres de Commerce et duni-
docteur Stin '- est-il pas vrai qu'il versites de tous les points du pav-ys. et
suflit d- lir. cott lettre p)ur ditr sJr l'arrivle de cette ennoblissante cnco-
qu'il inve c so ,. uistoire dc tout;e pie- re que peu meritte expression de con
ces (:C.nbici d J bioks et de a bols v fiance d'un Etat de l'Amerique du Sud.
cet aniina .a t-i: Jac aval pour avoir tout cela m'oblige i dire un mot de
eu une te:!e ih iiuination ? Car il est protestation centre le bruit persistent
evident qi;e tout :el.i s'est passe dans :d'une intervention au Mexique, et a ris-
son cervc.i, ? I quer une vue personnelle sur la doctri-
lst- ce .-' soft et perda-nt la notion ne Monroe, vue base sur la connais-
du tinmp., pour ,sctre trop tloigae du sance que j'ai de la mentality de ces
navire il v est ret >urni plus tard que peuples admirables du Sud, I'av int ac-
hleur, .,i:hc pour lc dep.irt, et a quise par ma residence dans leurs uays.


rouve b ) alor,, pour se fire excuser.
e raoanil:. :ette histoire de brigands -
N- dit I' p-is .:,sse co1mm11 t m l avalit
)eur.ne s. in3ntre t-il p.is rampant.oui.
'l qutirc /pail/'s ?
Nc dit Il Ipas qqune branch: s:ch
clata sonai ), paids avec le bruit d'un
:oup de revolver ?
Ne dit-il pas que son coeur s'arrta
.e battre d iti- s.t poitri-ice
Comnmm-nt expliquer alors qu'il ait
oondi come un hiuros sur une tren-
line de niegres, que ceux-ci ont fui. et
u'il a pu assommer ad uni codp de
oite a le terrible pretre du vaudou ?
Eh bien,non,si une venture est ar-
iv6e au Docteur Stam, c'est tout sim-
lement qu'errantA Ia nuit tombante
ans les campagnes de Port au-Prince.
a entendu resonner les tambours de
anse des paysans. Alors ses lectures
ui sont remontees A la' mrmoire,et les
ontes fantastiques meles aux fumees
e I'alcool ont jete I'epouvante dans
on esprit, et l' voild rampant Ak.atre
atts, puis fuyant A toutes jambes, s'e-
oumonnant, traqu6 par d'imaginaires
nnemis, jusqu'A son bateau.
Ah pauvre Docteur Stam, pauvre
aron dtchu,c'est bien la peine de res-
embler dune fagon si frappante au
rince consort de Hollande, si vous
ortez un. .lrne de couard ; si pour
voir entendu des tambours de danse,
ous avez concu taut de frayeur que
uinze jours apres, vos nuits sont en-
ore empoisonanes d'6pouvantable


Je suis un avocat fervent de la cause
de expansion de notre commerce ex-
ttrieur ; mais je suis de cette categoric
d'americains qui croient qu'il est plus
important pour nous, tant au point de
vue commercial qu'an point de vue de
noui montrer altruistes, d'avoir la con-
liance des r6publiques sceurs que de
posieder le territoire d'aucunes d'elles.
I'admire la facon don't le present gou-
vernement a idsistt aux suggestions
d'intervenir au Mexique.
le suis de beaucoup plus 6ier du faith
de nous tre retires de Cuba apres nos
deux interventions dans cette ile que
de la guerre la plus avantageuse que
nous avons jamais faite ; et le sais que
toute l'Ambrique du Sud sent que
cette evacuation donne plus de credit
A notre drapeau qu'aucun autre acte
dans l'histoire de notre r6publique.
Mais, Messieurs, ne nous laissons
pas gagner par I'habitude d'intervenir;
6tude de I'histoire revele que c'est un
godt qui s'acquiert ais6ment. Nous
avons deji assez de territoire, et je
crois que tous les citoyens patriots
doivent envisager le problime de ga-
gner la confiance complete de nos voi-
sins du Sud, confiance que nous som-
mes places pour avoir, je le pense fer-
moment. Et laisse-moi dire que f
voie la plus sure pour obtenir notr
part, et plus que notre part, dans leIr
grand commerce, c'et e gagner Ien-
, titr confian de ca peuples tres isy


I
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4
4

Ir
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PORIT-A I~I 40u









tessants. Ie crois aussi qu'ils ont &gale
ment droit A notre confiance. Durant
ma residence A Buenos Ayres. i'ai en-
tretenu les plus agr-ables relations avec,
sa grande university, et de plus. j'ai
pris part a un congress international
'etudiants des universities de dix pays
amsnricains.
Par suite de cette experience, Ie me
sons spkcialement qualitfi pour vous
dire que la gcneratio:i Sud ambricatne
qui se prepare maintenant A a.isumier
les rcsponsabilites de la vie publique
est aussi bien arm6e et aussi patriote
que les jeunes homes de notre pays.
Bien plus. il posscde des -idcals et
un sens de responsabilitt qui sont peut
6tre au dessus de ceu\ de la movenne
des etudiants de ch/. nous. On pcut
avoir contiance en cux pour diriger
leurs pays don't 'Iavcnir sera assuir Ien-
tre leurs mains.
Je pcnse forItceilI quC It" s I'-t.its-
Unis ne devraient pas intervcnir au M-
xique. u'aturio:,,N-InOts pC:isc S LI :iC
Puissaice I-arr pj-_. n v.tH tente un."
intcrvuntio)n art.11. i i s t ii~ tr,)
pendant notre gucrr- civilc-
Quel qus uns pei:uv.lit objectcr qu
Ia revoluttioI .a\i.iitnc avant dur
plus d'n aII i cst t11ip. p '-ir iOLi
d'intcrvcnir.
Notre guerrue : i-ii,: .1 dii tltiatr.
ans. im.I s v\ eult-1l Lii II )Ili 'lt (i .i 1( '.1
aurtons ttolcre une i;:cL':i.II i -' il-
il UlIC iai,',s ll pour qtJl (:1 1: .lsi S" p.as
les Mc\icains rgl"cr leuAr .ill.t cs n' ,,'
me on noius 1.Ciss..i :' in -
cette question. quLlIelq 1. p1 -'t 'I '-
drc .iti lc pJtr.tl' '- 1 p ,tc
parc qitc c l ns Ic idl \1 \ i '. s
II lO U llItt' .C ll :I [,1 I' l t I : ,-'
ct.ropcc 'i pI.ul i 1 I
line Lo)In l I \ Liti '! l .. I' : t \l
ro( o. p t ::, it. '," '. : rl, t. .'I 1U -'
Inous tenons ljusi .tL ilc'it tik- ,. v1 ) 1
I I ti 'li I L'. r-

,ii v *ul i i >r i p n' 4 p( eKt
dans i .\: i :qu d.u s-A i' *:, Lp 1-
; 1' in I, iretnt q uLi1c (1).i I I d ciM' \l,,n-
iOk Cl.it i le 1 t .in i ",'i l
qu'cllc dcv. it ctrce rcliic' cc pI.r.c qu t
touteis lc l ipub:, i '; : on
mies tcsnt n les Ic '.ib ll ; u. ; i
Mt les tLe CtIt f inZ

ficieusL C t iticlltlC
CNeS Li1 1"i t +U:c I IA. < t, I \ ,c
est tr ns ima. l ,o, p:i \ '1 i :-, \ .
du Suid, ct poWtr la 1. 1,l.li j I
a qu.i clii!- bl.im 11i v p I I .
p. i r li.iqit.Cll on cr.iaiii, r.,i. i '< '
r.i i t C I dc d 'ipL i. .il '. '.1 i
qut S.Il -c UsCe C.cIt' CI.l c V \1 0 'I ,i
la pnctiL c discutl'sio I .'itLr'-Ilnti li
all .\1t\\iiu nic poutl p i. c '.r nit
oCCasio pour iols- d n li i ,.i' :i.
au sa.ijt dtc laM d n'' ii .\ 11
ycus des peuplcs de-s 1R plb i-s l.i-
nes. et en iTrimele temps Id tr i iI
Solution possible dc i t Ldit'que t. i d' 1 in
tervcniiion Cll c mlsc"l
C'est l ici qu e i C Vtu C etpX:oii ll r ", 11 i:
idee pcrtonnclle : siupptsc/. qtiue-s at-
aires prennlent une touriilm si s -
rinCLis i .\lxt \iqu ot dans tltitc r -
publiquC.stt i:ur.qLICsoil pour c\itl.r tine
intervention armite duiun Puis .iccCis-
ropeenne, soil pour rendre scrvic. .1
des citovens dc notre h0misphitre. ii
devienne ntcessaire. aux terms de Ia
doctrine Monroe que les Etats-Unis in-
terviennnt, ije conseillerais que nous
invilions l'Argentine et le Brtsil a s'u
nir a nous, come nous le times dans
le cas de la mesintelligence entire le Pc-
rou et l'liquaeicur. quoique dans cette
affaire il ne tift pas question de la fa-
meuse doctrine de Monroe ni d'une in-
tervention armed e. Q.uel strait le rtesul-
tat d'une telle invitation Elle aurait
deux tendances marquees, routes deux
tres honorables:la premiere,c'est qu'elle
en'lverait enti&rement de nos voisins
Sud-ambricainsl'idce que notre but soit
de coloniser, d'acqunrir de nouveaux
territoires, parce que personnel n'invite
deux voisins caller I'accompagner dans
une expedition don't il doit seul avoir
le benelice ; la deuxieme, aussi impor-
tante a inon point de vue. c'est qu une
telle maniere de fire dbarrasserait


notre gouvcrnement des importunites
pcrsistantes d'idividus et de corpora-
lions qui demandent notre intervention


pour leur mettre de l'argent dans les des de St-Marc (liste Dr Eng. Audain) 'fu table qu'elle ne lui aYnit vr-..'' .,
poches, mais qui ne pourratent pas b.- publides danrs l nummro d'hier onteth dance, ni la veine, et il la carress~ai
nficier d'une inte ention collective converties en or amricain A 25 /.. core, charm tout just de ses quintes
fse n nrv cderire la tonnelle~.
faite par nous avec d'autrms Puissances .... deouri coup je vis les yeux de esp
En outre, cc erait la foame la meil- Tout a coup je vis les yeux de esp.
leure et la plus convaincante d'inviter C S do Bgrs gnol s'arrmter sur moi. le bus ma con.
I'Amrnique. latine A participer gale- domnllation. et, come distraitemen.
ment avec, nous d.an.les responsabilites ie vns in'accouder A ia rampe de hi
cotnme dns le benefice de la Doctrine Or Amrricain 260 o/o prime balustrade assez pr6s de lui et je sou.
Monroe. qua serait ainsi fortified. Car ChequesurParis. 1/2 o/o prime, tins sou regard fixement. Ses yeux
du coup, ell deviendrait continental Traite sur Paris. 2 o/o prime 6taient noirs, brillants et fort beaux.
en cssalt d'itre unilatdrale, cc qui est Transfert sur Paris 4 olo prime Intrigue de ma persistence d6sinvolte,
.iujourd'lui son grand dfaut. Clihque s. New-York I 2 o/o prime peut-0trc. je le vis se pencher vers son
n'est pas notre devoir de fire la Billet de P. 5. 2/2 0/0 escip. aitnable interprcte et lui parler. Imm&
police de l'Amnrique latine, et le plus Nickel. 5 1/ o/o escompte diatcment,ccllu-1a s'avanca pros de moi:
t6t que nous pourrons carter cette Emprunt 16 Aoit. pair Monsieur vous demand de bien
id6e. non seulement dans 1'Amdrique Dette Int. d'Haiti 912 95 1/2olo ad val. vouloir prendre un verre de champa-
du Sud, mais aussi dans 'Amerique gne avec lui, Monsieur Taverqier.
du Nord, inicx ce sera pour notre re- i----- .-- Avec plaisir et merci, dis-je en mas.
putation chcz les peuples. saylnt.
routes le ls bisqu'aux terms de la Contes dU ( 1IMatin sa Le ictor (Cli uot de chez Roberts-
doctrine Monroc, l'occasion d'une in- le nmeilleur- nous fut apportt, petil.
tervention arince dans cet heinisph&re iE .AT DE CI.IHPAGNE lant encore d.lns tics coupes de cristal.
s. pr csntcra., invitons toujours en --J'allais boire .i la blague. A Vitikin(g),
supporter la rcsponsabilit6 les autres Coninne la aderniere derniere bou- en magiicant le c g. la Sixe, aux vain-
payivs dc lA.\;rique qui sont tous cga- teille de Pommerv se vidait autour de cusquand mno- truelentrepreneurde po
lenent intircsses A cette doctrine et la petite table A gauche, en dehors de litsse pail.a en:ore A sa voisine qui tra
doivcit avec nous en supporter la char la grande salle du Cercle-B-Hllevue. et duisit pour ino)i
ge.commnc uls en jouissent du benefice. que, tell une randoinnc. bizarre, les -Monsieur vous price de super
.-, motifs de la V'euve Jo'se Inous reve- tout i l'hcure .ivec nous... au champa.
SOUS(eriptiin naient par bouffee de fortissimo et gne. soulin1.t t--lle
S" 'ia p 1rl nous traquaitnt Ie icrveaul. Harr le remnericii .assez mollemint en re-
'-",e. I), tr e,lr ) t D.nlto.n 'Jt a.u vernier coinniena I'histoire Lie sa nuit fus de cette invite par trop spontanee,
de Nol qu'il venait de promcttrc F'ins. et e dis.is ntitrieurement... Est.ce
llt or .01' iant d'ant d'avant Iuc 'cst cc CI:) qui reile -Ncst-ce
qUe cet Ce LI q i regI Ie .-N'est-ce


et-ar jr n'avais pas volti l '. autre soir. rd p.s; plrti' 1.l, laiso i Ce gentilhom-
MN. ,i. oltitei e d veillonncr ici, ni au Grand Cercle, ni in, Itc't, soul.c toute, pas a son der-
\l IlIt, Petite 10ivi'e dI en amille. Au hasard de It fourchette, niter rgetc ct .1 son prcenier m&fait char.
je comptais allcr protnlcnir in i ncnui iant .\A--il cu dcjai pir hasard. le
'2.0I>..O)0 dans la rue bruvante so.', c- el trop temps dic sc liAre tolot le monde p.ir
lipt (tiwiles 2.178.50 bleu et constelle ;ct,. apie unie pronie- scs bi ls m i' in mires lEt puisqu'il me
Dle St-Marc nade interminable et d. -,.ivrec. c conun.nt dil v .1 trois minutes, q uel
i an rer o.u m.e pas f.atiguics 1 iltainl bdicil coup cde ftliire de sympath'e tout de
1. Iv- voulu : ldi: Peters, .\Iorcil ou a 11 mcmce o, b.'-n qulilc aisance a-t-il d-
\ '1 i). *.,,! t i. e Nl csse tel de l:-iancc. je n ava.i, qiue cc ;po- j.i ici porI s' player Ic luxe d'inviter Ie
l, ",,' li.ile soirs a .la pensee. C: i it tlt qii'u u e ilu- prcnmt lir <.lii. pour le veritable aniphi.
II iIII,. ii'i I r in. : cur fugiti\c ct u'uin Icvc : .\ I ltree trvon ..
i. \ i,,-..t 2 du Clhamp de Mars. Ic op ni .ia qui (.ctte prk:iraltio)n, i se l'itait octro-
l,.i .1 I'iiitrl 2 V l'on ne rsistic guire. Ml.ar.on Hirgrai- \ve rcllciicnt. mnon ami Marion accou-
pI- i.1i iinl l-'i.ir I0) ne mi'attrape A bras le corps et nm dit. r.iat mNe Ic conl tiirtn. r avec sa fougue or-
tI'.-'iil' li\ 't- tIe> I \ t'Aribonrite tel un HIugo trtnctiquc "<: u i ir.is pas dian.iir p isqui l proprietaire, en per-
11 1 pl us loin !' '*onnLe, v\lnal.t, .t son tour de le coinier.
1. \c i n.'s huI s8 Je le suiVIS coin ie till c11 l i' .1 tl lt IL. .a r cr.
1. i. Il .-ss l) nous rentrAmes, ensemble, .a I llH tcl- 1-.i ckt I c llc-ci \int iA notre tro up,
-1 i l, 1i Bellevue. I Plcs minis Il iicsdues. Ic sourireengageant,
Ijiii II (A1 l 't s 2 Le couvert 6tait dcij i mis p ,. Ict rt- toujoLtIs I.i m c t, et s'cmparant de
( itli'l Io'ls.ainvil tils 2 veillon. Sous la brut.itc c;.aic b e nie mon .u\ i -, lLt :
", ,i'el l,,l lii l,"i'.s 1 de la 1. umiere clectriqliu la p' onn \ls.iecur.s, table..
I ili, Il ,.III tl lD'IllMl 2 nouls rc;Llt AveC tolc I lC ,\L 'S. .- 1 v .t.it p a .'fti r le I difticile.-
.\nl I ; illini,' \'aillant 1.50 t de son b )n sotu ircL : li d.ir.: ,
114" ". AsZ ILi t riiiale n.ppe bt K n-
l il --.' l, 'i "- A./-II nous attendailt. i
!i t;'l- I,,\ ,iolid1 Ellc fttait. cettc in'it la,. s p .,on- : t b di., e g.ir )
Jacnlel naircs que nous co iia.s-,.is 1,-. a jLt.t ,v.rts. L',0tranger done
r tl .i i t I pa pour I t.ablissement. nous
; \V 1... -. i 1() lexcepuo iin tlout d mI e 1 'i ., 1 i petit \'i p. u .i n
1 .-i. '11 ll'.li. ir p. u ui ii.irchandcr notre ami
S. 0 .i \ .\:i l,: 10 home ties blanco Jc p-.iu. tre, gri le i. !
SIl I ..i.' it l "10 de former, tris filn dcl lgi c dI c p'l1.i sitlo li.
l .i \'. i lMl mie. on aurait ur c- I. r at lc- tble. Nous 6tions
W i A V .\M tcht*I mie, On? aurait r u r t 1 1r1i -C 1 i L :111ftl
\,, i-.-.i' Nil.s S minaire C ll P l i-n \ t. l)e partout. de droite,
C.:I -r ,I. ilI \'i', .1 \',., d uLtI bout aI l'au-
I. u S minMt r C .. I '10 1
ti' I- 11 paraissait aussi tort jiun -, ni par- 0' v 1 h I v"f.l .. utan bout a lau.
L;.\l^l, 'I'i i^ ,;tlil lait que Irespagnol ,ci avai Lidi sonlp- .irro-.. l tinl e--. lionmird pcelure
par tional hol Iapi6 mid I I) l-- -it Poinmard pure
>t(.'V I 111thlI~iiitl i. I I o cI I I Wea r suduistnt
llll It --ll : Madame \'roll. une des anmie.c dc lI.1 > ,cl trop scduislnt
T ,ii. lir maitresse de cxans, p.arl.i- setul hen- LIl i. t 'ici s ,s ICli ampoules
.a1 aiI 10 reuscment la lingue de Ccrvant ,. d 1 s, itc s'c&haulfaicnt. Ie
0 wt'e l d-c d s'. p..s se suivait, soigncs, et
,o.ttuii tI.;.- 10 Vous savez qu'il a lair d .l 1 gaIr- on Ils J .ilt tI. corr.cts. Les \eux sin
XI ;li.1 tii-da I 0n itrs bien. nous apprit-:-le lbrile- gu!iire:n t11 a .andis de I'6tranger de-
I'iiniI:iii'l- Illarid 7 ment. il a des allures et des cxpres moi r.nient ii ir p,)intdc mire. nous
.11lmll I,. I h.rrolniit 3 sions charmantes. soni gii L.omincrce I'observions c. nn: il nous observait
Ioilo it' "rli,;ul)iuld 2 depuis soi arrive e?. Ine d. n. rit I lle- ptut nrt.
h i 2 liment; ses malles vont titre apportccs lnl.-_n i, II'n-:lt. plus pale. au des-
t)'Kill Prnr. demain... et it va nous fire, cc soar. un sert. It- voli qui s'emballe et fai< sa
I'. J st iisi l.taitlr' it) convive... je ne vous dis que 1;,. prol l sion dc f1i
l)i-lablarriie 'lirre-Louis 2 Et comme bouquet d'amabilitt ge;n -
i.i-on lqrz 71 reuse, elle ajoutait : L.aisse nir.,i ire lever pour com-
Ii. Prss'tr 3; mInuniquer mi satisfaction admirative A
I'l. Hoesi 5 --Je vais me mettre avec plaisir a I'assistancc, ':dllcora-t-il en espagnol.
Itoidoi i Al.\xaindre 5 votre disposition et au sien au rWle Ia- Jamnais je In.,ivais pens6 que dans ce
liter-inait lIanis ito tiguant de l'interpretato... voyez si je pays je pourrais rencontrer une socidtd
etit toAvo suis gentile. si select et si belle.- le m'appelle Ra-
x 3 On n tait pas encore A l'ap&ritif ; au mon Torres. Je suis Cubain. marie A
ine' I)elgresse Siclait 25 billard, le rentier Desdunes, le journa- une riche Amn ric.ale, niece de Vander
Ir JI. J t une 5 liste Machance et le une notaire Cra- built. Dlailleurs vous verrez ma femme,
It. Manduet, tie 15 nier queutaient les blanches contre La je Iattends remain par 'Atlas. Le 7
i. P. LHir, vicair 10 rouge ; le gramophone, au salon, ou- janvier sera sa fite. Je compete dpen-
)r Ludovi tRigaud 0 v'rait sa ueule ronde de cuivre et nous ser beaucoup. beaucoup d'argent pour
J. Goizac 0 versait harmonic stridente de cou- la fiter. le vous convie A cet effect tous
Uln personnel 4 Plets anciens ; sur la vasic galerie. ici A cette date du 7 Jai vier de I'inn6e
G. Gactjens Z eclairie 4 giorno. attables. i y avait prochaine. Nous terons le repas du mi-
J. Surville u maintenant I'elranger. Mr. et Mme. di au champlipne. Dans I'aprs-midi.
Stengel H.laire _1 Fournioux. un couple franqais de pas- routes les automobiles de la villc seront
I. J4rranae l J sage Mie. \'roll qui venait de nous requisitionnic.. G;des 2.t7 plaqueren coup de vent. se promenade a1 travers les jolies ave-
or PAle finissais moi-memne, au po:ker au nues de \atre b:lle cit4. Le soir, les
Sloie, G d6s, de gagner une menthe au group toiles de votre ciel bleu, de concert
(A suivr ) le plus joyeux du moment. Le petit avec les lamps blectriques qui ino
N. B.- Les souscriptonas an gour. IoC tnait encore a core, preuve arr1 dent de lumitre vos carrefours nous r


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