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BHFIC DLOC UFLAC MELLON



Le Matin
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Permanent Link: http://ufdc.ufl.edu/UF00081213/01049
 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: October 11, 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:01049

Full Text

Quatrieme Azai6e, s. 1066


ilefl-au-Prince, flaiW


Mardi, t1 Octobre 190O


ABONNEMENTS
Um Moi8.. G. 2.00
pga- pj~UPriflce
TiRois Mols... a 5 00
DdpailOeflnts U.- Mois .,. G. 2.2
ITaiois Mois 6.00
gftrouger .Taois Mois. *8.00

DIR3cTsuR

a16mentt-Xagrloire


0


1


J


OUOTIDIEN


LE NUMIRO 15 CENTIMES

Les mannscrats insArAs ou non ne ser
pas readus
REDACTION-ADMINISTRATION
8, Rue Eugene Bourjolly, 8

ADMIMIsrrlRJTKU
A.rthr Isidore


Le muinusci




... Reine, les larmes aux yeux, i
fait aujourd hui le reproche d'6
indifferent. Come jo ne suis pa s
ceox qui se cornplatsent aux lara
dos femmes, cola mn'a vivement c
trari6. J'ai dii lui expliquor qu
a'es: pas indifferent parep qu
n'est pas d6,.nonsratif. C ,'s usaw c
se qui m'est pdnible quo do regar
quelqu'un en face et de lui dire
ue je sens. Reine conualt ma t(
rese, pour eile et cointne elle
pa. de fortune, si j'ai demand
main, c'est bien pace que je l'ait
Eat-il n6cessaire que jo le lui rep
toutes les cinq seconds ? MaIs vo
Mademoiselle a lu de-; roinans roi
nesques en vivant par i'mnaginat
les sentiment, des hi'roine- al
elle ne compir-d pas I'amnour sk
phrases d ado: ai :u touted faites. I
phrases 1 Oi na 1 s itde de ce q
ellas nuisent daJs la vi,. J ai
ch6 d'exp'iqueir cela A ma fian(
en lui citaut des ex Iiples, et elle r
compris-mnime au-dela. .
J'ai pour l tin-) tne affection p
fonde et je ciois qu eile fera unde hl)
no femmn.. E le 1i eot pas seulemr
tntel'igen'e et ag,'iable, mais enc(
elle a de I'orde. Jamnais je n- l'ai v
-A quelque hturd du Jpur lu'll i
dt6 donnt de I app' o heo -- jamais
no I'ai vue av.c dLes jupL's effli oc\
ni avec des corsages oU les 6piug
remplacaient les boutons. Et c est
one 6preuve d6cniive. Aussi Rei
tient la maison do sa minre sur
pied de propre'6 et d'ordre qui i
reassure pleinement sur ion intdrii
ftur.


Oh I pourquoi partir?
Mais il le faut, chdrie.
C'est que j'ai des appr6hensior
Ecoute.Si je renonce A ce voyaj
6'emt cinq A six mille dollars que
perds, que nous perdons. Maintena
A tu m ordoones de ne pas part
Shbien. ja no partirai pas.
Reine essuyant ses yeux, faib
neat:
Eh bion I alors .. pars.
Emma Bovary so fdt ceri1e : Q
alorte I'argent,pourvu que tu me rt
t I Mais la la lecture des romans se
timentaux no va pas jusqu A abo
I'lastinct pratique des haitiennes. L'i
faence romanesque lea atteint soul
meat & flour de peau. Je prdfere cel


Port-au-Prince, le...
Mme Maximilian Delangle
a P6tionville.
ChOre Francine,
Merci beaucoup pour l'aimable ii
citation. Je monterai la semaine pr
phalie (mercredi) pour deux jour
Alual que to as di l'apprendre. Pat
r part hier par le Pris WilhlIm I
Ss et embarqa6 & quatre here
Woompegne de sa mere, de Maxim


iti nt de neurasthnie qui se mon-
it de n uton aU i trait en toi. Delangle vient me voir
tons les jours et me fait rire de bon
-- __ coeur. Tu sais quo j'adore ses au-
diences. a Reine est monte bier a
x Petionville passer deux jours avec
Francine. C'est une id6e de Delan-
m'a lien. de moi et de son cousin Mo- gle qui no sait quoi faire pour nous
stre range-celui qui t'a fait tant rire & 6tre agr4able. Il a d6jeun6 avec moi0
de mes lian titles, lorsqu' it Lt.,- lait & ce midi et m'a d6clard quo depuis la
nes Mile Itavignan qu'il avait dans6 aveo mort de sa m6re, c'est Ia premiere
on- elle, laValse des officers, en 1884 !!! lois qu'il a mang6 un bona pois. v
'on Nous somme4 rests A b )rd jusqu au Le fait est que je surveitle toujours
'on dernier moment. J'6tais 6aervee a moi-m6me le pois et eto potage. I
ho- i'extr6me, tandis que la maman Tr6-' Yoyo est de nouveau arrt6.
der vier demeurait grave comme toujours, C'est Delangle qui est son avocat;
ce dans sa toilette sdvere. Je l'observais il s) fait fort d'obtenir de la cl6mence
en- tout le temps et songeais A son coura-' pr6sidentielle ia grAce de Yoyo sit6t
n'a ge tranquille, trimant pour clever aprbs le jugement de celui-ci. Je sou-
sa Paul, 1'envoyeu en France et en fire hate quo les choses se passent ainsi,
me. I'homme qu'il est. A la minute ter- mais je ne l'espbre pas.
f)te rible de la separation, elle n'a pas! Mme Bergier to prie de lui apporter
ilA, vers6 uue larmoe; en embrassant son une bouteille d'eau de Cologne et M-*
na fits, elle lui dit implement ceci : Yoyo une caisse d'huile de foie de
ion a Le voyage to fera du bien, c'est more, a Cela se vend pour un
orn pourquoi je suis content de to voir riea IA-bas, m'a Vtelle dit.
ans partir # Quant A moi, en me jetantI Je t'embrasse mille fois, mon chei
L.e au cou de mon Paul j'ai perdu la enfant, et desire quo tu me reviennes
u'- tute et j rnme suis mise A pleurer en parfiite sant6. Gouvre-toi bien. A
ta comme une folie. Lui est rest ole la igueur, porte deux chemisettes.
ce mnme, avec cet air indiff rent que tu Ta mere qui t'aime
n'a lui conaais. Seulement, it a en un EUGENIx TRVIBR.
lgeor tremblement des mains et j'ai
ro- In conviction que s'il n'a pas parld, -
)on- C'est qu it ne le pouvait pas. *Il pleu-
ent rait eun dedans *, a dit ton maria
ore a La maman Tr6vier a et6 tris bon- P. S. Le syrien Bounazt m' a
ue ne pour moi pendant qu nous nous port ier l trois cents ourde
,ua &oigmons dans le cannot. Elle m a qu ii iestait te devoir sur tes honor
je embrass6e plusieurs f is distant : 11 raires. Tu vois, ii a tenu parole. Moen
es reviendra bient6t, mon enfanit, it re- Dieu I m6me les syriens ont une pa
les viendra bient6t., Pendant ce temps role... mais rassure-toi, ce n'est pa-
tea viendra baent6t. Pendant Cetemps ta mere qui to compromettra jamais.
,1A ton maria et le cousin Morange qui d- ta,-clus une t compromettra jamais.e
in, tait Ala barre racontaient un tas d'his- de m'Ci-ienvoyer parlettre quoher de vie
un toires d 6es dans le dessein de nous de nvoer par le cocker de De-
nme porter A oub ier la separation. Jeo n'ai langle.r
eur pas besoin de to dire s'ils ont perdil Derechef.
leur temps I Je suis triste, triste, triste. E T,
Vraiment, Francine, je ne croyais pas PtionvillIe l...
que j'aimais tant Paul6mon. Cot ftre Monvile, lI...
m'a couquise A un point qui m ef- Mon Paul aimed,
fraie. Je me sens sa chose a jamais. Je suis A Petionville depuis hier
J'ai hate de passer ces deux jours chez les Delangle qui me comblent
ls. avec toi afin d- parlor de lui tout le de pr6v.nances. Come Maximilien
g0, temps Malheureusement, come je t'aime (.:U fait plaisir, en vdritd. II
je te I'ai dit, j ne pourrai monster que n'ouvre ia bouche que pour citer ton
*nt mercredi, A cause d'un redoublement nom. On dirait que Francine est unr
ir, de rhumatisme qai clone papa au lit peu jalouse de I'amitie de son maria 1
et maman a absolument besoin de pour toi. Nous autres femmes, nous
le- mon aide ici. sommes exclusives, tu sais. En atten- j
En attendant porte-toi bien et a dant. elle ne sait oOL me mettre et
merciedi. voudrait me garder encore une hui- i
u Ton amie, taine, mais je descends domain ma- v
es- RINE PRETrTY. tin ; c'est d6cid6. Ce petit mot est s
)n- pour te donner de mes nouvelles g
lir -- qui sont relativement bonnes. Mais s
in- je suis comme un corps sans Ame r
lea Port-au-Prince, le ....... I depuis ton depart. Revieos-moi vite. ,v
la. Pour m'occuper, j'emploie une parties p
A Mr Pauldmon Lamb rt-Trdvier de mes journ6es a parlor do toi tout
New-York. en faisant de la dentelle aux fuseaux a
(aux boas soon do Consulat d'Halti et l'autre parties lire en pensantA E
& New-York.) toi. J ai d6j& exp6di6 de cotte facon le A
a Lys Rouge a d France et une parties d
Mon Paul du Feu de d'Annunzio. C
J espere que to as faith no bon vo- d
Je t'dcris cotte lettre via J6r6mie yage et que ta sant6 eat bonne. Don-
n- afin que tu aies de n no la nite de te nouvelle la ne-moi it d te noull d
o- semaine m6me de ton arrive & New- Celle qui t'adore et qui ne vit que a
s. York. Je me porte bien, et come je par toi et pour toi.
ul to le disais, an moment de noous s- R6.-
V. parer, je suis content que to ales Pour copies oneformn :
s, entrepris ce voyage qui.al, i court qu'il
i- .soit, gaurira sOrement le communce- kIKAMDn HIBBERT.


LA GUERRE AU BAISER

Est ce que deux jeanes et gentils amou-
reux se rendent coupables d'un acte dan-
gereux et immoral lorsqu'ilsh changent
un doux baiser ?
De vives discussions, sur ce point, se
sont encore engages ces temps d-rniers
aux Ecats-Unis ou comme partoot ailleurs,
le baiser a ses partisans et ses adve'sairs.
Un journal amdticain a en 1 ide excel-
lente de recaeillir, A ce sujet, l'opinion
d'un certain nombre de m~decins. tonc-
tioanaires et pisteure, ecgag~s dins li
ca.mpagae qui se pursuit pour ou contre
le baiser, et le rdsoltat de son enqu.te,
qui tend A intensifier la divergence de
vue entre les partisans et les adversaires
de cette douce chose pour employer
un euphbmisme tr6sen honneur au pays des
dollars, est des plus curieuz.
Un des plus grandss ennemis du biser
est le docteur Chrichton, chef du departe-
ment sanitaire de Seattle(E at de Washtig-
ton. )
Deux personnel en s'embrassant risquent
de se communiquer les germes de nom-
breuses ma adies, et partout ch l'un s'em-
"rasse trop, les risqLes d'une 6pid6mie
augmentent.
Puis c'est le chef de la croisale contre
baiser dans I'llinois, le reverend docteur
Bass, qui declare que a le d6mon ;u bui-
,er tail plus pour remplir l'enfcr que n'im-
-orte autre supp6t de Satan. Et genti-
nent I'aimable rdrvrend propose qu'on re-
'ienne aux bones costumes en honnear
autrefois dans les 6tats du sud et en ver-
tu desquelles, rappelle-t-il, tout jeune
home qui tentait d'embrasser une jeune
alle risquait de se fa-re lyncher. "
Parmi les partisans du baiser, on cite le
docteur Ravenel president de la socidtd
de I'Etat de Wisconsin pour la pr6ven-
tion de la tuberculoie et don't on oppose
l'opinion A celle du doctear Chr:chton.
QUI NE RISQUE RIEN N'A RIEN
Embrasser prisente peat-4tre quelque
danger, dit-il, mais celai qui n'ose courir
uelque risque pour d6poser an baiser sur
e jolies 16vres n'est pas digne du nom
d'homme.
M. Mac Quade, prefec de Police de Pitts-
bourg, I'ami des amoureux, est plus ener-
gique. II rdprouve I'action des vicilles
ierames qui m6nent campagne contre le
baiser.
Ces vicilles dit-il, sont probablement
alouses. Non seaulement je pense que
eanes gens oat raison d'amener les
ea jeuaes filles dans les parcs, lo'squ'ils
vealent leur faire la cour, mais encore je
uis d'avis qu'on devrait y mettre un plus
grand nombre de bancs A leur intention
peciale, et ce dans lea ecdroits mat eclai-
6s. Si les jeunes gens de Pittsbourg tron-
vect da plaisir A s'embrasser, eh bien,
par Dien qu'on les laisse faire I
Assez indulgent pour les amoureux est
usst le chef du department des parcs de
Brooklyn ( New-York). II ne trouve rien
redire Ace que les jenes geass'embrassent
plans lea parcs, mas i la condition que
haque baiset ne se prolonge pas an deli
'one minute.
Tout baiser d'une plus longue duree,
eclare-t-il, eat immoral, et en consd-
aence lea agents out le devoir et le droit
e rinterrompre.
A VAL D DRS BAUSRS" INTERDIRE EN
ALLBMAGNE
Mr Hartang at Mdaaiinistratear de po*'


- ---now


I I






lice Oberk'rchen. C'est unhkome A prin-
cipes ct ou, cet d.- mceurs austres ; corm-
me il sied A un fooctionraire de son im-
por ance, il a des idies bien ar:-etes sur
Ie ba ser e ne peirmet pas qu'on s'embtra
se publiqu'inent. Aussi Ie contact de
deux epideimes es' a ses yeox l'abomina-
tion te la desolation. It vient de consi-
goer son opirion dans one affiche d'un
style noergique qni a ti placard6e dais
routes les localities de sa circonscription.
"' J'ai appfis qu'au course de bals crga-
nis s dans les communes reasorwisant A
mo- admiration, on danse use valse a-.
pelie la '" Vale des Baisers ". Pendjnt
cette danse, le femm s et les jeuaes files
se laissent embrasser pub iquement. C'est
IA one a'teinte aux bones mcears alle-
mandes que je ne pu;s tollrer. An noen
de la mvtrAe, j'it terdis formellement la
" Valse des Baisers. "
Les organizations de police veilleront A
I'exbcation s ricte de cette ordonnaace.
Comme on le voit M. I'alminis ratear
de police est formel. Ce te measure a sou-
levi une r6e!Ie emotion d4ans les Lander-
neau de la rOgion. Quant aux agents de
police, iis sont assez ennuy!s Oa dit qu'ils
ne savent plus sur quel pied dacser.



La Fcte al Presideint

Belle et bi illaute journ6e de rjouis
sances qui a tnis une note gate par
tout* la ville et u,:e joyeuse anima-
tion dans tons les quarters ofi pas-
saient nos soldats en gra!-de tenue de
gala.
Apr,'s la crmonie religieuse. le
President Simon ayant A ses c6t.s,
en voiture, M. Paulin, president du
SMnat et le ddput6 A Pierre-Paul fit
une promenade en ville et regagna le
Palais oft so trouvaient beaucoup de
personnalitd6 de tous ord-es.
Le G6ncral Simon se rendit A It
salle d'audience au milieu d'une foule
considjtrable compose des reporsen-
tants de tous les grands corps do 1 Eat
et des vi !ii :twa:es notabilit6s do la
vIlle. !mtO.ui~e de- S 'r6taires d'E'at,
des Pr6sidents de la Chimbre et du
S6enat, du prt'fe' d police, de sa mnai-
son militaire, le Prsident de la R6-
pub'ique ewtretint l'assistance et don
na d'exe!llents conseils tant aux cito
yens qu aux ini it>ires, exposant letat
general di, pays et demandant aux
bonnes voionths d unir leurs effo ts
aux si ns p,'r I'am6lioration de nos
couditi us d'existen -e. Pour sa part,
II contiiuera A fire tout ce q'ii dd-
pend de lui pout rippirocher tous les
cityeri.s qu'll veut voir unis dins uni
commimi amour de la Patrie, et
pour .rtter di travail aux haituens par
1'exploita io, de toutes nos resources.
Le President term a en remer;tant
les nonibreux assis an's d'etre venus
lui apporter 1 liommage de leur res-
pectueuse symipathie.
Apmis les tdicours du g6n6ral Ma-
rius, au non de I'arm6e, de M Ar-
teaud, au noun de la magisratuie..
chacun vieinr piesonter ses compli-
ments au (Gtiubcal Simon qui eut un
mot aimable po'ir tous les visiteurs.
Do temps en temps la musique du
Palais ex6 u'ait, sous la direction
d'Occide, .-es matches !es plus en-
tratnantes.


Voici le beau discourse
par le g6niral Ferdinand,
police du Dbpar'ement de


prononce
pr6efet de
'Onest.


PrOident,
Le bbr au de la Prefecture du Diparte-
ment de l'Ouest doot lI Direction est con-
file A mon divouement et A men patrio-
tisme, par Votte Excellence, vient vous
exprimer rar t a bouche, les vceux sin-
cAres de fidelire qu'd forme poor vote
cbere et Illustie Personne, i l'occasion de
votre 666me annivetraire.
Si la dae du to10 Octobre que nous
commhmotons avec voLs sujourd'hni a t
heureuse pour Vous et Votre chere famil-
le, elle ne lest pas moins pour la Nation
Haitienne don't vous ditigez les hautes
Wines.
Quand on pense aux nobles et puis-
unts efforts que voos avez mis en oeuvre


pour asseoir le pays sur une base solide
de paix et ce que vous ddployez d'Onergie
poor taintenir certe paix si chere A l'evolu-
tion de not e chere patrie, on :ne sauwait
ne pas chanter joyeusement cette date A
laquelle vous &ees venue an monde, totes
les fois qu'elle sonne poor vous.
Particulibrement divout a votre Person-
ne et A votre Gouvernement. je sale res-
pectaeasemeat cet e date qui a amen6 no
messier A la Republique.
Lee nob'es sentiments qui vows auiment
sauront at'irer l'esuime de tons les vrais pa-
triotes et la fidl ti invariable de vos d6-
vouns auxilia res, er, A I'aide de leur loyal
concours, voAs ariiverez certainement A
i6aliser le bel ideal que vous revez et qui
est celai do rel~vement national par la paix,
tole progrus et le ,ravail.
C'est dans ces sentiments, President, qoe
le bureau de la PrEfecture de Police do D6-
partement de l'Ouest prie Votre Excellence
de daigner accepter ces bouquets qu'il ose
Lai ofrir come hommage de sa profonde
gratitude pour son AugustePersonne.
La f6te du soir a V6' splendid.
Tr6s admiree la merveilleuse instal-
lation lecirique deM. Allison Archer;
les lampes bien disposAes offraient
une douce clart6 blanche qui trans-
formait le Palais National en une
maison f&6riqu-.
Le Martin renouve'le A S. E. le Pre-
sident Simon ses vieux les plus sin-
ceres A l occasion do ses 66 ans.





RENSEI GNiMENTS
MErEOROLOGIQUES
Obsexr vatoreU
DU


S9MINAIRB COLLEGE St-MARTIAL
LUNDI 10 OCTOBRE 1910
Barometre A midi 79,mimG
Temperature 'inimum 23.1
(maximum 31 ,7
Moyenne diurne de la temperature 27.0
Ciel nuageux la miatire. it convert t'a-
pr6s-midi. Pluie au Srd depuis 2 h. ici
Jans la nuit. Ec'a :s A l'ouest toue la
nuit.
Bzrorr6're en hausse
J. SCHERER.
L'ing6nieur L. G. Tippenhauer
Nous avons revu vec p'aisir le sycmpa-
thique ingenieur T'ppenh1uer qui fat vic-
time, on se le rappelle,d'un grave accident
sur la ligne de chemri de fir qa'il cons-
iroisait.
II n'est ;a, comp'!tane-it r:mis des sui-
tes de Is frctur: qui necesiita p-ndant
deux mois I'im-nobtlis' o de la jambe
droite et il se serm d- bequilles.
Sauhai'ons que c- ue soit pis poor
longtemps ct que bitn 6t le vaillant et
courageux ingieaeir reprenne ses occupa-
tions, inga-nb?, alerte co-n-ne par le passe.
Fiangailles
Nous avcns r.cu de T~rrnmie le faire-
part des fianqailles d. MIle Corine Drouin
avec Mr Gustave Clerie.
L'Official
Content dan; son de-nier namhro le
sommaire suivant :
Loi prorogeant pour l'ex!rcice 1910o-
1911 la loi sur la rdgie des impositions
directes. ( Reproduction.)
Avis ministiriels.
Arrftds de grAce.
Sdnat.-Shance des 14 et 15 juilltt 1910
Erratum.
Avis do Magistrat communal de Port-au
Prince.
D6part
Avant-hier par le steamer hollandais est
parti pour New-York, Mr Medill, directeur
de la P.C.S.
C'est M. Ernest Champana qui pendant
son absence est chargE de la direction de
cette importance compagnie. Sa compe-
tence et son activity asscz connues nous
disapensent d'ajouter que le service conti-
uera A fonctionner a l a satisfaction de tons-
Concert sur le Champ de Mars
Dimanche soir de nombreux promeneurs
out en le regal d'un concert par la musiqum
du Palais so le kiosque do champ de


Mars brillamment eclaer6 par l'appareil de
Mr Aug Mag!oire.
Le plaisir ne dura malheureusement pas
longtemps, les oganisateurs n'ayant pas
pense A meltr: des chaises A la disposition
des musicians.
Accident ?.... Suicide.....
Dimanche main il a eth trouve sur le
rivage do fort Islet Ie cadavre d'un noyd
don't oa n'a p a tablir I'idcntiti.
Apt6s les constatations ligales le corps a
etE expedid A I hospice pour Itre inhume.
Paraguay
( Du Bulletin des R1publiques .And-
ricasses. )
La Rpu'olique a iooi d'une auine de Ia
plus parfaite tranquillit et el!e commence
A se retevr.r des troubles qui out en lieu
aso commencement de jaillet 9o8.Le peu-
rle a confianee dans l'administra ion actuel-
e et il est tout Adisposer A augmenter son
activity industrielle.
Le chemin de f r qui va d'Asmncion, la
capital, sur une longueur de 355 mills
dans une direction sud-est scra bient6: Fro-
Icang ; les travAux de construction potr
atteindre 'a frontiera argentine ou il y au-
ra correspondanee dir.c e avec la ligne al-
lant A Bueoos-Ayres soont en bonne voice
d'achevement, ce qui prove d'une manitre
palpable les progr6s qui se font dans le
pays. Oa doit rem.rquer aussi que les vo-
yages et le commerce soont dtvenis si ac-
tifs pn'on a inaugure un service express-
par un therein de fer allant de Biencs-Ay-
res veri le nord et par vapeur sur le Pa-
rana et le Paraguay de s( re qu'on poisse
fire le voyage trot confornablement entire
les deux capiales en moins de deux jours
et demi.
Le Gauvernemeant fit oQus seseffors
pour fire achever les batiments destines
aux ditffrents bureau de I'administration
afio d'augrmenter leur travail ; il desire aus-
si ouvrir le pays au moyen de voies de
communication !elles que grandes routes
qui suraient dti si u iles an piys daus le
pass.
La dette e rangere n'est pas tres forte et
le Gonver iemcu, en a payh r5guliirement
les intirets en mame temps qu'is a dimi-
nou le principal.
La ba aice du commerce de la dernimre
annie pour laqurlle on a pu se procurer
des stalis iques n'a pas 6tt en fGvear do
pays, les importations dipassant en valear
es exporia-ions. Dans les trois dernihres
anodes les explorations ont augment cons
tamment et les importations out diminud
de seite qu'il y a tout lieu d'esperer que|
la balance commercial senra en favor do
pays des qu'il aura mis en activity tou e
son inergie productrice.
II entire dans le pays chaque anode plus
de I,ooo immigrants qui, pour la plupart;
sont d'crigine latine, mais 11 y a aussi par-
mi eux an certain nombre d Europiens du
nord qui viennent s'etablir pour jouir des
conditions favorables accotrdes par le Gou-
vernement aux immigrant's qui vienneat
de lear propre gre.
Le 30 juillet 1909, le Gouvernemedt do
Paraguay a officiellement approve la con-
vention d arbitrage signde lei mats A
Asunsion par le minis re des Relations
ExtEr.eares et le minis-re des Etats-Unis.
Au commencement de l'anode 1905 il y
avait au Paraguay 344 ecoles primaires
comptant 4o,6o05 elves. II y a A Asuncion
deux dcoles normales et one universiti,ain-
si qu'une ecole d'agricauture. La capiale
possede one bibliothtque de 1o,ooo volu-
mes, beaucoup de brochures et de revaes.


Service hydraulique

L'Administration du Service hydrau-
lique informed ses aboun6s que i'eau
de la Source de Plaisance sera arr6t6e
jeudi 13 couranttoute la journ6e, pour
causes urgentes.
Port-au-Prince, le 11 Octobre 1910.
LA DIRECTION


Movement Maritime

Montr6al
DfAPART
Gonalves.-Pradent Feliy, M. Mc-Gsf-
g., Mr et Mae Clovis Miot, Ulysema


I


Mars, R. V. CabSche, Bertrand Bourjolly,
Maria Chenet.
St Marc.- Louis Roy.
Petit-Goave. Mame Georges Caniin et
sa fille, scour Marie, Mr et Mme Turenme
Sylvaio, Mme Lelio Rigaud.

Prins Willem V
DiPART
St Marc.- Mr et Mme Jorgensen, Mme
Vve Auguste de Meza,Marmontel St Louis
Mame Bou in, Mr et Mme Charles Duple.
sy et I enfants. L. Philippe, Michel Abra.
ham, Marc Dirac, Mme Mayotte, Coradia
Bicinihe, Mile Lea Supplice, Orius Pauhre,
H. Paul re, Mile Philomene Pjultre, Mile
Degrice Paunlre.
New-York.- Mrs Mann, Medill, Cairs
Audige.

Ab-del-Kader
ARRIViE
Sto Domingo.- J. Barrot, L. Lizaire,
R. Lizaire.
Cvyes.- Em. Moise, Gdralus Gerault,
Mme Etienne Robert. Ser/ulizi Leroy,
Luc Delernae, Franc Pressoir.Mile Elvoine
Bay;rd, O;car Nodi. Alfred Messidor,
Oxis Porienna Elisa Tamis, Vve Joseph
Gelin, Mme Dimosthane Maisonneuve,
Arisma Daroux, St-Fort jeune, Elionorg
Raymond, Charles Dennery,Gilcar Belis.,
Mmne Joseph Dartigue, Mme Balthasar,
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tobal Martin. Cordar, Gracomo. As.enzo
Silvatooe. Mme Da'al Renaud, Barito PN.
rez de It Muza. F. J. Evars, S A Cle-
ghon, Samuel Braime. C rco Variedales at
21 personnes,Maria Forre, Luis Rodr:goez.
Eulogie Rivers, Vve Ernest Dehouz La-
torne Mars, Plena ide Mille, Vve Gauberi,
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Jdremie.- A. Jn Baptiste, B. Couba,
Jo eph Jaar, Mme Ch- rlot, Sylvia Dambre-
ville.
Cayes.- Ismael Bern rd, Mme E. Bien*
a;mi, Mme F. Lahens, Jos4phine loseph
Mme Merosa Daniel. Julia Cvrille, G. L r-
co, Vve In-Pierre Dumts, Ckcile St-Vil
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Elie, Mme Anglade, Adelina Jules. Rom
BellegarJe,* Sylvia Gervwis, Claire Amt-
dee, Emmanuel Moise, E'6cnre Raymond.


AU PORTUGAL

LA RI. EVOLUTION SE IROI'AGE.- La
GOVERNMENT PROVISOIRK EST
FORMIE.- LA FAMILLE ROYALE
EST EN FUITE.

Eu moins de trois ans le Portugal$
6td le theatre des dvenements les plus
tragiquei qu'ait encore A enregistrer
I'histoire du vingti6me sitcle.
En eflet, le samedi ler f6vrier 1908,
vers 5 heures de I'apois-midi, le rol
Carlos et son flls aind, le prince Louis
Philippe, duc de Bragance en rentrant
de Vitlavicosa, la maison parternelle
des Braganca aujourd'hui transform68
en un lieu de villdgiature royale forest
assassins dans leur voiture.On se rap-
pelle les circonstances dans lesque*
los fut accompli ce double r6gicid&.
Aprbs lear d6barquement sur t1
Place du Commerce et une assez lon-
gue conversation du Roi avec son mi-
nistre M. Joao Franco, les souveraiW
et leurs deux fils montirent dans Us
landau d6couvert.
Lea 6poux sortaient rarement os
semble en apparat parce quo DeO
Carlos, deputy an scandal suscait6
sa presence en 1906. dans lea aren*
des taureaux, so produisait peu *3
public et semblait 4viter de fourni
l'occasion de manifestations p6oiblA,
que lea plus fougueux adversaires a
regime avaient du moins toujours
6pargn6ea A la reine; la malbedreU
aura pay6 on une fois ces 6pdrd
ces m6nagements.
D Tago, l cortege cot cntour'a
gros pavilion da minttre de ia .0*
re, longesa io arcades de la Place
Commerce et parvint au coin do M
rue de lA-sunal, ot soe trouvoe le
reas central dem Post- et T 641 n
C'oest IA quoae ae produisit le dra5^


_ __ _I -- -- ~----







fran don't tout le monde entendit par- soir6e m6me Mr Joao Franco alla
IT : un premier assassin bondissait lui prEsenter sea hommages, so
sur la voi'ure royale et tirait a bout vaeux pour un r6gne long et prospi
portaat sr le Roi, puis d'autres s'6- re... Quellse ntrevue I
gacent d'une arcade visant le duc La vieille reins Maria Pia, Ia scea
de Bragance et Ie prince Manuel. d'une autre victims sanglante, Hum
Au milieu des d6tonationr, des cris bert ler, roi d'Italie, 6tait pr6seot
et da ddsordre on put voir la reine aux c6t6s du jeune roi ot de la rein
debout tenant un bouquet de flours Amelio qui s'etait ressaisie vite,6ene
* asturelles qu'on venait de lui:offrir au gique, implacable. Mr Franco dut oe
d6barcadbre, le brandissant puit Is je. suyer- de quel front ?- lea v6hd
taut A la face des r6gicides, appelant, ments anatbmesa de cotte mbre, d
suppliant do la voix et du geste tandis cette veouve, lea menaces, a-t-on dit
qus son royal 6poux, rAlant, inond6 du due d'Oporto demandant compti
e saog. a'abattait sur le coussin. Le de la vie de son frreo, le roi st parlay
duo d'Oporto, frbre du Roi, qui selon de so porter A des actes do violence
son habitude suivait dans son auto- et pour comble, le reproche moet d
mobile, avait mis pied & terre at con- jeune souverain.
rait, revolver au poing dans le tumul- Pourtant Dom Manuel n'accepta pa
te, tandis que lapolice,trop peu nom- tout de suite la demission quo lui of
breuse, et un officer d'ordonnance frait selon l'usage, le premier minis
abattaient sur place deux des moeur- tre. II fallut quoe, I lendemain, soi
triers. conseil reuni d'urgonce lui indiquA
A 5 hbeures de 1'apr.s-midi, tout Lis- come une measure n6cessaire, eo
bonne etait dehors pour acclamer la presence des interesses eux-memes
famille royale. en quelques seconds la disparition do pouvoir de Mr Joa
ce fat partout le vide et Ia consterna- Franco et de sos collaborateurs-
tion ; les fayards por.aient A travers d'aucuns ont dit de sea complice
la ville la nouvelle que qu-lque cho- La paix et le bonhour du royaume
se d'epouvantable venait de so passer. etaient A ce prix.
11 y avait un autre contrast auquel Paix et bonhbeur qui ne durbren
personnel alors ne songeait, mais qui pas bien longtemps, car apr!s 3
pourtant etait, A lui seul, d une bien mois A peine le mecontentement di
tragique eloquence. people qui s'etait un instant calm6,re
Jadis our cette place du Commerce, paratt de plus belle et depuis quel
I'orgueil de Lisbonne, s'levait to Pavo ques jours le cAble sous-marin ap
da Ribeira P ( Palais de la Riviere) porte sur les rives ensoleillees d'Hail
don't I'entree 6tait prdcisdment sur les nouvelles de la revolution qui
l'mplacement du coin fatal. C'6tait la abattu ces jours derniers le tr6n
demure des rois de la dynastie d'A- de Portugal.
viz ; c'etait aussi la demeure des vi- Aujourd'hui le drapeau rouge e
co-rois espagnols quand le Portugal vert lotte partout, un gouveroemen
perdit momentanement son indepen- provisoire a 6t6 formE et sauf de ra
dance.Ila disparu lors dutremblement res petites villas de I'intErieur qui fl
de terra de 1753Y. niront par se soumettre, le pays tou
Or, le i'e d6cernbre 100, apres un enter so declare satisfait du nouve
complot soigneu*ement prepare, les etat de choses.
patriots envahirent le palais,oen chas La famille royale eat 'en faite e
serent la duche~se de Mantoue, vice- d apr#s les derni6res dep6ches. ,
reins alors, et poignardtrent le minis- yacht royal Amilie portant le Roi
tre Varconcellaq, Portugais, traltre a ou 1 ex-roi Manuel, la Reine-mbre, hI
son pays qu'il lyrannisait pour le Heine douaribre, le due d'Oporto...e
compete de I'Espagne. leur fortune eat arrive le 6 A Gibral
Pendant ce temps, Jean, due de tar. La famille me rend en Angleterr,
Braganca, etait pr6venu A Villavicosa et do A1 la Douairi6re Maria Pia iru
qi'il habitat, et il accourait A franc peut-etre en Italieoi sa sceur, la pria
etrier.Il pass le Tage, deba' qua A Lis- cesse Clotilde a mis son palais de
bonne et entra en triomphe au palais Moncalieri A sa disposition.
od on I'acclama roi sous le noi de
Jean IV. PATRIE IIUMANITI SCIENCE
N'est-il pas s.isissant de voir, A
deux cent soixante sept ansdo edis
stance, deux ducs de Brogance, le pro- MA T E R N I T
mier, fondateur de la dynastie, I'au're DE
qui on etait I'un des dernier rejetons, PORT-AU-PRINCE
partir du meme lieu, suivre le mime R-AU-N
trajet, d6barquer au mim point et CEtuvre d'initiative privde
s'arr6ter exactement dans la m6me Sous, LA, IIUTUI ]PROTECTION D9 SON
place pour trouver, Jean le diadbme EXCaLL4NCK L< PklSIDsNT D'HAITI.
et I'espdrance, Louis Philippe, la plus Consulta'ions gratuites d'obstetri-
terrible des mortsC
terriledestqua et de gyncologie les lundis et
H6lasI LA no devait pas s'arrbter les jeudis dde y10 11 heures duanda n.
albeurs de cette famille. qSont internees aux frais de 1'Etablis-
Carlos ler connut pourtant I ivresse cement les femmes enceintes arrivees
d'une popularity sans gale, d'une au term de leur grossesse et lea fem-
popularit qui s'Etayait sur l'affection mes atteintes de maladies de leur
sincere d'un pays toat onlier. Leos sexe.
Portugai- so rappellent encore les Cours pratique d'accouchements et
beaux jours ou leur roi passait A pied de gynecologie.
our rette meme Place du Commerce, Mr le Docteur C. R. Boyer, profes-
sle cigar aux 16vres, heureux, plein sour A la Maternite de Port-au. Prince,
de vie, melE A la foule ; its so son- commencera soes lemons de patholo-
viennent aussi des promenades de la gie de la grossesse et des maladies
reins Am61lie, allaGt d'un pas alerts des nouveaux-n6s. Is lundi 10 Octo-
le long des avenues de ea capital bre courant, de 10 A 11 hours du
aceompagne done seale daJde 'hon-. martin et lea continuera tons lea
near* Q-el respectueux amour lea en- lundis a la m6me here.
tourait alors. I Mr le Docteur 'J. Dominique, pro.
Maislapolitique eat venue toutgAter. rfesseur A cat 6tablissement, common.
La politique,menee par le Ministre de cera ses loeons pratique. d'accou.
lInt&rieur de l'epoque et President do chements et de gynacologi le jeoudi
consaeil, Mr Joio Franco qui, avail au 13 courant de 10 a iT heurea du
prendre sur le roi une tell inflien- martin et les contionera tons los jeudis
ce qa'il etait arrive & diriger toutes i ia mime heoure.
Bee aflaireos du royame It fuat meme Conform6ment a article 12 de la
saurnomm6 le Dictateur. > loi du 10 Septembre 1906, sur I'en-
Dans los dermers jours du regoe seignement medical, lesa elves sages-
de Carlos ter ce ne fut que des per- femmes et les etudlanta en Mide-
eootions,emprisoncements sans can- cine quai ont tens de suivre ces
ao plausble et Un dernier d6cret du course, sont invit6s a s'insacrire au e-
rol mit le comble a la meosare:la goat- crEtariat de I'Cauvre leos lundis et jeo-
le d'oeu fit deborder le vase. dim do 10 & 1i houres dojnatn.
L second file de Carlos monta sur L'Admeid 1Ww d4. rw.
Il trsou A a mortde son prer t prjt .
to som do Manuel I. deana Il' D' I. E.LhANTI.


tit

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It
to





It
in
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0

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ie
at
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it
DI

3t


Electrotherapie


Avec Rayon x et autres
yens do Physiooth6rapie


mo-


Traitement ouratif, dvite aux rnalades
surtout lea dangers et los suites as-
chousee des opErations chirurgisal.e
*pdcialemont dans Ia apart des cam de
10 Maladis doe femmes ( Gyndco-
logic ).
20 Malalies des voles ginito-urinai-
30 Maladies organiqaes chroniqaes,
40 Los Caneers accessible, et lee
turnmeurs rsolub'es. Trtanemnt parti-
culiorement effi*tce contre Is Phtisis
ulboasire et les tuberculosis loca-
Exame s a Rayon z, an gre de Mes-
sieurs les confreres, medecdao t chi-
rurgiens spEcialement dan le ea cs
de maladies des no, des articulation,
fractures, laxations, etc, et la prseen-
ce de Corps 6traogers, balles et astres.
Docteur C. Gaveau, diploma M. D.
de i'Universite de Harvard
128 Rue du Centre- Port-au-Prince.
Notes explicative.
Lea OpErations chirargicales : Ovario.
tomni, Hystdrectorie, o'est-A-dire fa-
blation d ovaires,de matrice on la Cas-
tiation partiells ou total. do la femme,
pratiquesa su pis aller A d6faut de
pouvoir guarir coe organes malados,-
coadamnent l'opr4o A unesexistence mi*
adrsb'e irr6mEdiable par l'effet sor son
system nerveux de la privation de see
O'ganes essentials, et des dangers inE-
vitables plus on moins Eloignes et im-
m6diats ; trammatisme violent, choo
opEratoire, adherences internes dou-
loureuses, infection de moignon et de
16gature, parfois mort subite inexpli.
cab'e Tandis quake 'E ectrothdrapie
guErit pratiquement coa organes dan,
la plupart des cast restaure lour fonc-
onnemint natural, sans exposer Ia


femme A a un doe dangers, cons6o
auoeane ai sites fAchouses lnh6rentOe
as op6rstions chirurgicales.- Et le
simple eurtage utdrin, operation fait*
A 'avsfgletto et d'uae antisepsi dou-
teons eowvent inefficasepr cola m6me,
dean lee simple ca 16pre, localis6s
dans Is aetrics, st absolument iutt-
le daas Ie maladies compliqudes des
annoex : is maladies reprond son
Go0r0 do tro i A six mois apris I'op4ra-
tion, malrs6 curetage apparemment
Is miz -failet t qselqu'habif quo soit
l'opdratear.- Tadis quoa I'Electroth6-
raple gudrit radicalement Ia plapart
de *aeosm dans an d6lai maximum de
trois A six moist do traitement, at lee
ass simple, l6gers, on moins d'uan
mois, sans auoun des sacrifices ni leo
danger d'infection quo comuporte setter
operation violent. bioe quo facile &
exOcuter.
t 2* Do Iavis d'un des mattress do la
Science, le Professeur P. Tillaux do
Paris, Iee moyeas assels ( dilatation,
ar6throtomie ) n'oat jamais gu6ri ra-
dicalement an cas do r4tr6cissement.
Tandis que I'Electroth6rapie gudrit
clts affection radicalement en provo-
aount le ramollissoment t la rdsorp-
on da Utsa cicatricial, eases do r6-
tr6ciessment. Et Is proc6dd de Le Fort
de Paris, on op6re ai dissociation par
I'Eloctricitd sans esprit de retour com-
me saprba l'opdration chirurgicale man-
glanto.
3* Parmi lei nombrouses maladies
chroniques quo l'Elctrothdrspie gad-
rit mieux quo tort autre moyen con-
nu jusqu'i ce jour, il faut Doter lose
conjoactivites granulaires, I maln do
Bright, lee h6morrhoides, etc.
Consultations g-atuites les Landis
de 2 A 4 hears spr6s-ziidi.
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