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Le Matin
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 Material Information
Title: Le Matin
Physical Description: Newspaper
Publisher: s.n.
Place of Publication: Port-au-Prince Haiti
Creation Date: 1910
Frequency: daily
 Subjects
Subjects / Keywords: Newspapers -- Haiti   ( lcsh )
Genre: newspaper   ( marcgt )
newspaper   ( sobekcm )
Coordinates: -72.2803802891673 x 18.5142993036392
 Record Information
Source Institution: University of Florida
Holding Location: Bibliothèque Haïtienne des Frères de l'Instruction Chrétienne
Rights Management: All rights reserved by the source institution and holding location.
Resource Identifier: aleph - 000358166
notis - ABZ6468
System ID: UF00081213:00968

Full Text






Quatribme Arnnde,


No 985


Port-au-Prince, Haiti


Mercredi, 6 Juillet 1910


S

C


ABONNEMENTS
UN Mois G. 2.00
Po-.aun-Prince
TROIS Mols... a 5 00
Diprements UN Mois ., G. 2.20
prtemen Tos Mos 6.00

Stranger ... ROIS Mois 8.00

DIMsCT1UR


li6ment-Xagloire


0


c


.j


J


Ses


LE NUM1FRO 1j5 CENTIMES

Lee manusorits insadrAs ou non me seron
pas rendus
REDACTION-ADMINISTR ATION
45, RUE ROUX, 45-

ADMINISTRATEUR
Arthur Isidore


OUOTIDIEN


D'apr6s les souvenirs intimes
du president Boyer et d'Honor


Fdry.


XII


Ler de l'6leation de Boyer, I'Abeille
htatienne dtait done le seal organs d,
opinion publique, qui, depuis une
ann6e, distrayait les intellectuals par
d'inoffensives productions litt6raires,
plat6t qu'il no formulait de critiques
sar I'administration on la politique.
La press, il faut le dire, 6tait plu-
t6t, a eotte dpoque, une pupille qa'une
souseill6re. L'Absille haitienne avait pa-
In prasque sous le patronage do prd-
sident P6tion. C'eat sons Boyer que la
press de critique et de censure devait
prendre naissance. Darfour vint l'inau-
sarer.
Qa'dtait-ce quo F61lix Darfour ? Un
aventurior arrive dans le pays sle 30
juin 118, c'est-&-dire trois moist envi-
ron aprAs l'61ection de Boyer. II n'4tait
done pas Haitien, mait, 6tant Africain
do naissance et ayant sle teint noir, ma-
ri d'une Europdenne et muni done
eartaine culture franc ise, il avait com-
ris d'in-tinct qae la soci6tt haltienne
raenaeillerait les bras ouverts, qu'il
pourrait I'exploiter facilemeat en par-
lant sans cease de civilisation et do r-
g6ndration.
Avant Darfour. le pays, danm le a
premiers temps de l'inddpendance,avait
couru une premiere venture de ce
jugenre avec Mentor, le fatal conseiller
de Dessalines. VouR rappelez-vous e1
pDortrit peint par Madiou de Mentor ?
dest 1'occasion do le rappeler :

a II avait 616, en France, membre
da Consell des Cinq Cents, comme d6
pat6 do St-Domingue ; et les 18 bra-
maire, it avait 616 exclu de la Roprd-
sintation Nationale. Mentor, n6 & la
Martinique, 6 ait un noir d'une belle
4dueation. It avait une locution fac le
f les Haitians de l'dpoque dissent que
lorsqu'll parlait on croyait entendre
tn blanc europden de bonne iduea-
tion), une humeur en apparence dou-
4s et bienveillante, des forms sdlui-
santes, de l'audace et un grand cou-
rage.
SII avait cru qu'Haiti 6tait devenue
preique birbare depuis l'6vacuation des
Iantais, que lea homes leas plus ins-
truits n'y avaient quo des connaissan-
Ole 616mentaires, et qu'il eAt 4t6 faci-
lrnent aceueilli comma un prodige de
lamiAres. It avait done coena do grands
projects d'ambition, et il avait pensd
qu'il 4et pu lea rdaliser.
c Mais sa deception avait 4t6 grande
loraqu'il sB'tait vu an milieu d'an car-
Uiln nombre d'hommea vraiment 6clai-
rte, des Chanlatte, des Boisrond Ton-
mrre, does Char6ron, des Diaquol, des
Bonnet, dea Bazelais, at d'habiles guer-
ntia, des Geffrard, des Capoix, des
P6tion, des F6rou, des Chriatophe, des
Gabart, des Clervaux, des Romain,des
Daat Brave. Plusieurs do cos hommes
avatlat eomme lui parcouru lei con-
tr6es o4 brille la civilization.
C Ds loIr, il n'avait plus song, pour


atteindre A une haute position, qu'A
captor la bienveillance et At 'attirer la
confiance de l'empereur, en flattant
sea passions. Dessalines admirait le
language brilliant de Mentor, et celui-ci
d6eouvrit I'impressioa favorable qu'il
avait produite....

Mais Boyer n'6tait pas Dessalines. It
n'6tait pas & eap6rer qu'on ptt flatter
ses passions ni qu'il so laiss&t augges-
tionner dans la condaite des affairs
publiques. Darfour s'en rendit compete
dAs sa prise de contact aves le prdsi-
dent. Celui-si, copendant, 1'accueillit
tais favorablemeut.
Boyer partageait malheureusement
cette excessive philanthropic da race
qui nous jette aveugldment dans lea
bras de quiconque soe riclams du sang
africain. Lors du massacre g6ndral des
blanes, Dessalines out le discernement
d'6tablir des exceptions en favour des
blancs qui, par I'Pxercise d'un art, pou-
v.ient 4 re utiles an sein de notra so-
cidtd, et contribuer & son progrbs ma-
tiriel. Jamais, nous n'avond pens6, dana
le pays, A r6glementer, A l' guard de
la race africaine, l'introduction des
immigrant s chez nous. Partant do
cette idde qui tout noir est un infor-
tune6qui, partout dans le monde, gi-
mit cA poids du prdjag6 de couleur et
qu'Haiti est la patrie naturelle de
I homme noir, noun n'avons jamais
penas an danger qu'il y a pour une
societd naissante, d6ji gangrea6e par
lea politicians et ol lettrds, A ne pas
contr61er adv6rement l'infiltration dans
son sein des 616ments da dehors.
M. J. Ardouin, asseo riche amateur
haitien, Oloign6 depuis plus de qua-
rante ans de son pays, me disposait A y
rentrar. Danas le temps qu'ill arran-
geait, an HAvre, lea dispositions du
navire A board dequel il se proposait
de voyager, il fit la connaissance de
Darfour et de sa compagne, qui lui td-
moign6rent le ddsir do venir s'dtablir
on Haiti. M. Ardonin les y encourage,
les y aida m6me on lear offrant pas-
sage A bard de son bateau, car ils
6taient dans le plus com:plet d6nue-
ment,-et en lea nourrissant m6me da-
rant lea trois mois do la traverede.
Boyer, ayant appris ces bienveillac-
tea particularit4s envers un Africarn
qui ddsirait, as surplus, so maler A
notre vie, f6licita M. Ardouin de sa
g4n6rositd, lni fit fair, sous former
d'indemnitd, la restitution des frais qua
lui avait occasions le couple Dar-
four, et assura oelui-ci do ses meillen-
res dispositions, qa'il n6 tard d'ail-
lears pas & rdalimer.
11 voulut, eu offet, tout de suite ai-
der Darfour ; mais celui-ci no posed-
dait litt6raiement sauan moyea de ga-
gner son existence ; il no connaissait
aucsa matier, avait toujoura vdou A I
bone venture : il n'avait que sa cal-
ture intellectuelle, inf6rieure certes dea
beaucoup t colls de tant do jeunes


UNE OPOQUE


BOITE AUX LETTRES


Liberty,

No 135


Egaliti,


Praternite,


RiPUBLIQ.UQ D'HAIT
jo
Cap-Haitien, le 24 Juia 1910, in
107c do l'Ind4pendance.
Turenne Jean-Gilles


Haitiens do l'Apoque, mail enfln il n'a-
vait que cela.
11 demand alors et obtint de Boyer
I'autorisation de faire parattre an jour-
nal A l'imprimerie da gouvernement.
Boyer non-seulement y consentit, mais
encore donna des ordres pour que
cette impression ne cottat rien &A
Darfour ; it ordonna que le magasin
de I'E*at mit du paper A la disposition
du publicist improvise, prit person-
nellement de ses fonds particuliers
douze aboanements au future journal,
les paya d'avance, au-dessus da prix
fixed.
Darfour n'avait done vraiment
qu'A rdcolter le monfant do ses abon-
nements, le journal paraissant ainsi
sans frais. Aussi bien, nous apprend
Ardouin, il ne tarda pas, en assez peu
do temps, A tre A l'aise, et il ajoute
que le journal sfit asi sans doute plus
d'abonnements et eAt 6td encore d'on
meilleur rendement, si Ie pub'ie hal-
tien ne s'6tait vite rendu compete de
I'esprit m6diocre de Darfour.

Le titre m6me choisi par Ie journa-
liste pour son organe de pub'icit6 don-
ne la measure des pr6tentions rdforma-
tricea qui l'aoimaient ; le jout nal s'ap-
pelait L'claireur haitien ou le Parfait
Patriots.
Son premier num6ro part le 9 aoit
1818; d63 oclobra d.i la ama anadep,
il afflcta:t un la' gag tllement a' r-
be contr.' Boyrr qae Milseent, daus
i'Abeille hfitienne, dut le rappeler A
l'ordre.
Entre tempo, it s' tit averga que
le superb do son titre avait ddpla et
faith mauvaise im3reqsion : t 1ol ou
quatre moisa pr6, Pn eff-nt, le journal
devenait l'Avertisseur haitien.
Pour donner une id6, de sea allu-
rev, rappelone un se-rl de SFs traits.
On sait que, don' 1- courant de l'annde
1818, Boyer penis A la creation d'an
Code civil haitien. Voulant proposer au
Corp a Lgislatif un proj't doj& s6rieu-
soment travaill#, il chgai du travail
pr6paratoire tine commission compo-
sae de Bonnet. TtAodat Trichet, Ddu-
met, Duga6, Granvil'e, Pierre Andr6,
Colombel, Milseent et Desrivi6res
Chanlatte.
Darfour chercha & Aveiller lea soup-
gons de l'oplnioa haitienne centre la
commission, et osi ae6rire, dani son
journal, que si on n'y prenait garden,
asll pourrait liver les Haitiens pieds et
poings lids i la France. v
Si vous voulez maintenant avoir ur e
iddepr6cise de son talent, je vais vo us
en offrir an 4chnfil'on dans une adres-
so imorimde qu'il fit paraltre en jan-
vier 1819, A l'occasion dao 1* anniver-
saire do la proclamation de l'inddpen-
dance national, et dans laquelle cot
stranger, uniquement parce qu'il 6tait
Afrieain, exposait aux foudateurs de
l'ind6pendance, la plupart encore vi-
vantu, sos vaes sur la manibre don't,
melon lui, il fallait gauverner la R6pu-
blique. v
AUGUTs MAGLOIRE.

L'AArnltstration du MATIN in-
forme ses abonnds qu'lls no doivent
rien payer, abonnement ou autres,
quo oontre reous imprimnes t por-
tant le timbre da journal.
tL'AdXklratkuar,- Arthur ISIDORE


Gindral de Division au Armdes de la
Rdpublique
.Aide-de-Camp Honoraire de S. Kx.
le President d'Haiti
'Ddligud Extraordinaire da Gouvirne-
ment dans les Ddpartements di. Nord
at du Nord-Ouest.
Monsieur Clement Magloire
Directeur du journal ,r Le Matin a
Port-au-Prince.
Mon cher Concitoyen,
Le temps m'a manqui la semaine der-
nitre pour vous dire avec quel intir c j'ai
lu Is Commuaniqud suivant que vous avez
public ea te:e de la 3e pige da num-ro
du 17 juincouwant de vo:reinatressant quo-
tidian.
23 avril 1910.
Mon cher.......
Avez-vous appris que le Cap veut grounder?
.Le contract Me Donald est sa plate-forme.
Nous conmbattons le contract et devons aussi
conbattre le movement de Jean-Gilles-Le-
conte.
Tenez-vous ferme on vous etes et soyez
pret barrer le passage au Cap, s'il essayait
de descendre dans 1'Artibonite. 11 y va de no-
tre intreAt le plus sacri Je n'ai pas le temps
de vous en dire plus long aujourd'hui.
A bient6t et fraternellement.
P. F. FfIE:DEIQUE.
Avo:at, Diruteur politique et grant de
Sl'Impartial.s
Sans en avoir eon ue connaissance exact
du contenu, i'en avais cependant ente4nd
parler apr6s qu'il ect fait emprisonner son
autear, an professionnel de la conspira-
tion.
Certes, que ce n'est pas dans Ie but do
me justifer de cc qu'y dit Mr Freddriqua
me concernant, quo je vous fais cotte leto
tre ouverre ; car mon passed come ua
homme public est trop honorablement
connu pour que je m'attarde A cette beso-
gus, mais je veso use fois de plus, mettre
en garde tons ceux qui y ont intdret, c'est-
i-dire los vrais patriots, centre la croisad4
de devastation, de haine et de vengeance
quo pr6chs Mr Frd6zique an sa quality
de second repr6sentant d'un part po!itique
quo Is principal Chef a, en vue de sauve-
garder ass iontets et sa fortune, abandon.
n6 A lui n- me d'ute fagon manifesto.
Si Mr Friddrique n'etait aveugld par ase
passion coupable, il -e scrait aperru depuis
longtemps que Ie pays en a assez de oa pe-
litique de tromperie et d egoisms, do fait
seal de Ia remise immediate de sa fameuse
carte A l'autoritd par celai A qui il l'avait
adressde.
Quae cotte leon n'en soil pas uone pour
lui, il devra alors s'attendre i 'ane der-
nitre, qui seras 1 derniere I I Quo M. Frd-
diuique se leo tinne pour dit, le Cap no
sera point lI promoter d'aucun mouvr-
mont rtvolutionnaire, at jamais il n'a et4
plus age, sa conduits plus admirable quo
depuisl'avanement au pouvoir du Chat qui
gouverne aujourd'hoi e don't j'ai l'hon-
near d'Atr revert de la pleins et haute
on&nace.Certes,.que les propagandes cor-


I Ill~sl----~P~-~-C-CI I~-- IP- ~I --r -e-- I Iq --'I I --II II


~C~-~ I- -~IC --I- ~ ~ C1 I I-- I I- ~- 3 -LI P -- -C ~LI I -


I








me toujours et par-out vont lear train ; r'emplies, je viens ripondre aux qa-stions
mais il n'est pas, difficile de savoir d'oi qui me sont poses.
elles pa-tent et qui ca sont les auteurs : re Qaestion.-Pourquoi avez-vous lais-
au moment oppo.tunon n'2ura qu A allonger si vacant depuis ls 14 jui let 90o9 an
ia main pour les prendre tl ls met re an siege au tribunal de cassstion?
lieux scis. Messisurs, j'avoue que je n'ai, an efat,
Je comprends que ma presence comme fit sacane d6marche pour combler cette
De dgui du Gouvernement dins le Nord vacance au tribunal de cassa ion et je
et le N)rd-Ouest nuise aM.Fr6ddrique c; A vais vou; dire pourquoi. C'es: pirce qu'il
ceux do sa religion, cir its savent quelled y a des pr6cidents 6tablis ee nois sivoas
pierre d'ach-ppement je suis pour 'es cons- tous qu'ici on a l'hibitude de suivre ces
pirateurs de leur esp6ce et c'omb:ei je suis p &d dents. C'es: do2c en m'appuy'ait sur
disp.os A devenir leur pierre unmulaire. eux que je n'ai pts demand au Chef de
Qu'ils chingent de conduite, c'est le col- L'Ert de co-nb'e: ce te vicince, et si l'ho-
sell Ie plus sage que j'! p'iise leur donter. notable Pcesident du Tribu-mal de Ca st-
Ne se ddpoutl eronE-i's d..-n pas de cc l sion avait ponrd A ia connaissanee du Di-
qu'is ont de haine au cce ir, pour noas pa'tement que cette vaicnce pr.txiynit li
paranire soas le manteau de la f-a erni-e at march du tribunal, je l'aurais danonace i
do patriotisme bien comprise ? Se refuse- qui de droit, mais cela n'a lamais di fait.
roont-ils touj-urs A concourtr avec nous au Nous savons qu'il est dhibit ude ici qu!
bonheur do notre malheureuse Pat:ie que qulnd u-i membre da tribunal 'do cassa-
Son Excelleace le Prisident d'Hiiti tra- non est appelb A occuper un portcf auile
vaille avec iant d'ardeur A reliever do son ministdriel son si!ge reste vacant, et il le
sbiissemeat ? Ns eomprendront-ils done repread quand it cesse d :re m nistre. IJ
jimais que c'est en formint !a chaine d'u- n'ai done pas cra, MM fire de d ff!rea-
nion qae noas arr'-erons le piys dans sa ce pour MrJirdmie. Puisque le Siaat t6-
marche descmnda-te? mogre le ddsir de voir comabler c.:te va-
Comment, hut amnes de guerre atroc,- chance je suis disposed~ aller .rouver le P6-
no leur suftisent-eile; pas? No-a,elle re peu sident de la Republique, cir vu; savez
pas en recevoir une gou'te de plus, la cuve que ce n est pis le ministre qui nomine,
dt sang qa*ils ont mis huit ans A remplir ? c'est le Pre~ident de la Repub.ique et je
On alors, malhour A eix milhur au le prierai de nonmer un magis-rat.
p.ys, mlh-ur A moi-m&me La 2e Question.- Quelles nmetsues avez-
M in ptss6 h-n3rable rdpond b'sn du vous prises pour kver les obstaclles mis
p*a de emps q i'it me rest A vivre *: quea usqu'A prdeent A l'instruc ion die l'affnire
j'eutends consacrer i la paix et au binheur des pribionniers po itiques d6'eaus la
d: mon pays. E. c'est en cc moment qae mason d'arrLc de Port-au-P-ince ? MM.,
M. F.ed-rique ose me designer commas un e ne serai pas long, car je vous dirai en
assassin,i mes concitoyens, I mon pays que deux mo s les measures que j ai prises.
j'adore, cir it gic un assassin dans ch-que Par sa lettre du iI M i 910o, mon collgae
conspirateur. de l'Intirieur m'annonce I emprisoanement
Je ne pais qu. lui je.er A la face ra cri deocitoyensd tenus(suivent les noms)ic ae'.-
de malJd:ction. element housl'inculpa ion d'iacitationA la r6-
Veuillez ag-eer, mon cher Conc;toym. volte centre le Gouvernement etme deman-
mes salauAioIs ema ressi s et me; remer- de d'invi'er le Comrnss ire du Go.averne-
cimeneis antici'ps. meant A sg r en consequence.Je r.cqu~ le 13
T. Jn-GIL'ES cette lentre da:6e da in et envoyii le me-
me jour aa Commissaire du goaver-
-- nement la requite d'avoir A mettre
S l'aciion publique en mouvemen:. Duns
L E i N A' I l'inteival e i'ai eu A rermplir une mission
daus le Nord, j'allais installer le tribunal
Seanced d uil7., ,o. civil de Fort-Libert6 et je c-oy.is que
tout mnarchait bien pendant mon absence.
.Apre sanc ion d'un procks verbal er Ce n'est que le 3 Juin que j'appris par
lec'ute de l.i c itspond.tace l.: .Ienacur D. deux lettres que ji rceas, u-e du jag:
Larowsh dipoxt I rapport dx li commi.- d instruction charge d ins-ruire l'affaire des
sion spcialte charge de 'examcn des coc- prdvenu; et I'autre du Commrissiire du
tra's, annon,, a; la formation de son b'areau Gouvernement, me declarant que le Direc-
aiusi q1'i1 suit : 'etr de la prison avait refuse de fire con-
S6lateur H Baussan, president ; I D.u- dire i 1a Chamb e d'instruc.io le pri-
phin et D. Laroche, rapporteurs. venu Cauvin atid. Jadressai une d6peche
A mon colligue de l'Intirieur pour lui
Puisle Srnaeur D uphina dpose le rap- demander de lever cet obstacle, et 1i me
port dn comnite d: 1su. e cr:ctuint aa
port de drpodit que le conace ge appeld i lui
rejet du proj-r dIc mrdifi a ion des art.6lo donner des renseigaements lui dit que
et 6ri du c,.e d- conm-nrce. Mr Cauvin 6tait en hber.6. Pour u-o,
L'absence dN M" J. C A te .ad, secr6.aire tout dtait fini, je croy is qu ilt n'y avait
d'Etut de l Iusrie dep o-hmt de passer au plus d'obs acles maus qu.l ne fat pas
4'-oe point de lord, e du joar la since est mon o-ienent d< reccvoir la vsi.s de
sa.pendue un qua t d heu e et rep-ise A l'avocat de l'un des pr~venus qui m'a falt
I'A"rrvde du Minis re. part deo ce fait grave : qu'on les avai" en-
Mr le P.sident Monsieur le S c it i- fermes, les privant de communications
tr d'Etat, un member do cere assembled avea lears avocats et me disaut quae 1'is-
d6iire vous poser que'ques questions au ,ruc ion no marchait pas.
sujet de vos attributions. J crvis au commissaire du Gouverne-
Mr le Sdnatour Cauvin a la pole ment pour lui demander od en dtait i af-
LeSinvaeur Ciuvin.- Mr le Szcri:aire fire et je lui faisais savoir ce qui se pis-
dE.at, A 'une de, dern:res sdances j'ai sut.
tAmoignd le disir de vons pos-r trois ques- J'id.ivis aussi dins ce sens A man col-
$ons. Le message du Senat vous les a dd- l4gae de l'I tdrieur, ce dernier ne rd-
jA transm ses, mais pour avoir plus de pondit pas A ma le.tre, je la lui confirmai
clar'6 dais les debuts je les r6p6 erai ; it et comme a c- moment le Sanat tenta
s'agit de savoir 1 Pourquoi vous avez sne dimarche aupras da Chef de l'Etat
laiss6 vacant depais le 14 juillet 1909 us les choses en resterent la. Je crois, MM.
siege de jig au tribunal de cassation. qu'aprds ectte deranire leture, voas avez vu
20 Qialles measures vous avez prises que j'ai fait ce que je devais fire. Pour
pour lever les obstacles mis jnsqu'a-'prdsent ne pas vous fatiguer, je ne vous lirai pas
A linstruction de l'affaire des prisonniers cetie vo'umineuse correspondence qui a
politiques d6tenus A la mason d'arrat de tait I la question.
Port-au Prince. La 3ime question est encore plus s'm-
30 S'il y a de. piioaniers politiqqes ple. Vous aveo on.cada parler de l'affaire
dans les autres m'isons d'arrat de la Repu. R gal. Le Conmmnissaire du Gauvernemnent
blique et si lears affaires sont en voice d'ins- Chassagne m'a 6crit que l'minstruction saut-
nction ? J'attendrai les rdponses que vous vait soa course. It se peant mime qa'il souit
asez y fire pour reprendg le1 parole et di. dejA en lib:rt6. A S -Mirc 2 ou 3 indivi-
r ce que f'en pense. dns ont tire des coups d'armei et onu e'6
Mi1. C. Arteaad, S.crdtaire d Etat de la arrates. Le Commissaire da Gouverne-
Jns'-ice.- Messieurs, j'etais ici iA la der., ment du lieu doit m'envoyer les rensei-
na e seance, ayant it6 appele par le co- gnements. Dans les autres villes il n'y a
mirt6 de justice et j'ai eu connaissance Pas de detenus.
di. questions que honorable senateur Le S~nateur Cauvin : MM. Les rdponses
Cr', "voulait me poser. J'aurais pu y r6- que Mr le Secretaire d'Etat de la justice a'
pndo- seance tenante, mais il y avaat des 'faites A la derni.re question sont des plus
frr diies A remplir ; cells ci ayant dtd satisfaisates. II affirms formellemenr, et


nlo-as ne ouvorIs ne pas le croiCe, que lea rtIon, ii y a en d, a rrestations p04li
aiftires des prisonniers de; awrei localit6s quiaos at on a (At 1l3 simultere deg
sont en voie d'instruc,.on. Je n'ai donc pas air an Jiagd d'insrrctioa en ag real,
i tn'itendre sur ce point qui eat presque vant delae Pas 1@ laisser agir. I
rigdg. J. re isdeimtude pas pour' le6rnettre,o
Mr Artcaud a,,oue que depuis un an libnrtd la c16men,-a, p,,i,,q ae o'eat a&W~
biari:6: qniil occupy cette haute f.)nccion. q,.xofl app8ell1'action do mettre all&
oci ie suis hieurcux dC le voir, it a n~glig* bWit t6 (o-s in livictue f aussement aecoth:
de f'tre conb-er catie vacux:c2 aui tribunal at don't 1'iono,-ence e,3t d~montr~
de Cmsition, teaci~ r aveo no-). ia dernande qq'e Iajuge n kri
pricident. avirfrnhrnn 'fftire tt tra~isruetti 10 doisser J I
Ic dois varf tcan tque jit ui l; o rnhmre cdu consail qui dirt( Si o)1101
,ri;&vn1 de voir atine tce pirowe tomalbr -ion ik snut coaj~ablei, it itfau dirgi
des Ivr~s de mon mit Ari du:i de p us q.ie j'i fait (eve demnande all to~k
briii;in S :v ~c t du b.rrean dui C~tp.H~izien o uti, tar jI ni crojrai JPmals 41441
eq!oJ; d~tindiv avez tan! dq ch le~ Ia in- puls-e i ubi)r.,orner la justice iall $$#o.I
AS qn1i lui 6,ait c-nfi~i. M. Ar~e~uI ti zt-nat da ip.zrti-prils et de vengeaau~
ne el -,p1) ig.ior;er que n.)ui ne nouvotis poh, iqoe. Qu !do ic ig !(r lq 'e je n.
.icctpt! qu it s'etayc sur le:;pr zdewas ni Th spipfi 'awin),i pourtant 1 ,i
q,3'v bs be sur la sin~st-.e d Iaaration dun1is v o,-at d -1 b i ,. ad w,4fi rmrini S., j j 'ii
journal :traditions. font ioi; Qioi I les va en te-.,x (q ae &,s iltnce ".Its ~odit
trad'itionis fonit des Lais I Mi4s queli recours ,,o up, bl ,I I 'n Ai t 8-.m b IiU t d .4 1ivrer
-3u ouas naus a~ors c~nre ceux qui you- A 19.jmtictit qul moat mis !.,, leg v@r.
dront recormmcncer les assaisiriats et les roa.4 chaqcze fois qu'i1 bun~ vient U118 T.
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conyeurti pas e- mon honorble contradic- marched.
teu a u luid'ue oisa drcdans ls N rnA somranns srnide,,uiq Iongtomp,
c-s;qu'il a si brilamnmea, plaid~es au t AC'eSt an DO -a de e. tto so')liaritd quo
.iiblilldui Cip qou ua, loi no- peut t t,'-- j3vous pri-3 dorme disp4nfer d,3 porter
ab o;z&, que par urnt2 utre Ioi. Ce qai cit plus loin casi queaittons que vaos pouves
.a !,gle le condait de t_-U3 les foac'ion- r~sou Ire J i 'ai-,,tI raqpI(Slc org.
naires q~a-' q-e soi, le deg;6 .qie uis temp". GOCe tSt pad de vouci guerGl6.
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gardcoos :euieaiew laIiioi, em:)chons qua prison. J-4 priq Ile akDat d,3 ma donnqr
Ins in~dr~s de ia com-nun.tu-a.6soiE subir- tv'ta cd- ieI:e d PuA-Iirdquant &M
daa--i.6 aux init~rtls d'uii seal..I Aitean'I j:5 declda re ifr lea deni
S1:I-- I V"Till1 ueur a pfOvU 12 juges auitri- dern3J6 P,4q'irstioc'seuiivisat ols
buni~ald-- X51:s 02 'iaccst qu it a vu que ii foig po .r q.Cila fa-4te exie, uter commo
ne _uffisale.-iirp~ts A L'Lxp~dttioa de a bso- it en ;A 114 devoir la Ioi sur Ie tribunag
gn. Le ca-rni ldgiltif rna ne n~i I'admi. do Ga;:satioa.
nistratVilo n' ,oat pts.1e drast d'.A'1Lr a1i Ct Mr Arteaud :Ea sorrint d'ici jirul
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actuANLM:Arteaul n'ast pii soai 1 I ~iJ~ iJ
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Nir J&rdmie vieuno tI ripraeidce quaii I
it aura quiittd la pa t~o-,ifeudh -r3I.
rieur, qu'il paut gar ir 1o 0a 50z 'x VitDU
n'y a q'jua'uisat-tie p r-r) :; d.A II SMLNAIRE COLLtGE St-MARTIAL
resporisabilitA soir. envga- c-' rt'eq pa'm
to S~nat, ni la PrdI lent de la R,pub i MARDI 5ILYILLET 11
qua, car Iii c-nstitatio 1 1,3 d6gAg.11 spa Baromkzre A midi76 S
Id ministr-a do la Ju4tice est engag 't. 0/
ja la rap6:e j'.d itelh rn.ant prati'u6 Mr minimunm 2)A
Axtea'ad, j 'Ai touje)urs coon i un Tenipdrature ..,,_un334
hornmmesi droit quo j-3 n-i peax p~-s
c ;mprnedra qu'it vimanna3 no iud- r i u Movern-i liurne de ia tenap~ratutC 27
si lo S~iaat le vent it [era comb'er c tte Ciel clitr de 8 h. du maa'if A 40501
vac,-nca. Ja o b uplie da fair '4e j i tot nn'geax pour le reste de la joul~it
ne revienue paia sue M,3n.Opolion e -t au Or. e A 7 h. passint pir le nord, icif~il
nam do notra amitid ja 1-3 slplii Vd Wbe )Iu~e. BrouuillardI see.
no pas resister A 11a loi. Baromnk-e cons-ant. J.SH R
J'esp~re qu'av~nt do sortir il i rr-uia J C~~
1'.ng gement do 1'ex~cuter.
It --.,L- mai*tenarit l'al-ira-__ vUne -panne


IL~~b~CI-~~' I_~llgl~s~e"a~t--I~151113LlbllP~eCllllll







Nlcrolog' e
Nous avons rega de J6rdmio le fair
part do la mort de Marie Philomene
Iyonne Laraque, 6pouse du Gendral
Ierlegand, dec66tl le 29 Juin dernier
S1 age de 68 anm.
S- fannrailles out eu lii u le loude-
pain.
Haiti Politique et Litt6raire
Parait aujourd hui avec le sommaire sui-
vant :
A propos 1'Elle Fi.h.s, Antoine L-f>
rest ; La question d e rces anx E ts-
Unis, G!orges Sylvain ;- Le T-. dgravh"
de poch', Paosies : Le fils du noir. Chant
national, Oswald Durand;-Vote d.s Con-
trati Marsh-Mic-Donald ; Le 30 Juin
1879, S R. ; Le P o:6s centre F ine,
Extrait ;- Le bonhe:ur d'une Tounerele,
Emm. Kxvanagh ; Au fit de I'heure, Lv-
for&t Nire ; Petit mnemeurL- d- la iow -
nie, Antoine Lafore t ; -LEpri de Du
mas fig s ;t- Petites Notes, A. L.


ment pour sortir son plein et eniier efie,;
en consequence ordonne la remiss de l'za-
mende ddposee, et pour tre si.tui con-
formemeut A la loi, uniquament sucr l li-
quidation des domrnages-in6rits p:oZon-
c6s en farveur da Gal Nord-Alexis, ren-
vois les parties devar-t le Tribunal civil
de Port-de-PAix e: condamne le sieur Ed-
mond Magay aux d4pens.
-WCelui qui casse at annule sans ren-
voie l'ordonnance de r6firi du 19 N.)vem-
bre 1909, rendue par ddfaut par Ie Jage
Lamarre G'rd~re da tribunal civil des Gu-
Dnives entrele sieur Privost eArihurj et Mr
Ibrahim Kasbourne.
-L'affhire do Lonistmiss Lanzeille con-
ire [oseph Alphonse Camaua dit Verna a
it etentdue :
Le juge Viri, a donui lecture de son
rappo t.
Me O:este a demand. i junction des
d-.iu poruv is que comprend l'aflaire. -
A ce. c drc-.f-ndc, le t ibunal en envoie
la continuation A 1'audience de Jeaudi.
Vu heree avancie, et 'eve le siege.


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Avec le gra-ieux cono-,rs des Au n. AVIS
rit6a, la Soci'ti cos Z61at icesi de S AVIS
Vincent de Paul a p1i commiencr ScI La soussig. 6e declare avoir perlu
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an refasant Anergiqui3enIt -) te a'a- ainsi que divers autres papers. En
mi6n aux r6calcaitrn s. 1I y va dI cmu-6 uence avis est donn6 au public
rint616t de tous. et en particulier aux notaires et aux
Das listed; d) souscrip'ions, fr;pp6;s arpenteurs.
do scaau de t'Hospic3, on: di'dribu6&s
aux m rnbres pour rccueiilir l'oho'e de Cazeau, le 15 Juin 1910.
chaeun. La Swci&6 fait appel A la cha- Dine Vve EUGENE PARFAIT,
rit6 d- toua, ,olt en argent, soit en n6e IALOUTE CIVIL.
dons de toutes scrAes. _.


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Victor Trouil 't, com,,.tbl au D&- .. --...-- .-y,- .-. ---'. ---.
partement dew Finances.
Tribunal de Cassat'on alu
Lundi 4 uillet 1910oC G
Faute de compd:ence.le Tribunal 'sa pas --
pris sikge,- Proc&s-verbal en a 6, dressed, Le paquebot Qu6bec est a'tendu
pour servir et valoir au besoi-. vendredi 8 Juillet courant et partira


*
' ASdience civil du mardi 5 juillet 1910
L.e Tribunal prend siege A dix heures et
demie du imatin sons la prdsidence de Mr
It President H. Lechaud et prononce les
arrats ci-dessous :
- Colui qui admet la suspicion 16giti-
me soulev6e centre le Tribunal civil de
St Marc i l'occasion de l'affaire pendants
devant lui entire le siear Samuel Wades-
trandt er la dame-Vve Olador E ysde, au
sujet de la succession de la Veuve Des in
St-Louis, en consequence dessaisit le Tri-
bunal de S -M;rc de la connaissance de
cette affaire et ddsigie pour en cennet re
It Tribunal civil de Poi:-.au-Prince.
-Celui qui casse et annole, mais sea-
lement sur le grief relev6 par le septi6tme
Dmoyen du pourvoi. le jugement du Tri-
bunal civil du Cap-Haitien, ej date du 7
Juillet 19o9, read contradictoirement
entire les parties en cause; maintlent dans
tWtI M auttes dispositions, It dit Juge-


le mtme jour, A 5 heures du soir
St-Marc, Gonaives et Petit-GoAve-
Port-au-Prince, le 5 juillet 1910.
L'Agent,
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nant de New-York et St-Marc sera
ici probablement vendredl 8 courant
apres-midi pour repartir dimanche
soir pour Pelit-GoAve, Jdr6mie,Cayes,
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Port-au-Prince 5 Juillet 191o.
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