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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: February 14, 1913
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01700

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SIs16me Am6s NO 1773


PORT-AU-PRJNO ( EWE)


Veadrwdl i 4Frtvrlr 104


;lu*men I-MAGLO?1 F.
DIRECT(:'"rS
ABONNHgBMSN K :
PORT-A U-P RI.NC. :
(Tn Mois . (. 2O
Trois Mols..... .. 00
DIPAItTEMENTS :
Jon Mois... ........ ..2.90
lrois Mois. ........ 6:00
ETRANGER :
Trois Mois.......... ..G. 8.00
IE NUM1RO i5 CENTIMES


000/


QUOTIDIEN


altDACTIO)N- ADMINISTRATION
8, Rue Amerucafle, 8
lcr ,umrmcei sent aCE~
A P air- 1-PmINch atz bureau du iovin.
A PAMAS chex I.. M. nttie & (:
9, zue I'IfzoIctI
A LoNoraI dlie: MIN. John F. Jones & Co
No z Snow Hill. E. C
A ERLMIN. chez RudolI Mosse
S. W. 19, flev'IjlAnier Strosse 46-M
A' NW-YORK : Uni\crs.l Publicity Company
45.West 54 th Street
Le snanuscrits insttf6su oo ne nserout
pas rendus.
d sua el i~sserhes Pa yabl"'as dan


hausse ?


L'opposition de la Banque s'afftrme.

Ses intrigues. Le Gouvernement observe

Depuis environ trois sam tines, le ainsi de faCon I'enrayer. Puis. elle
change suit un movement ascension- emmagasine, elle ne vend pas. C'est A
nel qui a passe du caractEre de panique cette r6ponse negative que se heurtent
A une tendance assez ferme et assez tous les acheteurs, petits et grands, qui
constant pour preoccuper I'opinion. vont frapper A sa porte. En resume, die
D'oui vient cette hausse ? se deman- accapare. dans le cas de baisse, tout
dent avec anxi6t6 hommes d'aflaires, le stock vendable d'or, dans le but sys.
families et particuliers, car tous en tematique d'en river le commerce,
subissent les effects nuisibles et bici puis, le tour ainsi jou6. elle oblige le
peu en beneficient. commerce. qni a ses chances A satis-
Pour nous,lescauses de cemouvenmet fire, A accepter des banquiers le taux
de hausse sont de deux sortes: elilc de hausse quel qu'il soit.
sont d'abord dordre &conomiqure; clio Ellie sait bien, et c'es IA l'effet pro-
sont ensuite leffet d'intrigaes de co bable qu'elle visc.- que le commcr-
lisse. ;int rtpetera cette hausse str les con-
sLes c s mmiateurs. que Ie prix des articles
Les causes 6conomiqucs., out <. .ugnentant sans ntcessit6 fera mnurmu-
monde les connatt.Nous somme;,, bie t qu'd la facur de ce micontentc-
6t das a morte-saison L c.e f.icur de c mtontentc-
tbt dansla morte-saison Lec-il,:et d. ment la propaganda poltique ira son
affaires a sensiblement diminlie. Tan train...
dis que l'activit6 des changes produi t
le besoin de toutes sorts de 'monnaics ) 'ailleurs, avant darriver A cette der.
quelle fait affluer sur :e rnr hi cettc nire manveuvre, la Banque a tout fait
quee faith affluer sur e r h cetteour contrarier les cons
activity baissant, la m(,niaie, sos to r contrarier les consequences de la
tes ses formes, se rarcfie. et corner l. politique financire du Gouvernement.
loi 6conomique veut que, de deux Son opposition au plan de reforme
montiaes, ce soit la niuv: .\ qu, mon6taire et de retraitvot6 arleCorps
chasse la bonne, 1'or a.nrifcai.i e re- 16gislatif, est encore actuelle. et jus-
fugie dans tes coffres d-. bt 1at p.rs,en qu'ic elle n'a pas desarme. Pour ten-
attendant que le mouv. nea. i '. fairc, er d'imposer au pays ses vues A elle,
rende de nouveau so:, inte:.- tion les seules conformes A ~.s propres in-
n&eessaire. t'rdts. elle a entreten J ins le temps.
Au rest, on l'a djai a1t t ,ntrc, on se le rappelle, un critiquee passion-
les products s'ache i .wvc pro "nte des projects du Gou ,ernt-m.-t. Elle
duits; c'est pour la rajp Jtt corn- .lla jusqu A .larmer 'e o:n'.r: e' I
modit6 des transaction qt mon- parties pusill.inine du .:11;: ti -,
naie a 6te cre. Lors doac q x p.,- accroire que ces proji r- t.,en dc -
duction baissant, on ne pent p, ayet. ture a jeter de la pcrturbation Jans !e.
avec ceux du sol, les proJ .i. xoti march, et que seul le plan des eco-
ques imports, on est force d- fair nowistes et des financiers de la Banque
avec de I'argent et il est alors i tturel ctait propre A crrer une situation pros-
que celui-ci augmente de prix. pre et stable.
Les faits Ctaient IA cependtant pour
VoilA pour les causes naaurelles, dementir toutes ses provisions intbres-
'est-Aodire 6conomiques de cete haus- sites. Qui ne se souvient de la baisse
se, et, A ce point de vue, les tcldances croissants qui s'est produite dans 1'etat
A 1'amblioration s'affirment dejA nette- du change A partir du dep6t de la loi
ment, tant par les promesses de la pro Lespinasse jusqu'A son adoption ? Le
chain tecolte que par les resources fi taux de 'or baissa malgr I opposition
nancitres de plus en plus grandes du de la Banque. son vigoureux plaidoyer
Gouvernementqui,periodiquement,sait venu de Fr:nce en faveur d'un retrait
intervenir heureusement sur le march iintgral immrdiat, malgr6 les contrc-
et l'influencer dans le sens de la baisse. projects introduits dans la discussion
Mais lorsqu'A ces causes viennent se parlementaire par des voix pourtant


joindre d'autres circonstances aggra-
vantes, telles que ces intrigues d. cou
lisse auxquelles nous venons de fire
allusion, la situation du march de-
vient autrement anormale et le Gou-
vernement a pour devoir,non plus seu-
lement d'exercer sur le march une
action qui retablisse le course r6gulier
des choses, miis encore de prendre
toutes les measures gentrales n6ces-
saires pour vaincre l'opposition finan-
citre sous toutes ses formes.
Pour notre part, nous ne devons pas
hsiter A dire sans ambages quelle est,
A notre avis, la nature des coulisseries
qui essaient ainsi de demoraliser notre
march et de quel c6tk elles viennent.
SQrs de ne ps nous tromper, nous al-
longeons d6liWr6ment le doigt sur la
BA MUE NATIONAL DE LA REP. D'HAITI.
Fout le bord-de-mer sait que, depuis
quelques semaines, la Banque joue A
la hausse. Pour fair le vide dans notre
circus tion d'or, qie ach6te d4s qu'un
mto uveamwt de bgese dessine ct agic


autorisees.
Le project du Gouvernement vote, la
Banque,ne se decidant pas a accepter le
fait accompli, refusa de mettre A la dis-
position du Gouvernement l'encaisse
destine A I'executer. Cet incident pas-
sionna opinion. causa des espoirs
aux uns, des apprehensions aux autres,
mais- chose digne de remarque,--
n'eut aucune influence sur le mouve-
ment c'e baisse, qui continue son course
jusqu' 21 olo. C'est done que. meil-
leur juge que la Banque, I'opinion pu-
blique haitienne, don't le bon sens vaut
parfois mieux quc les consultations ar-
rach6es aux 6conomistesait quel bien-
fait doit resulter de l'ex6cution des vues
financieres du Gouvernement et com-
bien le language et I'attitude de la Ban-
que. empiuntant les allures de l'inter6t
public,sont plein de leurre et dccal:uls
egoistes.
En donnant A son opposition cetle
forme nouvelle, asm simple d'inven-,


4

I


I
I
4
4
I
I
I
1

4


tionqu'elle est malveillanted'intention,' tion d'Andre. les invites de la comtesse
la Banque entend sans doute mettre le sont attires dans le pare par une deto-
comble A sa penske bien arrttte decon- nation; A peine sont-ils sorts du sa-
tre carrier les efforts du Gouvernement ions qu'un personnage masque et vetu
et de I'obliger A se remettre en tutelle d'un long vetement de caoutchouc, y
sous ses ordres. pnetre. fouille les sacs des dames et
r La Banque,qui a diej tait I'experien- disparait; les invites reviennent, rame-
ce de cc que peuvent contre elle de nant une italienne, la cantatrice Balen-
mauvais gouvernements,- car nous zoni, qui vient d'avoir, sur la route,
In'accepterons jamais, malgr6 tout, de une panne d'automobile et est encore
voir en elle que la stupid continuatri- fort 6mue. Mais la comtesse et ses
ce de l'etablissement de x881,-se faith amis constatent le vol don't ils vien.
elle une id6e de ce que peut,contre ses nent d'etre victims et Andre Burtin
intrigues contre l'ordre public,un gou- promet'de retrouver le voleur. Au se-
vement de progres et de reforme ?.. cond acte, tous nos personnages sont
Qu'elle y refl6chisse un peu, si elle sur le yacht de la Comtesse de Miren-
ne 1'a pas encore fait dol. Les soupcons se precisent : c'est
Svidemment la cantatrice italienne qui
LUX est la voleuse et Andre n'a plus de dou
......___,,, tes A cet regard. Or nous voyons un
soutier qui sort de la chaufferie, r6de
I lH Ael Bel lv 1sur le pont, p6nctre dans la cabine de
A 'H telBellevue a comtesse, inspect Ie coffre-fort et dis


Le plus comfortable. Ic tlicux sit uII
et.l plus hygienique de tous les 6ta-
blisscinents similaires.
Cuisine irrdprochable, bar cxccllcm-
ment pourvu; Repas A la carte et table
d'h6te; Chambres spacieuses et aerees,
magnifique billard, vue admirable sur
la mer, tels sont les advantages qu'oftre
cat 6tablissement digne des grands
centrcs.
L'H6tel Bellevue, d'un acces facile
aux voitures de toutes sortes, est des
servi par. .cs tramways toutes les to
minutes


Ft'iJ t.i I'O d DRAMATIQUE


Tl'ht 'f C CNde Partis


Sur la .ciine de l'AthInde, ou triom-
pha Arsine Luin, vient s'6tendre au-
jourd hui la Main r ),ystiricuse, comedie
d'aventures en trois actes. de MM. Fred
Amy et Jean Marsile. Cest, en ralit(,
comme une skrie de scenes cinemato-
graphiques effarantes, ou le geste est
soulagne par la parole. Nous sommes
chess la comtesse de Mirendol, une
Francaise install en Amrrique- au
caractere plein de verve. inmme gavro-
che, ing6nieuse A chercher toutes fan-
taisies pour amuser et distraire ses in-
vitss- avec sa fille, la blonde Genevie-
ve, charmante et douce creature qui
aime fort le jeune Andre Burtin. 1Ic-
quel ne parait p.s insensible A ses char-I
mes, mais n'a pot I'.air prci.,s de s-'
d6clarer. La maman deciJe d, s'en me-
ler, et voici que nous apprenons les
motifs de la timidhit d'Andrt : pour
obir aux volontes de son p6re, il s'est
fait detective. II a l'ambition de demas
quer les Arsene Lupin, bandits et au-
tres voleurs du grand monde. Geneviie-
re, tout d'abord suffoqu&e en appre-
nant la vcritt. va devenir I'auxiliaire
iu detective devenu son fiance et lan:6
i la poursuite de la main mysterieuse
|ui comment des vols dans la maison
neme de la comtesse de Mirendol. 11
iy proJuit, en effet, de dr61es de cho-
es : un. s-rie de vols audacieux et ha-
biles doit on na pu d:ouvrir les au-
tours Or. toute la finesse des librettis-
es va se mnettre en aoevre pour nous
igarer su.- la personnalite du ou Jes
roleurs. Le sor maime de la d6clara.


parait non sans avoir menace un iw'i-
tU qu'il rencontre sur son chemin Peu
apres on apprend que le coffre-fort a
et6 video de tout ce qu'il contenait Or.
dans le contenu figuraient les diam-nts
de la Balonzoni... Ceci n'arrete p.s les
soupcons d'Andre Burtin, et au der-
nier acte l'arrestation de la cantatrice
parait presque d6cidee, quand ic pere
d'Andre, qui n'est autre que .Ie c.lcbre
policies Guerchart. et qui n'avait qu'-
une mediocre confiancedans les tlcents
de son fils, vient mettre les choscs au
i int. C'est lui qui Ctait le so.iticr, et
i a demasque le voleur- ou plui t la
voleuse qui nest autre que la comtesse
de Mirendol- veuve d Ars~nc I.upin
en personnel. La fera-t'il arr6ter 41 h&-
site, car il sait que son fils aimed Gene-
vi6ve. Tout s'arangera. Le vrai nomn de
la Comtesse ne sera pas divu'gu : elle
avouera toutefois ses cambriolages.
mais en leur donnant un but honora-
ble: c'6tait pour assurer la prosp&rite
d'ceuvres philantropiques qu ellea tIon
dees, et comme dans ce milieu t! ,isifs
plus ou moins milliardaires, on dc-
teste pas la fantaisie, on l'excuse e., de
clarant que c'est tres americain. Et (
nevieve pourra 6pouser Andre.
La comtesse de Mirendol, c'est MI n
Augusline Leriche. L'intclligente c ain
dienne a mis en ce role touted s. \vcrr
et sa fantaisie. Madame Je.nne Lurv
baragouine plaisamment un italien mi-
line de francais. Melle Dovimeur est
toute gentille dans le personnagee de
Genevieve. M. Guvon fils a silhoutth
un detective nature, tour a tour gent-
lement, soutier, de tagon tres original.
Et MM. Gallet, Harry Baur, d. Gircin.
Caeiille. Mmes. Y. Andre, J. Fre.meaux.
Rose Grane. Roseraie, etc.. complc-
tent un ensemtrble tr6 satisfaisant.
P. CHAUMET.


.. _I. I


G. Ph. Nieder
9 IBroadway-- New-York


Commission Exportation
Coniignation.
Ee mieux renseignd sur lIs arti-
cles d epljier em Haiti, traiiant
depuis 25 as avoc ea pays. .
QOl re rs srvles ax CoMmrr-
xgas$.v


Pourquoi cette


I


1 ---- ------ I I I I


I_ II 'L


m M








FITS DIVERS

RENSEIGNEMENTS
Mt;TrkiOROLOGIQUES
OUS REVATOIltE
DU
SEMINAIRE l COLLEGE S'-MAHTIAI
Jetdi 13 fevrier 1913
Baronintre A midi 7(t,;


Temp6rature


1Luzincourt Beaavoir codtre Em. Dyer
(ddfaut)
Ies affairs suivantea ont tW fixWes
irrdvocablement i huitaine.
Cindas Clerveau contre Pruneau Sur-
:pis Fleurant, Consorts Larmandier
contren Remnise Rmy, Cqrida Guillobel
centre I'Etat. Cara Blabc In-Lorent
Andr' contre I)orcend Blanc. Matteis
contre l)r Salomon. Circron Verret
Lontr illelvtAtinIs Placide.
[o toyen a fait place au judge P. Jh.
Dupomt Day.


I Julgiel'lnt prononce
init.nnuim 1.U Ccui ua1i ordonne la vcnte au-des-
maximum 32,7 sous de Iestimation de I'habitation I-
lanne, hvpoth6qude par Mme C. Pe-
.A nette an sieur Paul Jabollon.


Ciel clair toute la journ6e. Horizon
*lsbrume. Ilaromiete legerement en
beisse. Air tris sec.
MOIVKE:IINNTE S sISMIOQUES ;
Mercredi h :ll. 25 de Iapies-inidi
Str6s-faible. / Jeudi a i h. 5iu. du ma-
tin sur r'ile.
J.SC1ilI{Elt.
Let ricraele:ienlt
La loi sur I'obligation du service mi
litaire s'6tant heurtie, pour son exs.cu-
tion, A 'inditflrence condamnable des
jeunes gens app.rtci:ant aux classes
appelees, le (ouverncment est obliged
de mettre toute son l ergie, tout son
esprit d'initiative en (euvre pour
que la RLFORMI de I'armine n'obticnne
point le sort de tant d'utiles et belles
reformes abandonnces j.idis au scuil
meme de leur execution, par ce qu'll
nous a manque souvent I' eprit de sui-
te dans ce que nous entrcprenons.
Sans rien des vio'enccsd'autrefois,sans
aucun heurt regrcttible.le recruteineni
s'eftectueA cette hcure,le Commandant
de la Place &crivant a toas ceux qui,
d'eux mines. auraient d6 se presenter
A la caserne. Quand. cependant cet ap-
pel courtois reste vain, on vous recher-
che et, A la caserne, le tres distinguCe
Commandant du ijr Corps d'armee de
l'Ouest, trouve, pour le jeune conscrit.
des mots depersuation assez doux pour
lui montrer toute la beauty du devoir
qu'il vient a.complir. devoir pour le-
quel l'Etat s'inpose de lourds sacrifices
Et les tormes employees sont telles
que deji I'enthouuiasmne se reveille, fai-
snt prevoir que, sans contr.Aite,on est
pas loin de voir les classes appelees se
presenter d'elle-memes a la Commis-
sion de recrutemnct.
Cin-nt-'rheAl re
Nous publierons dJenain Ic progr.ain-
me de la soiree d-" dimatiche qui coin-
mencera A sept h.-tres ct demie.Disoii-
toutefois que les vues qui serontt oiler
tes ne le cedcnt en ii':i en beauty
A toutes cells dejA applaudies au Ci-
nemi de Mr Rousseau.
Par I'Allemand.arrive hier de New-
York, le charmant impresario a requ
une collection de films d'art qu'il se
propose d'exhiber A la representation
de gala de mercredi prozhain sur la-
quele nous reviendrons.
Mort noy6.
Le so octobre dernier est mort noye
dans les environs d'Inague, un haitien,
originaire de Petit Goave, du nom de
Massillon Maicelin.
Le D6partement des Relations Ext6.
riures, en consequence, public sur le
Monitear du 12 f6vrier courant un avis
invitant les personnel qui ont droit A
la succession A se presenter en ses bu
ceaux.
Tribunal civil
Audience ,cavile du mercreds 12 Fivrier.
Presidoenct di dIoyeoin iAon Nau,
ayant pour nassesseuIirs julge II. Iton-
hommne et Ih supptllant de' juge G.
Pouilh, assists tin substitute Solon
Vieux.
Affairs appicles
Maxime Crepin contre Moravia Mor-
peau. Sur la demanded de Me F. L.Cau-
vin, avocat du sieuir Maxime Crepiri la
continuation de cetto atfaire est ren-
vovee a quinzaine.
bes trois .afraires 11. Pruneau Sur-
pet Fleurant centre Estincharles Louis
arles deux ont ett entendues d^-
lnitivement et I'autre renvoyie & hui-
Imk.


0
Auds:ce civil Jujeudli 1 f vrier 1913
Pr6sidence dudoyenLeon Nau,ayant
pour assesscurs les Juges J. I. Desir et
H. Honhomine, assists \u substitute
J. Jca:x-Baptiste.
Jugements prononcds :
Celui qui permet au sieur Thima-
cgne HFnile de citer son spouse, la da-
ne Euplihiie Joseph, dans laforme or-
dinairc devant ce tribunal.
Celui qui pcrm.t & la dame Louise
Nunez de citer son poux le sieur Dol-
cc Bardinal dans la forme ordinaire
devant ce tribunal.
Cclui qui permit au DocteurJoseph
Francis dc citer son. spouse la dame
Vertilic .IMaria Piul, dans la forme or-
dinairc d:vant ce tribunal.
Nouvelle con position :
J. DLsir, H.BonhommiT,Jh. St Rome


Affairs entendues :
.Ma.rtin A i:ion contre son
"Thr.c. Ielrre derniere phase.
Oir :iitzb :rg co.itre son
Luce Bistoury, derni2-re phase.


4pouse

Pousd


lI'ri t,uuuiit lle (>sstmtion
A UJ~dI,-'e cii.'ie dit u ij'v
it)FHicrit'r 19 13.


flan calies
Nous avons recu de 6lermie la carte
de fian;ailles de Mademoiselle Angeli-
que Glaudo avec Monsieur Henry F.
Laraque.

De acmel on nous adresse egale-
ment celle de Mademoiselle Merie Vo-
lei avec Monsieur Leon P aez.


GCops do Bws.
Or Am6rcain .. 32 o/o prime
Emprunt 16 Aoht. pair
Ch6que s. New-York 1/4 o/o prime
Ch6quesurParis. a 1/4 o/o prime.
Traite sur Paris.. 1 1/4 o/o prime
Transfer sur Paris 3. /4 *1* prime
,tillet de P. 5. I4 o/oescmp
Nickel. a /a 2 o/o escompte
Dette prov. d'Haiti 1912 95 olo ad val.


REBPUBIIQUE DOMINICAINE

Message

du President Taift

au President Nouel

Deuxi6me avertissement
Nous xtrlyons dhi 1nulntro dii 23Jan-
vier de El Tiimnpo a de Sto-Domingo
I Message dui Pr.sident 1Tft au Prd-
si(dent Nouel( ue la press dominicaine
intitule I)euxicme avertissement m. le
premier avant tV donna ait Eladio Vic-
toria. On se sonvient, en effet, de rar-
rivse a Sto-Domingo de la mission
a:nericaine don't la presence jointe ia
I'hlrolsme des rdvolutionnaires devait
mettre fin A .la sanglante champagne
'I.- 'Cht A .201


Sous la prcsidence de M le presi- U LuIuaO ct ut e&ua.
deiit Auguste Bonimny, le tribunal
pren1 siege a dix h2ures et demie du afln 191
m tin et etCtend les affaires suivantes : Le President et le Gouvernement des
Io Celle dc Guerre fits La-,uerre con- 2tats-Unis prennent un profound intiret
tre Alcey Dientdonne. Le juge Ansel- ai eos desinteresses et patriotiques ef-
me est entendiiu e son rapport. Le mi- forts pour maintenir un Gouverne-
nistere public, Me-. Luc Dl),ninique con d'ordre et conforme a la loi, pour in-
clut verbalein nt a Il .Jccht:ance, le de- troluire les rdformes necessaires ct as-
mandeur n'ayant pas prolait. Le tribu- surer ainsi, A la nation Dominicaine,
nal ordonne le dep3t des pieces. Igs bienfaits dc la paix et de la prospe-1
20 Celle de Clairvo&iant St-Claire, rite.
centre MMme Vve D-:a:iael Lingou. nee C'est le sincere desir du Pr6sident et
Clii.a Dn-re. Le judge Anselme est en- da Gouvernement des Etats-Unis que
tL.,d a ,-a l .!i rapport. Le mintist&rc pu- v.) pcrs,,cveiants efforts soient couron-
olic, \l I : !)ominique conclut verba-' n s d'un succrs tel qu'ils eloignent, A
leicnt a .i dchdance, le demandeur l'.venir. toute possibility d'un retour
'a.v. ip.i ; oaduit. Le tribunal or- des desordresqui ont affltg4s dans le pas
done cl d, p des pieces. sc. le people dominicain et qui, si MAL-
o (:tle a. i)ev.tllo'i Desire, centre IIEUREUSEMENT ILS SE RIPITA1ENT ren-
Levinis Suotmine. Le juge Cauvin esti draieot encore plus penible le devoir
cntendu ca son rapport. Le minister des Etats-Unis, devoir co0:forme A ses
public, M. Luc Dominique conclut ver Iobligations morales et A cell impo-
balemrent la dechoance du pourvoi; le sees par la Convention. de n'etre ja.
demandeur n'ayant pas produit. Le tri- mais indifferents A la pail et A I'ordre
bunal ordonne le depSt des pieces. dans la Republique Dominicaine.
4" Celle de Cassamajor et let epoux W. H. TAFT
Maisonneuve Boisrond, centre Simton
Vilsaint et Antoine Morisseau. Le ju ge n a fat, conanme il fallaii sy at-
Verite est entendu en son rapport. Le dre, bucoup de it autor do
minister public, M. Eugene Decatrel t dernier Messagpe brui aitor dea
conclut par crit au rejet -du ouoce dernier Message du Prseident de la
conclut par 6crit au rejet u pourvoi (rande R6publique Etoilde. La press,
du demandeur. Le tribunal ordonne le s'emparant ,de a question, a public
dep6t des pieces. des articles violent come le prou-
je Celle de Simeon: P:tit.C3ntr-a John vent les extraits que nous faiaone plus
Jacobson. Le juge Anselme est enten- bas et qui peignent la tension de la
du en son rapport. Le minist6re public situation que teaversent nos volaiss ,
M. Luc Domanique conclut par ccrit que nous souhaitons votr sortir de lt
au rejt de. la tin de non recevoir, au 'e plus t6t et it la satisfaction de leur
fond, au rejet du pourvoi. Le tribunal i'onneur national.
ordonne le dep6t des pieces. Opinons de la Presse
6" Celle de Rosa Guerrier, centre
immanuel Blot, son epoux. Le juge Devoir moraux Ainsi dit le corpu-
Anselme est entendu en son rapport. lent president des Etats-Unis. Devoirs
Le minister public M.Eugene Decatrel mnoraux Et quels scront-ils?
conclut par 6crit A la cassation du ju- Les unique que je connaisse et qui
cement. Le tribunal ordonne le dep6t obligent les yankeesa etre plus moraux
des pieces. avec les pays latino-americains sont
7 Celle de Antoine Benoit centre les suivants : ne plus exp6dier de fusils
In-Marie Joseph. Le juge Anselme est aux r6volutionnaires mexicains; ne
entendu en son rapport. Le minist6re pas se meler, come des aventuriers,
public, M. Eugene D&catrel, conclut par, aux tueries du Nicaragua; retour-
ecrit, A la dechtance da pourvoi, par ner a la Colombie Panama vole; mieux
fin de non recevoir, pour avoir signific gouverner Porto-Rico et les Philip-
ses moyens trop arJ. au fond, an reet-puinns, ct ne plus exporter tant de pro.
du pourvoi. Le tribu. ordonne le d6* visions qui soot d puns poisons. Et
p6t des pitces ; et le siege est levr. >dehors de -s deous morax nousj


III


II --------


*


'noJ eIi11e UlUr~s i",v


I


'n'en reconnaiswos pas d'autrcs aux
yankees.
Ceux qui croient que prendre Sto-
Domingo nest pas bien malin, pensent
tries mal. Les ambricains le savent et
Russell doit avoir 6crit un petit billet i
Taft pour lui dire comment sont nos
guerres intestines.
Si nous combattons fitrement fr 6
centre freres, que sera-ce done la lutt
centre 1'am&ricain terriblement hail
*
*
Nul n'ignore moo awitie pour ceiui
qiue la n6ceil&' de Li Paix tieva sa
Pouvoir; tous connaflent mon affect.
tionma mol respect psr le Prieat. I
sont peu ceux qui ne svent pas qu't
m'a hdbort d'uoe chre et d une mis.
sion en Espagne et qu' n accept pas
la dimission que, deux fois, je fui pr6
sentai. Mais tout cela,.qui ne pese pas
peu sur moi. ne suffit point pour que,
avec la franchise qui ma toujours ca.
ractarise, je ne critique, de la tacon la
plus icerbe, et au nom du Decorum
National et de son propre nom, la re.
action du Message que, inoportun6.
ment il envoya au Pr6sident Taft.
Comment I'illustre Prelat a-t-il pu
mettre sa signature au bas d'un Messa-
ge si humiliant pour la Nation humi.
like dejd par tant de menaces et l'im-
mixtion de Monsieur Russell dans les
probltmes les plus intimes de la vie de
la. Rpublique. Cest tres inal. Le Pre-
sident Nouel ne pourra jamais justifier
Jevant la Nation ce document si d4s-
honorant, reponse petite au Message si
ost du Prnsident Taft qui n a pas lu
notre histoire et qui ignore les lieues
de terre depeuplhe que nous avons et
I'appui.qu'en cas de guerrc, nous p ete-
rait Haiti qui, elle compete avec les vas-
tes int&crts allemands qui la font inat-
taquable.
Le President Nouel a assume la une
lourde charge. Beaucoup le taxe de ji.
,nenisme et ceux qui appartiennent a ce
parti caduc le traitent de boracista. Si,'
dans toutes les attaques dirigees con-
tre le President Nouel, ii v a eu un d6-
bordement d'injustice, consequence des
passions qui agitent les politicians pro
fessionnels, nous ne pouvons pas, mat
heureusement, aujourd'hui. dire qu'oo
e' t injuste vis-A-vis de lai et c'est sans
crainte que je rep6te que le Prksident
Nouel ne pourra jamais se justifier de-
vant ia Nation.
Fai, LUCIANO
DL LIST.I DIARio du 24 janvier



Hoite at lettres

Port-au-Prince le 14 Ftvrier 191:.
A. M. Ic DIi:-e teur du s Matin *
Mr le D)ircteur,
En vous print de fire publier dans
votre journal la lettre que je vouS
adresse, je vous denande pardon de
fatiguer vos lecteurs avec M. Cails
Dautant. Mais je veux fa ire savoir au
public que la tres longue conversation
rapportse dana lo numidro du c Noo:
veltistea d'hier east puvrment imnag
naire.
M. Dautant s'est prdealent relleinenl
A mon magasin, mais occupy avec dei
personnel qui achetalent je n'ai pas eN
IO temps de subir touted les explication
qu'il a foumics.
Enorl'e nuir fois, il a fardl(' la \vritd
-11. Cains Daiutlant eat ll Iiysteriilu4
et il croit vrai tout ce qu'il raconte.
lccet\ez: Mr le l)irecteur, ines salu
tulions Ils plus e!npresstr'ts.
JcSTIN IIARAl"